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 A call to Arms - Enzo -

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MessageSujet: A call to Arms - Enzo -    Jeu 14 Juil 2011 - 18:10

We were born for this...






Marre. Voilà, c’était tout, il en avait marre. Sauf qu’un Marek en ayant réellement raz le cul, ça ne s’était encore jamais vu à Poudlard. En réalité, il avait déjà hais et fait chier, mais jamais à ce point là. Et, depuis peu, il avait retrouvé un arrière gout amer de ce que son père lui avait parfois fait subir. Sauf qu’il n’était plus exactement le gamin de l’époque. Et il n’avait aucune envie de faire figure de martyre. Peu à peu, son statut de double jeu s’était mis à pencher du côté des dominés, et ça n’était pas forcément quelque chose qu’il adorait. Et, depuis qu’il avait croisé Casey, c’était une certaine honte qui l’avait pris. Elle avait peur, peur de souffrir à nouveau, elle baissait la tête et espérait que ça passerait un jour, peut être. Jamais elle n’avait baissé les yeux jusque là. Et il ne l’avait pas vu. Bien sûr, il s’en foutait, mais pourtant, ça lui avait foutu un coup. Voir quelqu’un d’aussi fier se recroqueviller d’un coup comme une gamine… et ça n’était même pas de sa faute oo’’ ! Et puis, après ça, à chaque fois qu’il avait croisé de ses élèves en conflits avec des Supérieurs, il les avait vu baisser les yeux, serrer les poings, et souvent, tomber, hurler, et tenter de respirer à peu près convenablement une fois que leurs agresseurs étaient partis. Et puis, il y avait tous ces gosses dans les cachots. Pas un seul ne semblait savoir quoi faire.

Et puis, il était tombé sur ce trio incongru. Enzo, Sovahnn et Tongerson. Une gamine incapable de faire sortir le moindre putain de sortilège, s’était dressée devant un homme qui avait cherché à abuser d’elle plusieurs fois de suite. Ils espéraient tous que ça passe. Sauf qu’elle, elle n’était pas arrivée depuis si longtemps que ça, mais surtout, elle ne voulait pas être une pauvre petite victime. Et c’était la fille sensée être fragile et morte de trouille face à son agresseur qui l’avait arrêté et l’avait envoyé se faire foutre. Comme quoi, ça existait encore, le cran. Il savait aussi qu’elle avait déjà, plus tôt, réglé ses différents avec cet homme, puisqu’il l’avait retrouvée en petite tenue, en train d’enfermer ce type, évanouis, dans un placard… chose qu’Aileen était mieux de ne pas savoir d’ailleurs, soit dit en passant. Ok, cette fille était une daube en magie, mais en attendant, elle gérait bien. Et si elle était capable de le faire, ça devait être le cas d’autres personnes. Oui oh ça va, une gosse vachement sexy lui avait redonné la niaque, chut, ‘faut pas le dire.

Alors, finalement, il s’était aperçu qu’un certain nombre d’élèves agissaient dans le dos des Supérieurs, bien déterminés à ne pas se laisser rabaissés. C’était stupide, et franchement dangereux, mais ils bougeaient, plutôt que de rester apathiques, exécutant les ordres donnés, et fermant les yeux en suppliant pour que le supplice finisse plus vite. En fait, le truc, c’était surtout que, même si les cours de défense incluaient énormément de choses que les Supérieurs réprouvaient, les élèves ne savaient pas se défendre assez pour se protéger au mieux. Et après tout, il ne pouvait pas non plus faire comme il lui plaisait, car il y avait des mouchards partout.

Ambiance de merde j’vous jure…

L’enseignant avait donc chopé quelques élèves au détour des couloirs. Il était temps de se bouger, et de foutre un bon coup de pieds au cul des gosses et des Supérieurs. Des gosses pour qu’ils relèvent la tête, et des supérieurs pour qu’ils la baissent et apprennent que, quoi qu’ils fassent, ils n’auraient pas toujours le dessus. Bien sûr, c’était risqué, mais il y avait trop de personnes ici démunies. Nan, c’était vrai quoi ! Lui-même avait déjà gouté aux avertissements des dirigeants de Poudlard et pourtant, il était loin d’être le sorcier le plus faible de l’école. Alors, ceux qui ne savaient pas un dixième de ses connaissances à lui… Il doutait qu’ils passent de bonnes années scolaires. =D. Euphémisme, mon ami.

Passant derrière un élève sans qu’il ne le voit, il posa brutalement sa main contre son épaule, lui adressait un sourire mauvais quand il se tourna.

« Colle vendredi à 20h et je me contre-fous qu’à cette heure là tu doives être à ton dortoir. Soit à mon bureau c’est tout. »

C’était bien à Enzo qu’il s’adressait, et le ton qu’il avait utilisé, comme d’habitude, laissait sous entendre qu’il ne supporterait pas d’incartades à son ordre. Sans même attendre de réponse du garçon, il s’éloigna sans un regard. Il se démerderait pour être là, l’homme s’en doutait. De toute manière, c’était connu qu’il valait mieux faire ce qu’il demandait et ne pas trop le faire chier, après tout, un Rivers, ça n’était jamais très patient. Même si Enzo n’aurait aucune envie de venir, l’enseignant espérait qu’il ne chercherait pas d’excuses.

Déjà, il disparaissait dans sa salle de cour, faisant entrer les deuxièmes années du même coup.

***

Quand la porte s’ouvrit ce vendredi là dans la salle de cour de défense contre les forces du mal, la pièce semblait être calme. Deux élèves de Serdaigle étaient assis côtes à côtes et Sovahnn se trouvait à quelques tables d’eux. Tous trois étaient occupés à copier des lignes et jetèrent un regard blasé au nouvel arrivant.

Le bureau (la pièce xD) de Logan se trouvait au fond de la salle et cour, et était attenant à sa chambre, on devait donc forcément entrer dans la salle de cour pour l’atteindre. Mais l’enseignant ne s’y trouvait pas et était assis au bureau (le meuble cette fois =D) au fond de la salle, les jambes sur le meubles, il semblait absorbé par sa super lecture : une copie longue comme… si c’était Aileen qui l’avait écrit !!

Mais lorsque le nouvel arrivant se serait un peu plus avancé, le sortilège qui faisait naitre cette illusion lui montrerait à nouveau la vérité. En réalité, il y avait sept personnes dans la pièce, dont l’enseignant. Huit une fois qu’Enzo y rentrerait. Un des Serdaigles était posté devant Maxence qui soignait les quelques blessures dont il avait hérité, pendant que Sovahnn s’énervait seule à faire sortir quelque chose de sa baguette qui devait être sensé attaquer le mannequin qui se trouvait face à elle. .. sans succès ! Le Serdaigle soigné, Maxence s’était mis à la fixer, éclatant d’un rire joyeux en la voyant agiter sa baguette d’un air dépité – comme si ça changerait quelque chose… - avant de se lever pour aller l’aider.

Le second Serdaigle était au sol à l’entrée d’Enzo, en train de se masser les reins qui venaient de se prendre un beau coup, et de foudroyer Rivers, planté devant lui, la baguette à la main, avec un demi-sourire, du regard.

« Ferme la porte. »

Cette fois-ci, c’était bien au Gryffondor qu’il s’adressait. Le Serdaigle, voyant Logan détourner son attention, avait envoyé un nouveau sort précipitamment, dans l’espoir de l’atteindre, cette fois… mais il s’était juste retrouvé avec le nez cassé ! Gémissant, il s’était à son tour précipité vers Maxence, toujours occupé avec Sovahnn, pour se faire soigner. Derrière eux se tenaient deux garçons qui ne portaient pas de baguette et qui ne tournèrent pas le regard, trop absorbés à se battre entre eux.

« En cour, il y a beaucoup de choses que j’peux pas vous montrer. Ça serait trop risquer. J’t’ai fait venir pour réellement t’apprendre à te défendre … efficacement j’parle. »

De l’autre côté de la pièce, Sovahnn avait essayé de frapper Maxence (puisque sa baguette ne marchait pas hein…) et s’était retrouvée le bras bloqué dans son dos. Soupirant de frustration, elle s’était avouée vaincu et l’infirmier s’était retourné pour soigner le nez du Serdaigle, ce faisant, il était entré en grande conversation avec elle, lui donnant sans doute de bons conseils car à l’essai qu’elle fit ensuite vers le mannequin, celui-ci tomba à la reverse, terrassé par… un minuscule petit projectile. Etonnée, la jeune femme avait sursauté en poussant un petit cri de surprise. Elle venait de jeter un semblant de sort pour la première fois de sa vie quand même…

Les moldus, eux, semblaient occupés à se désarmés l’un l’autre d’un bâton symbolisant sans doute une baguette. Pour les aider, ils avaient dans la main et à côté d’eux, des petits objets ensorcelés, potions et bric à brac en tout genre pouvaient alors se montrer utiles. Tous deux portaient des traces de lutte récente ou non, sang, poussière, cicatrices ou marque de coups..

« Mais pour ça, aucun d’entre vous ne devra dire un mot de ces « retenues ». Ça marche ? »

Le regard de Marek n’avait toujours pas lâché Enzo. Il leva alors sa baguette, l’incitant à sortir la sienne, lui faisant comprendre implicitement qu’il lui donnerait une leçon particulière. Ça n’était pas un traitement de faveur (ou de défaveur), quand on regardait l’état de toutes les personnes ici (y compris les non magiciens), chacun avait son lot de blessures. Le visage du serdaigle était poisseux de sang, son ami, lui, se tenait inlassablement le dos et boitait. Sovahnn non plus n’avait pas été épargnée car son haut était taché de quelques gouttes de sang au niveau de l’épaule et du ventre. Il avait également été déchiré dans son dos, mais super Maxence avait remédié à toutes les blessures (oui, aussi celles du t-shirt, c’est SUPER Maxence j’ai dit. Il est trop fort oo’’). Elle comme les autre, était couverte de poussière.

Marek, lui, attendait qu’Enzo se place là où était le Serdaigle histoire de pouvoir commencer la leçon. D’un geste de tête, il le lui indiqua.

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MessageSujet: Re: A call to Arms - Enzo -    Jeu 14 Juil 2011 - 20:57

M. Logan Rivers & Enzo Ryans




Born to kill ?


J’avais oublié. Comment j’ai pu oublier un truc pareil ? Peut être parce qu’entre temps j’me suis fait attraper par un cinglé, jeter dans les cachots, enchaîner. Peut être parce que ce taré à fait venir dans cette même « pièce » ma raison de vivre alors qu’on est en théorie sensés se croire mort l’un, l’autre. Parce que ce sale type a mis Kyle sous Imperium et l’a forcé à me lacérer le torse avec de l’argent. Parce que j’ai failli le tuer. Parce que si Lui ne m’en avait pas empêcher cet enfoiré ne serait plus de ce monde à l’heure actuelle. Parce que je le regrette et que j’en ai honte. Honte de souhaiter encore la mort de ce type. Parce que la blessure ne se referme pas et que ça me fait un mal de chien. Même si tout l’argent est sorti de mon organisme, les plaies ne se referment pas et je sais que je vais devoir attendre la prochaine Pleine Lune qui est dans plus de deux semaines pour avoir une chance que ça guérisse vraiment. Parce que la douleur ne me lâche pas, qu’elle m’empêche de dormir. Parce que ça brûle comme si de la lave en fusion naviguait sur mon torse. Parce que je fulmine à la simple pensée que ce connard a osé poser la main sur LA personne à ne pas toucher. Parce que je tourne en rond comme un Loup en cage depuis que c’est arrivé et bien que ça ne fasse que quelques jours, aucun des effets de s’est estompé jusqu’ici. Parce que je n’ai pas pu revoir Kyle depuis et qu’il me manque. Parce que ça me rend malade de devoir rester loin de lui comme ça. Parce que je ne supporte déjà plus de devoir me cacher, de ne pas avoir le droit de l’aimer, de devoir le savoir entrain de souffrir sans rien pouvoir faire pour le protéger. Parce que j’ai l’envie tenace de confronter mon frère depuis que je sais qu’il m’a manipulé pendant des mois, qu’il m’a caché la vérité. Parce que je ne supporte plus cet endroit et tous les enfoirés qui le tiennent.

« Colle vendredi à 20h et je me contre-fous qu’à cette heure là tu doives être à ton dortoir. Soit à mon bureau c’est tout. »

Rivers. J’entends encore sa voix qui résonne dans ma tête finalement. Et sa main sur mon épaule, un geste de trop pour moi-même s’il n’a probablement pas la moindre idée de l’impact que ça peut bien avoir. Un ton sans appel qui ne laisse place à aucune négociation. Oh je pourrais très bien esquiver, ne pas me pointer mais je sais pertinemment qu’il est très déconseillé de désobéir à ce type là et que je n’ai pas la moindre envie qu’il se mette à fouiller le château à ma recherche, au risque de me trouver avec Kyle. Alors encore une fois je vais prendre sur moi, attendre que ça passe, même si au fond de mon cœur une bête sauvage s’agite. Pourquoi cette colle au juste ? Aucune raison apparente. Je me suis tenu à carreau à tous les cours ou presque ces derniers temps. Est-ce que c’est parce qu’il nous a tiré d’affaire une nouvelle fois avec Sovahnn ? J’en sais rien, et ça m’énerve encore plus.

Assis sur mon lit, Lune sur mes genoux, je griffonne sur un morceau de parchemin. Pas n’importe lequel, non, mais bien celui que j’utilise pour communiquer avec Kyle. Une idée d’un dernier année. Je l’ai entendu s’en venter un jour au hasard d’un couloir et ça n’est pas tomber dans l’oreille d’un sourd. Une oreille avec une ouie fine en prime. Ça fonctionne bien, c’est très pratique étant donné qu’on ne peut pas ce voir hormis pour ce faire torturer visiblement.

Citation :
Peux pas venir. Colle. Oui je sais, encore, mais cette fois j’ai rien fait pour.
Je t’explique dès que je peux. Et si j’ai pas de nouvelles de toi d’ici 2h je défonce tout le château jusqu’à ce que je te trouve. Je fais mon possible pour qu’on se voit rapidement. Tu me manques, encore et toujours. Je file voir Ismaelle. A très vite.

L’encre a disparu au fur et à mesure que la plume glissait sur le papier. J’ai fourré le parchemin dans la poche de mon baggy et reposé le reste dans le tiroir le plus proche de mon lit. Verrouillé par un sort. Lune s’est calée sur mon oreiller en ronronnant et à contre cœur je me suis relevé. Je suis sorti du dortoir, direction le bureau d’Ismaelle. C’est elle qui m’a soigné la première fois. J’aurai pu aller voir Maxence mais le fait est que c’est elle qui était là à ce moment là. A l’exception de Kyle, elle est la seule à savoir. Le Supérieur à subit un sortilège d’oubliette qui visiblement à fonctionné. Je n’en ai parlé à personne et n’en ai pas la moindre intention même si je me doute qu’à un moment ou un autre Jillian commencera à se poser des questions. Je suis distant depuis ce jour là. Je ne supporte pas grand monde pour ne pas dire personne. Je l’évite parce que j’ai peur de réagir de la mauvaise manière avec elle. Et je ne veux pas qu’elle voit que je souffre. Elle a déjà bien assez à gérer comme ça.

Sortant de mes pensées, j’arrive enfin à destination. Je m’assure qu’il n’y a personne et frappe trois fois à la porte. Des bruits de pas à l’intérieur m’indiquent qu’Ismaelle approche. Elle sait que c’est moi puisque Fenrir n’a pas aboyé. Il m’a senti. Il a compris. Et le cliquetis de ses griffes sur la pierre m’indiquent eux qu’il reste à proximité de sa maîtresse car même si je ne représente pas un danger pour elle, il perçoit ce que l’Homme ne peut pas percevoir. A ses yeux je suis un animal blessé, donc un danger, et bien qu’il ne change pas de comportement envers moi, je sais qu’il est plus protecteur envers sa maîtresse vis-à-vis de moi qu’il n’a pu l’être jusqu’ici. Pour lui je sens le Loup. Un Loup blessé. Un Loup instable. C’est écrit en gros dans sa mémoire olfactive. J’en ai conscience et me montre prudent en conséquence. Jamais de geste brusque. J’apprends. Je suis bon élève. Le language animal est un véritable dédale, c’est passionnant.

La porte s’ouvre enfin.

« Personne ne t’as suivi ? »
« Non, j’ai fait très attention. Tu sais … à pas de Loup Rolling Eyes »
« Ok. J’vais finir par avoir des problèmes si quelque un se rend compte que je fais venir un mineur dans ma chambre tous les soirs. »
« Euh … »
« Choqué ? »
« Nah, m’en faut plus que ça. »
« J’imagine oui Rolling Eyes … Bref. Aller installe toi. »

Ça fait juste bizarre quand un truc comme ça sort de la bouche d’une Prof même si pour moi Isma est bien plus que ça. Ça fait plusieurs jours que ce petit manège dure alors on a déjà nos petits rituels. Je m’assoie sur le canapé, j’enlève mon T-shirt, Fenrir pose sa tête sur mes genoux et Isma m’enlève les bandes, retire le pansement, nettoie les plaies qui à présent forment une sorte de trace de griffure distincte. C’est comme si un fauve m’avait griffé à l’emplacement du cœur. Elle change le pansement, en met un neuf et refait un bandage qui m’entoure le torse et le dos de façon à ce que ça tienne bien. Je serre les dents mais malgré toute la délicatesse dont elle fait preuve, c’est une torture.

« Arrête de bouger Enzo ! »
« J’y peux rien, c’est un réflexe. Tu m’fais mal. »
« Je sais , mais on a pas bien le choix. C’est ça où j’te change pas ton bandage et tu douilleras encore plus. Je sais que tu préfèrerai sans doute que ça soit Kyle qui le fasse mais on a pas toujours ce qu’on veut. Et rien ne dit qu'il serait plus délicat que moi. Et j'veux pas de commentaire ni de détails, merci. »
« Ouais je sais qu'on a pas tout ce qu'on veut. J’suis bien placé pour le savoir, merci. »
« Hey ! »
« Excuse moi. Ça me rend dingue tout ça, c’est tout. Je sais que c’est pas de ta faute. Désolé. J’me tiens tranquille. »
« Merci. »

Et je me suis tenu tranquille.

C’est bête, mais pouvoir parler de Kyle avec quelque un ça fait du bien. Je sais qu’elle ne me juge pas, qu’elle n’a rien contre lui bien au contraire et que jamais elle ne lui fera de mal alors oui ça fait du bien. Après tout c’est normal de vouloir parler de la personne qu’on aime non ? Et devoir se cacher de tout et tout le monde ça me pèse bien plus que ce que j’aurai pu imaginer en vérité. On vit au même endroit, on dort à seulement quelques étages l’un de l’autre mais non, on a pas le droit d’être ensemble et se voir est un véritable parcours du combattant. J’EN AI MA CLAQUE ! J’vais finir par le ramener dans mon dortoir et le cacher sous mes draps pour l’avoir contre moi toutes les nuits. Bref. J’en parle parfois avec Jill mais y a comme un truc qui coince alors j’évite. Je sais pas trop pourquoi mais je ne veux pas prendre le moindre risque et gâcher notre amitié à nouveau. Je marche un peu sur des œufs depuis qu’on s’est retrouvé elle et moi, même si je l’évite depuis quelques jours. En vérité, j’évite tout le monde dans la mesure du possible.

« Voilà, c’est fini. Avale ça, ça calmera la douleur pendant quelques temps au moins. Aller file maintenant. »
« Merci Isma. Pour tout, encore une fois. Je sais pas ce qu‘on deviendrait sans toi. »
« Oh, toi, un délinquant juvénile, c’est certain. Remarque tu l’es déjà. »
« Très drôle. »
« Aller, dégage. Je dois m’occuper d’un autre grand canidé maintenant. C’est l’heure de manger pour Mr Fenrir. »

Je me suis relevé en grognant, et après avoir enfilé mon T-shirt tant bien que mal je l’ai prise dans mes bras. Oui, je sais, ça ne se fait pas, mais je m’en fous. J’ai besoin de ça. Je le faisais tout le temps avec ma mère et ça n’a pas l’air de la déranger alors je continue. Elle m’ébouriffe les cheveux, me sourit et me raccompagne à la porte. Personne en vue. Je peux reprendre ma route et rejoindre … le 3ème étage.
Je marche comme un condamné. Absolument pas motivé. J’ai enfilé un sweater à capuche à fermeture éclair que j’ai laissé ouverte et déambule les mains dans les poches. Traîner le plus possible, retarder l’échéance, même si ça ne sert à rien. J’ai hésité un moment devant la porte, pris d’une envie subite et violente de foutre le camp sur le champs pour retrouver mon cher et tendre mais j’ai finalement posé ma main sur la poignée après avoir frappé pour annoncer mon arrivée. Lorsque j’ai poussé le battant, j’ai un peu halluciné de ce que j’ai vu. Deux Serdaigle, et ma grande copine Sovahnn, assis à une table, la tête baissée, entrain de s’affairer à je ne sais trop quoi. Génial. C’est quoi le délire ? On va copier des lignes. Le Prof quant à lui était à son bureau, les jambes étendues et les pieds dessus, l’air nonchalant, évidement. Une copie dans les mains, il ne m’a accordé aucun regard. Tant mieux. Notre dernière incartade m’avait laissé sur le carreau et je ne tenais pas vraiment à l’entendre me dire encore une fois que je n’étais qu’un gamin en manque d’affection. Ça fait un peu mal à l’égo. Enfin, au moins la potion que m’avait donné Isma faisait son petit effet et je n’avais pas mal. J’entrais donc, faisant ainsi quelques pas de plus. Et là tout à changé. Après 17 ans passé dans ce monde elle arrivait encore à me surprendre. La vérité de cette pièce était bien tout autre. Sovahnn était bien là, les deux Serdaigles aussi, ainsi que le Prof, mais ils n’étaient pas les seuls et le cadre était complètement différent. Je m’arrêtais net et observait. L’infirmier était là, raffistolant un élève. Il y avait même deux Non-Magiciens. Et tous semblaient blessés. Je ravalais ma salive. C’est quoi ce traquenard encore ?!
A mes pieds ou presque, un autre Serdaigle en piteux état, et devant moi, Rivers, un air satisfait greffé au visage.

« Ferme la porte. »

Oui chef !
Ne grogne pas Enzo, c’est pas la peine d’en rajouter. Ferme gentiment la porte et calme toi. J’ai donc obtempéré, toujours sous le choc de ce que je venais de découvrir. Entre temps le Serdaigle avait essayé de prendre Rivers par surprise. Grossière erreur. Il avait à présent le nez cassé et l’odeur de son sang chatouillait mes narines sensibles. L’odeur du sang … métallique, alléchante pour une partie de mon être. Je crois que je ne m’y ferais jamais. Je secouais la tête et relevais la tête vers le Prof.

« En cour, il y a beaucoup de choses que j’peux pas vous montrer. Ça serait trop risquer. J’t’ai fait venir pour réellement t’apprendre à te défendre … efficacement j’parle. »

Un sourcil arqué, je tombais des nues. Ma surprise fut coupée ou plutôt absorbée par autre chose qui fit naître un sourire sur mon visage. Sovahnn venait de lâcher un petit cri de surprise après avoir réussi à lancer un sort sur un mannequin. Je fut bien vite rattrapé par la voix de Rivers.

« Mais pour ça, aucun d’entre vous ne devra dire un mot de ces « retenues ». Ça marche ? »

Sa baguette levée vers moi, je compris qu’il attendait que je sorte la mienne pour me mêler à cette mascarade. Je me sentais soudainement très à l’étroit avec tous ces gens même si au moins deux d’entre eux étaient des visages familiers, que j’appréciais et qui savaient me mettre à l’aise. Oui je commençais à étouffer dans cette pièce, mis au pied du mur. Je me sentais prisonnier et je n’aimais pas du tout ça. Alors sans sortir ma baguette, je redressais la tête et regardais Rivers droit dans les yeux.

« Qu’est-ce que ça fait si je réponds non ? »

Aucune hésitation même si au fond de moi je savais que j’allais probablement le regretter.

« C’est pas mon truc les … machins où y a pleins de monde. Pas besoin de ça, je sais me défendre ou à défaut, encaisser. »

Vrai, en partie, même si j’étais pleinement conscient qu’on en savait jamais assez et que ce Prof là était le meilleur atout des élèves pour apprendre à se défendre. Le simple fait qu’il mêle des Non-Magiciens à tout ça me plaisait d’une certaine manière mais me faisait également peur car même si j’aurais voulu que Kyle puisse se défendre par lui-même - et puisque je n’étais manifestement pas très doué à cette tâche - je ne tenais pas à le voir catapulté dans ce genre de « cours ». Quoi qu’il en soit je n’avais pas la moindre envie de rester coincé dans cette pièce avec ce type qui en savait un peu trop sur mes faiblesses et ces autres êtres humains que je recommençais à fuir comme la peste depuis peu.
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MessageSujet: Re: A call to Arms - Enzo -    Mar 19 Juil 2011 - 18:27

Born To fight ; little boy !




« Qu’est-ce que ça fait si je réponds non ? »

« Ça, ça risquerait de me contrarier. Et vu que j’te demande pas ton avis… »

Lui adressant un petit sourire moqueur, l’enseignant avait haussé les épaules, Enzo n’avait pas le choix, et toutes les personnes dans la salle de cour le savaient parfaitement. Tous ceux qui avaient été amenés ici subissaient le même traitement, qu’ils soient de sa maison ou non… quoi que, justement, là, il n’y en a avait pas, mais moldu ou sorcier, fille ou garçon, chacun avait subit la même chose.

« J’en ai marre de voir une bande de pleurnichards chouiner et attendre que ça passe alors sort ta baguette Enzo. »

« C’est pas mon truc les … machins où y a pleins de monde. Pas besoin de ça, je sais me défendre ou à défaut, encaisser. »

Forcément. LA phrase qu’il ne fallait pas dire. Nan mais, sérieusement, qu’est-ce qu’ils avaient tous ces gosses à croire qu’ils pouvaient s’en sortir tout en sachant pertinemment que si la merde leur tombait dessus, ils n’étaient pas tant que ça en sécurité. Peut être que cette réaction venait surtout du fait que c’était lui le prof à qui ils faisaient face. Et il n’était pas exactement le mec que les élèves du château voulaient voir plus que prévu. Quoi ? Non, il n’allait pas dire qu’on n’a pas tout ce qu’on veut dans la vie… Ismaelle s’en est chargée pour lui. Une réflexion normale mais curieusement déplacée par rp s’il vous plait ! Genre Marek ne fera pas de réflexion déplacées, oui oui, on y croit. Et d’ailleurs, c’était justement le genre de phrases auxquelles il répondait par ce genre de réflexions malotrues. Mais les actes sont parfois plus efficaces que des paroles. Surtout face à un jeune louveteau borné et affreusement têtu. Soupirant d’agacement, il l’avait envoyé au sol d’un mot à peine prononcé.

« Crucio.. »

S’il n’avait prononcé aucun son, ça aurait été pareil, mais il parait qu’entendre la formule du sort est pire encore car on sait ce qui va nous arriver. Et il était assez d’accord avec cette supposition. Bon, à présent, il ne tombait pas à genoux à chaque fois que ce sort martelait son corps, Mais la terreur muette reste la même. L’espace d’une fraction de seconde, il avait eu la sale impression de se retrouver dans le corps de son père tendis que, lui, le suppliait au sol d’arrêter. Mais personne ne suppliait, et il n’était pas son père. En fait, Enzo n’aurait même pas eu le temps de l’implorer s’il l’avait voulu. Quoi que la notion de volonté face aux sortilèges impardonnables n’est pas réellement valable. Enfin, bref, ça n’est pas le sujet. L’instant de torture n’avait pas même duré une seconde entière ; il n’était rien d’autre qu’une démonstration, même pas un avertissement. En réalité, s’il avait voulu être méchant, le jeune Griffondor aurait eu de très bonnes raisons de s’inquiéter. Enfin, en attendant, il y en avait une qui s’était inquiétée. Derrière Logan, Sovahnn avait fait quelques pas, ne se souciant absolument plus de frapper le mannequin et, si elle n’était pas déjà proche de lui (voir sur le dos de Marek dans une attaque complètement stupide mais… surprenante xD), c’était à cause de Maxence qui l’avait retenu doucement, d’une main sur son épaule.

« Tu n’es PAS capable de te défendre, et encore moins d’encaisser ; regarde toi dans la glace trois secondes et tu comprendras ça. A moins bien sûr que tu veuilles que j’te le fasse comprendre par une dizaine d’autres façons… si vraiment t’insistes… »

Et, oui, il était bien du genre à le faire, et, actuellement, jamais Enzo ne pourrait avoir le dessus sur lui.

« Allé, maintenant lève toi et agit. Tu devrais en profiter en plus, sérieusement, pouvoir foutre la misère à un prof, et pas le plus sympa.. ça se refuse pas.. »

Enfin, ça, c’est pas encore gagné hein. Souriant au jeune homme, il avait ajouté :

« D’ici deux semaines, j’veux me retrouver au sol, désarmé et à ta merci, pigé ? »

La phrase à peine terminée, un autre sort avait jaillis du bout de la baguette de l’enseignant, faisant valser une fois de plus Enzo.

« Enfin, après, si vraiment tu préfères avoir des cours particuliers… sans aucune blonde pour s’inquiéter de ton sort.. c’est toi qui choisi hein ! »

Mais il doutait qu’il prenne ça. En tête à tête avec lui, pendant plusieurs heures d’affilé… pas sûr que ça soit un sort très enviable.

Sovahnn, les yeux « masquée » derrière ses mains… enfin, sauf l’œil droit qui voyait entre deux doigts entre-ouverts, fixait avec inquiétude l’endroit où Enzo avait atterrit (en se prenant toute la poussière d’une vieille armoire sur la tronche).

« La pompom girl, ça serait pas mal de te remettre au boulot. »

Il ne lui adressa pas un regard. Mais elle n’avait pas bougé, même quand le jeune homme se fut redressé… ce qui lui valu de voler à son tour, pour atterrir dans un amas de chaises au fond de la classe, et ce, dans un grognement de douleur. Vas-tu te décider à attaquer Enzo ? T’as même de bonnes raisons là, ça pourrait presque faire super héro..


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MessageSujet: Re: A call to Arms - Enzo -    Mer 20 Juil 2011 - 14:20

What if one of goes not without the other one?


Je déteste avoir à faire à ce type. C’était déjà officiel, maintenant c’est carrément placardé sur tous les murs de ma conscience. Le p’tit con. Voilà tout ce qu’il doit voir en moi. Le parfait petit con, arrogant et stupide qui n’en fait qu’à sa tête, qui se pense au dessus des autres. C’est faux. C’est peut être l’image que je véhicule mais ça n’est pas celui que je suis en vérité. Pourquoi je me cache derrière cette façade ? Parce qu’ici on a pas le choix, et parce que j’en ai pris l’habitude, que c’est ma façon à moi de me protéger des autres consciemment ou non. Je ne le contrôle pas toujours, mais ceux qui me connaissent vraiment savent qu’au fond je suis juste un petit garçon perdu qui se cherche et qui malgré tout à besoin des autres pour tenir debout. Un gamin qui lutte en permanence contre lui même, qui a perdu le contrôle de son existence depuis un certain 8 mars 2012, dans le fond d’un ravin.

C’est triste la vie non ?

Ça je savais pertinemment que ça n’allait pas lui plaire et qu’il allait me rembarrer direct, sans passer par la case départ. J’ai encaissé ses mots sans rien dire, l’air de pas y toucher, comme si ça me passait au dessus de la tête bien que ça n’était pas tout à fait exactement le cas. Pleurnicher, chouiner, oui je l’ai fait, et je le ferai sans doute encore, comme tous le monde ou presque ici, mais jamais devant les autres. Juste à de rares exceptions. J’ai ignorer son ordre de sortir ma baguette et je savais que je m’en mordrais les doigts mais …

« Crucio.. »

Pas comme ça.

Sentir le sable sous ma tête,
C'est fou comme ça peut faire du bien.
J'ai prié pour que tout s'arrête …

© Francis Cabrel ▬ La Corrida ©



Plié en deux sous un spasme de douleur, je n’ai pas même eu le temps de crier avant que tout ne s’arrête aussi rapidement que ça avait commencé. Doloris. Un sortilège qui m’étais devenu un peu trop familier mais dont les effets ne passaient pas, comme ça aurait pu être le cas avec l’habitude. La souffrance était toujours bien réelle, bien palpable, et d’autant plus depuis que cet enfoiré m’avait – par l’intermédiaire d’une main qui n’était pas la sienne – pris pour une toile. Si la blessure s’est rouverte un peu plus qu’elle ne l’était déjà, je ne l’ai pas senti tant mon corps tout entier était secoué de tremblement. J’ai serré les dents, les poings, et j’ai attendu que ça passe, rongeant mon frein pour ne céder à la colère qui prenait naissance en mon être à mesure que je retrouvais mes esprits. Les yeux fermés, j’ai pourtant senti l’odeur de Sovahnn se rapprocher ostensiblement avant de se dissiper. Une part de moi ne supportait pas qu’elle me voit dans cet état. Fierté peut être. Oui surement, mais surtout la peur. Peur de tout lâcher, peur qu’elle découvre mon autre visage, celui que je m’entête à cacher à ceux qui me sont cher. L’un de mes pires cauchemars. Le silence, c’est tout ce que je voulais. Le silence et la solitude. Tout ça n’a duré pourtant que quelques secondes mais j’aurais voulu qu’il se taise à jamais.

« Tu n’es PAS capable de te défendre, et encore moins d’encaisser ; regarde toi dans la glace trois secondes et tu comprendras ça. A moins bien sûr que tu veuilles que j’te le fasse comprendre par une dizaine d’autres façons… si vraiment t’insistes… »

Il l’aurait fait, et sans hésiter, j’en étais convaincu. Qu’est ce que j’avais espéré au juste ? Qu’il me laisserait sortir d’ici parce que je le voulais ? Non, en vérité je n’avais rien espéré du tout. Je n’avais simplement pas vraiment réfléchit aux conséquences de mes paroles, ou peut être que je n’attendais que ça finalement …

« Allé, maintenant lève toi et agit. Tu devrais en profiter en plus, sérieusement, pouvoir foutre la misère à un prof, et pas le plus sympa.. ça se refuse pas.. »

Oui, j’y voyais plus clair à mesure que ces mots défilaient dans mes pensées. Une partie de moi n’attendait que ça, vexée, frustrée de ne pas avoir pu se défouler pleinement sur le Supérieur à peine quelques jours plus tôt. Et le fait de croiser mon frère sans pouvoir assouvir mes pulsions et lui sauter à la gorge pour le faire souffrir autant qu’il m’a fait souffrir en gardant le silence sur ce qu’il savait, en s’en prenant à Kyle dans mon dos, encore et toujours.

« D’ici deux semaines, j’veux me retrouver au sol, désarmé et à ta merci, pigé ? »

A ma merci … Mon rythme cardiaque s’accélérait mais il n’eu pas le temps d’atteindre sa vitesse maximale qu’un autre sortilège me frappait de plein fouet. J’atterri violemment sur le sol quelques mètre plus loin, étouffant un cri et roulant sur le dos, les yeux fermés et les mâchoires crispés. Je sentais la rage se frayer un chemin dans tout mon organisme, guidé par l’adrénaline mais freiné par la douleur qui envahissait chaque parcelle de mon corps. J’avais l’impression de vivre les prémices d’une transformation anticipée.

« Enfin, après, si vraiment tu préfères avoir des cours particuliers… sans aucune blonde pour s’inquiéter de ton sort.. c’est toi qui choisi hein ! »

Merci.
Non merci.
Bonne chose.
Mauvaise chose.
La proximité de l’être humain, en grand nombre, n’avait jamais été mon fort, mais passer du temps seul avec cet homme, ça l’était probablement encore moins et même s’il essayait manifestement de nous aider tous autant que nous étions, je n’arrivais plus à lui trouver d’excuses.

« La pompom girl, ça serait pas mal de te remettre au boulot. »

J’ouvrais les yeux, cherchant mon souffle, mais pas assez vite pour tenter de l’empêcher de s’en prendre à elle. J’ai vu Sovahnn décoller et s’écraser à plusieurs mètres de l’endroit où elle se trouvait auparavant. Ce fut la goutte d’eau. Tant bien que mal, je me redressais puis me relevais. Ma baguette dans la main, je fis un choix que j’aurais préféré éviter de faire parce qu’il signifiait que je venais de choisir quelle partie de moi aurait le dessus. Au lieu d’aller vers Sovahnn, au risque de me prendre un nouveau sortilège, c’est vers Rivers que j’ai dirigé tous mes sens. Mes pupilles se sont assombris, j’étais totalement incapable de le lâcher des yeux. Il était énervé, mais aussi satisfait d’après ce que je pouvais en dire. Mes os craquèrent alors que je roulais des épaules. Je grondais. Bruit imperceptible pour une oreille humaine normale et à ma connaissance, il n’y avait pas d’autre créatures que moi dans cette pièce. Je n’en sentais aucune quoi qu’il en soit. Je me suis mis en marche, et les sortilèges ont fusé. Seulement j’étais trop dirigé par ma colère pour qu’ils soient réellement maitrisés.

« Confringo ! »

Un meuble explose à côté de lui.

« Diffindo ! »

Le lustre s’écrase sur son passage.

« Electro ! »

La décharge s’emballe. Est ce qu’elle va le toucher ? Mystère, je n’y vois plus grand chose avec toute la poussière qui vole autour de nous.

« Everte Statis ! »

Il esquive.

« Incendio ! »

Paradoxalement un de mes sortilège préféré. Et si je dis paradoxalement, c’est simplement parce qu’en théorie, un Loup a peur du feu. Moi, il me fascine. Et James doit encore s’en rappeler. Enfin ça c’est seulement s’il est toujours en vie mais j’en doute. Au moins il n’est pas mort par ma faute. Quoi qu’il en soit, un cercle de feu nous entoure et je continue de marcher vers lui, la rage au creux du ventre. Le feu prend vie et nous cache partiellement du reste des occupants de la grande pièce. Il crépite et j’espère qu’il couvrira nos voix parce que ce que j’ai à lui dire, personne d’autre ne doit l’entendre.

Distance de sécurité malgré tout, et je meurs de chaud entouré par ces flammes que j’ai pourtant créé moi même.

« Vous ne comprenez pas que je ne VEUX PAS me défendre ! »

Fureur.
Tremblement.

« Vous savez pas ce que c’est d’avoir une bête à l’intérieur de soit. Vous savez pas ce que c’est de perdre le contrôle et ressentir le besoin de tuer. C’est même pas juste une envie, c’est un besoin. J’ai probablement plus de sang sur les mains que tous les autres élèves dans cette pièce et j’veux pas que ça continue. Parce qu’à me pousser à bout comme ça, c’est le meilleur moyen de réveiller ce que je tente désespérément de faire taire. »

Calme toi, Enzo.
Respire.

Las, j’ai fini par baisser la tête sans pour autant relâcher ma baguette.

« J’suis qu’un gamin, et j’aurais voulu le rester. Arrêtez de tous vouloir faire de moi un monstre. »

Je sais bien qu’il faut que je m’endurcisse, encore et toujours, que je dois apprendre à maîtriser la magie même si j’ai l’impression de ne pas appartenir à ce monde et qu’il me dépasse, que je n’arriverai pas à faire ça tout seul mais …
Cette tâche rouge là sur mon T-shirt, de couleur beige en temps normal. Elle s’étend, lentement, insidieusement, et je comprends ce qu’il se passe avant même que la douleur ne se manifeste. L’adrénaline semble m’abandonner.

« Et merde ! »

Un finite murmuré et les flammes disparaissent. Je sors du cercle désormais incrusté à la cendre sur le sol et m’éloigne sans lui tourner le dos. Je retire mon sweat en grimaçant et le jette par terre et finalement soulève mon T-shirt en tournant le dos aux autres membres de cette … Ce … cette colle un peu particulière.

« M’approchez pas. »

Une voix rauque, presque animal, menaçante en tout cas. Ce que je vois ne me plait pas. Je n’ai pas aussi mal que je le devrais pour la simple et bonne raison qu’Ismaelle m’a fait prendre une potion peu de temps avant de débarquer ici mais ça n’empêche pas le sang de s’écouler et de s’incruster dans les fibres de mon vêtement. Qu’est ce que je peux faire d’autre qu’observer les dégâts et attendre que ça passe ? Appuyer sur la blessure, et ce peu importe que ça me fasse mal, pour empêcher le sang de couler plus qu’il ne le fait déjà. Je sais qu’aucun sortilège ne pourra soigner cette blessure, que seule la Lune pourra la refermer un tant soit peu. Voilà pourquoi j’ai gardé ça pour moi en dehors des deux personnes présentes ce jour là.
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MessageSujet: Re: A call to Arms - Enzo -    Mer 20 Juil 2011 - 22:38

It's cauz' you philosophy of life is definitly mad




Ils disent tous ça.. Quoi ? C’est pas vrai peut être ? Aucun des élèves ici ne souhaitaient se retrouver seuls en face de lui. Et tous avaient été soulagés de voir Maxence arriver, ils s’étaient sûrement dis qu’au moins, s’il était là, c’était au moins une petit sécurité. En toute logique, il devrait réagir si Rivers allait trop loin. C’était sûrement ce qu’ils s’étaient tous dit. Et, en temps normal, l’infirmier l’aurait sûrement arrêté depuis un petit moment. Pourtant, ça n’était pas ce qu’il faisait, tout simplement parce qu’il était d’accord sur un point : que ces gosses sachent réellement se battre, bien se défendre et de manière efficace, ça devenait urgent. Et il savait aussi qu’on ne pouvait pas apprendre réellement ce genre de choses sans être en danger. Alors, il savait que si Logan poussait ses élèves (et non élèves d’ailleurs), ainsi, c’était qu’il voulait qu’ils se mettent déjà en condition, et que, si quelque chose se passait, ils sauraient réagir. Chose qu’on lui avait apprit également. C’était la raison pour laquelle il avait empêché Sovahnn d’intervenir, même si, de toute manière, si elle s’était trop approchée, elle aurait finie… et ben, exactement dans le même état qu’actuellement, c'est-à-dire, endolorie et poussiéreuse. C’était ce qui avait fait réagir Enzo. Peut être aurait-il attaqué de toute manière, mais de toute évidence, Logan avait touché un point sensible : ses amis.

Et c’était exactement pour ça qu’il avait fait ça, personne n’en doutait ici. Mais en tout cas, ça avait marché, au regard qu’avait eu Enzo en se redressant, il était clair que plus rien de comptait que la rage qui brillait au fond de ses pupilles. Comme quoi une belle blonde, ça fait réagir tous les mecs . … Aucun rapport avec la tenue dans laquelle il l’avait trouvé quelques semaines auparavant, absolument aucun =D. Bref, on se concentre, surtout que, malgré son imprécision, ça n’était pas exactement le moment de penser à autre chose.

« Confringo ! »

Le lancé avait été imprécis et Logan n’avait même pas eu besoin de faire un seul geste pour s’en défendre. Observant Enzo d’un air moqueur, il n’avait sans doute pas arrangé sa rage du moment.

« Diffindo ! »

Cette fois ci, le jeune homme avait tout de même dévié le sortilège un peu, au moins pour ne pas se prendre d’éclats de débris, chose peu agréable. Oui, il en était à penser à l’agréable dans un duel. Comme quoi, les temps avaient bien changés par rapport à sa petite enfance. Enfin bref, ça non plus, ça n’était pas trop le sujet là maintenant tout de suite !

« Electro ! »

Cette fois ci, c’était un sort de protection qui avait accueillit l’attaque du jeune homme, mais Logan n’avait pas bougé d’un pouce. Pas même un pas de côté, ou en arrière, ce qui, en fait, relevait plus de la provocation qu’autre chose. Du coin de l’œil, il vit Maxence dresser d’autres sortilèges de protection autour d’eux. Celui-ci fixait Enzo et l’enseignant comprit qu’il voulait le protéger au cas où l’un ou l’autre amorce une discussion qui ne regardait pas les autres élèves. Bien entendu, tout deux connaissaient le secret du jeune homme. Et chacun savait qu’il savait surtout.

« Everte Statis ! »

Allé, il s’était décidé à éviter physiquement parlant.

« Incendio ! »

Comme ça, si les sorts de Maxence ne suffisaient pas déjà, ils étaient définitivement coupés du reste de la classe. Pas besoin de préciser que celle-ci était déjà insonorisée n’est-ce pas ?

« Vous ne comprenez pas que je ne VEUX PAS me défendre ! »

Se taisant, l’enseignant décida qu’il avait sans doute autre chose à dire, et, pour une fois, aucune remarque cinglante ne fut prononcée. Il écoutait, voilà tout. Oui, car ça lui arrivait. Rarement, certes, mais c’était quelque chose de possible, même pour lui. Et surtout maintenant en fait. Il n’aurait cas remercier Aileen pour la super attention que lui vouait son prof ! +out+ Nan.. s’il savait, Sovahnn passerait un mauvais quart d’heure. Ou Aileen… ou Takuma… bref : conseil de famille ! *sort* ‘Tain Elise, c’est sérieux et dramatique comme scène, arrête de dire des conneries merde ! Ouais, pas faux, désolée, continu Enzo !

« Vous savez pas ce que c’est d’avoir une bête à l’intérieur de soit. Vous savez pas ce que c’est de perdre le contrôle et ressentir le besoin de tuer. C’est même pas juste une envie, c’est un besoin. J’ai probablement plus de sang sur les mains que tous les autres élèves dans cette pièce et j’veux pas que ça continue. Parce qu’à me pousser à bout comme ça, c’est le meilleur moyen de réveiller ce que je tente désespérément de faire taire. »

« Nan, ce que je veux Enzo c’est qu.. »

« J’suis qu’un gamin, et j’aurais voulu le rester. Arrêtez de tous vouloir faire de moi un monstre. »

Il allait lui dire de ne pas lui couper la parole, mais, en fait, il doutait que celui-ci l’écoute franchement, puisqu’il avait vu aussi ce que le jeune homme venait de remarquer.

« Et merde ! »

Les flammes s’étaient évanouies comme si elles n’avaient jamais existées, laissant seulement au sol la seule trace de leur passage. Même la température dans la pièce semblait avoir immédiatement retrouvée sa fraicheur naturelle. Un exploit de Maxence ça encore. Tient, en parlant de lui, Marek, dont la baguette était baissée depuis un moment déjà, lui avait jeté un regard, lui désignant Enzo d’un geste de tête, mais, en fait, il lui semblait même que, sans ça, il aurait tout de même réagit, voyant que l’attitude du jeune homme n’était pas normale.

« M’approchez pas. »

Marek, non, Maxence en revanche, si. Attrapant son sac, il avait fait sauter les sortilèges pour s’avancer doucement vers Enzo. Pendant ce temps, Marek s’était intéressé à un autre élève qui avait cherché à l’attaquer par surprise. Arrivant à la hauteur du Griffondor, Maxence avait pris le soin de passer à une distance raisonnable, conscient qu’il y avait un très grand nombre de raisons convergentes qui pouvaient faire d’Enzo un jeune agressif à cet instant. Et puis, en agissant ainsi, il lui permettait aussi de voir que ça n’était pas Logan qui s’était approché. Et, quelque part, il se disait que c’était sans doute mieux.

« J’peux voir ? »

Il avait pourtant été clair en ‘demandant’ à ce que personne ne l’approche, sauf que si Logan avait décidé que c’était en effet une bonne idée, sûrement plus par indifférence que par obéissance, l’infirmier, lui en revanche, était justement là pour ce genre de choses. Passant devant le jeune homme, il lui avait adressé un petit sourire réconfortant, tout en s’intéressant au sang qui maculait déjà le tissu de son haut. Voyant que, derrière Enzo, Sovahnn fixait Logan d’un regard noir, et sentant que l’enseignant s’intéresserait donc à son apprentissage à elle, il dressa une nouvelle barrière entre lui et Enzo et le reste de la classe. A peine transparente, elle permettait de voir à peu près ce qu’il se passait côté classe, tout en les isolants totalement.

« Ah… »

De l’argent.

« La pleine lune est bientôt ? »

Un petit coup d’œil à la barrière magique.

« C’est insonorisé. »

En réalité, ça l’était de leur côté, personne ne pouvait les entendre, en revanche, on entendait les bruits extérieurs, bien qu’un peu étouffés.

Bon, la pleine lune : c’était quelque chose qu’il aurait dû savoir, mais, en fait, ces derniers jours avaient étés plus que mouvementés, du coup l’homme était un peu déphasé par rapport aux jours de la semaine… en fait, il ne savait même plus si on était jeudi ou vendredi, alors savoir quand serait la pleine lune… ça relevait de l’exploit. Fourrant son bras dans son sac (à fond super profond ), il en avait ressortis une petite boite.

« Tient, met ça dessus, c’est un ami qui m’avait apprit ça. Ça enlèvera pas la douleur, et ça change rien pour la cicatrisation, mais au moins, ça devrait arrêter de saigner pendant un moment. »

Bien sûr, Enzo savait déjà de quel ami il parlait.

« Vaux mieux pas que j’te dise ce qu’il y a dedans. »

Ça, c’était une tentative de détente de l’atmosphère.

« Bordel, mais ça sert à rien, j’suis une bille en magie, on peut arrêter ces conneries maintenant oui ?? »

« Mais si, quand tu te sentiras réellement menacée, j’suis sûr que ça viendra tout seul. Tu veux peut être que j’appelle du renfort ? »

On sait tous de quel renfort il parle..

Les voix s’étaient élevées brutalement et, inquiet, Maxence avait levé le sortilège pour voir ce qu’il se passait. Il faisait assez confiance à Logan, surtout qu’il lui devait la vie, mais il fallait avouer que, parfois, il doutait tout de même de sa stabilité. Surtout quand il s’agissait de s’énerver. Et, en effet, la jeune femme s’était pris deux sorts d’affilés, deux estafilades s’étaient dessinées dur ses bras avant qu’elle ne vole de nouveau. Cette fois ci, son crane avait tapé et un cri avait fait vibrer l’air.

Des étoiles s’étaient mises à danser devant les yeux de la jeune femme alors que la douleur à l’arrière de sa tête se propageait. En réalité, au choc, c’était un cri d’angoisse phobique qui s’était élevé, pas un cri de souffrance. La peur de retombé dans le coma, tout simplement.

De là où était Maxence, la jeune femme au sol ne semblait pas bouger tant que ça. Elle était vivante, c’était clair (en réalité, Logan avait ralentit sa chute, chose que seul Maxence avait vu), mais de toute évidence bien assommée.



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MessageSujet: Re: A call to Arms - Enzo -    Jeu 21 Juil 2011 - 13:37

Are you sure ? Cause you're not exactly different from me.

J’ai du sang plein les mains et la rage au creux du ventre. Est ce qu’un jour ils me foutront la paix tous autant qu’ils sont ? Est ce qu’un jour, plus personne n’attendra rien de moi ? Et surtout pas que je devienne quelque chose ou quelqu’un que je ne veux pas être, contre qui je lutte chaque jour qui passe. J’ai pas envie de me rebeller, pas envie de me venger même si c’est un peu faux, pas envie de leur rentrer dedans et de leur faire payer tout le mal qu’ils font autour d’eux. J’veux pas me défendre, j’veux juste … Les démolir, un par un. Pas Rivers, ni aucune autre personne présente dans cette pièce – Quoi que Rivers c’est discutable – mais les Supérieurs. Bien sur que j’en ai envie, comme tout le monde ou presque, et croyez bien ce que vous voulez mais ça n’est pas le manque de courage qui me pousse à résister. J’ai juste trop à perdre en agissant comme ça, parce que même s’ils ignorent pour le moment qu’on s’est retrouvé lui et moi, ils ont néanmoins compris quelle était la plus grande de mes faiblesses. Le Prof l’a compris lui aussi, je suis pas idiot. Je sais pourquoi il s’en ai pris à Sovahnn et il doit être très fier de lui puisqu’il a réussi son coup. Voilà ma plus grande hantise : Savoir que mes proches souffrent, et si c’est par ma faute c’est encore pire. Mais j’ai peur. J’ai peur de m’engager dans quoi que ce soit qui serait susceptible de les exposer plus encore. Ils ont de gros moyens de pression contre moi et n’hésiteront pas à s’en servir encore et encore. Je ne veux pas prendre le risque de le perdre à nouveau. Ni lui, ni Jill, ni même mon frère bien que je le haïsse de toutes mes forces, celle qu’il me reste en tout cas, même si elles ne sont plus très nombreuses.

Les yeux fermés, le souffle court, je tentais de me calmer mais ça ne fonctionnait pas. Aveuglé par le mélange de colère et d’angoisse, j’avais l’impression d’être totalement coupé du monde et ça ne me plaisait pas. La main sur le cœur, tachant d’arrêter le saignement tant bien que mal, je me sentais vulnérable. Obligé de tourner le dos à tous les autres êtres vivants présent dans cette pièce je n’étais pas tranquille, loin de là même. J’étais parfaitement conscient qu’un seul geste brusque dans mon environnement et je réagirai au quart de tour. J’espérai juste que Sovahnn n’approcherait pas, très égoïstement. Je m’inquiétai pour elle, et pas vraiment pour les autres. Surtout pas pour Rivers puisqu’une part de moi souhaitait encore prendre sa revanche. Quant à Maxence … Je crois qu’il était le seul être présent ici avec la capacité à m’approcher sans réel risque. Parce qu’il connaissait mon secret, et qu’il savait comment s’y prendre avec moi. Parce qu’il avait la patience nécessaire aux personnes exerçant son métier et parce que les cas comme moi ne lui étaient pas étrangers. Lycanthrope. Adolescent. Instable. Dangereux. Je n’avais personne dans mon angle de vision mais je pouvais sentir leur regard sur moi et ça ne me plaisait pas. Incapable de faire fonctionner correctement mes sens, je ne l’ai pas senti arriver mais j’ai perçu sa présence quand sa silhouette s’est détachée non loin de moi. Oui le seul à pouvoir faire ça, à savoir le faire surtout. Il avançait lentement, faisant le bruit nécessaire pour m’avertir de son approche si bien que je n’ai pas bougé d’un poil. Pas surpris. Toujours furieux certes, mais pas contre lui et j’étais persuadé d’être capable de ne pas lui faire de mal. De toute façon, il était tout à fait certain qu’il saurait me maîtriser en cas de besoin mais je n’avais pas envie d’en arriver là, tout simplement.

« J’peux voir ? »

Un ton calme et mesuré, comme il aurait pu s’adresser à un animal sauvage en pleine crise, ce que j’étais totalement. Un ton ferme mais suffisamment clair pour ne pas être mal interprété. Cet homme n’était pas une menace, j’avais imprimé ça dans mon cerveau dès le premier jour. Il n’était pas nombreux à pouvoir me calmer, en réalité jusqu’ici il n’y avait eu qu’une seule personne mais je n’étais aujourd’hui pas dans le même état. C’était moins … grave je dirais, moins fort peut être. Disons que je n’étais pas à deux doigts de briser la nuque d’un être humain, mais simplement pris au piège, ce qui n’était pas une bonne chose si on connaissait un minimum mon caractère. Quoi qu’il en soit, je ne savais pas quoi faire. Coincé entre deux eaux, j’avais rabaissé la tête et laissé mes bras retomber le long de ma grande carcasse. Je m’étais mis en tête de ne parler de ça à personne. Ismaelle était au courant parce qu’elle m’avait soigné, et Kyle parce qu’il … était l’un des protagonistes principales de cette petite aventure. J’aurai aimé ne garder aucun souvenir de tout ça, et j’aurai aimé que lui non plus ne s’en souvienne pas. Est ce qu’on aurait pas du demander à Isma de nous effacer une partie de la mémoire comme à ce Supérieur ? Après le mal que ça avait pu nous faire par le passé, le sortilèges d’Oubliettes n’était pas près d’être à l’ordre du jour. Même pour ça. Le sang ne s’écoulait pas énormément, mais assez en tout cas pour envahir le bandage et mon T-shirt. La blessure commençait à me brûler tandis que les effets de la potion que m’avait donné la Prof de SACM s’estompaient, probablement à cause de ce qu’il venait de se passer. Ma perte de contrôle et la violence des attaques de Rivers. Je commençais à avoir mal partout, l’adrénaline quittant mon organisme petit à petit. Avoir mal, c’était devenu presque une seconde nature mais ça n’était pas pour autant que j’appréciais ça alors …
Résigné, j’ai finalement soulevé mon vêtement, défait le bandage et enlevé le pansement pour que Maxence puisse voir l’étendu des dégâts. Je n’en avais pas l’air plus aimable pour autant. Trop de tension. Trop de colère. Ça n’était pas dirigé contre lui et j’étais certain qu’il le savait.

« Ah… »

Les mâchoires toujours aussi serrée, j’ai levé les yeux au ciel l’air de dire : Oui, c’est pas beau à voir, je sais. Mais à son expression, j’ai compris qu’il m’était inutile de lui expliquer pourquoi ces plaies n’étaient pas comme les autres.

« La pleine lune est bientôt ? »

Réflexe de défense, je me suis tourné vers les autres. Hors de question qu’ils entendent cette conversation. Maxence l’avait visiblement anticipé puisqu’un sortilège nous séparait d’eux et que chacun avait repris ses occupations sans tenir compte de notre appartée.

« C’est insonorisé. »
« Trois semaines. »

Autant dire le bout du monde.

« Tient, met ça dessus, c’est un ami qui m’avait apprit ça. Ça enlèvera pas la douleur, et ça change rien pour la cicatrisation, mais au moins, ça devrait arrêter de saigner pendant un moment. »
« Merci. »
« Vaux mieux pas que j’te dise ce qu’il y a dedans. »


Toujours là en cas de besoin hein ?

Je me calmais, vraiment. Sa présence et le fait que je ne ressente pas le besoin de me cacher m’aidait beaucoup. J’allais ouvrir la petite boite quand une voix m’a interpellé. Parce que si notre conversation restait inaudible pour les autres, ça n’était pas le cas pour nous. Et cette voix là, je la connaissais par cœur, seulement je n’aimais pas l’intonation que j’y percevais.

« Bordel, mais ça sert à rien, j’suis une bille en magie, on peut arrêter ces conneries maintenant oui ?? »
« Mais si, quand tu te sentiras réellement menacée, j’suis sûr que ça viendra tout seul. Tu veux peut être que j’appelle du renfort ? »

Maxence a eu le même réflexe que moi. Et lorsqu’il a levé le sort qui nous séparait tous, je n’ai eu que le temps d’apercevoir le corps de mon amie décoller dans les airs. Sur ses bras, des traces de sang, des coupures, puis dans un fracas accompagné d’un cri d’horreur, elle s’est écroulée sur le sol. Sa tête a cogné contre la pierre. Mon sang s’est glacé d’un coup. Le silence s’est emparé de la pièce. Tout, et tous, se sont immobilisés et instinctivement mes yeux se sont rivés sur Rivers. Tous mes tremblements sont revenus d’un coup. Ma rage s’est décuplée. J’ai laissé la petite boite que l’infirmier m’avait donné s’écraser sur le sol, je me suis écarté de lui et s’il a voulu m’en empêcher je ne m’en suis pas rendu compte. Ce que je voulais là maintenant tout de suite ? Rejoindre Sovahnn et m’assurer qu’elle allait bien, lui porter secours même si à mon niveau je n’aurai rien pu faire. Juste lui dire, lui faire sentir que j’étais là, la rassurer. Pourtant ça n’est pas ce que j’ai fait. Et contre toute attente, au lieu de me jeter sur Rivers et de m’en prendre à lui physiquement, c’est de ma baguette que je me suis servi.

« Obstruirtur Respiramen ! »

Je n’avais jamais utilisé ce sort auparavant, et n’en connaissait d’ailleurs pas les effets véritables mais il m’est venu comme ça. Où est ce que je l’avais entendu ? De la bouche des Supérieurs, plusieurs fois, alors qu’ils faisaient de moi leur gentil petit toutou et qu’ils s’amusaient à torturer des innocents. Et moi à chaque fois je tournais la tête, fermais les yeux ou disparaissais, pour ne pas voir ça.

Cette fois là, je n’ai pas détourné le regard.
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MessageSujet: Re: A call to Arms - Enzo -    Jeu 21 Juil 2011 - 18:04


Well, I guess one of us make a mistake..




Demander à Maxence de venir avait été une très bonne idée. Dans son cour, déjà en temps normal, il y avait de fortes chances qu’il y ait des blessés, mais là, les ‘chances’ étaient décuplées. Avoir l’infirmier directement avec eux évitait au moins le pire. Et il n’avait absolument pas prévu que l’un de ses élèves soit bien blessé avant même de rentrer dans sa salle de cour. Pourtant, vu le climat hostile qui régnait dans le château, il aurait sans doute dû vérifier ça avant d’agir comme il le faisait. Une erreur voilà tout, ça n’était pas comme s’il n’en avait jamais fait d’autres. En attendant, il s’était éloigné, conscient que Maxence serait largement plus à même de s’occuper du jeune homme que lui le serait. Et puis, de toute manière, même s’il avait voulu faire quoi que ce soit, il n’aurait fait que lui mettre des bâtons dans les roues. Maxence était calme et patient, des qualités qu’il était très loin d’avoir. Surtout pour ce genre de choses. Il avait une certaine tendance à traiter les autres de la même manière qu’il le faisait avec lui-même lorsqu’il était blessé. Un gosse blessé qui reste dans son lit pour s’épargner toute souffrance et permettre à ses plaies de se refermer et à son corps de récupérer, c’était quelque chose qu’il ne pouvait pas comprendre et qui avait une sacrée tendance à l’exaspérer. C’était ce qu’il fallait faire, pourtant, mais on ne pouvait pas dire qu’il avait été ‘élevé’ comme ça.

Pendant ce temps, Maxence s’inquiétait plus des blessures du jeune homme que de ce qu’il pouvait bien se passer autour d’eux. Il avait bien entendu pensé à les isoler du reste de la pièce, parfaitement conscient que s’il avait à poser une question sur l’état de santé d’Enzo, il ne pouvait faire abstraction de sa particularité. Et puis, il avait l’avantage d’avoir déjà eu affaire à un certain nombre de personnes un peu hors du commun. Pas longtemps pour la plupart du temps, mais au moins, il avait beaucoup appris en les côtoyant. Et puis, comme Ismaelle, il s’était beaucoup intéressé au monde animal pendant un temps. En fait, après ça, il se trouverait sûrement un job en rapport. Au moins, très souvent, les bêtes étaient plus civilisées que les humains à qui il avait affaire ici. Pourtant, il s’était déjà attaché à un certain nombre de personnes, et, malgré toutes les merdes qu’ils avaient tous à affronter ici, il fallait avouer que, s’il s’en sortait, il n’aurait pas forcément envie de ne plus les voir.

« Trois semaines. »

Une grimace était passée sur le visage de l’homme. Ouais, Enzo allait morfler encore un bon moment, ça, c’était clair. Et il ne pouvait rien faire d’autre. En fait, s’il avait eu plus de temps, il aurait sans doute demandé au jeune homme s’il avait déjà prit quelque chose ou autre, pour lui trouver quelque chose pour soulager un peu la douleur, mais pour ça, il voulait attendre qu’il ait un peu plus envie de parler. Là, ça n’était pas le cas, et il savait que, tout ce que le jeune voulait, c’était qu’on le laisse tranquille. C’était la raison pour laquelle il n’avait pas non plus fait de commentaires en voyant les blessures du garçon. Ça n’était pas le moment et il le savait, c’était tout. Ses blessures étaient trop fraiches, au sens propre comme au figuré.

« Merci. »

Lui adressant un grand sourire qui lui signifiait que c’était parfaitement normal, il n’avait pas eu le temps de se décider à faire quoi que ce soit d’autre en voyant le jeune homme plus calme. Logan refaisait des siennes, et lui, avait fait la bêtise d’annuler son sort. Finalement, il aurait sans doute dû l’y laisser, comme ça, au moins, ça aurait empêché Enzo d’intervenir. Sauf que, pour ça, il aurait fallu qu’il ne se pose pas lui-même la question. Certes, Rivers semblait savoir ce qu’il faisait, mais bon, quand même. Il fallait la ménager un peu cette petite, ce que son corps avait subit n’était pas rien et il était déjà étonnant qu’elle soit là en ce moment… Mais en même temps, Logan avait fait partit de ceux qui avaient participés à ses soins. C’était d’ailleurs lui qui lui avait fourni une potion pour qu’elle puisse être opérationnelle tout de suite après son réveil. Ce qui, de toute évidence, avait très bien marché.

« C’est pas vrai.. il en fait exprès… »

« Obstruirtur Respiramen ! »

Oui, ça n’était pas possible autrement, et quand l’homme avait soupiré cela, il avait, du même coup, zappé Enzo qui avait lâché la boite qu’il lui avait donné pour se rapprocher, furieux de Logan. Levant sa baguette, déjà, Maxence les séparait des autres, protégeant ceux-ci avant de s’occuper de ces deux là qui avaient de toute évidence fortement envie de se taper sur la tronche. Retranchant les élèves dans le bureau de Logan, il était revenu pour voir comment Sovahnn allait et pour lui faire rejoindre les autres. Bien sûr, quelques secondes plus tôt, alors qu’il demandait aux élèves de passer dans la pièce d’à côté, il avait entendu le sort lancé par Enzo. Un sort qui avait atteint sa cible.

Surpris, Logan s’était pris le sort de plein fouet en se retournant. Il n’avait pas pensé du tout qu’Enzo attaquerait de nouveau, chose qu’il regretta immédiatement. Dès lorsqu’il entendit de quel sort il s’agissait en fait. Et, pour tout avouer, il avait été magnifiquement bien effectué, bien mieux que la dernière fois qu’il l’avait subit, avec Casey. Comme pour beaucoup de sort de cet acabit ; provenant de magie noir ; il fallait une réelle rage pour bien les effectuer, une violence provenant du plus profond de ses entrailles.

Cette violence que son père maîtrisait à la perfection.

A peine percuté par cette sombre magie, l’enseignant s’était senti plongé dans une affreuse terreur qu’il n’avait pas ressentis depuis très, très longtemps. Déjà, l’oxygène lui manquait pendant que sa tachée s’enflammait comme s’il avait but du métal en fusion. Quelque chose serrait ses poumons et chaque tissus respiratoire dont son organisme était formé semblait s’être mis à se déchirer, faisant couler le sang partout en lui, jusqu’à l’empêcher complètement de respirer. Pâle comme un mort, il avait paniqué.

Alors qu’une sorte de grognement animal s’élevait de sa gorge, le monde se mit à disparaitre, il s’écroulait, et lui, avait débridé la retenue qu’il gardait constamment, lâchant sa légimencie violement dans l’espace restreint que Maxence avait formé. Une toux rauque l’avait pris, cherchant désespérément de l’air, il n’avait pas pu voir le sang qui s’écoulait le long de son menton jusqu’à sa chemise à chaque toussotement arraché. En fait, il ne voyait déjà plus rien, il n’y avait plus que la douleur, absurde, mais immuable, violente, menaçante, déchirante. Sa vieille amie était revenue le voir.

Et cette fois-ci, le manque de contrôle avait fait que le sort ricocha en partie : Il entrait dans l’esprit d’Enzo tendis que lui, s’introduisait dans le sien, et l’occlumencie n’y pouvait rien puisque l’intrusion, quelque part, venait se son propre chef.

A travers la souffrance et le manque d’air, il entendait les cris d’un enfant, derrière les souvenirs d’Enzo qui s’affichaient à lui sans qu’il ne le veuille, il y avait ce petit garçon qui criait, qui demandait à ce que ça s’arrête, qui suppliait encore et encore son père. Car c’était ce qu’Enzo voyait.

Ils se trouvaient dans sa chambre de l’époque, et il était tout jeune, cinq ans à peine. Il s’en souvenait, bien sûr, il avait eu, quelque temps avant cette scène, la folie de demander pourquoi il n’était pas traité comme ses frères et pourquoi ils avaient le droit de tout, et lui non. L’enfant qu’il était pleurait, ou, plutôt, il hoquetait, car, lui aussi, avait les bronches déchirées, brulées, calcinées, arrachées. Quelques mots sortaient, de veines tentatives pour arrêter le supplice, et il s’écroulait, se tenant la gorge en hurlant, de lourdes larmes roulant contre ses joues pâles.

- Sale bâtard, je t’interdis de me juger, je suis ton père, tu me dois plus de respect que ça. Et arrête de chialer, tu n’es qu’un incapable, je ne sais pas ce qui nous a pris de t’accepter ici, ta présence nous rabaisse ! –


C’était ce qu’il avait dit, ce, avant que sa mère ne fasse irruption dans la pièce. Une grande femme, austère et, derrière elle, deux garçons, déjà grands pour leur âge, qui le fixaient, comme leur mère, avec un regard noir.

- On mange. Dépêchez vous. –

Alors, le sort avait cessé et le petit avait récupéré de l’air, tremblant, il était resté là, à respirer tant bien que mal, pleurant toutes les larmes de son corps, jusqu’à ce que son père prononce un autre sort.

- Crucio ! Comme ça, ça te donnera une raison de chouiner ! –

Cette fois-ci, c’était un cri déchirant qui avait traversé l’air sombre de la pièce. Ça avait duré quelques minutes, avant que son père ne se décide à lâcher le sort avant de lancer, d’un ton glacial :

- Nous serons tous à table dans cinq minute, ne sois pas en retard.-


Et le petit s’était levé en titubant sous le rire froid de ses frères.

L’image changea alors. Nous étions cette fois ci dans une pièce plus grande, une chambre aussi, et les deux garçons étaient là, Logan aussi, plus vieux de deux ou trois ans. Ils le cognaient et, non loin de là, les pleurs d’un bébé se faisaient entendre. Marek, lui, ne pleurait plus. Il attendait juste que ça cesse. Il fermait les yeux et encaissait, c’était tout. Ils allaient se lasser à un moment. Ils se lassaient toujours.

Nouvelle image. Son père lui lançait un sortilège de légimencie en hurlant qu’il lui cachait quelque chose. Quoi que ça ai pu être, il n’avait pas apprécié et, une fois de plus, le sortilège de doloris tomba. Cette fois ci, le petit garçon de neuf ans ne cria pas, il tomba, c’était tout, pris de convulsions violentes et, quand ça fut fini, il se redressa, jetant un regard glacial à son père. Ce regard même qu’il avait très souvent à présent.

Et puis, finalement, une dernière image. Un garçon, de treize ou quatorze ans, qui avait cessé d’être la victime. Cette fois ci, c’était lui qui frappait, lui qui perdait le contrôle, encore et encore un autre garçon, jusqu’à ce que celui-ci perde connaissance. Une bête pleine de rage et de haine. Ce garçon là était sortit très souvent pendant un moment. Et puis il s’était calmé, blasé, fatigué. Ou peut être que, tout simplement, il avait apprit à garder le contrôle. Ou presque, quand on voyait avec quelle facilité il avait réglé le compte de son frère.

La baguette d’Enzo avait volé alors qu’il arrivait enfin à réagir, bloquant le sort avant que celui-ci ne le tue, il avait reprit le contrôle, calmant sa panique à coup de gros efforts. S’appuyant contre le mur, il s’était mis à tousser un peu moins fort, crachant pourtant à chaque fois un peu de sang. Il récupérait doucement de l’air, sa respiration haletante et irrégulière faisant comme le bruit des personnes dont les poumons se remplissaient de liquide. Un bruit immonde qui ne faisait que lui rappeler ses longues nuits blanches à essayer de récupérer. Il ne fallait surtout pas tousser devant sa famille, il le savait, mais dans ce cas là, c’était impossible, alors il allait dormir le plus vite possible, et là, espérait que tout le sang finirait par partir et que les plaies se refermeraient.

« Cassez vous. »

La voix qui s’était élevée de ses lèvres était rauque et faible, mais ferme. D’un regard envers Maxence, il lui fit comprendre que lui aussi était concerné par cette injonction. Pas Enzo, et, s’il l’avait sûrement déjà comprit, mais d’un regard il affirma cette évidence. Derrière la porte, Maxence faillis faire demi tour, mais d’un coup de baguette, la porte claqua, enfermant Enzo avec son prof qui, avant de lui parler, était allé chercher une fiole dans un coin de son armoire, en avalant le contenu d’une traite. Ce à quoi sont corps réagit à peu près comme s’il venait d’avaler une fiole d’alcool à 90°. Au moins, il ne recracha pas, c’était déjà pas mal, mais quand il toussa à nouveau, il y eu un petit nuage de fumée sombre à s’élever.

Quelqu’un cogna à la porte avant qu’il n’eu le temps de faire quoi que ce soit. Il ne s’était pas approché de la baguette d’Enzo, la laissant là où elle était, au sol, là où Sovahnn s’était fait catapultée quelques minutes plus tôt. Sovahnn qui, précisons le, avait suivit Maxence, qui la soutenait quand même, bien qu’elle ait affirmé aller bien depuis qu’il lui avait jeté un sort et fait boire quelque chose.

« Euh.. Logan ? »

« Je veux lui parler, rien de plus. »

Cette fois, sa voix ressemblait déjà plus à ce qu'elle était normalement. Maxence avait dû capituler derrière la porte vu qu’il s’éloigna avec Sovahnn, il vérifierait tout de même que tout allait bien avant de la laisser repartir. Le pot destiné à Enzo avait été déposé sur une chaise à côté de la sortie, pour qu'il y pense.




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MessageSujet: Re: A call to Arms - Enzo -    Jeu 21 Juil 2011 - 22:07

Maybe both of us.


Pourquoi ?! Pourquoi j'ai fait ça ?! Pourquoi j'ai cédé … J'ai été faible, j'ai craqué. J'ai été lâche. J'ai … perdu le contrôle. J'ai utilisé un sortilège sans en connaître le véritable impact sur la personne visée. Un sortilège que j'ai appris de la bouche de Supérieurs, sensés être mes pires ennemis. J'aurais pu le tuer. J'ai voulu le tuer, le faire souffrir, lui faire comprendre qu'il n'est qu'un être humain parmi tant d'autre et pas une entité qui se place au dessus de tout le monde. Me venger. Venger Sovahnn. Ou simplement passer mes nerfs, trouver un coupable et lâcher toute ma rage sur lui. Je n'avais pas prévu tous ces effets collatéraux. J'en étais même bien loin. Bien loin de les imaginer.

Je ne me souviens pas avoir ressenti une rage aussi forte. Même ce jour là dans la Cabane Hurlante, c'était moins fort que ça. Je crois que c'est juste une grosse accumulation qui ressort, parce qu'il fallait qu'elle sorte. J'aurai tellement aimé qu'elle reste en moi, qu'elle n'échappe pas à mon contrôle de cette façon. Si j'ai été capable d'encaisser jusqu'ici, j'aurai pu tenir encore non ? J'aimerai le croire, mais il est trop tard, parce que déjà je ne vois plus le monde, juste l'étincelle qui atteint son but et Rivers, surpris, touché. Jamais je n'aurai cru pouvoir l'atteindre un jour, d'une quelconque façon, mais n'était-ce pas lui qui seulement quelques minutes plus tôt voulait se voir à genoux devant moi, et à ma merci ? Je ne fais qu'obéir aux ordres, avec juste un peu d'anticipation. C'est tout. Je tente de me rassurer mais la vérité c'est que je n'assume pas le fait qu'une partie de moi se délecte de ce qui est entrain de se passer. Nous sommes seuls, et devant moi je le sens faible, fébrile, pour la première fois depuis que nos chemins se sont croisés. Je n'aime pas cet homme. J'éprouvais pour lui une sorte de fascination mêlée de respect jusqu'ici mais cette fois il est allé trop loin. L'animal en moi, il se tait étrangement et ça m'inquiète d'autant plus que cela signifie que je suis le seul maître à bord. Moi, l'humain. Alors ils ont réussi, non ? Oui c'est ça, ils ont réussi. Ils ont fait de moi un monstre. Eux, et Derek, qui serait tellement fier s'il me voyait en cet instant. Tant de violence au fond des tripes de son p'tit frère. Lui même aurait il été capable d'un tel geste ? Ne pas me comparer à lui surtout pas. Jamais. Je ne veux pas être comme lui, comme eux. Je veux … Je veux …
Je l'ai vu paniquer, pâlir puis s'écrouler. J'ai entendu son cri à peine humain et je n'ai pas cessé. Et puis tout a disparu. Le monde comme je le connaissais c'est éteint pour laisser place à des images, des visages que je ne connaissais pas. Mon esprit, pris d'assaut par un phénomène étranger. Ça n'était pas la première fois. James, cette nuit là dans la Grande Salle. Est ce que … Non cette fois, ça n'était pas lui et tandis que défilaient devant moi des souvenirs qui n'étaient pas les miens, je senti ma propre mémoire visuelle me quitter pour envahir à son tour celle de … Rivers. Non ! J'aurais voulu l'en empêcher mais je n'ai rien pu faire. J'avais à peine conscience de mon corps qui maintenait le sortilèges et je m'étonnais d'ailleurs de ne pas m'écrouler sous le poids de la signification des images que je percevais. C'était parfois flou, parfois bien trop distinct pour ne pas m'atteindre. Ses secrets les plus intimes, probablement quelque chose de profondément interdit. Je ne voulais pas voir, savoir, ce qu'il se cachait dans l'esprit de cet homme. Je ne veux pas … J'ai perdu réellement conscience du monde réel, actuel, à ce moment là, quand je me suis retrouvé au beau milieu d'une famille qui n'était pas la mienne. Même le mal de tête, et le sang qui s'écoulait toujours de mes plaies, la douleur dans tout mon corps, rien ne semblait pouvoir me tirer de là pour me faire sombrer dans les limbes de l'obscurité la plus totale. La paix. Le calme. Pas … ça.
Un enfant en pleine souffrance. Un père faisant subir à sa propre chair le même sortilège que moi même j'utilisais contre … ce même enfant, mais des années et des années plus tard. J'ai compris alors, que cet enfant n'était autre que lui. Que les autres visages étaient ses frères. Il m'a même semblé en reconnaître l'un d'entre eux. Je n'ai pas eu peur tout de suite. Peur des représailles, peur de Rivers lui même, même si j'étais bien conscient de ce que je risquais en étant au courant de telles choses. Les images se brouillèrent devant mes yeux tandis que la scène changeait. Il était plus vieux cette fois mais je lisais la même souffrance dans son regard. Pourtant, quelque chose de différent pouvait s'y lire. C'est comme s'il était absent de son propre corps alors que les coups pleuvaient sur lui. Et ce bébé qui n'arrêtait pas de hurler, j'aurais voulu me boucher les oreilles mais j'étais incapable du moindre geste. Nouveau changement de décors. Encore de la violence, puis un autre changement, et ce regard si significatif. Le même qu'il arborait aujourd'hui. Je pensais en avoir terminé, être enfin libéré pour m'écrouler sur le sol, fermer les yeux et me délecter de la fraicheur de la pierre sous mon visage en attendant ma sentence mais ce sont mes propres souvenirs qui me sont revenu en tête, ceux là même que l'homme face à moi avait pu percevoir. L'océan, une vague, ma planche. Ma mère sur la plage. Tout va bien. Puis la nuit, la lune, pleine. Les phares du camion, le cri de celle qui m'a donné la vie. Le ravin. Le silence, et ce grondement que je n'oublierai jamais. La douleur due à la morsure et la solitude qui s'en ai suivi. Les attaques de mon frère qui n'acceptait pas que je sois toujours en vie à leur place, que je sois devenu un monstre. La bête, qui ne me laissait pas la dominer. Tous ses souvenirs qui me ronge l'âme depuis des mois, des années. Et les jours que j'ai passé enfermé dans une cage alors qu'on me privait de Tue Loup. Mon premier meurtre. Puis Kyle. Non ! Tout mais pas ça. Pas ce secret là. Non … J'ai senti une larme rouler sur ma joue mais je n'ai rien pu faire. Les images de la cabane hurlante, alors que sous mes yeux il s'écroulait sur le sol.

« Lâchez-moi ! J’vais vous tuer ! J’vais tous vous tuer, jusqu’au dernier ! »

Ma rage de ce jour là, le chagrin. Rien de très précis, juste des flash de ce que j'avais pu devenir après ça, parce que mon inconscient avait voulu tirer un trait sur tout ça, jusqu'au plus récent : La cause de ma blessure. Les cachots. Les chaines, et Kyle enfonçant la lame dans ma chair. Jusqu'à ce que la situation s'inverse et que je me retrouve avec cet homme entre les bras, prêt à ...

« Tu préfères que ça soit rapide, j’te brise la nuque et on en parle plus, ou alors je continue de serrer et tu regardes la mort venir lentement ? »

C'est moi, ma voix, mes paroles. J'étais prêt à l'achever après l'avoir fait souffrir encore un peu. Je voulais le faire. Je l'aurai fait, s'il n'avait pas été là pour m'en empêcher. Il était le seul à pouvoir le faire, à me protéger de moi même. Le seul. Je voulais tellement le préserver, ne pas l'exposer, et maintenant, il est dans ma tête. Il sait tout. Il ...

Soudain, plus rien. Le néant total. Juste la souffrance de mon corps endolorit de toute part qui s'écroule sur le sol alors que Rivers sort de ma tête et que ma baguette quitte ma main brusquement. Je l'entends, je perçois sa présence non loin de moi. Je suis là sans être là. C'est comme si je flottais. Mais mon corps lui ne l'entend pas de cette oreille et mon instinct de survie s'occupe du reste. Allongé sur le dos, je rampe en m'aidant de mes pieds pour me pousser vers l'arrière. Lui tousse, je gémis, plissant les yeux. Que tout ça cesse ! Je me sens si faible, si perdu, si désespéré qu'il est eu accès à tout ça. A mes secrets. A moi. Il va s'en servir contre moi. Il va lui faire du mal. Il va … Je dois l'en empêcher. Le tuer, qu'il disparaisse. Non ! Je ne veux pas tuer, plus jamais.

« Cassez vous. »

La porte a claqué. J'ai voulu me relever, ne pas être aussi vulnérable mais je n'en avais pas ma force. A bout de souffle, je ressentais chaque parcelle de mon corps. Crampe. Brûlure. Et ce sifflement dans mes oreilles, l'élancement dans ma tête, douleur sournoise et insidieuse, telle un serpent. Les voix que je percevais à peine.

« Euh.. Logan ? »
« Je veux lui parler, rien de plus. »

Et le silence s'installa de nouveau, comme si rien de tout ça n'avait jamais eu lieu. J'aurai tellement aimé que ça soit vrai. J'ai voulu prendre une profonde inspiration mais le sifflement qui s'est échappé de ma gorge à ce moment là m'a fait comprendre que ça n'était pas une bonne idée. C'est comme si toutes les souffrances, qu'elles soient physiques ou mentales, que j'avais jusqu'ici réussit à mettre de côté un tant soit peu, me revenaient dans la gueule, d'un coup, d'un seul. Pourtant j'ai luté, pour me redresser. Me relever ? Ça me paraissait à la limite de l'impossible. J'ai essayé pourtant, pour finalement laisser échapper un cri de douleur qui m'a valu de me plier en deux. Je ne voulais pas rester avec lui dans cette pièce. Je ne voulais pas l'entendre, pas le voir, pas lui parler, ne plus jamais rien avoir à faire avec ce type. J'ai rampé jusqu'au mur, auquel je me suis adossé. La tête basse pendant quelques secondes, les mâchoires et les poings serrés, j'ai finalement relevé les yeux vers lui. Il ne me lâchait pas du regard. J'ai soutenu le sien, tout aussi noir que le mien.

Juste deux fauves blessés qui se font face, attendant probablement que l'un ou l'autre passe à l'attaque en premier. On s'observe, on se jauge. Je ne ressens pas la peur, je ne la ressens plus. Je devrais pourtant mais c'est comme si rien ne pouvait m'atteindre. Je dois protéger mes secrets, c'est tout ce que j'ai en tête. Tout faire pour les protéger. Pour le protéger.

Et si moi j'avais pas envie de parler ? Ni même de t'écouter ?

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MessageSujet: Re: A call to Arms - Enzo -    Ven 22 Juil 2011 - 1:51


It's a possibility




S’écrouler, ne plus arriver à respirer et ne plus sentir aucune force dans ton un organisme qui n’était plus que souffrance et brulure. C’était pourtant quelque chose qu’il aurait voulu ne plus jamais ressentir, une faiblesse qui l’avait de nouveau percuté, une crainte cachée aux yeux de tous. Jamais il n’avait dit quoi que ce soit, dès que la question se posait, il disait toujours que pendant ses vacances, il était partit sur je ne sais quelle île avec sa famille, qu’il y avait fait une température abominable et que le personnel était constitué de cons. Enfin, ça, c’était au début, après, il s’était tout simplement désintéressé de l’espère humaine, et ce genre de questions, il ne s’était plus donné la peine d’y répondre. Pas une seule personne ne s’était doutée, à l’écouter, que son enfance avait été malheureuse. En fait, ça n’était pas complètement vrai, quelques unes avaient cherché à voir plus loin, à comprendre, à gratter la surface. Mais à chaque fois, c’était la violence et la méchanceté, voir même la cruauté dont il pouvait faire preuve qui les avait fait fuir. A chaque fois, c’était voulu. Et plus une personne se rapprochait de la vérité, plus il se montrait efficace pour qu’elle ne puisse plus le supporter et qu’elle oublie ce qu’elle était venue chercher. Et ce qu’elle n’avait pas vu, c’était ce sale mioche qui pleurait sur le sol de sa chambre. Lui, au début de sa vie, une honte à ses yeux, mais surtout la trace d’une haine, d’une rage que rien ne pourrait jamais soulager. C’était elle qui avait souvent parlé, elle qui avait fait qu’à plusieurs reprises, il avait manqué de tuer des hommes, et elle qui, finalement, lui avait permit de garder le contrôle en s’éloignant le plus possible de l’espèce humaine.

Et puis ça avait été son tour de voir ce qu’il aurait préférer ignorer. Le passé d’un gosse pour qui il éprouvait une sorte d’indifférence mêlée de sentiments qui n’étaient pas les siens. C’était ceux d’Ismaelle, bien entendu. Raison de plus pour respirer un grand coup et se contrôler, ça faisait deux fois en… il ne savait plus trop en combien de temps, mais dans tous les cas, c’était trop peu. Et voilà qu’à présent, c’était la vie d’un élève qu’il visitait, et sûrement pas du plus gâté d’entre eux. Ça avait commencé par une nuit de pleine lune et un accident. Il se doutait de ce qu’il s’était passé bien sûr, et puis, à travers les yeux d’un autre, il avait vu un meurtre, et puis ce qu’on pouvait attribué à une torture et finalement, un autre jeune garçon. Waw, nan, sérieusement, il ne voulait pas voir ça, c’était privé ces choses là merde. Mais l’intrusion du privé, chez lui, c’était monnaie courante malheureusement. Enfin, non, ça ne l’était plus puisqu’il avait apprit à se contrôler. Mais là, malgré tout le peu de concentration qu’il se forçait à avoir, les images continuaient de défiler, et l’oxygène lui manquait furieusement, le privant de forces.

« Lâchez-moi ! J’vais vous tuer ! J’vais tous vous tuer, jusqu’au dernier ! »

Les sentiments l’avaient percutés, bruts, juste tels quels, le genre de choses qu’il ne connaissait que depuis peu, la rage et la violence dont on pouvait être capable quand quelqu’un s’en prenait à un être cher… un être cher ? Ouais, nan, mais c’est m’esprit d’Enzo qui parle ça !

La haine et la souffrance s’engouffraient en lui comme s’il y était, il découvrait ce que c’était que de perdre quelqu’un qu’on aimait, ou plus exactement, plusieurs personnes, tendis que, de son côté, Enzo avait sûrement dû affronter un vide profond, sidéral, une souffrance dénuée parfaitement d’amour. Quelle sensation était la pire ? Il n’aurait sut le dire, mais se trouver confronter aux sentiments d’un autre, ceux là même qu’il avait toujours fuis, par protection et par peur de l’inconnu.. c’était à peu près aussi agréable que la torture qu’il subissait sans même l’intervention de son « don ».

« Tu préfères que ça soit rapide, j’te brise la nuque et on en parle plus, ou alors je continue de serrer et tu regardes la mort venir lentement ? »

Ok, ça y était, il comprenait, c’était bon maintenant, on allait arrêter les confidences visuelles ! Non ? Et bah nan, toujours pas. Il savait ce que le jeune homme avait pu ressentir, le désarroi, la peur, la haine, le chagrin, et un millier d’autres émotions que lui, n’avait sans doute jamais ressentis puisqu’il avait toujours fuis ça. Et puis, finalement, il avait réussi à faire quelque chose, arrachant son esprit du sien, faisant voler sa baguette, il s’était sentis au bord de l’évanouissement et s’était dépêché d’avaler une potion une fois que tout le monde fut sorti. Histoire de tenir le choc. Enzo n’avait pas bougé, cloué au sol, épuisé, dévasté sûrement. Leurs émotions, leurs passés avaient été inversés le temps de quelques secondes qui avaient semblé durer bien plus. Ça n’était pas seulement voir des images de ces souvenirs, c’était entrer dedans, ressentir une grande partie de ce qui s’était passé dans l’esprit de la personne à ce moment là, c’était réellement entrer en lui, et rien que ça, épuisait énormément les deux personnes. Il était resté au sol lui aussi la première fois, en fait, il ne s’était pas levé avant deux jours consécutifs et avait vomis de la bile toute la nuit. Mais il n’y avait pas eu que le sortilège de légimencie qu’il avait dû subir ce soir là alors…

Son regard cherchait à éviter celui du jeune homme alors qu’il faisait comprendre à Maxence qu’il devait partir. C’était entre eux maintenant, beaucoup plus que ça avait pu l’être auparavant. Chacun connaissait des choses que l’autre avait toujours cachées. Et un sortilège d’oubliette n’aurait pas tout arrangé puisque, de toute manière, le choc que chacun avait reçu à cause des souffrances de l’autre resterait inscrit en eux. Ça n’était rien de plus qu’un souvenir, pourtant, ça restait là, bien présent, et le Legimen le savait parfaitement. Il avait été la cible d’attaques incessantes, c’était pour ça que son occlumencie s’était développée, mais lorsque l’attaque venait de lui-même, il ne pouvait rien y faire. Avalant une gorgée d’une autre potion, il était allé en déposer une à une distance raisonnable d’Enzo. Assez proche pour que celui-ci puisse la prendre, assez éloigné pour qu’il n’ai pas le temps de lui sauter à la gorge si l’envie lui en prenait. Il n’était pas exactement en état de lutter contre la force d’un Lycan là. Pas qu’il était sûr de ne pas avoir le dessus, mais il ne voulait pas essayer, c’était tout. En fait, là, ce qu’il aurait voulu, s’était se retrouver seul un peu. Au moins, ils avaient ça en commun.

Lâchant à contrecœur un nouveau toussottement, l’enseignant était allé s’assoir, prenant une chaise dans le tas au fond de la salle. Une distance nécessaire vu leur état de nervosité. Si Enzo n’avait pas la force de se redresser, il ne l’avouerait pas, mais il n’en était pas loin non plus. En fait, c’était cette ancienne peur qui le maintenant debout. Cette angoisse qui s’était transformée, au fil des ans en rage.

Pendant quelques instants, ils s’étaient observés en silence, et la métaphore était parfaite, ils semblaient réellement ne rien être d’autre que deux bêtes blessées, attendant le prochain assaut. Fermant les yeux quelques instants, l’enseignant s’était forcé à retrouver une respiration à peu près calme.

« Je ne dirais rien. »

Commençons par là.

« A qui que ce soit. »

Lui désignant la fiole d’un geste de tête.

« Tu devrais avaler ça, sinon la migraine sera atroce.. »

Il était en train de faire un effort de dingue là hein, j’sais pas si le Griffondor en était conscient, mais ça serait pas mal ! En réalité, personne n’avait sut, et, instinctivement, la réaction première du jeune homme aurait plutôt été de se jeter sur Enzo pour l’étrangler et régler le problème. Sauf que, de un, il aurait été plus sage d’attendre d’avoir retrouvé un peu de forces, et, de deux, Enzo n’était pas le seul à ne pas vouloir ressembler à son frère.

« Et je ne mettrais pas ton… copain en danger. »

Punaise… s’ils n’étaient pas tous les deux dans un état de tension intense, l’improbabilité de cette ‘conversation’ aurait presque été drôle. Posant sa baguette sur une table à proximité, il s’était mit au même niveau que le jeune homme, une manière ne dire qu’il n’attaquerait pas. De toute manière, là, il n’en avait aucune envie, et, en réalité, aucune raison, à part de défendre son amour-propre blessé. Mais, au moins, il y avait une chose qu’il avait vu d’Enzo mais que lui n’avait pas pu constater : Aileen, la seule personne dont il avait fini par être proche. Et il n’était pas capable d’affirmer si ça avait été par chance ou s’il avait réussi à maîtriser quelque chose. Mais ça devait être de la chance.

« Enzo.. je ne cherche pas à faire de toi un monstre, j’veux juste être sûr que tu sois capable d’agir quand il le faudra. Mais… au moins maintenant je vois ce que tu voulais dire… »

Petit rire nerveux.

« Les sorts de protection, et de soin. Tu ne viendras que pour eux. Et tout ce qui aura rapport avec le contrôle. Et quand tu sentiras qu’il faut arrêter, tu le diras, j’écouterais. T’as besoin de savoir plus de choses et ; si on évite le reste, ça, ça pourra toujours servir. »

Des sorts dont il ne pourrait pas se servir pour faire souffrir les autres, mais uniquement pour soigner ses proches ou d’autres et des sorts pour les protéger. C’est plutôt pas mal comme compromis nan ? Et pour ce qui était du contrôle, il espérait qu’Enzo comprenait de quoi il voulait parler. Même plus loin que le fait qu’il soit un Loup à ses heures perdues, il y avait aussi de fortes chances que les Supérieurs utilisent l’impero sur lui ou un autre et s’en servent. S’il était capable d’y résister, ça serait déjà ça de gagné.

Respire à fond, tu vois que tu peux essayer de faire les choses bien parfois ! Ah ouais ! Et un truc à préciser aussi !

« Je suis Légimen de naissance. C’est quelque chose qui se maîtrise pas.. toujours facilement. »

Voir jamais, mais ça, quelque part, il sentait qu’Enzo avait comprit sans qu’il le précise.

« C’était donc - évidemment !! – pas voulu. Et je suis aussi occlumen, donc normalement… quand je ne m’attaque pas moi-même ><’’ , même sous la torture, ce que j’ai vu, personne ne pourra le voir. »

Se massant entre les deux yeux, il se forçait à ne pas agir comme… normalement dirons-nous. En fait, s’il se penchait sur la question, Enzo pouvait sans doute se dire qu’il avait une petite idée de ce que c’était que de se laissait emporter par la rage. Cette fois là, quand il s’était battu contre ce garçon à Poudlard, il avait bien faillis le tuer. C’était les relations familiales qui avaient permis d’étouffer l’affaire. Ce qu’il se passait actuellement pour Alec tient, à plus grande échelle. Enfin bref, ça c’était pas le sujet.

« Par contre, si toi tu l’ouvres, je défonce la tronche de chacun de tes proches jusqu’à ce que tu ne puisse plus les reconnaitre pigé ? Toi y compris. :ga: »

En réalité, il avait prononcé ça sur un ton presque ironique. Ou, en tout cas, qui se voulait blagueur, mais la réalité était bien là.

Mais ça, il était sûr qu’Enzo l’avait déjà compris. Etant donné qu’ils étaient à la même place, à peu de choses près, il savait aussi que le garçon pensait la même chose que lui, et qu’il valait mieux qu’il se la ferme. Chose que, de toute manière, il aurait fait. Et, pour une fois, il espérait avoir eu la bonne réaction. Etant donné qu’ils venaient de passer un peu de temps dans l’esprit de l’autre, ils étaient déjà plus à même de se comprendre. Il n’était ni prof, ni Rivers, ni gamin victime là, juste ce qu’il restait à travers ça. Il essayait de faire les choses bien pour une fois, et, franchement, il se sentait sérieusement épuisé et las, c’était tout. Et il ne voulait pas réagir comme s’était souvent le cas, comme… un Rivers. Comme l’espèce de bête qui aurait bien tué son frère s’il n’avait pas réagit et s’il n’était pas plus inquiet pour Aileen qu’il n’était rageur de ce genre de conduite. Et puis… bordel, génial, maintenant il y avait un élève qui le voyait comme un humain qui réagissait d’une certaine manière pour se protéger au mieux… waw, génial ! Oui oui, c’est une insulte chez lui.

:zen: Travail sur soiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ahuuuuuuuuuuuummmmm travail sur soiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii :zen:



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MessageSujet: Re: A call to Arms - Enzo -    Ven 22 Juil 2011 - 12:43

I lay down arms. For now.


Longtemps j’ai cru qu’on se ressemblait lui et moi, ce qui n’est pas totalement faux soit dit en passant. Par certains côtés en tout cas. Mais après avoir eu accès à ses souvenirs, je me rends compte que nos points communs sont les conséquences d’une expérience de la vie bien différente. Je n’ai que 17 ans et il en a probablement une petite dizaine de plus, donc plus de vécu mais pour moi, tout ça devient plus que flagrant. Les émotions. Voilà ce qui nous sépare le plus. Notre différence majeure. Alors que ma vie en a toujours été rempli, la sienne, et lui, en sont étrangement vide. Peu importe lesquelles finalement. Je suis incapable d’en faire abstraction, même si j’ai essayé, souvent, échec cuisant à chaque fois, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, tandis que lui … Une famille terne et sans amour alors que dans ma maison la joie de vivre brillait de mille feux malgré les aléas de la cohabitation avec Derek. Des rires. De la musique. De la vie. Pas … ça. Jamais mon père n’a levé la main sur moi, et si j’ai pu trouver mon frère cruel, il n’est rien face aux ordures que sont ceux de Rivers. J’en prends conscience. Je les ai aimé si fort, et je les aime encore. Mes parents, même mon frangin. Mais dans ses souvenirs, je n’ai rien ressenti d’autre que le néant total et la douleur, qu’elle soit physique ou mentale. Je n’irai pas chercher dans son inconscient, pour trouver des réponses à ce comportement qu’il a aujourd’hui. Non pas que ça ne m’intéresse pas mais ça ne me regarde pas, c’est tout. Je comprends juste un petit mieux pourquoi il est celui qu’il est aujourd’hui. Pourquoi est ce qu’il se ferme à tout genre d’émotion. Est ce qu’il a déjà connu l’amitié ? Et l’amour ? Sans parler même de celui qu’on éprouve pour les membres de sa famille. Est ce qu’il a déjà été heureux au moins une fois dans sa vie ? Est ce qu’il laisse une place à ça, tout simplement ? Et ce contrôle qu’il semble toujours avoir sur tout, sur lui même. Cet air détaché. Tout ça n’est pas qu’une façade comme j’ai pu bâtir personnellement. Non, chez lui tout ça est bien réel. Est ce que j’en ai déjà douté ? Peut être, je ne sais pas vraiment. Ou tout simplement ne me suis-je jamais posé la question.
Depuis mon arrivée au château je suis lié à ce type et même si de nombreuses fois j’ai voulu le fuir, aujourd’hui encore il est là. Quand Hammerschmitt a débarqué, j’étais ravis de ne plus avoir à faire à Rivers pour mes potions, parce que je ne l’aimais pas, parce qu’ils me faisait peur. Aujourd’hui je ne sais plus vraiment quoi penser. Est ce que ça n’était pas mieux avant finalement ? Il connaissait déjà l’un de mes plus lourd secret, à présent, il a vu dans les tréfonds de mon âme et a eu accès à ce que bon nombre de personnes ignorent totalement. Certains en connaissent des bribes mais jamais la totalité, ni même l’exactitude des faits. Je leur cache à tous l’intensité de tout ce que je ressens, tout ce que j’ai pu vivre et que je vis encore. Pour les protéger peut être, mais surtout pour me protéger moi. L’instinct, encore et toujours. Et pour une fois, il n’y a pas d’exception. Pas même lui. Pas pour tout. Parce que bien souvent j’ai honte de ce que je suis, de ce que j’ai pu faire ou dire. Parce qu’il y a une part de moi que je ne contrôle pas, la plus sombre, et les personnes qui me sont le plus proches ne peuvent rien faire contre ça. Bien au contraire, tout ce que je ressens à leur égard est beaucoup trop fort pour savoir le maitriser et je ne réussirai qu’à les faire souffrir un peu plus, à les mettre en danger. Oui en danger, je suis une source de danger pour eux. Un seul écart, une seule faille et j’ignore totalement comment je pourrais réagir alors qu’avec eux, les Supérieurs, ou même avec Rivers que je ne porte pas vraiment dans mon cœur, c’est plus simple. Si je craque, certes je n’en suis pas fier, et la plus part du temps je me dégoûte, mais le fait que ça ait des conséquences sur eux, ça n’est pas si grave en comparaison. C’est peut être très égoïste mais je préfère m’en prendre à eux. Parce qu’en dépit de tout, je reste un être humain. Un gamin en pleine évolution qui ne sait pas toujours quel chemin suivre. Tiraillé entre plusieurs personnalités différentes. Est ce que mon histoire à fait de moi ce que je suis aujourd’hui ? Probablement. Enfant je n’étais pas comme ça. J’étais très actif certes mais je savais être calme et aucune mauvaise émotion ne passait la barrière de mon esprit. J’ai grandi dans un environnement stable, et rempli d’amour. Jamais mes parents n’ont levé la main sur moi. Et en dehors de la pression de Grand Père pour être un parfait sorcier, des crasses de mon frère, je n’ai jamais eu à subir quoi que ce soit susceptible de me faire basculer vers la pente que j’empreinte parfois depuis que je suis ici. Tout ça, c’est juste un enchainement de répercutions. Des dommages sans doute irréparables mais je peux surement tenter d’endiguer un minimum. Et tout en pensant à tout ça, je me rends compte que la rage en moi s’est estompée.

Malgré tout ça, je n’ai pu réprimer un grondement sourd lorsqu’il s’est approché de moi, mais comme si je n’avais pu aucun contrôle sur mon pauvre corps endolorit, je n’ai pas esquissé l’ombre d’un mouvement. Je l’ai laissé faire, sans jamais le quitter des yeux pourtant bien conscient que s’il décidait de s’en prendre à moi je n’étais pas en mesure de riposter. Désarmé, et surtout incapable de me défendre au sens physique du terme. A bout de force. Epuisé. Vulnérable. Je ne sais même pas si je suis encore dans la capacité de parler tellement le moindre effort me semble insurmontable. Méfiant, quoi qu’il en soit, il a fait vite mais sans un geste brusque. Conscient peut être désormais à quel point je peux parfois me montrer instable. Lui non plus n’étant pas au sommet de sa forme, j’imaginai qu’il n’avait peut être pas non plus envie de repartir dans un combat qui n’aurait rien apporté de bon à aucun d’entre nous. On s’est observé un petit moment dans le silence après qu’il est pris place sur une chaise à distance raisonnable et respectable. Car même si la tension redescendait petit à petit, même si le silence et l’immobilité y contribuait, j’étais conscient qu’un seul geste ou mot de travers suffirait à enflammer de nouveau la pièce. Au sens métaphorique du terme. Je reprenais lentement mes esprits, tachant de faire abstraction du sien, et de ce qu’il avait vu dans le mien. Je gardai le mélange d’émotion qui semblait vouloir me harceler une nouvelle fois, à la frontière de mes pensées. Parce que bien que je sois transit par la peur qu’il se décide à se servir de ça contre moi, et surtout contre certaines personnes qu’il avait pu y voir, je ne me sentais pas la force de devoir y faire face tout de suite. Peut être qu’au fond j’espérai qu’il …

« Je ne dirais rien. »

Accélération de mon rythme cardiaque. Il venait de prononcer les premiers mots après un silence d’apparence interminable et étrangement, c’était précisément ceux que j’attendais. Je n’en étais pas soulagé pour autant mais …

« A qui que ce soit. »

Promesse ?
Vérité ?
Comment en être sur ?
Faire confiance ?

J’ai suivi son signe de tête et mes yeux ont quitté les siens pour la première fois depuis un long moment pour se poser sur la petite fiole qu’il était venu déposer non loin de moi quelques minutes plus tôt.

« Tu devrais avaler ça, sinon la migraine sera atroce.. »

Un conseil pour mon bien être ? Vraiment ? Si j’en avais été capable je crois que je me serais étouffé. Ça n’était pas dans ses habitudes de s’inquiéter pour les autres, en tout cas pas de le montrer, et surtout pas à quelqu’un comme moi. Un sale gosse qui venait juste de lui faire vivre un calvaire de surcroit. Pourquoi ce revirement de situation ? Est ce qu’il fallait forcément chercher une réponse à tout ? Non. Je crois qu’on avait dépassé ce stade. Clairement même. Je me redressai tant bien que mal mais n’arrivais pas à grand chose alors je capitulai, restant immobile, une main par terre et l’autre sur le ventre, sous mon T-shirt. Toujours cette manie d’avoir un contact direct avec la chaleur de ma peau pour me calmer. Mes muscles commençaient à se détendre et là sur ma poitrine, le sang continuait de couler lentement. J’avais l’impression de ne plus rien ressentir tant mon organisme tout entier hurlait. Phénomène étrange. Comme si je n’étais pas vraiment là, pas dans ce corps, ou anesthésié peut être. L’adrénaline, probablement. Quoi qu’il en soit je m’étais attendu à ce qu’il me saute dessus pour se venger mais rien de tout ça ne s’était produit et même si je n’en montrais rien, je ne savais pas sur quel pied danser. Je me demandai où étaient passé les autres, si Sovahnn allait bien mais il m’avait semblé la voir quitter la pièce sous l’appuie de l’infirmier. J’en déduisais qu’elle était entre de bonnes mains et n’étais pas particulièrement mécontent d’être seul dans cette pièce. Seul, avec lui. Pour régler nos comptes une bonne fois pour toute. Crever l’abcès, ou non, et en finir avec tout ça.

« Et je ne mettrais pas ton… copain en danger. »

Si je l’avais quitté des yeux un instant, ça n’avait pas duré très longtemps. J’ai lâché du regard la petite fiole en un éclair, pour replonger mes iris sombres dans les siens. Et mon cœur s’emballait toujours plus à mesure que la tension renouait avec chaque parcelle de mon corps. J’ai ravalé péniblement ma salive. Entendre Logan Rivers évoquer Kyle … J’en tremblais des pieds à la tête. Bien sur il était au courant, il avait tout vu. Rien de bien flagrant mais on ne se déchaine pas comme je l’avais fait pour une personne a qui on ne tient pas de cette façon. Il avait compris, la nature de mes sentiments pour ce garçon dénué de pouvoir et si j’étais déjà dans le doute quant à sa sincérité, il m’apparaissait clair que c’était pire encore maintenant qu’il avait prononcé ces mots. Il ne le mettra pas en danger, c’est tout ce que je devais retenir de ça, et ne pas aggraver la situation. Si j’avais su un jour qu’il serait au courant … Un de plus, pour un secret que j’aurai voulu garder sous clé. Mais comment faire taire son cœur au juste ? Pourquoi devoir cacher aux yeux du monde un sentiment aussi pur que l’amour ? Je n’avais jamais connu ça avant de le rencontré et même si cette relation m’échappait parfois, je détestai l’idée de ne pas avoir le droit de l’aimer. A quoi bon se battre contre du vent. Rien de ce que je pourrais dire ou faire ne changerait désormais les choses. Il savait, il en ferait ce qu’il voudrait. Ça n’en ferait rien qu’un de plus, même si pour le moment ces enfoirés qui tiennent le château ne savent pas qu’on a brisé leur mascarade. Je me suis agité une seconde, pour reprendre consistance face à lui, et après lui avoir fait un signe de tête pour acquiescer, et comme une sorte de remerciement informulé, j’ai finalement totalement baissé les yeux. Est ce que j’ai ressenti une once de gène ? Pas la moindre. Pas la place pour ça. Nier ? Me défendre ? Me justifier ? Le menacer ? Pourquoi faire ? Il sait que j’aime un autre garçon, et alors ? Il doit s’en foutre pas mal comme de tout le reste. C’est juste … totalement bizarre d’avoir cette conversation avec lui. Au moins, et aussi étrange que cela puisse paraître, la situation rendait la chose plus … normale. Pour moi en tout cas, parce qu’il n’aurait pas pu en être autrement que dans ce genres conditions. Et comme pour accentuer ses dires, il a finalement déposé sa baguette sur la table près de laquelle il était assis. Je l’ai perçu vaguement, attiré par le mouvement qui m’a fait relever les yeux une seconde. La mienne était toujours sur le sol à quelques mètres de là. C’était sa façon à lui de me faire comprendre qu’il n’attaquerait pas.

« Enzo.. je ne cherche pas à faire de toi un monstre, j’veux juste être sûr que tu sois capable d’agir quand il le faudra. Mais… au moins maintenant je vois ce que tu voulais dire… »

De nouveau interpellé, j’ai cette fois relevé la tête et accroché son regard de nouveau. Pour la première fois en un an et demi je pouvais y lire quelque chose d’humain. Et je ne savais pas vraiment comment le gérer alors j’ai gardé le silence, fronçant les sourcils après son petit rire nerveux. Ne pas faire de moi un monstre … C’est tout ce que j’attendais.

« Les sorts de protection, et de soin. Tu ne viendras que pour eux. Et tout ce qui aura rapport avec le contrôle. Et quand tu sentiras qu’il faut arrêter, tu le diras, j’écouterais. T’as besoin de savoir plus de choses et ; si on évite le reste, ça, ça pourra toujours servir. »

Nouveau signe de tête après avoir assimilé ce qu’il venait de me dire. Sort de protection, et de soin. J’étais plus que d’accord même si pour ça j’allais devoir passer du temps dans la même pièce que lui – Ce qui finalement pouvait tout aussi bien, bien se passer si on faisait abstraction de se qui s’était produit quelques minutes plutôt – puisque finalement aucun de nous deux ne semblait sur le point de bondir sur l’autre en cet instant. Avec d’autres élèves, tout en prenant sur moi pour arriver à exercer mon contrôle sur moi même. Ça n’allait pas être une partie de plaisir mais si ça me permettait de pouvoir mieux protéger ceux à qui je tenais, ou à défaut, à les soigné alors oui, cent fois oui. Moi, c’était secondaire. Ça l’avait toujours été. La colère disparaissait petit à petit, laissant place à un engourdissement et une fatigue immuable. Et le mal de tête commençait à devenir si lancinant que j’avais l’impression de pouvoir m’enfoncer dans les bras de Morphée d’une seconde à l’autre. Alors puisant dans des réserves insoupçonnée, avec détermination, j’ai avancé péniblement jusqu’à la fiole sans pour autant quitter le sol. J’ai repris ma place initiale et méfiant d’abord, puis rassuré parce que lui même en avait goûté le contenu, j’ai avalé le liquide d’une traite. Comme souvent avec la magie, les effets étaient presque immédiat. J’ai du reprendre quelques couleurs, et mes yeux se sont ouvert plus grand. J’ai laissé le contenant rouler par terre après l’avoir lâché dans un geste lent.

Tout était redevenu calme, et le silence me berçait à nouveau. Jusqu’à ce qu’il brise et je n’en étais pas mécontent. M’endormir ici, à même le sol, ça n’était pas quelque chose qui me tentait outre-mesure même si je me sentais dans l’incapacité presque totale de rejoindre mon dortoir, et donc mon lit. Le quatrième étage c’est moins loin … Enzo Rolling Eyes

« Je suis Légimen de naissance. C’est quelque chose qui se maîtrise pas.. toujours facilement. »

Ne toujours être capable de maitriser ce que l’on est, oui c’était quelque chose que je pouvais facilement comprendre, et accepter malgré tout. Je l’acceptais pour lui, pas pour moi. Lui avait le droit à l’erreur, pas moi. Parce qu’on est toujours plus exigeant avec soi même paraît il.

« C’était donc - évidemment !! – pas voulu. Et je suis aussi occlumen, donc normalement… quand je ne m’attaque pas moi-même ><’’ , même sous la torture, ce que j’ai vu, personne ne pourra le voir. »

Je me doute que les souvenirs d’un gamin de 17 ça vous intéresse pas des masses, c’est sur.

« Par contre, si toi tu l’ouvres, je défonce la tronche de chacun de tes proches jusqu’à ce que tu ne puisse plus les reconnaitre pigé ? Toi y compris. »

Des menaces. Enfin. Non pas que je les attendais, mais la situation me semblait plus … logique … normale, comme ça. Une blague peut être mais la vérité quand même, ça je l’avais bien imprimé.

« Pigé. »

Et je me garderai bien de dire que c’est réciproque parce que je pense qu’on a pas besoin, ni lui, ni moi, de rallumer le feu sous la marmite. Par contre, vous vous doutez bien – A tiens, le vouvoiement est revenu – que contrairement à vous, si un autre Legilimens passe par là, je pourrais pas faire grand chose. Mes secrets sont bien gardés tant que vous ne les dévoilez pas sciemment à qui que ce soit mais pour les votre … Vous voulez pas vous occupez de mon frère en attendant, même si je garde tout ça pour moi ? Ok, je sors. En plus de ça, je serai vexé que quelqu’un s’en prenne à lui à ma place.

Une voix faible, mais rauque. Fatiguée elle aussi. Comme si je venais de fumer 20 paquets de cigarette à la suite. Je me suis rendu compte que j’avais la gorge sèche. Sec, ça n’était pas le cas de mon sang. Il ne s’écoulait plus que très lentement mais suffisamment pour me faire ressentir les effets d’une faiblesse supplémentaires que je n’avais pas besoin d’imposer à mon corps. Je me suis souvenu de ce que m’avait donné Maxence avant l’incident, et que bien trop emporté par la rage je n’avais pas pris le temps d’appliquer sur la blessure. Un coup d’œil sur la pièce m’appris que la petite boite était toujours là. J’ai d’abord cherché par terre, puisque je me suis souvenu l’avoir lâché, mais c’est sur une chaise près de l’entrée et non loin de moi que je l’ai finalement retrouvé. Amorçant un mouvement, je me suis ravisé, cherchant son regard pour m’expliquer.

« J’veux juste … Je pisse le sang, et j’tiens pas vraiment à crever maintenant alors … »

Je ne vais pas péter les plombs, je veux juste me soigner ou à défaut essayer de sauver le reste de mon T-shirt. Il l’aura compris. Me mettre debout ? Hum … J’ai essayé pourtant mais rien à faire. Alors forçant sur mes avant bras, je me suis contenté de me décaler contre le mur jusqu’à atteindre la dite chaise. Je suis resté assis par terre, au moins si je tombais, je ne tomberai pas de très haut et je n’avais de toute façon pas la force de me hisser jusque sur le siège. J’ai soulevé mon vêtement et viré le bandage qui ne maintenait plus grand chose. Idem pour le pansement. Appliquer le baume dessus, ça n’était pas très agréable mais je savais que je n’avais pas le choix. Dire que j’allais encore trainer cette saloperie pendant minimum trois semaine … J’étais ravis. J’ai fermé les yeux, comme si ça pouvait atténuer la douleur mais bien sur il n’en était rien. Je remettrais un pansement plus tard, où j’irai voir Isma pour qu’elle le fasse mais pour l’instant, je me suis contenté de me relâcher complètement, bras et jambes étendu, tête et dos appuyés contre le mur derrière moi, yeux fermés mais à l’écoute des bruits alentours susceptibles de m’informer d’un quelconque déplacement.

« Je viendrai, et je ne créerai pas de problèmes. Sauf si je vois encore Sovahnn rencontrer le sol de cette manière. Je cherche pas à foutre la merde, juste à ce qu’elle ne retombe pas dans le coma, c’est son pire cauchemar. Elle y connaît encore pas grand chose à la magie, peut être qu’il faudrait juste y aller un peu molo, ou laisser Maxence s’occuper d’elle. J’en sais rien, c’est vous le Prof. »

Est ce que j’étais entrain de lui donner des ordres ou des conseils, de le menacer ? Non. Pas une seule seconde je n’avais vu ça comme ça mais peut être était-ce son cas. Peu importe. C’était de toute façon trop tard pour m’en inquiéter puisque les mots étaient sortis. J’ai finalement rouvert les yeux et tourné la tête vers lui.

« Est ce que je peux récupérer ma baguette ? »

Pas que je me sente en danger là, maintenant, tout de suite, ni même que j’ai envie de m’en servir mais j’aime pas la savoir loin de moi malgré le fait que je me sentirai toujours un peu étranger au monde de la magie. Ça fait six ans qu’elle partage ma vie maintenant, et j’y tiens.

« Promis j’arrête les sortilèges que je connais pas pour ce soir. »

Moi aussi je peux faire de l’humour, même si …

« Juste … Est ce que c’était … De la Magie Noire ? »


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MessageSujet: Re: A call to Arms - Enzo -    Ven 22 Juil 2011 - 23:28


Sweet Sacrifice




Seul et à l’écart, incontrôlable, déboussolé, il s’était protégé comme il l’avait pu. Oui, il avait déjà fait le rapprochement. Et puis, comme toujours, Logan avait oublié. Parce que ça n’avait pas d’importance, parce que, franchement, ce garçon là, il faisait ce qu’il voulait et il n’en aurait jamais grand-chose à carrer. C’était comme ça, toujours et inlassablement. Et pourtant c’était faux. La réalité avait été celle-ci pendant longtemps, très longtemps même, mais à présent ça n’était plus qu’un étrange déni. Il s’inquiétait pour les gens autour de lui. Un détail pourtant évident suffisait à l’exprimer. Une attaque avait été menée contre son esprit, sa propre agression, mais personne n’avait été trahis. Seule son enfance était apparue. Sa triste et minable pauvre enfance. Une chose qu’il n’avait jamais dit à qui que ce soit, même lorsque ses frères étaient encore à l’école alors qu’il avait fuit la famille, personne n’avait sut. Ça n’était rien d’autre que l’un de ses plus lourds secrets, le truc qu’il avait toujours gardé pour lui, et ce, depuis 25 ans. Mais les souvenirs d’Ismaelle étaient restés bien cachés, protégés. Ça, bien sûr, c’était parce que le coup venait de sa propre magie, et surtout que son esprit avait fini par se ‘compartimenter’, ce qui lui permettait de mieux lutter contre ce genre de choses. Enzo, lui, n’avait absolument rien pu gérer. Surtout que ça ne devait pas lui être arrivé tous les jours non plus.

Tendis qu’il s’était mis à lui expliquer quelques choses à mi voix, au loin, il ressentait le mélange si puissant des émotions du jeune homme qu’il avait face à lui. Rien que pour ça, il aurait bien aimé aller s’enfermer quelque part, hurler jusqu’à vider de nouveau tout l’air de ses poumons, et, finalement, s’écrouler et dormir sans s’arrêter. Tient, en en parlant, il faudrait qu’il prenne quelque chose pour dormir, nan, parce qu’il était hors de question qu’il y ait deux élèves à savoir … tout ça. Un, c’était déjà assez douloureux.

Cette nuit, intenable insomnie, la folie me guète…
Je suis ce que je fuis. Je subis cette cacophonie qui me scie la tête
Assommante harmonie…


Bordel, mais faites taire ces sentiments !!

Paupières clauses, il revoyait encore et encore, des passages de sa vie, et des passages d’une vie qui n’était pas la sienne. La barbe ! Pourquoi était-il né avec ça sérieusement ?? Au moins, le foutre à quelqu’un qui savait à peu près se dépatouiller avec les relations humaines, mais, nan, là, ça frôlait l’humour noir.. Comme toujours, une forte nausée était venue le prendre, accompagnée des traditionnels vertiges, et de cette douleur lancinante qui semblait faire battre son crane tout entier. Alors, bien sûr, il se revoyait sur cette petite chaise dans la cuisine, quand son père voulait vérifier qu’il continuait de les admirer. La blague franchement ! Oui, voilà, sa vie n’était rien d’autre qu’un sketch de merde, fait par un humoriste dépressif…

Elle me dit, tu paieras tes délits, quoi qu’il advienne,
On traine ses chaines… ses peines..


Ce qu’il était à présent n’était rien d’autre qu’un reflet du petit de l’époque. Un gosse qui avait hais, ragé jusqu’au plus profond de son être. Un gosse qui avait voulu voir le sang couler, et ce, de tout son petit cœur vide. Lâchant un grognement en se massant les tempes, il avait cherché à s’éloigner de cette foutue sensation, son existence se mélangeait à celle d’Enzo sûrement bien plus pour lui que ce que le garçon, lui, devait ressentir. A cette violence née de la haine, se mélangeait celle qui devait son existence à l’amour, vous savez, ce sentiment dont il avait été privé et qu’il avait toujours rejeté. La douleur de la perte raisonnait en lui alors qu’il n’avait jamais rien eu à pleurer.

Je voue mes nuits à l’Assasymphonie, aux requiems
Tuant par dépit, ce que je sème
Je voue mes nuits à l’Assasynphonie et aux blasphèmes
J’avoue je maudis tous ceux qui s’aiment…


Il revoyait la surprise de Casey quand il s’était excusé. Pas de tout, de rien en fait même, maintenant qu’il y pensait. Et puis la souffrance dans les yeux d’autres femmes, les paroles qu’avaient prononcées Aileen et sa manière d’y répondre. Mais ce mélange étrange qui le frappait en pleine poitrine n’était pas le sien, et il aurait tout fait pour pouvoir s’en détacher. Bordel, allé, concentre toi ! Retrouvant le regard d’Enzo, il s’était expliqué sur ce qui avait fait qu’ils s’étaient si involontairement compris. Et puis, il avait blagué, sachant pourtant parfaitement que c’était la vérité. Surtout à ce moment là en fait. Bordel Enzo, t’en a trop sur la patate, c’est insupportable. Enfin, en réalité, c’était son cas aussi, mais sa souffrance était bien différente, plus froide et amère. Mais étonnamment, malgré le dégout qu’il éprouvait pour ce qui s’engouffrait en lui, ces sentiments qui ne lui appartenaient pas, il ne pouvait s’empêcher de l’envier. Juste parce qu’il aurait sans douté aimé savoir. Juste savoir ce que ça faisait. Quelque part entre le regard sombre de son père et le corps sans vie d’un type qu’il ne connaissait pas, loin, au creux des ombres, à peine visible, à peine risible ; Aileen souriait.

L’ennemis tapis dans mon esprit fête mes défaites
Sans répits, il me défit
Je renie, la fatale hérésie qui ronge mon être
Je veux renaitre…


LA FERME BORDEL !!

« Pigé. »

Ouais, nan, toi, parle, ça m’arrachera peut être un peu de ces débilités…

Mais un nouveau silence s’était installé et la douleur ne baissait pas. Un savant mélange de deux magies qui ne faisaient pas bon ménage en lui. Pourtant il avait bu la potion rapidement, mais ça ne suffisait pas de toute évidence, surtout que, bien évidemment, il avait luté. Chose stupide, dans ce cas là précis, l’enseignant aurait sans doute mieux fait de laisser couler, son esprit en aurait été épargné. De toute manière il n’y avait rien eu à faire, le sort était rentré et Enzo avec, malgré tous les blocages qu’il formait depuis sa plus jeune enfance, la barricade avait été violée, malmenée, déchirée.

Je voue mes nuits à l’Assasymphonie, aux requiems
Tuant par dépit, ce que je sème
Je voue mes nuits à l’Assasynphonie et aux blasphèmes
J’avoue je maudis tous ceux qui s’aiment…


« J’veux juste … Je pisse le sang, et j’tiens pas vraiment à crever maintenant alors … »

D’un hochement de tête, Logan lui avait montré qu’il avait compris. Mais de nouveau, ses paupières s’étaient refermées. Pourtant, dès le premier mouvement du jeune homme, il s’était redressé, étonnamment sur la défensive. Quoi que, nan, en fait, ça n’était pas étonnant. La rage d’Enzo, ce monstre tapis en lui grognait à l’intérieur de lui, agité, il lui rappelait avec un petit sourire sournois la violence avec laquelle il avait pu mettre son frère au sol. Cette rage qui l’avait bouffé tout entier, et puis qui s’était vue muselée, tout aussi brutalement lorsqu’il s’était occupé de la jeune femme tremblante. Et puis les phrases qu’il avait finalement eu à son encontre ensuite, et le besoin quasi maladif de la faire taire.

Pleurent les violons de ma vie,
la violence de mes envies
Siphonnée, symphonie ; Déconcertant concerto
Je joue sans toucher le do ;
Mon talent sonne faux…


« Je viendrai, et je ne créerai pas de problèmes. Sauf si je vois encore Sovahnn rencontrer le sol de cette manière. Je cherche pas à foutre la merde, juste à ce qu’elle ne retombe pas dans le coma, c’est son pire cauchemar. Elle y connaît encore pas grand chose à la magie, peut être qu’il faudrait juste y aller un peu molo, ou laisser Maxence s’occuper d’elle. J’en sais rien, c’est vous le Prof. »

A nouveau, c’était les sentiments du jeune homme qui prenaient le pas. Peut être était-ce parce que la souffrance physique qu’il avait pu ressentir ne l’avait pas touché puisqu’il en avait une habitude morbide, mais en tous cas, amitié et amour malmenées se battaient en duel dans l’esprit d’un homme qui les avait toujours évité comme la peste. Et pour ça, il s’était décidé à lui donner une explication. Ça, ça devait être le côté protecteur d’Enzo qui ressortait en lui, il n’en savait trop rien. Enfin, dans tous les cas, vivement le lendemain, quand cette magie aurait eu le temps de décanter. Souriant tout de même, amusé du culot que pouvait avoir ce gosse parfois, il s’était décidé à lui expliquer un petit mais dangereux détail auquel il n’avait sûrement jamais pensé.

« Tu sais pourquoi les écoles de magie ont été crées à travers le monde ? Pour permettre à tous les jeunes magiciens de canaliser cette énergie là. C’est pour ça qu’avant d’apprendre, on a tous fait exploser des choses, mis feu à je ne sais quoi, ou fait changé de place des objets plus ou moins importants. »

Se redressant en se massant la gorge qui le brulait toujours, il avait enchainé.

« Sovahnn, ça fait sept ans qu’elle aurait dû apprendre les choses basiques. Dans tous les cas, comme chez tous les sorciers, cette énergie s’est développée à mesure qu’elle vieillissait. Instinctivement, en travaillant les sorts ou autre, on acquiert une maîtrise, et celle là, elle ne l’a pas. Ça fait sept ans qu’elle ne contrôle rien. Tu vois où est le souci ? Le directeur avait hésité à tester le traitement qu’elle a subit pour se réveiller, justement parce qu’elle pouvait se montrer instable. Si j’ai fait ça, c’était pour voir à quel point elle était capable de se retenir. Tant qu’elle n’arrivera à rien avec la magie restrictive – que l’on appelle à l’aide de sortilèges – elle pourrait blesser quelqu’un à cause d’une émotion trop forte. Si c’est pas déjà fait d’ailleurs. »

Voilà la raison. Donc, non, il ne pouvait pas y aller tant molo que ça. En fait, il avait été chargé de s’occuper d’elle depuis très longtemps, et il aurait dû s’occuper de ce détail dès son réveil. Et bon, on va dire qu’avec des arbres qui avaient cramé la semaine précédente, une femme retrouvée tuée et un homme qui s’était de toute évidence pris une belle onde de choc, on va dire qu’il avait décidé de se réveiller. Rien ne disait que c’était elle, d’ailleurs, le meurtre était sûrement le fait d’un des lycans du château, mais tout de même ! … En fait, il était abonné aux emmerdes venant des Loups. Ouais, voilà, à partir de maintenant, il allait développer une allergie chronique aux canidés-sapiens (oui oui !).

Je noie mon ennuis dans la mélomanie…


« Mais je lui referais pas ce coup là, ça te vas ? …….. T’façon ça marche pas… »

C’est qu’elle se débrouillait bien en fait. Mieux que ce qu’il avait pensé. Enfin, ça serait sans doute allé mieux s’il avait agit dès le début. Mais avoir une autre gosse sur les bras, ça ne l’enchantait pas, surtout s’il était le premier truc à laquelle elle devait s’accrocher dès son réveil. Ça faisait… trop… voilà. Au moins, là, elle ne risquait pas de l’apprécier, ce qui était plutôt le cas avant grâce à la langue parfois trop déliée d’une certaine Serdaigle.

Je tue ma phobie dans la désharmonie…


« Est ce que je peux récupérer ma baguette ? »

« Ouais ouais. »

Je voue mes nuits à l’Assasymphonie, aux requiems
Tuant par dépit, ce que je sème
Je voue mes nuits à l’Assasynphonie et aux blasphèmes
J’avoue je maudis tous ceux qui s’aiment…


« Promis j’arrête les sortilèges que je connais pas pour ce soir. »

Lâchant un petit rire, l’enseignant s’était décidé également à récupérer sa baguette, s’en servant immédiatement pour faire s’ouvrir un placard, en sortant une autre potion qu’il avait amené jusqu’à lui. La même que celle qu’il avait donné à Enzo, la même que celle qu’il avait déjà bu. Oui mais voilà, la migraine était déjà atroce, et si elle s’empirait, c’était lui qui finirait dans le coma, ça n’était pas possible autrement.

« Ouais, ça m’arrangerais un peu là. »

Pas qu’une bombe d’émotions contraires ça allait pour la soirée, mais si en fait !

J’avoue… je maudis tous ceux qui s’aiment..


« Juste … Est ce que c’était … De la Magie Noire ? »

« Ouaip. Et autant j’connais pas mal de contre-sort en tout genre – tout aussi sombres – autant pour celui là. Nan. Ça a pas dû t’arranger d’ailleurs de jeter ça »



« Par contre, bien joué, il était très bien lancé ! »

Un nouveau rire nerveux avait passé ses lèvres. Putain, t’es con quand tu le veux, tu le sais ça ? De nouveau, il sortit par magie une sorte de petite boite, comme un paquet de chewim-gum, le faisant flotter jusqu’au garçon.

« Tient, mâche ça, ça m’ferait mal de devoir te porter jusqu’au dortoir. »

Ou à l’infirmerie d’ailleurs. Il aurait sans doute fallu qu’ils parlent de ce qu’ils avaient vu. Ça aurait sans doute crevé d’abcès. Parce que pour le reste, ok, c’était bon. Mais mis à part une allusion de la part de Logan, ils n’en avaient pas parlé, mais ça ne serait pas lui qui lancerait la conversation hein. Nouveau grognement de sa part, à nouveau dû à un assaut émotionnel franchement rejeté par son organisme. Nouvelle allergie sûrement ! +out+ Ah ! Oui, il se disait aussi que ça n’était pas encore arrivé ! Portant son majeur à sa lèvre avant de le porter à hauteur de regard, il avait pu constater que, oui, ça y était, il saignait du nez ! Normal pour une migraine atroce, normal pour un type comme lui.

« T’as vraiment trop de truc dans le crane, tu l’sais ça ? »

Il s’essuya du revers du pouce. Généralement, il n’y avait que quelques gouttes de toute façon. Et puis, il était déjà bien tâché de sang, alors un peu plus un peu moins…

« ‘Chier. »

Et le contenu de la fiole y était passé. Pas étonnant après ça qu’il ne se serve que très rarement de sa capacité de légimencie. Bon, ok, là, c’était plus le caractère incontrôlé de l’attaque qui l’avait épuisé, mais quand même merde… Pourquoi la majorité de ces « dons » étaient si douloureux au juste ??

Rejeter l’étranger, ne pas se laisser envahir par ce qui n’est pas nous. Ça laisse des traces ces merdes. Et parmi ces sentiments d’attachement bousculés dit moi, n’y a-t-il rien qui t’appartient ?

So predictable…





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MessageSujet: Re: A call to Arms - Enzo -    Dim 24 Juil 2011 - 12:17

HRP:
 

Je sais qu’il n’a pas tord, qu’il a même raison sur toute la ligne dans tout ce qu’il évoque comme raison d’envoyer Sovahnn dans les airs. C’est juste que mon côté surprotecteur avec les gens que j’aime ne supporte pas ça. Elle découvre à 18 ans ce que nous autres sorciers avons découvert à l’âge de 11 ans. On nous a appris à canaliser tout ça mais ça n’est pas son cas, et … J’avoue ne jamais avoir pensé au fait qu’elle puisse être en danger. Je ne l’ai jamais vu autrement que pleine de vie, parce que c’Est-ce qu’elle veut me montrer mais elle en reste humaine, avec ses faiblesses et ses moments de flottement, de déprime, ou même de colère. Elle ne me le montre pas mais j’ai vu dans son regard comme elle avait eu peur de ce salaud il y a quelques temps. Elle ne se défile jamais, ne baisse pas les yeux mais je suis certain qu’au fond d’elle, elle a peur. Il essaie juste de l’aider, je crois. Comme avec moi finalement. C’est juste … qu’il fait ça à sa manière et qu’elle est plutôt du genre particulière dira-t-on. Alors je n’ai rien dit, pas relevé, pas protesté ni acquiescé. Comme je l’ai dit, c’est lui le Prof. Il sait probablement ce qu’il fait. Et même si je réprouve parfois ses méthodes, je pense qu’il est le mieux placé malgré tout pour nous apprendre à nous défendre, parfois contre nous même. Parce qu’il n’a pas peur de nous pousser loin dans nos retranchement, parce qu’il se fout, presque totalement et j’insiste sur le presque, des conséquences. Parce qu’il a l’air du type qui peut tout gérer. J’abdique. J’ai dit que je viendrai et je le ferai, parce que peu importe la tournure que ça prendra à chaque fois, j’ai besoin d’apprendre à me contrôler, d’affronter ma part d’ombre et d’être capable de la mettre en sourdine pour en obtenir la force nécessaire à la canalisation de la magie qui coule dans mes veines.

Affalé là contre le mur, je me sens vide, et je n’aime pas vraiment ça. C’est comme si toutes mes émotions m’avaient quitté. Je me sens … comme lui, comme l’enfant, et l’adolescent, que j’ai vu dans ses souvenirs. Est-ce que ça veut dire que lui est encore sous le coup de mes émotions à moi ? Je n’en sais rien. Je ne suis pas vraiment calé en Legilimencie même si ça n’est pas la première fois que je subis une intrusion dans ma tête. Je n’avais jusqu’ici jamais été dans celle de quelque un d’autre et si on m’avait dit que le jour où ça arriverait ça tomberait sur lui …

J'ai comme envie de lui dire que son père est un con, que mon frère n'est qu'un agneau comparé aux siens, mais on ne s'attaque pas à la famille quand ça n'est pas sienne. Envie de lui dire que sa vie est sans doute pire que la mienne, même si ça n'est pas vraiment comparable. J'aurai presque envie de lui dire que je suis désolé mais qu'est ce que j'y peux au fond ? Rien, absolument rien. Ma seule faute dans cette histoire c'est d'avoir perdu le contrôle et d'avoir lancé ce sortilège venu de nulle part qui a sans doute failli le tuer et qui en prime à ouvert les portes de son esprit et le mien. J'ai eu accès à des choses que je n'aurai jamais du voir et qui changerons sans doute à jamais l'image que j'ai de lui, mais jamais ô grand jamais je n'évoquerai le sujet. Parce que je sais à quel point ça peut faire mal quand il s'agit de son propre sang et que même si on les haït de toutes ses forces, on est le seul à pouvoir le faire. Insulte mon frère, fais lui du mal, et tu verras de quoi je suis capable. Même s'ils sont tous des sales cons, on est les seul à pouvoir les attaquer. Cette vengeance nous appartient. Et je ne vais pas non plus lui dire que je suis désolé pour ce qu'il a vécu, parce que quelque chose me dit qu'il appréciera pas non plus. J'ai pas de commentaires à faire. En fait j'en ai plein, mais pour le bien être de tout le monde je vais m'abstenir.

« Ouaip. Et autant j’connais pas mal de contre-sort en tout genre – tout aussi sombres – autant pour celui là. Nan. Ça a pas dû t’arranger d’ailleurs de jeter ça »
« Non, pas vraiment. J'suis entrain de me demander si une transformation c'est pas plus agréable en fait. Et ça ne m'enchante pas d'avoir utilisé la Magie Noire. C'était la première fois, et et j'espère la dernière. Ça m'apprendra à traîner avec des abrutis du genre. »

Enfin c’est pas comme si c’était de mon plein gré non plus. Et non, la Magie Noire, ça ne m’enchante vraiment, mais vraiment pas. Parce que ça me rapproche d’eux, et que plus jamais je ne veux perdre le contrôle de cette façon. Je suis encore trop coincé dans ses propres émotions, ou vide d’émotion, pour ressentir quoi que ce soit de trop fort mais je sais que si j’étais totalement moi-même en cet instant ça me rongerait de l’intérieur d’avoir craqué de cette façon.

« Par contre, bien joué, il était très bien lancé ! »
« Je l'ai pas vraiment fait exprès mais … merci. »

Parce qu'un compliment de la part de Logan Rivers, ça ne se refuse pas, et quelque chose me dit que je suis un privilégié. Je sais aussi qu'il ne l'aurait jamais admis si nous étions en présence d'autres personnes. Mais ça n'est pas le cas, et cette solitude me va. Une solitude à deux, qui permet de crever comme une sorte d'abcès mais qui nous permet surtout à tous les deux d'être nous même. C'est en tout cas le cas pour moi. Et je pense que ça l'est aussi pour lui.

« Tient, mâche ça, ça m’ferait mal de devoir te porter jusqu’au dortoir. »
Rolling Eyes
« Moi qui m'attendais à être bordé … Ok, ok, j'me la ferme. »

Va peut être pas falloir que je prenne trop de liberté non plus, mais c'est pas de ma faute. Il a qu'à arrêté d'être gentil avec moi. De toute façon, je sais que ça sera le cas dès qu'on aura franchit la porte de cette salle, que tout redeviendra comme avant et que ce qui s'est passé ici, restera ici. Je l'espère en tout cas, mais je le crois.
J’ai regardé la petite boite flotter jusqu’à moi et d’un geste lent, attrapé. Chouette, j’ai été sage alors le gentil professeur m’offre un bonbon. Il est temps que j’aille dormir je crois.

« T’as vraiment trop de truc dans le crane, tu l’sais ça ? »

J’éclate de rire là, nan ? Oui, si j’en avais la force je le ferai. Pas parce que je trouve ça drôle, simplement parce que la situation est tellement absurde que ça en devient amusant. Enfin, façon de parler. Que cette réflexion vienne de lui déjà, et puis parce qu’on ne peut pas faire plus vrai. Tout simplement. Je me suis contenté de sourire après avoir écrasé un rire nerveux tout en grognant parce que j'avais mal partout quand j'arrivai encore à sentir mon corps.

« Ouais. J'aurai préféré que ça y reste d'ailleurs. »

Cynisme ? Sarcasme ? Ironie ? Un savant mélange de tout ça si je ne m'abuse, mais surtout une déconcertation totale quant au fait de mon absence de réaction. Je me dis que je risque de me prendre tout ça dans la gueule demain matin en me réveillant, quand je me rendrais compte que je n'ai pas rêvé, et que tout ce que j'ai vu, ce qui s'est produit ici, était bien réel. J'ai eu accès à ses souvenirs, et ça ne m'enchante pas, mais ça n'est rien comparé au fait qu'il soit désormais au courant de beaucoup de choses sur moi. Surtout une. Qu'il est vu mes parents mourir, et le Loup me mordre, ok. Ce n'était déjà pas un secret pour lui puisqu'en tant que Professeur il l'a su dès le départ. Qu'il est vu mon frère s'en prendre à moi, là encore ça n'est pas un drame et surtout pas un secret que j'aurai voulu emporter dans la tombe. Aujourd'hui je ne ressens plus de peur face à Derek. Bien sur c'est facile de dire ça alors que je ne suis pas devant lui mais je le ressens, c'est là, au plus profond de mes entrailles. Je ne baisserai plus jamais les yeux devant lui et ce peu importe ce que ça me coûtera tant que ça ne met pas en danger une tiers personne. Il est fourbe, c'est vrai, mais lorsqu'il s'agit de moi, j'ose espérer qu'il attaque toujours frontalement. Il a déjà menacé des personnes qui m'étaient proches pour m'atteindre moi mais je pense qu'il préfèrera régler tout ça directement avec son cher petit frère. Cela dit, ça n'est pas encore le moment. Peut être que je devrai attendre quelques colles avec Rivers avant d'aller l’affronter, histoire d'être sur d'avoir un peu plus de contrôle sur moi parce que si j'en viens à perdre les pédales comme je l'ai fait ce soir … Malgré tout ce qu'il a pu me faire, je ne veux pas faire un mal irréversible à celui avec qui je partage mon sang. Tout pour dire que là où je veux en venir c'est que je ne suis pas tranquille que cet homme qui finalement est à peine plus stable que moi, soit désormais au fait de ma plus grande faiblesse. Mon grand secret. Kyle. Cette personne un peu spéciale pour qui je serais prêt à tout. A mourir, à tuer, à tout donner, à tout perdre. Et je crois que tant de sentiments, ça le perturbe. S’il savait à quel point ça peut me perturber aussi. Ça me fait peur. Je suis sans arrêt entrain de me demander si c’est normal, si je suis normal. Question à laquelle la réponse est plutôt claire : Non je ne suis pas normal. Pas dans les normes disons. Il a ingéré toutes les émotions qu'il a trouvé dans mes souvenirs et je peux voir dans son regard qu'il ne sait pas comment les gérer. C'est mon cas aussi, à l'exception que dans ses souvenirs à lui, je n'ai trouvé que du vide. En fait, mes émotions ne me manquent finalement pas tant que ça, là, maintenant, tout de suite. Je ne me débats pas comme il peut le faire. Je ne ressens qu'une once de rage, et un néant qui a quelque chose de réconfortant quelque part. J'ai l'impression d'être en pause, de pouvoir enfin respirer même si mon corps tout entier hurle de douleur. Sans parler de ma tête. Je crois que je pourrais rester ici, adossé contre le mur, et m'endormir, pour ne me réveiller que dans … aller … quelques jours. Des jours que je gagnerai jusqu'à la prochaine Pleine Lune, et j'espère la fin de ce cauchemar qui me bouffe la santé. Ça ne saigne plus, c'est déjà ça. Et il ne me semble pas saigner ailleurs mais j'aurai peut être des surprises va savoir. Ce n'est pas son cas à lui. Il saigne, du nez, et visiblement, ça ne lui plaît pas.

« ‘Chier. »

Je les regarder vider la fiole sans rien dire.

« J'me suis plains de ma différence pendant des mois, mais je vois qu'il y a finalement bien pire. Essayez ça, même si ça n‘est qu‘un saignement de nez. Visiblement c‘est pas mal efficace. »

Je lui ai lancé la boite que m’avait donné Maxence quelques minutes plus tôt. Autant partager non ? Le sang ça tâche, c’est pas cool. Encore un T-shirt de foutu pour moi d’ailleurs. Ça ne fera jamais rien qu’un de plus. Quoi que, les Elfes de Maisons sont plutôt du genre super efficace.

D’apparence j’étais tranquille, mais au fil des minutes, l’inquiétude recommençait à naître en moi. Celle des représailles et des conséquences, car malgré le fait que je me sente plutôt à l’aise là dans cette pièce avec lui, je pense que je le devais à notre état d’épuisement à tous les deux. Qu’Est-ce qui se serait passé si j’avais foiré mon sortilège ? Ou s’il l’avait intercepté plus tôt ? On en serait pas là. Je serais probablement déjà à l’infirmerie, à moitié mort. En fait j’en sais rien. Il est entrain de détruire toutes les certitudes que j’avais sur lui et je sais pas trop sur quel pied danser. En plus de ça, y a toujours cette foutu peur qui me taraude. C’est plus fort que moi.

« Vous n'allez vraiment rien faire de ce que vous avez vu ? Je sais pas, un moyen de pression quelconque. Je sais que c'est une question plutôt stupide et incongrue là, comme ça, mais la vérité c'est que ça me rend malade que quelqu'un à qui je n'ai pas choisi de le dire soit au courant de … de … son existence, de ce qu'il représente. Y a déjà trop de gens qui veulent lui faire du mal alors une de plus je sais pas si je pourrais le supporter. »

Si je pouvais bouger et me lever je serais probablement entrain de regarder le plafond tout en bougeant d’un pied sur l’autre, en me triturant les mains. Au lieu de ça, je reste immobile et le regarde droit dans les yeux mais je ne suis pas à l’aise. Pas du tout même. Parler de Kyle aussi frontalement, je déteste faire ça. J’ai déjà du mal à en parler avec les personnes qui font parti de mes proches alors avec lui c’est … vraiment trop bizarre. Pourtant je ne m’arrête pas. Il m’a dit qu’il ne le mettrait pas en danger mais j’ai comme besoin que l’abcès soit vraiment crevé. Quitte à prendre le risque qu’il me juge, chose à quoi je ne suis pas habitué puisque jusqu’ici, hormis mon frère, personne ne l’a jamais fait pour la simple et bonne raison que très peu de gens qui ont un véritable impact sur moi sont au courant. Les Supérieurs m’en ont fait voir de toutes les couleurs, se sont bien foutu de ma gueule mais même si ça m’a fait mal, ça n’est rien comparé à ce que je pourrais ressentir si ça sortait de la bouche de quelque un que j’estime un minimum.

« Je sais … en tout cas j'ai compris et je ne pense pas me tromper, que vous n'êtes définitivement pas de leur côté, sinon vous ne feriez pas tout ça, mais à leurs yeux, je suis sensé croire qu'il est mort et réciproquement. S'ils viennent à savoir que leur mascarade s'est pété la gueule, ça pourrait avoir des conséquences catastrophiques, et j'pense que vous êtes suffisamment rentré de plein fouet dans mes émotions et mes sentiments pour comprendre que rien n'y personne ne pourrait me faire retrouver le contrôle si jamais ... »

J’me sens pas bien là …

« J'ai bien conscience d'agir comme un égoïste là, et que vous n'avez sûrement pas envie d'entendre tout ça, et si ça peut vous rassurer ça ne me plaît pas plus d'en parler aussi ouvertement, parce que c’est plutôt du genre vachement gênant, mais j'veux seulement être sur que ce secret là est bien gardé. Je sais pas si ça vient du fait que je sois à moitié Loup, ou simplement parce que j’suis qu’un sale gosse de 17 ans, ou encore parce que c’est dans mon caractère mais c’est comme si je ressentais tout très, trop intensément et je commence à savoir de quoi j'suis capable quand je pète un plomb. J'ai envie de ça pour personne. C'est tout. »

Ceci dit je ne me prends pas non plus pour Superman, avec des pouvoirs super flippant mais je me dis que si j’ai réussi à le mettre lui par terre … J’ai le droit d’en être fier ? Je sais que là c’est pas trop approprié et que tant de pouvoir ça me fait peur mais une petite partie moi en est satisfaite. Bref.

Donc, non, je n’ai envie de ça pour personne. Pour les autres. Pour moi. Pour Lui. Je sais pas, c’est normal de vouloir protéger la personne qu’on aime non ? La protéger des autres, mais aussi de soi même. Et je me dis que s’il est encore un minimum coincé dans mes souvenirs, ou dans un semblant de mes émotions, il pourra comprendre. J’en sais rien. Je sais pas à quoi m’attendre. Je suis juste totalement en stress mais la partie de lui qui visite encore mon esprit me permet de rester calme et surtout je n’ai plus la force de céder à un sentiment trop fort. Je flotte. Entre les bribes de ses propres souvenirs. J’ai beau maudire une partie des miens, les siens me donnent la chair de poule. Et je ne me souvenais pas que parler pouvais être aussi fatiguant. Grasse mat demain. Ou je pourrais ne pas me lever du tout, ça serait bien. Et pourquoi mon ventre grogne comme ça ? Me dis pas que t’as faim ?! En fait, je crois que ce qu’il m’a donné - Le bonbon *sort* - commence à faire effet. J’arrive même à bouger mes jambes. Youpi. Et si j’allais m’enterrer dans un coin ? Oui, ça serait bien. Parce que j’ai la trouille. Et je regrette déjà d’avoir balancé tout ce que je viens de dire.

Pitié, dites moi que vous avez un semblant de cœur ? S’il vous plaît. J’me mettrais bien à genoux mais d’une c’est physiquement pas encore trop ça et de deux, j’en suis pas rendu au point de me rabaisser comme ça. Et j’ai pas été récupérer ma baguette tiens. Trop loin. La flemme. J’vais rester vulnérable encore un p’tit moment hein. Dormir … Manger ? Oui, manger d’abord même si j’ai l’estomac noué et dormir après.
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MessageSujet: Re: A call to Arms - Enzo -    Ven 29 Juil 2011 - 12:22

Un ado surprotecteur et un jeune adulte qui se foutait pas mal des autres… hey, cela dit, au moins, comme ça, ça équilibrait l’intérêt accordé aux autres dans cette pièce. Au moins, de cette façon, il n’avait pas peur de foutre des tartes pour que ses élèves réagissent. Et il était clair qu’un gosse qui prenait les coups avec la peur de se relever et de réagir, il n’y avait rien de tel pour le faire sortir de ses gongs. Enfin, en apparence, car, en réalité, pour qu’il pète sa pile, il fallait tout de même y aller fort. Depuis tout petit, il avait été habitué à se contrôler, et puis, quelque part, tout contrôler. Sauf les coups justement. Le fait qu’il veuille toujours se différencier du gamin qu’il était à cette époque, le gosse qui avait toujours peur que ça recommence et qui attendait patiemment que tout s’arrête devait contribuer à ses réactions vis-à-vis d’Enzo et les autres. Et en parlant de Sovahnn, ça devait être le fait de l’avoir vu se relever et se dresser face à celui qui provoquait chez elle une angoisse grandissante qui avait fait qu’il s’était décidé à l’aider. Ou à aider les autres d’ailleurs, car si elle pète son boulon elle aussi, il y aurait des dégâts. Mais… elle ne semblait vraiment pas douée en magie, et surtout, elle n’était pas une gamine très sérieuse ou appliquée, et ça ne facilitait pas les choses.

« Non, pas vraiment. J'suis entrain de me demander si une transformation c'est pas plus agréable en fait. Et ça ne m'enchante pas d'avoir utilisé la Magie Noire. C'était la première fois, et et j'espère la dernière. Ça m'apprendra à traîner avec des abrutis du genre. »

« Oh ya des trucs plutôt sympas dans la magie noire pourtant… »

Hein Aileen ? Mais bon, c’était peut être son opinion parce qu’il avait grandis avec une culture qui favorisait cette magie là. Et bien qu’elle l’ai souvent brisé et déchiré, il fallait l’avouer, il s’était souvent amusé avec et le fait de la connaitre si bien avait aussi permit de bonnes choses, comme par exemple, rendre la vie à une certaine masochiste en puissance qui s’était pris d’un délire de donner un peu de son sang à un vampire assoiffé !

« Je l'ai pas vraiment fait exprès mais … merci. »

Un petit sourire, mais Logan n’avait rien ajouté. Tout ce qu’il voulait en fait, c’était que les émotions contraires et pesantes de son élève s’en aillent enfin. Sérieusement, sa vie était trop compliquée, trop prenante et trop dure à gérer. Au moins, en se coupant de toute émotion, de tout contact, il n’avait pas à vivre tout ça, c’était un choix qui lui allait parfaitement et devoir affronter ce qu’il se faisait un plaisir à éviter n’était pas des plus agréables.

« Moi qui m'attendais à être bordé … Ok, ok, j'me la ferme. »

Un petit rire était monté, ce qui, franchement, là, était paradoxal. Ben vous savez quoi ? Les émotions et lui, ça faisait quatre mille hein.

« C’est ça, t’as raison…. Jt’enverrais un elfe ! » :=D:

Il le voyait bien bordé par un elfe tient ! Cela dit, sans doute plus que par lui-même… lui qui n’avait jamais fiat son lit de sa vie, ça aurait été un comble !

« Ouais. J'aurai préféré que ça y reste d'ailleurs. »

« Rassures- toi, moi aussi. »

Et pourtant, il n’y avait pas que son crane qu’il avait visité, en fait, il y en avait eu un bon nombre, et il savait un certain nombre de choses qu’il aurait préféré oublier. Mais bon, il y avait un moment où ça finissait à s’estomper. Et puis, quelque part, ça lui permettait de se rappeler des choses qu’il aurait dû ressentir, c’était peut être quelque chose qui lui avait permit de se détacher de ce que devenaient au fur et à mesure tous les Rivers. Oui, parce qu’il n’y avait pas que chez lui que ça déconnait, il avait pu apercevoir deux ou trois saloperies qui s’étaient déroulées dans l’environnement proche de son cousin, et surtout de sa sœur, et il doutait d’avoir été le plus maltraité. Tient… ça par exemple, si Enzo l’avait vu… son cousin aurait eu une très bonne raison de faire un nouveau meurtre.

Mais il ne réagissait pas, pas à la tournure que prenait les événements, pas même parce que ça n’était pas son genre de discuter comme ça avec qui que ce soit. Mais c’était qu’il n’était pas complètement là, agressé, épuisé par trop de choses, Logan l’avouait, il était à côté, c’était aussi con que ça. Rapidement, le signe de sa faiblesse était apparu. Un saignement, ça n’est rien, le mal de crane qui l’accompagnait en revanche l’épuisait réellement, enfin, il finissait le travail de la fatigue physique qui l’assaillait depuis un petit temps déjà. Et ça n’était rien comparé à la fatigue psychologique.


« J'me suis plains de ma différence pendant des mois, mais je vois qu'il y a finalement bien pire. Essayez ça, même si ça n‘est qu‘un saignement de nez. Visiblement c‘est pas mal efficace. »

« Hm ? »

Redressant le regard, il avait vu qu’Enzo lui envoyait une petite boite qu’il attrapa au vol avec… un franc étonnement. Il résistait bien à la souffrance et surtout, il encaissait merveilleusement bien, généralement, il se redressait toujours immédiatement, agissait comme si rien ne l’atteignait ni les ce qui aurait dû l’affecter, ni les marques physiques. Pourtant c’était le cas, tout comme des émotions il en avait, ou plus exactement, il en avait eu, qui n’étaient basées que sur la souffrance, la solitude et la rage, mais à présent, d’autres débarquaient, et elles n’avaient aucun rapport avec Enzo. Et ça, d’après ce qu’il avait pu ressentir, le jeune homme n’en avait pas eu connaissance. Lui, en revanche, n’avait pas eu cette chance et… ne pas y penser, ouais, c’est mieux ! Oooh une jolie boite ! Ouais, parce qu’il n’était pas sûr que se laisser embarquer par les émotions qu’un élève éprouvait vis-à-vis d’un jeune homme, un moldu en plus… non, même s’il avait juste envie de lâcher prise, il n’en avait quelque part aucune intention, juste pour ne pas aller plus loin, et par respect pour les garçons en question. Nan, parce que cette merde, c’était juste franchement glauque. Sérieusement, imaginez les sentiments d’un autre débarqué en vous, j’vous jure que ça n’est pas une partie de plaisir !

Ouvrant la boite d’un air distrait, il l’avait observé un peu avant de faire quoi que ce soit. Maxence venait de la lui donner hein ? Et Enzo l’avait mis pour arrêter de saigner… Sauf que Maxence avait été avec lui quelques instants, il aurait très bien pu le faire en partie cicatriser grâce à un sortilège non ?

« T’as été blessé par de l’argent non ? »

Sans attendre de réponse de la part du garçon, il se décida à refermer la boite sans en utiliser le contenu.

« J’pense que ça t’es exclusif… tu m’excuseras, mais j’préfère pas tester. »

Et youhouuuu nouveau vol pour le cadeau de Maxence.

« Les émotions fortes, ça ira pour ce soir.. »

C’était bon, en plus, il ne savait absolument pas ce que ça pouvait donner sur une personne qui n’avait pas été mordu donc bon. Et puis, il avait été griffé, alors déjà qu’il s’était fait une petite frayeur, lui et le monde lycan… ils étaient déjà bien trop proches à son gout, pas besoin d’empirer les choses. Même si c’était ce qu’il faisait lorsqu’il ‘invitait’ Enzo à venir ici plus que le minimum. Pour ce qui était de sa différence, à laquelle Enzo avait fait référence, l’enseignant n’avait rien répondu, sûrement parce qu’il ne voyait pas quoi dire, après tout, il n’y avait pas tant de personnes que ça qui en parlaient, et, franchement, il préférait être légimen que lycanthrope. Cela dit, cette phrase, rien qu’une phrase pourtant, faisait du bien. Un peu d’intérêt.


« Vous n'allez vraiment rien faire de ce que vous avez vu ? Je sais pas, un moyen de pression quelconque. Je sais que c'est une question plutôt stupide et incongrue là, comme ça, mais la vérité c'est que ça me rend malade que quelqu'un à qui je n'ai pas choisi de le dire soit au courant de … de … son existence, de ce qu'il représente. Y a déjà trop de gens qui veulent lui faire du mal alors une de plus je sais pas si je pourrais le supporter. »

Redressant le regard, l’enseignant avait regardé le jeune homme en levant un sourcil, l’air surpris. Pourtant, il ne dit rien, laissant à Enzo le soin de finir ce qu’il avait à dire.

« Je sais … en tout cas j'ai compris et je ne pense pas me tromper, que vous n'êtes définitivement pas de leur côté, sinon vous ne feriez pas tout ça, mais à leurs yeux, je suis sensé croire qu'il est mort et réciproquement. S'ils viennent à savoir que leur mascarade s'est pété la gueule, ça pourrait avoir des conséquences catastrophiques, et j'pense que vous êtes suffisamment rentré de plein fouet dans mes émotions et mes sentiments pour comprendre que rien n'y personne ne pourrait me faire retrouver le contrôle si jamais ... »

Un petit sourire ironique s’était affiché, confirmant au jeune homme que, non, Logan n’était pas pour cette bande de cons qui se prenaient pour des Dieux. En fait, jusque là, il s’en foutait, mais il fallait dire qu’engager son frère n’avait pas été exactement l’acte le plus intelligent pour le rallier à leur cause. Et ce que ce con avait voulu faire à Aileen et le fait que les Supérieurs s’acharnent à vouloir connaitre la vérité ne faisait que creuser un peu plus le gouffre. Là, il venait juste de se décider à préparer la guerre.

« J'ai bien conscience d'agir comme un égoïste là, et que vous n'avez sûrement pas envie d'entendre tout ça...»

« Bien vu.. »

« ...et si ça peut vous rassurer ça ne me plaît pas plus d'en parler aussi ouvertement, parce que c’est plutôt du genre vachement gênant, mais j'veux seulement être sur que ce secret là est bien gardé. Je sais pas si ça vient du fait que je sois à moitié Loup, ou simplement parce que j’suis qu’un sale gosse de 17 ans, ou encore parce que c’est dans mon caractère mais c’est comme si je ressentais tout très, trop intensément et je commence à savoir de quoi j'suis capable quand je pète un plomb. J'ai envie de ça pour personne. C'est tout. »

« Ouais, h.. écoutes, de un, j’ai pas que ça à foutre que de parler de tes aventures, pis tfaçon j’vois pas à qui jle ferais. Mais surtout, même s’ils me faisaient chier sur ce genre de truc, par pur esprit de contradiction, ils iraient se faire foutre en beauté. »

Comme c’était déjà le cas depuis un petit moment en fait.



« Ce truc me fait chier depuis mes 10 ans ; là t’es la personne qui en connait le plus… ce qui fait que j’suis encore en train d’hésiter entre t’assassiner ou non ; moi par contre, je connais beaucoup trop de choses sur trop de monde. Donc j’t’emmerderais pas avec, et hm… Machin restera ‘mort’. »

Léger soupire et il s’était décidé à se relever.

« Bon, t’es capable de monter alors ou pas ? C’est pas que j’te chasse, mais si tu reste, j’ai peur que tu me prenne pour ton journal intime, donc .. ’ »

Mais non, il ne se foutait pas de lui. Mais bon… il fallait bien qu’il s’y remette un peu non ?
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MessageSujet: Re: A call to Arms - Enzo -    Ven 29 Juil 2011 - 18:24

« Ligote tes sentiments d'une formule,
Emprisonne ta douleur d'une ceinture,
Le loup qui ne montre jamais son sang
Par l'autre loup sera laissé vivant. »


▬ Otto Manninen ▬

J’ai faim. Et oui c’est de l’argent, et l’argent c’est pas cool. L’argent ça fait mal quand on est pas tout à fait comme tout le monde. Ça fait mal quand on a un super prédateur qui dort en soi et qui fout la merde dès qu’il se réveille. Mais c’est la vie. Et tant pis pour vous si vous voulez pas essayer le super stop saignement de Maxence. Les Elfes vont faire la gueule à force de devoir nettoyer des vêtements pleins de sang. Et parlant d’Elfe, j’suis hyper triste. J’voulais vraiment être bordé moi. Et qu’on me chante une berceuse tiens ! Oh oui ! Venez me raconter une histoire !!! Une histoire qui parle de chat blanc et de collines avec pleins de fleur. Et si pouvait y avoir un océan aussi, avec des vagues, ça serait cool. Et puis … D’la bouffe ! Plein de bouffe. Des tonnes de bouffes. Partout. Et mon ventre qui grogne encore. Mais tu vas te taire oui ! Et moi je délire complètement. La fatigue ? Peut être. Surement. Et le fait que je récupère tout doucement mes forces grâce à ce truc un peu étrange, ou plutôt ces trucs un peu étranges, qu’ils m’ont filé tous les deux. Si ça se trouve, c’était du GHB ! Aaaaaaaaaahh ! Dormir x_X

« Ouais, h.. écoutes, de un, j’ai pas que ça à foutre que de parler de tes aventures, pis tfaçon j’vois pas à qui jle ferais. Mais surtout, même s’ils me faisaient chier sur ce genre de truc, par pur esprit de contradiction, ils iraient se faire foutre en beauté. »

Mes aventures. Tout de suite les grands mots Rolling Eyes, et comment ça c’est pas intéressant ?! Moi je trouve ça palpitant au contraire. D’ailleurs, la demoiselle que vous avez failli tuer en fait partie. On peut parler de celles de mon frères sinon. Mon abruti de frère qui s’est déjà tapé la moitié du château, qui couche avec sa meilleure amie et fait tourner la tête de la mienne. Quel crétin ce type. Il a une fille super sous les yeux mais nan, il se comporte encore et toujours comme un gros con. A croire qu’il sait pas faire autrement. Je ne prétends pas être meilleur que lui de quelque manière que ce soit puisqu’on a tous les deux d’énormes défauts mais franchement … Derek ! Ouvre les yeux bordel ! On a été conçu dans le même moule toi et moi alors si j’y arrive, pourquoi pas toi ?! Ou alors y en a un de nous deux qu’à été adopté mais ça m’étonnerait, on se ressemble bien trop pour ça. Et aucune chance pour que je sois le fils du facteur, ou lui d’ailleurs, je vois pas pourquoi ça serait moi, parce qu’on ressemble trop à nos parents aussi. Enfin tout ça pour dire que j’avais juste envie d’insulter mon frère encore un petit peu, mais s’il préfère le super prof, on peut parler des siens de frangins ! Je ne suis pas assez fou pour ça, parce que je sais que même s’il ne m’a pas encore envoyé sur les roses, et dans tous mes sens du termes, c’est simplement parce qu’il était coincé dans mes émotions et que tout comme moi, il a probablement juste envie de dormir pendant 48h. Et que je dégage, au passage. Seulement moi j’suis bien là affalé sur le sol et j’ai pas envie de me lever. En fait, je ne sais même pas si j’en ai la force.

« Ce truc me fait chier depuis mes 10 ans ; là t’es la personne qui en connait le plus… ce qui fait que j’suis encore en train d’hésiter entre t’assassiner ou non ; moi par contre, je connais beaucoup trop de choses sur trop de monde. Donc j’t’emmerderais pas avec, et hm… Machin restera ‘mort’. »

Pas cool. Et Machin s’appelle Kyle. Vieux con aigri. Là qu’on me rassure en me disant qu’il est plus dans ma tête sinon, je suis dans la merde. Il est pas sérieux de toute façon … Hein qu’il est pas sérieux ? Nan, il est pas sérieux. Il va pas m’assassiner. J’lui manquerai trop.

« Bon, t’es capable de monter alors ou pas ? C’est pas que j’te chasse, mais si tu reste, j’ai peur que tu me prenne pour ton journal intime, donc .. ’ »

J’en sais rien. Je serais bien tenté de dire non, mais en même temps comme j’ai pas vraiment le choix … Se faire mettre à la porte, si c’est pas triste ça …. Mais l’idée du journal intime, j’trouve ça …

« Est c’que j’vous ai déjà parlé de la fois où … :gla: »

Moi, suicidaire ? Meuh non.

« Ok alors là c’est le moment où j’en profite pour me casser parce que vous êtes trop stupéfait par mon attitude suicidaire de délinquant juvénile en manque d’affection. »

Même si j’le suis plus ou presque. Disons, moins.

Vous êtes stupéfait ? Donc vous avez des stupéfiants ! Allo la Poliiiiiiiiiiice ! Zzzzzzzzzz ! Enzo ? Hum … REVEILLE TOI ET BOUGE TON CUL !!! Hein ?! Ah … Oui, ok. J’y vais. J’accélère. Je suis déjà plus là. Je … galère à me foutre debout, en fait. C’est moi où la terre tangue ? On m’a menti ! Poudlard est en fait un bateau géant ! C’est un scandale. Mentir à de pauvres élèves qui ne savent pas où ils mettent les pieds c’est lamentable. Ils ont pensé à ceux qu’on le mal de mer ?!

« J’me demandai juste combien de temps ça allait durer avant que vous ne redeveniez un c… »
O_o
« … vous même. »

Joli le rattrapage mais je serais toi, j’me dépêcherai de foutre le camps. Aller un pied devant l’autre, on ouvre la porte et … Non ! Enzo, qu’est ce que tu fais ?! Tu ne te retournes pas sale petit branleur hyperactif ! Et efface moi ce sourire sur ton visage, ça va pas lui plaire. Tu vas te faire allumer. Ok, c’est ton problème, tu gère. Je viendrai pas ramasser tes cendres quand il t’auras pulvérisé.

« J’vous laisse mes émotions en garde encore un p’tit moment, ça m’fait des vacances. Et oui je sais, j’vais surement le payer la semaine prochaine. Salut. »

Salut … Tu le sais que t’es désespérant ? Oui tu l’sais en plus, et ça t’amuse, c’est ça le pire. Sale petit con ! Emmerdeur ! &@#% ! T’es insupportable Enzo Ryans, sors d’ici tout de suite !
Et je suis sorti, finalement, aussi précipitamment que j’aurai pu le faire, c’est à dire en marchant comme un bourré qui se tient au mur histoire de pas s’écrouler tous les dix mètres, ce après avoir récupérer tant bien que mal ma baguette et mon sweat que j'ai enfilé toujours tant bien que mal sous peine d'avoir l'air d'un boucher avec tout le sang partout sur mon T-shirt. Et bien évidemment il a fallut que je croise un autre Prof.

« Besoin d’un coup de main Enzo ? »
« Nan, nan. Ça va, merci M’sieur. »
« T’es défoncé ou quoi ? »

Nan, j’suis gay et j’vais finir comme mon frère. Ceci étant une note de l’auteure qui part en gros délire parce que jamais – et j’ai quand même foutu un apostrophe à jamais genre j’amais – ô grand jamais vous n’entendrez Enzo dire ouvertement qu’il est gay. Parce qu’il l’est pas, c’est tout. Et le premier qui moufte il s’en prend une ! Enzo, c’est pas une tare d’être homosexuel tu sais. JE SAIS ! Mais c’est pas mon cas c’est tout. Je suis fillesexuel à tendance Kylesexuel. Grosse tendance inassouvie au passage et non j’suis pas du tout frustré.
T’étais pas sensé foutre le camp avant de te faire dézinguer la tête ? Ah, si. Bien joué. J’me casse !

« Bah … Euh … A l’insu de mon plein gré, p’tetre bien en fait. Nan, faut juste que j’aille dormir. Nuit ! »
« … Bonne nuit Enzo … »

Ça y est, c’est officiel, Andrews me prend pour un taré.

Et je pensais pas qu’il y avait autant de marches dans ce château. Pourquoi on peut pas juste transplaner d’un endroit à l’autre. J’ai l’âge, en théorie j’aurai déjà du commencer à apprendre mais évidemment dans cette école de merde on a pas le droit. Alors à défaut de transplaner, j’me contente de planer tout court. Oh des oiseaux.

Je sais pas combien de temps j’ai mis pour arriver jusqu’à mon lit mais tout ce que je sais, c’est qu’une fois dessus, je me suis endormi comme une merde, tout habillé et au dessus des couvertures. Bonne nuit le monde. Zzzzzzzzzzz.
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MessageSujet: Re: A call to Arms - Enzo -    Mar 2 Aoû 2011 - 19:33

Oh que, si, des aventures. Quand on en arrive à ce niveau de complication de vie, c’est des aventures ! Surtout pour un type comme Logan. Quoi qu’en fait, sa vie en était devenue une aussi. Sérieusement, on n’a pas idée de faire autant de bordel autour de lui ! Nan mais ça suffit oui !

« Est c’que j’vous ai déjà parlé de la fois où … :gla: »

Ouais, exactement : ça suffit oui ?! Le jeune prof’ avait fixé son élève en émettant une sorte de grognement. Ok, il blaguait, mais pour peu qu’en blaguant, il case autre chose… on ne sait jamais hein ! C’était bon, il en savait largement assez sur le personnage, plus, ça aurait été de l’insulte hein !

« Ok alors là c’est le moment où j’en profite pour me casser parce que vous êtes trop stupéfait par mon attitude suicidaire de délinquant juvénile en manque d’affection. »

« Très bonne idée ! »

Qu’il puisse enfin rester seul ; ça ne serait pas de trop là. Déjà qu’il se mettait à aider les autres, si, en plus, il se mettait à avoir de plus en plus de relations humaines… il allait finir par faire une crise urticaire due à une forte allergie momentanée. Ou permanente en fait quand on y songeait. Observant d’un air distrait le jeune homme galérer à se relever, Logan, lui, n’avait pas bougé. Assis, c’était bien aussi. Parce qu’il avait beau toujours chercher à se montrer invincible, grand, fort et fier et incapable d’être briser, en attendant, là, la fatigue s’installait et risquait de l’emporter avant qu’Enzo soit sortit.

« J’me demandai juste combien de temps ça allait durer avant que vous ne redeveniez un c… »

oO

« … vous même. »



Vous le connaissez le fou rire nerveux ? Nan, parce que, s’il n’avait pas duré bien longtemps, c’était bien un rire qui avait tenu de réponse au lapsus du jeune homme. Non, il ne risquait pas d’être blessé par ce genre de truc, mais ce qui était le plus logique, là, c’était qu’il enlève des points à la maison d’Enzo (wouhou, ça ferait un peu baisser tout ça oo’’ … faut que Logan aille faire chier Jillian, Sovahnn ou Megan +out+) ou au moins qu’il le colle… mais, nan, ça allait aller les colles, ils se verraient déjà bien assez avec celles auxquelles le jeune homme devrait assister. Nan et puis… roh merde, il riait s’il le voulait d’abord, et surtout, parce que la situation était tellement absurde que, vraiment, il y avait de quoi se marrer. Alors, un truc impossible de plus ou de moins, maintenant … ! De toute manière, c’était connu qu’il n’avait pas grand-chose d’un véritable enseignant, alors bon ! ‘Faudrait peut être leur dire un jour qu’il n’avait ni expérience, ni envie … ni diplôme pour ce job nan ?! Non, c’est bien plus drôle comme ça !

« J’vous laisse mes émotions en garde encore un p’tit moment, ça m’fait des vacances. Et oui je sais, j’vais surement le payer la semaine prochaine. Salut. »

« Euh.. »

Mais le jeune homme avait déjà passé la porte. Avec un petit sourire, Logan s’était donc finalement levé.

« Ça c’est probable oui… »

Il faut que tu ranges…

C’est dommage que le sortilège de Merlin l’enchanteur n’existe pas. Vous savez, celui où il fait se laver toute la vaisselle toute seule ? Ah ! Ou sinon, il lui suffisait d’en ensorceler des animaux avec un Impero pour les forcer à faire le ménage avant le retour des nains !! … C’est le moment d’aller se coucher. Si si, j’vous assure ! D’un coup de baguette, le jeune homme avait verrouillé définitivement la porte de la salle de cour de sorte à ce que personne ne puisse rentrer à moins d’avoir au moins son niveau en isolations (huhu)… ce qui risquait d’être dur vu sa capacité à rester loin des autres. Quoi qu’elle avait une certaine tendance à se fendiller celle là, il aurait sans doute dû faire plus attention à son sort en sachant cela. Mais à peine la porte de sa chambre fut refermée derrière lui qui se laissait tomber au sol pour ne plus en bouger, épuisé. Il avait tenu jusque là, et c’était sa stricte limite physique. Dommage, trois pas plus loin : il y avait le lit, ce qui aurait sans douté été mieux que de rester adossé contre la porte de la chambre.

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