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 Il y a des choses que l'on oublie jamais - Ismaelle

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MessageSujet: Il y a des choses que l'on oublie jamais - Ismaelle   Mar 29 Mai 2018 - 20:49

Vendredi 25 septembre 2015, dans la soirée

Il s’était levé tôt pour préparer le petit-déjeuner d’Adam, se préparer avant de lever l’enfant. Pendant que l’enfant prenait son repas, Dorofei s’activa à faire le sac du gamin pour la soirée. Comme il ne savait pas à quelle heure il allait rentrer, il l’emmenait chez sa sœur qui le prendrait en charge. Suivant l’heure à laquelle se finissait son rendez-vous, il irait soit le chercher directement, soit il attendrait le lendemain matin afin de ne pas troubler le sommeil de l’enfant. Pyjama. Présent. Brosse à dents. Présente. Doudou, ok. Parfait, il ne manquait probablement rien. Pour sa part il vérifia que son téléphone était bien chargé –juste au cas où- histoire qu’il puisse survivre la journée et la soirée. On était jamais trop prudent ! Un pépin était vite arrivé et il espér ait que ça ne serait pas le cas. T’as fini ? V te brosser les dents et on file, on n’est pas en avance, et je vais finir par être en retard au boulot ! Il se tut quelques instants, réfléchissant à ce qu’il venait de dire. Adam, attend Il fouilla dans le sac qui était censé être fini pour sortir la brosse à dents. Tu me la redonnes dès que tu as fini, d’accord ? Histoire qu’il vérifie qu’elle était, par exemple, bien nettoyée.

Il avait fini par déposer l’enfant chez sa sœur, avant de partir très rapidement au boulot. Il n’aimait pas spécialement être en retard, mais par les temps qui courent il préférait en plus ne pas se faire remarquer. Il était probablement sur la sellette avec ces Fous-furieux aux commandes du Ministère. Alors moins il faisait de vague, mieux il se porterait. Ou pas. Il se demandait s’il ne devrait juste pas abandonner son métier d’Auror et aller par exemple juste aider sa belle-famille dans l’élevage de Boursouflet et Fléreur. Ça serait moins risqué mais… mais il y avait ce mais. Ca serait moins palpitant, et il avait besoin de cela pour se sentir vivre, il aimait trop ce métier pour l’abandonner de son propre chef. Il avait cet espoir fou, insensé, cette utopie qu’il pourrait, en restant là aider à changer les choses, de nouveau dans le bon sens. Bien sûr… Bien sûr que ce n’était pas possible, il le savait, mais l’espoir mais vivre, vibrer. L’espoir aidait à garder cette envie de se battre !

Dès qu’il débaucha, il se dirigea au chaudron baveur où il avait rendez-vous avec Ismaëlle. Il avait longuement hésité à lui demander des nouvelles, ne sachant pas trop comment formuler la chose. Un diner entre amis, était quelque chose qui lui était venu à l’esprit, mais par les temps qui courent, n’était-ce pas juste bizarre ? N’était-ce pas une formulation peu judicieuse ? Il n’en avait pas trouvé d’autres, alors il lui avait envoyé un sms, en lui demandant simplement quand elle était libre, et si elle voulait venir boire un coup puis peut-être manger un bout en ville histoire de passer du temps ensemble. Il avait failli rajouter comme au bon vieux temps, mais là non plus ce n’était pas forcément une formulation appropriée. Il s’était donc contenté du minimum.
Et voilà que maintenant il l’attendait, il ne l’avait pas vu depuis… probablement depuis le début des grandes vacances vu qu’il n’était pas retourné à Poudlard après les supplications d’Adam. Il s’en voulait de ne pas avoir été là le jour de la reprise de l’école par ces Abrutis. Il s’en voulait, mais en même temps on ne pouvait pas revenir en arrière, il ne laissait pas la culpabilité le ronger, cela ne servirait à rien. Qu’est-ce qu’il allait donc lui dire ? Quels sujets aborder ? Déjà, il essaierait de ne pas citer de lui-même la Garde, il avait entendu dire qu’elle avait déjà refusé leurs propositions, alors il ne voulait pas la brusquer, la braquer. Elle viendrait quand elle en aurait envie. Il improviserait. Il verrait bien ! Malgré tout, il se sentait un peu nerveux, Ismaëlle avait été quelqu’un d’important pour lui adolescent, et quelque part, même si aujourd’hui c’était différent, ce genre de lien resté gravé en lui. Elle restait importante. C’est sur cette note, qu’il la vit entrer. Il la laissa approcher avant de lui souffler Installe-toi je suis arrivé à l’avance, j’ai préféré nous garder une table pour que l’on soit tranquille et assis. Il lui fit un léger sourire Tu vas comment ?! Bise ? pas Bise ? Là encore, il préférait la laisser décider, ne voulant pas se montrer trop « présent ». Peut-être qu’elle ne le considérait plus comme assez proche pour ce genre de familiarité.
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MessageSujet: Re: Il y a des choses que l'on oublie jamais - Ismaelle   Jeu 31 Mai 2018 - 21:13

Il y a des choses que l'on oublie jamais
Dorofei & Ismaelle


■ Vendredi 25 septembre ■

Dans la matinée – Domicile de Leiv & Ismaelle - Norvège

« Eeeeet merdeuuuh, pu … naise. »

Arrêt sur image. Ce qu’il vient de se passer ? Une tornade blanche m’a coupé la route alors que je quittais la cuisine et entrais dans la salle à manger, suivi de près par une autre tornade grise et beige, pataude, qui se prend un coup de patte agacé sur le museau par la première tornade. Lune. Le chiot. Et j’ai failli trébucher sur les deux à la suite. Pourquoi je me suis arrêtée avant de prononcer un mot que je ne prononce que très rarement ? D’une parce que j’évite de prononcer ce genre de mots – je n’ai pas réussi à retenir le premier, ce sont des choses qui arrivent, flûte – de deux parce que j’ai devant moi – enfin, à ma gauche – une grande silhouette cachée par des vêtements devenus trop amples et une absence d’expression sur le visage. Si ce n’est la fatigue, par la force des choses.

« Hey, salut Champion. »

Enzo se tient là, immobile, presque semblable à une apparition. Planqué dans un sweat à capuche et un pantalon de survêtement en coton, les mains ramassées dans les manches, bras le long du corps sans trop savoir quoi faire de son corps j’ai l’impression. Ça fait maintenant quatre jours qu’il est à la maison, on n’a que très peu entendu le son de sa voix et c’est assez rare de le voir évoluer dans une autre pièce que sa chambre. Oui, sa chambre. Et non plus la chambre d’ami. Pour le moment en tout cas.

« Un petit creux ? Je peux te faire des œufs brouillés et du bacon si tu veux. Ou te regarder les faire toi-même d’ailleurs. »

Etre naturelle, j’en fais une mission. Ne pas le prendre en pitié, ne pas le mettre mal à l’aise, lui laisser le temps. Même quand il me fait comprendre que non, aujourd’hui encore il n’a pas faim, en tout cas pas maintenant. Une chose est certaine, je ne vais pas le laisser dépérir et il finira par ne plus avoir le choix. Je retenterais tout à l’heure, de la patience j’en ai à revendre.

« Tes grands-parents vont passer demain, si tu es d'accord. »

Je perds son attention, il semble observer ce qu’il a autour de lui comme s’il découvrait l’endroit et je me demande ce qui peut bien se passer dans sa tête. Est-ce qu’il se pose des questions ? Est-ce qu’il comprend réellement dans quelle réalité il évolue désormais ? Est-ce qu’il aimerait que ses amis soient là ? Est-ce qu’il se demande pourquoi William ne l’est pas ?  Est-ce qu’il s’interroge vis à vis de son frère ? Difficile à dire. Il n’a, je crois, pas cherché à établir le contact avec les autres jusqu’ici – son téléphone traine toujours sur un des meubles du salon et il n’a pas cherché à envoyer de hibou.
Fenrir entre dans la maison, se dirige doucement vers lui et chercher une de ses mains avec son museau. Le garçon lui donne ses doigts sans le regarder, se laisse faire quand il les lui lèche, effleure le sommet de son crane sans bouger le reste de son corps. En toute honnêteté, à ce stade, je considère la moindre petite chose comme un progrès. Et je le sais, les poilus de l’assistance auront leur rôle à jouer dans le processus. Pas uniquement les poilus, en y repensant, certains n’ont que la peau sur les os.

« Est-ce que je t'ai dit que Mila était là ? »

Ses yeux noisettes se posent dans les miens, j’ai retrouvé son attention et la petite étincelle, aussi infime soit-elle, que j’y perçois me fait comprendre que je suis sur le bon chemin. Un sourire, un signe de tête.

« Viens. »

Je ne lui tends pas la main, n’essaie pas d’établir un contact avec lui. Les premières tentatives ont été un échec, le sentir vouloir s’échapper m’a blessé – malgré lui – alors désormais je le laisse venir à moi – chose qu’il n’a pas encore faite – et respecte ce besoin d’absence de contact physique aussi infime soit-il. Je lui parle, lui raconte mes journées, il ne répond ou ne réagit que très rarement mais ça va venir.
Il me suit, à son rythme, parfois j’ai l’impression que chacun de ses gestes est fait au ralenti. Il n’est pas encore très à l’aise sur ses jambes, le fait de ne pas les faire fonctionner très souvent n’arrange pas les choses mais c’est clairement une porte ouverte que j’entrevois en cet instant, un pas en avant. On se dirige vers la grange, je n’essaie pas de meubler en parlant à tout va, mais je l’admets je scrute du coin de l’œil chacune de ses réactions. Son regard ne s’illumine pas quand il voit la jeune Sombral mais il n’y a pas d’hésitation chez lui quand il s’approche d’elle et lui tend sa main. Elle le respire, le renifle, pousse un petit cri strident propre à son espèce et je sais qu’elle exprime sa joie de le voir. Ces deux-là ont toujours eu un lien particulier et quand je le vois se laisser aller contre elle, sa main, son épaule et sa tête contre l’encolure de la pouliche comme je l’ai vu faire nombre de fois à Poudlard ces trois dernières années, je lute pour retenir mes larmes.

Ces larmes, elles explosent en silence et avec pudeur quand au bout de quelques minutes il attrape une de mes mains en douceur pour la garder dans la sienne.

#

Début de soirée – Londres - Angleterre

Ce soir je laisse la maison et mes hommes – même s’il en manque un, qu’on retrouvera la semaine prochaine et j’ai hâte – à sa Majesté Lune. Perchée sur le dossier du canapé elle observe avec mépris le chiot allègrement étendu sur les genoux du jeune Australien. Mes bras autour de la taille de Leiv, je lui souris d’un air entendu. Aujourd’hui Enzo m’a aidé à faire le tour des Créatures, changer l’eau des abreuvoirs, continuer de façonner le potager, etc ... On a même été promener les chiens jusqu’au Fjord et échangé quelques mots en pique-niquant sur place. Pas sur ses ressentis, simplement quelques commentaires sur les bêtises du chiot, la beauté du paysage ou ce genre de choses mais après ne pas avoir entendu le son de sa voix pendant trop longtemps je m’en satisfais et ne lui en demande pas plus. Ce soir il est exténué, je ne serais pas surprise qu’il s’endorme sur le canapé d’ici quelques minutes à vrai dire. L’exercice physique lui a fait du bien, il a même mangé sans trop de problème ce midi. Mais la pleine lune est dans trois jours, ça m’angoisse je l’admets. J’ai peur qu’une nouvelle transformation, aussi tôt, soit un traumatisme de plus, quelque chose qui l’éloigne un peu plus de nous alors qu’on commence tout juste à le ramener. Est-ce qu’il appréhende ? Est-ce qu’il réalise seulement ? J’ai du mal à savoir qu’elles sont ses perceptions actuelles encore une fois. On ne sait toujours pas ce qu’il a vécu, il ne sait toujours pas que son frère est coincé à Poudlard – comme certains autres de ses amis probablement.

Un jour après l’autre, les choses « sérieuses » après la pleine lune. Ce soir tout est calme, tout va bien et j’ai envie d’en profiter un peu.

« J'y vais, je ne rentre pas tard. Je t'aime. »

Un baiser, un sourire.

« Et non, tu n'as pas à t'inquiéter. D'ailleurs la prochaine fois tu viendras avec moi. »

Pourquoi est-ce qu’il s’inquiéterait ? Parce que ce soir je sors avec un autre homme, un homme avec qui j’ai un passif d’adolescent – relativement risible le passif comparé à la plus part des gens que je côtoie … ça n’a rien d’offensant ou de dégradant envers lui, il n’y est pour rien si j’étais la personne la plus coincée sur terre après tout.

« Fais attention s'il te plait. »
« Promis. A tout à l'heure. »

Attention ? Il ne parle pas de Dorofei je le sais bien et j’ai conscience des risques que je prends mais ces cinglés ne m’empêcheront certainement pas de vivre. Qui plus est, je n’ai pas quitté la maison depuis trop longtemps, l’envie de voir un peu autre chose se manifeste et cette soirée tombe à pic.

« Bonne soirée à tous les deux. »

Jappement du plus grand des deux poilus – puisque le plus petit est bien trop occupé à gigoter dans tous les sens.

« Pardon, à tous les cinq. »

Je lève les yeux au ciel et transplane. Dans un premier temps vers le Portoloin, celui qui me déposera à Londres, près de ma destination pour quelques heures : Le Chaudron Baveur. Je n’ai que très rarement mis les pieds dans cet endroit, je m’en rends compte. Je ne suis pas vraiment une personne qui traine en ville, de manière générale, mais même si je sais que je dois rester sur mes gardes je suis heureuse de changer de décor et de sortir de mon train-train habituel. Heureuse de passer un moment avec Dorofei, aussi, que je trouve assis à une table.

« Installe-toi je suis arrivé à l’avance, j’ai préféré nous garder une table pour que l’on soit tranquille et assis. »

Je lui adresse un sourire et m’assoie face à lui. C’est idiot mais je crois qu’il résidera toujours en moi une petite part de gêne quand je me retrouve face à lui. C’est fugace, ça ne nous empêchera pas de communiquer je le sais puisqu’on s’est côtoyé maintes fois depuis l’époque où on était élèves à Poudlard – professionnellement parlant en tout cas mais on s’entend.

« Tu vas comment ?! »
« C'est … une bonne question. »

Une question que je ne me suis pas réellement posée depuis un moment à vrai dire, même si mon craquage de début de semaine a été relativement éloquent. Toutes les choses qui m’occupent l’esprit sont bien loin d’être résolues même si l’une d’elle est actuellement en sécurité chez moi. Malheureusement tous ne peuvent pas en dire autant mais ce soir je n’ai pas le cœur à la bataille je l’admets sans honte.

« J'ai l'impression de ne pas avoir vu le jour depuis un mois. Qui a dit que le chômage était ennuyeux ? »

Ceci étant de l'autodérision et une part d’ironie bien sûr.

« Et toi comment tu vas ? »

Je me rends compte que je ne sais finalement pas grand chose de sa vie à l'extérieur maintenant qu'il n'est plus Gardien à Poudlard.

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MessageSujet: Re: Il y a des choses que l'on oublie jamais - Ismaelle   Dim 3 Juin 2018 - 9:57

Son portable vibrait régulièrement doucement dans sa poche, il avait regardé les dix premiers messages, mais c’était juste sa sœur qui avait l’air décidé à lui ire tout ce que faisait Adam, ce qui signifiait qu’elle s’ennuyait, donc que tout se passait et d’ici une trentaine de minutes, elle se lasserait de lui envoyer des messages. Il se rappelait maintenant pourquoi, il évitait de la laisser seule avec l’enfant par ce qu’elle le harcelait de messages. Il se passa une main sur le visage et rangea son téléphone dans sa poche sans prendre la peine de répondre aux messages vu qu’ils n’exigeaient aucune réponse. Et voilà qu’il repensait à Isma, à ce qu’il allait bien pouvoir dire, ou faire. A ce qu’il devait dire, ou les sujets à éviter. Il était curieux de savoir pourquoi elle ne voulait pas entrer dans la garde, mais il se doutait que c’était un sujet à éviter même s’il ne lui faisait aucune proposition. Il verrait bien où tout cela le mènerait, il espérait qu’elle lui en parlerait, qu’elle lui tendrait qu’il puisse saisir, quelque chose qu’il puisse utiliser dans ce sens même s’il savait que ce n’était probablement qu’une douce utopie. Et si elle allait mal, qu’est-ce qu’il pourrait bien faire exactement ? Est-ce qu’il arriverait à la réconforter ? Pourquoi est-ce qu’il avait si peur que cela se passe mal ? Probablement par ce qu’il ne voulait pas la blesser par une parole de travers ou peut-être la choquer. De quoi exactement, là encore c’était un mystère… mais la tension « politique » était telle en ce moment que c’était facile de dire quelque chose qu’il ne fallait pas.

Etre simple, être juste lui marcherait probablement totalement. Ils s’entendaient bien comme ça. Il fallait qu’il arrête de se prendre la tête pour rien alors qu’ils allaient juste probablement passer une bonne soirée peut-être presque détendue. Lorsqu’elle arriva, il l’accueillit à bras ouverts, lui proposa de s’installer avant de lui poser LA question qui pouvait fâcher, savoir comment elle allait. Et la réponse n’était pas forcément celle qu’il avait attendu… Une bonne question ?! Qu’est-ce que cela voulait dire exactement ? Qu’elle ne savait pas exactement ? Que cela dépendait des moments ? Totalement autre chose ? Il ne reprit pas la parole et la laissa continuer, préférant ne pas intervenir avant d’être certain qu’elle avait totalement fini.

- J'ai l'impression de ne pas avoir vu le jour depuis un mois. Qui a dit que le chômage était ennuyeux ?
- Qu’est-ce que tu as faits tout ce temps-là, pour avoir été si occupée ?

En tout cas cela expliquait peut-être pourquoi elle n’avait pas encore voulu faire partie de la Garde, elle n’en avait pas le temps ; mais cela pouvait également être totalement autre chose. Vraiment, il aurait fait un très mauvais Sherlock Holmes !

- Mais c’est quelque chose de plutôt positif dans un sens, non ? Il vaut mieux être occupé que… disons de s’ennuyer comme un rat mort en ressassant trop de choses ! Tu ne penses pas ? Il faut quand même que tu penses à toi, et à te reposer un peu ! C’est important ça aussi !

Certes, il n’était pas son père, mais il savait qu’elle était le genre de femme à se donner à fond dans quelque chose elle pouvait s’oublier un peu ! Il fallait aussi qu’elle se reposer, qu’elle pense à elle, même si ce n’est qu’un peu.

- Et toi comment tu vas ?
- Et bien écoute, je crois qu’on peut dire que ça va… mais je suis comme toi, je ne vois pas trop le temps penser

Boulot, gamin, Garde, aider sa belle-famille avec la boutique… c’était quelque chose de prenant, il n’avait pas de temps pour lui, mais il avait l’habitude c’était un mode de vie qui lui allait tout à fait. Il n’aimait pas trop les temps morts.

- Et ne t’inquiètes, je trouve quand même le temps de me reposer… un petit peu… je préfère le préciser histoire que tu ne crois pas que c’est l’hôpital qui se fout de la charité ! dit-il en plaisantant avant de reprendre Tu veux boire quelque chose, je peux aller commander !

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MessageSujet: Re: Il y a des choses que l'on oublie jamais - Ismaelle   Dim 10 Juin 2018 - 23:51

« Qu’est-ce que tu as faits tout ce temps-là, pour avoir été si occupée ? »

La question à dix miles galions … A laquelle je ne peux pas vraiment répondre. Enfin, en partie si, mais il y a des choses, des sujets, que je n'aborderais pas. Ça n'est pas par manque de confiance, simplement par instinct je crois. J'en sais trop rien.

« Tu sais, ci et ça, la rentrée, certaines choses à gérer. »

Juste un sourire et pas plus, pas pour le moment en tout cas. En partie parce que … Je ne sais pas, je m'étais mise en tête que sortir m'éloignerait justement un peu de toutes ces choses et je n'ai pas spécialement envie d'en parler ce soir. Ce qu'il s'est passé à Poudlard, avant, pendant et après que les autres dégénérés aient attaqué le château, la disparition d'Enzo et ce qui en découle … J'ai besoin de presser un peu sur pause, sans offense pour qui que ce soit.

« Mais c’est quelque chose de plutôt positif dans un sens, non ? Il vaut mieux être occupé que… disons de s’ennuyer comme un rat mort en ressassant trop de choses ! Tu ne penses pas ? Il faut quand même que tu penses à toi, et à te reposer un peu ! C’est important ça aussi ! »
« Promis. Et ne t'en fais pas, Leiv veille au grain. Il doit bien être un des seuls capables de me faire entendre raison d'ailleurs. »

Un rire léger m'échappe, c'est toujours le cas quand je parle de lui. Cet homme me rend profondément heureuse et rend mon quotidien bien plus tranquille. Ma vie d'avant, ma manière de gérer, m'allait très bien mais j'ai trouvé avec Leiv un équilibre différent, une sérénité évidente, une personne capable de me canaliser et me montrer qu'il est important parfois de s'arrêter. On est très actifs tous les deux mais on s'accorde quotidiennement un moment rien qu'à nous. Qu'il s'agisse d'une promenade ou d'un peu de lecture dans le canapé, sur la terrasse, peu importe. Je ne sais pas de quoi demain sera fait, je ne sais pas comment je vais gérer l'avenir de plusieurs point de vue, mais je sais que je souhaite de tout mon cœur qu'on se marie au plus vite.

« Et toi comment tu vas ? »
« Et bien écoute, je crois qu’on peut dire que ça va… mais je suis comme toi, je ne vois pas trop le temps penser. »

Et qu'est ce qui peut bien se passer dans la vie de cet homme pour que ce soit le cas ? Maintenant qu'on est là tous les deux, ma curiosité est piquée au vif. Je connais Dorofei comme étant un homme occupé, je peux déjà me tracer quelques éventualités à commencer par son fils évidemment.

« Et ne t’inquiètes, je trouve quand même le temps de me reposer… un petit peu… je préfère le préciser histoire que tu ne crois pas que c’est l’hôpital qui se fout de la charité ! »
« Loin de moi cette idée ! »
« Tu veux boire quelque chose, je peux aller commander ! »
« En réalité je suis morte de faim. Je me damnerai pour un truc bien gras. Des frites ! Oh oui je veux des frites ! Ils font ça ici ? »

Si ça n'est pas le cas je porte plainte et m'en vais en criant au scandale, j'annonce.

« Et pourquoi pas une bièreaubeure tiens. »

Pas de quoi finir ronde comme une queue de pelle debout sur une table d'ici 30 minutes. Je me connais, je ne tiens pas l'alcool, on va éviter le désastre.
Je laisse mon ami gérer la commande et ne peux m'empêcher de faire un tour d'horizon de l'endroit. Ça n'est pas que je me sente mal à l'aise mais la méfiance reste de mise. On sait maintenant qu'ils sont partout, qu'ils ont infiltré le Ministère pour ne citer que lui, alors l'idée que certains adeptes soient parmi l'assemblée ne me semble pas farfelue. L'espace d'un instant je pense à tous ceux enfermés à Poudlard, je me sens un peu coupable d'être là à prendre du bon temps mais culpabiliser et arrêter de vivre ne changera rien. J'ai fait des choix, je me suis concentré sur ma famille, je ne le regrette pas.

Mon sourire revient dès l'instant où mon compagnon pour la soirée revient à notre table.

« Tu sais quoi ? Est ce que ça te dirait qu'on prenne tout ça à emporter et qu'on aille se poser quelque part ailleurs ? Je ne suis pas très à l'aise dans cet endroit à vrai dire. Trop de ... Sorciers. »

Je laisse échapper un rire faussement amusé mais je pense que le message est clair pour lui. Je me méfie vraiment trop de qui pourrait se trouve ici et je sais pertinemment que je ne serais pas confiante pour parler de certaines choses en sachant que potentiellement des oreilles mal intentionnées nous écoutent.
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MessageSujet: Re: Il y a des choses que l'on oublie jamais - Ismaelle   Mer 13 Juin 2018 - 22:19

La rentrée, certaines choses à gérer ? Cela paraissait une réponse cohérente mais elle n’en restait pas mois totalement évasive. Elle ne voulait pas en parler, et il ne comptait pas non plus insister, cela ne servirait à rien ! Il se contenta donc d’acquiescer doucement et souffla tout simplement :

- D’accord, je vois, la routine en quelque sorte ?!

Même si cela ressemblait à une question, il n’attendait pas forcément de réponse.  Il essayait de faire en sorte à lui laisser une ouverture si elle souhaitait en parler, sinon ils parleraient assez facilement d’autre chose, du moins  il l’espérait, il suffirait juste de trouver un bon sujet de conversation ! Il n’hésita néanmoins pas à lui rappeler qu’il fallait se reposer un peu de temps en temps, sinon le risquait de finir en burn-out ou en surmenage.

 Promis. Et ne t'en fais pas, Leiv veille au grain. Il doit bien être un des seuls capables de me faire entendre raison d'ailleurs.
- Tant mieux c’est l’essentiel, si tu as quelqu’un sur qui compter !

Il eut un furtif sourire, il était sincèrement content pour elle, mais il restait un goût amer, par ce que sa femme n’était plus. Bien entendu il n’en voulait pas à Ismaëlle de sa réponse, ça aurait été totalement stupide, mais elle lui manquait juste et lorsque son amie parlait cela faisait resurgir quelques souvenirs. Il tenta de chasser de son esprit l’image de Prune. Ressasser le passé ne servirait à rien, et surtout pas à avancer ! Il devait passer à autre chose même si pour le moment c’était compliqué, heureusement qu’il avait sa famille et surtout son fils pour tenir le coup, sinon, il se connaissait il se noierait dans le travail encore plus qu’actuellement histoire de ne pas trop penser. Elle ne tarda pas à lui poser une nouvelle question. Question peut-être un peu piège dans un sens, mais il lui répondit quand même franchement, par ce qu’au final il allait bien : il avait une maison, un toit, une famille, son gamin, une vie bien remplie en quelque sorte. Le tout expliqué en quelques phrases, il lui proposa d’aller commencer, c’était également une manière de montrer qu’il ne voulait pas forcément s’épancher plus sur le sujet.

- En réalité je suis morte de faim. Je me damnerai pour un truc bien gras. Des frites ! Oh oui je veux des frites ! Ils font ça ici ?
- Tu veux encore plus gras ?  Genre j’peux demander qu’ils mettent du fromage sur tes frites ! plaisanta-t-il Mais tu as raison, des frites ça me tente également pas mal !  Je ne sais pas s’ils font pas par contre j’vais aller me renseigner !
- Et pourquoi pas une bièreaubeure tiens.
- On ne se refuse rien dis donc ! Mais avec plaisir !

Promis, il ne la traiterait pas d’alcoolo, même pour plaisanter, on ne sait jamais comment peuvent réagir les gens sur ce genre, avant, lorsqu’ils étaient si complices, il ne se serait pas gêné, aujourd’hui les choses étaient finalement un peu différentes ! Il se leva et alla commander tout ce qu’ils voulaient il fut agréablement surpris de voir que oui, ils faisaient les frites. Probablement que c’était le genre de choses faciles à faire et qui faisait remplir la caisse ! Il revint cinq petites minutes plus tard, après avoir payé avec les deux portions de frites – en barquette s’il vous plait- et les deux choppes de bières ! Il revint s’installer à la table lorsqu’elle reprit la parole :

-  Tu sais quoi ? Est ce que ça te dirait qu'on prenne tout ça à emporter et qu'on aille se poser quelque part ailleurs ? Je ne suis pas très à l'aise dans cet endroit à vrai dire. Trop de ... Sorciers.

Il fronça pendant quelques instants les sourcils se demandant depuis quand il y  avait « trop » de sorcier et au bout de quelques instants, il comprit enfin l’insinuation, le sous-entendu, enfin du moins il espérait le comprendre. N’était-il pas un peu trop parano ? Bon en soit que ce soit pour X ou Y raison cela ne changeait pas grand-chose, ils allaient bouger.

- Tu préfères que l’on se trouve un endroit… public comme un parc, chez les Moldus … ou est-ce que tu préfères que l’on aille chez moi ? On y sera tranquilles, mais seuls.

Autrement dit si on voulait les choper sans témoins, ça serait deux pour le prix d’un. Si des têtes étaient mises à prix, celle de son mie l’était beaucoup plus que lui, mais il savait qu’il était peut-être un peu gênant. Il haussa les épaules, comme si ce « seul », voulait en fait signifier qu’ils pourraient céder à un interdit.

- Comme tu préfères, tu décides, et je te suis … mais… ne crois pas que ça sera tout le temps le cas, là j’ai juste la flemme de m’affirmer, alors c’est pas mal que tu choissises pour nous deux.

Petit clin d’œil. Bien sûr qu’il plaisantait.

- Bon par contre, il faut qu’on se décide vite, sinon les frites vont refroidir, la bièreaubeurre réchauffer et ça sera deux hérésies, je n’y tiens pas trop personnellement !

Là déjà il plaisantait, mais quand même un peu moins. La bouffe c’est sacré !
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MessageSujet: Re: Il y a des choses que l'on oublie jamais - Ismaelle   Mar 19 Juin 2018 - 18:49

La routine, oui … Tu parles d’une routine. Mais la pudeur m’empêche d’en dire plus, mon instinct de protection envers certaines personnes aussi – surtout une en réalité. Dorofei a un fils, je sais qu’il pourrait comprendre, mais ici, en l’état, je ne me sens pas apte à en parler pour le moment. Pas plus que de l’attaque qui a causé une nouvelle prise par les « Supérieurs » de notre école ou ce monde qui est en train de glisser sur une mauvaise pente.
Pour l’instant j’ai juste besoin de souffler, je ne dis pas que ça sera toujours le cas un peu plus tard parce que je sais qu’il fait partie des personnes à qui je peux faire confiance mais ce qui me préoccupe le plus pour le moment c’est cette endroit. Plus précisément les yeux et les oreilles qui pourraient y trainer. Je ne me fais pas d’illusion, le sort réservé à Logan l’était tout autant pour moi s’ils avaient pu me mettre la main dessus.

« Tu préfères que l’on se trouve un endroit… public comme un parc, chez les Moldus … ou est-ce que tu préfères que l’on aille chez moi ? On y sera tranquilles, mais seuls. »
« Je t’avoue que l’idée de me balader me tente assez donc un parc côté Non-Magique ça serait parfait. »

Pas que je n’ai pas envie d’aller chez lui ou que je me méfie, que j’ai peur de ce qui pourrait s’y passer (l’idée ne me traversant absolument pas l’esprit) mais j’ai vraiment besoin de sortir et voir autre chose que les murs d’une maison ou d’un appart. Quand bien même je passe le plus clair de mon temps dehors.
Je ne réalise pas tout de suite mais je crois que de toute façon ça me paraitrait un peu étrange de me retrouver seule avec lui, chez lui. Pas parce que je doute ou quoi que ce soit, simplement parce que cet homme, bien qu’on soit au clair tous les deux et qu’il n’y a aujourd’hui plus rien d’ambigu, a été en quelque sorte le premier. Le premier a attiré mon attention en tant qu’adolescente. Et le premier que j’ai fui, pommettes rouges pivoines,  complètement paniqué par un bisou.

« Comme tu préfères, tu décides, et je te suis … mais… ne crois pas que ça sera tout le temps le cas, là j’ai juste la flemme de m’affirmer, alors c’est pas mal que tu choissises pour nous deux. »
« Ah la la c’est moche, des années de patriarcat et vous vous sentez toujours obligés de jouer les machos et les gros durs. »

Je lève les yeux au ciel et entre dans son jeu, parfaitement consciente qu’il plaisante. Je ne peux pas dire que je le connais par cœur mais s’il y a bien une chose dont je suis certaine c’est qu’il n’est pas comme ça.

« Bon par contre, il faut qu’on se décide vite, sinon les frites vont refroidir, la bièreaubeurre réchauffer et ça sera deux hérésies, je n’y tiens pas trop personnellement ! »
« Aller viens grand fou, on va se trouver le parfait petit coin pour discuter tranquillement. »

Et je lui lance un regard clairement mais faussement provoquant, haussement frénétique de sourcils à l’appui. Bière dans une main, frittes dans l’autre, je n’attends pas bien longtemps avant d’attaquer même si ça n’a rien de pratique en marchant. Et autant dire que plus on s’éloigne, plus je me détends.

« Hum … C’est carrément dément, je n’ai pas mangé un truc aussi gras depuis trop longtemps. »

A la maison ça n’est pas moi qui cuisine, ou très peu, pour la simple et bonne raison que je suis une catastrophe aux fourneaux. Et il se trouve que mon cher et tendre futur mari est un cordon bleu, qui cuisine des choses saines. Heureusement que Adrian est là régulièrement … Je plaisante ! Enfin pas pour le fait qu’il soit là, évidemment, mais tout le monde a compris.

« Je suis désolée, c’est simplement que je suis devenue méfiante avec le temps et vu la conjoncture actuelle, je ne veux pas prendre le moindre risque. »

Je sais qu’il comprend, qu’il y a sûrement lui-même pensé, mais le formuler ne coûte rien.

« J’ai promis à mes hommes de faire attention. »

Et je suis là, à sourire comme une … Non, pas une idiote, juste une femme heureuse. Avec ses hommes, oui. Leiv, Adrian même s'il n'est pas à la maison en ce moment, Enzo, Fenrir et son fils … Entre autres. Mon havre de paix, ma place sur terre, mon refuge. Ma famille. Nous ne sommes pas au bout de nos peines je le sais mais cette journée s'est déroulée d'une manière tellement … parfaite, après tout ce qu'on a traversé ces derniers temps. Comme une pause, un instant teinté d'espoir. Quelque chose qui me réchauffe le cœur et me fait prendre conscience qu'il reste encore de la lumière pour affronter l'obscurité. Ici, à l'extérieur, dans le calme de la soirée qui s'écoule avec une pointe de chaleur agréable, je me découvre l'envie d'exprimer tout ça, de parler d'eux. Sans trembler. Juste avec bonheur et sans culpabiliser pour le reste.

Et puis sans lui laisser le temps de réagir :

« Comment va ton fils d’ailleurs ? »
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MessageSujet: Re: Il y a des choses que l'on oublie jamais - Ismaelle   Ven 22 Juin 2018 - 21:02

Trouver les mots justes, adaptés à la situation. C’était probablement le plus compliqué. Il craignait la blesser d’une quelconque manière, bien sûr elle était forte. Probablement même une des femmes les plus fortes qu’il avait eu à connaître, mais cela n’empêchait qu’il préférait éviter les sujets « tendus » voire tabou. Il ne fallait pas tirer sur la corde sensible et le souci c’est qu’il ne savait pas exactement de quelles limites est-ce qu’il disposait… alors… et bien alors il ne savait pas trop, il aviserait au fur et à mesure de la situation, mais pour l’instant  il devait alimenter un minimum la conversation, il essaya alors de rebondir sur ce qu’elle lui disait, lui proposant plusieurs solutions –histoire qu’elle ait le choix-… enfin le choix disons  qu’il se limitait à deux, mais deux c’est toujours mieux qu’un, n’est-ce pas ?

Je t’avoue que l’idée de me balader me tente assez donc un parc côté Non-Magique ça serait parfait.
- D’accord, on va pouvoir se trouver ça assez facilement je pense !

Un parc, il n’y en avait pas qu’un à Londres, même s’il fallait avouer qu’il ne connaissait pas forcément où ils étaient situés. Il regardait sur ton téléphone ou demanderait à quelqu’un dans le pire – des pires- des cas. Ils feraient cette petite balade, et ils pourraient peut-être discuter plus simplement, même si le mot « simple » n’était pas réel du côté moldu. Ils devraient surveiller quand même leur conversation, leur mot pour ne pas attirer l’attention des non-majs !  Il avait ensuite essayé de faire un peu d’humour, mais il n’était pas certain du résultat, c’était peut-être un peu trop pathétique ce qu’il avait dit ? Visiblement non, vu la réponse de sa camarade, ou alors elle cachait un peu son jeu.

- Ah la la c’est moche, des années de patriarcat et vous vous sentez toujours obligés de jouer les machos et les gros durs.
- C’est tout à fait ça, c’est pour ça, parfois, que je regrette de ne pas avoir de filles non plus, tu vois pour les corvées, ça serait plus simples, et Adam pourrait se reposer sur ses lauriers. Oui bien sûr qu’il plaisantait, même s’il avait dit cela avec une tête très pince sans rire !  Il faut bien que je lui apprenne quelques valeurs à mon petit, histoire qu’il ne se fasse pas bouffer par les donzelles lorsqu’il sera en âge d’entrer à Poudlard.

Si l’école était toujours debout mais pas besoin d’être pessimiste ce soir. Il valait mieux continuer à plaisanter. Il se racla la gorge avant de lui sourire.

- Plus sérieusement, je pense qu’il sera comme moi. Alors j’hésite entre le « ça va lui poser quelques soucis et il va se faire avoir », ou… « on va bien l’apprécier ».

Il n’avait jamais été populaire, mais on l’avait toujours généralement assez apprécié lors de ses années à Poudlard, notamment les dernières lorsqu’il y avait eu le Quidditch, les années également où il passait pas mal de temps avec des filles différentes –jamais en même temps je vous rassure-. Mais plus sérieusement, il y avait un sujet d’urgence capitale : bouger afin de pouvoir manger avant que tout soit froid –ou trop chaud-, par ce que ça ça pourrait être déclaré comme un drame national !

Aller viens grand fou, on va se trouver le parfait petit coin pour discuter tranquillement
- Je pensais que tu allais dire « gros goinfre » ou « ventre sur pattes » plutôt que grand fou… mais ça me va aussi bien que je me considère plutôt cmme sain d’esprit, mais si tu veux faire des folies… je suis certain qu’on trouvera de quoi faire !

Sans aucune allusion sexuelle bien entendu, mais il avait quand même gardé un côté un peu gamin et il était certain qu’Isma aussi, alors avec deux esprits inventifs, ils trouveraient de quoi faire pour faire les « fous ». allez qu’ils se cassent de là et marchent vers l’inconnu –et audelà, même si normalement c’est plus l’infini que l’inconnu-.

Hum … C’est carrément dément, je n’ai pas mangé un truc aussi gras depuis trop longtemps
- Tu sais que c’est simple à faire, ou sinon de bonne grosses pâtes au beurre et au fromage, un décile, bien gras. Tu as aussi les pizzas avec plein de fromage, les kebabs…

Promis, il s’arrêtait là niveau exemple, et il ne lui demanderait pas pourquoi elle ne mangeait pas gras de temps en temps … Elle avait pourtant la ligne, autant qu’il pouvait en juger, mais cela allait trop dans le personnel, et pour l’instant il jugeait qu’ils n’étaient plus assez proche pour aller là-dessus.

-Je suis désolée, c’est simplement que je suis devenue méfiante avec le temps et vu la conjoncture actuelle, je ne veux pas prendre le moindre risque.« J’ai promis à mes hommes de faire attention.

Si la première phrase lui sembla des plus naturelles, il buga un peu sur la deuxième, haussant sourcil perplexe. Ses hommes. Qu’est-ce qu’elle voulait dire ? Et pourquoi est-ce qu’il imaginait directement quelque chose ressemblant à une orgie ? Ses hormones semblaient vouloir lui faire passer un message qu’il préférait ignorer. Il ne voulait pas Trahir Prune, même si, elle ne reviendrait pas, même s’il avait bien le droit de refaire sans vie, sans que cela ne veuille rien dire. Plus qu’un an et demi après, n’était-ce pas trop tôt ? Il n’en savait rien. Il hésita quelques instants, se doutant que « ses » devait être totalement autre chose.

- Tes hommes ?! demanda-t-il finalement d’un ton qui se voulait détaché.

Il savait qu’elle lui avait posé une autre question, mais il eut un peu de mal à s’en rappeler, son cerveau étant toujours un peu obnubilé par le « les » hommes. Enfin au bout de quelques instants de réflexions, il réussit à se rappeler qu’il y avait le mot « fils » dedans. Ah, Adam !

- Et bien écoute, vu les circonstances, il va plutôt bien. Il est pas mal chez ma famille ou chez celle de sa mère, avec le boulot qui est prenant, j’ai encore un peu de mal à tout gérer, je l’avoue, mais on passe quand même tous mes moments de libres ensemble. Il soupira doucement avant de continuer Mais ce n’est pas simple « seul », enfin sans Elle. Et même s’il a mes sœurs, même s’il sa ses grands-mères, ça ne la remplacera jamais et voilà… dans ce sens-là ce  n’est pas simple, mais il est encore trop jeune pour comprendre ce qui se passe, ce qui est pas mal  cela l’évite d’être effrayé.

Il se tut, ne sachant pas trop quoi rajouter, est-ce que c’était le genre de réponse qu’elle attendait ou pas ?

- Tu veux aller dans un grand parc ? Il risque d’il y avoir plus de monde quand dans les petits… Je peux lancer une recherche avec mon téléphone, voir ce qui se trouvera près de nous… tu en penses quoi ?
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MessageSujet: Re: Il y a des choses que l'on oublie jamais - Ismaelle   Ven 29 Juin 2018 - 13:46

« Tes hommes ?! »

Et j’éclate de rire, difficile de faire autrement. Il faut voir l’expression qui traverse son visage, en toute honnêteté. Je ne sais pas ce qu’il s’imagine et à vrai dire, je crois que je n’ai pas tellement envie de le savoir. Je ne sais pas pourquoi, soudainement, je pense à Dimitri. Aux blagues vaseuses qu’il serait probablement déjà en train de sortir surtout … Je t’aime quand même Muffin, même si t’es un sacré pervers. Dorofei aussi visiblement. Rassurez-vous, je fais partie de ces femmes qui n’ont aucune intention de clamer que « tous les mêmes ! » parce que je ne le pense pas une seule seconde. Et que pervers ou pas, vous êtes mes amis.

Chacun ses petits trucs après tout …

« Et bien écoute, vu les circonstances, il va plutôt bien. Il est pas mal chez ma famille ou chez celle de sa mère, avec le boulot qui est prenant, j’ai encore un peu de mal à tout gérer, je l’avoue, mais on passe quand même tous mes moments de libres ensemble. »

Si un sourire s’est invité sur mon visage au fur et à mesure de son discours, il ne reste malheureusement pas. La raison ? Son expression à lui qui change un peu, ses traits qui s’affaisse et une pointe de tristesse qui passe dans son regard. Ce soupir, c’est un indice de plus.

« Mais ce n’est pas simple « seul », enfin sans Elle. Et même s’il a mes sœurs, même s’il sa ses grands-mères, ça ne la remplacera jamais et voilà… dans ce sens-là ce  n’est pas simple, mais il est encore trop jeune pour comprendre ce qui se passe, ce qui est pas mal  cela l’évite d’être effrayé. »

Elle. Prune. La mère de son fils. Il n’y a pas grand-chose à dire je crois, rien de ce que je pourrais dire ne changerait quoi que ce soit. Alors je lui offre simplement un sourire plein de sollicitude, d’empathie, d’amitié aussi.

« Je comprends. »

D’une certaine façon. Je sais ce que c’est de devoir garder la tête haute et le sourire pour préserver les âmes les plus jeunes ou innocentes alors qu’on a parfaitement conscience du chaos autour de soi. C’est ce qu’on s’efforce de faire avec Adrian au maximum d’ailleurs, lui qui n’a de pied dans la Magie que lorsqu’il est avec nous. Pour le reste, l’absence, le fait de gérer seul … Là je ne peux pas imaginer bien sûr. J’imagine que ce jeune garçon réclame parfois sa mère, ce qu’il y a de plus normal. Même entouré d’autres femmes, aucune d’entre elles ne pourra remplacer celle qui lui a donné la vie.

« Tu veux aller dans un grand parc ? Il risque d’il y avoir plus de monde quand dans les petits… Je peux lancer une recherche avec mon téléphone, voir ce qui se trouvera près de nous… tu en penses quoi ? »
« Parfait ! Je te suis. Un grand parc c’est bien. »

On continue donc notre chemin et je le laisse gérer la logistique.

« Tu sais si un jour tu as besoin d’une baby-sitter ou de n’importe quoi d’autre d’ailleurs, faut pas hésiter. Je te rendrais service avec plaisir. Je commence à être calée en matière de p’tits mecs ! »

D’une parce que j’ai quand même été Prof pendant trois ans dans une école remplie de gamin, de deux parce que je partage désormais mon quotidien avec deux d’entre eux. Viens donc le temps des explications quant à mes hommes et le sourire revient instantanément alors que je les imagine, me demande ce qu’ils sont en train de faire même s’ils ne sont pas tous les trois ensemble ce soir. Ça viendra. Enzo a encore besoin d’un peu de temps pour atterrir et il est hors de question qu’il aille où que ce soit pour le moment, il reste à la maison. Mais Adrian est chez lui et Leiv comme moi avons hâte de le revoir. Je suis certaine que ça fera du bien au plus âgé d’avoir le plus jeune dans les pattes à vrai dire.

« J’ai deux ado à la maison, certes c’est pas le même âge mais ça reste des p’tits mecs. »

Et même si les temps sont un peu dur, la situation un peu compliquée, je me laisse aller à entrevoir un futur teinté de rires avec ces deux-là.

« Ce sont eux mes hommes, espèce de pervers. Leiv, son fils Adrian qu’on a en garde alternée et qui a 13 ans, puis Enzo qui vit avec nous actuellement. Je ne sais pas si tu te souviens de lui … Un grand dadet toujours perché sur son skate dans les couloirs de Poudlard malgré les 152 avertissements qu’il a dû avoir à ce sujet. »

Merlin sait à quel point ça me fait du bien de le visualiser de cette façon et non pas comme cette coquille vide que j’ai côtoyé ces derniers jours. Le chemin sera long, ce nouveau traumatisme ne s’effacera pas comme ça, mais tôt ou tard il retrouvera le sourire, recommencera à faire des bêtises, épater la galerie et tout ce qui le caractérise. J’en fais une mission, un espoir.

« 18 ans le gaillard. Ça me fait un sacré panel, sans parler des chiens. Fenrir, bien sûr, mais on a aussi un de ses petits qui a pas loin de 4 mois alors autant dire que ça déménage dans la maison. »

Et ça fait du bien, beaucoup de bien, mais la présence « féminine » de Lune est parfois appréciée. Un peu de calme, ça ne fait pas de mal ... Enfin quand elle n'est pas en train de se faire courser par le chiot, évidemment.

« Je crois que Leiv va le changer en carpette la prochaine fois qu’il mâchouille une de ses chaussures. »
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MessageSujet: Re: Il y a des choses que l'on oublie jamais - Ismaelle   Lun 2 Juil 2018 - 20:58

Non, il fallait vraiment qu’il arrête de penser à de telles choses quand les gens disaient « des hommes », après tout avec Adam, il faisait partie « des hommes » de Prune… mais voilà, son esprit semblait préféré avoir un scoop un peu croustillant à se mettre sous la dent ! Après, il n’était pas là pour juger si « ces » hommes voulaient dire plusieurs petits amis/relations c’était le choix de la jeune femme, elle était totalement libre de faire ce qu’elle voulait, lui se pensait peut-être trop possessif pour ce genre de choses mais là n’était absolument pas la question ! Bon ce n’était pas franchement le moment de trop tergiverser sur la question, il préféra parler ou plutôt répondre à la question sur son fils, la réponse était simple. Ca allait, il survivrait même si ce n’était pas simple toujours les jours, surtout quand on avait un père un peu trop pris par le boulot et qui se sentait vite dépassé, par ce qu’il le savait, c’était la vérité. Même s’il faisait tout son possible pour s’améliorer il était loin, très loin même d’être le père de l’année ! Malgré tout, il fallait être positif et allait de l’avant, il avait ses grands-parents  et oncles et tantes qui étaient là pour s’occuper du petit garçon quand c’était nécessaire, ce n’était pas le cas pour tout le monde. Heureusement pour ses nerfs, la réponse d’Ismaëlle se tenait en deux mots et heureusement, il ne se sentait pas d’entendre un énième discours de complaisance, même s’il aurait été sincère. Personne ne pourrait changer la situation, ni réellement l’aider, personne ne pourrait la remplacer et il en avait marre de répéter la même chose. Après, à chaque fois cela partait d’une bonne intention, prendre de ses nouvelles, celle d’Adam alors il ne pouvait pas leur en vouloir, bien au contraire.

Heureusement, le sujet avait heureusement rapidement changé, et il essayait de trouver un lieu où elle se sentirait à l’aise, petit ou grand parc-là était toute la question ! Il pourrait facilement trouver leur chemin grâce au téléphone avec GPS.

- Parfait ! Je te suis. Un grand parc c’est bien. Ok, parfait, il brancha son téléphone avec un GPS et tout ce qui va bien avec, heureusement qu’il maitrisait pas trop mal la technologie moldu, il trouvait ça génial et beaucoup plus pratique que les hiboux ! Tu sais si un jour tu as besoin d’une baby-sitter ou de n’importe quoi d’autre d’ailleurs, faut pas hésiter. Je te rendrais service avec plaisir. Je commence à être calée en matière de p’tits mecs !
- C’est gentil je retiens, mais je crois qu’avec ses deux familles, surtout la mienne qui est assez nombreuses, ça ne devrait pas se produire très souvent, mais c’est quelque chose qui pourra toujours être utile !

Il avait assez confiance en elle, pour lui confier son gamin sans aucune hésitation, elle saurait y faire, il n’y avait aucun souci avec ça, tout comme elle saurait le protéger s’il y a avait un quelconque souci.

J’ai deux ado à la maison, certes c’est pas le même âge mais ça reste des p’tits mecs.
- Oui, enfin le mien tu dois pouvoir le mater plus facilement, tu auras juste beaucoup plus de questions… inattendues… et il faut les avoir plus à l’œil que des ados, par ce que les bêtises c’est vite fait à cet âge-là.

Surtout que globalement Adam était sage, mais parfois, comme tous les gamins il avait des idées un peu étranges qui se transformaient en bêtises. Rien à voir avec ce que pourraient faire des ados cependant !

- Ce sont eux mes hommes, espèce de pervers. Leiv, son fils Adrian qu’on a en garde alternée et qui a 13 ans, puis Enzo qui vit avec nous actuellement. Je ne sais pas si tu te souviens de lui … Un grand dadet toujours perché sur son skate dans les couloirs de Poudlard malgré les 152 avertissements qu’il a dû avoir à ce sujet.
- Tu aurais pu faire dans la polygamie, je n’avais rien à dire tu fais bien ce que tu veux avec ton corps. ajouta-t-il plus amusé qu’autre chose. Ouais, je vois très bien qui c’est ! Il est assez grand pour être reconnaissable ! Puis le skate aussi, il n’y en avait pas 36000 !
- 18 ans le gaillard. Ça me fait un sacré panel, sans parler des chiens. Fenrir, bien sûr, mais on a aussi un de ses petits qui a pas loin de 4 mois alors autant dire que ça déménage dans la maison.
- Effectivement, tu ne dois pas t’ennuyer toi aussi ! Je te le laisserai peut-être un jour, que tu testes aussi les enfants un peu plus petits ! Tu verras ; c’est bien sympa aussi ! Adam adore les animaux, enfin il a plus l’habitude des boursouflets et des Flereurs, mais les chiens ça doit être sympa aussi.

Avec plein d’animaux et des ados, Adam serait forcément en forme et aurait probablement envie de se faire remarquer !

- Je crois que Leiv va le changer en carpette la prochaine fois qu’il mâchouille une de ses chaussures
- Oh, c’est un machouilleur ? Effectivement, je le comprends… Leiv, pas Fenrir ou son petit, ça ne doit pas être très agréable, même si … même si c’est facilement réparable ! Tu penses arriver à l’éduquer avant qu’il soit une carpette ?

Il jeta un coup sur son téléphone et  prit une petite bifurcation.

- On devrait bientôt être arrivé, ça tombe bien j’ai une faim de loup !  Bref, je m’y connais mieux en boursouflet et Fléreurs, normal avec la boutique de la belle-famille alors je ne pourrais pas te conseiller,  et vu ce que tu enseignais, je suis certain que c’est surtout moi qui ait beaucoup de choses à apprendre ! On tourne à droite à la prochaine intersection et on y sera ! A moi la bierreau… la bière plus trop fraiche !

Dire bierreaubeurre dans le monde moldu n’était pas forcément recommandé et il avait préféré se reprendre.

- Et du coup, s’il a 18 ans, tu sais ce qu’il va faire Enzo ?

Maintenant qu’il ne pouvait plus aller à l’école ….
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MessageSujet: Re: Il y a des choses que l'on oublie jamais - Ismaelle   Ven 6 Juil 2018 - 22:22

Lui proposer mon aide, ça me semble juste normal et surtout totalement spontané. On est amis, on évolue dans le même décor depuis un sacré paquets d’années, et je sais qu’il en ferait autant si les rôles étaient inversés. Il aurait toute ma confiance, d’ailleurs. Peut-être un jour, qui sait, et le simple fait d’effleurer cette idée me surprend moi-même à vrai dire. On ne peut pas dire que ma première expérience en terme de maternité se soit bien passée, je crois même qu’il n’y a rien de plus difficile au monde que je perdre un enfant, son enfant, mais aujourd’hui je suis en paix avec ça. De là à envisager de retenter l’expérience … Etant donné les temps qui courent, de toute façon, ça n’est pas vraiment une véritable question à se poser mais ça me fait plaisir d’aborder ces sujets là avec lui. Parler de son fils, des miens … Je n’ai donné la vie a aucun des deux c’est vrai, et je n’ai aucune prétention vis-à-vis d’eux, mais je les aime comme j’aurais aimé Alexander. Comme je l’ai aimé le peu de temps qu’on a pu passer ensemble. Comme je l’aime toujours, à vrai dire. Et je crois qu’inconsciemment j’enregistre ses paroles puisque les enfants en bas âge, finalement, je n’y connais pas grand-chose. En plus de ça je vais bientôt en être entouré alors autant glaner le plus d’information possible histoire que Tata Isma soit opérationnelle !

Et des enfants, on passe aux chiens.

« Oh, c’est un machouilleur ? Effectivement, je le comprends… Leiv, pas Fenrir ou son petit, ça ne doit pas être très agréable, même si … même si c’est facilement réparable ! Tu penses arriver à l’éduquer avant qu’il soit une carpette ? »
« Oh oui, je ne me fais pas de souci pour ça mais vois-tu, ça m’amuse énormément. »

Je plaide coupable et avec le sourire en plus ! Jamais Leiv ne fera de mal à ce chien, peu importe le nombre de pantoufles ou de chaussures qu’il badigeonnera de bave. Dans le pire des cas il empruntera sa propre forme animale pour le remettre à sa place, mais il faut dire que Fenrir prend son rôle de père très au sérieux. En attendant, ce chiot qui n’a toujours pas de nom, n’est qu’un chiot. Donc il fait des trucs de chiots. L’apprentissage est déjà en cours mais si on ne laisse plus les enfants s’amuser où va le monde, non ?

« On devrait bientôt être arrivé, ça tombe bien j’ai une faim de loup !  Bref, je m’y connais mieux en boursouflet et Fléreurs, normal avec la boutique de la belle-famille alors je ne pourrais pas te conseiller,  et vu ce que tu enseignais, je suis certain que c’est surtout moi qui ait beaucoup de choses à apprendre ! On tourne à droite à la prochaine intersection et on y sera ! A moi la bierreau… la bière plus trop fraiche ! »

J’éclate de rire, sans retenue aucune, réellement amusée.

« Tu parles de Boursouflet et de Fléreurs alors je pense que tu peux y aller et prononcer le mot Bierraubeurre sans trop de problème. »

D’une parce que de toute façon personne ne se trouvent autour de nous ou alors suffisamment loin pour ne pas entendre, de deux parce que si quelqu’un entend ces mots je ne pense pas qu’il tiquera. Tout simplement. On n’écoute pas les conversations des gens en temps normal mais ceci dit il a raison, on doit rester prudent. Je n’irais pas jusqu’à dire que nos têtes sont mises à prix et placardées au Ministère de la Magie sans doute pourri jusqu’à la moelle … mais on n’en est sans doute pas loin non plus.

« Et du coup, s’il a 18 ans, tu sais ce qu’il va faire Enzo ? »

Le monde s'adoucit un peu, mon sourire se teinte d'une certaine forme de tristesse malgré tout. Malgré les progrès d'aujourd'hui je sais que le chemin sera long et la question mérite d'être posée : Est ce qu'il pourra reprendre sa vie là où il l'a laissé ? Avec ses projets, ses envies, ses buts à atteindre et ses rêves à accomplir. Pour l'instant, une seule ligne de conduite : A chaque jour suffit sa peine.

« Pour l’instant, se reposer. »

Maintenant qu'on marche en extérieur, qu'on s'éloigne un peu des quartiers sorciers, je me sens plus libre de parler. Y compris de ça, de lui, de ce qu'il s'est passé.

« Il a eu un mois de septembre un peu difficile. Et je l’admets, j’appréhende un peu le moment où il faudra lui apprendre que son frère est coincé à Poudlard. »

Vous la sentez la culpabilité qui flotte dans l'air ? Je sais que c'est ce qu'il faut faire pour l'instant, ça ne veut pas dire que je ne m'en veux pas pour autant et je peux sentir le regard de Dorofei peser sur moi. Pas qu'il soit oppressant ni accusateur, peut-être juste intrigué je ne sais pas trop. Quoi qu'il en soit je ressens le besoin de me justifier et peut-être que dans le fond ça me fait du bien de parler de ça, d'évacuer un peu, de regarder les choses en face.

« Non, il n’est pas encore au courant de ce qu’il s’est passé. Sans entrer dans les détails, il a été un peu coupé du monde ces dernières semaines et pas vraiment de son plein gré. Mais ça va aller, il est en sécurité maintenant, il faut lui laisser le temps de se retaper et je ne veux pas aller trop vite. »

Qui est ce que j'essaie de convaincre ? En réalité j'y crois, dur comme fer. Certaines marques ne disparaitront peut-être jamais mais le temps arrangera beaucoup de choses. Ça et un peu d'aide. Encore une fois, chaque chose en son temps. La reconstruction n'est pas une chose à prendre à la légère, il y a des étapes à respecter et je serais là à chacune d'elle. Je serais celle qui lui annoncera que son frère est prisonnier.

« Ensuite, il avait déjà prévu de ne pas retourner à Poudlard donc de ce côté-là ça n’est pas vraiment un problème. Il envisageait plutôt de se laisser un peu le temps pour réfléchir à ce qu’il a vraiment envie de faire mais je le connais, je sais très bien que c’est déjà tout tracé dans sa tête. Il est passionné par l’océan et ses habitants, alors à mon avis d’ici quelques mois il sera sur les bancs d’une université Moldue, sans doute en Australie, ou dans une mission d’éco-volontariat quelque part sur le globe. Probablement les deux à vrai dire. »

Et la fierté brille dans mes yeux, résonne dans ma voix, je le sais et je ne cherche pas à le cacher. J'ai eu peur de le perdre, ça m'a réellement fait prendre conscience à quel point je tiens à lui et si jusqu'ici je m'interdisais un peu de … Disons que je restais sur la réserve, maintenant c'est terminé. Je l'ai pris sous mon aile dès le premier jour ou presque, il y restera le temps qu'il le voudra. Le temps dont il en ressentira l'envie ou le besoin. Dans tout ce discours il y a également de l'espoir, c'est certain.
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MessageSujet: Re: Il y a des choses que l'on oublie jamais - Ismaelle   Dim 8 Juil 2018 - 12:49

Il pouvait totalement comprendre Leiv, ça ne devait pas être bien agréable de retrouver ses chaussures machouillées et pleine de bave, mais il fallait bien avouer qu’il était plus amusé qu’autre chose. Il connaissait bien et si les Boursouflets qu’il avait chez lui ne faisaient pas trop dégâts, ce n’était pas forcément le cas de tous les Fléreurs, même si dans 99% des cas tout se passait parfaitement bien ! Il haussa un sourcil amusé lorsqu’elle lui avoua que cette situation l’amusait énormément.

- Tu es cruelle avec lui, mais j’avoue que j’aime bien ça ! Je trouve ça plutôt drôle.

Par ce que oui, au final ça restait bon enfant et ce n’était rien de grave qui se passait là, juste un jeune animal qui faisait des trucs de jeunes. Il avait continué à la diriger dans la ville jusqu’à arriver au parc, et il avait continué de parler, en essayant de rester positif, un brin marrant, alors lorsqu’elle éclata de rire il haussa un sourcil assez étonné, il ne pensait pas être si marrant que cela, et, effectivement, il comprit rapidement le pourquoi du comment de cette franche rigolade.

Tu parles de Boursouflet et de Fléreurs alors je pense que tu peux y aller et prononcer le mot Bierraubeurre sans trop de problème.
- ca, c’est ce que tu crois ! Mais quand tu entends des mots que tu ne connais pas et bien tu n’y fais pas forcément attention… mais le mot bière attire l’oreille ici j’en sais certain ! Donc bière au beurre, tu vois, c’est plus facilement disons interprétable que les deux autres. J’te jure que c’est pas de la mauvaise foi… enfin, peut-être qu’il y en a un peu, mis je trouve quand même mon argumentation plutôt pas mal, non ?

Et sur ces bonnes paroles, il lui dédia plus son charmant sourire. Là encore il n’avait pas envie de penser au pire, il avait merdé un peu en disant ce genre de mot tout haut, mais en même temps il faudrait vraiment un coup de malchance énorme pour mettre la puce à l’oreille de quelqu’un… Il se reprit un peu et essaya de parler d’un sujet beaucoup plus sérieux à savoir Enzo et son venir. Combien de jeunes, comme lui, ne pourrait pas finir ses études, qu’est-ce qu’ils allaient devenir ? Des rêves de métiers avortés, c’était si… si dommage, affreux.

Pour l’instant, se reposer. Il a eu un mois de septembre un peu difficile. Et je l’admets, j’appréhende un peu le moment où il faudra lui apprendre que son frère est coincé à Poudlard

Il acquiesça doucement, effectivement ce n’était pas le genre de chose simple à entendre, le sel point « positif » c’est qu’ils étaient de sang-pur, c’était probablement un léger avantage par rapport à des nés-moldus. Il avait préféré ne rien rajouter, sentant que ce n’était pas forcément le moment, et puis qu’est-ce qu’il aurait répliqué ? Lorsqu’elle rajouta que le gamin n’était pas forcément au courant de tout ce qui s’était passé, il fut quand même assez étonné, il pensait que le monde sorcier le savait plus ou moins, comme la chute de Salem, surtout avec des gamins qui avaient fui… mais s’il avait été coupé du monde, voire traumatisé, il valait effectivement mieux y aller mollo, doucement.

Ensuite, il avait déjà prévu de ne pas retourner à Poudlard donc de ce côté-là ça n’est pas vraiment un problème. Il envisageait plutôt de se laisser un peu le temps pour réfléchir à ce qu’il a vraiment envie de faire mais je le connais, je sais très bien que c’est déjà tout tracé dans sa tête. Il est passionné par l’océan et ses habitants, alors à mon avis d’ici quelques mois il sera sur les bancs d’une université Moldue, sans doute en Australie, ou dans une mission d’éco-volontariat quelque part sur le globe. Probablement les deux à vrai dire.
- Il a du choix et un avenir, même si ce n’est pas dans le monde sorcier, c’est bien de toujours avoir une alternative, surtout que l’éco-volontariat ça doit être quelque chose de très intéressant, je suis certain que ça lui irait bien, même si je le connais pas. C’est toujours bien de pouvoir aider … les autres… et quand je dis autre c’est au sens large au terme pas forcément que les êtres humains. Il se tut quelques instants avant de reprendre Je ne sais pas du tout comment j’aurais fait à leur place. Enfin si, probablement que j’aurais fini par travailler avec Prune au magasin… Toi, j’suis certain que tu aurais bossé dans une asso’ ou un truc avec rapport avec les animaux !

Ouais, à 18 ans, il n’aurait probablement pas eu beaucoup d’autres choix. Ils tournèrent une nouvelle fois et…

- Miracle ! On y est, on a plus qu’à s’installer… J’ai bien cru que je nous avais perdu pendant un petit moment. Bon, jte l’avoue je ne suis pas certain que ce soit réellement le parc que j’avais repéré, je crois que je ne suis pas encore totalement au point niveau technologie…

Même s’il se débrouillait quand même pas trop mal et puis il espérait que cette remarque allait l'amuser un peu pour égayer un peu plus la conversation
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MessageSujet: Re: Il y a des choses que l'on oublie jamais - Ismaelle   Mer 18 Juil 2018 - 11:23

« Il a du choix et un avenir, même si ce n’est pas dans le monde sorcier, c’est bien de toujours avoir une alternative, surtout que l’éco-volontariat ça doit être quelque chose de très intéressant, je suis certain que ça lui irait bien, même si je le connais pas. C’est toujours bien de pouvoir aider … les autres… et quand je dis autre c’est au sens large au terme pas forcément que les êtres humains. »

Juste un sourire pour seule réponse, un sourire plein de tendresse et d'espoir mais légèrement teinté d'inquiétude également. Je souhaite de tout mon cœur qu'il puisse encaisser ce qu'il vient de vivre, qu'il puisse passer au travers et recommencer à aller de l'avant, à se construire, se reconstruire, mais plus on empile de briques les unes sur les autres plus le murs est difficile à franchir. J'ai vu ce garçon au sol, puis se relever, usant de toutes ses forces pour le faire et ce à plusieurs reprises. Est ce que cette fois ci n'est pas celle de trop ? Je pourrais trouver quelqu'un susceptible d'entrer dans sa tête pour savoir exactement ce qu'il a traversé, je pourrais lui faire oublier tout ça, mais jamais je ne me le permettrais. Trop souvent son esprit a été bafoué, violé, manipulé … Je ne serais pas l'une de celle qui aura joué un rôle là dedans même si mes intentions ne sont que pureté.
Mais je serais là, à chaque étape, je le rattraperais quand il tombera, je l'aiderai à se relever, je ne le lâcherais pas. Jamais. Et je sais que je ne suis pas la seule. Loin de là. Il aura lui aussi sa part du chemin à faire et j'ai envie de croire que même épuisé, peut-être lassé de ces schémas qui se répètent, il n'abandonnera pas. N'abandonne pas s'il te plait.

« Je ne sais pas du tout comment j’aurais fait à leur place. Enfin si, probablement que j’aurais fini par travailler avec Prune au magasin… Toi, j’suis certain que tu aurais bossé dans une asso’ ou un truc avec rapport avec les animaux ! »

Il est vrai que l'on pense beaucoup à ceux restés là-bas, mais qu'en est-il de ceux qui ont pu sortir ? C'est leur vie entière qui change du jour au lendemain, certains projets qui tombent à l'eau et de nouvelles perspectives à inventer, saisir, comprendre … Rien d'irréversible, peut-être simplement quelques semaines, quelques mois si la vapeur se voient inversées dans les temps à venir, mais un choc émotionnel qu'il va falloir encaisser. Encore un. Et nous dans tout ça ? J'avais pris la décision de quitter Poudlard, certes, mais je ne me suis pas vraiment projeté en avant jusqu'ici et il serait peut-être temps que je le fasse, que j'envisage certaines choses en tout cas. Cette conversation avec Dorofei m'y propulse quoi qu'il en soit, m'amène à me poser des questions pour moi-même.

« Miracle ! On y est, on a plus qu’à s’installer… J’ai bien cru que je nous avais perdu pendant un petit moment. Bon, jte l’avoue je ne suis pas certain que ce soit réellement le parc que j’avais repéré, je crois que je ne suis pas encore totalement au point niveau technologie… »
« Tu dis ça à une fausse jeune à qui son beau-fils de 13 ans apprend à se servir d'un téléphone … Clairement je ne vais pas te juger. »

Née-Moldue et pourtant … Mais heureusement Adrian a une patience en or. Et puis jusqu'ici, rien de très compliqué pour ce qui est de se servir d'un téléphone comme … téléphone. Ne me parlez pas d'applications et tout ce bazar, je vais me contenter du basique si ça ne fait rien à personne.

« Et puis il est très bien ce parc, peu importe si c'est le bon ou pas. »

Nous voilà donc assis sur un banc, dans le calme de la nature qui nous entoure, les sens en alerte certes mais bercés par un réel moment de quiétude. La Bièreaubeurre n'est pas trop chaude, les frittes ne sont pas trop froides, tout va pour le mieux et j'apprécie réellement cet instant passé avec mon ami.

« Pour être tout à fait honnête, je ne sais absolument pas ce que je vais faire de ma vie. »

Ça n'est pas pour me plaindre ou quoi que ce soit dans ce genre là mais il est vrai que j'ai, jusqu'ici, concentré mon attention et mon énergie sur les autres.

« Hors de question que je finisse femme au foyer, ça c'est certain, et mes journées sont bien remplies avec tout le petit monde que j'ai récupéré en terme de créatures mais ... »

Mais ? Rien. Je n'ai pas pris le temps d'y penser c'est tout. La vie, le monde extérieur, je crois que je n'ai jamais réellement pris le temps de m'y réhabituer malgré les semaines passées et les changements dans mon quotidien. Une maison à moi, une famille, des vacances qui se sont éternisés, tout ça sans que je ne coupe réellement les ponts avec Poudlard. Puis les catastrophes en série. Comment est ce qu'il est réellement possible de se projeter, se demander ce qu'on va faire demain, se lever tous les matins pour passer la journée dans une certaines routines alors que certains vivent dans la peur et le chaos ? Je sais avoir une option qui me permettrait de luter contre cet oppression mais ...

« Oui, il faudrait peut-être que je songe à creuser réellement la question. »

Leiv est médecin, il l'était avant, c'est un métier de passion. J'aime enseigner, m'occuper d'animaux, d'enfants … Je ne sais pas. Et je crois que ça m'angoisse un peu, au final. Sans aller jusqu'à dire que je me sens perdue, je crois que c'est pourtant légèrement le cas.

« T'en es où à ce niveau là toi ? Tu bosses toujours au magasin du coup ? »
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MessageSujet: Re: Il y a des choses que l'on oublie jamais - Ismaelle   Lun 30 Juil 2018 - 22:04

C’était difficile de s’imaginer à la place de ses gamins, parfois jeunes qui se retrouvaient sans école, sans formation, et probablement « sans avenir » ou avec un métier qui ne leur plairait pas, tout dépendait comment finissait les évènements, comment évolueraient les choses, si le Ministère prendrait compte de ces situations particulières. Lui, à 18 ans, probablement qu’il serait allé travailler avec Prune, quant à Isma, ne la voyait « que » bosser dans un milieu associatif ou avec des animaux, cela lui allait tellement bien. Enfin la conversation fut coupée – bien qu’ils ne disaient plus grand-chose- par leur arrivée dans le fameux parc ! Il n’y croyait plus ! Vive la technologie moldue… lorsqu’elle marche !

-  Tu dis ça à une fausse jeune à qui son beau-fils de 13 ans apprend à se servir d'un téléphone … Clairement je ne vais pas te juger.

Il eut un bref rire qui n’avait rien de moqueur, il trouvait juste ça drôle et beaucoup étaient dans son cas, mais en même temps, les téléphones et compagnie eux, ils ne connaissaient pas franchement, c’était une galère de tous les jours qu’il essayait de dompter. A force d’entrainement, il arrivait à se  faire un peu à cette machine infernale !

- Et puis il est très bien ce parc, peu importe si c'est le bon ou pas.
– Je suis d’accord avec toi, il est très bien, parfait pour manger en tout cas !

Ils s’étaient installés sur un banc et il avait commencé à manger rapidement, il avait faim, même si ce n’était pas forcément des plus élégants de se jeter sur la nourriture de la sorte… surtout qu’elle était encore bonne, alors autant en profiter ! Bientôt son amie s’était remis à parler :

- Pour être tout à fait honnête, je ne sais absolument pas ce que je vais faire de ma vie. Il eut une légère grimace, avala sa frite et n’en reprit pas une autre, histoire de pouvoir lui répondre plus facilement. Hors de question que je finisse femme au foyer, ça c'est certain, et mes journées sont bien remplies avec tout le petit monde que j'ai récupéré en terme de créatures mais ... Mais ?! Il espérait qu’elle allait lui sortir autre chose pour l’instant il ne savait pas trop quoi répliquer… Oui, il faudrait peut-être que je songe à creuser réellement la question.

Il haussa finalement un peu les épaules en essayant de trouver une réponse adaptée,  mais c’était difficile de proposer des choses, de donner son avis comme ça. Il se passa une main dans les cheveux avant de lui sourire doucement et de finalement répliquer :

- Tu as peut-être le temps, non ? Et puis, avec tes compétences, tu retrouveras du travail facilement, j’en suis certain, le tout c’est que tu trouves quelque chose qui te plaise, et là, je ne peux pas franchement t’aider. Il se tut quelques secondes avant de continuer J’ai repris mon travail d’auror  en début de mois, Adam ne voulait pas que je reparte… Mais oui, je bosse également parfois du magasin, quand on a besoin de main d’œuvre. Du coup, moi je suis quand même pas mal occupé et je sais qu’il va falloir que je réfléchisse à ce que je vais faire, même si c’est un travail passionnant, peut-être arrêter totalement le boulot d’Auror…  pour avoir de meilleurs horaires pour m’occuper de mon fils.

Mais il n’était pas sûr de lui, il avait besoin de bouger, d’action, et il savait que travailler qu’au magasin ne serait pas forcément quelque chose qui lui conviendrait à la longue… il  fallait qu’il y réfléchisse sérieusement, il avait beau peser les pours et les contres, ce n’était pas une décision qu’il arrivait à prendre, probablement par  peur de le regretter un peu plus tard. Il mangea encore quelques frites, but une gorgée de bierreaubeurre avant de finalement reprendre la parole :

- Je doute que l’idée te plaise, mais si tu veux travailler quelques heures par semaine, voire même peut-être en mi-temps, je peux demander à ma belle-famille s’ils auraient de la pace pour toi au magasin, ou alors s’ils connaissent des personnes qui auraient besoin de personnel… Comme ça tu aurais encore du temps pour toi, mais tu travaillerais un peu…

Enfin lui proposais ça comme ça, il n’était pas certain que cela lui plairait réellement, mais il ne pouvait pas faire grand-chose d’autre pour l’instant de toute manière !
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MessageSujet: Re: Il y a des choses que l'on oublie jamais - Ismaelle   Mer 8 Aoû 2018 - 21:33

« Tu as peut-être le temps, non ? Et puis, avec tes compétences, tu retrouveras du travail facilement, j’en suis certain, le tout c’est que tu trouves quelque chose qui te plaise, et là, je ne peux pas franchement t’aider. »

Je le regarde, ne dis rien, lui offre un sourire et croque dans une fritte croustillante tout en laissant mon esprit vagabonder vers différentes direction. Ce qu’il me dit me touche, sincèrement, c’est toujours agréable de sentir que votre entourage croit en vous. Mais il a raison, il ne peut pas m’aider à trouver ma voie, c’est à moi de me poser, de prendre le temps d’y réfléchir de réellement songer à ce que je peux envisager. On ne peut pas dire que je sois inoccupée ou inactive, là n’est pas la question, mais même si je le sais je dois faire attention, me fondre dans la masse pour éviter que certaines personnes mal intentionnées ne parviennent jusqu’à moi, je ne me vois pas disparaitre socialement pour autant. Puis sans trop savoir pourquoi spécifiquement maintenant, mes pensées dérivent vers Logan, vers Maxence, disparu ou pris au piège. Quelque part ça me rassure de savoir Max là-bas, je sais qu’avec lui les enfants auront un visage familier vers qui se tourner pour avoir du réconfort. Et je me dis aussi qu’on ne peut pas laisser cette situation en l’état, que … je dois faire quelque chose. Mais quoi, là est toute la question. Une chose est certaine je ne peux pas être sur tous les fronts en même temps et pour ce soir, j’ai simplement envie de profiter de l’instant, de la présence de mon ami.

« J’ai repris mon travail d’auror  en début de mois, Adam ne voulait pas que je reparte… Mais oui, je bosse également parfois du magasin, quand on a besoin de main d’œuvre. Du coup, moi je suis quand même pas mal occupé et je sais qu’il va falloir que je réfléchisse à ce que je vais faire, même si c’est un travail passionnant, peut-être arrêter totalement le boulot d’Auror…  pour avoir de meilleurs horaires pour m’occuper de mon fils. »

Faire des concessions, des sacrifices même, pour son enfant … c’est quelque chose que j’aurais probablement du expérimenter si Alexander avait vécu. Est-ce que j’aurais été prête à le faire ? Je crois que pour la chair de sa chair on est prêt à tout, à vrai dire. Je sais aussi que Leiv s’est posé exactement les mêmes questions concernant Adrian et que je ne l’ai jamais vu aussi heureux que maintenant, alors qu’il peut le voir quand et comme bon lui semble. Un enfant ne devrait pas grandir loin de ses parents, je ne crois pas, alors je comprends le dilemme de Dorofei quand on sait la dangerosité de ce travail. D’autant plus maintenant que le Ministère est pourri jusqu’à la moelle. Ça ne rend pas la chose plus facile pour autant, c’est évident. J’imagine par exemple très mal Margo mettre sa carrière et son besoin d’adrénaline, de justice, de côté même si un jour elle doit être mère.

« Je doute que l’idée te plaise, mais si tu veux travailler quelques heures par semaine, voire même peut-être en mi-temps, je peux demander à ma belle-famille s’ils auraient de la pace pour toi au magasin, ou alors s’ils connaissent des personnes qui auraient besoin de personnel… Comme ça tu aurais encore du temps pour toi, mais tu travaillerais un peu… »
« C’est gentil, vraiment. J’en prends bonne note. »

Et je considère réellement la question mais je crois que certaines évidences me sautent aux yeux assez rapidement à vrai dire.

« Je ne suis pas certaine d’avoir le sens du commerce et j’ai tellement l’habitude d’être dehors que ça risque de me faire bizarre d’être enfermée dans un magasin mais c’est à moi de ne pas jouer les difficiles. »

Haussement d’épaules. C’est la réalité, même si l’argent n’est pas vraiment le fond du problème je garde le besoin d’être indépendante quand bien même les liens sacrés du mariage feront bientôt de moi Madame Helland. Stoneheaven-Helland. Je tiens à garder le nom de mon père.

« Jusqu’ici je n’ai pas tellement eu le temps de me poser mais je crois qu’enseigner me manque un peu. J’y ai vraiment pris goût, partager ma passion est un truc qui me plait énormément et je crois qu’il y a sûrement quelque chose à tirer de tout ça. Il faudrait juste que je prenne le temps d’y réfléchir réellement. »

Je pense à Rina, à l’orphelinat qu’elle a ouvert en Espagne, et je me dis que … pourquoi pas ? Ouvrir à mon tour une école ? C’est un travail titanesque mais les quelques mois passés à m’occuper de Poudlard m’ont forgé une certaine expérience c’est certain. Rejoindre un autre établissement serait sans doute plus « logique » mais je crois que plus j’y pense, plus certains contours se dessinent dans mon esprit et ne prennent pas cette forme-là. J’y vois quelque chose de plus petit, de différent, un endroit où on se sentirait en sécurité et où les Créatures seraient une compagnie bienfaisante, aidante pourquoi pas ...

« Regarde nous, deux adultes un peu largués ... Mais moins coincés qu'à l'époque en tout cas. »

Comme ça, de but en blanc et sans aucun lien avec ce dont on a discuté plus haut. Le pire c’est que je me marre comme une andouille en continuant de grignoter des frittes au passage.

« Enfin c'était surtout moi la coincée de l'histoire à vrai dire. »
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MessageSujet: Re: Il y a des choses que l'on oublie jamais - Ismaelle   Dim 12 Aoû 2018 - 12:24

Il essayait d’être optimiste mais également réaliste. L’espoir faisait certes rêver, mais donner de faux espoirs, était quelque chose pour lui de contre-productif. Il croyait vraiment en elle, il savait ce qu’elle valait… alors, lorsqu’elle trouverait ce qu’elle voulait faire, il était certain qu’elle se ferait une place dans ce milieu-là, mais il ne pouvait pas l’aider plus. C’était à elle de faire ses choix, c’était à elle de savoir où elle en était, de faire un point sur ses envies, sur les avantages et les inconvénients de chaque métier. Chaque personne avait des points de vues différents sur cela, lui avait besoin de travailler, qu’il y ait de l’action, qu’il puisse bouger et ramener un salaire assez convenable pour pouvoir faire vivre sa famille, ou ce qu’il en restait. Il savait qu’il avait toujours le plan de travailler avec sa belle-famille si c’était vraiment nécessaire, mais pour l’instant il avait beaucoup de mal à s’y résoudre. Il essaya, en quelques phrases d’expliquer sa situation actuelle à son amie : où il travaillait, pourquoi il n’était pas revenu en tant que Gardien …. Et ses « questions » sur son devenir en tant qu’Auror. Qu’est-ce qui était le mieux ? Il n’en savait rien, et il avait beau poser le pour et le contre, il n’y voyait pas beaucoup plus clair. Etre Auror ; lui donnait vraiment l’impression de servir à quelque chose, malgré tout ce qui se passait dans les « Hautes Sphères », et qui sait, peut-être que cette position pourrait un jour lui servir… pour la Garde par exemple. Peut-être… ou alors ce métier lui serait fatal. C’était également une possibilité, tout comme s’être engagé dans la Garde à Poudlard, puis cette Résistance extérieur, une nouvelle Garde. S’il avait était seul, sans Adam le choix serait vite fait, mais il ne voulait pas que son fils devienne Orphelin à cause d’un de ses choix… mais il ne voulait pas non plus que son fils grandisse dans un monde tel que celui-ci, surtout qu’il serait peut-être cracmol. A chaque pour, il y avait un contre et vice versa. C’était pire qu’un casse-tête chinois. Il arriva néanmoins à se reconcentrer sur la conversation et, il essaya de trouver une solution « provisoire » pour son amie, il pouvait voir avec sa belle-famille pour le magasin ; Travailler quelques heures par semaines, lui laisserait du temps libre, lui laisserait le temps de se recentrer sur elle-même.

- C’est gentil, vraiment. J’en prends bonne note. Il acquiesça doucement. « Je ne suis pas certaine d’avoir le sens du commerce et j’ai tellement l’habitude d’être dehors que ça risque de me faire bizarre d’être enfermée dans un magasin mais c’est à moi de ne pas jouer les difficiles.
- Ne t’inquiètes pas, je n’ai aucun sens commercial, mis tu pourras juste conseiller les personnes, tu vois, vérifier qu’ils comprennent bien les enjeux de prendre un animal, une créature, leurs besoins. C’est aussi important. Et puis s’ils voient que tu aimes les animaux, je pense que ça vaut tous les sens commerciaux du monde, par ce que tu ne diras pas n’importe quoi, juste pour « vendre ». Certains font ça juste pour l’argent, mais je ne crois pas que ce soit le cas, ils veulent que les créatures achetées soient heureuses, également.

En tout cas, il l’avait toujours vu comme ça, peut-être qu’il se trompait royalement, qu’il idéalisait un peu trop sa belle-famille, mais en y travaillant régulièrement il n’avait jamais eu d’impression néfaste sur les ventes d’animaux.

- Jusqu’ici je n’ai pas tellement eu le temps de me poser mais je crois qu’enseigner me manque un peu. J’y ai vraiment pris goût, partager ma passion est un truc qui me plait énormément et je crois qu’il y a sûrement quelque chose à tirer de tout ça. Il faudrait juste que je prenne le temps d’y réfléchir réellement.
- Contacter d’anciens élèves pour donner des genres de cours particuliers ou en groupes, je suis certains que certains seraient d’accord. Beaucoup regrettent de ne pas finir leurs études. Tu ferais ce que tu aimes.. et eux et bien progresseraient malgré tout. Ca fait beaucoup de points positifs, non ?

Il n’était pas certain que ce soit une totale bonne idée, mais au moins elle était proposée, et puis avec l’imagination d’Isma, elle pourrait peut-être en faire quelque chose de beaucoup plus grand.

- Regarde nous, deux adultes un peu largués ... Mais moins coincés qu'à l'époque en tout cas.

Il ne put s’empêcher d’avoir un léger rire tellement elle était dans le vrai. C’est vrai qu’à l’époque il était plutôt coincé, aujourd’hui ça allait quand même mieux même si ce n’était pas toujours ça. Il y avait heureusement beaucoup de sujets avec lesquels il se sentait beaucoup plus à l’aise. Il continua à manger son plat tandis qu’elle continuait.

- Enfin c'était surtout moi la coincée de l'histoire à vrai dire.
- Maintenant que tu présentes les choses comme ça, effectivement c’était toi la coincée, moi j’ai toujours été juste cool. Bien sûr qu’il plaisantait. Il se racla un peu la gorge avant de continuer Mais je pense qu’on était à un âge où la plupart était comme nous… Nous n’étions pas des exceptions, le principal, c’est qu’aujourd’hui beaucoup de choses aient changé et que l’on ne se comporte plus comme des ados… enfin disons la plupart du temps, il me reste quand même une bonne part enfantine. Mais ne t’inquiètes pas, aujourd’hui je compte bien être juste sage.

Il grignota une nouvelle frite avant de soupirer.

- Tu sais comment on pourrait les tirer de là-bas ? On ne peut pas les laisser avec ces tarés…

Il savait qu’il entrait en terrain glissant, mais il se disait que maintenant que le dialogue était bien… disons entamé, il pouvait essayer de comprendre son refus d’entrer dans la Garde en essayant de ne pas citer le mouvement. Il ne voulait pas la braquer, alors c’était loin d’être évident. C’était son choix, elle devait avoir ses raisons, mais il est vrai qu’il aurait bien voulu comprendre lesquelles, surtout vu comme elle tenait à l’école.

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MessageSujet: Re: Il y a des choses que l'on oublie jamais - Ismaelle   Mer 15 Aoû 2018 - 16:37

Je me dessine mentalement les contours de ce que peut être cet emploi qu'il me « propose », ne rejetant aucune possibilités, aucune opportunités non plus. Je pense être une personne qui s'adapte assez bien, je suis passée de l'armée à un statut de professeur alors que je n'avais strictement aucune expérience ni même de réel diplôme de spécialité et pourtant … Je pense m'en être relativement bien sortie, non ? De professeur je me suis retrouvée propulsée au rang de Directrice Adjointe d'une école contenant plus d'une centaine d'élèves. J'ai un parcours atypique, c'est peu de le dire, un parcours qui aujourd'hui m'oblige à vivre dans un endroit tenu secret et à me méfier chaque fois que je sors de ce cocon protéger mais si c'est le prix à payer pour avoir pu aider tous ces jeunes – et moins jeunes – sorciers ou même non-sorciers alors soit, je l'accepte. Je ne dis pas que c'est simple tous les jours ni même que j'aimerai que les choses soient différentes mais j'accepte les conséquences de mes choix et de mes actes.
Et de cette discussion avec mon ancien camarade d'école mais surtout ami me permet d'entrevoir d'autres possibilités encore. Peut-être de manière utopique, oui, mais personne n'a dit qu'il était interdit de regarder vers l'avenir bien au contraire. Tout comme il n'est pas interdit de sourire, de se remémorer les instants du passé où l'innocence était encore présente et d'en rire en faisant abstraction de la gravité du monde quelques heures. Parce que dans le fond, adultes certes, mais lui comme moi sommes encore très jeunes. Je crois qu'on a juste tendance à l'oublier la plus part du temps étant donné le tracé que suivent nos existences et le milieu dans lequel on évolue.

« Maintenant que tu présentes les choses comme ça, effectivement c’était toi la coincée, moi j’ai toujours été juste cool. »
« Hey dis donc ! »

Il gagne un coup de coude dans les côtes, j’affiche un air faussement offusquée mais ça me fait rire puisqu’il a finalement entièrement raison.

« Mais je pense qu’on était à un âge où la plupart était comme nous… Nous n’étions pas des exceptions, le principal, c’est qu’aujourd’hui beaucoup de choses aient changé et que l’on ne se comporte plus comme des ados… enfin disons la plupart du temps, il me reste quand même une bonne part enfantine. Mais ne t’inquiètes pas, aujourd’hui je compte bien être juste sage. »

C'est à dire ? Ça n'a pas vraiment d'importance mais je me fais quand même la réflexion que certains étaient beaucoup plus extravertis, ouverts, excentriques que j'ai pu l'être toute mon adolescence. C'est une question de caractère, ça n'a rien de grave ni de dérangeant. Chacun est comme il est et je n'éprouve aucun regret sur la façon dont j'ai vécu cette période de ma vie.
Je croque une nouvelle fritte avec un sourire tranquille sur les lèvres, bercée par une certaine forme de nostalgie je crois. Beaucoup de choses ont changé, on a vu et vécu bien trop d'horreurs et quand il m'arrive parfois de croiser certaines personnes étrangères à tout ce mal, qui n'ont pas conscience de ce qui gronde dans l'ombre, je crois que je les envie l'espace d'un instant. L'innocence, l'insouciance … J'ai de très solides piliers pour m'entourer, je vis dans un cadre de rêve et dispose d'une certaine force de caractères certes mais le monde extérieur est brutal et malgré les apparences je ne me remets pas aussi facilement de tout ce qui a pu se tramer ces dernières semaines. Que cela concerne Enzo ou bien Poudlard. Je garde une image violente du garçon recroquevillé sur lui même dans cette cage, je garde les vestiges de ce que j'ai ressenti quand je l'ai cru mort l'espace d'interminables secondes en le voyant immobile, vulnérable … brisé sur ce sol stérile et froid. Je garde une image de tous ces visages restés de l'autre côté quand le voile s'est refermé et que Dwayne s'est sacrifié pour que nous autres puissions nous enfuir. Non, tout ça ne sort jamais réellement de mon esprit et si j'ai mis tout ça sur pause quelques semaines en étant concentrée sur autre chose, un besoin de presser sur pause, d'être dans une bulle entourée de ma famille  ...

C'est comme si Dorofei lisait dans mes pensées.

« Tu sais comment on pourrait les tirer de là-bas ? On ne peut pas les laisser avec ces tarés… »

Le poids de la culpabilité fait disparaître la nostalgie, celui de la légèreté aussi, et soudainement je n'ai plus très faim. Les frites me paraissent fades, la bière n'a plus vraiment de goût, mon cœur se fait lourd et ma cage thoracique oppressée. Je repense à ce hibou inconnu qui a déposé ce parchemin dans mes mains il y a quelques temps. J'hésite une seconde et puis me dit que Dorofei est une personne de confiance, que quoi qu'il arrive ça ne m'expose à rien. Ça les expose eux, peut-être, mais encore une fois il est une personne de confiance et regarde dans la même direction.

« J'ai cru comprendre qu'on n'était pas seuls dans ce combat. »

Un soupir m'échappe, mon regard passe de l'horizon ou ce que je peux en voir à travers les arbres et les immeubles plus loin au sol que je ne vois pas vraiment.

« J'ai reçu un parchemin anonyme il y a quelques temps. Il existe une entité qui agit dans l'ombre pour luter contre nos ennemis communs et ils m'ont demandé de les rejoindre. »

J'en ai parlé à Leiv, bien sûr, puis à Margo. Sans trop de surprise elle fait déjà partie de leur rang et je crois qu'Owen ne va pas tarder à les rejoindre non plus.

« Eux pourraient sans doute faire quelque chose. »
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MessageSujet: Re: Il y a des choses que l'on oublie jamais - Ismaelle   Jeu 16 Aoû 2018 - 20:39

Oui, il pouvait parfois être un petit peu vache, oui , mais cela était amusant et il savait que son amie le prendrait de toute manière assez bien alors pourquoi s’en priver, n’est-ce pas ? Il avait juste envie de plaisanter avec elle, de faire comme « avant » comme s’ils n’étaient que des gamins insouciants. Ils ne l’étaient plus, surtout avec ces dernières années. Un moment de répit voilà ce dont ils avaient besoin. Ils avaient continué de papoter, jusqu’à ce qu’il se décide à poser LA question, ou plutôt c’était une pensée, une envie de bien faire qu’une réelle question en bonne et due forme. C’était un propos contrôlé, par ce qu’il voulait savoir ce qu’elle en pensait, il voulait comprendre pourquoi elle n’avait pas rejoint la garde, mais il ne fallait pas non plus la brusquer. Alors oui, poser cette « question » était le meilleur moyen qu’il avait trouvé, et il aviserait suivant sa réponse.

- J'ai cru comprendre qu'on n'était pas seuls dans ce combat.

Whoaw, il ne s’était pas attendu à une telle révélation, surtout aussi rapidement. Peut-être qu’elle avait besoin d’en parler, ou alors elle avait compris là où il voulait en venir, mais cette deuxième solution lui semblait quand même assez improbable ! Il se contenta donc se froncer un peu les sourcils, mais il ne reprit pas la parole préférant la laisser finir, si ça se trouve il aurait sa réponse sans même devoir la questionner.

- J'ai reçu un parchemin anonyme il y a quelques temps. Il existe une entité qui agit dans l'ombre pour luter contre nos ennemis communs et ils m'ont demandé de les rejoindre…. Eux pourraient sans doute faire quelque chose

Raté. Finalement, il n’avait rien appris de bien intéressant, seulement elle semblait être assez ouverte sur le sujet, alors, il pouvait essayer quelque chose. Peut-être lui dire qu’il en faisait partie, mais est-ce que ça ne serait pas risquer de se la mettre à dos ? Il n’avait pas envie de mentir, alors il verrait cela pour plus tard, sûrement dans quelques minutes vu comme s’ils étaient en train de s’aventurer sur le terrain.

- Et qu’est-ce que tu as répondu ? Je suppose qu’en disant « eux », tu n’as pas accepté, pourquoi… si cela peut aider tes proches ? Ceux qui sont à Poudlard ? Je ne suis pas certain de comprendre.

Il devait lui dire. Il n’aimait pas jouer avec les mots comme cela, et puis, il avait une confiance aveugle en elle mais comment le faire maintenant ? Est-ce que ce n’était pas encore un peu trop tôt ? Il se passa une main dans les cheveux, hésitant toujours sur ce qu’il devait dire et comment. Quel merdier, pourquoi est-ce qu’il s’était embarqué là-dedans. Il soupira doucement, avant de lui souffler à demi-mot.

- J’ai entendu parler de ton refus, pas dans les détails, ça ne me regarde absolument pas et tu fais bien ce que tu veux. Je ne suis personne pour te juger… Par contre, ce que je peux te dire en tant qu’ami Ismaëlle, c’est que je suis certain que tu trouverais ta place là-bas.

Oh non, il ne comptait pas la forcer, il avait peut-être, probablement fait une erreur énorme en lui disant plus ou moins à demi-mot qu’il en faisait partie, mais tant pis, cela pourrait peut-être jouer dans la balance, elle saurait que s’il disait cela, il était franc, qu’il ne lui mentirait pas. Le seul souci qui restait, au final, c’était de comprendre son refus. Il sentait bien qu’elle avait envie d’aider mais il avait l’impression qu’une sorte de barrière invisible l’empêchait de passer le pas, ce qui était juste étrange. Il se pinça doucement l’arête du nez tout en fermant les yeux quelques instants, quelle merde, quel abruti il faisait.

- Je suis désolé. Je me comporte vraiment comme un abruti. Ce n’était pas une question piège.. C’est juste que… à vrai dire, c’est peut-être plus par ce que ça m’a étonné quand j’ai entendu ça… et je n’aurais pas dû aborder ce sujet de cette manière et te prendre presque en traitre… C’est juste que la situation m’inquiète et un avis « extérieur » est toujours le bienvenue.


Au moins ça avait le mérite d’être clair, la curiosité mélangé à vouloir faire évoluer la situation, à trouver des idées c’est tout ce qu’il avait voulu faire. Maintenant, il était réellement gêné, toutes les excuses du monde ne suffiraient peut-être pas à se faire pardonner suivant comment elle prenait, il espérait qu’elle ne se sentirait pas trahi… après tout, dès sa première réponse il avait tout « avoué ». Bien entendu il n’aurait pas fait ça avec n’importe qui, mais il était bien placé pour savoir que la jeune femme ne trahirait pas ce « secret », même si elle était fâché contre lui.


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MessageSujet: Re: Il y a des choses que l'on oublie jamais - Ismaelle   

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Il y a des choses que l'on oublie jamais - Ismaelle
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