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 I wish you were here.. - Keïla -

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MessageSujet: I wish you were here.. - Keïla -   Lun 16 Mai 2011 - 15:53

I Wish you were here!
-


« No, I don't wanna let go
I just wanna let you know
That I never wanna let go… »





Une journée comme les autres avait débutée. Sauf que, contrairement à d’ordinaire, la jeune femme qui courait dans tous les sens à la recherche de quelque chose à faire pour s’éclater se trouvait dans le dortoir de sa salle commune, un bouquin à la main, à faire semblant de lire sur son lit. Sauf qu’au lieu de bouquiner, elle était, pour la première fois depuis son réveil, en train de se morfondre. La belle avait pourtant vécus beaucoup de situations depuis que ses paupières s’étaient enfin ouvertes, et pas que les meilleurs, et pourtant, ça n’était que maintenant, à la moitié de la seconde année, qu’elle avait ce foutue coup de blues qu’elle rejetait depuis si longtemps. Ses parents lui manquaient, sa famille lui manquait, et de ne rien savoir sur ce qu’ils étaient devenus la tuait à petit feu ce jour là. Ça faisait deux mois à présent qu’elle avait eu le courage de leur envoyer une lettre pour dire qu’elle était vivante. Une où elle leur expliquait tout, dans le moindre détail, et puis, une autre, qui, elle n’avait normalement pas été supprimée, ou elle expliquait juste qu’elle avait des mauvaises notes et qu’elle était désolée, mais qu’elle s’amusait énormément à côté et qu’elle se rattraperait au trimestre d’après. Oui, une seule lettre avait sûrement quitté Poudlard, mais aucune réponse ne lui était parvenue.

Bien sûr, il était possible qu’ils aient cru à une farce et que, donc, ils n’aient pas pris la peine de répondre, mais la jeune femme ne pouvait se résoudre à envoyer une nouvelle lettre plus explicite. Oui, elle avait peur, bien sûr qu’elle avait peur, parce qu’elle ne voulait sans doute pas connaitre la vérité à propos de son père. C’était lui qui avait pris le choc le plus violent lors de l’accident, et bien qu’elle se soit retourné les méninges dans tous les sens depuis son réveil, elle ne se souvenait pas l’avoir entendu venir la voir, ni avoir entendu quoi que ce soit à son sujet. Mais il se pouvait aussi que sa mémoire lui fasse défaut pour la protéger de la vérité. Son père n’était peut être plus en vie. Et comme une enfant, elle songeait brutalement que si c’était le cas, tout était de sa faute, surtout qu’elle serait la seule survivante.

Cela durait depuis plus de deux heures et la jeune femme avait sécher tous les cours de son après midi. Son esprit s’était mis à divaguer sur tous les sujets qui faisaient que, malgré ses sourires et ses délires, il y avait des choses qui n’allaient pas dans sa vie. Et la page 89 statique depuis qu’elle avait ouvert son livre le signalait aisément. C’était après ces deux heures passées à s’inquiéter au sujet de sa famille que la jeune femme en revint à elle et à ce qui s’était passé quelques semaines plus tôt. Le Supérieur qui avait voulu abusé d’elle à deux reprises, je parle. Il fallait qu’elle fasse quelque chose, c’était hors de question qu’elle se mette à trembler à chaque fois qu’elle mettait les pieds dehors. Sûre d’elle et extravertie, Sovahnn s’appréciait très bien comme elle était et il faudrait qu’un train lui passe sur le corps pour qu’elle se décide à changer d’attitude. Et puis, si elle se mettait à avoir peur de tout, elle resterait terrée dans son lit pour le reste de sa vie.

Avec un bouquin que je ne lis même pas à la main…

Après tout, elle avait bien pardonné à un vampire d’avoir manqué de lui faire passer l’arme à gauche et était restée enjouée après ça. Et puis, elle avait viré un fantôme à coup de streap tease ; elle devait bien être capable de trouver une solution. Bien sûr, elle semblait très loin de la fille traumatisée qui crève de trouille puisqu’elle continuait à s’habiller de la même façon, à sortir et à déconner comme d’habitude. Pourtant, toutes les nuits, elle en cauchemardait.

Et ça ne pouvait pas durer ainsi, même quelques jours de plus.

C’était décidé depuis son premier jour de réveil, elle ne serait pas la pauvre petite choupinette à avoir passé la moitié d’une décennie dans le coma, la pauvre chérie qui a eu un accident. Elle ne serait pas la victime, bien au contraire, elle serait celle qui croque la vie à pleine dents et que rien ne pouvait arrêter.

Voilà, c’est comme ça qu’on sort une Sovahnn de la déprime.

Sortant brutalement de son lit, en faisant peur au chat d’une fille de sa maison, au passage, la jeune femme se décida à se bouger le cul et à prendre le taureau par les cornes ; sans lui demander son avis. Il voulait jouer et en profiter ? Elle aussi savait faire ça.

Tout ce qui lui manquait, à présent, c’était une complice. Mais déjà, elle l’avait trouvée. Il ne suffisait plus qu’à la débaucher. A cet instant, Sovahnn se trouvait en haut des marches, un long gilet fermé sur les épaules, balayant du regard la salle commune. Si j’ai pris le temps de dire qu’elle portait ce type de gilets, ça n’était pas innocent, en fait, il était surtout là pour cacher ce qu’il y avait en dessous. En fait, elle était tout d’abord sortie sans, mais, aux regards des garçons de la maison qui s’étaient posés sur elle, la belle s’était décidée à revenir un peu plus couverte. Ça y était, elle était à nouveau fichée pour l’une de ses nombreuses exubérances. En tous cas, l’effet était bon ; ils bavaient d’avance ! Et c’était exactement ce qu’elle comptait déclencher sur le crétin qui l’avait déjà en ligne de mire.

Tirant la langue en souriant à ceux qui la regardaient un peu bizarrement à présent, elle descendit jusqu’au canapé situé devant le feu. Là où se trouvait une jeune femme qu’elle avait connue quelques temps plus tôt, à une fête plutôt arrosée qui s’était déroulée dans la salle sur demande, aux dépends des Supérieurs qui, cette fois, n’en avaient rien sut.

Keïla, qui ne l’avait pas vu sortir en tenue légère quelques minutes plus tôt, cela dit en passant, puisqu’elle était tournée vers le feu, donc dos à elle. Elle ne l’avait donc pas vu s’approcher d’elle non plus.

Avec un petit sourire, la nouvelle Poufsouffle s’était penchée vers elle pour lui mordiller le lobe d’oreille afin d’attirer son attention, et de planter le décor. Lâchant un petit rire joyeux, la belle passa par-dessus le sofa pour s’assoir à côté d’elle, sans desserrer le gilet, bien entendu ; il y avait déjà eu assez de personnes à la voir comme ça.

« Hey, dis moi ; faire une petite blague osée et plutôt douteuse à un enfoiré pour se venger de lui ; ça te dirais ? »

Toujours directe, oui !


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