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 Who's knocking on my door ? {Kyle}

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MessageSujet: Who's knocking on my door ? {Kyle}   Mar 26 Juil 2011 - 20:51

Kyle Johnson & Cameron S. Cassidy




Dans les premiers moments j'ai cru qu'il fallait seulement se défendre.
Mais cette place est sans issue,
Je commence à comprendre.

Est-ce que ce monde est sérieux ?


Ils ont frappé fort dans mon dos pour que je m’incline …

Je m’appelle Cameron Sylas Cassidy. Américain de 22 ans, je suis né à San Francisco un 3 février. Toute ma vie j’ai vécu là bas, jusqu’à ce qu’un soir comme un autre, cet homme masqué ne m’arrache à ma réalité. Depuis ce jour, je suis prisonnier. Le temps passe. J’ai arrêté de compter les jours mais … je crois que ça va bientôt faire un an maintenant.

C’est triste de se dire qu’on a perdu un an de sa vie. J’ai pas toujours été un sain, c’est vrai mais comparé à ces types … Non, je ne tiens pas spécialement à me comparer à eux en fait. Rien ne me rapproche d’eux. Ou peut être que si, j’en sais trop rien. Après tout leur système est un peu comme celui des gangs là d’où je viens, à l’exception que chez nous, on se bat à armes égales. Ici ça n’est pas le cas. Ils se cachent tous derrière leur baguette magique et on ne peut malheureusement pas faire grand chose contre ça. Rien d’autre qu’attendre que ça passe en tout cas. Attendre que ça passe, ou attendre de mourir. Combien de temps je vais tenir encore ? Aussi bien physiquement que mentalement. C’est la question qui revient le plus souvent à mon esprit. J’ai arrêté de me demander quand est ce que je sortirai d’ici. Je crois que la réponse est devenu bien trop évidente. Jamais. Je n’aime pas baisser les bras et m’avouer vaincu mais cette fois je dois bien avouer que les issus de secours manquent cruellement. Dans la rue on peut toujours s’en tirer en étant un minimum malin et agile. Un gars comme moi y a toutes ses chances mais ici, aucune impasse, aucune ruelle, rien ne pourra me sauver. Mes jambes auront beau me porter toujours plus vite je ne peux décemment rien faire contre la magie. Je ne l’accepte pas mais par la force des choses … Je suis un peu résigné.

Les visages sont tristes et les regards vides. J’en ai assez de toute cette désolation. Même Ismaelle avait une petite mine ce matin quand je l’ai croisé. D’ordinaire, elle a toujours un sourire à m’offrir mais pas cette fois. J’imagine qu’elle a peut être passée une mauvaise nuit. Un mauvais jour. Une mauvaise semaine, un mauvais mois, une mauvaise année. On est tous dans le même bateau, sorcier ou pas. Dès l’instant où on est contre eux, la statut de sang n’a plus la moindre importance. J’ai mis du temps à le comprendre mais ça y est, ça m’est finalement rentré dans le crâne. En partie à cause, ou plutôt grâce à Megan. Elle ne doit pas s’en douter mais sa petite crise dans les tribunes du stade de Quidditch m’a fait ouvrir les yeux. En réalité, j’avais l’évidence sous le nez depuis un moment mais je ne voulais simplement pas l’admettre. Ni à moi, ni aux autres. Pourtant c’est la même leur, ou plutôt l’absence de lueur, qui plane dans nos yeux à tous. Ismaelle. Megan. Jillian. Le Loup. Y en a pas un qu’à l’air plus heureux que l’autre. Et surtout pasplus que Kyle, Emily ou moi. Même combat, magie ou pas.

Aujourd’hui j’ai envie de débrancher de tout ça, de me poser tranquillement et de ne penser à rien d’autres qu’à des problèmes moins graves. Des trucs qui peuvent paraîtres futiles face à tout ça mais qui ont pourtant leur intérêt propre et non négligeable. Les relations sociales. Amitié, amour, chez moi tout fout le camps. Je suis tombé amoureux d’une amie et je m’en mords les doigts. Mon meilleur pote se prend pour … pour … J’en sais rien mais il débloque totalement ça c’est certain. Toujours pas de nouvelle. Il ne vient pas vers moi, je ne vais pas vers lui. On se croirait en maternelle. Cette situation est aussi ridicule que moi qui fuit Jillian parce que la simple idée de me retrouver près d’elle me fait peur. Elle me manque, beaucoup. J’en souffre pas outre mesure parce que je n’ai jamais été l’un de ceux qui accorde réelle importance à ce genre de sentiments mais je sens bien comme une gène au fond de moi. Et j’aime pas ça. Par manque d’habitude. Parce que je ne sais pas comment le gérer et que je déteste ne pas être maître d’une situation. C’est bien la première fois que ça m’arrive. Des filles, y en a quelques unes qui ont défilé dans ma vie, mais jamais aucune n’a eu l’importance de Jillian à mes yeux. Pour la simple et bonne raison que je n’ai jamais ressenti quelque chose de plus fort que de l’amitié tout au plus pour chacune d’entre elle. C’est peut être ma fierté qui m’empêche d’aller la voir pour le lui dire, mais je pense que c’est surtout cette peur panique de tout gâcher. Au lieu de ça, je me cache, comme un lâche, et je trouve cette situation de plus en plus ridicule. Je vais aller la voir, bientôt. Pas pour lui dire que j’ai des sentiments pour elle, mais simplement parce que son amitié me manque. On s’amuse bien tous les deux et j’ai pas envie de perdre ça. Je me sens seul. J’ai Emily bien sur, et heureusement, mais Jill et Kyle me manque.

Vous faites chiez tous les deux, vous le savez ça ?!

En attendant, j’ai pas envie de faire ça maintenant. Je suis bien là, allongé sur mon lit. Ma propre chambre de nouveau, parce que visiblement ma présence auprès des autres leur donnerait de mauvaises idées, un sentiment de rébellion. Je sors tout juste des cachots et voilà qu’ils me parquent à nouveau dans ma solitude. Ça me va. Plus le temps passe et plus je découvre que j’ai parfois besoin de ça. Les mains croisées sous la tête, les jambes étendues et les pieds croisés eux aussi, j’observe la fumée qui s’échappe d’entre mes lèvres à intervalles régulières. J’ai décidé d’arrêter la cigarette. La cigarette, oui, mais pas le reste. Un petit joint de temps en temps quand on le peut, ça ne fait pas de mal. Me détendre, j’ai besoin de ça.

Toc. Toc. Toc.

Toc. Toc. Toc ?

Est ce que je rêve ou on vient de frapper à ma porte ? Depuis quand les Supérieurs frappent avant d’entrer au juste. Et qui d’autre viendrait me voir ici ? Je fronce les sourcils sans pour autant quitter ma position que je trouve fort agréable.

« C’est ouvert. Enfin j'crois ... »

Parce qu'avec la magie on est jamais sur de rien, et je n'ai aucune garanti qu'un Supérieur ne soit pas passé par là pour verrouiller ma porte.

Un sourcil arqué, je regarde la porte qui s’ouvre lentement, intrigué. Pas inquiet même si je le devrais peut être. Me détendre, c’est la seule chose dont j’ai envie. Peu importe qui est là et pourquoi, je ne paniquerai que lorsque je serai certain d’avoir à le faire.

© Francis Cabrel ▬ La Corrida ©

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MessageSujet: Re: Who's knocking on my door ? {Kyle}   Jeu 28 Juil 2011 - 7:01


** Who's Knocking On My Door? **


Même si cela fait quelques jours que nous avons eu l’occasion de nous remettre de nos émotions, j’avais toujours cette impression de rêve qui ne voulait pas me quitter. Et aussi ce mauvais présage que je le perdrais encore. Cette peur panique m’envahissait constamment et disparaissait aussitôt que je le voyais. Alors que je l’avais forcé à aller à ses cours, environ une semaine plus tôt, un supérieur nous était tombé dessus. Cet épisode maintenant terminer, les choses avaient repris leur cours normal. Enfin ça… C’était vite dit. Durant nos absences respectives il y avait eu beaucoup d’éléments déclencheurs et on devait tous les deux faire face à nos propres problèmes. Alors qu’il me parlait constamment de son frère Derek qui lui avait caché la vérité pendant tout ce temps, moi d’autres ennuis me trottaient en tête. Naturellement, j’avais choisi de ne pas en parler puisque je ne me sentais pas encore prêt. J’avais sans cesse ce remord qui planait au dessus de ma tête et lorsque certaines images me revenaient à l’esprit je n’avais qu’une envie et c’était de vomir. Bien entendu je me disais que je ne devais pas m’en vouloir, qu’à cet instant là j’étais encore dans l’ignorance mais pourtant… Chaque fois qu’il revenait sur le cas de Derek, je revoyais le visage de Jillian s’afficher et du coup j’en perdais presque ma concentration sur ses paroles. Une plaie béante déchirait mon cœur et mes mains devenaient moites sans que je les aie commandé. À plusieurs reprises j’aurais pu ouvrir les valves et tout laisser sortir mais je n’osais pas gâcher nos moments qui nous étaient si précieux. Je me contentais simplement d’effacer le souvenir de la seule et unique fille que j’avais osé toucher durant ma jeune vie.

Couché sur le lit dans notre repère secret, je continuais de réfléchir au grand frère de mon chéri. Je n’arrivais pas à comprendre comment il réussissait à vivre avec tous les mensonges et les accroires qu’il distribuait autour de lui. Comment il arrivait à faire autant de mal aux gens qu’il aimait. Ce mec était pire qu’une ordure, qu’un crétin fini… Il n’y avait pas de qualificatif assez juste pour le définir. Comment se faisait-il que lui et Enzo soient du même sang? Si je n’étais pas aussi réservé à ce sujet, je lui demanderais si l’un des deux n’avait pas été adopté. Quelque chose de grave clochait chez ce mec. Ils étaient si différents… On n’aurait jamais cru qu’ils avaient hérité de la même éducation. Quoi qu’il en soit, il fallait que quelqu’un lui mette les points sur les i et les barres sur les t (une expression ^^) et la seule personne qui pouvait le faire était Enzo. Je voyais bien que ce problème familial le perturbait plus qu’autre chose et à force de discuter de ce point avec lui, j’avais réussi à le pousser à s’exprimer directement au concerné. J’espérais seulement que Derek n’allait pas répliquer aussi brutalement qu’il avait l’habitude de faire et qu’il comprendrait enfin les tords qu’il à causer à tout le monde, mais plus particulièrement à son jeune frère. Que cet affront n’enchaînerait pas une nouvelle guerre entre eux. Je ne portais pas Derek dans mon cœur, mais je savais que la paix rendrait Enzo heureux et c’était ce qui comptait pour moi.


- J’te promets d’y aller en douceur. J’te promets de faire attention mais je peux plus garder ça pour moi. Et j’te jure que s’il essaie encore de s’en prendre à toi il s’en mordra les doigts.

Il me sourit tandis que sa main continuait de caresser tendrement la mienne.
Je lui faisais entièrement confiance et en réalité, j’avais beaucoup plus peur pour lui que pour Derek.
Je lui souris à mon tour avant qu’il ne s’étende sur moi, causant la surprise dans tout mon être. Il avait vraiment le don de se faire désirer dans les moments où il ne le fallait pas… Et pour une fois, j’étais incapable de lui dire de me lâcher et d’aller en cours. Non pour une fois, je me laissais aller à ses mains baladeuses qui glissaient déjà jusqu’à mes hanches. Ses lèvres s’emparèrent des miennes et aussitôt, tous mes tracas et mes pensées s’envolèrent comme par magie. J’ignorais si c’était à cause de toute cette sorcellerie qui coulait constamment dans ses veines ou bien si c’était simplement parce que c’était lui, mais il avait l’effet d’un calment sur moi. Il était ma drogue, le sens de ma vie, mon soleil et toutes ces autres conneries.
Un petit baiser dans le cou, une petite mordille sur mon lobe d’oreille et il déposa sa tête sur mon torse, côté gauche.


- J’ai pas envie d’te quitter, j’suis trop bien avec toi.

Je souriais de nouveau. Il lisait dans mes pensées ou quoi? Comme si j’avais envie qu’il parte…

- Je t’aime.

Deux petits baisers rapide et hop il était déjà sur ses jambes alors que moi je restais inerte sur le lit, comme une étoile de mer. Attrapant son sac avec une vitesse désarmante, il se dirigeait déjà vers la porte avant de se retourner et de m’adresser un dernier signe.
Puis il disparût.


- Moi aussi, murmurais-je dans un souffle.

Je me laissai flotter durant un instant, aillant encore son joli visage ancré dans ma mémoire. J’avais l’impression de toujours ressentir sur ma main cette chaleur qui m’avait envahi un peu plus tôt. Je respirais toujours ce léger parfum qui flottait dans l’air. J’arrivais même à sentir encore son poids sur mon corps, même s’il n’était plus là. Ah l’amour! Comme ça pouvait rendre certain d’entre nous complètement… Gaga. Le truc d’Enzo était les chats blancs et moi c’était lui, tout simplement. Dans toute sa splendeur, dans toute sa sauvagerie et son impulsivité. Il me rendait fou. Trop, complètement, fou.
Il me fallut quelques minutes avant de retomber sur terre, ou plutôt sur le lit, dans ma solitude habituelle. Alors que les nuages semblaient se dissiper en dessous de moi et que l’effet de ses baisers commençait à disparaître, mes problèmes revenaient au galop comme à chaque fois que je me retrouvais seul. Mais étrangement, ce n’était pas le visage de Jillian que je voyais, mais plutôt celui de Cameron. Depuis notre dernière rencontre, je ne l’avais pas revu. Je n’avais jamais cherché à l’éviter et en réalité je n’avais pas eu le temps de penser à lui. Et c’était pire depuis que j’avais retrouvé Enzo. Seulement là, il me manquait. Terriblement. Je m’étais comporté comme un véritable connard avec lui, le positionnant une situation délicate avant de prendre la poudre d’escampette. J’ignorais ce qu’il pensait de moi à présent et j’espérais seulement qu’il était toujours quelque part dans le château à emmerder les supérieurs comme il le faisait si bien.

Je m’assoyais lentement sur le lit, continuant à réfléchir à ma situation. Qu’est-ce que je perdais à aller le voir? La seule chose qui pourrait être pire serait qu’il me rejette et que je perde son amitié. Bien entendu, je me doutais que des gestes fâcheux comme le mien pouvait être sujet à des rejets, mais j’étais persuadé que Cameron ne me ferait jamais ça. Il avait l’esprit beaucoup plus ouvert que je le croyais. Il avait peut-être l’air d’un Derek sous ses airs de dur, mais il était tout le contraire. Il avait été là lorsque j’avais eu le plus besoin de lui et si ça se trouvait, peut-être qu’il avait justement besoin de moi et qu’il m’attendait.
Je devais éclaircir certaines choses. J’avais été beaucoup trop mystérieux à son endroit et comme je le considérais comme mon meilleur ami, voir peut-être même mon frère, je me devais de lui donner certaines explications. Jouer le tout pour le tout, lui dire absolument tout sans entrer dans les détails et ce, peu importe ce qu’il en penserait. Après avoir vider mon sac, il en ferait ce qu’il en voudrait. Au moins j’aurais l’esprit et le cœur net. De plus, c’était la journée idéale pour le faire puisqu’Enzo ferait plus ou moins la même chose avec son frère.
Sans plus attendre, je me levai et prenais possession de mes converses. J’ignorais où il se trouvait, mais j’allais commencer par le quatrième étage en espérant qu’il soit là.

Sans même prendre le temps de manger, je sortis à mon tour de notre repère secret. Aussitôt que je fus dans le corridor, la porte derrière moi se dissimula dans le mur ni vu, ni connu. Regardant autour de moi, l’air plus paranoïaque qu’aux aguets, je me dirigeai rapidement vers les escaliers et les dévalai avec une rapidité éclair afin que ces derniers ne changent pas de trajet au dernier moment. Essoufflé de mon effort physique, j’arrivai finalement sur le quatrième étage qui demeurait dans la pénombre malgré le radieux soleil qui illuminait l’extérieur du château. Comme si j’avais fait ce trajet des centaines de fois, mes pas commencèrent à me guider vers la porte désirée : la chambre de Cameron. J’ignorais s’il s’agissait toujours de la sienne puisque les pensionnaires étaient éphémères, mais je risquai le tout.
Avec l’espoir d’y avoir une réponse.

Après avoir contourné quelques moldus qui me regardaient d’une drôle de façon et traversé quelques longs couloirs, j’arrivai finalement à destination.
Le cœur cognait dans ma poitrine, m’attendant à toutes éventualités. Je levai une main tremblante, presqu’hésitante. J’avais envie de faire demi tour en me disant que tout cela était stupide, mais je persistai.
J’étais quasiment certain de me faire une fausse peur panique.

Toc. Toc. Toc.

C’est tout.
Juste trois coups.
Je retenais mon souffle et…


- C’est ouvert. Enfin j'crois ...

C’était sa voix. Je pourrais la reconnaître n’importe où.
Ma main descendit jusqu’à la poignée, toujours incertain de ce que je m’apprêtai à faire. Et dire que j’étais si convaincu lorsque j’étais sur le septième étage… C’était autre chose rendu au fait accompli.
Quelques secondes s’écoulèrent et je repris mon souffle avant de changer de couleur. Je devais foncer, il était plus que temps. Cameron n’était pas le pire de mes soucis de toute façon.

Poussant la porte timidement, dans un grincement infernal, une odeur plus que familière me frappa les narines et au fur et à mesure que la porte s’ouvrait sur moi je vis enfin Cameron. Étendu sur son lit, face à l’entrée. Et au lieu de rester sur le seuil, j’entrai plus rapidement que j’avais ouvert, refermant derrière moi. Ce n’était pas parce que nous étions en plein jour que la garde des supérieurs avait baissée. Cela faisait quelques jours que je n’avais pas eu de leurs nouvelles et je savais qu’ils seraient trop heureux de tomber sur moi.
Gêné et quelque peu dégoûté par l’odeur de drogue qui flottait dans la pièce, je restai collé sur la porte. Et devant son air surpris, je lui adressai finalement un sourire.


- Salut. Je crois qu’on a tout un tas de trucs à se dire toi et moi mon copain américain.
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MessageSujet: Re: Who's knocking on my door ? {Kyle}   Jeu 28 Juil 2011 - 23:08

Quelle merde. Non mais j’vous jure. On peut pas être tranquille cinq minutes dans ce merdier. C’est la rançon de la gloire tu m’diras. C’est vrai que je suis tellement populaire ici que tout le monde fait la queue devant ma porte pour avoir un autographe. Moldus, Sorciers, Elèves, Prof ou Supérieurs. Tout le monde. Je suis une vrai star. Et peut être, éventuellement, on peut envisager le fait que les effets du pétard commencent à se faire sentir, mais très légèrement hein. N’allez pas croire que je délire. Ou peut être que si. Non, m’en faut plus que ça. C’est pas un tout petit joins de rien du tout qui va me faire perdre les pédales comme ça. Tu me diras, ça fait un moment que j’avais pas touché à ce truc alors peut être que mon organisme a perdu l’habitude. Va savoir. Le corps humain des fois …
Parti dans mes délires du coup, je commençais à me demander ce que foutais la personne derrière la porte. J’avais l’impression qu’on avait frappé depuis un bon quart d’heure. Non j’exagère pas du tout Rolling Eyes Enfin depuis un petit moment quoi. J’sais pas, quelques secondes. Moi quand on me dit d’entrer j’attends pas trois heures, et là vous vous dites que je fais fort pour passer du quart d’heure à trois heure tout en divaguant sur quelques secondes. Je suis doué, c’est tout. Peut être qu’il ou elle a des problèmes d’audition, ou que c’était juste une blague. J’fais quoi ? Je répète en parlant plus fort ou je me lève pour ouvrir et si c’est un p’tit con qui s’amuse je lui cours après ? Pour être tout à fait honnête, là, j’ai la flemme. Donc j’vais rester le cul vissé sur mon lit et si personne n’entre, c’est que ça n’était pas important. Ouais, ça me paraît bien comme compromis. (Et pour la petite anecdote, j’ai fait une faute à compromis et le correcteur orthographique m’a proposé le mot chproums en échange. Si quelqu’un dans l’assemblé a déjà vu ce mot là quelque part qu’il se manifeste xD)

Aaaaah mais ils peuvent pas mettre de l’huile sur la ferraille pour éviter que ça grince comme ça ?! C’est insupportable ce bruit merde. La porte, qui s’ouvrait enfin, poussez par je sais qui. Un bruit agressif, un grincement qui me fit grimacer et fermer les yeux par reflexe alors que mon visage se tordait dans tous les sens. Puis finalement, une silhouette se dessina dans l’embrasure. J’en restais sans voix.

O…Kay … ! Alors celle là je ne m’y attendais pas. Je l’espérai, c’est vrai, mais je ne l’attendais pas vraiment. Disons que je ne l’attendais plus. Je sais pas ce que j’avais imaginé en fait, parce que globalement, on peut pas dire que les Supérieurs frappent avant d’entrer quelque part et que la notion d’intimité chez eux est très limitée. Je ne m’attendais pas non plus à Jill, pour la simple et bonne raison que j’aurai fait des bons si ça avait été le cas. La voire ici, au Quatrième étage ? Nope. Hors de question, c’est trop dangereux. Je pense que j’imaginais que, peut être, Emily venait me rendre visite. J’ai même envisagé Megan l’espace d’une seconde mais lui ? Non, ça ne m’a pas traversé l’esprit plus que ça. Pourtant il était bien là, adossé à la porte qu’il venait de refermer plus rapidement qu’il ne l’avait ouverte, nous épargnant ainsi à tous les deux un vacarme sur la durée. J’devais avoir l’air con, mais j’étais réellement surpris de le voir là. En échange, il m’a offert un sourire.

« Salut. Je crois qu’on a tout un tas de trucs à se dire toi et moi mon copain américain. »

Du Kyle tout craché.
Et j’en étais plutôt heureux.

Visiblement il n’avait pas l’intention de changer son attitude envers moi et j’en étais rassuré. Il semblait quelque peu gêné, et hésitant, mais je voyais bien à son sourire et sa façon de s’adresser à moi qu’entre nous rien n’avait vraiment changé. J’allais m’en tenir à ça moi aussi, même si ça avait toujours été mon plan. Bien sur je repensais à son geste incompréhensible, et à sa fuite après ça, mais pour moi ça n’avait pas d’importance. Non, l’important, c’était que ça n’en ai pas pour lui non plus. Tout ce que j’avais toujours souhaité après ça c’était de retrouvé mon ami, mon compatriote, mon frère d’Amérique.
Libérant mes mains tout en gardant le joins dans l’une d’entre elle, je me redressais finalement sur les coudes. J’arquais un sourcil, comme souvent, et lui offrait un sourire à mon tour. The sourire. Le sourire charmeur de Cameron le magnifique. Pas dans le sens de la séduction, mais celui de mon personnage haut en couleur et sur de lui. Le Cameron qu’il connaît depuis le début finalement. Peut être pour lui montrer que de mon côté, la porte était grande ouverte.

« Effectivement. »

Je suis resté statique deux petites secondes puis finalement mes pieds ont retrouvé le sol. Je suis cependant resté assis sur le lit et j’ai tapoté l’emplacement près de moi de façon à l’invité à ne pas rester debout.

« Content d’te voir East Coast. Je t’en prie, assis toi. »

T'as vu comme je suis bien élevé ?
Bienvenue dans mon antre.

« Ca m’fait plaisir de te voir. »

Nouveau sourire alors qu’il prenait place près de moi. Je posais machinalement ma main sur mon épaule et lui tendait le joins.

« T’en veux ? »

Va pas croire que je trouve que ta besoin de te détendre hein ? Mais quand j’ai vu l’expression de son visage, j’ai déchanté vite fait. Je ne sais pas si c’était simplement l’odeur ou la fumée qui le dérangeait, ou bien la simple idée d’être en présence de substance illicite mais vraisemblablement ça n’était pas son truc. J’ai capitulé, récupérant ma main au passage pour le fourrer dans la poche ventrale de mon sweat.

« Mouais, à voir ta tête j’ai plutôt l’impression que ça te dérange. Je l’éteins. J’ai décidé d’arrêter la clope mais ça … Ben ça détend alors parfois … Bref. »

J’ai éteint l’objet du délit en écrasant délicatement la cendre sur le rebord du lit et déposé ce qu’il restait de mon précieux trésor sur le petit meuble qui se tenait non loin de là. Une fois mon petit manège effectué, je me suis retourné vers lui, bien décidé à lui accorder toute mon attention cette fois. Regarde, j’ai plus de drogue dans les mains – qui sont désormais toutes les deux à l’abris dans ma poche soit dit en passant – et je suis concentré. Autant qu’il m’est possible de l’être après quelques taffes.

« Allez vas-y, je t’écoute. Pas de jugement, j’veux juste comprendre mais c’est à toi de parler en premier étant donné que tu m’as laissé en plan la dernière fois. »

Oui, oui, Kyle. T’as très bien entendu. A toi de cracher le morceau et de crever l’abcès même si à mon sens on peut pas vraiment parler d’abcès. On a pas spécialement l’air gêné là toi et moi, et j’ai même pas peur que tu me sautes dessus pour me voler un autre baiser alors tu vois, tout roule. N’empêche, je suis vraiment curieux de savoir ce qui a bien pu te passer par la tête pour agir comme tu l’as fait ce jour là, parce que de mon point de vue, j’y comprends rien et c’est pas franchement agréable comme situation, ni comme sensation. Et puis ça me pèse de plus t’avoir dans mon champs de vision. J’veux dire, on s’amuse bien tous les deux, et t’es quelqu’un que j’apprécie vraiment alors j’ai pas envie de te perdre pour un geste mal interprété, ou un fossé creusé à la suite de ça justement.
Ceci dit, ça devient un peut trop sérieux pour moi là. L’atmosphère se charge un peu en tension, en hésitation et mon double maléfique qui s’agite à l’intérieur de moi n’a qu’une seule envie … Balancer une connerie !

« On abandonne pas quelqu’un dans les chiottes sérieux, ça s’fait pas Kyle. Toute ton éducation est à refaire. »

L’air faussement outré après avoir levé les yeux et les bras au ciel. Enfin au plafond quoi, mais vous avez compris l’idée. Il me connaît, il sait que je plaisante et que je ne peux pas m’empêcher de faire mon petit cinéma à chaque fois. Maintenant que c’est fait, c’est bon j’suis content, tu peux y aller.

Vas y mon pote ! Ouvre les vannes !


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MessageSujet: Re: Who's knocking on my door ? {Kyle}   Lun 1 Aoû 2011 - 3:05

Si seulement il savait tout le courage que ça m’avait prit juste pour me rendre sur le quatrième étage… J’aurais très bien pu demeurer dans notre cachette secrète en attendant patiemment le retour d’Enzo mais au lieu de cela, j’avais décidé de mettre un peu d’ordre dans ma vie moi aussi. Renouer avec une ancienne connaissance qui me ramenait à mes racines, même si pendant une certaine période de mon existence j’avais tenter de couper les ponts. Avec la présence de Cameron, même s’il ne venait pas du même endroit que moi, je ne pouvais m’empêcher d’avoir une pensée pour mon ami le phare qui avait su être présent durant une bonne partie de mon enfance. Et la mer apaisante qui venait avec. Même avec se trac qui résidait en moi, j’avais cette image devant les yeux, ce qui me calmait déjà. De plus, malgré la surprise que je venais de lui causer, il ne m’avait pas demandé de sortir ce qui me soulageait d’avantage. Après tout la dernière fois c’était terminé d’une drôle de façon et bon… Tout le monde à sa réaction quoi. Sachant que les mecs sont légèrement moins ouverts que les filles sur le sujet des baisers j’aurais pu ressortir aussi rapidement que j’étais entré dans sa chambre.
Il se redressa légèrement sur les coudes et fit l’air que je lui connaissais bien. Le Cameron géant. Le grand frère taquineur que j’aurais toujours voulu avoir. Avec des mimiques bien caricaturées aux moments opportuns. Il me sourit finalement, ce qui élargi aussitôt le mien qui n’avait pas quitter ma figure.


- Effectivement.

Il s’assit sur le lit et tapote gentiment l’espace vide à ses côtés.

- Content d’te voir East Coast. Je t’en prie, assis toi. Ca m’fait plaisir de te voir.

J’eus un léger moment d’hésitation. J’ignorais s’il se souvenait de la dernière fois que l’on s’était vu ou bien s’il avait tout simplement passé par-dessus non sans se poser des questions. Quoi qu’il en soit, je savais que je pouvais avoir confiance.
Je fis les quelques pas qui me séparait du lit et prenait place à ses côtés. Il déposa sa main sur mon épaule avant de me tendre son horrible drogue.


- T’en veux ?

Je regardai du coin de l’œil l’un des démons de mes parents. J’arrivais à voir la fumée étouffante qui s’élevait du petit bout lumineux et j’eus l’impression qu’elle se transformait en un énorme monstre. Avec des dents pointues et un visage de fantôme. C’était exactement la même bête que je voyais lorsque j’étais gamin, dans le salon, lorsque ma mère s’intoxiquait pendant des heures de temps. Cette odeur répugnante flottait durant des heures de temps dans la maison et à vrai dire, elle ne quittait jamais l’endroit. Elle collait sur les murs, encore plus puissante que n’importe quelle peinture. Et ses mauvais effets hantaient mes nuits alors que j’entendais des disputes et des cris. Même que cette connasse de drogue me suivait dans mon cheminement de vie puisque c’était presque entièrement de sa faute si j’avais dû quitter mon ami le phare et mon endroit favoris.
Les substances illicites n’étaient pas mon truc. Ne le serait jamais. Jamais au grand jamais je ne laisserais mon corps se faire envahir directement que ce soit de drogue ou d’alcool. J’avais vu et compris trop jeune les effets nocifs que cela pouvait avoir sur la santé mentale, physique mais aussi sur les autres personnes aux alentours qui étaient concernés à cause des intoxiqués. Habituellement, en d’autres circonstances, j’aurais probablement fait la morale à Cameron, comme je l’avais fait pour Enzo. J’avais trop longtemps resté dans cette merde que je voulais prévenir ceux à qui je tenais de s’éloigner de toute cette cochonnerie. Les gens en devenaient rapidement dépendants et c’était à cet instant qu’il n’y avait plus rien à faire. Mais bon j’allais passer l’éponge pour cette fois, mais j’eus de la difficulté avec le fait qu’il m’en offre. N’importe quel idiot aurait accepté cette offre avec un large sourire. J’ignorais comment était la situation mais il devait être extrêmement difficile, en particulier pour les moldus, de ce procurer ce genre de produit. Et donc, n’importe quel ignorant aurait voulu profiter de ce petit moment de ‘’détente’’.
Mais bon, je ne répondis rien, continuant de regarder le joint du coin de l’œil avec les sourcils froncés. Aillant presque l’envie de vomir sur le bord des lèvres à cause de tous les souvenirs que ça remuait en moi et aussi à cause de la forte odeur, je fis une grimace étrange.
Heureusement, Cameron comprit le message.


- Mouais, à voir ta tête j’ai plutôt l’impression que ça te dérange. Je l’éteins. J’ai décidé d’arrêter la clope mais ça … Ben ça détend alors parfois … Bref.

Oui ça ‘’détend’’. C’était bien ce que je disais.
J’eus réellement envie de le remercier lorsque je vis le petit rouleau blanc s’écraser lentement sur le bord du lit et s’éteindre finalement en un souffle. Il déposa le reste sur la petite table de nuit qui se trouvait près de nous et je pu recommencer à respirer normalement.
Il se retourna finalement et je le regardai franchement, essayant de ne plus accorder d’attention à cette merde brune qui continuait tout de même de résider dans la chambre et j’hochai la tête en guise de remerciements.


- Allez vas-y, je t’écoute. Pas de jugement, j’veux juste comprendre mais c’est à toi de parler en premier étant donné que tu m’as laissé en plan la dernière fois. On abandonne pas quelqu’un dans les chiottes sérieux, ça s’fait pas Kyle. Toute ton éducation est à refaire.

J’avalai difficilement même si sa dernière remarquer était censé me faire sourire. J’étais de nouveau devenu sérieux.
Au moins il avait répondu à deux de mes questions : il n’allait pas me juger et il se souvenait de tout. C’était donc à partir de là que je pouvais enfin lui raconter la vérité. Toute la vérité, rien que la vérité. De toute façon, ce n’était pas mon genre de mentir et hormis sur bd j’étais nul pour raconter une histoire alors… Mais il y avait tellement à raconter que je ne savais pas par où commencer. Et surtout… Oui je voulais lui révéler la vérité sur mon compte et automatiquement, je n’avais pas le choix d’y inclure Enzo puisqu’il était mon pilier central depuis que je lui avais sauvé la vie en dessous du saule ravageur. Cependant je devais faire attention à ce que j’allais choisir dans mes différents souvenirs et comment j’allais les interpréter. J’ignorais si Cameron savait que les loups-garous existaient et par le fait même, je ne voulais pas le brusquer ou encore placer Enzo dans une impasse.
Je devais donc me révéler oui, mais sans trop de détails qui étaient trop d’un point de vue ‘’magiques’’.

Je me relevai du matelas et me plaçai debout devant Cameron, incapable de rester en place plus longtemps. Je n’aimais pas spécialement parler de moi mais puisqu’il le fallait… J’allais prendre ce risque. D’ailleurs j’étais venu ici que pour une seule raison et c’était celle là. J’allais commencer par le début.


- Okay t’as raison. Je vais briser la glace. Et je vais casser l’iceberg au complet alors s’il te plaît, j’aimerais que tu n’interviennes pas pendant mon discours. Parce que je pense que grâce à ça, tu comprendras pourquoi j’ai agis de cette façon là. Et pourquoi j’étais comme ça quand tu m’as trouver avec ce bout de miroir dans la main. Ça va être long et y’a peut-être des trucs qui vont te choquer… J’men fou. Dis le juste à la fin.

En réalité je ne m’en fichais pas, mais pas le moins du monde. Mais puisque je sentais ce nouvel élan de confiance envahir mes sens, je préférais en profiter pendant qu’il était là. De toute façon, j’avais confiance aussi en Cameron et je savais qu’il allait respecter la seule règle que je lui avais imposée.
J’allais donc commencer par le plus difficile. Bien que je m’acceptais en tant qu’homosexuel, le dire à quelqu’un n’était jamais chose facile. C’était en partie pourquoi j’avais préférer le ‘’mimer’’ à Enzo plutôt que de lui dire directement. Après tout, peut-être que Cameron avait eu un doute à propos de notre échange dans la salle de bain.

Je commençai à tourner en rond dans la pièce afin d’essayer d’attraper quelques bribes de courage qui étaient dissimulés ça et là dans les coins de la chambre. Je tentai de me calmer aussi, prenant de bonnes respirations. Il devait me prendre pour un fou mais ça me passait bien par-dessus la tête. Je savais qu’un coup lancé, je ne serais plus capable de m’arrêter.
Terminant mon cirque, je m’arrêtai de nouveau devant lui et j’ancrai mes yeux dans les siens qui étaient légèrement rougis à cause de cette cochonnerie.


- Je suis gay.

Pouf.
C’était sorti comme ça, tout seul.
Comme quand je l’avais dit à Billy.


- Et pas dans le sens joyeux. Je suis un homosexuel. Je l’ai toujours été et j’en serai toujours un. Y’a pas une fille qui va me faire changer d’avis.

Oh non pas une. Surtout pas depuis que j’ai rencontré le mec de mes rêves qui s’avère aussi être l’homme de ma vie. Si je pouvais te parler ouvertement de lui et ce qu’il représente pour moi… D’ailleurs est-ce que je réussirais à trouver les mots juste pour tout te décrire ce qu’il me fait en dedans?
Je relâchai mon regard, un peu plus détendu.


- Ça c’est le début de tout. Le reste… En fait… J’veux t’expliquer d’abord pourquoi j’ai essayer de m’enlever la vie.

Commencer par le début. Le plus important pour suivre le fil de cette passionnante (?) histoire.

- J’ai eu l’occasion… Probablement tout comme toi, de rencontrer quelques élèves qui sont ici.
Je veux dire pas comme la fois où l’on s’était fait torturer directement par l’un d’entre eux mais…J’ai pu établir des relations plus ou moins approfondies avec certains.


J’eus naturellement une pensée pour ce cher Derek qui à cette heure là, devait se faire gueuler dessus par son cadet. Et Cameron devait parfaitement ce souvenir de ce jour où nous étions trois à être enchaînés comme des bêtes alors que le serpentard s’était fait un plaisir de nous foutre une raclée. J’étais même persuadé qu’il se rappelait de son visage. Qui sait peut-être même de son nom.

- Enfin bref je suis tombé sur LE mec. Celui que je voyais en rêve, un genre d’idéal. Je l’ai rencontré par hasard alors que je tentais une évasion. C’était peu de temps après mon arrivée ici et que j’ai compris à peu près à quoi j’avais à faire. Enfin bref… Tout ça pour dire que notre rencontre m’a ‘’forcé’’ à rester ici.

Je me souvenais de tous ces instants avec nostalgie. J’avais l’impression que ça faisait des années alors qu’en réalité il ne s’était passé qu’un an et quelques poussières. Je revoyais Enzo, nu comme un ver, en dessous de cet arbre ravageur. Il m’avait semblé si fragile et si perdu… Il avait fait énormément de chemin depuis ce temps et même si je ne lui avais jamais dit, j’étais fier de lui. De l’homme qu’il était entrain de devenir. Il allait sûrement me dire que c’était à cause de moi, mais je savais que même sans ma présence, il aurait fini par évoluer dans la bonne direction. La gentillesse faisait partie de son être tout entier. Il était le seul qui pouvait s’opposer à la méchanceté de son frère et c’était en lui démontrant que le côté lumineux gagnait toujours qu’il allait y arriver.

- Entre temps, nous avons vécu plusieurs choses ensemble. Un peu comme toi et moi, on se tombait dessus par hasard et cela à naturellement engendrer plusieurs choses. Et puis bien…

Je ne pu m’empêcher de sourire, les yeux dans le vide à présent, voyant plusieurs images.

- On est tombé amoureux. Comme ça. Pourtant il est pas gay, mais je sais pas… Il a trouvé en moi quelque chose qui lui plaisait et même si au début il résistait, il ne l’a pas fait très longtemps. Et naturellement, notre idylle est arrivée aux oreilles des supérieurs qui n’ont pas trop appréciés. À plusieurs reprises, ils ont tentés de nous séparer, mais à chaque fois on avait un coup de chance. Jusqu’à temps qu’ils…

Je m’arrêtai, voyant que j’avais oublié un léger détail.

- Avant de poursuivre, il faut que je te dise que les supérieurs m’aiment beaucoup. Pas dans le sens que je suis le chouchou ou quoi que ce soit, mais quand je suis arrivé ici, ils étaient constamment sur mon cas. J’sais pas comment je fais et même si en réalité tout ça n’est qu’un mensonge mais… J’arrive à résister à certains maléfices. Maintenant ça diminué parce qu’ils m’ont laissé tranquille pendant un bon bout de temps, mais lorsque les pratiques étaient très fréquentes, je ne ressentais plus rien. Je ne reculais même pas devant un sortilège qui aurait normalement du me mettre à terre. Et eux ils étaient super impressionnés de mes performances et c’est à ce moment là qu’ils m’ont en quelque sorte adopté. J’étais devenu le favori, celui que tout le monde s’arrache. Une marchandise quoi. Et quand ils ont vu qu’ils n’arrivaient pas à nous séparer, mon copain et moi, ils ont décidés un truc qu’ils n’avaient jamais tester sur moi auparavant.

Je m’en souvenais parfaitement, comme si c’était hier.

- Ils m’ont effacer la mémoire. Pas entièrement. Disons seulement celle à court terme. Alors du coup, quand mon copain m’a vu… J’avais carrément oublier qui il était et… J’étais tellement confus Cameron si tu savais…

Je baissai les yeux au sol, divers sentiments m’envahissaient.
Oui je me souvenais de ce moment intense de solitude.


- J’étais perdu, seul. La Terre entière m’en voulait et je ne comprenais rien. J’étais malheureux à un point tel que… J’en suis venu à la conclusion que…

Je lui montrai l’intérieur de mes poignets qui portaient encore les marques blanchâtres de ma faute qui aurait pu être fatale.

- Que le meilleur moyen de régler ça était de disparaître de la carte. De toute façon, je savais que je n’avais rien à perdre.

Je souriai, sans le regarder.

- Et pendant que je perdais mon sang… Écoutes j’ignore encore comment j’ai fais mais… Les souvenirs que j’avais perdus sont revenus d’eux même. Qui sait peut-être que le sort qu’ils m’avaient jeté n’était pas permanent ou j’ai encore une fois réussi à échapper au maléfice mais à chaque coup tranchant que je m’infligeais, tout m’apparaissait plus clair. Et… c’est finalement là que t’es arrivé. Que tu m’as réveillé, que tu m’as secoué, que tu m’as sauvé la vie avant qu’il ne soit trop tard. J’avais suffisamment retrouvé ma force pour pouvoir de nouveau me relever et aller retrouver celui que j’aimais. On s’est une nouvelle fois remis ensemble plus heureux que jamais. Et on en a eu marre de toutes ces conneries. Des supérieurs, de la magie et de tout ça. Alors on avait élaboré un plan pour s’échapper d’ici. Il n’était pas très solide et on avait plus ou moins de l’espoir, mais on y croyait. On s’imaginait déjà notre avenir loin d’ici, à l’abri des regards.

Ça aussi je m’en souvenais. Comme si c’était toujours hier.

- Alors on l’a fait. On a mis notre plan à exécution en prenant le plus de précautions que possible. Et ça aurait pu marcher tu sais. Mais encore une fois ils sont tombés sur nous et là…

Je fronçai les sourcils.

- Je ne me souviens pas vraiment de cette partie là puisque pour protéger mon copain, je me suis jeté devant le sort qui lui était destiné et j’ai eu un gros trou noir. Mais à mon réveil, ces connards de supérieurs m’ont dit qu’ils l’avaient tué tout de suite après s’être débarrasser de moi. Alors t’imagines que…

Je lâchai un petit soupir rempli d’émotions.
Parler de ça, ça venait me chercher en dedans. Après tout, cela ne faisait pas des lustres que l’on s’était retrouvé pour de bon.


- Je suis tombé en dépression. Une solide. J’avais jamais vécu un truc du genre. Je ne mangeais plus, je ne dormais plus, j’avais l’air d’un zombie ambulant qui ne sait pas trop pourquoi il est là… Je ne faisais que penser à lui et à cette nuit là… Les jours passaient et je ne voyais rien de ça parce que j’étais trop dans ma bulle. Et quand je t’ai vu dans la salle de bain… Disons que j’étais sur la voie de la guérison. Et…

Je coupai encore une fois, cherchant quels seraient les bons mots à utiliser.

- Hum… Ben je voulais recommencer à vivre tu comprends? Et je savais que seul je n’allais pas y parvenir. Alors je me suis dit que…

Je risquai un regard dans sa direction alors que craquaient nerveusement mes doigts.

- Je t’admire énormément. T’as plusieurs qualités que j’aimerais avoir et t’as une personnalité d’enfer. T’es exactement le type que je rêverais d’être et donc je suis incapable parce que… Je ne sais pas… Mais quoi qu’il en soit, je ne voyais que toi pour m’aider à me sortir de là. Même si ce que je ressens pour toi ce n’est que de l’amitié ou peut-être même de la fraternité, ça ne va pas au-delà et je pense que ça n’ira jamais. Mais sur le moment j’ai voulu essayer quand même et je l’ai fait et… Je me suis rendu compte que toi et moi… Ça ne pouvait pas avoir lieu. Et donc j’ai prit la fuite par la suite parce que je me suis senti tellement… Stupide! Inconscient, idiot et… Maintenant que j’y pense, j’ai eu peur. Peur de t’avoir perdu et pour toujours. Et je refusais que tu me le dises alors je m’étais fait à l’idée… Que notre amitié était terminée… Mais je ne veux pas qu’elle le soit. Je veux qu’elle dure durant tout notre séjour ici même si c’est jusqu’à la fin de notre vie. Que l’on continue à se soutenir… Je tiens énormément à toi et ce, peut importe ce que tu penseras de mes explications.

Je lâchai mes doigts.
Je m’étais libéré d’un énorme poids et maintenant, je n’avais plus rien à cacher.
Je laissai un moment de silence passer et puis…


- Ah et j’oubliais… À toi la parole maintenant. Si t’as des trucs à me dire par rapport à ça va s’y, je suis prêt à tout encaisser.

Oui à ce qu’il paraît, je suis un roc.
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MessageSujet: Re: Who's knocking on my door ? {Kyle}   Mar 2 Aoû 2011 - 20:54

Cette situation était plutôt paradoxale à mon sens. D’un côté je la trouvai surréaliste alors que tout semblait tout à fait normal. On était là, tous les deux, comme au bon vieux temps alors qu’un certain laps de temps s’était écoulé depuis notre dernière rencontre, et surtout, ça ne s’était pas passé d’une façon banale. Pourtant, à aucun moment je n’ai eu la moindre arrière pensée à son égard. Pas une once de gène mes si ses lèvres avaient fini sur les miennes et que ça avait été là notre dernier échange. Pas un geste, pas un mot de plus. Juste le silence et l’absence. C’était peut être un effort pour lui de venir me voir, mais j’étais vraiment très heureux qu’il le fasse enfin car il y avait à mon sens trop de part d’ombre dans cette histoire. Je considérai ce garçon comme mon ami, comme mon frère alors que je connaissais pratiquement rien de lui. Mais malgré tout ça, tout était resté naturel entre nous deux, et j’avais bien l’intention d’obtenir des explications . Ses absences, sa réaction, et toutes les mauvaises choses que j’avais pu lire dans son regard. Le fait qu’il n’allait pas bien à une certaine époque alors qu’aujourd’hui il semblait plus fort que jamais. Oui, en le regardant, en le détaillant alors qu’il était assis là près de moi, j’étais presque certain de ne pas m’avancer à tort en disant que quelque chose avait changé en lui.

Observateur, je pense que je l’ai plus ou moins toujours été. Je fonctionne à l’instinct et la plus part du temps il ne me trompe pas. Alors pourquoi en serait il autrement cette fois ? Quoi qu’il en soit, et même s’il n’a fait aucun commentaire là dessus, j’ai bien compris que la drogue ça n’est pas son truc. Je m’abstiendrai donc à l’avenir de lui en proposer et même d’en consommer en sa présence. J’ai compris le message Johnson. Ne t’inquiète pas pour ta santé, et surtout pour la mienne. Je suis un grand garçon. Je sais ce que je risque mais crois moi, en ce moment c’est bien le dernier de mes soucis. Des soucis, oui j’en ai, comme tout le monde mais je n’ai pas envie d’y penser, ni même d’en parler tout de suite. Ce que je veux là maintenant c’est comprendre, et surtout lui faire comprendre à lui que peu importe ce qui lui ait passé par la tête ça ne change rien à notre relation. En tout cas de mon côté. Je suis très au clair avec moi même et pour moi c’est suffisant. Son geste n’a pas soulevé en moi d’interrogation sur qui je suis, mais si ça coince de son côté, j’aimerai juste le savoir et ensuite on verra bien ce qu’on fait, mais il sourit, c’est que ça n’est pas si grave. Je présume que lui aussi est capable de passer au dessus de ça. Je l’espère en tout cas. Hésitant, oui il l’est, mais j’imagine qu’il a peut être besoin d’un peu de temps pour se réacclimater à ma présence. On est pas tous les jours invité dans l’antre de Cameron le Magnifique après tout, ça peut se comprendre. Et non j’ai pas envie de sortir là tout de suite.

Tout ce sérieux dans son regard m’obligeait à me concentrer et à garder mon calme. Par respect pour lui je gardai le silence bien que les conneries continuaient de fuser dans ma tête. Je prenais sur moi pour la simple et bonne raison que sa présence ici et ce qui allait suivre était très important et ce pour chacun d’entre nous. Alors les coudes sur les genoux, les mains croisés, et la tête posée sur mes poings, j’attendais, puisque comme je venais de lui faire comprendre, c’était à lui de s’exprimer. Il me semblait lire dans ses yeux comme une sorte de combat interne. Il ne me regardait plus, trop concentré visiblement. Peut être cherchait-il ses mots. Moi je restai immobile, bien décidé à lui laisser le temps dont il aurait besoin. Le temps s’est arrêté dans la pièce, le silence a commencé à devenir pesant et puis finalement, il s’est levé d’une traite pour se placer face à moi. J’ai relevé la tête vers lui, concentrant toute mon attention sur sa personne et surtout sur ce qu’il s’apprêtait à me dire. Mes mais sont allées se poser tranquillement sur le matelas tandis que d’une pression sur mes avant bras je reculais tout mon corps jusqu’au mur, de façon à être plus à l’aise.

Vas y Kyle, raconte moi toi histoire.

« Okay t’as raison. Je vais briser la glace. Et je vais casser l’iceberg au complet alors s’il te plaît, j’aimerais que tu n’interviennes pas pendant mon discours. Parce que je pense que grâce à ça, tu comprendras pourquoi j’ai agis de cette façon là. Et pourquoi j’étais comme ça quand tu m’as trouver avec ce bout de miroir dans la main. Ça va être long et y’a peut-être des trucs qui vont te choquer… J’men fou. Dis le juste à la fin. »
« Ça marche. Mes lèvres resterons scellées, je te le promets. »

Réflexe, mais à partir de maintenant, je ne dis plus rien, tu as ma parole.

Réflexe oui, mais surtout comme un moyen de me rassurer et de me dire que près ou non, il n’allait pas s’arrêter pour moi une fois lancé. Je prenais donc une profonde inspiration tandis qu’il commençait à tourner en rond comme un fauve en cage. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre en réalité mais d’après ce qu’il venait de me dire j’allais vraisemblablement comprendre beaucoup de chose. D’un côté ça m’effrayait, et de l’autre, je n’attendais que ça. Me choquer … Kyle, sans vouloir te vexer, je pense que j’en suis rendu à un point où peu de choses peuvent encore me choquer. Malheureusement. Parfois je me sens à peine humain tant je suis blasé. J’ai l’impression d’être un robot dénué d’émotion, qui ne fait parfois pas la différence entre ce qui est normal, bien, et ce qui ne l’est pas. Mais tu sais, ce jour là, quand je t’ai trouvé déjà à moitié mort, tu as fait renaître en moi l’instinct du grand frère et je le répète, peu importe ce que tu me diras, je t’accepterai tel que tu es, j’accepterai ce que tu as fait ou subit. Même si tu as du sang sur les mains pour moi ça ne changera rien et quelque part au fond de moi, j’espère que tu sauras me rendre la monnaie de la pièce parce que je suis bien loin d’être un mouton blanc malgré peut être ce que tu penses de moi.

Et le voilà qui s’arrête de nouveau devant moi et capte mon regard. Je le soutiens. Sans émotion particulière.

« Je suis gay. »

Hum … Ok.
Ceci explique donc cela.
J’ai acquiescé d’un signe de tête. T’auras pas de commentaire là dessus, ni sur rien d’autre d’ailleurs parce que je l’ai promis.

« Et pas dans le sens joyeux. Je suis un homosexuel. Je l’ai toujours été et j’en serai toujours un. Y’a pas une fille qui va me faire changer d’avis. »

Même pas Megan Fox ? Ok, je sors. Je sais que j’ai promis de rien dire mais tu peux pas savoir ce que ça me démange de sortir une connerie. Désolé, c’est le côté dramatique ça fait ressortir toute ma facilité déconcertante à faire le mariole. Sérieusement, même pas Shakira ? Oh aller, quand même ?! Désolé :gla: J’arrête. Je reste sérieux. Et merci pour la précision, j’veux dire si t’avais pas spécifié que c’était pas dans le sens joyeux, j’y croirai peut être encore … Meuh non j’me moque pas de toi voyons Rolling Eyes

Aller, je t’en prie, continue mon ami.

Beyonce ? Ok ! Ok ! Je la ferme ! Ca va, c’est bon.

« Ça c’est le début de tout. Le reste… En fait… J’veux t’expliquer d’abord pourquoi j’ai essayer de m’enlever la vie. »

Alors là, lui à l’air soudainement plus détendu de m’avoir livré son gros secret mais moi, j’me sens soudainement plus très bien. Pas parce qu’il vient de m’avouer qu’il est gay, nan ça je m’en tamponne pas mal. J’veux dire, qu’est ce que ça peut bien me foutre qu’il préfère les mecs ? C’est pas pour autant qu’il va me sauter dessus et me violer. Je suis branché nana – Et encore j’suis pas branché grand chose en ce moment, excepté une mais là n’est pas la question – mais c’est pas pour autant que je vais me jeter sur toutes les filles que je croise ou que je côtoie. Il peut bien se taper tous les mecs du château, ça ne me regarde pas. On ne juge pas quelqu’un sur ses préférences sexuelles il me semble. Ça ne fait pas de lui qui il est. Enfin bref. C’est pas le problème. Le problème c’est qu’on s’avance vers de grandes révélations là, et étrangement, il a l’air beaucoup plus serein que moi sur le sujet.

« J’ai eu l’occasion… Probablement tout comme toi, de rencontrer quelques élèves qui sont ici. Je veux dire pas comme la fois où l’on s’était fait torturer directement par l’un d’entre eux mais…J’ai pu établir des relations plus ou moins approfondies avec certains. »

Derek Ryans … Ne me parle pas de ce connard s’il te plaît. J’veux pas perdre mon sourire. Pense à d’autres sorciers Cameron, cet enfoiré est loin d’être le seul entre ces murs. Pense à Jillian, et Ismaelle. Même Megan, ou le Loup. Eux ne sont pas comme ça. Ça t’arracherai la gueule d’aller dire à cette Poufsouffle qu’elle n’avait pas tort mais les faits sont là. De toute façon, je serai prêt à n’importe quoi pour ne pas penser à cet enfoiré.

« Enfin bref je suis tombé sur LE mec. Celui que je voyais en rêve, un genre d’idéal. Je l’ai rencontré par hasard alors que je tentais une évasion. C’était peu de temps après mon arrivée ici et que j’ai compris à peu près à quoi j’avais à faire. Enfin bref… Tout ça pour dire que notre rencontre m’a ‘’forcé’’ à rester ici. »

Tu sais que t’as des étoiles dans les yeux là bonhomme ? Ma parole, t’es amoureux. Si j’étais pas aussi fier et macho, je pourrais presque trouver ça mignon … NAN ! Les mecs comme moi ça trouve pas ce genre de trucs mignon. Ressaisie toi Cameron. Hum, pardon. Poursuis. Je suis tout ouïe. N’empêche que ça fait plaisir de le voir comme ça …

« Entre temps, nous avons vécu plusieurs choses ensemble. Un peu comme toi et moi, on se tombait dessus par hasard et cela à naturellement engendrer plusieurs choses. Et puis bien … »

Oui ? Aaaah tu souris. Il sourit. Et moi aussi je souris.

« On est tombé amoureux. Comme ça. Pourtant il est pas gay, mais je sais pas… Il a trouvé en moi quelque chose qui lui plaisait et même si au début il résistait, il ne l’a pas fait très longtemps. »

Et puis merde, c’est trop mignon. Je le dis et je le répète, même si j’veux pas être comme ça, jamais. L’amour ça rend niais, ça déconcentre, ça … ça fait chier. C’est bien pour les autres, pas pour moi. Pour Kyle c’est bien. Il porte bien l’amour. Regardez le qui sourit en pensant à son p’tit sorcier là. C’est qui d’ailleurs ? Si ça se trouve je le connais. Y a une chance pour que tu me craches le morceau ? Allez y, aimez vous, c’est beau les mélanges. Sauf pour moi, encore une fois, mais moi j’suis un cas à part …

« Et naturellement, notre idylle est arrivée aux oreilles des supérieurs qui n’ont pas trop appréciés. À plusieurs reprises, ils ont tentés de nous séparer, mais à chaque fois on avait un coup de chance. Jusqu’à temps qu’ils … »


Là j’ai baissé les yeux, et soupiré tout en secouant la tête et en serrant les poings. Pourquoi est ce qu’il faut toujours que ces enfoirés viennent foutre la merde partout. Qu’est ce qu’ils ont fait de mal au juste ? J’vois pas en quoi c’est un crime de s’aimer, même si on vient pas du même monde. Est ce qu’ils ont réfléchis deux secondes au fait que tout ça c’est en partie de leur faute ? Parce que j’veux dire, s’ils n’avaient pas été chercher Kyle, jamais il n’aurai rencontré ce sorcier qui semble tellement compter pour lui. Oui, c’est de votre faute bande de gros naz ! Vous êtes des …

Pardon ?

Alors là, je tombais sur le cul. Il était entrain de me dire que la magie n’avait pas toujours d’impact sur lui. Je le détaillais des pieds à la tête, de la tête au pied. P’tit gars de l’Est qui ne paie pas de mine comme ça mais qui pourtant cache bien son jeu. Je n’en revenais tout simplement pas. Impressionné, certes, mais aussi en colère. En colère contre les Supérieurs, encore et toujours. En colère pour la façon dont ils ont traité, et traite probablement encore même si c’est moins souvent, mon ami, mon frère. Je me suis calmé ces derniers temps c’est vrai, mais ça ne va peut être pas durer. Tu devrais peut être arrêter de me donner de bonnes raisons pour les faire chier Kyle.

Tachant de retrouver un semblant de contrôle afin de ne pas céder à des émotions trop forte, je me concentrais de nouveau sur son récit, en fronçant les sourcils, de plus en plus inquiet à mesure que son histoire avançait.

« Ils m’ont effacer la mémoire. Pas entièrement. Disons seulement celle à court terme. Alors du coup, quand mon copain m’a vu… J’avais carrément oublier qui il était et… J’étais tellement confus Cameron si tu savais – Il a baissé les yeux au sol et sa peine m’a transpercé le cœur – J’étais perdu, seul. La Terre entière m’en voulait et je ne comprenais rien. J’étais malheureux à un point tel que… J’en suis venu à la conclusion que – Là il m’a tendu ses bras, exposant à notre vue à tous les deux les cicatrices vestiges de sa tentative de suicide, le jour où on s’est rencontré dans des circonstances un peu particulières – Que le meilleur moyen de régler ça était de disparaître de la carte. De toute façon, je savais que je n’avais rien à perdre. »

Je fulminais, mais lui offrait un visage serein pour ne pas qu’il soit distrait par mes état d’âmes. Lui ne me regardait plus, non, regardait le sol, avec un sourire mi-triste, mi-blasé sur le visage.
J’ai pas perdu le fil de la suite mais j’ai cessé de le regarder parce qu’à mesure qu’il avançait, je sentais mes nerfs et mes muscles se tendre un par un. J’avais envie de cogner dans les murs, mieux encore, de cogner ces hommes qui s’étaient comporté avec lui, avec eux, comme de véritable salaud. Et même si j’étais satisfait de mieux comprendre les causes de son geste, j’en étais malade. Et quand il m’a annoncé qu’ils avaient tué son petit ami, j’ai relevé la tête vers lui, la bouche entrouverte. Stupéfait. A présent tout était clair pour moi. Son état lorsque qu’on s’était trouvé par hasard dans les toilettes du 4ème étage, même son geste ce même soir, et surtout son absence pendant tout ce temps.

J’étais perdu, entre ses émotions et les miennes qui se mélangeaient insidieusement et réveillant des choses en moi que j’aurai préféré garder enfouie au plus profond de mon âme sans jamais avoir à les affronter. Je le laissais malgré tout terminer, faisant mon possible pour ne pas relâcher mon attention et ne surtout pas céder à mes propres démons. Et puis finalement, une fois qu’il eut terminé, je reposais mes pieds sur le sol et reprenais ma position initiale, assis sur le lit, le visage dans les mains cette fois.

« Ah et j’oubliais… À toi la parole maintenant. Si t’as des trucs à me dire par rapport à ça va s’y, je suis prêt à tout encaisser. »
« Ok, attends deux secondes que je remette tout ça en place. Ça fait beaucoup d’info. »

J’ai pris une profonde inspiration, bloqué l’air pendant de longues secondes avant de tout relâcher lentement. Me frottant les yeux comme pour me sortir d’un cauchemars, je relevais finalement les yeux vers lui. Si j’étais de bonne humeur avant tout ça, ça n’était bien sur plus le cas. Et si lui semblait libéré d’un poids, mes épaules venaient de prendre plusieurs kilo d’un coup. Je me sentais mal. Vraiment.

« Déjà merci. Pour les compliments mais surtout pour m’accorder à ce point ta confiance. Ça me va droit au cœur. Ensuite, je suis désolé, de tout ce par quoi tu as du passer et affronter seul. Si j’avais su, j’aurai insisté, je serai venu te voir et j’aurai essayé de te faire rire mais j’suis pas du genre à m’imposer tu vois … Et je te l’ai dit, pas de jugement. Les mecs c’est pas mon truc mais si c’est le tient, c’est cool. J’veux dire, y aura pas de malaise entre nous deux. Moi aussi j’te considère comme mon frère Kyle et j’ai absolument pas envie que tu sortes de ma vie.»

Nan ça va pas ça, c’est pas moi. Enfin si mais … Y a trop de tension en moi et j’veux pas qu’il se sente mal à l’aise. Je dois lui montrer le visage qu’il a l’habitude de voir, je dois lui faire comprendre que tout va bien même si c’est pas le cas, parce que c’est sa souffrance, pas la mienne, parce que je ne veux pas céder à mes émotions et m’enfoncer la tête sous l’eau.

Parfois il suffit juste d’un sourire ..

« Surtout pas maintenant que je sais que t’es Superman. »

:gla:
Ben quoi, t’as des supers pouvoirs magiques qui te permettent de résister à leur connerie de sorcellerie, et tu caches tout ça derrière une allure qui paie pas de mine, même si t’as bien changé. T’as pris du muscle nan ? Bref. Ouais, t’es Superman.

« Et je dois dire que je suis flatté que tu aies pu envisager que je sois celui qui t’aiderait à aller de l’avant, mais tu l’auras compris, je ne serai jamais cette personne là. Pas comme ça en tout cas. »

Pas un avertissement, ni un moyen de me protéger de quoi que ce soit. Juste … Ne compte pas sur moi pour ça, parce que tu vois, j’ai comme l’impression que je ne suis pas aussi fort que tu ne me vois. Tu ne le vois peut être pas, mais là, à l’intérieur, ça se fissure. Lentement, sournoisement. Seulement je sais qui je suis, et ce que je veux. Il n’y a pas plus fier et borné que moi et jamais je ne baisserai les bras ni les yeux, et encore moins la tête. J’ai pas survécu à un père violent, à l’abandon d’une mère et à la vie dans la rue pour me faire foutre à terre maintenant par quoi que ce soit, par qui que ce soit.

« Je suis désolé pour ton copain, je sais ce que c’est de perdre quelqu’un de proche. J’ai perdu mon frère il y a quelques années, il est mort dans mes bras. Un règlement de compte entre gang qu’a mal tourné pour nous et il a pris une balle. C’est pas pareil, mais je pense que la douleur est aussi forte. Et aujourd’hui j’y pense encore tous les jours même si c’est moins difficile mais je peux comprendre. Alors si t’as besoin de quoi que ce soit, d’en parler, ou de pas en parler, t’hésite pas. Ma porte te sera toujours ouverte. »

J’y crois à ce que je dis, c’est ça le pire, mais dans ma tête c’est le carnage. J’arrête pas de mélanger les pinceaux. Je pense aux Supérieurs, et à ce qu’ils ont fait. Je pense à Jill, au fossé que j’ai creusé entre nous deux par peur de mes sentiments envers elle. Je pense à ce que Kyle a du traverser et je me dis que je ne serais jamais assez fort pour encaisser tout ça pour la simple et bonne raison que je n’arrive déjà pas à gérer un truc aussi con qu’un sentiment que je ne connaissais pas, et que j’aurais aimé ne jamais connaître à vrai dire.. Et puis, mettre Jillian en danger ? Non. Cent mille fois non. Je ne reproche rien à Kyle, bien au contraire, seulement moi je ne veux pas en passer par là et je sais que je peux passer au dessus de ça pour que tout redevienne comme avant. J'en suis persuadé. Je ne vais pas me couper du monde pour autant, mais tant qu'elle est une faiblesse pour moi, je préfère être prudent.
Faire face à des situations de crises, j’ai fait ça toute ma vie. Je sais affronter la violence, le flics, les tir à balle réelle, les blessures et la douleur, les coups, la perte. Ce que vient de me raconter Kyle, je saurai faire avec, et je serai là pour lui, mais je sais pertinemment que je ne serai pas au maximum de mes capacités à être efficace et à encaisser si je n’arrive pas à gérer le bordel qui oscille entre ma tête et mon cœur.
Je fini par me lever commence à faire les cents pas à mon tour parce que je n’arrive plus à gérer ça tout en restant en place.

« Ces enfoirés, je savais qu’ils étaient des connards en puissance mais très franchement, là ça m’épate. J’en reviens pas qu’ils aient fait ça. J’veux dire, qu’est ce que ça peut leur foutre ?! Ca se commande pas les sentiments, merde ! »

Les siens ou les miens ?
Oui c’est clair, je mélange tout.

« Excuse moi. Comment tu t’sens vis à vis de ça aujourd’hui ? J’imagine que c’est pas facile tous les jours de se faire à son absence mais t’as l’air plutôt en forme. T’as trouvé quelqu’un d’autre qui t’a aidé à passer le cap ? »

Me concentrer sur lui, ses problèmes, qui n’en sont plus visiblement.
J’ai pas craqué une seule fois depuis que je suis ici – si on excepte ma petite « discussion » enflammée dans les tribune avec Megan mais c’était rien – et ça n’arrivera pas maintenant.
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MessageSujet: Re: Who's knocking on my door ? {Kyle}   Ven 5 Aoû 2011 - 1:46

Je n’avais jamais raconté ces événements à personne. Seuls moi et Enzo étions au courant. J’ignorais s’il avait glissé quelques mots à Jillian mais… Je ne savais pas que étalé sa vie ainsi faisait un aussi grand bien. Je me sentais soulagé, comme si je venais de me confesser à un prêtre. Je n’étais pas du genre à parler de moi habituellement, laissant plus les autres se confier à moi, mais j’avais été pousser un nom de l’amitié à faire un pas en avant. Même si j’avais délaissé plusieurs détails de côté, le gros de l’histoire avait été raconté. Et chaque mot qui sortait de ma bouche était accompagné d’une image qui me rendait de plus en plus nostalgique. Je ne m’étais pas rendu compte à quel point les temps avaient changés et même si sur le coup tout me paraissait toujours long, avec un certain recul j’avais l’impression que tous ces instants s’étaient réalisés en claquant des doigts. Je réalisais aussi que tout ce que j’avais vécu depuis mon arrivée au château était une succession d’événements surréalistes et bourrer d’action et de drame. À m’entendre je m’aurais cru dans un bon film de chez nous avec un scénario accrocheur et des acteurs populaires. Des gentils, des méchants, de la fantaisie et un amour à l’eau de rose, mais surtout impossible. Je me disais aussi que lorsque l’on sortirait enfin d’ici, Enzo et moi, ça nous ferait de très belles mémoires à écrire ou encore à raconter à nos futurs amis. Quoi que… Avec de telles actions, valait peut-être mieux que l’on garde tout ça pour nous.
Quoi qu’il en soit, j’étais très heureux d’avoir pu exorcisé tout ce que je gardais au fond de moi trop longtemps. C’était bien de pouvoir échanger avec Enzo, mais puisqu’il avait vécu exactement la même chose, ça ne menait à nul part. Décidément, Cameron était le candidat idéal. J’avais parfaitement confiance en lui puisqu’il m’avait quand même sauvé la vie durant mon suicide raté. Cependant, j’ignorais encore sa réaction, mais cela ne me faisait ni chaud, ni froid. Je me sentais si léger de tout ce poids qu’il aurait pu me dire n’importe quoi que j’aurais hoché la tête à tout coup. Comme je le lui avais demander, il avait garder le silence durant mon discours, ce qui m’avais grandement facilité la tâche. N’empêche que j’étais tout de même curieux de connaître ses réflexions finales, quelles soient bonnes, mauvaises ou encore neutres.



À peine avais-je terminé ma phrase que…

- Ok, attends deux secondes que je remette tout ça en place. Ça fait beaucoup d’info.

Je restai immobile devant lui, attendant la suite des événements. Il était certain que j’avais déballé mon sac d’une traite, sans même prendre le temps de tout raconter avec soin. Il était normal de s’y perdre. Tout ça était tellement… Abracadabrent. Même le meilleur auteur du monde ne s’aurait écrire une histoire pareille (sauf Jess et Lili, bien entendu :top : ). Je comprenais son moment de réflexion alors qu’il devait refaire le fil de mes tranches de vie passées.
Il me regarda et je fus surpris de ses états d’âme. Il semblait… Différent de tout à l’heure. Mon histoire l’avait donc choqué à ce point? Tant pis, je lui avais dit que j’étais prêt à tout encaisser.


- Déjà merci. Pour les compliments mais surtout pour m’accorder à ce point ta confiance. Ça me va droit au cœur. Ensuite, je suis désolé, de tout ce par quoi tu as du passer et affronter seul. Si j’avais su, j’aurai insisté, je serai venu te voir et j’aurai essayé de te faire rire mais j’suis pas du genre à m’imposer tu vois … Et je te l’ai dit, pas de jugement. Les mecs c’est pas mon truc mais si c’est le tient, c’est cool. J’veux dire, y aura pas de malaise entre nous deux. Moi aussi j’te considère comme mon frère Kyle et j’ai absolument pas envie que tu sortes de ma vie. Surtout pas maintenant que je sais que t’es Superman.

J’hochai la tête, en riant.
Bon j’étais passé du Kyle l’ami au Kyle Superman?


- J’te rassure tout de suite, je suis loin d’être un héro de bd! La kryptonite me fait absolument rien à moi! Même si je l’ai pas encore essayé, je suis certain qu’elle ne me fera aucun effet!

Je reprenais mon sérieux.
Superman. Eh bien, jamais au grand jamais j’aurais cru me faire appeler ainsi un jour. Je le prenais comme un compliment. Il était certain que j’avais ce petit plus que les autres moldus et franchement, même si je ne l’avouais pas, ça me faisait un peu peur. Bien que je n’y trouvais aucune raison à tous ces comportements devant la magie, je me doutais bien qu’il devait y avoir une explication. Mais je n’osais pas poser des questions. Les supérieurs se moqueraient de moi. De toute façon, eux-mêmes ne semblaient pas savoir ce que j’avais puisqu’ils continuaient de faire leurs mauvaises expériences sur ma personne. Qui sait, peut-être avais-je moi aussi de cette magie qui coulait dans mes veines? Comment en être certain? J’allais avoir des pouvoirs qui allaient se développer moi aussi?
Étrangement, je n’en avais pas du tout envie. Je voulais simplement rester moi-même. Le ptit Kyle frêle qui s’en tient à ses dessins.


- Et je dois dire que je suis flatté que tu aies pu envisager que je sois celui qui t’aiderait à aller de l’avant, mais tu l’auras compris, je ne serai jamais cette personne là. Pas comme ça en tout cas.

J’hochai la tête, heureux qu’il n’en tient pas compte plus que ça. Je n’avais pas peur que ce simple baiser eu l’effet d’une tempête dans son cœur, mais je ne voulais pas non plus lui semer des questions.
Juste des amis, des frères. C’était ce qui nous caractérisait. Et j’étais bien content que cette chose là soit finalement mise au clair.


- Je suis désolé pour ton copain, je sais ce que c’est de perdre quelqu’un de proche. J’ai perdu mon frère il y a quelques années, il est mort dans mes bras. Un règlement de compte entre gang qu’a mal tourné pour nous et il a pris une balle. C’est pas pareil, mais je pense que la douleur est aussi forte. Et aujourd’hui j’y pense encore tous les jours même si c’est moins difficile mais je peux comprendre. Alors si t’as besoin de quoi que ce soit, d’en parler, ou de pas en parler, t’hésite pas. Ma porte te sera toujours ouverte.

En entendant ses paroles, je me rendis compte de quelque chose… Un élément très important que j’avais oublier. Je savais que je n’étais pas un raconteur hors pair : j’avais complètement omis de lui dire que tout c’était bien terminé et que j’avais fini par retrouver Enzo. Mais bon, avait-il vraiment besoin de le savoir ça?
Quoi qu’il en soit, l’histoire de son frère me toucha au cœur. Mourir dans ses bras… Outch, ça n’avait vraiment pas dû être facile.


- Je suis vraiment désolé pour ton frère… Et merci beaucoup, c’est très apprécier.

Je lui fis un petit sourire, mais il ne semblait pas le voir.
Il se leva et commença à son tour à faire les cent pas dans la pièce. Je le regardai marcher de gauche à droite pendant quelques instants et je décidai de prendre sa place sur le lit. Ça semblait être à son tour de vouloir exorciser quelque chose, autant mieux lui laisser tout l’espace possible. Je m’assoyais en indien et seuls mes yeux bougeaient, suivant le corps de Cameron qui continuait de se déplacer.


- Ces enfoirés, je savais qu’ils étaient des connards en puissance mais très franchement, là ça m’épate. J’en reviens pas qu’ils aient fait ça. J’veux dire, qu’est ce que ça peut leur foutre ?! Ca se commande pas les sentiments, merde !

- Je pense qu’il n’y a rien à comprendre tu sais… Ces mecs là sont pas ordinaires. En plus d’avoir des pouvoirs magiques, ils se croient tout permis et ils veulent montrer à nous, les inférieurs, ce qu’ils sont capables de faire. Ils y arrivent très bien, mais pas de la bonne façon. T’as raison, les sentiments ça se commande pas, mais il y aura toujours des homophobes partout où on ira. C’est pas parce qu’on est plus dans notre monde que c’est plus accepté ici…

En réalité, ce n’était pas ça. Peut-être que les sentiments étaient en cause dans leur poursuite sans relâche qu’ils avaient contre Enzo et moi, mais il n’y avait pas que ça. Son statut de lycanthrope y était pour beaucoup et le fait qu’il souhaitait leur faire dos plutôt que de s’allier à eux… Son frère jouait aussi un rôle capital dans toutes ces horreurs qu’on nous avait fait subir. Si ça trouvait, peut-être que c’était lui qui avait manigancé avec eux tous ces plans sordides. Après tout, d’après ce que je pouvais comprendre, il ne tenait pas réellement à son cadet, l’utilisant comme une vieille paire de bas sales. C’étaient d’autres détails que je n’avais pas mentionnés à Cameron et il n’avait pas besoin de le savoir. Ça ne servait à rien de tenter de comprendre les supérieurs de toute façon.

- Excuse moi. Comment tu t’sens vis à vis de ça aujourd’hui ? J’imagine que c’est pas facile tous les jours de se faire à son absence mais t’as l’air plutôt en forme. T’as trouvé quelqu’un d’autre qui t’a aidé à passer le cap ?

Mon cœur s’arrêta.
Et merde, en plein ce que je redoutais. Et depuis qu’il m’avait parler de son frère, j’avais presque envie de lui mentir. De lui dire que tout allait bien, que parfois j’avais certaines rechutes mais qu’à chaque fois je me relevais plus fort. En même temps, je ne voulais pas renier Enzo. J’avais eu une chance incroyable de le retrouver et j’avais envie que tout le monde le sache. Enfin sauf peut-être les méchants concernés… J’espérais seulement que Cameron ne m’en voudrait pas trop… J’allais me lancer.
Nerveusement, je baissai les yeux et commençait à jouer avec mes lacets effilochés.


- En réalité euh… Il me manque une petite partie de mon histoire. C’est pas que j’y repensais plus, mais puisqu’on parlait plutôt du passé, j’ai ignoré le présent.

Je prenais une grande inspiration.

- Crois le ou pas, mais on s’est retrouvé. Mon copain et moi. L’annonce de sa mort était complètement fausse. Et de son côté, lui me croyait mort puisque le sort que j’avais reçu m’avait mis tout de suite k.o alors qu’il n’aurait pas dû en réalité. Probablement qu’ils m’ont envoyés un truc assez fort pour ne pas que je résiste. Alors chacun de notre côté, on a vécu dans le mensonge pendant plusieurs mois… Quand j’y pense, ça me rend complètement dingue… Tout ce temps qu’on a perdu à être torturés chacun de notre côté… Mais enfin bref, tout va pour le mieux maintenant depuis que nous sommes de nouveau ensemble. J’ai l’impression de le redécouvrir et je savoure chaque moment passé avec lui.

Oh non, pas ce côté gaga!
Je fis un sourire complètement niais.


- Il est tellement… Woah… J’arrive même pas à te décrire tellement c’est puissant… J’sais pas si tu as déjà connu ça, mais moi c’était la première fois et j’espère que ce sera la dernière. Même si on a pas vraiment d’avenir ici, je souhaite vraiment qu’on en aille un. Et je garde espoir qu’un jour on sortira de cette merde et qu’on pourra faire le tour du monde ensemble.

Peut-être qu’il me prendrait pour un dingue. Peut-être qu’il ne comprendrait pas de quoi je parlais, mais je ne pouvais pas m’en empêcher. Pour une fois que je pouvais parler de ce que je ressentais tout au fond de moi par rapport à Enzo, je me laissais aller aux sentiments les plus profonds. Et c’est là que je me rendais compte à quel point il était tout pour moi. Ce n’était pas pour rien que je m’étais jeté devant ce sort qu’on lui avait lancé. Si c’était à refaire, je le recommencerais sans hésiter. Je ne pouvais peut-être pas le protéger autant qu’il pouvait le faire pour moi, mais j’étais prêt à faire un sacrifice. N’importe lequel.
Même ma vie.


- Ah l’amour hein?! C’est vraiment quelque chose de merveilleux, même si ça change quelqu’un. Il a tellement changé depuis la première fois qu’on s’est rencontrés, c’est débile. Et moi aussi tu sais… C’est sûr qu’à force de vivre des choses aussi intenses, on a pas le choix de se mouler à toute cette merde.

Je relevai les yeux vers lui.

- Bon assez parler de moi. Si t’as envie de me dire un truc qui te chicotes, te gênes pas. Les amis, c’est fait pour ça.

Nouveau sourire.
Aller, j’veux pas être le seul gaga de cette chambre!
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MessageSujet: Re: Who's knocking on my door ? {Kyle}   Sam 6 Aoû 2011 - 21:34

Des coups de feu qui résonnent dans ma tête, puis des crissement de pneu. Un hurlement. Le mien. La douleur mais surtout la rage. Le sang qui s'écoule sur le sol alors que son corps s'écroule. Ils l'ont atteint en pleine poitrine. Je suis là, statique, les yeux grands ouvert fixant cette silhouette de derrière et je prends toute la mesure de ces images. A cet instant, je sais que je n'oublierai jamais plus ce moment là. Réagir. Maintenant. Avant qu'il ne soit trop tard. J'ai couru, il est tombé. A genoux près de lui, je lui ai parlé. J'ai voulu le rassurer, lui dire que tout irait bien. Il m'a sourit, c'est tout. Lui comme moi étions bien conscient qu'il ne s'en sortirait pas. Un dernier regard. Un dernier mot. Un dernier souffle. Il s'est éteint. J'ai fermé les yeux après avoir clos les siens. Le silence s'est installé alors que tous avait la tête baissée, puis la rage est arrivée. Lentement, sournoisement. Les sirènes ont résonné entre les murs du quartier, j'étais déjà parti, son arme dans la main. Je l'ai traqué sans relâche, et lorsque je l'ai eu dans mon viseur, je n'ai pas hésité une seconde. Tu as pris mon frère, tu dois mourir. Une vie pour une vie.
Tout ça me semble tellement loin aujourd'hui, presque hors du temps. Depuis combien de temps n'avais-je pas parlé de lui, de ça ? Depuis des mois. La seule personne au courant entre ses murs, c'est elle. Jillian. Elle comprend cette douleur, elle la partage. Sa sœur s'est envolé plus en douceur mais l'absence, le creux qu'elle a laissé dans son cœur est le même. Destin brisé. Tous les deux sont parti tellement jeune, trop jeune.

Si je me suis permis ce petit interlude nostalgique, c'est parce que Kyle lui même semblait en pleine réflexion suite à ma question. Chacun tout à notre fantôme. C'est en tout cas se que je croyais en le voyant jouer nerveusement avec ses lacets alors qu'il était assis sur mon lit et moi toujours debout, mes yeux de nouveau rivés sur lui alors que les siens scrutait le vide.

« En réalité euh… Il me manque une petite partie de mon histoire. C’est pas que j’y repensais plus, mais puisqu’on parlait plutôt du passé, j’ai ignoré le présent. »

Hésitation ?
Explique moi, je comprends pas vraiment où tu veux en venir.

« Crois le ou pas, mais on s’est retrouvé. Mon copain et moi. L’annonce de sa mort était complètement fausse. Et de son côté, lui me croyait mort puisque le sort que j’avais reçu m’avait mis tout de suite k.o alors qu’il n’aurait pas dû en réalité. Probablement qu’ils m’ont envoyés un truc assez fort pour ne pas que je résiste. Alors chacun de notre côté, on a vécu dans le mensonge pendant plusieurs mois… Quand j’y pense, ça me rend complètement dingue… Tout ce temps qu’on a perdu à être torturés chacun de notre côté… Mais enfin bref, tout va pour le mieux maintenant depuis que nous sommes de nouveau ensemble. J’ai l’impression de le redécouvrir et je savoure chaque moment passé avec lui. »

A mesure que ses mots défilaient, j'étais de plus en plus choqué, et déstabilisé. Pourquoi n'avait il pas commencé par ça ? Non pas que je lui en veuille, ou que je me sente trahis par rapport au fait que je venais de lui parler de mon frère mais ça me semblait tellement énorme que … Une fois encore la connerie de ces hommes me frappait en pleine poitrine, et cette violente envie de les démolir un par un avec. Je secouais la tête de dépit, un rictus blasé sur le visage, jusqu'à ce que je retrouve un sourire amusé à l'entendre parler de celui qui faisait battre son cœur. Je lâchait finalement un rire sincère tout en levant les bras au ciel avec un faut air paniqué.

« J’en doute pas une seconde mais si tu pouvais m’épargner les détails, ça serait cool :gla:»

Je plaisantais, bien sur. Quoi qu'à la réflexion, j'espérais quand même qu'il n'allait pas commencer à me parler de leur vie intime mais connaissant un peu l'oiseau j'en doutais sincèrement. C'était pas son genre et je savais tous les efforts qu'il avait fait déjà pour venir me raconter ça. Ça n'était pas que j'avais peur de m'imaginer ce que pouvaient bien faire deux garçon ensemble, c'était juste que ce genre de ... choses, ça m'intéresse pas de le savoir. C'est privé.
Rien ne semblait le perturber et ce sourire qu'il avait, ces étincelles dans les yeux et son cœur qui parlait pour lui ça m'amusait beaucoup.

« Il est tellement… Woah… J’arrive même pas à te décrire tellement c’est puissant… J’sais pas si tu as déjà connu ça, mais moi c’était la première fois et j’espère que ce sera la dernière. Même si on a pas vraiment d’avenir ici, je souhaite vraiment qu’on en aille un. Et je garde espoir qu’un jour on sortira de cette merde et qu’on pourra faire le tour du monde ensemble. »

Naissance d'une boule dans ma gorge. Est ce que j'ai déjà vécu ça ? Non. Et très égoïstement j'espère que ça ne m'arrivera jamais. Je déteste être dépendant de quelque chose ou quelqu'un, ne pas avoir le contrôle d'une situation. Je déteste tout autant qu'on dépende de moi. Je ne suis pas fait pour ça.

« Ah l’amour hein?! C’est vraiment quelque chose de merveilleux, même si ça change quelqu’un. Il a tellement changé depuis la première fois qu’on s’est rencontrés, c’est débile. Et moi aussi tu sais… C’est sûr qu’à force de vivre des choses aussi intenses, on a pas le choix de se mouler à toute cette merde. »
« Je sais que t’as changé Kyle, crois moi j’le sais. Regarde toi, j’ai l’impression que tu pourrais déplacer le château rien qu’à bout de bras. J’te sens plus fort que jamais et ça m’fait vraiment plaisir de te voir comme ça. J’suis heureux, pour toi, pour vous. Et j’espère que vous aurez un bel avenir ensemble malgré tout ces connards. Invite-le à venir boire un verre dans mon palace un jour, j’aimerai bien faire la connaissance de celui qui rend mon super pote East Coast heureux. »

Un clin d'œil alors que j'appuyais mon épaule contre le mur et sortais mon zipo pour jouer avec machinalement. Oui, c'est vrai, j'aimerai le rencontrer, et pourquoi pas par la même occasion voir s'il te mérite vraiment, s'il est assez bien pour toi. Intégrer son visage dans mon esprit pour le lui faire regretter si un jour il te fait souffrir. Étrangement, je ne pense pas que ça arrivera, mais sait on jamais ?

« Bon assez parler de moi. Si t’as envie de me dire un truc qui te chicotes, te gênes pas. Les amis, c’est fait pour ça. »
« Boarf … Tu sais … Ma vie est pas aussi palpitante que la tienne. Je … J’ai pas … »

Réflexe défensif alors que l'expression de mon visage se fermait radicalement. Parler de moi … Ça me tente pas trop là tout de suite Kyle, on peut pas faire l'impasse ? Qu'est ce que je pourrais bien te dire en plus ? Hein ? J'ai soupiré devant l'évidence tout en m'asseyant près de lui, calmé. Si lui y était parvenu pourquoi pas moi ? On a été fait de la même façon après tout, non ? J'ai secoué la tête, levé les yeux au ciel et après avoir tergiversé quelque secondes ...

« En fait, y a bien un truc qui me prend la tête en ce moment mais c’est stupide. »

Rire nerveux alors que je joue toujours avec mon briquet, laissant mes yeux aller et venir entre Kyle, le sol, le plafond et tout un tas d'autre point plus ou moins précis. Inspiration. Je me lance ou pas ? Il m'a fait confiance. Il me pose la question. C'est qu'il veut vraiment le savoir non ? Et moi, est ce qu'il est pas temps que j'apprenne à laisser ma face de clown de côté pour parler sérieusement.

« Quand j’ai débarqué ici, j’ai rencontré une sorcière. Ça s’est pas très bien passé, pour ne pas dire que ça a été un véritable fiasco. Tu vois, je débarquais tout juste, je ne comprenais pas vraiment où j’étais ni qui était ces gens un peu étranges et la voilà au milieu de mon chemin. On s’est pris la tête d’une façon magistrale, je lui ai sorti le grand jeu. Sur de moi, hautain et tout le bordel. Elle a fini par me changer en poule … »

Je me rendais compte à quel point tout ça me rendait nostalgique. Non pas que j'aimerai renouveler l'expérience, mais avec le recul, ça me faisait presque rire. C'était il y a tellement longtemps.

« Te marre pas, j’te jure que c’est flippant. Très mauvaise expérience. »

Qui peut se venter d'avoir été une poule une fois dans sa vie ? Surtout parmi les Moldus.

« Bref. On a fini par se revoir quelque temps après, j’venais de me faire tabasser et on a mis notre fierté de côté tous les deux. Elle m’a aidé, m’a filé un truc pour soigner mes blessures et on s’est mis à discuter. On a appris à se connaître et y a un truc spécial qui s’est créé entre nous. »

Mouais … C'est là où ça se corse.

« Tellement spécial que je suis tombé amoureux d’elle … »

...

« Et ça m’fait chier. Royalement. »

J'ai relevé la tête et cherché son regard tandis que mes doigts agrippaient nerveusement mon jean. Je me fustigeais de me montrer sous ce jour là, fragile, perdu, mais c'était Kyle alors ça passait mieux. Pas pour autant que ça passait bien. Il ne devait tout simplement pas me reconnaître, moi et mon côté d'ordinaire tout à fait sur, j'ai peur de rien.

« Je sais que pour toi ça roule tout seul mais moi je sais pas gérer ces trucs là, et j’veux pas avoir à le faire d’ailleurs. Je sais que ça va tout gâcher entre nous et j’ai pas envie de ça. J’adorai notre relation telle qu’elle était alors du coup je m’éloigne un peu d’elle parce que ça me fait mal de la voir. J’veux attendre que ça passe, et je sais que ça passera, et ensuite tout redeviendra comme avant. »

Tu vas peut être penser que je me mets le doigts dans l'œil et ce jusqu'à l'os mais crois moi, si j'ai décidé que ça passerait, ça passera.

« Tu dois trouver ça ridicule, mais j’veux pas lui dire tout ce que je ressens pour elle. D’autant plus qu’elle a déjà suffisamment à gérer d’après ce que j’ai compris. Des histoires avec son meilleur ami, et le frère de ce meilleur ami. J’ai pas trop bien compris. Et tout un tas d’autre bordel. Ceci dit ça s’est peut être arrangé depuis le temps parce que cette conversation commence à dater. On n’en a jamais reparlé. »

Je fixais la porte sans trop la voir, réfléchissant et essayant de me rappeler de quand datait notre dernier échange. Je n'arrivais pas à le ressituer, mais tout ce que je pouvais dire, c'est que ça commençait à faire un sacré bout de temps. J'ai du scotcher comme ça pendant plusieurs secondes, les sourcils froncés, pour finalement lâcher un soupir. J'ai frappé mes mains à plat sur mes genoux et les ais frotté machinalement sur mon vêtement, tout en lui souriant.

« Enfin voilà, ça me prend pas mal la tête mais après tout ce que tu viens de me raconter, j’me dis que c’est totalement ridicule de rester loin d’elle comme ça juste parce que j’ai peur de mes sentiments. J’vais aller la voir, et faire comme si rien n’avait changé entre nous. On est amis, et on va le rester. »

Déterminé, je commençais à retrouver de la prestance et je n'en étais pas mécontent.

« Elle s’appelle Jillian, tu la connais peut être. »

Toi qui semble avoir des contacts relativement étroit avec les sorciers …


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MessageSujet: Re: Who's knocking on my door ? {Kyle}   Ven 12 Aoû 2011 - 3:26

Je me sentais si mal à l’aise de ne pas avoir dit à Cameron que tout était de nouveau parfait dans ma vie que j’avais préféré changer de sujet. J’étais resté dans la même veine, mais disons que j’avais passé en évitant les détails de nos retrouvailles. N’empêche que ça me faisait un bien fou de me laisser aller dans autre chose que la douleur et le drame. Même si nous avions vécu bons nombres de choses plutôt négatives, focuser sur le bonheur et sur la joie que m’apportait ma relation avec Enzo me faisait du bien. Pour une fois, je me laissais emporter dans toute cette folie qui me submergeait à chaque fois que j’étais avec lui. Je ne regrettais absolument rien de notre passé, y compris cette longue séparation. J’étais prêt à tout recommencer si c’était pour mieux le retrouver ensuite. Et je préférais de loin avec vécu toute cette cochonnerie que de ne pas l’avoir rencontré du tout. Passer à côté d’une émotion aussi extraordinaire était devenu quelque chose d’impossible pour moi. Pas maintenant que je le connaissais et que j’étais persuadé que c’était l’homme de ma vie, ni plus ni moins.
Ça me faisait peut-être du bien de parler aussi ouvertement, mais en même temps je me devais de garder un peu de retenu. Sinon, je pourrais parler de nous des heures et des heures durant. Et je ne voudrais pas donner l’impression d’être un égoïste qui ne fait que parler de soi. En plus, je n’aimais pas vraiment cet air gaga que j’affichais. Si ça ne dérangeait pas Enzo de le faire devant un chat, moi ça m’agaçait. J’avais quand même un minimum de fierté. Je pleurais toujours comme une fillette alors je me reprenais.


- Je sais que t’as changé Kyle, crois moi j’le sais. Regarde toi, j’ai l’impression que tu pourrais déplacer le château rien qu’à bout de bras. J’te sens plus fort que jamais et ça m’fait vraiment plaisir de te voir comme ça. J’suis heureux, pour toi, pour vous. Et j’espère que vous aurez un bel avenir ensemble malgré tout ces connards. Invite-le à venir boire un verre dans mon palace un jour, j’aimerai bien faire la connaissance de celui qui rend mon super pote East Coast heureux.

Je fus heureux de l’entendre me dire ça. Qu’il était content pour moi, pour nous. Par contre, j’étais moins certain pour la rencontre. Je faisais entièrement confiance à Cameron seulement voilà, quand ça avait rapport avec Enzo, j’étais plus ou moins ouvert. Je n’avais pas peur qu’il me le pique, loin de là, mais je ne savais pas s’ils s’étaient déjà rencontrés avant. Après tout, Enzo avait suivit son frère pendant quelques mois, lors de chasse aux moldus, et peut-être qu’ils étaient tombés nez à nez avec Cameron et si c’était le cas, alors tout serait foutu et je n’avais pas envie que la merde soit semée entre nous. Car je savais qu’Enzo n’était pas comme ça. Il était simplement dans une mauvaise passe et avait été entraîné par son aîné.
Mais bon qui sait, peut-être qu’un jour cela serait possible. Peut-être même que le destin voulait que ces deux là se connaissent. Difficile à dire.
Changer de sujet, encore une fois. Assez parler de moi. J’avais hâte de l’entendre me dire quelques secrets à son tour, même s’il disait que sa vie n’était pas aussi palpitante que la mienne. Nous avions tous notre histoire en tant que moldu et c’était mieux si c’était moins mouvementé. Après tout, pas besoin d’avoir de violence ou de guerre pour avoir une vie intéressante ici.
Il soupira et s’assit près de moi, semblant mieux que tout à l’heure. La crise semblait passé et il semblait prêt à s’ouvrir à son tour.


- En fait, y a bien un truc qui me prend la tête en ce moment mais c’est stupide.

Je changeai légèrement ma position afin de mieux le voir et lâchai mes lacets qui étaient entrain de se détruire au contact de mes doigts.
Il semblait nerveux, jouant avec son briquet qui attira aussitôt mon attention. Il se passa quelques secondes de silence et puis…


- Quand j’ai débarqué ici, j’ai rencontré une sorcière. Ça s’est pas très bien passé, pour ne pas dire que ça a été un véritable fiasco. Tu vois, je débarquais tout juste, je ne comprenais pas vraiment où j’étais ni qui était ces gens un peu étranges et la voilà au milieu de mon chemin. On s’est pris la tête d’une façon magistrale, je lui ai sorti le grand jeu. Sur de moi, hautain et tout le bordel. Elle a fini par me changer en poule … Te marre pas, j’te jure que c’est flippant. Très mauvaise expérience.

Je relevai les yeux vers lui, surpris de ce que je venais d’entendre. J’affichai un large sourire, à défaut de rire. En voilà une situation cocasse! J’ignorais même qu’il était possible qu’on puisse nous transformer en un animal quelconque. Effectivement comme il le disait, ça devait être une expérience plus ou moins agréable.
Néanmoins, tout cela remontait encore des souvenirs en moi. Je me souvenais moi-même de mon arrivée ici à Poudlard. Avant que je connaisse Enzo. J’étais passé par une période de questionnement intense et ça m’avait prit un certain moment avant d’obtenir des réponses claires. Je me souvenais encore de cette boucle d’or qui m’avait éclairé à tous les niveaux, spécialement celui de la magie. Un intense moment que je n’oublierais jamais. Après tout, le reste du monde moldu ignorait que la magie existait réellement. Pour nous c’était devenu une réalité de tous les jours, voir même presque une banalité puisque nous vivions sans cesse avec elle. Elle m’effrayait beaucoup moins qu’avant, même si je préférais être en compagnie d’un sorcier dépourvu de baguette.


- Bref. On a fini par se revoir quelque temps après, j’venais de me faire tabasser et on a mis notre fierté de côté tous les deux. Elle m’a aidé, m’a filé un truc pour soigner mes blessures et on s’est mis à discuter. On a appris à se connaître et y a un truc spécial qui s’est créé entre nous. Mouais … C'est là où ça se corse. Tellement spécial que je suis tombé amoureux d’elle … Et ça m’fait chier. Royalement.

J’haussai les sourcils, surpris de sa dernière phrase.
Il ne cherchait donc pas le bonheur malgré tout? Ça ne faisait pas de mal pourtant…
Sa nervosité semblait avoir monté d’un cran alors qu’il semblait griffer son pantalon.


- Je sais que pour toi ça roule tout seul mais moi je sais pas gérer ces trucs là, et j’veux pas avoir à le faire d’ailleurs. Je sais que ça va tout gâcher entre nous et j’ai pas envie de ça. J’adorai notre relation telle qu’elle était alors du coup je m’éloigne un peu d’elle parce que ça me fait mal de la voir. J’veux attendre que ça passe, et je sais que ça passera, et ensuite tout redeviendra comme avant. Tu dois trouver ça ridicule, mais j’veux pas lui dire tout ce que je ressens pour elle. D’autant plus qu’elle a déjà suffisamment à gérer d’après ce que j’ai compris. Des histoires avec son meilleur ami, et le frère de ce meilleur ami. J’ai pas trop bien compris. Et tout un tas d’autre bordel. Ceci dit ça s’est peut être arrangé depuis le temps parce que cette conversation commence à dater. On n’en a jamais reparlé.

- Non il n’y a rien de ridicule là-dedans Cameron. Tu n’es pas prêt je crois et c’est correct.

En réalité, je n’essayais de ne pas porter de jugement, mais surtout, je tâchai de garder ma langue pour moi. Après tout, ce n’était pas tout le monde qui parvenait à gérer comme je le faisais. Comme il avait dit. Certains avaient l’esprit plus ouvert à ce sujet, laissant la chose venir. Il semblait refuser les sentiments qu’il éprouvait pour cette sorcière et je me disais que c’était peut-être une mauvaise chose. Il voulait que cet amour disparaisse, mais ce n’était pas en claquant des doigts que ça allait arriver. Et ce n’était pas non plus en l’évitant que ça allait améliorer les choses. Après tout qui sait, peut-être que ce sentiment était réciproque?
Mais bon n’empêche que même si je n’étais pas tout à fait d’accord avec sa façon d’agir, je comprenais parfaitement son point de vue.
Il fixa la porte qui se trouvait derrière moi pendant un moment, semblant réfléchir à tout ceci. Je l’ai laisser faire jusqu’à temps qu’il revienne parmi nous, me souriant.


- Enfin voilà, ça me prend pas mal la tête mais après tout ce que tu viens de me raconter, j’me dis que c’est totalement ridicule de rester loin d’elle comme ça juste parce que j’ai peur de mes sentiments. J’vais aller la voir, et faire comme si rien n’avait changé entre nous. On est amis, et on va le rester.

Je souris à mon tour, lui donnant une tape amicale sur l’épaule.

- Voilà la bonne attitude!

- Elle s’appelle Jillian, tu la connais peut être.

En entendant ce prénom plus que familier, j’eus l’impression qu’il m’avait donné un coup de poing dans le ventre.
Mon sourire avait disparu aussi vite qu’il était apparut et pendant une second ou deux, je crus manquer d’air. Les sourcils haussés, je n’en croyais pas mes oreilles…
Impossible. Impossible. C’était tout simplement impossible.


- Tu veux dire Jillian Davis…? Une élève de Poufsouffle…?

La même avec qui j’ai baisé et avec qui j’ai trompé Enzo sans le vouloir? Celle qui a le même parfum que mon amoureux et que j’ai abandonné sur cet étage même parce que je me suis senti trop con après l’acte? Cette fille que je n’ai pas revu depuis cet instant et que je fuis parce que je me sens trop coupable? Ce moment que j’avais réussi à effacer ce matin même de ma mémoire me revenait au galop. Je sentais encore sa peau contre la mienne et les courbes de son corps contre mes mains…
Je secouai vivement la tête comme pour me réveiller d’un cauchemar. Je n’en n’avais toujours pas glissé un mot à Enzo et je n’avais pas l’intention de le faire. Je voulais parler à Jillian, mais maintenant qu’il avait prononcé son prénom, je ne savais plus quoi penser. Et il était… Amoureux d’elle? Double, triple, quadruple coup de poing. J’eus envie de mourir sur le champ tellement je me sentais dépité. Coupable au dernier degré. Une terrible envie d’effacer ce mauvais souvenir de ma mémoire.
Mon cœur cognait dans ma poitrine comme un char d’assaut. J’avais soudainement très chaud et j’évitais le regard de mon ami, aillant peur qu’il lise toute ma connerie dans mes iris. Je reprenais lentement mon souffle, essayant du mieux que je pouvais de contenir ce trop plein d’émotions qui me montait dans le crâne.
Et bordel, pourquoi fallait-il…?
Je lui souris de nouveau. Un sourire troublant sur des lèvres tremblantes.


- Oui Jillian… Oui je l’a connais… Enfin pas très bien, je l’ai rencontrée par hasard…

Et même si je suis un homo, j’me suis tapé cette fille là.
Non je n’étais pas pour lui raconter cette partie là, déjà que je refusais de parler d’Enzo. Et ah merde, pourquoi avait-il fallu que je fasse mon petit curieux? Pourquoi avait-il fallu que ce soit cette fille là et pas une autre? Il devait bien avoir un million d’apprentie sorcière dans ce château de merde et il fallait que ce soit elle… J’avais donc le don de me mettre dans la merde, c’était presque quelque chose d’inné chez moi.
Non j’allais rester dans le réaliste, sans raconter de mensonge. Il était vrai que je l’avais connue par hasard, même si je connaissais son existence avant, j’ignorais qui elle était parmi les jeunes femmes qui vivaient ici.


- Je l’ai connue dans le temps de ma séparation avec mon copain. Enfin quand je croyais qu’il était mort. Il m’amenait toujours dans un endroit secret et je tentais désespérément de retrouver ce lieu et c’est là qu’elle m’a vue et qu’elle a voulu m’apporter son aide. Ensuite on s’est revu peut-être une ou deux fois, mais c’est tout. Et d’après ce que je sais d’elle, c’est une fille très bien…

Oui ça c’était vrai. C’était une fille bien, gentille, exemplaire. C’était moi l’idiot, le connard, le trouble fête. Je ne trouvais même pas le qualificatif juste pour me décrire.
Quoi qu’il en soit, tout ceci me rendrait extrêmement mal à l’aise. Je n’avais plus qu’une envie et c’était de partir d’ici. Le simple fait de revoir toutes ces images trop sensuelles me donnait envie de vomir et la présence de Cameron ajoutait un poids à ma conscience déjà pleine de remords.
Je risquai un regard dans la direction de mon ami et me dit que je devais avoir l’air d’un parfait idiot. Je tentais du mieux que je pouvais de cacher mon malaise, mais j’étais un si mauvais acteur et menteur qu’il devait lire en moi comme dans un livre ouvert. Il devait se douter que quelque chose ne tournait pas rond avec cette fille et je ne voulais pas qu’il pense qu’elle m’avait fait du mal ou quoi que ce soit. Non c’était plutôt moi qui n’avait pas été très cool avec elle.
J’agrippai de nouveau mes lacets, effaçant cet horrible rictus qui s’était formé à la place de ma bouche.


- C’est une bonne fille, vraiment. Je suis content que tu sois tombé sur elle plutôt que sur n’importe qu’elle autre, sincèrement. Même si tu ne lui avoues pas tes sentiments, même si vous ne formerez jamais un couple, reste près d’elle, c’est une bonne fréquentation. Une amie formidable et quelqu’un sur qui l’on peut compter.

Et là, je me mélangeais dans mes trucs. Je venais de lui dire que je l’a connaissais à peine. Enfin assez pour dire que c’était quelqu’un de bien. Et finalement, je lui disais qu’elle était une super amie…
Je m’enfonçai. Plus je parlais, plus le poignard s’enfonçait en moi et je ne voulais pas encore semer la zizanie entre notre amitié alors qu’elle voyait un nouveau jour.
Il me restait donc une option : partir. Raconter un mensonge et foutre le camp. Je n’avais pas envie qu’il me pose des questions sur lesquelles je savais d’avance que je ne pouvais pas répondre ou inventer des choses fausses.
Lâchant de nouveau mes lacets, je me relevai.


- Je pense que l’on sait tout dit. J’avais pas l’intention de rester trop longtemps, je voulais simplement régler tous ces trucs entre nous et je pense que le tour a été fait. Je vais retourner dans notre repère secret maintenant. Il est en cours présentement, mais je pense que ça se terminera bientôt et je ne voudrais pas qu’il s’inquiète s’il voit que je ne suis pas là.

Mensonge.
Même si je savais environ où se trouvait notre cachette sur le septième étage, n’empêche que je n’avais pas son pouvoir de faire apparaître la porte comme il s’avait si bien le faire. Et donc, j’allais plutôt regagner ma chambre respective en tâchant de passer à autre chose que de me plonger dans tous ces souvenirs qui me revenaient en tête.
Avec Cameron, je venais de revivre un vrai voyage dans le temps. Parfois intéressant et d’autres fois non. Ça avait dû être la même chose pour lui de toute façon. Quoi qu’il en soit, j’étais heureux que cette question fût réglée, même si je venais peut-être de soulever autre chose.
Je mis la main sur la poignée avant d’ouvrir la porte qui fit encore une fois, un tapage intensif. Je sortis dans le corridor et me retournai face à lui.
J’eus un vrai sourire cette fois-ci, tâchant d’enfermer Jillian loin dans mon esprit.


- Je suis très content que tu m’ais accueillit chez toi aujourd’hui et bien content de cette discussion. Ça m’a fait un bien fou et franchement, j’ai l’impression que chaque chose est revenu à sa place. Et ne t’inquiètes pas, je ne prendrai pas autant de temps la prochaine fois pour te donner de mes nouvelles. Aussitôt que j’ai un temps mort, je viens te voir où j’essayerai de te trouver. D’ici là prend soin de toi mais surtout… Va lui parler.

Je posai ma main sur son épaule.

- À un de ces quatre, mon copain américain!

Sur cette dernière phrase, je tournai les talons et lorsque je pris le virage pour l’autre couloir, je croisai une fille bien étrange qui se trouvait là.
Immobile, elle fixait le plancher, un peu comme si elle avait peur de moi ou je ne sais pas. Je ralentis mon allure, la regardant de la tête aux pieds. Elle ne me semble pas inconnue, bien que je n’aille aucun souvenir de l’avoir rencontrée quelque part. C’est là que je remarquai son insigne qui brillait fièrement sur sa robe. Une Poufsouffle. Une autre.
Je décidai de continuer mon chemin sans m’arrêter. J’aurais pu l’interpeller, lui dire qu’elle n’avait pas le droit de ce trouver de ce côté-ci de l’étage mais ça, elle devait déjà le savoir. Seulement sa présence m’intriguait et je me demandais où elle allait comme ça. Enfin bref, je n’allais pas commencer à me préoccuper des ennuis des autres alors que moi ma tête en était pleine. Maintenant que je n’avais plus Cameron en vue, les images de Jillian étaient de retour et me suivirent jusque dans l’enfer de ma chambre.

Un jour.
Oui un jour je parviendrai à tout régler et à ne plus rien te cacher.

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MessageSujet: Re: Who's knocking on my door ? {Kyle}   Lun 15 Aoû 2011 - 0:19

HRP:
 

Pas prêt. Je n'avais jamais envisagé les choses sous cet angle mais finalement, est ce qu'il a pas raison ? Après tout, je suis fait comme les autres alors pourquoi ça me rebute à ce point tous ces trucs de sentiments ? Oui, c'est ça. Ça doit être ça. Je suis pas prêt à inclure ça dans ma vie. J'en ai pas envie, tout simplement. Et si lui est heureux, dans une histoire qui semble sérieuse et plus ou moins épanouie malgré ces connards qui emmerdent tout le monde ici, ça n'est tout simplement pas ce à quoi j'aspire. Pour le moment en tout cas. Je suis jeune, j'ai le temps pour me trouver une petite femme et fonder une famille. Oui, c'est vrai, il est plus jeune que moi mais nos histoires ne sont pas les mêmes, nos caractères non plus. Et s'il a trouvé sa perle rare, qu'il s'est senti prêt à l'accepter, ou à faire accepter à sa moitié que c'était le bon moment alors tant mieux. J'en suis heureux, vraiment. Mais ça n'est pas mon tour. Je n'arrive absolument pas à me visualiser main dans la main avec quelqu'un, partageant mon quotidien, ma vie. Pas plus avec une autre qu'avec Jillian. Je pourrais m'amuser, aller voir à droite et à gauche mais même ça je n'en ai pas envie et hors de question que je me comporte comme ça avec elle. Avec Jill je veux dire. J'ai beaucoup trop de respect pour elle. Non, je crois que je ne veux tout simplement pas avoir la moindre attache. J'ai des amis, et ça me suffit.
C'est tout bête, mais rien que cette petite phrase me permet d'ouvrir les yeux sur la situation et d'y voir plus clair. Oui c'est ça, c'est comme si j'ouvrais les yeux après resté coincé quelques temps en pleine obscurité. Merci mon pote, t'as pas idée de l'épine que tu m'enlèves du pied. Je crois que je m'étais un peu mélangé les pédales. Attention, je dis pas qu'à partir de maintenant ça sera simple, ni que mes sentiments pour Jill vont disparaître du jour au lendemain, simplement je pense que je vais appréhender les choses d'une manière moins dramatique. J'te laisse le monopole de la belle histoire d'amour, un peu tragique mais stable, et moi je vais continuer de me contenter d'une, ou plusieurs plutôt, amitiés solides.

Et finalement, je me rends compte que ça fait du bien de vider son sac et de lâcher ce qu'on a sur le cœur. J'ai plus ou moins abordé le sujet avec Emily mais j'ai pas développé. J'en avais pas envie. Avec Kyle, visiblement, c'est plus simple. Peut être aussi parce qu'il s'est livré à moi juste avant et que j'ai bien compris qu'il ne me jugerait pas. Ce qui ne veut pas dire que j'ai peur qu'Emily me juge, puisque je sais qu'elle ne le fera jamais mais je sais pas … C'est peut être juste parce qu'elle est une fille. J'en sais rien, et dans le fond ça n'a pas d'importance. C'est comme ça, c'est tout.

« Voilà la bonne attitude! »

C'est là que je me suis décidé à prononcer son prénom. Youhou ! Cameron Cassidy qui se confit, qui avoue une de ses faiblesse. Demain, les poules auront des dents ! Hum … Mauvais exemple. Je déteste les poules, allez donc savoir pourquoi ...

« Tu veux dire Jillian Davis…? Une élève de Poufsouffle…? »
« Exact. »

J'ai dit une connerie ?

Est ce que c'est moi où son sourire venait de s'effacer d'une traite ? Encore une fois, son comportement, ses réactions, m'échappent. J'ai l'impression d'avoir sorti un boulet de canon ou alors peut être que je deviens parano va savoir.

« Oui Jillian… Oui je l’a connais… Enfin pas très bien, je l’ai rencontrée par hasard… »

Est ce qu'elle t'a fait du mal ? Parce qu'à voir ta tête …

J'ai commencé à froncer les sourcils, incapable de cerner la situation. C'est comme s'il était géné, comme s'il voulait me cacher un truc. Quoi qu'il en soit il s'y prenait comme un manche étant donné que tout chez lui, dans sa façon de se comporter, m'alarmait. Est ce que Jill aurait pu lui faire du mal ? Sincèrement, j'en doutais fortement. Est ce que l'inverse était possible ? Là aussi, j'aurais mis ma main à couper que ça n'était pas le cas, alors qu'est ce qui clochait au juste ? Il me dit la connaître, ok, c'est cool, mais de quelle manière au juste ?

« Je l’ai connue dans le temps de ma séparation avec mon copain. Enfin quand je croyais qu’il était mort. Il m’amenait toujours dans un endroit secret et je tentais désespérément de retrouver ce lieu et c’est là qu’elle m’a vue et qu’elle a voulu m’apporter son aide. Ensuite on s’est revu peut-être une ou deux fois, mais c’est tout. Et d’après ce que je sais d’elle, c’est une fille très bien… »

Je t'en prie Kyle, fais pas renaitre en moi mes anciens démons. Cette manie que j'avais de sortir les armes dès que je me sentais menacé d'une façon ou d'une autre. Je viens de t'avouer que j'ai une faiblesse et tu peux pas savoir ce que ça me coûte, alors s'il te plaît, me fais pas ça. Efface moi cet air coupable que t'as d'affiché en gros sur le visage. Me laisse pas redevenir le Cameron des rues, celui qui hésitait pas à se dresser devant le danger, à réduire ses adversaires à néant. Dis moi juste qu'elle ne t'a rien fait, que tu ne lui a rien fait, que rien ne se dressera entre elle, toi et moi, qu'on arrivera pas dans un truc sordide. Je ne me le pardonnerai jamais si jamais je dérapai mais je sais pas si tu me connais aussi bien que ça. Parce qu'avec toi je suis doux comme un agneau mais … En moi se cache un prédateur, près à sortir les griffes et les crocs pour défendre son honneur, sa fierté et ceux qu'il aime. T'en fais parti. Elle en fait parti. Je ne veux pas ressentir ce besoin de … Parle. Dis quelque chose. N'importe quoi.

« C’est une bonne fille, vraiment. Je suis content que tu sois tombé sur elle plutôt que sur n’importe qu’elle autre, sincèrement. Même si tu ne lui avoues pas tes sentiments, même si vous ne formerez jamais un couple, reste près d’elle, c’est une bonne fréquentation. Une amie formidable et quelqu’un sur qui l’on peut compter. »

Et je croyais que tu ne la connaissais pas très bien ?

« Je pense que l’on sait tout dit. J’avais pas l’intention de rester trop longtemps, je voulais simplement régler tous ces trucs entre nous et je pense que le tour a été fait. Je vais retourner dans notre repère secret maintenant. Il est en cours présentement, mais je pense que ça se terminera bientôt et je ne voudrais pas qu’il s’inquiète s’il voit que je ne suis pas là. »
« J'comprends. Pas la peine qu'il chope un ulcère, vas y file. J'te ferais une crise de jalousie un autre jour. »

Sourire. Plaisanter. Respirer.
Pars maintenant s'il te plaît, c'est mieux comme ça. Je ne supporte pas la suspicion que tu fais naître ne moi. J'ai l'impression que c'est injustifié et je ne veux pas tout gâcher. T'as raison, vas le rejoindre. Vas retrouver ton équilibre et moi je vais rester là, tranquille, seul, reprendre mon joint et ne plus penser à rien. Débrancher. Me dire que je suis heureux que tu sois venu me rendre visite. Me dire que demain, ou peut être après demain ou la semaine prochaine, j'essaierai de trouver Jill. Je m'excuserai de m'être éloigné comme ça, je la ferai sourire, rire et tout ira bien. J'oublierai que mon cœur bat parfois autrement que pour me maintenir en vie. Oui, tout ira bien.

« Je suis très content que tu m’ais accueillit chez toi aujourd’hui et bien content de cette discussion. Ça m’a fait un bien fou et franchement, j’ai l’impression que chaque chose est revenu à sa place. Et ne t’inquiètes pas, je ne prendrai pas autant de temps la prochaine fois pour te donner de mes nouvelles. Aussitôt que j’ai un temps mort, je viens te voir où j’essayerai de te trouver. D’ici là prend soin de toi mais surtout… Va lui parler. »
« On verra. Et j'espère bien que tu mettras pas autant de temps à venir me voir, sinon j'viens te chercher par la peau du cul. Et va savoir, la prochaine fois tu m'annonceras peut être que tu t'es marié. Avec toi plus rien ne m'étonne. »

La porte allait se refermer.
Je l'avais raccompagné jusqu'au couloir.

« À un de ces quatre, mon copain américain! »

Un dernier sourire et je secouais la tête, écrasant un rire.
Est ce qu'un jour t'arrêtera d'être aussi secret et … étrange ?

« A plus Kyle. Porte toi bien. »


- Fin -
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