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 Une bataille n'est pas la guerre. - Aiyana

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MessageSujet: Une bataille n'est pas la guerre. - Aiyana   Sam 20 Oct 2018 - 16:45

Jeudi 15 octobre 2015, début de soirée, juste après le diner

Les jours passaient à une lenteur effarante, même s'il était entier, en un seul morceau, il n'arrivait pas à se remettre de ce qu'il avait fait quelques jours plus tôt. A cause de lui un gamin était mort, mais en même temps est-ce qu'il avait eu le choix . Est-ce qu'il avait fait le bon choix ? Il n'en savait rien et n'aurait probablement jamais aucune réponse adéquate ! Dans chacun de ces choix il y avait des conséquences certaines, il avait essayer de faire celui qui serait le meilleur pour le plus d'entre eux. A cause de lui, un gamin était mort, et il avait failli y passer aussi, son seul réconfort c'est que d'autres avaient pu fuir grâce à cela. Maigre réconfort, maigre point positif. Il n'était pas certains que les parents du mort verraient cela sous le même angle même s'ils s'étaient peut-être très compréhensifs, même si Elias aurait donné sa vie sans hésiter pour que le gamin soit sauvé, mais malheureusement personne ne l'avait entendu de cette oreille, cela aurait été trop simple, trop beau. Et il en était malade de tout ça, mais il devait continuer à avancer, il devait se donner un bon coup de pied au derrière, il y avait d'autres enfants qui comptaient sur lui, alors il ne devait pas se laisser aller, se laisser couler. Il devait être fort, essayer de montrer l'exemple, même si c'était un exemple assez foireux !

Pourquoi est-ce qu'il était au resté au final, si c'était pour montrer un tel exemple ? Est-ce qu'il n'aurait pas été plus utile à l'extérieur ? Il aurait pu retrouver Caitlyn, même si elle ne semblait pas avoir besoin de lui, il avait envie de pouvoir la serrer dans ses bras... Pourquoi cette idée fixe qu'il était plus utile ici ? Est-ce que ce n'était pas juste une impression ? Est-ce qu'il apportait réellement quelque chose aux Jaunes. Il n'en savait plus rien, il n'y avait qu'à voir le désastre avec Sova...

Il sortit de la salle de bain des préfets, tout frais, tout propre. Maintenant, il comptait revenir dans salle commune, vérifier que les plus jeunes n'avaient pas besoin d'aide pour leurs devoirs, ce n'était pas le moment de se faire repérer par les Supérieurs en étant mauvais. Il ne voulait pas que ses « camarades » de maison se fassent remarquer d'une quelconque façon, surtout s'ils étaient mauvais en cours ou autre chose de négatif. Et puis, il fallait que lui aussi se tienne à carreau, il était certain qu'il était à présent dans le collimateur des Supérieurs, même si au final il n'avait attaqué « personne », même s'il n'avait fait que sortir quelques élèves. Lui qui aurait voulu rester neutre dans tout cela, la belle affaire. Il se passa une main dans les cheveux, encore un peu humide et se dirigea rapidement vers la salle des Jaunes, mais, rapidement, à un croisement, il rentra dans quelqu'un, ou plutôt quelqu'un rentra dans lui, peu importe. En regardant qui avait fait ça, près à s'excuser il remarqua que c'était malheureusement un de ces supos de mini-supérieurs. Génial, il aurait largement préféré se trouver face à Tveit, au moins il savait à quoi se tenir face à tronche mouton. Il devait réagir.

- Je suis navré, je ne t'avais pas vu.

Elle non plus visiblement, sinon elle aurait pu l'éviter... à moins qu'elle ait fait exprès, comment savoir ? Il aurait pu partir après ces quelques mots, mais il fallait croire que quand on est trop bon, trop con un jour, on l'est toujours.

- J'espère que je ne t'ai pas fait mal ..

En fait, peut-être qu'une part de lui aurait bien voulu lui faire mal par accident, mais c'était mal, il avait honte de pouvoir ressentir une telle chose à l'égard de quelqu'un ,
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MessageSujet: Re: Une bataille n'est pas la guerre. - Aiyana   Lun 22 Oct 2018 - 14:17

~Jeudi 15 octobre – Après le dîner ~

Penchée sur une table, Aiyana venait de faire glisser le troisième parchemin entre ses doigts. Elle le frotta doucement pour mieux sentir la texture. Pas mal mais peut-être un peu trop épais, il serait compliqué à rouler et donc pas avantageux pour les devoirs à rendre. La jeune femme se redressa et poussa un soupir. Elle rangea finalement le premier et le troisième parchemin et décida de prendre plusieurs rouleaux du deuxième. Elle les glissa dans son sac puis s’approcha des pots d’encres. Elle choisit un de noir inépuisable, le sien commençait sérieusement à déconner, le noir ayant tendance à tourner au bleu sans trop que l’on sache pourquoi. Elle prit aussi une nouvelle plume, standard mais bien aiguisé. Les fournitures suivirent les rouleaux dans son sac et elle sortit finalement de la pièce, prenant soin d’éteindre la lumière d’un coup de baguette magique. La porte se ferma doucement derrière elle.

Aiyana avait pris un dîner rapide avant de venir faire le plein des fournitures. Elle s’apprêtait désormais à rejoindre sa salle commune pour étudier encore un peu avant d’aller se coucher tôt, histoire d’être en forme pour le jour suivant. Depuis la dernière attaque, les nuits d’Aiyana avaient été plus compliquées que d’habitude. Insomnies, cauchemars… Elle ne digérait pas la défaite. Kezabel, Derek, Ismaelle, autant de noms qui tournaient sans cesse dans son esprit. Elle était en colère, pleine de rage et de honte aussi. Elle avait dû raconter à son mentor comme elle avait lamentablement échoué à ça lui restait en travers de la gorge. Résultat ? Elle étudiait avec encore plus d’acharnement tout en s’entraînait au duel. D’ailleurs, elle avait envoyé une petite note à Connor pour lui proposer un nouveau combat d’entraînement. Il fallait qu’elle progresse. Une telle défaite ne devait plus jamais se reproduire.

Aiyana progressait rapidement, il était temps qu’elle aille faire son devoir de potions pour prendre de l’avance. La jeune femme glissa d’ailleurs sa main dans son sac pour vérifier que les ingrédients qu’elle avait pris pour les étudier étaient toujours bien dans son sac. Son regard quitta donc le couloir quelques secondes. Au lieu de reprendre le chemin des escaliers, Aiyana percuta quelqu’un assez brusquement. La jeune femme recula sous le choc avant de relever vivement le regard. Elias, préfet des Poufsouffles. Elle se demandait d’ailleurs toujours comment il faisait pour conserver ce titre mais soit. Elle ne savait que peu de choses sur lui hormis qu’il n’était pas du bon côté et qu’il avait tendance à se prendre pour un héros.

Aiyana fut cependant obligée de constater qu’il n’en restait pas moins plutôt poli. Le jeune homme s’excusa auprès d’elle. La verte haussa distraitement les épaules.

« Je ne t’avais pas vu non plus. »

Elle avait détourné le regard et savait qu’elle était elle aussi partiellement fautive de cette collision. Mais qu’importe, ce n’était pas si important que ça. La jeune femme s’apprêtait donc à reprendre sa route comme si de rien n’était. Elle n’allait pas perdre davantage de temps. C’est alors qu’elle vit deux jeunes élèves arriver en courant, dévalant les escaliers en riant et criant. Aiyana arqua un sourcil. Les deux élèves, s’arrêtèrent en voyant Elias et la jeune femme. Ils se stoppèrent net comme s’ils attendaient la suite. Aiyana tourna alors le regard vers Elias, insistante. Il était temps pour monsieur le préfet de montrer toute l’autorité dont il pouvait faire preuve. Une chose était sûre, la verte ne laisserait pas passer trop d’indulgence. Ces gosses n’avaient rien à faire si loin de leur salle commune à une heure pareil et courir dans les escaliers en hurlant n’était toujours pas autorisé. Règle de base.

« Monsieur le préfet ? »
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MessageSujet: Re: Une bataille n'est pas la guerre. - Aiyana   Jeu 1 Nov 2018 - 16:39

Est-ce qu’il avait bien fait de s’excuser ? Est-ce que si elle n’avait pas été de leur bord, il aurait agi de la même façon : probablement que oui,  d’ailleurs les « excuses »auraient été plus facile  avec quelqu’un qui n’était pas avec les Supérieurs, malheureusement on ne choisit pas alors il devait s’en accommoder comme il le pouvait. Il espérait qu’avec cette façon de faire, elle lui foutrait la paix. Il fut assez étonné qu’elle dise quelque chose d’aussi…. Disons courtois qui pourrait presque passer pour des excuses. D’ailleurs peut-être que ça en était ? Cela lui était au final, un peu égal ! Il allait lui souhaiter une bonne journée, et continuer sa route lorsque deux jeunes élèves arrivèrent en courant, pialant et compagnie. Il pesta intérieurement, par ce qu’il se doutait comment cela allait finir : cela allait se retourner contre lui d’une manière ou d’une autre. Il ne se voyait pas engueuler les deux jeunes élèves pour si peu, leur faire une remarque oui, mais les punir, aller plus loin …. Est-ce que c’était bien utile ? Pour lui non. Le souci  c’est que la jeune Verte ne semblait pas franchement l’entendre de cette oreille et il le comprit à son « Monsieur le Préfet ». Merde. Merde. Merde et reremerde ! Dommage qu’ils ne se soient pas enfuis, en courant et qu’ils se soient arrêtés, les choses auraient pu être différentes, maintenant il devait agir en la jouant le plus finement possible, ce qui n’était pas forcément son fort. Les punir trop serait contre-productif, et pas assez Aiyana ne laisserait probablement pas passer ça et les emmerderait tous les trois. Il regarda encore un instant les enfants, il les avait déjà croisés, et ils trainaient avec des nés-moldus de sa maison. Elias se racla la gorge en espérant qu’il ne se tromperait pas trop dans le choix qu’il faisait :

- On est dans une école, la prochaine fois veillez à faire plus attention, vous pourriez vous blesser ou blesser quelqu’un en courant comme ça. Et… ce n’est pas la peine de crier non plus, certains travaillent dans les salles à côté et ne souhaitent pas forcément être dérangés.

Lamentable. Il était lamentable. Les gamins le regardaient à peine avec un regard penaud, mais ils acquiescèrent sagement comprenant bien ce qui se jouait-là

C’est un premier avertissement, et il vaut mieux pour vous qu’il n’y en ait pas d’autres, sinon vous serez tous les deux collés ! Maintenant filez, je suis certain que vous avez des devoirs à faire !

Il regarda les gamins s’éloigner. Cela aurait pu être mieux, mais il avait déjà largement pire, au moins, il n’avait pas bégayé, et il avait parlé d’une réelle sanction. Ceci dit, effectivement, il ne fallait pas laisser tout le monde courir et hurler dans les couloirs sinon on finirait par ne plus s’entendre et il y aurait des blessés à cause des collisions. Il se retourna vers l’autre jeune femme, espérant qu’elle n’interpellerait pas de nouveau les gamins. Il la regarda quelques instants.

- Tu voulais me demander quelque chose en particulier ? Ou alors aurais-tu une remarque à me faire, je t’écoute ?!

Au moins, c’était clair… autant que les choses soient claires, dites et ils pourraient passer à quelque chose d’autre, oui comme ça, cela semblait une bonne idée, non ? Maintenant, il n’y avait plus qu’à attendre la réplique de la jeune femme pour en avoir le cœur net !
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MessageSujet: Re: Une bataille n'est pas la guerre. - Aiyana   Lun 5 Nov 2018 - 10:19

Est-ce qu’Aiyana aurait aimée être préfète à la place du préfet ? Peut-être au fond. Elle avait déjà beaucoup à faire pour les Supérieurs et avec ses études qu’elle ne comptait pas laisser de côté mais oui, l’idée lui plaisait sans doute. Aider à faire régner l’ordre dans l’école, avoir le contrôle, pouvoir enfin faire appliquer les règles sans que des petits malins puissent se croire au-dessus de ces dernières. Elle aurait sans doute aimé ça mais elle savait que si cela l’intéressait tant, cela n’aurait de toute façon rien à voir avec Elias. Il représentait sa maison, celle des Poufsouffle et ce n’était pas celle qu’on lui avait attribuée quand elle était arrivée ici, à Poudlard. Elle n’avait d’ailleurs jamais oublié son ancienne appartenance, son Covent et avait parfois du mal à se sentir complètement de Serpentard. C’était peut-être pour ça aussi qu’elle n’avait pas encore parlé à qui que ce soit de la possibilité d’être préfète. Mais bref, ce n’était pas le moment de se questionner sur ses réelles aspirations au sein de l’école. Pour l’instant, toute son attention était tournée vers Elias qui devait se charger de faire des remontrances aux jeunes élèves. Et il fallait bien avouer qu’elle était plutôt curieuse de voir comment il allait s’y prendre…

Le moins qu’on pouvait dire, c’était qu’Elias n’inspirait pas la crainte aux deux jeunes élèves. S’ils se turent et l’écoutèrent avec un semblant de respect, ils n’étaient pas non plus terrorisés à l’idée d’une sanction. Les bras croisés sur sa poitrine, Aiyana observait la scène en silence. Au moins il ne prenait pas ça à la légère même si une part d’elle se doutait que sa présence avait sans doute un rôle dans cette histoire et que si elle n’avait pas été là, il aurait sans doute agi différemment. Mais qu’importe. Elle écouta. Il était plutôt laxiste mais il parla d’un avertissement, c’était déjà ça. La jeune femme observa ensuite les deux gamins partirent et elle fut presque certaine de les voir pouffer quand ils se crurent suffisamment loin pour ne pas être loin. Elle secoua alors légèrement la tête. Dommage qu’ils aient un tel mépris de l’autorité, ça la désolait.

Le regard d’Aiyana croisa alors celui d’Elias. Etrangement elle y vit une forme d’animosité qu’elle n’avait pas repérée quand il parlait aux deux jeunes. Intéressant. La prise de parole qui suivit l’interloqua cependant. La jeune femme ouvrit de grands yeux et resta quelques secondes interdites. Visiblement, il avait une dent contre elle et se retenait jusque là pour paraître poli. Doublement intéressant.

« Je soulignais simplement le fait que c’était à toi, en tant que préfet d’intervenir et non à moi qui ne suis après tout qu’une simple élève. »

Et plus si affinité mais bref. Oui Aiyana était du côté des Supérieurs et cela lui donnait certains privilèges. Son sens des règles n’avait pour autant pas changé et si son mouvement avait décidé de laisser les préfets en place, alors elle respectait le rôle qu’ils devaient avoir au sein de l’école. Ça n’allait pas plus loin que ça. Le ton d’Elias cependant lui donnait envie de creuser. Et de jouer un peu peut-être aussi. Il était clair qu’elle s’était découvert une forme de sadisme qu’elle avait longtemps ignorée.

« Mais tu sembles persuadé que j’aurais une remarque à te faire. Juges-tu que ton intervention auprès de ces deux gamins n’était pas à la hauteur ? Ou penses-tu que j’incarnerais plus l’autorité et que de ce fait, mon avis sur la question est important ? »

Tout cela n’était qu’une question de rhétorique, de tournures de phrases et Aiyana s’en délectait. Il avait tendu le bâton pour se faire battre. Et si elle n’aimait pas perdre son temps, elle avait senti l’amertume dans les propos d’Elias et quelque part, elle n’avait pas envie de laisser passer. Elle avait fait un choix, pris une position et savait que cela lui valait autant d’ennemis que d’alliés. Elle l’assumait pleinement parce qu’elle était certaine d’avoir fait le bon choix. Mais elle acceptait avec de devoir parfois affronter ses ennemis, que ce soit physiquement ou verbalement. Elle savait qu’Elias s’était déjà fait repérer lors de l’attaque, en voulant faire sortir des élèves. En voulant jouer aux héros. Cette petite conversation pourrait peut-être l’aider à en savoir plus. Après tout, elle savait que la majorité des élèves se méfiaient moins d’elle que des autres Supérieurs, des adultes. Tant mieux après tout, qu’ils restent naïfs.

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MessageSujet: Re: Une bataille n'est pas la guerre. - Aiyana   Dim 11 Nov 2018 - 13:53

Il ne le sentait pas, il ne le sentait pas du tout ! Cette nana allait lui faire un coup fourré ! Il se méfiait d’elle comme de la peste, qui sait de quoi elle était capable ? Il se sentait jugé, épié, et on ne pouvait pas franchement dire que c’était quelque chose de très agréable, il essaya de faire au mieux… mais ne put s’empêcher de lui faire une petite réplique, ce n’était pas bien méchant mais c’était plus fort que lui et visiblement, vu le regard qu’elle lui lançait, elle était interloquée. Oui, de temps en temps, il avait un peu de réparti. Rarement, alors il fallait en profiter… mais il préférait en finir vite avec son jugement. Il n’avait pas envie de se torturer plus qu’il ne le faisait déjà actuellement ! Sa réponse lui fit hausser un sourcil, plus perplexe qu’autre chose, avant qu’il n’hausse finalement les épaules en secouant la tête. Il devait se calmer, après tout elle n’avait rien fait de mal !

- Je comptais le faire, je n’ai pas besoin que l’on me conseille quelque chose. Je connais mon rôle. dit-il d’une voix beaucoup plus douce et calme, comme s’il voulait apaiser une quelque conque Ca partait probablement d’une bonne intention ais, visiblement je l’ai plus pris comme un genre « d’ordre », à tort. Excuse-moi.

Si certains avaient du mal à s’aplatir, ce n’était pas du tout son cas. Il n’aimait pas les conflits, les combats, il essayait toujours de rester neutre … alors il essaya d’oublier QUI elle était, et reprit simplement ses paroles qui, il est vrai, pouvaient porter un peu à confusion. Il espérait qu’ainsi elle comprendrait pourquoi il ne l’avait pas spécialement bien pris. Il n’était pas forcément le meilleur pour faire régner l’ordre, mais comme il était gentil, attention et altruiste les élèves venaient généralement le voir pour des conseils, ou de l’aide – mais parfois il agissait sans s’en rendre compte comme un con, mea culpa, Sova-. Il se tut quelques instants et se passa une main dans les cheveux avant de répliquer doucement.

- Probablement que pour toi, elle n’est pas adaptée, comme pour beaucoup d’autres. Mais je ne suis pas de cet avis, tout simplement. Je ne suis pas, ce genre de personne autoritaire, j’ai d’autres qualités, probablement, vu que je suis toujours préfet. Un préfet, ce n’est pas que l’autorité, c’est aussi aider les autres, être là pour eux, pour les jeunes, les accompagner pour ne pas qu’ils fassent de bêtise, savoir sévir quand il le faut. Tu serais plus autoritaire, tu te ferais plus respecter, c’est un fait indéniable ; mais par contre ils viendraient moins se confier, et des fois des situations, grâce aux dialogues peuvent se… disons peuvent s’améliorer.

Par le dialogue des bêtises pouvaient être évitées, c’était clair pour lui. Alors le fait que l’on ne le craigne pas, ce n’était pas quelque chose pour lui. Il hésita à lui demander si elle était chargée de le surveiller, mais il préféra se taire sur la question, bien que, probablement tous les toutous des Supérieurs devaient être au courant de ce qui s’était passé. Au moins, lui, avait juste aider des jeunes à sortir, il n’avait attaqué réellement personne. Il avait même voulu sacrifier sa vie, à la place de celle du gamin.

- Mais oui, je me sens jugé par toi, si c’était le fond de ta question.

Au moins, ça avait le mérite d'être franc, et comme d'habitude, il n'était pas un poil agressif avec elle.
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MessageSujet: Re: Une bataille n'est pas la guerre. - Aiyana   Lun 12 Nov 2018 - 17:18

Il y avait de la douceur et une forme de naïveté qui émanaient de ce jeune homme, c’était indéniable. Aiyana le ressentait, comme tout à chacun mais ce n’était pas pour autant qu’elle y était sensible. Elle n’était pas contre le dialogue, elle ne pensait pas que la punition stricte était la seule solution à toute situation. Seulement, alors qu’il s’excusait d’avoir sans doute mal compris ses attentions, elle soupira. Elle était presque déçue qu’il ne se soit pas énervé tout de suite, comme si cela était totalement en dehors de son registre. Il était si… Mièvre. Oui c’était ça en fait. Aiyana était perturbée par toute cette mièvrerie. C’était un peu ennuyant en fait. Heureusement, Elias semblait garder un peu de mordant sous sa chaussure. Il ne se contenta pas de ce petit bafouillage, voilà qu’il montrait un peu plus de personnalité. Les bras toujours croisés, l’air fermé, l’attention d’Aiyana fut cependant capté par cet élan de rébellion et elle écouta avec attention ce que le jeune homme avait à dire. Sur son visage, aucune émotion ne semblait vouloir passer, pourtant, ce qu’il disait portait à réaction. Il avait une façon tellement… Naïve de voir le monde qu’elle se demandait comment cela était encore possible. D’autant plus dans un univers comme le leur, d’autant plus alors qu’ils avaient été exposés à tant de violence. Cela aurait presque pu être admirable. Mais non, pas pour Aiyana. Parce que pour elle, tout ça était plus un signe de faiblesse qu’autre chose.

Elias était un être mou. Il glissait dans cette catégorie à ses yeux bien qu’elle doive le reconnaître, s’il était encore vivant maintenant, c’était qu’il en avait peut-être un peu plus dans le ventre mais bref. Elle n’allait pas faire une thèse sur lui, elle voulait juste le titiller un peu mais il était trop sincère, trop tendre pour répondre à la provocation. Autant le laisser tranquille, ça ne valait pas la peine de perdre trop de temps. Sauf que… Sauf qu’Elias la fit réagir. Une dernière petite phrase, juste quelques mots avec une portée mystérieuse. Aiyana aurait pu sourire mais ça, elle le réservait pour les grandes occasions. Alors, elle se contenta de s’exprimer avec ses yeux.

« Tu te sens jugé ? C’est intéressant ce que tu dis là. Et que crois-tu que je pense ? Comment crois-tu que je juge ton comportement ? »

Derrière cette naïveté, derrière ce côté profondément sincère, il y avait une conscience du danger qui excitait particulièrement Aiyana. Elle sentait bien qu’Elias se méfiait d’elle, en même temps, ce n’était pas compliqué à deviner d’autant que la majeure partie de ceux qui se trouvaient encore dans ces murs se méfiaient d’elle. Elle le vivait plutôt bien, pire, elle commençait à en tirer une certaine satisfaction. Elle n’avait pas besoin de leur amitié de toute façon. Elle avait son mentor, elle avait les Supérieurs et gagner leur estime avait bien plus de sens à ses yeux que le reste.

« Et après tout, pourquoi est-ce que ça aurait de l’importance que je te juge ? C’est toi le préfet non ? Tu sembles sûr de ton jugement et de tes décisions, tu ne devrais donc pas te préoccuper de ce que je pense. »

Elle jouait. Il n’y avait pas à dire, Aiyana était en train de jouer avec les mots pour embêter un peu Elias. Même elle en était surprise. Après tout, son mot d’ordre était de ne pas perdre de temps, de ne pas s’occuper de petites choses sans importance. Pourtant, c’était ce qu’elle était en train de faire et elle ne culpabilisait pas. Bien au contraire, elle tirait un plaisir tout particulier de cette confrontation et n’avait donc pas envie de l’interrompre tout de suite. Et de toute façon, en savoir plus sur Elias serait toujours utile pour elle en tant qu’informatrice pour les Supérieurs.
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MessageSujet: Re: Une bataille n'est pas la guerre. - Aiyana   Sam 17 Nov 2018 - 16:14

Est-ce qu’il en avait trop dit, ou alors pas assez ? Est-ce qu’il avait été franc ? Il estimait, qu’encore une fois il avait essayé d’être le plus juste. Il se passa une main dans les cheveux en soupirant doucement tandis qu’elle reprenait la parole. Oui, il se sentait jugé, et il ne savait pas exactement ce qu’elle pensait mais probablement quelque chose de négatif ! Et est-ce que cela avait de l’importance : oui et non. Tout dépendait comment les Supérieurs jugeraient son comportement d’après ce qu’elle avait à dire. Il hésita quelques instants en se sachant pas comment répondre à tout cela, il voulait être franc, il n’avait rien à cacher, mais d’un autre côté, il ne voulait pas non plus empirer sa situation, alors, que faire ? Quoi dire pour que tout cela sonne juste et que ce ne soit pas mal pris ? Il hésita encore quelques instants et finalement il se décida à répliquer, toujours avec ce ton un peu doux et neutre, sans animosité :

- Tout le monde, juge tout le monde, non ? Plus ou consciemment… mais c’est la nature humaine… Certains jugent juste de façon plus forte, à voix haute et ce genre de choses. Ces jugements peuvent détruire quelqu’un suivant comment ils sont prononcés, et à quelle personne. Tout simplement.

Il se tut quelques instants, surtout le temps de reprendre un peu sa respiration, mais aussi de vérifier qu’il n’avait rien dit de trop ambigu, ou gênant,  avant de reprendre

Je suppose, bien que je puisse me tromper, que tu me trouves « trop gentil » et pas assez ferme, bien sûr qu’ils ne me craignent pas, mais je ne cherche pas à être craint, certains le font très bien sans que j’en rajoute une couche.. Je pense, que, comme beaucoup de monde ici, tu me trouves trop gentil, trop naïf… trop… beaucoup de choses. C’est un fait. Tu as probablement raison…

Nouveau temps de silence avant qu’il reprenne  

Est-ce que ça a de l’importance, oui et non. C’est moi le préfet mais si trop de mauvaises choses tournent, se disent à mon sujet que je sois préfet ou non, ne changera rien. Pour être préfet, il faut, malgré tout, être un minimum respecté sur certains points. Et, dans ton cas particulier, puisque c’est la réponse que tu as attends : oui, ça a de l’importance, je me fouts d’un côté de ce que tu peux penser, mais de l’autre, je ne suis pas débile je sais que je dois être surveillé d’une façon ou d’une autre par les Tiens. Je tiens, réellement à mon rôle de Préfet, ce qui s’est passé le soir de l’attaque, c’était juste pour protéger des vies innocentes, Ayianna. Je comprends que de leur côté ce soit vu comme une trahison, mais je n’ai blessé personne, contrairement à beaucoup. Je ne vous ai pas attaqué. Alors oui, ton jugement  a de l’importance par ce que tu fais partie de leur camps, et suivant ce que tu racontes, ça peut devenir l’enfer pour moi. C’est pour ça que je me méfie, tout simplement.

Peut-être qu’il en avait trop dit, ais tant pis ; au moins c’était franc et il n’avait rien dit non plus de trop négatif, ou d’insultant,  des choses vraies, des faits. Il espérait que malgré leur point de vue divergent, la jeune femme comprendrait où il voulait en venir et qu’elle ne le chercherait pas trop.
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MessageSujet: Re: Une bataille n'est pas la guerre. - Aiyana   Mar 20 Nov 2018 - 11:18

C’étaient deux personnalités complètement différentes qui étaient en train de se faire face et ce, sans même envisager leurs opinions politiques et éthiques. Non, ce qui séparait Elias et Aiyana en cet instant était tout simplement gigantesque. Elle et lui avaient des visions du monde qui ne pouvaient qu’entrer en conflit. La jeune femme était quasi certaine qu’un débat serait même impossible entre eux, que rien ne pourrait en ressortir tant il leur serait impossible de se comprendre. Et pourtant, elle campait toujours devant lui, l’observant, les bras croisés, guettant ses réactions. Elle était avide d’entendre son argumentaire, de voir comme il s’expliquait, comment il expliquait tout ça. Et si elle avait définitivement rangé le jeune homme dans la catégorie des mous, elle devait bien admettre qu’au moins, il ne se cachait pas. En même temps, elle voyait mal comment il aurait pu faire pour masquer sa personnalité mais soit. Il se montrait sincèrement, pleinement. Pire, une fois qu’il fut lancé, ce fut comme si on ne pouvait plus l’arrêter. Elle ne l’aurait peut-être pas pensé aussi bavard mais ça rendait l’ensemble encore plus intéressant. Il laisser couler les mots avec tant de conviction, c’était très amusant à voir. Il assumait ses erreurs et ses faiblesses presque avec fierté. Clairement, elle avait du mal à comprendre mais devait admettre que ça lui prodiguait une certaine singularité.

Aiyana avait décidé de ne pas interrompre Elias. De l’écouter jusqu’au bout, de laisser ses paroles résonner, de lui laisser le temps de s’affirmer au fil des mots, d’être de plus en plus sûr de ce qu’il disait. C’était assez savoureux. Le jeune homme déballait sa vision des choses avec certitude. Il tenait à son rôle de préfet… C’était mignon. Mais oui, il avait raison sur un point, il était terriblement naïf. Aiyana avait même encore du mal à croire qu’autant de naïveté puisse être encore présente chez une personne de son âge et surtout, chez quelqu’un ayant vécu tant de violence déjà. On pouvait au moins lui reconnaître ça, de ce point de vue-là, il était en quelque sorte admirable.

« Donc, tu as peur de moi. Intéressant. »

Aiyana avait lâché ces quelques mots sur un ton calme, maîtrisé. Pas de sourire sur son visage, pas de manifestation d’émotions après tout ce qu’Elias avait dit. Non, simplement une analyse froide et mesquine. Il avait peur d’elle en raison de son affiliation aux Supérieurs, de sa position. Il comprenait qu’il n’était qu’une pièce de l’échiquier et qu’à tout moment, on pouvait le faire sauter, simplement parce qu’on ne désirait plus l’entendre. Au moins, il était lucide dans sa naïveté, c’était déjà ça.

« Mais ce qui est tout de même drôle dans cette histoire, c’est que tu crains que je fasse de ta vie un enfer en racontant ce que j’ai vu. En même temps, tu me dis assumer pleinement tes décisions, que ce soit ce que tu as fait la dernière fois ou ce que tu fais au quotidien en tant que préfet. Il faut choisir Elias. »

Le regard froid d’Aiyana était fixé sur Elias. Elle ne le quittait pas des yeux. Elle n’avait pas de souci à soutenir un regard, à fixer des pupilles aussi longtemps qu’il le fallait. Elle n’avait jamais été du genre à ciller.

« Soit tu n’es qu’une victime de tout ça, qui s’adapte aux circonstances. Soit, tu as choisi un camp et tu assumes tes actions jusqu’au bout. Et dans ce cas, tu n’as pas le droit de pleurer sur les conséquences. Si tu es certain d’avoir le bon comportement alors accepte que ceux qui ne pensent pas de la même manière cherchent à changer les choses, voire te retirent ton rôle de préfet. »

Est-ce que cette décision était à l’ordre du jour ? Aiyana n’en avait strictement aucune idée et d’une certaine manière ce n’était pas important. Ce qui comptait pour le moment, c’était le raisonnement et le fait de mettre Elias au pied du mur. Un vrai résistant ou une victime passive ? Il était temps qu’il choisisse, la carte de la naïveté ne pouvait pas tout régler.
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MessageSujet: Re: Une bataille n'est pas la guerre. - Aiyana   Dim 25 Nov 2018 - 21:12

Non, avoir peur d'elle était peut-être... un peu... disons excessif. Quoique. Dans le fond, c'était probablement un peu le cas également. Il se mordilla la lèvre, cherchant des propos qui seraient pas forcément mal interprétés, ou qui ne lui porteraient pas préjudice d'une manière ou d'une autre... et jusque-là c'était quand même mal parti !  Il devait à présent se rattraper comme il le pouvait, mais comment ? Il se passa une main dans les cheveux en essayant de réfléchir au mieux. Merde, quel con.

- C'est plus... compliqué que ça. C'est pas forcément de la peur comme tu l'entends.

Ouais, vas-y enfonce-toi comme un grand Fletch, ça ne pose pas de problème. Quel con, quel con il faisait ! Il avait envie de se taper la tête contre un mur  et de se traiter de tous les noms ! Ce n'était pas possible d'être aussi ahuri ! Néanmoins, il ne comptait pas prendre la fuite. Pour son autre phrase, elle avait également raison, mais un peu tort, c'est bien pour cela, qu'elle ne comprenait pas sa façon de voir les choses !  Il soupira doucement, essayant, encore une fois de trouver quelque chose de pas totalement stupide à dire, quelque chose qui pourrait être cohérent, quelque chose qui pourrait peut-être la faire changer d'avis sur lui, mais se doutait que toutes ses « actions » ou plutôt ses paroles resteraient vaines ! Et pour la suite, il se contenta de froncer un peu les sourcils ! Là, par contre, elle se fourvoyait totalement !

- Je ne veux pas choisir un Camps, Aiyana ! C'est bien ça que tu ne veux pas comprendre, je ne veux pas être pour vous, ou pour les Résistants. Je veux juste que ce bain de sang, et ces guerres cessent, tout simplement, il a déjà trop coulé ici. Il se tut quelques instants avant de rajouter Bien sûr que l'on pourrait me remplacer en tant que préfet, mais pour qui ? Un possible résistant qui ferait passer sa Cause avant les plus jeunes, qui foncerait au combat pour tuer des personnes, plutôt que de protéger les plus jeunes ? Idem pour l'inverse. Ce que j'ai fait... lorsque les Résistants sont revenus n'était pas un acte d'opposition, je voulais juste sauver des vies innocentes avant qu'il ne soit trop tard pour eux, je voulais juste leur offrir un vie meilleure. Un choix. Une vie loin de violence et de la haine par ce qu'ils sont trop ci ou trop ça, pas assez machin... ça vaut pour ce que disent certains Supérieurs, tout comme ce que pensent certains Résistants. Nouveau temps de silence, il la regarda dans les yeux avant de souffler Explique-moi, pourquoi je devrais choisir un camps absolument ? Explique-moi ce que ça m'apporterait ? Ce que ça apporterait à tous ces jeunes que je veux juste protéger, c'est pour eux que je suis resté. On le sait tous les deux, la brèche était à côté de nous, j'aurais pu fuir sans que tu ne puisses rien faire. J'accepte totalement que les autres ne pensent pas comme moi, peu le font de toute manière, tout comme je sais très bien ce que la plupart des personnes pensent de moi. Mais je resterai neutre tant qu'on ne me donnera pas une... une raison de changer, de m'engager, réellement.  C'est pour cela, que je crains que tu dises ce quer tu as vu, par ce que je sais ce qu'ils perdront en préfet, mais je ne sais pas s'ils gagneraient réellement plus. Peut-être, peut-être pas. Un préfet ne sert pas qu'à donner des punitions, ou à faire régner la loi, c'est bien plus que cela.

Enfin, il inspira un bon coup, il ne pouvait pas être plus clair, son souci était plus compliqué que le fait d'assumer ou non ses décisions, c'était ce que cela impliquait sur le long terme, et même s'il était probablement plus proche des résistants, de leur façon de voir les choses, il n'approuvait pas toutes ces bastons ; Oui rester neutre était la meilleure des choses pour en protéger le plus grand nombre ! Ca, il n'en démordrait que très difficilement, c'était certain !
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MessageSujet: Re: Une bataille n'est pas la guerre. - Aiyana   Lun 26 Nov 2018 - 13:15

Pas de la peur comme elle l’entendait ? Intéressant. Et amusant surtout. Voir Elias se débattre de la sorte avec les mots, avec elle aussi était réellement divertissant, elle n’aurait jamais pensé que cela puisse l’être à ce point. Aiyana était à l’aise avec l’expression orale, elle savait choisir les bons mots, les phrases n’avaient pas de mal à se former, elles suivaient le fil de sa pensée. Tout était calculé et fluide à la fois. Du côté de son camarade, il était évident que ce n’était pas la même musique. Il semblait plus hésitant, plus maladroit. Il avait l’air d’avoir une idée précise de ce qu’il pensait et ressentait, ce qui était déjà pas mal, mais il se tentait tout seul des pièges. Ça aurait pu être attendrissant pour un esprit faible mais dommage pour lui, il était tombé sur Aiyana. Elle n’était pas là où elle en était aujourd’hui par hasard. Son mentor l’avait mise à l’épreuve plusieurs fois, elle avait fait ses preuves et pour ça, elle avait nourri le monstre en elle. En toute conscience. Elle savait ce qu’elle faisait et se délectait de ce qu’elle était en train de provoquer chez Elias. Ce trouble… Il arrivait au point de rupture, qu’est-ce qui sortirait de tout ça ?

Aiyana eut un léger mouvement de recul alors qu’Elias explosait enfin. Enfin, exploser, à sa manière bien sûr. Mais un barrage céda et il livra le fond de sa pensée d’un bloc, sur un plateau. Aiyana fut un peu déçue au début, l’entendre dire de la sorte qu’elle se trompait et le voir se détacher de la Résistance… Elle avait cru quelques instants qu’il était du genre timide et courageux et ce revirement la décevait. Mais bien vite, elle comprit que c’était plus complexe que ça et un mince sourire se dessina sur son visage. Il refusait de choisir un camp. Il jouait le bel humaniste, qui n’est pour personne et pour tout le monde à la fois. Alors qu’il s’interrompt, elle le fixe du regard. Elle ne réagira pas tout de suite. Non il est trop bien parti pour qu’elle envisage le couper dans son élan. Il reprend. Il s’insurge contre l’injustice, contre ce choix qu’on le force à faire alors que lui ne veut que la paix. Il est encore plus naïf que ce qu’elle aurait pu imaginer. Incroyable.

« Et bien… Tu en avais des choses à dire finalement. »

Le ton est moqueur et en aucun cas déguisé. Aiyana pianote des doigts sur son propre bras. Elle le fixe, le détaille alors qu’elle assimile tout ce qu’il vient de dire.

« Je dois bien admettre que tu me surprends. Je te pensais idéaliste mais pas à ce point. Bien sûr, ta naïveté n’est un secret pour personne mais là, il faut reconnaître que tu bats tes records. »

Aiyana décroisa alors les bras alors qu’une lueur s’allumait dans son regard. Pas de sourire non, avec elle, tout passait par les yeux.

« Tu sembles persuadé qu’il y a encore de parfaits innocents à défendre. Mais avant de te répondre sur le pourquoi tu devrais choisir un camp laisse-moi te dire une chose Elias… Les petits jeunes, ces petits agneaux que tu cherches désespérément à défendre, ils ne sont pas si innocents que tu le crois. Déjà les idées, les tempéraments se dessinent. Déjà, certains laissent la violence et la colère prendre le dessus. Ton idéal de neutralité, il n’existe que dans ta tête. »

Une pause, pour laisser le temps aux mots de prendre tout leur poids, tout leur sens. Il ne fallait pas se presser, non, ce serait dommage de brader des phrases si importantes.

« Tu dois choisir un camp Elias ou on le fera pour toi. Il est impossible d’être neutre dans cette bataille et tu le sais. En réalité, ce n’est pas des Supérieurs dont tu as peur, c’est de toi. Tu as peur de prendre une décision, tu as peur de devenir comme nous… Tu as peur de te rendre compte que toi aussi, tu peux haïr des gens viscéralement. »

Cette fois, un mince sourire se dessina sur le visage d’Aiyana. Un mouvement subtil de lèvre. Ce sourire, bien qu’il n’ait rien de charmant, rompait avec le sérieux habituel de son visage, lui donnant plus de douceur. Pourtant, il était encore plus cruel que tout le reste.

« La guerre n’est pas finie Elias. Et à un moment donné, tu devras braquet ta baguette sur quelqu’un. Tu devras faire un choix et administrer la mort à quelqu’un. Et ce jour-là, tu seras comme nous. »

Aiyana avait sorti sa baguette qu’elle faisait instinctivement tourner entre ses doigts en même temps qu’elle parlait. Elle le savait, tout pouvait basculer avec un sort, avec une décision. Elle, elle avait déjà franchi le cap et ils finiraient tous par le faire.
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MessageSujet: Re: Une bataille n'est pas la guerre. - Aiyana   Lun 26 Nov 2018 - 22:14

Peut-être qu’il avait trop parlé, mais il n’en était pas certain. Il espérait qu’au moins les choses étaient claires ! Il se passa une main dans les cheveux en soupirant doucement tandis qu’elle commençait à lui répondre, il sentait que ce qu’elle allait lui répliquer n’allait pas lui plaire, ne serait-ce que de ton moqueur –voire peut-être un peu arrogant à ses oreilles- suffisait à lui faire comprendre qu’elle ne démordrait pas de tout cela. Oui, il était naïf, mais là, ça en était pas, c’était juste un choix, réellement réfléchi et pensé. Sur d’autres points elle avait peut-être un peu plus raison, les enfants étaient de moins en moins innocents, mais ils n’en restaient pas moins que des gamins, influençables pour beaucoup, qui n’avait pas encore toutes les cartes en main pour faire un réel choix qui pourrait changer leur vie. Il eut un furtif sourire, lorsqu’elle parla de choisir un camp, bien sûr que non, il n’était pas obligé, ça c’est ce que disaient toutes les personnes comme elle, tous ceux qui voulaient absolument tout catégoriser ! Elle se leurrait tellement ! Il secoua un peu la tête, est-ce qu’elle croyait réellement pouvoir l’influencer avec ces propos ? Si oui, elle n’utilisait pas franchement la bonne méthode ! Il la regarda jouer avec sa baguette, avant d’hausser simplement les épaules, maintenant c’était à son tour de répliquer :

« Bien sûr qu’il y a encore des innocents, sauf que là où tu vois des alliés, des gens à manipuler ou à abattre, je vois des gamins perdus, qui ne savent pas forcément quoi faire, ils ont peut-être un avis, mais un avis ça se change surtout à leur âge, ils sont influençables. Ils ont encore une innocence en eux, ils ont le droit de grandir dans le calme, de se faire leur propre avis des choses. »

Il inspira un bon coup avant de continuer

«Personne ne me fera choisir un camp, le jour où je voudrai en choisir un tout seul, je serai capable de le faire, comme un grand ! Tu crois quoi ? me faire douter avec tes beaux discours ? Tu n’y arriveras pas, tu défends ta cause, je défends la mienne, et la mienne c’est ma neutralité ! Tout le monde aime, ou déteste. Moi, comme les autres. C’est la nature humaine. Peut-être que je deviendrais comme vus, et quand je dis vous, c’est aussi bien les Supérieurs que les Résistants, avides de vengeance, mais j’espère rester comme je suis, même si tu… vous trouvez pathétique, ou même naïf. »

Il soupira doucement et secoua un peu la tête

«Ce jour-là n’est pas encore arrivé, et il y a tellement d’autres moyens que la mort, ou que la violence. Est-ce que tu serais prête à te sacrifier pour un inconnu « innocent », je suppose que non, mais moi oui. Tu vois, c’est ce qui nous différencie…Je me fouts d’être seul contre tous, je suis mes convictions, même si personne ne les comprends. Je ne changerai ni pour toi, ni pour les autres je ferai ce qui me semble juste, je ferai en sorte que tous les gamins passent leur scolarité dans les meilleures conditions possibles, sans voir trop de drames. Je ferai tout mon possible qu’un gamin ne soit pas isolé, maltraité, humilié, par ce qu’il fait partie d’un camp ou d’un autre. S’il y a une autre brèche, j’essayerai de faire sortir d’autres gamins, j’essayerai de ne tuer ou même blesser personne. S’il y a une autre brèche, je resterai ici, par ce que ma place est ici tant que je suis préfet, tant que je peux aider quelqu’un, peu importe son camps. Rigole de ça autant que tu veux, ça n’a aucune importance pour moi. »

Ou peut-être que si, mais il ne lui avouerait pas. Comment est-ce qu’il avait réussi à sortir tout cela ? Il n’en savait rien, mais ça faisait un bien fou. Par ce que ce n’était que la vérité.

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MessageSujet: Re: Une bataille n'est pas la guerre. - Aiyana   Ven 30 Nov 2018 - 21:37

Naïf, fragile et tenace à la fois… Autant dire qu’Elias était un personnage complexe. Si on pensait pouvoir le croquer au premier regard, deviner tous ses traits et pouvoir les reproduire les yeux fermés sans la moindre difficulté, c’était commettre une terrible erreur. Il n’était pas seulement craintif, une forme de courage semblait se trouver en lui bien que ce ne soit pas celle qu’Aiyana admire le plus. Elle le reconnaissait, il la surprenait, il montrait des choses qu’elle n’aurait jamais envisagé. Alors elle écoutait. Malgré tout le temps que cela prenait sur ses révisions, sur ses missions pour les Supérieurs, elle écoutait. Chaque détail, chaque petit mot. Et au fur et à mesure, elle ne put s’empêcher de secouer régulièrement la tête. C’était amusant de l’entendre se débattre ainsi. Il prétendait que personne ne pouvait le comprendre et pourtant, c’était lui qui se fourvoyait complètement sur les autres. Aiyana en était presque déçue. Il avait montré sa complexité jusque-là et voilà que maintenant il tombait dans les vieux clichés. Certes, il prétendait mettre les Résistants et les Supérieurs dans le même panier. Mais il y avait une vision très manichéenne de ces derniers. Des méchants qui manipulent, qui ne savent pas se sacrifier pour les autres. Puéril. Malgré les mouvements de tête qu’elle ne pouvait réprimer, Aiyana ne dit rien avant qu’il n’arrive à ce qui pouvait ressembler à la fin de son discours.

« Tu t’insurges parce que tu m’accuses de te juger sans te connaître, de ne rien comprendre mais tu es le premier à sortir des clichés, des images pré-conçues sur nous. »

Aiyana poussa alors un léger soupir alors que l’espace de quelques secondes son regard avait quitté le visage d’Elias. Elle avait laissé ses yeux glisser vers le sol, observer ce dernier furtivement avant de relever la tête. Comme si cela lui permettait de réfléchir. D’ailleurs, sur son visage, une légère crispation. Une ride sur le front, témoin de ses méninges qui se mettaient en action.

« Non parce que je dois bien admettre que tout ça me perturbe. Tu me dis que je ne comprends rien, que je refuse d’accepter ta position. Que tu es le pauvre petit être qui est seul à faire un choix si complexe… Mais tu te trompes Elias. Tu te trompes là-dessus et tu te trompes aussi lorsque tu dis que je ne vois chez les jeunes que des gens à manipuler. Tu te trompes encore plus quand tu dis que ce qui te différencie de moi c’est ta capacité de sacrifice, le fait que tu te fiches de ce que pense les autres. »

Le regard d’Aiyana se fixa dans celui d’Elias. Elle venait de faire un pas. Un simple pas qui pourtant prenait un sens particulier. La distance entre elle et le jeune préfet venait soudainement de se réduire. Ils étaient plus proches, aussi bien physiquement que métaphoriquement. Aiyana pouvait presque sentir son souffle.

« J’ai fait un choix par conviction. J’ai fait des sacrifices que tu ne peux même pas imaginer. Je me donne chaque jour pour la cause en laquelle je crois. Et oui, peut-être que je ne mourrais pas pour n’importe qui ou n’importe quoi parce que je ne pense pas que tout le monde mérite un tel sacrifice. Mais je suis prête à tout pour ce en quoi je crois. Je ne fais pas ça pour rabaisser des gens mais pour élever des idées qui sauveront le monde de la magie. »

Ses prunelles ne lâchent pas celles d’Elias. Qu’importe qu’il comprenne après tout, ça n’a pas d’importance. Il n’a pas d’importance. Mais dire ces choses, mettre des mots, crier haut et fort l’engagement qu’elle prend jour après jour. Ce n’était pas si anodin que ça.

« Ouvre les yeux Elias. Tu peux mépriser ma cause mais tu ne peux pas me demander de te respecter alors que tu oses prétendre être le seul à te battre pour les autres et pour ce en quoi tu crois. »
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MessageSujet: Re: Une bataille n'est pas la guerre. - Aiyana   Mar 4 Déc 2018 - 20:27

Des images préconçues ? Non, il ne pensait pas : les supérieurs étaient des envahisseurs, qui torturaient, tuaient des gamins, des innocents, il l’avait vu. Personne ne pourrait contredire ce point-là. Ils étaient étroits d’esprits, n’aimant pas ce qui était différent et faible. Peut-être était-ce une vision caricaturale, un peu extrapolée mais si peu ! Peut-être qu’elle n’avait pas tort !

- Prouve-le moi que je me fais des idées, que je n’ai que des images pré-concues sur tout cela. ET il était sincère, il était prêt à écouter ses arguments, à discuter avec elle ! Mais n’oublie pas, que tu partages peut-être une cause commune, mais que j’ai vu beaucoup de mes pair se faire torturer, finir au cachot pour rien. Sans oublier les enlèvements des Moldus, cracmols et j’en passe ! Alors, même si je n’y adhère pas, il y a un fondement peut-être logique dans le fait que vous trouviez que la magie s’amenuise que ce soir dangereux et compagnie. Peut-être, que tu n’es pas dans cet extrême de torture – sauf si c’est nécessaire-, mais ose-moi me regarder dans les yeux et me dire qu’enlever un cracmol ou un moldu de 15 ns, de le torturer apporte quelque chose de bon. Je ne demande qu’à comprendre.

Comme il l’avait dit, il comptait rester neutre, même s’il n’y adhérait pas spécialement, alors il pouvait écouter ses arguments vu qu’elle, elle semblait réellement en avoir. Au final, c’était peut-être intéressant de comprendre son point de vue, non ? Cela ne lui apporterait pas grand-chose – si ce n’est que des doutes-, mais s’il devait choisir un camp un jour, il voulait être au fait d’un maximum de choses dans les deux camps. Même s’il était plutôt évident qu’il ne serait pas pour les Supérieurs.
Il la regarda arriver vers lui, haussant simplement les épaules, il ne comptait pas se défiler, même si on ne pouvait pas dire qu’il se sentait franchement à l’aise dans cette situation ! Elle l’intriguait, il voulait la comprendre, ce qu’elle pouvait avoir derrière la tête, il la croyait quand elle disait faire ça pour le bien. Il ne comprenait juste pas les méthodes, et qu’on ne vienne pas lui dire que les grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités ! Il y avait différente manière de montrer les choses et la première approche n’avait franchement pas été la bonne.

- Tu vois quoi chez ces jeunes alors, si je puis me permettre ? Et je n’ai pas dit que j’étais le seul à faire des sacrifices… mais non cas sont différents, on a juste fait des choix. Tu as fait le choix de choisir ce camps, pour des raisons qui te sont propres, je le respecte totalement… mais quand tu en parles, j’ai l’impression que l’on a pas vécu la même chose… mais ça en revient à ce que je disais tout à l’heure !

Il soupira doucement tandis qu’elle reprenait la parole :

- Ce que je remets en cause ce sont les méthodes, surtout, Aiyanna. Ce que j’ai vécu, ce que j’ai vu, voilà ce que je juge, je ne dis pas que ta cause est bonne ou mauvaise réelle ou imaginaire. Je dis qu’il y a des méthodes, et que blesser les gens les retenir contre leur grès leur faire peu, n’apportera rien de bon. C’est tout, je suis désolé si je me suis mal exprimé, ou si… tu t’es mépris sur mes propos.
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MessageSujet: Re: Une bataille n'est pas la guerre. - Aiyana   Sam 8 Déc 2018 - 9:59

Mais qui était réellement ce jeune homme ? Alors qu’elle était suffisamment proche de lui pour pouvoir voir le fond de ses yeux, Aiyana sentait cette question lui brûler les lèvres. Qui était-il vraiment pour pouvoir dire tout ça ? Non pas seulement pour le dire, mais pour le penser. Elle ne pouvait nier cela, Elias semblait croire dur comme fer à tout ce qu’il disait. Chacun des mots qu’il prononçait semblait sortir directement de son cœur, de toute façon, elle le voyait mal faire autrement. Il y avait une forme de sincérité pure qui émanait de lui qui pouvait être déroutante. Comme si tout chez lui ne pouvait être qu’honnêteté et sincérité. Avait-il réellement simplement besoin de comprendre ? Était-ce là tout ce qui lui manquait pour admettre que les Supérieurs se battaient pour quelque chose de juste ? Aiyana n’était pas habituée à ce type de réactions. Habituellement, les argumentations étaient plus manichéennes et plus simple aussi à contrer. Du moins, il n’y avait pas de véritable échange ou débat, simplement un ensemble de tours de force. Ici, la naïveté d’Elias amenait une nouvelle manière de jouer, une nouvelle façon de convaincre. Et si ça pouvait être agaçant car il s’avérait être plus retors que ce qu’elle avait envisagé, c’était aussi intéressant. Oui, ça éveillait son esprit de compétition, ça la challengeait et une part d’elle avait bien du mal à résister à ça.

Le clou du spectacle. Voilà qu’Elias en venait à s’excuser sur le fait qu’elle se soit mépris sur ses propos. Alors ça pour le coup, c’était assez désarmant comme angle d’attaque. Mais Elias, qui es-tu ? Comment ton esprit peut-il fonctionner ainsi ? Comment peux-tu t’armer de cette tolérance et de cette volonté aussi aveugle de t’opposer tout de front à la violence ? Choisir le camp de la douceur… Aiyana ne peut réprimer un rire acide. Tout ça est tellement surréaliste…

« Il faut bien admettre que ta manière de penser et de fonctionner est, somme toute, assez unique en son genre. »

Savoir reconnaître les qualités de ses adversaires était essentiel pour ne pas se laisser déborder pendant les affrontements. Si la fierté d’Aiyana la poussait à ne pas se sentir écrasée par l’autre à la moindre qualité, elle avait appris à les apprécier tout de même. Du moins, à les mettre en lumière à leur juste valeur, après tout, cela ne rendait la victoire que plus savoureuse. Et Elias était unique en son genre, c’était indéniable. Et si son refus de la violence avait quelque chose de chevaleresque et d’attendrissant car d’un autre temps, il en fallait plus pour faire balancer l’opinion de la jeune femme.

« Mais je vois qu’il y a un frein dans ton extrême tolérance. Tu vois au final, c’est pareil pour tout le monde. Pour toi, à partir du moment où il y a violence, plus rien n’est justifiable. C’est ce qui t’arrête, ce qui t’empêche de suivre une cause, une idée, d’accepter quelque chose. La violence coupe toute crédibilité à tes yeux. »

Aiyana avait légèrement reculé, elle était toujours proche d’Elias mais ne pouvait plus désormais sentir son souffle.

« Pour nous, la limite, c’est la détérioration de la magie. On peut accepter bien des choses mais dès qu’on touche à la magie, ça provoque en nous la même réaction que lorsque tu vois de la violence. Tu es prêt à mettre en danger la survie de la magie pour éviter toute forme de violence. Nous sommes prêts à utiliser la violence pour éviter toute destruction de la magie. »

Aiyana resta quelques secondes immobile à observer Elias, guettant une réaction dans son regard. Pour elle, tout s’expliquait avec ces simples mots. La différence entre eux était là. Ils avaient plus de points communs qu’Elias ne voulait le croire mais le cœur de la différence tenait dans ces quelques mots. Leur limite, leur point de non-retour. Ils avaient chacun le leur et à partir de là, leurs chemins ne pouvaient rien faire d’autre que de se séparer.

« Les moyens sont à mes yeux justifiés parce qu’ils servent la cause. Et quoi que je dise, tu n’arriveras pas à l’accepter puisque pour toi la violence ne doit jamais être un moyen. C’est ainsi, nous ne pourrons jamais réellement échanger là-dessus malgré toute ta bonne volonté Elias. Tu es fermé sur ce sujet, parce que c’est ton point de non-retour. »
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MessageSujet: Re: Une bataille n'est pas la guerre. - Aiyana   Hier à 11:19

Comment est-ce que la situation allait évoluer ? Il n’en savait rien, mais au final, en lui montrant qu’il voulait bien l’écouter, il espérait que cela limiterait la casse pour lui ! Il verrait bien de toute manière suivant ses réponses. Le rire de la jeune femme, voulait probablement en dire long, elle allait probablement encore le laminer, mais tant pis, il était prêt à courir le risque. Il haussa un sourcil, un peu surpris de sa première fois, il n’était pas certain que ce soit quelque chose de « positif » son « unique en son genre », mais il décida de le prendre de la sorte. Il se passa une main dans les cheveux tandis qu’elle essayait de lui faire  comprendre quelque chose, ses paroles avaient un sens, effectivement vu sous cet angle là elle n’avait pas tort. Les limites, ces foutues limites, c’était quelque chose qui se défendait ! Il essaya de répondre à cela sans paraitre totalement stupide, mais surtout en ayant une réelle argumentation, ne pas lui dire qu’elle avait tort juste comme ça, par ce qu’elle le gonflait ! Il se mordit pendant quelques instants la lèvre inférieure, et, finalement au bout de quelques instants il reprit la parole :

- Je veux bien comprendre ton point de vue sur la destruction de la magie, je ne suis pas forcément d’accord avec toi, mais ok.  Ca se défend, on a de toute manière, je pense aucune preuve que si on continue comme ça la magie va régresser, ou rester comme ça… Que vous vouliez que les nés-moldus n’entrent pas à Poudlard que les sang-pures restent entre eux, voire avec les sang-mêlés, pas de mariage d’enfant avec des moldus et compagnie… C’est quelque chose qui peut se défendre avec des preuves de ce que vous avancez. Je crois que je peux même comprendre, un peu, une miette cette violence à ce moment-là ; même si je ne l’approuve pas.

Il se tut quelques instants, mais il continua rapidement à parler.

– Mais, dans ce cas, en quoi des gamins Moldus, qui n’y connaissaient rien à la magie, ou des Cracmols, qui ont pour la plupart grandi dans le monde de la magie et sont déjà assez humiliés comme ça….en quoi enlever, torturer ces personnes, ces gamins, qui étaient, pour beaucoup plus jeunes que nous. En quoi cela fait avancer votre cause. En quoi, ils vont participer à la destruction de la magie ? Par ce que moi, je ne vois pas !

Il y eut de nouveau un autre temps de silence, un peu plus long cette fois-ci ; sa question était peut-être plus précise, en quoi toucher des gamins qui n’étaient même pas à Poudard faisait avancer les choses ?! Prendre Poudlard, sans y emmener des moldus, à la limite, cela aurait pu être cohérent… mais là, il ne comprenait sincèrement pas ces manœuvres.

- Mais tu … comment dire ça, tu as probablement raison, pour moi. Je le conçois, mais j’essaye quand même  de t’écouter, je suis fermé, mais j’essaye d’analyser tout ce que tu dis sans tout renier en bloc. Et si je ne défends aucune des causes c’est par ce qu’aucun des deux ne me convainc totalement, tout simplement, la violence y joue également, bien sûr un rôle important, mais pas que. Vous défendez deux causes totalement opposées, avec des arguments différents, quoique des fois pas tellement… Je pense que c’est humain de ne pas forcément adhérer à ces groupes. Tout simplement. Et je suis certain, au final, que si tu recherches, si tu fouilles bien, je ne dois pas être le seul dans ce cas-là, mais appartenir à un groupe est rassurant, alors les gens choisissent le groupe dont le message est le plus proche de leurs envies, pensées, façon de voir les choses.

Cette fois, il se tut, la regardant tout en se disant que c’était probablement un débat sans fin, chacun camperait sur ses positions, même si au final, ils avaient probablement appris tous deux quelques petites choses intéressantes. Il ne restait plus qu’à voir comment est-ce que cela allait se terminer.
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Une bataille n'est pas la guerre. - Aiyana
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