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 Need to get a ride ▬ Mateo

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MessageSujet: Need to get a ride ▬ Mateo   Mar 4 Sep 2018 - 22:52

Need to get a ride
Mateo & Enzo


■ Mardi 6 Octobre 2015 ■

Fin de matinée
(Heure Norvégienne)

Je ne peux pas tellement dire que je connais la Norvège puisque jusqu’ici je n’ai pas vraiment bougé en dehors de la propriété où vivent Leiv, Isma et Adrian par alternance. Pour autant, le peu que j’en ai vu est plutôt du genre à vous coller des étoiles dans les yeux et pour peu que vous soyez un amateur de nature je pense que cet endroit du globe peut rapidement devenir le paradis. Des lacs, des forêts, je ne parle pas des Fjords et donc de l’océan, des étendues sauvages à perte de vue et mon lieu de vie actuel est littéralement perdu au milieu de tout ça.
Depuis que j’ai recommencé à courir j’en découvre un peu les contours chaque matin et le calme environnant permet réellement de trouver une certaine paix de l’esprit – autant dire que c’est exactement ce dont j’ai besoin. Hier j’ai croisé une femelle élan avec son petit entre autres petits mammifères et ongulés, ce matin un renard m’a observé pendant un moment sans doute pas trop certain de ce qu’il sentait émaner de moi, je sais qu’il y a des loups un peu plus haut dans le pays et je compte bien renouer un peu plus avec l’océan dès que je le pourrais histoire de voir quel genre de mammifères marins je peux trouver dans ces eaux glaciales.

Bref, oui, c’est le paradis.
Mais ça n’est pas chez moi.

De mémoire j’ai toujours procédé comme ça. Peu importe où j’étais je me trouvais un spot rien qu’à moi où je venais me poser quand j’avais envie d’être seul, dans le calme, ou quand mes idées étaient un peu tristes et noires. Ce matin c’est un peu le cas, alors au lieu de m’enfermer dans ma chambre pour bosser j’ai préféré aller faire un tour après le petit déjeuner. Wax a voulu venir mais étant donné l’endroit où je me trouve c’est catégoriquement non. Les jambes dans le vide, je suis assis au bord d’un promontoire fait d’énormes roches qui domine la vallée et le Fjord. Il y a du vent, je me caille les miches tassé sur moi-même dans mon gros sweat à capuche que m’a offert grand-mère et l’écharpe qui me vient d’Amelya, mais au moins je me concentre un peu sur autre chose que mon dernier cauchemar en date : Ma mère qui me traite de monstre, encore, en me balançant un sort qui creuse des entailles partout sur l’intérieur de mes bras, se propage sur le reste de mon corps, et alors que je me vide de mon sang et que j’appelle à l’aide, tout ce que je vois c’est le dos de mon père incapable de se retourner pour regarder son fils droit dans les yeux. Joie.
Ça s’espace, j’ai l’impression que certaines nuits sont plus calmes - probablement en grande partie grâce aux potions calmantes que je bois tous les soirs avant de dormir - mais j’en peux plus d’avoir cette image d’eux dans la tête, une image complètement fausse. Parfois ça me met en colère, d’autre ça me rend profondément triste, passés ces deux sensations c’est la détermination qui se pointe après une heure ou deux dans le silence le plus total.

Ça ne peut plus durer.

Mes doigts glissent lentement sur les lignes de mon tatouage qui aujourd’hui représente une sorte de conflit intérieur à mes yeux car mon rapport à ma Lycanthropie a été secoué lui aussi, puis l’impulsion. Les yeux fermés, je prends une profonde inspiration et pousse sur mes bras pour me relever. Direction la maison, des pensées plus réelles et plus douces dans la tête. William qui a pris un an de plus hier – et qui n'a pas fini d'en entendre parler puisqu'il devient officiellement mon p'tit vieux – la même chose pour Jill quelques jours plus tôt, Wax qui apprend vite, Adrian qui va sans doute me demander de continuer à lui apprendre à lancer le boomerang dès qu'il revient, la soirée avec les copains vendredi soir même si quelque part j'appréhende un peu, l’Amazonie avec Ora dans quelques temps je l'espère, les lettres qu’on échange avec Keza, celles avec Derek qui me rassurent et me permettent de retrouver mon frère d'une certaine manière en attend de le récupérer en chair et en os, les conneries que m’envoie Caem régulièrement et Mateo a qui j’envoie un sms sur le chemin pour lui demander ce qu’il fait aujourd’hui – même s’il ne le recevra que dans quelques heures étant donné le décalage horaire. Sauf s’il est au Royaume-Unis pour une raison ou une autre – parce que j’ai un truc à lui proposer.

Oui, un truc hyper indécent comme il les aime, parfaitement.

« J’veux y aller. »

Et à présent c’est devant Ismaelle que je me plante alors qu’elle s’occupe d’un des Abraxans dans l’énorme grange qui borde le potager tout aussi large. Un sourcil arqué, elle me regarde sans comprendre alors je lui précise le fond de ma pensée de manière franche bien qu’un peu fébrile.

« Chez le Psychomage. »

La petite étincelle dans son regard ne m’échappe pas, pas plus que la pointe d’angoisse que je ressens au fond de moi, mais c’est ce que je veux. Je veux qu’on m’aide à me sortir ces horreurs de la tête parce que tout seul je n’y arrive pas. Et je suis prêt à n’importe quoi pour ça et Merlin sait qu'il y a du boulot. Pour ça, mais pas seulement.

Elle m’offre un sourire plein de tendresse et choisi l’option qui me va le mieux : Ne pas en faire des caisses.

« On va te prendre rendez-vous. »

A peine trois secondes plus tard les deux chiens débarquent dans un concert de jappements tandis que Lune, perchée sur un des pans du box à hauteur d’Orage les toise avec mépris.

Et ça me fait sourire.

Aux alentours de minuit
(Heure Norvégienne)

Après midi tranquille, ponctuée de bricolage, d'un peu de sommeil, de temps passer avec Isma à l'aider pour des trucs manuels ou m'occuper des Créatures et des chiens. Mais dans ma tête et mes jambes, des fourmis, une impatience. C'est pas l'appel de la forêt cette fois mais celui de l'océan, de ma maison, de certains de mes repères abandonnés depuis de longues semaines maintenant. Et ce besoin de bouger, de voir autre chose, de changer d'air même si j'adore cet endroit. J'ai passé mon été à me balader sur divers continents, y compris sur le mien, et même si je sais que c'est pour mon bien de rester ici pour le moment, j'ai parfois le sentiment d'être un malade a qui on rend visite. Sans que ce ne soit de la faute de personne il arrive que ça me pèse, que ça me frustre, et je sens bien que l'appel du large se fait sentir certains jours plus que d'autres. Je pense que c'est d'ailleurs en partie pour ça que j'ai demandé à Mateo de m'accompagner chez moi, officiellement pour ramener des affaires mais pas seulement. Et pour ça aussi, entre autres, que j'ai proposé à Will qu'on aille y passer le weekend tous les deux même si à vrai dire j'ai autre chose qui commence à me trotter dans la tête depuis quelques heures ... Ne pas se précipiter, prendre le temps, je sais ... Mais parfois j'étouffe et j'ai besoin de voir autre chose, ressentir plus intensément, juste ... avoir le sentiment que je peux reprendre ma vie là où je l'ai laissé même si c'est loin d'être simple et que certains jours sont plus difficiles que d'autres.

Tout est calme, la nuit est froide et silencieuse. Assis sur les marches de la terrasse, capuche d'un gros sweat sur la tête, je regarde les étoiles avec un sourire absent sur le visage. Leiv et Isma sont couchés depuis un moment, les deux chiens dorment l'un contre l'autre près du feu qui s'éteint tranquillement dans la cheminée. Il fait froid, le ciel est clair, très dégagé, je m'amuse à fermer les yeux parfois pour accentuer l'acuité de mon ouïe dans le but de percevoir jusqu'au grignotement du mulot qui vit sa vie innocemment dans un coin sans se douter que le prédateur blanc comme la neige posée tant bien que mal sur mes épaules pourrait mettre un terme à son existence en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Hiboux, chouettes, j'arrive à isoler le chant d'Okar qui chasse et profite de sa nouvelle retraite. Un peu plus loin, c'est le bruit de l'eau du Fjord que je perçois.

Puis une sorte de « ploc » familier qui ne me fait pourtant pas ouvrir les yeux. Mon sourire, lui, s'élargit à mesure que j'entends ses pas fouler l'herbe dans ma direction. Et une fois que je suis certain qu'il est suffisamment près pour entendre ...

« T'es pas v'nu avec ta mère, j'suis déçu. »

J'ai peut-être perdu un paquet de kilos et sûrement des cases dans ma tête mais pas d'bol, mon humour de merde et mon tempérament de sale gosse sont toujours là ... Tu me pardonneras instantanément quand t'auras vu le lever de soleil qui nous attend là-bas, crois moi.


   
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