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 Strike a match and whisper my name ▬ William

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MessageSujet: Strike a match and whisper my name ▬ William   Mar 30 Oct 2018 - 23:35

Strike a match and whisper my name
William & Enzo


■ Vendredi 16 Octobre ■

Dans la matinée

Nouvelle dynamique. J'ai parfois l'impression de courir un peu partout je l'admets mais je me rends compte que finalement, ça me va assez. Je prends le temps … de prendre le temps, malgré tout, je conserve autant que je le peux ma routine, mais je me vois pas ne pas faire des passages réguliers en Australie pour voir Derek, et Grand-Mère, tout comme je ne me vois pas quitter cet endroit pour le moment. J'en ai besoin, ce lieu, ces personnes, font partie de mon équilibre encore fragile et il m'est de toute façon impossible de partir maintenant. Pas en sachant Ismaelle certes en convalescence mais néanmoins blessée. Leiv est là, Owen passe régulièrement, elle peut compter sur Margo, Dimitri, d'autres encore, mais c'est là, au plus profond de moi, je dois être là pour elle moi aussi quitte à laisser un peu de côté parfois certaines personnes. Je fais ce que je peux pour concilier, sans m'oublier dans l'équation pour autant.
Elle va bien, Derek va bien, il est libre, même si je suis toujours concerné par le sort de certaines personnes là-bas, plus particulièrement l'une d'entre eux, je sens bien que je respire désormais plus facilement. Lentement mais sûrement, je me reconstruis, je sors du brouillard, je reprends le cour de mon existence puis me remplume.

Et certains rouages se débloquent. A chaque jour suffit sa peine comme on dit.

Deuxième séance avec Angelika ce matin. J'appréhende, bien sûr, je me dis que je vais sans doute encore passer quelques heures dans le fond de mon lit après ça avec le sentiment d'avoir la tête dans un étau mais c'est le jeu. Je veux m'extirper de tout ça, faire la paix avec certaines choses, avancer … Et je dois en passer par là, peu importe le temps que ça prendra. Pas d'entrainement avec Owen ce matin, je me suis contenté d'aller courir au levé du jour, nager un peu – oui elle est glacé, mais justement, ça fait du bien – et c'est relativement tranquillement que je m'apprête à partir pour mon rendez-vous.

« Tu veux que je t'accompagne ? »
« Non merci, ça va aller. Reste tranquille, ordre du médecin. »

Elle grimace, ça me fait rire. Essayer de maintenir cette femme au repos c'est comme … essayer de le faire avec moi, relativement. C'est pas dans sa nature de ne rien faire mais avec son bras, elle est limitée c'est certain. Et du repos, elle en a besoin. Pas uniquement pour ça. Alors je fais ce que je peux pour aider au maximum, pour ne pas prendre trop de place ni être un poids. Parfois je me dis que je ne devrais pas rester, après tout j'ai une famille, une maison, et ils ont leur vie de famille à vivre tous les trois, mais … J'suis pas encore prêt pour ça et jamais je n'ai l'impression d'être de trop.

« Je sors les chiens quand je rentre et je m'occupe de la porte du box dans la foulée. »
« D'accord. Merci Champion. »
« A tout à l'heure. »

J'attrape une pomme dans la corbeille de fruits et viens lui déposer un bisou sur la joue dans une brève étreinte avant de prendre la direction de la porte.

#

Fin de journée

« Tu as finis tes devoirs ? »
« Papa, allez s'il te plait c'est le weekend j'aurais tout le temps de les faire et il va bientôt faire nuit ! »

Not my business. Enfin si, parce que c'est pour sortir lancer le boomerang qu'Adrian fait les yeux doux à son père mais je n'interviendrais en aucun cas. Pas plus qu'Isma qui observe la scène avec un sourire amusé sur le visage. Qui aura le dernier mot ? La lute silencieuse s'installe … le suspens est à son comble … Le verdict est imminant ...

« Demain matin après le petit déjeuner, jeune homme. »

Touch down !

« Promis ! »
« Et couvre toi bien. »
« Merci Papa ! T'es le meilleur. »

Dit-il en venant l'entourer de ses bras. La scène est tout aussi touchante qu'amusante et si je sursaute c'est parce que Ismaelle vient poser sa main sur mon épaule l'air de rien, juste avec un sourire. Leiv est un père stricte, mais inconditionnellement aimant. Je ne peux pas dire qu'il me rappelle mon père mais par certains côté j'y trouve des similitudes, forcément. Adrian et lui on une belle relation.

« Toi aussi Enzo. »

Sans rien dire, tranquille, j'enfile une épaisseur de plus et une grosse écharpe. D'une, pour montrer l'exemple, de deux parce que Lycan ou pas on se caille les miches dans ce pays. Dix minutes plus tard nous voilà sur l'espace herbeux le plus éloigné de la maison pour lancer ce fameux boomerang. Un truc qu'on a commencé à faire peu de temps après que je sois arrivé ici et j'ai aucun de mal à admettre que j'adore ces moments-là passés avec lui.

Et regardez-le, fier comme un paon. Il a de quoi, les progrès qu'il fait sont largement notables même si je reste stoïque. Pour la forme, par jeu, clairement pour le titiller.

« Ah ! Tu vois ! »
« Je vois, je vois. »

L'air de rien, à mon tour, j'envoie le petit objet aussi fort que je peux et force est de constater qu'il y a du mieux chez moi aussi.

« Non mais toi tu triches aussi. »
« C'est moche comme attitude Adrian, j'vais être obligé de te balancer dans le Fjord. »

Sans prévenir, toujours aussi stoïque, je le chope et le balance comme un sac à patate par dessus de mon épaule tout en me dirigeant vers le rebord à quelques mètres de là. Il se débat comme un diable, j'ai du mal à garder ma prise sur lui autant l'avouer.

« Ah non ! Pas le Fjord c'est trop froid !!! »

C'est tout ce qui l'inquiète. On est clairement à des dizaines de mètres au dessus mais ça n'est pas la hauteur qui le perturbe, c'est la température. En attendant je m'amuse comme un gosse, profite de cet instant sans me poser la moindre questions, sans penser à tout ce qui a pu se dire ce matin, ce qui pourrait me prendre la tête, peser sur mes épaules. Surtout pas quand une légère brise m'apporte une information olfactive qui renforce mon sourire même si je ne me retourne pas et continue de marcher vers le bord.

« William aide moi !!! »

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MessageSujet: Re: Strike a match and whisper my name ▬ William   Sam 10 Nov 2018 - 22:56

- Bon, l’avantage c’est que t’es bon partout quand même.
- Ouais, mais ça m’aide pas à savoir ce que je vais branler de ma vie.
- Oui mais c’que je veux dire, c’est que ton dossier passe à peu près partout.
- Tu t’es décidée toi ?
- Non plus. J’hésite en fait.

Nous sommes là, comme deux idiots, à débattre sur que nous voulons faire de notre vie. Mes parents nous ont ( oui même à Macy c’est un peu les siens à elle aussi ) laissé du temps pour nous remettre du départ de Poudlard, de réfléchir, de prendre du bon temps… mais maintenant il serait bien qu’on se bouge un peu le cul pour être honnête. C’est beau les journées à la plage ou à Londres pour aller emmerder Jefferson. De papillonner sur son mec ou de faire chier les copains mais à un moment, il faudrait songer à décider de quoi faire de sa vie.
Et Macy et moi sommes particulièrement paumés sur la trajectoire à suivre.

- On est fait pour à peu près tout en même temps.
- J’sais pas. Y a un truc qui te ferais plus chier qu’un autre ?
- Ouais : les bureaux. J’aime bien ce qui est nouveau, le fait de pouvoir bouger un peu partout, voyager aussi. Faire des recherches.

Un déclic, qui se produit également chez Macy puisqu’elle redresse son regard penseur vers le mien.

- On devrait peut-être faire ça. De la recherche ? En quoi, je sais pas mais c’est déjà une première piste.

Et c’est toujours mieux que rien. J’me vois mal ne rien faire, ne pas bouger, ne pas apprendre. Et c’est de ça dont j’ai besoin : l’apprentissage constant. Découvrir, remettre les choses en question, en comprendre le sens et la recherche me semble le plus adapté.
Je jette un œil à ma montre et fronce les sourcils avant de naturellement afficher un léger sourire.

- Bah t’attends quoi pour le rejoindre ton mec au lieu de sourire comme un couillon.
- Eeeeh j’te permets pas Miss Davis. Surtout quand tu vas retrouver le tiens dans la foulée.
- Oh ouaiiis et il est temps. J’ai le vagina on fire !

On remercie Macy pour ces petites précisions que nous aimons tant.
Je m’en offusque pas, mieux, j’éclate de rire. Parce que j’suis pas mieux – même si nous n’avons pas l’anatomie – et que ça commence à faire beaucoup trop longtemps que je n’ai pas goûter à ce genre de plaisir de la vie. Et les textos que j’échange avec Enzo ne m’aide clairement pas à faire l’impasse.
Il m’invite, clairement, à venir le rejoindre et ça n’est certainement pas pour joué aux échecs. Et pour être honnête, j’ai pas l’intention de faire autre chose que ce que j’ai en tête.
En clair, là, tout de suite, j’ai envie de le bouffer sur place.

- Bon je remballe !
- Yep !

On le fait tous les deux parce qu’il faut croire que j’suis pas le seul à avoir les hormones en furies. On en rigole, on se taquine et on ne prend même pas la peine de passer par la maison pour prendre nos affaires.

« Je passe la soirée et la nuit chez Enzo ! Je vous tiens au courant de quand je rentre.
PS : les recherches d’études ont bien avancés, Macy et moi avons quelques pistes. On vous présente ça d’ici quelques jours.
Je vous aimes ! »


Un texto pour les parents, un baiser sur la joue de ma sœur et je prend la direction d’une ruelle isolée, où je sais que je serais tranquille pour mettre en œuvre mon portoloin.
Je dois attendre un quart d’heure de plus, le temps qu’il soit l’heure et je dois admettre que je piétine.
Au-delà du fait que j’ai clairement envie de lui, Enzo me manque. Ces derniers jours et semaines ont été compliqué depuis son retour, notre weekend a été avorté suite au retour de son frère – Ouais ça m’a foutrement agacé sur le moment mais j’peux clairement comprendre qu’il ait voulu le rejoindre au plus vite -, bref, rien n’est en notre faveur pour se retrouver uniquement tous les deux. Et je sais que là-bas les choses risques d’être aussi compliqué mais rien à foutre.
J’ouvre mon sac à dos, en tire un manteau et une écharpe que j’enfile avant de me saisir du portoloin.
Direction la Norvège. Le choc des températures est fulgurant et un long frisson me saisit.

- Bonjour !
- Bonjour William. Tu viens voir Enzo je suppose ?
- Oui, pour une visite surprise. J’espère que ça ne dérange pas ?
- Pas le moins du monde. Il est avec Adrian, plus loin, près du Fjord.

Il m’indique le chemin avec ce même air … à la Helland. Je le remercie et fait demi-tour. Je suis prévoyant, depuis que je sais que j’peux me les cailler ici, j’ai toujours des fringues de rechanges dans mon sac à dos ensorcelé mais j’ai visiblement pas prévu suffisamment de couches pour me parer complètement. Je marche vite pour me réchauffer et j’arrive bien plus vite que je ne l’aurai pensé près des deux jeunes hommes qui se chahutent.
Je prends quelques secondes pour assister à la scène, sourire aux lèvres. Deux choses me font plaisir dans ce tableau : L’entente entre ces deux-là. Et le sourire qu’affiche Enzo. Heureux et sincère, j’ai l’impression que plus les semaines passent, plus il reprend du poil de la bête et même si ça n’est pas toujours la folie, il fait d’énorme progrès.
Et j’suis content, heureux, de retrouver cette flamme chez lui. J’ai autant flippé que tout le monde de le voir rester au fond du trou mais encore une fois, il nous a prouvé qu’il était bien plus costaud que n’importe qui. Et c’est mon mec. Le mien.

- William aide moi !!!


On peut dire que j’ai pas tellement l’effet de surprise avec moi mais je suis suffisamment plein de ressource pour ne pas en avoir besoin. Spécifiquement ce soir.

- Mr Ryans serait prié de relâcher ce jeune homme immédiatement !

Et je joue un rôle, avançant d’un pas prudent comme s’il risquait de le jeter pour de bon dix mètres plus bas alors que nous sommes bien évidemment conscients qu’il ne prendrait jamais ce risque.
Enzo se retourne et mon cœur s’emballe. Mon sourire s’élargit un peu plus, taquin, joueur.

- Si vous ne le reposez pas tout de suite, vous serez privé de dessert pour trois semaines.

Et si cette menace raisonne comme une privation de sucrerie pour le plus jeune, je sais qu’il possède un tout autre sens pour celui que je ne lâche pas du regard.

- Haha ça sera tout pour moiiiii !

Ah l’innocence.

- A moins que vous ne préfériez avoir une chevelure licorne, ça peut aussi s’arranger.
- Owi ! Fais-lui des cheveux arc-en-ciel !

Mais je n’aurai pas besoin d’en arriver là, parce qu’il va le reposer sur le sol et que je n’attendrais pas deux minutes de plus avant de rejoindre ses bras. Ne serait-ce que pour une étreinte et un baiser.
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MessageSujet: Re: Strike a match and whisper my name ▬ William   Dim 11 Nov 2018 - 23:52

« Mr Ryans serait prié de relâcher ce jeune homme immédiatement ! »

Je m'arrête, ne me retourne pas tout de suite, mais les réactions de mon organisme sont immédiates. J'ai le palpitant qui s'emballe, un sourire qui s'étire sur le visage alors que je garde le regard braqué droit devant moi. Je ne sais pas ce qui a fait que mes rouages se sont débloqués, tout ce que je sais c'est que depuis que j'ai ouvert les yeux ce matin je ne pense qu'à lui. Un truc qui vous prend aux tripes, comme un brasier qui reprend vie peu à peu. Il n'a jamais vraiment été éteint, simplement quelque chose dans ma tête, dans mon corps, empêchait les flammes de repartir jusqu'ici.
Lentement, je finis par me retourner et plante mon regard droit dans le sien. Je peux y lire des tas de choses, un truc qui entretient ce que je ressens moi-même. Ces derniers temps ont été compliqué pour nous deux, d'une parce qu'on n'a pas vraiment eu l'occasion de se retrouver seul pour réparer les morceaux cassés malgré eux, de deux parce que même si je vais mieux, c'est pas l'éclate tous les jours. J'ai eu besoin de temps pour accepter l'idée d'être diminué, de bien des manières, et se dire qu'au bout de 6 mois de relation à peine on inflige ce genre de trucs à la personne avec qui on est c'est pas franchement évident. Les réveils en sursaut en pleine nuit, les crises d'angoisse, les absences, les blocages aussi bien physiques que psychologiques … Il aurait pu foutre le camp, il ne l'a pas fait. C'est même tout l'inverse. Ça ne m'étonne pas de lui dans le fond mais tout de même, je sais que si ça été difficile pour moi ça l'a été tout autant pour lui et je lui suis sincèrement reconnaissant d'être autant présent.

Aujourd'hui, je le sens au plus profond de moi, quelque chose change dans notre atmosphère et je suis déjà en train de penser à la manière dont je vais lui enlever chaque épaisseur qu'il porte sur lui.

« Sinon quoi ? »
« Si vous ne le reposez pas tout de suite, vous serez privé de dessert pour trois semaines. »

Évidemment. Ma langue vient claquer contre mon palais alors que je lâche un rire bref. Tout n'est que sous entendu, la façon dont Adrian comprend les choses est bien différente de ce qu'il exprime et de ce que j'imprime. Des menaces, hum ? Je prends plutôt ça pour une manière de me tenter, me provoquer, accentuer toutes ses choses que je ressens déjà.

« Haha ça sera tout pour moiiiii ! »

Dit-il fièrement, toujours comme un sac à patates en travers de mon épaule.

« A moins que vous ne préfériez avoir une chevelure licorne, ça peut aussi s’arranger. »
« Owi ! Fais-lui des cheveux arc-en-ciel ! »
« Si tu fais ça c'est toi qui sera privé de dessert pendant trois semaines. »

On ne se quitte pas du regard, quelque chose est clairement en train de s'installer ici, à en faire vibrer l'air, à me donner des crampes.

« Pour ton information t'es à la diète depuis 49 jours et ta glycémie doit être vraiment basse actuellement. »

Des sous-entendus, encore, dans la provocation stoïque, encore, et oui j'ai compté les jours. Cette envie de lui n'a jamais disparu, elle a juste été étouffée quelques temps par des choses contre lesquels je ne pouvais pas luter. Mais maintenant que je l'ai là, face à moi, je sais que je suis en phase avec moi-même, avec ce que je ressens, avec ce dont j'ai envie.

« Et toi fais pas trop le malin sinon j'balance à tout le monde pour qui tu craques. »
« Hey ! Non ! Traitre ! »

J'le ferais pas, question d'honneur, mais qui a dit que je ne pouvais pas le menacer un peu avant de le reposer par terre ? C'est chose faite et il se venge en essayant de me sauter dessus. J'ai retrouvé pas mal de mes capacités physiques à force d'entrainement, mon appétit revient, j'ai repris du poids et je sais que ça joue dans l'équation mais pour l'heure ça me permet surtout de contrôler sans trop de mal ce gamin pour qui je me suis pris d'affection. Il perd son souffle avant moi, décide d'aller faire un check à Will et je reste à ma place, là, à quelques pas, sans franchir la distance de quelques pas qui nous sépare encore. Mes yeux dans les siens, mes mains dans mes poches et un sourire fin sur le coin des lèvres.

« Salut. »

Dans certaines situations pas besoin de mots, pas besoin de gestes non plus, tout passe par le regard et l'alchimie qui envoie des tas de signaux dans l'air. Ils doivent d'ailleurs relativement éloquent ...

« Vous allez faire l'amour ? »

… pour que même Adrian du haut de ses 13 ans ne passent pas à côté. Je ne manque pas de m'étouffer, ça me fait juste baisser la tête et s'affaisser mes épaules dans un rire à la fois amusé et … Pas gêné, non, je suis au delà de ça, mais quelque chose qui s'en approche pourtant.

« On peut pas. On n'est pas mariés. »
« Bah j'vous marie moi si vous voulez. »

Ce gosse a manifestement réponse à tout et semble trouver la situation tout à fait hilarante. Mélange d'innocence et … d'adolescence. C'est un malin, avec une bouille pareil il embobine tout le monde … ça me rappelle vaguement quelqu'un. Plusieurs personne, en réalité, moi inclus j'ai pas peur de le dire mais s'il pouvait éviter de sortir ce genre de trucs devant son père ça m'arrangerait.

« Ça t'embête si on reprend ça demain ? Y a un truc que j'aimerais bien montrer à Will. »

De nouveau mes yeux dans les siens, mais mon regard ne tarde pas à descendre jusqu'à ses lèvres.

« J'vais continuer à m'entrainer ! »
« Ça marche. Rapproche toi un peu de la maison alors. »
« D'accord. A plus tard les gars ! »

Il récupère le boomerang et nous salue d'un geste de la main avant de partir en trottinant vers la maison. Je l'admets, c'est une forme de tendresse qui doit traverser mon visage l'espace d'un instant alors que je le regarde s'éloigner. Celui d'après mes yeux se reposent sur mon petit ami que je n'ai toujours pas ni touché, ni embrassé.

« Viens avec moi. »

Je lui tends la main, gardant ce calme qui continue de laisser planer ce qu'il faut de tension mais dès l'instant où sa paume et ses doigts se joignent aux miens je nous fais transplaner sans prévenir. Pour quelle destination ? Pas très loin, à quelques kilomètres au Nord, près d'une petite cabane de pêcheur sur laquelle je suis tombé ce matin en faisant mon footing. Inoccupée, isolée, le genre de petit chalet en bois que les gens viennent sans doute occuper le weekend pour se détendre après une semaine de boulot. J'en sais rien et à vrai dire j'y pense pas tellement. Dès l'instant où on touche terre tous les deux je ne me retiens plus, laisse parler ce désir qui commençait presque à me faire mal. Mon corps vient percuter le sien, le plaquer contre le bois de la cabane et mes lèvres s'emparent des siennes avec avidité. Je les dévore, cherche le contact de sa langue en laissant glisser mes mains jusqu'à son jean et tandis que mon bassin vient exercer une pression contre le sien, le cherchant sans détour, je l'empoigne sans jamais quitter sa bouche. Son manteau et le mien sont des obstacles, tout comme les écharpes, alors que je ne rêve que d'une chose c'est d'embrasser son cou, le mordre, et laisser enfin mes mains glisser sur sa peau tout comme je meurs à petit feu de vouloir sentir les siennes sur moi. Je veux qu'il me touche, enfin, au delà de l'envie presque un besoin après l'avoir tenu à distance malgré moi pendant trop longtemps.

C'est le manque d'air qui me fait quitter ce baiser, et c'est le souffle court et le cœur qui bat à 100 à l'heure dans ma poitrine qui se soulève rapidement, que mes yeux cherchent les siens à nouveau.

« Je sais pas à qui c'est et honnêtement je m'en fous. Tout c'que j'vois c'est qu'on y sera seuls et tranquilles. »

L'invitation est claire et évidente, je suis sûr de moi et je sais que ça transparait. Une main à plat contre le bois, l'autre toujours posé sur le creux de ses reins, même un peu plus bas, je trouve la force d'afficher un sourire de branleur l'espace d'une seconde malgré tout.

« J'espère que t'as emmené ton jeu de cartes. »

Conneries. Évidemment. Personne ici n'a envie de jouer aux cartes. Personne ici, je crois, n'a envie de jouer tout court.
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MessageSujet: Re: Strike a match and whisper my name ▬ William   Lun 3 Déc 2018 - 20:54

- Trois semaines de plus ou de moins…

J’fais le malin mais j’ai pas tellement envie de rallonger cette période de jeun, non merci.

- Pour ton information t'es à la diète depuis 49 jours et ta glycémie doit être vraiment basse actuellement.

Quarante-neuf jours.
Quarante-neuf que j’ai pas eu ma partie de jambe en l’air, que je ne l’ai pas touché, pris du plaisir avec lui. Qua-ran-te-neuf les gars. Putain lâche moi ce gosse tout de suite et allons passer les 49 prochains jours isoler sur une île pour rattraper les 49 derniers.
Et ça fait beaucoup de 49 tout ça.

- Oui, d’ailleurs mon médecin m’a dit qu’il serait temps que je prenne ma dose de sucre avant de faire un malaise.

Et il est toujours là, ce petit sourire taquin, presque narquois mais qui en dit aussi large sur ce que je veux en le reluquant de cette façon. Les bienfaits des sextos sont que lorsque je le vois après qu’il m’ait allumé, j’suis chaud comme une baraque à frite.
BREF ! Il y a un enfant dans la salle, s’il vous plait !

- Et toi fais pas trop le malin sinon j'balance à tout le monde pour qui tu craques. »
- Hey ! Non ! Traitre !

J’éclate cette fois de rire, amusé devant ce tableau qui est avant tout attendrissant. Ils s’entendent bien tous les deux, c’est une évidence et j’pense que ça doit faire du bien au p’tit d’avoir un peu d’animation chez eux, même s’il ne doit pas s’ennuyer avec son père et Isma.
Il finit par relâcher Adrian qui s’avance vers moi pour me checker parce que oui, on a un check bien à nous, qu’on a inventé tous les deux. Ce gamin est curieux comme jamais, veut tout apprendre de tout le monde et j’me fais toujours un plaisir de lui raconter deux trois trucs qui sort de ma grosse tête. Je lui ébouriffe les cheveux avant de reporter mon attention sur Enzo.
Et c’est repartie pour les castagnettes des ventricules. Arrête de me regarder comme si j’étais le dessert que tu as toujours convoité.
Ah pardon, c’est parce que c’est le cas.

- Salut.
- Vous allez faire l'amour ?

Mon regard tressaute et se déporte aussitôt vers Adrian.
Ok … C’est presque gênant là, non ? Pare que bon, il a quoi, 13 ans ? Ah bah oui, 13 ans. L’âge où on se paluche pour la première fois devant un magazine ou une fille un peu sexy. Ce sont les réalités de la vie et visiblement ça fait bien marrer mon cher et tendre.

- On peut pas. On n'est pas mariés. »
- Bah j'vous marie moi si vous voulez.

Ouais alors non. T’es mignon, tu m’as l’air sincère … mais c’est pas possible. :ga:
De 1) parce que j’ai pas envie, tout simplement. Et en fait il n’y aura qu’un petit 1. C’est pas parce que je n’aime pas mon mec – loin, très loin de là – mais parce que là, tout de suite, c’est pas dans mes plans. J’dis pas jamais mais chaque chose en son temps, non ? Là j’ai plutôt envie de le coincer entre deux arbres pour lui enseigner les bienfaits de la nature.

- Ça t'embête si on reprend ça demain ? Y a un truc que j'aimerais bien montrer à Will.

Son regard se braque sur moi, descends sur mes lèvres.
Mon cœur va claquer et mon caleçon va prendre feu. Merde, comprenez moi cinq secondes. J’suis TRES curieux de savoir ce qu’il veut me montrer et je les laisse finir leur petite discussion sans manquer de passer le bout de ma langue sur ma lèvre inférieure.
Il n’y a pas que toi qui sait jouer.

Ouais ok, j’me calme.

- Salut champion !

Je dis au revoir à Adrian et la seconde d’après Enzo est là, à proximité. Dire que je n’ai pas envie de me caler dans ses bras et de le garder contre moi serait un mensonge. Je saisis la main qu’il me tend, lâche un soupire silencieux de soulagement lorsque je sens sa paume brûlante contre la mienne, mon pouce venant caresser sa peau en douceur. Et si je pensais faire quelques mètres à pieds, je me retrouve à transplaner dans la seconde et c’est un peu déstabiliser que je fais face à un nouveau décor … dont je me carre le coquillage, soit dit en passant, puisqu’Enzo se rue sur moi pour me faire part de tout ce l’anime depuis que je suis arrivé.
Je me laisse plaquer contre un mur en bois, d’une cabane certainement et je m’abandonne complètement à ses baisers, à ce corps que je réclame et convoite depuis déjà un paquet de jour. Il me dévore les lèvres, je lâche un soupire de soulagement mêler de désir alors que mes mains agrippent ses cheveux et sa nuque. Clairement, il peut faire de moi ce qu’il veut. Là, maintenant tout de suite, au grand air ou à l’intérieur, tant qu’il ne me lâche pas. Ca fait déjà trop longtemps qu’il me manque, de toutes les manières possibles et si on n’a pas pu avoir notre weekend pour des raisons plus que compréhensible, je compte bien à ce que l’on se rattrape dès maintenant.
Il empoigne mes hanches, je m’y colle un peu plus fort sans l’ombre d’une hésitation. Et le manque me creuse aussitôt le ventre dès lorsqu’il s’arrête dans son élan.

- Je sais pas à qui c'est et honnêtement je m'en fous. Tout c'que j'vois c'est qu'on y sera seuls et tranquilles.
- Il y a plutôt intérêt parce qu’on va passer un sacré long moment ici.

J’compte clairement pas passer à côté de cette occasion en or que de passer du temps avec Enzo mais surtout, de retrouver une VRAIE intimité, même si ça doit être dans une cabane au fond de la Norvège, je m’en tape.

- J'espère que t'as emmené ton jeu de cartes.
- Ton jeu ici, c’est moi.

Un regard brûlant, ma voix sonne dans les graves tant l’envie est présente et j’agrippe sa nuque pour le plaquer de nouveau à mes lèvres, dévorer sa bouche, caresser sa langue. Je le mordille légèrement, avant de stopper une seconde mon élan, souffle court.

- Et le but c’est de commencer la partie genre maintenant.

Et j’y retourne, fougueux, farouche. Je n’ai ni l’envie d’attendre, ni l’envie de jouer. J’ai passé bien trop de temps loin de lui, et encore plus à devoir me languir de sa présence et de tout ce qu’il est. Je veux le toucher, l’entendre, l’écouter, le sentir, tout ce que l’on veut. Un feu passionnel me dévore les entrailles tandis que mes hanches l’appellent, le cherche, le veulent.
Je finis par m’écarter à contre cœur et le chope par la ceinture pour me décoller du mur et ouvrir la porte de cette putain de cabane dont je ne prends même pas la peine de regarder le décor. Je claque la porte derrière nous, le traine avec moi et le pousse contre la première surface que je trouve : un espèce de fauteuil, vieux comme mes grands-parents, dont l’allure est kitch à mort mais on s’en fout. On est pas là pour jouer les Plaza en herbe.
Sans attendre, je suis à califourchon sur lui, me débarrasse de mon écharpe pour la jeter plus loin et attire son visage dans le creux de mon cou. C’est là que je le veux présentement, le sentir. Mes gémissements se font déjà présents, mon corps entier est un incendie et j’ai rarement eu autant envie de lui qu’en cet instant.
Mes deux mains retrouvent son visage pour l’écarter et l’embrasser avec cette même fougue qui m’anime. Je prends le temps, comme une redécouverte, me focalise sur toutes les sensations qu’il me procure en dézippant son manteau qui est clairement de trop. Mes lèvres chutent vers sa mâchoire que j’embrasse, vers son cou que je respire et mordille, mes mains dans ses cheveux. Mon bassin se faire clairement outrageux, lui laissant entrevoir tout ce qu’il m’éveille. Il me rend dingue, clairement. Et putain, qu’est-ce qu’il m’a manqué.

- Promet moi que personne viendra foutre ce moment en l’air parce que j’te jure que j’arrache des membres si quelqu’un vient nous interrompre.

Mon regard braqué dans le sien, souffle erratique, j’suis loin de plaisanter.
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MessageSujet: Re: Strike a match and whisper my name ▬ William   Lun 10 Déc 2018 - 22:18

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MessageSujet: Re: Strike a match and whisper my name ▬ William   Mer 2 Jan 2019 - 20:43

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MessageSujet: Re: Strike a match and whisper my name ▬ William   Jeu 3 Jan 2019 - 21:19

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MessageSujet: Re: Strike a match and whisper my name ▬ William   Lun 7 Jan 2019 - 20:30

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MessageSujet: Re: Strike a match and whisper my name ▬ William   Mar 8 Jan 2019 - 22:06



Les secondes passent, défilent malgré cette impression que le temps vient de s’arrêter, je récupère lentement mon souffle sans bouger d’un millimètre, le visage toujours enfoui contre sa peau. Je m’imprègne de son odeur mais dans ce silence, cette immobilité, ce moment, cet instant d’après, je ressens cette chose qui monte en moi. Une nouvelle vague complètement différente qui me saisit sans que je ne puisse rien y faire. Si mon corps tremble ça n’est plus pour les mêmes raisons. Si mes mains se montrent fébriles, ça n’est plus pour les mêmes raisons non plus. Et si je ne suis pas en mesure de lui offrir un regard, ni un mot, les raisons sont toute aussi différentes. Parce que mes barrières se fissurent, s’écroulent et me laisse là, vulnérable, fragile, abandonné par mon propre être, difficilement capable de barrer l'humidité qui s’invite sous mes paupières et que je retiens tant bien que mal en fermant les yeux le plus fort possible.
Ce sont toutes mes angoisses qui explosent, une accumulation née d’un tas de raisons qui se dissout, cette sensation de respirer enfin correctement tout en ne sachant pas vraiment comment gérer tout cet air qui circule à nouveau presque normalement. Comme un violent choc émotionnel non maitrisable teinté d'un soulagement que je n'appréhende pas encore totalement. Les nerfs qui cèdent après avoir complètement lâché prise dans cette étreinte et me larguent dans un maelstrom d’émotions. Comme si je perçais la surface pour reprendre mon souffle après avoir été en apnée trop longtemps.

Peut-être aussi parce que je réalise seulement maintenant à quel point il a pu me manquer.
Et à quel point j'ai eu peur de le perdre, le voir s'éloigner.
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MessageSujet: Re: Strike a match and whisper my name ▬ William   Ven 11 Jan 2019 - 21:42



Je mets dix bonnes secondes avant de comprendre que ses épaules ne tremblent plus de plaisir mais d’autre chose. Autre chose que je sens humidifié mon épaule, presque en silence.
Le retour à la réalité est brutal et je n’ose pas m’écarter tout de suite. Les sanglots se font plus présents, plus sonores au fur et à mesure que les secondes s’écoulent. Mes bras s’ouvrent et s’accrochent de nouveau à lui, sans un mot. Juste mon corps pour bouclier, ma peau comme forteresse tandis que je le laisse lâcher prise, entouré de cette bulle où Enzo peut enfin se défaire de ses angoisses et de ses peurs, à moins qu’il n’exprime un soulagement. Quoi que ce soit, mes lèvres déposent tendrement un baiser sur sa tempe et dans un geste aussi naturel que soigné, je le berce contre moi. Pour le moment, il n’y a rien à dire, pas de mot à poser sur ses douleurs qu’il exprime d’une façon finalement presque intime. Je me contente alors d’être là pour lui, en silence.
L’orgasme vous fait tellement atteindre des sommets, détend votre corps et votre esprit que ce dernier ouvre toutes les portes d’un coup, comme pour libérer les démons trop longtemps retenus prisonnier par notre instinct de protection. Et avec tout ce qu’Enzo a cumulé depuis des semaines, cet état de larmes et de fébrilité ne m’étonne finalement que peu. Malheureusement.

Je ne sais pas combien de temps nous passons ainsi, moi à le tenir solidement au creux de mes bras, lui à pleurer tout ce qu’il peut et doit. Le voir dans cet état me brise le cœur, me tord les tripes mais je sais aussi que c’est nécessaire pour son bien-être, je pense. Je n’ai susurré que quelques mots pour l’apaiser, lui rappeler que je suis là et que jamais je ne le lâcherais, pour lui rappeler à quel point je l’aime, à quel point je tiens à lui. Et ce n’est que lorsque je sens le flot se tarir que je finis doucement par m’écarter, retrouvant son regard humide. Ma main se pose sur sa joue, effleurant du bout des doigts sa pommette.

- Je savais que j’étais archi-bon dans le domaine du sexe mais pas au point de te mettre en émoi comme ça.

C’est un sourire sincère que j’affiche en détendant légèrement l’atmosphère mais surtout en lui faisant comprendre que je suis loin de le juger et que tout cela est loin d’être un drame. Ce sont des choses, des états qui arrivent, surtout lorsque l’on a un baluchon à emmerde comme le sien.

- Attend… Je me contorsionne pour choper mon jean et donc, ma baguette dans le creux de ma poche, faisant aussitôt naitre un feu suspend au-dessus du sol, chauffant presque aussitôt les alentours. Voilà, sinon on va attraper la crève… Enfin « JE » vais attraper la crève.

De nouveau un rire et après avoir choper mon tee-shirt qui sert en cette seconde, de mouchoir – Aaaaah la nature des hommes… ça laisse des traces *out* -, je viens m’assoir sur ses genoux, mes jambes par-dessus l’accoudoir, mon bras toujours autour de son cou. Et surtout, complètement à poil mais on s’en fout là toute de suite.

- Ca fait du bien ? Tu veux qu’on en parle ?

De pleurer. De parler de tout ça. Ce que tu veux si cela peut te soulager. Un baiser sur sa joue, un autre sur sa mâchoire, c’est un regard tendre que je lui offre.
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MessageSujet: Re: Strike a match and whisper my name ▬ William   Sam 12 Jan 2019 - 0:47

J'ai même pas la force d'essayer de luter, pas la moindre envie de le faire dans le fond, parce que s'il y a bien un endroit sur terre où je sais pouvoir me laisser aller en toute sécurité c'est bien dans ses bras. J'avais pas tellement prévu que ça se passerait comme ça, c'est pas vraiment ce que je comptais lui donner, mais c'est pas comme si je pouvais y faire quoi que ce soit. Alors je lâche prise à nouveau, complètement, je laisse les émotions m'envahir en me blottissant contre lui, le visage toujours planqué malgré tout. Il ne dit rien, me garde contre lui et c'est tout ce dont j'ai besoin. Le sentir. Savoir qu'il est là. Je sens ses lèvres se poser parfois sur ma tempe ou ailleurs, ses bras me serrer fort contre lui, je crois même qu'il me berce et j'abandonne. Je rends les armes … et me libère d'un énorme poids à mesure que les larmes noient mes yeux et roulent sur mes joues pour venir mourir sur ma peau ou la sienne.
Et ça dure le temps que ça dure, il me laisse gérer à mon rythme – si tant est que je gère réellement quoi que ce soit. Ses mots m'apaisent, me font du bien, sa présence me réconforte et me rassure. Même si mon égo a pu faire la gueule au départ ça n'est de toute façon pas comme si c'était la première fois que ça arrivait. Dans un sens ou dans l'autre, en réalité.
Le flot se calme, les tremblements restent présents mais sont différents à nouveau. La fatigue, une certaine sensation de froid aussi je crois. On est tous les deux encore totalement nus, après un tel effort la peau se refroidit rapidement et si je trouve un peu de chaleur contre lui, réciproquement, il faut avouer que ça n'a rien à voir avec une énorme couette dans laquelle j'aimerais assez pouvoir m'enrouler. Je l'admets. Pour autant, je ne changerais de place pour rien au monde, même si une partie de moi est un peu gênée par ce qu'il se passe. J'ai un peu de mal à retrouver son regard, à le soutenir, cette envie de me planquer quelque part comme si j'étais un p'tit garçon paumé – ce que je suis un peu, sans doute. A ça se mêle une certaine forme de honte malgré tout, un instinct qui te pousse à te dire de ne jamais te montrer aussi vulnérable devant qui que ce soit et des millénaires de dictats à la con qui laissent encore aujourd'hui certains hommes penser qu'ils n'ont pas le droit de pleurer.
J'en ai rien à foutre, parce que quand sa main se pose sur ma joue et que ses doigts caresse ma peau, quand je sens ce poids en moins sur mes épaules, tout ça me passe carrément au dessus de la tête. Je ferme les yeux une seconde, un long et profond soupir m'échappe. Comme s'il emportant avec lui les derniers vestiges de la crise. J'ai les yeux rougis, la peau qui tire à cause du sel, mais tout ça n'a pas la moindre importance.

« Je savais que j’étais archi-bon dans le domaine du sexe mais pas au point de te mettre en émoi comme ça. »

Il sourit, c'est carrément un rire qui m'échappe alors que je le pousse légèrement en baissant les yeux – Rome ne s'est pas faite en un jour, c'est ce qu'on n'arrête pas de me dire, alors avoir encore un peu le réflexe de se planquer c'est pas non plus un drame.

« Ta gueule. C'est de ta faute ça, Monsieur Archi-Bon. »

Si t'étais moins bon, j'aurais pas inondé ton épaule encore une fois. Je pourrais presque en rire, à vrai dire … Attendre d'avoir un orgasme pour réellement lâcher prise et ouvrir les vannes – sans vouloir faire de jeux de mots douteux. Mais finalement ça parait tellement logique.
J'ai gardé mes mains accrochées à lui tout ce temps, l'une d'elle vient essuyer mes yeux et l'autre se pose tranquillement sur sa hanche.

« Attend… »

Je sais pas bien ce qu'il fabrique mais je le laisse faire, totalement affalé dans le fauteuil désormais. J'ai plus la force de rien alors quitte à être là, autant se laisser aller à un peu de confort. Et dire qu'on est chez des inconnus … Je pourrais presque sourire à cette pensée. A celles qu'ils finissent par débarquer, aussi.

« Voilà, sinon on va attraper la crève… Enfin « JE » vais attraper la crève. »
« P'tite nature. »

Nouveau rire, de son côté comme du mien. Le regard fatigué, la tête qui tient à peine, posée contre le dossier, je suis la définition même de la crédibilité. Il a allumé un feu, mes yeux se perdent une seconde sur les flammes. Je ne sais pas pourquoi, j'ai toujours trouvé ça apaisant.
Je ne cherche pas vraiment à comprendre ce qu'il fait, j'ai l'impression que je viens de traverser une tempête et je plane complètement. Tout ce que je constate c'est qu'il reste là, sur moi, contre moi, et que mes mains n'ont pas quitté sa peau plus d'une seconde. Et le voilà assis sur mes genoux, son bras autour de mon cou et ses jambes par dessus l'accoudoir. Je passe un bras derrière lui pour le soutenir et le garder au plus près de moi, l'autre par dessus dans l'exact même but. Sans doute aussi celui de lui tenir chaud même si je n'y réfléchis pas tellement. Nouveau soupir. Ma tête se pose contre son épaule.

« Ca fait du bien ? Tu veux qu’on en parle ? »

Je ne réfléchis pas plus quand je hoche la tête, mes yeux se ferment instinctivement quand il m'embrasse sur la joue, puis sur la mâchoire. De simples gestes qui peuvent paraître anodins mais qui sont pour moi en cet instant d'un réconfort inestimable.

Oui, ça fait du bien.

« Ça va dev'nir une habitude de chialer dans tes bras, tu vas finir par plus t'sentir pisser. »

A mon tour de faire dans la finesse et l'humour douteux, de le chercher un peu au passage, de tourner certaines choses légèrement en dérision pour les rendre plus faciles à avaler. Et tout ça avec un léger sourire sur le coin des lèvres avant de lui embrasser le sommet de l'épaule. Une seconde, puis deux, peut-être trois ou quatre, c'est un peu de sérieux qui revient.

« Et si j'te dis que tu m'as manqué ça va être encore pire. »

Je lève faussement les yeux au plafond, raffermis mon étreinte autour de lui là encore sans réellement m'en rendre compte. Et mon regard se pose dans le sien. Ces derniers jours, semaines, j'ai du lui dire au moins quinze fois si ce n'est plus, et réciproquement, mais cette fois c'est autre chose.

« Mais c'est la vérité. Ça l'est aussi quand je réussi à admettre que j'ai eu peur que tu t'éloignes. »

J'vais pas mentir, c'est un sujet un peu délicat à aborder. D'une parce que jusqu'ici je gardais ça dans un coin de ma tête, de deux parce que j'ai pas envie de lui faire de peine ni qu'il se sente mal. Il n'y est pour rien, chacun gère comme il peut, chacun ressent les choses à sa façon. J'ai la voix un peu rocailleuse à cause des émotions qui m'ont complètement obstrué les voies respiratoires et à nouveau je baisse les yeux une seconde avant de reposer ma tête contre le dossier et retrouver son regard.

« Je l'aurais compris, vraiment, et j'ai compris que t'aies besoin de ça. De temps, d'espace. Mais même si j'suis resté à ma place, même si j'me suis efforcé de pas y penser, j'me rends compte maintenant à quel point ça m'a ébranlé. »

A quel point ça m'a fait de la peine même si le déni m'en a protégé un peu. J'étais déjà pas bien solide, n'ayons pas peur des mots, alors non je l'ai pas forcément très bien vécu. Je persiste, personne n'est à blâmer. Et oui, je l'aurais compris. Ça m'aurait fait mal mais je l'aurais compris. Trop d'enjeu, penser à soi n'est pas forcément une réaction égoïste mais simplement un réflexe de survie. Et qui pourrait lui en vouloir pour ça ? Pas moi en tout cas.

« J'veux pas te foutre les boules Jackson, mais j'suis carrément fou de toi et que tu le veuilles ou pas j'crois que t'es pas près de te débarrasser de moi. »

C'est dit avec un sourire en coin mais bien plus d'aplomb que je n'en ai eu ces dernières minutes.

Bien sûr je doute que ce nouveau craquage soit dû uniquement à ça, j'ai pas craqué uniquement pour ça probablement, mais tout ce à quoi je veux penser maintenant c'est nous deux. C'est notre moment. Et on l'attendait depuis trop longtemps.
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