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 Let me grow up - El'

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MessageSujet: Let me grow up - El'   Mar 12 Oct 2010 - 12:30

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Let me grow up




How god....
That ? Is it me ?

She wants to go home
But nobody’s home
That’s where she lies


Ses lèvres, douces, s’éloignent dans un flou contrasté… ouais éh bah même dans le coma, les hormones arrivent à marcher. Quelqu’un passe, mais il y a quelque chose d’anormal. Quoi, j’en sais rien, mais le monde semble plus proche. La réalité je parle. Parce que tout ça, jusque là, ça n’est qu’une énorme connerie que j’invente en attendant qu’on me débranche, alors que je suis là, bien vivante, et s’ils ne s’en foutent pas, ça ne changera rien. Pourtant je reprend pieds, doucement, mais depuis combien de temps exactement tout cela dure ? Oh pis merde, j’en sais rien. Mais c’est devenu normal. Je pourrais bien avoir la trentaine là à force de me faire des films sur une possible vie. Nan c’est vrai ça, ça fait combien de temps ? Et puis je suis où ? Je perds le fil de ce qui doit être ma véritable vie. Mais qu’est-ce que ça change de toute manière ? Un nouvel univers d’immobilité . Wouhouuuu…

La jeune femme serait bien restée plus longtemps plongée dans ses réflexions, mais, peu à peu, elle avait semblé s’enfoncer dans ce qui semblait être son premier vrai sommeil. On l’avait déplacé depuis près de six mois maintenant. Ça faisait donc depuis ce laps de temps que certaines personnes passaient voir son état, puisque la pièce dans laquelle elle se trouvait était liber d’accès. On l’avait amené ici avant que les Supérieurs n’entrent dans le château car ses pouvoirs agissants selon ses émotions, ils s’étaient mis à agir sans que quiconque ne puisse y faire quoi que ce soit. Et puis, depuis le jour où elle avait manqué d’assommer un peu plus le malade voisin à Sainte Mangouste, il avait fallu prendre une nouvelle décision pour son cas. En effet, il était un peu particulier : sa famille refusait strictement de la débrancher et de la laisser mourir, étant persuadés qu’elle était toujours là. Et pourtant, leurs visites avaient fini par s’espacer sérieusement, en particulier depuis qu’un heureux événement était venu effacer un peu sa propre histoire. Une petite fille était née de sa mère et de son nouvel homme. Bref, la jeune femme avait atterri ici, où ses tout nouveaux soins, magiques cette fois, étaient continués.

La pièce était petite et peu éclairée quand la jeune femme reprit doucement ses esprits. C’est dans un placard derrière le lit où elle était allongée, que tout ce dont elle avait eu besoin pour ce résultat était stocké depuis ce temps.

L’esprit embrumé, la jeune femme laissa ses paupières se soulever pour la première depuis trop, bien trop d’années. Pourtant elle n’avait pas bougé tout de suite, un peu secouée, elle ne savait pas trop ce qu’il se passait, le coma s’était dissipé, comme ça, brutalement, comme s’il n’y avait jamais rien eu pour lui faire perdre conscience pendant tant de temps. Juste comme… par magie, dirons nous. Sauf que cette notion même, elle ne la connaissait pas. Quelques événements étranges s’étaient déroulés autour d’elle, mais elle n’avait pas eu le temps de recevoir la lettre ou d’aller pour la première fois dans ce monde qui était le sien. Un monde qu’elle ne connaissait absolument pas. Alors elle était restée là, allongée, les yeux grands ouverts tout en reprenant doucement ses esprits. Les années de coma, tout ce temps qu’elle avait passer à écouter le monde vivre, en se faisant des films sur ce qu’aurait pu être sa vie, tout ce temps qu’elle avait passé à grandir sans un mouvement s’effaçait à son souvenir, tout se brouillait. Réalité et invention se mêlaient en elle et rien ne semblait véritablement vrai à ses yeux.

Une heure passa ainsi, sans qu’elle ne fasse un seul mouvement, une heure pendant laquelle son esprit s’éclaircit doucement. Et puis la jeune femme s’était redressée, observant la pièce autour d’elle, son regard s’attardant sur les tables empilées au fond de la pièce, les quelques objets entreposés ici, puis sur le bout de bois qui se trouvait à côté d’elle, posé sur une table, comme s’il lui était désigné. Pourtant elle ne l’avait pas pris, détaillant ensuite les petites fioles qui se trouvaient à ses côtés. Contrairement à ce qu’elle avait pensé alors que son esprit marchait indépendamment de son corps, elle n’avait aucune perfusions, pourtant au creux de ses bras, de son cou, bref, un peu partout en fait, se trouvaient des traces de ses hospitalisations répétées. Quoi qu’on pouvait la prendre pour une junky aussi. Surtout vu son état ... flottant dirons nous. Ce ne fut qu’après de longues minutes d’observation que la jeune femme posa les yeux sur son propre corps. Rappelons que la dernière fois qu’elle l’a vu… elle était une pré adolescente !

Les yeux écarquillés, la jeune femme s’était étudiée sous toutes les coutures, du moins, sous tout ce à quoi elle avait accès immédiatement, juste avant de se rendre compte qu’elle était habillée « normalement » et non avec ces trucs fendus sur tout l’arrière que l’on trouve dans les hôpitaux. D’ailleurs le lieu où elle se trouvait n’avait absolument rien d’un hosto. Perdue, mais l’esprit de nouveau clair (magie de la magie ), la jeune femme avait donc chercher à se relever…. Et s’était rétamée en beauté, manquant du même coup de s’assommer sur le bord du lit, puis de la table adjacente. Dans un gémissement elle se redressa doucement sans pour autant chercher à se remettre ne serais-ce qu’assise. Du même coup, elle avait pu entendre une voix qui ne ressemblait plus trop à celle qu’elle se figurait de la sienne depuis les quelques dernières années écoulées dans sa bulle. Quelques minutes plus tard pourtant, elle avait réussi à se redresser, avec l’aide de cette même table qui aurait bien pu la faire repartir dans les vapes, et la jeune femme se retrouvait difficilement debout, les jambes flageolant sous le poids de son corps. Ce ne fut qu’à ce moment, en luttant pour rester debout, accrochée à tout ce qu’elle pouvait qu’elle repéra le petit bout de papier qui se trouvait juste sous le bout de bois qui avait retenu son attention un peu plus tôt.

Au bout de deux ou trois chutes supplémentaires, Sovahnn réussi finalement à se hisser de nouveau sur le lit qu’elle venait tout juste de quitter, pour lire finalement les quelques mots écrits à l’encre noire. Ça ne s'oublie pas ces choses là, c’était déjà pas mal. Sauf qu’elle ne comprenait absolument pas ce que tout ça voulait dire. Le bout de papier semblait chercher à lui expliquer qu’elle était une sorcière ayant passer cinq ans dans un coma dit superficiel et qu’à l’aide de soins magiques, elle venait enfin de reprendre connaissance dans ce qui serait sa nouvelle demeure d’étude, pour comprendre exactement ce qu’elle était. Elle devrait boire la petite fiole bleue à sa droite pour retrouver des forces immédiatement car d’extérieur, il était difficile de l’aider, surtout que son état n’avait pas permis de dire quand exactement elle pourrait reprendre connaissance. On lui donnait également les noms des personnes qui s’étaient occupés d’elle ici, ce qui, franchement, ne l’avançait absolument pas. Puis, on lui disait que la baguette était sienne et qu’elle devrait mettre le chapeau derrière elle à son réveil.

Interdite, la jeune femme fixa quelques secondes le bout de papier qui ne l’avait absolument , mais alors, vraiment pas aidé à comprendre ce qu’il se passait et où elle était. Et, surtout, on ne l’informait en rien sur ce qu’était devenue sa famille, et surtout, si tout le monde allait bien. Si elle avait été la seule blessée dans l’accident ect. Quoi qu’elle avait du mal à mettre le doigt sur ce qu’il s’était passé, sur qui était dans la voiture avec elle. Bref, la jeune sorcière était larguée, voilà tout. Pourtant, elle but ce qu’on lui avait désigné, sans s’inquiéter une seconde. C’était qu’elle était encore trop « somnolente » pour se méfier. Pour s’étouffer en revanche, oui.

C‘est immonde ce truc merde ! Et puis c’est quoi d’abord ? Je suis où ? Roh la barbe ! La jeune femme s’était levée brutalement -en attrapant le bout de bois sans trop savoir pourquoi-, sautant du lit, atterrissant sur des jambes brutalement requinquées, avant de s’avancer vers un miroir juste à côté d’une porte qui devait donner sur l’extérieur de la pièce. Mais c’était bien la glace qui l’intéressait, malgré le fait qu’elle aurait bien aimé qu’on lui explique comment cette soudaine force pouvait bien débarquer comme ça dans son organisme. Le regard désappointé qui fixait ses jambes était remonté doucement le long du miroir, permettant à la jeune femme de découvrir ce à quoi elle ressemblait à présent. Un corps fin qui avait eu à peine ce qu’il lui fallait pour se développer lui apparu, ainsi que de belles formes qu’elle n’avait jamais vu avant, mais c’était surtout vers son visage que la jeune femme avait dirigé son attention. Un visage adulte, souligné de cerne, mais beau malgré son expression effaré, expression à laquelle s’ajoutait une crinière blonde royalement bordélique avec quelques mèches hirsutes tombait le long de ses joues. Apparemment, quelqu’un avait fait mumuse avec ses cheveux… mais c’était l’ensemble qui lui avait coupé le souffle. Les yeux arrondis de surprise et de stupéfaction, la voix de la jeune future élève de Poudlard s’était élevée dans un cri mi étonné, mi effrayé. Le cœur affolé, la jeune femme avait fait quelques pas rapides en arrière, trébuchant sur elle ne savait quoi, elle avait finalement passer la porte sans plus rien contrôler, tombant mollement sur la personne qui passait à ce moment là dans le couloir.

Nouveau cri étouffé lorsqu’elle s’était relevé, posant un regard effrayé sur la jeune femme qu’elle avait magnifiquement écrasé.

Ok, on se calme, tout va bien, t’as une tronche pas possible, tu t’es pris j’sais pas combien d’années dans la tronche, t’es je ne sais où, avec un bout de papier à la con à la main, qui ne t’avance pas du tout vu que la personne qui l’a écrit devait être joliment bourrée et MAIS MERDE QU EST-CE QU’IL SE PASSE ?? Respire, respire, respire, vas y, demande lui à elle, elle va pas te bouffer quand même. Ouais, bouche ouverte, sert toi de ta langue… *bruit incompréhensible* mouais… on refera… pis tu dois être belle comme ça. Elle va avoir peur elle aussi si… attend, pause…. C’est moi ou… PUTAIN L’ESCALIER BOUGE !!

La bouche ouverte, le doigt pointé vers un escalier se mouvant derrière Lauren, les cheveux en vrac, le regard effaré…elle devait avoir l’air d’une folle !

"Ya..l'..."

On reverra pour les paroles...




hors sujet:
 


Dernière édition par Sovahnn Dawn Lockwood le Lun 25 Oct 2010 - 21:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Let me grow up - El'   Dim 24 Oct 2010 - 18:51

    Il était tôt et le ciel était encore si sombre et noir comme la nuit que l'on pouvait distinguer la lune et les étoiles dans cet océan bleu. Il régnait un froid spectral dehors et les arbres dansaient en rythme sur une valse hivernale. Le lac dans le parc était recouvert d'une fine couche de verglas. Malgré le brouillard et le manque de luminosité par ce matin d'hiver, on pouvait très bien apercevoir les faibles nuages qui prenaient place dans le ciel sombre comme l'Enfer. Le soleil se levait peu à peu donnant au ciel de légers contrastes rouges sangs et dissipant la lune et les étoiles pour laisser place à la Lumière qui laissait ses rayons de chaleurs illuminaient le parc et la forêt. Il faisait toujours froid, faisant renoncer les plus téméraires à sortir le bout de leur nez pour profiter de cette matinée ensoleillée. La pluie avaient cessé un peu plus tôt dans la soirée et avait laissé le sol humide.

    Plus les heures passaient plus je me résignai à me lever. Je tournai en boucle dans mon lit depuis une demi heure et mes cours commençaient dans deux heures. Tout juste le temps de me préparer et d'aller déjeuner. Cependant l'envie n'y était pas ce matin, mon premier cours de la journée était l'étude des nons-magiciens et l'idée de devoir torturer un moldu ne me tentait pas vraiment. Cependant je m'étais résignée depuis longtemps à contredire l'autorité des Supérieurs. Plus vite j'aurais fait ce qu'ils me diraient, plus vite je serais libre d'oublier ce cauchemar et de m'en vouloir d'être aussi stupide.

    Prenant mon courage à deux mains, je me levai et me dirigeai vers ma valise, en vrac depuis le temps. J'enfilai mon uniforme de Gryffondor et me coiffai les cheveux en les lissant du mieux que je le pouvais. A mon plus grand damne il ne connaissait pas le fer à lisser ici et l'électricité me manquait diablement. Une élève de troisième année se trouvait déjà dans la salle de bain quand je m'y rendis. Elle venait de sortir de la douche en me dévisageant, j'entrepris de me laver le visage sans lui prêter attention et fonçai à la grande salle déjeuner.

    Elle était bondée mais je réussis à trouver une place à la table des Gryffondors à côté d'un élève de sixième année qui me dévisagea bouche bée. Et merde ! J'allais devoir passer le petit déjeuner attablée à côté d'un abruti rendu à l'état de légume à cause de mon don. Et bien je m'y ferai. Je me servis du jus de citrouille et du bacon avec des oeufs. Manger me fit un bien fou jusqu'à ce que je perçoive du coin de l'oeil que cet abruti commençait à baver, ce qui suffit à me couper l'appétit. J'avalai mon jus de citrouille d'une traite et essaya de finir mon bacon tant bien que mal. Une fille en face me dévisagea elle aussi et cela suffit à me faire craquer. Je me levai et en vérifiant l'heure sur ma montre je vis qu'il ne me restait que quarante minutes avant le début du cours. Je décidai d'y aller, un peu à reculons et pas franchement décidée, mais tout de même résignée. Je montai les marches et au fur et mesure que je me rapprochais de l'étage fatidique, c'est à dire le quatrième étage. Mais au moment de franchir le seuil de l'étage je me fis renverser par une jeune femme qui paraissait folle alliée tant sa coiffure et son expression de folie surprise constrastait avec ses gestes mal assurés.

    "Ya..l'..."

      "Pardon ?"


    Son regard incrédule et ses lèvres tremblantes me laissèrent perplexe. Etait-elle une nouvelle victime des sévices orchestrés par les Supérieurs. Etait-elle une Non-magicienne ? C'est alors que je vis un papier dans sa main, où des lignes écrites en italique d'une très belle écriture semblaient vouloir qu'on les lise.

      "Vous êtes sûr que tout va bien ?"

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MessageSujet: Re: Let me grow up - El'   Lun 25 Oct 2010 - 21:10

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Let me grow up




How god....
That ? Is it me ?

She wants to go home
But nobody’s home
That’s where she lies


D’accord, ok, on se calme et on respire. Il doit bien y avoir un fond de logique dans tout ça. Il y a quelques instants, j’étais ailleurs, dans cette vie qui… mais elle n’était qu’illusion. Combien d’années dans le néant comme ça dites moi !? Allé, on se calme, on oublis ça et on se concentre… mais merde, comment tout ça peut être la réalité ? Le réel est sensé être logique, nan ? Tout ça c’est… magique… putain mais j’suis bonne à enfermer moi c’est pas vrai ça ! Ou sinon je suis barge depuis pas mal de temps et l’accident n’a jamais eu lieux. Mais cette lettre ne semble pas vraiment insinuer ça, quoi qu’elle peut être un effet de mon imagination pour me conforter dans mon monde, et dans ce cas AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH la feeeeeeeeeemeuuuuh !! Ok, zen, retourne dans ton état végétatif ma pauvre vieille, ça t’éviteras de penser à t’en faire sauter la soupape…

Complètement perdue, ça, la jeune femme l’était. Et pourtant, on avait tout fait pour qu’elle s’y retrouve à peu près. Mais vu la situation et le fait que personne n’avait pu prévoir quand elle se réveillerait, ces efforts semblaient bien maigres. Alors la rescapée s’effrayait de tout. Non, l’effroi était un nom bien faible par rapport à ce qu’elle ressentait en cet instant. Il fallait bien le dire, elle était littéralement morte de trouille : tout autour d’elle n’avait rien de logique et elle en était arrivée à douté de la qualité de son esprit. Elle pouvait bien être malade mentale après tout. Après tout, quelle autre explication par rapport à des escaliers qui bougent tout seuls et à toute cette mascarade ? Elle était sur le plateau de tournage d’un film fantastique ? >.<‘’ ?

« Je.. La… il…. »


Tremblante et affolée, la jeune femme n’arrivait pas à aligner deux mots logiques face à cette femme qui avait brutalement surgit devant elle. Non, correction, c’était elle qui lui était tombée dessus, au sens propre du terme, quand elle avait passer la porte sans s’attendre à ce qu’elle y verrait. Et s’excuser ne faisait d’ailleurs pas partie des premières choses auxquelles elle avait penser. En fait, elle ne pensait plus à grand-chose en cet instant mis à part la panique qui lui liait l’estomac. Imaginez, vous réveiller après autant de temps, avoir sérieusement changer physiquement et mentalement puisqu’elle avait pu continuer à évoluer tout de même, et se retrouver dans un monde qui… n’était pas réellement ce à quoi elle avait pu croire. Après tout, ça n’était pas pour rien que l’on apprenait la nature magique des jeunes sorciers à onze ans. Quoi que ne pas leur dire serait bien plus dangereux. Elle, par exemple, était un vrai danger publique puisqu’elle ne contrôlait absolument rien. À ce propos, justement, le haut de la porte qu’elle venait de passer avait brutalement prit feu alors que son teint prenait doucement une teinte plus pâle. Et puis, il y avait eu la question fatidique. Non, elle avait été posée au même moment que l’inflammation de la porte. Non… elle ne savait déjà plus en fait. Mais quelque chose avait craqué en elle à cet instant précis. Une barrière, cette de la terreur, peut être, s’était écroulé face à ce qui pouvait bien ressembler à de la rage. Les nerfs, la fatigue, peut être. Ou juste son état pire que déboussolé.

« Si je vais bien ? BIEN ? Sérieux ? Mais merde, il se passe quoi ici ? On est en quelle année ? pourquoi ça bouge pour… et c’est quoi cette merde là ? J’suis où ?? Et… KIAAAAAAAAAAAH !!!! »

Kiah… oui, elle venait tout juste de griller qu’un tableau la regardait d’un air hébété et.. Ben, oui, qu’il la regardait justement, au sens propre du terme puisque l’homme à l’intérieur semblait bel et bien vivant bien qu’en deux dimensions. Toujours au sol, la jeune femme s’était éloignée comme elle le pouvait, son cœur battant si fort qu’elle n’aurait pas été étonnée si l’autre avait pu l’entendre… et avait ramené un défibrillateur… juste au cas où…
Alors qu’elle s’était reculée en martelant le sol de ses talons, le bout de papier qu’elle avait gardé serré dans son point jusque là s’était envolé dans son agitation brutale pour se retrouver aux pieds de l’autre jeune femme. Puisque ces lignes insinuaient qu’elle venait de passer une longue période dans un semi coma et que le fait qu’elle était une sorcière et qu’il fallait qu’elle mette un certain chapeau d’apparence miteuse posé dans la pièce dont elle sortait, y était également indiqué, si l’autre jeune femme le lisait, elle pourrait sans doutes comprendre un peu mieux la situation. Mais Sovahnn n’y avait pas pensé une seconde, non, elle, elle avait poussé un nouveau cris lorsque le bout de bois, qui s’avérait être sa baguette, qu’elle tenait avait brutalement lâché une gerbe d’étincelles bleues sans qu’elle ne sache comment c’était possible.

Bordel mais j’suis tombée où moi ? Pitié de l’aide, au secours merde !! Dites moi que j’suis pas folle et qu’il y a une explication rationnelle à tout ça. Expliquez moi merde…

Une expression d’autant plus paniquée sur le visage, la jeune blondinette avait lâcher précipitamment sa baguette, comme si celle-ci l’avait brulé au second degré. Alors, elle n’avait rien trouvé d’autre à faire que de fixer la jeune femme qu’elle avait d’abord bousculé (alors que le sommet de la porte continuait à bruler, rappelons le !), comme ci celle-ci pouvait lui apporter des réponses. D’ailleurs elle le pouvait. Mais vu la situation de la jeune femme, elle pouvait aussi partir en fou rire complet :euuh:





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MessageSujet: Re: Let me grow up - El'   Dim 31 Oct 2010 - 2:24

    Mais que diable se passait-il dans cette école de taré ? Déjà que les moldus se balladant dans les couloirs avaient été un choc pour moi, apprendre qu'ils servaient d'esclaves à ces enfoirés de Supérieurs m'avaient encore plus glacé le sang. Surtout que les derniers événements n'avaient pas aidés. A croire qu'il y avait encore plus tordu dans la vie que la Magie. Quelle ironie ! Ainsi donc j'avais cette folle alliée devant moi qui agissait des plus bizarrement. Enfin, folle, elle avait plus l'air paumée que folle. Mais d'où sortait-elle au juste ? Et c'était quoi cette pièce ? Durant toutes mes années ici je ne l'avais encore jamais vu, à moins que je n'y sois passée devant sans véritablement y faire attention. Et si elle cessait de bégayer j'arriverais peut-être à piger quelque chose à ce qu'elle essaie de dire. Les escaliers bougent oui et alors ? (C'est du moins ce que j'ai cru comprendre vu sa réaction lorsque ces derniers ont bougé). Serait-ce une nouvelle "recrue" moldue ? A en juger par la frayeur et l'incompréhension qui se lisait dans ses yeux, cela en avait tout l'air.

    Essayant tant bien que mal d'aligner deux mots et me regardant avec des yeux apeurés, qui regardaient dans tous les sens afin de trouver un sens logique à tout ce merdier (car il fallait bien l'avouer, dernièrement j'appelais plus ça un "merdier" qu'une "école"), la jeune femme finit par s'exprimer clairement et distinctement de manière à ce que je puisse lui donner une réponse convenable. Mais je ne doutais pas que ces hurlements allaient rapidement interpeller les gens et attrouper une meute d'ici peu. Cependant elle n'eut pas le temps de finir sa phrase, car un KIAH incompréhensible fit office de ponctuation. En jetant un rapide coup d'oeil aux alentours je compris d'où venait ce fameux KIAH qu'elle venait de crier. Un tableau la dévisageait, ce qui avait certainement du effrayée la "non-sans-doute-nouvelle-recrue-moldue". Je lançai un regard las à ce dernier et soupirai. Qu'avais-je fait pour tomber sur un cas aussi délicat que celui-ci ? Une jeune femme totalement paumée et qui s'effraie de tout et qui ne sait pas aligner deux mots sans hurler. Je me voyais déjà en train de lui enseigner les bases de Poudlard et lui promettre que les escaliers n'étaient pas dangereux ou que les tableaux ne lui feraient aucun mal. Ca promettait d'être intéressant !

    Mais je n'avais en aucun cas prévu de tomber nez à nez avec une sorcière ! Maladroite comme un chien qui plus est. En effet le haut de la porte qu'elle venait de traverser brûlait et menaçait d'incendie si on ne l'arrêtait pas bientôt. Soupirant de nouveau, je sortis ma baguette et lança un aguamenti sur la porte en question. Le feu laissa bientôt place à une flaque d'eau. Analysant mon interlocutrice je remarquai qu'elle tenait fermement un bout de bois dans sa main. Mon regard se fit plus insistant. A quoi jouait-elle au juste ? La jeune fille recula, toujours à terre, ne l'oublions pas, et je me demandai si je ne ferai pas mieux de l'aider à se relever (du moins si elle ne repartait pas dans une crise d'hystérie si jamais je m'approchais d'elle), et martelait le sol de ses talons. Dans sa vaine tentation d'échapper au tableau et à la porte en feu, la jeune femme avait laissé tomber le bout de papier qu'elle tenait fermement dans son autre main tout juste à mes pieds. Je me baissai pour le ramasser et le lit sans espérer y trouver quoique ce soit d'intéressant pouvant m'aider à gérer cela. Surtout qu'avec toutes ces bêtises, j'allais finir par arriver en retard à mon cours d'études des nons-magiciens, et nul doute que M. Willbott se ferait une joie de me passer un savon comme il sait si bien le faire.

    Dépliant le bout de papier je commença à lire, gardant toujours un oeil sur la jeune femme qui paraissait toujours aussi déboussolée, et je sentis ma main trembler, mes nerfs commençaient à légèrement craquer. J'avais devant moi une comateuse tout juste sortie d'un coma dit "superficiel" à qui l'on devait ré-apprendre à vivre. Mais surtout à qui l'on devait apprendre à se servir d'une baguette, sous peine de mettre le feu à tout et n'importe quoi. La jeune femme était bel et bien une sorcière. Et malgré qu'elle paraisse adulte, son niveau scolaire ne devait se trouver qu'au tout premier niveau, tel un gamin débarquant pour la première fois ici. Comme moi à ma première année, paumée et totalement hystérique. Un peu comme elle quoi ! Sauf qu'elle avait mon âge et que le fait de sortir d'un coma après tant d'années et de débarquer ici ne devait pas beaucoup l'aider. Première étape, lui enfiler ce maudit chapeau sur la tête, malgré les quelques protestations que je pu distinguer quand je repliai la feuille et me dirigeai vers la salle. Le chapeau était bel et bien là, ainsi qu'un lit d'hôpital (sans doute emprunté à Sainte-Mangouste). Pas étonnant que j'ai jamais vu cette salle de ma vie !

      - Bon déjà il faut que tu arrêtes de te comporter comme une demeurée. Ensuite ne touche plus à cette baguette - oui le maudit bout de bois que tu tiens dans la main - et relève toi, je ne voudrais pas causer un nouvel incident si un élève devait se rétamer en te marchant dessus. Tu es ici à Poudlard, école - ou du moins si on peut appeler ainsi cet enfer de Dante où tous les professeurs ou presque tuent les non-magiciens ainsi que quelques élèves par ci par là, et ne me regarde pas comme ça - de Sorcellerie. Ne cherche pas à t'enfuir, ça ne sert à rien ! Bon maintenant aurais-tu l'amabilité de mettre le dit chapeau sur ta tête qu'on sache dans quelle maison te caser ! Je pourrais faire en sorte de ne pas trop arriver en retard au cours de M.Will-je-massacre-tout-le-monde-Bott.


    Bon ok, je l'avais pas joué des plus sympathique avec elle, mais je n'avais aucune envie de me faire battre (au sens propre du terme) par un professeur aussi tégneux et hargneux que Willbott. Si encore elle avait la gentillesse de se dépêcher au lieu de me dévisager comme ça.
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MessageSujet: Re: Let me grow up - El'   Dim 7 Nov 2010 - 22:35

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Mon monde s’effrite, le tient m’effraie. Explique moi ta réalité, montre moi sa beauté, moi je n’y voit qu’un danger qui m’échappe, une faille dans ma conception d’un monde que j’ignore pourtant à présent. Et merde, je délire ! Ressaisie toi ma vieille et arrête de hurler comme une pauvre tache. Sérieux, elle parait pas être sur le point de t’assommer à coup de bout de bois… d’ailleurs c’est quoi ce bout de bois là ? Une chose qui jette des flammes… et bah au moins ça sort de quelque part pour une fois, pas comme… oh ciel OO’’ retour des trucs que j’avais volontairement oublié. Moi et les événements étranges qui se passaient autour de moi quand… j’étais encore capable de bouger un doigt de pied… ce que j’peux à nouveaux faire, j’vous dit pas le panard que c’est !! Enfin bref : aaaaaaaaah. Bah quoi ? J’en étais à là non ? À hurler comme une malade. Enfin bon, ça peut se’ comprendre quand même merde. Mais bon, aller, soyons civilisée et respirons un grand coup. Oui, je me parle à moi-même à coup de « nous ». J’crois que le coma, c’est mal passé pour mon esprit. Je me parle à la première personne du pluriel, les tableaux me parlent, les escaliers bougent et les portes prennent feu… c’est pas gagné pour leur prouver que j’suis saine d’esprit. Et c’est vrai pourtant hein, j’vous jure ! Je suis hystérique, c’est vrai. Elle l’était aussi à sa première année. ouais je lis dans les esprit, c’est fort hein ! Sorcière et télépathe… ou pas. Je suis juste… un peu plus perdue que eux tous. Un peu plus perdue que je ne le serais déjà si j’avais été dans ’mon monde’. Celui dont je me rappelle. Et franchement, celui là ne me dit rien, mis à part quelques dessins dans un livre d’enfant.

Pourtant la jeune femme avait fini par se calmer. Assez pour écouter, au moins, ce que l’autre avait à lui dire. Assez pour ne pas être obsédée par ce cœur qui n’a de cesse que de sortir de sa poitrine et pour entendre puisque la compréhension n’était pas forcément au rendez vous.

« Les non magiciens. La sorcellerie… »

Les quelques mots qu’elle avait prononcé étaient sortis comme pour elle-même. Ils ne comptaient pas. Elle cherchait juste à comprendre pour ne pas finir folle. Et tendis que l’autre lui expliquait une partie des choses qu’elle avait besoin de savoir, la belle s’était levée pour la suivre docilement dans cette pièce qu’elle venait tout juste de quitter. Tout en l’écoutant la jeune femme s’était de nouveaux arrêter à côté du miroir, le regard fixer sur ce nouveaux physique. Elle avait bien changé, c’était le moins qu’on puisse dire. Et là, la jeune femme pouvait affirmer sans risque de se tromper qu’elle avait gagner au change. Une taille fine mais de belles formes, un beau visage et des cheveux qui seraient sans doute magnifiques s’il ne ressemblaient pas à un paillasson reposant sur la tête d’une folle à la sortie de l’asile. Ses doigts effleurant son visage d’un air distrait, la jeune femme s’était avancée sans pour autant quitter son reflet du regard. C’était vrai qu’Elwynn aurait pu être plus condescendante avec elle, mais la jeune femme avait déjà bien assez à faire avec tout le reste pour se rendre compte de se genre de choses. Tout ce qui se passait ici la dépassait en tous points. Alors la jeune femme avait écouté. Tant le nom de cette école, puisque c’était là où elle était apparemment, un lieu où on enseignait la magie, aussi incroyable que ça puisse être; que le fait de mettre un chapeau.

Un… chapeau ? Un CHAPEAU ?? Nan mais tu crois pas que j’ai autre chose à foutre que de mettre ce truc tout miteux ! Il doit y avoir des tics là dedans >< ou des puces ! J’vais finir en grattage pendant toute la nuit si je met cette chose. Tu veux pas m’en refiler un autre… nan ? Celui là. Oui bon ça va me regarde pas comme ça, t’as quoi de si important ?

« Où me caser…. T’es sûre que c’est pas juste pour que j’ai l’air d’une débile ? Quoi que j’ai pas besoin de ça… *soupire* J’suppose que c’est obligatoire… »

Raaaaaaah bon ça va, c’est bon, je vais le mettre ton truc troué !

- Merci de ne pas m’insulter jeune nouvelle arrivante, un peu en retard cela dit. -

How… euh… désolée… monsieur ?..

- ça ira. Alors, dans quelle maison puis-je te mettre ?-

Une maison…

Le dialogue c’était fait pendant un petit temps, sans qu’un seul mot ne passe les lèvres de la jeune femme. Un chapeau lui expliquait dans quel monde elle vivait, c’était fort comme truc. Et assez étrange pour qu’elle se taise le temps que tout cela s’arrête. Et puis, il lui avait parler doucement, comme si chacune de ses paroles l’ensorcelaient totalement. Alors, doucement, son cœur s’était calmé et la jeune femme s’était mise à respirer un peu plus normalement. Et puis il avait hurler un nom.

«  Huffel-quoi ? »

Cette fois les mots sortirent tout seuls.

- Elle t’as assez attendu, il est dangereux en ces temps troublés de prendre du retard lors que le danger vous pourchasse… -

« Qu… »

Mais déjà il s’était tue et la jeune femme comprit qu’il n’y avait pas d’autres mots à ajouter. Alors elle enleva ce qui avait prit brutalement beaucoup de valeur à ses yeux, et qui, globalement, devait en avoir énormément pour cette école, et s’était tournée une nouvelle fois vers la jeune femme.

« Il - rah merde, je me met à discuter avec un chapeau ! - … enfin, il a dit qu’il ne fallait pas perdre de temps quand le danger nous collait aux basques… enfin en plus classe quoi. Tu dois aller quelque part ? »

Elle n’avait pas encore eu le temps de répondre à sa question que déjà la jeune femme lui en posait une nouvelle. C’était qu’elle avait beaucoup de choses à apprendre sur ce lieux, et celui-ci semblait regorger de secrets. Au moins, elle semblait s’être calmer, il avait eu le don de faire cela pour elle. Calmer ses craintes. Mais pas toutes. Au moins, elle pouvait toujours faire semblant que ça allait. Prendre sur soit, du mieux qu’elle pouvait. Apprendre à être grande, après tout, ça marche aussi lorsque l’on est capable de se mouvoir.

« Je te suis, si tu veux bien ? C’est peut être mieux nan ? *petit sourire gêné* la dernière fois que jme suis retrouvée debout, j’étais dans une voiture et un camion me fonçait dessus, J’sais pas trop quoi faire là. »

Ses paroles étaient sincères et simples, elle ne savait pas quoi faire, c’était vrai. Mais elle pouvait bien se débrouiller par elle-même à présent. Maintenant qu’elle en savait un peu plus et qu’elle était un peu plus calme, même si ce monde risquait de continuer à lui filer des sueurs froides.

Ravale et encaisse. C'est pas si compliqué hein...





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MessageSujet: Re: Let me grow up - El'   Jeu 18 Nov 2010 - 22:34

"Je viens de suivre, je viens de suivre les instuctions que ton esprit m'a données
Sur la manière de me visser moi-même, doucement, nettement, à la mort
Oui il y a une vis,
Elle est dirigée vers ma tête
Alors, regarde, un revendeur de rêve
Et un morceau de lumière à travers mes os
Oh, toi et toi, à quoi jouez-vous ?

Me ravageant
Me déposant
Maintenant, tu peux m'épingler ou me poser par terre
Maintenant laisse tout cela à l'abandon :
C'est un spectacle d'horreur
Tu devrais faire un détour par le spectacle de l'horreur"


    Les paroles de cette chanson me revinrent en tête, certaines collaient parfaitement avec la situation. Il y avait encore plus fou que la Magie sur Terre ou encore même que de se faire torturer à coups de baguettes magiques par des sadiques très étroits d'esprit. Sentant mes nerfs lâchaient je savais qu'il ne me faudrait pas longtemps avant de craquer et de laisser cette fille en plan. Après tout si elle ne voulait pas mettre ce maudit chapeau, pourquoi la forcerais-je ? Je ne la connaissais même pas ! Et à en juger par son physique elle devait largement atteindre voire dépasser la majorité. Je n'allais donc pas m'amuser à jouer les chaperons pour une adulte, même si celui-ci vient tout juste de se réveiller d'un coma après de très longues années. Elle avait sûrement tout le bon loisir de raisonner et de se développer mentalement pendant tout ce temps pour savoir comment se garder elle-même ! Regardant ma montre, je vis que le cours avaient commencé depuis maintenant cinq minutes et crut défaillir à la place de quoi je poussa un très long soupir de gémissement. M. Willbott allait me tuer ! Et pas seulement métaphoriquement, littéralement si je ne me dépêchait pas de courir pour arriver in-extremis à son cour, après tout la salle de classe était à seulement dix mètres de là.

      - J'ai sûrement plus important à faire que de traîner ici à risquer ma vie, et je sais de quoi je parle, pour te regarder te plaindre et débiter conneries sur conneries sur un chapeau. Certes il est vieux et sans doute plein de puces et tout ce que tu veux mais je te jure que je vais te l'enfiler de force si tu continues à t'obstiner comme ça ! Et puis tu sais quoi, fais ce que tu veux, je suis morte de toute façon. Soit on reste là toute la journée jusqu'à ce que tu décides à le mettre sur ta tête, soit tu le mets de suite et le problème sera réglé. Allez, dépêche !!

    Quand je commençais à m'énerver comme ça c'était généralement mauvais signe. Surtout que moi et la colère on était pas très amis et on faisait généralement pas très bon ménage ensemble. Les boules de feu j'ai assez donné !


    Raaaaaaah bon ça va, c’est bon, je vais le mettre ton truc troué !


      - Y'a intérêt !


    Inspirant et expirant je tentai de me calmer tandis que la damoiselle coma faisait les présentations avec Mr. Le Choixpeau tout troué et plein de puces. Blablatant son charabia habituel sur l'histoire du château et patati et patata, ce dernier finit par hurler un nom à m'en faire exploser les tympans. Ce à quoi la jeune arrivante répondit par un habituel son d'hésitation.

      - Hufflepuff, la maison des élèves ayant le goût pour le travail, la maison de la patience, de la justice et de la loyauté.


    Il était de rigueur à l'entrée à Poudlard de connaître chacune des caractéristiques définissant une Maison.

    Puis le chapeau annonça à la jeune comateuse que par ces temps dangereux mieux valait ne pas traîner ! Enfin là moi je vous le tourne à ma sauce parce que je me souviens plus des termes exacts :gla:

    Tu vas quelque part ?


      - Avant que tu ne me déboule dessus, en cours oui en l'occurrence mais vu le temps passé ici ce n'est plus la peine étant donné que le cours a débuté il y a maintenant une bonne vingtaine de minutes ! Je me ferai lyncher par mon professeur, mais j'ai l'habitude voyons, c'est pas comme si c'était la première fois que je désobéissais ou séchais le cours d'un Supérieur !


    Une légère pointe de sarcasme pointait dans ma voix mais je n'en tint guère rigueur.

    Je te suis, si tu veux bien ? C’est peut être mieux nan ? la dernière fois que jme suis retrouvée debout, j’étais dans une voiture et un camion me fonçait dessus, J’sais pas trop quoi faire là.


    Pour ponctuait le tout, elle m'adressa un sourire gêné comme pour me dire qu'elle me suivrait quand même de toute façon !

      - Fais ce que tu veux, de toute façon je comptais retourner dans ma salle commune pour tenter de réviser le prochain cours. En chemin je pourrais t'accompagner voir le directeur de Pouffsouffle pour qu'il sache qu'il a une nouvelle recrue. Ah suis-je bête c'est ce crétin de Willbott votre directeur. Autant pour moi. Et bien non merci ! Tu n'auras qu'à y aller seule. J'ai pas envie de me faire arracher les yeux. En attendant t'es libre de me suivre ou non mais je sais pas si la grosse dame te laissera rentrer !
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MessageSujet: Re: Let me grow up - El'   Ven 19 Nov 2010 - 13:12

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Let me grow up




How god....
That ? Is it me ?

She wants to go home
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On se calme. En plus de te prendre pour une barge, tu l’énerve. Oui ben elle se démerde avec son énervement, franchement, je m’en fout, moi aussi j’ai assez à penser là tu vois ! C’est pas sympa, ok, je l’avoue, mais merde, laissez moi avec mes emmerde et mes troubles. Qu’est-ce que je fous là sérieux ? Ouvrir les yeux entourée de ma famille, comme j’ai toujours penser, c’est pas possible nan ? Cinq ans merde. J’viens de perdre cinq connasses d’années allongée dans un lit en mode légume. Et arrête de trembler comme ça grosse bique ! C’est qu’un chapeau. Miteux, moche et troué, oui. J’y peut rien, je crève de trouille, ça va là ? J’suis perdue, j’sais pu qui j’suis, j’me reconnais pas, j’sais pas comment les autres vont, j’sais pas ce qu’il se passe ici et j’me sent agressée en non stop. Respire ma vieille, ça sert à rien de t’énerver, t’as jamais été une grande gueule, pas dans la vrai vie quoi. Mais est-ce que c’est vraiment vrai toutes ces merdes franchement ? Raaaaaaaaah merde : de l’aide putain ! C’est si dur à obtenir ? Fait chier…

Jusque là, la jeune femme était hystérique, morte de trouille, certes, mais amicale. Sauf qu’à force, tout ce qu’elle se prenait dans la face passait de moins en moins bien. La gorge serrée, le ventre contracté à lui en faire mal, elle cherchait à tout prendre calmement, à rester zen, mais il fallait bien l’avouer, les conditions ne l’aidaient pas beaucoup. Sortir du coma après tant de temps avait déjà tendance à l’angoisser violement, mais se retrouver en plus dans un monde comme celui là la poussait à bout. Elle était une sorcière, appartenait à une maison (c’est QUOI une maison déjà à part un truc avec des murs et un toit ? ><‘’ ??) et ne savait tout simplement pas où aller. Débarquer dans un monde n’est jamais simple. En étant aussi déstabilisée qu’elle, ça n’arrangeait rien. Et il fallait bien l’avouer, ses émotions faisaient des montagnes russes.

« Mouais… le travail. Il a fumé ce truc… »

Ses mots s’étaient fait entendre doucement, entre ses dents. Sovahnn n’avait plus grande envie de parler vu la manière avec laquelle elle était accueillie. Et pourtant, tout ce qu’elle voulait, c’était exploser. C’était quoi ces histoires de prof dangereux déjà ? Ok, ils ne sont pas agréable, enfin pas au point de vous tuer non plus. C’était quoi tout ce bordel ? Trop d’informations pour un crane qui avait passé trop de temps dans les vapes. Quand l’autre s’était énervée une seconde fois, lui hurlant dessus qu’elle allait se faire tuer parce qu’elle était à la bourre dans son cour, la jeune femme n’avait rien dit, contenant ce hurlement qui ne demandait qu’à sortir. D’une petite voix, elle lui avait juste demander si elle pouvait la suivre, glissant au passage que ça pouvait être sympa de se détendre trois secondes. De toute évidence la compréhension, ça ne passait pas. L’indulgence non plus. Un peu de pitié, pour une fois, la jeune femme n’aurait pas craché dessus.

On reste zen. Tu t’en fous, mais je t’emmerde, et ben vas-y à ton cour. Et ARRETE DE ME PARLER EN CHINOIS ! Putain, premier truc à faire : trouver un interprète.

« C’est ça, parfait, j’vais y aller seule, j’me démerderais ça va, t’énerve pas, ça sert à rien d’être agressive merde ! ET BAH QU’ELLE ‘ME LAISSE PAS PASSER LA POUF, QU’EST-CE QUE J’EN AI A CARRER ?? MERDE QUOI ! »

Attrapant le petit flacon qui était posé à côté du choixpeau, la jeune femme avait fait demi tour, passant de nouveaux devant le miroir auquel elle avait jetté un regard furax pour y voir à nouveaux un visage qu’elle ne connaissait pas. 

« Et rendez moi ma tronche acétique et mes p’tis seins.. »

Réflexion débile, à mi voix, oui, mais dans le fond, elle le ressentait comme ça. Pendant une fraction de seconde, elle avait été sur le point de jetter la potion droit vers son image mais s’était rétractée au dernier moment dans un soupire exaspérée. Au moins, elle avait eu cette présence d’esprit. Autant ne pas balancer ce truc, après un chapeau qui parle, ce machin pouvait très bien être volatile et dangereux. Elle trouverait bien quelqu’un pour lui assurer qu’elle pouvait le boire, après tout c’était ce que disait le mot, mais si les profs pouvaient vraiment les tuer, elle avait de très bonnes raisons de s’inquiéter.

Quelques secondes plus tard, elle ouvrait la porte violement et sortait dans le couloir, ses jambes toujours aussi peu assurées. Marchant pourtant rapidement, complètement au hasard, la jeune femme s’était élancée, marchant droit sur un Supérieur sans même le regarder. Les joues rosées par l’énervement, elle cherchait juste à faire quelque chose, par elle-même, n’ayant aucune envie d’énerver plus l’autre élève. Elle finirait bien par trouver quelqu’un qui puisse répondre vraiment à ses questions. Et puis, en laissant passer un peu de temps, toutes les informations qu’elle avait récolter prendraient leur place dans son crane. Il fallait juste qu’elle remette tout en ordre.

Le tout sans regarder où elle allait.

Crash sur le Supérieur ou non ?

Regarde devant toi quand tu marche Sovahnn !!





Hors Sujet powa:
 

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MessageSujet: Re: Let me grow up - El'   Dim 19 Déc 2010 - 0:24

    Qu'étais-je censé faire, vous voulez bien me le dire ? Je n'allai tout de même pas babysitter une adolescente de 18 ans !! Elle était en âge de se garder toute seule même si je doutais fort qu'elle tienne plus de cinq minutes dans cette école de barges ! Et puis jouer les chaperons, non merci ! J'avais déjà assez d'une soeur sans devoir faire la nounou de tous les nouveaux paumés qui débarquaient dans cette prison. Malgré ma très forte envie de quitter les lieux au plus vite et de fuir la nouvelle comateuse comme la peste (sans oublier que je risquais de minutes en minutes de tomber nez à nez avec mon sadique et insupportable professeur Willbott), mon instinct me poussait malgré tout vers elle, attirée vers elle tell un aimant. Qu'est ce que je pouvais haïr mon côté généreux desfois. La jeune femme semblait sidérée de se retrouver dans la "maison du travail", appelons la comme ça. Je m'étais souvent demandé si ce chapeau n'avait pas déjà fumé un truc pour nous envoyer des poltrons ou envoyer des sadiques perfides et vaniteux à Serdaigle ou encore des paumés à Poufsouffle. A croire que mille ans d'enfermement, cloîtré dans un château sans jamais voir la lumière, avait fini par jouer de lui. Il fallait croire que même les chapeaux se faisaient vieux et pouvaient devenir cinglé ! Qui l'aurait cru ??? Même la Magie a ses mystères il faut croire.

    « C’est ça, parfait, j’vais y aller seule, j’me démerderais ça va, t’énerve pas, ça sert à rien d’être agressive merde ! ET BAH QU’ELLE ‘ME LAISSE PAS PASSER LA POUF, QU’EST-CE QUE J’EN AI A CARRER ?? MERDE QUOI ! »


    Ce hurlement trop longtemps contenu avait fini par éclater, risquant d'en alerter plus d'un. Niveau discrétion on avait connu mieux ! Inutile d'essayer de la calmer, c'était comme d'essayer de faire rentrer une télévision dans une enveloppe ! Comparaison débile mais j'ai rien de mieux sous la main là ! La jeune comateuse, nouveau surnom sur ma liste, avait fini par craquer et risquer à tout moment de provoquer une catastrophe !! Armée d'un mini flacon rempli d'un liquide aux allures peu ragoutantes, la jeune femme prononça une phrase intrigante et inquiétante !! Elle voulait retrouver quoi au juste oO ?? Quittant la pièce dans un état de furie extrème, elle déboula dans le couloir et marchait tout droit vers... UN SUPERIEUR !!!! Qu'est ce qui clochait chez elle pour avoir la manie de vouloir rentrer dans tout le monde ? Elle aimait ça ou quoi ?

    Courant derrière elle pour tenter de la rattraper, je manquai de me manger la porte qui se referma sur moi et la repoussa vivement, avant de voir Sovahnn à à peine un mètre d'un Supérieur trop absorbé par son livre de Métamorphose. Et c'est que, contre ma volonté, un cri déchira ma gorge !

      " NOOOOOOONNN !!!!! "


    Ca fait très cliché dit comme ça mais ça c'est vraiment passé, j'ai même eu droit au ralenti comme dans les films. Lui atterissant dessus comme un gros je sais pas quoi, je manquai de la tuer. Je me relevai et l'attira loin du Supérieur soudainement très intéressé par deux jeunes femmes qu'on aurait pu croire en train de se battre, afin de la sauver de sa tentative kamikaze de suicide. Ce dernier ne dit rien, ayant l'air de s'amuser !! Ah les mecs je vous jure...

désolé pour l'attente, un mois c'pas sérieux ça El ><
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MessageSujet: Re: Let me grow up - El'   Lun 20 Déc 2010 - 12:35

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Rester calme. C’était facile à dire ça,; elle était totalement déboussolée, se réveiller comme ça brutalement après tant de temps, on ne pouvait pas dire que ça soit très facile à vivre. Surtout que, oui, elle avait eu le temps de murir et ne se sentait pas comme celle qu’elle était avant l’accident, mais là, la belle ne savait pas trop ce qu’elle était au juste. Juste une personne paumée qui ne savait plus trop dans quel monde elle vivait, quel âge elle avait et à quoi elle ressemblait. Alors elle mourrait de peur, sur tout ce qu’il se passait autour d’elle, car tout ça ne devrait pas exister. Car elle aurait dû ouvrir les yeux, entourée de sa famille qui l’aurait accueillis avec un grand sourire de soulagement, et puis, elle serait rentrée chez elle, ou tout aurait retrouvé un cour normal et aurait apprit tout ce qu’il s’était passé depuis le temps. Son frère serait dans ses dernières années d’études, son père se plaindrait de ne pas être à la retraite, et sa mère aurait préparé une réunion pour les quelques jours prochains.

Mais ça n’était pas le cas, et la jeune femme se trouvait dans un lieu qui ne lui était absolument pas familier, ses jambes tremblaient un peu, et elle se trouvait face à une élève excédée de son comportement, qui lui expliquait les choses rapidement, de manière pressée en, supposant qu’elle, arrive à tout se fourrer dans le crane dans ce temps réduit. Et à ses réticences, elle réagissait violement. Elle en avait marre, et cette humeur commençait sérieusement à déteindre sur la jeune femme, trop brusquement balancée dans un lieu qu’elle ne comprenait pas, et dans un corps qui ne lui disait absolument rien. C’était là qu’intervenait la potion, elle lui permettait d’être mobile et pas trop gênée par les changements qui s’étaient effectués. Oui, d’accord, elle comprenait. Enfin, pas totalement en fait?. Tout ça n’était ni logique, ni normal. Alors, elle avait fini par péter son câble, à envoyer tout chier, y compris la jeune femme qui avait écopé d’elle. Et une Sovahnn hystérique, paumée, morte de trouille et impulsive, c’était parfois difficile à contenir. Du coup, si jusque là, elle avait suivit sans rien dire, en essayant de se détendre, brutalement, elle avait laisser échapper sa rage.

Le regard noir, la belle furie était sortie, ne sachant où aller, elle s’était juste éloigner, sans trop regarder où elle allait et ce qu’elle faisait. De toute manière, elle ne le connaissait pas ce château. En fait, elle ne connaissait rien. Ni ce que signifiait être absents à certains cours, ni ce qu’une baguette pouvait faire comme dégâts, ou encore ce qu’on pouvait engendrer en énervant un Supérieur. Alors, rageuse, elle s’était avancer sans faire attention, plus perdue encore que lorsqu’elle avait ouvert les yeux. Et assez perdue pour ne pas penser que regarder devant soit aurait été quelque chose d’intelligent pour ne pas percuter quelqu’un.

Chose qu’elle ne fit pas. En revanche, elle sursauta en entendant l’autre hurler derrière elle, avant de l’attraper, comme si elle comptait lui en foutre une. De l’autre Côté, celui qu’elle avait failli renversé les regardait avec un petit sourire avant de s’éloigner finalement.

Pas de quoi s’affoler merde !

« Quoi ? Tu finis par t’inquiéter de ma santé ou t’as peur que je t’attire des emmerdes ? »

Non, elle ne la haïssait pas, elle avait juste peur, elle se sentait juste agressée et ne savait même pas comment agir. Alors, après la rage, c’était les larmes qui étaient montées. Comme ça, brutalement, sans qu’elle ne les sente venir.

« Rah nan merde putain.. »

Que de vulgarité, voyons Sovahnn ! Roh la ferme hein ! Mais merde, j’ai pas que ça à foutre que de chialer.. raaah arrête, c’est bon là, t’es ridicule !

Les yeux fermés, elle s’était frottée les paupières de deux doigts pour faire partir les larmes, inspirant profondément.

Allé, c’est bon, ça passe, en reste zen, on ne pense à personne, ni à ce que le fait de revenir à la vie aurait dû signifier, et on RESPIRE.

« Bon, le machin troué là a parlé d’une maison avec dortoir et j’sais pas quoi. La mienne c’est où ? Pis doit bien y avoir des bouquins sur tout ce bordel qui apparemment est le monde dans lequel j’vais devoir vivre. Tu sais où c’est tout ça ? Tu me dis où j’dois aller, je trouverais bien, et tu pourras retourner à tes trucs. Et j’suis désolée de t’avoir fait chier. »

J’finirais bien par comprendre toute seule. Mais pour ça, il faut que jme pose juste trente seconde pour faire le point… pis comme ça, si vraiment, j’veux finir en larme, ben j’le ferais pas au milieu d’un couloir un peu trop touristique pour ça..

Elle se contenait de nouveau autant qu’elle le pouvait, s’excusait, et retrouvait un calme un peu fébrile.







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MessageSujet: Re: Let me grow up - El'   Lun 20 Déc 2010 - 14:05

    Manquait plus que ça tiens !! Une jeune comateuse au bord des larmes ! En même temps j’avais fini par comprendre que débarquer dans un environnement aussi peu... banal sans savoir comment vous y avez atterri ni vous y connaître en Magie, ça peut laisser quelques petites séquelles ! Surtout que le décor ne laissait pas indifférent et faisait plus peur qu’autre chose ! Autrefois, ça me semblait si loin maintenant, le château resplendissait et émanait une chaleur réconfortante, on s’y sentait comme chez soi alors qu’à présent c’était tout le contraire. Les couloirs n’étaient plus aussi bien éclairés, menaçant de vous faire casser la gueule à chaque pas, les salles de classes laissaient planer une sensation horrible de peur et on s’y sentait mal à l’aise. Même le parc ne resplendissait plus, les fleurs avaient fané et les diverses et nombreuses autres plantes avaient triste mine. Seul le lac, toujours gelé à cette époque de l’année, gardait le même aspect après tant d’années.

      « - Quoi ? Tu finis par t’inquiéter de ma santé ou t’as peur que je t’attire des emmerdes ?

      - Un peu des deux je dois admettre, déjà oui je me fais beaucoup de soucis pour toi même si ça n’en a pas l’air, et secundo, j’ai déjà assez de soucis comme ça pour que t’en rajoute. Sans oublier que ce Supérieur t’aurait achever toute crue si tu t’étais jeté comme lui sans regarder où tu mettais les pieds. Ils aiment pas trop ça vois-tu... »


    Jouer la carte de la franchise avait toujours été soit un point fort soit un point faible pour moi, mais ça faisait parti de mon caractère de toujours dire la vérité quelqu’en soit les circonstances. Et puis elle avait vraiment l’air d’avoir besoin d’aide cette gamine qui n’en avait pas le physique. Les larmes venant à flot, je soupirai devant cette jeune paumée qui aurait sans doute préféré se réveiller dans un endroit plus accueillant, chez elle entourée de sa famille.

      « Rah nan merde putain.. »


    Jeune paumée qui plus est paraissait très polie, mais ça aussi c’était compréhensible. Et puis qui n’avait jamais juré dans sa vie ? Celui qui l’affirmait était un menteur !

      « Bon, le machin troué là a parlé d’une maison avec dortoir et j’sais pas quoi. La mienne c’est où ? Pis doit bien y avoir des bouquins sur tout ce bordel qui apparemment est le monde dans lequel j’vais devoir vivre. Tu sais où c’est tout ça ? Tu me dis où j’dois aller, je trouverais bien, et tu pourras retourner à tes trucs. Et j’suis désolée de t’avoir fait chier. »


    Le machin tout troué n’aurait sans doute pas apprécié la remarque s’il avait été là mais il est vrai qu’avec le temps il devenait de plus en plus troué et de plus en plus grincheux ce vieux choixpeau !! Étant donné que j’étais une des seules élèves dans à Poudlard encore pleine de bon sens et aussi la seule dans ce maudit couloir et que mon cours pouvait très bien se passait de moi, je me résignais à conduire Sovahnn dans ses quartiers, cependant elle devrait demander le mot de passe à un autre Poufsouffle car moi pas sûr qu’il me le donne.

      « Je vais te conduire mais faudra que tu demandes le mot de passe à un autre élève de ta maison car moi je le connais pas. »


    Pour les bouquins, la bibliothèque avait bien deux ou trois trucs qui expliquaient et résumaient en détails « tout ce bordel » auquel la jeune femme faisait allusion. Et non elle m’avait pas fait chier, c’est juste que j’avais trop de soucis en ce moment pour m’occuper d’un cas comme elle.

      « La bibliothèque est au premier étage, je vais te montrer le chemin comme ça tu n’importuneras pas un autre élève pour lui demander ton chemin et ça t’évitera de t’égarer toutes les trente secondes. Je peux même te faire faire un tour complet du château, parc inclus, si ça te tente, mais on zappera les cachots !! J’aime pas trop traîner là bas, on sait jamais sur qui on peut tomber. »


    Sur un certain dénommé Derek Ryans par exemple, abruti et vantard de Serpentard et de Supérieur que je ne pouvais pas voir en peinture et qui me le rendait bien d’ailleurs. Ou d’autres élèves de son rang d’ailleurs. A moins de croiser Maléna, aucune chance de me voir m’y promener pour le plaisir des yeux !!

      « Et non tu me fais pas chier, je suis juste sur les nerfs en ce moment c’est tout ! »
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MessageSujet: Re: Let me grow up - El'   Mar 21 Déc 2010 - 4:01

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She wants to go home
But nobody’s home
That’s where she lies


On se calme, on se détend et on respire et pis c'est tout ah ! Si ! Et, surtout, on arrête de pleurer comme une grande débile de… combien ? Quelqu’un a une calculette dites ? Ah oui nan, c’est vrai, le truc pointu à dit que tout ça, ça ne marchait pas ici. Et bien c’est encore mieux. Chic !

Oui, la jeune femme se sentait mal à l’aise, en même temps tout lui donnait cette impression. Que ça soit le château, ou juste elle-même. Elle était à côté de ses pompes, dans tout les sens du terme. Tout simplement parce qu’elle était paumée, pas forcément parce qu’elle en voulait à la terre entière, comme son attitude pouvait le faire ressentir, mais surtout parce qu’elle avait besoin d’aide et qu’elle était consciente de ne pas voir les dangers qu’il pouvait y avoir ici. De plus, elle n’arrivait pas à tout intégrer, ça ça, ça avait une furieuse tendance à la frustrer.

« Ouais… ben ils on franchement pas l’air très cool. »

T’en a beaucoup des remarques naïves comme ça Sovahnn ? Oui, beaucoup, merci de t’en inquiété… ok, j’vois des tableaux qui parlent, des escaliers qui bougent et des portes qui flambent et j’me met à me parler à moi-même. En ben on est pas sortis de l’auberge hein. Ce monde me rend tarée. Enfin, si j’le suis pas encore, ce qui n’est pas totalement gagné. Enfin, au moins, c’est pas à voix haute, et j’en suis consciente, on va dire que c’est déjà beaucoup.

Les yeux fermés, la jeune femme avait essayé de se reprendre, consciente qu’elle passait pour une barge et que, finalement, l’autre faisait preuve de patience et essayait de l’aider. Ou du moins, du lui empêcher de se faire tuer d’après ce qu’elle avait comprit. Alors la belle avait fini par ravaler ses larmes, à grand coup de ‘je-respire-c’est-bon-ça-va-aller’ mental, pour essayer d’être rationnelle deux secondes et de trouver quelque chose de logique à faire, plutôt que de s’élancer comme une cruche dans un lieux qu’elle ne connaissait absolument pas et qui lui foutait une terreur sourde. Chose que celle qui l’avait récupéré dans cet état pitoyable ;qu’elle n’appréciait pas mais dont, à l’instant présent, elle n’avait pas grand-chose à faire; avait dû apprécier puisqu’elle lui avait expliqué qu’il faudrait qu’elle trouve un mot de passe auprès d’une personne ne sa maison. D’accord, ça, elle devrait y arriver. En faisant la mendiante devant l’entrée, oui, mais elle devrait y arriver. Les deux jeunes femmes avaient calmer leurs esprits et ça n’était pas pour déplaire à la jeune comateuse, comme l’autre l’appelait.

« Ouais, ok, ça je peux faire. »

Ben c’est vrai ! Ça, ça ne doit pas être loin de ma portée en tout cas. Pourvus que quelqu’un veuille bien me laisser rentrer avec mes allures de folle sortie de l’asile. Mais ça, ça sera une autre histoire hein.

« Ok, bibli, premier étage, imprimé…. »

La faire visiter ?

« … Si j’te dis « ho oui, pitié ! » Tu m‘trouves vraiment très ridicule ? »

Ben quoi ? … ça ne l’est pas forcément, ça parait grand comme truc. Ya pas une fenêtre dans le coin ? Oui, là ! C’est… ouais, c’est pas grand, c’est immense plutôt. Punaise…

« Nan parce que c’est … ça… c’est un grand jard… Les cachots ? Quelle école possède des cachots au juste ? Oui, ok, j’arrête avec mes question débiles, mais avoues que c’est bizarre. »

Les tableaux bougent et bientôt les chats vont te parler (elle regardait du coin de l’œil un minou qui passait justement à ce moment là), alors ne dit pas que c’est bizarre, ou sinon elle va te redéfinir ce mot à leur manière à eux.

Puisqu’après tout, tout ça était parfaitement normal pour elle. En même temps, ça semblait logique, puisqu’elle vivait dans ce monde puis un petit moment.

« Ouais… ok. Merci alors. »

Elle, elle était sur les nerfs, et elle, elle les perdait ses nerfs. Et ben elles allaient former une belle brochette de vainqueurs tient !






Spoiler:
 



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MessageSujet: Re: Let me grow up - El'   Mar 21 Déc 2010 - 18:44

    Elle commençait à se calmer heureusement pour moi, mes nerfs n'auraient pas tenu très longtemps sinon. La méthode du "on-respire-je-me-calme" semblait marcher à merveille même si ses yeux trahissaient toujours un évident manque de clarté chez la demoiselle. Elle semblait être en proie à une immense frustration, elle ne digérait pas tout et ça ça semblait plus la mettre en rogne qu'autre chose.

      « Ouais… ben ils on franchement pas l’air très cool. »


    Remarque débile ! Supérieur=idiotie+débilité+sadisme. Pas besoin d'être Einstein pour comprendre ça sauf quand on se réveille d'un coma cinq ans après. Mais ça elle l'apprendrait assez vite à force de tâter le terrain. Et puis à force, elle deviendrait (si elle ne l'est pas déjà à force d'emmagasiner toutes ces informations) complètement tarée et paranoïaque. A moins qu'avec un peu de chance, elle réussisse à garder un peu de self-contrôle et un minimum de clarté psychologique !!

      « - C'est peu de le dire, et en plus de cela ils sont hyper sadiques », je fis mine d'exagérer le "sadique" pour qu'elle ne le prenne pas au pied de la lettre mais ça ne fonctionna pas, elle me lança deux gros yeux énormes comme des soucoupes. Oui bah ça j'y pouvais rien moi, j'arrivais pas à mentir ni à exagérer. Fallait faire avec !


    Elle écoutait chacune de mes paroles, enregistrant chacune des informations qui seraient aptes à l'aider, et je voyais bien son cerveau qui travaillait, à la limite des rouages qui tournent sans s'arrêter.

      « - Ouais, ok, ça je peux faire.
      - Et t'inquiète pas en général, je dis bien en général, les Poufsouffle sont hyper sympas, si tu leur dis que t'es nouvelle (un rapide coup d'oeil à la jeune comateuse suffit à me faire sourire), ça devrait passer. Mais après y'a des exceptions, sinon tu n'auras qu'à aller demander à Willbott mais sans moi, tu m'en excuseras mais quand tu le verras, veille bien à surtout rester...zen. Tu comprendras pourquoi, il n'est pas des plus... gentil on va dire. »


    Willbott, satané et maudit Willbott, encore un qui a du manquer d'amour dans sa jeunesse !!

    La jeune femme me regarda avec joie quand je lui proposa un tour des locaux:

      « … Si j’te dis « ho oui, pitié ! » Tu m‘trouves vraiment très ridicule ? »


    Et je me résignais à la lui faire faire. Et non je ne la trouvais pas ridicule, seulement assez... étouffante !

      « - Euh... non, non !! Juste un peu... oh et puis zut !! »

    Il est vrai que le château était immense, voire à la limite de l'inimaginable, mais en dix ans, j'avais appris à connaître chaque détail du château par cœur, et croyez-moi, ça en faisait un paquet.

      « Nan parce que c’est … ça… c’est un grand jard… Les cachots ? Quelle école possède des cachots au juste ? Oui, ok, j’arrête avec mes question débiles, mais avoues que c’est bizarre.
      - Le genre qui veut torturer ses élèves par exemple !! Mais Poudlard a toujours eu des cachots, bien avant l'arrivée des Supérieurs au pouvoir. C'est là qu'on a nos cours de potions ou encore là où se trouve la salle commune des Serpentards, évite ces personnes là d'ailleurs, fuis-les comme la peste !! Il ne t'arrivera rien de bon sinon, hormis si tu croises Maléna, elle c'est la seule fréquentable dans cette foutue maison de Serpents. Tous des mauvaises langues ! Et ce n'est pas bizarre pour moi, j'y suis habituée depuis que j'ai onze ans. J'ai arpenté ces couloirs des tas de fois alors tu sais...


    A ce moment là, Sovahnn regarda d'un drôle d'œil un chat qui passait par là. Avait-elle peur qu'il prenne soudain la parole. Je me mis à rire.

      « Les chats ne parlent pas !! Même la Magie a ses limites. Mais j'avoue que ça aurait pu être marrant même si j'en ai déjà assez avec les loups-garous et les hyppogriffes ! Ça fait déjà pas mal tu crois pas, plus tout le reste ?? »


    Oups... j'aurais p'tét pas dû mentionner les loups-garous ! Boulette là Elwynn...
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MessageSujet: Re: Let me grow up - El'   Jeu 30 Déc 2010 - 11:27

-
Let me grow up




How god....
That ? Is it me ?

She wants to go home
But nobody’s home
That’s where she lies


Oui, elle faisait des remarques débiles. Il fallait l’avouer, mais la dernière fois qu’elle s’était trouvée dans une école, il n’y était pas question de magie, et ça n’était qu’un petit collège de campagne. Alors on ne pouvait pas réellement dire qu’elle s’attendait à quelque chose comme ça. Et puis, la dernière fois qu’elle avait pu marcher, elle n’était qu’une gosse, alors là, elle n’avait ni un caractère affirmé, ni une sagesse particulièrement forte, en revanche ce qu’elle avait bien, c’était un sentiment de panique assez incroyable qui battait dans ses veines. Parce qu’il aurait tout simplement que tout se passe différemment. Mais na ça serait pas le cas, elle ne se rendormirait pas pour se trouver au près de sa famille, dans son monde, dans un lieu qu’elle connaissait, qu’elle pouvait comprendre, avec des têtes familières. Non, elle était là, et c’était tout, rien de plus, et rien ne changerait. Alors il faudrait bien qu’elle s’adapte. Alors, même si elle avait conscience de dire des conneries sans doute plus grosses et exaspérante qu’elle, elle avait continué dans cette voie, essayant de saisir un peu tout ce qu’il y avait autour d’elle. De saisir la nature de ce monde. Oui, hyper sadiques, ok, ça elle l’avait comprit. D’accord, la jeune femme avait l’air d’une parfaite idiote.

Ben j’vous met au défit de faire mieux !

… TAGGLE Sovahnn.


« Ouais… ok. Wil.. Euh ben d’accord. Quelque chose me dis que c’est un coup un peu fourré étrangement. »

Roulement d’yeux. Ok, à retenir, Wilbott= salaud, pas approcher ! Poufsouffle, ça passe. Serpentard, pas cool/ D’accord. Nan mais c’est très simple hein… ils en ont de ces noms ici…

Pour le reste, la jeune femme s’était tue, préférant s’empêcher de craquer plutôt. L’autre avait commencer à lui expliquer certaines choses sur le château. Des choses qui avaient un peu du mal à passer dans son pauvre esprit troublé. Un peu trop d’info, peut être, et puis, il y avait juste le contre coup du réveil et… ouais, ok, même sans avoir eu cette petite parenthèse dans sa vie, elle aurait sûrement été complètement paumée. Mais là, ça n’arrangeait rien, alors la jeune femme faisait tout pour ne pas lâcher prise, pour ne pas arrêter d’écouter ce que l’autre disait. Mais ça n’était pas forcément très simple. Alors, finalement, la jeune femme l’avait arrêter. D’accord, les chats ne parlaient pas, mais ça n’était pas ça qui la rassurait extrêmement, puisqu’elle était sûre qu’elle avait encore un bon nombre de surprises à venir. Un nombre sûrement trop important en fait.

Les… les QUOI ?

« Les loups… Ouais bien sûr… c’est évident. »

Tout à fait logique même…

« Tu… peux juste m’amener à ma maison ?. J’me débrouillerais pour le reste, ça ira. »

Oui, je veux abréger tout ça. Me retrouver seule, là, ça ne serait pas de trop. Et puis, comme ça, toi, tu pourras retourner à ta vie et moi me pencher sur la question de ce qu’est devenue la mienne. Tripoter ce truc de bois, me regarder dans une glace pour essayer de me foutre dans le crane ce que je suis devenue, et puis juste… faire le point. Ouais, voilà, je serait vraiment pas contre.

Le visage de la jeune femme se fermait de plus en plus, tout ce qu’elle voulait, c’était faire une pause, se recentrer un peu, sans avoir forcément quelqu’un près d’elle pendant qu’elle ferait ça. Au moins, grâce à elle, elle avait passé sa période complètement hystérique qui manque de renverser tout le monde. Elle était calme. Déprimée, mais calme. Normalement, elle ne devrait pas foncer sur quelqu’un, c’était déjà beaucoup, et pour ça, elle la lui remerciait. Même si ces mots là n’étaient pas prêts de vouloir sortir. D’ailleurs l’idée seule de parler n’était pas une bonne idée d’après la pression qui s’exerçait dans sa gorge. Oui, elle se serrait de plus en plus. Et il était hors de question qu’elle reparte dans une crise de larmes. Et, elle le savait; lorsqu’elle entendait sa voix tremblotante, ça ne manquait jamais, elle partait. Alors, sans un mot, la jeune femme s’était finalement éloignée de sa seule et unique connaissance, juste pour essayer de comprendre un peu les choses par elle-même, et pouvoir péter ses câbles toute seule, sans risque d’être jugée de quelconque manière que ce soit. Ça ne devait pas être si compliqué comme endroit… si on évite tout le monde !

- fin -








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