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 « The owls will carry our words. » | Elias & Caitlyn

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MessageSujet: « The owls will carry our words. » | Elias & Caitlyn   Dim 12 Aoû 2018 - 20:43

Début octobre 2015

Dans la forêt près de Bodø, Norway

Cinq jours. Ça faisait cinq jours, depuis qu’elle avait commencé à compter du moins. Cinq jours qu’elle avait passés dans son sac de couchage, n’en sortant que pour se nourrir ou pour faire ses besoins. Chaque jour, elle sentait ses forces lui revenir un peu plus, et elle savait qu’elle pourrait bientôt retourner travailler et recommencer à fréquenter ses semblables. Oui, bientôt, d’ici deux ou trois jours au maximum, elle serait guérie de ce mal étrange, de cette fièvre et de ces crampes douloureuses qu’il lui arrivait de ressentir encore parfois mais qui s’estompaient progressivement. Peut-être était-ce la rage, ou alors le tétanos, elle n’en savait trop rien mais elle avait hâte d’oublier tout ça.

Le soleil commençait à décliner dans le ciel, la nuit n’allait pas tarder à tomber. Difficilement, Caitlyn s’extirpa de son sac de couchage et sortit de sa tente pour rejoindre son coin cuisine. D’un coup de baguette, elle alluma le feu et entreprit de se préparer à manger, assise à même le sol, adossée contre le tronc d’un arbre. La fatigue la gagnait de nouveau, mais elle devait s’alimenter si elle ne voulait pas être réveillée par la faim. Alors elle mangea son repas, puis passa aux toilettes, se lava machinalement les dents et retourna se coucher.

Le lendemain matin, elle fut réveillée par des bruits et des mouvements anormaux dans sa tente. Se relevant brusquement, tous les sens aux aguets, elle brandit sa baguette devant elle, mais l’abaissa aussitôt en réalisant qu’il s’agissait de Rainbow qui semblait faire connaissance avec une autre chouette. À leurs pieds, une enveloppe en piètre état, amochée par leurs serres qui la piétinaient. Elle l’attrapa, caressant sa Chouette Rayée au passage, et l’ouvrit, la lisant aussitôt.




Elias Fletcher
Poudlard
Great Brittain



L’inconnue
Quelque part
Sur Terre


Salut toi,

Je ne sais pas trop si tu recevras ce message ou pas.
Je ne sais pas si tu pourras le lire, ou même si cela t'intéressera.
Je ne sais pas où tu es à présent, et la chouette pourra te retrouver, mais je suppose que si tu trouves ce mot-là, si tu le lis actuellement c'est qu'elle a bien fait son boulot, sinon, ça ne sera qu'un parchemin de perdu, rien de grave.
Je ne sais pas comment tu vas, mais j'espère que tout se passe bien pour toi dans cette nouvelle vie, et je voulais te dire qu'il ne fallait pas trop que tu t'inquiètes pour moi - et si tu ne t'inquiétais pas, je m'excuse de cet excès d'égo - : je vais bien, les cours sont plus difficiles que l'année dernière mais on s'y fait, je suis également toujours préfet. Bref, rien de nouveau sur la lune.

Je pense beaucoup à toi, mais ce n'est pas la peine d'essayer de me joindre.
J'espère que ta nouvelle vie t'emplit au moins de joie et n'oublie pas, malgré tout, tu es une fille géniale et tu peux réussir tout ce que tu entreprends.


Elias


(c) sobade.


Tout en lisant la lettre de Elias, emmitouflée dans son sac de couchage, Caitlyn avait senti les larmes lui monter aux yeux et elle les ravala en souriant doucement. Que n’aurait-elle pas donné pour qu’il soit là auprès d’elle, pour que n’importe qui soit là, la prenne dans ses bras, la berce, la réconforte. C’était elle qui avait choisi de vivre ainsi, comme une ermite, et cela lui avait fait beaucoup de bien, mais recevoir du courrier la rappelait soudain à l’évidence de la solitude dans laquelle elle se trouvait et qui lui pesait.




Lyn T.
Somewhere
Under the rainbow



Elias Fletcher
Hogwarts
Great Brittain

Lundi 05 octobre 2015


Salut Elias,

Ça fait beaucoup de "je ne sais pas" et je te demande pardon, je n’ai pas donné beaucoup de nouvelles, je ne suis pas très douée pour ça.

En tout cas, merci beaucoup pour ta lettre, la chouette a effectivement bien fait son boulot. Et arrête de dire des bêtises, bien sûr que ça m’intéresse et que je m’inquiète pour toi. Je suis vraiment soulagée d’apprendre que tu vas bien et que la vie suit son cours à l’école. Je croise les doigts pour toi et pour tes devoir d’élève et de préfet, je suis sûre que tu vas gérer.

Pour ma part, je vais bien également, même si c’est pas facile tous les jours. J’ai été un peu malade la semaine dernière, mais je pense bientôt pouvoir retourner travailler. J’ai trouvé un petit job dans une auberge ainsi qu’un logement, pas de grandes ambitions, je vis ma vie tout simplement et ça me plait bien !

Ça me fait plaisir de te lire, j’espère que tu continueras à m’écrire. Et excuse-moi de ne pas te donner beaucoup plus de détails sur ma vie, tu sais que ce n’est pas mon fort.

Gros bisous et à bientôt j’espère,


Lyn


(c) sobade.


Refermant son stylo, Caitlyn se relut. Inspirée, elle avait répondu à la lettre de Elias dans la foulée. Elle prévoyait de nourrir la chouette et de lui laisser le temps de se reposer pendant la journée, puis de la laisser repartir avec son courrier dans la nuit. Elle se leva ensuite, s’habilla, mangea un bout. Elle se sentait beaucoup mieux. Ça faisait une semaine jour pour jour que le loup l’avait attaquée, une semaine qu’elle n’était pas redescendue en ville et qu’elle était en arrêt maladie autoproclamé. N’étant pas déclarée, elle n’avait pas besoin de certificat médical, mais elle avait appelé les propriétaires de l’auberge pour les prévenir. Désormais, elle sentait qu’il était temps pour elle de revenir.


Dernière édition par Caitlyn Louise Twain le Ven 31 Aoû 2018 - 15:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « The owls will carry our words. » | Elias & Caitlyn   Mar 14 Aoû 2018 - 19:10

06 octobre 2015, Poudlard


Il venait d’arriver dans la grande salle et avait à peine eu le temps de poser ses fesses sur le banc pour prendre son petit déjeuner. Il avait encore un peu la tête dans le brouillard mais l’arrivée d’un hibou le fit sursauter. Il ne tarda pas à reconnaitre la chouette de Twain, il fronça les sourcils, surpris  mais c’était tellement bon. Il se dépêcha d’enlever la petite lettre de la patte de l’animal. Il ne savait pas trop ce qu’il allait pouvoir trouver à l’intérieur,  mais cela lui semblait comme un petit cadeau de Noël très à l’avance ! Elle lui manquait. Il déplia la lettre, presque comme si c’était un trésor et lut doucement la lettre pour bien profiter de chaque mot, de chaque « attention ». Il se passa une main dans les cheveux en essayant de réfléchir à quand est-ce qu’il pourrait lui répondre dans la journée. Probablement avant la pause déjeuner il aurait quelques minutes, il faudrait surtout qu’il fasse attention à ce qu’il disait pour que sa lettre puisse passer sans aucun souci, et surtout sans être surveillé. Il ne voulait pas leur faire d’affront tout comme il ne voulait pas mettre Caitlyn en danger.

Enfin, peu avant midi, il réussit à trouver quelques minutes pour écrire rapidement, se rendant compte à chaque mot à quel point il avait envie de lui dire qu’elle lui manquait, et qu’il l’aimait toujours, mais ça serait néfaste, inutile, dangereux. Alors il devait s’abstenir.





Elias Fletcher
Poudlard
Great Brittain



L’inconnue
Quelque part
Sur Terre


Salut toi,

JJe suis content que tu aies pu avoir mon message et que tu me donnes quelques nouvelles, je suppose que tu n’es pas trop loin vu le temps de réponse ! Merci pour les encouragements, ça me va droit au cœur !

Qu’est-ce que tu avais ?  Un virus ? Tu as pris froid ? N’oublie pas de te soigner et de prendre soin de toi  avant de retourner travailler, sinon ça risque d’empirer.  C’est cool que tu ais pu retomber sur tes pattes en trouvant un petit travail même si je me doute que c’est loin de tes ambitions d’origine. Est-ce que tu ne voudrais pas essayer de trouver une autre école, au moins pour finir ta scolarité ? Ou est-ce que c’est trop compliqué ? En tout cas tu as tout mon soutien, je t’aurais bien dit que l’on se verra aux vacances, mais je doute que ce soit possible. Malheureusement je ne peux pas t’aider plus que par la pensée de là ou je suis, mais je suis certain que certaines (oui je sais c’est redondant !) de tes anciennes connaissances, pourraient t’aider si tu en avais besoin.
Prend soin de toi, j’essayerai de te donner des nouvelles de temps en temps pour que l’on ne perde pas contact.

Amicalement,



Elias


(c) sobade.


Il aurait bien rajouté qu’il pouvait passer le bonjour à certaines personnes ici, si elle le souhaitait, mais il avait peur que cela la mette trop en danger si la lettre tombait dans les mauvaises mains. Il relut  plusieurs fois la lettre, il la trouvait un peu morne, manquant de sentiments, mais il ne savait pas comment faire pour qu’elle soit plus « personnelle », plus « mignonne » sans que cela soit trop. Il préférait jouer la prudence. Il soupira doucement, et se dirigea rapidement vers la volière afin de faire partir l’oiseau le plus rapidement possible.
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MessageSujet: Re: « The owls will carry our words. » | Elias & Caitlyn   Sam 18 Aoû 2018 - 19:06

Début octobre 2015


Dans la forêt près de Bodø, Norway

Il était 10h passées lorsque Caitlyn se réveilla, le lendemain. Une belle grasse matinée. Elle n’avait jamais été du genre à se lever aussi tard, elle était généralement debout avant 8h, lumière ou chants d’oiseau obligent. Mais elle était rentrée tard, la veille, et son corps avait encore besoin de repos, même si elle était assez en forme pour reprendre son travail. Les proprios avaient été heureux de la revoir et lui avaient posé des questions au sujet de sa santé, inquiets. Ils savaient qu’elle n’avait pas eu la vie facile, ça se voyait dans le bleu de ses yeux, ça se lisait sur les traits de son visage, et elle n’avait jamais vraiment cherché à le leur cacher, mais elle avait toujours fait en sorte qu’ils comprennent qu’elle voulait avancer. Cette fois encore, elle arborait ce sourire et faisait preuve de cette énergie qui montrait qu’elle avait de la joie au fond d’elle, comme une flamme de vie, d’espoir, qui brûlait dans son âme et qui lui permettait de surmonter les obstacles qui se dressaient régulièrement sur son chemin. Elle n’avait pas oublié la douleur et la fièvre qu’elle avait endurées pendant plusieurs jours d’affilée la semaine passée, et son corps n’était pas aussi fort qu’il avait pu l’être, mais elle était guérie désormais de ce mal étrange, elle en était certaine.

S’extirpant de son sac de couchage, elle ôta son pyjama et enfila ses vêtements, puis sortit de sa tente, caressant Rainbow au passage. Elle était revenue dans la nuit, probablement, après avoir délivré son courrier à Elias. Ses puissantes ailes avaient rapidement parcouru la distance qui séparait la Norvège de l’Écosse, et probablement que la réponse de son ami ne se ferait pas attendre. Elle se dirigea vers sa cuisine, où elle alluma un feu d’un coup de baguette avant de placer une casserole d’eau dessus, puis vers ses toilettes sèches. Lorsqu’elle en revint, elle entreprit de se préparer des tartines de pain en attendant que l’eau bouille pour y jeter un sachet de thé. Restant près du feu, elle mangea son petit déjeuner qui la rassasia et la réchauffa, puis s’affaira autour du campement pendant le reste de la journée, jusqu’au moment de partir au travail.

Elle apparut à l’orée de la forêt, en bordure d’un champ. À l’ouest, le soleil n’allait pas tarder à se coucher sur la ville qui s’étendait à l’horizon, entourée par l’océan. Vague sourire aux lèvres, Caitlyn se mit en marche. Arrivée à l’auberge avec quelques minutes d’avance sur son horaire, elle alla aider en cuisines, puis fit un peu le service lorsque les premiers clients commencèrent à arriver. Lorsque les employés furent au complet, elle alla s’installer au piano droit dans le fond de la salle et se mit à jouer. Il lui arrivait de chanter parfois, mais la plupart du temps, elle se contentait de laisser ses doigts danser sur les vieilles touches en ivoire jauni, tantôt reprenant des airs connus, plus ou moins célèbres, tantôt improvisant sur des rythmes de blues ou de jazz. Avec le salaire qu’elle gagnait et les pourboires qu’elle recevait, même en ne travaillant que quelques heures par nuit, elle pouvait s’acheter tout ce dont elle avait besoin, et c’était sans parler du dîner gratuit qu’elle y mangeait chaque soir et des restes de pain et d’autres aliments qu’elle pouvait régulièrement emporter.

Il était minuit passée lorsqu’elle rentra au campement, se cachant dans l’enfoncement d’une porte pour transplaner directement devant sa tente. Sur le piquet avant, un hibou attendait son retour de pied ferme, un parchemin roulé attaché à sa patte. Elle le détacha, arracha un bout de pain qu’elle lui offrit, et alluma l’extrémité de sa baguette pour lire la réponse de Elias tout en se déchaussant pour entrer dans sa tente. Elle finit de lire et se mit en pyjama, se glissant dans son sac de couchage, puis la relut une seconde fois et s’endormit comme une masse sans la lâcher des doigts, un sourire aux lèvres. Le lendemain, après avoir passé la matinée à cuisiner puis mangé son repas de midi, elle se retira dans sa tente, s’allongeant à plat ventre, et entreprit de rédiger sa réponse.




Lyn T.
Somewhere
Under the rainbow



Elias Fletcher
Hogwarts
Great Brittain

Mercredi 07 octobre 2015


Salut Elias,

Nos "pigeons voyageurs" sont rapides, il faut croire, mais je ne suis pas à l’autre bout de la planète, ça c’est sûr.

Je suis contente que tu aies reçu ma lettre et surtout je suis contente de te lire à nouveau. Qu’y a-t-il de nouveau à l’école ? J’espère que tout le monde va bien – tu as des nouvelles de nos amis communs ?

J’ai repris le boulot lundi, tout se passe bien, je suis officiellement guérie. Je ne sais pas vraiment ce que c’était, j’avais de la fièvre et des crampes, c’était assez violent au début mais ça a fini par s’atténuer. En tout cas, ne t’inquiètes pas pour moi. Je me plais bien ici, et même si mon job n’est pas forcément des plus prestigieux, ça me va. Je n’ai pas vraiment réfléchi à trouver une autre école, je n’ai pas réfléchi du tout en fait, c’est venu comme ça, une opportunité que j’ai saisi, et je verrai bien s’il y en aura d’autres plus tard.

En tout cas merci beaucoup pour ton soutien, je suis sûre que les bonnes ondes que tu m’envoies par pensée m’aident beaucoup ! Et pour ce qui est des vacances, on verra bien ce qu’il en est, le moment venu.

Gros bisous !


Lyn


(c) sobade.


Pliant sa lettre en 6, elle l’accrocha à la patte de Rainbow et l’envoya sans tarder. Si tout allait bien et qu’elle avait bien compté, Elias devrait la recevoir le lendemain matin, après un voyage d’une quinzaine d’heures.
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MessageSujet: Re: « The owls will carry our words. » | Elias & Caitlyn   Dim 19 Aoû 2018 - 19:50

08 octobre 2015, Poudlard





Elias Fletcher
Poudlard
Great Brittain



L’inconnue
Quelque part
Sur Terre


Salut toi,

JAu final, il n’y a pas grand-chose de nouveau à l’école, on va dire que la routine reprend tranquillement son droit, toujours avec quelques contraintes. Mais dans monde est-ce qu’il n’y en a pas ? En tout cas, tu me connais, pour moi tout se passe bien comme je te l’ai déjà dit, et pour les autres, et bien, ceux que je cotoie ont l’air d’aller bien.
J’ai oublié de te dire que le premier match de Quiddtich avait eu lieu, comme tu t’en doutes les équipes ont bien tourné, cette fois-ci c’était Serpentard contre Gryffondor et ce sont ces derniers qui ont gagné !

Je suis content de savoir que tu vas mieux, mais fais quand même attention à toi ! Je te connais bien, ne te surpasse quand même pas trop ! Pour une autre école, je ne sais pas trop quoi te dire, tu as encore le temps d’y penser, au pire pour la rentrée prochaine, mais tu es très douée et je pense que tu mérites d’avoir un métier à la hauteur de tes envies et de tes ambitions, mais généralement cela se fait avec un diplôme, peut-être qu’il y a des exceptions, qui sait ? Je suppose que tu n’as pas encore la tête à ça, mais s’il te plait, réfléchis-y quand même. S’il y a une quelconque histoire d’argent, j’en ai un peu de côté, pas énormément certes, mais si ça peut te dépanner et faire avoir un avenir meilleur, je peux t’en passer sans aucun souci. Promets au moins d’y songer, même si au final la réponse est négative.

Je te souhaite beaucoup de courage pour ton boulot. Est-ce que tu peux m’expliquer ce que tu fais en gros ?

Bisous !




Elias


(c) sobade.



Il avait presque sauté sur la lettre lorsqu’elle était arrivé en ce jeudi matin, il avait eu un peu de temps pour écrire sa réponse avant son premier cours. Avec un peu de chance il aurait une réponse le lendemain matin ! Le temps qu’elle reçoive sa lettre et qu’elle écrive la réponse, qu’elle renvoie le hiboux. Il se passa une main dans les cheveux en relisant la lettre, espérant qu’elle ne prendrait pas ça mal, mais il ne voulait pas qu’elle gâche son potentiel. Ce n’était pas simple non plus de parler sans trop en dire, sans se placer dans une position inconfortable. Il essayait d’écrire comme s’ils se connaissaient de l’extérieur, comme il aurait pu écrire à une amie de l’extérieur, sans rien citer. Il faisait tout pour que sa lettre passe sans qu’il paraisse suspect de quoi que ce soit. Il vérifia une nouvelle fois : il disait que tout allait bien, le score du match et donnait un conseil quelconque, normalement il ne devrait pas il y avoir de souci. Pourtant, il aurait voulu pouvoir lui dire, au cas où elle ne le sache pas que Matthew avait pu fuir, qu’Adrianna était là et se portait à peu près bien. Rafael, il n’avait pas de réelles nouvelles. Il aurait pu lui en donner de Tveit, mais il doutait qu’elle apprécie grandement… alors il s’était contenté de pauvres détails. Cela ne le satisfaisait pas franchement, mais en même temps il n’avait guère d’autres choix. Il plia la lettre, et laissa le hiboux faire son travail, espérant qu'il aurait bientôt des nouvelles, cela lui faisait tellement chaud au coeur, même si cela lui rappelait à quel point elle lui manquait.
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MessageSujet: Re: « The owls will carry our words. » | Elias & Caitlyn   Mar 21 Aoû 2018 - 21:02

Début octobre 2015

Dans la forêt près de Bodø, Norway

Ce boulot lui convenait vraiment. Les propriétaires avaient embauché Caitlyn sans lui poser trop de questions sur son parcours scolaire et personnel, l’acceptant telle qu’elle venait. Des gens bien. Un couple en âge d’avoir des petits-enfants, au cœur grand comme ça, les gestes pleins de douceur et les yeux pleins de sagesse, qui avaient certainement vu qu’elle avait besoin d’un coup de pouce et n’avaient pas hésité à lui tendre la main sans rien attendre en retour. Elle faisait office d’aide en cuisine avant l’ouverture, puis d’aide au service lorsque les clients commençaient à arriver, et finissait généralement par s’asseoir au piano droit, qu’ils avaient installés lorsqu’ils avaient appris qu’elle en jouait, pour animer la soirée. Bref, elle faisait ce qu’elle savait faire, et ils n’en demandaient pas davantage de sa part.

Et puis le coin était magnifique. Une ville entourée par l’océan d’un côté et par la forêt de l’autre, au Nord de l’hémisphère, là où les aurores boréales embrasaient le ciel et où la nature était reine. Elle avait trouvé un endroit, assez profondément dans les bois, pour y planter sa tente, la protégeant par des sortilèges qu’elle avait appris en Australie et qu’elle maitrisait désormais parfaitement. L’auberge se trouvait en périphérie de la ville, relativement loin du centre et encore plus du port mais bien fréquentée malgré tout. Elle commençait même à savoir parler Norvégien. Bref, l’endroit idéal pour y commencer une nouvelle étape de sa vie.

Pour autant, elle n’oubliait pas. La guerre qui se profilait ne l’intéressait pas et elle comptait s’en tenir à distance, mais ses amis se trouvaient en plein milieu du champ de bataille et elle continuait à s’inquiéter pour eux. Rafael qui était resté avec son demi-frère, n’ayant pas réussi à le retrouver à temps pour pouvoir s’enfuir tous les deux. Adrianna qui était désormais la seule membre de leur groupe de musique à être encore à Poudlard. Elias qui s’occupait de ses petits protégés et ne les abandonnerait pour rien au monde… Elle avait été la seule, finalement, à sauver sa propre peau, à partir sans se retourner. Elle s’en était voulu, beaucoup. Elle s’en voulait encore parfois. Mais ça avait été la bonne chose à faire. Elle n’avait plus envie de vivre tout ça, elle n’avait plus envie d’avoir rien à faire avec ça.

Elle aurait tellement aimé partager tout ça avec Elias. Il lui demandait des nouvelles de son boulot, probablement aurait-il vraiment aimé savoir où elle se trouvait exactement et comment elle vivait concrètement, et surtout, il lui parlait des études comme si c’était la seule voie juste. Mais elle n’était plus la fille fonce dans le tas qu’elle avait été à Poudlard, elle n’était plus la petite tête brûlée rebelle pour laquelle il la prenait, à tort ou à raison, du temps des Supérieurs. Elle était redevenue cette jeune fille calme et sereine, qui profitait simplement des petits plaisirs de la vie, vivant au jour le jour et se réjouissant du moindre petit détail. Comment le lui expliquer sans le perdre complètement, sans trop en dire, et sans mentir ?




Lyn T.
Somewhere
Under the rainbow



Elias Fletcher
Hogwarts
Great Brittain

Vendredi 9 octobre 2015


Salut Elias,

Ah, je suis contente que tout se passe bien pour toi. J’espère que le match de Quidditch a été un bon moment aussi bien pour les joueurs que pour le public. Comment sont les nouvelles équipes ? Tu n’as pas envisagé d’intégrer celle de ta maison ?

Promis, Elias, je prends soin de moi. Mon boulot ne me demande pas énormément d’efforts, les horaires m’arrangent et les gens sont sympas. Je bosse dans une auberge, je fais un peu ce que je sais faire, les proprios ne me demandent pas des prouesses culinaires ni hôtelières, j’aide par ci par là et je joue du piano. Ça me convient bien, je n’ai pas spécialement la tête aux études, aussi étrange que ça puisse paraitre. Peut-être un jour, plus tard, quand j’en aurai envie.

En tout cas, merci beaucoup pour tes encouragements, et je t’envoie aussi tout plein de bonnes ondes pour l’école et des devoirs de préfet.

Gros bisous !


Lyn


(c) sobade.


Le meilleur, bien sûr, aurait été de pouvoir être avec lui, lui dire ou simplement lui montrer sa nouvelle philosophie de vie, sa nouvelle vie tout court, car c’était bien de ça qu’il s’agissait. Un nouveau départ, en quelques sortes. Une page qui se tournait.
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