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 I'm just freaking out {Logan}

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MessageSujet: I'm just freaking out {Logan}   Jeu 20 Jan 2011 - 18:24

Ah parce que tu crois peut être que je t'aime encore ? Et bien laisse moi te dire que tu te plantes ! Je ne t'aime plus. Je ne pense plus à toi, jamais. T'existe plus. En fait, tu sais quoi ? T'as jamais existé. C'était pas de l'amour. C'était juste une perte de temps. Tu peux bien aller danser le tango avec les fantômes, j'en ai rien à foutre. J'veux juste plus jamais voir ton visage quand je ferme les yeux. J'veux plus entendre ta voix quand tu viens me parler dans mes rêves. J'veux plus avoir la sensation de garder tes mains sur ma peau quand je m'égare dans mes pensées. T'es rien qu'une illusion. Une partie de ma vie qu'a finalement jamais eu lieu. Je te hais ! Je te déteste ! Si t'étais pas mort, j'te tuerais moi même !

Et voilà ça recommence, je tourne en rond. Je ne supporte plus rien ni personne. J'ai besoin d'air mais même dehors j'étouffe. Je ne sais pas quoi faire, ni où aller. Ici ou là, ça ne change absolument rien. J'ai toujours ce serpent sournois qui rampe sous ma peau et m'empoisonne le cerveau. Il me fait délirer, me fait dire et faire n'importe quoi. Je pète les plombs, intérieurement pour l'instant, mais je ne doute pas une seule seconde que ça risque de sortir au moindre truc. Je suis seul, il n'y a personne avec moi et c'est mieux comme ça. De toute façon, on est tellement nombreux dans ma tête que c'est déjà bien assez comme ça.
Pourquoi est ce qu'ils ne peuvent pas me foutre la paix ? Pour la première fois depuis des mois, j'ai ressenti le besoin d'oublier Kyle. Je pensais que peut être j'avais fait un pas en avant, que ça me soulagerait, mais c'est pire. Je culpabilise. Je me hais autant que je le hais lui. En fait, bien plus encore. J'ai beau haïr son souvenir étouffant, je l'aime de tout mon corps, de toute mon âme et le temps n'a rien effacé. Au contraire, j'ai l'impression que c'est de pire en pire. Je manque d'air. Je deviens fou. Tout va trop vite. Je devrais essayer de me dire qu'il y a des choses sur lesquelles je devrais pouvoir me focaliser, mais j'y arrive pas. J'ai réussi à créer un Patronus, c'est génial ça ! Alors pourquoi j'arrive pas à me concentrer sur des trucs comme ça. C'est l'hiver, y a de la neige partout mais non, ça non plus ça fonctionne pas. J'ai pas dormi de la nuit, et cette foutu morsure de vampire me fait un mal de chien. J'ai cru que j'allais en crever mais non, j'suis toujours là, à faire les cents pas. Déambulant comme un fauve trop longtemps privé de nourriture. Le premier qui rentre dans ma cage, je le bouffe. Je devrais aller à l'infirmerie pour faire soigner cette merde qui m'épuise. Je devrais en profiter pour lui dire que j'ai un sérieux problème psychologique et qu'il ferait mieux de me faire interner avant que je ne détruise tout et tout le monde sur mon passage. Peut être qu'il pourra me donner des calmants ? Ceci dit je ne suis même pas certain que ça fonctionne avec ma particularité. Oui j'ai pas le même sang que tout le monde, ET ALORS ?! C'est pas comme si je l'avais choisi. Et puis qu'est ce que ça peut bien vous foutre hein ? A part ce … ce … j'arrive pas à croire que je me sois fait mordre par un suceur de sang. Jusqu'ici, je n'y avais jamais pensé en vérité. Je ne savais même pas si ça pouvait me tuer ou pas. Visiblement non, ou alors à retardement. Il n'empêche que ça brûle, et que la douleur physique n'arrange pas mon état d'énervement.
J'me sens comme un animal blessé. Tout le monde sait qu'un animal blessé peut être très dangereux. Rajoutez à ça le dérèglement de mon cerveau qui recommence à partir dans tous les sens, et je me retrouve une nouvelle fois dans la position de la bombe humaine à retardement.
J'ai pourtant arrêté de me faire du mal. J'veux dire, je ne vais plus dans les endroits qui me faisaient penser à lui. J'ai pas foutu les pieds au quatrième étage depuis des mois, mais y a rien à faire. J'en tremble, j'ai la nausée et des sueurs froides. J'suis comme un drogué en manque. C'est peut être le contre-coup de la morsure. Peut être que son venin est entrain de se propager dans mon organisme et qu'il me tue, mais sincèrement, je sais que même s'il y a de ça, ce n'est pas que ça.

Le seul truc qui me fait crever à petit feu c'est ce foutu manque, cette absence que je croyais avoir appris à côtoyer. Je me suis leurré, ou alors c'est juste une rechute. J'en sais rien. Je sais pas. Tout ce que je vois c'est qu'il n'y a rien qui va.
Penser à des trucs drôles, ouais je pourrais. Après tout ma vie va à cent à l'heure en ce moment. Je repense à la course contre la mort qu'on a encore gagnée Sovahnn et moi. Je repense à ce type qui m'a embrassé et qui m'a foutu super mal à l'aise même si maintenant j'arrive à en rire, à trouver ça stupide de m'être posé autant de question, d'avoir flippé. De toute façon, j'ai comme l'impression qu'il n'y a plus rien qui compte. Tout ça glisse sur moi. C'est comme si j'étais pas vraiment là. J'suis en vie, mais tellement vide que plus rien ne semble m'atteindre.

Rien qu'une coquille vide.
Comme je l'ai toujours été.
Comme je le serais toujours.

Troisième étage. Pourquoi ici ? Pourquoi pas ? Tout simplement. Les couloirs sont vides, je suppose que tout le monde doit être entrain de profiter de la neige. Les temps sont plus légers en ce moment. Tout le monde à l'air plus heureux, plus détendu.
Je suis dans cette salle vide depuis un petit moment maintenant. J'ai du la parcourir une bonne trentaine de fois en long, en large et en travers. Y a pas un bruit ici, juste celui de mes pas et de mon cœur qui bat, vite, trop vite.

« Tiens, Ryans. Justement, on te cherchait. On peut savoir où t'as passé la nuit ? »

J'aurais du les entendre arriver, les sentir, mais non. Ces cons ont réussi à me prendre par surprise dans un moment où je m'y attendais le moins. J'étais finalement appuyé contre le rebord de la fenêtre, les bras croisés sur le torse, fixant le vide à défaut d'autre chose. Ils sont entré dans la pièce les uns après les autres et j'ai eu cette violente impression de déjà vu. La pièce s'est déformée, en est devenue une autre. La Cabane Hurlante. J'ai secoué la tête. Non je ne veux pas y retourner. Je ne veux pas y repenser.
Je me suis retourné pour leur faire face, sans expression particulière sur mon visage et j'ai répondu machinalement. Comme un robot.

« Bien au chaud sous mes couvertures, pourquoi ? »

Ils étaient trois. Trois visages que je connaissais bien malheureusement. Toujours entrain de me surveiller, de me traquer, de me faire payer le moindre sourire et me faire passer l'envie de recommencer.

« Me raconte pas de conneries, je sais que tu n'y étais pas. Tu veux retourner rendre visite aux cachots ? »

J'ai soupiré, las. C'était comme si toute ma rage s'était évaporée à la seule vision de leur sale gueule. Plutôt étrange quand on y pense. Les cachots ? Je les connais par cœur maintenant. J'en ai plus rien à foutre. Qu'ils m'y envoient, ça ne changera rien. Je continuerai d'agir comme je le fais, sans tenir compte de ce qu'ils veulent. Si j'ai envie de retourner faire des conneries avec Sovahnn, j'irais, sans regarder derrière moi pour voir si on me surveille.

« On est juste là pour te rappeler à notre bon souvenir. Oublies pas que dans quelques jours c'est la Pleine Lune. »
« Comment est ce que je pourrais l'oublier ... »

Un murmure, proche du grognement, alors qu'ils s'avancent vers moi et que je ne peux pas reculer. Pris au piège. Mon envie de leur voler dans les plumes n'étant pas aussi présente que ce à quoi j'aurais pu m'attendre, je me suis contenté de rester là sans rien faire. Attendant ma sentence comme un condamné résigné. J'allais encore être bon pour un rappel à l'ordre, une humiliation. Ils allaient probablement me parler de Kyle pour me soutirer des larmes, histoire de bien rire sur le dos de ma tristesse. J'étais plus ou moins immunisé contre leurs tentatives mais étant à fleur de peau depuis quelques heures, plutôt difficile de dire si je parviendrais à garder la tête haute.

Alors j'ai soupiré, me suis retourné et j'ai fait comme s'il n'était pas là. Mauvaise option. Je me suis retrouvé projeté contre le mur opposé comme un vulgaire sac de sable, jusqu'à glissé sur le sol alors que leurs rires graves remplissaient la pièce. Ce n'était pas un mur, mais un miroir. Les sang sur mes mains me l'appris bien assez vite.
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MessageSujet: Re: I'm just freaking out {Logan}   Ven 11 Fév 2011 - 22:58

Rage. C’était tout ce qui prédominait en lui, tout ce qu’il voulait voir, parce que le reste, il était incapable de le gérer. Oui, il avait toujours fuit sa famille et les merdes qui en découlaient. Maintenant, n’importe qui pouvait comprendre pourquoi. Sauf lui, parce qu’il était trop mêlé à ça, parce que c’était toute sa vie qu’il avait passé à encaisser sans rien dire, jusqu’à ce qu’il s’éloigne réellement de tout ce qui lui faisait penser à tout ça. Ce n’était qu’à partir de ce moment, ses études finies, qu’il avait enfin pu se construire un peu plus, sans être sans arrêt assaillis par ses tourments de sa famille. Ils auraient sans doute dû le laisser à sa mère, si c’était pour le traiter ainsi. La haine des Hommes. Une sensation qu’il n’avait pas oubliée, mais qui s’était assainie. Peu à peu, il s’était un peu plus ouvert, avait découvert des sentiments qu’il ne connaissait pas, comme la compassion, et ce, bien loin d’ici. Non, il ne changeait pas profondément, son caractère le montrait bien assez, il était un enfoiré égoïste et immature, ça ne risquait pas de changer de si tôt. Et pourtant, s’il crevait de rage, c’était bien parce que son frère avait fait du mal à quelqu’un qu’il, il fallait bien qu’il l’admette, appréciait. Non, il n’était pas le super héro qui les sauveraient tous. Par contre si ces crétins voulaient réellement jouer aux cons avec lui, il risquait de remporter la partie.

Les poings serrés au fond de ses poches, il avait préféré s’éloigner un peu, histoire de prendre l’air, et de ne pas craquer à nouveau. Une fois, ça allait bien là. Mais les sentiments qu’Ismaelle avait ressentis lorsque sa rage avait fait qu’il n’avait pas contrôlé sa capacité de legimencie, étaient toujours bien gravés en lui. C’était ça le plus gros problème avec ce don à la con. Pour ça que chez lui, ça n’était pas bien grave, parce qu’il se foutait complètement des sentiments des autres. Toujours.

Sauf aujourd’hui.

Parce qu’aujourd’hui, il n’était pas totalement lui-même, troublé, perdu, et surtout, assailli par les sentiments d’une personne qui n’était pas lui. Heureusement que l’empathie n’était pas son truc, sinon il aurait sans doute dû s’enfermer quelque part. Cela dit, être mobile était obligé, juste au cas où il se passerait une nouvelle merde quelque part. Juste pour pouvoir agir le plus rapidement possible. Mais en attendant, celui qui était la raison de son mal être se trouvait à l’infirmerie, en sale état, il ne risquait donc pas de faire grand-chose contre qui que ce soit. Mais maintenant, apparemment, Logan avait les Supérieurs sur le dos : assommer l’un de leurs collègues, ça n’avait pas plut, semblerait-il ! Et bien qu’ils lui tombent dessus, ça tombait bien, il avait un certain nombre d’énergie à dépenser. Fou ce que la haine, la rage, et la frustration étaient capable de former une bombe à retardement dans le corps d’une personne. Lui qui avait toujours été étonnamment très calme vis-à-vis de ce qui pouvait bien lui arriver ne l’était plus, mais alors, plus du tout. Il fallait bien que ça sort à un moment de sa vie après tout, c’est mauvais de taire toujours ses sentiments, sauf que c’était devenu l’une de ses spécialités.

Quoi ? Il aurait dû débarquer devant ses parents pour tout exprimer ? La blague ! Mourir n’était pas dans ses priorités..

La rage continuait de s’engouffrer en lui, alors qu’elle avait semblé se calmer quelques temps plus tôt. C’était juste qu’il faisait semblant, comme toujours de toute manière. Comme depuis tout petit. C’était juste que là, les choses changeaient. Il n’aurait pas sut dire comment, pourquoi, ni même, en quoi ? Mais ça changeait, c’était tout. Il changeait.

Mais ses réactions revenaient toujours au même, comme petit, quand il revenait d’une confrontation avec sa famille, ses frères, ses parents, et qu’il finissait par croiser quelqu’un. Cette personne regrettait très souvent d’avoir été à cet endroit là, à ce moment là précis. Et à cet instant, même s’il avait cherché à ne croiser personne, à ne porter nulle part son attention, son regard s’était pourtant posé sur un jeune homme qui semblait avoir quelques problèmes avec des Supérieurs. Oui ? Non ? Il s’en foutait. Non, parce qu’il s’agissait de Mister Ryans et que le cerveau qu’il avait visité quelques instants plus tôt était celui d’une personne qui s’inquiétait énormément pour lui. Trop d’après son avis. Mais il n’était qu’un vieux con aigris qui se foutait de tout et de tout le monde. Ok, ça, c’est ce qu’il aurait voulu. Car il s’était approché rapidement, et d’un pas résolu qui avait claqué sévèrement contre les murs du château quand le jeune homme avait volé contre un mur. Mais il ne pouvait pas arrêter de chercher les conneries lui aussi ?

Oui, c’était comme ça qu’il voyait les choses.

« Hé ! Qu’est-ce qu’il se passe ici ? »

Son regard sombre semblait percer à travers les esprits en cet instant. Comme chaque fois qu’il s’adressait aux Supérieurs, il prenait cet air important qui sous entendait qu’il se situait au dessus d’eux dans.. la chaine alimentaire :roll : d’ailleurs si l’un d’entre eux, le plus haut gradé, bien sûr, c’était mis à sourire, prêt à lui rentrer dedans, les autres avaient baissés leur baguette mine de rien. Surtout que vu la rage qui battait en lui, d’extérieur… ça devait se voir. N’importe qui savait qu’il avait un caractère bien à lui ; ce qui incluait qu’il y avait des moments où il valait mieux ne pas le chercher si on n’avait pas de quoi réagir. Ce devait être là que le terme même de « Supérieur » intervenait.

- Tient donc, toi aussi on te cherchait ! –

« « Tu »… c’est nouveau ça, c’est quoi ? Un pari ? »

Se retournant vers Enzo, le temps que l’autre ne cherche ses mots ; son regard se mit à imiter les pires orages que le climat était capable d’offrir, cherchait de toute évidence à fusiller le garçon sans attraper d’armes.

- Sais-tu ce qu’il en coûte d’attaquer l’un des notes ? Il t’en coûtera devant.. –

« C’est tout ? Yen a pas un seul foutu de se débrouiller tout seul ? Laisse mon frère régler ses emmerdes, et laisse-moi en dehors de tes remontrances à deux balles. Et baissez vos bouts de bois merde ! Vous comptez impressionner qui ? »

Un regard dédaigneux s’était abattu sur eux, et la baguette du jeune homme avait fait son apparition entre ses doigts agiles lorsque l’un d’entre ceux qui menaçaient encore Enzo avait levé un peu plus son joujou, plutôt que de l’abaissé. La désignant d’un signe de tête, le jeune professeur l’avait dévisagé quelques secondes avant que son collègue, le petit chef ne se décide à ouvrir de nouveau la bouche.

- Nous avons un différent à régler avec lui, justement, c’est entre lui et nous. –

« Faux, c’est moi qui ai un différent à régler avec ce gosse, et étant donné que ça concerne l’un des élèves de ma maison, je risque fort de vous l’emprunter. »

Pointant brutalement sa baguette sur le jeune Gryffondor, Logan, lui indiqua que chercher à s’en aller n’était pas une idée très constructive. Dans un regard noir, il avait ajouté :

« Cassez vous.. »

Et ce, avant qu’ils ne lèvent tous leurs baguettes et se retrouvent baladés jusqu’à mur d’en face, de la même façon qu’Enzo un peu plus tôt. Sauf que le petit sous chef y était resté collé, semblant s’étrangler tendis que l’enseignant de défenses indiquait d’un geste de la tête le bout du couloir. Une fois qu’ils eurent disparus, il lâcha leur collègue qui les suivit bien rapidement, sans oublier de lancer :

- Il faudra en répondre devant nos Supérieurs !! -

« Ouais ben justement ce terme commence à me sortir par les yeux.. ça s’la ramène et après ça dégage en courant, la queue entre les pattes, j’le crois pas… »

Le genre de réaction normale pour Logan, un calme un peu sombre et irrité, mais calme tout de même.
Mais l’instant d’après, sa baguette rangée, il était venu bloquer le jeune homme contre le mur, violemment, sans pour autant que ça ne semble vouloir dire : « hahaha, j’me marre bien de tes malheurs avant de te voir crever », ce qui semblait plus être la traduction des actes Supériorals (oui, c’est nouveau ! Supérioraux, ça fait trop bien accordé en plus ! ) d’un peu plus tôt. La main puissante du professeur contre l’épaule d’Enzo semblant faire l’effet d’un ciment le raccrochant au mur tant il l’y plaquait fort.

« Qu’est-ce que tu fous au juste hein ?? .. Ouais, nan, en fait je m’en fous, tu le diras pas de toute manière ; mais tu arrêtes. Tout de suite. »

Lui… il se mêlait des affaires des autres ? … Oui ben il faut un début à tout hein ! Et surtout, c’é »tait plus les sentiments d’Ismaelle qui passaient à travers sa violence à lui.

« ‘Faut bien que tu l’entendes, tu déconne, et sérieux, alors maintenant, tu te reprends, et t’arrête de faire le con, que ça soit l’équilibriste, le raciste, ou la bêbête aux canines pointues. »

Tient ! Retour du regard en mode fusillade !

« Yen a qui s’inquiètent … pas moi, ça sert à rien de me regarder avec un air d’ahuri, mais ils existent, alors t’apprend à vivre avec, comme tout le monde. »

Une dernière pression sur son épaule, puis le professeur l’avait lâché, s’éloignant après deux derniers mots :

« Ressaisis-toi. »

D’où ça sortais ? Aucune idée ! Mais il aurait donné beaucoup pour être sûr qu’Enzo ne le rattrape pas pour lui claquer toute sa vie dans sa tronche. Parce que, c’était vrai, il s’en foutait et ne voulait pas le savoir. Mais, ces paroles devaient être dites, c’était tout, rien de plus.
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MessageSujet: Re: I'm just freaking out {Logan}   Lun 14 Fév 2011 - 18:50

Hors Jeu:
 

Rage. D’un côté comme de l’autre, mais surtout incompréhension. Non, je ne comprenais pas vraiment ce qui était entrain de se passer. Certes ce n’était pas la première fois que Rivers faisait quelque chose pour sortir un élève d’une embrouille mais d’habitude, il le faisait avec plus de discrétion, de manière à ce que le principal intéressé, la victime en général, ne se rende pas compte que l’intervention de ce professeur un peu étrange était en fait un sauvetage dans les règles. J’étais là sur le sol, essayant péniblement de me redresser alors mes mains me brûlaient de par leurs multiples petites coupures. Réflexe humain, j’avais essayé de me relever tout de suite après avoir frappé le mur, mais mes paumes avaient rencontré de nombreux morceaux de verre au lieu de la pierre froide et dure. Ce n’était pas la première fois que ça leur arrivait, et mes souvenirs me ramenaient dans la tour d’astronomie quelques mois plus tôt alors que dans un excès de rage j’avais balancé une bouteille contre un mur avant de plaquer directement mes mains sur la paroi encore constellée de myriades de petits morceaux de verre. Je cicatrise rapidement, et c’est juste superficiel mais il n’empêche que ça fait mal. Ça pisse le sang aussi mais le sang ne me dérange pas. Enfin si, l’odeur un peu. Je ne l’aimais déjà pas vraiment avant d’être mordu mais depuis, et surtout depuis que le Loup est bien ancré en moi, c’est plus difficile a supporter, car plus violent, plus persistant. Les sens animaux c’est pas toujours ce qu’il y a de plus simple à gérer. La Pleine Lune étant toute proche, c’est encore pire. Alors j’suis là, comme un con, observant la scène de loin sans vraiment comprendre ce qu’il se passe. Je sais juste que Rivers est hors de lui alors qu’il vient d’entrer dans la pièce d’un pas décidé.

« Hé ! Qu’est-ce qu’il se passe ici ? »

C’est sa voix, son ton toujours aussi cinglant, qui m’ont sorti de mon hébétude alors que je reprenais doucement mes esprits tout en observant le sang qui s’écoulait de mes paumes. Ensuite les évènements se sont enchaînés assez rapidement. Je me suis assis sur le sol, incapable pour l’instant de me relever tant la tête me tournait et le dos appuyé contre le mur, me tenant parfois la tête qui ne voulait cesser ce bourdonnement fatiguant, j’observais leur échange en gardant le silence. Toute ma rage s’était envolé au moment même où ces abrutis étaient entré dans la pièce. Mon vol plané m’avait suffisamment assommé pour que mon instinct et mon impulsivité ne s’en mêlent pas si bien que je restais calme alors que sous ma peau le magma ne demandait qu’à exploser. Je me sentais pourtant comme anesthésié, sachant pertinemment qu’il ne me faudrait pas grand chose.
Puis il y a toujours cette foutue morsure qui m’épuise. Je sais bien que je ne peux m’en prendre qu’à moi même, que j’aurais du aller à l’infirmerie tout de suite mais j’y peux rien, je suis borné et encore plus têtu qu’une mule. Et je pense à mon chat, je me demande où elle est. Elle a été totalement traumatisé par Jun Ki et j’imagine qu’elle doit se planquer sous un meuble ou peut être sous mes couvertures. Je me surprends à avoir envie de la rejoindre et de me couper du monde, de ne plus penser à rien tout en sachant pertinemment que ce n’est pas possible et que je n’arriverai pas à me l’enlever de la tête. Lui. Qui me hante, jour et nuit, nuit et jour. Pourquoi ce violent retour en arrière ? Pourquoi maintenant ? Je n’en ai pas la moindre idée. Tout ce que je sais, c’est que ça fait mal, que ça me brûle tout autant que l’œuvre de ce Vampire de ma maison. Je me demande comment il réagirait s’il entrait dans la pièce maintenant et qu’il sentait cette odeur insistante de sang qui me chatouille les narines d’une façon désagréable et trop virulente.

Je commençais à me perdre dans mes pensées, n’écoutant pas vraiment ce qui se passait devant moi. Je les entendais sans vraiment les entendre. Je percevais leur mouvement sans vraiment les voir. Jusqu’à ce que mes yeux soient attirés par un regard insistant qui m’a glacé le sang. Rivers. Entre deux piques adressés aux Supérieurs qui ne semblaient plus autant sur d’eux depuis que le prof de Défense avait fait irruption dans la pièce, il me dévisageait d’une façon à faire pâlir et je commençais à comprendre qu’il n’était visiblement pas là que pour sauver mon cul. J’avais beau chercher, je ne voyais pas ce que j’avais bien pu faire récemment pour m’attirer ses foudres. Est ce que ça avait un rapport avec les conneries que je faisais avec Sovahnn ? Je n’avais pas le souvenir d’avoir foutu le souc dans son cours ni même de lui avoir répondu comme je pouvais parfois le faire avec certains profs. J’évitais en général les contacts avec Rivers parce qu’il me foutait la trouille alors non, j’avais beau creuser dans ma p’tite tête, je ne trouvais rien. Et j’en tremblais d’autant plus. Je me comportais plutôt bien pourtant ces derniers temps. J’avais retrouvé une vie normale dans la mesure du possible. J’avais arrêté de jouer les tortionnaires et passais même un peu moins de temps qu’avant avec le frangin. Je vivais ma vie sans vraiment faire attention aux autres. Je ne m’occupais pas d’eux, que ce soit en bien ou en mal. Mes contacts avec le monde extérieur se résumaient à mon frère bien sur, mais aussi Elwynn et l’autre folle de Poufsouffle blonde de temps en temps.

J’avais décidé d’arrêter de me creuser la tête à essayer de chercher une explication à ses regards orageux et je me concentrais sur leurs échanges plutôt mouvementés. Je me disais qu’avec un peu chance, Rivers déchargerait toute sa colère sur eux et qu’il n’en aurait plus pour moi. Douces illusions. Plus le temps passait, plus ses regards se raffermissaient. D’après ce que je comprenais, le prof s’en était pris à l’un d’entre eux. Son … frère ? J’ignorais qu’il avait un frère, présent ici de surcroît. En fait, je ne vois pas pourquoi j’aurais du le savoir. Et puis je sais pas, pour moi les profs étaient tous un peu comme sorti de nulle part alors les imaginer avec une famille, je n’y pensais jamais. Il n’y avait que Andrews qui faisait exception mais ça c’était simplement parce que sa fille était dans ma maison et qu’il m’arrivait régulièrement de la croiser.
Je paniquais de plus en plus. Ces gars semblaient comme qui dirait avoir la baguette qui les démangeait et je n’avais pas spécialement envie d’être un dommage collatéral. Je ne bougeais pas d’un millimètre, sauf quand j’essayais de reculer un peu plus pour me protéger, par instinct, mais le mur derrière moi m’empêchait toute progression. Je fermais les poings, pour éviter de poser mes paumes sur le sol. Entre ça et mon cou, plus ma température corporelle habituelle toujours au dessus de la normale, je crevais de chaud et je me sentais de moins en moins bien. Je n’avais qu’une envie, qu’ils disparaissent tous autant qu’ils étaient et qu’ils me laissent retourner à mes démons, seul.

« Nous avons un différent à régler avec lui, justement, c’est entre lui et nous. »
« Faux, c’est moi qui ai un différent à régler avec ce gosse, et étant donné que ça concerne l’un des élèves de ma maison, je risque fort de vous l’emprunter. »

Pardon ? Dans ma tête, c’était de plus en plus flou. Un différent à régler ? Entre eux qui venaient me menacer pour me rappeler qu’ils n’allaient pas me foutre la paix, qui étaient probablement là juste parce qu’ils s’emmerdaient et que ça les faisait marrer de venir me faire chier. Moi ou un autre. Et lui, qui commençait à parler d’un élève de sa maison, les connexions ne se faisaient pas là haut. Un élève de sa maison ? A part mon frère et White, je ne voyais pas de qui il pouvait parler. Et je ne voulais pas qu’il s’en prenne à mon frère. L’autre abruti, je m’en foutais comme de l’an 40 mais Derek … Personne n’avait le droit d’y toucher. Prof ou pas prof. Alors je fronçais les sourcils devant ce regard noir et cette baguette braquée sur moi. Je ne réagissais pas quand le Supérieur volait dans les airs pour atterrir à son tour contre le mur. Rivers m’avait bien fait comprendre qu’il ne me laisserait pas sortir d’ici et maintenant qu’il avait éveillé ma curiosité, je n’en avais pas l’intention de toute façon. Je me suis simplement contenté de me relever et de rester appuyé contre le mur pour me maintenir debout alors que j’essuyais le sang de mes mains sur mon pantalon. J’allais encore passé pour un cinglé à me balader taché de sang dans les couloirs mais ça n’avait pas vraiment d’importance.

J’ai senti comme un courant d’air quand le Supérieur a finalement quitté la pièce. J’allais relever la tête pour appréhender ce qui se passait mais je n’ai pas eu le temps de réagir quand une poigne ferme m’a attrapé l’épaule et m’a plaqué contre le mur. J’ai fait face à un regard noir, glacial, qui reflétait tellement de rage que je ne pouvais faire autrement que de rester immobile. En moi, je sentais que la machine se remettait en route. L’humain et l’animal qui partageait cette enveloppe qu’était mon corps n’appréciaient pas du tout d’être traité comme ça, et même si je n’en montrais rien, je ne doutais pas une seule seconde que mes yeux devaient me trahir. Il était à peine plus grand que moi, mais beaucoup plus puissant et ça suffisait à mon inconscient pour le convaincre de ne pas tenter n’importe quoi qui aurait sûrement envenimé la situation.

« Qu’est-ce que tu fous au juste hein ?? .. Ouais, nan, en fait je m’en fous, tu le diras pas de toute manière ; mais tu arrêtes. Tout de suite. »

Son ton était sans appel. Un avertissement, des menaces, je n’en savais trop rien mais j’ai compris tout de suite que dans mon intérêt je ne devais pas enfiler mon habit de sale gosse arrogant comme j’aurais pu le faire avec quelqu’un d’autre. Cependant, je ne comprenais pas où il voulait en venir. Je me suis contenté de garder le silence tout en ne lâchant pas son regard.

« ‘Faut bien que tu l’entendes, tu déconne, et sérieux, alors maintenant, tu te reprends, et t’arrête de faire le con, que ça soit l’équilibriste, le raciste, ou la bêbête aux canines pointues. »

J’ai froncé les sourcils, toujours dans le brouillard, analysant le moindre de ses mots. Que j’arrête de faire le con, ok, mais pourquoi ? Qu’est ce qu’il entendait par là ? L’équilibriste, j’imagine qu’il devait faire référence à mes acrobaties incontrôlées qui me menaient bien souvent à l’infirmerie, ou peut être à nos courses poursuites avec Sova. Le raciste ? Là j’avais du mal. J’ai voulu me débattre mais sa prise était trop ferme. Le raciste ? C’était quoi encore ces conneries ? Jamais de ma vie je n’avais fait preuve d’intolérance sur le sujet. Et j’aurais été bien mal placé pour le faire mais ça il n’était pas sensé le savoir. Et puis ça veut dire quoi au juste raciste ? Envers le statut du sang ? J’laisse tomber. Je pense qu’il doit faire allusion à mes petites embrouilles passées, celles qui ont fait de moi le pire des enfoirés et qui m’ont poussé à « rendre service » aux Supérieurs. S’il savait à quel point je m’en mords les doigts maintenant. En revanche, pour la dernière partie, là je peux carrément dire qu’il a réussi à me foutre hors de moi. D’une je ne suis pas une bébête à canines pointues et j’entends le Loups qui hurle dans ma tête, clamant un peu de respect. De deux, je ne peux PAS arrêter d’être ce que je suis. Pour m’avoir fournis mon Tue-Loup pendant plusieurs mois, il est l’un de ceux les mieux placés pour le savoir.

Garde ton calme, Enzo.
Respire.

J’suis pas idiot, je sais très bien qu’une réaction ou un mot de travers pourront me faire passer un sale quart d’heure mais là, j’avoue, c’est difficile de tenir. Je sens ma respiration et mon rythme cardiaque qui s’accélèrent, puis qui se calment net en entendant la suite de son discours.

« Yen a qui s’inquiètent … pas moi, ça sert à rien de me regarder avec un air d’ahuri, mais ils existent, alors t’apprend à vivre avec, comme tout le monde. »

Qui s’inquiètent … Ah oui ? Et qui ça ? Jillian ? Oui peut être, mais qu’est ce que j’y peux si elle arrive à lire dans mes yeux comme peu de gens, qu’elle me connaît comme le fond de sa poche. J’vais mieux et je suis certain qu’elle s’en rend compte. Ismaelle ? Là j’ai pas d’excuses. Je le sais que j’ai été exécrable avec la personne dans ce château qui le méritait le moins. Depuis quelques temps je me tiens tranquille, et elle me laisse dans mon coin. Le pire dans tout ça c’est que j’en souffre. Ce côté maternel qu’elle a toujours eu avec moi, ça me manque mais je suis trop con, trop borné, trop fier, pour essayer de changer les choses et puis …
Qu’est tu crois que je fais tous les jours au juste ? Apprendre à vivre avec … On aura tout entendu. Ça fait des mois que je vis avec, des années même, alors oui forcément des fois j’me casse la gueule et j’fais n’importe quoi. J’suis humain merde ! Pas infaillible et irréprochable. Je ne suis pas parfait. Excusez moi.

« Ressaisis-toi. »

Ces deux derniers mots résonnaient encore dans mes oreilles après qu’il ait fini par me lâcher non sans me broyer l’épaule avant. J’ai grimacé mais aucun son n’est sorti de ma bouche excepté un léger grondement que je n’ai pas pu réprimer. Sans le vouloir, ou peut être que si, il avait réveillé le Loup qui avait pourtant eu grande peine à se rendormir. Et moi une nouvelle fois j’avançais dans le noir sans vraiment savoir comment j’allais réagir face à tout ça. Une part de moi avait envie de s’avouer vaincue, d’admettre tous mes torts, de m’excuser ou je ne sais pas trop quoi. Une autre avait envie de fuir lâchement et de ne plus penser à ça. Quant à la dernière, elle me poussait à avoir envie de tout détruire y compris lui et moi.
Je fixais son dos comme un damné. Il n’avait plus la moindre attention à mon égard. Je ne comprenais pas pourquoi il avait fait ça, pourquoi il s’était fait le messager de ceux qui souffraient par ma faute. Les dommages collatéraux de ma propre douleur. Les victimes innocentes, ceux qui la plus part étaient les plus proches de moi et donc qui étaient en première ligne. J’avais toujours vu ce type comme un enfoiré d’égoïste qui ne se souciait pas des autres et là j’avais devant moi un tout autre personnage même si gardait toujours sa façade sans émotions apparentes mais pourtant palpable. Quelque part, je me reconnaissais un peu en lui. Lui aussi tentait de se détacher de toute cette merde, des autres, mais visiblement sans y parvenir. Est ce que Logan Rivers avait un cœur finalement ?
Le silence s’est installé alors que je reprenais mon souffle sans pour autant me calmer. J’étais complètement perdu entre toutes mes personnalités qui se battaient dans mon esprit et puis finalement, l’une d’entre elle a pris le dessus. Pas forcément la bonne. Et cette petite voix pleine de terreur qui tambourinait dans ma tête en me suppliant de ne pas faire ça. Trop tard.

« Qu’est ce que ça peut bien vous foutre que je fasse du mal autour de moi ? Jusqu’ici personne ne s’en était jamais soucié alors pourquoi maintenant ? Ouvrez les yeux, et regardez un peu ce qui se passe dans ce merdier ! J’en ai plus qu’assez qu’on vienne me dire ce qui est bien et ce qui ne l’est pas alors que personne ici ne fait rien pour que les choses changent et que tout le monde fait n’importe quoi dans tous les sens. Ce château est rempli d’hypocrites et vous êtes le premier sur la liste. C’est quoi ça, voler au secours des autres et d’Ismaelle en particulier j'imagine alors que ça fait des mois qu’elle est toute seule à se battre comme elle le peut. »

Je fonçais droit dans le gouffre et j’en avais pleinement conscience mais j’en avais trop sur le cœur et ce depuis trop longtemps. Peu importe les conséquences. Peu importe si j’allais encore devoir passer la nuit aux cachots ou ailleurs, et dans quel état.
Parler comme je venais de le faire à un prof, et surtout à ce prof, ce n’était pas la chose la plus intelligente que j’avais fait dans ma vie, c’était certain.

« J’suis qu’un sale petit con, je le sais bien. J’ai fait n’importe quoi pendant des mois mais j’essaie de m’en sortir comme je peux en évitant de causer du tort aux autres alors foutez moi la paix avec votre crise de conscience et allez vous occuper de quelqu’un qu’en a vraiment besoin. Il me semble que c’est pas ça qui manque dans cette école. »

Je veux juste être seul, qu’on m’oublie comme on l’a toujours fait.
C’est trop demander ?

J’étais là, poing serrés, à le fixer toujours comme un désespéré. Les traits tirés par la colère et la rage. Je ne bougeais pas d’un millimètre mais mon corps tout entier était secoué de tremblement. Exactement comme mon frère quand il perdait le contrôle de lui même. Et ça me faisait peur.
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MessageSujet: Re: I'm just freaking out {Logan}   Ven 18 Fév 2011 - 21:24

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I'm just freaking out




L’ennemi tapi dans mon esprit
fête mes défaites
Sans répit, me défie

Je renie la fatale hérésie
Qui ronge mon être




Rien à foutre. Toujours, depuis qu’il était petit. C’était ce qu’il avait toujours ressentis vis-à-vis des autres : de l’indifférence, alors qu’à son égard, il y avait toujours eu haine, incompréhension, dédain. Rarement quoi que ce soit de positif, de toute manière, et c’était bien mieux comme ça, surtout quand on voyait la manière avec laquelle il traitait ceux qui cherchaient à se montrer différents. Il était l’enfoiré de base, et ce depuis toujours, et, surtout, ce rôle, il l’assumait parfaitement. C’était comme ça qu’il était, réellement. Pour ça, sa famille pouvait se réjouir, il était un pourri, et ce, jusqu’à la moelle. Mais ça devait venir aussi de lui-même, tout simplement. De blessures profondes, peut être, d’une fierté qui allait bien souvent trop loin.

Réellement, il n’était pas quelqu’un de bien, et ce qu’il était, il l’affichait tout simplement, envoyer chier tout ceux qui osaient s’approcher un peu trop de lui.

Mais, en attendant, il avait aidé. Mine de rien et dans le dos des autres, mais, quelques fois, le jeune professeur avait pu donner quelques coups de pouce. Sans pour autant le faire à la lumière du jour, puisque ça l’aurait réellement, mais vraiment, emmerdé que quelqu’un le voie comme celui sur qui on pouvait compter pour nous sortir de la merde. Parce qu’il n’était pas cet homme là. Lui, il était celui qui sauve sa gueule, et n’aide que si, réellement, il n’y a aucun risque pour lui. Et encore, cela dépendait la personne qui était dans la panade. Sauf que le climat qu’il y avait dans le coin commençait sérieusement à lui peser. Sinon il arrêterait de faire le con, et retrouverait son caractère dit normal. Sans les emmerdes dues à l’attachement. Quelles conneries ces trucs là ! Sauf qu’en attendant, l’attachement était bien là. Sinon, jamais il n’aurait réagit comme ça, et ce genre de réactions de sa part n’aidait sûrement pas à l’aider à garder son calme. Loin de là même. Le comportement de son frère le faisait sortir de ses gongs, et le fait de s’inquiéter pour la jeune femme empirait cet état.

Il avait rompu tout ce qu’il pouvait qui faisait qu’il faisait partie de sa famille. Comme ça, d’un coup. Après tout, il fallait bien que ça arrive un jour. Qu’il craque et qu’il finisse par leur rendre la monnaie de leur pièce. Surtout lui, lui qui n’avait jamais rien dit, qui ne s’était jamais plaint de quoi que ce soit, qui passait tout sous silence depuis tout jeune. Il n’était pas… il ne pouvait pas, c’était aussi con que ça. Dire ce qu’il pensait, raconter sa vie, non, ça, ça ne faisait définitivement pas partie de ses habitudes et ça ne risquait pas de changer.

Ça devrait pourtant… parce qu’il pétait les plombs là… Et ça, ça n’était pas une très bonne idée, surtout qu’un cerveau visité dans la journée, ça lui allait très bien. Non, ça allait, il se calmait, n’était plus dans le même état de désespoir que lorsqu’Ismaelle était entrée. C’était moins frais. Enfin, un peu. Ce que, elle ressentait, en revanche l’était plus. Déroutant comme sensation, ressentir les souffrances des autres, et oublier les siennes. Pour ça qu’il n’y avait pas encore eu de meurtres, peut être. Peut être pour ça que tout se calmait, maintenant que les craintes de la jeune femme se diluaient un peu de ses propres ressentis. Redevenir lui-même. Une délivrance qu’Enzo devait connaitre mieux que bien. Mais en attendant, le pourquoi du comment, lui, agissait ainsi, devait totalement lui échapper. Et, comme toujours, il n’en saurait pas plus. Parce que le jeune enseignant était comme ça, et qu’il ne fallait pas chercher à obtenir plus de lui. Parce qu’il faisait parfois des choses totalement incompréhensibles, qui pouvaient blesser ou décevoir, mais qu’il n’irait jamais s’en excuser, et que personne ne comprendrait, au final, ce qui l’y avait poussé.

Alors en cet instant, il avait fait demi-tour. Il s’était exprimé. C’était dit, pour lui, c’était fini, voilà tout. Pour ça, il avait toujours eu le don de simplifier les choses dans son esprit. Du moins en surface, mais c’était souvent le mieux. Surtout en ce moment. Il virait instable, et ça n’était pas une bonne chose. Tenir le coup et encaisser, ça avait toujours été ce qu’il savait faire de mieux. Alors, mains dans les poches, dos au jeune Ryans, il avait écouté ce qu’il avait à lui dire. Ou plutôt à lui gueuler. Etrangement, ça l’avait fait sourire, et avait calmé cette détresse qui s’était brutalement transformée en rage. Etouffant un petit rire, il s’était retourné vers le jeune homme blessé.

« J’ai jamais prétendu être autre chose qu’une ordure. J’fais donc un piètre hypocrite. »

A la réflexion du garçon, il n’avait pu s’empêcher de sourire. On ne la lui avait jamais faite celle là dit donc. Bien au contraire, il s’avérait exaspérant d’honnêteté. En particulier envers son propre côté enfoiré. Après, il n’y pouvait rien si les gens pensaient toujours qu’il n’était pas ce qu’il montrait et qu’il y avait quelque chose à tirer de lui. Ça n’était pas le cas. Pas à son avis en tout cas. Haussant des épaules, il avait donc fait quelques pas de plus, s’éloignant peu à peu du garçon. Etrangement, face aux nouvelles agressions, il n’avait pas réagit. Pas en tant que le professeur qu’il était. Peut être parce qu’il n’en avait pas l’envie, peut être parce qu’il n’avait pas que ça à faire, peut être parce que s’occuper un peu plus d’Enzo était trop pour lui. Peut être juste parce qu’il n’avait rien à dire, au final, parce que question pétage de boulon irrationnel, il n’était pas en reste.

Il n’irait pas s’occuper de quelqu’un qui en avait réellement besoin. De un, parce qu’Enzo en avait vraiment besoin, mais surtout parce que ça n’était pas dans ses priorités du moment. Franchement, il avait autre chose à penser qu’aux autres. C’était déjà le cas en temps normal, alors là…

« Ouais, c’est ça, t’as raison, redis moi ça le jour où tu seras assez stable pour te contenir. En attendant, file à l’infirmerie avant de te mettre à chialer comme un gosse en manque d’affection. »

Un peu ce qu’il était en gros. En très gros en fait. Mais cette catégorie un peu grossière habitait partout au château. Il en avait fait partie, à peu près à l’âge du gosse à qui il tournait le dos, pour disparaitre au fond d’un couloir.

Plus une trace de rage, plus une trace de danger dans son regard ou ses actes. Un masque parfait était revenu sur son visage. Avant que les sentiments de quelqu’un d’autre ne viennent le déstabiliser, peut être. Ou juste avant de faire à nouveau face à sa propre vie.




Je noie mon ennui dans la mélomanie
Je tue mes phobies dans la désharmonie



- - Fin - -



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