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 [Flashback] Young blood, never stop smiling ▬ Diane

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MessageSujet: [Flashback] Young blood, never stop smiling ▬ Diane   Ven 24 Aoû 2018 - 12:52

[Flashback] Young blood, never stop smiling
Diane & Enzo


   
■ Vendredi 22 Mai 2015 ■

   
Au petit déjeuner

« Je crève la dalle ! »

Fait. Même pas le temps de m’assoir que je rempli déjà mon assiette et enfourne une brioche directement dans ma bouche sans passer par la case « Bonjour ! Ça va les gars ? Bien dormi ? ». C’est bien un soupir de soulagement et d’aise que je pousse en posant mon séant sur le banc tout en dégustant ces calories tant désirées. J’étais bien où j’étais et j’avais absolument pas envie d’en sortir – sécher les cours n’aurait été un problème ni pour lui ni pour moi mais l’appelle de l’estomac c’est autre chose. Même après la douche j’ai encore son odeur sur moi, imprégné, et ça me fait ronronner.

« Tu m’étonnes … »

Caem et Mateo me regardent tous les deux, je ne réalise que maintenant leur sourire en coin et le mien, purement innocent, celui du gosse trop content qui a du mal à retenir sa joie d’exploser, se pointe aussi sur mon visage.

« Quoi ? »
« Genre. Fais pas l’innocent Ryans. »

Un peu que je vais faire l’innocent.

« Alors ? »
« Alors quoi ? »
« Non mais regarde toi sourire là ! »

J’éclate de rire, j’arrive pas à faire autrement, manquant de m’étouffer au passage et calmant ma toux avec une gorgée de jus de citrouille.

« Alors c’est officiel ?! »

Encore un peu de suspens, pour la forme, et j’arrive pas à retenir ce putain de sourire. Celui du mec heureux, qui plane après un bon gros shoot de bonheur. Et oui, j’suis comme ça moi, un mec sensible aux allures de grosses brutes du haut de son mètre 90. Surtout un mec complètement sur un nuage après une nuit vraiment géniale. C’était loin d’être la première passée ensemble mais … c’était différent, c’est tout.

« Oui. Content ? »
« Bah ouais. Surtout que je gagne mon pari. »
« Bande d’enfoirés ! »

Faussement outré je suis, mais vraiment maqué, ça oui.

« Vous en avez mis du temps. Et tu viens de me faire perdre un galion symbolique. »
« Désolé Bro’. Fallait me prévenir, on se serait arrangés. »
« Toi t’as la face du type qu’a passé une nuit plutôt bonne en tout cas. »
« C’était trop bien. »
« Espèce de romantique. »
« Tu veux que j’te raconte en détails ? »
« Non ! »

#

Pause du midi

« Vous êtes complètement cinglés les mecs. »
« True story. Tu chronomètres ? »
« Ouaip. »

Je retrouve mes deux compères et comme on est des garçons pleins de bon sens on n’a rien trouvé de mieux que de sortir les skates et de faire un énième concours débile. Cette fois ça implique les escaliers, qui naturellement se déplacent … Et donc naturellement ça se fini en drame quand Mateo et moi on se percute sur un palier et qu’on s’éclate la gueule par terre. Ça fait mal, on va pas se mentir, mais bien évidemment on se marre comme des cons en restant sur le sol mode étoiles de mer alors qu’un peu plus haut Caem nous regard mi-dépité, mi-amusé. Monsieur le Sage. A nous trois, tous différents, on forme une belle équipe et je l’aime, cette équipe.

Un sifflement nous met les sens aux aguets, il vient du Russe, à peine trois seconde plus tard …

« Ryans ! Vargas ! »
« Oh putain. Dispersion ! »

… c’est le lâché de volailles. On se relève tant bien que mal, toujours morts de rire, et chacun part en courant de son côté le skate sous le bras. Dans le fond on s’en fout de se faire chopper, tout ça c’est plus pour la petite montée d’adrénaline que ça provoque et le challenge.
A l’heure actuelle je sais pas s’il s’est fait attraper mais connaissant l’oiseau j’en doute. Pour ma part, rien à signaler, et c’est en boitant mais le sourire aux lèvres que je remonte vers les Tours. Je crois que je me suis cogné le genou contre le sol, le coude aussi, et mon avant-bras droit est complètement écorché sur une bonne vingtaine de centimètres. J’ai bien l’impression que mon poignet commence à gonfler, aussi. Mais on est des gros durs nous, on n’a jamais mal … Si, bien sûr que si, mais notre inconscience et notre joie vivre qui résulte de ce genre de moments nous fait prendre ça avec des rires plus que des pleurs. Je me demande dans quel état il est, l’adrénaline me quitte et je commence à ressentir la douleur un peu plus fort. Mon corps se brise entièrement deux fois par mois alors c’est sûrement pas ça qui va me faire tourner de l’œil mais je ne suis pas un surhomme pour autant même si mon corps récupère vite grâce à la Lycanthropie.

Et puis il y a ce regard que je sens se poser sur moi, ses yeux que je croise quand je relève la tête et le sourire amusé que je lui adresse.

« Salut. »

Réflexe relativement idiot puisqu'on a passé la matinée dans les mêmes salles de classe mais peu importe.

Diane. La douceur incarnée. Elle et moi c’est un peu le jour et la nuit – même si je peux aussi me montrer très doux, ce qui en réalité m’arrive très souvent parce que ça fait partie intégrante de mon caractère même si je ne le montre pas à tout le monde – mais le feeling s’est installé tranquillement entre nous. On est dans la même classe cette année. Je redouble ma 6ème et elle y est entrée en septembre donc on s’est découvert tout au long de cette année bientôt terminée. Elle fait partie de ces personnes qui pousse mon côté protecteur à se manifester et de son côté, je ne compte plus vraiment le nombre de fois où elle m’a rafistolé parce que je ne tiens pas en place, que je prends des risques à  la con exactement comme je viens de le faire. Et d’ailleurs ça m’amuse, son regard et son sourcil arqué par la surprise m’amuse, parce qu’on sait très bien comment ça va se terminer tout ça : Juste par un moment tranquille passé ensemble, comme ça, à discuter de tout et de rien pendant que ces aptitudes pour la médicomagie soulagent le mal que je me suis infligé tout seul comme un grand.

« Si tu te poses la question, oui, je fais ça uniquement pour attirer ton attention et que tu t’occupes de moi. »

Bien sûr que non, elle le sait aussi bien que moi mais sourire de sale gosse sur le visage, toujours un peu charmeur je le confesse, je suis fier de ma connerie.


   
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MessageSujet: Re: [Flashback] Young blood, never stop smiling ▬ Diane   Sam 25 Aoû 2018 - 21:06

La journée filait avec une lenteur exaspérante. C'était compliqué de trouver encore une fois l'envie de marcher d'une salle de classe à l'autre, de ne pas se laisser aller à rêvasser pendant les cours qui t’intéressaient le moins. Marcher, s'asseoir, écouter, noter quelques devoirs. Se perdre un instant avant que la boucle infernale ne recommence. Jour après jour, mois après mois, année après année. Mais tu tâchais de montrer l'exemple, te comporter en brave petite Serdaigle comme tu savais si bien le faire. Être là quand il le fallait mais également absente lorsque le besoin s'en faisait ressentir. Et ce n'était pas bien dure, presque même... amusant ?

Cette journée en tout cas ne l'était pas.

Monotonie écrasante. L'heure du repas te fis retrouver les bavardages polis de tes compatriotes qui mangeaient calmement sans hurler comme aux tables d'à côté. Tu te disais avoir de la chance d'être tombée dans cette si belle maison qui te faisais épargner l'impression d'être assise au milieu d'animaux. Ton regard caressais les visages des petits bleus et bronzes d'un air presque maternel en verifiant discrètement que personne ne manqua de rien.

Reportant le visage à ton assiette, tu commenças à porter les aliments vers tes lèvres sans te presser avant de te lever pour quitter le brouhaha de la grande salle. Les bruits parasites n'avaient jamais étés pour te plaire. L'une de tes camarades te décocha un regard interrogateur mais tu lui fis comprendre que tu ne l'attendrais pas et filas silencieusement vers les escaliers. Elle ne t'en voudra pas, elle avait prit l'habitude que tu ais besoin d'un espace à toi.

Tes pas te firent monter sans que tu ne saches vraiment dans quel but. Une fenêtre attira ton regard et tu t'y arrêtas un instant pour admirer la vue du parc en cette belle journée de printemps. Le sourire aux lèvres, tu entrepris de te diriger vers les tours pour observer un plus beau panorama, peut-être de quoi nourrir ton imagination une fois seule dans ton dortoir. L'envie d'une autre vision que celle que tu avais chaque soir. Mêler les couleurs avec un peu d'eau semblait arriver sans cesse à des résultats si beaux. À quoi bon se priver de nourriture pour regard.

Le calme régnait en maître, ça te faisait un bien fou après la cohue des élèves. Une pause dans la pause en somme. Enfin, pas tout a fait. Tu vis un jeune homme débouler sans gène dans ta bulle de tranquillité. Armé d'un skate, il releva la tête avec un sourire amusé qui ne pouvait appartenir à personne d'autre.

__ Salut.

Tu ne savais si ton devoir était d'abord de t’énerver ou de rigoler. Les deux semblaient se prêter parfaitement à la situation mais ce fut une simple moue mi-étonnée mi-amusée qui prit place sur ton visage. Quel idiot celui là alors !

Le premier choc de la surprise passée, tu te mis à détaillé plus sérieusement le jeune homme. Il était vraiment mal en point – pour changer. Il fallait croire qu'à chacune de vos rencontre, il trouvait le moyen de se casser quelque chose de nouveau. Ce n'était de toute façon pas comme si cela te dérangeait de le rafistoler un peu de temps en temps. Ça t’entraînait et puis il n'était pas bien méchant, tu aurais peut-être même été jusqu'à prétendre que sa compagnie t'étais agréable mais cela bien sûr, tu n'aurais su le formuler correctement.

Tu gardais ton sourire aux bouts des lèvres tout en sortant ta baguette.

__ Si tu te poses la question, oui, je fais ça uniquement pour attirer ton attention et que tu t’occupes de moi.

Ben voyons. Tu levais les yeux aux cieux.

__ Tu es absolument incorrigible !

Et ce n'était même pas un mensonge. Pouvait toujours bien s'y essayer le fou qui prétendrait pouvoir assagir le Gryffondor. Ton regard glissa une nouvelle fois vers son skate.

__ Ne me dis pas que...

Tu soupiras un instant en secouant la tête avant de laisser échapper un doux rire résigné. Ça ne servait à rien de se poser la question.

__ Bon, donne moi ton bras avant que ton sang ne tâche toute l'école.

Tu tendis ta main dans sa direction. Tu espérais qu'il n'ait pas déjà tracée une piste de gouttes rouge trop repérable, le garçon venant sans doute de faire une stupidité  monumentale, un responsable du règlement n'allait sûrement pas tarder à intervenir. Il avait vraiment un certain talent pour s'attirer des ennuis.
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MessageSujet: Re: [Flashback] Young blood, never stop smiling ▬ Diane   Lun 27 Aoû 2018 - 13:49

« Tu es absolument incorrigible ! »

Je plaide coupable, et le pire dans tout ça c’est que j’en suis fier. Vous savez, la fierté du p’tit con qui est déjà en train de penser à la prochaine connerie qu’il pourra faire, de celles qui font tourner les autres au maximum en bourrique.
Mais jamais avec un mauvais fond, on doit au moins me reconnaitre ça. Je peux être un véritable connard avec les personnes que je n’apprécie pas mais je ne suis jamais celui qui mord le premier – sans vouloir faire de vilains jeux de mots. Oui, je suis un mec bien, avec des défauts comme tout le monde et ça m’arrive de déraper parfois là encore comme tout le monde, mais je suis un mec bien.

Et ça j’y tiens.

« Ne me dis pas que... »
« Que je suis une tête de pioche de Gryffondor ? Apparemment. »

Comme quoi, même si le Choipeaux a  longuement hésité parce que c’était sans doute méchamment le bordel dans mon esprit le jour où on me l’a posé sur la tête, il ne s’est pas trompé. Je n’en retire aucune fierté, je ne suis pas spécialement attaché à ces histoires de maisons et si je dois être chauvin ou compétitif c’est en général bien plus facilement en rapport avec ma nationalité ou les sports que je pratique mais ça n’a pas la moindre espèce d’importance. Je suis effectivement une tête de pioche de Gryffondor et je le vis bien. En plus le rouge ça me va bien au teint il parait.

« Bon, donne-moi ton bras avant que ton sang ne tâche toute l'école. »

J’ai failli répliquer qu’une fois de plus ou une fois de moins … Mais je me suis abstenu. Parce que l’ambiance est légère et que l’espace d’une seconde mes pensées ne l’étaient plus. Disons qu’elles ont dérivé de manière plutôt cynique vers certains souvenirs mais je préfère me concentrer sur sa propre allusion à elle. Effectivement, à force de faire n’importe quoi, j’ai probablement perdu quelques centilitres d’hémoglobine sur le pavé au cours de ces dernières années quoi qu’il arrive.

« Oui Madame. »

Je ne peux pas m’empêcher de sourire comme un sale gosse en arborant un air angélique, je sais que ça me rend à la fois insupportable mais plutôt attachant pour contrebalancer – non ? Mais si – alors même si je me prends un coup dans l’épaule ou n’importe où ailleurs ça ne sera pas avec force et réel agacement.
Je lui tends mon bras, sage et obéissant, sachant que je pourrais simplement me passer ça sous l’eau et me débrouiller ou faire un détour par l’infirmerie, voir montrer ça à Caem ou même à William, mais l’idée de passer un peu de temps avec Diane me plait. Tout simplement. Elle est d’un calme apaisant qui fait du bien, ce genre de tempérament vous tranquillise le plus dissipé du coin je vous assure et ça se ressent immédiatement dans mon comportement. Mes épaules s’affaissent un peu, mon rythme cardiaque se ralentis et l’adrénaline, l’excitation, retombent pour me laisser simplement … Oui, tranquille.

« Comment va la vie Mademoiselle Silver ? »

Question posée sans provocation ni arrière-pensée, simplement par curiosité et intérêt. On vient du même monde tous les deux, je ne sais pas si ça rapproche mais il y a des choses pour lesquelles on peut se comprendre. Au-delà de ça, c’est une question générale. Sa vie, son quotidien, les cours, ses amis, etc … Et puis ça ne m’a pas échappé qu’elle semblait avoir la tête ailleurs avant que je ne débarque comme une brute dans son espace vital et sa petite bulle.

Elle y répondra si elle en ressent l’envie, je ne me formaliserais pas si ça n’est pas le cas.
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MessageSujet: Re: [Flashback] Young blood, never stop smiling ▬ Diane   Mer 12 Sep 2018 - 21:32

Toi tu gardais sur les lèvres ce doux sourire qui voulais faire croire que de lui tu avais déjà tout vu, tout compris, que – non, sincèrement – plus rien ne pourrait jamais t'étonner venant de sa part. Faux. Affirmation erronée. Jusqu'à la moindre de ses paroles pour t'émerveiller. Découvrir avec curiosité la frontière si grande qui semblait réussir à vous séparer. Ou du moins à vous différenciez, faire de vos manières de réciproques étrangetés. Mais il avait dans le regard une goutte de malice capable de te ressourcer. Se sentait-il bien en ta présence comme il illuminait simplement un instant de ta journée ? Peut-être était-ce cela un aperçu – comme un fragment – de l'amitié. Ça avait toujours fait du bien de le croiser.

__Oui Madame.

Et ton air sévère semblais l'amuser. Tu lui attrapas le bras avec délicatesse parce quand dans ces moments il n'y avait plus grand chose d'autre que la blessure qui arrivait à compter. Enfermement instantané dans ta bulle de concentration, de sécurité. Tu n'avais pas envie de te tromper même si la peur d’aggraver se trouvait presque toujours dépassée. La vue du sang, des os et de la douleur physique n'avais jamais réussis à t'effrayer. C'était quand tout se chamboulait à l’intérieur ou que la machine n’émettait plus le moindre signal que tu te retrouvais seule, les mains vide, le cœur torturé. Inspiration. Expiration. Ne pas te laisser emporter dans tes pensées. Panser blessure, penser suture. Il fallait exister.

__ Episkey !

C'était l'enfance de l'art. Le sang qui disparaissait, la plaie qui se refermait, pratiquement indolore. Une formule de base que tous se devait de connaître, du moins de ton point de vue. Sans doute aussi l'une des premières que tu avais apprise jusqu'à la maîtriser parfaitement. Ça rappelait des souvenirs et des nuits blanches, des premières fois avec la médicomagie qui rendait presque nostalgique. La tristesse un peu aussi parfois de voir cela comme une rencontre unique. Les êtres humains aussi pouvait être bien, il ne fallait pas que tu l'oublies. Cessez de penser trouver dans les livres la meilleures des compagnies.

__ Comment va la vie Mademoiselle Silver ?

La question flotta un instant autour toi sans t'atteindre. Tu pris un instant pour l'analyser tout en regardant attentivement le garçon en face de toi ; il était bien amoché. Tu avais peur de louper quelques choses, tentant de faire au plus urgent pour que rien ne deviennent irréparable. C'était de la belle magie.

__ Mieux. J'ai eu peur.

Et tu avais maintes fois eu du mal a comprendre comment l'insouciance parvenait à le rendre heureux en ces temps de troubles alors que les événements te brisaient de l'intérieur sans même effleurer ton masque. Tu ne faisais pas exprès. Sans doute ne savais-tu simplement pas si tu vivais dans un autre monde ou au cœur de l'existence même. C'était des questions inutiles. Ne pas montrer était – inconsciemment – un atout, de toute façon. Peut-être un apprentissage développé par la vie de la noblesse où l'art de paraître semblait de si haute importance. Tu n'en savais une nouvelle fois trop rien.

__ Est-ce nécessaire ? Parfois...

Petite pause. Tu le regardas de tes yeux bienveillant comme pour tenter de le sonder.
De haut, en bas. Rassurée de voir qu'il existait vraiment. Tu avais gardé son bras dans ta main. Ce n'était pas un tour de ton imagination.

__ Parfois je me demande comment tu fais pour exister avec un si grand bonheur.

Pas une reproche, ni un jugement, c'était ce qu'il se dégageait de lui. Sûrement y avait-il une face cachée à cette si belle qualité. Voulais-tu la découvrir ? Rien n'était moins sûr. Ça te faisais du bien parfois d'idéaliser. Tu pris le poignet gonflé du garçon et tenta de le faire bouger le plus délicatement du monde.

__ Y a-t-il des mouvements que tu es incapable de faire ?

Tu espérais quand même pour lui que ce n'était pas cassé.
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MessageSujet: Re: [Flashback] Young blood, never stop smiling ▬ Diane   Ven 14 Sep 2018 - 21:05

« Mieux. J'ai eu peur. »

Peur ? Pour moi ? Je ne sais pas, c’est peut-être autre chose ou delà de ça mais dans un premier temps ça m’étonne, ensuite je me sens légèrement coupable. Suis-je réellement insouciant ? Inconscient d’un danger que je ne mesure pas ? J’ai toujours fonctionné comme ça sans avoir le sentiment que cette recherche d’adrénaline ce soit accentuée ces dernières années mais peut-être que je rate quelque chose. Et peut-être que c’est parfois trop aux yeux des personnes qui tiennent à moi auxquelles je ne pense pas réellement lorsque je prends ces fameux risques.

Même ma mère n’a pas réussi à atténuer ça, elle aurait sans doute été la seule à pouvoir y prétendre sur le long terme.

« Est-ce nécessaire ? Parfois... »

Ses mots restent en suspens, je ne bouge pas d’un centimètre, ne me dégage pas de sa prise et l’observe sans rien dire. Sa réaction m’interpelle, m’inquiète presque sans que je saisisse réellement pourquoi. Je ne considère pas avoir fait quoi que ce soit de mal mais j’ai pour l’impression d’avoir une part de responsabilité dans son état, d’en être peut-être le déclencheur, la détente, et ça ne me plait pas. Diane fait partie de ces personnes qu’on n’a pas envie de savoir en souffrance pour une raison ou pour une autre.

Même si entre ces murs, évidemment, c’est compliqué.

« Parfois je me demande comment tu fais pour exister avec un si grand bonheur. »

C’est comme une claque cette fois, un semblant de culpabilité, jusqu’à retrouver la raison et me dire que rien ne cloche chez moi, que je ne fais rien de mal en continuant de sourire, de profiter de la vie malgré les ombres qu’elle nous fait affronter régulièrement. Ces ombres, je les affronté plus que de raison, je les connais, j’ai même été l’une d’elles.
Aujourd'hui j'arrive à voir de la lumière à travers cette obscurité latente. Je la trouve dans des petites choses du quotidien, dans des personnes, juste des instants sans grande prétention ou bien je la provoque. Voir la jeune femme aussi perdue, fragile, en toute honnêteté ça me fait mal au cœur. J'aimerais lui transmettre un peu de ça, un peu de ma capacité à … exister dans un si grand bonheur comme elle le dit. Loin d'être un faiseur de miracle, j'en ai pas du tout la prétention, mais je pense être suffisamment « doué » pour lire les gens et leur tirer des sourires. Essayer, en tout cas.

« Y a-t-il des mouvements que tu es incapable de faire ? »
« Non ça va, tout à l’air de fonctionner correctement. Merci beaucoup. »

Les gestes sont lents, calmes, ma voix se fait plus douce et du sale gosse un peu trop vif qui aime faire le malin je me transforme en garçon posé, attentif, prévenant et concerné.

« Grâce à toi je suis comme neuf, tu vois ? Tout va bien. »

Je lui offre un sourire tranquille, fait tourner mon poignet pour accompagner mes mots et regarde mon bras qui n’a plus aucune trace de ce que je viens de lui faire subir.

Un léger silence s’installe entre nous, un soupir m’échappe et je retrouve son regard avec un certain sérieux. Parce que je le sens, je le vois, si elle a eu peur ça ne tient pas qu’à mes blessures. Il y a quelque chose qui flotte dans le fond de son regard que je trouve à la fois inquiet et … triste ?
Je me permets de l’observer en essayant de ne pas paraitre trop intrusif et m’interroge, me demande ce qui peut la tracasser à ce point-là, si c’est quelque chose de général ou bien un truc plus précis, une raison particulière.

« Est ce que ça te dit que j'essaie de te montrer comment je fais pour « exister avec un si grand bonheur » ? »

Je pourrais faire le mariole, sortir mon charme de branleur pour lui tirer un sourire, au lieu de ça je choisi l'option douceur et calme en suivant simplement mon instinct.
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MessageSujet: Re: [Flashback] Young blood, never stop smiling ▬ Diane   

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