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 "Call me a rebel, rebel" ft. Farell Shaughnessy

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MessageSujet: "Call me a rebel, rebel" ft. Farell Shaughnessy   Jeu 27 Sep 2018 - 4:42



"Call me a rebel, rebel"

Ft. Farell Shaughnessy


Octobre 2015



Une semaine… Sept jours… Exactement 168 heures depuis que Jones avait accepté la mission la plus humiliante de sa jeune carrière au sein de la Brigade de police magique; suivre un jeune criminel moldu pour récolter des informations sur lui. Bon, le fait qu’un moldu ait réussi à traverser sur le quai 9 ¾ était suffisamment inquiétant et méritait qu’on s’y intéresse, c’est bien vrai, mais pour la police de Londres! Pas pour le commissariat de Scarborough! Chef Carter avait toujours rêvé d’être promu au ministère de la magie, ce fait n’était pas inconnu, mais de là à impliquer une recrue sous prétexte qu’elle méritait une punition afin de possiblement faire mousser sa carrière? Cela n’avait aucune logique et tout ce qui sortait du compréhensible avait le don d’exaspérer Gabriela. En fait, tout ce qui concernait cet inconnu, ce Shaughnessy, de la marque de ses boxers au nombre de lois qu’il pouvait violer en une journée, l’agaçait au plus haut point.

Malgré tout son ressentiment pour cette mission, Jones, en bon agent, s’était rapidement mise à feuilleter le dossier de Shaughnessy (plus vite elle commençait, plus vite elle aurait terminé), mais celui-ci ne comportait que deux pages; la première était presque entièrement occupée par une photographie immobile du jeune homme au sourire insolent alors que la deuxième résumait les grandes lignes de son activité criminelle, répertoriée par la police moldue. Rien de bien intéressant, en soi. Néanmoins, ce peu d’informations avait permis à Gabriela de prendre en filature le jeune Farell…

Le premier soir, elle l’avait aperçu, à l’angle d’une rue, alors qu’il effectuait une transaction douteuse (la drogue c’est mal, m’voyez), mais à part découvrir que cet homme dépensait son argent dans les substances illicites, cette soirée avait été une perte de temps et avait réussi à rendre Gabriela d’humeur encore plus exécrable. Si seulement elle avait eu accès à une cape d’invisibilité, elle aurait pu s’approcher suffisamment pour lui faire un croque-en-jambe ou tout simplement pour le pousser dans un escalier en espérant qu’il se rompe le cou, ce qui aurait mis fin prématurément à sa mission… Mais non… Chef Carter s’était moqué de sa demande en lui affirmant que le temps que le ministère de la magie analyse son dossier et consente à lui prêter une cape, Shaughnessy n’aurait plus aucun secret pour eux…

Le lendemain, Gabriela avait passé un après-midi complet à boire du café dans un petit restaurant près d’un club de taijutsu où elle pensait voir Farell, mais celui-ci était seulement apparu au moment où elle quittait le restaurant, les nerfs usés par la caféine, le cœur battant à un rythme effrayant. Le jeune homme était passé près d’elle sans la remarquer (du moins, elle l’espérait) et était entré dans le club de la manière la plus normale qu’il soit. Après tout, elle devait suivre un moldu, à quoi pouvait-elle s’attendre? Qu’il sorte une baguette magique de sa poche avant d’aller s’entrainer?

Deux jours s’étaient écoulés avant que Gabriela décide de reprendre sa mission punitive. Deux jours pendant lesquels le dossier avec la photo de Farell semblait la narguer sur le coin de sa table de cuisine. Deux jours à tenter d’oublier ce moldu alors que son visage se matérialisait sans cesse derrière ses paupières, chaque fois qu’elle fermait les yeux. Tout cela lui était insupportable… À bout de nerfs, la jeune femme avait décidé de retourner à la gare de King’s Cross, pensant peut-être trouver quelque chose qui la ferait avancer dans sa mission. Si malheureusement,  au bout de quelques minutes, Gabriela n’avait pas décidé de transplané chez elle, convaincue, une fois de plus, qu’elle perdait son temps, elle aurait vu le jeune voleur revenir sur les lieux de son crime (oui, la faire échouer une mission étant un crime) et aurait pu l’observer alors qu’il répétait l’expérience de la traversée, surprit de réussir une fois de plus cet exploit mystérieux…

Après une semaine (sept jours, 168 heures, 10 080 minutes, 604 800 secondes…), les seules informations pertinentes que Gabriela avait récoltées au sujet de Farell Shaughnessy étaient qu’il fumait de l’herbe, qu’il gagnait sa vie en volant, qu’il s’entrainait au taijutsu et qu’il arborait toujours son petit air prétentieux qui lui donnait envie de sortir sa baguette magique pour lui jeter un sort… Ah, si seulement Jones ne craignait pas de s’attirer à nouveau les foudres de son supérieur…

Ainsi, comment ce moldu avait fait pour traverser la barrière magique demeurait un mystère et la jeune femme commençait à se convaincre que le découvrir n’avait jamais été un réel objectif de mission… Peut-être que chef Carter savait déjà tout ce qu’il y avait à savoir au sujet de ce criminel moldu et qu’il se réjouissait uniquement de la voir perdre son temps dans une mission stérile…

Quoi qu’il en soit, ce soir-là, Jones avait décidé de se rendre dans le quartier de Brixton; là où, selon son dossier, Shaughnessy habitait. Que pensait-elle y découvrir de plus? Que Farell organisait une fête? Qu’une belle grande blonde perchée sur des échasses lui rendait visite? Qu’il gardait des enfants? Ou encore qu’il animait une soirée Donjon & Dragon? En fait, persuadée que cette soirée ne lui apporterait aucune information supplémentaire, Gabriela avait emprunté la voiture de son père moldu (qu’elle avait appris à conduire) et avait simplement décidé de se stationner en bas de l’immeuble à logement dans lequel habitait le jeune homme pour faire de l’observation. Observation à laquelle elle ne prêtait pas une très grande attention; depuis qu’elle se trouvait là, elle avait passé plus de temps à tourner le bouton de la radio de la voiture afin de trouver une musique d’ambiance que de regarder dans la direction de l’appartement de Shaughnessy.

Concentrée sur sa recherche musicale, la jeune femme ne remarqua pas immédiatement la silhouette qui s’approchait de la voiture, mais au moment où la lumière du lampadaire le plus près cessa d’éclairer le tableau de bord de la voiture, projetant une ombre humaine à sa place, et que Gabriela tournait la tête dans sa direction, la fenêtre de la voiture éclata en morceaux, fracassée par un coup de bâton de baseball…



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Dernière édition par Gabriela Jones le Sam 6 Oct 2018 - 17:54, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: "Call me a rebel, rebel" ft. Farell Shaughnessy   Jeu 4 Oct 2018 - 5:21

Call me rebel, Rebel
ft. Gabriela Jones


Etendu dans son lit, le jeune homme regardait les 2 femmes se rhabiller en lui lançant des œillades qui en disaient long sur leur ressenti de la soirée qu'elles venaient de passer.

-T'as été génial, Farell.
-Tu m'appelleras? Fit l'autre en lui glissant dans la main une carte de visite et déposant un baiser sur ses lèvres.
-Bien sûr, …Tina?... Je dois filer: une myriade de boulot à faire!

Mentir comme un arracheur de dents lorsque la situation l'exigeait était une seconde nature chez Farell. Du boulot? Son boulot était presque totalement illégal! Mais il adorait cela, comme il adorait le regard de ces belles qui ne perdait pas une miette de son propre rhabillage. Narcissique? Ne le sommes-nous pas tous à un certain degré?
Nuit très courte dans un hôtel de luxe, dont il ne dépensera pas un billet. Ces gosses de riches!
On leur montre une facette séduisante de l'obscurité sombre de ceux ayant évolué dans un monde de noirceur plus sujet à légendes qu'à une véritable connaissance de la réalité et elles vous ouvrent tout ce qui peut être ouvert.
L'inconscience idiote faite de fantasmes. Si elles connaissaient la réalité du monde obscur, elles s'en éloigneraient bien vite pour leur propre sécurité. La première chose dont rêvaient la très large majorité des femmes issues de ce monde-là, c'était de s'en échapper!

Mais bon… on avait le droit de rêver! Et chaque monde peut être le fantasme d'un autre. Le leur était le fantasme de n'importe qui ayant vécu comme le voleur.
La misère fantasme sur la richesse, la richesse sur la vie trépidante de l'illégalité, l'illégal sur la non-limite, tout cela tournant un regard admiratif vers l'audacieux qui défie la l'ordre établi.
L'argent facile, les belles bagnoles, les belles femmes, voyage, champagne à tous les repas, y compris le petit déjeuner.
En parlant de petit déjeuner, après un dernier sourire, il fit un crochet par le buffet de l'hôtel et prit un café à emporter et un croissant fait par un pâtissier français, classique pour les gens qui doivent partir à une réunion importante, pour le personnel de l'établissement.
Bande de gourdes. La rappeler? Ouais… peut-être… un jour… s'il n'a rien de mieux à faire.
Il savait que, de toute manière, c'était une soirée sans lendemain, il ne manœuvrait pas ainsi pour s'encombrer d'une belle et longue histoire d'amour à la mode conte de fée: une jolie princesse croise un voleur et un cheval psychotique et ils vécurent heureux et eurent plein d'enfants… juste pour prendre du bon temps.
Pourtant, ça n'avait pas eu la saveur habituelle, comme plus fade, manquant d'épices.
Non pas à cause de ces filles, loin de là, mais Farell avait un goût d'inachevé dans la bouche. Comme s'il avait goûté un plat très bon, qu'il avait senti qu'il manquait un ingrédient pour qu'il soit parfait, mais qu'il n'arrivait pas mettre le doigt dessus, ce qui rajoutait à la frustration.

La rue. Même celle des beaux quartiers, il la connaissait et l'appréciait. Il s'y sentait bien, comme dans le salon d'une maison dans laquelle on a eu une enfance heureuse.
Il se retourna… l'instinct!
Depuis quelques jours déjà, il se sentait par moment mal à l'aise, comme s'il était épié.
Les sourcils se froncèrent. Il n'aimait pas cela.
Pourtant, rien… rien de plus que les badauds londoniens habituels et nouveaux à chaque fois, comme une homogénéité faite de 1000 couleurs, chacune unique mais en harmonie avec l'ensemble qui faisait la grande ville..

C'était depuis ce moment-là, ce moment à vérifier: il était passé à trvers un mur dans la gare de King's Cross et s'était retrouvé sur un quai où il n'y avait aucun voyageur habituel.et un train étonnamment ancien, et pourtant l'air flambant neuf!
Il a crut qu'il était tombé dans une sorte de musée, ou d'un quai de restauration. Désorienté, il avait vu cet éclat caractéristique d'une lunette de visée et s'était presque jeté sur cette femme.
mais quelle idée, aussi, de mettre une lunette de visée sur un bout de bois?
Ces rolistes, franchement!

Elle lui en avait voulu, d'ailleurs, de lui avoir fait perdre sa "cible"!
Un bordel de Grandeur Nature?
Mais cela avait quelque chose de déconcertant: la lunette n'avait rien d'un jouet. Matos de militaire et même pas les moyens de se payer une réplique crédible ou un fusil de paint-ball?
Ca ne collait pas… ou alors la crainte de paraître agressif en se pointant quelque part avec un truc ressemblant à un fusil? Avec ces histoires de terroristes, rien de plus logique.
Bien plus probable!

Toujours était-il qu'il retourna à la gare pour en avoir le cœur net.
Il se plaça à une dizaine de pas du mur où était inscrit l'indication " 9 3/4" sans que personne n'y fasse plus attention que ça et il sortit un métreur laser.
11 pas, 62 pouces!
Si ça avait été un hologramme, le laser serait passé au travers! C'était autre chose… une technologie bien plus avancée. Un sacré truc!
Une fois de plus il eu cette sensation bizarre, mais rien… personne en particulier ne semblait faire attention à lui.

Il vérifia encore que sa main traversait bien et rentra chez lui, avec plus de questions que de réponses.
Le soir, il travailla sur l'algorithme de protection des voitures AMG. Il était compliqué à contourner, et changeant. Tout semblait aléatoire mais rien ne l'est vraiment.
Tout était savoir-faire et persévérance.
Au bout de plusieurs heures, la fatigue se faisant sentir, il décida d'aller se promener un peu pour s'aérer l'esprit.

Son appartement était proche de la partie la plus sure de Brixton, quartier pourrie, où il fait bon profiter de la moindre occasion de déménager. L'herbe est plus verte ailleurs, dit-on. A Brixton, elle était tombée en poussière depuis longtemps.
Et sortir donne parfois des spectacles comme un ahuri qui décide d'attaquer une pauvre bagnole à coups de batte!
Bordel! Y'a surement un pauvre gars qui a trimé sa misère pour pouvoir se payer ça!
Détrousser un richard, OK, mais ça, c'est pas une Ferrari!
Et puis voler, d'accord, bousiller gratuitement comme ça, ça ne se fait pas!

D'un pas rapide, Farell se dirigea vers le vandale et saisit la batte avant qu'elle ne s'abatte de nouveau. L'homme se retourna, aussi surpris que furieux.
-Kes t'a, fils de…?
Un coup rapide de l main sur sa pomme d'Adam le fit immédiatement taire. D'un calme olympien, Farell répondit sur le ton tranquille tandis que son interlocuteur hocquetait en se tenant la gorge:
-Ma mère était assez bien foutue pour faire ce métier. Et vu ta gueule, la tienne n'aurait pas gagné un seul penny.

Il gifla l'oreille du malfaiteur tout en balayant ses jambes avec une telle violence que la tête du gars heurta sans ménagement le capot de la bagnole au pare-brise en morceaux et qu'il sombra dans l'inconscience.
-Abruti… Murmura-t-il avant de voir l'étendue des dégâts sur le véhicule… et constater qu'il était occupé… et pas par n'importe qui.
-Et merde! Qu'est-ce qu'elle fout ici, elle?! Ne put-il s'empêcher de penser à voix haute, la dévisageant avec un air qui ne cachait en rien sa surprise.
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MessageSujet: Re: "Call me a rebel, rebel" ft. Farell Shaughnessy   Sam 6 Oct 2018 - 17:51



"Call me a rebel, rebel"

Ft. Farell Shaughnessy


Octobre 2015



Tout s’était passé si rapidement que Gabriela n’avait pas eu le temps (ou la vivacité d’esprit) de réagir; la surprise et la peur ayant pris le dessus sur le sang-froid habituel dont elle faisait preuve lors de ses diverses missions (missions qui n’avaient jamais compromis sa sécurité, devons-nous spécifier), elle fut clouée sur place, ne cherchant pas à fuir le véhicule paternel ou à sortir sa baguette magique. Avait-elle crié? Si elle l’avait fait, cela n’avait pas impressionné l’homme qui avait levé à nouveau le bâton, visiblement non satisfait des dégâts qu’il avait déjà causés à la pauvre voiture.

Adossée à la portière, la jeune femme leva les bras pour se protéger le visage d’éventuels morceaux de verre, mais le coup ne vint pas. À la place, la batte de l’agresseur fut saisie par un autre homme qui venait d’apparaitre dans son champ de vision.

Profitant de cette diversion improbable, Gabriela se pencha vers le coffre à gant et l’ouvrit. La main tremblante, bien malgré elle, la jeune femme referma les doigts sur la crosse d’une arme à feu moldue, propriété de papa Jones. Attraper sa baguette magique aurait certainement été un réflexe plus sensé pour une sorcière, mais elle se doutait bien que ces moldus ne seraient pas intimidés par un bout de bois, aussi puissant et dangereux puisse-t-il être.

Pendant ce temps, à l’extérieur de la voiture, le nouveau venu semblait mener la vie dure au joueur de baseball de la rue qui n’arrivait pas à se défendre (bien fait pour lui!) jusqu’à ce son crâne vienne heurter le capot de la voiture, mettant ainsi fin à leur altercation, faisant sursauter Jones au passage, qui cette fois, cria.

Alors que le deuxième homme, son sauveur, s’approchait de la voiture pour constater les dégâts et regarder à l’intérieur, Gabriela leva son arme moldue et la pointa dans sa direction, par réflexe de protection et constata, avec horreur, qu’il s’agissait de…

« Vous… », murmura-t-elle dans un souffle alors que Shaughnessy exprimait sa pensée à haute voix, l’expression de son visage trahissant le même sentiment de surprise que Jones ressentait à cet instant. De tous les hommes qui auraient pu passer par là, pourquoi était-ce celui-là qui était témoin de sa vulnérabilité? Elle baissa son arme, visiblement troublée d’avoir été secourue par ce criminel moldu qu’elle filait depuis une semaine. Sans perdre de vue le jeune homme, Gabriela entreprit de sortir de la voiture malmenée; une fois à l’extérieur, elle coinça l’arme à feu dans sa ceinture, dans son dos, à côté de sa baguette magique, et ferma la portière de la voiture avec fureur.

« C’est quoi votre problème à vous!? », dit-elle alors, la voix tremblante, mais qu’elle tentait de contenir. Transformer la peur et la surprise en colère contre son sauveur semblait être un excellent moyen d’éviter de devoir lui être reconnaissante. « Ça ne vous suffisait pas d’avoir détruit mon matos et d’avoir empêché la capture d’un criminel recherché, il fallait en plus que vous détruisiez ma voiture? », poursuivit-elle en contournant maintenant la voiture, enjambant le corps inerte du vandale comme s’il était tout à fait normal de le faire, et vint se placer à quelques pas devant Shaughnessy en désignant le capot bossé de la voiture, là où le crâne de l’homme s’était fracassé, ignorant volontairement le pare-brise en morceaux. Ce que le jeune bandit ne savait pas, c’était qu’il ne suffisait que d’un simple coup de baguette magique, accompagné de la formule appropriée, pour réparer les dégâts subis par la voiture avant de la rendre à papa Jones comme une neuve. Bien évidemment, Gabriela était bien heureuse de ne pas pouvoir lui dire, puisqu’il n’était pas sorcier…

Jones baissa les yeux sur l’homme étendu sur le sol et soupira lourdement : « Je devrais vous coffrer pour avoir attaqué sauvagement cet homme… Aïe! » Gabriela était en train de passer ses mains sur son visage lorsqu’elle sentit un morceau de verre lui entailler plus profondément la joue. Levant les paumes devant ses yeux, la jeune femme constata qu’elle avait été blessée et que son visage devait être couvert de sang. « C’est pas vrai… ».




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MessageSujet: Re: "Call me a rebel, rebel" ft. Farell Shaughnessy   Mar 9 Oct 2018 - 4:58

Call me a rebel, rebel
Gabriela & Farell


Pouvait-on imaginer plus calme et détendu que Farell?
Sans aucun problème, vu la circonstance. Voir un type s'en prendre à une voiture était une chose, mais que la voiture en question possède une occupante, qui plus est celle-là, cela aurait mis le jeune homme dans des états indescriptibles.
Bon sang, que venait faire cette fliquette ici? Si, tout du moins, son histoire de flic était exacte.
En effet, elle ne lui avait pas montré de plaque officielle.
Et voilà que mademoiselle l'invectivait. Le monde était empli de reconnaissance, et l'irlandais en avait la preuve devant lui!

Pourtant, il ne se démonta pas devant la jeune femme à la vindicte exacerbée lorsqu'elle descendit pour le morigéner.
Une légère brise fraiche se fit sentir sous les lumières un poil trop vive des nouveaux réverbères. Le souci, avec les manœuvres d'économie d'énergie, c'est que les nouvelles lampes avaient le défaut d'être un peu fortes en luminosité tout en étant peu gourmandes en courant.
Autant dire qu'à ce rythme, l'ambiance ténue des ruelles couvertes du manteau nocturne, idéales pour donner le frisson de l'inconnu dans les ombres mouvantes, ne seraient plus qu'un lointain souvenir, ou une inconnue que l'on ne découvrirait que dans de vieux films, gardiens d'une nostalgie d'une époque bel et bien décédée de mort violente.

Mais il ne fit guère plus attention à cela à cette ambiance digne d'une prose poétique à faire pleurer les citrouilles d'Halloween!
Les mains dans le dos, un sourire inébranlable aux lèvres, il dégustait les paroles acerbes de la jeune femme.
Quel culot! Il lui avait sauvé les miches, et voilà comment elle le remerciait?
Ca vous donnait envie d'aider son prochain, ça!
Farell soupira d'une exaspération à peine contenue. Compliqué de se maîtriser devant une attitude aussi négative.
En plus elle l'accusait, lui, d'avoir bousillé son carrosse. Comme s'il n'avait que ça à faire de sa nuit!
Certes, il aurait pu s'emporter, et ça aurait fini en pugilat vocal que les voisins alentour auraient accueillit à grands coups d'admiratifs "Vos gueules! Y'a des gens qui dorment, ici!"
Pas son genre de se faire désagréablement remarquer.
Farell, imperturbable depuis l'assaut de la brune, constata qu'elle avait été blessée dans l'attaque.  Blessure qui interrompit d'ailleurs la belle qui se portait la main au visage.
Il se contenta alors d'une réponse ou il fit un ironique dialogue sur un ton amusé, imitant de manière satyrique une voix féminine dont l'accent et les intonations étaient identiques à ceux de la… policière?... et sa propre voix:

-Oh! Grand merci de m'avoir sauvé aussi courageusement!
-Mais de rien, Mademoiselle. Je n'ai fait que mon devoir!
-J'insiste voyons! Et pour vous prouver ma reconnaissance, je vais vous faire passer une soirée inoubliable: j'ai justement une guêpière des plus sexy sur moi et une bouteille de champagne dans une glacière.
-Vous savez parler aux hommes, dis donc!

Fit-il en hochant rapidement des sourcils d'un air qui en disait long sur le type de soirée qu'auguraient les dites guêpière et bouteille.

Il pouffa de rire à sa propre blague osée, assumant totalement ce côté piquant qui le caractérisait.
Non pas qu'une telle preuve de gratitude lui aurait déplu, mais bon, cette femme était de la pire engeance qui soit: celle des représentants de l'ordre! De quoi refroidir un peu.
Il commença à tourner les talons, ramassa la batte et s'arrêta, inclinant la tête de côté à la manière d'un gosse innocent:
-Allez! Venez! Je vais pas vous laisser vous vider de votre sang sur le trottoir. Après, on retrouverait votre cadavre. Viendrait les flics, les journaleux et ça sera le merdier dans tout le pâté de maisons!

Bien de ses potes auraient crié au fou, au cinglé, au malade... Règle N°1: Ne jamais inviter de flic chez soi... et encore moins de fliquette! Les femmes, c'est curieux, les flics aussi, et les femmes-flics cumulent!
Mais bon, malgré les hurlements silencieux et inconscients de la communauté des tire-laines, il ne se faisait pas trop de souci.
Il n'avait pas grand-chose à cacher, chez lui. Fliquette ou pas, ce qui devait être éventuellement caché l'était, alors pas de grands risques. Et sa question de surprise était sincère: il était curieux de savoir ce qu'elle fichait ici.
Elle avait besoin d'être soignée et, bien que n'étant ni médecin, ni infirmier, Farell avait quand même quelques notions de secourisme. Et lui avait besoin d'un verre.
Décidément, ces derniers temps étaient par trop étranges. Croiser cette fille une fois, c'était une coïncidence. 2 fois: c'était une anormalité.
La bière serait la bienvenue... clairement!
(c) sweet.lips
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MessageSujet: Re: "Call me a rebel, rebel" ft. Farell Shaughnessy   Jeu 11 Oct 2018 - 13:24



"Call me a rebel, rebel"

Ft. Farell Shaughnessy


Octobre 2015



Gabriela regardait ses mains tachées de sang comme s’il lui était difficile de croire qu’elle avait été blessée alors qu’elle n’avait pas ressenti ces éclats de verres brisés lui entailler le visage. Néanmoins, maintenant qu’elle en prenait conscience, elle commençait à ressentir une douleur vive au niveau de sa joue. La peau élançait et le sang chaud coulait sur son visage, mais Jones ne pouvait rien faire pour se soigner en présence d’un moldu. Puisque la blessure n’était pas d’origine magique, un sortilège pourrait la soigner d’un simple coup de baguette magique et elle ne garderait aucune cicatrice. Malheureusement, pour le moment, elle devait endurer la douleur.

« Oh! Grand merci de m’avoir sauvé courageusement! »

Jones leva les yeux par-dessus ses paumes pour regarder Farell, le regard courroucé. Venait-il vraiment de prendre une voix féminine dans l’espoir vain de lui faire comprendre qu’elle aurait dû le remercier? S’il s’était arrêté là, Gabriela aurait peut-être consenti, après avoir déversé toute sa haine, bien entendu, à lui offrir un maigre remerciement, mais la suite des paroles du jeune homme anéanti tout espoir de politesses. Prenant sa voix masculine, Farell répondit à sa première phrase avant de reprendre à nouveau une voix féminine (qui se voulait une horrible imitation de la voix de Gabriela) et suggéra le déroulement d’une soirée cauchemardesque. Jones baissa les paumes et serra les poings, de chaque côté de ses hanches, sans détacher son regard assassin du visage rieur du criminel.

Cet homme se trouvait drôle? Il n’y avait rien de drôle à suggérer qu’une femme devait offrir son corps pour service rendu! Piquée au vif, Gabriela siffla, entre ses dents, un faible, mais parfaitement audible « Sale macho! ». Le ton humoristique de ces paroles ne faisait qu’accroitre la colère de Jones qui ne supportait pas l’ironie, le sarcasme ou toute autre forme de moquerie… Si elle était du genre de femme à se laisser aller à une impulsion, Gabriela aurait probablement effacé le sourire du visage de Shaughnessy à grand coup de poing, tel que lui avait enseigné son père, mais heureusement pour tous deux, elle gardait habituellement son sang-froid. En fait, maintenant qu’elle y pensait, c’était la première fois de son existence qu’une personne arrivait à la rendre de si mauvais humeur. Un psychologue aurait certainement beaucoup de choses à dire sur le sujet…

Alors que Gabriela réussissait à se maîtriser physiquement (puisque mentalement, Farell gisait déjà dans son sang), l’objet de sa rage tourna les talons et ramassa la batte. Pour la première fois depuis de longues minutes, Jones baissa les yeux et expira son trop plein d’émotion; elle devait se souvenir qu’elle était en mission et se chamailler avec ce moldu n’en faisait pas partie. Découragée par la difficulté affective que lui faisait subir cette mission et épuisée par ce qu’il venait de se passer, Gabriela senti des larmes indésirables lui bruler les yeux; le départ du criminel de bas étage lui permettrait de rentrer chez elle plus tôt, de se soigner et de réparer la voiture de son paternel avant de se faire couler un bain chaud pour se reposer. Voilà, Gabriela devait simplement avoir besoin de repos.

La jeune femme redressa la tête et son regard croisa celui de Farell. Que faisait-il encore là?

« Allez! Venez! Je vais pas vous laisser vous vider de votre sang sur le trottoir. Après, on retrouverait votre cadavre. Viendrait les flics, les journaleux et ça sera le merdier dans tout le pâté de maisons! »

Trop, c’était trop! Gabriela étouffa un rire faussement joyeux : « Non, mais pour qui vous prenez-vous? Pensez-vous réellement que je vais vous suivre dans votre trou à rat de logement après tout ce que vous venez de dire? ». Jones passa à nouveau une main dans son visage, oubliant qu’il était lacéré par du verre : « P****n! », fit-elle, de plus en plus en perte de contrôle de ses émotions. Elle devait frapper quelque chose. Gabriela pivota légèrement vers la voiture de papa Jones et donna un coup de pied sur sa roue, comme si la pauvre voiture n’avait pas été suffisamment malmenée pour la soirée. Cela faisait un bien fou et lui permettait de mettre de l’ordre dans ses idées. Bien qu’elle n’ait aucune envie de suivre Farell, pénétrer dans son habitat lui permettrait de mettre la main sur une tonne d’informations qu’elle pourrait ensuite transmettre à son supérieur… Était-elle vraiment en train de considérer positivement la proposition de cet homme? Que ne ferait-elle pas au nom de son travail...

D’une voix lasse et désabusée, la jeune femme dit : « Je ne me viderai pas de mon sang… Et puis vos flics mol…, les flics viendront quand même lorsque quelqu’un signalera la présence de cet homme… », Gabriela désigna le corps inerte du vandale, toujours inconscient au sol, « … mais rassurez-vous, je doute que les journalistes se déplacent pour cela! ». Encore une fois, Gabriela démontrait qu’elle ne comprenait rien aux plaisanteries et à l’exagération. De plus, annoncer en préambule qu’elle devrait coffrer Shaughnessy et ensuite parler de la police d’un air détaché pouvait porter à confusion pour le moldu, mais la jeune femme n’y porta pas plus d’attention.

Jones soupira. Elle s’apprêtait à commettre une erreur, elle le savait, mais si elle voulait mettre fin le plus rapidement possible à cette mission désagréable et humiliante, avait-elle réellement le choix? Gabriela se racla la gorge : « Si vous pouviez seulement me donner quelque chose pour nettoyer mon visage, je l’accepterais. Je ne peux pas m’éloigner de la voiture dans cet état, elle attirerait trop l’attention, et je dois faire quelque chose de lui… », dit-elle en baissant les yeux sur son agresseur. Une pensée se matérialisa dans l’esprit de la jeune femme : Pendant que Farell s’éloignerait, Gabriela pourrait réparer la voiture et se soigner magiquement avant de disparaitre et laisser cet imbécile s’occuper du corps inerte du vandale… Non. Elle devait trouver une solution pour rester et récolter le plus d’informations sur lui! Elle soupira à nouveau, quel enfer!



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