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 Lose Control _ Enzo

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MessageSujet: Lose Control _ Enzo   Ven 29 Oct 2010 - 18:01

-
Lose Control




All that I'm living for
all that I'm dying for
all that I can't ignore alone at night


Respires à fond, calmes toi, ça va aller. Oui, j’me parle à moi-même et alors ? J’vais très bien d’abord. D’ailleurs j’ai pas peur, pas du tout. Ça n’est qu’un mister qui me regarde avec… ouais ok, ce regard de satyre me fait flipper. Y’en a pas un pour m’aider sérieux ! Ils passent tous, le regardent, me voient, dans la merde, comme d’ab’, et pas un n’agit. Génial, merci du soutient, vraiment ! On se sent entourés ici, c’est fout ! Nann éh ! Je parle pas de toi !! Où il m’emmène lui ? Non non non, tu te rapproches pas, tu ne me regardes pas, tu n’imagines rien de ce que tu pourrais me faire et tu fais ton comming out. Là maintenant tout de suite. Nan sérieux c’est pas drôle, dit moi que t’es gay… marié ? Nan, ça c’est débile… , castré ? TT ok, je désespère, c’est officiel. Mais avec son bout de bois vers moi là je peux faire quoi ? Sauter dessus en espérant qu’il va pas me balancer un truc qui m’immobilisera ? Mais pourquoi j’ai apprit aucun sort moi ? Raaaaaaaaaaah ! Nan me touche pas, bas les pattes !! Moman, au secouuuuuuuuuuuuuuurs !!!!!

Oui, au secours, c’était une bonne idée, sauf qu’il aurait fallu le hurler tout haut. Et puis, ça aurait été plus efficace s’il y avait eu du monde autour d’eux. Et du monde qui accepte de l’aider surtout. Sinon ça n’avait pas grand intérêt à part celui de la mettre dans une position plus dérangeante encore. Car dans le genre dérangeante, elle était pas mal. La jeune femme se trouvait coincée entre un mur dur et un homme… qui l’était malheureusement tout autant. Sauf que là, contrairement à la dernière fois, elle ne l’avait pas cherché et n’en avait aucune, mais alors aucune envie. Son esprit s’était brutalement bloqué, comme si rien ne pouvait s’échafauder en elle, tout ce qu’elle réussissait à faire, c’était donner des coups comme elle ne pouvait dans tous les sens, cherchant à le repousser, à lui faire mal, à lui faire peur, bref, n’importe quoi pourvus qu’elle puisse s’échapper. Mais il avait eu le temps de lui attraper la fesse gauche o.o (oui, je dédramatise) et en était au niveau de lui arracher la peau en même temps que lez soutient gorge. Sans avoir enlever le t shirt… pas très fut fut mister. En fait, il cherchait plus à le soulever par au dessus, pour avoir accès à ce qu’il se trouvait derrière. Ce fut à cet instant là qu’il s’éloigna brutalement en hurlant. La jeune femme ne savait pas ce qu’elle avait cogner pour une telle réaction, même si elle s’en doutait, mais elle ne risquait pas de s’arrêter pour poser la question.

Ayant abandonné son sac là où elle s’était fait agressée, la jeune femme avait détalé sans demander son reste tendis que de grosses traces rouges apparaissaient sur son décolleté. D’accord, elle voulait s’éclater et rattraper le temps perdu, mais pas les mauvaises expériences ! La jeune femme n’avait jamais couru aussi vite de sa vie, ne ralentissant même pas pour passer les embranchement du couloir ou pour descendre les marches. C’était ainsi qu’elle avait atterrit au premier étage, poursuivie par l’autre crétin sur qui elle gagnait quelques centimètres à chaque étage. J’vous passerais la blague perverse qui me vient en tête hein ! XD

C’était à ce moment là que sa course s’était.. Brutalement arrêtée. La belle blonde avait renversé quelqu’un de plein fouet, s’étalant au sol sur lui. Quelqu’un qui s’était avéré être un jeune homme qu’elle dont elle avait fait la connaissance de manière un peu particulière quelques temps plus tôt. Après une fraction de seconde où la jeune femme n’avait fait que le regarder, un peu surprise, la jeune femme s’était redressée, regardant rapidement autour d’elle, assez vite pour repérer la jeune rousse à leurs droite qui tenait l’un des balais de l’école. La minute suivante, la jeune Poufsouffle le lui avait arracher et balançait un violent coup dans les tibias de l’homme qui arrivait en courant sans ralentir puisqu’il ne l’avait pas vu, la jeune femme ayant prit soin de se dissimuler derrière l’un des grands piliers accolés au mur. Alors qu’il s’écroulait, Sovahnn se remit à courir le long de quelques mètres avant de faire demi tour et d’attraper Enzo par le bras puis de s’éloigner au pas de course.

Loin de l’autre crétin, le plus loin possible. Qu’il ne la trouve plus. Son cœur semblait prêt à faire exploser sa cage thoracique pour gouter le gout de l’air extérieur, puisque, bientôt, ils firent irruption à l’extérieur. De l’air, pitié. Sentir le grand espace du parc ne lui ferait pas de mal. Tout en courant, la jeune femme reprenait le contrôle de son esprit, pas vraiment son calme, mais au moins, elle ne se sentait pas autant engourdie mentalement. Même si, à présent, il fallait bien l’avouer, elle avait surtout une envie de vomir assez saisissante mêlée à ce besoin de fuir le plus vite et le plus loin possible. Mais elle fini par ralentir, doucement, cherchant son air par à coup, sa poitrine rougie se soulevant de manière irrégulière alors qu’ils s’arrêtaient finalement. Non, elle continuait d’avancer, doucement, comme si ça avait encore un intérêt. Pourtant, il n’y avait personne derrière, personne devant. Ils étaient seuls. Pourquoi elle l’avait embarqué au fait ? Si, parce que l’autre porc l’avait fixer à l’instant où elle l’avait frapper. Et elle n’avait pas particulièrement envie qu’il se défoule sur lui.

Nan, et puis il commence à s’empâter le Zozo, il lui fallait une bonne course. Si si, vraiment, ça lui a fait du bien j’suis sûre… merde comment de l’air peut faire aussi mal à la gorge et aux poumons ? Si tu te calmais aussi ma vieille, ça irait mieux… oui, exact. Bon éh, ça va je viens de faire un marathon et puis… nan, y pense pas ou j’en connais un qui devra balancer ses chaussures…

Pourtant la jeune femme ne l’avait pas regardé même si elle lui lâcha finalement la main. Ils étaient devant le lac finalement. Mais elle ne pouvait s’arrêter complètement. Comme s’il était encore derrière. Quoi que vu l’état dans lequel devaient être ses tibias… mais bon…




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MessageSujet: Re: Lose Control _ Enzo   Dim 31 Oct 2010 - 12:31

Histoire de la Magie. J'ai ce cours en horreur et on ne peut pas dire que le prof nous aide à apprécier cette matière ringarde et rasoir au possible. Du blabla pendant des minutes interminables, semblables à des heures. J'ai bien faillit m'endormir. Ah mais attends, en fait non, je me suis véritablement endormi et c'est un coup de baguette sur ma table qui m'a réveillé en sursaut. Pendant un instant j'avais oublié où j'étais alors quand j'ai croisé les sourires amusés de mes chers petits camarades j'ai pas tout de suite capté. Ça m'a énervé, et je me suis barré. Faut croire que j'ai de la veine parce que la fin du cours a "sonné" juste quand je passais la porte. Et oui toujours ce gros besoin de sommeil. C'est quand même pas de ma faute si mes nuits sont agitées. Quand je ne fais pas de cauchemars, je suis retenu prisonnier dans mon propre esprit par un malade de chez Serdaigle qui pète un câble. Ma vie est passionnante en ce moment. Je navigue entre un état de stress quasiment permanent, la déprime, et les conneries. Jeunesse doit se passer j'imagine. Enfin toujours est il que j'ai été balancer mes affaires sur mon lit et je suis parti à la recherche de mon chat qui n'était pas là, en espérant qu'elle ne soit pas parti se réfugier dans la cabane d'Ismaelle comme elle le fait tout le temps en ce moment. Qu'est ce qu'il y a Lune ? T'as un message à me faire passer ou ... Quelle plaie. Hors de question que j'aille la chercher là bas. Hors de question que je me retrouve seul face à Ismaelle. Oui c'est vrai je culpabilise de me comporter comme un con avec elle mais c'est plus fort que moi. Mon instinct m'interdit d'agir autrement. Même avec elle. Heureusement pour moi, j'ai quand même des moments de calme et de lucidité, comme celui que j'ai partagé avec cette fille mystérieuse près du Lac. Elle a réussi à me faire dire des choses que je ne pensais jamais laisser sortir. A vrai dire je ne le voulais pas mais c'est venu tout seul, et finalement, ça m'a fait beaucoup de bien.

Les cheveux dans tous les sens, la marque de mon livre encore sur la joue, j'ai juste pris le temps de me changer, ne supportant plus l'uniforme. Un baggy, un vieux T-shirt et un sweat à capuche, et me voilà paré pour l'aventure. Je descends les escaliers nonchalamment, les mains dans les poches, l'esprit un peu ailleurs mais ne visant rien de bien particulier. J'aperçois mon frère et envisage d'aller le rejoindre jusqu'à ce que la silhouette de Jillian se dessine devant lui. Je bloque, fais demi tour et les observe en tournant la tête par instant tandis que je poursuis mon chemin sans réel but. La vérité c'est que j'aimerais aller m'asseoir avec eux et discuter, de tout, de rien, de la pluie et du beau temps, mais j'en suis incapable. Déjà d'une parce que je risquerais de les déranger, et de deux parce que Jill et moi, c'est toujours pas ça. On s'évite. On s'ignore, et quand par hasard on arrive pas à s'en tenir à ça, ça fait plutôt mal. Je suis trop con.

J'ai donc continué à marcher sans vraiment faire attention aux personnes que je croisais jusqu'à ce que mon regard se braque dans celui bleu acier d'une autre silhouette familière. Cameron. Il me dévisageait avec insistance, comme s'il essayait de lire quelque chose en moi. Et je suis resté là, incapable de faire le moindre mouvement, le laissant ainsi m'analyser sans rien dire, sans jamais lâcher son regard. Il avait l'air de se poser mille et une questions.

« Tes yeux ... Ce regard. C'était toi ? L'autre soir dans la forêt, c'était toi ? »

J'ai cru étouffer, et par instinct j'ai détourné le regard pour qu'il arrête de me dévisager.

- Je vois pas de quoi tu parles.

Nouveau demi tour, d'un pas plus rapide cette fois, et sans me retourner.
A croire que je ne peux pas faire un pas sans tomber sur quelque chose ou quelqu'un qui me déstabilisera aujourd'hui.

« Hey attends ! Pourquoi tu m'as laissé partir ?! »

J'accélérais et disparaissais au détour d'un couloir en revivant la scène dans ma tête. La Pleine Lune. Lui. Moi. Et cette petite voix dans ma tête qui m'a fait promettre de le laisser tranquille, de ne pas lui faire de mal. J'étais en colère, encore plus stressé que je ne l'étais déjà quelques secondes auparavant. Comment est ce qu'il a pu me reconnaître ? Est ce qu'il sait qui je suis, ce que j'ai pu représenter pour son ami ? C'était l'occasion idéale pour lui poser toutes les questions qui me hantaient depuis des mois mais comme toujours j'ai paniqué et j'ai pris la fuite. Et maintenant je m'en mords les doigts.
Perdu dans mes pensées, je n'ai pas vu le boulet de canon qui me fonçait droit dessus. Deux secondes plus tard, j'étais par terre, avec une jolie blonde étendu de tout son long sur mon corps. Comme si j'avais besoin de ça maintenant ...
Seulement quand je l'ai reconnu, quand j'ai vu son regard rempli de peur et d'adrénaline, dans ma tête tout s'est enclenché.

- Sovahnn ? Qu'est ce que ...

Je n'ai pas eu le temps de terminer ma phrase qu'elle était déjà reparti, me laissant tout seul par terre comme un con.

Sovahnn et moi, on s'est rencontré d'une drôle de manière mais étrangement, et malgré ce qui s'est passé entre nous, je ne ressens aucune gène en la regardant. Non, au contraire, tout ce que je ressens là c'est de l'inquiétude parce que je ne reconnais pas ses yeux rieurs. Son visage d'ordinaire illuminé par un sourire taquin est totalement fermé et ça ne lui ressemble pas. En tout cas pas à la Sovahnn que je connais. Quelque chose cloche et je n'aime pas ça. Mon instinct me le cri et l'animal se réveille lentement mais surement. Alors je me relève, prenant appuie sur mes coudes. Et tandis que je déroule ma grande carcasse je la vois qui s'agite et fonce vers une autre fille qui se tient là, balais à la main. Je ne comprends pas ce qu'il se passe mais tout va très vite. Les pas résonnent sur la pierre et je le vois débarquer comme une furie. La rage se lit facilement sur ses traits tirés. Je le reconnais lui aussi. Un Supérieur. L'un de ceux qui ont brisé ma vie. Celui là même qui a déjà goûté à ma haine. Pourtant je ne bouge pas, bien trop scotché par ce qu'il se passe sous mes yeux. Cachée derrière un énorme pilier, la petite blonde aux longs cheveux lui envoie un coup de balais dans les tibias et il s'écroule. Il ne l'a pas vu venir, bien trop occupé à me dévisager, me reconnaissant lui aussi probablement.
Et je l'observe par terre, avec une expression genre ..

Spoiler:
 

Le temps s'arrête. Lui se tord de douleur tandis qu'un léger sourire nait sur mon visage, malgré moi. Je n'ai pas honte de prendre plaisir à le voir souffrir, peu importe les conséquences que ça pourra avoir. Sovahnn a disparu aussi vite qu'elle est arrivée. En tout cas c'est ce que je pensais avant de sentir une main enrouler mon bras pour m'entraîner dans son sillage. Et moi comme un con, par reflexe probablement, je la suis. Je cours, avec elle, une impression de déjà vue me collant aux basques sauf que cette fois, ça n'a rien d'amusant. Pas quand je vois cette expression terrifiante sur son visage de fée.
Elle court, elle court et ne s'arrête pas. Plus elle court, plus je m'inquiète. Et lorsqu'elle ralentit enfin, près du Lac, qu'elle me lâche la main mais qu'elle ne se retourne pas, qu'elle ne s'arrête pas totalement, je ne tiens plus. Alors à mon tour j'attrape son bras et la fait pivoter sur elle même pour pouvoir lui faire face. Doucement, sans pour autant la brusquer.

- Hey, hey, hey. Arrête toi. Calme toi. C'est bon, il est plus là. Pourquoi tu cours comme ça, qu'est ce qu'il t'a fait ?

Je la dévisage et j'essais de lire en elle mais rien ne perce de ce masque qu'elle s'est construit. Alors je la détaille, et ça me saute aux yeux. Son T-shirt à moitié déchiré. Ces marques au dessus de sa poitrine. Et ce regard terrifié qui me glace le sang.

- Wow, attends ...

Pas besoin d'être Einstein pour comprendre.
L'ordure.
Je la lâche, m'éloigne d'un pas puis fais demi tour et commence à marcher vers le château avec un seul but.

- J'vais l'tuer.

Pour ça, et pour tout le reste.
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MessageSujet: Re: Lose Control _ Enzo   Mer 10 Nov 2010 - 17:58

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Lose Control




Chill out whatcha yelling for?
Lay back, it's all been done before
And if you could only let it be
You will see


L’angoisse se mue en paralysie, doucement, elle m’empêche d’agir, de bouger, de faire quoi que se soit qui puisse me sortir de là. Lancinante, elle semble être là, toute prête à me prendre toute entière. Et elle n’est pas la seule, sinon elle n’existerait même pas. Mais elle était là, bien présente, et pourtant, elle a explosé, comme ça, brutalement sans que je ne comprenne ce qu’il s’est passé. J’ai assez passé de temps à attendre que celui-ci passe. Assez de temps inerte, sans une fibre de contrôle sur moi-même (et je ne dirais pas tout ce qui a bien pu se passer autour de moi, ça choquerais les âmes pures… qui ne doivent pas beaucoup comprendre ma situation donc qui peuvent se casser ). Jcrois que mon crane vient à peine de rallumer les neurones qui lui servent à penser. La preuve, entre temps, c’est le grand vide. J’suis en train de courir, et je dois faire flipper Enzo. Remarquons au passage que je me souviens de son nom, ce qui est un espoir. J’suis fière de moi :ga:. Mais qu’est-ce que je raconte encore ? J’crois que j’ai juste agis par reflexe sans que ça n’ai été guidé par une réelle réflexion. Mais bon, ça a fait son effet, c’est le principal. J’suis libre et… vierge de toute violence :ga: ou presque quoi. Ouais ben je n’peux pas dire vierge tout court, ça le ferait pas vu la personne qui me suit docilement en courant Rolling Eyes ouais, docile tellement docile que… que… ah ben qu’il m’empêche de continuer. Quoi ? J’suis si mal coiffée que ça pour que tu me regarde comme ça ? Rolling Eyes et bah ça va, c’est bon, j’vais bien (très crédible, bravo ><‘’ surtout que tu ne le prononce pas à voix haute ! ).

Aller bien. Non, ça n’était pas vraiment crédible, et pourtant la panique c’était tue brutalement lorsque la voix du jeune homme s’était fait derrière elle. Comme si elle l’avait brutalement ramener à la réalité, comme si elle avait permit à l’esprit de la jeune femme de reprendre le contrôle. Pourtant, pendant quelques instants encore, son regard était vague, loin de là. Le temps de revenir, peut être. Elle n’en savait rien. Le temps de se rendre compte que ça allait. Qu’elle s’en était bien sortie. Le temps de refouler ce qu’il se serait passer si elle n’avait pas réagit, si elle n’avait pas eu de la change. Car ça n’était rien de moins que ça. Le temps qu’un frisson glacé ne la prenne totalement. Le temps qu’il comprenne et qu’elle se reprenne. Elle allait bien, c’était tout. Un peu chamboulée, mais ça, elle savait faire avec.

« Nan ! »

La rage était passé dans les yeux du garçon, brutale, bestiale. Mais il n’irait pas se faire tuer aujourd’hui. Enfin, pas du moins qu’elle serait là pour lui faire un plaquage dans les règles… ou lui attraper l’épaule pour l’arrête. Oui ben c’est bien l’épaule aussi hein…il lui faut un petit temps de récupération à la miss pour retrouver son côté pétillant. Pourtant, lorsque ses doigts s’étaient refermés contre le jeune homme, sa poigne était ferme.

« Oh que nan, tu vas te calmer surtout. »

T’en as pas marre de faire gaffe aux autres toi ? Tu connais trois personnes ici, et t’es capable de flipper pour eux alors que t’es à moitié à poil. Hein ? Ah oui c’est vrai >.<‘’

« Ça va ok ? Il a rien eu le temps de faire à part… bousiller un t-shirt … qui ’est pas à moi d’ailleurs. »

Comme le reste d’ailleurs.

D’un geste, elle s’était arranger au mieux, sentant le regard de deux passants sur elle. Un petit sourire du gars, un regard noir de la part de la jeune femme derrière lui. Celle à qui elle avait arracher le balais des mains. Elle avait dû se barrer en courant pour être déjà ici, à la regarder comme ça. Non sans lui rendre son regard, alors que ça n’était ni nécessaire, ni juste ni utile, la jeune femme avait finalement de nouveau pris la main d’Enzo, sentant que si elle le laissait faire, il exploserait, et bien plus vite qu’elle. Il y avait autre chose, ça elle le savait, tout comme elle savait que quelque chose le hantait. Choquée, certes, mais pas débile.

Et un… deux… trois : partez !

« T’as d’la graisse à perdre »

Un petit sourire et puis un clin d’œil, juste parce qu’elle se réveillait. Elle, celle dont le sourire hurlaient aux autres qu’elle ne se laisserait pas abattre de si tôt, elle dont les yeux pétillaient d’une vie qu’elle ne risquait pas de laisser filer comme ça.

Aller, bouge toi mon grand, j’vais t’épuiser moi Rolling Eyes quoiiiiiiiiiiii ? Roh mais si vous prenez tout dans le sens pervers de la chose aussi Rolling Eyes

Cette fois ci, elle semblait reprendre vie une nouvelle fois, trop angoissée de perdre de nouveau du temps, elle passait outre, voilà tout. Ça retomberait un jour peut être. Mais pas tout de suite. Ça allait, il ne s’était rien passé après tout, il n’avait pas eu le temps de faire grand-chose. Pas de quoi en faire un drame. Combien de drames avait il provoqué justement lui ? La ferme, on se déride. On ne reste pas là-dessus.

Sinon je m’enfoncerais.

Elle en était juste persuadée. Alors, serrant fort la main du jeune homme, elle avait de nouveaux pousser les portes du château, avait traversé le hall avant de grimper quatre à quatre les étages, évitant tout de même de passer par les escaliers où elle entendait des voix graves, elle leur fit faire un détour par un passage secret qui les avait amenés juste devant l’un des escaliers qui disparaissaient dans la pierre. Sauf qu’il en émanait une voix furieuse qu’elle reconnaissait sans trop de problème. D’ailleurs il leur avait suffit de s’avancer doucement pour voir le dos de l’homme à qui elle aurait aimer briser les tibias. Alors elle avait buté, fixant les dos du con et de son acolyte. Sauf que devinez ce qu’il y avait sur le côté de l’escalier en question ? Un tonneau dans lequel étaient empilés des balais. Ah ! Exact ! L’homme à côté du crétin était le professeur de vol. un Supérieur qui avait dû voler (sans mauvais jeu de mot bien sûr !) au secourt de son ami qui ne semblait plus trop pouvoir avancer. Ce fut alors un petit sourire moitié mauvais, moitié joueur, moitié sale gosse qui va faire une connerie et qui ne risque pas de le regretter.

Toujours ce petit sourire aux lèvres, la jeune femme s’était penchée, faisant une révérence ironique envers Enzo, lui désignant du même coup le tonneau en question.

« Après vous mon cher.. »

J’suis intenable Rolling Eyes





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MessageSujet: Re: Lose Control _ Enzo   Mer 10 Nov 2010 - 23:25

Cette putain d'envie de tout détruire sur mon passage. Elle me colle à la peau. J'étais calme, l'instant d'après je ne le suis plus. Il me suffit d'un rien. Enfin comment dire, il se trouve que là, ça n'est pas rien. C'est bien loin d'être rien même. Ok Sovahnn n'est pas la personne la plus proche de moi sur terre. Ok on se connait à peine. Il n'empêche que je ne supporte pas l'idée que ce porc s'en soit pris à elle, et surtout pas de cette façon. Si je le choppe, je l'étripe et je fais un buffet géant avec ses restes. J'inviterais tous les Loup Garou du coin pour qu'ils se régalent pendant que je le regarderais agoniser, brulé par la souffrance. Cette rage, elle est tout le temps là enfouie au fond de moi je crois. Disons que ça s'en va et ça revient - Ça se chante, ça se danse. C'est comme une chanson populaire et je sors - mais elle reste toujours bien présente. Même dans les moments où je suis le plus placide. Alors je marche, d’un pas décidé. Ce que je vais faire une fois devant lui ? Je n’en ai pas d’idée précise. Lui faire payer, par je ne sais trop quel moyen. Pour être honnête je m’en fous pas mal. Il prendra pour les autres et peu importe la manière. Cette pourriture, et ses acolytes, m’ont fait trop de mal. A moi certes, mais surtout à Lui. Puis à elle. A Sovahnn j’veux dire. Et étrangement, je pense qu’elle n’est probablement pas la première à avoir subit ce genre de truc de sa part. A mes yeux, il ne mérite même pas de respirer. Je crois que je suis aveuglé de toute façon, alors qu’importe s’il est capable de m’envoyer à l’autre bout du château sans lever le petit doigt, je me relèverais et je recommencerais jusqu’à ce qu’il se lasse et qu’il en finisse avec moi, ou inversement. J’ai pas les yeux plus gros que le ventre seulement voilà, à force de sous estimer les gosses de cette école, il risque d’avoir une belle surprise un jour. Je ne prétends pas être meilleur qu’un autre. Je ne suis qu’en sixième année et il est évident que je ne fais pas le poids face à lui, magiquement parlant j’entends. Ceci dit au niveau physique j’ai peut être ma chance. Et pour ce qui est de l’intellect, là j’ai aucun doute même si la moitié des personnes présentes dans cette prison pensent le contraire. Tant mieux, ça m’arrange. Prenez-moi pour un crétin. Vous risquez d’avoir de belles surprises vous aussi.
Comment ça j’en veux à la terre entière ?! C’est faux ! Complètement faux ! Archifaux ! J’en veux juste à ce connard de respirer. Je lui en veux pour ce qu’il a fait à Kyle même si ce n’était pas lui nécessairement. Je lui en veux pour ce qu’il a fait à Sovahnn et ça n’a rien à voir avec le fait que je sois possessif ou quoi que ce soit d’autre. Ok on a pris du bon temps elle et moi, et alors ? On a pas signé de contrat de mariage que je sache (oui j’y tiens à ce putain de contrat de mariage xD) alors elle fait bien ce qu’elle veut d’elle et avec qui elle veut ça ne me regarde pas. En revanche, là où ça me regarde et où ça ne me plait pas du tout, c’est que ce … ce … ce sale type a osé poser ses sales pattes sur elle et qu’il l’a mis dans un état pas possible. Et ça, ça passe pas. Parce que quoi qu’on en dise, je me rends compte que j’y tiens à cette fille. Elle est la seule qui arrive encore à me faire sourire sincèrement dans tout ce merdier. Alors interdiction formelle de lui faire du mal ! J’en veux aussi à ce connard de Vattic qui m’a fait vivre un enfer. J’en veux à Cameron d’être ce qu’il est ou plutôt qui il est. Je lui en veux d’avoir percé mon secret et d’avoir lu dans mes yeux. J’en veux à mon frère d’être le pire enfoiré que la terre n’ai jamais porté mais je m’en veux encore plus d’être incapable de le détester et d’être dépendant de lui, de l’aimer tout simplement. J’en veux à Jillian d’être si loin de moi mais je m’en veux encore plus de l’avoir poussé à le faire. J’en veux à Hammerschitt d’avoir trahis ma confiance mais je m’en veux encore plus de la lui avoir accordée. J’en veux …

Pas le temps d’aller plus loin dans mes réflexions et ma colère naissante. Cette sur mon épaule, aussi ferme soit elle bien qu’elle est l’impact d’une fourmi sur moi, m’a stoppé net. Et sa voix que j’entends pour la première fois depuis qu’elle m’a trainé jusqu’ici.

« Oh que nan, tu vas te calmer surtout. Ça va ok ? Il a rien eu le temps de faire à part… bousiller un t-shirt … qui ’est pas à moi d’ailleurs.»

Face à elle, je lâche un rire ironique alors qu’elle essaie de remettre ses vêtements en ordre.

Tu te fous de moi là Sovahnn ? Je peux pas me calmer, ok ? J’en ai même pas envie d’ailleurs. Et puis pourquoi je le ferais ? Donne-moi une bonne raison. Et ne me dis pas que ça va ! Non ça va pas. Ce type n’a peut être pas eu le temps d’obtenir de toi ce qu’il voulait mais le simple fait qu’il ai essayé, ça va pas du tout. T’aurais du voir ta tête, et ton regard. Tu crois que j’ai pas vu toute la panique et la peur dans tes yeux d’habitude si rieurs ? Bordel Sovahnn, tu peux pas toujours tout prendre à la légère.
Si. Bien sur que si. Elle le peut. Et elle le fait. Je ne vois pas les deux autres qui débarquent, je ne vois qu’elle. Je n’arrive pas à me calmer et elle le sent, j’en suis certain.

« T’as d’la graisse à perdre »

C’est comme ça avec elle, impulsif, inattendu. Et t’as pas d’autre choix que d’embarquer dans son jeu. Alors quand sa main s’empare de la mienne, je reste incrédule, les yeux grand ouvert. Un clin d’œil. Un sourire. Puis la course, de nouveau.

- Hey ! Mais ... Tu t’arrêtes jamais c’est pas possible !

Non, bien sur que non. Parce que cette fille là, elle coure après la vie, ou plutôt non, elle coure avec la vie. Elle ne veut plus en perdre une seule miette et quelque part, je la comprends. Cinq ans lui ont été volés. Je suppose que ça fait réfléchir. Le temps perdu, ça ne se rattrape pas alors autant ne pas en perdre plus. J’aimerai être comme elle, capable de tout laisser derrière moi pour avancer sans cesse, mais c’est au dessus de mes forces. Je me dis qu’en la suivant dans sa course poursuite contre ce fameux temps, ça me fera toujours ça de gagné. Non ?
Et tandis qu’elle reprenait vie, qu’elle redevenait la Sovahnn que j’avais connu la première fois, j’essayai de faire taire mes démons. Même si je dois bien l’avouer, je les avais laissé tomber pour en retrouver d’autres. Sans doute étaient-ils trop nombreux. Cette fois c’est sa main dans la mienne qui remuait des trucs en moi. Une sensation qui n’était absolument pas lié à elle mais le simple fait de ce geste. Un geste anodin entre elle et moi, qui ne signifiait rien, mais qui ne l’avait pas toujours été et à la place de sa paume à elle, c’est la sienne à Lui que je voyais.
De retour dans le château, une marche rapide, le hall, puis les escaliers. Ça allait vite, comme toujours, mais je suivais sans rien dire, perdu, flottant entre deux eaux, deux états, jusqu’à ce qu’elle s’arrête brutalement. Je suis redescendu sur terre. J’ai lâché sa main et j’ai suivi son regard. Mon sang n’a fait qu’un tour et machinalement j’ai fait un pas en avant. Par je ne sais quel miracle, j’ai réussi à me retenir pourtant. Ne le lâchant pas du regard, lui et son comparse, je cherchais quelque chose susceptible de me ramener sur terre le plus vite possible.

- J'ai pas de graisse à perdre. En tout cas ça avait pas l'air de te déranger la dernière fois.

Aller, mange toi ça ma belle. C’est le premier truc qui m’est venu à l’esprit.

- J’vais m’le faire. Hum … Peut être pas aujourd’hui. Je supportais déjà pas sa gueule avant, je crois que là il vient de gagner le gros lot.

Tu ne seras pas toujours là pour m’empêcher de me faire tuer. Et puis il sait déjà de quoi je suis capable cet enfoiré. Je ne le raterais pas deux fois ça c’est certain.
Un sourire, amusé mais pas trop. Nouveau regard vers eux. Mauvaise idée, alors je fixe mes yeux noisette dans les siens. Elle me fait la révérence ? Qu’est ce qu’elle mijote encore ?

« Après vous mon cher.. »

Hum ?
Alors j’observe, et je vois enfin ce qui l’avait fait sourire quelques secondes plus tôt. Dans ma tête, ça n’a pas été immédiat. Disons que j’ai toujours eu tendance à foncer dans le tas sans réfléchir alors faire appel à mon cerveau pour échafauder un plan diabolique, c’est pas un automatisme. Comme les antibiotiques. M’amuser ? Ça non plus je ne sais plus comment faire. Pourtant, je sens que ça commence à monter là haut dans ma sale caboche. Alors j’avance lentement, discrètement, et je m’arrête près du tonneau.

- J'vais pas te dire que j'espère que tu cours vite, ça je le sais déjà. T'as été monté sur ressort ou quoi ?! J'ai jamais vu quelqu'un qui tenait aussi peu en place.

Fini de rire. On va pas y passer la nuit. Je pousse le tonneau qui s’écrase sur le sol dans un fracas du tonnerre, les balais s’éparpillent et d’un coup pied je le pousse dans les escaliers. Pas le temps de rester pour constater l’étendu des dégâts.

- On dégage ...

Et cette fois c’est moi qui mène la danse alors tu me suis et tu discutes pas. J’attrape sa main et l’entraine avec moi. Je ne sais pas si les Supérieurs nous ont vu mais quelque part je crois que j’aimerai que ça soit le cas. Peu importe les risques de représailles. Ce n’est pas comme si on n’avait pas l’habitude.
De nouveau les marches. Cinquième étage, je pousse la première porte que je trouve et l’attire à l’intérieur. Une fois la porte fermée, je me rends compte de l’endroit où on est.

- Je pense que t'as jamais du foutre les pieds ici, bienvenue dans la Salle de bain de préfets. En réalité je ne l'avais jamais vu non plus. J'te cache pas qu'on a pas le droit d'être là parce que tu te doutes bien que je ne suis pas l'un d'entre eux. Les préfets j'veux dire. Et va pas croire que je t'ai emmené là pour faire un bain de minuit ... à 16h Rolling Eyes

En fait, j’ai aucune idée de l’heure qu’il est. J’ai pas ma montre sur moi, je suis sorti à l’arrache et puis de toute façon, je ne la porte plus. Le temps n’a plus vraiment d’importance pour moi. Peut être que mon père n’aimerait pas ça, puisque c’est lui qui m’a offert cette montre mais pour une fois, je ne culpabilise pas. Plutôt étrange. J’aime pas cette sensation de vieille rancœur qui traine au fond de moi. Je ne veux pas lui en vouloir à lui. Je n’ai aucune raison pour ça si ce n’est ce doute qui persiste en mois quant au fait que s’il était toujours en vie, il n’aurait peut être pas accepté lui non plus ce que Derek m’a reproché. Parce que ça ne se fait pas chez les Ryans.

Des conneries.
J’en ai rien à foutre.
Et je ne m’excuserais pas pour ça.
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MessageSujet: Re: Lose Control _ Enzo   Jeu 11 Nov 2010 - 12:26

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Lose Control




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Laisse moi m’éclater, laisse moi faire comme si je ne me rendais pas compte. Non, tout ne me passe pas au dessus. Je comprend des choses que jamais je n’aurais voulu voir, je crève de trouille, sérieusement, ça me bouffe, mais il y a cette envie d’en profiter qui est toujours la plus forte en moi, qui me hurle de ne laisser passer aucune seconde. Cette envie de me laisser exploser de joie chaque jour de la journée, pour le seul fait que j’suis debout, libre de mes mouvements, que le monde autour de moi est tant effrayant que passionnant. Ya tellement de choses dont j’avais aucune idée, imagine toi que chaque pas est une bouffée d’air, chaque pincement sur ma peau, tout est réel, même les pires choses et j’peux pas me dire que c’est une mauvaise chose. J’aurais dû crever sur mon connard de lit d’hôpital, perdue dans mes rêves, écoutant ma famille parler de me débrancher. Imagine toi cinq secondes, j’ai eu cinq ans pour me voir morte, cinq ans pour ne faire que fantasmer sur une vie que je n’aurais jamais. Et là je vis, je m’exprime, je cours, je rit, je m’éclate, je crève de trouille, mais mon cœur est là, il bat si violement dans ma poitrine qu’il manque de s’en aller, à chaque pas que j’fais en courant. Merde mais même mes courbatures font que j’me sens bien. Et à défaut de bien : vivante. J’existe. Crois moi, il n’y a rien de meilleur. Et va pas me gâcher ma journée en te faisant canarder. Déjà qu’elle est à deux doigts d’être bien pourrie… mais ça change rien. C’est vrai, c’est étrange tout ça. J’y peut rien, il y a un côté de moi qui a juste envie de se barrer et de se planquer quelque part, de se terrer et ne plus exister, pour fuir ce que je risque ici, ce dont j’ai eu un extrait plus que convainquant. Mais ça reviendrait à ce que je haïrais le plus, et je ne peux pas m’y résoudre. Me dissoudre, comme ça, brutalement. Non, ça va, j’en ai assez bouffer. Alors, toi, tu vas te calmer tout de suite, j’te ramasserais pas à la petite cuillère, j’te préviens. Allé, come on, fais toi des muscles (style il en a pas quoi OO’’ ). éh ! À force de le faire courir dans tous les sens, il n’aura plus la force de faire grand-chose hein !! Ou sinon… JE n’aurais plus la force de l’empêcher d’agir. Certes. Maiiiis… c’est pas une bonne hypothèse ça ! Ouais, voilà, très mauvaise !

Et, non, j’arrête jamais. J’ai l’énergie de cinq ans à revendre, en gros, j’risque pas de me calmer tout de suite. Toi en revanche mon grand Rolling Eyes j’prend ça comme un défit tient ! Bonne description ça tient. Je cours avec la vie, comme si j’essayais d’aller plus vite qu’elle, comme si j’étais plus forte que tout ça, comme s’il n’y avait rien qui pouvait arrêter cette course folle, ce paris de dépasser le temps, d’aller toujours plus loin, sans laisser quoi que se soit me rattraper assez pour m’arrêter.


Pourtant la jeune femme avait fini par s’arrêter. Net même. Comme si une claque l’avait forcée à se stopper. Et, à son grand étonnement, le jeune homme ne s’était pas précipiter pour aller régler con compte à l’autre crétin dont la seule présence angoissait la jeune femme. Nouveau choix, se laisser emporter par cette angoisse, partir se cacher, s’éloigner doucement. Ou faire toutes ces conneries qu’elle avait toujours rêver de faire. Tous ces sourires qui ne passaient pas sur ses lèvres malgré toute la bonne volonté du monde.

« Mais si, regarde, juste là.. »

Une voix qui ne portait pas, autant ne pas se faire repérer tout de suite. La jeune femme avait pincé le garçon au niveau des hanches avec un petit sourire. En revanche, elle ne répondit pas à sa réflexion suivante. Oui, il s’était fait deux ennemis. Et ni l’un ni l’autre n’avaient la crainte des représailles. Ils devaient être totalement inconscients et stupides, mais c’était comme ça. La preuve, elle avait décidé de… non, pas se le faire, vu la situation, ça n’était pas trop approprié pour elle, mais de lui laisser un salle gout dans la bouche aujourd’hui. Petit esprit farceur a tendance à être un peu méchant dans ces cas là. Et s’il pouvait ne pas se relever tout de suite, elle n’était pas contre.

Tu veux que j’te fasse un dessin ? Rolling Eyes

La belle lui avait adresser un grand sourire en l’entendant dire qu’elle était montée sur ressorts. Enfin un qui ne disait pas ça d’un air de reproche. Après tout, c’était plutôt pratique ici. Et puis, il fallait bien qu’elle se fasse à son corps :ga: cela dit, ça y était, l’exploration avait été faite +baf+ par lui aussi cela dit +doubleBaf+. Enfin bref. Le jeune homme avait fini par prendre le tonneau en question avant de le balancer dans les escaliers. Le temps qu’il propose impérativement de se casser rapidement, la jeune femme avait pu voir les deux crétins se retourner vers eux, un air terrorisé sur le visage. Le temps de partir en courant, elle leur avait adresser un grand sourire et les avait saluer d’un geste de ses deux doigts, fouettant l’air de son front. Un petit clin d’œil et Enzo l’avait tiré plus loin (manquant de lui décrocher l’épaule =O +out+). La course avait alors reprit, surtout que derrière, elle avait pu entendre l’un de deux remonter les escaliers. Elle avait même pu l’apercevoir, ne menant plus la danse, elle avait tout le loisir de se retourner pour voir un peu ce qu’il se passait. Et le prof’, si on pouvait l’appeler ainsi, était à leur poursuite. Était. Car les deux jeunes gens avaient dépassé un autre de leurs enseignants. Rivers. Le visage fermé, comme toujours, assez pour éloigner n’importe qui voulant lui adresser la parole. Il fallait bien l’avouer, elle ne l’appréciait pas trop. Ok, il lui faisait peur. Mais elle doutait qu’il soit réellement mauvais. Bien qu’en le dépassant, son taux d’adrénaline avait augmenter à nouveaux. Et s’il était de leur côté, ou même qu’il les arrêtait pour ne pas être emmerdé après … ? Mais en passant à ses côtés, la jeune éveillée pu l’entendre prononcer doucement un mot qui ressemblait fort à une formule. Bingo. Derrière, l’autre avait volé et était retombé mollement, figé, et dégoulinant d’un liquide… franchement immonde. Alors elle explosa de rire. Ils n’étaient pas vraiment les bienvenus manifestement, même auprès d’un prof que personne n’aimait Rolling Eyes enfin, sauf une, d’après les confidences que celle-ci lui avait fait pendant son coma.

Un grand sourire amusé éclairant son visage, la jeune femme avait fini par se faire entrainer dans une pièce qu’elle ne connaissait pas. Ouverte grâce à un mot de passe qu’elle n’avait pas entendu. Aucune importance, la porte était fermée, ils ne débarqueraient sûrement pas ici. De toute manière, entre l’un qui s’était pris un balais et un tonneau sur la tronche et l’autre qui s’avérait être dans un état gluantesque (c’est nouveaux, oui xD) aigue, ils ne débarqueraient sûrement pas tout de suite. Alors c’était avec un grand sourire rieur que la jeune femme avait observé l’endroit où elle se trouvait.

« La salle de bain des préfets hein ?! Et bah ça va, ils s’emmerdent pas… et pourquoi pas ! »

Ok, nan, je veux pas forcément prendre un bain mais… toucher à tous les boutons c’est fun :ga: … quoiiiiii ? Ouais j’suis une vrai gamine, mais t’as vu le nombre de trucs qu’il y a ici ? Et la taille de cette truc ! Sérieux c’est une piscine, pas un bain… oO mon esprit pervers ne peux s’empêcher de penser qu’il a dû se passer des trucs stranges ici…. Enfin bref : mumuse !!

Le temps que le jeune homme parte sur ses délires de montres, Sovahnn, elle, était déjà au niveau du bassin, regardant ce qui coulait de chaque robinets qu’elle pouvait ouvrir. Un petit regard vers Zozo alors qu’elle éclatait, avec un sourire niais, des bubulles roses qui s’échappaient de l’un d’eux.

« Ahem… quoiiiiii ? Ça va, me regarde pas comme ça, t’as vu ce truc ? Jrésiste pas moi… kiaaaaaaaaaaah OO’’ »

C’était un geyser vert qui était sortis brutalement du robinet, la faisant sursauter et reculer brutalement, les yeux écarquillés. Moment de bug sur le truc qui continuait à s’écouler. Second blocage en regardant le t-shit qui avait viré vert fluo.

« …. Ok… j’l’avais pas vu venir ce coup là oo’’ et ce truc est définitivement flingué… »

La jeune femme avait fini par se relever, repensant brutalement au truc gluant (ben ouais, vert, truc gluant… ‘ya connexion de pensée quoi =D… ), pour attraper sa baguette, petit bout de bois qu’elle n’utilisait que très rarement. Enzo était alors entre le bassin et elle. Après tout, il fallait bien les fermer les trucs, sinon ça allait fini par déborder. Mais à ce moment, elle n’y prêtait pas la moindre attention, cherchant à se rappeler la formule qui avait immobiliser l’autre crétin des Alpes. Formule qu’elle avait prononcé doucement en agitant la baguette.

Bah quoi ? C’est vrai, il faut bien que je trouve de quoi me protéger !

Mais ça n’eu pas vraiment l’effet escompté… la jeune femme se trouva projetée à la manière de l’autre boulet… le long de la pièce pour venir percuter le jeune homme de plein fouet… et finir dans l’eau chaude et parfumée du bassin

Et bah tu l’auras eu ton bain :ga:





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MessageSujet: Re: Lose Control _ Enzo   Jeu 11 Nov 2010 - 13:38

Life sucks !

So what ?

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Une gosse. Une véritable gosse. Cette fille me fait rêver. Insouciante. A dix millions d'années lumière de la planête. Elle plane. Elle s'amuse. Elle rit. Elle vit, tout simplement. Et quand je la regarde, j'ai pas d'autre choix que de sourire à mon tour. Elle est magique, je crois qu'il n'y a pas d'autre mot. C'est un peu un rayon de soleil ou un truc du genre. Quand elle est là, elle me laisse pas le choix. J'oublie tout et sans aucune possibilité de négocier. Voilà pourquoi on s'est encore foutu dans une merde incroyable. Comme si nos vies respectives n'était pas déjà un sacré merdier, mais non, faut en rajouter. C'est plus fun. Et puis je sais pas, j'ai cette impression étrange qu'il ne peut rien nous arriver. La dernière fois, on s'en ai plutôt bien tiré. Certes c'était pas des Supérieurs mais ici je me méfies de tout le monde de toute façon. Quand on parle de magie, autant ne sous estimer personne. Et puis là, même si j'ai préféré ne pas m'arrêter pour vérifier, le rire de Sovahnn m'a confirmé que Rivers nous a aidé. Ce type me met mal à l'aise alors j'allais très certainement pas faire demi-tour pour le remercier. Je crois qu'il s'en fout de toute façon. C'est pas que je ne l'aime pas, c'est juste que j'ai cette sensation désagréable qu'il comprend bien plus de chose qu'il ne le laisse voir. Encore un qui a un regard transperçant. Je déteste ça. Moins je le vois, mieux je me porte. Et depuis que ce n'est plus lui que je dois aller voir tous les mois pour avoir ma dose - j'ai toujours l'impression d'être un camé quand je dis ça - ça m'enlève une sacré épine du pied. Ouais bon on peut pas dire que ça se passe mieux avec Hammerschmitt étant donné que j'ai envie de lui sauter à la gorge chaque fois que je le vois, mais que le Loup m'en empêche. Je hais ce mec de toutes mes forces. Je crois que lui aussi a arrêté d'essayer de comprendre pourquoi j'avais pété un plomb ces derniers mois. Je pense que mes regards pleins de ressentiment lui suffise pour ne pas insister. Après tout, il a probablement pas que ça à foutre lui non plus et je me doute bien qu'il a d'autre bébé lycan sous la main pour jouer les maîtres de cérémonies. Tant mieux pour eux, si ça peut leur éviter d'aller bouffer la moitié du château une fois par mois c'est probablement mieux pour tout le monde finalement. De mon côté je me gère tout seul. La grosse bestiole qui dort en moi m'obéit au doit et à l'œil et tant que le prof de potion me glissera, ce qu'il croit être en douce, mes doses de Tue-Loup, tout ira bien. Enfin, tout est relatif quand on voit ce que je fais de mes Pleine Lune mais c'est un autre débat et on s'en fout pour le moment.

La porte refermé, j'ai fini mon petit tour et je la regarde s'émerveiller devant tout et n'importe quoi. Je me dis qu'il faudrait que je lui demande des cours pour redevenir comme ça. Parce que oui je l'ai été. Quand j'étais gamin, j'étais un vrai rêveur. Le genre de mioche qui fait pas de bruit, qui fait son petit truc dans son coin. Je ramassais les oiseaux blessés et je les soignais. Je regardais l'océan pendant des heures. Je jouais dans les vagues, ou dessus. J'observais le ciel, nuit et jour. Le soleil. La lune. Le moindre truc qui n'avait pourtant pas grande importance aux yeux des autres. Je me souviens de la fois où je m'étais cassé le bras en faisant n'importe quoi avec mon skate, oui j'avais déjà des ambitions au dessus de mes moyens à l'époque, enfin bref, je m'étais pas raté mais ma mère m'a réparé en moins de temps qu'il ne faut pour le dire et je n'en garde aucun séquelles. Merci la magie. Toujours est il que pendant qu'elle me soignait à l'abri des regards indiscrets, j'avais totalement bloqué sur une feuille morte qui jouait avec le vent. Je ne disais plus rien, je ne lui répondais pas, alors elle a suivi mon regard et quand elle a compris ce qui me captivait tant, elle a fait un de ses sourires qui la rendait si belle. Elle m'a ébouriffé les cheveux, a déposé un baiser sur ma tempe et m'a dit de filer. C'est un petit rien, mais ça illustre pas mal celui que j'ai pu être. Ces moments là me manque mais je prends conscience qu'il ne tient qu'à moi d'en créer d'autres. Alors tandis que la Belle au bois qui dort se bat avec les robinets qu'elle a tous ouvert les uns après les autres, j'éclate de rire. Elle devient fluo, enfin son T-shirt, et c'est à mourir de rire. Et quand je me rapproche d'elle, mes mains ayant encore trouvé automatiquement le chemins jusqu'à mes poches, je constate qu'elle a sorti sa baguette.

Est ce que je devrais m'inquiéter ?

C'est pas que j'ai peur d'elle, je sais qu'elle ne me fera pas de mal. Ou néanmoins ... pas volontairement. Le sort est parti, j'ai retiré mes mains de mes poches en un éclair dans un instinct de protection mais c'était déjà trop tard. Elle m'a foncé dedans dans un cri aigu et PLAF ! Hum ... Merci Sovahnn.

La tête plongée sous l'eau, j'ai retrouvé instantanément cette sensation de bien être quand mon corps se trouvait dans cet élément. Certes ce n'était pas l'océan mais quelque chose s'est passé en moi, je l'ai senti. J'aurais pu m'énerver, me mettre en colère pas forcément contre elle parce qu'elle n'était pas véritablement responsable, mais plutôt contre la situation, mais le contact de ce liquide familier m'a calmé dès l'instant où je me suis retrouvé immergé. Et je n'ai plus voulu remonter. Je me suis mis à sourire tout en retenant ma respiration et j'ai nagé sans me préoccupé de Sovahnn. J'ai complètement déconnecté de la réalité. C'était presque irréel, mais tellement agréable. Et puis mon regard à rencontré deux jambes qui battaient l'eau dans des mouvements réguliers. Un nouveau sourire s'est dessiné sur mon visage et j'ai eu cette envie étrange de faire une connerie. J'ai nagé vers elle, attrapé ses jambes et j'ai tiré vers le fond pour l'entrainé sous l'eau. Coulée ! Manquant d'air j'ai finalement retrouvé la surface, mort de rire. Sa petite tête a retrouvé l'air aussi. J'ai replongé pour me glisser sous elle avant de remonter pour l'avoir sur mes épaules.

- On dirait bien que ça devient une habitude de prendre de l'altitude avec moi. Ok je sors. La vue est belle de là haut ?

Et c'est là que j'ai remarqué qu'on était plus tous seuls. Il nous dévisageait d'un air ... d'autoroute, sans rien dire. Immobile et translucide. Assis sur le rebord du bain, les pieds dans l'eau même si techniquement il ne devait rien sentir. Sovahnn n'a pas eu de réaction alors je me disais que soit elle ne l'avait pas vu, soit elle connaissait déjà leur existence même si depuis quelques mois ces derniers se faisaient plutôt rares dans l'enceinte du château. A cause des Supérieurs je suppose.

- Sovahnn, tu crois aux fantômes ?

Une question que j'avais posé d'un ton calme, appréhendant un peu la réaction de mon amie. La connaissant, elle risquait de redevenir hystérique si la surprise était trop grande. Qu'est ce que ce je pouvais faire ? Rien. Alors j'attendais, continuant de le dévisager alors que lui n'avait d'yeux que pour elle.
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MessageSujet: Re: Lose Control _ Enzo   Jeu 11 Nov 2010 - 20:33

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J’me sens bien. Je m’éclate. C’est étrange à dire non ? Mais ça fait un de ces biens. Petit souffle de vie ambulant. J’y peut rien, ça reste, engouffré en moi, un bouffée d’air pur, sans arrêt gonfle mes poumons. Un jour je me prendrait toutes mes conneries dans la tronche. Ce jour n’est pas aujourd’hui?. Je’ m’en sorts encore bien et je m’empire, comme à chaque fois. Parce que je veux m’éclater, faire comme si rien n’avait d’importance, parce qu’après tout, c’est vrai. Parce qu’il y a toujours pire. Mais que je ne veux plus avoir à regretter de ne pas avoir vécus. Jamais.

Et j’ai envie de vous dire : c’est veeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeert ! Et chaud ! Ouais parce que ça a de l’importance mine de rien. J’vous jure, j’ai eu un coup de chaud, et puis un beau. Non, on ne me regarde pas comme ça, ça va, j’suis froide, voilà, frigide =O bande de pervers va ! D’ailleurs il faut se protéger. Toujouuuuuuuurs savoir se protéger. C’est essentiel dans ce monde de brutes épaisses ! Éh ! … j’en ai mit un hors service hein ! Pour quelques minutes en tout cas xD. Pendant que je l’étais aussi, éberluée d’avoir fini sous l’eau… nan mais c’est dangereux c’est bêtes là !! Franchement, pourquoi est-ce qu’on en donne à tous les sorciers, ça peut faire des dégâts hein ! Une baguette… ben ouais et ben ça parait inoffensif comme ça, un petit bout de bois tout gentillet, mais en fait pas du tout OO c’est une aaaaarme dangereuuuuuuuuuuuuuuuuse !!


La jeune femme avait émerger de l’eau, la moitié des cheveux sur le visage, un air surprit sur le visage. C’était officiel, elle foutait en l’air toutes les fringues qu’on lui prêtait. Il allait falloir qu’elle puisse se réapprovisionner, parce que mine de rien, ça peut être utile en fait d’avoir de quoi ne pas se balader nue comme un ver.

Ouais… et ben ça c’était pas prévu du tout..

La belle avait alors tilté qu’il n’y avait pas de trace d’Enzo. Ça y était, elle l’avait assommé avec ses conneries tient. Il était en train de mourir dans le fond de la piscine OO oui, parce que, définitivement, ce truc ressemblait plus à une piscine qu’à un bain.

Sérieux, t’as déjà imaginé avoir un bain de cette taille ? Nan parce que perso ça rentre pas dans la salle de bain hein ! Enfin t'as peut être pas la même taille de salle de bain que moi...

Mais, de toute évidence, il n’était ni assommé ni mourant, car quelques secondes plus tard, la jeune femme se senti absorbée sous la surface de l’eau, deux mains s’étant refermées sur ses mollets, l’attirant dans les profondeurs de l’eau glacée OO… ou dans les quelques mètres de l’eau agréablement chaude. Le voyant en face de lui remonter à la surface, la jeune femme voulu lui rendre la pareille et l’entrainer sous l’eau de la même manière… sauf que ses mains se refermèrent sur le tissu de son jean. Alors à part le mettre en caleçon, elle n’aurait sûrement pas fait grand-chose. Lui adressant un grand sourire faussement gêné, elle le lâcha, remontant ensuite à la surface. Émergeant, elle vit qu’il était tout simplement mort et rire, et l’accompagna de bon cœur avant de le regarder plonger de nouveau. Un vrai poisson ce mec. Quelques secondes plus tard elle se retrouvait soulevée hors de l’eau, trouvant assez rapidement un équilibre avant de sourire de nouveaux.

« C’est ça, jette toi des fleurs toi »

Un nouveau petit rire avait passé ses lèvres.

« Très belle, parfaite pour te poser une question ! »

Se penchant en avant, assez pour pouvoir planter son regard dans le sien, et pouvoir prononcer avec un sérieux parfait :

« Veux tu m’épouser ? »

Déséquilibre. La jeune femme avait brutalement arrondis les yeux, se redressant le plus rapidement possible en battant des bras dans le vide pour retrouver son équilibre et éviter de se tauler en lui brisant la nuque. Et ben voilà, comment se punir soi même de l’énorme connerie prononcée.

Et puis le jeune homme lui avait poser une question qui… l’étonna sérieusement. Plus que s’il lui avait poser la question débile et loin d’être sérieuse qu’elle avait prononcé quelques secondes plus tôt. Des fantômes ?

Des FANTÔMES ??? Nan mais qu’est-ce qui peut te faire penser à ça mainte… question débile, qu’est-ce qui peut te faire penser à un fantôme, mais voyoooons, un fantôme bien évidemment ! Fantôme ? Fan…

« Euh..ah..yaa… aaaa…iaaaaaaah !! »

Pas très utile comme prise de parole, j’en convient ! Mais ça non plus la jeune femme ne l’avait pas vu venir. Une créature translucide mais définitivement humaine se tenait là, la fixant au bord du bassin, ses jambes n’étant ni plongées dans le bassin, ni réellement présentes. Un fantôme, être entre la vie et la mort était là à les regarder. Et la jeune femme toujours pas habituée à ces démonstrations de magie avait eu un mouvement de recul, qui s’était soldé par la nouvelle perte de son équilibre. Battant tant des jambes que des bras pour chercher à se relever, elle avait tout de même fini par s’écrouler derrière Enzo, l’entrainant du même coup en éclaboussant le bassin.

Cette fois, lorsqu’elle émergea, ce fut à grand coup de toussotements, mais sans quitter la créature du regard.

- Vous êtes bien plus belle en vie, mais j’admet que j’aurais bien aimé que vous vous enfonciez pour nous accompagnez ici jusqu’à la fin des temps. Savez-vous que les comas font naissance de bien des fantômes ? -

Les lèvres entre-ouvertes, ne sachant trop que répondre, la jeune femme était restée un moment éberluée avant de jeter un regard vers Enzo, comme s’il allait lui dire « ouïe c’est normal ».

Comme toujours d’ailleurs. Tout est normal ici, même un Casper en train de dire qu’il aurait bien aimé que j’y passe…

« Sympa… »

Nan mais il est pas bien lui !

- C’est que la vie est un peu morne ici et que celles qui nous rejoignent sont souvent moins… comment dire, vous savez ! -

Sans gêne aucune, il avait fait un geste de ses deux mains, dessinant dans le vide une silhouette féminine plus que bien roulée. Les sourcils froncées, Sovahnn, elle ne savait pas trop quoi répondre. Et semblait d’ailleurs plus en analyse sur la bestiole qu’elle avait en face d’elle plutôt que dans la peau de celle outrée par ce qu’il venait de dire. Après tout, elle ne pouvait même pas lui foutre une tarte, alors…

Quoi que… toujours avec sa tête d’analyse suprême, la jeune femme lui avait balancer quelques gerbes d’eau, qui, bien sûr, lui étaient passés à travers.

Zut…

Grand smile’

« Ahem.. Désolée ça ne se fait… qu’essssssssssssssst-ce qu’il fait là ? »

Le fantôme d’un homme de quelques années plus vieux qu’elle (du moins de son vivant) s’était levé et s’était approché d’elle rapidement, un regard de … d’un crétin en train de danser un tango et qui fait un regard de dragueur à la con qu’il pense qu’il l’aidera à avoir ce qu’il veut. Quelques pataugements en arrière.

Sourire figé.

« heiiiiiiin hein… il fait pas ce que j’pense hein ? … En.. Oo ah ben merci du soutient ! »

Zozo s’était éloigné Rolling Eyes méchant Zozo !!

L’autre en revanche, c’était bieeeeeeeeeen rapproché. Avec ce regard pire que flippant dans ses yeux translucide. En fait, il s’était même collé à elle, lui déclenchant un frisson dans tout le corps.

« Kiaaaaaaaaah !!! »

Vous voyez les scènes de manga où la fille court dans tous les sens avec un pervers derrière qui la suit toujours avec sa tronche de dégénéré-mental-qui-pense-que-par-le-dessous-de-sa-ceinture-s’il-en-a-encore-une-bien-sûr ? Ben voilà, c’était la même ! Mis à part qu’elle ne courait pas, elle nageait. Jusqu’à l’instant où elle se trouva coincée contre l’une des parois du bassin, et que l’autre avait disparu. Lui oui. Ses mains, non. Bien posées sur sa poitrine. Chose qu’elle ne vit pas tout de suite, mais qu’elle comprit rapidement.

« Raaaaaaaaaaaaaaah mais c’est pas vrai ça ! Fait quelque chose au lieu de te marrer toi !! »

Une vague d’eau était tombée sur la tête du garçon.

« Bon, ok, ça va. »

La jeune femme était sortie de l’eau, mais pas comme elle l’aurait fait normalement, mais joliment… plus que ça même, sensuellement. À ce moment, une musique se fit entendre, déclenchée par la sirène sur le vitrail contre le mur (ouais, depuis HP, on est devenus plus modernes ). Lets go to the rock. Elle avait comprit ses intensions. Sûrement plus vite que les deux hommes ici présents. Même si l’un n’était qu’à moitié là… quoi que bien trop présent à son gout.

Plus pour longtemps, muhahahahaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa.

‘La torture, c’est démodé, il y a de meilleurs moyens de faire craquer un homme…’


Un petit coup de cheveux, éclaboussant le fantôme tendis que la jeune femme lui adressait un petit sourire, le regard brulant, le déhanché magnifique, collant parfaitement à la musique. Sublime jeune femme. Elle avait définitivement gagné en beauté en grandissant, c’était évident. Et en sexy. Car c’était surtout ça qui primait en cet instant. Un regard qui avait arrêter net le fantominus, un sourire à vous faire tomber, et un corps trempé qui laissait parfaitement voir ses formes, surtout en dansant comme elle le faisait. Un petit coup de main perdue dans les cheveux, tout en se mordant la lèvre, déhanchement en même temps que la musique, particulièrement bien choisi. (Nouuuus conseillons à nos auditeurs de mettre « hot » de la chanteuse associée, ça marche très bien avec la situation, sur ce, j’me tais ). T-shirt enlevé, pas enlevé ? Le fantôme la regardait comme si sa mâchoire inférieur allait se décrocher de sa supérieur, ses yeux ne pouvant se détacher d’elle, ne faisant plus un mouvement. Soyons clair, en un mot, elle était plus qu’excitante.

Oh tient donc, un T-shirt vert et bousillé en moins…

Assez pour que, à la fin de la musique, il s’ébroue, réalisant sûrement quelque chose de capital Rolling Eyes il ne pouvait rien toucher de physique.

- Et merde, quelle plaie d’être mort !! Ça fait mal en plus ! -

« Jackpot !! »

Le fantôme avait disparu à vitesse grand V à travers les mûrs du château alors que la jeune femme, les deux mains en l’air en signe de victoire, se réjouissait d’un grand sourire.

Ça y est, tu retrouves celle que t’as connu dans le parc ? Rolling Eyes

« Me r'garde pas comme ça =O »

Striiiiiiiike !

Et un T-shirt en pleine poire, un !

… oO tu sais qu’il déteint ?

Un nouveau fou rire avait prit la jeune femme alors qu’elle plongeait de nouveau dans l’eau.

«  Tu gères la fougère !! »

(Ptéridophyte =O)

Merci petite sirène ! Il est pu là, ouf oo’’ flippant lui !





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MessageSujet: Re: Lose Control _ Enzo   Jeu 11 Nov 2010 - 22:20

Tu te sens bien tu dis. Je crois bien que moi aussi. Je sens bien qu’il ne me suffirait de pas grand-chose pour retomber dans mes Enfers, celles là même que je me suis créé plus ou moins tout seul, mais pour le moment je laisse mon attention se figer sur toi et tes conneries alors tout va bien. J’oublie qui je suis, d’où je viens. Ce par quoi je suis passé. Où je vais ? J’en ai strictement rien à foutre. Est-ce que ça a vraiment de l’importance ? Je sais que je pense trop, tout le temps, depuis toujours. Seulement voilà, avec toi, et même si je n’arrive pas à stopper totalement cette manie j’y travaille, j’arrive à faire taire ces petites voix dans ma tête qui n’arrêtent pas de me dire que j’ai tout fait foiré et que ça ne me sert plus à rien de respirer. Tu ne veux plus avoir à regretté de n’avoir pas vécu ? Je ne veux plus regretté le contraire. Je sais bien que dès l’instant où je me retrouverais seul de nouveau, où tout ça sera retombé, je me sentirais exactement le même. Ce pauvre gars perdu qui a des sursauts de vie une fois par semaine et qui les passe à faire n’importe quoi, du mal aux autres la plus part du temps. Je me suis pas mal calmé ces derniers temps. Je crois que je récupère une part de mon ancien moi, enfin celui d’avant toutes ces merdes. Celui qui rasait les murs et qui restait seul dans son coin sans essayer de rentrer en contact avec le reste de la planète. Je ne suis pas mieux quand je suis seul, mais au moins pendant ce temps là je n’ai pas à répondre de mes gestes. Je n’ai de compte à rendre à personne. Je suis tranquille, dans ma bulle. Avec mon chat en général. Parfois je traine avec mon frère et là encore c’est autre Enzo qui vit parce que je ne veux pas qu’il voit que je ne vais pas aussi bien qu’il le croit. Il pense que je suis passé au dessus de tout ça, ce qui est bien sur totalement faux. Ceci dit, je ne sais pas bien pourquoi je refuse qu’il me voit comme je suis la plus part du temps. Je crois que je n’ai juste pas envie de lui montrer que j’ai encore des faiblesses. Il me croit fort, il pense que je suis comme lui. Je le suis, un peu, mais pas toujours. C’est compliqué. La solitude ne me gène pas. Je n’ai jamais été quelqu’un de très sociable, même avant l’accident. Les petits comités moi ça me va. Voir du monde en permanence c’est pas pour moi. J’étouffe. J’arrive pas à être moi-même si tant est que je sache réellement qui est ce « moi-même » d’ailleurs. Aller ça y est je recommence. On s’en fout de tout ça. Sovahnn est là. Et quand Sovahnn est là, c’est l’heure de faire n’importe quoi.

Si je veux t’épouser ? Mais bien sur. Un mariage en grande pompe célébré par notre cher ami le Supérieur qui doit être entrain de chialer sa mère tellement il a mal ou peut être qu’il va débarquer ici d’une seconde à l’autre et nous balancer tous les deux aux cachots. Sympa comme endroit pour une lune de miel tu trouves pas ? Personnellement j’en suis plutôt fan. C’est très intime, étroit, humide. Hum dis comme ça on pourrait croire que je parle d’autre chose et le rapprochement est pas franchement approprié donc on va faire comme si mon esprit et le votre n’étaient pas tordu. Je disais donc c’est sombre, ça ne sent pas vraiment la rose et y a des spécimens un peu étranges qui trainent là bas. C’est flippant. Les portes grincent. La bouffe est dégueulasse, quand vous avez la chance d’être nourrit. En gros, c’est pas l’île Maurice quoi. Dis moi, tu prendrais qui comme témoin ? Et si on prenait les deux autres abrutis qu’on a fait chier l’autre fois dans le Parc ? Bonne idée, non ? Parce que de mon côté, je pense que j’aurais du mal à trouver quelqu’un pour tenir ce rôle. Jillian ? Ouais c’est ça en rêve. Elle préfèrerait m’arracher les yeux. D’ailleurs fais gaffe qu’elle t’arrache pas les tiens au passage. Conseil d’ami. Derek ? … Joker. Je pense qu’il serait plutôt content en vérité. T’es peut être pas une Sang Pure ça j’en sais rien mais au moins t’es pas Moldu et en prime … t’es une fille et rien que pour ça il te déroulerait le tapis rouge. Il a pas super bien digéré ma dernière histoire on va dire. Tu me diras, moi non plus je ne la digère pas vraiment. Ça reste en moi, comme une sensation désagréable et permanente. Un goût d’inachevé. Ça brûle tout autant que ça glace. Je crois bien que c’est pas pour moi tout ça. Un peu de fun de temps en temps pourquoi pas mais l’amour en lui-même, moi j’en veux plus.

Tu crois qu’il en pense quoi lui ? Il a l’air accro. Je sais pas, je trouve qu’il te regarde avec des étoiles dans les yeux. C’est beau l’amour, mais je suis triste. Tu vas te marier avec lui et me laisser sur le carreau. C’est pas cool. Je suis hyper jaloux là. Ça se voit, non ? Ah et au fait c’était quoi ta tentative pour me foutre à poil tout à l’heure ? Tu crois que j’ai pas capté ? Coquine va. Et oui je me lance des fleurs. Si je ne le fais pas, personne ne le fera à ma place. C’est bon je plaisante. Lui par contre il plaisante pas du tout. Je crois qu’il va vraiment finir par te passer la bague au doigt. Par contre ça risque d’être un peu chiant votre nuit de noce. Il aura beau avoir toute la bonne volonté du monde, disons que tu risques pas de sentir grand-chose. Ouais je sais, c’est hyper grossier, vulgaire même. Mea Culpa. Ça va, c’est bon. Si on peut plus rire. En tout cas c’est un beau parleur. J’aurais bien dit romantique mais à la façon dont il te regarde j’en doute sérieusement. Je crois qu’il a juste faim le pauvre. Je compatis mon pote. Enfin de mon côté ça va. C’est plutôt cool d’être vivant en fait. Pour certains trucs au moins. Me regarde pas comme ça Sovahnn. Qu’est ce que tu veux que je te dises ? Oui c’est un fantôme, comme il en existe tant dans le monde de la magie. Ça ne m’a jamais choqué, j’suis né avec ce truc dans le sang. Les fantômes pour moi c’est juste une espèce de créatures en plus. Comme les Hippogriffes, les vampires, les Sombrals … ou moi. Ouais parce que tu ne le sais pas et peut être que tu ne le sauras jamais d’ailleurs, mais je ne suis pas tout à fait « normal » moi non plus. Je ne suis pas mort, enfin je ne crois pas, mais j’ai un truc dans le sang qui fait que une à deux fois par mois je deviens une grosse peluche pleine de poil. Une peluche avec mon caractère et mon agressivité. Je te laisse imaginer le tableau. C’est pas toujours très beau à voir. C’est ça qui explique une partie de mon côté animal et mon impulsivité chronique. Bon bref, je suis d’accord, il est entrain de dire qu’il te préfèrerait morte. C’est pas cool. Mais ne t’inquiète pas, techniquement il ne peut rien te faire. Rien que tu sentirais en tout cas. Et il ne le sentirait pas non plus alors autant dire que c’est une perte de temps pour tout le monde mais comme je trouve ça super drôle de te voir halluciné je ne vais rien dire et rien faire. Je vais juste rester là sur le rebord du bassin, accoudé, le sourire aux lèvres. Je me marre bien à vrai dire.
Quand il a dessiné une femme aux courbes généreuses avec ses mains j’ai éclaté de rire. Ben tu vois Sova, il est sympa. Il est entrain de te dire que t’es bien roulée. Il n’a pas tort ceci dit mais ça m’est avis que tu le sais déjà. Je me trompe ? Sincèrement je ne pense pas. Ce regard de tombeur, aller quoi Miss, tu vas pas me dire que ça ne te fait pas fondre ? Hey mec tu me donnerais pas des cours pour que j’arrive à choper le même ? Je vais faire fureur dans le château avec un sourire pareil. On va me jeter des pierres tellement c’est ridicule. Je sais pas de quel années tu viens mais j’vais te dire, on a évolué depuis et ce sourire de latin lover ça marche plus depuis un bail. D’ailleurs, est ce que ça a déjà marché ? J’en suis pas certain.

Je me sens détendu dans cette eau. Elle est chaude, reposante et surtout elle me redonne des tas de sensations que j’avais presque oublié. J’aimerai bien avoir ma planche sous la main et que ce liquide se déchaine. En fait je voudrais carrément que ce foutu bain se transforme en océan déchainé, que je puisse me faire deux ou trois vagues. Quinze. Des dizaines. Jusqu’à l’épuisement. Enfin, en attendant j’ai votre petit interlude qui me distrait pas mal alors je profite des biens faits de l’eau sur mon organisme et mon moral, et je mate le petit spectacle. Tu me détestes hein ? Oui je sais. Je ne lèverais pas le petit doigt pour te tirer de là ça me fait trop rire. Merci du soutient ?

- Oh ben je t’en pris. Tout le plaisir est pour moi.

Grand sourire et haussement d’épaule.

Quand il se colle à elle et qu’elle hurle comme une furie, c’est la goute d’eau. Je pars dans un fou rire qui me semble inarrêtable. Depuis combien de temps je n’ai pas ri comme ça ? Question stupide. Depuis la dernière fois que je l’ai vu elle.
Elle nage, pensant sans doute échappé à l’autre obsédé. Peine perdu. Je pourrais le lui dire … mais non. C’est trop bon de la voir galérer un peu. Intérieurement, je me dis que peut être je ne devrais pas le laisser faire, que ça lui pourrait lui rappeler à elle des souvenirs, mauvais, pas si lointain, mais je sais pas. J’ai comme l’impression que malgré tout, et comme toujours, elle a la situation bien en main. Parlant de main, même si lui a disparu, ses doigts eux n’ont pas perdu le nord et en profitent pour découvrir l’anatomie de ma comparse. Anatomie que je connais déjà au passage, alors ouais vas y bonhomme, fais toi plaisir ça vaut le détour. J’suis un connard là, non ? Oui hein ? Hum.
Faire quelque chose ? J’peux pas, j’viens de me prendre de l’eau sur la tronche je vois plus rien. Héhé.

« Bon, ok, ça va. »

Quoi ? C’est déjà fini ? Oh non ! J’en veux encore moi. Qu’est ce que …

C’est là qu’elle a commencé son show. J’aurais du m’en douter au final. On avait à faire là à une grande Sovahnn. La petite blonde sexy dans toute sa splendeur. Femme fatale bien consciente de ses atouts. Qui en use et en abuse. Et lui, il lui aurait mangé dans la main si ça avait été physiquement possible. Sensuelle, langoureuse, aguicheuse jusque dans sa sortie de l’eau. Je dois bien avouer que si lui avait limite la bave au coin de la bouche, ça ne me le laissait pas insensible non plus. Alors je laissais mes yeux divaguer entre elle, lui … et la sirène sur le vitrail qui s’en était mêlée. Un sourire sur mon visage, je repartais de plus belle dans un fou rire tout juste un peu plus calme que le précédent. C’était juste irréel de passer d’un extrême à l’autre en si peu de temps. Qui aurait pu croire ce qu’il était entrain de se passer dans cette pièce ? La demoiselle embrasait les lieux, accompagnée par la sirène qui visiblement savait très bien a quoi jouait la jeune sorcière qui se déhanchait comme une diablesse. Et moi comme un con, je lutais pour ne pas avoir la même expression d’abruti que l’autre translucide qui avait carrément perdu l’usage de la parole. La mâchoire décroché dans un rictus qui signifiait clairement « j’ai envie de toi. Bouge ton corps, tu m’excites ». N’importe quel mec normalement constitué aurait eu la même réaction de toute façon. Sovahnn, désolé de te dire ça comme ça mais t’es bonne. Et comme pour l’accompagner dans son jeu, je me suis mis à siffler pour l’encourager. Et le T-shirt à volé, dévoilant un ventre parfait et des courbes … intéressantes je dirais. Lui visiblement, il ne s’en ai pas remis.

- Et merde, quelle plaie d’être mort !! Ça fait mal en plus ! –

Là c’était trop. J’ai éclaté d’un rire sonore en le regardant filer à travers le mur, fermant les yeux, des larmes coulant sur le côté de mes paupières. Ben ouais ça fait mal, t’avais oublié ou quoi ? Mon pauvre. Je me suis calmé, et j’ai de nouveau cherché Sova du regard. J’ai gagné un T-shirt en pleine face. Un T-shirt … vert, dégoulinant. Hum merci. Je l’ai attrapé et rebalancé sur le rebord plus loin, constatant avec effarement que la main que je venais de me passer sur le visage était recouverte d’une fine couche de couleur verte. Génial. Je dois avoir l’air d’un extra-terrestre. Ouais c’est moi le petit bonhomme de Roswell. Mon visage plongé dans l’eau je frotte jusqu’à ne plus voir aucun vestige de cette drôle de teinte. Elle, elle est de retour dans l’eau et taille une bavette avec sa nouvelle super copine la sirène. Moi je ne supporte plus mes fringues, alors à mon tour je sors de l’eau en appuyant sur mes bras, vire mon sweat, mon T-shirt et mon pantalon que je laisse trainer par terre, après avoir viré mes pompes et mes chaussettes. TOUS A POIL ! *sors* De toute façon j’ai pas grand-chose à lui cacher alors on sera pudique un autre jour. Et puis elle est bien en soutif elle, j’ai fait aucun commentaire il me semble alors je ne vois pas bien pourquoi je n’aurais pas le droit de me balader en caleçon. La tête la première, me revoilà dans mon élément. L’eau. J’ai toujours aimé ce contact et le fait qu’il soit plus direct me fait encore plus de bien. C’est presque magique. Je reste sous l’eau, retenant mon souffle et nage jusqu’à elle. De nouveau je l’attire dans les « profondeurs » la maintenant par la taille. Ses cheveux longs flottent dans tous les sens. Les miens restent bien sagement autour de mon visage. Je me rends compte que ça me fait du bien de toucher la peau de quelqu’un. Une peau que je connais déjà de surcroit. Manquant d’air, je remonte en surface et la regarde, un sourire en coin, mes mains toujours sur ses hanches.

- Tu gères la fougère ? Sérieux ? C’est nul, tu sors ça d’où ?

Ouais je me fous de toi ma grande, j’ai pas le droit ? Je le prend quand même.

- Dis moi, t’as appris où à bouger comme ça ? Tu sais que c’est dangereux de faire ça devant un mâle en pleine surchauffe, et je ne parle pas nécessairement de lui.

Disons que sa croissance à lui, elle a été stoppé y a un bon moment je crois bien.

Est-ce que je la cherche ? C’est possible. A vrai dire, j’ai juste pas envie de me poser des questions. Je reste vigilant pourtant, gardant ma baguette à porter de vue. Elle reste sur le rebord, dans la poche de mon baggy, pas trop loin, mais pas assez près et c’est là que j’ai une idée qui me traverse l’esprit. Alors je la lâche et rejoins le bord, sors de l’eau et attrape mon petit morceau d’ébène. Je me retourne, un sourire fourbe étirant mes lèvres. Tu vas me détester …
Un murmure et j’attends sa réaction qui en théorie devrait être immédiate, l’eau du bain étant en principe devenu glaciale d’un coup.

Je te trouve un peu trop chaude, j’ai trouvé que ça pour te refroidir ma belle.
N’y vois rien de personnel, hein xD
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MessageSujet: Re: Lose Control _ Enzo   Jeu 18 Nov 2010 - 17:55

-
Lose Control




Chill out whatcha yelling for?
Lay back, it's all been done before
And if you could only let it be
You will see


Je suis calme, je vais bien. Je suis folle. Oui, voilà, juste folle, totalement barge, j’suis irrécupérable. Réellement hein ! Qu’est-ce qu’on pourrait faire de moi ? J’suis intenable, et j’arrête pas de faire des conneries. Style ça me fera oublier tout ce qui se passe autour de moi et, depuis peu, sur moi. Parce que là, franchement, c’était pas loin. Et pourtant, j’ai empirer les choses, comme toujours, mais assez pour me détendre, assez pour dédramatiser. Parce que j’suis pas comme ça. Je l’aurais sûrement été si les choses avaient été différentes. Après tout, il me manque une page de vie. Mais ça change rien, en fait, à force de délirer toute seule, j’m’en suis inventé des pannelles de vies. J’ai pas vraiment l’impression que tout ça est vrai, c’est peut être pour ça que j’me permet tant de conneries. Ou plutôt, c’était vrai avant. Plus le temps passe, plus je comprend que c’est vraiment la réalité, et plus ça me fait du bien. Un bien fou, incroyable ce qu’il peut me prendre toute entière et me porter à chaque moment. Il vient de là ce connard de sourire à la con qui respire la vie. Ce besoin d’exister, merde, qui pourrait croire qu’il vous transporte à point ? Une longue bouffée d’air entre dans mes poumons, il me rend folle l’autre con. T’es trop proche avec ton sourire de pervers sérieux. Et puis j’suis sûre que me taper un fantôme c’est pas très passionnant, enfin j’suis pas prête d’essayer en tout cas quoi. Donc ça sera pas pour tout de suite mon gars, remballe ta bave tu m’feras plaisir. Non ? Et ben laisse la couler alors..

Frustration, quel magnifique sensation quand ça n’est pas sur nous qu’elle s’abat.


La jeune femme avait bien chercher à échapper à l’autre crétin des Alpes, mais il n’y avait rien à faire, il ne comptait pas la laisser tranquille. Et Enzo n’avait de toute évidence aucune envie de l’aider, ça c’était parfaitement clair. Au contraire il restait là, à la regarder se batailler comme elle pouvait sans lever le moindre petit doigts pour elle. Alors bon, il fallait bien qu’elle se débrouille autrement, sinon elle ne s’en sortirait jamais. Et il fallait bien l’avouer, le moyen qu’elle avait trouvé avait bien marché. Éh ! Pourquoi pas après tout !

« Ferme la bouche Zoz’, tu va finir par avaler une mouche… »

Le t-shirt avait volé jusqu’en plein dans sa tronche alors qu’elle retournait vite dans l’eau chaude, un grand sourire au lèvre, fière de sa connerie.

Winner !

Avec un petit sourire moqueur, la jeune femme avait regardé son t shirt trouver place un peu plus loin du bassin tendis que le jeune homme se bataillait avec le vert qui dégoulinait de son visage. Et puis, il avait finalement opté pour la solution de se déshabiller (non pas complètement oh =O) histoire… de ne pas avoir tout le temps ses fringues coulante lorsqu’il sortait… un peu comme elle quoi. Cela dit, ça allait très bien avec le côté sexy de sa danse… alors rien qu’après ça, elle ne se serrait sûrement pas offensée de le voir ainsi, alors quand on savait comment ils s’étaient rencontrés… non, c’était clair, il n’y avait vraiment aucune raison. Et si les heures précédentes n’avaient pas été telles qu’elles s’étaient faites, la jeune femme serait sûrement dans le même état.

¨Petit sourire s’étend. J’crois que j’en raffole de mes conneries. Éh, il faut remonter tout de suite après une chute de cheval hein… nan, ça veut pas dire que j’vais sauter sur le premier inconnu venu… jl’ai déjà fait ça merci xD il est d’ailleurs juste dev… ben il est où ? Ah ! Toujours sous l’eau celui là ! C’est lui qui aurait dû faire la sirène… il aurait été mignon avec deux algues sur… mouais, qui n’auraient servis à rien, surtout…

Un petit sourire amusé par sa connerie, la jeune femme l’avait regardé s’avancer doucement, se demandant quand il manquerait d’air. Mais ça n’avait pas été avant de l’atteindre elle. Et au lieu de sortir de l’eau une fois à sa hauteur, il l’avait attirer de nouveau dans l’eau. Et une nouvelle fois, la jeune femme s’était laissée faire, s’enfonçant doucement, ses yeux s’ouvrant une fois sous l’eau alors que sa tignasse flottait calmement tout autour d’elle. Lorsqu’il avait posé ses mains sur ses hanches, elle, l’avait pincé un peu en dessous de ses côtes pour le faire sursauter. Le tout en lui rendant son petit sourire. Mais finalement il était remonté, l’entrainant dans son geste. Balançant ses cheveux trempés en arrière, la jeune femme s’était dégagée d’une gêne évidente.

Quoi ? Celles qui ont ou qui ont eu des longs cheveux peuvent comprendre ! C’est une merde à la piscine =O

« De mes treize ans j’crois. Cela dit, en tant que Martien, j’me la ramènerais pas »

Petit sourire.

« T’as un truc qui coule là.. »

C’est débile, il est trempé. Oui oh =O n’empêche qu’il a une mèche verte qui goutte, j’y peut quoi ? Beaucoup, ok, mais c’était trop tentant de lui balancer ça. C’était pour le réveiller un peu, il aurait fini par me faire peur s’il avait eu la même expression que l’autre barjo.

Ne sachant pas trop quoi répondre (mais nan, il m’a pas déstabilisé… j’vois juste pas quoi répondre xD Dans mon lit couillon, j’me suis éclatée à m’imaginer danser du Shakira pendant cinq ans Rolling Eyes et tout ça allongée, et sans même voir les clips wouhou ! ), la jeune femme s’était contentée de hausser des épaules, en lui rendant son petit sourire au regard à moitié provocateur. Et puis ses mains avaient glisser, il s’était éloigné de la même manière grâce à laquelle il était venu, en nageant, ouais, étonnant dans un bassin n’est-il pas ? Pendant ce temps, la jeune femme, elle, s’était laissée dérivée, allongée dans le bassin, les yeux clos, profitant de la chaleur et la protection qui semblaient l’envahir en ce moment.

Mais le repos avait été le courte durée. Elle en avait oublié le titi Lycan (dont elle ne savait rien d’ailleurs ), ce qui n’était sûrement pas une bonne idée vu le petit sourire mauvais qu’il portait. Très mauvaise idée en fait. La jeune femme avait glissé sous la surface de l’eau. Seconde erreur.

Brutalement, un frisson avait pris tout son corps, comme une claque et elle avait émerger violement, attrapant immédiatement le bord du bassin pour se soulever et sortir de l’eau qui était devenue gelée. Les yeux ronds de surprise, le souffle court, des picotement partout dans le corps, Sovahnn était restée tout simplement buguée sur le bord de son bassin, dégoulinant d’une eau parfaitement glaciale.

Du moins elle était restée bloquée quelques secondes. Ce avant de poser son regard sur le garçon qui se trouvait de l’eau côté du bassin. Un regard qui lançait des éclairs.

« J’vais te tuer… j’espère que t’en est conscient ! »

Un petit sourire, du genre de celle qui ne va pas tarder à faire un massacre. La seconde d’après, elle était debout et lui courait après au bord du bassin. Arrêt sur image ! Du bout du pied, elle lui avait balancer une gerbe d’eau. Bien visé pour une fois !

Une minute à peine plus tard, elle arrivait à le pousser dans l’eau.

Bien fait =O






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MessageSujet: Re: Lose Control _ Enzo   Dim 21 Nov 2010 - 17:43

Zoz Rolling Eyes C'est bien la première fois qu'on m'appelle comme ça. Mon frère avait, et à toujours de temps en temps, l'habitude de m'appeler Zozo, pour me faire chier, parce que dans sa bouche ça sonnait comme une insulte. Maintenant, c'est plus pour me chambrer je dirais. Zoz, c'est bizarre je trouve. Zoz le Marsien Hum. Pas grave. Et pour les mouches, t'inquiètes pas pour moi. Si tu savais ce que j'ai avalé dans ma vie, c'est pas une mouche qui va me faire peur. Euh attends, quand je dis ça, ça n'a aucun sens caché ou pervers hein ! Je parlais de viande crue ou d'eau de mer, ce genre de truc. Allez pas vous faire des idées. J'en suis pas encore à ce stade là. Ouais de la viande crue. Disons que quand tu te transformes en Loup une à deux fois par moi, t'as une chose un peu étrange qui se manifeste en toi. On appelle ça l'instinct. Et ce truc là, il te pousse à chasser et à tuer. Et quand tu tues, c'est pour manger en général. Sauf au début où je ne le contrôlais pas du tout et où ce con prenait un malin plaisir à tuer ... pour le plaisir justement. Et je vais faire l'impasse sur l'épisode de la Non-Magicienne parce que là c'est pas possible. Je veux l'oublier ça. Je vais pas la ramener en ayant des regrets. D'autant plus que je n'aurais rien pu faire. Ce qui ne veut pas dire que je ne me sens pas coupable, loin de là. Enfin bref, c'est pas vraiment le moment là parce que je la vois bien qui me regarde avec ses yeux assassins. Alors quoi Sovanounette la savonnette ? T'as pas aimé ce ptit bain ? Parait que l'eau froide c'est bon pour la peau. Ça ressert les pores, non c'est pas ça ? Ah non, c'est bon pour la circulation sanguine, voilà. La mienne, elle, se porte à merveille.
Et je me balade toujours comme un con, à moitié à poil, sur le rebord du bassin, tandis qu'elle me fusille toujours de ses yeux bleus. Je crois que si elle avait des armes à la place de ses iris je serais déjà mort depuis un bail. Ma baguette toujours dans la main, je ne peux pas m'empêcher de sourire. Totalement fier de ma connerie. Je revois son visage quand l'eau est passé d'une température plus qu'agréable à un truc complètement glacial. Elle a hurlé et ai sorti de là dedans en vitesse. Petite vengeance personnelle, c'est pour le T-shirt dans la figure. Et aussi parce que tu m'entraines toujours dans des galères pas possible. Même si pour ça je devrais plutôt te remercier parce que t'es la seule ici qui arrive à faire ça avec moi. A me faire sourire et oublier je veux dire. Y aussi El' mais c'est différent. Nos discussions sont ... plus sérieuses je dirais. Et on ne frôle pas la mort chaque fois qu'on est dans la même pièce. Heureusement d'ailleurs, parce qu'étant dans la même maison, la vie deviendrait vite infernal. Garde alterné pour la Salle Commune ! Oui mais non, pas pratique, pas faisable, pas envisageable. Et de toute façon la question ne se pose pas. Non pas qu'elle soit plus sérieuse ou quoi que Sovahnn, parce qu'elle en tient une bonne elle aussi. Elles sont juste complètement différentes. C'est tout.

Y a comme du défit dans mes yeux noisettes.
Elle l'a sentit la ptite sauvage.

« J’vais te tuer… j’espère que t’en est conscient ! »
- Même pas peur.

Aller viens me chercher !

Et elle s'est mis à me courir après comme une folle. Menaçante. Aussi impressionnante qu'une souris qui voudrait effrayer un chat. Pourtant je suis rentré dans son jeu et j'ai courru moi aussi. Bande d'inconscient ! Vous savez pas que c'est interdit de courir autour d'un bassin ? C'est dangereux ?! Comment ça plus c'est dangereux, mieux c'est ? Bande de malades !
Quand l'eau qu'elle m'a lancé m'a atteint, je me suis fait la réflexion qu'il ne fallait absolument pas que je retombe dans le bassin. Elle était vraiment glaciale, tellement que j'en eus des frissons rien que par ce simple effleurement humide. C'était comme si un glaçon avait voulu me faire un câlin mais qu'il avait ripé et s'était cassé la gueule un peu plus loin. Oui je sais, je vais chercher mes comparaisons assez loin Rolling Eyes
J'ai failli me vautrer plusieurs fois à cause de ma grande carcasse. Pour elle c'était facile, son centre de gravité était pas franchement très haut, mais pour moi qui dépasse le mètre 80 maintenant - Largement même, je crois bien que je suis aussi grand que mon frère maintenant, si ce n'est plus. Héhé, je savais que j'y arriverais - c'est pas franchement évident à gérer. C'est d'ailleurs pour ça qu'elle m'a rattrapé et qu'elle m'a poussé dans l'eau. Le truc, c'est que j'ai quand même réussi à l'entrainer avec moi dans ma chute. Et tous les deux, on a pu goûter à ce charmant contact GLACIAL !

- Ah putain ! Finite Incantatem.

Chat échaudé craint l'eau froide. Je ne suis pas un chat, mais il n'empêche qu'avec un système sanguin atypique comme le mien, j'ai un peu de mal avec le froid. Et oui je sais, je ne peux m'en prendre qu'à moi même pour ce coup là. C'est vrai que je supporte très mal le froid. Mon corps, ma peau et mon sang, sont toujours super chaud à cause de ma "différence" alors le ressent les changements de température encore plus vivement. Et c'est pas super agréable.
Fort heureusement, l'eau est redevenue chaude très rapidement et j'ai pu respirer de nouveau. J'ai du trembler, aller quoi, dix secondes tout au plus. Heureusement que j'avais gardé ma baguette avec moi. Prévoyant le garçon, qu'est ce que vous croyez. Je ne suis pas qu'un corps de rêve, j'ai aussi un cerveau. Des fois ... Pas souvent.

- Ouais c'est mieux comme ça.

Et ça me donne envie de retourner sous l'eau. S'il y avait des poissons ce serait encore mieux. Pleins de petits poissons de toutes les couleurs, comme là bas chez moi en Australie. Et des baleines. Et des requins, pas le meilleur ami des surfeurs mais je les aimais bien moi. Et ... des bruits de pas ? Ah non, y a pas ça dans l'océan. J'en ai pas le souvenir.

- Et merde. Faut se tirer là j'crois. Fais pas de bruit. Hum ... C'est possible ça tu crois :gla:

Mange toi ça encore. Ben quoi, c'est une fille. Et les filles, ça fait du bruit c'est bien connu. Ça parle tout le temps. Et puis Sovahnn, c'est plutôt du genre ça passe ou ça casse et ce peu importe le moyen. Tant pis si on fait du bruit. Alors bon, je m'interroge. C'est tout :angel:
J'entendais toujours les pas qui se rapprochaient inexorablement de la porte. Et puis un sifflement. On siffle quand on est détendu non ? Donc j'en ai conclu que ça ne devait pas être nos chers amis les Supérieurs mais plutôt un Préfet qui venait prendre son bain après une dure journée de labeur. Mon cul oui, ils font pas grand chose de plus que les autres à part se la péter ceux là. C'est comme les joueurs de Quidditch, tous des guignols. Et celui qui cumule les deux ben ... C'est un winner

J'ai attrapé le bras de Sova et je l'ai tiré avec moi vers le rebord. On est sorti tous les deux de l'eau et j'ai ramassé mes affaires avant de les faire sécher d'un coup de baguette. J'ai remarqué que Sova semblait chercher quelque chose. Son T-shirt, qui s'était fait la malle à l'autre bout du bassin. Je lui ai tendu le mien, dix fois trop grand pour elle, alors que je me rhabillais moi aussi en quatrième vitesse.

- Pas le temps, enfile ça et on s'arrache dès qu'il ouvre la porte.

J'ai mis mon sweat et remonté la fermeture éclair. Au moins comme ça, aucun de nous deux ne se baladerait à poil dans les couloirs. A la réflexion, ça aurait pu être drôle. Enfin ça c'est si je n'avais pas été aussi pudique. Quant à elle je ne sais pas bien ce qu'elle penserait de tout ça. Et je me suis rendu compte qu'elle était toujours trempé. Nouveau sort, et les vêtements qu'elle portait on séché à leur tour. Petit sourire amical de ma part. Je t'aime bien, j'allais pas te laisser attraper une pneumonie. Et comme la magie c'est pas encore trop ça pour toi ...
Trêves de galéjades, l'autre pointait son nez. Il ne tarderait pas à poser sa main sur la poignée. On s'est collé contre le mur elle et moi, de façon à être le plus près possible de la sortie quand l'innocent quelconque qui arrivait allait se décider à entrer dans la pièce. La poignée a grincé.

- T'es prête ? A trois.

Un regard.
La porte s'ouvre.

- Trois !

Le un et le deux, c'est superflus Rolling Eyes

J'ai poussé la personne qui rentrait sans prendre le temps de regarder de qui il s'agissait. Je ne me suis pas retourné, j'ai juste attrapé la main de Sova pour être sure qu'elle ne resterait pas derrière et j'ai filé, comme un loup sortirait de sa cage. En urgence. J'ai entendu comme un gros plouf et là, je me suis dit que ce pauvre malheureux qui n'a rien du comprendre avait du finir sa course dans le bassin. Désolé vieux, c'est pas contre toi. T'auras gagné le T-shirt de la miss en cadeau. T'es vachement content, hein ?

Ça devient une sacré habitude de parcourir le château en courant avec elle. Je pense qu'à ce stade là, on devrait carrément en faire une discipline olympique. On a croisé Ismaelle, j'ai bien vu qu'elle a bugué un moment en nous voyant passer, mais pas le temps de s'arrêter pour ça.
J'ai fini par ralentir le pas, jusqu'à reprendre un rythme de marche normale, le sourire aux lèvres, riant de nos conneries, jusqu'à ce que deux ombres se dessinent devant nous.

- Oops. Salut :gla:

Le concierge et Cudrow cette fois. Et moi qui dit salut Rolling Eyes
Enzo, on dit pas salut à un prof !
Hey dis, t'as toujours envie de lui foutre un triton dans son lit à celui là ?

On à l'air suspect là non ? Tu crois qu'on a une chance pour qu'ils ne se posent pas de question ? Pour qu'ils ne soient pas au courant pour nos petits différents avec leurs amis les Supérieurs ?
J'ai un sérieux doute.
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MessageSujet: Re: Lose Control _ Enzo   Dim 28 Nov 2010 - 20:14

-
Lose Control




Chill out whatcha yelling for?
Lay back, it's all been done before
And if you could only let it be
You will see


C’EST FROID !! Nan mais t’es au courant qu’on peut griller sur place avec ça oh ? Tu veux me tuer c’est ça en fait, t’attend juste que mon cœur ne lâche ?! Mais il est MALADE ce type, bordel c’est froiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiids !! … nan sérieux, ça caille, demain j’suis bonne pour avoir choper la crève !! Et une bonne soupe devant le feu au programme ! Comment ça j’ai un cour le matin. Avec l’autre couillon qui s’amuse à prendre des gosses pour tester ses sorts dessus, ouais, génial ! Que de réjouissances. Et entourée de petits de onze ans, toujours les larmes aux yeux dans ces cas là, ça ne m’encourage pas beaucoup plus à me lever le matin, surtout avec les yeux gonflés de fatigue, le nez qui coule, et la gorge en vraque grâce à ce crétinioum qui… raaaaaaaaaaaaaah viens là !!

La jeune blondinette lui avait couru après pendant un petit temps, manquant de glisser à chaque virage un peu trop rapide. Oui, parce qu’on lui avait souvent dit hein de ne pas courir sur le bord d’une piscine, et pourtant, ça n’était pas pour ça qu’elle ne le faisait pas, un peu comme tout le monde. Surtout qu’elle avait un grand garçon à frapper… ce qu’elle avait des chances de faire, ou en tout cas de se venger s’il dérapait comme il risquait de le faire plus couramment encore qu’elle.

Vengeaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaance !!


Ben vengeance et démi : elle s’était taulée avec lui, retrouvant cette morsure violente contre sa peau, ses muscles se contractant brutalement sur le coup. Mais, rapidement, le jeune homme avait réagit et avait rétablie la température de l’eau. Si seulement la magie n’était pas qu’un chinois incompréhensible pour elle.. Tout ce monde lui était inconnu à son réveil, et si elle faisait tout pour apprendre rapidement et arrêter de sursauter à chaque truc étrange autour d’elle, il fallait l’avouer, elle était larguée sur tout ce qui était basique pour les autres. Comme annuler un sortilège, par exemple. Tout en lui jetant un regard noir, la jeune femme n’avait pu réprimer un frisson dû aux changements brutaux et répétés de température. Elle n’eu pas plus le temps de faire quoi que ce soit, ou de réagir à l’eau de nouveau chaude que des bruits de pas s’étaient fait entendre.

« J’peux toujours essayer.. »


Nan mais tu me prends pour quoi ? =O j’suis très discrète ! Pas lente dans la salle de bain, et aucun problème pour choisir mes fringues le matin… j’ai plus du mal à en trouver parce que j’en ai pas en fait… et j’en aurais de moins en moins j’crois… si je fous en l’air tout ce qu’on me prête, c’est clair que j’vais m’habiller avec des sacs poubelles… Nan mais c’est bien aussi hein ! J’suis sûre on peut faire des trucs sympas avec les différentes couleurs =D ils font le tri sélectif ici ? =D … ta gueule Sovahnn … xD.


« Ouais.. Merci beaucoup. »

Un t-shirt ! Miraaaaaacle !!


La jeune femme n’avait pas rechigné, se retrouvée avec quelque chose sur le dos, franchement, ça lui allait parfaitement, parce que sortir comme ça… là… ben elle ne le sentais pas trop. Surtout après ce qu’il venait de se passer. Tant que ça n’était qu’Enzo ou un fantôme qui la regardaient, ça allait… mais à l’idée de sortir comme ça, elle s’était sentie angoissée, mais, tout allait bien. Des vêtements secs et une grande inspiration et c’était passé. Sovahnn ou l’aptitude à tout prendre à la légère.

Contre le mur, elle avait attendu de pouvoir s’enfuir à toute jambe une fois de plus, laissant à Zozounet tout le loisir de choper de nouvel entrant pour le balancer derrière eux. Elle, elle n’eu que le temps de voir la tronche qu’il avait tirer, ses yeux écarquillés de surprise, et puis le gros plouf derrière eux, mais ils avaient déjà disparu dans les couloirs dans de grands éclats de rire. Bande de petits cons, oui, mais il faut l’être une fois de temps en temps et vu son air, elle n’avait pu s’empêcher d’éclater d’un grand rire. L’un des siens, purs, véritables, qui explosent et ricochent sur les murs, ombre joyeuse de son sourire.

Pourtant celui-ci avait beau venir du cœur, il s’était vite assagi, disparaissant brutalement de son visage dès que la voix de son camarade de connerie s’était fait entendre.

Oups… ouais, oups… pourquoi ils sont toujours là pour tout gâcher eux ?? Génial, style c’état déjà pas assez de le voir demain… bravo… salut…. SALUT ?? Tu crois franchement qu’ils vont aimer ?


-  Tient donc, j’en connais qui ne voulaient pas me voir. Reste à savoir pourquoi. Cela dit… il m’a insulter là non ? -

- Le tutoiement de la part avorton incapable de constance dans ses choix men semble en effet être inacceptable. Surtout quand on voit avec qui il traîne. Sale traître à son sang, tu ne sais donc pas qu’elle ne devrait même pas nous faire l’affront de posséder une baguette ? -


Le regard que le concierge avait lancer à la jeune femme lui laissa un frisson glacé le long de la colonne vertébrale. C’était avec lui, généralement que les jeunes partaient pour ne plus revenir. Sans même s’en apercevoir, elle s’était sentie faire un pas en arrière, cherchant sans le savoir à échapper le plus possible à ces hommes. La haine qui flottait dans leur regard avait beau être immuable, elle déclenchait toujours en elle une angoisse grandissante. Mais à ce regard, ils avaient compris tout deux que s’éloigner en courant s’était pas une bonne idée. Surtout que Crudrow venait de sortir sa baguette. C’était certes un abruti fini, mais il savait s’en servir, ils avaient tous eu tout le loisir de s’en apercevoir. Et s’il le faisait sur les moldus, ceux dont leur sang coulait dans leur veines n’étaient pas épargnés non plus.

Un pas en avant de sa part et la jeune femme avait eu toutes les peines du monde à ne pas bouger. Ce bout de bois pouvait avoir des airs vraiment menaçant quand il le voulait. Et il tournait entre ses doigts trop fins pour être beau. Osseux, comme son sourire. C’était l’effet qu’il lui donnait, comme si c’était un squelette qui souriait, affamé plutôt qu’heureux. Animal, mauvais. Mâchoires serrées, elle avait vu le bout du truc de bois effleurer la gorge d’Enzo avant de glisser jusqu’à la sienne. À cet instant, il s’approcha brutalement, la faisant sursauter malgré elle, alors qu’il enfonçait la baguette contre sa gorge, lui faisant en mal de chien, mais surtout, déclenchant en elle une peur sans nom.

- Je vous détruirais tous, petites merdes insignifiantes sans raisons d’être. Ce château est notre et vous disparaitrez de ce monde.. -

Ses mâchoires se serraient à l’en faire mal et pourtant elle ne bougeait pas, de peur que le sort parte si c’était le cas. De l’autre côté, le concierge avait sorti sa baguette également, la pointant sur Enzo.

« Toutes. »

Malgré la peur qui lui liait le ventre, la jeune femme avait entendu sa voix s’élever, un peu tremblante, et pourtant bien présente.

Merde, je devient Skizo… mais LA FERME, TA GUEULE, te la ramène pas, pitier…


- Quoi ?? -


«  ‘je vous détruirais toutes.’. Merde; c’est féminin. »

Héhé, dans ta poire, j’suis pas pur sang, mais au moins, je sais parler… nan mais qu’est-ce que je dis moi au juste ?? Regarde comment il te fixe maintenant, ouais, génial. Oh putain je tourne. J’dois être pâle comme la morte que je serais bientôt pour une question de grammaire… bravo ! Ça va faire de la citation comique sur ma tombe ça ! Enfin si j’en ai une quoi.


La baguette s’était enfoncée un peu plus et la jeune femme avait arrêter de respirer, palissant à vue d’œil. Son sourire avait laisser place à la peur, et elle ne voyait rien d’autre autour que ce regard assassin.

- Connasse ! … Suivez moi vous deux ! -

L’autre commençait déjà à partir vers l’escalier, pour descendre aux cachots, sûrement, mais à ce moment là, quelque chose explosa un peu plus loin dans le couloir.

- C’est pas vrai ! Ça va me gâcher mon plaisir ça ! Amène les dans mon bureau… -

Un nouveau sourire de cet parfait idiot, lorgnant sur sa gorge, comme impatient de la voir s’étrangler et elle avait cru se sentir défaillir. Mais il s’était éloigné pendant que l’autre braquait de nouveau une dangereuse baguette sur les deux jeunes gens. Ils commencèrent alors à marcher pour rejoindre le bureau de Cudrow. Sans un regard vers Enzo, elle se remit seulement à respirer doucement. Quelques étages, et elle son angoisse se calmait pendant qu’au contraire, cette peur se transformait en rage. Celle de ma haine de l’injustice, sûrement.

« Vous ne contrôlerez jamais tout… yauras toujours un grain de sable dans le rouage, une connerie imprévue qui foutera tout en l’air. Peut être en ce moment même; il ne suffit de rien… »

Quand l’autre s’était retourné, elle avait rivé un regard sûr d’elle en plein dans ses pupilles. Ses grands yeux clairs parfaitement sérieux avaient de quoi déstabiliser. Une assurance qui se brisait bien vite lorsqu’on regardait ses mains, tremblantes au possible. Mais cet homme était influençable, et elle avait déjà eu affaire à lui. Tout au début. À cet instant là pourtant, il avait été gentil et indulgent auprès d’elle. Sûrement parce qu’il ne savait pas qu’elle avait grandis dans une famille moldue et qu’il n’y avait que le sang d’un père qu’elle n’avait pas connu qui la reliait à ce monde. Mais c’était bien pour ça qu’elle faisait ça. Parce qu’il ne pouvait pas être comme ça. Et pourtant, si. Tout comme elle faisait semblant d’être courageuse alors que c’était juste de l’inconscience. Mais sans un mot, l’autre n’avait fait que balancer violement le jeune Gryffondor dans la pièce, la jeune femme le suivant à pas rapide avant que le Supérieur ne claque la porte.

Ce ne fut qu’à ce instant que la belle blonde se rendis compte qu’elle avait purement oublié de respirer jusque là. Appuyée contre la porte verrouillée, pâle comme un linge, la main appuyée contre sa gorge comme si celle-ci s’était fait tranchée; elle avait lâcher enfin un long soupire qui existait pour qu’elle puisse retrouver sa respiration, saccadée, affolée. Tremblante, elle était restée ainsi quelques minutes avant de poser les yeux sur la jeune homme qui, lui, s’était prit une chaise en se faisant balancer dans la pièce par le Supérieur.

« Si je vomis, promet moi d’ouvrir l’un de ses tiroirs pour que ça soit bien placé au moins… »

Petite fille toute pâle et tremblante retrouvait doucement des couleurs. Petite fille toute pâle et tremblante retrouvait son regard assuré, clair, pétillant et malicieux. Petite fille toute pâle et tremblante avait trouvé sa prochaine connerie en liste, pour sauver sa peau, mais aussi pour faire chier ceux qu’elle était loin d’aimer.

« Ça va ? »

Mais petite fille est toujours désolée des coups que quelques autres peuvent se prendre à cause de sa fouge incontrôlable. Elle était donc allée jusqu’à lui pour voir si le coup n’était en effet qu’une égratignure et un futur mal de crane. Quelques bruits dans le couloir avaient pourtant bien vite dévier son attention vers ce qu’elle avait repérer un peu plus tôt.

Vous vous souvenez des balais ? Ouaiiiis, moi aussi. Et ben devinez où ils ont atterrit pour que les élèves arrêtent de faire joujou avec et avec les tonneaux dans lesquels ils étaient posés ? Dans le bureau de bibi, oui ! Et moi, en temps qu’élève, et bah j’vais faire joujou avec =D (comment ça j’ai jamais testé le vol en balais ? Ouais, ben la prof est une Supérieur, elle me fait peur. Et puis, il est jamais trop tard pour essayer, et, surtout, qui a dit que je voulais monter dessus ?!)

Un balais dans la main, attrapé dans le mauvais sens, elle avait adresser un de ses grands sourires à Enzo.

« Ça va pas te plaire.. »

Et, d’un grand coup, elle avait fait exploser la vitre du bureau de Cudrow.

Et puis, elle avait balancer un des balais entreposés à celui qui ne risquait vraiment pas d’apprécier la suite des événements. Elle… et bien, elle crevait de trouille, parce qu’elle n’avait jamais fait ça, mais que la porte était bouclée, et que quelqu’un arrivait en trombe.

Un nouveau regard vers le jeune Gryffondor avant de se tourner vers la fenetre. Et puis la porte s’était ouverte violement, et elle avait sauter, enfourchant par la même occasion le balais; le tout en hurlant.

Cri qui ne s’était pas arrêter puisque le bidul de bois n’avait pas eu la réaction escomptée, il plongeait à pic vers le sol.

« Vol vol vol voooool !! DEBOUT ! REAGIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIT !!!!!!!!!!!!!!!!! »

C’était ce qu’il avait fini par faire, à peu près au moment où son cœur allait lâcher. Durant les quelques minutes plus tard, elle avait tout simplement galérer comme pas possible, plongeant quand elle voulait remonter, manquant de passer sous le balais dès qu’elle voulait tourner. Enfin bref ; des rayons lumineux étaient passés près d’elle lorsqu’elle repérait Enzo. Alors, elle fila, se demandant bien comment elle avait réussi à le faire, vers la forêt interdite où elle disparu.

Si vous voulez la retrouver : son balais se balade en se moment au dessus des arbres et elle… et bah elle est par terre, les yeux écarquillés, en train d’essayer de comprendre ce qu’il s’est passé exactement.






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MessageSujet: Re: Lose Control _ Enzo   Mer 1 Déc 2010 - 21:53



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Can I be dreaming once again ?
I'm reaching helpless I descend ♪


On s'amuse, on fait les cons, mais je savais que ça ne pourrait pas durer. Ça ne dure jamais, alors pourquoi cette fois là aurait elle été différente. Je profite toujours de ces moments là, même si je sais qu'une fois l'adrénaline passée, tout redeviendra comme avant. Je redeviendrais Enzo le solitaire. Ce gamin paumé et malheureux qui n'offre de sourires à personne d'autre qu'à une minuscule boule de poils blanche du nom de Lune. Je souris à mon frère mais c'est différent. Derek ne rentre dans aucune case. En fait, il a sa propre case dans ma vie. Il est à part, parce qu'il est mon frère, qu'on partage les mêmes souvenirs, le même passé et surtout le même sang. Il est mon lien avec ma vie d'avant. Avant Poudlard j'entends, quand nos parents étaient encore en vie et qu'on vivait tous les quatre en Australie. Une vie paradisiaque que j'ai appris à oublier au fil des mois. J'y pense encore souvent bien sur mais je me suis fait une raison. Ils ne reviendront pas. C'est comme ça. Peut être qu'un jour on aura l'occasion de retourner là bas. J'aimerai vraiment. J'aimerai fouler de nouveau le sable blanc et fin de ma Terre natale. J’aimerai sentir les embruns les jours de grandes marées. J’aimerai retrouver les sensations de glisse qui me manque tant. J’aimerai revoir les montagnes enneigées l’hiver, et sentir la chaleur du soleil l’été. Ça m’a fait tout bizarre quand on a débarqué ici avec Derek. Les saisons sont inversées entre l’Angleterre et l’Australie, étant donné que ce n’est pas le même hémisphère. On a quitté l’Australie au mois de juillet, il faisait doux là bas, presque froid. Ici, c’était carrément la canicule. Passer un noël sous la neige pour moi c’était invraisemblable. J’ai fini par m’y habituer. On est là depuis plus d’un an maintenant, j’ai pas vraiment eu le choix. Peu importe. Je sais qu’ici ça ne sera jamais chez moi.

~*~

Ouais, dire salut à un Prof, c’était probablement une des plus belles conneries d’inconscience qu’il m’avait été donné l’occasion de faire dans ma jeune vie. J’en ai pourtant fait des erreurs mais celle là … Avec Ismaëlle, il n’y aurait pas eu de problème, mais avec lui, j’étais certain que ça ne passerait jamais. Le truc, c’est que c’est sorti tout seul. La surprise peut être. Quoi qu’il en soit j’étais pas super ravis de tomber sur lui et cette espèce de fouine de concierge. J’ai lâché la main de Sova pendant que les deux … autres, restons polis, échangeaient quelques mots que j’aurais préféré ne jamais entendre pour être honnête. Mon sourire s’est effacé instantanément en prenant mesure de ces paroles. Oui effectivement on n’avait pas franchement envie de vous voir. Enfin là je parle pour moi mais je suis certain que Sovahnn pense comme moi. A voir sa tête, c’est plutôt flagrant. On a l’air fin, elle avec mon T-shirt dix fois trop grand et moi torse nu sous mon sweat. Heureusement ça ne se voit pas. Incapable de constance dans ses choix ? De quoi il parle lui ? Mes sourcils se froncent et mon visage se ferme totalement. Je sens que là haut ça va plus du tout. Ça fourmille en moi comme un serpent de magma, ça chauffe, ça brûle, ça menace d’exploser. Pourtant je ne dis rien, je le laisse dire, même si ça petite allusion ne m’a pas échappé, même si la façon qu’il a de parler de mon amie me dégoûte. Traitre à mon Sang. Ben voyons. Rien que ça. Vous êtes tous ridicules avec vos histoires de Sang à la con. On choisi pas sa famille bande de naz ! Je sais que je ne peux rien faire, ou en tout cas ce que j’ai de mieux à faire, c’est de me taire. Parce que même si le Concierge est un abruti fini, Cudrow lui, est un abruti fini aussi, mais il plus de puissance que Sovahnn et moi réunis. Largement même.
J’ai relevé la tête instinctivement quand il a fait glisser sa baguette sur ma gorge, avalant difficilement ma salive, et j’ai suivi le bout de bois du regard, du coin de l’œil quand il est allé rencontrer celle de Miss Poufsouffle. On est dans de beau draps si tu veux mon avis. Même si visiblement, il ne sait pas ce qu’on fuit.

Il s’est mis à lancer des phrases toutes faites et là j’ai eu envie de tuer Sova. Pourquoi est ce qu’il a fallu qu’elle l’a ramène, qu’elle le cherche. Je me suis mordu la lèvre pour pas rire, parce que très franchement, sa remarque était non seulement très pertinante mais surtout à se rouler par terre. Et là tête qu’il faisait ce con … On aurait du le filmer. Ceci dit, avec la baguette de l’autre débile braqué sur moi, je ne pouvais pas vraiment me permettre de me faire remarquer. Alors j’ai essayé de me calmer, pouffant malgré moi une fois, fermant les yeux un instant pour me couper de tout ça. Sans grand succès.

Connasse ? T’es sérieux là ? J’ai rouvert les yeux d’une traite. Est-ce que ce vieux débris venait de la traiter de connasse ? C’était juste irréel d’entendre un mot comme ça sortir de sa bouche. Ça me semblait terriblement … anachronique je dirais. Je sais pas, dans ma tête c’est comme si ce mec venait du Moyen-âge alors … Enfin bref, sa baguette enfoncée dans la peau de ma comparse, ça m’a calmé tout de suite.
On s’est mis en route, forcés, puis il y a eu l’explosion. Cudrow a juré, s’est barré et l’autre demeuré nous a « gentiment » invités à le suivre. On a obtempéré sans rechigner. Qu’est ce qu’on aurait pu faire d’autre alors que ça baguette nous menaçait ? Et la demoiselle n’a rien trouvé de mieux que de l’ouvrir encore une fois. Courage ou inconscience ? Quoi qu’il en soit, ses paroles m’ont fait réfléchir et mon rappelé que je n’étais pas étranger à tout ça, que quoi que je puisse penser, j’avais un pied dans leur merdier. Ou plutôt une patte en l’occurrence. J’ai eu envie de m’en coller une. Je les détestais tous du plus profond de mon âme et pourtant je passais mes Pleine Lune à leur obéir comme un gentil petit chien. J’ai eu envie de vomir, mais la pression de ce crétin m’a fait revenir à la réalité.

Lâches moi toi ! Enlèves tes sales pattes de là !

Je me suis débattu un instant jusqu’à ce qu’il me balance dans la pièce comme un vulgaire objet sans valeur. Je me suis écroulé sur une chaise, finissant ma course sur le sol dans un gémissement plaintif, la vue brouillée et une odeur métallique me chatouillant les narines. Génial. Du sang. J’ai porté ma main à mon front, histoire de vérifier, celle-ci était couverte de liquide vermeil. J’ai grimacé.

« Si je vomis, promet moi d’ouvrir l’un de ses tiroirs pour que ça soit bien placé au moins… »
Promis.

Elle avait l’air d’aller bien.
C’était l’essentiel.

« Ça va ? »
Oui, oui ça va. Juste une égratignure. La tête ça saigne toujours beaucoup.

Tu parles, ce con m’a pété l’arcade.
Elle s’avançait vers moi alors que je me relevais, puis finalement non, elle a décidé de faire demi tour.

« Ça va pas te plaire.. »

Hein ?
Tu me fais peur là T_T
Un balais dans la main, et ce sourire malicieux. J’ai plissé les yeux, suspicieux.

Depuis quand ça me plait ce que tu fais Sova ? Sova ! Non !

Trop tard. La vitre explosait, et elle se jetait dans le vide comme une furie. J’ai bloqué, l’espace d’une seconde, bien trop atterré par ce que je venais de voir, et puis mon cerveau s’est remis en marche et j’ai couru vers la fenêtre alors que la porte s’ouvrait violemment. J’ai entendu un hurlement mais n’y ai pas prêté plus d’attention que ça. Probablement le Concierge, ou Cudrow, pas très content que l’un de leur deux jouets se soit fait la mal. Elle, elle fonçait vers le sol comme un putain de météore. Et moi ? Moi je flippais ma race.

Mais aller, remonte merde ! Remonte, remonte, remonte !

Putaaaaain cette meuf n'est absolument pas recommandée par les cardiologues. Elle a fini par remonter ouais, mais à la limite du crash, et là je me suis rendu compte que je ferais bien d’en faire autant si je ne voulais pas finir ma journée au cachot. Je me suis retourné et mes yeux ont croisé ceux d’un Cudrow un peu trop expressif. Il n’avait pas l’air content, mais alors pas du tout. C’est le moment de se barrer sur le champs.

Accio balais.

J’ai pas demandé mon reste et j’ai sauté par la fenêtre en même temps que le bout de mois m’arrivait dans les mains. Je vous raconte pas la galère pour me remettre dessus. J’ai glissé, mais me suis rattrapé de justesse, jusqu’à finalement parvenir à me hisser sur ce truc que je n’affectionnais pas particulièrement. L’air, c’est pas vraiment mon élément. C’est pas tant que j’ai le vertige, c’est juste que je préfère avoir les deux pieds sur terre, ou dans la mer. J’adore l’eau. C’est ça mon véritable élément, mais l’air, non rien à faire. J’ai jamais été super doué en vol et si j’ai un aussi bon équilibre je ne le dois qu’aux années de surf que j’ai derrière moi. D’ailleurs je suis presque sur que je serais plus à l’aise debout sur ce machin qu’à califourchon comme ça. En plus on a l’air con. Enfin bref, j’ai senti un ou deux sortilèges me chauffer les oreilles mais j’ai réussi à passer au travers et tout comme ma collègue de galère, j’ai finalement trouvé le couvert de la Forêt Interdite. Génial, non seulement on va être recherché par tous les crétins de ce château mais en plus on va se faire bouffer par la première créature un peu bizarre qu’on va croiser là dedans. Sovahnn, t’es gentille, rappelles moi de ne plus jamais te suivre dans tes délires. Parlant de Sovahnn, j’ai vu son balai se barrer en trombe vers la surface de cette prison de verdure, mais sans elle dessus. Hum. Nouveau problème.

Sovahnn ? Sovahnn ?!

Mais rien. Elle ne me répondait pas. Comment la retrouver dans un labyrinthe pareil. (Note de l’auteur : Ca pourrait être cool comme lieu pour le forum, le labyrinthe) Alors j’ai continué à slalomer entre les arbres, perché sur ce balai qui n’était pas le mien. Puis j’ai fini par l’apercevoir. Demi-tour, je me posais sur le sol tant bien que mal et m’agenouillais près d’elle, une main sur son épaule.

Eh ! Est ce que ça va ? T'as rien de cassé ? Merde j'ai bien cru que t'allais te manger le sol, j'ai eu la trouille. T'es complètement malade. J'fais quoi moi s'il t'arrive quelque chose, hein ?

Ben quoi c’est vrai ? Y aura plus personne pour me mettre dans la merde.

Un picotement là haut sur ma tête, je me suis rappelé que j’étais pas sorti de cette pièce indemne. Je me suis relevé, en grognant, une main sur l’arcade qui visiblement n’avait pas décidé d’arrêter de pisser le sang.

Elle m'a pas raté cette salope de chaise. Et lui ... lui j'vais pas le rater non plus. J'le déteste. JE LE HAIS ! – Le balai a volé contre un arbre et s’est cassé en deux – J'voudrais qu'il crève, qu'il agonise. J'voudrais qu'il souffre et qu'il supplie pour qu'on vienne l'achever. Mais non, ah ça non. Je ne lui ferais pas ce plaisir. Je le regarderai s'éteindre petit à petit dans la douleur et ...

Et … Et je me suis rendu compte qu’elle me fixait comme si elle avait vu un fantôme, enfin revu pour le coup. Je crois qu’en fait, elle m’avait jamais vu péter les plombs. Faut dire aussi que j’avais pas été très tendre ni dans mes gestes, ni dans mes mots, mais avec moi c’était comme ça. Impulsif au possible, ça sortait comme ça venait. Impossible à contrôler, à canaliser. Y en avait que deux capable de ça. Et encore. Même avec Jillian, j’étais pas sur que ça aurait fonctionné. Avec Lui, je sais que j’aurais fini par lâcher prise.
Le cœur battant à tout rompre, la respiration erratique, je l’ai fixé comme un damné, jusqu’à ce que je retrouve mon souffle. J’ai fait un pas vers elle et je lui ai tendu la main, pour lui montrer que j’étais pas un danger, pas pour elle en tout cas. La dernière chose que je voulais c’était lui faire peur.

Excuse-moi. On devrait pas rester là c'est trop ...

J’ai pas eu le temps de terminer ma phrase. Un froid glacial s’est emparé des lieux et a tout glacé sur son passage. J’ai levé les yeux au ciel, pour en chercher la cause mais inutile d’être Einstein pour comprendre quand on vient de ce monde. Ça ne pouvait être qu’une seule et unique chose. Ce sentiment de tristesse intense, plus aucune joie.

Dangereux.

Il était là, juste au dessus de nous, à quelques mètres. Gris, sombre, camouflé par sa cape, flottant dans les airs comme un esprit.
Un détraqueur.

J'aurais du m'en douter. Fais chier. Cours ! Et te retourne surtout pas !

J’ai attrapé la main de Sovahnn et tiré d’un coup sec, complètement paniqué. Courir, ça ne servait absolument à rien contre une créature telle que celle-ci. On aurait pu éventuellement s'échapper avec le balai si je ne l'avais pas fracassé contre un arbre sous le coup de la colère. La seule solution pour le faire fuir, c’était de créer un Patronus. Et même si j’avais réussi à quelques reprises dans les cours de Rivers, j’étais pas franchement au point. Pourtant, il allait bien falloir que j’essaie, parce que malheureusement pour nous deux, Sovahnn découvrait seulement la magie. Je ne pouvais pas lui en vouloir pour ça, pas après les épreuves qu’elle devait traverser quotidiennement pour s’adapter à ce nouveau monde que personnellement j’avais toujours connu.

Tout ça pour dire qu’on était dans la merde, et ce jusqu’au cou.

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MessageSujet: Re: Lose Control _ Enzo   Lun 20 Déc 2010 - 22:27

-
Lose Control




Chill out whatcha yelling for?
Lay back, it's all been done before
And if you could only let it be
You will see


J’veux pas que ça s’arrête. Ne pas avoir de retomber, juste rester là, à courir comme une folle, ce grand sourire aux lèvres, se sentir vivante, comme si rien n’allait jamais plus s’arrêter. Jute ne pas m’arrêter.


Parce que tout était très bien comme ça. Rien ne semblait compter pour l’instant. Toutes ses conneries, tous ses éclats de rire étaient bien trop agréable pour qu’elle veuille s’en séparer. L’immobilité, ça n’était pas son fort, c’était clair, elle avait passé son tour, et ça lui allait très bien. Pourtant, se taire, ça, elle savait le faire. En temps voulu. Et pourtant, ça n’était pas ce qu’elle avait pas à cet instant là. Pourquoi, alors ça, elle n’en savait réellement rien. Tout ce qu’elle avait voulu, c’était fuir, loin, le plus loin possible même, et pourtant la rage s’était immiscé en elle plus qu’elle ne l’aurait dû. Assez pour que la jeune femme ne se contrôle pas, et se la ramène un peu trop. Eux avec leurs manières de « tout m’est dû alors je prend et basta », elle ne les supportait pas. Et ça commençait un peu trop à se voir. Mais pourquoi maintenant ? Elle savait pourtant tout contenir en temps normal. Mais là, l’envie de l’envoyer chier avant été trop forte, et le faire passer pour un débile profond alors qu’il lui offrait cette possibilité, ça avait été trop tentant. Mais pourquoi ? Peut être juste parce qu’elle avait quelques raisons de plus de leur en vouloir. Que l’idée de l’autre obsédé, ses mains contre elle, restait bien encrée, et qu’elle ne risquait pas de partir comme ça. Gorge serrée, elle l’avait donc envoyer chier d’une remarque bien sentie. Quoi ? C’était vrai, s’il n’était même pas foutu de parler sa propre langue, autant se la fermer. Son sang de merde, au moins, il irriguait assez son cerveau pour qu’elle sache parler, elle ! Et, il fallait croire qu’elle l’avait un pitit peu énervée avec ses sous entendus. Ok, elle mourrait de trouille, certes, et ça devait se voir même si la jeune femme cherchait à ne pas trop ciller, ni reculer. Son regard plongé sans celui de l’enfoiré, elle luttait de toutes ses forces pour ne pas le baisser. Pourtant, c’était ce qu’elle avait fini par faire alors qu’ils décidèrent de les emmener elle ne savait où. Les jambes tremblantes, le visage blême, elle allait finir par faire un malaise avant de finir au cachot, c’était tout ce qu’elle aurait gagné.

Et pas qu’elle, Enzo aussi. C’était bien pour ça qu’elle avait fuit son regard. Parce qu’elle était désolée, qu’elle crevait de trouille, et, surtout, qu’elle ne voulait pas voir ce qui pouvait bien se trouver dans le sien. Alors, les yeux rivés sur le sol devant elle, elle avait marcher, tentant de ne pas laisser ses souvenirs s’emparer d’elle. Et pourtant, la violence dont il faisait preuve ne faisait que la renvoyer à ce que son con de collègue avait voulu faire. Les poings de plus en plus serrés, traduisant sa rage, s’étaient fourrés dans les poches de son jean.

On se calme ma vieille. Détends toi un peu merde. Tout va bien … TOUT VA BIEN ?? Mais t’as fumé quoi pour dire ça toi hein ? Non, tout ne va pas bien, rien ne va bien en fait. Merde, j’ai peur, tu piges ? Je crève de trouille, j’veux juste me barrer, mais si jfais ça, j’ai comme l’impression que j’vais me faire tirer dans le dos. Tu vois le pianiste ? La famille qui cours et les nazy qui leur tirent dessus en se marrant ? Ouais ben j’ai comme un arrière gout de ce que trop de personnes ont pu ressentir à cette époque. Et putain, faut que j’arrête de sentir ces saloperies de main sur moi, mais plus ça va, plus je m’énerve, et plus c’est le cas. Plus j’ai envie de le réduire en poussière cet enfoiré. Plus ça va, plus j’ai jute envie de prendre ma baguette et de la lui fourrer dans l’œil… à défaut de savoir comment m’en servir un peu mieux. Merde, mais est-ce que vous vous rendez seulement compte de la merde que vous foutez et d’à quel point vos idées sont débiles ? Hein ? Mais merde ouvrez vos saloperie d’yeux avant que je les crève ! Ouais c’est ça, va t’acharner sur des gosses d’à peu près l’âge que j’avais avant l’accident. Wow, très mature, vraiment ! Quelque chose va finir par déconner, mon grand crétin, et là, vous allez vous sentir très con. Ça a juste intérêt à se dépêcher, avant que nous, on ne finissent comme engrais pour la foret machin chose ! (Ben quoi ? Qui vous dit qu’ils font pas d’la botanique en fait hein ? =O )

Et un nouveau pétage de câble. Cela dit, au moins, ils s’étaient de nouveaux retrouvés seuls. Enfermés, certes, mais seuls. Et c’était déjà un bon point, parce qu’au moins, elle ne se sentait pas tout juste sur le point de perdre une vie qu’elle aimait tout particulièrement. Ok, là tout de suite, elle n’était pas exactement ce qu’on pouvait appeler pleine de vie et pétillante, c’était surtout une belle nausée qu’elle avait, et une envie de traverser les murs, et vite.

C’est pas possible ça ? Hein ? On est dans un monde de magie nan ? Bon ben ils le font dans X-men, alors pourquoi pas ici ? … Ouais, sinon, quelqu’un l’aurait déjà fait, ok, pas con. M’enfin quand même on peu pas tester ? Au risque de m’exploser la tronche sur un mur, OUI… ou sinooooooooooon… de m’exploser la tronche par terre ! Quoi ? Ça vole ces trucs là nan ? J’ai déjà vu des élèves se balader en l’air, le cul sur un balais. Alors… on peut s’en aller en volant nan ?

Mais oui !

Ok, elle n’était pas totalement sûre d’elle, mais bon, il fallait se bouger, et vite fait. Et puisqu’Enzo semblait à peut près apte à bouger, il pouvait bien voler. Et puis, ben ça ne devait pas être très compliqué non ? C’est juste comme… conduire une voiture !!

… tu ne sais PAS conduire ! Putain mais j’ai jamais réussi à faire avancer dans le bon sens une auto-tamponneuse ! Mais comment j’vais réussir à faire marcher ce truc moi ? … Ne pense pas Sovahnn, ne pense pas. Tu verras bien hein de toute façon ! Et puis… ben au pire, ça voudra dire pas de torture pour ce soir hein… c’est ça, faisons de l’humour noir, ça détend… SAUTE !

J’suis complètement tarée. Et ça va me tuer !


En effet, ça avait vraiment faillis. Après tout, jamais elle n’était montée sur ce genre de chose, et ça ne s’improvisait pas forcément très facilement. Pourtant, le balais avait fini par se redresser et elle avait frôler le sol de peu. Le cœur affolé, elle s’était plus fait embarquée par le balais qu’elle ne l’avait dirigé volontairement. Ça devait être pour qu’elle que la jeune femme avait fini allongée sur le sol de la forêt interdite, à moitié sonnée. Elle n’avait pas entendu Enzo supplier son balais de remonter, mais au moins, il l’avait écouter, et elle était en vie. Un peu à l’ouest, d’accord, et des bouts de branches dans le cheveux. Mais toujours en vie.

Une main s’était posée sur son épaule, la faisant se reconnecter à la réalité. Le regard figé sur la cime des arbres, le soleil brillant à contre jour tout là haut, elle avait fini par décrocher, sûrement emportée par un petit vertige dû à sa chute.

« Hein ? Ah euh oui. Oui oui, ça va. »


Le regard un peu égaré, la jeune femme s’était redressée en s’appuyant tant sur le sol que sur lui.

« Ouais… moi aussi, j’te l’avoues. La prochaine fois que j’veux tester l’un de vos trucs, j’essaierais en partant du sol plutôt.. Tu… resterais à te faire chier, en sécurité dans ta salle commune.. ? »


Bonne ou mauvaise réponse alors ?

Toujours assise sur le sol, la jeune femme avait mine de rien essayé de faire bouger ses doigts de pieds, puis avait tâté son dos qui lui faisait mine de rien assez mal. Et bien, apparemment, non, elle n’avait rien. Là, c’était un miracle. Mais elle les attirait les miracles, alors, ça commençait à devenir assez habituel non ? Il ne faudrait pas qu’elle s’y habitue trop tient… histoire de ne pas prendre ses aises. Le vent, ça fini toujours par tourner. Un peu comme l’humeur d’Enzo quoi. En effet, le jeune homme avait lâcher la rage qui, chez elle lui avait fait tenir tête aux deux crétins, éclatait violement chez lui. Étonnée, la jeune femme l’avait écouter souhaiter la mort de ce type, détournant finalement le regard. D’un côté, elle avait voulu aller près de lui et le calmer, mais, là, elle avait peur de se prendre un coup. Et ça allait bien cinq minutes les coups, mais là, c’était bon. Tout ce qu’elle voulait, c’était juste qu’il se calme. C’était qu’il était inquiétant à force avec ses envies de sadisme.

Ce qu’il fini par faire.

Bonne idée. Tout comme celle d’y aller. C’était vrai, elle n’était encore jamais rentrer ici, mais si le lieu était qualifié d’interdit, ça ne devait pas être pour rien. Vraiment pas pour rien puisque le garçon n’avait pas eu le temps de finir sa phrase. Elle qui avait cette peur pénétrante qui l’avait assaillis quelques minutes plus tôt se sentait brutalement vidée. Plus aucune envie de rire. Le lieu semblait froid et dangereux, brutalement. Mais elle ne savait pas pourquoi. Tout ce qu’elle savait, c’était qu’elle ne se sentait pas bien, mais vraiment pas bien. Une sensation qu’elle n’avait jusque là jamais ressentis. Un vide profond qui l’emparait, une tristesse, comme si tout ce qu’elle était jusque là s’évanouissait, la laissant là, coquille vide, désespérée et perdue qui s’était mise à courir sans trop savoir pourquoi.

D’où ça venait cette sensation hein ? Pourquoi il paniquait ? Pourquoi la température avait tellement descendus, et le lieu, devenu menaçant à ce point ? Lui, il semblait le savoir, alors elle suivait ses instruction, courant le plus vite possible, calquant sa cadence à la sienne. Sauf qu’elle s’était retournée, on s’en doutait. Les yeux écarquillés de terreur, avec une envie brutale de se mettre à pleurer, la jeune femme avait accélérer le rythme.

J’sais pas ce que c’est que ces trucs mais c’est pas bon, vraiment pas bon !

Toute sa motivation, sa force s’enfuyait, et l’envie de rester là, dans un coin, à attendre que les choses se terminent la prenait de plus en plus.

Nan, on arrête de penser comme ça trois secondes et on agit. Allé merde, la vie est pas aussi moche. Putain, ressaisis toi merde !

« Bordel Enzo mais fait quelque chose ! J’sais pas, danse lui la macarena si ça te fait plaisir, mais AGIT ! »

Nan parce que moi j’vois pas quoi faire… à part lui balancer un truc à la tronche quoi…







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MessageSujet: Re: Lose Control _ Enzo   Mar 21 Déc 2010 - 13:00

Dire que je pourrais être bien au chaud au coin du feu, avec un livre ou entrain de discuter avec Elwynn de tout, et surtout de rien, de nos dons respectifs, de ses problèmes avec la gente masculine qui passe son temps à lui baver dessus. Des trucs anodins. Des trucs … pas dangereux. J'aime bien Sovahnn, là n'est pas le soucis. C'est juste que là, je me serais bien passé d'une rencontre extrême avec un putain de Détraqueur qu'a visiblement pas l'intention de nous lâcher. Oh il peut bien essayer de se nourrir de ma joie de vivre, il ne doit pas m'en rester des masses. Hum … Ce qui veut dire qu'il parviendra à me tuer plus vite ?! Merdeuh ! Accélère !!!

Courir, je savais pertinemment que ça de servait à rien face à une créature telle que celle ci. C'était la première fois que je me retrouvais face à l'un d'entre eux. Tout ce que je savais sur eux, je l'avais appris en cours ou dans les livres et je pouvais constater que tout ce qu'on racontait sur eux était le strict reflet de la réalité. Je commençais à manquer de souffle et l'envie de tout abandonner s'emparait de moi. Pourtant je continuais de luter, de me raccrocher à cette vie que je trouvais sans saveur depuis des mois. Je n'avais pas envie de mourir, pas comme ça, pas maintenant. C'est vrai que pendant un moment, je lui courrais après à cette garce de faucheuse mais j'avais eu le temps de me faire une raison et puis, je n'avais absolument aucune certitude de le retrouver si jamais je passais de l'autre côté. Alors à quoi ça aurait servi ? Il n'aurait pas voulu que je meurs. Mes parents non plus. Alors pour eux j'avais décidé de vivre et cette chose n'allait pas changer ça. D'autant plus que je n'étais pas tout seul.

« Bordel Enzo mais fait quelque chose ! J’sais pas, danse lui la macarena si ça te fait plaisir, mais AGIT ! »
« J'suis pas sur que ça fasse effet là tout de suite. »

Agir. Oui ça je savais qu'il allait falloir que je fasse quelque chose. Et je savais parfaitement ce que je devais faire pour nous sortir de là mais je ne m'en sentais pas capable. Je n'avais aucune confiance en moi sur le sujet. Un Patronus. Oui j'avais réussi quelque fois à en former un mais ça n'avait jamais duré très longtemps. Est ce que ça suffirait ? Est ce que j'y arriverai seulement ? Trop d'interrogation. Et toujours aucune confiance. Pourtant je savais que je n'avais pas le choix. A moins d'un miracle, d'une intervention extérieur, on était fait comme des rats. On pouvait sentir son souffle putride nous caresser l'échine. La peur de la mort, de la tristesse immortelle, ça nous donnait des ailes visiblement, mais le corps humain n'est pas infaillible et à force de courir partout, tout le temps, sans arrêt, il fatiguait. Le miens comme le sien. L'effet du souffle du Détraqueur ne faisait qu'empirer les choses. Comment continuer à vouloir sauver sa vie quand le désespoir s'infiltre par chaque pore de la peau ?
Danser la macarena ? Pourquoi pas après tout, avec un peu de chance ça le ferait rire, non ? Est ce que c'est capable de rire ces horreurs là ? J'en doute fortement. Tout ce qu'ils savent faire c'est aspirer la joie de vivre et s'en nourrir comme des charognard. Avec Sovahnn, il aurait de quoi se faire un super repas de Noël …

Et là j'ai reçu une image en pleine tête. Celle de Sova, sans ses yeux rieurs, juste une tristesse sans nom et sans fin au fond des yeux. Plus aucun sourire, juste une mine terne. J'ai bloqué. Ça ne doit pas arriver. Je me suis dis que si je ne le faisais pas pour moi, je le lui devais au moins à elle. Certes c'est elle qui m'entraine toujours dans des galères pas possible mais elle n'a pas idée de ce qu'elle fait pour moi même si on fini toujours dans une merde internationale.
Alors j'ai stoppé ma course et j'ai regardé droit devant moi pendant une seconde, les yeux grand ouverts, mort de trouille mais étrangement près à prendre un risque.

« Continue de courir ! Barre toi ! »

Bien sur elle n'allait pas m'écouter j'en étais presque certains mais je ne pouvais pas combattre deux énemis à la fois alors … Il faut faire des choix dans la vie. Après tout, elle est majeure et vacciné, et si j'arrive à faire sortir un Patronus, elle ne risquera rien. Ici ou ailleurs. Enfin ça, ça reste de la théorie.
J'ai pris une profonde inspiration, j'ai bloqué l'air et je me suis retourné vers l'horrible créature qui flottait au dessus de nous à quelques mètres. Le bras tendu, tremblant, la bouche sèche et la gorge nouée, j'ai articulé tant bien que mal.

« Spero Patronum ! »

Mais rien. Il ne s'est rien produit. Absolument rien. Pas même la moindre petite étincelle.
J'ai recommencé un nombre incalculable de fois mais toujours rien.

« Spero Patronum ! Aller mais pointe toi bordel, j'ai besoin de toi là ! EN URGENCE ! »

Juste une petite étincelle cette fois.

Et puis il y a eu ce froid glacial, cette envie démesurée de me vider de toutes les larmes de mon corps. J'ai senti les traits de mon visage se coincer dans une expression de souffrance. J'avais mal, partout. Mon cœur battait de moins en moins vite. Une sensation que je pensais avoir mis derrière moi malgré les jours de mauvais temps. J'étais comme paralysé, bloqué dans cette léthargie asphyxiante. J'avais du mal à respirer, et cette furieuse envie de baisser les bras pour tout laisser tomber. Abandonner ce combat pour rester en vie. Le bonheur c'était pas pour moi. Emportez moi. Prenez ce qui me reste de joie de vivre, videz moi. Achevez moi. Je veux partir, être en paix. Je veux que ça cesse. Peut être qu'une fois dans un autre monde la souffrance n'existera plus ? Non ? Et puis ce n'est pas comme si j'avais quelque chose à perdre en restant ici, pas comme si je laissais des gens derrière moi …

Leur visages me sont apparu les uns après les autres, comme un mirage dans le désert. Mon frère. Ma Grand Mère. Jillian. Lune. Et d'autres encore. Mes parents. Kyle. Puis Sovahnn.
Sovahnn qui devait être à quelques pas derrière moi, qui devait subir le même sort, ressentir les mêmes choses.

Non. Je ne peux pas laisser faire ça.

J'ai essayé d'ouvrir les yeux mais c'était dur. Et puis j'ai reçu comme une décharge, un choc d'adrénaline, venu d'on ne sait où. J'ai alors pensé de toute mes forces à mes parents, à leur sourire, au regard rassurant de ma mère.

« SPERO PATRONUM ! »

Mon bras s'est fait plus ferme, ma voix plus insistante, mon ton plus déterminé. Et là, j'ai vu la lumière. Non pas celle au bout du tunnel, mais belle et bien cette lueur argentée qui s'échappait de l'extrémité de ma baguette. D'abord surpris, j'ai reculé d'un pas, puis l'émerveillement à pris le dessus. Je le distinguais qui prenait forme petit à petit, jusqu'à devenir loup. Un magnifique animal, grand et fort. Je n'ai pas pu m'empêcher de sourire en le voyant évoluer avec autant de grâce dans l'air, jusqu'à foncer avec détermination sur cet être atroce qui se nourrit des autres. Le Détraqueur lui a tenu tête un instant, puis il a disparu comme il était arrivé. L'atmosphère s'est réchauffé, s'est détendu, tandis que mon loup argent faisait fuir ennemie le plus loin possible. Et moi, moi je me suis écroulé sur le sol, à bout de force.

« Et je crois que j'aurais préféré rester à me faire chier dans ma salle commune, sans vouloir t'offenser Miss Belle-au-bois-qui-dort. »

Je ne savais pas si elle était encore là mais cette phrase était sortie le plus naturellement du monde. Puis de nouveau la lueur m'a interpellé. Le loup est arrivé, campé fièrement sur ses quatre pattes et je n'avais d'yeux que pour lui. En appuie sur l'un de mes coudes, je souriais en l'admirant. Comme un gamin devant ses cadeaux de noël. Je crois que c'était la plus belle chose qui m'est été donné de voir. Il était tellement majestueux, j'aurais pu l'observer pendant des heures. C'était la première fois que je le distinguais aussi clairement et à cet instant, j'ai eu une pensée pour Rivers. Tout ça, c'était grâce à lui. Pour une fois, je n'ai pas éprouvé autre chose que de la sympathie à son égard. Le loup argenté s'est approché de moi, il m'a effleuré comme s'il voulait que je le caresse puis il s'est évanouie dans l'air. Un sourire niais imprimé sur le visage, je me suis de nouveau écroulé sur le sol, les bras en croix, étrangement serein et heureux. Mes yeux rivé vers le ciel, j'étais dans un autre monde.

J'ai mis du temps à revenir sur terre mais ma conscience m'a rappelé à l'ordre.
Sovahnn.
Est ce qu'elle va bien ?

Pourtant j'étais pas vraiment décidé à quitter le sol. J'avais l'impression que mes jambes ne voulaient plus me porter. Je me suis contenter de me retourner comme une crêpe, oui sauf que personne ne m'a lancé en l'air, bref, et j'ai roulé sur moi même jusqu'à atterrir sur le ventre. Elle était là, à quelques mètre, pale comme un linge, mais en vie et c'était le principal. Et puis sans prévenir, elle est parti dans un fou rire nerveux. J'ai retrouvé mon sourire automatiquement, et me suis mis à rire à mon tour. On a ri comme ça pendant un moment, incapables de se calmer l'un comme l'autre. Après tout, on venait de vivre un truc un peu hard core quand même.

« Bon, on a le choix. Soit on reste ici et on se fait bouffer. Soit on rentre et on est bon pour passer la nuit aux cachots. Tu préfères quoi ? »

Oui parce que la vie ne peut pas être aussi simple tout le temps malheureusement.

Je me suis relevé, j'ai frotté mes mains contre mes cuisses par réflexe pour enlever les saletés sur mon pantalon et je me suis souvenu que j'avais plus de T-shirt, juste mon sweat. Et pour cause, c'est Sova qui avait mon T-shirt. Avec toutes ces conneries, j'en avais presque oublié notre petit séjour dans la Salle de bain des préfets. Bah peu importe. Je me suis dirigé vers elle d'un pas un peu bancale, avec une furieuse envie de dormir qui m'a arraché un bâillement du tonnerre. J'en ai même versé une larme je crois bien. Une main tendu vers elle.

« Aller viens, je crois que je préfère encore voir leur sales gueules de cons plutôt que de finir dans le ventre d'une Accromentule ou otage chez les Centaures. »

On a eu notre dose de créatures surnaturelles pour aujourd'hui. Et ça me fait plutôt marrer de savoir qu'elle se balade avec l'une d'entre elle finalement. Oui parce qu'on ne peut pas dire que je sois vraiment « normal » mais c'est c'est une autre histoire.

Aller en route vers de nouvelles aventures et advienne que pourra.
On s'en sortira toujours de toute façon, non ?

- Fin -
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