AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Good morning revival _ Marek, Aileen, Isma

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Hiboux postés. : 2494
Date d'inscription : 01/09/2009
Crédits : ©Bidi
Double Compte : Takuma, Kazuo, Sovahnn, Maxence, Jordane, Alec, Yusuke (✝)



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/liens-additionnels-f64/takuma-marek-
MessageSujet: Good morning revival _ Marek, Aileen, Isma    Lun 16 Aoû 2010 - 23:40

- -
Good morning Revival



We had fire in our eyes
I the begening I
Never Felt so alive..








Les mains couraient, ardentes, envoutantes. Dans les ombres, en cet instant, les cris au dehors n’existaient plus, leurs attentes s’étaient effacées, les angoisses s’amenuisaient. Ombres protectrices, loin des leurs, loin de leur perfidie, loin de leur haine puérile, loin de leur admiration insensée. Les souffles se mêlaient, des doigts glissaient contre sa peau, déclenchant dans leurs sillages quelques agréables frissons. L’air confiné se gonflait d’une odeur douceâtre tendis que sa main embrassait, caressante, le dos de la jeune femme, glissant là où elle ne le devait pas. Lèvres rejointes, liées dans une envie incessante. Comme enchantées, charmées, elles ne se quittaient plus, les deux corps non plus. Comme épousés au fond de ces ténèbres dont-ils avaient fait leur royaume éphémère. Là où tant de choses ne devaient pas se passer, là où trainait déjà la chemise du jeune homme, ni professeur ni élève, encore moins rivaux, la main de la jeune femme glissée dans les cheveux de celui qui l’embrassait sans même penser à ce qu’ils risquaient à faire ça ici. Comme s’ils en étaient conscients, comme s’ils en avaient quoi que se soit à faire. Emportés, oubliés là où le passé est oublié. Là où les règles du présent n’ont pas d’importance. Les souffles s’emmêlent, les corps s’entrelacent.

Aileen.

Comment ils en étaient arrivés là au juste ? Dans un placard je veux dire. Quoi que l’autre question l’aurait taraudé plus encore s’il était resté ne serais-ce qu’un semblant de neurone pour réfléchir encore à la situation. Elle l’avait tellement hais que ça en devenait comique. Il partait un an, revenait dans son ancienne école parce que le directeur le lui avait demander, chose qu’il n’avait pas entièrement comprise, et puis il se rapprochait brutalement d’une fille avec qui il n’avait jamais fait que se batailler comme un enfant, prolongement parfait de la petite guerre qui s’était toujours déroulé avec ses frères. Ils ne seraient pas bien heureux de ce qu’il se passait là, sans qu’ils ne soit au courant de rien. Une bonne chose, il serait sûrement mort décapité et accroché à un piquet si ça venait à se savoir. Et pourtant, il n’avait aucune envie que ça s’arrête, c’était lui qui avait tout déclencher, juste pour la troubler un peu plus, juste pour jouer. Le jeu s’était envenimé, le jeu avait dérivé, le jeu les avait rapprocher. Il ne pouvait plus le nier, c’était impossible, il doutait même qu’il n’y ai pas plus que du sexe entre eux. Les réactions de la jeune femme n’avaient de cesse que de le troubler, quelque chose avait changer dans sa manière de le voir, c’était clair. Et il n’agissait sûrement pas comme c’était le cas avant. Un pur reflexe avait fait qu’il l’avait protéger à ses dépens, chose qu’il n’avait ô combien jamais fait pour qui que ce soit. Et parallèlement, elle s’était inquiétée pour lui, avait déprimé pendant une semaine. Bien sûr, ni l’un ni l’autre n’auraient pu émettre de quelconques doutes à voix haute. Quoi que c’était plus que des doutes, bien plus. Les choses changeaient et s’il n’aimait toujours pas ça, il ne faisait rien pour arrêter les choses. Plus maintenant. S’arrêter brutalement, sur tous les plans étaient inconcevable, comme fasciné, il laissait faire les choses, attendant de voir ce que ça allait donner. Même si c’était stupide, même si ça ne lui ressemblait pas du tout. Cela dit, déshabiller une fille dans un placard, ça pouvait lui ressembler ; déshabiller cette fille, en revanche, pas du tout. Et pourtant, c’était ce qu’il était sur le point de faire. D’un côté il soulevait le haut en laissant ses doigts glisser le long de ses hanches, de l’autre sa main s’égarait contre sa cuisse.

Les gens ici devenaient fous. C’était ce qu’il avait entendu dire quelque part dans les couloirs. On engageait un ancien élève qui n’avait pas les qualifications requises, lui, et on se demandait si ça n’était pas un effet des Supérieurs, puisque personne ne savait que c’était en fait le directeur qui le lui avait demandé. On enfermait des gosses, on en torturait d’autres. L’école devient folle. Les escaliers refusent de vous amener à certains cours, les tableaux hurlent pendant la nuit, assez pour se faire changer de place, disparaitre brutalement, certains passages secrets refusaient à présent de s’ouvrir, de temps en temps, les repas n’étaient tout d’abord pas servis, puis le lendemain, il étaient doublement plus beaux, comme si on avait menacé les chefs de ne pas recommencer, les portes ne s’ouvraient plus sur certains domaines, les sous sols semblaient plus ternes encore que d’ordinaire. Mais les gens, les gens surtout devenaient fous. Ils trahissaient leurs amis, recherchaient la solitude, perdaient leurs sourires, oubliaient la raison et se pliait quand leur fierté hurlait au scandale.

Mais, lui, lui de toute évidence était le pire de tous. Les lèvres contre celle de la jeune femme, c’était depuis lors qu’il l’était réellement devenu.

Fou.




Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7940
Date d'inscription : 05/03/2010
Crédits : Avatar Forevertry ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Enzo ▬ Cameron ▬ Jeremiah (parti) ▬ Taylor (mort) ▬ Riley ▬ Victoria



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3324-i-m-not-snow-white-ismaelle
MessageSujet: Re: Good morning revival _ Marek, Aileen, Isma    Mar 17 Aoû 2010 - 22:18

Aujourd’hui je suis de bonne humeur. Ne me demandez pas pourquoi, je n’en ai pas la moindre idée. Enfin si, en réalité, j’en ai une, mais j’ai trop honte pour l’avouer. Quoi qu’il en soit ça aide de faire de jolis rêve, et ça m’a permis de me réveiller certes un peu perturbée mais de bonne humeur. Je marche d’un pas décidé dans les couloirs, le sourire jusqu’aux oreilles. Je dis bonjour à tous ceux que je croise et je pense que je serais même capable de pousser le vice jusqu’à saluer ce sale gosse de Derek Ryans. Et pourtant, je ne me souviens pas avoir ressenti autant d’aversion pour une autre personne. C’est pour dire à quelle hauteur est mon moral sur le baromètre de l’humeur. Faut peut être pas exagérer non plus. Quand même … Derek. Je ne préfère pas penser à ce gamin, ça risque de me ruiner ma pêche d’enfer que je traîne depuis que je suis levée. J’ai l’esprit tranquille. Je me sens légère. Fenrir est dans le Parc, je l’ai laissé à Jillian et je sais qu’elle en prendra soin. Je n’ai pas de cour avant plusieurs heures. Tout va bien, dans le meilleur des mondes. Je n’ai pas envie de penser à tous ces enfants qui ont des problèmes. C’est peut être très égoïste, mais j’ai besoin de souffler, alors j’y penserais demain. A Enzo et son nouveau visage qui ne me plaît pas du tout. A Kyle qui est toujours introuvable, je commence d’ailleurs à perdre espoir. A ce grand blond qui n’a malheureusement pas échappé aux Supérieurs la dernière fois alors que je tentais de le cacher. A Jillian, qui a perdu son sourire. Heureusement, dans tout ça, il y en a toujours qui gardent le sourire. Et là je pense à Takuma, bien évidement. Je suis bien contente qu’il en existe des comme ça. Je ne suis pas stupide, je sais que parfois ce n’est qu’un masque mais certains jours je l’oublie, parce que faire l’éponge m’épuise. A force de vivre pour les autres, j’en oublie de vivre pour moi. Je ne me lance pas des fleurs, je suis bien loin d’être une Sainte ou même un exemple, seulement je m’attache aux gens bien malgré moi et les circonstances font que je ne peux pas rester aveugle et insensible face au mal être de nombre de gens. Je ne suis pas un héros, je sais bien que je ne pourrais pas tous les sauver, mais si par ma présence ou celle de mes créatures, j’arrive à leur décrocher ne serait-ce qu’un rire, aussi éphémère soit-il, rien qu’un tout petit sourire, je me dis que je dois continuer et persévérer.
Mais aujourd’hui, je prends congé. Aujourd’hui je vis pour moi. Parce que j’en ai besoin. Et ce rêve, aussi étrange que cela puisse paraître, m’a rappelé qu’en plus d’être un être humain, j’étais avant tout une femme. Rêver d’un homme. Je ne me souviens plus à vrai dire de la dernière fois que cela a bien pu m’arriver. Pourquoi maintenant ? Et surtout, pourquoi lui ? Nouveau. Inaccessible et sauvage. Jamais un mot échangés et pourtant, le voilà qu’il s’invite dans mes songes brumeux d’un sommeil parfois trop léger. S’il savait que c’est grâce à lui que j’arbore aujourd’hui ce sourire. S’il savait que par sa simple présence dans un rêve futile, il a su me donner un baume au cœur que je ne saurais négliger. Il ne sait probablement pas que j’existe ou à peine, et pourtant, il me fascine. Peut être ce côté inapprivoisable et solitaire. Je n’en ai pas la moindre idée. Il enseigne une matière que j’ai toujours détestée. Les Potions, ça n’a rien de très exotiques et pourtant, même ça m’intrigue chez lui. Pourquoi cette passion pour cette matière ? Est-ce par dépit ou par réelle intérêt ?
J’aimerai en apprendre plus sur lui mais il s’entête à fuir la civilisation, comme un Loup fuirait l’Homme. Je ne veux pas empiéter sur son espace vital. Je ne m’en sens pas capable, c’est idiot, mais il m’impressionne. Je me sens toute petite face à sa carrure imposante. Il ne me voit pas, et moi, je l’observe en silence, sans réellement comprendre d’où me vient toute cette fascination.

Perdue dans mes pensées, j’avais également perdu mon sourire en cours de route, ne comprenant pas vraiment ce qu’il se passait dans ma tête. Je m’arrêtais au détour d’un couloir et soupirais tout en laissant mes yeux se perdre dans un des tableaux, vide. Où étaient ils tous passé, eux qui par le passé égayaient cette école de leurs rires et de leurs chants. Ce château devenait sans âme au file du temps, je ne le reconnaissais plus, lui qui par le passé m’avait si souvent fait rêvé. Petite Poufsouffle au regard émerveillé, il avait suffit d’une journée dans ma vie pour me dégouter de la magie. Et pourtant me voilà, 5 ans après, de retour dans cette grande demeure de pierre. Je sais qu’au fond elle reste la même. Il faut juste gratter sous la surface.

J’ai repris mon chemin, me souvenant de ce que j’étais venu faire dans cette partie du château. Premier étage. Je passais devant les salles de cours, puis devant la bibliothèque, jusqu’à atteindre l’endroit où j’espérais trouver l’objet de mon attention.
Une chose est sure, je ne m’attendais pas à trouver ce que j’allais trouver en ouvrant cette porte. J’y suis pourtant aller de bon cœur, mais ça n’a pas semblé les déranger. Deux corps, serrés l’un contre l’autre. D’abord la gène, puis la curiosité. Ça n’a pas pris deux secondes avant que je referme la porte en la claquant. J’aurais pu faire comme si je n’avais rien vu, mais j’avais croisé leur regard.

- Bordel Rivers t'as pas de chambre ?!

Marek Rivers, mon inestimé collègue, et professeur de Lutte Contre les Forces du Mal. Et …

- Une élève ?! T'es sérieux là ?

La porte s’ouvrait, et j’avais parlé assez fort pour qu’eux seuls puissent m’entendre. Au fond de moi, je ne savais pas trop quoi penser de tout ça mais j’étais en colère. Contre lui. Contre moi. Contre la situation. Pourquoi est ce qu’il avait fallu que ça tombe sur moi ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7793
Date d'inscription : 09/09/2009
Crédits : A[-]P
Double Compte : Jayden, Dakota, Mackensie, Esha et Seira (✝)



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t1033-les-merveilleuses-aventures-d-
MessageSujet: Re: Good morning revival _ Marek, Aileen, Isma    Mer 18 Aoû 2010 - 11:12

//


« Un jeu, non je crois que c’est devenu bien plus que ça… En fait j’ai ce sentiment bizarre lorsque je suis près de lui. Une sensation étrange qui s’intensifie et qui fait que je ne peux plus faire comme si tout était comme avant… Il est où ce temps où je te haïssais pour ce que tu étais… Loin de moi l’idée que je le regrette mais tout ce cirque me trouble bien plus que tu ne sembles le croire… »

Il y avait eu un frisson le long de sa colonne lorsqu’il l’avait embrassée. Ça devenait monnaie courante au fil des jours qui passaient. Chacun de ses contacts avaient le don de la faire vibrer comme ça n’aurait pas du être permis. Il était prof’, c’était tellement loin de lui ressembler de déroger à la règle de la sorte et pourtant elle n’arrêtait pas de transgresser les règles avec lui. Désinhibée, elle l’était devenue avec les années et cette année était la pire de toute si on y regardait de plus près… Illusion de bien-être et de désir bien qu’elle doutait que ça ne soit juste qu’une illusion. Il la désirait c’était certain, ses mains qui courraient sur elle le lui prouvait sans trop de problème. Un sourire et puis ses lèvres avaient rejoint les siennes dans un de ces baisers brûlants dont il avait le secret, l’un de ceux qui peut vous rendre barge parce qu’il fait s’emballer votre cœur à un rythme incontrôlable. L’un de ceux qui vous trouble et vous fait perdre pied de par ce qu’il implique en vous. Loin d’être patiente la jeune Serdaigle avait laissé place à ses ardeurs et ses envies, loin d’elle la force de réfléchir. Très loin cette envie de reprendre le contrôle sur ce qui était bien ou mal. Après tout, ils ne faisaient rien de mal. Qu’est-ce que quelques baisers échangés dans un placard dans ce monde devenu cinglé ?! Rien, elle était majeure et responsable de ses actes.

Une main dans les cheveux du nippon, le rapprochant plus encore d’elle si tant est que cela soit encore possible dans cet espace pour le moins étriqué. Y avait sûrement de quoi devenir claustrophobe mais en ce qui la concernait ça ne faisait qu’intensifier cette délicieuse chaleur dans le bas de son ventre. Elle se serait bien assommée d’avoir osé penser ça, mais depuis sa petite semaine de déprime intense, elle avait de plus en plus de mal à se voiler la face. On ne s’inquiète pas à ce point pour une personne que l’on est sensée haïr jusqu’aux tréfonds de son âme. Les temps changent on dirait ou alors était-ce qu’elle devenait complètement cinglée à force de le côtoyer ? À force de sentir ses lèvres et ses caresses la faire vibrer comme pas permis.

Bien partis pour faire une de leurs nombreuses conneries, la jeune femme était loin d’avoir remarqué la porte qui venait de s’ouvrir derrière eux. Ce petit soupire de bien-être et la proximité du corps de Marek suffisait à lui faire perdre pied et à oublier le monde extérieur même si ça n’était que pour une durée éphémère, ça suffisait amplement pour qu’elle se sente étrangement dans un autre monde. Au moins jusqu’à ce que la porte qui les dissimulait du mon extérieur claque et qu’une voix se fasse entendre. Dingue l’effet que ça pouvait avoir sur la libido ce genre d’acte. Stoppant immédiatement cette douce étreinte la jeune femme avait senti ses joues s’empourprer et un certain malaise l’envahir à peine son regard s’était posé sur… son professeur de soin aux créatures magiques… C’était bien sa veine, se faire choper en train de fricoter avec Marek dans un placard… Se faire toute petite et se faire oublier c’était le maître mot de la jeune Serdaigle qui ne rêvait que d’une chose… Pouvoir transplanter très loin d’ici, si seulement ça avait pu être possible dans l’enceinte de Poudlard tient !!! S’empressant de remettre en place son haut, la demoiselle se serait bien fait encore plus petite pour disparaître tient, l’attention de son professeur sur Marek. Elle avait été soulagée de voir qu'elle n'était pas restée très longtemps dans ce... placard.

- Oh merde...

Son regard définitivement fixé sur la porte qui venait de se refermer, la jeune femme avait reporté son attention sur le nippon.

- Tu vas arranger ça hein ?!

Bien sur qu'il allait le faire... Sinon à quoi il pouvait bien servir *sort*





Arrow Si vous me cherchez je suis déjà dehors et très loin :angel:
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 2494
Date d'inscription : 01/09/2009
Crédits : ©Bidi
Double Compte : Takuma, Kazuo, Sovahnn, Maxence, Jordane, Alec, Yusuke (✝)



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/liens-additionnels-f64/takuma-marek-
MessageSujet: Re: Good morning revival _ Marek, Aileen, Isma    Mer 18 Aoû 2010 - 13:48

- -
Good morning Revival



We had fire in our eyes
I the begening I
Never Felt so alive..




Le désir vibrait, il ne pouvait s’en empêcher. Non, il n’y avait pas, il ne se souvenait même pas de comment ils avaient atterris là exactement. Ça devenait une habitude ces derniers temps, et, franchement, il y avait pire comme quotidien. Bon, c’était clair, ils auraient dû éviter le placard, mais ça s’était fait sur le coup… oui bon ben jeunes et cons, c’est connu comme expression nah ? Ben tant que les vieux et fous ne les surprenaient pas, tout allait biens. Et là, vraiment, ça allait bien. Très bien même. Un léger frisson parcourait son corps, déclenchant un petit tremblement. Ça n’aurait réellement pas dû devenir ainsi. Leur relation, qui n’avait d’ailleurs absolument rien eu d’une relation. Et il avait fallu qu’il devienne professeur pour que ça se fasse avec celle qui était à présent une élève et donc il n’aurait jamais imaginé ce genre de comportement. Mais là, ça n’était pas particulièrement la question. C’était stupide, bien sûr, mais, sincèrement, il s’en foutait. Après tout, ça changeait quoi, il venait tout juste de sortir de l’école. Et ça n’était pas vraiment comme s’il se considérait comme un enseignant. Normalement on est forcés de faire un certain nombres d’heures, ou d’années d’études pour cela, chose qu’il n’avait absolument pas fait, la preuve, il ne savait même pas quel cursus il était sensé détenir. Et franchement, en deux ans, c’était logique qu’il n’ai pas trop pris le temps d’y réfléchir. Il s’était éloigné, n’avait plus trop penser à l’école ni même à sa famille. Et là il était de retour, était plus que largement proche d’une élève qu’il était sensé ne jamais tant approcher, et ça lui allait parfaitement bien. Ok, il n’avait pas dû lire les petits caractères en bas du contrat et alors ? Franchement, qui dans cette école qui l’avait eu comme élève s’attendait à ce qu’il respecte les règles ? Qui ne se doutait pas qu’il ne deviendrait pas tout sage du jour au lendemain. Il n’avait jamais été très doué pour faire attention à ce genre de chose, vu le nombre de règles qu’il avait déjà transgresser dans le coin. Il avait été connu pour ça, celui qui faisait le plus de conneries, l’élément perturbateur par excellence. Ils avaient récupérés Takuma. Au moins lui semblait heureux et souriait sans arrêt. Ça devait les changer de lui qui avait passé son temps à tirer la tronche s’il ne faisait pas de conneries et ne faisait pas accuser les autres à sa place. C’était vrai que vu comme ça… le choix du directeur était vraiment étonnant. Pourquoi il avait voulu que ça soit lui et pas un autre ? Transgresser les règles. Il s’attendait peut être à ce que le jeune homme se dresse contre ceux qui cherchaient à leur en imposer d’autres. Pour ça, il avait vu juste même si pour l’instant, il était encore calme face à eux… il avait d’autres choses à penser sûrement. Et bien plus intéressantes.

Ses mains couraient sur le corps de la jeune femme avec une envie non dissimulée qu’elle lui rendait parfaitement. Les deux corps au plus proche possible, ils n’avaient pas fait attention à la porte qui s’était ouverte derrière eux, déjà bien loin dans un monde qui n’appartenait à nul autres. C’était donc oubliés loin de l’univers qui était le leur et dans lequel ils venaient de se faire surprendre, que les deux jeunes gens continuaient à échanger caresses et baisers, aussi agréables et proscrits soient-ils. Et puis la porte avait claqué, ce qui avait fait sursauter le jeune homme qui ne s’attendait pas, mais vraiment pas à ça. Totalement d’accord, là question libido, c’était le meilleur moyen de les casser dans leur truc tient. Se retournant brutalement en s’éloignement de la jeune femme, le jeune professeur pu découvrir à son grand déplaisir l’une de ses collègues.

« How… »

Et bien ça n’était pas une vieille folle, mais ça n’était pas pour ça que c’était plus agréable.

« Euh… elle était trop loin. »


Mais qu’est-ce que tu racontes toi ? Oo … aucune idée.

Cela dit, dans les faits ça n’était pas faux. Mais ça n’était pas le problème. S’ébrouant deux secondes, il avait attrapé sa chemise qui trainait juste à côté de lui et avait fait un pas vers sa collègue, cherchant quelque chose à dire qui éviterait de la mettre un peu plus en boulle ; tout en cherchant à oublier le malaise qu’il ressentait à ce moment précis. Et encore, ça n’était rien compté à Aileen dont les joues avaient virer au rouge. Il n’y avait pas qu’elles d’ailleurs, mais ça, il n’aurait même pas eu besoin de regarder pour le savoir. Comme quoi, mine de rien, il la connaissait mieux qu’il ne le pensait.

« Euh ouais… faut croire. Nan mais attend ! Ismaelle ! … et merde. »

Prénom. Elle l’avait elle appeler par son nom de famille. Merde mais il enchainait les gaffes lui. Ok, c’était là où le cerveau devait se réveiller un peu, maintenant que le reste était calmé… et puis bien.

« ça veut dire que je dois la rattraper hein ? »


Un regard vers la jeune femme qui avait en effet les cheveux cramoisis. Non, pas du même que quand… oui bon bref. Et vu le regard qu’elle lui lançait, c’était en effet le moment d’essayer d’améliorer les choses et de suivre Isma, et tout de suite. C’était dommage tient, parce que son premier réflexe, lui, aurait été de partir exactement dans le sens contraire. Avec un soupire, il se lança en dehors du placard. Quelques pas en dehors tout en reboutonnant sa chemise. Stop ! Demi tour, passant la tête à travers la porte, il sourit à la jeune femme, moitié irrité, moitié moqueur.

« Et toi, bien sûr, tu viens pas ? Ben nan, forcément. Ah ! Mignon la couleur. Jte jure, ça te va très bien. »


Petit clin d’œil. On ne lâche pas les vieilles habitudes comme ça. La chemise mal boutonnée, il s’élança derrière sa collègue qu’il voyait au bout du couloir et qu’il rattrapa assez rapidement.

« Ismaelle attend !! »


Calmant le rythme de sa course, il calla ses pas )à ceux de la jeune femme. Bon ben…. On disait quoi exactement dans cette situation au juste ?

« Nan, c’est pas que tu… enfin, si, c’est-ce que tu crois d’ailleurs, mais euh… si je te demande de rien dire, tu vas m’en foutre une c’est ça ? »


Petit sourire gêné. C’était la première fois qu’il cherchait à arranger les choses, voir à s’excuser de ce qu’elle avait vu. Et franchement… il manquait sérieusement de pratique. En gros, il était minable là. Un élève les regardait. Regard noir. Il était partit.


« Hein … ? »


Ils étaient déjà dans les escaliers, descendant vers le hall. À se demander qui aurait réellement voulu fuir l’autre.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7940
Date d'inscription : 05/03/2010
Crédits : Avatar Forevertry ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Enzo ▬ Cameron ▬ Jeremiah (parti) ▬ Taylor (mort) ▬ Riley ▬ Victoria



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3324-i-m-not-snow-white-ismaelle
MessageSujet: Re: Good morning revival _ Marek, Aileen, Isma    Jeu 19 Aoû 2010 - 16:20

Pourquoi est ce qu’il faut toujours que quelque chose vienne me sortir de mes rêves et me ruiner ma journée. C’était pourtant tellement bien parti, mais il a suffit d’une porte ouverte sans trop d’attention pour ruiner mes espoirs de passer un véritable moment de tranquillité. Ça aurait pu être n’importe qui. Des élèves. Des moldus même. Ou un mélange des deux, et naturellement je pense aux deux autres suicidaires qui disparaissent sans arrêt et réapparaissent avec un nouveau visage à chaque fois. L’infirmière et le cuisinier, parce qu’on me l’a fait pas à moi, il se passe un truc entre ces deux là ça crève les yeux. Et puis c’est quoi tout cet amour dans ce château là ? Qu’est ce qu’ils ont tous, c’est pourtant pas le printemps merde. Et moi je pète un câble, seule, en tentant de fuir ces petites voix dans ma tête qui me rappellent que les autres ont une vie et moi pas. Il ne me semble pas que ça me pesait tant que ça avant. Et je n’aime pas ça du tout. Non, pas du tout. Je n’ai besoin de rien, ni de personne. J’ai mon boulot, mes bébés et ça me suffit.

« Euh… elle était trop loin. »

Typique. A vrai dire je ne vois pas pourquoi j’aurai du m’attendre à autre chose, et bien que je trouve cette répartie plutôt amusante, oui j’aurais probablement éclaté de rire en d’autres circonstances et surtout si je n’avais pas été celle qui les avait dérangé, je n’arrivai même pas à décrocher un sourire, fulminante, tandis que mes pieds s’écrasaient violemment sur le sol à mesure que je m’éloignais du lieu du crime.

Et lui qui me courrait déjà après en remettant en place sa chemise.

« Ismaelle attend !! »

Oui c’est ça, genre je vais t’attendre et perdre mon temps à écouter tes explications bidons avec ce souvenir en tête de tes mains baladeuses sur le corps de cette gamine. Sortez moi ces images de la tête ! C’est une torture.
Je ne m’arrêtais pas, il se calait sur mon rythme. Mon regard porté droit devant moi, je ne lui accordais pas la moindre attention. En tout cas pas celle de mes yeux.

« Nan, c’est pas que tu… enfin, si, c’est-ce que tu crois d’ailleurs, mais euh… si je te demande de rien dire, tu vas m’en foutre une c’est ça ? »

Vas-y pédale mon grand, pédale.
Regard en coin de ma part. Sourire gêné sur son visage.
Sérieusement ?

« Hein … ? »

J’avoue que je m’attendais à des menaces ou ce genre de truc, comme j’avais pris l’habitude de le voir faire. Arrivée dans les escaliers et après avoir descendu quelques marches, je m’arrêtais finalement et lui faisais face.

- Logan on a fait toute notre scolarité ou presque ensemble et on ne s’est pour ainsi dire jamais adressé la parole. Je suis revenu depuis presque un an maintenant, et toi aussi il me semble, et les choses n’ont pas changé. Tu crois vraiment que je n’ai que ça à foutre de ma vie que d’aller balancer tes escapades … délictuelles à « l’Autorité » ou a qui que ce soit d’autre d’ailleurs. J’ai aucun intérêt à faire ça, et je ne tiens pas à m’approcher d’eux de toute façon. Ils ne m’apprécient pas beaucoup plus que toi si tu veux tout savoir … Sauf que ça se voit moins je dirais.

En même temps, ce n’est pas comme si je passais mon temps à leur pourrir l’existence et à leur mettre des bâtons dans les roues. J’aimerai, parfois, mais je ne m’en sens pas capable. De toute façon, ce gars là est inimitable et ça a l’air de beaucoup l’amuser de leur rendre la vie impossible alors je ne vois pas pourquoi j’irai essayer de lui voler la vedette dans ce domaine.

- Et puis elle m’a pas semblé avoir été forcée à quoi que ce soit … Et merde, pourquoi il a fallut que j’ouvre cette foutue porte ?!

Mes mains cachant mon visage un instant avant de finir leur courses dans mes cheveux. Un regard à gauche, un autre à droite et je laissais finalement mes bras retomber le long de mon corps en soupirant.

- Écoute je ne dirais rien à personne, je veux juste oublier ce que je viens de voir, même si mon côté psychorigide ne cautionne pas vraiment ça. T’es prof maintenant, plus un sale gosse de Serpentard qui fout le bordel partout où il passe en se foutant des règles. Quoi que … J’ai un sérieux doute là dessus mais bref. Elle est jeune, certes intelligente et elle sait sûrement ce qu’elle fait, mais ça reste une élève. Je ne veux pas intervenir là dedans, seulement la prochaine fois assure toi que la porte est bloquée. Il n’y a pas que moi qui ouvre les placards ici, imagine si c’était quelqu’un d’autre qui avait assisté à … à … ça.

Nouvelle vision. Je ne dirais pas d’horreur, ce ne serait pas franchement sympa pour eux, mais c’est vraiment un truc que j’aimerai oublier le plus rapidement possible. D’une c’est extrêmement gênant, pour eux, comme pour moi. De deux, je trouve pas de deux. J’arrive à peine à le regarder lui, alors qu’est ce que ce sera la prochaine fois que je croiserai Aileen pendant un cours. J’arrive tellement peu à masquer certaine de mes émotions que j’aurais l’impression que tout le monde aura compris d’un simple regard, comme si c’était marqué sur son front et sur le mien.
Je fermais les yeux, geignais un instant et croisais de nouveau son regard.

- Et t’as oublié un bouton.

Et va pas croire que je te mate, c’est juste que là c’est plutôt flagrant.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 2494
Date d'inscription : 01/09/2009
Crédits : ©Bidi
Double Compte : Takuma, Kazuo, Sovahnn, Maxence, Jordane, Alec, Yusuke (✝)



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/liens-additionnels-f64/takuma-marek-
MessageSujet: Re: Good morning revival _ Marek, Aileen, Isma    Jeu 19 Aoû 2010 - 18:39

- -
Good morning Revival


We had fire in our eyes
I the begening I
Never Felt so alive..





Parce qu’il avait absolument fallu qu’elle les tire de ce moment, voilà tout. Nan mais c’était vrai, la première fois ça avait été son frère, cette fois ci une prof. Nan mais ils étaient surveillés ou quoi ? C’était vrai, de la même manière, ça devenait lourd, ils avaient bien le droit de faire ce qu’ils voulaient, en particulier dans sa chambre tient. Bon, il fallait bien dire qu’il y avait pensé à aller jusque là, mais son frère y était bien souvent, l’attendant sans arrêt, et s’il pouvait arrêter d’associer Aileen à sa famille, ça pouvait être pas mal. Sauf qu’il fallait bien l’avouer, la réalité avait surtout été celle qu’il avait énoncé. C’était trop loin, et ils avaient finis dans le premier coin qu’ils avaient trouvé. Un placard qui n’était que très rarement ouvert, et justement, il avait fallu que quelqu’un veuille y trouver quelque chose. Comme quoi, elle n’était pas la seule a être maudite pour le coup. Bon et puis, il n’allait pas dire qu’il s’inquiétait de ce que pourrait faire son frère s’il retombait sur eux deux. C’était vrai qu’il ne pensait pas tellement qu’il puisse lui faire du mal à elle, c’était plus s’il les revoyait ensemble. Alors, justement, cette possibilité lui revenait sans cesse en mémoire tendis qu’il courrait après sa collègue. Il avait déjà failli y passer la dernière fois. Étrangement, il ne la laissait plus autant trainer sa baguette maintenant, vu les derniers événements. Merde, sans Aileen, il y serait peut être resté en fait…. Pourvu qu’elle ne tilt jamais ça !

Le jeune homme avait fini par la rattraper, et, non, il n’avait pas menacé, peut être parce que ça n’était pas toujours la première attitude qui lui venait en tête, contrairement à ce que tout le monde croyait, Ismaelle y comprit. Mais bon, elle l’avait vu aussi jeune, ça pouvait se comprendre. Déjà qu’il faisait peur en temps que prof, on ne pouvait pas dire qu’il ai été plus fréquentable en étant élève ici. Au contraire, il faisait partit de ces durs qui vous prennent votre gouté. Quoi que c’était plus une image qu’autre chose puisqu’en réalité, très rapidement, ça avait surtout été ceux qui étaient considérés comme sa bande qui agissaient pour lui. Lui, il avait surtout chercher à faire peur pour qu’on le laisse tranquille et qu’il n’ai pas besoin de trop côtoyer les autres, ce qui avait extrêmement bien marcher, alors il n’avait jamais démenti cette image, déjà formé par ses frères qui avaient étés de pires salauds que lui. Mais maintenant, on les avait oublier et la plupart du temps, on croyait même que tout ce qu’ils avaient fait de pire était en fait son œuvre. Incroyable ce que la réalité peu se transformer de bouche à oreille, mais bon. Ça n’était pas lui qui allait démentir tout ça puisque comme ça, il était tranquille. Quoi qu’au fil du temps, ça l’avait pas mal irrité qu’on ne voit en lui qu’un Rivers. C’était vrai qu’il n’avait rien fait pour que ça change, mais étant donné qu’il haïssait comme pas permis sa famille, chose que personne ne savait mais qu’Aileen devait commencer à deviner depuis quelques jours, il n’appréciait plus trop ça. Surtout maintenant qu’il s’était à peu près réconcilier avec l’humanité, et que, donc, il était plus enclin à avoir des relations avec les autres. Mais l’image de lui-même était déjà trop ancrée, personne n’avait réellement remarqué qu’il avait changer. quoi que s’il continuait à chercher à s’excuser auprès d’Isma plutôt que de lui gueuler dessus et de la menacer, voir de lui liquéfier le cerveau comme il l’aurait fait avec quelques années de moins, ça allait finir par se savoir, pourtant il n’y avait pas, mais alors là, pas du tout prêter attention, cherchant à obtenir il ne savait absolument pas quoi d’elle en calant son rythme au sien. Mais elle ne semblait pas décidée à dire quoi que ce soit, voir à porter son attention sur lui. Mais, finalement, elle s’était arrêter, dans l’esaclier, là où il n’y avait pour ainsi dire personne. Partit comme il l’était, il ne s’était pas douté une seule seconde qu’elle s’arrête aussi brutalement, du coup, surpris, il avait faillis louper une marche, mais s’était rattrapé mine de rien à la rambarde pour éviter de glisser.

« Oui, enfin, ça c’est assez logique étant donné que j’ai pas adresser la parole à grand monde pendant toute ma scolarité, à part Aileen et ses frère et les espèces de crétins qui me suivaient et que j’arrivais pas à fuir. Et j’suis revenu que depuis quelques mois à peine en fait. »

Il était resté stupéfait sur ce qu’elle lui apprenait. Ah ouais, il était considéré comme celui qui faisait chier les Supérieurs ? Un certain nombre d’élèves l’avaient pourtant insulter parce qu’ils croyaient qu’il partageait leur pensées, que c’était d’ailleurs pour ça qu’il était professeur. Comment Cudrow aurait pu se faire sucrer sa place par quelqu’un qui n’était pas des leurs ? Et bien, il fallait aller demander au directeur, là, lui non plus ne comprenait pas tout.

« Oui, ben Cudrow m’a sauté à la gorge en arrivant parce que j’avais sa place, j’ai pas dû assez me laisser faire, j’suis pu leur grand copain du coup. Et franchement, ouais, je vois ce que tu veux dire étant donné qu’à chaque fois que j’ai affaire à eux c’est plutôt.. Douloureux. »

Non, il ne pensait pas du tout à l’épisode avec Aileen, non non. Quoi qu’au moins après la douleur s’était estompée assez rapidement. C’était vrai qu’il finissait quand même vraiment souvent au lit avec elle ces temps ci ..

« Exact, et en plus elle est majeur. »

Wow ! Quelle défense ! Non vraiment, ça coupe court à toute discutions ça >.<’’. c’était ridicule, tout simplement ridicule et il en avait conscience. Et la jeune femme aussi, sûrement. Alors qu’elle reprenait la parole, il lui avait pris le poignet, l’invitant à descendre les marches. Ayant entendu des pas un peu plus haut, il préférait s’éloigner, c’était pas qu’il ne voulait pas que ça se sache, mais c’était un peu justement pour ça qu’il était là, sinon il serait dans sa chambre à se taper un fou rire nerveux sur la situation. Un soupire de soulagement non dissimulé avait passé ses lèvres tendis qu’ils arrivaient en bas des marches. Un petit sourire face au côté psychorigide. Pour le reste, elle n’avait pas tors. Vraiment pas tors.

« Ouais, j’imagine bien oui… »

Entre un élève, un Supérieur ou son frère, oui, il imaginait très bien. Le hall traversé, ils se dirigeaient vers la porte et l’extérieur.

« ça calmerait ton côté psychorigide si je te disais qu’on était ensemble avant que je ne devienne prof ? C‘est pas vrai, mais bon. »

Éh ! Au moins il était honnête, ça n’était pas vrai et il l’avait dit. En même temps, ça avait toujours tendance à lui écorcher la langue de dire ce genre de chose. Et il ne se doutait pas qu’en fait la jeune femme à laquelle il pensait aurait finalement aimé qu’il soit réellement avec. Certes, il savait que finalement, elle s’était attacher à lui, mais il ne se doutait pas que pour elle, les choses allaient encore plus loin. D’ailleurs, c’était tellement le bordel dans son crane qu’il n’aurait sût dire ce qu’il y avait entre eux réellement.

« Ah ? »

Il allait reprendre la parole, mais la jeune femme l’avait coupé sans s’en rendre compte, lui signalant que sa chemise n’était pas complètement mise. En fait, il avait juste décaler tous les boutons Rolling Eyes soupirant, il avait tout détaché, reprenant en regardant, cette fois ci. Et, nan, il n’avait pas pensé qu’elle le matait

« Moi aussi, j’ai un doute, mais écoute, j’ai déjà gagné un peu d’intelligence et d’intégrité, c‘est déjà pas mal, la maturité et la responsabilité, ça viendra un peu après avec un peu de chance. »

Ils s’étaient arrêter dans le parc, lui absorbé par ses boutons dont un avait décidé de ne pas se laisser faire.

« M’énerve ce truc. Allé, à force on va croire que c’est elle qui m’a dessapé. »

Petit sourire. Mouais, mais réflexions faite…

« Ouais, en fait maintenant, plus rien ne pourrait me surprendre. Je sais même pas comment c’est possible que ça soit arrivé, c’est un peu… flou tout ça on va dire mais je.. »

Le garçon s’était arrêté dans sa phrase, fixant une fenêtre du deuxième étage qui venait d’exploser. Dans un reflexe, il avait déjà attraper sa baguette et avait stopper la chute de celui qui venait de passer à travers la vitre. Gosse qui s’était avéré être Takuma. Au moins, pour ça, personne ne pouvait dire quoi que ce soit, il avait les connaissance pour être un bon prof, et quand il était question d’agir, il devait être l’un des plus réactifs du château. Cela dit, personne à part lui ne savait comment s’était possible étant donné qu’il n’avait jamais rien fait de ses années et qu’il avait eu ses examens de peu. Beaucoup se disaient même qu’il avait dû payer quelqu’un ou qu’il s’était débrouiller pour tricher. Il n’y avait que les sorts, la métamorphose et la défense contre les forces du mal qui avaient fait qu’il les avait eu.

- Logan ! Aileen, ton frère, il…-

Takuma avait dû hurler au maximum de ce qu’il était capable de faire. Aileen et ’ton frère’ réunis dans la même phrase ? Il n’avait pas entendu ce qu’avait dit Takuma dans le reste de sa phrase, celle-ci s’étant perdu dans le vent. De toute manière, il était déjà parti, avait sombré dans les ombres du hall de l’école et grimpait déjà les escaliers à une vitesse folle.

Takuma, lui ? Dégringolait puisque son professeur venait de lâcher le sort.

Testons la réactivité d’Ismaelle




Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7940
Date d'inscription : 05/03/2010
Crédits : Avatar Forevertry ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Enzo ▬ Cameron ▬ Jeremiah (parti) ▬ Taylor (mort) ▬ Riley ▬ Victoria



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3324-i-m-not-snow-white-ismaelle
MessageSujet: Re: Good morning revival _ Marek, Aileen, Isma    Mer 25 Aoû 2010 - 16:21

Des escaliers, nous étions passés au hall, parsemés d’élèves qui nous regardaient tous d’un air circonspect. Je me rendais compte alors de la curiosité de la situation. Je devais probablement avoir le visage figé dans une expression de colère ou néanmoins d’agacement, tandis que lui se baladait la chemise à moitié ouverte. Tout ça pouvait prêter à confusion et instinctivement je m’en sentais terriblement gênée. A croire que je faisais partie du genre plutôt coincé alors que Logan lui semblait s’en foutre royalement. Alors sans m’en rendre vraiment compte, sans le contrôler en tout cas, j’avais accélérer le pas jusqu’à que la porte de bois d’ouvre pour nous laisser rejoindre l’extérieur. Il m’a suffit d’une seule brise d’un vent léger pour me sentir sinon bien au moins mieux. Je ne supportais déjà pas vraiment d’être trop longtemps à l’intérieur, mais aux vues des circonstances, c’était encore pire. Je pouvais enfin respirer alors que mon cher collègue pédalait dans la semoule pour essayer de s’en sortir. A croire qu’il avait vraiment peur que j’aille le dénoncer. Il est vrai que j’étais très attaché aux règles, qu’elles soient explicites ou non, et j’avais toujours été comme ça, je n’allais pas changer du jour au lendemain. Seulement je n’étais pas sans cœur non plus et je partais du principe que ça ne me regardait pas le moins du monde. J’avais juste eu le malheur de tomber au mauvais endroit, au mauvais moment. Et j’essayais désespérément de chasser cette image de ma tête mais elle revenait sans cesse. Je pense que le prochain cours avec la classe d’Aileen allait être riche en émotion … et en couleur. Je me disais que si elle était aussi gênée que moi, ses cheveux risquaient de nous faire du Picasso, et ça m’angoissait encore plus. Situation de merde !
Je décidais de me concentrer sur Logan qui tentait sans trop de succès de se rhabiller en me débitant des conneries histoire de faire passer la pilule. Ce con réussit tout de même à me décrocher un sourire. J’aurais du l’en remercier, mais je m’entêtais à vouloir garder cette face de vieille aigrie en colère. Pourquoi ? Aucune idée. Instinct de préservation je suppose, comme si baisser mes barrières devant un type comme Logan était une grossière erreur. A l’époque où on était élève, il me faisait peur bien qu’il ne m’ai jamais vraiment adressé le moindre égard. Il ne m’a jamais traumatisé, mais il représentait le stéréotype du mauvais garçon qui fait trembler tout le monde. Moi j’étais plutôt du genre bonne élève, discrète, qui ne fait jamais de vague. Le fossé entre nous deux, c’était carrément un gouffre. Seulement je voyais bien qu’il avait changé, et moi aussi. Nous n’étions plus les mêmes, chacun ayant mûri de son côté. J’avais beau faire celle qui ne peut pas l’encadrer, la vérité n’était pas celle que je démontrais. Je n’irais pas jusqu’à dire que je l’appréciais, mais je n’aurais pas hésité une seule seconde à lui confier ma vie si j’en avais eu besoin. Enfin si je pouvais éviter d’avoir une vision de ses mains baladeuses sur le corps de cette gamine (Aileen n’y voit rien de péjoratif xD) chaque fois que j’en verrais un des deux, ça pourrait être pas mal.

Je dois avouer que ça m’amusait beaucoup de le voir se perdre dans sa tentative de justification. Un professeur et une élève. Le crime de chaque génération. Ce type de relation existait depuis la nuit des temps et existerait probablement encore un moment. Je pense que j’aurais pu moi aussi tomber dans ce type de piège si j’en avais eu l’occasion. Ça ne se contrôle pas, c’est comme ça.
Il continuait de parler. Je continuais d’écouter, toujours un tantinet agacée par ma découverte inappropriée. Sa phrase n’a jamais eu le temps de franchir définitivement ses lèvres qu’une fenêtre explosait au deuxième étage. J’ai sursauté. J’ai regardé. Et j’ai vu ce météore foncer droit sur le sol dans un nuage d’éclat de verre. Avant même que j’ai eu le temps de réagir, la personne en chute libre était arrêté par un réflexe impeccable de Logan. C’est a ce moment là que j’ai reconnu Takuma et mon cœur a fait trois bonds. J’ai eu peur, vraiment. Pour lui, mais pour moi aussi. Cette douleur dans ma poitrine, elle m’a rappeler bien trop de mauvais souvenir, alors instinctivement j’ai posé mes doigts sur mon cou à la recherche de mon pouls. Il battait toujours, rapidement, mais toujours. Je poussais un soupir de soulagement en tendant l’oreille pour écouter ce que racontait le jeune Serdaigle, suspendu dans les airs.

« Logan ! Aileen, ton frère, il… »

Et sa chute a repris de plus belle. Ce qui a suivi s’est passé en une fraction de seconde. J’ai tourné la tête pour voir mon collègue mais il avait déjà disparu.

- Logan, bordel ! Quel crétin celui là.

Je n’ai pas cédé à la panique. J’ai attrapé ma baguette et j’ai rattrapé Takuma in extremis, alors qu’il menaçait de s’écrouler sur le sol comme une pierre. La chute lui aurait été fatale, j’en suis convaincu, et je ne dis pas ça pour me lancer des fleurs.
Je le laissais se poser tranquillement et accourais vers le jeune garçon. J’attrapais ses épaules et l’aidais à se relever tandis que mes yeux s’égaraient vers le deuxième étage et la fenêtre qui s’était brisé avec l’impact de l’élève. Qui avait bien pu le pousser ? Je repensais à ce qu’il avait dit et me souvins alors. Le frère de Logan … Je fronçais les sourcils mais un mouvement devant moi me rappela à l’ordre. Takuma.

- Qu’est ce que t’as encore fait toi ? Et puis c’est quoi ce foutoir dans ce château aujourd’hui ?! Vous allez me rendre folle tous autant que vous êtes. Je craque là.

Oui c’est la première chose qui m’est passé par la tête. J’ai craqué, j’ai frôlé l’hystérie. Le visage caché dans les mains, l’adrénaline est retombé d’un coup et j’ai hurlé un bon coup pour faire sortir ce trop plein. Inspiration. Expiration. Mes bras de nouveau le long de mon cœur, je lui ai adressé un sourire crispé, mal à l’aise qu’il ai du assister à ça.

- Ça va toi ? Rien de cassé ? Le cœur est toujours bien accroché ? Jolie chute.

Jolie chute oui, mais si tu pouvais éviter à l’avenir de refaire le grand plongeons ça m’arrangerait, parce qu’entre toi et l’autre crétin d’Enzo Ryans qui a voulu se balancer dans le vide du haut de la volière, mon cœur ne tiendra jamais.

{Désolé c'est merdique et court. J'arrive pas à m'y remettre >< J'espère que ça ne te bloquera pas, mais je ne voulais pas te faire attendre plus longtemps.}
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 4438
Date d'inscription : 27/02/2010
Crédits : A[-]P - Disney Fantasy
Double Compte : Kazuo, Marek, Yusuke, Maxence, Sovahnn, Alec et Jordane



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t1037-takuma-s-links
MessageSujet: Re: Good morning revival _ Marek, Aileen, Isma    Ven 27 Aoû 2010 - 14:29

-
Good morning Revival




I dont care about what they could say
Anymore




C’était vrai qu’ils devaient avoir l’air suspect tous les deux, surtout par sa faute en fait, en train de se débattre avec sa chemise. Mais il n’en avait pas été particulièrement gêné. Et puis, on commençait à avoir l’habitude des situations étranges qui lui étaient associés, à force d’enfreindre les règlements et de faire le con, c’était vrai que l’élève qu’il avait été s’était retrouvé dans toute sorte de situation un peu… particulières dirons nous. Mais, oui, il avait toujours été comme ça, à se foutre un peu de tout, contrairement à un bon nombre de personnes qu’il avait pu rencontrer ou croiser, ou… voir de loin dans un couloir. C’était le cas d’Isma, c’était vrai, mais aussi d’Aileen, et ça, il ne risquait pas de l’oublier. Combien de fois il l’avait mis dans des situations cocasses dans lesquelles elle ne se serait jamais fourrée seule, elle qui était tant à cheval sur les règles et plongée sans arrêt dans sa bibliothèque. Il faisait peur à Ismaelle ? Et bien, en même temps, c’était un peu de cas de tout le monde vis à vis de lui. Il avait toujours eu ce don. Mais bon, il fallait croire qu’il avait changer, après tout, c’est ce qui arrive à tout le monde, et c’était également le cas de sa collègue, il le savait. C’était vrai qu’il avait été le stéréotype du mauvais garçon comme elle le disait, et puis la situation dans laquelle elle l’avait trouvé ne devait pas aider à faire penser que ça avait changer. et puis, il y avait toujours eu ce nom de famille qui ne l’aurait jamais aider à faire de lui quelqu’un qu’on apprécierait. Rivers. Ses frères avaient étés comme lui, mais en pire. Elle s’en souvenait sûrement mieux que d’autres, et l’avait associer à eux, ce qui était naturel étant donné que, de loin, il se comportait exactement de la même manière. Violent et dominateur. Sauf qu’il n’avait pas tant que ça une petite bande autour de lui. De moins, en y regardant de plus près. Mais pour ça, il aurait fallu le vouloir, et il avait parfaitement fait en sorte que personne ne veuille s’intéresser à lui. Mais c’était vrai que, contrairement à ce qu’il aurait fait à l’époque, là, il avait suivit la jeune femme déjà, et ne l’avait pas rembarrer en continuant comme si ne rien était, il l’avait rattraper et, surtout, il avait chercher à s’excuser et à se justifier… extrêmement maladroitement, certes, mais c’est l’intention qui compte non ? Et puis il avait même réussi à faire sourire la jeune femme avec ses conneries ! Imaginez un sourire entre eux quelques années plus tôt ! Impossible.

Mais il n’avait pas eu le temps de finir ce qu’il avait à dire, ou du moins les premiers trucs qui lui venaient en tête qu’un jeune homme avait volé par la fenêtre et qu’il l’avait rattrapé dans un très beau réflexe. Oui, étonnamment, c’était un bon sorcier, mais, franchement, il n’y avait que ça qui aille dans son rôle de professeur… la preuve, il était parti en courant en entendant le nom de la jeune femme associé à celui de son frère, lâchant le garçon. Il n’avait même pas fait attention à la panique à laquelle était soumise la jeune femme à côté de lui.

Et il disparu.




Le petit nippon, lui, avait basculé dans le vide en sentant son cœur s’arrêter, quoi qu’en fait, il n’avait pas senti grand-chose. La vitre s’était brisée et il n’aurait pas su dire s’il avait été blessé dans le choc puis la chute libre. Un cri avait passer ses lèvres et puis tout s’était arrêter avant que ça ne recommence brutalement. Franchement, il ne l’avait pas vu venir, ne s’en était pas du tout douté. En une fraction de seconde, il avait vu le sol se rapprocher dangereusement de son visage, et puis quelqu’un avait de nouveau stopper sa chute, l’empêchant de se retrouver la tronche aplatie comme une crêpe contre le sol du parc. Sa professeur était alors apparue dans son champ de vision alors qu’il regardait le sol fixement avec des yeux qui ressemblaient plus à des soucoupes qu’à ses yeux normaux. Une fois qu’il fut debout, la jeune femme se mit à hurler mais il ne lui en tint pas rigueur, le regard rivé dans le sien tendis qu’une certaine nausée montait, sinueuse, en lui alors qu’il voyait la hauteur de laquelle il venait de tomber. Non, il n’avait jamais eu le vertige… mais ça risquait de commencer !

Il n’avait pas répondu à la jeune femme paniquée qu’il avait en face de lui, écoutant son cœur qui avait encore des ratés tendis que sa nausée s’intensifiait et que de mauvais vertiges venaient le prendre. Et Aileen ? Est-ce qu’il aurait le temps d’aller l’aider au moins ? Cette pensée revenait alors qu’il cherchait Rivers du regard, toujours sans un bruit, son visage devenant de plus en plus pâle. Son bras commençait déjà à rougir, lui, voir même à devenir violet tellement l’autre crétin l’avait serrer fort avant de le balancer par la fenêtre. Et il lui semblait ne pas être au sol mais bien encore en train de tomber. Il sentait le vide, les vertiges, le vent contre lui. La jeune femme avait repris la parole, apparemment plus calme, alors il reposa son regard sur elle, mais déjà des étoiles dansaient et lui masquaient la vue. Il ne comprit pas ce qu’elle dit, ses sens semblant se brouiller assez pour qu’il ne lui semble ne l’entendre qu’à travers une masse, comme s’il était plongé dans l’eau du lac et que la surface s’éloignait de plus en plus.

Et puis, il s’effondra. Ses jambes refusèrent de le tenir un peu plus et il sombra.

Ça ne lui arrivait pas souvent, mais, là, oui, il s’était évanoui, n’ayant plus de contact avec l’extérieur. Il lui sembla qu’on le portait, mais finalement, ça pouvait n’être qu’une impression. Finalement, il n’eu plus aucune sensation.

Dans les vapes, il se mit à parler, récitant sans s’en rendre compte les cours qu’il avait apprit et qu’il n’était pas sensé connaitre. Ce qu’il dit allait de la première année à celle qu’il vivait, pourtant, il n’était sensé n’avoir aucune notions, être une bille complète, et il récitait le tout sans s’en rendre compte, comme s’il avait besoin de quelque chose de rationnel pour revenir. Passant en revu quasiment toutes les créatures que l’on étudie à l’école, de la première année qu’il n’avait pas fait à la dernière qu’il n’aurait pas dû avoir abordé, il était en train de se griller, de faire ce qu’il ne fallait surtout pas.

Il n’aurait dû avoir aucune de toutes ces connaissances là, puisqu’il n’était jamais allé à l’école avant cette année là et qu’il avait toujours des résultats exécrables de celui qui ne connait rien. Pourtant, ça n’était pas le cas.

Une citation d’un de ses livres de cour de potion mourant entre ses lèvres, il ouvrit difficilement les yeux. Il n’y avait pas d’élèves autour, mais il n’y avait pas que des élèves qu’il avait cherché à se cacher. Démasqué le génie ?

[muhahaha, quelqu'un sait xD]






Dernière édition par Takuma Ishida Hayato le Jeu 2 Sep 2010 - 18:50, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7940
Date d'inscription : 05/03/2010
Crédits : Avatar Forevertry ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Enzo ▬ Cameron ▬ Jeremiah (parti) ▬ Taylor (mort) ▬ Riley ▬ Victoria



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3324-i-m-not-snow-white-ismaelle
MessageSujet: Re: Good morning revival _ Marek, Aileen, Isma    Mar 31 Aoû 2010 - 18:07

Il ne me répondait pas, gardant sur le visage cette expression paniquée comme s’il venait de voir un fantôme. En réalité, c’était le sien qu’il venait probablement de voir. Parce qu’avec la chute qu’il venait de faire, s’il ne s’était pas vu mourir, c’était qu’il était fait fort, voir insensible, ce petit asiatique. Je n’avais aucun doute quant à sa force, car bien qu’il est l’air du gamin un peu fragile et frivole, je savais qu’il n’était pas ce qu’il prétendait être. Du moins j’en étais convaincu. Je ne peux pas affirmer avoir raison, mais j’ai cette intuition qui me colle à la peau depuis que je l’ai rencontré. Je ne sais pas ce par quoi il est passé avant d’arriver ici. Je ne connais pas son histoire. Mais je reste persuadé qu’il n’est pas, au fond de lui, le reflet exact de ce qu’il laisse paraître.
Toujours est il que bien trop concentré sur le jeune Serdaigle, j’en avais complètement oublié Logan et par la même occasion, Aileen. Si Takuma avait eu le droit à un vol plané dans les règles, qu’en était il advenu de la jeune fille. Double inquiétude. Triple même, bien malgré moi. Et oui, c’était bien pour mon collègue que je m’inquiétais en plus des deux aigles (note à moi même, ne pas utiliser la comparaison maison/animal avec les Poufsouffle, ça pourrait être mal vu). Il était parti comme une furie et bien que je ne doute pas une seule seconde de ses capacités que ce soit en terme de magie ou autre, j’avais peur qu’il finisse par tomber sur plus fort que lui. Les rumeurs allaient bon train dans cette école depuis quelques temps, je n’aurais donc pas été étonné qu’un troll ou un énorme chien à trois têtes face un petit tour dans les couloirs. Cette pensées me procura un immense frisson qui secoua mon corps de la tête aux pieds. Quoi que le chien à trois têtes auraient pu être mignon. Mouais, mignon, pas sur que ce soit le terme adéquate. Bref, pour faire clair, je ne savais pas trop quoi faire. Demander de l’aide ? Oui mais à qui ? A qui pouvais-je réellement faire confiance ici ? J’étais bien incapable de répondre. Décidant que je ne pouvais rien pour les deux du château, je me concentrais sur Takuma, mais toujours rien. Il semblait complètement ailleurs, presque vide. Pâle comme un linge.

Un instant il était là devant moi, l’autre, il s’effondrait lourdement sur le sol avant que je n’ai eu le temps de le rattraper. Je ne cédais pas à la panique. A genoux près de lui, je tapotais sa joue en l’appelant mais il n’avait aucune réaction. Un évanouissement du au stress. Après tout il venait quand même de frôler la mort par défenestration et je m’étonnais qu’il n’est pas de coupures sur la peau, pas d’apparentes en tout cas. Son bras lui par contre prenait une teinte étrange. Du rouge au violet, voir bleu, je ne savais pas trop. Comme s’il avait reçu un choc ou que quelqu’un l’avait serré si fort que son sang avait cessé de circuler pendant un moment.

Là, il a commencé à parler. Sur le coup je n’ai pas compris ce qu’il disait, et avant que je n’ai eu le temps de me concentrer, un attroupement se formait autour de nous. Une classe qui revenait des Serres de Botanique. Je m’énervais, leur demandant de lui faire de l’air, et par la même occasion d’aller voir ailleurs si j’y étais. Ils reculèrent mais certains s’attardèrent. Le Prof d’Astronomie a fait son apparition. Un homme charmant, très renfermé et peu bavard mais extrêmement gentil. Ce qu’il faisait là ? Aucune idée. Peut être en avait il assez d’avoir la tête dans les étoiles. Il a chassé les derniers élèves un peu trop curieux et c’est avancé vers nous. Je lui ai demandé de l’aide, il a aussitôt accepté. C’est ainsi qu’il a porté Takuma jusqu’à ma cabane, celle qui me servait non pas de chambre mais de pièce à tout faire. Il a déposé le garçon sur le canapé, m’a demandé si j’avais besoin d’autre chose. Je lui ai répondu que le jeune homme avait besoin de repos, que je m’en occupais. Parce que j’avais réussi à percevoir certains mots. Des mots qui n’auraient jamais du franchir ses lèvres. Des phrases entières sorti tout droit de livres de magie. Dans ma matière, il avait beau faire le clown et mettre le bazar, il s’en sortait toujours. Parce qu’avec les animaux on ne peut pas tricher, dans un sens ou un autre. Mais à entendre les autres professeurs, ce gosse là était une vrai calamité. Il n’écoutait pas, il n’apprenait pas. Il ne savait rien et ferait un très mauvais magicien, autant qu’il était mauvais élève. Je m’efforçais de ne pas y croire mais comment en être sure. Je me disais que l’école, ça n’était pas fait pour tout le monde, tout simplement.
Pourtant là, il était entrain de se trahir et dans les règles, parce que tous les mots qui s’échappaient de sa bouche avait un sens, un impact. Ils remettaient en cause l’image de lui qu’il véhiculait depuis son arrivée au château. Celle d’un cancre. Alors certes il ne tenait pas en place, mais ça, j’étais persuadé que c’était son véritable visage. Pour le reste, je me contentais simplement de l’écouter en souriant alors qu’il reprenait lentement ses esprits et qu’il ouvrait finalement les yeux. Lentement, tout doucement.

- Bonjour.

Grand sourire de ma part. Et je me fis la réflexion que c’était bien la première fois que je voyais ce jeune homme dans les vapes, calme tout simplement. Rien ne me garantissait qu’il n’allait pas repartir au quart de tour dans les secondes à venir, mais pour l’instant, il semblait simplement se demander où il était et pourquoi il était là. Je lui laissais juste le temps de reprendre ses esprits et bien que ses « révélations » d’endormis me chatouillent la curiosité, je n’allais pas lui sauter sur le poil pour lui tirer les vers du nez.
Nous autres les sorciers, on a parfois tendance à oublier qu’il existe un monde en dehors du notre. J’ai grandi parmi les Non-Magiciens, et j’y ai passé les quatre dernières années alors mes réflexes ne sont pas toujours ceux qu’adopteraient ceux de mon « espèce ». C’est pourquoi, au lieu de sortir une potion pour le remettre d’aplomb, j’avais eu le réflexe de l’eau et du sucre.

- Tiens bois ça champion, ça te fera du bien.

Une main dans ses cheveux, je les ébouriffais affectueusement. A peine remise de mes émotions moi aussi. Sans parler du fait que je m’inquiétais toujours pour les deux autres, mais au moins, celui ci était en sécurité pour le moment. Bien que le connaissant, il n’allait pas rester en place bien longtemps.

Champion, hein ? Ou devrais-je dire Petit Génie Wink
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 4438
Date d'inscription : 27/02/2010
Crédits : A[-]P - Disney Fantasy
Double Compte : Kazuo, Marek, Yusuke, Maxence, Sovahnn, Alec et Jordane



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t1037-takuma-s-links
MessageSujet: Re: Good morning revival _ Marek, Aileen, Isma    Lun 13 Sep 2010 - 8:50

-
Good morning Revival




I dont care about what they could say
Anymore




Des airs de somnolences pendant que son univers commençait à tourner, le jeune homme n’avait pas écouté grand chose à ce que son professeur lui racontait. Elle avait crié, il ne l’avait pour ainsi dire pas entendu. Bien sûr, le jeune nippon avait comprit le pourquoi de sa réaction, mais n’en avait pas saisi le sens exact, trop perdu pour ça. Elle avait eu peur, oui, mais lui aussi, et le garçon se perdait entre le sol et le ciel, ne sachant plus trop s’il avait finalement atterri. Sur le coup, pourtant, quand sa chute avait été arrêtée par son autre prof’, il avait sut rester lucide et, de loin, on aurait pu croire que rien ne l’avait affecter, mais ça n’était pas le cas, ça devait plus être un reflexe qu’autre chose, une peur qui s’exprimait avant qu’il ne comprenne l’état de sa propre situation. Après tout, tout s’était passé à une vitesse hallucinante et il n’avait pas eu le temps de comprendre exactement ce qu’il se passait. L’homme, la fenêtre, la chute, l’arrêt puis la nouvelle chute avant de finir à quelques centimètres du sol. Son cœur avait eu quelques ratés et, maintenant qu’il était au sol, il lui semblait quelques fois l’entendre hurler dans sa poitrine puis se taire comme s’il n’avait jamais existé. Est-ce qu’il avait mal au bras ou autre ? Ah oui, il avait mal au bras, mais pas au bon. Et encore, il ne s’en rendait même pas compte, pas plus qu’il ne semblait au courant du monde qui se rapprochait ou de la crise de nerfs de la jeune femme, ou même de tout ce qu’elle avait pu dire ensuite. Il l’avait entendu, de loin, de très loin, comme s’il n’était déjà plus là, qu’il n’était que spectateur, et non acteur de sa vie tendis que son regard se posait sur les hauteurs, lui faisant se rendre compte de l’ampleur de sa chute. Les étages étaient hauts dans ce château, et, autant la fois où il était passé au dessus d’une rambarde avec Aileen pour finir à l’étage inférieur avec Cudrow pour tout airbag d’arrivée, il ne s’en était absolument pas rendu compte. Après tout, ils n’avaient rien eu ce jour là. Mais il y avait eu plus de hauteur cette fois et… nan, sérieusement, ça n’allait vraiment pas là. Il avait blanchis à vue d’œil alors que sa propre vision devenait des plus précaires.

Et puis il avait sombrer, perdant totalement conscience du monde extérieur et des gens qui l’entouraient, du fait qu’on l’avait emmener loin d’ici, des remarques qui se faisaient tout autour de lui ou même de la douleur dans son bras. Il n’avait pas entendu la porte coulisser ni la jeune femme le poser quelque part, complètement parti, sans aucune maitrise de ce qu’il pouvait faire ou dire. Et pourtant, ce qu’il disait, ça n’était pas le genre de chose qu’il s’amusait à répéter un peu partout. Des phrases complètes de bouquins, des notions dans toutes les années alors qu’il n’était même pas sensé atteindre le niveau de la première année. Les seuls sortilèges qu’il avait effectué en publique, il les avait loupé, volontairement, ce qui faisait que tout le monde le prenait pour un idiot incapable. Pour le cour de soin aux créatures magiques, il n’avait jamais semblé savoir réciter quoi que ce soit d’une quelconque connaissance sur les créatures qu’il était sensé connaitre sur le bout des doigts depuis des années déjà. C’était connu qu’il venait de débarquer, que c’était sa première année dans le monde magique mais qu’il avait atterri en neuvième année par on ne sait quelle folie du choixpeau. Du coup il semblait bien pour tout le monde qu’il avait abandonné les cours dès son arrivée et qu’il n’avait jamais ouvert un bouquin de sa vie. Ou sinon seulement pour caller un meuble. Pourtant c’était des brides de cours qu’il ressortait, pas seulement magiques, mais qui concernait absolument toutes les matières qu’il avait pu aborder dans sa vie, ça passait bien sûr par le cour de la jeune femme qu’il aimait beaucoup, même si tout le monde supposait que ça devait être à cause de la nature propre du cour. Après tout, il avait toujours été proche de toutes les bestioles pouvant circuler dans le château. D’ailleurs son chat, toujours aussi minuscule était entré par l’une des fenêtres entre ouvertes, regardant la scène de loin, d’un air intrigué, inquiet diraient certains. Petite boule de poil noir avec quelques touches de blanc ne semblait pas vouloir décoller. C’était peut être qu’il était absorbé par la loi de décroissance radioactive, ou bien par les quelques formules de maths qui avaient suivis, coincées à côté des conseils pour réussir sa potion de chance (qu’il n’avait bien sûr jamais réussi à faire, ‘faut pas déconner, là, il lui faudrait beaucoup plus d’entrainement, être un géni ne fait pas tout ! ) ou bien était-ce la physique quantique qui avait absorbé le petit chat, ou alors le cycle de Krebs, ou même les formules de méthamorphoses. Heureusement, la baguette du garçon n’était pas dans sa main, ça aurait été gênant. Mais c’était finalement sur la matière de la jeune femme que le garçon avait arrêté son délire. Des notions qui n’étaient pas abordées dans son année. Non, ça n’était pas qu’il avait déjà terminé de rattraper toutes ses années jusque là, mais ça traduisait surtout sa curiosité. Il avait toujours eu tendance à vouloir tout découvrir, et là, c’était tout un monde qui s’offrait à lui, tout un monde dont il ne connaissait rien à son arrivée. Et la nature d’un monde est traduite en partie par les créatures qui l’habitent.

Ouvrant les paupières, il entendit sa voix s’éteindre sans savoir ce qu’il s’était exactement passé. Il parlait ? Où est-ce qu’il était déjà ? En posant un regard complètement perdu sur la jeune femme, il avait brutalement retrouvé la raison de son arrivée, ou du moins, ce qu’il s’était passé juste avant. La chute, oui, ça, il s’en souvenait, mais ça n’était pas pour ça qu’il avait l’air moins paumé à l’instant. Il n’avait pas répondu à la jeune femme quand elle lui avait souhaité le bonjour avec un grand sourire, ne lui adressant qu’un jumeaux un peu pâle. C’était qu’il était encore bien à l’ouest, du coup, c’était vrai, le jeune homme qu’on associait avec justesse bien souvent à une pile était parfaitement calme, se redressant un peu plus, il avait étudié la pièce d’un air songeur, reprenant doucement ses esprits. La jeune femme s’était éloigné quelques secondes pour lui ramener un verre d’eau sucré alors qu’il la suivait du regard, sûrement plus parce que sinon, son regard serait resté bugué quelque part sur le plancher ou droit devant lui, sans qu’il ne sache s’en détacher.

« Ouais... merci. »

Enfin le son de sa voix. Un peu lointaine, mais ça revenait, ça et son sourire. Il n’était pas aussi assuré et énergique que d’ordinaire, mais la volonté y était. Fermant les yeux quelques secondes avant d’avaler une gorgé du liquide, le garçon sursauta quand la petite boule de poil, qui avait quitté le rebord de la fenêtre était monté sur ses jambes en ronronnant, se frottant tout d’abord à lui avant d’analyser le verre que son maitre tenait à la main. D’un air distrait, mais avec un petit sourire vers sa petite bête, le garçon l’avait caressé affectueusement. Quelques nouvelles gorgées. Il mettait un petit temps à se remettre, c’était vrai, mais malgré tout ce qu’il avait fait, tout ce qu’il avait vécus, et malgré le fait qu’il semblait toujours insouciant et capable de se sortir de toutes les situations, il restait jeune. Et puis, ça ébranlerait n’importe qui après tout.

« Qu’est-ce qui…euh… s’est passé au juste ? »

Oui, ça revenait, ses paroles semblaient plus cohérentes et non tout droit venues d’un reflexe de politesse. Son regard s’était stabilisé, et reflétait plus d’énergie qu’auparavant. Un regard vers son bras qui avait pris entre temps une couleur un peu violacée, et il retrouva tout ce qui s’était réellement passé, un frisson passa alors le long de son corps alors qu’il se retourna vers la jeune femme, d’un air presque affolé.

« Et Aileen ? Marek, il y est allé ? J’veux dire Logan, enfin Rivers, roh merde MONSIEUR Rivers, enfin on s’en fout, il est monté ??? »

Non, ça n’était pas qu’il était proche de ce prof’, c’était surtout qu’à force d’en parler avec la jeune femme, il avait un peu perdu le réflexe de le voir comme réellement un professeur. Tendis que lui s’angoissait tout seul, la petite boule de poil, elle, s’était endormie en boule contre lui. Mais il n’y fit pas réellement attention quand il voulu se lever pour connaitre le fin mot de l’histoire lui-même. Et, déjà, son visage blanchissait de nouveau.

Il en avait même oublié le fait d’avoir apparemment parlé pendant son évanouissement.





Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7940
Date d'inscription : 05/03/2010
Crédits : Avatar Forevertry ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Enzo ▬ Cameron ▬ Jeremiah (parti) ▬ Taylor (mort) ▬ Riley ▬ Victoria



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3324-i-m-not-snow-white-ismaelle
MessageSujet: Re: Good morning revival _ Marek, Aileen, Isma    Ven 1 Oct 2010 - 12:11

Est ce le monde qui va de travers ou bien nous qui ne marchons pas droit ? Je ne comprendrais jamais l'être humain. Comment se fait il qu'une espèce soit capable du pire et en même temps du meilleure ? La destruction. La reconstruction. Tout ça me donne le tournis. Certain jour, je me demande pourquoi j'ai été touché par la magie. Pourquoi moi, et pas un autre ? Qu'est ce que j'ai de plus ? Ou de moins ? Est ce que je n'aurais pas été mieux dans un monde sans tous ces sorts, ces créatures ? Au final, avec ou sans magie, le monde des Hommes reste le même. On est tous dépassé par ce que nous sommes. Et pour un peu que le pouvoir s'en mêle, qu'il soit magique ou non, et c'est l'hécatombe. Je suis fatiguée de tout ça. Fatiguée de ne pas savoir où est ma place. Le cul entre deux chaises. Je suis Née-Moldue, et pourtant me voilà Professeur dans l'une des plus brillantes écoles de magie. C'est à en perdre la tête. Je pense à ma famille, à ceux qui savent ce que je suis réellement. Et je me dis que je n'ai jamais vraiment pensé à leur demander ce qu'ils pensaient de tout ça car pour moi c'est devenu aussi naturel que de respirer. La magie. Quoi qu'on en dise, elle n'apporte pas que des mauvaises chose, je dois bien le reconnaitre.

Encore une fois je m'égarais dans mes pensées. Des souvenirs, plus ou moins récents. Des songes. Des rêves. Des visages. Familiers ou non. Et puis Takuma m'a sorti de ma rêverie. Se réveillant, lentement. Me rappelant à l'ordre. Me faisant comprendre que mon rôle ici était bien défini, que j'aimais prendre soin des autres pour éviter d'avoir à me centrer sur moi. C'est toujours plus simple de s'occuper des autres. Encore un mystère de l'être humain. Parfois j'envie Licorne, Sombral et autres Chiens. Mais qui suis-je pour oser prétendre qu'ils ne s'encombrent pas de ce genre de réflexions. J'ai beau les connaitre bien mieux que beaucoup, je ne suis pas pour autant dans leur tête. Alors je soupire, et je me concentre. J'observe ce gamin qui vient de me révéler malgré lui qu'il n'est pas ce qu'il prétend être. Il s'éveille, retrouve des couleurs, tandis qu'une boule de poils attendrissante bien se lover contre lui en observant le moindre de ses gestes avec attention. Un animal. Beaucoup d'élève en ont un et je trouve que c'est une bonne chose. Il est parfois plus simple de se confier, ou bien même de garder le silence, auprès d'une créature non douée de parole. Parce qu'on attend pas toujours de réponse à nos questions finalement. Et que bien souvent, les mots n'apportent rien de plus. Parler, pour ne rien dire, pour cacher son malaise derrière un sourire, pour se sentir exister, important. Ce n'est pas vraiment mon truc. Je ne suis pas très à l'aise en public et on ne peut pas vraiment dire que je sois championne d'éloquence. Il n'y a que pendant mes cours que je garde la tête droite et que tout me semble naturel. Pour le reste, je demeure quelqu'un de réserver je pense. Disons que ça dépend des fois et des circonstances. De mon humeur. Beaucoup de facteurs finalement. Qu'ils soient intérieur ou extérieur.

Takuma, Takuma, Takuma ...

Un regard plein de tendresse dans sa direction. J'apprécie beaucoup ce gamin turbulent, même si parfois il me rend folle. Il est entier, naturel, et plein de vie. Peut être un des derniers ici. Car nombreux sont ceux qui ont perdu de leur âme. Le regard se vide. L'éclat de leur voix perd toute sa tinte et le château prend des couleurs terne. Il n'y a plus de vie entre ces murs. Je les hais pour ce qu'ils ont fait de cet endroit qui il y a seulement quelques années, quelques mois même, respirait par sa joie de vivre et sa magie pure. Ils en ont fait une prison. Ils tuent ses gosses un à un en leur enlevant ce qu'il leur restait d'innocence. Et moi je suis là, impuissante, à les regarder tomber les uns après les autres.

Garde ta lumière Takuma. On en a tous besoin. J'en ai besoin.

« Qu’est-ce qui…euh… s’est passé au juste ? »

Le son de sa voix, je l'aurais presque oubliée. Assise près de lui je caressais la tête de Fenrir qui observait calmement le petit chat. Ce qu'il s'est passé ? Tu tiens vraiment à le savoir ? Je n'en suis pas très sure. Tout dépend de quoi tu parles. Si tu parles de ton vol plané, je n'en connais pas la cause, mais j'espère sincèrement que le problème est résolu. Pour le reste, disons que tu ... t'es dévoilé Einstein.

« Et Aileen ? Marek, il y est allé ? J’veux dire Logan, enfin Rivers, roh merde MONSIEUR Rivers, enfin on s’en fout, il est monté ??? »


Réveil en sursaut. Cauchemar. Il a retrouvé ses esprits et ses souvenirs et moi j'ai tenté de calmer la tempête.

- Hey, hey, hey. Du calme. Tu t'allonges et tu ne mouftes pas le pigeon voyageur. Logan, euh enfin Monsieur Rivers, peu importe, est monté et je suis certaine qu'il a la situation bien en main. D'ailleurs tu vas m'expliquer ce qu'il s'est passé là haut, mais avant ça j'ai une question à te poser.

En tout cas je l'espère, qu'il l'a bien en main cette situation et ce peu importe laquelle elle puisse être.

Par un appuie léger de mes mains sur ses épaules, je l'ai empêché de faire le moindre mouvement supplémentaire. Je l'ai regardé, avec insistance, longuement, une expression d'interrogation figeant mon visage aux traits de plus en plus marqués. A ce rythme, je vais prendre dix ans d'un coup.
Inspiration. Expiration.

- Pourquoi tu t'entêtes à faire croire à tous que tu es ce que tu n'es pas ?

Regard vers le chat, puis vers Fenrir. Sur la pièce, et le silence. Sur le soleil qui perçait au dehors. Puis sur le garçon finalement.
J'ai secoué la tête.

- Je n'ai jamais douté de toi et de tes capacités Takuma, mais beaucoup ici ne pensent pas comme moi. Enfin ça tu le sais, puisque vraisemblablement, c'est ce que tu cherches. J'aimerai comprendre pourquoi tu fais de toi un cancre alors que tu es un garçon brillant ? Tu as un problème avec la réussite ou ... ? Tu t'es trahis, en me récitant tes leçons alors que tu étais dans les vapes. Rassure toi, personne n'as vu ni entendu ça.

Un sourire. Pour lui. Pour moi aussi, parce que je n'aime pas rentrer dans la vie des gens, dans leur secret, même si je m'y retrouve bien souvent mêlé, malgré moi.

- T'es pas obligé de me répondre mais sache juste que même si ton masque était sérieusement fissuré avec moi, il n'existe désormais plus. Je n'en parlerai à personne, tu peux me faire confiance et je crois que tu le sais.

Oui tu le sais, j'en suis convaincue.

- Je ne peux pas t'attacher ni même te surveiller en permanence ou tenter de te contrôler mais s'il te plaît, cesse d'aller au devant du danger.

J'en ai assez de tous ces comportements inconscient, suicidaire. Et l'image du jeune Ryans menaçant de se jeter du haut de la volière me revient en tête. L'empathie finira par me tuer, mais je ne peux pas me résoudre à la stopper. Je suis fatiguée.

Soupire.
Désespoir.

Et Fenrir le sent. Son museau humide contre ma paume me rappelle que je ne suis pas seule, et que je dois être forte. Pour eux. Pour moi. Pour nous. Résistance ? Ne pas craquer. Jamais. Être forte. Toujours.

Redresse toi Ismaelle.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 4438
Date d'inscription : 27/02/2010
Crédits : A[-]P - Disney Fantasy
Double Compte : Kazuo, Marek, Yusuke, Maxence, Sovahnn, Alec et Jordane



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t1037-takuma-s-links
MessageSujet: Re: Good morning revival _ Marek, Aileen, Isma    Sam 9 Oct 2010 - 19:40

-
Good morning Revival




I dont see what anyone can see
in anyone else but you




Petit monde s’écroule, petit monde s’agrandi, petit monde se révèle terrifiant, petit monde referme de belles merdes, et petit garçon s’écroule, petit garçon hurle de voir tout ça, petit garçon s’en veut, jours après jour de tout ce qu’il peut savoir. Parce que rien n’a de sens, rien n’a de beauté, parce que tout est terne autour du gamin. Parce que son petit monde n’est pas comme ce qu’il pensait, parce qu’il enrage à chaque croisement de rue, de voir autant d’argent dans les coffres de ses parents et un homme mourir de froid, sa bouteille à la main. Petit garçon se perds mais petit garçon ne voit rien, rien de tout ce qu’il a compris en grandissant, rien de tout ce qu’il aimera finalement.

Son existence tourbillonne, entourée de quelques phrases, des cours, comme quoi, une partie de son esprit est cartésienne, s’accrocher à quelque chose de simple, une leçon, juste quelque chose à apprendre, quelque chose qu’il a lut, quelque chose qu’il a résolu, peut être des années auparavant, mais tout reste gravé dans l’esprit du petit garçon. Petit garçon a grandi. Petit garçon se revois encore comme ce qu’il était avant, ce dont il a honte. À quoi ça sert d’en parler au juste s’il n’en a aucune envie ? Son regard est plus mûr à présent, lorsqu’il se pose sur les murs de la pièces, puis sur sa jeune professeur. S’il comprend le monde, il y a tellement de choses qui lui échappent qu’il ne pourrait les compter. Mais il en a conscience, ça n’est pas le cas de tous ici.

L’esprit du jeune homme avait fini par se stabiliser, doucement, il avait retrouvé conscience du lieu où il se trouvait et l’année dans laquelle il vivait. Ce qui c’était passé dans les dernières années, puis les mois et enfin les minutes. Quoi qu’il n’avait aucune idée du temps qu’il avait passé dans les vapes. De l’extérieur, la jeune femme avait pu voir l’instant même où il avait retrouvé ses esprit car la panique avait brutalement emplit son regard. Lui qui ne semblait avoir peur de rien et ne pas plus se soucier du reste faisait plus que s’inquiéter pour la jeunes femme. Comme quoi, c’était que, finalement, malgré ce qu’il montrait de lui, il avait tout de même quelques amis… amiEs en fait quand on y pense. Mais c’est qu’il est craquant, qu’est-ce qu’il y peut ? =D ! bref ><.

« Qu… o..ok.. »

La jeune femme l’avait rassuré, certes, pour ce qui était d’Aileen. Si leur prof était monté, c’était qu’elle était en sécurité. Le frère en revanche, sûrement moins, quelque chose lui disait que dans la famille, tout n’était pas toujours très jovial, mais, pour le coup, c’était plus son cas à lui qui l’inquiétait. Quoi que, non, il n’était pas inquiet non plus, mais c’est qu’il ne voyait pas bien ce qu’elle pouvait lui demander au juste. Il s’était rallonger, la laissant l’empêcher de gigoter dans tous les sens, ce qu’il aurait sûrement fait avec joie si elle l’avait laissé faire, mais pour ça, il aurait de toute façon fallu qu’il soit un tout petit peu plus en forme. Un regard doux, comme à son habitude et pourtant insistant. Sa question avait fini par être posée, et franchement, il ne s’y attendait pas. Pourtant en le voyant et en cherchant à voir les choses surtout, on pouvait penser qu’il aurait eu plus à affronter ce genre de situations. Mais ça n’était pas le cas, jusque là, elle était la seule… à l’avoir grillé de toute évidence. Quoi qu’il en connaissait deux qui n’étaient sûrement pas bien loin. Le jeune homme ne l’avait pas quitter des yeux, ne sachant trop ce qu’il était sensé répondre à une telle question. Et surtout, dans quelles mesures il pouvait le faire. Son regard interrogatif avait trouvé réponses à ses questions. Il avait parlé. Génial… voilà pourquoi elle lui demandait ça. Tout simplement.

Roulements d’yeux et petit soupire lorsqu’il s’était relevé pour écouter les dernières paroles de la jeune enseignent. Personne d’autre ne l’avait entendu. Alléluia, il était encore libre.

« Ouais, j’le sais. »

C’est tout ? Nan, sérieux, elle t’a posé une question, c’est pas très aimable ce que tu fous là en fait…

Nan, c’était vrai, ça n’était pas très sympa. Mais c’était surtout qu’il était surpris. Il avait presque tenu un an à ce rythme. Dommage, il s’était fait grillé avant les examens. Il y en aurait au moins une à ne pas le traiter de tricheur le jour des résultats. Il lui avait alors rendu son sourire, sans paraitre ni gêné ou énervé, ce qui aurait pu être sa réaction première s’il n’avait pas pris quelques années dans la tronche et qu’il n’était plus l’adolescent en crise, complètement buté qu’il avait été.

« Franchement.. J’vais dire quelque chose de parfaitement con, mais… ça change quoi ? Que j’ai un putain de QI, que j’sois blond de naissance, juif ou bien homosexuel ? »

Petit rire amusé se glisse entre les lèvres du jeune homme. Que de mots vulgaires dit donc OO étonnant de sa part. mais bon, c’est que le jeune homme change parfois bien rapidement d’une minute à l’autre, en particulier s’il se sent mis à nu… au sens figuré du terme, heureusement. En s’entendant, il n’avait pu s’empêcher de rire un peu plus naturellement, se moquant de lui-même, tout en doutant que la jeune femme comprenne que c‘était réellement de son attitude qu‘il se foutait. La lèvre à moitié coincée, à moitié fuyante d’entre ses dents souriantes. (des dents souriantes… c’est particulier ça oO vas-y montre moi ce que ça donne parce que là je vois pas bien ! … mais c’est pas grave on comprend l‘idée ).

« Ahem... Désolé. »

Petit rire de gamin, de nouveau, c‘est qu‘il lui manquait déjà celui là.

« Nan, j’me planque pas, j’évite juste de dire certaines choses, ça change pas que j’suis hum… naturel. Vraiment, j’suis sincère dans tout ce que je fais, et tout ce que j’suis. Juste que, d’expérience je sais que c’est plus aussi simple une fois qu’on me prend pour l’intello de base. À choisir, j’préfère qu’on me prenne pour un abruti, mais qu’on me foute la paix, qu’on me laisse dans mes délires si on ne me vois pas d’intérêt, mais qu’on ne me colle pas pour je ne sais quels avantages stupides. »

Petit sourire, toujours ceux là, qui lui sont réservés, ces sourires purs et simples qu’on ne voit que sur les enfants.

« Ya pas de masques. Je sais ce qu’il se passe, j’sais l’horreur autour de nous, et je sais que la dernière fois, sans vous, j’aurais sûrement passé un très mauvais quart d’heure. Mais j’arrêterais pas de m’éclater pour autant, j’en ai besoin, c’est tout, j’veux pas devenir une ombre, comme quasi tout le monde ici. Et puis, j’peux pas faire beaucoup plus. Après tout, j’suis qu’un gosse, j’vais pas foncer dans le tas et chercher à mettre fin à cette merde. C’est peut être con, mais là, pour le coup, j’ai trop peur de ce qu’il pourrait m’arriver. »

Haussement d’épaule.

« C’est en m’éclatant que j’ai vu Jillian passer d’un état de crise de nerfs pas possible à un fou rire pas croyable. Ils arrivent à foutre la une pagaille dingue dans les esprits, dépriment tout le monde, et traumatisent à vie au moins les trois quart de l’école, mais en attendant, quand quelqu’un quand quelqu’un s’amuse malgré tout, ou se met à se déplacer, ben il le fait bien mieux qu’il aurait pu le faire autre part. »

‘Éloigne toi du danger, calme toi. Reste là, ne bouge pas.’ le jeune homme lui avait adressé un grand sourire à cet instant là.

« J’vais pas au devant du danger, jpréfère l’éviter d’ailleurs. Mais j’ai pas envie de me terrer dans un coin, en déprimant, à attendre la fin, quelle qu’elle soit. Jl’ai déjà trop fait ça. Et des deux, j’pense que c’est plutôt vous qui devriez faire une pause. Franchement, on a pas idée de s’acharner à aider les cas désespérés. »

Petit sourire amusé. On pouvait croire qu’il n’était jamais tombé, déjà ses yeux pétillaient de toute leur force et son sourire faisait le paradoxe de tout ce que les Supérieurs s’acharnaient à détruire. Gamin heureux et enjoué, d’une force qu’il ne se soupçonnait pas, raieraient jusqu’à la fin des temps, embarquant ceux qu’il pourrait dans sa ronde.

On a pas idée de parler comme ça à un prof …

« Vous pourrez pas porter toutes leurs larmes à vous seule… »

Regard dans le vague, tourné quelque part vers les étages du château. C’était dans ces moments là que son visage semblait se métamorphoser. On oubliait brutalement le gamin turbulent et c’était un jeune homme au visage fin et doux qui y laissait place.

C’est ça, fait de la philosophie mon pauvre vieux… ça te réussi vraiment pas à toi les chutes de 20 mètres…

A QUI CA REUSSI D'APRES TOI ?? … ciel… j’ai pas gueulé à voix haute hein ? Nan ! Ah ! Bon ben ça va alors .. !




:chut:




Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7940
Date d'inscription : 05/03/2010
Crédits : Avatar Forevertry ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Enzo ▬ Cameron ▬ Jeremiah (parti) ▬ Taylor (mort) ▬ Riley ▬ Victoria



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3324-i-m-not-snow-white-ismaelle
MessageSujet: Re: Good morning revival _ Marek, Aileen, Isma    Mer 13 Oct 2010 - 21:28

Pourquoi vouloir toujours tout analyser, tout comprendre. Pourquoi chercher des réponses à des questions qui ne devraient peut être pas être posées. J’aimerai prendre la vie comme elle vient, ne pas m’en faire, ni pour moi, ni pour les autres, mais je n’y arrive pas. C’est plus fort que moi. J’ai toujours été plus ou moins comme ça, mais avec l’âge, c’est de pire en pire. Je sais que ce mal - parce que oui l’empathie est un mal, un mal qui me ronge chaque jour un peu plus - prend sa source ce jour d’avril où mes yeux de jeune femme à peine adulte on vu l’être humain sous sa forme la plus laide. La cruauté. L’intolérance. La mort. Je ne veux pas sentir dans mes veines couler un sang impur. Je veux rester humaine. Je veux me dire chaque jour en me levant que jamais je ne serais capable de faire de mal à quelque un de façon délibérée. Peut être que ça finira par me tuer. Peut être que je suis totalement folle de m’être jeté dans la gueule du loup et d’y être resté, mais je n’ai plus le choix. Je ne peux plus faire marche arrière. Et même si je le pouvais, je reste persuadée que je ne le pourrais pas. Je ne sais pas si c’est de la faiblesse ou bien une grande force. Je sais simplement que je préfère mourir pour les autres, avec le sentiment d’avoir fait tout ce que j’ai pu, plutôt que de partir seule, dévorée par mes remords.
Je suis injuste avec les gens qui m’aiment, et je pense notamment à ma famille, à ma mère qui réclame sa fille, qui s’inquiète. J’ai honte de lui mentir, de lui dire que tout va bien. C’est une mère, et les mères, ça sent ces choses là. Je suis persuadée qu’elle sait que je ne vais pas aussi bien que je le prétends. Pourtant je m’entête, pour ne pas qu’elle souffre. Mon père me manque, lui si discret, si fort, si secret. Je suis fille unique. Je suis le fruit de leur amour. Je n’ai pas le droit de laisser tomber maintenant. Pour eux. Pour tout ceux qui peuplent ce château et qui souffrent. Pour mes créatures qui pour l’instant son épargnées, mais pour combien de temps. Je sens l’angoisse qui monte en moi et qui m’épuise. Les nuits sont pires que les jours car elles me montrent ce que je ne peux pas voir lorsque je suis éveillée. Elles me forcent à affronter la vérité. Les horreurs, celles dont j’ai connaissance sans jamais avoir à les affronter réellement. L’être humain me dégoûte de plus en plus mais je ne veux pas perdre espoir. Alors je me bats, contre moi-même parfois. J’ai survécu jusqu’ici. J’ai connu la guerre. Le sang. Les combats. Les cris et les larmes, ça ne me fait pas peur. Les armes ne me font pas peur. La magie ne me fait pas peur. Non, je n’ai pas peur de tout ça, tout ces artifices. C’est de l’Homme que j’ai peur. Et de moi. Ismaelle Luna Stoneheaven. A bout de souffle.
Et je prends conscience de ça devant un jeune garçon de dix neuf ans qui a pourtant compris bien plus de choses que moi.
Lui, il garde le sourire. Il reste lui-même et ça ne le tue pas. J’ai bu ses paroles comme une assoiffée en plein désert. Pourtant, dans ma tête il y a toujours cette petite voix persistante qui me répète en criant : « Tu n’as pas le droit de craquer Isma. »

Alors comme toujours je me redresse et je tente de faire bonne figure. Un sourire, une caresse au petit chat et une touche d’humour tinté d’une sincérité pleine d’émotion.

- T'as pas fait des études en psy avant de débarquer ici dis moi ? Tes amis, et mêmes les autres, ont de la chance de t'avoir tu sais. Je ne cherche pas à te juger, je voulais simplement comprendre. Maintenant c'est très clair dans mon esprit et ... Ton secret sera bien gardé si c'est ce que tu veux mais ne compte pas sur moi pour les laisser te traiter d'imbécile. Je ne vais rien changer à mon comportement. Je vais continuer à défendre les cas les plus désespéré de cette école.

Un rire, qui sonne faux. Mes lèvres se fendent en un sourire mais je sais très bien que mes yeux me trahissent. Car eux ne rient pas. Ils ne rient plus, depuis quelques temps déjà, et si j’arrivais à la masquer jusqu’ici, ce n’est plus le cas. J’ai lu en ce garçon sans me rendre compte que lui me lisait tout aussi bien. C’est effrayant. Je me dis que si lui l’a remarqué, peut être que c’est le cas pour d’autre et je ne peux pas me le permettre. Si on s’aperçoit que je flanche, moi qui m’efforce toujours de dégager de la sérénité, je sais que beaucoup perdront espoir. Une fois encore je ne veux pas que cela se produise.

Un soupire. Une expression plus sérieuse cette fois lorsque mon regard capte de nouveau le siens.

- Pour ce qui est de moi ... Tu as probablement raison, mais je n'y arrive pas Takuma. Je peux pas laisser tous ces gosses comme ça. Toi tu t'en sors, tu es fort et bien plus mature que tu ne le laisses voir, maisce n'est malheureusement pas le cas de tous et ... Ma conscience m'empêche de mettre une barrière entre tout ça et moi. Je sais que je devrais me protéger, que je ne tiendrais pas éternellement comme ça mais c'est dans ma nature. Je ne peux pas faire autrement.

Et là je me rends compte que je n’ai jamais vraiment essayé. Pas même après avoir assisté au meurtre d’une famille entière. Bien au contraire. C’est cet évènement qui m’a poussé à m’engager dans l’armée. Pas pour tuer, non, et ce même si j’ai fait couler le sang comme un bon petit soldat, mais moi je voulais aider. Ces populations aux prises de dictateurs sans cœur. Ces enfants qui mouraient de faim, de froid, et de tant d’autres choses. J’ai fait ce que j’ai pu, pendant quatre ans. Je ne prétends pas être quelque un de bien. Je ne suis pas un Ange, mais je ne supporte pas la souffrance. Alors j’ai cette habitude qui me pousse à prendre la douleur des autres, la leur enlever, quitte à la garder et à en accepter le poids et les conséquence. Je ne sais fonctionner que comme ça, même si je cours à ma perte.

- Et puis pourquoi je parle de ça avec toi, moi. N'importe quoi, voilà qu'un élève me fait ma thérapie.

Prise de conscience. Nouveau rire. Et ma main qui s’égare de nouveau dans ses cheveux en bataille pour les ébouriffer d‘un geste vif mais doux. Je sais parfaitement qu’en cet instant je ne suis absolument pas crédible mais je m’entête. Je continue de faire ce que je sais faire. Faire croire qu’il reste encore un espoir. Et j’y crois encore, malgré tout. J’ai encore cette petite flammèche qui se consume au fond de mon cœur. Elle n’est pas prête à s’éteindre, je le sais. J’ai confiance. Le feu ne mourra pas de si tôt.

- Tu devrais rentrer au château, peut être voir si Aileen n'a pas besoin de toi. Pour le reste, je suis certaine que Logan a la situation bien en main. Garde ça pour toi mais il est efficace quand il s'agit de régler des problèmes. Bon il est aussi très efficace pour en créer mais ça c'est une autre histoire. Bref quoi qu'il en soit vas pas lui dire que j'ai dit du bien de lui, il risquerait de ... Eh mais attends, je recommence là. Rentre, avant que je te raconte toute ma vie depuis ma naissance. Et oublie pas ta boule de poils sinon Fenrir va en faire son jouet.

Je crois que c’est mieux comme ça. Tu m’as mis devant l’évidence et j’ai besoin d’être seule je crois. De prendre du temps pour moi. Chose que je ne sais pas faire, bien évidement. Je vais, je ne sais pas, peut être aller voir les Abraxans, essayer de les familiariser un peu plus avec ma présence puisqu’ils demeurent toujours un peu sauvage. Rester loin des Hommes, quelques minutes, quelques heures. Juste un peu de répit. C’Est-ce dont j’ai besoin, non ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 4438
Date d'inscription : 27/02/2010
Crédits : A[-]P - Disney Fantasy
Double Compte : Kazuo, Marek, Yusuke, Maxence, Sovahnn, Alec et Jordane



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t1037-takuma-s-links
MessageSujet: Re: Good morning revival _ Marek, Aileen, Isma    Dim 24 Oct 2010 - 17:13

-
Good morning Revival




I dont see what anyone can see
in anyone else but you




Les questions, il se les était posées. Sans arrêt, il avait eu beau regardé autour de lui, jamais une image ne venait éclairer ce qu’il voyait. Et tout autour personne ne semblait jamais voir, jamais se poser ces foutus questions qui lui trituraient le cerveau. Il n’y avait qu’eux, et rien d’autre ne venait les perturber que leur petite personne, et lui s’oubliait, là bas, paumé entre tous ces gens, paumé là où il ne savait qu’exister à travers l’horreur de leurs cris muets. Il s’était perdu à travers les lamentations qu’il voyait à travers des yeux voilés à chaque coin de rue. Et pourtant, que pouvait-il y faire ? Il n’était qu’un gosse incapable de s’entendre avec ceux qui lui avaient donné la vie. Il n’avait vu sourire que dans un foutu orphelinat, et pourtant en grandissant, ceux qu’il avait vu s’éclater avaient semblés se délaver. Lui aussi, sûrement, peut être, il ne savait pas, son reflet s’était éteint et il ne retenait plus son attention. Et puis tout c’était éclaircit. Et, étrangement, il lui semblait reconnaitre cet éclat épuisé dans les yeux de la jeune femme. Quelques flammèches d’espoir, les quelques forces qu’il lui restait avant qu’elle ne craque. Il ne cessait alors de se demander s’il avait prit le bon chemin. Mais il était trop tard pour faire marche arrière. Il vivait sans survivre, n’aurait jamais sauter aveuglément pour sauver quelqu’un, mais se donnait corps et âme pour faire naître de nouveau quelques sourires, quelques rires sur les visages épuisés de cette école. Mais dans son regard, c’était un véritable brasier qui ne demandait qu’à s’enflammer de nouveau, comme s’il lui manquait déjà d’exploser. Trop de force contenue dans un si petit corps que le sien, lui semblait-il quelque fois, que ça en venait à exploser si fort qu’il s’en envolerait presque. Il ne pourrait plus rester comme il l’avait été, épuisé dans un coin, en attendant que son cœur lâche. Il voulait profiter, mais sans forcément se mettre en vrai danger.

Elle ne pouvait le tromper, peut être parce qu’il savait ce que c’était, mais malgré toutes les idées qui lui venaient à l’esprit, pas une seule ne semblait pouvoir aider sa jeune professeur a tomber les masques pour une fois. Sourire pour de vrai, histoire qu’il n’y ai pas que les larmes qui sonnent juste. Mais s’il lui avait fallu du temps pour changer, ça ne risquait pas de se faire comme ça. Et puis, surtout, elle avait peut être raison de s’en faire bien plus que lui. Parce qu’après tout, ils agissaient tout deux pour les autres, juste pas de la même façon. Et il ne pouvait rien faire en temps qu’élève. Mais elle finirait par se tuer à la tache et c’était ce qui l’inquiétait. Après tout, il avait fini dans un état assez déplorable, ça n’était pas pour rien qu’il n’en parlait jamais. Cela dit, elle tenait depuis plus longtemps que lui. Plus de force, de résistance, peut être. Ou bien était-ce qu’il épuisait trop rapidement ses cartouches. Petit sourire pour répondre à la jeune femme.

« On peut pas dire ça nan… »

Un léger rire, dont le gout pouvait même être décelé comme amère en observant bien son regard , avait passé ses lèvres. Il avait apprit la nature humaine sur le terrain. Un apprentissage qui s’était fait plus violent qu’il aurait bien pu le penser. Retour dans la rue pour le gosse et sa prison dorée. Comme quoi, il avait encore quelques secrets. Mais bon, s’il avait fallu raconter sa vie dans l’instant, la jeune femme n’aurait jamais pu se retrouver seule de la journée. Et lui se serait senti extrêmement mal. Donc, c’était très bien comme ça tient.

Haussement d’épaules.

« Je sais. »

Oui, il savait qu’elle ne pouvait faire autrement. Tout comme il n’avait sut se détacher de ce besoin d’aider les autres et de s’oublier, d’oublier d’ériger cette barrière dont elle parlait, celle qui nous permet de ne pas nous arrêter sur toutes les injustices puisque, sans elle, il voyait réellement les choses, les partageait. Mais ça le tuait. Alors il savait. Même si une affirmation comme celle là pouvait sembler étrange entre les lèvres d’un garçon comme lui. Pourtant elle était juste. Tristement juste. Cela dit, il la voyait mal faire son baptême de la bonne humeur dans un clip diffusé dans une grande ville Japonaise…. ‘faudrait pas qu’ils remontent la piste jusque dans ce pays d’ailleurs :euuh:.

Fort. Il avait tiqué sur ce mot. L’était-il réellement ? Sûrement, oui, peut être. Mais ils l’étaient tous à ce titre. Ils étaient tous là. Quelles blessures resteraient ? Qui continuerait pendant que d’autres s’écrouleraient ? C’était les questions qui restait dans son crane, à cogner comme une mauvaise migraine. Bah, ils verraient bien, de toute manière il n’y avait pas grand-chose à faire dans l’immédiat, mis à part jouer au super héro ce qui serait…. Suicidaire. Et il ne l’était pas. Ok, il ne l’était plus. Finissant le verre que la jeune professeur lui avait apporté, le regard du garçon s’attarda de nouveau vers une certaine fenêtre où apparaissait à présent une silhouette sombre. Un petit sourire involontaire était apparu sur les lèvres du garçon. Lui aussi il allait s’occuper d’un cas désespérément enfermé dans une pièce tient. Quoi que s’il faisait ça, ça serait la barrière de son pucelage émotionnel qui allait sauter xD. Ouais, pucelage émotionnel, c’est nouveau. Mais avant de tomber amoureux d’une silhouette, il avait reporté rapidement son attention sur la jeune femme qui venait de tilter qu’elle parlait de ça avec un élève. Un grande sourire sur le visage, le jeune homme n’avait pu s’empêcher de rire doucement.

« J’suis un vrai journal intime j’crois… d’ailleurs, ‘faut qu’Aileen arrête de me parler, parce que du coup, j’peux pas m’empêcher de voir la situation du placard et.. »

Petit rire amusé. Non, il ne se foutait pas d’elle, il la charriait gentiment ce qui… ne devrait pas être autorisé de la part d’un élève. Cela dit, piquer un hypogriffe pour faire un tour dans les nuages, ça ne l’est pas non plus. Et se taper une élève, en temps que pof, non plus. Et, oui, il était au courant. Pourquoi il ne le serait pas d’ailleurs ? Et puis, il savait tellement de choses, dans ce château, qu’il ne les comptait même plus. Allé, zouh, oui, il partait.

« Ouais, j’suis une vrai tombe z’en faites pas Rolling Eyes Yep, j’y vais… alors, ça a été l’accouchement, le premier souffle de vie, tout ça ? »

Grand sourire niais reprend son trône sur le visage du garçon. Puis il avait bugué quelques secondes, en tailleur en regardant sa prof’, comme s’il s’attendait franchement à ce qu’elle rentre dans son jeu. Mais il s’était quand même relevé et avait fait quelques pas vers la porte, ravis de voir qu’il tenait sur ses jambes. Il avait comprit le message et la laissait seule. Et puis, elle marquait un point, il voulait savoir comment Aileen allait même s’il ne se doutait absolument pas. Heureusement d’ailleurs sinon ça ferait… très salaud oO

Bref, le garçon s’était éloigné en prenant ses affaires et en appelant le chat qui… était allé jusqu’à lui en courant comme un taré, et donc, en reversant un pot sur une table un peu bancale qu’il avait bousculé dans sa folie passagère. La lèvre inférieure coincée entre deux dents du garçon, celui-ci avait bugué quelques secondes avant de s’éloigner de quelques pas lents à reculons tout en regardant la jeune femme avec un très grand sourire de : « ouuuups ». Sans engueuler le chat bien sûr Rolling Eyes . Chat qui l’avait rejoint avec un rythme égal à celui du garçon qui avait brutalement détalé dans le sens contraire, disparaissant dans le parc, suivit du petit minou qui avait cherché à grimper sur son sac pour ne pas avoir à marcher. À travers la fenêtre, l’enseignante avait donc pu voir le garçon se débattre et se tortiller dans tous les sens pour choper le chat qui avait de toute évidence planter ses griffes dans son dos.

Chat détaché, posé sur le sac = garçon envolé.




Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Good morning revival _ Marek, Aileen, Isma    

Revenir en haut Aller en bas
 
Good morning revival _ Marek, Aileen, Isma
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Good Morning England - Demande de partenariat
» Good morning, Ireland ! (23/01/12 à 10h12)
» Good Morning, Good morning we talked the whole night through
» Good morning, sunshine. [Hiro Shima]
» you say good morning when it's midnight going out of my head alone in this bed ∞ 6/11/11 4h35

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Imperium™ :: Poudlard & ses alentours :: Hogwarts' Inside :: Premier Etage.-
Sauter vers: