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 Bang Bang [Cameron]

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MessageSujet: Bang Bang [Cameron]   Mer 1 Aoû 2018 - 3:05

BANG BANG
Vendredi le 2 octobre 2015, en début de soirée

(ft. Cameron S. Cassidy)


C’était avec une certaine liberté que j’avais enfourché ma moto encore vêtue de mon couvre-tout sali par des taches d’huile et de graisse. La liberté du weekend durant lequel je n’aurais pas à remettre les pieds au garage même si cela ne signifiait pas le repos pour moi. Le boulot au club m’attendait et je devais d’ailleurs m’y présenter vers 22h00 afin de débuter la soirée jusqu’aux petites heures du matin. La liberté de retrouver ma motocyclette et de pouvoir ainsi contourner le trafic quotidien londonien en passant entre les voitures comme si tout m’était permis. Grâce à ce tour de passe-passe plus ou moins légal, j’entrai à Camden Town en l’espace de quelques minutes à défaut d’y avoir passé une heure. Lorsque je retrouvai mon chez-moi, je m’empressai de me débarrasser de ma combinaison marine qui termina sa course sur le plancher parmi les autres objets qui jonchaient déjà le sol. Je sautai dans la douche, me débarrassant définitivement de l’odeur des différents produits toxiques utilisés durant la journée. Portant un simple peignoir, je fouillai dans le congélateur avant d’en sortir un mets gelé et déjà préparé avant de le balancer au micro-ondes. Pendant que le repas réchauffait, je jetai un coup d’œil rapide à mon portable afin de voir si je n’avais pas eu de nouveaux messages entre temps. Aucune nouvelle des Inquisiteurs, ce qui voulait dire que cette soirée allait être consacrée uniquement à mon boulot de civile.

Une heure plus tard, après avoir mangé et après m’être mise sur mon 31 afin de récolter de meilleurs pourboires auprès de mes futurs clients, j’étais de nouveau sur ma moto. Le blouson de mon oncle valsait au gré du vent tandis que l’air frais s’engouffrait dans ma robe légère. Direction le stand de tir. Endroit que j’avais découvert au courant du mois dernier et qui était rapidement devenu mon préféré. Je le fréquentais lorsque je le pouvais, soit entre mes deux boulots, soit durant mes temps libres.

J’entrai dans la place avec mon casque de moto sous le bras. Je rangeai mon sac avec mes talons dans l’un des casiers avant d’y mettre aussi mon casque et je partis en direction du comptoir afin d’y faire mon inscription, mais pour aussi y choisir mon arme de prédilection. Ils offraient surtout de petits fusils qui ressemblaient étrangement à des Glocks et j’en pris un au hasard avant de prendre des munitions, la cible que j’allais faire installer ainsi que des cache-oreilles qui allaient me protéger des bruits. Sans plus attendre, je me rendis dans la salle où des clients avaient déjà commencé à s’exercer sur leur propre cible de papier avant de donner la mienne à celui qui s’occupait des installations. En attendant, je remplis le chargeur de munitions avant de poser le cache-oreilles sur ma tête. Quelques minutes plus tard, je vidai mon chargeur en l’espace de quelques secondes et tous les projectiles atterrirent près du milieu. Je poussai un soupir en voyant que je ne m’étais pas amélioré depuis la dernière fois et je recommençai à remplir le chargeur une fois de plus.

Sentant un regard sur ma personne, je relevai la tête pour voir qu’un homme se trouvait dans le stand juste à côté du mien. Ses yeux semblaient valser entre moi et ma cible déjà bien trouée et j’eus un petit rire.

- Tu n’as jamais vu une mamacita tiré auparavant ?

Je replaçai sur mes épaules mon vieux blouson de cuir trop grand que j’avais décidé de garder sur moi avant d’offrir un sourire à mon interlocuteur. Sur le devant du survêtement, on pouvait y lire à droite Los Reyes de la Muerte et juste en dessous, l’inscription Vicepresidente. Dans le dos, tout juste au milieu, se trouvait une énorme tête de mort avec une couronne royale sur la tête.
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MessageSujet: Re: Bang Bang [Cameron]   Mer 15 Aoû 2018 - 17:09

Bang bang
Alejandra & Cameron


■ Vendredi 2 Octobre 2015 ■

Fin d'après-midi, à Jørpeland en Norvège – Chez Leiv & Ismaelle

« J'y crois pas, j'suis en train de me faire plumer par ta grand-mère ! »
« Je t'avais dit qu'elle était une femme pleine de surprise. »

Joperland. Norvège. Je suis venu m'écraser là après le travail histoire de changer de l'air Londonien et passer un peu de temps avec Enzo qui malgré une fragilité évidente semble aller mieux de jour en jour. Et avec sa grand-mère, en l'occurrence, avec qui je suis en train de jouer aux échecs pendant que son petit fils est installé à côté de nous dans un fauteuil, son adorable – c'est totalement ironique, on peut pas se saquer elle et moi – chatte sur les genoux. Rien que parce qu'il passe son temps à l'emmerder je suis fan du nouveau poilu. Wax.

« Vous êtes malin Cameron, vous me plaisez. Je vous ferais part de mes petits secrets une autre fois si vous le souhaitez. »
« Avec plaisir Mme Ryans. »

Grand sourire plus que sincère, parce que je passe un très bon moment et qu'elle est réellement une femme surprenante. Qui plus est, si je peux apprendre quelques astuces au passage … Mais pas ce soir.

« Je vais devoir vous laisser, on m'attend à Londres. C'était un plaisir de faire votre connaissance. »
« Plaisir partagé jeune homme. A bientôt je l'espère. »
« J'en suis certain. »

Je me lève, elle en fait autant et serre ma main dans les siennes quelques secondes alors qu'on se sourit mutuellement. Évidemment, ça n'échappe pas au plus jeune dont je devine le sourire en coin alors qu'il ne relève même pas les yeux. Trop occupée à caresser sa majesté pimbêche première du nom.

« Ça va, t'as fini de draguer ma grand-mère ? »
« J'sais pas, c'est une femme charmante ... »

Et ça part tout seul. Lune bondit de ses genoux comme si elle avant senti le coup venir, lui se lève et me saute dessus, on commence à se « battre » et se chamailler comme deux gamins en plein milieu du salon et sous les rires de sa grand-mère qui s'écarte par prudence en nous disant néanmoins de faire attention. Isma est dehors, Leiv avec son fils à l'étage. Et moi j'arrive à choper le « p'tit » par le cou autour duquel je resserre mon bras. J'ai clairement le dessus.

« Injustice ! Tu profites de la situation ! »
« Ah on fait moins le malin sans ses muscles hein ?! »

Ça ne l'empêche pas de se démener comme un beau diable mais les faits sont là, il a perdu beaucoup de poids et se remet certes mais c'est encore fragile et ça risque de l'être pendant un moment. Ceci dit, oui, j'en profite clairement mais je profite surtout du fait de pouvoir passer un moment comme ça avec lui, de me dire qu'il est en sécurité maintenant et qu'on a tous eu peur de ne plus jamais le revoir. Il va avoir du chemin à faire mais depuis qu'il s'est réveillé de la pleine lune et après avoir craqué au moins une première fois, j'ai bon espoir qu'il soit sur la bonne pente. A chaque jour suffit sa peine.

« Aller p'tit con, va boire ta soupe et au lit, il est déjà tard. »
« Connard. »
« Moi aussi je t'aime. »

Sans aucune gène je l'embrasse sur la tête de manière affectueuse et le relâche, il me pousse tant bien que mal avant de s'écrouler sur le canapé. Tu sais que ça fait du bien de te voir sourire ?

« Bon weekend avec ta douce l'ancêtre. »
« Merci ! »

#

Plus tard, à Londres

« Tu t'fous de ma gueule ? »

Changement de décor. Si j'ai du quitter la Norvège ça n'est pas pour diner en charmante compagnie ou trainer avec mes potes et la frangine mais pour le business. Non, je n'ai pas arrêté, surtout pas quand nos affaires fonctionnent aussi bien. Nos, tout à fait, puisque le business c'est toujours avec Will que je le tiens.

« La prochaine fois, j'te jure ! »
« Y aura pas de prochaine fois. Et tu diras à ton cousin qu'il revoit sa définition du mot « sérieux » au passage. »

S'il y a bien un truc que je ne supporte pas c'est qu'on me la fasse à l'envers et même si je suis un type plutôt calme la plus part du temps, je ne plaisante jamais quand il s'agit de business. Je vis là-dedans depuis des années et s'il faut malmener un peu pour se faire respecter c'est pas un problème. Ce type là je ne le connais pas et j'ai fait l'erreur de faire confiance à son cousin – que je connais, lui – qui me l'a conseillé pour faire une livraison. Grossière erreur. Il en a fumé le quart et espérait sans doute que je ne m'en rendrais pas compte.
Et non content de tout ça, putain de camé, il s'énerve et me colle un couteau sous la gorge. Je ne serais plus envie depuis longtemps si je paniquais quand ce genre de trucs arrivent, alors je garde mon calme, puise dans mes années d'expérience et de self control, sans parler de l'avantage que j'ai sur lui plus qu'évident : L'esprit clair. Quelques secondes plus tard je le colle contre le mur, lui cogne le poignet pour que sa lame tombe sur le sol et le maintien fortement en le regardant droit dans les yeux. Oui je suis un mec calme, pas pour autant que je me laisse marcher dessus loin de là. Encore une fois, le business c'est le business et s'il ne respecte pas sa part du marché alors il en accepte les conséquences.

« Écoute moi bien mon pote. Plus jamais tu m'appelles, et plus jamais tu lèves une lame vers moi c'est compris ? »

Dernier coup de pression. Je le relâche uniquement après avoir pris son téléphone et son portefeuille.

« Hey ! »

Du premier j'efface mon numéro avant de le lui jeter, du second je récupère quelques billets et le lui rends aussi.

« Ça c'est c'que tu m'dois pour ce que t'as gardé pour toi. »

Et sans attendre une réaction de sa part je tourne les talons, disparaît à l'angle de la rue.

#

Cette entrevue foireuse ne m'a pas ruiné ma soirée, j'aurais sans doute fini au même endroit, peut-être simplement pas pour les mêmes raisons.

« Salut Frank. »
« Salut Cam. Comme d'habitude ? »
« Yep. S'il est dispo. »
« Il l'est. »

Le patron et ses associés, employés, commencent à me connaître maintenant. Ça fait quelques temps que je viens régulièrement. Depuis que je me souvienne j'ai toujours aimé tirer. Ça me détend, chacun son truc. Pour certain c'est la lecture, d'autres préfère le sport, moi je vais m'oublier dans les allées d'un stand de tir et chaque fois ou presque j'utilise la même arme. Celle que Frank fait glisser jusqu'à moi avec un casque, des munition et des lunettes de protection. Un 9mm, Beretta, tout simplement. J'ai pas besoin de plus, c'était mon bébé quand je trainais les rues de SF et ça l'est toujours aujourd'hui même si celui-ci n'est pas à moi.

« Merci. »
« Cinquième ligne. »
« Ça marche. »
« Amuse toi bien. »

Pour seule réponse un sourire tranquille, quelques minutes plus tard je suis en position et vide le chargeur sur la cible devant moi sans prêter la moindre attention à ce qui m'entoure. Pas même aux autres tireurs.
Il n'y a que lorsque je recharge que je me rends compte de sa présence et surtout que certains détails attirent mon attention. Dans la ligne d'à côté se tient une jeune femme aux cheveux d'un brun familier et au teint hâlé, un blouson éloquent sur le dos. Pas que je cherchais à me cacher pour la regarder mais elle se rend rapidement compte qu'elle a éveillé l'attention de son voisin et relève les yeux vers moi avec un sourire … amusé, je crois.

« Tu n’as jamais vu une mamacita tiré auparavant ? »

Sourire que je lui rends sans prétention.

« A vrai dire, si. »

J'ai grandi au milieu d'une bande de machos au grand cœur, ils avaient des mères, des sœurs, des cousines et des femmes, la plus part étaient d'origine sud américaine alors si, effectivement, même si les femmes restaient en retrait elles savaient parfaitement se défendre si besoin.

« Mais pas sur ce continent. »

Je ne prétends pas connaître le fonctionnement des gangs ici à Londres, j'ai pas tellement cherché à mettre mon nez dedans plus que nécessaire si ce n'est simplement pour assurer mes arrières et ne pas vendre ma came sur le territoire des autres – ou alors en toute discrétion – mais sans avoir fréquenté de MC je reconnais parfaitement leurs couleurs. Et celles ci ne sont pas d'ici.

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