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 Sudden Throw ▬ Charleen.

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MessageSujet: Sudden Throw ▬ Charleen.   Jeu 15 Nov 2018 - 5:24

Sudden Throw
EXORDIUM.
Elle s’apprête autant qu’elle le ferait pour un grand évènement. Tapis dans l’ombre de quelques bougies, Maggie applique un peu de blush sur ses pommettes naturellement blanches, réhaussant cette beauté presque irréelle que son don de semi-vélane lui procure. Dans cette chambre qui demeure spectatrice de bien des horreurs, la jeune femme sublime une beauté déjà parfaite, rythmée par les ronflements lourds de son mari, Hyppolyte.
Ce dernier ne se réveillera pas, pas avant demain matin aux alentours de neuf heures. Maggie a veillée personnellement à ce que ce moins que rien ne puisse interférer ses plans. Car ce soir est un soir particulier.
Cette nuit, elle vivra ce qu’un Lycan ressent un soir de pleine lune. Ce soir, elle atteindra pour quelques heures, une nuit, l’apogée de ce qu’elle est, de cette perfection qui anime ses sens et fait palpiter son cœur. Les prémices de l’excitation se manifeste tout d’abord par quelques frissons le long des avant-bras, puis de la colonne vertébrale, au fur et à mesure que Maggie imagine la couleur vermeille, la texture chaude et particulière qu’est une vie. Vient ensuite l’accélération du rythme cardiaque, le crépitement au creux de son ventre. Léger, subtil, pourtant si reconnaissable. Mais surtout, les bestioles sont là. Sombre compagnie qui chuchote, martèle au fond de ses pensées qu’il est temps de libérer ce qu’elle cache, ce qu’elle est véritablement. Pourquoi devrait-elle taire cette part d’elle-même après tout ? Lorsque les lycanthropes pouvaient librement parcourir des mètres carrés de terres humides sans subir le gourou de qui que ce soit. Car celui ou celle qui viendra à s’y risquer, finirait comme le repas nocturne et officielle.

Ses cheveux sont défaits en de longues boucles blondes et soyeuses mais cette fois pas de robe, pas de luxures mettant ses longues jambes en avant. Elle opte pour un jean qu’elle ne garde que pour les grandes occasions, un chemisier à carreaux aux tons pastel, couleurs qui lui vont si bien. Et parce que l’Angleterre reste une terre froide dès lors que nous franchissons les derniers jours de Septembre, Maggie enfile une veste épaisse en cuir noir. Elle troque finalement sa chevelure blonde pour une couleur plus sombre, couleur chocolat, des racines aux pointes, aidé d’un sortilège à peine murmuré.
Un regard dans la glace, elle est méconnaissable. Pour toutes personnes qui la connait, jamais ils ne se seraient imaginés la voir sortir ainsi accoutrer, de manière « masculine » comme ils diraient. Un léger sourire peint ses lèvres pulpeuses et après avoir vérifié ses poches intérieures, Maggie s’échappe à pas de loups de la demeure des Howard.
L’avantage de s’être ainsi tenu à carreaux depuis si longtemps, est que la vigilance paternelle décroit de semaines en semaines, laissant ainsi le champ libre à la jeune femme pour fuir et ainsi retrouver l’amant tant convoité. Maggie sait saisir les bons moments, les chances présentées et ce soir ne fait pas exception. Ses pas légers foulent l’herbe humide de cette fin d’Octobre particulièrement frais et il faut à Maggie verser quelques gouttes de liquide chauffant au creux de ses paumes pour ne pas trembler et être mordu par la fraicheur. Faible qu’est le corps humain.
Lorsqu’elle est suffisamment éloignée de la propriété de ses parents, la jeune femme transplane pour retrouver de nouveau la terre ferme, où l’air est légèrement moins frais. L’ambiance change brutalement pour quelques choses de plus bruyant, de plus animés. La vie s’anime plus loin, au bout du chemin terreux que Maggie foule de quelques pas, discrètement. Elle passe inaperçue et quand bien même quelqu’un l’apercevrait au loin, elle ne risque rien.

Halloween. La fête des monstres. De l’horreur. Cette stupide célébration où les plus jeunes réclament des friandises, affublés de costumes. Où les plus vieux prennent plaisir à s’effrayer avec ces mêmes déguisements qui ne ressemblent à rien d’autre que des morceaux de tissus imbibés de faux sang. La stupidité humaine à l’état pure où Maggie ne comprendra jamais cette effervescence, n’en saisira jamais l’importance ou l’euphorie qu’ils touchent de leur sourire, comme un jour de Noël. Mais la jeune femme saisit pourtant cette occasion pour accomplir ce qui doit être. Ce soir elle est le prédateur au milieu de tous ces moutons. Ce soir, elle est le véritable monstre. Le véritable cauchemar.

Ses pas l’on conduite à une résidence quelque peu éloignée de l’ambiance générale, Maggie reste tapis dans l’ombre, rôde en silence, aux aguets. Elle guette, chasse, se fie à son instinct qui s’éveille un peu plus à chaque seconde. Elle ne peut ignorer les palpitations de son myocarde qui ne cessent de tambouriner contre ses côtes, ne peut ignorer ses crépitements qui s’intensifient un peu plus à chaque instant.
Pourtant, ses traits restent figés en une expression concentrée, sereine. Maitresse d’elle-même et de ses émotions.

Une chevelure blonde entre dans son champ de vision, lui apparait comme un signe, comme un miracle. Et dès lors que Maggie aperçoit ce visage qui s’éclaire sous un réverbère, son cœur chute au creux de son estomac et un florilège d’émotions explosent en elle.
Rares sont les moments où tant de choses se manifestent au sein de son âme si vide et froide. Rares sont les moments où son cœur bat si fort, si vite, où la vie lui parait chatoyante, où les couleurs elles-mêmes donnent l’impression de se modifier en quelque chose de plus chaud, de moins gris. Le monde de Maggie s’illumine, les insectes claquent leurs crochets de satisfaction.
Ce sera elle. Ca ne peut-être qu’elle. C’est une offrande qui lui est faite, un véritable cadeau du ciel qui lui tombe entre les mains et force est de constaté que le destin parle pour eux, pour elles.

C’est ce que certains appelleront être là au mauvais endroit, au mauvais moment. Comme lorsque, par le plus malheureux des hasards, vous croisez votre pire ennemi au détour d’un magasin ou du chemin de traverse.
Pour Maggie, la vie ne lui rend que justice.

C’est d’un pas feutré et leste qu’elle suit la jeune femme dans une rue, visage légèrement baissée. Encore une fois, elle se fait patiente, attend le bon moment qui vient après quelques mètres parcourus. Un chemin moins bien éclairé, vide.

- Charleen ?


La principale intéressée se retourne et lui fait face.
On aurait pu croire à un ange avec ce visage si juvénile, entouré de mèches blondes, ce sourire accueillant et avenant. La plus hideuse des personnes aurait pu l’interpeller que la jeune femme ne lui aurait pas infligé l’affront d’un rejet.

- Oui ?
- Je ne sais pas si tu te souviens de moi, je suis une amie de ta sœur.

Elle fouille, scrute les traits de cette inconnue qui n’en est bientôt plus une.

- Oh oui ! J’me souviens ! Maggie c’est ça ? J’étais persuadée que tu étais blonde lorsque je t’ai vu la dernière fois.
- C’était le cas. Une folie passagère de changer un peu.
- Ca te vas bien !

Candide. Douce. Jamais un mot de travers, jamais un faux pas.
Maggie n’en est que plus heureuse que de cueillir cette pureté. Ses pensées filent à vive allure et l’évidence n’en est que plus merveilleuse. Si elle touche cette gamine, elle touche Riley. Et qu’elle serait plus douce vengeance que de lui voler cette sœur adorée ? Y a -t-il plus jouissif encore que de rôder parmi les victimes collatérales affublé du masque d’innocence ?

- Tu avais rendez-vous avec Riley ?
- Non… Enfin, en vérité je voulais lui faire une surprise, je viens de lui demander ce qu’elle faisait ce soir et …
- Oh ça tombe bien ! J’allais la rejoindre ! On n’a qu’à y aller ensemble, elle va être contente de te revoir.

Le sourire d’Howard s’éclaire, se fait sincère.

- Avec plaisir !

Si naïve, si pleine de bonté.
Si stupide et conne, finalement. Elle ne la connait qu’à peine qu’elle lui fait déjà presque aveuglément confiance pour la simple et bonne raison que Maggie et Riley ont été camarade de classe durant plusieurs années.
Les deux jeunes femmes marchent côtes à côtes, Maggie sent son palpitant s’accélérer. Tout en elle la démange atrocement, l’impatience principalement mais elle attend pourtant le bon moment avant de trouver l’occasion de la mener ailleurs que vers Riley.

- Ah attend ! Ça ne t’embête pas si je dépose un courrier à ma tante qui habite dans le coin ? C’est à 5 minutes, je dépose l’enveloppe et on repars.
- Non, aucun soucis.

Elles prennent à droite, sur un chemin moins éclairé mais à deux, la peur s’atténue et la méfiance s’apaise.

- Jolie déguisement d’ailleurs.

- Merci. Et toi, tu as opté pour quoi ?
- Oh, pour rien. Je ne suis pas trop… fête. C’est une coutume un peu oubliée dans ma famille.
- C’est dommage ! Moi j’aime bien, il y a toujours eu une ambiance bonne enfant lorsqu’on le fêtait avec R…

Maggie a déjà son bras autour de la gorge de Charleen, avec force mais pas suffisamment pour la tuer. Juste de quoi lui obstruer les voies respiratoires. L’adrénaline se décharge enfin, comme un shoot injecté en plein cœur et Howard la traine en arrière dans les fourrées. Mais c’est sans compter sur sa victime qui se débat bec et ongles, tapent des pieds sur le sol, déchangent son bassin dans l’espoir de se soustraire à la prise puissante de Maggie qui ne lâche rien d’un millimètre. Au contraire, elle ressert un peu plus sa prise, mâchoire serrée et plus la jeune femme se débat, plus le feu d’artifice s’intensifie au creux de son ventre.
Depuis combien de temps attend-elle ce moment ? Depuis combien de semaines, de mois, a-t-elle patientée jusqu’au point de non-retour pour enfin partir en chasse, en quête d’un sang à versé. Parce qu’elle en a besoin, tout comme certain ont besoin de s’envoyer en l’air trois fois par jours, tout comme d’autres aiment le saut en parachute. Maggie, elle, a besoin de puissance, de sang et bien qu’elle aurait préféré un lycan, ce soir, elle se contentera avec joie de cette petite merveille qui lui est tombé entre les bras.
Les deux jeunes femmes sont suffisamment loin pour que Maggie puisse transplaner dans une petite forêt qu’elle connait très bien. Hors de question de rester à proximité des bâtisses et d’avoir pour obligation de la rendre muette. Ce qu’elle veut, c’est l’entendre hurler, supplier, chialer jusqu’à n’en plus pouvoir, jusqu’à ce que Maggie porte le coup de grâce.

La petite blonde trébuche sur le sol, retrouve son souffle mais n’a pas le temps de réagir que son assaillante agit.

- Expelliarmus.

Sa baguette s’éjecte de sa poche et Maggie la pointe sur Charleen sans sourciller.
Elle peut lire dans ses yeux bleus et brillants toute la terreur que la situation lui inspire. Elle peut noter l’hésitation sur sa jambe droite. Fuir ou ne pas fuir ?

- Ne t’avises pas, la situation risque d’empirée.
- Qu… Qu’est-ce que tu veux, dis-moi.

Sa voix tremble d’horreur, d’angoisse pure. Maggie peut la sentir d’ici, s’en est frissonnant. La gamine frôle déjà le désespoir, sur le point de chialer, de certainement lui proposer tout ce qu’elle veut en échange de sa liberté.

- Pre...prend ce que tu veux, j’dirais rien à personne, promis.

Schéma classique de l’instinct de survie lorsque l’on sait que la mort ou la douleur rôde non loin.
Maggie n’est pas le cliché de l’assassin qui parle et parle encore, perdant de précieuse seconde. Là n’est pas son plaisir de jeu. Baguette toujours pointée sur le torse de la jeune femme, Howard s’approche et la gifle fuse par surprise. Charleen est déboussolée, paumée par ce geste d’une violence inouïe. Elle peut certainement sentir dans ces phalanges qui s’écrasent sur son doux visage que Maggie ne retient rien de la cruauté qui sommeille en elle. Une poigne furieuse l’agrippe par les cheveux, un coup de pieds derrière le genou la fait flancher, la mettant ainsi sur les rotules. Cette fois, Howard n’y va pas de la paume de la main mais des phalanges. Poing serré. Directement sur la tempe de la jeune femme qui, complètement sonnée, se laisse aller à l’évanouissement. La sang-pur extirpe un jeu de corde de son sac à dos et noue les poignets fragiles de l’adolescente sans se soucier de savoir si, oui ou non, elle sert bien trop fort.
Il faut une bonne poignée de seconde avant que Charleen ne revienne à elle, à l’instant même où Howard la tire vers l’arrière, par les poignets scellés.

Le premier cri arrive enfin. Un hurlement de frayeur, des « non » répétés en boucle, prenant conscience de la fin qui approche en l’absence de compassion et d’issue de secours. Elle se débat comme un beau diable, une vraie furie, balance ses hanches sur le sol mouillé, balayant les feuilles mortes d’Octobre. Laissant des traces.
Maggie s’en occupera plus tard.
Nouveau jeu de corde qu’elle passe autour de la première, obligeant Charleen à se lever, n’hésitant pas à la faire obéir à coup de poing, de gifle, jusqu’à ce qu’elle puisse l’attacher à ce tronc d’arbre, debout, bras au-dessus de la tête.

- Laisse moi je t’en prie, j’ferais ce que tu veux.
- Tais toi.

Elle tremble, ses mots se noient dans un torrent de larmes. Un lourd sanglot qui lui échappe de la gorge, profond, qui sort des entrailles.
Maggie s’en délecte, c’est une évidence et quand bien même son visage n’est pas percé d’un sourire, ses yeux parlent pour elle. La jeune femme s’approche de sa victime et en renifle l’odeur, s’en imprègne. Parfum floral, douce, mêlé aux arômes de cette forêt, les effluves ont quelque chose de sauvage. Il y a aussi la peur qui plane. Une angoisse sourde, épaisse, qui s’étale tout autour d’elle et dont Maggie se nourrit, tel un Détraqueur qui absorbe toute joie de vivre de sa victime.
Elle ouvre un pan de sa veste de cuir, en sort son arme favorite, celle qui l’accompagne depuis ses débuts et qui ne l’a jamais quitté. Couteau de chasse d’une lame de 14 centimètres, à cran, manche en bois. Léger. Howard aime se perdre dans ce genre de détails. C’est important, ces fameux détails. Chacun d’entre eux comptent ce soir. Les larmes, les cris perçant la nuit à la vue de cette lame, la peur, cette femme, cette position qu’elle lui a fait adopter. Ouverte à elle, prête à lui donner ce qu’elle veut obtenir pour de bon. Sa dernière séance avec Enzo l’a frustrée. Elle aurait aimé le dépecé comme un lapin, garder un morceau de cette fourrure noire comme la nuit, fouiller au fond de ses entrailles mais aussi de son cerveau pour comprendre et desceller les secrets de la lycanthropie. Elle aurait aimé conclure ces longs jours de jeu avec la mort comme dernière invitée.
Mais il fallait parfois se résoudre à mieux que ça, au traumatisme qui ornera ses réflexes, ses peurs les plus profondes qui, dès lors qu’il sentira l’odeur de javel ou entendra les pleurs d’un enfant, les ramèneront aussitôt à ces jours funestes que Maggie a pris plaisir d’animer.

Et ce soir, elle achève cette envie latente, qui n’en finit plus de grossir au creux de sa poitrine. Il lui faut la mort, il lui faut le sang. Il lui faut ces hurlements que poussent Charleen à n’en plus finir, mêlée de larmes, de déni, de refus.
Il la lui faut elle, cet ange posé sur sa route. Maggie pense à Riley, à l’horreur qu’elle va vivre durant ces quelques semaines où elle s’invitera en soutien moral, physique, pour l’aider à traverser cette si dure épreuve qu’est la perte d’un être cher.

Pas un mot ne franchit les lèvres de la jeune femme alors que la lame caresse les bras tendus de Charleen, par-dessus son vêtement. Elle préfère laisser toute la place aux cris, la regarder se démener de cette façon, espérant se défaire de ses liens si serrés. La peau de ses poignets est entamée par les secousses qu’elle provoque et Maggie n’y prête guère attention pour l’instant. Sa lame descend sur la joue humide de l’adolescente, caresse son cou crispé à la carotide palpitante pour descendre sur son sternum, jusqu’à ce que la pointe finisse pile sur la peau de son ventre, là où sont dissimulés ses entrailles.
Howard fixe Charleen, sans ciller, attentive à chaque expression, à chaque tiraillement du visage au fur et à mesure que la lame s’enfonce dans les chairs. Un long frisson de plaisir parcoure ses bras et le creux de ses reins lorsqu’elle sent la peau céder sous l’arme, qu’elle entend le bruit si distinctif du sang qui s’écoule légèrement. Pour l’instant. Et surtout, elle se gorge de l’horreur qui traverse le visage de Charleen, qui suit un nouveau cri de douleur, de sentir cette lame s’enfoncer si lentement.
Une torture plaisante.
Maggie réitère l’action 18 fois. Il parait que son anniversaire était il y a peu. Elle observe, admire la vie qui s’éteint, qui s’échappe sous son seul pouvoir d’action, de pression. Chair tendre qui cède à chaque coup de couteau. Estomac, foie, entrailles, thorax. La jeune femme teste la texture, éprouve un plaisir vibrant de sentir les résistances céder.
Son regard bleu s’éteint, se ternit jusqu’à papillonner. Sa tête rebondit légèrement contre son torse, son visage crispé par la douleur. Un parfait tableau de beauté pure, là où l’innocence est à sa cruelle apogée.

Souffle court – puisqu’il est tout de même physique de planter 18 coups de couteau dans le corps d’un être humain –, Maggie bloque sa respiration et relâche un long et profond soupir de bien-être. Quelque chose qui vient du cœur, des tripes et qui relâchent enfin toutes les tensions cumulées. Le sang chaud sur ses mains gantées à transpercer le tissu et elle peut sentir avec un plaisir non feint le côté poisseux du liquide qui se colle à ses doigts. Elle observe un instant ce corps damné, s’imprègne de l’image puisqu’elle sait que c’est tout ce qu’elle aura pour calmer les prochaines envies : Son imagination. Là où elle se remémorera les bruits de chairs, de sang, les cris et les suppliques que Charleen à lâcher aux premiers coups de couteau avant de se laisser mourir, abandonnée de tous. Elle croit même avoir entendu des appels au secours auprès de Riley et d’un certain Ethan également.

±

Elle dispose le corps sur une bordure d’un chemin très peu fréquentée. Le but n’étant pas à ce que nous la retrouvions tout de suite. Maggie a passée plusieurs heures à effacer toute trace possible de sa présence, tout indice qui pourrait servir aux autorités. Et désormais, elle procède à la mise en scène, puisque le jeu ne s’arrête pas à la mort.
Le corps de Charleen est allongé sur le côté, dissimulé dans un fossé. Les feuilles automnales la recouvrent en grande partie, Maggie observe son œuvre avant de briser d’un geste sec la baguette de l’adolescente, la jetant dans le fossé avec elle.
Le message sera simple mais efficace pour peur que l’on veuille s’y pencher et y réfléchir. Les Supérieurs et la Garde ne sont pas les seuls actifs, elle le sait. Elle entend souvent son père parler de ceux qu’il appelle « Les Inquisiteurs », ces membres anti-magie, anti-sorciers, qui n’hésitent pas à lutter avec violence pour éradiquer cette race qui leur fait tant peur.
Crime à l’arme blanche, objet magique brisé, Maggie espère qu’elle fera face à quelques esprits futés devant tant d’évidence. La jeune femme jette un dernier regard sur sa proie, là où Charleen n’est plus et s’éloigne d’un bon kilomètre avant de transplaner à proximité de la demeure familiale. Il doit être aux alentours de trois heures du matin lorsqu’Howard se glisse dans son lit après avoir pris soin de nettoyer chaque trace, de passer ses vêtements sous sortilèges pour retirer toutes salissures de terre ou de sang. Douche brûlante, nuisette en soie qui recouvre son corps, c’est au dernier regard désespérer de Charleen qu’elle pense avant de s’endormir pour de bon, un léger sourire aux lèvres.
 
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MessageSujet: Re: Sudden Throw ▬ Charleen.   Lun 17 Déc 2018 - 17:44

Sudden Throw
EXORDIUM.
- Excusez-moi.

Je me retourne vers une paire d'yeux bleus, vifs, expressifs.

- J'me suis perdue avec la foule et j'ai pas mon portable sur moi. Est-ce que ca vous embête si j'appelle mon frère pour savoir où il est ?
- Non aucun soucis. J'attrape mon téléphone dans la poche de mon costume de Princesse Raiponce version coiffeuse de l'enfer pour tendre mon cellulaire à cette adolescente d'à peine 12-13 ans.
- Super, merci beaucoup.

Le soulagement se lit alors que je lui adresse un nouveau sourire tranquille. D'ailleurs il faudrait que je pense à prévenir ma propre sœur que tout va bien avant qu'elle ne fasse débarquer les forces Royales. Ne jamais sous-estimer une tornade en panique.
Mon regard capte aussitôt que la jeune femme boite et ce n'est que maintenant que je remarque l'état de son jean, de ses genoux abîmés.

-Ok. A tout de suite. La jeune fille raccroche, me rendant mon téléphone. Fiouh ! Merci beaucoup. Vous savez où se trouve la rue... Attend j'te fais lire. Je suis pas d'ici, on est venue chez notre tante qui vient d'aménager et je suis paumé, j'avoue.
- C'est un peu compliqué à expliquer comme ça, je peux t'y conduire si tu veux. Tu as l'air de t'etre fait sacrément mal.
- Ouais ? P'tain c'est super gentil.

Peut-être qu'elle a plus 14 que 12 ans finalement.

- Et ouais c'est avec le mouvement de foule.

J'accompagne la dénommé Espérance jusqu'à son point de rendez-vous après avoir avertie ma propre sœur que je ne suis pas loin et que je les rejoins au plus vite. « Espérance ». C’est beau comme prénom je trouve. Particulier, je l’admets mais je ne sais pas pourquoi, la consonnance sonne agréablement à mes oreilles. Jeprend le temps de discuté avec la jeune femme, apprenant qu'elle est franco-anglaise, fan inconditionnel de jeux videos – Quoi ? T'as pas reconnu mon costume de Last of Us ? Omg Charleen ! Tu loupes un truuuuuc ! -, de lecture et d’autres sujets où j'échange entre rire et surprise, légèreté et curiosité. Elle ne manque pas de vie et me fait énormément penser à Riley parfois, dans cette façon vive d'agir, de réagir.
Mon téléphone vibre dans ma poche et affiche un numéro inconnu.

- Ah, je crois que c’est pour toi !

Je lui tend l’appareil, la laisse échanger avec son frère tout en regardant ma montre. Le temps défile, passe et je me rend compte à quel point je suis loin de la fête foraine. Je ne sais même plus comment je me suis retrouvé ici entre la quête d’une pomme d’amour et ce mouvement de foule qui m’a déporté ici, comme une mer violente et agitée.

- Rofl. Y fait chier lui ! Bon, il peut pas venir finalement, j’vais rentrer à pieds, c’pas grave.
- C'est loin ?
- Nan ! Cinq minutes.
- Bon, je t'accompagne.
- Mais non t'inquiète ! Je vais me débrouiller.
- Cinq minutes de plus ou de moins de toute manière… et puis je ne vais pas te laisser en difficulté comme ça.
- Faut croire que j’ai une bonne étoile ce soir et que ma bonne étoile, c’est toi.

Je souris, secoue la tête en rougissant légèrement. J’aide Espérance à arriver à bon port et malgré son insistance pour que je rentre avec elle et faire connaissance de cette famille dont elle m’a peint le tableau, je décline poliment. Elle me remercie une dernière fois, entre son numéro de téléphone au cas où on pourrait se recroiser un jour et c’est main dans les poches de ma veste que je fais demi-tour en accélérant le pas.
Nouveau texto à Riley pour la prévenir que je suis en chemin et je ne tarde pas. Je m’apprête à mettre mes écouteurs pour me tenir compagnie avec un peu de musique parce que j’admets que ces ruelles, toute seule, paraissent bien moins… attrayantes que lorsque l’on est accompagnée. J’ai hâte de retrouver Riley, Keza, l’ambiance de la fête et que l’on se gave encore un peu plus de sucrerie pour rentrer complètement surexcitées dans leur appartement. Je ne dirais pas que j’y ai élue domicile mais j’aime venir de temps en temps pour y passer des soirées avec elles, des après-midis ou tout simplement des moments entre sœurs. Des moments que j’affectionne particulièrement.

- Charleen ?

Je sursaute et me retourne pour faire face à une jeune femme que je ne reconnais pas tout de suite. Ecouteurs en mains, je plisse les yeux…

- Oui ?
- Je ne sais pas si tu te souviens de moi, je suis une amie de ta sœur.

Je la détaille un peu plus … Avant de percuter.

- Oh oui ! J’me souviens ! Maggie c’est ça ? J’étais persuadée que tu étais blonde lorsque je t’ai vu la dernière fois.
- C’était le cas. Une folie passagère de changer un peu.
- Ca te vas bien !

Et je suis sincère ! C’est vrai qu’avec cette nouvelle couleur je ne l’aurais jamais reconnu si je l’avais croisé au hasard dans une foule. Je ne connais pas grand-chose de cette femme, simplement qu’elle et Riley ont été très proches à une époque avant que Maggie ne quitte Poudlard et qu’elles vivent chacune de leur côté une vie différente, séparée.
Par réflexe, je range ma paire d’écouteurs dans la poche de ma veste doublée et me rend compte que la jeune femme semble bien loin de chez elle.

- Tu avais rendez-vous avec Riley ?
- Non… Enfin, en vérité je voulais lui faire une surprise, je viens de lui demander ce qu’elle faisait ce soir et …
- Oh ça tombe bien ! J’allais la rejoindre ! On n’a qu’à y aller ensemble, elle va être contente de te revoir.
- Avec plaisir !

Je pourrais presque pousser un soupire de soulagement. Non, je ne dirais pas à voix haute que j’avais vraiment la trouille de faire tout ce chemin toute seule parce que je ne veux pas trop perdre la face mais j’admets que la nouvelle présence de Maggie me rassure un peu. Rien que l’idée de remonter toutes ces rues en compagnie d’une personne qui n’est pas inconnue me suffit.

- Ah attend ! Ça ne t’embête pas si je dépose un courrier à ma tante qui habite dans le coin ? C’est à 5 minutes, je dépose l’enveloppe et on repars.
- Non, aucun soucis.

Aucun soucis… En réalité j’ai surtout envie que l’on se dépêche pour retrouver ma sœur et le reste des copains. Mais là encore, cinq minutes de plus ou de moins, je ne suis pas à ça près.
On tourne dans une nouvelle ruelle mal éclairée mais encore une fois, le fait de ne pas être seule m’apaise un peu.

- Jolie déguisement d’ailleurs.
- Merci. Et toi, tu as opté pour quoi ?
- Oh, pour rien. Je ne suis pas trop… fête. C’est une coutume un peu oubliée dans ma famille.
- C’est dommage ! Moi j’aime bien, il y a toujours eu une ambiance bonne enfant lorsqu’on le fêtait avec R…

Mon estomac se soulève, mon cœur tombe lourdement. Rien à avoir avec les montagnes russes que j’ai pu observer quelques heures plus tôt. Mon souffle se coupe et mon corps réagit avant moi, active mon instinct de survie en plaquant mes deux mains sur ce bras bien plus puissant que je ne pourrais l’imaginer.
La panique m’affole et je frappe des pieds, me débats furieusement pour tenter de m’échapper à cette prise qui rend ma respiration compliquée, ne me laissant qu’un mince filet d’air pour emplir mes poumons. Mon cerveau fonctionne à mille à l’heure, toutes les alarmes s’activent ensembles pour me hurler de fuir. Vite. Loin.
Danger. Peur. Angoisse. Je n’ai rien d’autre en tête que de me débattre comme si ma vie en dépendait. Parce que c’est le cas. Ma vie en dépend. Les larmes me montent aux yeux et je cherche à écarter ce qui m’obstrue l’air, à frapper, griffer mais je n’atteins rien d’autre que la texture d’un vêtement. Je veux hurler mais n’y arrive pas. Hurler à l’aide, appeler Riley, Kezabel, Ethan mais rien ne sort qu’un bruit étrange de suffocation.  

Les réverbères me font mal aux yeux et disparaissent au profit d’un tourbillon de couleur.
La chute est aussi brutale que la peur qui m’a saisi quelques secondes plus tôt.

Visage contre le sol, j’aspire des morceaux de terre mouillée lorsque je reprends ma respiration à pleins poumons.
Où est-ce que je suis ?
Danger. Courir. Ignorer ce tambour qui cogne contre mes côtes. Un éclair de survie me traverse et je plonge la main dans ma veste.

- Expelliarmus.

Non. Je sens ma coéquipière s’échapper de ma poche sous mon regard désespérer.
Et c’est maintenant qu’il faut fuir. Mais j’en suis incapable. Tétanisée par cette peur qui m’a toujours figée, qui m’a toujours bloquée pour tout et n’importe quoi.
J’ai peur. Terriblement. L’angoisse m’oppresse alors que je suis assise sur le sol, mon esprit hurlant à mon corps de s’activer et de courir loin. Mais lorsque je croise le regard fou et brillant de Maggie, j’ai la sensation que le monde entier s’écroule. Comme une évidence qui s’impose à vous et que vous refuser d’admettre.

- Ne t’avises pas, la situation risque d’empirée.
- Qu… Qu’est-ce que tu veux, dis-moi.

Je lui donnerais tout. Argent, ce qu’elle veut. Tout, pourvu qu’elle me laisse partir en vie. Si c’est mon silence qu’elle veut, elle l’aura. Ma voix tremble, compresser par l’angoisse et les larmes que je ne cherche pas à retenir.
Je ne veux pas mourir. Ne me laisse pas mourir, s’il te plait. Je trouve le courage de me lever, en douceur, posée sur mes appuies. Est-ce que c’est le bon moment ?

- Pre...prend ce que tu veux, j’dirais rien à personne, promis.

Et j’ai encore un tas de chose à lui dire, à lui promettre pour accroitre mes chances de partir d’ici.
Pourquoi moi ?
Mes idées sont décousues, bordéliques. Sa baguette plantée devant moi m’empêche de tenter quoi que ce soit.
Je tremble, j’ai froid.
J’ai mal. La violence de la gifle me sonne, rend ce monde déjà étrange un peu bancale. Je hurle tandis qu’une douleur me traverse le crâne, puis le genou. Je flanche, tombe au sol et la douleur qui irradie ma tempe et mon visage me plonge dans un trou noir sans fin. Une absence qui, finalement, se trouve être bien plus agréable que le monde que je viens de quitter.


L’odeur familière de sa peau l’extirpe doucement de son sommeil agité. Charleen ouvre grand les yeux, brusquement, souffle court et affolée. Elle met un certain temps avant de reconnaitre sous le nouveau jour levé, les murs de sa chambre, son bureau, ses photos… mais surtout, elle reconnait ses bras à lui.
Un mauvais rêve. Ca n’était qu’un mauvais rêve. Charleen se blottit un peu plus contre le torse nu d’Ethan dont elle respire l’odeur. Rassurante et chaude, elle pourrait y passer des heures ainsi. Un sourire étire ses lèvres… Leurs débuts ont été compliquées, bancales mais aujourd’hui ils aspirent au bonheur sincère et puissant. Jamais elle n’aurait cru être aussi heureuse un jour. Elle s’attarde encore un peu, touche ce visage qu’elle connait à présent par cœur, admire à quel point il semble détendu lorsqu’il est plongé dans ce sommeil si profond et se décide enfin à s’extirper de ce cocon de douceur pour rejoindre le rez-de-chaussée, Circée sur ses talons. Riley est là, mains autour d’un café. Son père aussi, qui lit la Gazette du Sorcier. Même Moïra est présente, taquinant doucement son mari. Tous semblent de bonne humeur.
Tous la regardent.
Et Charleen sut en cet instant que rien ne pourrait briser ce bonheur si pur et si simple.
Pourtant, tout s’efface. Brusquement. Comme une vague venant détruire votre château de sable si durement construit.



La douleur est violente là, dans mon crâne. Dans mon ventre. Autour de mes poignets.
J’ai envie de vomir. J’ai si mal que je n’arrive plus à localiser la douleur avec précision. J’ai la sensation d’être sur un bateau qui file à toute vitesse avant de prendre conscience de la réalité, d’y remettre les pieds. Poignets vers le haut, je suis tirée en arrière et cette fois, c’est un cri de panique qui m’échappe. Un hurlement purement et simplement. Je me débats de nouveau, des hanches, des mains, des pieds. J’essaie de planter mes talons sur le sol pour ralentir la cadence, pour faire chuter cette femme qui n’est pas Maggie. Non, ça ne peut pas être elle. Un visage aussi angélique ne peut décemment pas dissimuler un monstre pareil.
Je hurle. Encore et encore. Appel à l’aide à m’en écorcher les cordes vocales, jusqu’à ne plus avoir aucune trace d’air dans mes poumons. Jusqu’à vomir s’il le faut. Il faut que quelqu’un m’entende.
Mon dos rencontre brutalement l’écorce d’un arbre, je suis mise debout de force, maintenue par les poignets. Et si ça n’était pas le cas, je m’effondrerais probablement, incapable de tenir sur mes jambes.

C’est un cauchemar, je vais me réveiller. Je vais me réveiller. Me réveiller maintenant.
Des mots murmurés à voix hautes, par des lèvres sanglantes et tremblantes, comme une vieille folle possédée.
De nouvelles gifles, de nouveaux coups de phalanges. Je ne sais plus très bien quelle heure il est, me demande parfois pourquoi je ne suis pas à la fête foraine avant que le regard bleu et tranchant de Maggie me ramène à elle.

- Laisse moi je t’en prie, j’ferais ce que tu veux.
- Tais toi.

Le sanglot m’échappe. Du plus profond de ma gorge. Je la supplie, oubliant toute dignité parce que je m’en fiche. Je veux simplement partir, qu’elle me laisse la vie sauve. A mesure qu’elle s’approche de moi, je m’affole de murmure, de suppliques auprès de Riley pour qu’elle vienne me chercher. Comme une prière pour la faire apparaitre à nos côtés, qu’elle tue cette folle, cette malade, qu’elle me détache de mes liens et me ramène à la maison. Je prie pour qu’Ethan surgisse d’un coup d’un seul et l’assomme avec ce rondin de bois plus loin.
Je prie pour que quelqu’un vienne jusqu’à moi.

Les secondes qui suivent ne sont qu’une suite d’horreur telle que je souhaite à ce que tout s’achève au plus vite. Mais Maggie prend tout son temps. Surtout pour la première fois, lorsqu’elle glisse cette lame sur ma joue, sur mon ventre et qu’elle pénètre ma chair. Je sens chaque centimètre du matériel froid, chaque cran entamer mes tissus, mes cellules.
Un cri de douleur abîme mes cordes vocales.
Un cri de désespoir comme pour refuser la réalité, pour la repousser loin de moi. Loin d’ici.
Je vais mourir. Ici, dans ces bois. Mourir dans mon propre sang. Ne rien connaitre de la vie qui m’attend, ne pas voir le mariage de Riley. Ne pas connaitre la suite de mon bonheur avec Ethan. A ce moment-là, tout défile en un flash dans ma tête. Chaque coup de couteau est une souffrance insupportable de plus. Un fragment de futur que l’on m’arrache injustement. Chaque coup de couteau est un prénom qui s'extirpe d'entre mes lèvres.

Toutes ces histoires que l’on m’a racontées, m’ont menti.
Il n’y a pas de vie qui défilent devant vos yeux. Il y a simplement ce mélange de couleur à vos pieds sales, de la terre retournée tâchée de votre propre sang. La douleur est si intense que le cerveau court-circuit et atténue lentement la souffrance.
Toutes ces histoires que l’on m’a racontées, m’ont menti.
Il n’y a pas de souvenirs heureux, pas de chaleur qui se diffuse au creux de vos entrailles.
Il n’y a rien d’autre que la solitude et le froid intense. Une main glaciale s’empare de mon cœur, fait défiler ma conscience jusqu’à éteindre les lumières. Définitivement.

 
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Sudden Throw ▬ Charleen.
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