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 A beautiful lie

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MessageSujet: A beautiful lie   Jeu 11 Nov 2010 - 17:22

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A beautiful lie








Il repasse, sans cesse, contre sa peau. Cette violence dont il était capable. L’image de son frère sur la jeune femme brutalement si fragile qu’était Aileen passait et repassait dans l’esprit du jeune professeur lorsqu’il regagnait son bureau sans un mot ni un regard envers toutes les personnes qu’il pouvait croiser dans les couloirs du château. Beaucoup le regardaient, sûrement à cause de ce connard?. Ils avaient dû le trouver à présent, on devait donc parler de lui. Un peu comme avant. Sauf que dans les esprit de ceux qui l’avaient connu avant, il ne risquait pas d’attaquer son frère. Après tout, il était pareil non ? Un vrai Rivers, pur sang. Une ordure dans les gènes, qui s’amuse sur les plus faibles, dans le dos des autres, souvent par derrière. Histoire de faire peur. Histoire d’humilier. Jamais il n’avait chercher à faire changer d’avis ceux qui pensaient ça. À savoir, tous. Sauf une. Elle l’avait payer. À cet instant, dans ses yeux s’était mis à bruler une rage qu’il avait du mal à contenir. Cette rage qu’il avait eu sans arrêt gamin. Cette rage qui avait fait qu’il s’était toujours tenu éloigné de tout le monde, qu’il avait toujours été infect, violent, grossier. Assez pour que tout le monde l’évite, assez pour que tous le craignent. Assez pour qu’on le laisse tranquille. C’était tout ce qu’il voulait. C’était ce qu’il avait obtenu. Les coups qu’il avait pu recevoir de ses frères et de son père revenaient brutalement alors que ses poings se serraient et qu’il accélérait le pas. Le corps de cette femme il y avait quelques années, quand son frère faisait mumuse sans avoir prit la peine de fermer la porte, et cette haine, violente, de n’avoir rien fait. Amertume que de faire partie de cette famille, que d’être vu comme l’un de ses membres. Pourtant ça ne l’avait pas dérangé tant que ça jusque là puisqu’il n’avait jamais rien dit. Qui pouvait bien se douter qu’il était parti de chez lui bien avant sa majorité pour éviter de se trouver trop en leur présence. Eux et leur petit luxe. Eux et leurs saloperie. Pourtant dans la tête de tout le monde, il était strictement comme ses frère, un bad boy, la petite frappe à laquelle il valait mieux ne pas trop se frotter. C’était une image, bien sûr, pour qu’on reste bien loin de lui. Juste parce qu’il avait une haine pour l’humanité qui ne voulait pas s’épancher. Pourtant elle avait fini par se calmer. Avec l’expérience peut être, parce qu’à force de n’avoir nulle part où aller à chaque vacances, il avait fini par voyager. Et voir des choses qui l’avaient fait réfléchir. Des gens souriant et accueillants malgré la misère de leur situation. Bien sûr, il n’avait jamais eu le temps de connaitre ces gens. Il ne s’y était donc pas attaché. Comme toujours. C’était qu’il avait eu des bons profs sur le sujet. Ses ’parents’ étaient des pro.

Mais à force de grandir, on voit des choses que l’on ne voyait pas enfant. On agit différemment. On s’attache (et on s’emprisonne +baf+). Un peu trop. La porte de son bureau s’était ouverte en claquant violement sur le mur. Un peu plus et il en brisait les gongs. Pourtant ça n’était pas moins tendrement qu’elle avait retrouvé sa position initiale.

‘Rivers. Sois fier de ton nom. Au moins tu porte un petit peu de ce qui vaut quelque chose.’

Ça n’avait jamais eu d’importance. Et pourtant la rage battait si fort contre ses tempes qu’il en oubliait tout le reste. Le regard qu’il avait eu cet enfoiré. Cette persuasion qu’il était le maitre du monde. Et puis la crainte qu’avaient eu certains élèves quand il était passé juste devant eux avec cette rage dans le regard. Et cette panique dans celui d’Aileen. Merde comment on pouvait faire ça putain. Mâchoires serrées, il n’avait pu que faire des allers retour dans son bureau, renversant sans s’en rendre compte quelques piles de document. Cette terreur dans son regard…

« Bordel… »

Ça ressemblait plus à un grognement qu’à autre chose. Et puis ça avait été la réaction de la jeune femme qui avait sembler le gifler. Ce besoin qu’il soit là. Lui, pas quelqu’un d’autre. Pourtant il y avait de ses amis à être entrés. Mais c’était lui qu’il lui fallait. Même s’il avait fini par être forcé de s’en aller. S’asseyant brutalement à son bureau, la tête bloquée entre ses mains, le regard fixé sur le bois du meuble. Elle l’aimait. Tout ce qu’il avait toujours chercher à éviter. N’importe qui le disait à l’époque. Qu’il n’en était pas capable. Qu’il était le genre de personne dont une fille n’avait pas intérêt à approcher, car il ne ferait que les blesser, et il avait été le premier à le dire. Le garçon n’avait jamais voulu, ni recherché ce genre de sentiment chez qui que se soit, et ça avait très bien marché jusque là. Jusqu’à leur petit jeu. Jusqu’à ce baiser qui avait tout déclenché. Pourquoi elle l’avait provoquer, pourquoi il n’avait pas réagit bordel ? Pourquoi il avait suivit Ismaelle, pourquoi il était pas resté avec elle, pourquoi il n’avait pas couru plus vite, pourquoi il n’avait pas frappé plus fort, pourquoi il ne l’avait pas tuer alors que l’envie n’était pas ce qu’il lui manquait. Pourquoi il n’était pas entré dans l’esprit de la jeune femme pour lui enlever tout ça de la mémoire. Parce que ça, ça n’était pas une bonne idée. Oui, il le savait. Et merde pourtant il aurait pu y penser. Mais imaginer que son frère était capable de telles bassesses… il allait le tuer. Et lentement.

Son regard terrifié… ses doigts se refermant sur son bras, ne voulant pas le lâcher. La jeune femme endormie sur lui. Les yeux qu’elle avait quand elle le regardait… des larmes étaient montées, comme ça, brutalement et avaient embué sa vue lorsqu’il se mordait la lèvre pour se calmer. C’était pas le genre pourtant. Loin de là. Il était passé où le gosse qui avait toujours été très doué pour s’en foutre ?

Le loup Garou la blessant. Ses griffes dans son dos lorsqu’il l’avait sorti de là. La douleur avait semblé se propager de nouveaux. Et puis la déception dans son regard. Elle l’aimait. Une vérité qu’il éloignait dès qu’elle s’approchait de lui depuis des semaines. C’était impossible. Jusque là.

Son corps sur le sien. Les blessures sur son corps… tout ce dont lui le savait capable à présent…

Immobile, quelques larmes rageuses coulant sur le bois. Il allait exploser.


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MessageSujet: Re: A beautiful lie   Mer 17 Nov 2010 - 12:34

Il règne dans cet enfer comme une impression de déjà vue. Je sens la pourriture de la guerre, cette effluve insupportable qui transporte les hommes dans un monde où ils perdent totalement leur bon sens. J'ai déjà vu tout ça, dans un autre cadre, c'est tout. Pour moi, ça reste la même chose. Les conflits raciaux, dans les pays les plus pauvres, c'est exactement ça. On extermine, sans la moindre pitié. On torture. Jusqu'ici, les élèves n'avaient pas trop de quoi avoir peur mais désormais il n'y a plus de limite. La haine les a rongés. La folie s'est emparé d'eux. Rien ne semble pouvoir les arrêter dans leur perte totale d'un contrôle qu'ils n'ont finalement jamais eu. Des chiens, à la botte et à la solde de leur maître. Que faire ? Je n'en sais rien. Absolument rien. Il est hors de question que je ressorte mes armes. Si j'ai quitté l'armée c'est parce que j'ai mis quatre ans avant de me rendre compte que je n'avais absolument rien à faire là dedans. J'ai cru défendre une noble cause mais ce n'est pas en enlevant des vies qu'on se comporte noblement. Parfois la frontière est si mince entre l'allié et l'ennemi. Tout est une question de camp, celui que l'on choisi. J'en ai eu assez de choisir tout en me voilant la face, en décidant de qui avait le droit de vivre ou mourir. Est ce que je dois choisir un camp ici aussi ? Ce choix est fait depuis bien longtemps, seulement je me bats à ma manière, sans la moindre effusion de sang.

Pour le moment ...

~*~

Takuma avait quitté ma cabane depuis quelques temps maintenant et si j'avais voulu resté seule un instant, ce n'était plus le cas. Dans ma tête il se passait trop de choses. Trop de questions sans réponses. A croire que voir un élève dégringoler dans le vide m'avait un peu plus secouée que ce que je voulais bien imaginer. J'ai eu peur, et tout retombe maintenant. Les nerfs lâchent mais je ne veux pas craquer. Pas maintenant. Alors assise sur le petit canapé, j'ai la tête de Fenrir sous ma main. Ce contact m'apaise. Il sent que je suis nerveuse et se comporte comme un agneau. Il ne bouge pas. Il est juste là, présent pour moi parce qu'il sait que j'en ai besoin. Les animaux ont un sixième sens, je n'en ai jamais douté. Je me suis relevé, trop vite peut être, à la façon d’un robot. Qu’est ce que j’allais faire ? Rester là les bras croisés, à attendre que le calme revienne de lui même dans ce château ? Non, ça je ne pouvais pas. J’avais eu besoin de me recentrer certes, mais encore un élève avait failli mourir aujourd’hui et ça, ça m’était de plus en plus intolérable. Et puis Aileen dans tout ça ? Je n’avais aucune certitude qu’elle aille bien malgré le fait que Logan soit parti si précipitamment vers elle qu’il en a oublié Takuma. Etrangement, tout ça m’avait complètement fait oublier l’épisode du placard. Et c’est tant mieux. Qu’ils s’aiment après tout. Puisqu’il ne reste plus que ça ici. Si ça peut les sauver … Même si je sais pertinemment que ça n’a malheureusement pas sauvé tout le monde. Juste un peu de bonheur. Ça m’a choqué, oui c’est vrai. Moi et mes principes à la con. Un prof et une élève, ce n’est pas quelque chose qui se fait. Mais merde ! Ouvre les yeux Ismaelle. Qu’est ce que ça change au fond ? Rien, absolument rien. Et puis surtout, ça les regarde. Que ça soit de l’amour ou que ça n’en soit pas. Eux au moins ils vivent. A travers le regard et les mains de l’autre. Takuma a raison. Je n’y arriverai probablement pas toute seule, à continuer d’éponger les problèmes des autres comme ça. Tant pis. Je le ferais tant que je le pourrais, jusqu’au jour ou je lâcherai prise. Et si personne ne vient me relever, et bien je prendrais mon mal en patience et j’attendrais d’être capable de le faire par moi même. C’est tout.

Marchant d’un pas décidé j’ai traversé le Parc, Fenrir sur mes talons. J’avais les nerfs en blocs et il le sentait si bien que à aucun moment il n’a tenté de s’éloigner, restant près de moi comme pour canaliser cette aura de tension que je devinais palpable autour de moi. Arrivé dans le château, je n’ai pas tout de suite prêté attention aux petits groupes qui s’étaient formés ça et là dans le Hall. Il grondait comme un murmure, celui d’un secret, une rumeur. Tous semblait totalement absorbé, tels des zombies à l’affût. Situation très étrange. Alors j’ai tendu l’oreille et grappillé des bribes de conversations à droite et à gauche. Jusqu’à ce qu’un nom attire mon attention plus particulièrement. Rivers. A l’infirmerie. J’ai bloqué. Inquiète. Pour lui, malgré tout, et puis pour Aileen. Si lui n’avait pas réussi à s’en sortir indemne malgré sa puissance, qu’en était il de la jeune Serdaigle ? J’ai emprunté le passage secret qui m’a fait arriver jusqu’au septième étage, mon chien toujours présent. Arrivés à destination, la grosse boule de poil blanche qui m’accompagnait a filé comme un fou dans les couloirs. Ce qu’il poursuivait ? Un petit chat blanc comme lui. Lune. Pas le temps de m’inquiéter pour ça, la demoiselle étant de toute façon beaucoup plus maligne que ce tas de muscles sur pattes. Et puis … Comme si elle n’avait pas l’habitude des canidés de toute façon …
Je suis entré aussi discrètement que possible dans cet endroit que je n’appréciais pas particulièrement. L’infirmerie. Elle me rappelait trop de souvenir. Depuis que j’étais définitivement sorti de l’hôpital des années plus tôt, j’évitais comme la peste des lieux comme celui ci. Mauvais souvenirs. Sans parler des pauvres gosses qui étaient entassés ici en quasi-permanence. J’en viens parfois à mépriser la magie mais je relativise, en me disant qu’avec ou sans, l’Homme est la pire créature que la terre n’ai jamais porté quand il s’y met.
J’avançais à pas de loup, loin de tout soupçon et c’est là que je l’ai vu. Alité et dans un état pitoyable. Méconnaissable. C’était bien un Rivers mais pas celui que je cherchais. Oh ça non. Je le connaissais celui là aussi et le haïssais bien plus que je n’avais jamais haïs son frère. Malgré moi, je n’ai pu me retenir d’esquisser un sourire en le voyant ainsi, ne doutant pas une seule seconde de la personne responsable de son état. Soulagée aussi, que ça ne soit pas Logan. Pourquoi ? Aucune idée. Peut être parce qu’au fond de moi et même si je lui démontrais le contraire, j’appréciais l’homme qu’il était devenu. L’un des rares en qui j’avais encore confiance dans cette école, étrangement.

Alors je me suis remis à la recherche de quelqu’un. Qui ? Je n’en avais pas d’idée précise. A vrai dire, il y a tellement de visages que j’aurais aimé voir en ce instant que la liste aurait été trop longue. J’ai donc décidé de trouver Logan, en commençant par chercher dans sa classe. Peut être avait il cours à cette heure là. Je n’en avais pas la moindre idée.
Lorsque je suis arrivée au troisième étage, j’ai hésité un moment voyant la porte entrouverte. Qu’est ce que j’allais bien pour lui dire ? Salut, je t’annonce que j’ai officiellement décidé d’oublier ce que j’ai vu dans le placard, et au passage j’espère qu’Aileen va bien, idem pour Takuma. Félicitations pour le ravalement de façade de cet abruti qui te sert de frère ! Non, définitivement non. Alors j’avançais, poussais la porte et tombait sur une personne que je ne reconnu pas tout de suite tant sa stature ne correspondait pas à la droiture qu’il avait l’habitude de démontrer. Toujours la tête haute, fier, indomptable. J’avais devant moi un homme brisé, perdu, en bout de course. C’est en tout cas l’image que je me faisais de lui en cet instant. Et je me sentais mal de faire intrusion dans un moment comme ça.

- Logan ... Est ce que ça va ?

J’ai articulé tant bien que mal, gênée mais surtout inquiète. Penchant la tête sur le côté, la main toujours sur la poignée, je restais dans l’entre-braillement de la porte. Incertaine. Quelle réaction pouvait il avoir ? J’avais peur et je n’ai aucune honte à l’avouer. Pourtant, pas une seule fois je n’ai pensé à fuir.
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MessageSujet: Re: A beautiful lie   Jeu 18 Nov 2010 - 21:55

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Un gamin chialait quelque part au fond d’un couloir. Oui, elle n’avait pas tors, ce son là aussi pour lui, il sonnait comme quelque chose qu’il avait connu. Mais ça n’était pas un pleur comme on pouvait en entendre il y avait quelques années. Il avait réellement peur. Une peur violente et viscérale. De celles qui vous bouffent. Celle qu’il aurait dû éprouver bien plus tôt. Mais comme toujours, sa peur était masquée par la rage. Comme avant. Comme il y avait longtemps. Cette violence qui avait fini par passer était revenue en bloc. Et on pouvait l’observer sans problème au chevet du lit dans lequel son frère était alité. Il lui avait briser la jambe, ou le bas il ne savait plus, le nez, sûrement, quelques cotes peut être. Rien à foutre. Réellement. Quelques mois plus tôt, cet acte lui aurait sûrement fait plaisir. Quoi qu’il puisse dire, il en avait toujours voulu à toute la famille qui l’avait élevé, surtout depuis qu’il était arrivé à Poudlard. Et ses frères ne faisaient pas exception. Un seul lui plaisait. Il avait peut être une chance de se détacher un peu des pensées débiles qui circulaient dans l’esprit des Rivers. Il ferait peut être quelque chose pour vivre autrement qu’en brisant les autres. C’était vrai, après tout, il avait été pareil, même s’il n’avait jamais rien voulu avoir à voir avec la race humaine. Juste une envie de rester loin et que personne ne vienne le faire chier. Que personne ne lui demande d’où viennent les bleus, en se battant sans arrêt, de toute manière, plus personne ne se posait de question. Il avait toujours été comme ça, pas qu’il cherchait à protéger qui que ce soit, mais ça se déroulait entre lui et son père à l’époque, et entre lui et ses frères. C’était tout, et jamais ça ne lui était venu à l’esprit d’appeler à l’aide ou d’en parler à qui que ce soit. Tout faire soit même et aller le plus loin possible. Grimper les échelons. C’était ainsi que l’avait défini le choixpeau. Il le trouverait bien changé tient. À sa sortie de Poudlard, il n’avait pas cherché à être le meilleurs, n’avait pas fini sa formation, et pourtant il se retrouvait ici. À avoir le post alors que d’autres cons qui le visaient ne l’obtenaient pas. Cudrow, oui, bien sûr. Il leur plaisait, c’était tout. Parce qu’il avait le bon nom de famille, parce qu’il avait le bon regard et que s’il voulait réellement prouver qui il était, sa puissance magique ne pouvait être ignorée. Et surtout, oui, surtout, il connaissait la magie noir comme sa poche.

Et pourtant il craquait. Il n’y avait plus une once d’indifférence dans son regard. Il était affecté par toutes ces merdes. Plus qu’il ne l’avait jamais été dans toute sa vie. C’était là, brutal, insensé, et ça ne partirait pas tout de suite. Les poings serrés, il avait regagné son bureau. Mais les images passaient et repassaient. Les tremblements de la jeune femme. Le sourire de son frère. L’incompréhension des autres, la peur pour certain. L’angoisse. Qu’est-ce qu’il lui ferait ? Retenant un grognement, penché sur son bureau, il avait cherché à tout contenir, à tout calmer. Mais il bouillonnait. Le trop plein était là. Les pleurs des gosses de l’école, le sourire de satisfaction de l’autre tache qui avait prit la place du directeur, les coups qu’il s’était prit, son nom qui raisonnait dans son crane, son premier prénom qui murmurait, doucement, sous tout le vacarme, et portait la voix d’Aileen, calme, douce ou pétillante selon ses humeurs, loin de ce qu’elle était en ce moment. Loin de cette crainte dans ses yeux, loin de son ton tremblotant quand elle lui avait demandé de se retourner alors qu’elle allait se déshabiller. Takuma balancé à travers une fenêtre, lui qui le lâchait, le lycan fonçant sur Aileen, sa déception…

Une voix s’était élevée non loin de lui. Pourtant il n’avait pas relevé la tête, mais quelque chose avait céder. Une digue construite depuis des années, depuis qu’il était tout petit, une protection qui ne l’avait jamais quitter jusque là.

« Si ça va ? SI CA VA ?? NAN CA VA PAS !! Ça va pas du tout en fait tu vois !! Parce que la chose qui me sert de connard de demi frère a voulu violer Aileen, parce que ces enfoirés sont d’accord avec ça, parce qu’il va s’en tirer l’enfoiré, parce que j’en peut plus de jouer mon connard de rôle, parce que merde mais ça sert à rien tout ce foutoir et que ça va se finir en massacre et j’peux pas me prendre toutes leurs conneries, j’serais pas là en permanence.. Et bordel mais elle fait comment pour attirer toutes les saloperies ? Vampires, lycans et supos’ à la con ! Sérieusement ça devrait être physiquement impossible, d’ailleurs ces cons là, faut qu’ils s’en rendent compte que ça peut être dangereux une grosse bébête poilue ! (petit geste inconscient vers son dos) … BORDEL MAIS LENFOIRE MERDE comment… POURQUOI ? PUTAIIIN …»

Il s’était levé brutalement, comme si la voix d’Ismaelle avait eu l’effet d’un électrochoc. Violence. Son corps tout entier tremblait de rage, de frustration, de fureur, d’angoisse, et de quelque chose qui pouvait se rapprocher de la tristesse. Un coup de poing avait volé sur le mur, mais il ne l’avait même pas senti, il ne s’en était pas rendu compte. Son regard affolé flottait toujours quelque part, là, devant ses pupilles. Et ce besoin. Plus qu’une envie, plus qu’une simple connerie, plus que de l’affection.

« Et elle m’aime… »

Ça n’avait été qu’un murmure passant entre des lèvres pincées sous le flot de tout ce qu’il pouvait bien ressentir en cet instant là. Juste un murmure qui avait précédé un grognement. Tout avait fini de le surpasser, comme ça, pour la première fois depuis des années. Il était impliqué cette fois, contrairement à ce qu’il se passait toujours avant. La souffrance n’avait pas suffit pour le faire sortir de ses gongs. Ça, ça marchait. Une larme avait couler. De la tristesse. Celle qu’il n’avait jamais ressentis, celle qu’il n’avait jamais eu l’impression de connaitre. Il n’était plus qu’un spectateur. Et c’était plus qu’être dans la merde. La larme avait toucher le sol. Son « don » avait explosé. Cognant contre les murs, ce que lui seul pouvait sentir, avant de passer, brisant toutes les protections de l’esprit, dans le crane de la jeune femme ici présente. Celle dont il ne s’était pas approcher alors que sa fureur le consumait. Il était un con, mais qui n’était pas du genre à vouloir faire du mal à quiconque, même si beaucoup en doutaient.

Yeux clos, une main sur le crane, dans un grognement, il avait fait irruption dans ses derniers tourments.





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MessageSujet: Re: A beautiful lie   Dim 21 Nov 2010 - 16:03

Là je dirais que c'est carrément un mythe qui se casse la gueule. Pardonnez moi pour ce langage mais je sais pas, je suis tellement estomaquée de le voir dans cet état que j'en perds toute retenue. Pour moi, Logan Rivers, c'était un roc. Un type infaillible qui ne courbe jamais l'échine devant qui que ce soit. Il avait beaucoup de qualificatifs au sein de ce château et il n'était pas rare d'entendre des termes peu élogieux pour le désigner au détour des couloirs. Il avait beau venir d'une famille composée d'ordure, et là je parle de ses frères, parce que je ne connais pas les autres. Tant mieux je suppose. C'est d'ailleurs pour ça que voir l'autre enfoiré dans un état proche du ... de ... je ne trouve même pas de mot, ça ne m'a pas plus sensibilisé que ça. Je n'aime pas ce type. Je ne l'ai jamais aimé. Je dois même avouer avoir ressenti un soupçon de satisfaction en le voyant dans cet état. Il est d'ailleurs une partie de la raison de ma visite à Logan. Qu'est ce que j'avais l'intention de faire ? Le féliciter ? Non, pas vraiment, mais je me disais que peut être, ça se glisserait dans la conversation. Quoi qu'il en soit je ne m'attendais pas le moins du monde à tomber sur un homme qui se rapprochait plus de l'ombre que de l'être que j'avais l'habitude de côtoyer. On se sent toujours très con dans ce genre de moment, comme si on regardait un monument s'effondrer. On aimerait bien faire quelque chose pour empêcher que ça arrive mais on demeure paralysé. C'est étrange, désagréable. Je ne sais pas quoi faire

Fort heureusement, même si tout est relatif, je n'ai pas eu à me creuser la tête trop longtemps pour trouver quelque chose à faire ou à dire. Je lui ai simplement demandé comment il allait mais j'étais bien loin de me douter que tout ça déclencherait la bombe Rivers. J'ai sursauté en le voyant relever les yeux vers moi, y lisant une rage sans nom. J'ai eu peur. J'ai voulu reculer mais je n'ai réussi qu'à me cogner dans la chambranle de la porte. Il s'est levé, à frappé violemment le mur tout en hurlant des choses que je n'étais pas toujours certaine de comprendre. Il a parlé de son frère et j'ai pu comprendre à quel point il le haïssait. J'ai compris également la raison de l'état de cet homme. Et mon coeur a eu un raté. Geste instinctif, j'ai porté ma main à mon cou et j'ai déposé deux doigt sur ma peau, à la recherche de mon pouls. Toujours cette foutue angoisse que ce cœur, qui n'est pas le mien mais qui bat pourtant dans ma poitrine, s'arrête de battre. Aileen. Elle a subit le pire affront que l'on puisse faire à une femme et en cet instant je regrette que Logan n'ai pas terminé le travail avec son salaud de frère. Je m'en veux de penser comme ça, même pour cette ordure, mais ces derniers temps je n'arrive pas à faire autrement. Les hommes comme lui méritent ils vraiment de vivre ? Je sais bien que personne n'a le droit de vie ou mort sur qui que ce soit, et c'est d'ailleurs pour ça que j'ai quitté l'armée mais ce n'est pas toujours facile de garder les idées claires quand eux ne prennent pas la peine de faire ce genre d'effort. Oui des efforts. Je commence à croire qu'il est bien plus facile de céder à son mauvais côté plutôt que de persister à rester une bonne personne.
J'ai arrêté de suivre ces paroles après ça. Disons que ça m'a suffit. J'ai vaguement cru entendre les mots « Vampires », « Lycans » et autres créatures dangereuses qui avaient élues domicile entre ses murs. Oui il est évident que de laisser ce genre de créatures évoluer dans une école n'est pas la meilleure qu'ils ont eu, mais parmi ces être se trouvent des élèves et la plus part d'entre eux n'ont pas choisi ce qui leur arrive. Et puis, même si j'essaie de ne pas y penser, il y a Jakob. Lui aussi est un Lycan, donc un danger potentiel, mais je n'arrive pas à le voir comme ça. En vérité, je n'arrive pas à le voir du tout. Cet homme un mystère total. Et il en restera probablement un.

« Et elle m’aime… »

J'ai relevé la tête, un sourcil arqué, le visage coincé dans une expression d'interrogation. Lui, il était totalement parti. Ailleurs, dans ses pensées où je ne sais trop où. Est ce que je devais le rattraper et l'empêcher de tomber plus profondément ? Ou bien le laisser en paix avec ses démons ? En paix avec démons, c'est possible ça ? N'importe quoi Isma.
Une minute après, ou peut être un peu moins, j'ai senti comme un picotement aux portes de mon esprit. Oui je sais, dis comme ça, ça semble irréel, c'est surtout que c'est indescriptible comme sensation. Comme si on frappait à la porte mais qu'au lieu d'attendre que quelqu'un vienne ouvrir, on finissait par la défoncer pour rentrer de force. Voilà ce que j'ai ressenti juste avant que la douleur ne vienne m'enrouler de ses bras sournois. Je gardais les yeux ouvert mais je ne voyais plus. Pourtant j'ai compris ce qu'il se passait lorsque j'ai distingué la silhouette de mon collègue au devant de moi, une main sur la tempe, figé.

- Logan. Arrête ... je t'en supplie, arrête.

Un murmure, faible, brouillé par la souffrance.

Et puis les images sont arrivés. D'abord brouillons, puis plus claires, toujours plus claires. Tout ce que je ne voulais pas voir, plus voir, jamais. Tout ce qui me rongeait de l'intérieur depuis des semaines, des mois, voir des années. Des choses que j'avais rangé dans un recoin de mon esprit en décidant de ne plus les laisser sortir parce qu'elle me faisait trop de mal. A des degrés différents. Il y a eu l'hôpital d'abord, le jour où mon corps a rejeté le premier cœur qu'on m'avait greffé. J'ai eu peur, tellement peur. Je ne voulais pas mourir mais mon corps tout entier ne semblait pas d'accord avec ça. Et le film de ma vie a fait un bon dans le temps, pour me projeter l'assassinat de cette famille de Moldu que j'avais vu se faire décimer jusqu'au dernier. Jusqu'aux enfants. L'horreur et la peur dans leur yeux. Les cris. Le sang. Les larmes. Et ma rage. Contre eux, ces sorciers, qui n'avaient aucun droit de traiter ces gens comme ça, simplement parce qu'ils n'étaient pas comme eux. Contre moi, parce que je n'avais rien su faire. J'avais 21 ans après. Un an après, j'entrais dans l'armée pour m'éloigner du monde de la magie dont je ne voulais plus entendre parler. La guerre. Ses propres horreur. Le premier homme que j'ai tué. Des orphelins. La misère de ce monde. Et puis des souvenirs plus récent. Ici, au château. Des visages apeurés. Des êtres humains détruits, devenu fous. Des enfants totalement dépassés. Des visages familiers. Jillian, triste, seule. Enzo, près à se jeter dans le vide et puis son changement de visage après sa disparition. Son comportement que je ne comprenais pas. Son frère, toujours à roder dans le coin. Kyle, disparu, ce qui aurait pu expliquer l'évolution du jeune Griffondor. Takuma qui vole par la fenêtre. Tous ces gosses perdus auxquels je me suis attaché, peut être à tort. Jakob, que j'observe mais qui ne me voit pas. Des choses que j'ai délibérément chassé de mon quotidien, ne pensant pourtant pas une seule seconde qu'elles pouvaient avoir autant d'impact sur moi.

C'était trop pour moi, pour mon cœur, pour ma tête.

- LOGAN ! SORS DE MA TETE !

Un hurlement, douloureux, tandis que je me laisse glisser contre le mur, la tête entre les mains, les yeux fermés.

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MessageSujet: Re: A beautiful lie   Dim 21 Nov 2010 - 18:21

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A beautiful lie






Oui, il avait toujours été comme ça, lointain, oui, mais debout. Et on aurait cru que jamais il ne se laisserait abattre puisque, de toute manière, ça n’avait jamais été le cas depuis qu’il était tout petit. Quoi qu’il puisse se passer, il était toujours là, à tenir le coup, comme si rien, jamais ne pouvait l’atteindre. Et c’était vrai. Avant. C’était même tout ce qu’il y avait de plus vrai. Le monde aurait bien pu s’écrouler qu’il l’aurait regarder en souriant. Lui et ses conneries face aux profs quand il était encore élève. Il les aurait fait tourner en bourrique des années encore. Quoi qu’il fasse, de toute manière, ça n’était jamais lui qui prenait, il se débrouillait toujours assez bien pour ça. Et quoi qu’on puisse lui dire, ça ne l’atteignait jamais. Même lors de la première année, quand ses frères le prenaient toujours comme le souffre douleur et qu’il s’était finalement relevé pour trouver le regard qu’il avait à présent, fort et dur, il ne semblait jamais toucher. Surtout que, bien rapidement, il les avait dépassé, et de loin. Sauf qu’il n’était pas aussi salaud qu’eux. Mais tout le monde l’avait oublier. Enfin. Jusque là, ça n’avait aucune importance. Peut être parce que personne, pendant ses études n’en avait. Ils auraient bien pu tous se faire tuer, il n’en aurait eu cure. Sortir de là et voyager l’avait bien changer. la preuve, il s’était interposer deux fois de suite pour la même élève, un peu particulière, certes, et une autre fois pour un autre. Il prenait même partie. Doucement, sans même s’en rendre compte, sa transparence faiblissait. Il les haïssait et ça se voyait. Beaucoup pensaient encore qu’il était de leur côté. Après tout, c’était un Rivers, expert en magie noir qui plus est. Mais de toute évidence, ça ne suffisait pas.

Résister de toute ses forces contre la rage qui hurlait en lui ; non plus.

Alors il avait exploser, sans comprendre ce qu’il se passait, tout était sortie. Enfin, tout, non, mais une grande partie de ce qu’il ressentait en ce moment. C’était partie, comme ça, de manière brouillon, dans des phrases qui ne s’assemblaient pas forcément très bien les unes aux autres, mais c’était sorti. Même si ça ne devait sûrement pas vouloir dire grand-chose pour la pauvre Ismaelle à qui il avait fait peur à frapper comme un taré dans le mur. Oui, elle avait peur, n’importe qui aurait ressenti la même chose. Pourtant, si, gosse, il ne savait pas contrôler ses nerfs, ça n’était plus le cas à présent. Frapper un mur, ok, une tiers personne, sûrement pas. Mis à part s’il s’agissait de son frère, bien sûr. Il valait mieux qu’il ne le recroise pas, c’était clair. Son inquiétude pour Aileen l’avait emporté et il l’avait éloigné de tout ça. Mais c’était qu’il allait finir par réellement faire un meurtre. Peut être tout ce qui se passait ici ne sortirait pas de ces murs, mais il en doutait sérieusement. Et pourtant cette rage était bien là, brouillonnant, éclatante. Trop. Désorienté, il avait même fini par balancer ce qui le taraudait depuis quelques temps. Aileen. Oui, il n’était pas stupide et l’avait bien comprit. Surtout maintenant. Et, malgré ce qu’il était, malgré son nom, il n’y avait que lui qu’elle avait voulu près d’elle. Sa détresse restait encrée en lui. Ce regard. Le tout mélanger ne faisait pas bon ménage. Alors, même si ça ne lui était pas arrivé depuis très longtemps, il avait senti ses émotions prendre le contrôle de son esprit. Et, sa rage explosant, c’était son don qui avait fini par faire des siennes. Peut être aurait -il dû plus l’entrainer, plus en profiter pour arriver par la même occasion à le contrôler. Mais ça n’était pas le cas. Tout allait bien tant qu’il était calme, et cet état d’énervement et de perdition, c’était la première fois qu’il le ressentait.

Alors sa Legimencie était partie. Sans qu’il ne puisse rien y faire à part se tenir le crane. C’était toujours ainsi lorsqu’il ne l’avait pas contrôlé. Personne n’était au courant de ce don, mis à part Aileen, même sa famille l’ignorait. Pour cause, il avait toujours tout fait pour rester extérieur à tout conflit qui puisse l’affecter personnellement. Il avait toujours tout fait pour ne pas s’impliquer, ne pas s’attacher. C’était sa manière à lui de se protéger. Parce qu’il n’avait pas vraiment eu l’habitude de recevoir de l’amour, sûrement, enfin, ce serait ce qu’un psy dirait. Tout ça n’empêchait pas, qu’en cet instant, il avait été parfaitement incapable de ramener cette boule de pouvoir qui avait percuter sa collègue. Alors, il avait percé ses décences avec une facilité déconcertante. Elles n’existaient même plus. Il était en elle, dans son esprit, dans son crane, son passé, son présent, son enfer.

Tout s’était enchainé sans qu’il n’arrive à y faire quoi que ce soit. Il avait vu ce qu’elle voyait, même s’il n’en avait aucune envie. Et puis, doucement, sa résistance avait lâcher, le jeune legimen était resté là, là où il ne le devait pas, à voir les démons de la jeune femme se battre pour prendre toute la place. Se battre pour la détruire. Tout ce qu’il ne savait pas, tout ce qui la hantait. Chaque image l’éloignait un peu plus de lui, pour qu’il entre un peu plus dans l’esprit de la belle, pour qu’il sache chaque ressentit, chaque sentiment, chaque émotion. Une claque brutalement, puis d’autres, qui l’avaient plus abasourdis encore. La guerre, les atrocités, le château, ses combats intérieurs. Mais, juste avant de tout passer au peine fin, elle avait hurler. Lui, sans s’en rendre compte, avait répéter ‘non’ plusieurs fois. Mais, comme les premières fois où il avait comprit ce qu’il était, ça n’avait eu aucune réelle utilité, à part le faire passer pour quelqu’un de faible, incapable de se contrôler.

Alors il était sortit, interdit, pour se retrouver dans son propre corps, penché en avant, la tête enserrée comme dans un étaux entre ses mains. C’était lui qui avait reprit le contrôle. Mais c’était bien trop tard. S’il entrait à nouveaux pour essayer de traficoter ses pensées, ça marchait ? Non, tout simplement parce qu’il n’avait jamais réussi à bien le faire, ça. Il restait toujours des traces. Sinon, beaucoup moins de personnes auraient des soupçons pour Aileen et lui. Et hop là ! À nouveaux dans son crane, elle revenait en force. Elle et son connard de frère. Et pourtant, lui, se sentait complètement vidé. Tout ça n’avait pas de sens, voilà tout. Surtout après ce qu’il avait vu.

Il se sentait con, rien de plus, rien de moins. À côté d’elle, il n’avait rien vécus, et c’était ce qu’il se disait depuis toujours, mais, là, brutalement, il avait péter son câble alors qu’elle avait largement plus de raisons que lui d’exploser. Mais il suffisait d’une étincelle, comme pour lui. Juste un événement déclencheur qui vous fait tout ressasser, qui, brutalement, vous balancer tout ce qui ne va pas. Assez violement pour vous faire craquer. Pour le faire craquer. Pour la faire craquer.

Luttant contre une nausée violente, il s’était redressé, yeux mi clos, pour s’assoir sur son bureau, luttant contre le vertige qui le prenait toujours dans ses cas là. Dans un reflexe, le jeune homme avait finalement passé le côté de sa main au niveau de son nez. Bingo. Il saignait. Comme toujours quand c’était trop important ou absolument pas contrôler. Il est plus dur de calmer quelque chose que l’on n’a pas déclencher et de décider de l’enclencher.

Sentant le vertige partir, le legimen s’était redressé pour s’approcher doucement de la jeune femme assise au sol, les yeux clos. Une position de replis, de protection, similaire à celle qu’il arborait quelques minutes plus tôt. La situation s’inversait. Il était de nouveau calme, la tempête était passée, assommée par des images plus lourdes que ce que, lui, portait.

Une main sur son épaule.

« Je suis désolé. »

Pour tout et pour ça.











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MessageSujet: Re: A beautiful lie   Lun 22 Nov 2010 - 18:58

C'était une torture de devoir faire face à nouveau à tout ça. Je sais très bien que tenter de faire comme si ça n'avait jamais existé était une très mauvaise idée, mais qu'est ce que je pouvais bien faire d'autre ? Aller voir un psy ? J'y ai pensé, plusieurs fois, ma mère me l'a conseillé également, quand je suis revenu de l'armée, mais je n'ai jamais franchi le pas. Je me voyais très mal m'allonger sur un divan et raconter ma vie à un étranger qui se contenterait d'acquiescer en griffonnant sur un bloc note. Je n'ai pas besoin qu'on vienne me juger. Je sais parfaitement qui je suis. Je sais parfaitement que j'ai des traumatismes enfouie en moi mais je pensais avoir tiré une croix dessus, c'est tout. J'ai fait pas mal de chemin depuis ma dernière année à Poudlard. C'est en tout cas ce que je pensais avant que Logan ne rentre dans ma tête. Qu'est ce qui lui a pris ?! En fait, je pense, non je suis certaine, qu'il ne l'a pas fait exprès. Il n'empêche que c'est douloureux. Aussi bien psychologiquement que physiquement. Et tandis que je me débats contre une force que je ne pourrais jamais contrôler, je sens qu'elle s'affaiblit d'elle même. De hurlement assourdissant, elle devient murmure lancinant. Puis plus rien. Je n'ose pas ouvrir les yeux. Prostrée sur moi même, les mains sur les oreilles, assise contre le mur, les genoux repliés contre ma poitrine, j'ai l'impression d'être une petite fille qui vient de faire un cauchemars. C'est a peu près ça, finalement. Je n'entends pas Logan mais je ne cherche pas à savoir comment il va ni même ce qu'il fait. Je ne veux pas le savoir. Je veux juste être seule, oublier. Je veux que toutes ces images qui dansent devant mes yeux clos s'évaporent, s'évanouissent, définitivement. Je ne veux plus jamais en parler. J'aimerai tellement que tout ça n'ai jamais existé. Et je me sens faible, fragile, sur le fil. J'ai l'impression qu'un simple souffle pourrait me briser en mil et un morceaux. C'est détestable. Je tremble comme une feuille morte balayée par le vent d'automne.

Et puis le bruit de ces pas se dessine. J'imagine que ce sont les siens puisqu'à ma connaissance nous n'étions que deux dans cette pièce. Je ne veux pas qu'il s'approche. Je ne veux pas le voir. Alors je ferme toujours plus mes yeux et ressert l'étau de mes mains sur mes tempes.

S'il te plaît Logan, laisse moi.

Mais il n'a pas écouté ma supplication silencieuse. La seconde d'après, sa main se posait sur mon épaule dans un geste que je devinais se voulant réconfortant.

« Je suis désolé. »

Je me suis senti me crisper sous son contact, ses mots ayant eu le même impact sur moi qu'un violent coup de poing dans l'estomac. Après ça, je n'ai plus rien contrôlé. Je me suis vu me relever et le repousser brusquement en arrière. Et je me suis mis à hurler dans tous les sens comme une folle.

T’es déso … T’ES DESOLE ?! Tu pouvais pas y penser avant d’avoir à l’être ! J’en ai rien à foutre que tu sois désolé !

Je l'ai poussé de nouveau, avançant toujours vers lui comme une menace inoffensive. Certes j'avais appris à me battre, et j'étais plutôt douée pour ça, mais je n'étais absolument pas en état de calculer mes gestes pour qu'ils fassent mouche. Tout ce que je faisais, c'était laisser toute cette colère sortir de moi. Il était là. C'est lui qui allait prendre. Et je me détestais déjà d'avoir lâché prise.

Tu crois que j’avais besoin de revoir tout ça ?! Mais merde Logan ! J’avais réussi a foutre la plus part de ces merdes dans un coin de mon esprit et toi tu débarques ! Tu fais n’importe quoi, tu craques parce qu’une fille tombe amoureuse de toi et que tu sais pas comment le gérer parce que toute ta vie t’as fait tout ce que t’as pu pour garder les autres loin de toi. Et maintenant, t’es comme un con ! Et ça me retombe dessus. Comme d’hab.

Injuste. Mais pourtant vrai. Il me semble.

J'avançais toujours, lui frappant le torse de mes poings dans des gestes désespérés, et surtout désespérément inutiles. Il fallait que ça sorte, d'une manière ou d'une autre, même si ça ne servait strictement à rien.

J’en ai ras le bol de ce château de merde, habité et dirigé par des cons qui pensent que si t’es pas comme eux t’es de la merde. J’en ai ras le bol de Cudrow, du directeur, et de tous les autres. J’en ai ras le bol des élèves qui font n’importe quoi. J’en ai ras le bol de m’attacher aussi facilement à des personnes qui de toutes façon finiront toutes par disparaître. J’en ai ras le bol d’être moi ! J’en ai ras le bol de m’inquiéter pour tout et tout le monde tout le temps. Je voudrais être comme eux, m’en foutre, ne pas tenir compte des autres et ne penser qu’à moi.

Je sentais bien que je commençais à faiblir, que les impacts de mes mains sur lui n'avait plus grande force. Je tremblais de plus en plus. Mon corps et ses réactions m'échappait complètement. Mes yeux s'embrumaient. Ma voix se cassait, tremblait elle aussi.

Mais je sais pas faire ça. Je sais pas prendre soin de moi et ne pas tenir compte des autres. Et ça me tue, je le sens, je suis sur le point de craquer mais je m’efforce de ne pas le faire parce qu’ils ont besoin de moi. Et que si je craque, j’ai l’impression que ces gosses n’auront plus personne. J’suis pas un héros, j’ai juste un trop grand cœur qu’est même pas à moi.

Et là je me suis écroulé, à bout de force. J'ai explosé en larme, m'appuyant sur lui malgré moi.

J’te déteste. J’vous déteste tous !

Dernière tentative pour faire sortir ma rage, mais mes coups n'avaient plus aucune puissance si tant est qu'ils en aient déjà eu.
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MessageSujet: Re: A beautiful lie   Dim 12 Déc 2010 - 15:23

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Une torture, ça devait l’être, c’était clair. Et s’il avait pu éviter ça, réellement, il l’aurait fait sans problème, il serait parti très loin, juste pour ne pas péter son câble, juste pour ne pas se sentir s’écrouler, comme ça, brutalement. Pourquoi, comment ? Mais qu’est-ce qu’il en savait au juste hein ? Une barrière avait craquer là, d’un coup, alors qu’elle résistait pourtant très bien jusque là. Lui et sa grande gueule, son petit sourire moqueur, ses réflexions cinglantes et sa tête haute qui ne semblait pas pouvoir supporter le moindre irrespect. Assez pour qu’on ai peur de lui, assez pour qu’on se barre quand il débarque, assez pour qu’il passe pour le connard de service, assez pour imposer une certaine carrure. L’homme qui ne faiblissait pas, qui débarquait en cour avec une demi heure de retard, du sang sur sa chemise, mais pas un élève ne l’ouvrant de peur d’avoir affaire à lui, pas un Supérieur à venir ramener sa fraise puisqu’il avait retrouvé sa liberté. Dangereux, c’était ce qu’il semblait être, ce qu’il serait peut être s’il avait voulu l’être. Après tout, il était puissant, enfin c’était ce qu’il semblait, sinon, il ne serait pas ici. Pourtant, vu ses origines et la maison dans laquelle il avait été mis plus jeune, il était étrange de penser qu’il n’en ai pas tant jouer que ça. Il intimidait, voilà tout, pour qu’on le laisse tranquille plus qu’autre chose. C’était vrai, il en imposait. Et pourtant, là, brutalement, le jeune homme s’était retrouvé tête baissée, en attendant d’exploser. Comme si tout ce qu’il avait pu vivre durant toute sa vie, des coups et moqueries de son enfance aux événements récents. L’enfermement, la pression, les gosses qui tombent, les collègues qui disparaissent…

Explosion.

Et bien quoi ? Oui, ça arrive à tout le monde de péter son câble. Et à force de gérer tellement de chose, à force de se prendre les coups pour elle alors qu’il n’était vraiment pas ce genre de personnes, à force d’accuser sans arrêt, le trop plein se faisait sentir. Sauf que chez lui, ce genre de choses pouvait être dangereuses. Déjà que sa vie sociale n’était pas très étendue, c’était le style de truc qui pouvait la réduire à néant sans trop de problèmes. Avant, ça ne l’aurait pas déranger, mais il fallait croire que, peu à peu, ce monde devenait le sien aussi. Doucement, tout ce qu’il avait toujours fuit le rattrapait. Comme quoi, il y en avait un bon nombre de loups solitaires dans ce château. Quoi qu’il fallait bien l’avouer, les loups, il en avait jusque là. Pas qu’il sentait encore les griffes de la grosse bébête poilue du parc, s’enfoncer dans son dos… mais : si. Mais ce qu’il sentait partir, surtout, c’était sa retenu. Ce qui avait toujours fait qu’il ne disait rien sur lui-même, ce qui avait fait que personne n’était au courant des tensions qui se trouvaient dans sa famille ou même su fait qu’il était parti de chez lui depuis bien longtemps. Ils pensaient tous qu’il vivait toujours avec la grande famille Rivers, la super bibliothèque et la grande salle à manger, alors qu’il était partie à la fin de sa première année et qu’il galérait en non stop. Mais les problèmes, ça n’a pas besoin d’être étaler en place publique. Et puis, puisqu’il se foutait de ce qui pouvait bien se passer pour les autres, il n’irait pas raconter ses malheurs au premier passant.

Et pourtant c’était exactement ce qu’il venait de faire. Et il n’était toujours pas en train d’étaler ses entrailles sur le tapis qui recouvrait le sol, trop dégouté par son attitude. Comme quoi, il changeait vraiment. Le truc miteux mais pourtant tellement puissant qu’on leur faisait mettre sur la tête en début d’année ne l’aurait peut être plus envoyer là bas à présent. Après tout, de tout ceux qu’il connaissait, il semblait être un seul comme ça. Il n’avait pas gravis les échelons à une vitesse hallucinante, à coup d’on ne sait quelle habileté ou quel pot de vin. À part le fait d’être prof sans avoir reçu les études requises bien sûr. Un petit jeune comme prof, c’est bien aussi. Oui, ben c’était la seule chose qui pouvait le rapporter à ce côté Serpentardisant. Il n’empêche que les autres s’étaient trouvés d’autres carrières, et un bon nombre avaient même rejoint les rangs de ceux qu’il haïssait de plus en plus fortement.

Et dire qu’en revenant au château il s’en foutait…

Il se serait aussi foutu de ça cela dit. Il aurait rit de ce qu’il avait pu voir brutalement dans le crane de la jeune femme, dans son passé et son présent, dans ses ressentis en tout genre. Mais en début d’année dernière, il n’aurait pas craquer comme ça. De l’eau avait couler, et elle l’avait atteint de plein fouet. Alors plutôt que de se laisser emporter par le courant, il avait laisser échapper la vapeur, et elle en avait subit les frais. Lui aussi, de toute évidence. Puis que ça avait été à son tour de craquer.

Ça n’était pas vraiment dans ses habitudes de se retrouver dans ce genre de situation. Pour tout dire, c’était même la première fois. Les sentiments humains et lui, c’était juste du chinois. Et mis à part les yeux bridés nipponisant, et bien il n’y avait pas grand-chose qui pouvait le rapprocher de cette région du globe.

Et deux craquages pour la quatre ! La rage avait soudain pris la jeune femme, et ça, il ne l’avait pas vraiment vu venir. Pourtant, il n’eu pas tout de suite le reflexe de s’écarter, ce ne fut qu’une fois qu’elle fut debout qu’il s’éloigna doucement, plus en suivant son mouvement à elle que part un acte délibéré. Sans un mot, avec un visage étrangement neutre, il avait écouter ses reproches largement mérités, la vérité claquée à sa tronche d’une voix amère, il avait laisser aller la rage de la jeune femme le long de son esprit. Comme s’il s’en foutait. Ça n’était pas le cas, mais il n’y avait rien d’autre à faire. Son calme était revenu, aussi brutalement qu’il l’avait lâcher. Ses murailles s’éraient de nouveau érigées. Même si quelques mots l’atteignaient, même si ça pouvait le toucher, alors qu’il ne l’aurait dit pour rien au monde, ça n’avait pas d’importance, il le savait, parce qu’elle avait raison, et, surtout, parce qu’il fallait que ça sorte.

C’est con comme phrase non ? « Il faut que ça sorte. » Comme un poison qui a besoin d’être évacuer pour que l’on reprenne une vie normale. Une phrase utilisée si souvent qu’elle pourrait ne plus avoir de sens. Et pourtant, c’était exactement ça, et il le savait, puisque ça avait été exactement la même chose pour lui. Besoin de laisser échapper la vapeur, juste quelques fois, pour ne pas s’écrouler totalement, même si on ne se rend pas compte qu’on en est à ce point là, qu’il y a tellement de choses qui nous bouffent, et nous tuent à petit feu. Même si, ça va, bien sûr que ça va. Peut être pas tant que ça finalement. C’était vrai, de ce qu’il voyait de la jeune femme, jamais il n’aurait penser qu’elle avait vécus tout ça, qu’elle souffrait à ce point, qu’autant de choses brisaient ses nuits de cauchemars en pagaille. Jamais il n’aurait penser qu’elle avait tant de pression sur les épaules, tant de secrets, de douleurs. Tout explosait et le frappait de plein fouet. Mais il n’avait pas dit un mot alors qu’elle cherchait à le marteler de coups qu’elle ne maitrisait pas. C’était juste le fouillis de ses émotions qui passait de son fort intérieur à l’air libre, déclenché par sa boulette nationale.

Tout n’était sûrement pas sortis, mais une bonne partie sûrement tout de même. On la connais tous cette sensation d’exploser brutalement alors qu’on n’a rien vu venir. Elle aurait surement pu lui faire mal si elle l’avait voulu, tout comme il aurait pu riposter si l’idée lui était venue à l’esprit. Mais ça n’avait aucun intérêt. Il attendait juste qu’elle se calme. Pour une fois, que ça soit lui qui absorbe ses souffrances en tout genre, ça ne lui ferait sûrement pas du mal. Surtout puisqu’il lui en avait rajouter une couche quelques minutes plus tôt.

Et puis les coups s’étaient fait moins fort, la tempête se calmait, doucement, elle se muait en un cris brisé. À la rage cédait le désespoir, et la jeune femme toujours si calme et tempérée avait fini par s’effondrer tout contre lui. Les larmes qui étaient sorties depuis quelques coups déjà traçaient de longs sillons sur ses joues alors qu’il la prenait dans ses bras, s’étonnant lui-même d’un tel geste. De toute manière, il pouvait s’étonner d’absolument toutes ses réactions depuis quelques semaines, alors une de plus, une de moins… il pouvait être sympa deux trois fois dans sa vie, ça ne le tuerais pas. Surtout qu’il le devenait de plus en plus. Ralala, il s’adoucissait. Et, étrangement, c’était naturel. Peut être parce qu’il était juste fatigué. Fatigué d’endurer sans arrêt, fatigué d’être toujours le grand méchant dans l’histoire, fatiguer de s’en foutre alors qu’il n’y avait vraiment aucune raison pour ça. Fatiguer de faire partie de sa famille et d’être parfaitement considéré comme l’un de ses membres, fatigué de fuir, de luter, de se prendre tout sans la gueule en souriant.

« Je sais.. »

Qu’elle le détestait ? Ouais, comme tout le monde quoi. Sauf que ça ne devait pas être tout à fait vrai, sinon, elle ne serait pas dans ses bras, en larme, sans arriver à se calmer. Ça ne serait le cas que lorsque tout serait sortis, voilà tout. On a tous besoin d’une pause dans la vie, et là, ça avait été leur cas à tous les deux. Parfois ça fait du bien de tout lâcher, c’est tout. Et il savait. Pas tout, forcément. Et il n’aurait pas eu cette prétention là. Et puis, on pouvait interpréter ce qu’il venait de dire de tellement de façons que l’on pourrait toujours l’enterrer si on le voulait. Et de toute façon, vu tout ce qu’il avait pu faire… enfin, voilà quoi… Bon, c’est pas tout ça mais entre les larmes, les cris, les remords, les coups et là le silence, l’ambiance devient pesante !

Pas d’réponse ? Tant pis !

« … Je couche avec une élève, mais toi tu fantasmes sur un collègue. Un point partout =D »

Quoi ? Elle s’attendait réellement à ce qu’il ne la charrie pas ? Rolling Eyes Marek plus gentil et social; certes; mais Marek quand même Rolling Eyes










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MessageSujet: Re: A beautiful lie   Mer 15 Déc 2010 - 19:57

Explosion.

Oui c'est exactement ça. L'implosion d'abord, puis la déflagration gagne du terrain et s'étend sur l'extérieur, et sur les autres surtout. Aujourd'hui les autres, c'est Logan. Et j'ai laissé se décharger sur lui tout ce trop plein que je gardais en moi depuis visiblement trop longtemps. J'aurais voulu continuer à garder tous ces secrets pour moi mais je n'ai rien pu contrôler. Tout est sorti sans me demander la permission. C'est lui qui a déclenché tout ça. Lui qui a commencé a ouvrir les vannes. Et oui mon pauvre, on est pareil toi et moi. Deux pauvres cons qui pensent pouvoir tenir tout seul mais qui en ont plus la force. Ouvre les yeux. Regarde-toi. Regarde-moi. Oui c'est vrai t'as l'air d'avoir récupéré plus vite que moi. T'es peut être plus fort, je sais pas. Surement à vrai dire, mais qu'est ce que ça change au fond ? Rien. Absolument rien.
Oui c’est vrai qu’on est des sorciers, qu’on a des pouvoirs et qu’on est par définition plus puissant que la moitié des êtres peuplant cette terre, mais au fond, on reste des humains. Faibles. Fragiles. On ne diffère pas tant que ça d’eux, les Moldus. Beaucoup d’entre nous les méprisent mais au fond on a tous été fait dans le même moule. Ça me dépasse toutes ces conneries. Cette situation me dépasse elle aussi. Est-ce que je suis vraiment dans les bras de Logan Rivers là ? Si on m’avait dit ça il y a dix ans j’aurais éclaté de rire. Jamais ô grand jamais je n’aurais approché ce type et pourtant, aujourd’hui, il est celui qui m’a permis indirectement de laisser sortir ce trop plein que je gardais en moi.
Je me sens épuisée. Je le suis. Moralement. Physiquement. Et si je tiens encore debout je ne le dois qu’à lui. Sur mes joues, les larmes se creusent un sillage. Mes yeux rougis me piquent. J’aimerai me cacher dans un coin et ne voir personne pendant des jours, le temps de laisser passer tout ça. Le temps d’oublier de nouveau toutes ces images que j’avais chassé dans un recoin de mon subconscient. Je ne veux plus voir ces visages tristes, ternes, ou sans vie. Ces monstres qui font le mal partout autour d’eux. J’espère que ça m’aura permis d’être débarrassé de tout ça. Je ne dirais pas que je me sens bien là mais quelque part je sens comme une pointe de soulagement. J’ai vidé mes dernières forces sur lui mais je sais bien qu’il n’a pas du sentir grand-chose. D’une parce qu’il était lui aussi encore sous le coup de l’adrénaline, et de deux parce que même si j’ai des années d’armée derrière moi, que je passe mes journées avec des créatures qui font parfois ma taille, devant Logan, je ne suis qu’un petit bout de bonne femme.

J’aurais presque honte de l’avouer mais je suis bien là. Et étrangement, je me rends compte que je n’aimerai pas que ça soit quelqu’un d’autre. Pas même Jakob. Je n’ai pas envie qu’il me voit comme ça. En fait, je commence à me demander si j’ai vraiment envie qu’il me voit tout court …
Là je me mens à moi-même j’en ai conscience, c’est juste que j’en ai assez de courir après le Loup. Et je me pose parfois la question, est ce que je ne me fais pas des idées parce que mon horloge biologique commence à tourner ? Est-ce que c’est vraiment lui en tant que personne qui me fascine ou bien l’image que je me fais de lui. Celle d’un homme solide, sur. Un homme qui rassure. On dirait un gros nounours il me fait trop craquer T_T
Oui je l’avoue, je l’ai déjà imaginé en mari et en père de famille dans les moments où je délirais le plus. C’est quand même pas de ma faute si mes hormones de femme mûre se mettent en marche. Et j’ai l’impression d’être un fruit en disant ça. Je me sens pathétique. Jamais je n’ai été dans cet état. Pas pour un homme. Ni autrement d’ailleurs. J’ai quand même vu et vécu des situations plutôt atroces sur le terrain. J’ai vu des hommes, des femmes et des enfants mourir. J’ai tué. Du sang. Des cris. Des larmes. Et ce sentiment d’impuissance qui vous colle en permanence à la peau. Sans parler d’ici où même si je n’assiste jamais, ou très rarement, à des horreurs, je sais pertinemment ce qu’il se passe. J’ai survécu à une greffe de cœur, à la guerre, à ce château, et c’est un homme qui va finalement réussir à me faire tomber au sol ? Hors de question ! Jamais ! J’ai ma fierté moi aussi, merde. Et puis il n’y a pas que ça qui me mine le moral, c’est juste qu’en me concentrant sur Jakob, j’en oublie le reste. Un mal pour un bien finalement.

« Je sais.. »

La voix de Logan, presque lointaine pour mes oreilles alors que l’une d’entre elle se trouvait tout juste près de son visage.
Tu sais ? Qu’est ce que tu sais au juste ? Que tu viens probablement de me rendre un service même si tu m’en as fait baver ? Il aurait fallut que ça sorte un jour ou l’autre et je suis contente que ça soit avec toi.

« … Je couche avec une élève, mais toi tu fantasmes sur un collègue. Un point partout =D »

Hum … Peut être pas en fait.

Reflexe typiquement féminin, je me suis détaché de lui et j’ai frappé mon poing fermé contre son torse dans une expression outrée.

« Eh ! »

Mi-vexée, mi-amusée. Entre deux eaux. Avec l’envie de sourire malgré l’agacement d’être percée à jour et les larmes qui certes ont cessé de couler mais qui laissent tout de même des traces.
Puis un doigt accusateur pointé vers lui, des sourcils froncés et des lèvres pincées.

« Si t'en parles à qui que ce soit, et notamment au principal intéressé, je te tue. »

Et je suis sérieuse ! Même si j’ai pas l’air super crédible. Je suis certaine que je serais capable de lui botter le cul à ce sale petit con. Oui sale petit con. Après tout, il est plus jeune que moi d’une année ou deux il me semble.
Puis tu sais quoi, t’as raison. L’ambiance est pesante.

« Tu me feras penser à te donner des cours de sortilège. Enfin surtout un : Comment verrouiller la porte d'un placard dans lequel on tripote une élève. »

Touché ?
Ceci dit j’ai quand même pas trop envie que t’aille le dire à Jakob hein … S’il te plaît.

« Sérieusement, si tu pouvais garder ce petit interlude pour toi, je t'en serais infiniment reconnaissante. Et si tu ne le fais pas, je te lâche toutes mes créatures au cul. »

Et y a de quoi faire. Entre les Scroutt, les Abraxans, les Sombral, les Hippogriffes et j’en passe, t’auras du monde après toi. Oh et puis il y a Fenrir aussi, bien évidement. Le plus efficace m’est avis, malgré ses airs de peluche des neiges innofensive.
D’ailleurs il me manque cette grosse boule de poils. A défaut d’avoir un Loup Garou, j’ai toujours mon Chien-Loup. On se console comme on peut. Et je me rends compte que cette phrase est suspecte … NON bien sur je n’ai pas les mêmes pensées quand j’évoque ce crétin qui ne me voit pas et mon chien ! J’vais vomir, je reviens.
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MessageSujet: Re: A beautiful lie   Dim 19 Déc 2010 - 23:11

-
A beautiful lie








Explosions en chaine. Il suffisait d’une flammèche pour que tout partie. Enfin, question flammèche c’était déjà une belle déflagration, parce que voir son frère déconner à ce point, c’était bien quelque chose qu’il n’avait aucune envie de revoir. Oui, revoir. Sauf que ce qu’il avait vu la première fois, il ne l’avait pas interprété de cette manière là. Il devait être naïf. Ou juste croire encore que sa famille ne pouvait pas être pourrie à ce point, sans que personne ne fasse quoi que ce soit. Quoi faire d’ailleurs ? Mis à part les enfermer quelque part pour les mettre hors d’état de nuire. Pas étonnant que la famille d’Aileen lui en veuille à ce point si c’était bien eux qui lui avaient retirés tant de choses. Enfin bon, ça, franchement, ça ne comptait pas franchement. D’ailleurs, ça n’avait jamais compter, comme tout le reste pour lui, que ça soit vis-à-vis d’elle ou non. Mais il fallait croire qu’en effet, sa vie, il se mettait à la vivre en acceptant de se prendre tout ce qu’il avait toujours fuis, en plein dans la face. Et il y avait beaucoup, beaucoup de choses à affronter. Enfin bref, on se calme. Ça ne lui ressemblait pas de péter un câble comme ça, et comme souvent le fait de se retrouvé confronter aux problèmes des autres, l’homme s’était calmé brutalement. Pourtant, ce qu’elle avait pu dire aurait très bien pu le faire partir de nouveaux au quart de tour, mais ça allait, il avait reprit le contrôle de ses nerfs, il se contrôlait depuis des années, il pouvait recommencer. Faire comme si ça allait. Comme s’il n’était pas sur le point de faire un meurtre, qu’il ne s’inquiétait pas comme un taré pour la jeune femme et qu’il ne s’en voulait pas énormément. Elle avait raison, il n’était pas habitué à ressentir quoi que ce soit qui concerne le bien être qu’un autre que lui, parce qu’il avait hais les autres pendant toute son enfance. Au moins, il ne finirait peut être pas aussi amère que son père. Il n’avait fait que commencer comme ça.

Elle, en revanche, elle se prenait tout dans la tronche, et depuis toujours. Alors, inévitablement, il y avait un moment où il fallait que tout sorte. Tout comme, une fois qu’elle avait passé ses nerfs et que les larmes ne coulaient plus, il y avait aussi un moment où il fallait tout arrêter. Nan parce que ça allait bien cinq minutes les câlins, mais il ne fallait pas que ça dure trop longtemps hein parce que ça dure, ça dure, mais en attendant on s’enracine, et il n’avait jamais eu la main verte, et ses notes en botaniques plafonnaient au niveau troll. Avec un petit sourire, il avait donc vanné la jeune femme. Et ben quoi ? Il faut dédramatiser dans la vie sinon on ne s’en sort pas. Conclusion, et ben il s’en était prit une autre.

« C’est que tu dois aimer ça en fait… :euuh: me frapper. »

Ouais, pas autre chose, un collègue à la fois, ça suffit amplement. Mais à force de la charrier, il avait fini par arriver à détecter un petit côté amusé dans le regard de la miss.

« Ouaiiis ! »

Petit air moqueur, un peu beaucoup sarcastique également. Quoi ? Ça serait drôle à faire non ? S’il avait eu quinze ans, en tout cas. Ce qui n’était pas vraiment le cas. Il fallait pas croire, mais il s’était pris un coup de vieux le prof… ouais, ben la preuve, il était prof, et depuis un an. Alors, non, malgré tous les petits airs qu’il pouvait prendre et qui pouvaient laisser sous entendre, il ne ferait pas ça. Parce qu’il n’était pas tout à fait débile, déjà. Et puis, c’est vrai quoi … il galérait déjà à garder son post, alors si elle balançait ça, il ne risquait pas de faire long feu. Et s’il n’était plus prof, les élèves ne risquaient plus d’apprendre grand-chose qui puisse leur servir dans cet enfer.

« Ouais, vas-y, apprend moi celui là en particulier, j’ai hâte de connaitre la formule  »

Fermatus-portus-tripogasam-elevus ! … la classe !

« héhé, ouais, dans ce cas là, j’vais peut être me la fermer, j’aurais l’air débile à essayer de terrasser un zoo dans le château. »

Si seulement tu courrais assez vite pour ça

« Surtout qu’un… »

On ne saura pas quoi. Sûrement quelque chose de très très intéressant, notons le, mais un crack c’était fait entendre juste derrière lui. Ce à quoi le jeune homme réagis en haussant un sourcil étonné avant de se retourner et de trouver derrière lui un elfe de maison dont la taie d’oreiller était couverte de sang.

« Qu… Tiny ? Tu… c’est mon père qui.. »

Apprend à finir tes phrases, et ensuite on en reparlera >.>

- c’est un méchant homme il… NON !! -

« BON OH j’ai pas la patience là alors si tu essayes de martyriser cette table, je te saucissonne par terre ! Ou je t‘envois ses bestioles à elle… juste pour voir ce que ça peut donner ! =D »

C’était vrai, comme on pouvait s’en douter, le petit être s’était mit à lorgner le bureau du jeune homme avec la ferme intention évidence de se fracasser la tête dessus. Mais il fallait croire que les paroles du jeune homme, pourtant empreintes d’ironie n’étaient pas tombées dans les oreilles d’un sourd. Et, connaissant l’histoire de sa famille, et ce que le serviteur avait pu vivre, le jeune professeur savait très bien pourquoi. La preuve, il eu peur lorsque il sorti sa baguette pour soigner ses plaies. De toute évidence, son père l’avait frapper, et pas qu’un peu. Il devait manquer de défouloir depuis que, lui, n’était plus là. Quoi que l’elfe devait faire moins de conneries que lui. Voyant la baguette dirigée vers lui, l’elfe blêmit et chercha à s’en protéger, sans pour autant attaquer le garçon qui soupira, moitié exaspéré, moitié touché.

« Bon, et si elle, fait quelque chose, sans la magie, ça te vas ? »

Un faible hochement de tête avait été pris par le jeune homme comme un acquiescement tendis qu’il se tournait vers Ismaelle. Il n’avait eu aucun passé avec elle. Et elle, elle ne s’était sûrement pas comporté comme lui, plus jeune. Quoi qu’il avait toujours été très calme par rapport aux autres, sûrement parce qu’il savait ce que ça faisait de s’en prendre une par quelqu’un de plus fort et soit et, surtout, contre qui on a l’interdiction de répliquer.

« Tu… peux ? »

En haussant des épaules, il lui avait tendu des bandes histoire de lui permettre d’arrêter de saigner. S’était débile comme comportement ça non ? Gamin s’était vers lui qu’il revenait, pourtant lui n’était pas forcément tendre avec lui. Enfin bref, il n’avait jamais comprit ce qui pouvait bien se passer dans son crane pour qu’il agisse ainsi.

Dos à Ismaelle, le jeune professeur avait enlevé sa chemise, fixant le vide, le regard ailleurs, l’esprit aussi, sûrement. Puis, il la passa autour des épaules du petit elfe avec un petit sourire.

- Mais qu’est-ce que vous..-

« J’renie mon nom Tiny. Tout simplement. T’as le droit de m’envoyer chier maintenant. »

- Et de dire vos quatre vérités ?-

« Nan, ça demain, ça serait cool, sinon ça va finir par être lourd… »

Ce fut à ce moment là que quelqu’un se décida à marteler la porte de coups, et que l’elfe disparu comme il était entré, laissant une bande pendouillant dans la main d’Ismaelle.

- Rivers, ouvrez ! Nous voulons savoir où elle est ! Vous la cachez ? -

«  …. Ok, tu les a pas lâcher sur l’elfe… tu veux pas tester avec eux ? Ou juste un tout petit Niffleur… éh ça peut faire mal hein ! »

- Rivers, nous…-

« QUOI ? »

Brutalement, le jeune homme avait ouvert la porte, le corps redressé, le regard noir, sans plus aucune trace de ce qu’il venait de se passer, il avait semblé brutalement les dominer de toute sa hauteur, de toute la puissance dont il était capable. La baguette à la main, il avait brutalement balancer les trois hommes contre le mur adverse, ce fut à peu près à cet instant qu’ils passèrent en mode noir et blanc. Ils avaient tout simplement perdus leurs couleurs.

« Ne m’insulte pas, merci. Maintenant, dit moi, est-ce qu’il y a une seule minuscule putain de raison pour que tu viennes me faire chier ? … C‘est bien ce qu‘il me semblait. »

Le sort les avait lâcher, et lui, il avait claquer la porte violement.

« Euh… en toute logique… ils devraient se barrer  »

Quoi ? D’expérience, ça n’était pas vraiment le moment de sortir.

« … Dit moi Isma… l’hippogriffe avec Takuma dessus là… c’est normal ? Oo »

Une grosse bébète, pas loin du château, en train de voler en cercle, puis de faire des allers retours, avec un mini nippon qui fait du rodéo au dessus… c’est normal vous croyez ?

… pourquoi il est pas avec Aileen ce con au juste ? oO










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MessageSujet: Re: A beautiful lie   Lun 20 Déc 2010 - 20:18

Oh oui j'aime ça te frapper Logan Rivers. C'est ma passion dans la vie. Si je pouvais, j'y passerai mes journées et crois moi je suis bien loin d'être la seule. Tête à claque va ! Non mais quel sale gosse celui là … Sale gosse a qui je dois une fière chandelle, on est bien d'accord. Inutile d'épiloguer là dessus il me semble. Enfin je préfèrerai si ça ne pose de problème à personne. C'est bon j'ai vidé mon sac, ça va mieux, maintenant on plaisante et on fait les cons.
Si on m'avait dit un jour que je me retrouverais dans une situation telle que celle ci avec l'un des frères Rivers, je crois que j'aurais éclaté de rire. C'est complètement invraisemblable. Et pourtant, ça ne m'étonne finalement pas plus que ça. C'est vrai qu'on ne se côtoyait jusqu'ici pas beaucoup lui et moi, et ça ne changera probablement pas après ça mais, ce que je veux dire c'est que ça fait un moment déjà que j'ai compris que Logan n'était pas totalement comme la moitié des gens dans ce château le voyait. Je crois qu'il en joue, et qu'il veut que ça reste comme ça alors ça me rassure. Je sais qu'avec lui mon secret est bien gardé, tout comme le sien l'est avec moi. Ce qui s'est passé dans ce bureau, restera dans ce bureau. On peut tourner la page de fin et recommencer une nouvelle aventure maintenant.
Il faisait le con et moi j'avais retrouvé mon sourire malgré les sillons tracés par les larmes sur mes joues. Lui comme moi, on voulait tirer un trait là dessus et ne plus aborder le sujet. Un accord tacite, quelque chose d'implicite qui apparaissait très clairement. Nul besoin d'épiloguer pendant des heures là dessus. Il avait craqué. J'avais craqué. Chacun avait laissé sortir son pesant de prise de tête, on pouvait donc en théorie repartir sur de bonnes bases, plus solides.
On riait tous les deux, de ses conneries, des miennes, puis il y a eu ce crac sonore derrière lui. J'ai reculé et attrapé ma baguette par réflexe. Logan s'est détourné et c'est là que j'ai distingué cette pauvre créature. Un Elfe de maison, vêtu comme beaucoup de ses semblables, d'une taie d'oreiller. A l'exception près que celle ci était couverte de sang. J'ai froncé les sourcils, intrigué, mais mon collègue n'avait pas l'air plus affolé que ça. Et pour cause …
D'après la conversation qu'ils ont eu, j'en ai déduis que cet Elfe appartenait à la famille Rivers. Le pauvre. Est ce qu'il aurait pu tomber plus mal ?

« Tu… peux ? »

Je peux quoi ? Je fixais sa main sans vraiment comprendre ce qu'il se passait mais quand j'ai vu les bandes j'ai saisi.

« Euh … Oui bien sur. Bien sur. »

Je me suis avancée vers l'Elfe, lentement, pour ne pas l'effrayer. Il avait l'air terrorisé et près à se jeter sur le moindre coin de table d'un instant à l'autre. Heureusement pour lui, pour moi, et même pour Logan, j'avais de la patience à revendre lorsqu'il s'agissait d'autres créatures que l'espèce humaine.
J'ai voulu jeter un regard à l'autre bipède pour avoir une dernière approbation mais je me suis retournée aussitôt, légèrement agacée. Non, embarrassée je dirais plutôt.

« Logan ! Tu vas pas recommencer à de déshabiller quand même ?!  »

Mais visiblement c'est précisément ce qu'il avait prévu. J'ai soupiré, roulé des yeux et je l'ai regardé poser son vêtement sur les épaules de l'Elfe de maison. S'en ai suivit une autre conversation entre ses deux là et moi j'attendais là, les bandages à la main, sans trop savoir ce que je devais faire ou dire.
C'est à ce moment là qu'une bande de sauvages est venu se défouler sur la porte de son bureau. J'ai sursauté, me suis redressé et j'ai regardé Logan genre qu'est ce que t'as ENCORE fait pour t'attirer leurs foudres ?
La cacher ? Cacher qui ? L'Elfe. Je comprenais rien mais leur voix m'insupportaient déjà.

«  …. Ok, tu les a pas lâcher sur l’elfe… tu veux pas tester avec eux ? Ou juste un tout petit Niffleur… éh ça peut faire mal hein ! »

Quoi ? Nan ! Puis quoi encore, t'assumes tes conneries merde. Enfin ça il avait pas besoin que je le lui dise, il s'assumait déjà très bien comme ça, tout seul comme un grand. Il est allé ouvrir la porte torse nu, le plus naturellement du monde. J'étais juste entrain de me dire que les choses étaient revenues à la normale.
Il les a envoyer balader, dans tous les sens du terme, à claqué la porte et c'est retourné vers moi l'air de rien.

« Euh… en toute logique… ils devraient se barrer  »

Ouais, compte la dessus.

« C'est cool, t'as trouvé un moyen de te couvrir. Tu peux être sur que maintenant qu'ils t'ont trouvé à moitié à poil dans ton bureau avec une femme aussi belle que moi, ils vont pas chercher à savoir si tu te tapes une élève. Et si ça s'en vient aux oreilles de Jakob … Il en aura rien à faire de toute façon alors tu sais quoi. On s'en fous. J'ai même pas envie de m'énerver. »

A quoi ça servirait de toute façon ?
A rien.
On est bien d'accord.

« … Dit moi Isma… l’hippogriffe avec Takuma dessus là… c’est normal ? Oo »

J'écarquillais grand les yeux et me précipitais vers la fenêtre.

« Hein ? Non ! C'est pas normal. J'vais le tuer ce gosse, il me rend folle. Tu permets. J'te le ramène plus tard. Un jour. Demain. L'année prochaine. Bon courage avec tes copains. »

Effectivement, ce sale gosse de Takuma était encore entrain de jouer les fils de l'air avec Crash et moi je recommençais à péter un plomb. D'un sortilège informulé, je faisais venir le balais de Logan jusqu'à moi et j'ouvrais la fenêtre.

« TAKUMA ISHIDA HAYATO !!! Repose moi cet Hippogriffe au sol TOUT DE SUITE ! Ou j'te jure que je t'étripe et je jette tes restes aux Strangulots ! »

J'ai sauté, et j'ai laissé Logan à ses occupations tandis que je me dirigeais comme une furie vers les deux énergumènes.

Bonne chance Logan.
A la revoyure.
Et merci.

- Fin -
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