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 Bang Bang [Cameron]

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MessageSujet: Bang Bang [Cameron]   Mer 1 Aoû 2018 - 3:05

BANG BANG
Vendredi le 2 octobre 2015, en début de soirée

(ft. Cameron S. Cassidy)


C’était avec une certaine liberté que j’avais enfourché ma moto encore vêtue de mon couvre-tout sali par des taches d’huile et de graisse. La liberté du weekend durant lequel je n’aurais pas à remettre les pieds au garage même si cela ne signifiait pas le repos pour moi. Le boulot au club m’attendait et je devais d’ailleurs m’y présenter vers 22h00 afin de débuter la soirée jusqu’aux petites heures du matin. La liberté de retrouver ma motocyclette et de pouvoir ainsi contourner le trafic quotidien londonien en passant entre les voitures comme si tout m’était permis. Grâce à ce tour de passe-passe plus ou moins légal, j’entrai à Camden Town en l’espace de quelques minutes à défaut d’y avoir passé une heure. Lorsque je retrouvai mon chez-moi, je m’empressai de me débarrasser de ma combinaison marine qui termina sa course sur le plancher parmi les autres objets qui jonchaient déjà le sol. Je sautai dans la douche, me débarrassant définitivement de l’odeur des différents produits toxiques utilisés durant la journée. Portant un simple peignoir, je fouillai dans le congélateur avant d’en sortir un mets gelé et déjà préparé avant de le balancer au micro-ondes. Pendant que le repas réchauffait, je jetai un coup d’œil rapide à mon portable afin de voir si je n’avais pas eu de nouveaux messages entre temps. Aucune nouvelle des Inquisiteurs, ce qui voulait dire que cette soirée allait être consacrée uniquement à mon boulot de civile.

Une heure plus tard, après avoir mangé et après m’être mise sur mon 31 afin de récolter de meilleurs pourboires auprès de mes futurs clients, j’étais de nouveau sur ma moto. Le blouson de mon oncle valsait au gré du vent tandis que l’air frais s’engouffrait dans ma robe légère. Direction le stand de tir. Endroit que j’avais découvert au courant du mois dernier et qui était rapidement devenu mon préféré. Je le fréquentais lorsque je le pouvais, soit entre mes deux boulots, soit durant mes temps libres.

J’entrai dans la place avec mon casque de moto sous le bras. Je rangeai mon sac avec mes talons dans l’un des casiers avant d’y mettre aussi mon casque et je partis en direction du comptoir afin d’y faire mon inscription, mais pour aussi y choisir mon arme de prédilection. Ils offraient surtout de petits fusils qui ressemblaient étrangement à des Glocks et j’en pris un au hasard avant de prendre des munitions, la cible que j’allais faire installer ainsi que des cache-oreilles qui allaient me protéger des bruits. Sans plus attendre, je me rendis dans la salle où des clients avaient déjà commencé à s’exercer sur leur propre cible de papier avant de donner la mienne à celui qui s’occupait des installations. En attendant, je remplis le chargeur de munitions avant de poser le cache-oreilles sur ma tête. Quelques minutes plus tard, je vidai mon chargeur en l’espace de quelques secondes et tous les projectiles atterrirent près du milieu. Je poussai un soupir en voyant que je ne m’étais pas amélioré depuis la dernière fois et je recommençai à remplir le chargeur une fois de plus.

Sentant un regard sur ma personne, je relevai la tête pour voir qu’un homme se trouvait dans le stand juste à côté du mien. Ses yeux semblaient valser entre moi et ma cible déjà bien trouée et j’eus un petit rire.

- Tu n’as jamais vu une mamacita tiré auparavant ?

Je replaçai sur mes épaules mon vieux blouson de cuir trop grand que j’avais décidé de garder sur moi avant d’offrir un sourire à mon interlocuteur. Sur le devant du survêtement, on pouvait y lire à droite Los Reyes de la Muerte et juste en dessous, l’inscription Vicepresidente. Dans le dos, tout juste au milieu, se trouvait une énorme tête de mort avec une couronne royale sur la tête.
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MessageSujet: Re: Bang Bang [Cameron]   Mer 15 Aoû 2018 - 17:09

Bang bang
Alejandra & Cameron


■ Vendredi 2 Octobre 2015 ■

Fin d'après-midi, à Jørpeland en Norvège – Chez Leiv & Ismaelle

« J'y crois pas, j'suis en train de me faire plumer par ta grand-mère ! »
« Je t'avais dit qu'elle était une femme pleine de surprise. »

Joperland. Norvège. Je suis venu m'écraser là après le travail histoire de changer de l'air Londonien et passer un peu de temps avec Enzo qui malgré une fragilité évidente semble aller mieux de jour en jour. Et avec sa grand-mère, en l'occurrence, avec qui je suis en train de jouer aux échecs pendant que son petit fils est installé à côté de nous dans un fauteuil, son adorable – c'est totalement ironique, on peut pas se saquer elle et moi – chatte sur les genoux. Rien que parce qu'il passe son temps à l'emmerder je suis fan du nouveau poilu. Wax.

« Vous êtes malin Cameron, vous me plaisez. Je vous ferais part de mes petits secrets une autre fois si vous le souhaitez. »
« Avec plaisir Mme Ryans. »

Grand sourire plus que sincère, parce que je passe un très bon moment et qu'elle est réellement une femme surprenante. Qui plus est, si je peux apprendre quelques astuces au passage … Mais pas ce soir.

« Je vais devoir vous laisser, on m'attend à Londres. C'était un plaisir de faire votre connaissance. »
« Plaisir partagé jeune homme. A bientôt je l'espère. »
« J'en suis certain. »

Je me lève, elle en fait autant et serre ma main dans les siennes quelques secondes alors qu'on se sourit mutuellement. Évidemment, ça n'échappe pas au plus jeune dont je devine le sourire en coin alors qu'il ne relève même pas les yeux. Trop occupée à caresser sa majesté pimbêche première du nom.

« Ça va, t'as fini de draguer ma grand-mère ? »
« J'sais pas, c'est une femme charmante ... »

Et ça part tout seul. Lune bondit de ses genoux comme si elle avant senti le coup venir, lui se lève et me saute dessus, on commence à se « battre » et se chamailler comme deux gamins en plein milieu du salon et sous les rires de sa grand-mère qui s'écarte par prudence en nous disant néanmoins de faire attention. Isma est dehors, Leiv avec son fils à l'étage. Et moi j'arrive à choper le « p'tit » par le cou autour duquel je resserre mon bras. J'ai clairement le dessus.

« Injustice ! Tu profites de la situation ! »
« Ah on fait moins le malin sans ses muscles hein ?! »

Ça ne l'empêche pas de se démener comme un beau diable mais les faits sont là, il a perdu beaucoup de poids et se remet certes mais c'est encore fragile et ça risque de l'être pendant un moment. Ceci dit, oui, j'en profite clairement mais je profite surtout du fait de pouvoir passer un moment comme ça avec lui, de me dire qu'il est en sécurité maintenant et qu'on a tous eu peur de ne plus jamais le revoir. Il va avoir du chemin à faire mais depuis qu'il s'est réveillé de la pleine lune et après avoir craqué au moins une première fois, j'ai bon espoir qu'il soit sur la bonne pente. A chaque jour suffit sa peine.

« Aller p'tit con, va boire ta soupe et au lit, il est déjà tard. »
« Connard. »
« Moi aussi je t'aime. »

Sans aucune gène je l'embrasse sur la tête de manière affectueuse et le relâche, il me pousse tant bien que mal avant de s'écrouler sur le canapé. Tu sais que ça fait du bien de te voir sourire ?

« Bon weekend avec ta douce l'ancêtre. »
« Merci ! »

#

Plus tard, à Londres

« Tu t'fous de ma gueule ? »

Changement de décor. Si j'ai du quitter la Norvège ça n'est pas pour diner en charmante compagnie ou trainer avec mes potes et la frangine mais pour le business. Non, je n'ai pas arrêté, surtout pas quand nos affaires fonctionnent aussi bien. Nos, tout à fait, puisque le business c'est toujours avec Will que je le tiens.

« La prochaine fois, j'te jure ! »
« Y aura pas de prochaine fois. Et tu diras à ton cousin qu'il revoit sa définition du mot « sérieux » au passage. »

S'il y a bien un truc que je ne supporte pas c'est qu'on me la fasse à l'envers et même si je suis un type plutôt calme la plus part du temps, je ne plaisante jamais quand il s'agit de business. Je vis là-dedans depuis des années et s'il faut malmener un peu pour se faire respecter c'est pas un problème. Ce type là je ne le connais pas et j'ai fait l'erreur de faire confiance à son cousin – que je connais, lui – qui me l'a conseillé pour faire une livraison. Grossière erreur. Il en a fumé le quart et espérait sans doute que je ne m'en rendrais pas compte.
Et non content de tout ça, putain de camé, il s'énerve et me colle un couteau sous la gorge. Je ne serais plus envie depuis longtemps si je paniquais quand ce genre de trucs arrivent, alors je garde mon calme, puise dans mes années d'expérience et de self control, sans parler de l'avantage que j'ai sur lui plus qu'évident : L'esprit clair. Quelques secondes plus tard je le colle contre le mur, lui cogne le poignet pour que sa lame tombe sur le sol et le maintien fortement en le regardant droit dans les yeux. Oui je suis un mec calme, pas pour autant que je me laisse marcher dessus loin de là. Encore une fois, le business c'est le business et s'il ne respecte pas sa part du marché alors il en accepte les conséquences.

« Écoute moi bien mon pote. Plus jamais tu m'appelles, et plus jamais tu lèves une lame vers moi c'est compris ? »

Dernier coup de pression. Je le relâche uniquement après avoir pris son téléphone et son portefeuille.

« Hey ! »

Du premier j'efface mon numéro avant de le lui jeter, du second je récupère quelques billets et le lui rends aussi.

« Ça c'est c'que tu m'dois pour ce que t'as gardé pour toi. »

Et sans attendre une réaction de sa part je tourne les talons, disparaît à l'angle de la rue.

#

Cette entrevue foireuse ne m'a pas ruiné ma soirée, j'aurais sans doute fini au même endroit, peut-être simplement pas pour les mêmes raisons.

« Salut Frank. »
« Salut Cam. Comme d'habitude ? »
« Yep. S'il est dispo. »
« Il l'est. »

Le patron et ses associés, employés, commencent à me connaître maintenant. Ça fait quelques temps que je viens régulièrement. Depuis que je me souvienne j'ai toujours aimé tirer. Ça me détend, chacun son truc. Pour certain c'est la lecture, d'autres préfère le sport, moi je vais m'oublier dans les allées d'un stand de tir et chaque fois ou presque j'utilise la même arme. Celle que Frank fait glisser jusqu'à moi avec un casque, des munition et des lunettes de protection. Un 9mm, Beretta, tout simplement. J'ai pas besoin de plus, c'était mon bébé quand je trainais les rues de SF et ça l'est toujours aujourd'hui même si celui-ci n'est pas à moi.

« Merci. »
« Cinquième ligne. »
« Ça marche. »
« Amuse toi bien. »

Pour seule réponse un sourire tranquille, quelques minutes plus tard je suis en position et vide le chargeur sur la cible devant moi sans prêter la moindre attention à ce qui m'entoure. Pas même aux autres tireurs.
Il n'y a que lorsque je recharge que je me rends compte de sa présence et surtout que certains détails attirent mon attention. Dans la ligne d'à côté se tient une jeune femme aux cheveux d'un brun familier et au teint hâlé, un blouson éloquent sur le dos. Pas que je cherchais à me cacher pour la regarder mais elle se rend rapidement compte qu'elle a éveillé l'attention de son voisin et relève les yeux vers moi avec un sourire … amusé, je crois.

« Tu n’as jamais vu une mamacita tiré auparavant ? »

Sourire que je lui rends sans prétention.

« A vrai dire, si. »

J'ai grandi au milieu d'une bande de machos au grand cœur, ils avaient des mères, des sœurs, des cousines et des femmes, la plus part étaient d'origine sud américaine alors si, effectivement, même si les femmes restaient en retrait elles savaient parfaitement se défendre si besoin.

« Mais pas sur ce continent. »

Je ne prétends pas connaître le fonctionnement des gangs ici à Londres, j'ai pas tellement cherché à mettre mon nez dedans plus que nécessaire si ce n'est simplement pour assurer mes arrières et ne pas vendre ma came sur le territoire des autres – ou alors en toute discrétion – mais sans avoir fréquenté de MC je reconnais parfaitement leurs couleurs. Et celles ci ne sont pas d'ici.

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MessageSujet: Re: Bang Bang [Cameron]   Ven 24 Aoû 2018 - 1:36

En toute honnêteté, tirer sur une cible n’avait rien d’exaltant en soi. Sentir la puissance de l’arme entre mes mains était une facette que j’adorais, mais ça n’avait pas autant d’impact lorsque j’appuyais la détente en direction d’une feuille de papier accrocher au milieu d’une salle. L’adrénaline était absente. Tirer sur une cible immobile et sans émotion n’avait rien d’excitant. Pourchasser un individu et tenter de le blesser par tous les moyens était beaucoup plus divertissant. Je n’avais jamais posé ce genre d’actions dans l’unique but de ressentir cette adrénaline, mais bel et bien parce qu’il y avait une raison valable derrière toute cette violence. Sans les Los Reyes les choses avaient changé. N’empêche que tout ça me manquait terriblement. Je n’avais pas encore eu l’occasion d’exploiter mon rôle au sein des Inquisiteurs, mais j’espérais fermement pouvoir le faire prochainement. En attendant, je continuais de me pratiquer, tâchant de rattraper un peu le retard que j’avais pris.

Les filles qui fréquentaient ce genre d’endroit étaient rares. Je n’étais donc pas étonnée d’avoir attiré l’attention sur moi. Sans parler du fait que mon look n’était pas non plus des plus populaires. Parmi tous ces petits blancs, il y avait moi la Mexicaine au teint plus basané. Raison de plus pour attirer les regards.

Le mec avait souri à ma petite intervention.

« A vrai dire, si. »

Ce qui me frappa en premier fut son accent. Ça n’avait rien de britannique : c’était plutôt américain.

« Mais pas sur ce continent. »

J’hochai lentement la tête sans jamais perdre mon sourire. Cette simple phrase en disait pourtant beaucoup. Tout comme le Mexique, les USA étaient aussi reconnus pour leurs nombreux clubs et chapitres rattachés à chacun d’entre eux. Je n’avais pas encore eu l’occasion de croiser des MCs ici en Angleterre, mais je savais qu’il en existait en Europe. Je me souvenais de quelques bribes de conversations que j’avais captées lorsque les Los Reyes parlaient de certains d’entre eux, discutant de marchandises qu’ils devaient aller leur livrer avec le plus de discrétion possible. Tout ça me paraissait bien loin maintenant.

- Je suis persuadée que si l’on cherchait un peu on finirait par en trouver.

Il suffisait simplement de regarder. La grande majorité était toute des femmes sapées et dotées d’un caractère bien trempé. Ne jamais sous-estimer une femme ayant grandi ou faisant partie d’un club : elles étaient sans aucun doute les armes les plus redoutables.

Je fis un pas en direction de mon voisin avant de lui tendre ma main libre.

- Alejandra.

Je marquai une courte pause durant laquelle j’observai un peu plus mon interlocuteur. Je n’étais pas très calée en matière d’accent et je ne parvenais pas à deviner de quel état il venait précisément. Je me lançai au défi de le découvrir simplement en l’observant et par sa gueule de surfer blondinet un seul état me venait à l’esprit.

- Californie ?

Après tout, Tijuana était à la frontière de San Diego et d’après mes souvenirs, tous ceux et celles qui provenaient de là-bas avec une gueule comme la sienne.

Ou peut-être que je me trompais.
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MessageSujet: Re: Bang Bang [Cameron]   Mar 28 Aoû 2018 - 22:04

Par principe je ne me fis pas aux apparences et garde toujours une part de réserve vis à vis des personnes que je croise pour la première fois. Par instinct, aussi.
Elle a un sourire tranquille et les traits doux mais je n'oublie pas qu'elle tient une arme entre les mains et que la plus fragile des fleurs peut avoir des épines très acérées. J'ai grandi entouré de machos, j'en ai moi-même été un dans les moments les plus critiques de mon adolescence … mais il y avait toujours une femme dans notre entourage pour nous mettre une claque derrière la tête quand on avait besoin d'être remis en place et surtout dans le droit chemin. Ce chemin-là, en tout cas. Le reste, c'est une question de point de vue mais j'ai toujours eu énormément de respect pour les femmes et beaucoup d'humilité face à elles, les considérant comme des égales et n'ayant aucun problème à admettre qu'elles puissent nous surpasser dans n'importe quel domaine.

Ça ne m'empêche pour autant pas de faire partie de ceux qui pensent, par expérience, que les femmes latinas ont un caractère bien trempés.

« Je suis persuadée que si l’on cherchait un peu on finirait par en trouver. »
« Ça j'en doute pas une seconde. »

Après tout, elle se trouve bien face à un ancien membre de gang, Américain plus ou moins pur souche, expatrié en plein cœur de Londres dans une vie plus ou moins rangée désormais alors pourquoi pas des mamacitas comme elle le dit, avec une arme au poing.

Elle fait un pas vers moi et me tend la main, je lui tends la mienne en retour et scelle les présentations officiellement dans un geste ancestral.

« Alejandra. »
« Cameron. »

Enchanté ? Le mot est peut-être fort mais sans trop savoir pourquoi ça me procure quelque chose de particulier d'être « confronté » à une sorte de fantôme du passé qu'elle semble être malgré elle. Elle fait remonter des souvenirs en tout cas, ça c'est certain. Et sans m'offusquer je me laisse passer au crible de son observation, simplement parce que ça n'a rien d'oppressant.

« Californie ? »
« Percé à jour. »

ça me fait sourire, parce qu'en réalité j'ai toujours eu l'impression de dénoter un peu dans le paysage là-bas mais j'imagine que mon accent me trahis. J'ai quitté la Californie définitivement depuis un moment maintenant mais ça reste ancré en moi. Le jour où je choperais l'accent Londonien n'est pas arrivé même si aujourd'hui cette ville est ma maison. J'ai plus une gueule de Suédois à vrai dire, ou de Russe plutôt puisque là se trouve une partie de mes racines, mais de toute façon San Francisco est un berceau incroyable de diversité.
Et elle dans tout ça ? Amérique du Sud ou plutôt centrale pour les origines, ça je crois qu'il n'y a pas vraiment de doute et j'ai ma petite idée sur la question à vrai dire mais je peux me tromper bien sûr. Un seul moyen de le savoir : Poser la question.

« En ce qui te concerne je dirais Mexique ou Costa Rica peut-être, au moins pour les origines. »

J'ai grandi dans une communauté latine, aucun Mexicain dans le lot puisqu'ils étaient nos frères ennemis et rivaux, mais j'en ai côtoyé suffisamment pour les reconnaître sans pour autant de faire de généralités.

« En tout cas aux vues de tes Couleurs je doute que tu viennes de Finlande. »

Et oui, je parle de couleurs avec un grand C, pas de celle de sa peau. Je sais qu'elle comprendra.
Dis moi d'où tu viens et je te dirais qui tu es … Tout ça c'est bon enfant, néanmoins je garde en tête que pour certains c'est un sujet « sensible », un sujet qu'on respecte. Et je peux comprendre.
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MessageSujet: Re: Bang Bang [Cameron]   Sam 8 Sep 2018 - 1:27

Avant d’emménager en Grande-Bretagne, je n’avais jamais effectué de voyage en Europe. Pour moi cette partie du globe restait obscure même si je savais qu’elle débordait de saveurs. J’avais entendu à de nombreuses reprises les histoires des membres des Los Reyes raconter leurs diverses aventures qu’ils avaient vécues outremer. Même si leur voyage avait été beaucoup moins nombreux que ceux effectués à travers le Mexique ou aux États-Unis, ils semblaient en garder de bons souvenirs. Le club s’était lié d’amitié avec d’autres MC issues de l’Europe au fil du temps et il avait entretenu de bonnes relations avec eux. J’ignorais absolument tout de ses clubs et je n’avais aucun nom à chercher, mais j’avais appris que l’Europe débordait de surprises. Non seulement c’était l’endroit où il y avait le plus d’Inquisiteurs, mais en plus on trouvait aussi des Américains. Le blondinet en face de moi était le premier que je rencontrais. Ça ne me ramenait pas à la maison à Tijuana, mais ça faisait quand même plaisir à voir et à entendre.

« Cameron. »

Il avait saisi ma main en guise de présentations et j’avais hoché la tête à son prénom. Un truc bien ricain. Mon sourire s’était élargi lorsqu’il me confirma que l’état que j’avais dit au hasard était celui dont il était natif. Même après tous ces mois à gambader de gauche à droite je n’avais pas perdu la main. Ou plutôt l’oreille.

« En ce qui te concerne je dirais Mexique ou Costa Rica peut-être, au moins pour les origines. »

Un petit rire m’échappa et j’hochai lentement la tête.

- La première option est la bonne. Pas mal ! Tu connais bien tes ethnies Ricain !

Mine de rien, il y avait plusieurs pays hispaniques même si j’avais longtemps cru que seuls les Mexicains en faisaient partie. D’autres gens parlaient l’espagnol, avaient la peau naturellement plus bronzée et un tempérament de feu. C’était notre signature à nous.

« En tout cas aux vues de tes Couleurs je doute que tu viennes de Finlande. »
- Mexicaine à 110 %. Tout comme le club des Los Reyes de la Muerte.

Du bout de l’index, je pointai la patch avec l’inscription du club qui avait été appliqué sur le manteau de cuir. Fière de mes origines, fière de ma famille que j’avais perdue. Tous les membres gardaient une place spéciale dans mon cœur et encore plus dans ma tête. À tout moment je pensais à ma douce vengeance. Il suffisait simplement que je redouble d’efforts et que je sois un peu patiente. Je finirais bien par tous les coincés. Baguette magique ou pas.

- Tu faisais partie d’un MC lorsque tu étais en Amérique ?

Question posée au hasard. Après tout, il était celui qui avait amené le sujet sur un plateau d’argent. Qui sait, peut-être que son club et le mien avaient formé une alliance quelconque. Peut-être même que nous routes s’étaient déjà croisés lorsque nous étions gamins même si à vue d’œil je semblais être plus âgée. J’avais vu à quelques reprises d’autres MC venir rendre visite aux membres au Gomez’s station. À chaque fois la fête avait battu son plein, et ce de manière presque sauvage. Fêtes auxquelles j’avais attendu d’être adulte pour pouvoir y prendre part.
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MessageSujet: Re: Bang Bang [Cameron]   Ven 21 Sep 2018 - 13:56

« Mexicaine à 110 %. Tout comme le club des Los Reyes de la Muerte. »

Il y a de la fierté aussi bien dans son regard que dans ses gestes et ça me fait sourire. Ça me rendrait aussi presque nostalgique, à vrai dire. La vie sur laquelle j’ai tiré un trait ne me manque pas, même mes frères ne me manquent plus vraiment aussi horrible que ça puisse paraitre, mais cette vie en question représente plus des deux tiers de mon existence sur cette foutue planète. Je l’ai aimé cette vie, ce sentiment d’appartenance, cette possibilité de faire partie d’une chose bien plus grande que soi … Aujourd’hui c’est terminé mais si on ne m’avait pas arraché de force à ce quotidien j’aurais certainement eu la même fierté qu’elle dans le regard en lui exposant mes tatouages aujourd’hui disparus. Remplacés. Les Rois de la Mort, hum ? Aucune chance qu’il y ait eu contact entre nous, je le sais, ou alors pas de manière très cordiale étant donné leur nationalité.

« Tu faisais partie d’un MC lorsque tu étais en Amérique ? »

La question est posée de manière assez logique, dans la continuité de la conversation. Je n’y réponds pas instantanément, un sourire presque amusé mais tranquille étirant doucement mes lèvres alors que certains parallèles se font dans mon esprit.

« Un MC, non, mais une grande famille oui. »

Pas de motos, en tout cas pas seulement et ça n’était pas notre raison de vivre, mais une communauté tout aussi soudée. Un gang, pour faire clair, mais pour moi aucun mot n’a jamais aussi bien représenté ce qu’on était que celui-ci. Une famille.

« J’étais membre d’une … « communauté » à San Francisco. »

L’amusement se lit toujours sur les traits de mon visage je pense, tout comme je me laisse à penser qu’elle comprendra l’allusion, qu’elle fera le lien. Oui, j’étais membre d’un gang, de ceux qui ont mauvaise réputation et bien souvent – selon certains critères en tout cas – à juste titre. La violence faisait partie intégrante de notre existence, on ne suivait pas les règles de la société mais les notre, transmises de génération en génération.

« On ne circulait pas de la même façon, enfin pas totalement, mais j’imagine que les codes de base restent les mêmes. »

Haussement d’épaules, toujours ce même sourire tranquille sur le visage. Quelque part je crois que cette conversation me fait réellement plaisir. Ça me fait plaisir de croiser quelqu’un qui peut comprendre la façon dont j’ai vécu les premières années de ma vie et d’en parler. Je garde en tête que les choses peuvent, justement parce qu’on connait tous les deux les codes en question, s’envenimer, mais qui vivra verra comme on dit.

« C’est indiscret de te demander comment tu as atterri si loin de ton QG ? »

Ou appelez ça comme vous voulez. Loin de sa maison, quoi qu’il soit, comme j’ai atterri loin de la mienne il y a quelques années. Une Mexicaine et un Américain, ancien ou actuel membre d’une communauté, se retrouvant à l’autre bout de la planète … Oui, ça me rend curieux.
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MessageSujet: Re: Bang Bang [Cameron]   Sam 29 Sep 2018 - 16:16

« Un MC, non, mais une grande famille oui. J’étais membre d’une … « communauté » à San Francisco. »

Je compris aussitôt l’allusion qu’il avait faite et j’eus un sourire à son air amusé. Quelles étaient les chances que je rencontre non seulement un Américain, mais en plus un qui venait d’un milieu similaire au mien ? L’Europe regorgeait vraiment de surprises insoupçonnées et franchement, ça faisait plaisir à voir. Si j’avais rencontré ce mec sur un autre continent tandis que j’étais encore avec les Los Reyes, les choses auraient été totalement différentes. Peut-être même que j’en serais venue aux poings tout dépend de la situation dans laquelle nous aurions été placés. En Angleterre, tous deux loin de notre MC ou bien de notre communauté, nous pouvions nous permettre une petite conversation légère.

« On ne circulait pas de la même façon, enfin pas totalement, mais j’imagine que les codes de base restent les mêmes. »

Il avait haussé les épaules et j’avais eu un léger hochement de tête.

- Oui je pense que c’est le cas.

Pas obligé d’avoir une motocyclette pour être les rois du monde doublés de bandits sans scrupules. Ces mecs avaient beau paraître pour des enculés aux yeux de la population, mais ils n’avaient aucune idée du sentiment d’appartenance qui venait avec ce genre de famille. La vie était dure et parfois bien stressante, mais on avait toujours quelqu’un sur qui compter en cas de souci. Par contre, ne leur tournez pas le dos et évitez les faux pas. La faucheuse pourrait rapidement se trouver de votre côté. C’était une vie un peu à double tranchant lorsque l’on y pensait bien.

« C’est indiscret de te demander comment tu as atterri si loin de ton QG ? »

Sa question ne me surprenait pas vraiment. Il était vrai que ma présence ici amenait son lot de questionnements, surtout avec le manteau de cuir que je trimballais partout et mon teint basané qui sortait des teints blafards que l’on croisait partout dans les rues. Pourtant je ne pouvais pas répondre franchement à sa question. Aussi tragique soit-elle, cette histoire relevait presque de la fiction. J’avais moi-même dû me convaincre que le spectacle auquel j’avais assisté était bien réel et non pas sorti tout droit de mon imagination. J’étais dans l’impression que seuls les Inquisiteurs pouvaient me comprendre puisque nous avions tous vécu quelque chose de similaire. Nous avions tous été victimes de ces bâtons de bois et de ces êtres qui se croyaient au-dessus de tout à cause de leurs talents particuliers. Je ne connaissais pas vraiment Cameron, mais je me doutais que mon histoire le ferait bien rire.

- C’est une histoire un peu trop compliquée.

Cette phrase était simple et pourtant pleine de sens. Un sourire triste se dessina sur mes lèvres. Le mieux pour moi était de changer de sujet. Je n’avais vraiment pas envie d’entrer dans les détails ni de lui raconter des conneries inventées de toute pièce. Je baissai lentement les yeux sur l’arme qu’il tenait entre ses mains. Je l’a reconnu aussitôt : un Beretta de 9mm. L’arme préférée de Carlos lorsqu’il partait en vadrouille.

- Excellent choix.

Je désignai le pistolet d’un signe de tête avant de lui montrer le mien.

- J’ai toujours aimé les petites armes. Je trouve qu’elles se portent mieux et elles frappent tout autant.

La vérité était que c’était plus facile pour moi à maîtriser. J’avais essayé des mitraillettes et autres armes plus grosses lorsque nous testions de la marchandise, mais je ne les avais jamais utilisées sur le terrain. J’avais toujours eu l’impression que mes mains étaient trop petites pour ce genre de choses.

- Est-ce que ça te manque ? Ton gang ?
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MessageSujet: Re: Bang Bang [Cameron]   Dim 7 Oct 2018 - 15:20

« C’est une histoire un peu trop compliquée. »

Est ce que sa réponse m'étonne ? Je n'ai pas tellement d'avis sur la question ni d'autre réaction qu'un léger sourire entendu et comprehensif. J'en déduis qu'elle n'a pas envie ou simplement pas la possibilité d'en parler et je peux parfaitement le comprendre. Demandez moi ce que j'ai fait ces dernières années, qu'on rigole un peu … Donc oui, je comprends parfaitement.

« Excellent choix. »

Changement de sujet ? Ça me va parfaitement, surtout concernant celui-ci en particulier. Les armes, une chose néfaste pour certains et je peux l'entendre étant donné la finalité la plus part du temps, pour moi c'est simplement comme … une vieille amie, un moyen de me vider la tête quand j'entre dans un endroit comme celui-là et que je déconnecte totalement pour me concentrer uniquement sur la cible.

« Merci. Le tien est pas mal non plus. »
« J’ai toujours aimé les petites armes. Je trouve qu’elles se portent mieux et elles frappent tout autant. »
« Complètement d'accord avec toi. Je les trouve bien plus subtiles mais chacun son truc. Le mode gros bourrin n'a jamais été le mien. »

Un 9mm, ça se planque dans un cran de ceinture, dans le revers d'une veste, un peu n'importe où. C'est léger, ça se transporte facilement, on ne se déboîte pas l'épaule avec le recul lorsqu'on tire … Oui, clairement, c'est mon truc.

La discrétion.

« Est-ce que ça te manque ? Ton gang ? »

Occupé à trier les balles qu'il me reste, casque rabaissé sur la nuque et lunette toujours sur les yeux, je ne relève que le regard sans marquer de surprise ni quelconque expression particulière finalement. Ce sourire en coin qui me caractérise, lui, est là. Tout aussi tranquille que lorsqu'elle a évoqué une histoire trop compliquée pour l'aborder.
Je ne peux pas dire pour autant que ça ne me fait rien, je ne le montre pas vraiment par habitude c'est tout. Tout ça, je n'en parle pas, jamais. Mes proches ne me posent pas de questions, ça ne vient pas de moi non plus. A quoi bon ? Mais l'idée de rencontrer quelqu'un qui comprend, qui connaît ce monde un peu spécial, je réalise que ça me fait réellement plaisir.

« J'en suis nostalgique parfois. »

Vrai.

Cette vie à cent à l'heure, sans savoir si on serait encore en vie ou en liberté le soir même, sans limite et sans règle si ce n'est les notre … Aujourd'hui je suis un type rangé, plus ou moins, et nombreux doivent être ceux qui n'ont pas la moindre idée de celui que j'ai pu être, de l'environnement dans lequel j'ai grandi et qui m'a construit. Le passage par la case Poudlard a modifié tout ça. Je n'ai pas de regret, encore une fois à quoi bon ? C'est comme ça, c'est tout. J'ai changé, évolué, jamais je ne pourrais retourner à ce mode de vie, de fonctionnement mais ça n'est pas pour autant que j'oublie. Que je les oublie. Ni ce qu'on a partagé pendant toutes ces années où ils ont été bien plus ma famille que ceux qui ont partagé mon sang et m'ont mis au monde.

Et puis il y a Sullivan, bien sûr.
Le sang, le vrai. Le seul.

« De là à dire que ça me manque … Non. Je ne suis plus le même aujourd'hui. Ils resteront éternellement ma famille mais tu sais comment ça fonctionne j'imagine. »

Une fois qu'on a pris la porte, on ne peut plus faire marche arrière. Je leur ai payé le prix de ma liberté quand j'ai refait surface après quelques années sans nouvelles – pas de mon plein gré au départ mais ça il n'y a que Carlos a le savoir et je sais qu'il gardera mon secret. La page est définitivement tournée, c'est ainsi.

« Ma vie est Londonienne aujourd'hui et elle me plaît comme ça. J'suis pas du genre à regarder en arrière de toute façon. »

J'ai un petit frère, deux même, une petite sœur, une femme qui je le sais n'est pas seulement une amie, des amis proches, des connaissances, un boulot, un appart … Oui, une vie rangée compte tenu des circonstances. Je garde dans un coin de ma tête le côté fragile de cet équilibre pour des raisons extérieures, rien que je ne puisse maîtriser. Dans le fond, c'est sans doute assez étrange de rester dans les parages mais pas une fois – pour le moment en tout cas – je n'envisage d'aller voir ailleurs.
Je sais qu'une telle déclaration peut être mal vue, après tout on n'est pas censé abandonner sa famille et quand on fait partie de ce genre de communauté, peu importe comment on l'appelle, mais je suis totalement en phase avec ça et si ça ne plait pas, ça n'est pas mon problème.

« Est ce que tu envisages de te rapprocher d'un MC ici ? »
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MessageSujet: Re: Bang Bang [Cameron]   Sam 13 Oct 2018 - 22:12

C’était une conversation des plus banales, mais discuter de clubs et d’armes m’apportait un profond sentiment de bien-être. C’était un peu comme si je retrouvais une partie de la maison que j’avais laissée derrière moi. Comme si je retrouvais une partie de ma famille. Bien entendu nous n’avions pas ce genre de conversation entre nous. Avec le temps, j’avais appris à connaître par cœur les préférences en matière d’arme de chaque membre et il nous était donc inutile de se décider à savoir qui aurait quoi : c’était déjà défini d’avance. Quant au sentiment d’appartenance et tout ce que le club nous apportait en tant que famille, nous n’avions jamais eu à mettre des mots là-dessus. C’était quelque chose que nous avions dans nos cœurs à tous les instants. Que ce soit sur la route en mission ou simplement à partager un repas ensemble.

« Complètement d'accord avec toi. Je les trouve bien plus subtiles mais chacun son truc. Le mode gros bourrin n'a jamais été le mien. »

Je n’avais pas pu m’empêcher d’avoir un petit rire à sa dernière phrase. Nah les mitraillettes et les gros canons c’était réservé à tous les Rambo qui aimaient faire trop de bruit. J’étais parfaitement d’accord avec lui. En plus d’être trop lourds, ces trucs faisaient trop de bruit. Rien de tel pour attirer l’attention de civils non impliqués ou des flics.

« J'en suis nostalgique parfois. »

Pour ça, je n’avais aucune difficulté à le croire. C’était un mode de vie bien plus différent que celui que nous vivions à cet instant.

« De là à dire que ça me manque … Non. Je ne suis plus le même aujourd'hui. Ils resteront éternellement ma famille mais tu sais comment ça fonctionne j'imagine. »

J’avais hoché la tête. Je ne savais pas depuis combien de temps exactement qu’il n’était plus dans son club, mais ça devait faire un bout bon de temps déjà. De mon côté, j’avais peur de me retrouver dans la même situation. Pas d’oublier les membres de ma famille ni les aventures que nous avions vécus ensemble parce que ça serait juste impossible, mais que ce genre de vie n’allait pas me manquer. Elle me semblait empreinte de tant d’excitation et d’adrénaline que lui dire adieu entièrement m’apparaissait comme invraisemblable et absurde.

« Ma vie est Londonienne aujourd'hui et elle me plaît comme ça. J'suis pas du genre à regarder en arrière de toute façon. »

Si ça lui plaisait tant mieux. On finissait sans doute par s’habituer à la culture et aux gens d’ici, mais mon cœur continuait d’appartenir au Mexique et à ses couleurs. Ça n’avait rien de raciste, c’était simplement mes origines. J’étais très fière d’elles comme je l’avais démontré à Cameron.

« Est ce que tu envisages de te rapprocher d'un MC ici ? »
- Non.

Le mot avait franchi mes lèvres avant même que je ne me pose la question à moi-même. Faire partie d’un autre MC était hors de question. La seule chose que j’aurais pu faire aurait été de rejoindre l’un des chapitres liés aux Los Reyes, mais prêter allégeance à une famille autre que la mienne relèverait presque de la trahison.

- Ça m’apparaît impossible. Je ne suis pas vraiment familière avec les clubs qui peut y avoir en Europe et je suppose qu’il y en a pas mal. Malgré tout, je ne me vois pas rejoindre l’un ou l’autre. Mon allégeance sera éternellement avec les Los Reyes.

Je ne pouvais pas tourner le dos à mon père, mon frère et mon oncle même s’ils étaient déjà six pieds sous terre. Leur sang continuait de couler dans mes veines et les Gomez resteraient solidaires à leur MC.

- À défaut d’avoir rejoint un autre club, je pense quand même avoir trouvé ma petite famille ici. Je ne suis ici que depuis quelques mois, mais j’ai réussi à m’intégrer plus facilement que je ne l’aurais cru.

Je faisais bien entendu référence aux Inquisiteurs. Être dans leur rang c’était comme mener une double vie. Ce n’était pas la même chose que les Los Reyes, mais je me plaisais vraiment avec eux. Bethany était géniale et très à l’écoute. Elle me faisait parfois penser aux femmes qui m’avaient éduqué dans ma jeunesse. Je commençais également à être plus familière avec mes collègues de travail même si nous n’en étions pas encore rendus à nous voir à l’extérieur de nos emplois.

- Au départ je croyais que les Anglais et les Européens de manière générale étaient des personnes hautaines et imbues d’elles-mêmes, mais c’est des bobards tout ça. Il y en a certains qui le sont c’est vrai, mais ce n’est pas une majorité. Ils sont même plutôt accueillants en fait. Ça fait longtemps que tu es débarqué en Angleterre ?
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MessageSujet: Re: Bang Bang [Cameron]   Mar 16 Oct 2018 - 21:20

« Non. »

Réponse claire, nette et précise. Immédiate, également, et ne laissant place à aucune doute, aucune hésitation de sa part. Elle taquine ma curiosité, je ne vais pas mentir, mais encore une fois je ne suis pas de ceux qui s'immiscent dans la vie des gens. Je sais simplement qu'on ne tire pas un trait définitif sur ce mode de vie comme ça, en claquant des doigts, du jour au lendemain et que bien souvent, un élément extérieur vient faire basculer les choses, nous pousse vers la sortie. On m'a arraché à ce monde, j'en suis resté loin trop longtemps pour pouvoir y remettre les pieds. Ce qu'il en est la concernant ça la regarde, elle a sûrement une bonne raison et qui plus est … On ne change pas de famille, en réalité. Pas pour le même type de famille en tout cas. Pas une seconde ça ne m'est venu à l'esprit en débarquant ici, ou même à Poudlard, de rejoindre un autre gang. Ni même d'en créer un.

« Ça m’apparaît impossible. Je ne suis pas vraiment familière avec les clubs qui peut y avoir en Europe et je suppose qu’il y en a pas mal. Malgré tout, je ne me vois pas rejoindre l’un ou l’autre. Mon allégeance sera éternellement avec les Los Reyes. »

Juste un signe de tête, un sourire sincère, parce que je comprends totalement et que ses mots rejoignent les pensées que je viens d'avoir. La famille, c'est sacré.
J'ignore ses raisons et je sais que d'une certaine façon j'ai volontairement tourné le dos à la mienne, pour m'entourer d'une autre, mais c'est complètement différent. Je suis sorti du système, c'est tout, il y a bien longtemps que je ne culpabilise plus.

« À défaut d’avoir rejoint un autre club, je pense quand même avoir trouvé ma petite famille ici. Je ne suis ici que depuis quelques mois, mais j’ai réussi à m’intégrer plus facilement que je ne l’aurais cru. Au départ je croyais que les Anglais et les Européens de manière générale étaient des personnes hautaines et imbues d’elles-mêmes, mais c’est des bobards tout ça. Il y en a certains qui le sont c’est vrai, mais ce n’est pas une majorité. Ils sont même plutôt accueillants en fait. Ça fait longtemps que tu es débarqué en Angleterre ? »

J'éclate de rire – on parle de moi, c'est toujours relativement modéré – c'est plus fort que moi. Aujourd'hui je suis entouré de gens qui viennent d'un tas de nationalités différentes mais il est vrai que quand on m'a balancé sur cette île j'avais moi aussi mes idées préconçues et elles ont la peau tenaces. Pour moi tous ces anglais étaient des culs serrés, leur flegme à la con m'insupportait, aujourd'hui c'est rentré dans mes mœurs et après avoir passé quelques soirées en ville je peux vous assurer que j'ai « rapidement » changé de vision sur ces gens. Ici c'est une Capitale, c'est sans doute un peu différent, mais peu importe. Certes il y a une différence culturelle mais l'image que j'avais d'eux étaient totalement gratuite. Les clichés ont la peau dure eux aussi, je suis certains que beaucoup voient les ricains comme de sacré stéréotypes. A raison pour quelques uns, comme partout.

« Je vis à Londres depuis 3 mois mais j'avais des amis sur place déjà, je connais depuis quelques années maintenant. J'ai débarqué en Angleterre il y a … un peu plus de trois ans, quelque chose comme ça. »

Ça me semble tellement lointain, comme dans une autre vie. J'arrive à peine à croire que j'ai passé un paquet de temps enfermé contre mon gré dans cette énorme bâtisse perdu au fin fond de l'Écosse ou je sais pas où. J'ai perdu beaucoup, mais j'ai gagné aussi. Des amis, une version de moi-même avec laquelle je suis en harmonie, une inspiration pour faire quelque chose d'utile et qui me tient à cœur. Je sais que tout peut s'arrêter d'une seconde à l'autre, ça n'est pas quelque chose que j'oublierais, mais je profite de chaque jour qui passe, je profite des miens.

« J'étais comme toi, j'avais pas mal de préjugés et d'appréhension. Au final, même si certains aiment se foutre de la gueule de mon accent de ricain après quelques bières on devient rapidement les meilleurs amis du monde. »

J'suis pas le mec le plus social du coin c'est vrai mais je n'ai pour autant aucun mal à communiquer. Et puis pour entretenir un réseau il le faut, de toute façon. Je me sens mieux, plus à ma place, en petit comité, avec les personnes dont je me sens le plus proche, c'est une certitude, mais ça m'arrive de sortir voir le monde aussi et de découvrir de nouvelles personnes. La preuve. Ce sont des rencontres fortuites qui ne donnent pour la plus part pas de suite, elles n'en sont pas désagréables et insignifiantes pour autant.

« Tu bosses dans quoi ? »

Question bateau, j'imagine, mais encore une fois réel intérêt, réelle curiosité.
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MessageSujet: Re: Bang Bang [Cameron]   Dim 28 Oct 2018 - 16:24

Il avait aussitôt éclaté de rire lorsque je lui avais mentionné mes préjugés en lien avec cette terre qui m’était parfaitement inconnue avant que je n’y mette les pieds. Même si ce n’était pas tout le monde qui était prêt à avouer ces premières fausses impressions, je me doutais que la grande majorité des gens l’avaient. Avec tout ce qu’on lisait dans les journaux ou bien la simple représentation qu’ils avaient dans les films, c’était difficile de faire autrement. De toute manière, j’étais quasi certaine qu’ils avaient aussi eu des opinions plutôt basses des pays de l’Amérique du Nord. Ce que l’on ne connaissait pas était toujours un peu effrayant et c’était ancré dans nos cultures. Tant que l’on parvenait à faire la différence entre la réalité et les idées préconçues, ça allait.

« Je vis à Londres depuis 3 mois mais j'avais des amis sur place déjà, je connais depuis quelques années maintenant. J'ai débarqué en Angleterre il y a … un peu plus de trois ans, quelque chose comme ça. »

J’étais réellement surprise d’apprendre ça. Il avait réussi à garder son accent américain intact après toutes ces années et c’était franchement surprenant. J’étais persuadée que bien des gens qui restaient aussi longtemps dans un pays finissaient par prendre ce nouvel accent sans même s’en apercevoir. J’espérais que ça ne soit pas mon cas, mais on verrait bien. Ce genre de chose se faisait plus inconsciemment qu’autre chose. À moins de vraiment vouloir se faire passer pour quelqu’un d’autre.

« J'étais comme toi, j'avais pas mal de préjugés et d'appréhension. Au final, même si certains aiment se foutre de la gueule de mon accent de ricain après quelques bières on devient rapidement les meilleurs amis du monde. »

J’éclatai de rire à mon tour. J’avais connu beaucoup de monde en travaillant au pub alors forcément, je savais exactement de quoi il parlait.

« Tu bosses dans quoi ? »
- J’ai deux boulots. Je suis mécanicienne dans un garage de jour et ma spécialité c’est les motos. Mais je suis capable de travailler sur n’importe quel véhicule. Et de soir…

J’ouvris légèrement mon blouson afin de laisser entrevoir la robe à paillettes que je portais.

- Je suis barmaid dans un bar de Soho. Ça me permet de pouvoir socialiser un peu à défaut de parler à des moteurs toute la journée. Et avec les pourboires, ça arrondit bien les fins de mois.

Ce n’était qu’une partie de la vérité. J’allais endurer cette vie avec deux boulots jusqu’à tant que j’en aie vraiment marre, mais ce n’était pas encore le cas. L’argent rentrait sans cesse dans mon compte en banque et je parvenais à offrir un bon entretient à ma moto. Je continuais à mettre de côté dans l’espoir de m’acheter d’autres armes. En attendant, je continuais à me farder comme je le pouvais afin d’avoir le plus de pourboires possible.

Je sortis mon téléphone avant d’y regarder l’heure. Je retirai mes lunettes de protection et mes oreillettes.

- D’ailleurs il faudrait que j’y aille, mais ce fut un plaisir de te rencontrer Ricain. Si jamais tu souhaites boire une petite bière, tu peux toujours passer au Lion Heart. Mes horaires sont assez changeants, mais si tu viens durant le weekend, il est certain que l’on se croisera.

J’offris un nouveau sourire à Cameron avant de ranger mon cellulaire.

- Bonne séance ! J’espère qu’on se reverra.

Je lui offris un clin d’œil avant de ramasser mon bazar et de prendre la direction de la sortie.
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MessageSujet: Re: Bang Bang [Cameron]   Mer 31 Oct 2018 - 22:35

« J’ai deux boulots. Je suis mécanicienne dans un garage de jour et ma spécialité c’est les motos. Mais je suis capable de travailler sur n’importe quel véhicule. Et de soir… »

Ce qu'elle me montre ? La robe qu'elle porte sous son blouson. J'imagine que c'est censé être un indice, je ne cherche pas réellement à creuser, me disant qu'elle me le dira bien elle-même mais je note la double facette. Mécanicienne, hum ? A vrai dire, ça ne m'étonne pas plus que ça. Elle en a bien l'allure et faisant partie d'un MC, c'est presque une raison d'être je dirais. J'ai touché un peu, ma grande passion était de voler des voitures, je m'y connais un minimum on va dire. J'essaie aussi de faire abstraction du fait que mon frère s'est fait descendre alors qu'il réparait sa bécane devant « chez nous » parce que ça n'a rien à voir. Ça m'y ramène un peu, c'est tout. Inutile de chercher plus loin.

« Je suis barmaid dans un bar de Soho. Ça me permet de pouvoir socialiser un peu à défaut de parler à des moteurs toute la journée. Et avec les pourboires, ça arrondit bien les fins de mois. »

Mécano le jour, barmaid la nuit. Et donc tu dors quand ? Je sais qu'il y a finalement des tas de gens qui vivent comme ça et ça leur va très bien. J'ai choisi un autre parcours aujourd'hui mais n'étant pas un gros dormeur, je pense que j'aurais pu gérer de cette façon moi aussi. Pas dans un bar ça c'est certain mais finalement, avec le business j'étais souvent debout toute la nuit ou presque quand j'étais encore en Amérique. Ça n'a pas la moindre espèce d'importance, je comprends simplement pourquoi. Après tout, moi aussi j'arrondis les fins de mois ...

« D’ailleurs il faudrait que j’y aille, mais ce fut un plaisir de te rencontrer Ricain. Si jamais tu souhaites boire une petite bière, tu peux toujours passer au Lion Heart. Mes horaires sont assez changeants, mais si tu viens durant le weekend, il est certain que l’on se croisera. »

Une invitation ? J'en connais une qui verrait sans doute rouge si elle était là et sans trop savoir pourquoi ni vraiment si je l'assume, ça m'amuse un peu je dois bien l'admettre. Je considère cette rencontre, aussi brève soit-elle, comme ce genre d'évènement qu'on prend plaisir à vivre mais qu'on oublie dès l'instant où nos chemins se séparent. Ça n'a rien d'offensant, d'ailleurs peut-être que je la croiserais par hasard un soir si je devais atterrir là-bas pour une raison X ou Y.

« Bonne séance ! J’espère qu’on se reverra. »

Elle m'offre un clin d'œil, je lui réponds par un sourire et un signe de tête.

« Merci. Bon courage pour le boulot et bonne soirée à toi. »

Elle disparaît de mon champ de vision, je reste quelques secondes immobiles sans me fixer sur quelque chose de particulier, l'esprit un peu ailleurs. Perdu dans des souvenirs je crois. L'instant d'après je termine de recharger le flingue et reprends là où je m'étais arrêté.

▬ FIN ▬
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