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 Oh Brother ! [Enzo]

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MessageSujet: Oh Brother ! [Enzo]   Ven 19 Oct 2018 - 1:01

OH BROTHER !
Lundi le 12 octobre 2015 en soirée (heure australienne)

(ft. Enzo Ryans)


C’était difficile à croire que j’étais rentré aussi rapidement à la maison. Le samedi je m’étais éveillé dans le dortoir des Serpentards et le soir je m’étais retrouvé chez la Garde qui m’avait retiré la marque laissée par les Supérieurs. Par la suite j’avais été libre de mes mouvements et j’avais transplané directement à la maison, changeant de fuseau horaire par la même occasion. M’apercevant que la maison était vide, je m’étais empressé d’attraper de quoi écrire. Quelques minutes m’avaient suffi pour noter mon message et j’avais envoyé le hibou de mes parents à la recherche d’Enzo. Sans prendre le temps de manger un truc ou de faire la sieste, j’avais quitter les lieux rapidement pour rendre visite à ma grand-mère. Je passai une bonne partie de la journée avec elle et elle insista pour rentrer à la maison avec moi. Totalement épuisé, je tombai rapidement endormi dans mon lit.

Des images de toutes sortes virent me hanter dans mes rêves. Je vis entre autre les Supérieurs arriver de toute part puis les membres de les Gardes qui tentaient de repousser leurs actions. Je n’avais jamais compris ni su comment ils avaient réussi à créer des brèches dans le bouclier magique, mais une chose était certaine : ces gens étaient forts. Je voyais Hopkins qui me riait au nez tandis que ses renforts arrivaient. Je tentais de la désarmer ou de la blesser, mais toutes mes tentatives étaient veines : je n’arrivais jamais à l’atteindre. J’étais si concentré sur elle que j’en oubliais les autres ennemis et je me prenais des sortilèges encore et encore en pleine gueule…

Je m’étais réveillé tôt le lundi matin. Le dos toujours en compote du aux attaques subit durant le samedi, je tentai d’être un peu plus relax. Je laissai ma grand-mère me cuisiner des repas presque royaux et je continuai de profiter de sa présence. Après un moment elle retourna chez elle et après son départ, je m’installai au comptoir de la cuisine afin d’envoyer un second hibou. Destiné à Connor cette fois-ci. Nous n’étions plus forcément dans le même camp, mais il restait tout de même mon ami et je voulais lui faire savoir que je n’étais pas mort, que j’avais simplement réussi à fuir. Je ne savais pas si cette lettre allait lui parvenir, peut-être que les choses changeraient au niveau de la réception du courrier, mais ça valait le coup d’essayer.

Après avoir terminé ma rédaction, je me posai au salon en compagnie d’une assiette de cookies. Peu de temps après, j’entendis une porte coulissante glisser et je me levai aussitôt. Bientôt, je croisai Enzo qui était de retour à la maison. Je voulu lui sourire, mais je restai figé en voyant combien il avait changé.

C’était presque comme si ce n’était plus mon petit frère que j’avais en face de moi. Il avait l’air terriblement fatigué et il semblait avoir perdu énormément de poids, comme s’il avait subit une maladie quelconque. Sans prononcer un mot, je marchai vers lui d’un pas presque précipité avant de le serrer dans mes bras.

- Je suis content de te revoir mon frère.
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MessageSujet: Re: Oh Brother ! [Enzo]   Sam 20 Oct 2018 - 10:19

Dimanche 11 Octobre – Dans la soirée
(Heure de Los Angeles)

Un peu de rab, un peu plus de temps passé tous les deux, puis tous les quatre parce que ces parents sont rentrés de leur weekend et que je suis resté manger avec eux. Ils sont montés se coucher, nous on s'accorde une session rattrapage de mon absence de culture cinématographique dans le salon, posés sur le canapé. Tranquilles, jusqu'à ce qu'un bruit insistant de l'autre côté d'une des fenêtres attirent notre attention. Comme si quelque chose s'agitait contre le carreau. Quand on évolue dans le monde sorcier, ce genre de bruit, on le reconnaît très vite. Liam va ouvrir les stores, puis la fenêtre, l'oiseau lui passe sous le nez sans demander son reste et s'invite dans la maison.

« Putain de piaf ! »

En d’autres circonstances j’aurais pu rire de le voir sursauter comme ça, mais si je ne le fais pas c’est parce que cet oiseau, je le reconnais instantanément. Désormais debout, légèrement sous le choc, je ne le quitte pas des yeux alors qu’il fait un tour du salon en volant avant de se poser sur un meuble, une lettre accrochée à ses serres.

« C’est le hibou de mes parents. »

Et dans ma poitrine mon cœur bat de plus en plus vite. Il n’y a aucune raison pour que cet oiseau soit là et les seules qui me viennent en tête ne sont pas des plus joyeuses. Ça tourne trop vite dans ma tête, j’en ai presque un vertige et si Liam n’étais pas allé chercher la lettre lui-même je ne sais pas si j’en aurais été capable.
Il revient vers moi, me tend l’enveloppe sur laquelle est inscrit de mon nom et je reconnais l’écriture tout aussi facilement que je n’ai reconnu l’oiseau.

« Et l’écriture de mon frère. »

Je n’arrive pas à faire autre chose que fixer l’objet, complètement largué dans ce que je ressens, dans ce maelstrom d’émotions qui m’embarque à nouveau dans une certaine forme de paralysie du corps et de l’esprit. J’ai déjà reçu des nouvelles de sa part récemment, ça m’a tranquillisé un peu, mais cette fois c’est différent. Ça n’est pas son hibou. Celui-ci est censé être en Australie.

« Tu veux que je l’ouvre ? »

Retour sur terre, en douceur, quand je sens la main de mon petit ami se poser calmement sur mon bras et que sa voix, son regard, m’interpellent. C’est suffisant pour me sortir de ce blocage, je hoche la tête par la négative et le remercie d’un sourire avant de prendre une profonde inspiration. J’ai les mains qui tremblent quand j’ouvre l’enveloppe, la méfiance au creux du ventre, la peur qui fait palpiter mon cœur d’une manière presque irrationnelle. J’suis pas quelqu’un de négatif de base, seulement faut pas m’en vouloir d’envisager le pire malgré moi après ce que je viens de vivre, sachant tout ce que je sais.
Et puis ils sont là, les mots, sous mes yeux. Quelque chose de bref, un truc  qui me fige à nouveau entre le soulagement et l’incrédulité, le doute aussi. J’ai du mal à y voir la réalité, du mal à me dire que ça n’est pas un piège ou une « blague » venant de ce salopard qui m’a brisé en tellement de morceaux que je risque d’en avoir pour des années avant de réussir à compléter le puzzle.
Pourtant c’est bien son écriture, mais après tout, il a réussi à prendre sa voix, même celle de ma mère, alors juste quelques traces d’encre … Je crois que c’est la colère qui me fait réagir et je me dirige vers sa chambre dans laquelle doit trainer mon téléphone. Les connexions se font, je me dis que si Derek est supposément dehors c’est qu’il s’est passé quelque chose. Et intérieurement, j’ai envie de croire que c’est réellement lui, pas une sombre supercherie de plus.

« Est-c’que t’as des messages sur ton téléphone ? »

Il est déjà en train de regarder.

« Il est mort. »

Batterie HS. Le mien aussi. On a un peu coupé ces dernières heures, jours, c’est vrai, on en avait besoin. Je ne cède pas à la panique, ça ne servirait à rien, mais les gestes sont vifs. A peine rallumé, rechargé magiquement, je ne prends même pas le temps d’attendre que de potentiels messages arrivent, j’appelle directement Ismaelle.

Et ça n’est pas elle qui répond.

« Leiv ! Désolé pour l'heure. J’viens de recevoir un lettre de mon frère, supposément de mon frère, je … »

Pause. Arrêt sur image. J'ai mis le haut parleur et Leiv nous explique tout. Poudlard, la Résistance, Ismaelle blessée, Derek sorti … Qui d'autre est concerné ? J'ai la tête qui tourne et le cœur tiraillé entre la Norvège et l'Australie. Entre une femme plus que précieuse pour moi et mon frère, mon sang.
Fin de communication. Assis sur son lit, fixant le vide devant moi, je ne me rends pas vraiment compte mais ma jambe gauche s’agite nerveusement. Elle ne s’arrête que lorsque, dans un calme olympien, il pose sa main sur ma cuisse et attrape mon menton de l’autre pour me faire tourner la tête vers lui.

« Hey, regarde-moi. »

Sur son bureau Noorinbee hulule pour attirer l’attention, il nous a suivi. Je me concentre uniquement sur William et tache de me calmer en plongeant dans ses yeux bleus. Il affiche un air serein, concentré, maitre de lui-même. Choses que je suis incapable d’être pour l’instant.

« Vas-y. Vas rejoindre ton frère et moi j’vais passer en Norvège, d’accord ? J’te donnerais des nouvelles d’elle dès que j’y suis. »

Il prend les choses en main, prend des décisions là où moi je ne suis pas capable de le faire. Pas seul. Pas par moi-même. Pas immédiatement en tout cas. Et je devine que ça n’est pas forcément plus simple pour lui même s’il arbore cet air canalisé.
Cette fois c’est un objet qui tombe de son bureau et nous fait tourner la tête vers l’oiseau. Il s’agite, secoue la tête, réclame de la nourriture pour recharger ses batteries probablement. Il est ma responsabilité, je …

« J’vais m’occuper de lui, fonce. »

Il me pousse légèrement, je me relève, commence à partir dans la précipitation et me ravise au bout de quelques pas pour revenir vers lui. Ma main attrape la sienne un instant.

« Fais attention à toi. »
« Promis. »

Mon autre main se pose autour de son cou, je viens chercher ses lèvres et y dépose un baiser qu’il me rend.

« Merci. »
« Tu me remercieras quand on se retrouvera. J’accepte les dédommagements en nature.  »

Il arrive à me tirer un sourire, un rire même, mais également un frisson. Cet homme que j’ai devant moi, contre moi, est la troisième maille de mon tiraillement.

« Je t’appelle dès que j’peux. »

Quelques pas à reculons, un dernier regard pour le hibou, un autre pour lui, j’ouvre la porte de sa chambre et dévale les escaliers. Direction le Portoloin le plus proche, le ventre noué par l’angoisse et des émotions contraires.

#

Lundi 12 Octobre 2015 – Fin de journée
(Heure Australienne)

Ici il fait encore jour, le soleil commence tranquillement sa descente mais je ne lui accorde pas la moindre attention. J'suis pas là pour faire du tourisme. Le Portoloin m'a fait atterrir sur la même dune sur laquelle on s'est posé avec Mateo il y a quelques jours. J'ai ce réflexe un peu étrange de me mettre à courir vers la maison, jusqu'à me souvenir que je suis un sorcier et que cette distance, je peux la franchir d'un claquement de doigts. Alors c'est ce que je fais, je transplane et atterri sur notre terrasse. Là, je bloque. Une seconde, deux secondes, avant d'entrer dans la maison. On se retrouve face à face, on s'observe quelques secondes. Je le regarde de haut en bas, de bas en haut, comme pour être sûr qu'il est bien entier, pas blessé, et je suppose qu'il en fait autant, sans me dire qu'il est probablement surpris par mon état général. C'est tellement secondaire pour moi en cette seconde.
Dans ma tête j'ai encore du mal à me dire que tout ça est vrai, que tout ça n'est pas un piège, mais je sais que la personne qui se trouve devant moi est bel et bien mon frère. Je le vois, je le sens. Dans tous les sens du terme. C'est lui qui casse en premier cette immobilité et réduit la distance entre nous deux, d'un pas précipité. Bientôt ses bras se referment autour de moi.

« Je suis content de te revoir mon frère. »

Je mets un peu de temps avant de réagir, avant de l'entourer de mes bras à mon tour. Simplement parce que j'ai du mal à encaisser tout ce qui se passe. Je vais mieux, oui, mais il arrive encore parfois que je déconnecte certains moments et quand je suis aussi émotionnellement sollicité c'est ce qu'il se passe.
Les yeux fermés, serré contre lui, je commence à trembler. Je le serre de toutes mes forces, mes poings refermés autour de ses vêtements, et les vannes s'ouvrent. J'y peux rien, j'essaie même pas de luter, je tiens à peine debout, mes jambes semblent en coton et les larmes remplissent mes yeux tandis que les sanglots étranglent ma gorge.

« J'ai cru que j'te reverrais plus. »

J'ai eu peur, j'ai eu mal, je lui en ai voulu, j'en ai voulu à la terre entière quand j'ai appris qu'il était coincé là-bas. Maintenant qu'il est là, sous mes yeux, tous ces sentiments explosent dans le soulagement de le retrouver, enfin, en chair et en os. Cette fois j'ai pas envie de jouer les gros durs, j'en suis incapable de toute façon. Cette fois je suis juste un p'tit frère qui pleure dans les bras de son grand frère et c'est comme ça.
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MessageSujet: Re: Oh Brother ! [Enzo]   Dim 28 Oct 2018 - 15:13

Après les événements de septembre, je n’aurais jamais cru qu’il me serait possible de sortir de Poudlard. Le mur de pierres qui s’était refermé entre moi et Harris m’avait bien fait comprendre qu’ils étaient de retour et qu’ils n’avaient pas l’intention de nous mener la vie facile. Pourtant je ne m’en étais pas trop mal sorti. Ça m’avait surpris, surtout concernant ma nouvelle position, mais mis à part un événement dont je me souvenais plus ou moins, le reste s’était bien déroulé. J’avais quand même été persuadé que j’allais devoir rester là-bas jusqu’à la toute fin de l’année et peut-être plus encore. Quand les membres de la Garde avaient débarqué dans le but de sauver le plus de gens possible, j’avais été réellement surpris. Non seulement je n’avais jamais entendu parler de cette organisation, mais en plus je n’avais absolument aucune idée de la manière dont ils s’y étaient pris pour parvenir à leurs fins. Il fallait dire que leur nombre de combattants avait été impressionnant et leurs visages encore plus. Croiser la route de Stoneheaven ce jour-là ne m’avait pas vraiment surpris. Après tout, elle avait enseigné à Poudlard durant un certain nombre d’années avant d’être promue à un poste plus important. Mine de rien, elle devait connaître la grande majorité de ceux qui vivaient au château et devait donc avoir la cause à cœur. Cependant, revoir quelqu’un comme Hasting avait été surprenant. Ancienne étudiante à Poudlard, elle semblait avoir rejoint les rangs de cette Garde et franchement elle se battait pas mal. Je ne l’avais jamais connue sous cet angle même si pour être honnête, je ne connaissais quasiment rien d’elle. Je l’avais souvent vu traîné en compagnie de Jenkins dans les corridors, mais elle m’avait toujours semblé assez calme comme fille. Qui aurait cru qu’elle cachait un esprit aussi guerrier sous ses airs tranquilles ?

Comme quoi il ne fallait jamais juger un livre par sa couverture.

Toute cette « histoire » du samedi me semblait bien loin alors que j’étais dans notre maison en Australie. Mais plus important encore : Enzo était là. Je n’aurais jamais cru qu’il viendrait aussi rapidement après la réception du hibou que je lui avais envoyé. Pas parce que je doutais qu’il ait hâte de me revoir, mais j’étais certain qu’il était dans un projet particulier. En sentant son corps amaigri contre le mien, je compris rapidement que ce n’était pas le cas. Ses aventures autour de la planète semblaient avoir été mises en suspens. Et pour cause.

Je le sentis trembler et sa prise se raffermit sur mes vêtements. J’eus l’impression que ses jambes allaient flancher alors je le serrai encore plus fort de peur qu’il ne tombe.

« J'ai cru que j'te reverrais plus. »

Sa voix était brisée par l’émotion. Le sentir aussi fragile me brisa le cœur. L’épisode du loup semblait l’avoir marqué bien plus que je ne le pensais et ça me bouleversait. J’avais l’impression qu’il avait vécu un tas de trucs négatifs durant mon absence, comme si j’avais raté beaucoup plus d’épisodes qu’on ne m’avait laissé croire. Je le serrai contre moi durant quelques instants sans ne savoir quoi dire. Pas que la situation me mettait mal à l’aise, mais ça faisait un sacré bout de temps que je n’avais pas vu mon frère pleurer. Je me contentai simplement d’être une présence dans ce moment de retrouvailles. Au bout d’un petit moment, je m’espaçai légèrement avant de placer mon bras autour de ses épaules. Lentement, je le guidai vers le salon avant de l’inciter à s’asseoir sur le canapé. Je m’installai à ses côtés et je plaçai l’une de mes mains derrière son dos.

- Je suis là maintenant. Je n’ai pas l’intention de retourner à Poudlard.

J’avais mes raisons et l’était l’une d’entre elles. Il était même la principale cause du pourquoi j’avais décidé d’écouter le conseil de Stoneheaven. Elle m’avait dit qu’il avait besoin de moi et elle n’avait pas menti à ce sujet.

- Qu’est-ce qui s’est passé ?

Une question sans doute légitime.
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MessageSujet: Re: Oh Brother ! [Enzo]   Mer 31 Oct 2018 - 17:26

Ce genre de situation, clairement, ça ne nous ai jamais arrivé. Je n’ai jamais pleuré dans les bras de mon grand-frère, pas plus que je ne l’ai senti me serrer contre lui de cette façon jusqu’à m’en donner l’impression que plus rien de mal ne nous arrivera jamais. De la pudeur j’en ai, de la retenue aussi, sans doute moins que lui mais quand même, seulement il semble qu’aujourd’hui, pour la première fois, on baisse enfin les armes.
Je me laisse guider par ses soins, son bras autour de mes épaules, sans main dans mon dos une fois assis, mes larmes se tarissent et j’en efface les dernières traces d’un revers de manche – c’est le grand retour de la fierté, en quelque sorte. Les tremblements se calment aussi, au fur et à mesure, mais tout ça n’est autre que le soulagement qui éclate. Ni plus, ni moins.

« Je suis là maintenant. Je n’ai pas l’intention de retourner à Poudlard. »

Essuyant une nouvelle fois mes yeux par réflexe, le regard braqué devant moi, je hoche la tête sans rien dire. J’espère bien qu’il n’a pas l’intention d’y retourner et s’il avait envisagé le contraire, j’aurais tout fait pour l’en empêcher. Absolument tout. Que ça lui plaise ou non. Au delà de ça, je perçois ... Quelque chose dont j'ai rêvé toute mon enfance, une envie qui s'est estompée à l'adolescence, puis qui a évolué au fil du temps pour trouver un équilibre parfois fragile mais bien présent. On est très différents, on le sera toujours, mais c'est mon grand-frère et l'entendre prononcer ces mots, de cette façon, me touche bien plus que je ne veux bien le montrer. Cette fois c'est lui qui sort de l'Enfer et pourtant c'est moi qu'il est entrain de réconforter.

« Qu’est-ce qui s’est passé ? »

La voilà, la question à 1 000 galions. Je ne la redoutais pas, je n’y pensais simplement pas puisque tout ce que je voulais c’était le retrouver mais maintenant qu’elle tombe mon cœur se tape un sprint même si je n’en montre rien là encore. C’est même un sourire qui se pointe sur mes lèvres. Un peu tremblant, sans doute pas très convaincant voir un peu sarcastique même si c'est pas vraiment le but. Maladroit, pour le moins. A cause des émotions tout simplement.

« Quoi ? T’aime pas mon nouveau style ? »

Dit-il en lâchant un rire bref. Un peu d’autodérision n’a jamais tué personne, c’est surtout un moyen de noyer le poisson et de gagner un peu de temps mais dans le fond je suis certain d’une chose : Je ne lui dirais pas la vérité. Pas toute la vérité en tout cas. Pour différentes raisons. A quoi ça servirait de lui balancer qu’on m’a capturé, enfermé dans une cage et torturé pendant des semaines ? A rien, si ce n’est le pousser dans une rage folle que je peux lui connaitre. Il a déjà trop d’objectifs de vengeance à mon goût, j’ai pas envie d’en rajouter un sur sa liste parce que je sais que malgré le tumulte de nos relations, il ne laisserait pas ça impuni.

Maintenant j’imagine que c’est néanmoins l’heure d’être sérieux, de lui fournir une réponse. A sa place je ne me contenterais pas non plus d’une pirouette. Alors dans un soupir …

« De toute façon, tu finiras bien l’apprendre un jour ou l’autre. »

… Je fini par me lancer.

« Quand t’es parti je commençais déjà à perdre de plus en plus souvent le contrôle, ça s’est empiré rapidement et Grand-Mère a pris la décision de me transférer chez le Vieux parce qu’il avait déjà tout l’attirail pour pouvoir me garder sous surveillance le temps de trouver une solution. Sauf que malgré toutes les protections et les sorts de contentions j’ai réussi à me barrer et j’suis allé faire un p’tit tour dans les bois. Ça a duré ... je sais plus, une dizaine de jours, deux semaines, peut-être un peu plus. »

J’suis pas idiot, même si j’essaie au maximum d’oublier tout ça, de ne pas plonger tête baissée dans une quête pour retrouver ce tordu et le mettre en pièce, d’éviter de faire des suppositions, je doute avoir pu sortir de là tout seul. Cette faille, elle n’y était pas avant.

« J’étais plus moi-même, j’en ai aucun souvenirs, je sais juste qu’on m’a retrouvé un jour au milieu de la partie magique de la forêt de Sherwood et à ce moment-là j’étais redevenu humain. Physiquement en tout cas. J'imagine que j'ai du errer pendant tout ce temps comme un loup ... J’commence doucement à retrouver mes repères mais ça m’a pas mal amoché. »

Dans la tête et dans le corps, je pense que c'est relativement visible donc pas la peine de le préciser. Le mensonge me brûle la gorge, pourtant je ne lâcherais rien et sur mon visage rien ne transparait. Aucune hésitation dans la voix non plus. Très peu de gens sont au courant de ce qui m'est arrivé là-bas, aucune de ces personnes ne partagent mon sang - Si certains le savent, c'est qu'ils y sont mêlés.

« Ça m’a puisé beaucoup d’énergie, j’ai un peu de mal à retrouver mes esprits, la forme et l’appétit mais ça va aller. J’ai juste besoin d’un peu de temps c’est tout mais maintenant que t'es là ça ira mieux. »

Je ne le regarde pas, par pudeur, mais c'est la vérité. Son absence, cette épée de Damoclès au dessus de sa tête, c'était clairement une part importante de mon mal être.

« Mais assez parlé de moi. Toi, comment tu vas ? Est-ce qu’ils t ‘ont fait du mal ? Et c’est quoi ces histoires de sorciers qui ont débarqué pour vous faire sortir de là ? »

Pas que je m’en plaigne, loin de là évidemment. Dans tout ça je prends le temps de le regarder de la tête aux pieds, comme pour m’assurer à nouveau qu’il est bien là. Et entier.
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MessageSujet: Re: Oh Brother ! [Enzo]   Jeu 8 Nov 2018 - 16:20

« Quoi ? T’aime pas mon nouveau style ? »

J’avais esquissé un sourire uniquement parce qu’il avait ri. La vérité était que non, je n’aimais pas son nouveau style parce qu’il avait l’air d’en avoir trop bavé pour être rendu là et pour être tout à fait honnête, son nouveau look me faisait peur. Parce que ça ne ressemblait pas au Enzo que je connaissais. Celui qui faisait du sport pour s’amuser et qui était généralement un bon mangeur. Là il avait l’air de quelqu’un qui venait d’être foudroyé par une maladie vicieuse. Il avait l’air aussi beaucoup plus âgé que son âge réel, mais c’était sans doute dû aux cernes qui s’étaient creusés sous ses yeux et son teint plus blanc que d’habitude. Il n’avait pas l’air en santé et ça m’inquiétait réellement.

« De toute façon, tu finiras bien l’apprendre un jour ou l’autre. »

Si ce n’était pas de lui, ça serait sans doute de grand-mère. Mais il était évident que je préférais connaître sa version à lui. Celle plus près de la réalité.

« Quand t’es parti je commençais déjà à perdre de plus en plus souvent le contrôle, ça s’est empiré rapidement et Grand-Mère a pris la décision de me transférer chez le Vieux parce qu’il avait déjà tout l’attirail pour pouvoir me garder sous surveillance le temps de trouver une solution. Sauf que malgré toutes les protections et les sorts de contentions j’ai réussi à me barrer et j’suis allé faire un p’tit tour dans les bois. Ça a duré ... je sais plus, une dizaine de jours, deux semaines, peut-être un peu plus. »

J’écoutais attentivement son récit. Je n’en ratais pas une miette.

« J’étais plus moi-même, j’en ai aucun souvenirs, je sais juste qu’on m’a retrouvé un jour au milieu de la partie magique de la forêt de Sherwood et à ce moment-là j’étais redevenu humain. Physiquement en tout cas. J'imagine que j'ai dû errer pendant tout ce temps comme un loup ... J’commence doucement à retrouver mes repères mais ça m’a pas mal amoché. Ça m’a puisé beaucoup d’énergie, j’ai un peu de mal à retrouver mes esprits, la forme et l’appétit mais ça va aller. J’ai juste besoin d’un peu de temps c’est tout mais maintenant que t'es là ça ira mieux. »

Il évitait mon regard comme s’il était gêné de l’admettre. Maintenant que ces derniers détails étaient mentionnés, je comprenais un peu mieux son état. Ça avait dû lui donner un sacré coup non seulement sur le corps, mais aussi sur l’esprit. Avait-il encore sa conscience d’humain durant tout ce temps ? J’imaginais que non puisque le tue-loup n’avait probablement pas la possibilité de s’étendre aussi loin. Seul Merlin savait ce qu’il s’était passé durant ces journées d’errance.

« Mais assez parlé de moi. Toi, comment tu vas ? Est-ce qu’ils t ‘ont fait du mal ? Et c’est quoi ces histoires de sorciers qui ont débarqué pour vous faire sortir de là ? »

La vérité c’était que j’avais beaucoup de questions à lui poser. Je voulais savoir comment ils avaient réussi à lui faire retrouver sa forme humaine. Je voulais savoir s’ils avaient trouvé la cause de tout ça. Je voulais savoir si ça allait se reproduire à la prochaine pleine lune et si oui, qu’est-ce que je devais faire pour lui venir en aide. Mais le harceler de questions était sans doute la dernière chose qu’il voulait. J’allais donc suivre son mouvement et sauter du coq à l’âne, attendant la prochaine perche.

- Je vais bien, je pense. Revenir ici est assez étrange, mais je sens que je vais m’y réhabituer très vite. J’ai quelques douleurs au dos à cause de samedi, mais ce n’est rien de grave. Et pour être honnête… Sérieux je sais pas.

J’eus un petit rire. Ils avaient vraiment débarqué de nulle part et ils nous avaient tous pris par surprise. Et ils avaient fait un sacré ménage par la même occasion. C’était clairement des pros qui savaient ce qu’ils faisaient.

- De ce que j’ai compris ils font tous partie d’une organisation. Sûrement comme une sorte de rébellion. Il y avait tellement de gens qui étaient à Poudlard avant qui était là… Il y avait pas mal d’action et ça semblait s’étendre vraiment partout, alors j’ai pas pu voir tout le monde, mais il y avait Hasting qui est débarqué près de moi et… Elle était tellement en furie qu’elle semblait possédée c’était complètement surréel. Stoneheaven aussi était là… Elle semblait bien aller quand j’ai quitté, mais je ne sais pas vraiment comment ça s’est terminé…

Je ne lui souhaitais pas du mal, mais la guerre était imprévisible. Je savais que mon frère avait un lien particulier qui l’unissait avec cette femme. Je ne savais pas si c’était parce qu’il voyait notre mère en elle ou si c’était simplement parce qu’elle avait été souvent présente lors d’événements cruciaux, mais c’était comme ça depuis un sacré bout de temps déjà. J’avais été odieux autrefois avec elle, mais j’étais reconnaissant qu’elle n’ait jamais lâché Enzo.

- C’est d’ailleurs elle qui m’a convaincue de revenir ici. J’étais prêt à me battre avec eux, mais… J’ai repensé à tout ça. À la situation que tu as vécue et tout ça… Même si elle m’avait fait savoir que tu étais sorti d’affaires, je ne savais pas trop dans quelles conditions tu étais et maintenant que je te vois, c’est là que je comprends.

J’étais un être naturellement égoïste, mais j’avais mes moments de réflexion. Megan était déjà morte et sa vengeance pouvait bien attendre. Mon frère était encore vivant lui et visiblement, il continuait de vivre des mésaventures même s’il avait décidé de ne plus remettre les pieds dans cet endroit maudit. Je me doutais bien que quelqu’un était derrière tout ça, mais il était difficile de savoir qui. Nous nous étions attirés bien des ennemis là-bas et ils ne semblaient pas vouloir lâcher le morceau en dépit de tout.

- Je comprends que j’ai fait le bon choix de revenir ici. Je suis prêt à rester tant et aussi longtemps que tu auras besoin de moi.

Je marquai une courte pause avant de poursuivre.

- J’ai voulu sortir lors de la première attaque en début septembre. Je connaissais une sortie, mais j’ai vu Harris et j’ai fait marche arrière… Je pouvais pas le laisser là. Ils l’auraient tué. Quand je l’ai vu au banquet d’ouverture, je ne savais même pas ce qu’il faisait là. Enfin bref, je l’ai amené à la sortie et il a réussi à sortir, mais quand c’était mon tour c’était trop tard. J’aurais aimé être là, près de toi ou du moins près de ceux qui tentaient de t’aider. Je passais des heures à la bibliothèque pour essayer de trouver quelque chose, mais… J’angoissais. Vraiment. J’étais certain que tu resterais comme ça à jamais et qu’on t’avait perdu.

C’était à mon tour d’éviter son regard.
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MessageSujet: Re: Oh Brother ! [Enzo]   Sam 10 Nov 2018 - 19:45

Les questions que je lui pose ne sont pas uniquement un moyen de détourner l'attention de moi sur lui, je m'inquiète réellement. Je le regarde, le scrute, compte intérieurement les jours passés dans l'angoisse, ceux passés loin de lui. On a été séparés bien plus longtemps que ça, pendant des mois en réalité quand j'étais à Poudlard et lui ici. Je n'ai pas paniqué de cette manière, pourtant j'étais tout aussi en danger que lui en restant là-bas. Certes ils n'avaient pas repris les murs de l'école mais ils auraient très bien pu réussir à le faire déjà à l'époque.

« Je vais bien, je pense. Revenir ici est assez étrange, mais je sens que je vais m’y réhabituer très vite. J’ai quelques douleurs au dos à cause de samedi, mais ce n’est rien de grave. Et pour être honnête… Sérieux je sais pas. »

C'est vrai, il a l'air d'aller relativement bien mais comment dire … Dans cette fratrie, on est relativement doué pour ne pas laisser transparaitre quoi que ce soit, lui comme moi. Pour autant je choisis de lui faire confiance. Je ne crois pas qu'il soit celui qui maquille le plus la réalité entre nous deux actuellement.

« De ce que j’ai compris ils font tous partie d’une organisation. Sûrement comme une sorte de rébellion. Il y avait tellement de gens qui étaient à Poudlard avant qui était là… Il y avait pas mal d’action et ça semblait s’étendre vraiment partout, alors j’ai pas pu voir tout le monde, mais il y avait Hasting qui est débarqué près de moi et… Elle était tellement en furie qu’elle semblait possédée c’était complètement surréel. Stoneheaven aussi était là… Elle semblait bien aller quand j’ai quitté, mais je ne sais pas vraiment comment ça s’est terminé… »

Une Résistance. Ça n'a rien d'étonnant en soi, pas plus que de savoir Isma et Kezabel dans leur rang. Je ne vais pas mentir, non ça ne me fait pas plaisir de l'apprendre, mais je n'ai pas mon mot à dire sur la question. Tout ce qui m'importe c'est de savoir que là, tout de suite, elles vont bien. C'est le cas pour Ismaelle, en revanche pour Keza … Mais chaque chose en son temps. Portable en poche, je lui enverrais un message plus tard.

« Elle est blessée mais en sécurité, visiblement. Isma j'veux dire. »
« C’est d’ailleurs elle qui m’a convaincue de revenir ici. J’étais prêt à me battre avec eux, mais… J’ai repensé à tout ça. À la situation que tu as vécue et tout ça… Même si elle m’avait fait savoir que tu étais sorti d’affaires, je ne savais pas trop dans quelles conditions tu étais et maintenant que je te vois, c’est là que je comprends. Je comprends que j’ai fait le bon choix de revenir ici. Je suis prêt à rester tant et aussi longtemps que tu auras besoin de moi. »

J'ai jamais vraiment eu le genre de grand frère qui prend ta défense dans la cour de récré quand les plus grands t'emmerdent. Non, il faisait parti de ces plus grands, il en était même l'investigateur et encourageait les autres à me malmener. Le concernant je suis passé par a peu près toutes les phases mais même dans les plus difficiles je n'ai jamais cessé de l'aimer. Parce qu'il est mon frère. Parce qu'il est mon sang. Parce que ce sera toujours comme ça. Chaque fois qu'il s'ouvre à moi de cette façon me fait prendre conscience que je n'ai pas eu tort de ressentir ça à son égard. Bien sûr que je l'ai détesté, il en a fait autant, mais je sais que tout ça est sincère et ça me touche énormément. Parfois je me dis que peu importe ce qui pourra se passer, aujourd'hui, plus rien ni personne ne pourra vraiment nous séparer. Physiquement, peut-être, mais par le cœur. Il est ce qu'il est, je suis ce que je suis, mais nous deux c'est jusqu'à la mort. Peu importe les qualités et les défauts de chacun.

« J’ai voulu sortir lors de la première attaque en début septembre. Je connaissais une sortie, mais j’ai vu Harris et j’ai fait marche arrière… Je pouvais pas le laisser là. Ils l’auraient tué. Quand je l’ai vu au banquet d’ouverture, je ne savais même pas ce qu’il faisait là. Enfin bref, je l’ai amené à la sortie et il a réussi à sortir, mais quand c’était mon tour c’était trop tard. J’aurais aimé être là, près de toi ou du moins près de ceux qui tentaient de t’aider. Je passais des heures à la bibliothèque pour essayer de trouver quelque chose, mais… J’angoissais. Vraiment. J’étais certain que tu resterais comme ça à jamais et qu’on t’avait perdu. »

Et alors ? C'est pas cool d'avoir un p'tit frère qui peut faire tapis de salon ? Ça n'a rien de drôle, je sais, d'autant plus quand je le vois éviter mon regard comme il le fait à présent. Il a réellement eu peur pour moi, de la même façon que j'ai eu peur pour lui. Les choses sont ce qu'elles sont, je ne me voile pas la face ni ne me berce d'illusions mais je ne crois pas m'être déjà senti aussi proche de lui. A la fois protégé et protecteur. Et cette fois c'est ma main qui se pose sur son épaule, geste de réconfort, sans en faire trop.

Look at me when I'm talkin' to you
You looking at me but I’m lookin through you
I see the blood in your eyes
I see the love in disguise
I see the pain hidden in your pride
I see you’re not satisfied
And I don't see nobody else
I see myself I’m looking at the
Mirror on the wall, here we are again
Through my rise and fall

Mirror ▬ Lil Wayne ft Bruno Mars

« Tout va bien se passer maintenant. »

J'ai traversé l'Enfer, encore une fois ça n'a pas eu raison de moi. Il aurait pu se faire tuer là-bas et pourtant il est là, dans notre maison. Coup de chance ? Machination ? J'ai pas envie de creuser. Tout ce qui m'importe ce qu'on soit tous les deux sain et sauf, et ensemble. Je sais bien que rien de tout ça n'est terminé mais si on nous en laisse l'opportunité, on s'en sortira. C'est quoi déjà cette phrase à la con … Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. Je vous assure qu'on est à l'épreuve des balles tous les deux.

« Hey, on est les frères Ryans, non ? Et bientôt je serais de nouveau bien plus sexy que toi. »

Quand même, s'agirait pas d'être trop sérieux. Je lui souris, espère même lui faire lever les yeux au ciel, désespéré d'avoir un p'tit frère aussi chiant. C'est moi, j'ai pas changé, on m'a pas tout enlevé et surtout pas ça. Pas d'bol pour toi.

« J'vais pas enjoliver la situation, je suis bancale. Mais je fais ce qu'il faut pour changer ça, pour aller mieux. J'ai trouvé un équilibre là où je suis, j'ai commencé à aller voir une psy, on m'a même offert un chien que je considère plus comme un chien de thérapie qu'autre chose si tu veux mon avis ... Je l'avais pas avec moi quand j'ai eu ton hibou sinon je te l'aurais ramené. Il s'appelle Wax. »

J'expose des faits, simplement. Et lui montre une photo de Wax que j'ai sur mon téléphone avec le sourire du gamin heureux de son cadeau. Thérapie ou pas, ce chiot est mon pote et on va vivre de belles aventures tous les deux.

« Je me doute, que tu dois avoir des questions concernant ce qui s'est passé. Je me les pose aussi, mais j'ai pas envie de creuser. Que quelqu'un cherche à me nuire c'est pas une nouveauté tout comme t'as très certainement une cible sur le front. »

Là encore, juste des faits. C'est un miracle qu'il soit là, pour moi, parce que ces salopards ont bien trop de grief contre lui et réciproquement. Quant à moi, je ne comprends pas pourquoi le taré qui m'a pris pour son jouet l'espace de quelques semaines m'a laissé retrouver ma liberté mais … non, j'ai pas envie de creuser. Parce que je sais très bien où ça me mènera. Précisément là où je n'ai pas envie d'aller. Pas envie de retourner.

« C'est la rançon de la gloire, parce qu'on est beaucoup trop beaux, intelligents aussi et qu'ils sont tous jaloux. »

Quoi d'autre ? Franchement je ne vois pas. C'est pour autant pas parce que je fais le mariole que j'en perds le sérieux de la situation, les évidences qu'elle ramène à la surface. Sans être grave, je me montre plus posé.

« Un jour ou l'autre on devra se dire adieu, mais pas cette fois. »

Comme tout le monde, oui, mais ça n'est pas à ce rythme normal que je fais référence. Je crois que c'est quelque chose que j'accepte malgré tout, on est beaucoup trop différents pour que ça se termine autrement. J'évite le danger, il me rattrape. Lui le cherchera un jour ou l'autre à nouveau je le sais. On le sait tous les deux. Le fait qu'on soit aujourd'hui encore en vie l'un comme l'autre tient, d'après moi, d'un quasi miracle. Je continuais de jouer de ma chance, j'espère qu'il en fera autant pour que tout ça dure le plus longtemps possible.

« Est ce que t'envisage de rejoindre cette Résistance ? »
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Oh Brother ! [Enzo]
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