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 Il y a des choses que l'on oublie jamais - Ismaelle

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MessageSujet: Il y a des choses que l'on oublie jamais - Ismaelle   Mar 29 Mai 2018 - 20:49

Vendredi 25 septembre 2015, dans la soirée

Il s’était levé tôt pour préparer le petit-déjeuner d’Adam, se préparer avant de lever l’enfant. Pendant que l’enfant prenait son repas, Dorofei s’activa à faire le sac du gamin pour la soirée. Comme il ne savait pas à quelle heure il allait rentrer, il l’emmenait chez sa sœur qui le prendrait en charge. Suivant l’heure à laquelle se finissait son rendez-vous, il irait soit le chercher directement, soit il attendrait le lendemain matin afin de ne pas troubler le sommeil de l’enfant. Pyjama. Présent. Brosse à dents. Présente. Doudou, ok. Parfait, il ne manquait probablement rien. Pour sa part il vérifia que son téléphone était bien chargé –juste au cas où- histoire qu’il puisse survivre la journée et la soirée. On était jamais trop prudent ! Un pépin était vite arrivé et il espér ait que ça ne serait pas le cas. T’as fini ? V te brosser les dents et on file, on n’est pas en avance, et je vais finir par être en retard au boulot ! Il se tut quelques instants, réfléchissant à ce qu’il venait de dire. Adam, attend Il fouilla dans le sac qui était censé être fini pour sortir la brosse à dents. Tu me la redonnes dès que tu as fini, d’accord ? Histoire qu’il vérifie qu’elle était, par exemple, bien nettoyée.

Il avait fini par déposer l’enfant chez sa sœur, avant de partir très rapidement au boulot. Il n’aimait pas spécialement être en retard, mais par les temps qui courent il préférait en plus ne pas se faire remarquer. Il était probablement sur la sellette avec ces Fous-furieux aux commandes du Ministère. Alors moins il faisait de vague, mieux il se porterait. Ou pas. Il se demandait s’il ne devrait juste pas abandonner son métier d’Auror et aller par exemple juste aider sa belle-famille dans l’élevage de Boursouflet et Fléreur. Ça serait moins risqué mais… mais il y avait ce mais. Ca serait moins palpitant, et il avait besoin de cela pour se sentir vivre, il aimait trop ce métier pour l’abandonner de son propre chef. Il avait cet espoir fou, insensé, cette utopie qu’il pourrait, en restant là aider à changer les choses, de nouveau dans le bon sens. Bien sûr… Bien sûr que ce n’était pas possible, il le savait, mais l’espoir mais vivre, vibrer. L’espoir aidait à garder cette envie de se battre !

Dès qu’il débaucha, il se dirigea au chaudron baveur où il avait rendez-vous avec Ismaëlle. Il avait longuement hésité à lui demander des nouvelles, ne sachant pas trop comment formuler la chose. Un diner entre amis, était quelque chose qui lui était venu à l’esprit, mais par les temps qui courent, n’était-ce pas juste bizarre ? N’était-ce pas une formulation peu judicieuse ? Il n’en avait pas trouvé d’autres, alors il lui avait envoyé un sms, en lui demandant simplement quand elle était libre, et si elle voulait venir boire un coup puis peut-être manger un bout en ville histoire de passer du temps ensemble. Il avait failli rajouter comme au bon vieux temps, mais là non plus ce n’était pas forcément une formulation appropriée. Il s’était donc contenté du minimum.
Et voilà que maintenant il l’attendait, il ne l’avait pas vu depuis… probablement depuis le début des grandes vacances vu qu’il n’était pas retourné à Poudlard après les supplications d’Adam. Il s’en voulait de ne pas avoir été là le jour de la reprise de l’école par ces Abrutis. Il s’en voulait, mais en même temps on ne pouvait pas revenir en arrière, il ne laissait pas la culpabilité le ronger, cela ne servirait à rien. Qu’est-ce qu’il allait donc lui dire ? Quels sujets aborder ? Déjà, il essaierait de ne pas citer de lui-même la Garde, il avait entendu dire qu’elle avait déjà refusé leurs propositions, alors il ne voulait pas la brusquer, la braquer. Elle viendrait quand elle en aurait envie. Il improviserait. Il verrait bien ! Malgré tout, il se sentait un peu nerveux, Ismaëlle avait été quelqu’un d’important pour lui adolescent, et quelque part, même si aujourd’hui c’était différent, ce genre de lien resté gravé en lui. Elle restait importante. C’est sur cette note, qu’il la vit entrer. Il la laissa approcher avant de lui souffler Installe-toi je suis arrivé à l’avance, j’ai préféré nous garder une table pour que l’on soit tranquille et assis. Il lui fit un léger sourire Tu vas comment ?! Bise ? pas Bise ? Là encore, il préférait la laisser décider, ne voulant pas se montrer trop « présent ». Peut-être qu’elle ne le considérait plus comme assez proche pour ce genre de familiarité.
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MessageSujet: Re: Il y a des choses que l'on oublie jamais - Ismaelle   Jeu 31 Mai 2018 - 21:13

Il y a des choses que l'on oublie jamais
Dorofei & Ismaelle


■ Vendredi 25 septembre ■

Dans la matinée – Domicile de Leiv & Ismaelle - Norvège

« Eeeeet merdeuuuh, pu … naise. »

Arrêt sur image. Ce qu’il vient de se passer ? Une tornade blanche m’a coupé la route alors que je quittais la cuisine et entrais dans la salle à manger, suivi de près par une autre tornade grise et beige, pataude, qui se prend un coup de patte agacé sur le museau par la première tornade. Lune. Le chiot. Et j’ai failli trébucher sur les deux à la suite. Pourquoi je me suis arrêtée avant de prononcer un mot que je ne prononce que très rarement ? D’une parce que j’évite de prononcer ce genre de mots – je n’ai pas réussi à retenir le premier, ce sont des choses qui arrivent, flûte – de deux parce que j’ai devant moi – enfin, à ma gauche – une grande silhouette cachée par des vêtements devenus trop amples et une absence d’expression sur le visage. Si ce n’est la fatigue, par la force des choses.

« Hey, salut Champion. »

Enzo se tient là, immobile, presque semblable à une apparition. Planqué dans un sweat à capuche et un pantalon de survêtement en coton, les mains ramassées dans les manches, bras le long du corps sans trop savoir quoi faire de son corps j’ai l’impression. Ça fait maintenant quatre jours qu’il est à la maison, on n’a que très peu entendu le son de sa voix et c’est assez rare de le voir évoluer dans une autre pièce que sa chambre. Oui, sa chambre. Et non plus la chambre d’ami. Pour le moment en tout cas.

« Un petit creux ? Je peux te faire des œufs brouillés et du bacon si tu veux. Ou te regarder les faire toi-même d’ailleurs. »

Etre naturelle, j’en fais une mission. Ne pas le prendre en pitié, ne pas le mettre mal à l’aise, lui laisser le temps. Même quand il me fait comprendre que non, aujourd’hui encore il n’a pas faim, en tout cas pas maintenant. Une chose est certaine, je ne vais pas le laisser dépérir et il finira par ne plus avoir le choix. Je retenterais tout à l’heure, de la patience j’en ai à revendre.

« Tes grands-parents vont passer demain, si tu es d'accord. »

Je perds son attention, il semble observer ce qu’il a autour de lui comme s’il découvrait l’endroit et je me demande ce qui peut bien se passer dans sa tête. Est-ce qu’il se pose des questions ? Est-ce qu’il comprend réellement dans quelle réalité il évolue désormais ? Est-ce qu’il aimerait que ses amis soient là ? Est-ce qu’il se demande pourquoi William ne l’est pas ?  Est-ce qu’il s’interroge vis à vis de son frère ? Difficile à dire. Il n’a, je crois, pas cherché à établir le contact avec les autres jusqu’ici – son téléphone traine toujours sur un des meubles du salon et il n’a pas cherché à envoyer de hibou.
Fenrir entre dans la maison, se dirige doucement vers lui et chercher une de ses mains avec son museau. Le garçon lui donne ses doigts sans le regarder, se laisse faire quand il les lui lèche, effleure le sommet de son crane sans bouger le reste de son corps. En toute honnêteté, à ce stade, je considère la moindre petite chose comme un progrès. Et je le sais, les poilus de l’assistance auront leur rôle à jouer dans le processus. Pas uniquement les poilus, en y repensant, certains n’ont que la peau sur les os.

« Est-ce que je t'ai dit que Mila était là ? »

Ses yeux noisettes se posent dans les miens, j’ai retrouvé son attention et la petite étincelle, aussi infime soit-elle, que j’y perçois me fait comprendre que je suis sur le bon chemin. Un sourire, un signe de tête.

« Viens. »

Je ne lui tends pas la main, n’essaie pas d’établir un contact avec lui. Les premières tentatives ont été un échec, le sentir vouloir s’échapper m’a blessé – malgré lui – alors désormais je le laisse venir à moi – chose qu’il n’a pas encore faite – et respecte ce besoin d’absence de contact physique aussi infime soit-il. Je lui parle, lui raconte mes journées, il ne répond ou ne réagit que très rarement mais ça va venir.
Il me suit, à son rythme, parfois j’ai l’impression que chacun de ses gestes est fait au ralenti. Il n’est pas encore très à l’aise sur ses jambes, le fait de ne pas les faire fonctionner très souvent n’arrange pas les choses mais c’est clairement une porte ouverte que j’entrevois en cet instant, un pas en avant. On se dirige vers la grange, je n’essaie pas de meubler en parlant à tout va, mais je l’admets je scrute du coin de l’œil chacune de ses réactions. Son regard ne s’illumine pas quand il voit la jeune Sombral mais il n’y a pas d’hésitation chez lui quand il s’approche d’elle et lui tend sa main. Elle le respire, le renifle, pousse un petit cri strident propre à son espèce et je sais qu’elle exprime sa joie de le voir. Ces deux-là ont toujours eu un lien particulier et quand je le vois se laisser aller contre elle, sa main, son épaule et sa tête contre l’encolure de la pouliche comme je l’ai vu faire nombre de fois à Poudlard ces trois dernières années, je lute pour retenir mes larmes.

Ces larmes, elles explosent en silence et avec pudeur quand au bout de quelques minutes il attrape une de mes mains en douceur pour la garder dans la sienne.

#

Début de soirée – Londres - Angleterre

Ce soir je laisse la maison et mes hommes – même s’il en manque un, qu’on retrouvera la semaine prochaine et j’ai hâte – à sa Majesté Lune. Perchée sur le dossier du canapé elle observe avec mépris le chiot allègrement étendu sur les genoux du jeune Australien. Mes bras autour de la taille de Leiv, je lui souris d’un air entendu. Aujourd’hui Enzo m’a aidé à faire le tour des Créatures, changer l’eau des abreuvoirs, continuer de façonner le potager, etc ... On a même été promener les chiens jusqu’au Fjord et échangé quelques mots en pique-niquant sur place. Pas sur ses ressentis, simplement quelques commentaires sur les bêtises du chiot, la beauté du paysage ou ce genre de choses mais après ne pas avoir entendu le son de sa voix pendant trop longtemps je m’en satisfais et ne lui en demande pas plus. Ce soir il est exténué, je ne serais pas surprise qu’il s’endorme sur le canapé d’ici quelques minutes à vrai dire. L’exercice physique lui a fait du bien, il a même mangé sans trop de problème ce midi. Mais la pleine lune est dans trois jours, ça m’angoisse je l’admets. J’ai peur qu’une nouvelle transformation, aussi tôt, soit un traumatisme de plus, quelque chose qui l’éloigne un peu plus de nous alors qu’on commence tout juste à le ramener. Est-ce qu’il appréhende ? Est-ce qu’il réalise seulement ? J’ai du mal à savoir qu’elles sont ses perceptions actuelles encore une fois. On ne sait toujours pas ce qu’il a vécu, il ne sait toujours pas que son frère est coincé à Poudlard – comme certains autres de ses amis probablement.

Un jour après l’autre, les choses « sérieuses » après la pleine lune. Ce soir tout est calme, tout va bien et j’ai envie d’en profiter un peu.

« J'y vais, je ne rentre pas tard. Je t'aime. »

Un baiser, un sourire.

« Et non, tu n'as pas à t'inquiéter. D'ailleurs la prochaine fois tu viendras avec moi. »

Pourquoi est-ce qu’il s’inquiéterait ? Parce que ce soir je sors avec un autre homme, un homme avec qui j’ai un passif d’adolescent – relativement risible le passif comparé à la plus part des gens que je côtoie … ça n’a rien d’offensant ou de dégradant envers lui, il n’y est pour rien si j’étais la personne la plus coincée sur terre après tout.

« Fais attention s'il te plait. »
« Promis. A tout à l'heure. »

Attention ? Il ne parle pas de Dorofei je le sais bien et j’ai conscience des risques que je prends mais ces cinglés ne m’empêcheront certainement pas de vivre. Qui plus est, je n’ai pas quitté la maison depuis trop longtemps, l’envie de voir un peu autre chose se manifeste et cette soirée tombe à pic.

« Bonne soirée à tous les deux. »

Jappement du plus grand des deux poilus – puisque le plus petit est bien trop occupé à gigoter dans tous les sens.

« Pardon, à tous les cinq. »

Je lève les yeux au ciel et transplane. Dans un premier temps vers le Portoloin, celui qui me déposera à Londres, près de ma destination pour quelques heures : Le Chaudron Baveur. Je n’ai que très rarement mis les pieds dans cet endroit, je m’en rends compte. Je ne suis pas vraiment une personne qui traine en ville, de manière générale, mais même si je sais que je dois rester sur mes gardes je suis heureuse de changer de décor et de sortir de mon train-train habituel. Heureuse de passer un moment avec Dorofei, aussi, que je trouve assis à une table.

« Installe-toi je suis arrivé à l’avance, j’ai préféré nous garder une table pour que l’on soit tranquille et assis. »

Je lui adresse un sourire et m’assoie face à lui. C’est idiot mais je crois qu’il résidera toujours en moi une petite part de gêne quand je me retrouve face à lui. C’est fugace, ça ne nous empêchera pas de communiquer je le sais puisqu’on s’est côtoyé maintes fois depuis l’époque où on était élèves à Poudlard – professionnellement parlant en tout cas mais on s’entend.

« Tu vas comment ?! »
« C'est … une bonne question. »

Une question que je ne me suis pas réellement posée depuis un moment à vrai dire, même si mon craquage de début de semaine a été relativement éloquent. Toutes les choses qui m’occupent l’esprit sont bien loin d’être résolues même si l’une d’elle est actuellement en sécurité chez moi. Malheureusement tous ne peuvent pas en dire autant mais ce soir je n’ai pas le cœur à la bataille je l’admets sans honte.

« J'ai l'impression de ne pas avoir vu le jour depuis un mois. Qui a dit que le chômage était ennuyeux ? »

Ceci étant de l'autodérision et une part d’ironie bien sûr.

« Et toi comment tu vas ? »

Je me rends compte que je ne sais finalement pas grand chose de sa vie à l'extérieur maintenant qu'il n'est plus Gardien à Poudlard.

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MessageSujet: Re: Il y a des choses que l'on oublie jamais - Ismaelle   Dim 3 Juin 2018 - 9:57

Son portable vibrait régulièrement doucement dans sa poche, il avait regardé les dix premiers messages, mais c’était juste sa sœur qui avait l’air décidé à lui ire tout ce que faisait Adam, ce qui signifiait qu’elle s’ennuyait, donc que tout se passait et d’ici une trentaine de minutes, elle se lasserait de lui envoyer des messages. Il se rappelait maintenant pourquoi, il évitait de la laisser seule avec l’enfant par ce qu’elle le harcelait de messages. Il se passa une main sur le visage et rangea son téléphone dans sa poche sans prendre la peine de répondre aux messages vu qu’ils n’exigeaient aucune réponse. Et voilà qu’il repensait à Isma, à ce qu’il allait bien pouvoir dire, ou faire. A ce qu’il devait dire, ou les sujets à éviter. Il était curieux de savoir pourquoi elle ne voulait pas entrer dans la garde, mais il se doutait que c’était un sujet à éviter même s’il ne lui faisait aucune proposition. Il verrait bien où tout cela le mènerait, il espérait qu’elle lui en parlerait, qu’elle lui tendrait qu’il puisse saisir, quelque chose qu’il puisse utiliser dans ce sens même s’il savait que ce n’était probablement qu’une douce utopie. Et si elle allait mal, qu’est-ce qu’il pourrait bien faire exactement ? Est-ce qu’il arriverait à la réconforter ? Pourquoi est-ce qu’il avait si peur que cela se passe mal ? Probablement par ce qu’il ne voulait pas la blesser par une parole de travers ou peut-être la choquer. De quoi exactement, là encore c’était un mystère… mais la tension « politique » était telle en ce moment que c’était facile de dire quelque chose qu’il ne fallait pas.

Etre simple, être juste lui marcherait probablement totalement. Ils s’entendaient bien comme ça. Il fallait qu’il arrête de se prendre la tête pour rien alors qu’ils allaient juste probablement passer une bonne soirée peut-être presque détendue. Lorsqu’elle arriva, il l’accueillit à bras ouverts, lui proposa de s’installer avant de lui poser LA question qui pouvait fâcher, savoir comment elle allait. Et la réponse n’était pas forcément celle qu’il avait attendu… Une bonne question ?! Qu’est-ce que cela voulait dire exactement ? Qu’elle ne savait pas exactement ? Que cela dépendait des moments ? Totalement autre chose ? Il ne reprit pas la parole et la laissa continuer, préférant ne pas intervenir avant d’être certain qu’elle avait totalement fini.

- J'ai l'impression de ne pas avoir vu le jour depuis un mois. Qui a dit que le chômage était ennuyeux ?
- Qu’est-ce que tu as faits tout ce temps-là, pour avoir été si occupée ?

En tout cas cela expliquait peut-être pourquoi elle n’avait pas encore voulu faire partie de la Garde, elle n’en avait pas le temps ; mais cela pouvait également être totalement autre chose. Vraiment, il aurait fait un très mauvais Sherlock Holmes !

- Mais c’est quelque chose de plutôt positif dans un sens, non ? Il vaut mieux être occupé que… disons de s’ennuyer comme un rat mort en ressassant trop de choses ! Tu ne penses pas ? Il faut quand même que tu penses à toi, et à te reposer un peu ! C’est important ça aussi !

Certes, il n’était pas son père, mais il savait qu’elle était le genre de femme à se donner à fond dans quelque chose elle pouvait s’oublier un peu ! Il fallait aussi qu’elle se reposer, qu’elle pense à elle, même si ce n’est qu’un peu.

- Et toi comment tu vas ?
- Et bien écoute, je crois qu’on peut dire que ça va… mais je suis comme toi, je ne vois pas trop le temps penser

Boulot, gamin, Garde, aider sa belle-famille avec la boutique… c’était quelque chose de prenant, il n’avait pas de temps pour lui, mais il avait l’habitude c’était un mode de vie qui lui allait tout à fait. Il n’aimait pas trop les temps morts.

- Et ne t’inquiètes, je trouve quand même le temps de me reposer… un petit peu… je préfère le préciser histoire que tu ne crois pas que c’est l’hôpital qui se fout de la charité ! dit-il en plaisantant avant de reprendre Tu veux boire quelque chose, je peux aller commander !

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MessageSujet: Re: Il y a des choses que l'on oublie jamais - Ismaelle   Dim 10 Juin 2018 - 23:51

« Qu’est-ce que tu as faits tout ce temps-là, pour avoir été si occupée ? »

La question à dix miles galions … A laquelle je ne peux pas vraiment répondre. Enfin, en partie si, mais il y a des choses, des sujets, que je n'aborderais pas. Ça n'est pas par manque de confiance, simplement par instinct je crois. J'en sais trop rien.

« Tu sais, ci et ça, la rentrée, certaines choses à gérer. »

Juste un sourire et pas plus, pas pour le moment en tout cas. En partie parce que … Je ne sais pas, je m'étais mise en tête que sortir m'éloignerait justement un peu de toutes ces choses et je n'ai pas spécialement envie d'en parler ce soir. Ce qu'il s'est passé à Poudlard, avant, pendant et après que les autres dégénérés aient attaqué le château, la disparition d'Enzo et ce qui en découle … J'ai besoin de presser un peu sur pause, sans offense pour qui que ce soit.

« Mais c’est quelque chose de plutôt positif dans un sens, non ? Il vaut mieux être occupé que… disons de s’ennuyer comme un rat mort en ressassant trop de choses ! Tu ne penses pas ? Il faut quand même que tu penses à toi, et à te reposer un peu ! C’est important ça aussi ! »
« Promis. Et ne t'en fais pas, Leiv veille au grain. Il doit bien être un des seuls capables de me faire entendre raison d'ailleurs. »

Un rire léger m'échappe, c'est toujours le cas quand je parle de lui. Cet homme me rend profondément heureuse et rend mon quotidien bien plus tranquille. Ma vie d'avant, ma manière de gérer, m'allait très bien mais j'ai trouvé avec Leiv un équilibre différent, une sérénité évidente, une personne capable de me canaliser et me montrer qu'il est important parfois de s'arrêter. On est très actifs tous les deux mais on s'accorde quotidiennement un moment rien qu'à nous. Qu'il s'agisse d'une promenade ou d'un peu de lecture dans le canapé, sur la terrasse, peu importe. Je ne sais pas de quoi demain sera fait, je ne sais pas comment je vais gérer l'avenir de plusieurs point de vue, mais je sais que je souhaite de tout mon cœur qu'on se marie au plus vite.

« Et toi comment tu vas ? »
« Et bien écoute, je crois qu’on peut dire que ça va… mais je suis comme toi, je ne vois pas trop le temps penser. »

Et qu'est ce qui peut bien se passer dans la vie de cet homme pour que ce soit le cas ? Maintenant qu'on est là tous les deux, ma curiosité est piquée au vif. Je connais Dorofei comme étant un homme occupé, je peux déjà me tracer quelques éventualités à commencer par son fils évidemment.

« Et ne t’inquiètes, je trouve quand même le temps de me reposer… un petit peu… je préfère le préciser histoire que tu ne crois pas que c’est l’hôpital qui se fout de la charité ! »
« Loin de moi cette idée ! »
« Tu veux boire quelque chose, je peux aller commander ! »
« En réalité je suis morte de faim. Je me damnerai pour un truc bien gras. Des frites ! Oh oui je veux des frites ! Ils font ça ici ? »

Si ça n'est pas le cas je porte plainte et m'en vais en criant au scandale, j'annonce.

« Et pourquoi pas une bièreaubeure tiens. »

Pas de quoi finir ronde comme une queue de pelle debout sur une table d'ici 30 minutes. Je me connais, je ne tiens pas l'alcool, on va éviter le désastre.
Je laisse mon ami gérer la commande et ne peux m'empêcher de faire un tour d'horizon de l'endroit. Ça n'est pas que je me sente mal à l'aise mais la méfiance reste de mise. On sait maintenant qu'ils sont partout, qu'ils ont infiltré le Ministère pour ne citer que lui, alors l'idée que certains adeptes soient parmi l'assemblée ne me semble pas farfelue. L'espace d'un instant je pense à tous ceux enfermés à Poudlard, je me sens un peu coupable d'être là à prendre du bon temps mais culpabiliser et arrêter de vivre ne changera rien. J'ai fait des choix, je me suis concentré sur ma famille, je ne le regrette pas.

Mon sourire revient dès l'instant où mon compagnon pour la soirée revient à notre table.

« Tu sais quoi ? Est ce que ça te dirait qu'on prenne tout ça à emporter et qu'on aille se poser quelque part ailleurs ? Je ne suis pas très à l'aise dans cet endroit à vrai dire. Trop de ... Sorciers. »

Je laisse échapper un rire faussement amusé mais je pense que le message est clair pour lui. Je me méfie vraiment trop de qui pourrait se trouve ici et je sais pertinemment que je ne serais pas confiante pour parler de certaines choses en sachant que potentiellement des oreilles mal intentionnées nous écoutent.
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MessageSujet: Re: Il y a des choses que l'on oublie jamais - Ismaelle   Mer 13 Juin 2018 - 22:19

La rentrée, certaines choses à gérer ? Cela paraissait une réponse cohérente mais elle n’en restait pas mois totalement évasive. Elle ne voulait pas en parler, et il ne comptait pas non plus insister, cela ne servirait à rien ! Il se contenta donc d’acquiescer doucement et souffla tout simplement :

- D’accord, je vois, la routine en quelque sorte ?!

Même si cela ressemblait à une question, il n’attendait pas forcément de réponse.  Il essayait de faire en sorte à lui laisser une ouverture si elle souhaitait en parler, sinon ils parleraient assez facilement d’autre chose, du moins  il l’espérait, il suffirait juste de trouver un bon sujet de conversation ! Il n’hésita néanmoins pas à lui rappeler qu’il fallait se reposer un peu de temps en temps, sinon le risquait de finir en burn-out ou en surmenage.

 Promis. Et ne t'en fais pas, Leiv veille au grain. Il doit bien être un des seuls capables de me faire entendre raison d'ailleurs.
- Tant mieux c’est l’essentiel, si tu as quelqu’un sur qui compter !

Il eut un furtif sourire, il était sincèrement content pour elle, mais il restait un goût amer, par ce que sa femme n’était plus. Bien entendu il n’en voulait pas à Ismaëlle de sa réponse, ça aurait été totalement stupide, mais elle lui manquait juste et lorsque son amie parlait cela faisait resurgir quelques souvenirs. Il tenta de chasser de son esprit l’image de Prune. Ressasser le passé ne servirait à rien, et surtout pas à avancer ! Il devait passer à autre chose même si pour le moment c’était compliqué, heureusement qu’il avait sa famille et surtout son fils pour tenir le coup, sinon, il se connaissait il se noierait dans le travail encore plus qu’actuellement histoire de ne pas trop penser. Elle ne tarda pas à lui poser une nouvelle question. Question peut-être un peu piège dans un sens, mais il lui répondit quand même franchement, par ce qu’au final il allait bien : il avait une maison, un toit, une famille, son gamin, une vie bien remplie en quelque sorte. Le tout expliqué en quelques phrases, il lui proposa d’aller commencer, c’était également une manière de montrer qu’il ne voulait pas forcément s’épancher plus sur le sujet.

- En réalité je suis morte de faim. Je me damnerai pour un truc bien gras. Des frites ! Oh oui je veux des frites ! Ils font ça ici ?
- Tu veux encore plus gras ?  Genre j’peux demander qu’ils mettent du fromage sur tes frites ! plaisanta-t-il Mais tu as raison, des frites ça me tente également pas mal !  Je ne sais pas s’ils font pas par contre j’vais aller me renseigner !
- Et pourquoi pas une bièreaubeure tiens.
- On ne se refuse rien dis donc ! Mais avec plaisir !

Promis, il ne la traiterait pas d’alcoolo, même pour plaisanter, on ne sait jamais comment peuvent réagir les gens sur ce genre, avant, lorsqu’ils étaient si complices, il ne se serait pas gêné, aujourd’hui les choses étaient finalement un peu différentes ! Il se leva et alla commander tout ce qu’ils voulaient il fut agréablement surpris de voir que oui, ils faisaient les frites. Probablement que c’était le genre de choses faciles à faire et qui faisait remplir la caisse ! Il revint cinq petites minutes plus tard, après avoir payé avec les deux portions de frites – en barquette s’il vous plait- et les deux choppes de bières ! Il revint s’installer à la table lorsqu’elle reprit la parole :

-  Tu sais quoi ? Est ce que ça te dirait qu'on prenne tout ça à emporter et qu'on aille se poser quelque part ailleurs ? Je ne suis pas très à l'aise dans cet endroit à vrai dire. Trop de ... Sorciers.

Il fronça pendant quelques instants les sourcils se demandant depuis quand il y  avait « trop » de sorcier et au bout de quelques instants, il comprit enfin l’insinuation, le sous-entendu, enfin du moins il espérait le comprendre. N’était-il pas un peu trop parano ? Bon en soit que ce soit pour X ou Y raison cela ne changeait pas grand-chose, ils allaient bouger.

- Tu préfères que l’on se trouve un endroit… public comme un parc, chez les Moldus … ou est-ce que tu préfères que l’on aille chez moi ? On y sera tranquilles, mais seuls.

Autrement dit si on voulait les choper sans témoins, ça serait deux pour le prix d’un. Si des têtes étaient mises à prix, celle de son mie l’était beaucoup plus que lui, mais il savait qu’il était peut-être un peu gênant. Il haussa les épaules, comme si ce « seul », voulait en fait signifier qu’ils pourraient céder à un interdit.

- Comme tu préfères, tu décides, et je te suis … mais… ne crois pas que ça sera tout le temps le cas, là j’ai juste la flemme de m’affirmer, alors c’est pas mal que tu choissises pour nous deux.

Petit clin d’œil. Bien sûr qu’il plaisantait.

- Bon par contre, il faut qu’on se décide vite, sinon les frites vont refroidir, la bièreaubeurre réchauffer et ça sera deux hérésies, je n’y tiens pas trop personnellement !

Là déjà il plaisantait, mais quand même un peu moins. La bouffe c’est sacré !
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