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 Get Out Alive {Maxence}

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MessageSujet: Get Out Alive {Maxence}   Lun 21 Fév 2011 - 14:04

J’étais resté là comme un con pendant quelques minutes, ses paroles résonnant dans ma tête comme un refrain lancinant qui m’anesthésiait lentement. J’avais l’impression de perdre tout contact avec la réalité tandis que je me retrouvais de nouveau seul comme j’en avais émis le souhait plutôt. Et étrangement, je me rendais compte que ce n’était pas réellement ce que je voulais, pas au plus profond de moi en tout cas. Non, j’étais même épuisé de toute cette solitude. J’étais souvent entouré de personnes, sans vraiment les voir d’ailleurs, mais plus le temps passait et plus je me rendais compte que c’était à l’intérieur que quelque chose clochait. C’est pourtant ce que j’avais toujours voulu, être seul. Après la mort de mes parents, après celle de Kyle. Oui c’est ce que je voulais, m’éloigner des autres et vivre loin de l’espèce humaine parce que j’avais bien trop peur de m’attacher à nouveau. Je me sentais comme une sorte de mauvais présages ambulant, comme si tous ceux que j’avais le malheur d’approcher étaient condamnés à souffrir ou mourir, et bien souvent les deux. Pourtant c’était un souhait très égoïste qui visait à me protéger moi avant de protéger les autres même si dans certain cas, comme Jillian par exemple, c’était un peu plus délicat que ça. J’avais des rechutes, des moments que je passais en compagnie d’autres élèves mais la majeure partie du temps j’étais seul. Et puis il y a le cas « Derek ». Mon exception. Mon frère, mon sang, ma famille. Pour je ne sais quelle raison étrange, je n’ai jamais eu peur pour lui, peur de le perdre. Je n’ai pas d’explication rationnelle à ça, c’est juste comme un pressentiment, une intuition. Je passe du temps avec lui, plus qu’avec n’importe qui d’autre. Il est mon pilier central, mon contact direct avec le monde réel, celui qui me rattache à la vie malgré tout ce par quoi on a pu passer tous les deux. Il est à la fois mon pire ennemi, et mon meilleur ami.

En fait, mon véritable pire ennemi, c’est moi.
Et ça je crois que ce n’est plus un secret pour personne.
D’ailleurs … Peut être qu’au fond ça ne l’a jamais été que pour moi.

Je ne sais pas vraiment depuis combien de temps je suis comme ça, immobile, les bras le long du corps et les poings serrés. Je sens mes paumes qui me brûlent parce que tous les morceaux de verre ne sont pas tombés et que par la pression que j’exerce sur eux, en fermant les mains, je les enfonce plus loin encore dans la chair. Pourtant ça ne me fait pas réagir. Le seul truc qui me touche, ce sont les paroles de Rivers, comme un écho lointain dans mon esprit, et le souvenir de son ton détaché, de sa nonchalance quand il s’est éloigné d’un pas calme, contrastant ainsi avec son arrivée plutôt mouvementée.

« Ouais, c’est ça, t’as raison, redis moi ça le jour où tu seras assez stable pour te contenir. En attendant, file à l’infirmerie avant de te mettre à chialer comme un gosse en manque d’affection. »

Ce n’est même pas vraiment que ça me touche, que ça me vexe ou quoi que ce soit c’est juste que … je bloque. Complètement. Je scotch totalement et je n’arrive pas à me sortir de cette espèce de torpeur. Je ne pense plus à rien, plus à Lui, plus à Eux. C’est comme si je ne ressentais rien. La porte de la salle est grande ouverte et je perçois des mouvements à l’extérieur dans les couloirs mais ça n’a pas vraiment d’incidence sur moi. J’imagine que ce sont des élèves qui vont et viennent d’un cours à l’autre. Ils ne semblent pas me voir, pas plus que moi je ne les vois. Je suis légèrement en retrait dans la pièce et puis de toute façon rien ni personne ne paraît en mesure de me réveiller. Je me sens … étrange.

Et je me rends compte que je commence à perdre l’équilibre. Je tremble. J’ai chaud. J’ai froid. L’infirmerie. Elle me paraît soudain tellement loin presque inaccessible. J’ai envie de rester là, de m’asseoir dans un coin de la pièce et de m’endormir pour rejoindre mes rêves mais il y a cette petite voix dans ma tête qui me pousse à me mettre en route. Alors comme un zombie je sors de la classe et je me mets en marche. Les escaliers sont tellement loin, et j’ai tellement envie de dormir … Et puis il y a ce petit éclair blanc là devant moi. Un miaulement. Lune. Je m’arrête, me penche et l’attrape tant bien que mal. Les escaliers se mettent à bouger et je m’assoie sur les marches parce que je n’arrive plus à rester debout. C’est tellement soudain, je ne comprends pas ce qui m’arrive. Je perds les sensations les unes après les autres. Je ne sens pas la douleur, je ne la sens plus. Je sais juste que j’ai très chaud, de plus en plus chaud, et une incroyable envie de dormir. Devant mes yeux danse une petite silhouette blanche comme la neige. Elle devrait l’être en tout cas, mais au lieu de ça, je perçois des taches rouges pâles sur son pelage. Du sang. Je panique, puis me ravise. C’est le mien, pas le sien. Je suis entrain de la recouvrir du sang que j’ai partout sur les mains. Les escaliers s’arrêtent enfin, je me relève difficilement et reprends ma route tant bien que mal. Je perçois leurs regards, et je crois que je leur fait peur. Pas un ne m’arrête. Pas un me demande ce qu’il se passe. Je ne m’en formalise pas puisque ma conscience a décidé de ne plus s’arrêter à ce genre de détail, pas maintenant. J’y arrive enfin, au septième étage. J’espère tomber sur le nouvel infirmier parce que je l’aime bien mais c’est une voix féminine qui m’accueille.

« Eh mon garçon, ça ne va pas ? »

Je ne l’a voit pas. Sa voix lointaine me donne l’impression qu’elle est à des milliers de kilomètres alors que sa main s’empare de mon bras.

Qu’est ce qui se passe au juste ?
Où est ce que je suis ?
Ah oui !
L’infirmerie.

« Je … »

Mais rien de plus ne sort.
Ma vision se trouble et un sifflement persistant me perce les tympans.

« Tu es tout pâle, qu’est ce qui t’arrive ? »

Pâle ? Non j’suis pas pâle. C’est l’été et j’suis tout bronzé. Elle ment. Elle délire. Elle raconte n’importe quoi. On est au mois de … J’ai oublié mais je sais que c’est l’été ici en Australie. Il fait chaud et le soleil tape fort là haut dans le ciel alors arrête de dire que je suis tout pâle. Il m’arrive que … Je sais plus.

Je me détache d’elle, mon chat toujours dans les bras. J’ai les yeux qui se perdent dans le vide mais malgré ça je fais quelques pas jusqu’à ce qu’un obstacle me stoppe. Je ne prends pas la peine de vérifier de quoi il s’agit. Je me retourne lentement vers elle, chancelant, la bouche entrouverte. Hébété.

« Je … Je suis un gosse en manque d’affection. C’est ce qu’il a dit … »

Je m’entends parler et ça me semble très étrange. Ce n’est pas une plainte, juste un fait. Il n’y a pas d’émotion particulière dans ma voix. On dirait un petit garçon qui s’exprime, qui a du mal à faire des phrases construites et intelligibles.

« Il a dit aussi que j’étais pas stable et que je devais venir ici avant de pleurer. J’ai pas pleuré, j’y arrive pas, mais je suis ici. »

Nouveau silence.
Je suis comme absent de mon propre corps.

Elle me dévisage comme si elle avait devant elle un fantôme, et comme si elle n’était pas du monde de la magie parce que les sorciers s’en fichent pas mal de croiser un fantôme en fait.

« Et je me suis fait mordre par un vampire hier soir … »

Et je crois que le mélange venin de Vampire et sang de Lycanthrope, ça ne fait pas bon ménage.

Je porte une de mes mains à mon coup tout en maintenant Lune de l’autre. Ma blessure est toujours bien là et je sens comme quelque chose de liquide. Mes yeux s’écarquillent encore un peu plus. Nouvelle panique. Puis je me souviens. Le sang sur mes mains, c’est ça que je sens. Alors je tends le bras vers elle, et lui expose ma paume pleine de coupures, les cinq doigts bien écartés.

« Et … Et puis j’ai ça aussi. Je me suis coupé avec du verre et j’en ai mis partout sur mon chat. Elle est blanche normalement. »

Un regard vers Lune, elle ne bouge pas d’un poil mais je crois qu’elle a peur. De moi. De cette inconnue. De cet endroit qu’elle ne connaît pas.
Ma tête tourne de plus en plus. Je danse d’un pied sur l’autre et mes yeux se ferment dangereusement.

« Et je voudrais voir maman. J’ai chaud. Non, en fait, j’ai froid. Et puis j’aimerai bien … Je voudrais … Je vais dormir … Mon chat. Lune. Je … »

Et là je sens que je m’écroule mais mon corps sature, il ne veut rien entendre quand j’essaie de lui faire comprendre qu’il doit s’empêcher de tomber parce que mon esprit est trop embrumé pour en avoir la force.
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MessageSujet: Re: Get Out Alive {Maxence}   Lun 21 Fév 2011 - 19:21

Incroyable ce que les problèmes pouvaient venir en masse. Jusque là, le jeune homme n’avait pas eu grande affluence à l’infirmerie. Il en arrivait même à se demander pourquoi il y avait une infirmière pour l’aider dans sa tache. Surtout qu’il ne comptait jamais la laisser seule, elle avait toujours tendance à faire disparaitre les personnes qui venaient. Enfin, ça, ça dépendait de leur maison, de leur sang quoi. Comme un peu tout ici. Et puis, elle avait cette fâcheuse tendance de le prendre de haut, chose qu’il n’appréciait pas forcément. Mais bon, le mieux n’était pas de se faire remarquer dès son arrivée. Alors il évitait de faire des vagues, changeant de conversation discrètement lorsque la conversation en venait à ses opinions sur ‘tout ça’. De toute manière, il était classé comme son supérieur hiérarchique, donc elle n’avait pas grand-chose à dire quand il la virait. Elle n’était donc là que pour les moments où il n’y avait pas trop de monde. Oui, c’était complètement irrationnel comme manière de gérer les choses, mais comme ça, il pouvait garder un œil sur elle. Et puis il fallait bien la ménager la pauvre chérie hein ! Ses avis en ce qui la concernait n’avaient fait que s’assombrir lorsque, quelques jours plus tôt, une ribambelle de gamins s’étaient fait embarqués en bas et qu’elle avait fait partie de ceux à les faire souffrir et regretter d’avoir des parents qui ne plaisaient pas à ces crétins finis. Enfin bref, au moins, les gosses en question étaient, pour la plupart, passé à l’infirmerie et étaient soignés, ou alités. Les plus en danger étant dans la petite pièce de derrière qu’il fermait avec le meilleur sortilège qu’il connaissait et donc il s’était désigné le seul capable de l’ouvrir. Sauf en cas de décès ou de changement d’avis, même à distance. Oui, parce que ça serait assez horrible comme mort pour les pauvres gosses s’il venait à disparaitre… Ahem. Oui et bien les pensées, ça fini par divaguer et en arriver aux conneries monumentales, surtout quand on n’a rien à faire.

Enfin, ça, c’était avant le groupe de troisième année qui était arrivé en portant un jeune homme en train de convulser. Oui, parce que là, Maxence avait couru dans tous les sens et ses pensées n’avaient plus, mais alors plus eu du tout le loisir de vagabonder dans tous les sens et vers tous les sujets qui pouvaient bien se présenter à lui. Il fallait dire que les potions … et bien gamin, il avait adoré ça jusqu’au jour où un espèce de gel verdâtre lui avait explosé à la tronche et avait bien manqué de l’étouffer… c’était sur celle là que l’examen était tombé… autant vous dire qu’il ne l’avait pas eu. Enfin, à côté de ça, il était capable de les faire. Pas forcément un géni en cette matière, mais bon, il s’en sortait. Du moins, il y arrivait s’il avait TOUS les ingrédients à sa disposition. Ce qui n’avait pas été le cas lors de l’urgence du gamin convulsant. Heureusement, à force de faire les fonds de tiroir, il avait fini par trouver ce qu’il lui fallait.

Le jour où il tiendrait celui qui avait piqué la fiole qui avait disparu du placard… il la tuait ? On est bien d’accord ? Parfait alors !

Enfin bref, il avait eu le temps de la préparer habilement avant de l’administrer au jeune homme qui se calma aussitôt. Autre chose : il allait falloir qu’il arrive à se procurer le genre de produit qui ne met pas trois heures à préparer en cas d’urgence, par exemple : des trucs CHIMIQUES, pas magiques ! D’accord, il exécrait cette matière là bien plus que les potions, mais en tant que personne qui n’avait pas pu aider des moldus avec de la magie, il savait aussi qu’une petite piqure aurait été beaucoup plus sûre et rapide. Et surtout, il aurait sûrement moins paniqué en voyant qu’on lui avait volé une fiole. Enfin, bon, c’est fait, c’est fait, le garçon avait arrêté de s’étouffer et il serait debout dans une heure, comme s’il ne s’était rien passé. Sauf qu’il ne partirait pas dans une heure, puisque l’infirmier comptait bien savoir ce qui avait déclenché ça avant de le laisser partir. Juste histoire d’éviter les répliques.

Sauf que, là, tout de suite, il n’en avait pas trop le temps. En effet, redressé, il avait installé un peu mieux le jeune homme dans un lit, rassurant ses amis, et les félicitant de leur rapidité d’action. De bons réflexes. En même temps, il valait mieux en avoir ici, ces temps ci. Souriant, le jeune homme avait discuté quelques minutes avant d’apercevoir derrière lui sa chère collègue en train de parler avec un autre élève qui ne semblait pas franchement dans son assiette. .. et elle ne l’amenait pas vers un lit elle ! Rah mais quelle nunuche ! Ils la lui avaient refilé pour tuer le plus de personnes possibles ou quoi ? Sûrement. Et, étant donné qu’elle était là avant lui, ça n’était pas étonnant que beaucoup d’élèves se soient mis à chercher à se soigner eux même. (Chose comique quand on voit débarquer une fille avec les joues marrons et le teint jaunâtre, pour avoir cherché à refermer une plaie à l’’arcade…).

Enfin bref, le temps de s’approcher, il avait vu le jeune homme partir à la renverse et avait stoppé sa chute de peu. Tout ce que Maxence avait pu entendre en arrivant n’avait été que quelques phrases sans grand sens les unes accolées aux autres. Sa mère, son chat. Il avait froid. Ça, ça ne l’étonnait pas, sa température était… étrange. Oui, voilà, c’est le terme.

« Rah c’est pas vrai ça !! Il a dit quelque chose ? »

Pas de réponse.

« Mais qu’est-ce qu’il disait ? »

- Tout et n’importe quoi… qu’il avait été mordu par un vampire.. qu’il était en manque d’affection.. -

Ouais, merci, bonjour, je suis là mais je sers à rien, au revoir !

« Bon, Madame Becker, merci de votre aide, mais je vais me débrouiller ok ? Allez faire un tour. »

Sans plus un regard vers sa collègue, il avait soulevé le jeune homme pour l’amener un peu à l’écart et voir dans quel état il était. Vive la précision. Cette femme était un cauchemar ambulant aux yeux du jeune homme et il se demandait s’il la supporterait très longtemps avant de l’envoyer chier en beauté. Mais bon, il avait une bonne patience alors… il continuerait de respirer très calmement et de gérer son boulot en plus du sien.

« Eh oh ? Tu m’entends ? »

Penché sur le garçon, Maxence avait soulevé ses paupières. Ok, franchement, il ne réagissait pas beaucoup. C’était quand qu’il s’était fait mordre ? Mais, une fois retourné, il comprit que la femme l’avait prit au pied de la lettre et avait déjà disparu. Retenant un soupire exaspéré, il s’était de nouveau tourné vers le garçon, cherchant les marques de cette agression. Présentes, mais pas comme si cela s’était fait récemment. Sauf si le vampire en question était expérimenté et avait souhaité que le jeune homme récupère plus vite. Ou que cette personne n’avait pas un organisme dit « normal ».

Puis, il lui avait administré de quoi le booster un peu. Ses défenses en avaient cruellement besoin. Et son sang aussi tient. Surtout si c’était récent, mais ça ne le paraissait pas tant que ça. Et s’il pouvait se réveiller, juste pour donner une petite idée à l’infirmier de ce qui n’allait pas, ça ne serait pas de trop. Surtout que quelque chose clochait avec ce gosse. Le petit chat, lui, s’était réfugié dans un coin de la pièce, à moins d’un mètre du lit qui était le dernier de la rangée, le plus éloigné de la porte.

« Eh, si tu m’entend, il faut que tu ouvre les yeux et que tu me dises ce qu’il s’est passé. C’est important d’accord ? »

… Pourquoi ? Dites le moi : Pourquoi n’y a-t-il pas grand-chose pour faire des analyses dans une infirmerie. Ayant donné un petit coup de boost à l’organisme du garçon, ayant stimulé la synthèse de cellules sanguines, il ne voyait pas trop quoi faire sans savoir exactement ce qu’il avait. Surtout s’il était, comme il le pensait, un lycan ou s’il avait une particularité qui explique ses courbes de température corporelle assez étonnantes.
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MessageSujet: Re: Get Out Alive {Maxence}   Mer 23 Fév 2011 - 20:45

En manque d’affection, celle là fallait l’inventer. Non mais sérieusement ? Si un jour on m’avait dit que j’entendrais ces mots là sortir de la bouche de ce prof … Je ne m’attendais pas du tout à ce qu’il réagisse de cette manière. Je crois qu’en fait, j’avais juste envie qui pète un plomb lui aussi pour avoir une excuse valable pour faire sortir toute ma rage et ma frustration sur quelqu’un. Quelqu’un de plus fort tant qu’à faire, histoire de bien souffrir. Je ne sais pas bien à quoi j’ai joué, comme si je voulais rentrer dans un engrenage de violence. J’ai voulu jouer avec lui et j’ai perdu. C’était couru d’avance. Je ne cherchais pas à gagner, je voulais juste … J’en sais rien. Me défouler ? Oui je crois que c’est ça. Faire sortir tout ce que je garde en moi depuis des jours, des semaines, des mois. Je pourrais remonter jusqu’à des années mais la page est tournée en ce qui concerne ma vie avant Poudlard. Définitivement. J’en oublie pas mes parents pour autant, la preuve, c’est à ma mère que je pense en ce moment alors que je suis toujours dans les vapes. Avant Kyle il n’y avait qu’elle capable de m’apaiser d’un seul mot, d’un seul geste. J’ai besoin d’elle, mais je sais qu’elle ne pourra pas venir me prendre par la main pour me dire que tout va s’arranger.
Je sens qu’on s’agite autour de moi. Je sens aussi que je ne suis plus debout. J’ai perdu le fil lorsque j’ai senti mon corps s’écrouler mais j’ai comme l’impression qu’on m’a rattrapé avant que je ne touche le sol, déplacé jusqu’à un lit et je dois être allongé à l’heure actuelle.

« Eh oh ? Tu m’entends ? »

Oui.

Cette voix je la connais. C'est celle du nouveau. Il ne doit pas se souvenir de moi étant donné le nombre de personnes qui défilent ici tous les jours mais moi je l'ai pas oublié. J'oublie jamais les gens, malgré les apparences. Ils pensent que je ne les vois pas mais je suis bien plus observateur que je ne le laisse voir. Ce n'est pas parce que je reste loin des autres que je ne fais pas attention à ce, et ceux, qui m'entourent. C'est lui qui m'a réparé mon arcade il n'y a pas si longtemps, après sa rencontre inopinée avec une chaise dans le bureau de Cudrow. Et ça me fait penser que j'ai pas revu Sovahnn depuis. J'espère qu'elle va bien ma Miss-Belle-Au-Bois-Qui-Dort. J'en suis sur. Oui, ou peut être que j'essaie juste de m'en convaincre, je sais pas trop.
Enfin bref, oui je l'entends mais je suis partagé. Partagé entre mon délire et ma conscience que je retrouve peu à peu. Je l'ai senti soulever mes paupières mais j'ai rien vu d'autre qu'un gros flash blanc et aveuglant. Rien de bien distinct. Je crois qu'il m'a fait avaler un truc, et que le dit truc commence à faire effet mais moi je veux pas, je veux pas revenir sur terre. J'étais bien finalement quand j'étais entrain de planer. Je ne tremble plus ou presque. La température se stabilise autant qu'il est possible de le faire et je crois même que mon cœur bat moins vite que tout à l'heure. Je n'ai plus de frisson. Je suis juste … absent, mais par choix cette fois.

« Eh, si tu m’entend, il faut que tu ouvre les yeux et que tu me dises ce qu’il s’est passé. C’est important d’accord ? »

J’veux pas !

Je suis bien là. J’aimerai y rester. J’ai comme … une impression de déjà vu. Mon coma. Oui c’est ça, c’était un peu comme ça. Ce sentiment de légèreté. On ne ressent plus rien. On flotte. On entend parfois des choses, des gens, des voix familières mais … J’ai pas envie de revenir dans le monde des vivants, ni de rejoindre celui de morts alors … Est ce que je peux rester là ?
Parce que entre mes yeux et mes paupières closes, c'est Lui que je commence à distinguer. Je ne sais pas pourquoi il apparaît comme ça maintenant, si c'est mon inconscient ou bien moi qui ai clairement déclenché la vision mais je ne veux pas en sortir. Je ne peux pas ouvrir les yeux, pas maintenant.

Trop tard.

« C’est toi ? »

Un murmure saccadé, une voix cassée, des yeux à peine ouvert mais déjà trop. Et il disparaît. Je ne veux pas qu'il disparaisse. Reviens. Me laisse pas encore une fois. Ma tête bouge de droite à gauche alors que je grimace pour me réhabituer à la luminosité. Je grogne, reprends mes esprits petit à petit et ...

« Qu’est ce que … Où est ce que je suis ? Je … »

Je me suis relevé d'une traite, prêt à bondir de ce lit pour m'échapper, m'enfuir le plus loin possible de ces visages, ou plutôt ce visage qui n'était pas celui que j'espérais voir mais la gravité n'était pas vraiment d'accord avec ça. J'ai même pas eu le temps de poser un pied par terre que je me suis écroulé de nouveau sur le lit. Une main sur mon front, ravagé par un mal de crâne atroce, je me suis finalement calmé alors que tout se remettait en place dans ma tête. La douleur elle aussi faisait son grand retour. J'ai marmonné de nouveau.

« Attendez. J’me souviens ... »

De tout, mais surtout de sa question. Je me souviens où je suis et pourquoi je suis ici surtout. L'infirmerie. Je me souviens de Rivers aussi, mais décide de le ranger dans un coin pour ne plus le ressortir. Je me souviens qu'il a besoin que je lui réponde pour pouvoir sinon me soigner au moins me soulager. J'ai l'impression que ça brûle de plus en plus. Je prends appuie sur mes bras et pousse légèrement pour me redresser jusqu'à m'assoir et je cherche son regard. Il est là, il m'écoute.

« Je cherchais mon chat. C’était … cette nuit je crois. Non, j’en suis sur. C’était cette nuit. J’ai suivi sa trace et je l’ai retrouvé dans la salle des armures. Je sais j’avais rien à faire là mais je voulais pas la laisser toute seule dans le château en pleine nuit. Lune ?! »

Panique.
Je me souviens aussi qu'elle était avec moi mais je ne la vois pas, je ne la sens pas près de moi. Alors je cherche, je m'agite et l'appelle. Un petit miaulement timide s'échappe de sous un meuble. Elle se cache, elle est morte de peur.

« Viens ma belle. »

Je tends la main vers elle, elle hésite puis sort de sa cachette. Mes yeux s'agrandissent tout rond quand je me rends compte qu'elle est couverte de sang. Et puis une fois encore je me souviens. Le pourquoi du comment. Les coupures sur mes paumes. J'observe, le sang a déjà séché plus ou moins partout. Il faudrait que je nettoie ça avant que ça s'infecte, sans parler des poils de chat qui se sont logés dans les plaies. J'ai un organisme résistant mais inutile de jouer avec le destin. J'ai pas envie de tomber malade pour un truc aussi con. J'aurais l'air fin si je survivais à une morsure de Vampire et pas à ça.
Elle a fini par bondir sur le lit et s'est logé dans mon cou comme elle avait l'habitude de le faire, cachant son petit nez dans la naissance de mon épaule pour ne pas voir ce qui se passait autour d'elle et avoir un contact direct avec ma chaleur corporelle. Pas du côté de la morsure évidemment. Je me suis raclé la gorge et j'ai froncé les sourcils, tachant de retrouver le fil de mon récit.

« Je suis tombé sur quelqu’un, on a discuté vite fait mais je le trouvais un peu étrange. Lune a eu peur et elle m’a griffé en essayant de s'enfuir. Y a eu du sang, et … il m’a sauté dessus. C’était pas de sa faute vous savez, j’veux dire, j’imagine que ça ne se contrôle pas. Enfin bref, il m’a mordu mais … Je suis pas tout à fait comme tout le monde. J’ai un sang atypique et je crois que ça ne lui a pas plu. Il m’a lâché et j’suis parti. Je sais que j’aurais du venir ici aussitôt mais … J’suis qu’un crétin. »

Oui un crétin, ça c'est sur. Pas comme tout le monde, ça c'est sur aussi. Est ce qu'il s'en doute ? Je ne lui ai pas dit la dernière fois mais peut être qu'il a besoin de le savoir pour savoir à quoi s'en tenir. C'est toujours délicat pour moi de parler de ça. C'est mon secret, un de mes secrets, et j'ai toujours du mal à le dévoiler. Je m'assure que personne ne nous écoute et je me recentre sur lui.

« Est ce que je vais mourir ? J’ai entendu dire que les Vampires et les Loup Garous ça faisait pas bon ménage alors je dois avouer que je m’inquiète un peu parce que ça brûle cette saloperie. Il aura pas de problème hein ? J’veux pas qu’il est de problème à cause de moi. Je sais trop ce que ça fait de ne pas pouvoir se contrôler. »

Et comme d’habitude quand je suis angoissé je parle trop, je ne m’arrête plus.
Au moins les choses sont dites.
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MessageSujet: Re: Get Out Alive {Maxence}   Jeu 17 Mar 2011 - 12:16

Allez sauver quelqu’un qui ne le veut pas. Ça n’est pas facile, sachez le. Et le nouvel infirmier était le mieux placer pour en être conscient. Cela dit, même si le gamin ne réagissait pas beaucoup, il était tout de même venu. Un peu à l’Ouest, certes, mais il était là tout de même. C’était qu’il devait encore avoir un peu besoin de s’accrocher. Oui, parce que Maxence ne pouvait s’empêcher de faire le parallèle avec un ami, quelques années plus tôt. Sauf que, là, le gosse ne cherchait peut être pas à se foutre en l’air. Après tout, il n’en savait rien. Juste rien.

« Allé… J’peux rien faire sans savoir ce qui t’as mis dans cet état.. »

Ça n’était pas de la drogue, c’était… magique, tout simplement, sauf qu’en matière de magie, pour une chose il y avait souvent des tonnes de solutions. Ou bien une seule à laquelle on ne pensait pas forcément, mais, ça, c’était heureusement plus rare. Pour faire s’envoler un objet, il y avait des milliards de solutions, et pour ses symptômes également. Sauf qu’un remède pris au hasard pouvait faire plus de mal que de bien, il ne testerait pas sa chance sur un jeune homme de son âge. Surtout que ça n’était pas forcément dans sa réputation d’avoir une chance de dieu.

Réaction. Ouf. C’était tout ce que le jeune homme avait eu en tête. Un peu succin pour un esprit qui se triturait les ménages pour trouver la bonne solution, mais on ferait avec. Déjà, il reprenait un peu plus conscience, et c’était sans doute la meilleure nouvelle depuis qu’il était arrivé. Certes, le jeune homme se doutait qu’il n’était pas la personne que son patient aurait aimé voir, mais il lui faudrait faire avec lui, après, peut être qu’il pourrait demander à cette personne de venir, si, du moins, elle était ici et en état. Sinon… et bien il devrait faire sans, comme bien trop d’élèves et d’enseignants ici.

« A l’infirmerie, t’en fais pas, t’as rien à craindre. »

Avant qu’il n’ai eu le temps de poser la moindre question, le jeune homme avait semblé retrouvé la mémoire en même temps qu’une clarté d’esprit qui faisait plaisir à voir. Il faut dire que voir quelqu’un délirer, ça peut être drôle… quand ça n’est pas inquiétant du moins.

« Ah oui, elle était avec toi.. voilà ! »

Pas besoin de chercher très loin, le garçon avait déjà retrouvé son chat. Chat qui devait d’ailleurs être très attachée à lui vu qu’elle n’était pas partie en courant. Courageuse, mais pas téméraire… elle était restée sous le meuble jusqu’à ce que son maitre ne l’appelle et qu’elle se décide à lui faire confiance pour aller se pelotonner dans ses bras. Ça n’était qu’à ce moment là que l’infirmier remarqua les blessures au niveau des mains du jeune homme. Sortant sa baguette, il lui avait pris les mains, observant les coupures avant de faire quoi que ce soit.

« T’occupe pas de moi, continue. Ya eu quoi après ? »

Ecoutant le récit du jeune homme, l’infirmier s’était appliqué à nettoyer les plaies du bout de la baguette avant de les refermer doucement, pour ne pas arracher les muscles et agir sans douleur pour le garçon. A part quelques petits picotements et une sensation de chaleur, il ne devrait pas sentir grand-chose et la douleur de la coupure partirait au fur et à mesure.

Alors comme ça, il était tombé sur un vampire. Il y avait vraiment de tout dans ce château dit donc. Encore un qui devait avoir des problèmes à régler tous les jours bien plus lourds que lui. Surtout que, vu la réaction de sa victime, il devait être tout jeune. Pas facile à gérer quoi. Oui, il avait de la sympathie pour lui-même s’il était en train de réparer les dégâts en ce moment même. Il faut dire qu’il avait eu des amis de toutes les… races. Ça va, j’me fais pas taper si je dis ça ? Oui, il y a quand même plus humain que certains de ceux qu’il avait côtoyé. Alors question Homo Sapiens : on repassera. Enfin bref, de toute manière, ça ne changeait rien. Une appellation n’est qu’un mot, ce qui importe, c’est la réalité des choses, pas les thermes qu’on leur donne.

« C’est vrai que t’aurais dû venir tout de suite. Mais bon, on fait tous des erreurs. »

Un peu ailleurs dans ses réponses, il s’était concentré pour terminer sur travail sur les mains du jeune homme, ce qui demandait mine de rien pas mal de pratique et de calme, il y vouait donc une grande partie de son énergie et attention. Et ce, jusqu’à ce que ce soit terminé, alors, il se redressa pour observer son travail : impec’. Parfait. Ça, au moins, c’était fait.

Souriant à la nouvelle intervention du garçon, le jeune homme s’était éloigné pour fouiller dans un placard et attraper une fiole. C’était un lycan, voilà tout ce qu’il voulait savoir.

« Bien sûr que nan, tu vas pas mourir. Par contre, maintenant, ça va être beaucoup plus simple pour te soigner. »

Petit sous entendu. Oui, il comprenait que ça ne soit pas facile à dire. Après tout, beaucoup avaient encore de grands à priori sur les lycans, pourtant, justement, par rapport aux vampires, ils avaient déjà tendance à faire moins de dégâts… dixit le type qui avait réchappé à la morsure d’une fraction de seconde. Enfin bref. Après, de toute manière, tout dépendait des gens avant transformation. Il ne pouvait s’empêcher de penser à l’immortel qui séjournait dans les geôles du château. Jun tueur en puissance. Mais à côté il y avait tous les gosses paumés et ceux qui faisaient avec et faisaient taire la faim et la souffrance à longueur de journée. Enfin, de nuit plutôt.

Souriant de nouveau en retournant vers le jeune homme à qui il tendit une petite fiole après l’avoir ouverte, sentis et observé un long moment.

« Ouais, désolé… j’ai pas confiance, la dernière fois que j’me suis fié à une étiquette, jme suis retrouvé avec une de tes enseignantes qui avait changé de couleur de peau… et… il parait que le bleu ne lui allait pas au teint. … nan, j’balancerais pas qui c’était. »

Souriant au garçon l’infirmier était venu s’assoir à côté de lui.

« Bois le reste de cette fiole tout de suite, je t’en ferais pour le reste de la semaine avant que tu partes. Ça ira très bien après ça, tu devrais retrouver tous tes esprits et la brulure s’estompera. Pour ce qui est de lui, il n’aura rien, de un, parce que je sais pas qui c’est, et de deux parce qu’il doit déjà avoir assez de mal à gérer les choses comme ça. Par contre, si tu connais son nom, je le veux bien. Ya des prises de sang régulièrement ici, ça pourrait toujours l’aider. Quand à toi, ça va, ya quelqu’un qui te fournis une potion régulièrement ? »

Il parait qu’il est devenu un homme responsable, alors autant le prouver parfois.
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MessageSujet: Re: Get Out Alive {Maxence}   Mar 22 Mar 2011 - 17:43

Oui je panique c’est vrai, parce que d’une je veux pas mourir et de deux, je veux vraiment pas que Jun Ki est des problèmes. Je me retrouve trop en lui même si je suis moins dangereux. Ne pas pouvoir se contrôler, c’est quelque chose qui me bouffe parfois l’existence et même si j’arrive désormais à avoir le dessus sur l’animal qui dort en moi, ça n’a pas toujours été le cas. Je sais trop ce que c’est alors je ne peux que compatir à sa détresse. J’ai bien vu qu’il voulait pas vraiment me faire du mal. Etre un Vampire ne fait pas de lui un monstre et je suis certain qu’il a besoin qu’on le lui dise. Est ce qu’il a des contacts avec les autres ? J’en sais trop rien. Peut être qu’il est mieux comme ça loin du reste de l’espèce humaine, mais je pense être l’un des mieux placés pour affirmer qu’on ne peut pas vivre seul. On peut survivre, oui, puisque c’est ce que j’ai fait pendant des lustres mais vivre, vivre pleinement ? Non. Sincèrement ça m’étonnerait. Pas sur le long terme en tout cas. Quand je me retourne sur mon passé je me rends compte que les moments où je me suis senti le plus vivant étaient tous ceux passé en compagnie des personnes que j’aimais plus que tout au monde. Mes parents. Mon frère. Kyle. Jillian. Aujourd’hui il ne me reste plus que Derek et même si j’ai parfois quelques réserves rapport à tout ce qu’il m’a fait subir pendant des années et même dernièrement, pourtant je me raccroche à lui comme s’il était mon dernier sursaut de vie. Je parle des personnes les plus proches de moi là, même si les autres comptent aussi énormément. Il y a surtout deux visages qui s’imposent à moi. Une blonde. Une brune. Sovahnn. Elwynn. Deux filles adorables qui savent me faire oublier qui je suis, d’où je viens et où je vais, l’espace de quelques instants. Des instants vitaux bien qu’elles n’en aient probablement pas conscience.

Je disais donc je panique, mais ça ne m’empêche pas de rester sage pendant tout le temps où il s’occupe de mes mains. Je regarde, je m’agite parfois, je laisse ma joue glisser sur le pelage de Lune qui est toujours pelotonnée dans mon cou. Il s’éloigne, puis revient, le sourire aux lèvres ce qui a le don de me rassurer.

« Bien sûr que nan, tu vas pas mourir. Par contre, maintenant, ça va être beaucoup plus simple pour te soigner. »

Maintenant qu’il sait que je ne suis pas tout à fait « normal ». Au fond de moi j’étais rassuré par sa réaction, ou bien son absence de réaction plutôt. Je ne sais pas vraiment à quoi je m’attendais mais devoir avouer à une personne quelconque que j’étais un Loup Garou, c’était pas quelque chose d’évident pour moi. Et la plus part du temps je le faisais d’une manière détournée, en utilisant des métaphore, ce genre de connerie. Des sous entendu. C’est comme ça que j’avais fait avec Elwynn et ça c’était très bien passé. Jamais elle ne m’a jugé. Jamais je ne l’ai jugé parce qu’elle aussi est différente. On s’entend très bien elle et moi, et je pense sincèrement que ce truc de don y est pour quelque chose. Disons qu’on se comprend même si on a pas les mêmes caractéristiques. La seule et unique personne à laquelle j’ai balancé le truc de façon brutale, c’est Kyle. J’ai pas réfléchis sur le coup, comme souvent, et mon impulsivité a pris le relais sur ma raison. Je lui ai sorti ça comme ça, cash, après m’être jeté sur lui pour l’embrasser, après qu’il m’ai avoué ses sentiments pour moi. J’ai fait ça parce que je n’assumais pas ce que je venais de faire, parce que je ne voulais pas ouvrir les yeux et que lui faire du mal pour le faire fuir, lui faire peur, c’était tellement plus simple. Tellement plus lâche surtout. Tout ça n’a plus vraiment d’importance maintenant mais je m’en souviens comme si c’était hier.

Enfin bref, tout ce qui compte c’est que je ne vais pas mourir et bien qu’il m’intrigue à renifler cette fiole de façon plutôt étrange, j’ai hâte de boire ce truc rien que pour calmer la douleur. J’ai l’impression que la brûlure est de plus en plus intense. Je reprends mes esprits lentement grâce au boostant qu’il m’a administré pendant mon délire. Je le regarde, les sourcils froncé, curieux.

« Ouais, désolé… j’ai pas confiance, la dernière fois que j’me suis fié à une étiquette, jme suis retrouvé avec une de tes enseignantes qui avait changé de couleur de peau… et… il parait que le bleu ne lui allait pas au teint. … nan, j’balancerais pas qui c’était. »

Et merde, j’ai plus qu’à ravaler mon sourire parce que quelque chose me dit qu’il lâchera pas le morceau. J’aurais pourtant bien aimé savoir. En fait, je dois bien avouer que je suis un peu déçu que ce soit une Prof et pas un. Oui, je dois bien avouer que j’aurais été plutôt content que ça tombe sur Rivers ou Mandrake. Oh ça va c’est pas méchant. Je ne me moque pas, je m’interroge simplement de savoir si le bleu leur va au teint. C’est tout.

Et je ris. Pas un rire franc et massif, mais je ris, et ça me fait du bien. Ce type n’a pas raté sa vocation ça c’est certain mais je dois bien admettre que le simple fait qu’on s’occupe de moi, ça me fait un bien phénoménal. C’est tout con, c’est même sans doute rien pour lui mais pour moi c’est quelque chose dont j’ai besoin, qui me manque. Juste qu’on s’occupe un peu de moi, qu’on face attention à moi, qu’on me parle, qu’on me regarde, un sourire, une petite attention.

Insignifiant mais magique.

« Bois le reste de cette fiole tout de suite, je t’en ferais pour le reste de la semaine avant que tu partes. Ça ira très bien après ça, tu devrais retrouver tous tes esprits et la brulure s’estompera. Pour ce qui est de lui, il n’aura rien, de un, parce que je sais pas qui c’est, et de deux parce qu’il doit déjà avoir assez de mal à gérer les choses comme ça. Par contre, si tu connais son nom, je le veux bien. Ya des prises de sang régulièrement ici, ça pourrait toujours l’aider. Quand à toi, ça va, ya quelqu’un qui te fournis une potion régulièrement ? »
« Merci. »

La fiole entre mes doigts je l’ai détaillé un moment puis je me suis mis à sourire comme un con parce que mes pensées dérivaient dangereusement. J’ai lâché un nouveau rire avant de croiser son regard. Aheum … :gla:

« Pardon. J’étais entrain d’essayer d’imaginer Ismaelle en bleue. Euh enfin le Professeur Stoneheaven j’veux dire. »

Je sais pas bien pourquoi je me reprends d’ailleurs. Après tout, il s’en tape sûrement. En fait, j’en sais rien. Il y a certaines personnes qui ne supportent pas cette absence de barrière entre élèves et professeurs. Je l’appelle par son prénom. Je la tutoie. C’est pas ma copine pour autant mais je sais qu’il y en a certains avec qui ça ne passe vraiment pas. Et puis pourquoi elle ? C'est pas la seule femme prof ici, mais j'sais pas, c'est le premier visage qui m'est apparu, celui que je préfère, et effectivement je pense que le bleu ne lui va pas du tout.

Enfin bref, cul sec ! … Et ce truc est dégueulasse. Quel bonheur. J’vais devoir boire ça tous les jours en même temps que le Tue-Loup qui est aussi bon. La Pleine Lune est dans à peine une semaine. J’ai vraiment la poisse.
J’ai secoué la tête en plissant les yeux comme si ça pouvait faire passer le goût, j’ai toussé et j’ai d’ailleurs cru que j’allais m’étrangler mais non, j’ai fini par me calmer.

« Je lui dirais. A Draculito, je lui passerais le message moi même. Faut pas le prendre pour vous mais ici on apprend à se méfier de tout et tout le monde par force des choses et j’veux pas lui imposer un choix qu’il n’aurait pas fait lui même. J’aurais aucun mal à le retrouver grâce à mon flair légendaire et sa charmante odeur de suceur de sang. »

Eurk.
Quand j’y repense, cette odeur.

« Et oui ça va, si on fait abstraction du fait que je joue sans doute un peu trop souvent avec ma vie ou ma santé, ça va. J’ai mes doses de Tue-Loup tous les mois grâce à Hamm… au Prof de Potion. Pas de dérapages depuis un moment. Je gère, j’ai le contrôle sur mon pote qui dort bien sagement là dedans. »

Nouveau sourire, plus timide cette fois puis un regard vers mon chat, qui ne bouge pas d’un poil.

« Même elle, elle en a pas peur, c’est un gentil petit Loup inoffensif. J’pense pouvoir dire qu’on est en bons termes tous les deux. Tant que j’ai ma potion bien sur sinon … »

Sinon … Je préfère pas y penser.

Haussement d’épaules, résigné.
Sourire crispé.
Tout ça ne m’amuse pas bien sur mais ils n’ont rien à gagner en faisant ça alors j’imagine que je n’ai plus rien à craindre de ce côté là. Les Supérieurs, et mon frère. Non, ils n’ont absolument rien à y gagner. Après, je ne sais pas ce qui est le mieux. Leur servir de chien de chasse tout en gardant ma conscience ou devenir un monstre sanguinaire ?

« Pourquoi vous êtes venu vous enfermer dans cet enfer ? »

C’est sorti tout seul, comme si je n’avais rien vu venir. J’ai pas vraiment compris d’où ça venait d’ailleurs et je ne sais pas lequel des deux en était le plus étonné.
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MessageSujet: Re: Get Out Alive {Maxence}   Mer 23 Mar 2011 - 15:02

C’est vrai que le jeune infirmier aurait sans doute dû le rassurer dès le début. Mais il s’était surtout concentrer pour faire les choses rapidement, et surtout, pour savoir exactement ce qu’il avait. Il fallait dire que tomber sur un Lycan s’étant fait mordre par un vampire dans un endroit comme celui-ci, Maxence ne s’y était pas trop attendu. Il devait avoir eu de la chance que ça se soit passé maintenant qu’il était passé infirmier. Parce que… d’après ce qu’il avait comprit et avec ceux qu’il y avait avant, et celles qui l’assistaient… il ne serait peut être pas allé très loin. Mauvaise opinion sans même les avoir connu. C’est mal. Oui, mais d’après ce qu’il avait entendu, c’était mieux qu’il soit là à leur place. Au moins, lui n’avait pas d’à priori sur toutes les personnes qu’il pouvait rencontrer et encore moins lorsqu’il s’agissait de personnes un peu particulières ou bien ayant une famille dont, eux, ne voulaient pas. Après tout, il était un sang pur lui, et, en étant objectif, en regardant sa famille, on ne pouvait pas dire qu’elle soit des plus respectable. Enfin, du moins, le côté sang pur de celle-ci. Parce que sa famille adoptive, et moldue, elle, l’était sans problème. Ça devait aider à son incompréhension de leur manière de voir le monde. Non parce qu’un père qui les avait abandonné ou il ne savait pas trop quoi, une mère droguée… ça ne faisaient pas vraiment des parents respectables, sang pur ou non. Mais en attendant, sa mère faisait tout pour se remettre sur pieds, tout arrêté et il savait que ce devait être plus dur qu’il ne pouvait même l’imaginer. Et puis, ayant voyagé un peu partout durant ces quelques dernières années, le jeune homme avait connu toutes sortes de personnes. Alors les dons ou malédictions, selon la manière dont on les voit, il connaissait très bien. Du coup, il n’avait pas particulièrement réagit. Comme si c’était normal. D’accord, c’était quelque chose un peu… atypique et inquiétant, mais c’était comme ça et le garçon n’y pouvait rien. Il était ainsi, et lui, ne risquait pas de le rejeter pour ça. C’était… juste une caractéristique de plus. Et les clichés, ça allait bien cinq minutes, mais, depuis qu’il était ici, il n’y avait eu aucun problème les soirs de plaines lunes. Certes, il avait connu des enfoirés aussi ; mais ça, ça existait dans n’importe quelle « race », quelle couleur de peau, religion, orientation sexuelle, j’continue ou non ?

BREF : la potion est la bonne : tu vas pas finir tout bleu ! Bonne nouvelle non ? Au petit sourire sur les lèvres du jeune homme, l’infirmier s’était douté qu’il devait imaginer il ne savait qui avec cette sublime couleur de peau. Ismaelle ? Riant à l’image, Maxence n’avait pu s’empêcher de la visualiser ainsi… c’était peut être quelque chose à tester ça tient !


« Tu peux dire Ismaelle. Ça lui irait super bien, c’est évident… (réflexion intense) … si un jour elle se retrouve couleur Schtroumf… tu diras que c’est obligatoirement pas moi… j’étais au cinéma. »

Ya pas de cinéma ici, oui, on sait ! Et bien c’est comme la télé, ça, c’est un truc à améliorer hein ! Juste pour avoir les infos histoire de voir si, en dehors d’ici, les choses sont sous leur contrôle ou non.

« C’est mauvais hein ? … Bon courage ! Eh t’étouffe pas non plus ! »

Etrange, tous ceux ayant gouté cette… chose avaient eu la même réaction : la grimace de dégout profond. C’est que ça devait être réellement immonde. Tapotant dans le dos du jeune homme (en supposant que la mixture ne remonte pas, ça serait mieux), il avait attendu que les toussotements finissent par passer. De toute évidence, il avait fallu une grande motivation pour avaler les quelques gorgées de la potion. Comment avoir la nausée sans arrêt pendant une semaine en une étape !

Pour ce qui était du vampire, il lui laisserait le choix, oui, c’était une évidence, il lui plaisait bien ce gosse tient. Lui adressant un grand sourire, le jeune infirmier acquiesça, lui symbolisant son accordanse (le fait de lui accorder toutes les danses !) avant de passer à uatre chose.

« Ben… sans vouloir faire défaitiste, ici, mis à part sans rien faire de sa vie… t’es un peu forcé. C’est bien alors. Enfin, bien, nan, si tu pouvais faire gaffe à ta santé ça serait mieux, mais hésite plus jamais à venir. Sauf si c’est la miss qui est là… j’ai pas vraiment confiance. »

Pochette surprise ! Oui, il avait rapidement comprit ce que sa collègue voulait dire par là.

« Et si le prof de potion est pas là ? Tu sais aussi où trouver ? »

En toute franchise, le jeune infirmier préfèrerait ne pas avoir à en refaire. Pas qu’il ne sache pas en créer, puisqu’il avait bien fallu apprendre vite pour aider un ami… mais il ne pouvait s’empêcher de se rappeler la première fois qu’il lui en avait fait une… ce qui n’avait pas vraiment été un franc succès. Une vraie catastrophe en fait ! Un peu plongé dans cet ancien souvenir, Maxence n’avait pas du tout, mais alors du tout vu venir la question du garçon. Sourcils relevés, il l’avait alors fixé, pris de court pendant quelques secondes.

« Euh… T’as d’ces questions toi. Ben c’est… j’savais pas. J’avais besoin d’un boulot et j’suis tombé sur des gens d’ici qui me l’ont proposé. J’le sentais le coup fourré mais bon… m’enfin dans tous les cas j’suis là. Pis ça vous évite d’être seuls avec les deux mégères qui me servent de collègues. »

Petit regard en arrière. Ouais, elles sont pas là.. pour une fois.

« Ya… enfin, j’ai rien vu dehors qui puisse faire penser à ce qu’il se passe ici. ‘fin en même temps j’ai passé le plus clair de mon temps avec des moldus… alors j’risquais pas trop d’avoir des infos sur Poudlard. Ah ouais ! Pis ya ça aussi, j’voulais voir à quoi elle ressemblait cette fameuse école. »

Petit sourire.

« ça te vas comme réponse ? Tu connais des gens en dehors toi ? Côté magique de la force ( O .O’’ )j’veux dire. Savoir s’ils ont remarqué un truc eux ou non… »

Avoir passé son temps avec des moldus et être engagé par les Supérieurs ? Ya pas un problème dans l’énoncé là ?


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MessageSujet: Re: Get Out Alive {Maxence}   Mer 23 Mar 2011 - 22:53

Lune qui recommence à me ronronner dans les oreilles. Lui qui me parle. Le calme de la pièce et aussi parce qu'on est loin des autres. Tous ces facteurs font que j'arrive à me détendre au fur et à mesure que le temps passe.

C'est vraiment pas du luxe.

« Tu peux dire Ismaelle. Ça lui irait super bien, c’est évident… (réflexion intense) … si un jour elle se retrouve couleur Schtroumf… tu diras que c’est obligatoirement pas moi… j’étais au cinéma. »
« Ça marche. Je serais une tombe. Enfin j’ferais mon possible. C’est Ismaelle quand même. Je l’aime bien alors … »

Faudrait pas que je me retrouve dans une situation où j'ai à choisir entre les deux parce que même si je ne connais pas ce type autant que je peux connaître Ismaelle, y a quelque chose qui fait que je ne peux pas ne pas lui donner ma confiance. Peut être que je me plante, peut être que je vais droit dans le mur et que je vais être déçu encore une fois comme j'ai pu l'être avec Hammerschmitt mais … Si on ne prend pas de risque, ça sert plus à rien de respirer. Il faut que j'arrête de me couper du monde et de mettre une barrièrse entre les autres et moi systématiquement en leur faisant passer des test pour leur autoriser l'accès. Le test en question c'est du style : Est ce que tu vas réussir à supporter mon sale caractère ?
Enfin bref, j'ai le droit de dire Ismaelle devant lui et quelque part ça m'arrange parce que je suis pas très doué dans le genre où il faut faire attention à ce qu'on dit. J'ai toujours été plutôt direct dans mes paroles, sans filtre entre mon cerveau et ma bouche. Ça sort comme ça peut et on réfléchit après aux conséquences. Ou pas d'ailleurs. On va dire que ça passe ou ça casse.

« C’est mauvais hein ? … Bon courage ! Eh t’étouffe pas non plus ! »

Mauvais est un doux euphémisme et non ça va aller, je crois que je vais survivre. Ah, attendez, petit doute. Non c'est bon, c'est passé. Merci pour le coup de main.

« Ben… sans vouloir faire défaitiste, ici, mis à part sans rien faire de sa vie… t’es un peu forcé. C’est bien alors. Enfin, bien, nan, si tu pouvais faire gaffe à ta santé ça serait mieux, mais hésite plus jamais à venir. Sauf si c’est la miss qui est là… j’ai pas vraiment confiance. »
« Ok. J’ferais des rondes avant de franchir la porte. »

Il a pas tort, c'est pas la première fois que je viens ici même si j'évite la plus part du temps. C'est que je garde des séquelles de l'accident. Tout ce truc de médical, j'aime vraiment pas, alors si j'suis pas un minimum en confiance soit je deviens agressif, soit … j'y vais pas du tout. Avec lui ça passe bien, même très bien. J'me pose pas de questions. Il sait me mettre à l'aise et il arrive à me faire parler ce qui n'est pas une chose facile étant donné mon caractère de chien, ou de Loup, question de point de vue. Enfin bref, tout ça pour dire que je vais continuer à faire attention si jamais à l'avenir je dois revenir me faire rafistoler un truc. Et je pense que … Ça va arriver puisque je suis incapable de tenir en place. A trop jouer avec le feu, on fini toujours par se bruler, ma mère me le répétait tout le temps même si elle avait abandonné l'idée de me faire prendre conscience du danger.

« Et si le prof de potion est pas là ? Tu sais aussi où trouver ? »

Vaste question, mais la réponse est oui. Je sais où en trouver même si j’ai pas vraiment envie d’aller le chercher à cette source là … J’ai pas plus envie d’y aller à la première pour être honnête mais pas bien le choix. Je suis en terme quelques peu … tendus on va dire, avec mes deux fournisseurs potentiel. Ceci dit aucun des deux ne m’a jamais laissé tomber jusqu’ici et je ne pense pas que ça arrivera. Encore une fois, ça ne rendrait service à personne. Pour seule réponse, un hochement de tête. Et dans le pire des cas, il sera peut être mon plan C. Un infirmier ça sait peut être faire du Tue-Loup et comme il est visiblement pas du genre à se formaliser devant un Loup Garou, j'me dit que c'est surement pas la première fois qu'il en a un en face de lui.

Et c'est là que j'ai balancé ma question fatidique qui l'a fait buguer pendant quelques centièmes de secondes. Je crois que j'ai scotché tout autant que lui en fait, je comprends vraiment pas d'où c'est sorti mais c'est sorti.

« Euh… T’as d’ces questions toi. Ben c’est… j’savais pas. J’avais besoin d’un boulot et j’suis tombé sur des gens d’ici qui me l’ont proposé. J’le sentais le coup fourré mais bon… m’enfin dans tous les cas j’suis là. Pis ça vous évite d’être seuls avec les deux mégères qui me servent de collègues. »

Regard en arrière que j'ai suivi. Aucune traces des mégères, j'écrasais un rire.

« Ya… enfin, j’ai rien vu dehors qui puisse faire penser à ce qu’il se passe ici. ‘fin en même temps j’ai passé le plus clair de mon temps avec des moldus… alors j’risquais pas trop d’avoir des infos sur Poudlard. Ah ouais ! Pis ya ça aussi, j’voulais voir à quoi elle ressemblait cette fameuse école. »
« J’espère que vous êtes pas déçu. Elle est belle, y a pas à dire m’enfin … »

Oui c'est vrai que même si j'ai longtemps craché dans la soupe je dois bien avouer que d'un point de vue architecturale on est loin d'une horreur, mais ce pays, je suis désolé mais je ne m'y ferrais jamais. Il fait tout le temps gris ou presque et puis de toute façon je me suis foutu dans le crane à mon arrivée que je n'aimais pas cet endroit alors pour m'enlever ça de la tête ...

« Ça te vas comme réponse ? Tu connais des gens en dehors toi ? Côté magique de la force ( O .O’’ )j’veux dire. Savoir s’ils ont remarqué un truc eux ou non… »

Hein ? Ah, euh. Oui, j'crois. Oui. Le côté magique de la force ... L'est barge lui.

« Oui ça m’va et désolé, j’suis super curieux. »


J'ai pas rougis mais je crois que j'en étais pas loin. C'est quoi cette nouvelle manie de rentrer dans la vie des gens comme ça, de leur poser des questions, de s'intéresser à eux tout simplement ? Je suis entrain de devenir humain ou quoi ?!

« J’connais encore un peu de monde à l’extérieur, même si j’ai plus beaucoup de contact avec ma famille. Je viens d’Australie, c’est un peu loin on va dire et même si y en a une partie à Londres, je les connais pas vraiment alors ... Mes parents sont morts. Reste ma grand mère à qui mon frère et moi on envoie régulièrement des nouvelles mais jamais rien d’alarmant sinon les lettres ne quittent pas le château et j’ai pas envie de retrouver mon hiboux complètement grillé. »

Je sais pas comment ils se débrouillent pour que personne ne se rende compte de rien. J’veux dire, j’suis là depuis un peu plus d’un an maintenant et j’ai jamais pu sortir d’ici. J’suis un p’tit veinard, j’ai bien choisi mon année pour rentrer à Poudlard. C’est franchement étrange une école qui laisse pas sortir ses élèves mais j’sais pas, visiblement ça n’inquiète pas le reste de la planète. Ils doivent … J’en sais rien, peut être manipuler nos familles ou un truc du genre. »

« Je déteste mentir à ma grand mère mais en même temps j’veux tellement pas qu’elle s’inquiète pour nous. Et de son côté, elle a pas l’air de paniquer outre mesure. On lui manque, c’est un fait, et elle nous manque aussi mais ça s’arrête là. J’espère qu’ils ne s’en prennent pas à elle sinon j’les éclate tous jusqu’au dernier. »

Et bla, bla, bla. Depuis quand je suis aussi loquace avec un inconnu ou presque moi ? Et comment il fait pour réussir à me faire parler comme ça ? Il a une formation psy ou quoi ? Le pire dans tout ça c'est que je ressens le besoin de vider mon sac et j'ai comme l'impression que rien ne pourra m'empêcher de le faire.

« J’crois qu’on a tellement tous de raisons de vouloir les voir mort que le jour où ça va tomber, ça risque de faire très mal. Y a pas mal de trucs que j’dois leur faire payer personnellement. »

Crac.
Et ce grondement sourd qui s'échappe de ma gorge alors que mon visage se crispe et mes yeux se perdent dans le vide.
Attends, crac ?
Comment ça crac ?! O_o

Je baissais la tête et dans ma paume ouverte reposait sagement les vestiges de ce qui avait jusqu'ici été une innocente petite fiole contenant ce truc dégueulasse qui devait se charger de me guerir de la morsure de Jun Ki, que j'avais d'ailleurs complètement oublié. La morsure, pas Jun Ki. Je l'ai déjà dit, j'oublie pas les gens.

« Pardon. Problème d'impulsivité. Lune pleine dans quelques jours. Désolé pour la casse. »

Avec un sourire gêné, je laissais tomber les petits morceaux de verre sur la petite table à côté du lit et essuyais ma main sur mon pantalon. Pas de sang, pas de nouvelles coupures. Tant mieux. J'avais serrer cette pauvre fiole sans m'en rendre compte qu'elle avait fini par exploser sous la pression. Sympa d'être un Lycanthrope en pleine croissance qui ne contrôle pas ses forces naissantes … J'me dis qu'un jour j'vais finir par blesser quelqu'un si je fais pas attention.

« Enfin ce jour là n’est pas arrivé et en attendant, faut bien vivre, ou survivre, ou peu importe. »

Nouveau sourire, presque amusé celui là.

« Blasant hein ? A peine 17 ans et j’parle comme un vieux qu’attend l’heure de sa mort. C’est déprimant. C’est pour ça que j’fais le con j’crois, histoire de me persuader qu’on respire tous encore et que la jeunesse doit se passer. Ou pas d’ailleurs. Vous avez quel âge ? »

Je dis ça, je dis rien, mais c'est juste que vous avez des attitudes de mec qui aime s'amuser donc j'me dit que c'est pas impossible de garder une part d'insouciance avec le temps qui passe, non ? J'crois que j'ai besoin d'un modèle dans votre genre pour me remettre sur les rails.
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MessageSujet: Re: Get Out Alive {Maxence}   Sam 26 Mar 2011 - 22:34



Il se détend, c’est plutôt une bonne chose, comme ça, il parle et l’infirmier lui répond. Après tout, ça fait du bien de parler à quelqu’un de conscient. Voir parler à quelqu’un tout court. Ça lui faisait penser qu’il irait faire une petite visite à Ismaelle tient, eh, il fallait bien que ça arrive, à force de parler d’elle ! Il fallait bien dire qu’il n’avait eu le temps de rien ces temps ci : tout s’était enchainé et il devait bien lui manquer quelques nuits de sommeil. Il fallait dire qu’il y avait moins d’une semaine, les Supérieurs avaient fait une descente et emporté un certain nombre de sangs mêlés et de moldus pour les enfermer dans les sous sols. Dont lui, les avait sortis, grâce à l’aide plus que bienvenue de Mister Hayato et du professeur de défense contre les forces du mal. D’ailleurs, vu la matière qu’il enseignait, il devrait aider beaucoup plus… enfin bon. Tout ça pour dire que le jeune homme avait eu beaucoup de boulot et qu’il n’était donc pas trop sortis d’ici. Au passage, discuté avec quelqu’un qui ne le haïssait pas, ça n’était pas du luxe non plus ça. D’accord, elle avait ses raisons, tout comme il se savait juste en l’enfermant le temps qu’elle se rétablisse… mais il y avait beaucoup agréable comme truc !


« T’as bien raison. C’est quelqu’un de bien. »

En tout cas, c’était ce qu’il lui semblait. Mais peut être cela venait du fait qu’elle était la première personne qu’il ait rencontré ici et que, coup de chance, ils s’entendent bien. Non, parce que d’ici, il avait connu deux cons à la base : dont les têtes ne lui revenaient toujours pas cela dit au passage. Bref, il en était convaincu, après, tout le monde pouvait se tromper, sauf que ça faisait un moment qu’il avait abandonné sa parano naturelle et qu’il s’était mis à faire des compromis.

Des rondes avant de passer la porte. Oui, c’était une bonne idée, surtout s’il n’était pas là. Ça devait être pour ça qu’il était sensé dormir ici… si j’suis pas là, tente le canap’ d’Isma =D … nan, ça ne le fait pas trop comme réplique ça. Il avait assez à faire pour devoir s’occuper de rumeurs non fondées. Nan, pis imaginez, s’il y a déjà des histoires… OO bref, la galère … mais comment j’en suis arrivée à là moi ? Ya des jours où les pensées se perdent on ne sait trop où. Enfin bref, l’homme s’était ensuite assuré que le garçon pourrait toujours trouver de quoi se contrôler. Il savait très bien ce qu’un Lycan pouvait donner sans… muselières ? +out+. Non, sérieusement, ça pouvait faire très mal, et il préférait s’assurer que des blessés pour une raison aussi conne que celle-ci pouvaient être évités. On avait de bons moyens à présent pour prévenir les transformations de pleine lune, ce serait dommage qu’un accident arrive alors que de telles protections existaient. Mais il savait où trouver, donc tout allait bien. Et puis, normalement, il n’aurait pas à en faire… enfin, juste au cas où, le jeune homme s’était promis d’en refaire une le soir même pour s’assurer qu’il en était toujours capable. Autant prévenir que guérir… surtout que c’était lui qui était chargé de l’étape guérison, et que le fait de ne rien foutre de ses journées l’attirait sérieusement. Comme ce qu’il faisait dans la précédente école de magie où il ait mit les pieds. Elle lui manquait d’un coup cette belle époque. Mais, qui sait, si ça se trouvait, le lieu de son enfance s’était lui aussi fait envahir.


« Ouais… elle ‘est pas très joyeuse ces temps ci quoi. ‘Me demande si Beauxbâtons subit le même sort.. »

Le fait d’emmètre le nom de son ancienne école et donc de son enfance l’avait amené à se demander si l’extérieur était touché également. Bien sûr, il pensait à sa famille, comme tout le monde ici, il le supposait, et tout particulièrement à son frère qui, il l’espérait de toutes ses forces ne devait pas supporter ce bordel. Si tel était le cas…. pitié mutez le là bas qu’il puisse le voir et le protéger au mieux. Bien sûr, vu son âge, à peu près celui du jeune homme d’ailleurs, il pouvait très bien se défendre. Mais… s’il lui arrivait quelque chose…


« D’ailleurs c’est quoi ton nom ? »

Ouais, c’est ça, change de sujet avant de paniquer complètement, c’est une très bonne idée ça ! T’en es conscient que tu l’as coupé dans sa réponse ou pas ? En effet, le jeune homme avait à peine fini de prononcer le mot « curieux » que déjà il lui posait cette sublime question très recherchée.


« Désolé, je t’ais coupé. J’pensais à quelqu’un ça m’a… enfin bref. Mais c’est bien d’être curieux. Faut juste arriver à se maitriser selon les situations. Evite de demander à Cudrow si sa mère l’a traumatisé gamin quoi… ça expliquerait beaucoup de choses pourtant.. »

Comme pour pas mal de personnes ici, de ceux qui les ‘dirigeaient’ quoi. Pas d’autres explications que le traumatisme parce que si c’est naturel… c’est un gène à éradiquer . Un peu trop radical comme solution ? Ouais, j’en conçois, on oublis. Bon, revenons en à : et dehors, c’est comment ? Mais le garçon n’avait ^pas beaucoup de réponses à lui apporter.


« Haw.. désolé. »

Il avait évité l’air de cocker, restant sobre, et évitant le « mes condoléances » qu’il savait taper sérieusement sur les nerfs. Enfin, ça avait été le cas pour lui quand il avait perdu un proche. Et puis les petits airs tout désolés tout penauds quand on apprenait une partie de son enfance… mais qu’ils se les fourrent dans le troufion ! … Pardon. Ce fut un accès de folie passagère. Tout ça pour dire qu’il avait évité ce genre de truc un peu hypocrite du « je dis être vraiment très très mal pour toi alors que c’est pas vrai, en fait je m’en fout un peu ». Parce que c’était souvent comme ça que lui-même avait perçu les choses un peu plus jeunes. Mais il avait longtemps été un peu trop sur la défensive et sur l’agression… mais un jeune homme lycanthrope (en sachant que la pleine lune approchait) dans de telles conditions ne l’était-il pas également ? Il ne s’ne foutait pas, au contraire, il était réellement désolé pour lui mais le fait était que ça ne changeait rien.


« Tu m’étonnes, le coup du barbecue mongol, ça risque de pas plaire à la pauvre bête »

Quoi ? T’as pas vu Mulan =D


« On ? »

Frère ? Sœur ? Nièce ? ect, on ne va pas se faire tout l’arbre généalogique. Souriant au petit accès de colère du jeune homme, il s’était fait la réflexion qu’il ferait exactement la même chose s’ils touchaient ne serait-ce qu’à un cheveu de son petit frère ou même ses trois parents (autant précisé, c’est pas forcément naturel !).

Crack.

Ne s’y attendant pas malgré son expérience, l’infirmier avait sursauté lorsque la fiole s’était brisée dans les mains du garçon. Il fallait dire que le dernier Loup qu’il avait connu semblait faire deux fois la taille du garçon : en largeur. Oui, parce qu’il était déjà plutôt grand, en hauteur il ne devait faire que quelques centimètres de plus. Enfin bref, quand ce type s’énervait avec un verre dans la main, la réaction générale était de s’éloigner ou de le lui retirer, même pour ceux qui ne connaissaient pas sa vraie nature. Une fois assuré que le garçon ne s’était pas à nouveau blessé, l’infirmier ne put donc que rire doucement.


« Rappelle-moi de pas te serrer la main. »

Petit sourire.


« Bof, t’en fais pas, vu la beauté extrêmement raffinée de cette fiole (très moche hein !), c’est pas une grande perte. Et puis, je comprends. »

Pas besoin de préciser pourquoi. Tout le monde a des proches ou presque. Tout le monde ici crève de trouille pour eux. Tout le monde, même les plus jeunes. Les réflexions suivantes du jeune garçon avaient été les mêmes que celles qui venaient à l’esprit de l’infirmier.


« J’allais le dire. »

Faire le con pour oublier, faire passer la pilule.


« Nan nan, jeunesse doit pas se passer. Elle se passe, c’est tout, et c’est une bonne chose. Parce que même si tu te décides à vouloir grandir trop vite et avoir des réflexions de centenaires, tu finiras par faire les conneries que tu ‘regretteras pas avoir fait plus jeune. Crois moi, on peut avoir vu les pires horreurs et continuer à rire de tout. Justement parce que, c’est vrai, on respire tous encore et il faudra toujours quelqu’un pour le rappeler. »

Un gosse qui souffre énormément et qui cherche à respirer de nouveau, un fou qui ira toujours faire le con dans la pire situation, une belle blonde capable de rire aux éclats malgré la peur qui lui trou le ventre, un gamin apparemment insouciant qui mine de rien dédramatise tout.

Il y a toujours quelqu’un. Et ce quelqu’un est dans le vrai.


« 25 piges et crois moi, j’y suis attaché. J’te paris que j’dure plus longtemps que ceux que je remplace ! »

Les autres n’avaient normalement pas eu sa formation. En toute logique, il était capable d’endurer bien plus. Si ça pouvait juste ne pas arriver, franchement, ça serait mieux.


« Tient, attends, tant que j’y pense. »

Il était allé chercher une petite boite contenant un onguent.


« Pour la blessure : T’applique quand ça pique. »

Et tout en rimes je vous pris !

« Continue à faire le con. On s’en sort mieux comme ça j’trouve. C’est marrant ça, j’me vois plus jeune en te regardant.. enfin presque quoi. »

En moins surnaturel


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MessageSujet: Re: Get Out Alive {Maxence}   Lun 28 Mar 2011 - 23:53

On recolle les morceaux, petit à petit, un par un. Lentement mais surement. J'en aurais mis du temps à la remonter cette putain de pente. Avec le recul je me dis que j'ai été lâche, et faible, mais sur le coup tout ça me semblait normal. J'ai mis ça sur le dos du Loup pendant un moment mais même s'il agit sur mon caractère, il n'est pas maître de mes pensées, de mes faits et gestes. J'ai fait n'importe quoi, j'ai blessé beaucoup de gens, mais ce qui est fait, est fait et pleurer sur leur sort ou le mien ne réparera pas mes torts. Je vais juste apprendre à vivre avec mon passé, avec mes blessures, en attendant qu'elles se referment définitivement ou qu'elles en deviennent plus supportables surtout. C'est déjà le cas pour être honnête. J'ai changé, encore, je le sens bien. J'avais juste besoin d'entendre certaines choses. J'en ai assez de trembler en permanence devant des souvenirs qui me font trop de mal. L'absence, le manque, ça m'étouffe mais il n'y a que moi qui puisse me sortir de là et j'en prends conscience maintenant. Je sais pertinemment que j'aurais des moments de faiblesse, des rechutes, mais si je n'essaie pas de m'en sortir, personne le fera à ma place. J'ai déjà suffisamment perdu de temps et même si ici on a pas d'avenir, quitte à foncer droit dans le mur, autant y aller tête baissée. On ne sait jamais, sur un malentendu et des fois qu'il y aurait une faille dans le système ? L'espoir fait vivre y paraît. Alors on s'accroche.

Cette situation, elle est tellement normale qu'elle me dépasse. On est là, comme deux être humains lambda, à discuter tranquillement de la pluie et du beau temps ou presque, du passé, du présent, peut être même un peu du futur. Et tout ça me semble tellement … réel. J'ai longtemps perdu la notion de la réalité. A une époque qui date de quelques mois maintenant, j'avais régulièrement des absences, des moments où je perdais tout contact, où je faisais n'importe quoi. J'ai bien failli me jeter du haut de la volière et si Ismaelle n'avait pas été là ce jour là, j'aurais fini ma vie au pied d'une tour, dans un état … On va éviter les détails. C'est pas que le sang ça me rend malade, et heureusement sinon je serais bien dans la merde, mais si on pouvait se concentrer sur des choses moins glauques pour le moment ça m'arrangerait. On va dire que ça change quoi. Rassuré, oui je le suis, qu'il ne m'en veuille pas pour la fiole. C'est bête je sais mais je n'ai absolument pas envie qu'un type comme lui décide de me cataloguer de manière négative comme beaucoup l'ont fait et ce la plus part du temps à raison. Je vais arrêter de dire que j'y peux rien, parce que ce n'est pas vrai. On a toujours le choix. J'ai eu le choix entre me relever et celui de ne pas le faire. Je me suis relevé, mais à quel prix ? Ce sont les autres qui ont payé pour ma souffrance. Encore une fois je ne peux pas changer le passé. C'est bien dommage, mais c'est comme ça.

Beauxbâtons. Qu'est ce que c'est que ça au juste ? Attention réflexion intense, c'est pas évident quand on en a perdu l'habitude. Une école ! Oui c'est ça, c'est une école. En France. Je ne connais pas la France, je sais juste que ça n'est pas très loin d'ici. Oui bien sur tout est relatif mais si je compare à l'Australie, c'est toujours moins loin. Peut être qu'il vient de là bas. Je me perds un peu en route. Il me coupe, me demande mon prénom et enchaine sur autre chose encore. Cudrow. Cet enfoiré de Cudrow. Ça ne m'étonnerait pas que ça mère l'est traumatisé ou bien bercé trop près du mur quand il était gamin parce qu'un type pareil, il n'a forcément pas toute sa tête. Je le déteste, comme beaucoup de monde entre les murs de notre prison, mais malheureusement il a aussi ses adeptes. Mon frère entre autre, pour ne pas le citer, même si je sais pertinemment que Derek est tout à fait capable de jouer les fils parfait en apparence et mépriser la personne qu'il a en face de lui. Mépris qu'il cache derrière un sourire qui semble tellement sincère pourtant. Ça fait bientôt 17 ans que je le connais et il arrive encore parfois à me tromper alors les autres … Ce genre de cohabitation fraternel, ça développe l'instinct de méfiance et je dois dire que ça peut parfois être très utile malgré tout.

Il me dit qu'il est désolé mais ne s'étale pas et pour ça je lui suis reconnaissant. Perdre ses parents c'est dur, c'est vrai, surtout qu'on était jeune et absolument pas préparé à ça, mais qui peut bien l'être ? Quand on est encore dans l'enfance et que les seul repère qu'on a disparaisse, forcément ça laisse des marques, des séquelles. J'en ai encore, mais je m'y suis fait, et les regards pleins de pitié de personnes qui au fond n'en ont strictement rien à foutre, j'ai donné. Je ne supporte plus ça et heureusement, il ne change pas d'attitude avec moi. Encore une fois, je me dis qu'il a bien choisi sa vocation.
Changement de conversation et c'est tant mieux. Je me surprends à parler autant, à sourire, et même à rire lorsqu'il me demande de lui rappeler en toute ironie de ne pas lui serrer la main. La pauvre fiole, elle n'avait rien demandé.

« Nan nan, jeunesse doit pas se passer. Elle se passe, c’est tout, et c’est une bonne chose. Parce que même si tu te décides à vouloir grandir trop vite et avoir des réflexions de centenaires, tu finiras par faire les conneries que tu ‘regretteras pas avoir fait plus jeune. Crois moi, on peut avoir vu les pires horreurs et continuer à rire de tout. Justement parce que, c’est vrai, on respire tous encore et il faudra toujours quelqu’un pour le rappeler. »

Et j'en ai pas raté un mot. Je suis comme tous les gamins du monde, j'ai besoin de modèle. J'avais mon père mais il n'est plus là. J'avais mon frère, mais je n'ai jamais vraiment tolérer sa façon de penser et de faire. Je l'aime c'est indéniable mais pour beaucoup de points, on ne sera jamais sur la même longueur d'onde. J'ai cru trouver un mentor en la personne du Prof de Potion, Lycanthrope comme moi, mais les évènements passés m'ont poussé à le fuir sous peine de déclencher une émeute et un combat que je sais perdu d'avance. J'évite le contact au maximum, c'est mieux pour tout le monde. Inconscient, oui. Téméraire, oui. Suicidaire, plus maintenant. Je n'irais pas jusqu'à dire que j'aime ma vie mais je ne l'a déteste plus. J'ai perdu beaucoup, mais je me reconstruis petit à petit et grâce à des personnes comme lui, qui n'attendent rien de moi, desquelles je n'attends rien de spécial non plus.

« 25 piges et crois moi, j’y suis attaché. J’te paris que j’dure plus longtemps que ceux que je remplace ! »

25 ans. J'arrive même pas à me projeter à demain alors 25 ans … Quand j'étais plus jeune j'y pensais de temps en temps, à l'avenir. Je me demandais comment je serais, si j'allais me marier, faire des enfants, acheter une maison, quel travail je pourrais bien faire, et puis j'attrapais ma planche, j'allais surfer et toutes ces pensées disparaissaient de mon esprit rapidement. Bien sur à l'époque j'étais bien loin d'imaginer que Kyle Jonhson entrerait dans ma vie et chasserais aussi facilement les schémas que j'avais esquissé dans mon esprit. Tomber amoureux d'un garçon, je n'y avais même jamais songé avant que ça m'arrive. Ça m'est tombé dessus comme ça, sans prévenir, comme une pluie de météorites. Dévastateur. Puis finalement, à peine quelques mois, je me voyais déjà vivre toute ma vie avec lui. C'était peut être excessif mais pour moi ça coulait de source, je ne me voyais pas vivre sans lui, loin de lui. Étrange.
Avant que je tombe sur Jun Ki hier soir, je me souviens que je pensais à tout ça, l'avenir. Je ne suis pas fait pour vivre en communauté. J'ai toujours été comme ça mais la vie à fait que c'est devenu plus qu'évident. J'aime passer du temps avec certaines personnes mais sur le long terme c'est une autre histoire. J'ai besoin de solitude et de calme pour me recentrer. Il y a trop de choses qui m'ont rendu instable et j'ai trop peur de commettre des erreurs irréparables. De toute façon, ici on ne peut pas vraiment dire qu'il y ai de la place pour les rêves alors je me contente de vivre au jour le jour, comme tout le monde. Juste une entité de plus dans la masse plus ou moins volumineuse que contient Poudlard. Quel nom horrible d'ailleurs au passage.

« Tient, attends, tant que j’y pense. »

J'ai relevé la tête et je l'ai suivi du regard, laissant mes doigts se perdre nonchalamment dans le pelage de Lune qui restait tout de même aux aguets malgré le fait qu'elle semblait plus détendu. Je sentais encore les battement de son cœur trop rapides pour être totalement serein.

« Pour la blessure : T’applique quand ça pique. »
« Ok, merci. »

Une sorte de pommade d'une couleur tout à fait … normale, avec une odeur normale. Rien de suspect mais j'allais quand même l'analyser avant d'en mettre sur la blessure.

« Continue à faire le con. On s’en sort mieux comme ça j’trouve. C’est marrant ça, j’me vois plus jeune en te regardant.. enfin presque quoi. »

Un grand sourire à éclairer mon visage alors qu'un léger rire secouait le haut de mon corps.

« Et moi j'me dis que j'aimerai bien être comme vous quand j'aurais votre âge. »

Si je suis encore en vie d'ici là bien sur.

« Je m'appelle Enzo, Enzo Ryans, et "on" c'est mon frère Derek et moi. Vous le connaissez peut être. Un grand brun aux yeux bleus perçant. Cet enfoiré a hérité des yeux de notre mère, j'en étais malade de jalousie quand j'étais plus jeune. Maintenant je m'en fous pas mal, même si j'trouve qu'il a de la chance. Il aura jamais des yeux de Loups, ça, ça reste mon privilège. »

Et j'en suis fier de se privilège même si ça n'a pas toujours été le cas. Aujourd'hui j'assume à 100% l'être surnaturel que je suis et mon Loup est devenu mon meilleur ami.

« Z'êtes sur que vous voulez pas me serrer la main ? :gla: Plus sérieusement, c'est pas évident à gérer ces changements physiques. J'ai peur de blesser quelqu'un dès que j'fais un geste, c'est l'angoisse. Mais peu importe, je préfère vous prévenir que j'ai réussi dernièrement à métamorphoser un livre en skate et que ... J'ai tendance à pas avoir une notion du danger très développée alors ... Vous risquez de me voir souvent débarquer ici j'pense. J'compte plus le nombre de fois où j'me suis pété quelque chose quand j'étais encore en Australie. Là je reprends alors le temps de récupérer mes réflexes ... Sachant que ma mauvaise habitude à avoir des ambitions démesurées en matière de cascade m'a pas lâché. Ouais j'crois que j'vais prendre un abonnement ou vous pouvez carrément me réserver un lit, ça ira plus vite. »

Oui ben autant le prévenir non ? D'ailleurs je l'aime bien ce lit là, il est assez loin des autres même s'il n'est pas assez près de la sortie à mon goût. Oui, l'instinct, toujours l'instinct. C'est ça quand on est à moitié animal, l'enfermement ça devient encore plus dur et s'il n'y a pas d'option de replis, c'est la panique totale.
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MessageSujet: Re: Get Out Alive {Maxence}   Mer 13 Avr 2011 - 21:46



Recoller les morceaux. Sourire, rire, parce que tout ne vas pas bien, mais qu’il faut bien faire avec, sinon on ne fait qu’entrainer sa propre déchéance. Mais d’ici, le jeune infirmier ne pouvait se douter des tourments du jeune homme, tout comme celui-ci ne pouvait connaitre les siens.


« Et moi j'me dis que j'aimerai bien être comme vous quand j'aurais votre âge. »

Tient, encore une chose qu’il n’avait pas vu venir. Quelqu’un qui le prenne pour modèle de ce qu’il voudrait être plus tard. Pourtant, il n’avait pas grand-chose de particulier. Enfin, ça, c’est ce qu’on pense quand on est dans sa propre peau, ça n’est pas forcément le cas à l’extérieur non ?


« J’vais prendre ça pour un compliment… et oublier le coup de vieux que je viens de me prendre ! »


Mais oui, tu seras en vie. On sera tous en vie, parce que si on commence à penser comme ça, on ne s’en sort pas. Tout le monde en a conscience, c’est vrai, mais il ne faut jamais partir défaitistes, sinon ça vous ronge, ça vous bouffe de l’intérieur, et, surtout, ça vous fait faire l’erreur qu’il ne fallait pas commettre et ce, au mauvais, au très mauvais moment.

« Je m'appelle Enzo, Enzo Ryans, et "on" c'est mon frère Derek et moi. Vous le connaissez peut être. Un grand brun aux yeux bleus perçant. Cet enfoiré a hérité des yeux de notre mère, j'en étais malade de jalousie quand j'étais plus jeune. Maintenant je m'en fous pas mal, même si j'trouve qu'il a de la chance. Il aura jamais des yeux de Loups, ça, ça reste mon privilège. »


« Oui, ça me dis quelque chose, j’ai dû le croiser. J’n’ai pas encore tant de visages en tête que ça. Ah ben ça c’est sûr, vu comme ça. Enfin je l’espère pour lui. D’après ce que j’ai pu voir, c’est pas forcément comique tous les jours (oui, car ça peut l’être hein …. Taggle Maxence !). »


Ah oui, oui, c’était drôle pour lui quand il manifestait le fait qu’il avait une force… comment dire… légèrement supérieure à la moyenne. Un petit sourire sur les lèvres, plongé dans quelques anciens souvenirs, il avait fini par prendre conscience qu’à force de sourire comme ça, le pauvre Enzo allait finir par se demander ce qu’il avait en tête.


« Oui, j’ai souvenir d’un… ami, déjà costaux à la base… voir très costaux en fait, qui, jouait beaucoup de sa force. Enfin, ça, c’était jusqu’au jour où j’ai fini par être balancé sur une supérieure mal lunée, et surtout.. nue… Elle l’avait assez mal prit. »


Et bah tu m’étonnes !


« … qu’est-ce qu’elle était mal lunée celle là ! Enfin bon. Elle a fini par partir.. ‘parait qu’elle avait la phobie des loups… on n’a jamais demandé ce qu’il s’était passé la veille de son départ. Qui était une nuit de pleine lune : oui. »


En tout cas, il en connaissait un qui avait gardé le sourire pendant les jours qui avaient suivis. De toute évidence, il était resté tout fier de sa connerie, et personne n’était venu dire quoi que ce soit.. Après tout, celle là, c’était réellement une vraie peau de vache. Pis moche en plus +sort+.Enfin bref, on est pas là pour raconter mes conneries de jeunesses ! C’était il y a deux ans, oui, et alors !


« Et pour ce qui est de ces yeux ; mon frère a tout chopé de mon père. Enfin, le sien. Ç’t’enflure. … Peut être qu’en devenant vampire, j’aurais sa classe … »


Mais bien sûr qu’il était sérieux, oui oui oui, ça se voyait sur son visage de toute manière oui oui.. D’ailleurs, il n’y avait rien d’ironique non plus dans sa voix. Pas du tout. Du tout… ok un peu ! Cela dit, c’était vrai, il était jaloux de son frère, enfin, il l’avait été, mais pour des raisons plus profondes que sa classe naturelle. Ça tenait plus au fait qu’en effet, il ressemblait réellement à leur père, chose qui n’était évidement pas le cas de son grand frère.

« Z'êtes sur que vous voulez pas me serrer la main ? :gla: Plus sérieusement, c'est pas évident à gérer ces changements physiques. J'ai peur de blesser quelqu'un dès que j'fais un geste, c'est l'angoisse. Mais peu importe, je préfère vous prévenir que j'ai réussi dernièrement à métamorphoser un livre en skate et que ... J'ai tendance à pas avoir une notion du danger très développée alors ... Vous risquez de me voir souvent débarquer ici j'pense. J'compte plus le nombre de fois où j'me suis pété quelque chose quand j'étais encore en Australie. Là je reprends alors le temps de récupérer mes réflexes ... Sachant que ma mauvaise habitude à avoir des ambitions démesurées en matière de cascade m'a pas lâché. Ouais j'crois que j'vais prendre un abonnement ou vous pouvez carrément me réserver un lit, ça ira plus vite. »


« Nan, réellement, pour peu que j’me retrouve balancé sur l’une des mégères qui me servent de collègues… j’ai dja donné ça ira. »


Nan, c’était vrai… vous l’imaginez dans la même situation que la dernière fois… mais avec les deux miss de derrière ? Arg ! Sauvez moi de cette image OO c’est un truc à faire des cauchemars ça hein, il faut le savoir quand même ! Déjà que bosser avec… ouais bon, bref.


« Ça finira par se maîtriser tout ça. C’est comme tout, on fini par s’y habituer et ça devient un peu plus… normal. Tout comme ça sera normal si j’te vois débarqué trois fois par jour c’est ça ? »





« Hoff, nan, t’auras pas de lit réservé. Généralement, ça contribue à plus de blessures.. ça doit être psychologique, j’sais pas. »


Bon, allé, debout !


« Bah, bref, tu dois avoir quelque chose de plus intéressant à faire que de discuter avec moi non ? »


Ça ne le dérangeait pas pourtant, bien au contraire, mais il ne voulait pas être une contrainte pour le jeune homme.


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MessageSujet: Re: Get Out Alive {Maxence}   Mar 19 Avr 2011 - 13:47

J’ai pas la vie facile c’est vrai, mais j’ai bien conscience que je suis malheureusement loin d’être le seul. Ça ne m’enchante pas plus que ça de voir les autres souffrir. Ça n’a pas toujours été le cas c’est vrai, mais ça ne l’est plus. Je ne suis pas un grand fan des contacts, disons que ça s’améliore mais je suis plus à l’aise quand je suis seul. Je m’octroie simplement des petits moments avec les personnes que j’apprécie le plus dans ce château et qui ont réussi à se faire une place dans ma vie, mais ça s’arrête là. Je fais des efforts depuis quelques temps, même avec les Profs malgré mon petit problème avec l’autorité. Non pas que je sois vacciné du cachot mais disons que comme tout être humain normalement constitué – Même si je ne suis pas tout à fait ce qu’on peut appelé comme tel mais là n’est pas la question – je préfère dormir dans mon lit. Plus confortable. Moins froid, même si pour moi ça n’est pas vraiment un problème. Moins humide aussi, et là ce n’est pas négligeable. Nous sommes tous prisonniers certes, mais on ne peut pas se cacher que nous autres les élèves sommes quand même mieux lotis que ceux qui n’ont pas de pouvoir. Pour avoir passé quelques temps au quatrième étage, pour avoir été traité comme l’un d’entre eux, je pense pouvoir me faire une idée assez claire de la manière dont ils survivent ici et très franchement, nous sorciers, n’avons vraiment pas à nous plaindre. C’est comme ça que je vois les choses en tout cas, même si tout va de mal en pis, chaque jour. Et puis nous ne sommes pas tous logé à la même ancienne. Là où je veux en venir c’est que oui c’est une prison pour tout le monde, mais les peines sont à plusieurs degrés. Pour l’instant.
Le fait d’être là, de discuter, de rire, de me détendre, ça me fait un bien fou. Je me rends compte dans les moments comme ça que je suis toujours en vie, que je suis encore capable de vivre. J’ai traversé des choses pas faciles mais je suis là, bien vivant. J’ai de l’air dans mes poumons. Mon cœur bat, certes à un rythme particulier mais il bat. Je n’en suis pas heureux pour autant mais qu’est ce que c’est au juste, être heureux ? On ne peut pas être heureux 7/7 jours et 24/24 heures. Il faut savoir reconnaître le bonheur quand on a la chance de pouvoir y toucher, et d’en profiter. Ce sont parfois de tous petits moments, presque insignifiant, mais tellement important finalement. En cet instant précis je me sens bien, même si quelques minutes plus tôt, j’étais en pleine crise. Crise de manque. Crise de nerf. Ça plus la peur, et la douleur. Puis tout s’est envolé, grâce à lui. Il n’en a probablement même pas conscience. Ce sont des instants comme ça sur lesquels il faut se concentrer pour essayer de penser le moins possible aux choses qui nous font du mal. Des souvenirs. Une absence. Alors je pense à Elywnn, à Sovahnn, même à mon frère, à tous ces moments que je partage avec eux et qui me font tout oublier. Lui. Elle. Eux. Je me concentre sur ceux qui sont encore là, sans pour autant oublier ceux qui nous ont quitté. Ils sont là, toujours, au creux de mon cœur. Ceux qui sont morts, puis ceux, ou plutôt celle en l’occurrence, qui ne font plus parti de ma vie. Jillian, ma Jillian, que j’ai perdu et je ne le dois qu’à moi même. Si j’avais été plus fort à l’époque, je n’aurais jamais été capable de lui faire autant de mal. On ne change pas le passé. Je peux juste essayer d’arranger les choses mais demain est un autre jour.

Un compliment, oui ça l’est. J’aimerai vraiment être comme lui si un jour j’ai la chance d’avoir son âge. Je me dis qu’il n’y a pas de raison. Si j’ai survécu jusqu’ici, je ne vois pas pourquoi ça foirerait maintenant. Oui, c’est bien de l’optimisme, comme quoi tout est possible. Et désolé pour le coup de vieux, faut pas. C’est plutôt la classe d’être un modèle pour la jeune génération non ? Et puis aller, on a quand même pas 50 ans d’écart. Je vais avoir 17, vous en avez 25. Tout juste huit petites années de plus. J’suis encore un bébé moi, c’est vous qu’êtes dans le bel âge. 17 ans c’est pas tous les jours la joie mais ça vous le savez déjà, j’vous apprends rien.

Derek. C’est mon frère, et j’ai beau l’aimer de tout mon cœur, je ne souhaite à personne de croiser sa route. Alors faites moi confiance, moins vous le voyez, mieux c’est. Il a peut être l’air d’un ange avec ses yeux bleus azur mais il en ai bien tout le contraire. Je pense être celui qui le connaît le mieux alors vous pouvez me croire sur parole, même si je n’en formule pas un mot. Disons que vous n’avez pas à subir nos histoires de famille et le mieux c’est de ne jamais se retrouver dans une situation qui implique les deux Ryans. Surtout pas quand on se retrouve coincé au milieu. Oui, je sais, c’est une relation très particulière mais on s’habitue. Pour ce qui est de la Lycanthropie, c’est vrai, ça n’est pas drôle tous les jours. Parfois j’ai l’impression de devenir fou, d’avoir plusieurs personnalité. Les sautes d’humeur, l’impulsivité, tout ça, mais j’ai découvert avec le temps que ça n’avait pas que des mauvais côtés. Il faut simplement réussir à apprivoiser sa part animal et ensuite, c’est plus simple à gérer, à vivre. Pour soi, mais aussi pour les autres.

Je ne sais pas bien pourquoi, mais ça me fait plaisir qu’il me raconte son expérience personnel auprès de la gente lupine. Le fait qu’il est déjà eu à faire à quelqu’un comme moi, qu’il ne juge pas, qu’il comprenne même, ça réchauffe le cœur. Ce n’est pas un sujet qu’on peut aborder avec n’importe qui. D’ailleurs, dans ce château je n’en parle jamais à personne excepté parfois El’ mais c’est toujours de manière plus ou moins détournée. Enfin bref, tout ça pour dire que je trouve cet échange vraiment agréable et intéressant.

« Nan, réellement, pour peu que j’me retrouve balancé sur l’une des mégères qui me servent de collègues… j’ai dja donné ça ira. »

Ok, j’insiste pas.

« Ça finira par se maîtriser tout ça. C’est comme tout, on fini par s’y habituer et ça devient un peu plus… normal. Tout comme ça sera normal si j’te vois débarqué trois fois par jour c’est ça ? »

Hochement de tête de ma part et large sourire.
Oui c'est exactement ça.

« Hoff, nan, t’auras pas de lit réservé. Généralement, ça contribue à plus de blessures.. ça doit être psychologique, j’sais pas. »

Je l’ai regardé se lever tout en me disant que question psychologique ou plutôt problème psychologique, je commençais à en connaître un rayon, mais je n’ai rien dit. Autant ne pas l’inquiéter outre mesure sur mes changements d’humeur à répétition et puis après tout, un Loup Garou lunatique, c’est normal non ? Mais si …

« Bah, bref, tu dois avoir quelque chose de plus intéressant à faire que de discuter avec moi non ? »

J’ai relevé la tête et caressé Lune machinalement. Elle s’était calmée elle aussi. Peut être le fait de me savoir apaisé, surement même.

« Pas spécialement, mais j'commence à avoir une méga dalle. J'crois que je vais aller grignoter un truc, rassurer mon chat et éventuellement faire mes devoirs, ce qui ne serait pas une mauvaise chose parce qu'ils ne vont pas se faire tout seul. Et puis vous avez surement d'autres personnes à gérer. Ça va aller pour moi, j'me sens déjà beaucoup mieux. Merci. »

Et c’était vrai. Je me sentais vraiment beaucoup mieux. Aussi bien physiquement que psychologiquement. Au moins sur le moment en tout cas. Et je n’allais pas non plus lui tenir la jambe pendant des heures. J’étais là depuis un petit moment, je devais maintenant laisser la place aux autres.
Je me suis donc levé à mon tour, gardant les « médocs » dans une main et mon chat dans l’autre. Elle grimpa aussitôt sur mon épaule et bien qu’elle soit devenu un peu trop grande pour y tenir correctement, elle y resta. Tant bien que mal, en équilibre. C’était encore un peu bancale mais j’arrivais à tenir debout. Marcher ? Attention, test. Un pas, deux pas. Ça avait l’air d’aller a peu près.

« J'vais y aller. J'ai bien compris le topo. Le baume sur la blessure, et la potion tous les jours jusqu'à ce que tout ça disparaisse. De toute façon, avec la Pleine Lune qui arrive, je pense que ça va se cicatriser tout seul. »

Ou pas. Une blessure de Vampire ça n’agit probablement pas comme une blessure simple. Peut être que c’est comme avec l’argent. On verra bien. Quoi qu’il en soit il m’a dit que je n’allais pas mourir alors s’il faut souffrir encore un peu, je pense que va le faire. La souffrance, je connais, et j’encaisse ça de mieux en mieux.

« Merci pour tout, et pas seulement pour les soins. »

Un signe de tête et je commençais déjà à m’éloigner, jusqu’à ce qu’une illumination me traverse l’esprit. Si, si, ça m’arrive de temps en temps faut pas croire.

« Ah ! Et ... A bientôt. »

Grand sourire innocent. Ok j’ai pas de lit réservé mais tant pis, j’ai trop envie de faire le con pour ne pas prendre de risque. J’ai besoin de ça, d’adrénaline, alors … Advienne que pourra. J’ai repris ma route lentement jusqu’à finalement laisser l’infirmerie derrière moi. Je n’ai pas fait le fou, je me suis contenté de m’occuper de mon chat, de la débarrasser de tout ce sang séché qui lui collait au poil.

Juste un peu de calme après une nouvelle tempête.
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MessageSujet: Re: Get Out Alive {Maxence}   Mar 26 Avr 2011 - 20:38



Devenir un modèle. Et bien, il y en avait qui pourraient bien rire de se genre de propos. Mais bon, on fait tous des choses que l’on regrette dans la vie non ? Des choix que l’on préfèrerait ne jamais avoir fait, que l’on ne comprend plus pour la plupart. On en a tous. Et ça c’est une magnifique fausse excuse pour justement ne pas trop s’en vouloir. Ça marche ou ça ne marche pas, généralement, ça dépend des jours. Pour Maxence, ça n’avait jamais marché.

Sweat dreams…

Ne pas penser, allé, rappelle toi de tes conseils à la con espèce de grand frère. Comme quoi, on a tous des frères un peu particulier hein. Lui ne demanderait que de pouvoir avoir l’œil sur le sien. Parce que certes, il n’était peut être pas un modèle quand on cherchait au fond des choses, mais savoir qu’il se passait ce genre de chose ici l’inquiétait profondément sur ce qu’il pouvait bien arriver à son petit frère. Ce gosse qu’il avait jalousé énormément à sa naissance parce que, lui, avait une famille à peu près normale. Et puis, il avait comprit qu’aucune famille n’était normale et que, d’ailleurs, s’il était son grand frère c’était que, forcément, le jeune homme devrait porter ce poids là aussi.

Petit homme deviendra grand. Peut homme prendra des coups. Mais, finalement, petit homme ne lui en veut pas.

Il avait pourtant tout gâché. Juste par le fait d’exister. Mais, finalement, ça n’a pas d’importance. Ça avait toujours été comme ça. Sa mère s’était foutue en l’air et il avait perdu ses repères. Mais, finalement, ça n’était pas grave, parce qu’il l’aimait malgré ça. Comme quoi, avec un peu d’équilibre, on s’en sort. Il aurait juste fallu faire d’autres choix. Mais il restait des personnes pour l’admirer malgré ses erreurs. Et d’autres qui ne les connaissaient pas.

Qui te dis que, lui, aurait tiré ?

Qui te dis que c’était une erreur ?

A part Kezabel tu veux dire ? Mouais.


« Pas spécialement, mais j'commence à avoir une méga dalle. J'crois que je vais aller grignoter un truc, rassurer mon chat et éventuellement faire mes devoirs, ce qui ne serait pas une mauvaise chose parce qu'ils ne vont pas se faire tout seul. Et puis vous avez surement d'autres personnes à gérer. Ça va aller pour moi, j'me sens déjà beaucoup mieux. Merci. »

Un petit sourire était apparu sur son visage. Incroyable ce que tous, ici, avaient la capacité de faire comme si ça allait, comme si leur crane n’était pas sur le point d’exploser. Incroyable mais vrai dirait l’autre.

« Oui, d’accord. Bon courage alors. De rien, c’est normal. »

Oui, normal. Il fallait bien qu’il y ait enfin un infirmier pour rattraper ce petit détail dans cette école : la normalité. Concept un peu particulier sur lequel on pourrait bien discuter des heures durant. Ce qu’il sous entendait en fait concernait surtout les secrets des deux élèves. L’immortel et l’animal. Tient ça, pourrait faire un bon titre de roman . Enfin bref. Il voulait juste insinuer que c’était ça l’attitude normale et que, quoi qu’en disent d’autre, il ne fallait pas qu’il l’oublie, parce qu’alors, ça ne serait pas lui l’anormal.

« J'vais y aller. J'ai bien compris le topo. Le baume sur la blessure, et la potion tous les jours jusqu'à ce que tout ça disparaisse. De toute façon, avec la Pleine Lune qui arrive, je pense que ça va se cicatriser tout seul. »

« Pas sûr. Mais bon, tu sais ce qu’il te reste à faire de toute façon. »

« Merci pour tout, et pas seulement pour les soins. »

Le jeune infirmier lui avait adressé un grand sourire. C’était normal, mais ça, il n’allait pas le répéter une fois de plus, ça allait. Le jeune homme était loin d’être stupide, il avait comprit l’idée depuis un petit moment, tout comme Maxence comprenait les sous entendus de ces remerciements. Alors il s’était contenté de lui sourire, hochant la tête pour lui signaler qu’il avait comprit, et qu’il lui en était reconnaissant. Pourquoi ? Allez savoir tient. Une petite attention n’est pas toujours remarquée voilà tout.

« Ah ! Et ... A bientôt. »

Avec un petit rire, il lui avait fait signe.

« C’est ça, fait le malin ! » Tu riras moins avec une jambe cassée tient ! (d'ailleurs, tu riais moins tout à l'heure... !)

Le tout, avant de retourner à ses occupations.




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