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 Shadow Of The Day {Ruby}

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MessageSujet: Shadow Of The Day {Ruby}   Jeu 7 Avr 2011 - 19:09

Las. De m'inquiéter toujours de tout et pour tout. De tout le monde et pour tout le monde. Aujourd'hui est un jour de relâche et je n'ai envie de penser qu'à moi, ou plutôt à personne. Je n'ai pas de cours, j'ai soigné toutes mes créatures ce matin en m'y attelant dès l'aurore et même si j'y retournerai d'ici peu de temps, je m'accorde une pause. Une pause pour me détendre. Et je le suis, détendue je veux dire. J'ai enfilé un jean tout ce qu'il y a de plus normal, un chemisier dans lequel je suis libre de mes mouvements et à mes pieds, aucune trace de mes rangers. Si j'avais pu, je serais sorti pieds nus mais je ne suis pas certaine que cela aura été au goût de tous. J'ai donc pris l'option d'une paire de tennis en toile. Mes cheveux sont détachés et tombent sur mes épaules. Pour un peu, j'aurais l'air d'une femme. Je suis seule et ça me fait du bien. Je n'arrive pas à me souvenir de la dernière fois où j'ai pu prendre le temps de vivre sans avoir à me préoccuper d'un autre être vivant. Je travaille beaucoup, et j'aime ce que je fais, mais parfois, je me dis que c'est un peu trop. J'ai 27 ans et c'est toute ma vie. Ça n'a jamais été que ça. L'école, l'armée, l'enseignement. A côté de ça, je ne vis pas vraiment. Assise dans un fauteuil moelleux de la bibliothèque, un livre sur l’Egypte ancienne dans les mains, je me perds dans les illustrations animées qui s’agitent devant mes yeux jusqu’à m’en tirer un sourire. L’une d’entre elle représente un chat, posture droite et attentive, la tête haute, presque immobile si ce n’est le frémissement quasiment imperceptible de sa queue. Il est d’une couleur atypique, d’une sorte de roux crémeux, plutôt clair, indescriptible. Il est perché sur le mur en pierre d’un immense palais et observe le Nil d’un œil affuté. Il est magnifique mais tout en lui reflète le danger. Ce chat est une image, une sorte de métaphore, et mon esprit m’emmène loin dans des suppositions plus loufoques les unes que les autres.
Les créatures qui peuplent notre monde magique sont incroyables, une source inépuisable d’intérêt, de question, de fascination. Je crois que je ne m’en lasserais jamais. Cet attrait pour les « animaux » je crois que je l’ai en moi depuis toujours, même s’il s’est manifesté plus violemment lorsque j’ai pu sortir de l’hôpital pour la première fois. Bien sur à l’époque je ne savais pas que j’y retournerais parce que le cœur qu’on m’avait offert ne voulait pas battre correctement pour moi, mais lorsque j’ai pu goûter à un peu de liberté, j’ai beaucoup souffert de ne pas pouvoir partager mon quotidien avec un animal. Je rêvais d’avoir un chien, et j’ai attendu d’avoir 25 ans pour exhausser ce vœux, par le plus grand des hasards qui plus est.
Mes parents n’étaient pas d’accord pour qu’on est un animal quelconque à la maison. ils jugeaient que j’étais trop fragile et même si je n’en montrais rien, ça me rendait furieuse. Je me sentais tout à fait capable de m’occuper d’un animal bien que mes désirs ne se portaient pas au simple poisson rouge. Je pense que je l’aurais tout de même accepté, même si une boule de poil assez conséquente était mon plus grand rêve. Quand je regarde Fenrir aujourd’hui, je me dis que j’ai finalement eu ce que je voulais, j’ai simplement du attendre quelques années. Avec le recul, je me rends compte qu’ils ont bien fait de ne pas céder à mon caprice de petite fille. J’ai fini par avoir un chat, pendant toute ma scolarité à Poudlard, une petite boule de poils toute blanche, comme Lune. Elle est morte lorsqu’on a quitté le grand château, à la fin de mes études. C’est comme si elle avait attendu ce moment là pour laisser son dernier souffle l’emporter. Ce n’était pas la période la plus rose de ma vie mais j’avais connu le bonheur d’avoir un animal bien à moi en plus de toutes les créatures qui peuplaient l’école. Que ce soit les animaux de compagnie des autres élèves, les hiboux et les chouettes ou bien ceux du Professeur de Soins de l’époque qui est parti en retraite juste avant que je ne prenne sa place.

S’il savait à quoi il a échappé …

J’ai laissé Fenrir dehors, avec Mila, dans son enclos près de la cabane. Je sais qu’il n’ira pas loin, qu’il restera près d’elle. Elle a énormément grandi et devient une véritable merveilleuse petite Sombral. Enzo étaient avec eux lorsque je suis parti, je n’ai pas fait de commentaire, encore légèrement agacée par le comportement du vieux Mandrake qui m’avait traité de, je cite « Fille de joie » devant mes élèves. Si je n’avais pas été en mesure de garder mon sang froid je pense qu’il croupirait à l’heure actuelle dans le fond du Lac. J’aurais bien aimé avoir mon gros loup blanc avec moi, mais un chien dans une bibliothèque … Surtout un chien comme lui qui ne tient pas en place. Il est bien mieux dehors et j’en profite pour être vraiment sereine. Depuis combien de temps ça ne m’est pas arrivé ? Depuis la dernière fois où j’ai trainé avec Maxence, tout simplement. Il est le seul qui arrive encore à me faire oublier la réalité et à me faire sourire dans cette baraque de fou. Je crois que je passe dans une sorte de moment de flottement où je n’arrive plus vraiment à faire semblant. Toute la violence, la solitude qu’elle engendre pour tout le monde. L’injustice. Le fait d’être impuissante. Celui d’être loin de ma famille. J’en arrive même à saturer de Jakob qui continue de faire comme si je n’existais pas. J’ai cru remarquer qu’il n’était pas vraiment dans son assiette ces derniers temps mais … Chacun sa merde. Je ne vais pas lui courir après toute ma vie. Stop. Ça va 5 minutes de jouer les Mère Théresa pour tout le monde et puis de toute façon, il n’a pas besoin de moi. Il n’a besoin de personne. C’est comme ça, je m’y suis faite.

Tout est calme ici, et ça fait du bien. J’ignore qui est la nouvelle bibliothécaire, mais elle semble faire des miracles pour faire régner dans son domaine un silence impénétrable. Depuis que Mary est partie, je n’ai pas vraiment remis les pieds ici. Je n’en ai pas eu le temps, ni même l’envie.
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MessageSujet: Re: Shadow Of The Day {Ruby}   Jeu 7 Avr 2011 - 21:01

C’est assez...dit la baleine. Assez pour aujourd’hui de classer des livres, assez pour aujourd’hui de ne pas avoir le moindre bruit dans cette bibliothèque, assez pour aujourd’hui ed ne pas avoir le moindre petit retard dans les retours de livre. On raconte que depuis mon arrivée dans cette bibliothèque, jamais encore on n’y avait connu tant de calme et de discipline, on raconte que depuis mon arrivée dans cette bibliothèque, la discipline règne en maitre mot et que les élèves craignent que j’eusse une réaction un tant soit peu punitive envers eux. On me traitera de ce qu’on veut mais personne n’aura jamais osé me dire que j’étais injuste. Je ne crois pas être spécialement juste, je punis parfois avec excès des fautes pour lesquelles une gifle supplierait, mais ce qui compte dans la punition, ce n’est pas tant la douleur que l’impact qu’elle aura. Ce n’est pas parce qu’on a mal qu’on va éviter de remettre la main dans le feu, mais c’est parce qu’on sait ce qu’on va souffrir. L’exemple est toujours le meilleur moyen d’obtenir quelque chose chose et je l’avoue, pas totalement fière d’ailleurs, des exemples j’en avais déjà fais quelques uns par le passé. Rien de véritablement trop violent, mais disons que depuis l’élève que j’avais défenestré, sans la laisser s’écraser au sol ceci étant, plus personne n’avait la mauvaise idée de porter des talons dans la bibliothèque, mieux que ça, je pensais installez à l’entrée de la pièce un petit meuble à chausson, dans lequel chaque élève pourrait avoir une paire de chausson personnel à enfiler avant d’entrer, de cette façon, plus un bruit sur le carrelage et plus une trace de gomme de chaussures que ces balais magique ne nettoient pas et qui m’obligent à passer scruter le carrelage régulièrement. C’est mon métier c’est vrai et je crois que je le fais, j’aime croire que je le fais bien mais quantifier ça est peu évident. Un professeur on verra à la réussite des élèves si le travail est bien fais, un menuisier on le verra à son meuble, un vétérinaire aux animaux qu’il a sauvé mais moi ? Les livres sont à leurs places, les meubles en bois sont en parfait état et les sols sont propres, mais est-ce que ça fait de moi une bonne bibliothécaire ? Ou est-ce ce religieux silence qui règne dans la salle qui puisse me caractériser comme une bonne bibliothécaire ?

Et puis pour être vraiment sincère, je crois bien que je me fiche de savoir si je suis douée dans ce métier ou pas. C’est vrai que j’ai toujours considéré que quitte à faire quelque chose, il fallait au minimum le faire très bien et quand on l’aime, le faire à la perfection, malheureusement c’est loin d’être aussi simple que cela il ne faut pas s’y tromper. J’avais été bibliothécaire, en plus j’avais eu une formation, du coup je savais quoi faire, mais le moment qui m’exaltait le plus, c’était celui où je pouvais punir un élève...En fait j’aurais dû conjuguer cette phrase au pluriel parce que ce sont tous les moments où je peux punir un élève qui me plaisent, c’est tellement jouissif d’avoir du pouvoir et de pouvoir en abuser. Le pouvoir sans abus c’est franchement chiant, comment voulez-vous vous amuser si on vous donne la possibilité de faire ci ça ou en encore cela mais qu’on vous dit « mais attention seulement à certaines conditions ». Le pouvoir est ridicule quand il se limite, si on prend du temps à apprendre des règles, n’est-ce pas pour savoir comment les briser finalement ?
En tous les cas, j’avais fais de la bibliothèque de Poudlard un vrai lieu d’étude où le silence régnait et où chacun pouvait calmement lire sans avoir à craindre d’être dérangé par du bruit. Evidemment je tolérais encore quelques chuchotements quand il s’agissait là de chuchotements visiblement liés à des cours, mais plus ce bruit de fonds provoqués par les chuchotements des uns qui devaient couvrir les chuchotements des autres. C’est marrant mais j’ai le sentiment d’avoir apporté une certaine notion de respect aux élèves, celle qui va faire la différence entre ceux qui attendent leur tour de parler et ceux qui écoutent vraiment. Désormais les chuchotements sont si faibles qu’il faut impérativement écouter pour avoir une chance d’entendre, donc le bruit le plus dérangeant actuellement en vigueur est celui de cette mouche qui commence à sérieusement me mettre de travers, jusqu’à ce que je l’attrape et la relâche par la fenêtre...Je ne tue pas pour le plaisir, pas même une mouche, je ne tue que pour l’argent...ou par vengeance.

Et puis soudain, des trouble-fêtes viennent pourrir l’ambiance calme de la bibliothèque, visiblement deux jeunes hommes en quête d’affection d’une belle qui ne sait lequel elle doit aimer, et que je t’empoigne, que je te pousse contre la porte qui s’ouvre à la volée en les voyant tomber. Ils n’ont pas réaliser qu’ils sont dans la bibliothèque, mes pas claquent violemment sur le carrelage, si le silence des élèves est impératif pour les moments où ils se déplacent, c’est que j’ai appris que la peur est un bon moyen de contrôle et je sais parfaitement que les habitués de la bibliothèque savent très bien que je peux me déplacer particulièrement silencieusement avec des escarpins, mais que les moments où ils résonnent comme c’est le cas à l’instant, cela signifie qu’il est tant d’arrêter. Mais les jeunes hommes ne s’arrêtent, pas avant que je ne m’immobilise devant eux, les bras croisés sous ma poitrine et le regard en feu. Ils se relèvent et commencent à bredouiller des excuses que je fais taire d’un seul doigt :

« Tous les trois, demain après-midi en retenue. Oui vous aussi mademoiselle parce que si vous étiez un tant soit peu plus mature les hommes n’en viendraient pas aux mains pour vous...Bien joué ceci étant. Et maintenant dégagez avant que je ne vous fasse récurer cette pièce à la brosse à dent ! »

Et le silence fut. Je reviens vers mon bureau et croise un visage peu familier de cet endroit, du moins pas depuis que j’y suis en fonction. J’approche souriante et reste debout, la professeur de soins aux créatures magiques, j’ai toujours aimé les créatures magiques, je respecte sa matière et je dois reconnaitre son talent pour avoir observer certains de ces cours :

« Bonjour. C’est bien la première fois que je vous vois entre ces murs. Je suis navrée pour...ça. Est-ce que je peux prendre place...si je ne vous dérange pas. »

Beaucoup seraient surpris de me voir aussi...avenante ? En tout cas j’attends d’y être invitée pour m’assoir et profite pour demander en attendant une réponse :

« Dites-moi, je pensais à un animal de compagnie mais le seul que je n’ai jamais eu fut un Boursouf...Alors si vous aviez une idée ou deux à me dispenser je suis toute ouïe...Et si vous avez un Boursouf, je suis preneuse. »
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MessageSujet: Re: Shadow Of The Day {Ruby}   Ven 8 Avr 2011 - 17:44

J’y comprends rien moi à toutes leurs histoires d’adolescents shootés aux hormones. C’est à croire qu’ils changent de « fréquentation » comme de chemise et ce château en devient un véritable bordel. Les frères Ryans par exemple, qui se détestaient, sont devenus les meilleurs amis du monde. Jillian, qui était la meilleure amie d’Enzo, s’est éloigné de lui pour aller vers Derek sans que cela ne cause le moindre soucis entre les deux frangins alors que la Hufflepuff et le Gryfindor ne se parlent plus. Enzo comble visiblement ce vide d’une manière qu’il le regarde, avec d’autres filles, alors qu’il était plus ou moins avec un autre garçon. Derek et Megan. Megan et … pleins d’autres types. Derek et Jillian. Jillian et Takuma. Takuma et Aileen. Aileen et Logan. Enzo et Sovahnn. Je crois qu’on est pas dans une école mais dans une maison close et très franchement, si j’avais pu ne jamais ouvrir la porte de ce placard …

Enfin bref, voilà à quoi me font penser ces trois gosses qui se disputent et attirent les foudres de la nouvelle bibliothécaire. Je ne la connais pas mais ce n’est pas la première fois que je la vois. Je n’ai jamais eu l’occasion de lui parler, ni même de savoir vers quel côté se portait son allégeance mais ce que je sais en revanche, c’est qu’elle maintient l’ordre dans cet endroit d’une main de maître. C’est une femme de taille moyenne, je pense qu’on doit faire a peu près la même. On ne se ressemble pas du tout en revanche. Elle est tout aussi blonde que je suis brune et ses yeux bleus sont un contraste effarant à la teinte sombre des miens. Nos styles vestimentaires vont à une totale encontre l’un de l’autre. Le miens n’est pas très original mais le siens … Disons qu’il est particulier. Enfin, on ne juge pas une personne sur sa façon de se vêtir il me semble.

De loin, je l’observe sans dire un mot. Je connais ces trois élèves, comme tous ceux du château mais il n’empêche que je ne volerais pas à leur secours pour la simple et bonne raison qu’une bibliothèque ne doit pas être le théâtre de leurs déboires sentimentaux.

« Tous les trois, demain après-midi en retenue. Oui vous aussi mademoiselle parce que si vous étiez un tant soit peu plus mature les hommes n’en viendraient pas aux mains pour vous...Bien joué ceci étant. Et maintenant dégagez avant que je ne vous fasse récurer cette pièce à la brosse à dent ! »

Elle est intransigeante.
Ils ne bronchent pas.
Et moi je retourne à mon livre tout en me perdant dans mes pensées.

Il paraît qu’il faut que jeunesse se passe. En discutant avec Max l’autre jour, je me suis rendu compte que je n’avais pas vraiment fait ma crise d’ado comme ces trois là et tellement d’autre. C’est comme ci au fond de moi j’avais toujours été … vieille. Et ça me fait froid dans le dos. Je rattrape ce temps perdu avec mon comparse de l’infirmerie mais ça n’est pas vraiment la même chose. J’ai laissé passer ma chance. Est ce que je le regrette ? Avec le recul, oui, un peu. J’ai passé mon enfance dans un hôpital. Et quand j’en suis sorti, vraiment guérie et prête à vivre, j’ai reçu ma lette pour Poudlard. J’ai donc consacré ma jeune vie à mes études et aux choses auxquelles je n’avais pas pu accorder de temps lorsque j’étais enfermé dans ce milieu médical hostile. Je n’ai pas l’impression d’avoir eu une vie normale pour une fille de mon âge. Bien sur j’ai fait des expériences comme tout le monde mais rien d’extraordinaire pour autant. Je me disais que j’aurais le temps en sortant de Poudlard, mais après le drame auquel j’ai assisté, je n’ai pas été capable de reprendre le cour normal des choses et j’ai signé avec l’armée. Nouvelle prison en quelque sorte. En y réfléchissant, c’est comme si je n’étais pas capable de vivre en dehors d’un cadre restreint et fermé.

« Bonjour. C’est bien la première fois que je vous vois entre ces murs. Je suis navrée pour...ça. Est-ce que je peux prendre place...si je ne vous dérange pas. »

Elle m’a fait sursauter, car bien trop perdu dans mes propres réflexion, je ne l’ai pas entendu arriver. J’ai relevé la tête, elle me souriait aimablement. Sourire que je lui ai rendu.

« Dites-moi, je pensais à un animal de compagnie mais le seul que je n’ai jamais eu fut un Boursouf...Alors si vous aviez une idée ou deux à me dispenser je suis toute ouïe...Et si vous avez un Boursouf, je suis preneuse. »

Je fermais mon livre et d’un signe de tête l’invitais à s’asseoir face à moi.

« Je vous en prie. J'aimerai venir plus souvent mais le temps me manque. »

Les boursoufs. De charmantes petites créatures. Je n’en ai jamais eu personnellement mais ayant grandi à Poudlard, j’ai côtoyé énormément de personne propriétaires de l’une de ces petites choses craquantes.

Je me redressais et croisais les jambes tout en posant le livres que je feuillerais sur mes genoux.

« Ce sont des créatures adorables, mais qui demandent beaucoup d’attention. Et de calme, également. Je crois qu’elle serait dans son élément dans une bibliothèque. »

Je jetais un regard alentours, effectivement, en dehors du chahut des trois transit d’amour, rien n’avait bougé, pas un seul bruit ne perçait en dehors du frottement d’une plume sur un parchemin ou bien d’une page qu’on tournait.

« Je n’en ai pas, et je pense qu’il sera difficile d’en trouver à Pré-Au-Lard, les commerces fermant les uns après les autres. En revanche, vous en trouverez sur le Chemin de Traverse, à Londres, dans l’animalerie qui se situe entre le fabriquant de baguette un peu rustre et la librairie scolaire. »

Je parlais à voix basse, plus par habitude et réflexe que par véritable conscience mais c’était aussi bien comme ça. Cette femme m’intriguait, je n’arrivais pas vraiment à savoir ce qu’elle pouvait bien penser en réalité sous ses airs charmants et très franchement, je n’essayai même pas de trouver une faille dans le système. Depuis combien de temps je n’avais pas eu l’occasion de discuter simplement ? Avec une autre femme qui plus est ? Toutes les relations que j’entretiens ici sont avec le genre masculin, un peu de féminité ne me fera pas de mal.

« Quel est le dernier animal que vous ayez eu en date ? Je suis curieuse, je m’en excuse, mais tout ce qui touche au monde animal me fascine. Vous n’êtes pas obligée de me répondre ceci étant dit. »

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MessageSujet: Re: Shadow Of The Day {Ruby}   Ven 8 Avr 2011 - 19:05

Si ça n’était vraiment que de moi, on interdirait les relations amoureuses entre les élèves, distance minimale de sécurité entre les hommes et les femmes et la même chose pour les tendances homosexuelles, non que je n’ai de problème avec l’homosexualité l’étant moi-même mais tout simplement que ça permettrait de rétablir un peu la décence dans cet établissement ! Les querelles de coeur posent plus de problème qu’autre chose dans une école, après tout, en plus à Poudlard, les élèves vivent constamment ensembles, partagent les mêmes cours et quand l’un se fait plaquer par machine, le premier refuse d’aller en cours pour ne pas la voir assise à côté de son nouveau petit copain et machine refuse d’aller en cours parce que finalement elle l’aimait encore, regrette son choix et … brrrr le côté mielleux de ces relations amoureuses m’insupporte vraiment, ça me ferait peut-être du bien de tomber amoureuse une fois, juste pour voir ce que ça fait, je me demande quel genre d’amoureuse je serais. Pot-de-colle ? Non ça ne me ressemblerait pas. Possessive ? Ah ça par contre oui, je serais extrêmement possessive envers la femme qui aura mon dévolu et le première ou la première qui y touche aura fort à faire pour survivre aux blessures que je lui infligerais. Je ne suis pas prêteuse, et en amour...ben en amour j’en sais rien, il faudrait déjà quelqu’un pour tomber amoureux et que je tombe amoureuse et ça franchement c’est pas gagné. Mais qui sait, au hasard d’un couloir un jour, une belle petite Sang-Pure venue pour un stage de perfectionnement en Bibliothèque, gentiment mise sous ma tutelle et disposée à obéir au plus petit de mes ordres … Ca ne serait pas honnêtement magnifique de se retrouver dans une situation pareille ? Non j’en doute, ça serait franchement pathétique quand je vois ce que certaines font par amour, ça a de quoi me faire mourir de rire et de honte pour elles. Mais comme chacun sait, je ne m’inquiète pas vraiment du confort des autres.

Quoi que si je fais régner un tel silence dans la bibliothèque, c’est aussi pour le confort de tout un chacun, quoi de plus désagréable que de venir lire un bon livre sur les sortilèges de torture les plus sombres de la magie noire si c’est pour être dérangée par les gloussements d’un petit groupe d’écervelées ? Alors qu’on ne dise pas que je ne pense pas un minimum au confort des autres ! Il n’y a pas de meilleur endroit pour lire que la bibliothèque, pourvu que vous fassiez silence, que vous fassiez attention aux livres, que vous les rangiez à leur place et que vous les rameniez à la date prévue. Je ne crois pas franchement qu’il soit sur-humain de respecter une échéance, de fermer sa grande bouche et de faire attention à un livre, il suffit de se dire qu’on apprécie de pouvoir lire en silence le livre que l’on voulait lire alors que celui-ci est dans un bon état sans gribouillis ni page manquante … Et certains osent prétendre que je ne fais pas attention aux autres ! Toute cette pièce témoigne de mon attention à chaque plus petit résident du château mais pour beaucoup, ils pensent que j’ai juste trouvé là l’opportunité d’abuser de mes pouvoirs. Qu’il ose venir me parler celui qui trouve qu’une retenue pour les trois bruyants hurluberlus était excessif ? Evidemment tout dépendrait encore du contenu de la retenue en question.

Mais aujourd’hui semble un jour un rien extraordinaire, une présence honore la bibliothèque, la professeur de Soins aux Créatures Magiques, c’était la première fois que je la voyais dans la bibliothèque, autrement je l’avais vu au repas de début d’année, je savais donc son nom et prénom mais ça s’arrêtait finalement là, nous n’avions jamais pris, ni eu d’ailleurs, le temps de discuter. Aujourd’hui semblait donc une bonne journée pour commencer à parler et puis c’est vrai aussi que je pensais à un animal magique mais que je prendrais un dragon si je m’écoutais, alors les conseils d’une personne s’y connaissant ne seront sans doute pas totalement inutiles. Inutile en revanche de lui dire que je rêve d’avoir un dragon, disons qu’une créature pareille dans l’enceinte du château et encore plus entre ses murs paraît...utopique. J’attends poliment d’y être invitée pour m’assoir, non les convenances m’étouffent au quotidien mais que je tache toujours de les respecter au moins un minimum, je souris en entendant que le temps lui manque oui le temps...le temps...mais qui a le temps ? Et si personne ne prenait le temps alors qui aurait le temps ? Mais c’est bien là la denrée la plus rare qui puisse se perdre le plus facilement mais qui ne puisse jamais être gagné. On ne gagne jamais du temps car inexorablement, il poursuit toujours sa succession infernale. Sauf avec un retourneur de temps bien sûr mais ne vivre qu’ainsi serait vraiment triste et pathétique.

« Ce sont des créatures adorables, mais qui demandent beaucoup d’attention. Et de calme, également. Je crois qu’elle serait dans son élément dans une bibliothèque. »

Créature adorable, ça me ressemble beaucoup ça vous ne trouvez pas ? Non plutôt beaucoup d’attention qui me ressemble ? Oh allez, personne ne peut me blâmer pour ça si ? En tout cas, la professeur a remarqué le calme plat qui règne entre ces murs, pas difficile quand on entendrait une mouche voler.

« Je n’en ai pas, et je pense qu’il sera difficile d’en trouver à Pré-Au-Lard, les commerces fermant les uns après les autres. En revanche, vous en trouverez sur le Chemin de Traverse, à Londres, dans l’animalerie qui se situe entre le fabriquant de baguette un peu rustre et la librairie scolaire. »

Je souris à la remarque sur le vendeur de baguette un peu rustre, c’est vrai qu’il est...particulier dans son style, un peu bourru, pas toujours très adroit dans ce qu’il dit mais au final malgré tout assez attachant, ce qui est sûr au moins c’est qu’il ne laisse personne indifférent :

« Oui je vois où c’est, je tâcherais d’aller y jeter un oeil. »

Mais bon, un boursouf pour moi, ça risque de faire ouvrir des yeux assez ronds, mais je n’y peux rien moi, j’ai toujours trouvé ça charmant et attachant. Et puis le premier qui aura une remarque aura aussi une punition, pas mal ça comme plan, c’est à méditer.

« Quel est le dernier animal que vous ayez eu en date ? Je suis curieuse, je m’en excuse, mais tout ce qui touche au monde animal me fascine. Vous n’êtes pas obligée de me répondre ceci étant dit. »

Je secoue doucement la tête pour indiquer que ça ne me dérange pas le moins du monde qu’elle soit curieuse, une élève oui ça me dérangerait, elle non, elle est professeur non ?

« Petite j’ai eu un boursouf et ce fut tout pour ce qui concernent les créatures magiques, autrement j’ai eu un husky et j’ai côtoyé des animaux un peu partout autour du monde. Barboter avec des dauphins et des requins, rencontre surprise avec un boa, mais à proprement parler à part le boursouf qui était vraiment à moi...Je n’ai eu aucun animal... »

*Sauf si vous considérez une Cracmolle comme un animal de compagnie*
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MessageSujet: Re: Shadow Of The Day {Ruby}   Dim 17 Avr 2011 - 11:50

Est ce qu'on est véritablement entrain de parler animaux de compagnie là ? Non je pose la question parce que ça me semble tellement invraisemblable d'avoir une conversation normale et classique que je me demande si je ne suis pas entrain de rêver. Elle a amorcé le bon sujet avec moi quoi qu'il en soit puisque je pourrais lui parler de Boursouf, Licornes, Abraxans et autre créatures en tout genre pendant des heures. Je suppose qu'elle sait à qui elle à affaire. En même temps, il faut vraiment faire preuve de très peu d'attention pour ignorer quel personne occupe tel ou tel poste. Nous ne sommes pas très nombreux finalement, bien que les Supérieurs qui ne sont là que pour … Pourquoi faire d'ailleurs ? Il y a certains des Profs qui font parti de leur rang, il en va de même pour quelques autres membres du personnel, mais les autres ? Ils ne font rien. Ils passent leur temps à arpenter les couloirs de ce château à la recherche d'un élève à punir, d'un Moldu à torturer ou simplement à … rien foutre. Leur vie doit être palpitante. Passer mes journée à rien faire ? Je ne l'ai même jamais envisagé, ça me rendrait folle. Et bien que je goûte à un moment de répit que j'apprécie vraiment, je sais qu'il ne va pas pouvoir s'éterniser très longtemps. Je ne supporte pas d'être posée trop longtemps. Résultat de trop d'années passées coincée dans un lit d'hôpital sans être libre de mes mouvements, reliée à des appareils tous plus barbares les uns que les autres, qui me gardaient certes en vie mais je n'avais pourtant pas la véritable impression d'exister. Ou de vivre, tout simplement. Depuis je me rattrape, et le cœur d'Emily n'a jamais posé le moindre soucis. Je ne lui connais pour l'instant occupe limite et bien que je suppose la magie de l'aider un peu à fonctionner correctement, il ne se passe pas un jour sans que j'ai une pensée pour cette jeune fille qui à l'époque m'a sauvé la vie après avoir perdu la sienne. Elle, et ses parents, auxquels j'envoie une lettre tous les ans pour leur donner de mes nouvelles et prendre des leurs. Ce n'est d'ailleurs pas cette prison et ses geôliers qui m'en empêchent. Comme pour les courriers que je fais parvenir à mes parents, je n'évoque jamais ce qu'il se passe réellement ici sous peine de voir mon pauvre hiboux changé en torche. J'ai bien compris, et ce très rapidement, qu'il n'y avait aucun moyen d'échapper à leur couroux. Je ne fais pas de vague, dans la limite du possible parce que malgré moi j'ai un caractère relativement bien trempé, mais ils savent que je ne suis pas un danger pour eux. Je les soupçonne même de savoir que j'aide régulièrement des élèves et des Moldus à échapper à leur griffe le temps de quelques heures dès que je le peux. Ils me foutent la paix, je ne leur rentre pas dedans. Chacun vit sa vie et on en reste là. On ne s'aime pas, tout le monde sait à quoi s'en tenir. Point barre. Je me suis assez battu comme ça pendant quatre ans. La guerre c'est terminé pour moi. Je ne reprendrais les armes qu'en cas d'extrême urgence mais je n'arrêterai jamais d'aider ceux qui en ont besoin.

« Petite j’ai eu un boursouf et ce fut tout pour ce qui concernent les créatures magiques, autrement j’ai eu un husky et j’ai côtoyé des animaux un peu partout autour du monde. Barboter avec des dauphins et des requins, rencontre surprise avec un boa, mais à proprement parler à part le boursouf qui était vraiment à moi...Je n’ai eu aucun animal... »

Oui, les animaux. Un sujet qui met tout le monde d'accord en général. Bon, bien sur il existe toujours des exceptions, mais la plus part du temps, même les personnes les plus cruelles restent respectueuse envers la vie animale. Et je me dis que dans un endroit pareil, avec des êtres tel que certains habitants de ce château, c'est une chance. Je ne tremble pas en permanence pour mes bébés.

« Un chat serait très heureux ici. Les chats de ce château ont tout ce qui leur faut dans cette école. De l'attention. De l'espace. Des coins tranquilles pour dormir et des souris à chasser. »

J'observe les lieux, redevenus silencieux, pendant un petit instant, puis souris. Un chat serait l'animal parfait pour une bibliothèque. Ses pattes de velours ne dérangeraient personne. C'est un animal en général calme, et doux, même si comme tout être vivant il a lui aussi ses quart d'heure de folie bien entendu. Je me retourne finalement vers elle, toujours ce même sourire aux lèvres.

« Personnellement, j'ai un chien. En plus du reste de la gigantesque ménagerie de créatures magiques dont je m'occupe, j'entends. Vous l'avez surement déjà vu. Une grosse masse de poils blanche. Mais je doute qu'un chien dans un endroit tel que celui ci soit une bonne idée. Enfin, tout dépend du chien, bien évidement. »

J'entends par là que Fenrir, ici, … très, très mauvaise idée. Il ne sait pas se tenir et aurait je pense tendance à prendre les livres pour des jouets, tout comme il l'a fait avec le grimoire de Mandrake, même si je le soupçonne d'avoir fait ça juste pour emmerder le Prof de Métamorphose. Au début, ça m'a fait rire, mais quand ce vieux con a commencé à me prendre pour une ingénue tombée du berceau, ça a changé la donne. Je compte bien continuer à le faire tourner en bourrique dès que j'en aurais de nouveau l'occasion. Par vengeance, oui je sais c'est puéril et surtout absolument pas dans mes habitudes, mais ici les gens changent, c'est indéniable. Et puis, il m'a quand même traité de fille de joie ! Moi ! Alors que je suis probablement la femme la moins féminine de ce château. Je me demande ce qu'il pense de ma comparse assise présentement face à moi. Non pas que je me permette quelconque jugement, mais encore une fois, sa façon de se vêtir n'a absolument rien à avoir avec la mienne. Elle est belle femme, le sait probablement, et mets ses atouts en avant. Et j'en viens à me demander s'il faudrait en passer par là pour attirer l'œil de Jakob sur moi. Je me collerais des baffes de n'avoir ne serait-ce qu'effleurer cette possibilité. Reprends toi Ismaelle ! Jamais je ne changerai pour un homme, aussi sexy et inaccessible soit-il. Même si le voir faire son jogging dans le Parc, les muscles bandés, plein de sueur, son T-shirt lui collant à la peau de façon absolument … STOP ! T'es dans une bibliothèque ma fille, c'est pas vraiment le moment de fantasmer sur ce cher Mr Loup.

« Vous vous plaisez ici ? »

Lui ai-je donc finalement balancé comme ça de but en blanc après avoir secoué la tête pour reprendre mes esprits et chasser les images … diverses et variées, qui dansaient devant mes yeux ouverts.

Est ce qu'elle se plait ici ? C'est une question qui mérite de toute façon d'être posée. Une question qui amènera une réponse, forcément, la dite réponse qui sera susceptible de m'en apprendre plus sur ce curieux personnage et sur, peut être ses allégeances au sein de cette école. Car même si je n'en montre rien, même si aux yeux de certains je ne suis qu'une pauvre fille un peu trop naïve, j'ai appris à me méfier de tout et tout le monde. Bon évidement inviter un inconnu à dormir sur son canapé n'est pas un exemple flagrant de ma méfiance mais il s'est avéré que j'ai tout de suite ressenti un feeling entre Max et moi. Là, disons que c'est différent. Je n'ai aucun apriori sur cette femme. Je m'interroge, c'est tout.
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MessageSujet: Re: Shadow Of The Day {Ruby}   Ven 29 Avr 2011 - 18:54

Si ça lui fait étrange à elle d'avoir une conversation vraiment sociable, que puis-je donc dire pour moi ? Ca me fait à moi aussi un effet tout particulièrement étrange, non que je n'en ai pas l'habitude, mais disons que ce n'est pas vraiment mon fort. Habituellement quand je parlais aux gens, j'étais la toute dernière chose ou plutôt personne avec laquelle ils entretenaient une relation, après moi, il restait tout simplement la mort, ni plus, ni moins que la mort. Je n'ai jamais été méchante avant de devenir une tueuse, j'avais mes convictions politiques sur la qualité du sang et je maudissais ma famille d'aduler une Cracmolle, j'avais vraiment bien fais de l'envoyer par le fond, actuellement les requins doivent joyeusement se repaître de son corps et même si quelqu'un l'avait trouvée, je l'avais tant scarifié qu'il aurait été impossible de la reconnaître. Adieu la beauté de la petite française sans pouvoir à la beauté sur-humaine. J'aimerais bien vous dire que ce geste ne m'a pas dérangé, qu'il ne m'a pas coûté, mais en réalité ça serait un mensonge, elle était ma cousine quand même et moi je l'ai tuée de sang-froid, comme si de rien était, ça n'était pas franchement ce qui se faisait de plus agréable. Ca ne m'avait pas atteint profondément au point d'en laisser une cicatrice qui jamais je ne guérirait à cause de l'atrocité de mon geste, au contraire, c'était plutôt...que je n'en avais absolument rien à faire, sauf le fait que nos moments d'amour saphiques et incestueux m'avaient toujours vraiment mise sur le cul, j'adorais avoir une relation intime avec elle, c'est que la blondinette était vraiment belle, je regretterais presque de l'avoir scarifiée si elle devait revenir à la vie. Ca serait dommage de la voir revenir avec une autre tête...Ca serait d'ailleurs flippant de la voir revenir tout court !
Et puis sans vouloir jouer les rabats-joies, avec une enclume enchaînée aux pieds, les mains ficelées comme un saucisson dans le dos, un bâillon dans la bouche (j'ai noté le côté ridiculement inutile de ça d'ailleurs) et un bandeau sur les yeux (là aussi le côté ridicule ne m'a pas échappé après coup), je peux difficilement imaginer qu'elle se soit échappé. Peut-être qu'un requin bien intentionné aura user de sa mâchoire sur-puissante pour briser les chaines à ses pieds pendant qu'un défait a libéré ses mains, ses yeux et sa bouche avant qu'un orque ne l'ait ramenée à la surface d'un seul coup de nageoire...Avouez quand même que le scénario là a de quoi laisser dubitatif...Donc les chances de la revoir en vie sont à peu près comprises entre zéro et zéro absolu et c'est tant mieux ! Ne manquerait plus qu'un fantôme vienne m'ennuyer pendant mes séances de torture...Quoi que à bien y réfléchir, j'avais toujours aimé l'avoir pour esclave, elle a toujours été une bonne esclave, bien disciplinée, bien obéissante, vraiment la parfaite petite esclave sans me vanter...Parfois, elle me manque.

Mais bon trêve de rêvasserie sur feue mon esclave et retour à la réalité...quelle réalité ? Cette discussion sur moi n'ayant eu tout simplement qu'un boursouf pour animal de compagnie ? Le premier qui rigole, je lui promets que ça sera la dernière fois qu'il sourit, faut pas déconner, j'ai toujours adoré les boursoufs, ces petites boules de poil...Je veux un boursouf ! Et quelque chose d'un peu plus...pro ? Bizarrement, pour autant, mes rencontres avec d'autres animaux ne m'ont pas tant motivées que ça, certes mon husky avait toujours été de très bonne compagnie, mais les dauphins pas ma tasse de thé et l'aquarium serait encombrant dans la bibliothèque. Un boa...j'aime les serpents mais là non plus, je ne suis pas vraiment ce qu'on pourrait appeler une adepte, le boursouf par contre, ça avait été mon roudoudou d'amour. C'est à méditer je suppose.
Après si on veut extrapoler, j'avais Elle pour animal de compagnie, bien sûr elle était un être humain bien vivant, mais une esclave bien obéissante autant qu'un animal, donc presque un animal de compagnie, elle m'amusait, me divertissait, me faisait rire, me câlinait, se faisait gronder puis pardonner, un vrai animal de compagnie. Elle était...ma petite chatte. D'abord parce que ça sonne mieux que "ma petite chienne" ensuite parce qu'elle avait tendance à ronronner quand nos moments devenaient intimes, enfin bref, vous aurez saisis l'idée n'est-ce pas ? Du coup forcément, le conseil porté sur le chat de la garde-chasse semble on ne peut plus exact, un chat me serait de bonne compagnie.

« Vous avez raison, un chat serait indubitablement un très bon choix et puis j'ai toujours aimé les chats, j'admire leur façon de vivre, tranquilles et calmes mais pourtant sauvages et libres et puis ils ont de très bonne compagnie en plus. »

Avec parfois en cadeau bonus un caractère de merde du genre à fuir et refuser les câlins ce qui n'est certainement pas pour me déranger mais malgré tout qui aurait tendance à me faire penser à moi...Un chat c'est une très bonne idée, en plus de ça, ce sont des animaux intelligents, je pourrais sans doute en tirer quelque chose de bon pour surveiller les élèves et les fraudeurs la nuit, c'est vraiment une très bonne idée parce que comme le souligne Ismaelle, un chien ça serait vraiment encombrant.

« Tout mon problème serait là, j'aime les chiens, mais tout particulièrement pour la compagnie qu'ils offrent dans les grands espaces, j'allais très régulièrement courir une bonne vingtaine de kilomètres avec mon husky, autrement il était nerveux, une vraie boule de nerf intenable...Alors pour la bibliothèque, il aurait été vraiment intenable et aurait tout mis sans dessus, dessous en moins de temps qu'il n'en faudrait à une compagnie de Lutins de Cornouaille bien organisés. »

Je remarque chez mon interlocutrice qu'elle semble soudainement se perdre dans des pensées visiblement...agréables. C'était un des premiers acquis que j'avais eu lorsque j'avais décidé de prendre vraiment à coeur mon rôle de tueuse à gage, apprendre à savoir ce que l'autre pense, pas besoin d'un sortilège, il suffit souvent de l’observer suffisamment bien. Elle semble penser à quelque chose d'agréable ou quelqu'un, j'avoue que je jalouse secrètement l'idée qu'elle puisse être là à discuter avec moi tout en pensant à une autre personne, franchement peu sympathique comme façon de faire, mais je sais que je prends aisément et rapidement la mouche, alors j'aime autant me taire et ne rien dire, ne rien faire, comme si de rien était. J'ignore en plus, ce à quoi elle pense précisément, non que je n'aimerais pas savoir, mais je ne vais pas pointer ma baguette sur elle pour lire ses pensées pas vrai ? Oh et puis pourquoi pas ?! Non voyons, ça ne serait pas morale, est-ce que j'aimerais que quelqu'un fouille mes pensées quand je pense à Elle dans une tenue très déshabillée, dansant lascivement pour moi ? Oui mais depuis quand est-ce que moi je m'inquiète de ce que les autres peuvent penser de moi et de la morale ? Ouais mais bon, devant les élèves et surtout sur une adulte...non ça serait vraiment débile de faire ça, je ne suis pas encore assez folle pour ça (le mot important étant le "encore" dont la présence change toute la phrase).

Elle me demande finalement si je me plais ici...C'est quoi une question piège ? Tout le monde sait que j'adore être ici et surtout ma place ici...Bref, ne disons rien, réfléchissons deux minutes quand même avant de répondre histoire de ne pas dire un truc totalement débile et absurde ou trop franc pour sembler honnête.

« Pourquoi pas ? J'ai suivis une formation de bibliothécaire, j'ai toujours aimé la présence des livres, ils sont moins cons que les humains...ils ne parlent pas de leur savoir, ils le gardent pour eux et le partagent uniquement avec ceux qui veulent le découvrir. J'aime l'ambiance de cette bibliothèque, les meubles de bois et cette odeur de vieux livres usés par le temps. C'est un petit paradis d'être ici sans oublier le fait que tout se passe parfaitement bien avec la majorité des élèves. La seule présence qui me manque serait intime mais on ne peut pas toujours avoir ce qu'on veut n'est-ce pas ? »

Ca de toutes façons, je pense qu'elle s'en doute, je ne dois pas être la seule à me dire que les nuits seraient un peu moins longues si on les passait un peu moins seule.

« Et vous alors ? Pas trop seule ? Vous avez les animaux bien sûr mais ça ne doit pas être tous les jours faciles je me trompe ? D'ailleurs, comment une jeune femme talentueuse comme vous semblez l'être se retrouve ici ? Vous pourriez avoir votre propre pension animalière. »





[HRP Toutes mes excuses, retard inadmissible >_< ]
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MessageSujet: Re: Shadow Of The Day {Ruby}   Mar 3 Mai 2011 - 9:38

HRP:
 

Un chat. Oui, pour moi c'était comme une sorte d'évidence en tout cas. Je crois que c'est peut être, même surement, l'animal que j'aurais choisi d'adopter si j'avais exercé le métier de Bibliothécaire. Ce qui bien entendu était plus qu'improbable étant donné mon caractère, mon manque de patience parfois flagrant, de plus en plus souvent en fait, et surtout mon besoin incessant d'être dehors la majorité du temps. Les grands espaces. La liberté, aussi fausse soit elle dans cette environnement. Enfin peu importe, J'aime les livres, un peu, mais pas au point de m'enfermer entre quatre mur, un sol et un plafond des journées entières. Je préfère être parmi les êtres vivants. C'est vrai qu'on apprend beaucoup de choses par les livres, qu'on peut s'évader, rêver à un autre monde ou bien encore se pencher sur l'histoire, le passé, découvrir des légendes. Je préfère, et de loin, me contenter de ce que j'ai, de ce que le monde peut m'offrir. Chacun sa façon de voir les choses après tout.

« Pourquoi pas ? J'ai suivis une formation de bibliothécaire, j'ai toujours aimé la présence des livres, ils sont moins cons que les humains...ils ne parlent pas de leur savoir, ils le gardent pour eux et le partagent uniquement avec ceux qui veulent le découvrir. J'aime l'ambiance de cette bibliothèque, les meubles de bois et cette odeur de vieux livres usés par le temps. C'est un petit paradis d'être ici sans oublier le fait que tout se passe parfaitement bien avec la majorité des élèves. La seule présence qui me manque serait intime mais on ne peut pas toujours avoir ce qu'on veut n'est-ce pas ? »

Un léger rire s'échappe d'entre mes lèvres tandis que mes épaules se secouent infimement. Les livres moins cons que les humains … Je ne peux malheureusement être que d'accord. Et les exemples sont bien plus que nombreux et flagrants ici. Mais je ne fais pas de commentaire. Je me contente de l'observer, elle et sa passion pour cet endroit, sa bibliothèque. Oui, j'ai le sentiment que ces lieux sont comme une sorte de jardin d'Eden pour elle. Un petit paradis comme le dit si bien. Je pourrais en dire autant de mon petit monde à l'extérieur alors j'acquiesce d'un signe de tête pour lui faire comprendre que je comprends parfaitement ce qu'elle peut ressentir. Comme quoi il existe encore des personnes fascinées, passionnées par leur travail.
Quand elle aborde le sujet d'une présence « intime » en revanche, je ne peux m'empêcher de me crisper un peu. Pourquoi aborde t-elle ce sujet, comme ça, sorti de nulle part, avec une personne telle que moi qu'elle ne connait ni d'Eve ni d'Adam. Peut être est-elle aussi libre qu'elle ne le dégage. Pour moi ce n'est pas si simple de parler de ce genre de choses, alors pour cacher ma gène, je me redresse dans le fauteuil et lui offre un nouveau signe de tête. Fort heureusement pour moi, elle enchaine. Je n'aurais pas su comment rebondir là dessus.

« Et vous alors ? Pas trop seule ? Vous avez les animaux bien sûr mais ça ne doit pas être tous les jours faciles je me trompe ? D'ailleurs, comment une jeune femme talentueuse comme vous semblez l'être se retrouve ici ? Vous pourriez avoir votre propre pension animalière. »

Seule ? Bien sur que je me sens seule. Chaque jour un peu plus, même si certaines personnes m'empêchent de sombrer dans la folie qui bien souvent fait déraper bon nombre de personnes. Je me sens seule lorsque mes parents me manquent. Je me sens seule quand je cherche Jakob du regard mais qu'il ne prête pas la moindre attention à moi. Il me fait souffrir comme il n'a pas idée. C'est bien ça le problème, il n'en a aucune idée. Pour la simple et bonne raison que je ne lui offre aucun moyen de le savoir, de le sentir, de le percevoir. Pourquoi ? Je n'ai même pas d'excuse valable. J'ai peur au fond de moi, de prendre le risque de mettre mon cœur à nu, et qu'il en soit piétiné. Il se montre si indifférent que rien ne me pousse à faire un pas vers lui. Je préfère me trouver des excuses, me dire qu'il n'est pas pour moi, que nous sommes bien trop différents. Et puis les hommes … Depuis combien de temps n'ai-je pas eu de relation avec l'un d'entre eux ? Ça remonte à des années maintenant, deux ou trois peut être maintenant. J'étais encore à l'armée. Rien de bien sérieux. Je crois même n'avoir jamais été amoureuse de toute ma vie. Bien sur des coup de cœur d'adolescente j'en ai eu, comme tout le monde mais ça n'a jamais été vraiment plus loin. Je n'ai pas cherché à ce que ça aille plus loin. J'avais ma vie, mes petites habitudes et beaucoup de temps à rattraper. Aujourd'hui peut être que j'en paie le prix. Ça ne m'empêche pas de me lever le matin. C'est vrai que c'est un manque qu'on ne comble pas si facilement, mais certaines personnes ici me permettent de comprendre que je ne suis pas vraiment seule. Maxence, entre autre. Surtout Maxence. Je ne le remercierai jamais assez d'être entré dans ma vie. Je tiens énormément à lui, à toute sa connerie retenu dans cette carcasse de jeune chien fou. Il me fait du bien, par sa simple présence, par un sourire, un clin d'œil. J'ai mes créatures aussi, puis mes élèves, certains Moldu auxquels je me suis attaché. D'autres professeur même si nos relations ne sont pas aussi développées que celle que je peux avoir avec notre cher infirmier qui fait tourner bien des têtes.

Reprenant lentement mes esprits après avoir réfléchit à sa question, je relève les yeux vers elle et cherche son regard, un sourire discret accroché aux lèvres.

« Seule ? Je crois qu'on l'est tous plus ou moins, non ? Je ne sais pas trop. Pour être honnête, certains jours je ressens la solitude, d'autres non, et je pense que cela doit être la même chose pour beaucoup d'entre nous, pauvres êtres humains stupides que nous sommes. Peu importe que l'on soit entourés ou non. »

Et je le pense, même si je me trompe peut être. Dans le fond de mon être je ressens parfois la solitude, mais les moments que je peux m'octroyer, rien que pour moi, sont tellement rares, que ça compense parfaitement, pour le moment en tout cas. Était-ce à cela qu'elle voulait en venir ? Je ne sais pas, j'ai même un petit doute, mais voilà la réponse qu'elle obtiendra de moi sur ce sujet là. Après tout, on ne se connait pas, et ce n'est pas parce qu'elle est la première femme avec qui j'ai un échange depuis un moment que je vais lui faire des confidences comme ça après simplement quelques banalités échangées. Elle m'impressionne de toute façon trop pour ça. Toute cette assurance, cette prestance, qui émanent d'elle. J'ai l'impression qu'elle est tout ce que je ne serais jamais. Je n'irais pas jusqu'à dire que je l'admire, non. Une part d'elle m'effraie, me pousse à la méfiance. Cette femme est inquiétante. Pour moi elle l'est en tout cas, mais je ne me débine pas. J'ai peut être beaucoup à apprendre de cette conversation, aussi futile et stérile semble t-elle être.

« Si je me retrouve ici c'est parce que … Vous voyez, j'ai fait mes études dans cette école. C'était un endroit que j'appréciais énormément, alors quand j'ai entendu dire que le poste de Professeur de Soins se libérait, je n'ai pas hésitez longtemps. C'était une sorte de challenge pour moi, après l'armée. J'ai été soldat pendant quatre ans et j'ai mis autant de temps pour me rendre compte que ça n'était pas pour moi ce monde là. J'ai toujours aimé les animaux, j'aimai cet endroit, tout ça me semblait naturel. »

Oui je l'appréciai cet endroit, et c'est encore le cas malgré tout. Je ne désespère pas le voir redevenir ce qu'il était il n'y a encore pas si longtemps, avant que ces êtres abjectes ne s'en emparent et fassent de nous tous des prisonniers.

«  Quant à avoir ma propre pension animalière, je n'y ai même jamais songé. J'aime les animaux, mais j'aime également les hommes. Ici je peux combiner les deux et transmettre mon savoir, peut être susciter des vocations qui sait ? »

Plus les minutes s'écoulent, et plus j'ai l'impression que toute cette situation sonne faux. Je commence à étouffer alors je me raccroche tant bien que mal à mon sourire.

« C'est un peu comme vous peut être, pourquoi pas une librairie ? Sur le chemin de traverse ou ailleurs. »


Oui, pourquoi ici ? Pourquoi maintenant ? Qui êtes vous réellement ?
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