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 It's Time

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Hiboux postés. : 1978
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MessageSujet: It's Time   Sam 26 Mai 2018 - 22:30

Mercredi 30 Septembre – Matinée
It's time



Julian Alexus Neil

Appuyée contre le lavabo, Julian se regarde dans le miroir. Le vendeur n’avait pas menti, cette potion faisait des miracles. Sa belle chevelure rousse dont elle avait toujours été si fière avait disparu. Elle attrapa une mèche de cheveux entre ses doigts pour la regarder de plus près. Ce blond avait presque un côté pétasse mais elle n’avait pas le choix. C’était le mieux. Julian lâcha la mèche et la laissa lentement retomber sur son épaule. C’était ce qu’elle voulait. Elle sortit alors son téléphone de sa poche, y jeta un rapide coup d’œil et le laissa finalement tomber dans la poubelle qui se trouvait à côté d’elle. Dedans, on y trouvait déjà sa veste en cuir. Elle n’y prêta pas plus attention que ça, elle refusait de regarder plus longtemps. D’un geste décidé, elle ouvrit la porte des toilettes du bar et sortit de ce dernier sans un regard pour l’homme derrière le comptoir. Les rues de Londres s’étendaient devant elle. Elle sortit de son sac un béret qu’elle glissa sur sa tête. Et se mit en route. Il ne lui restait qu’un arrêt à faire. Le bureau de poste sorcier. Plusieurs enveloppes soigneusement fermées. Elle avait écrit les noms en dernier, au moment où sa main tremblait le plus. La guichetière la regarda interrogatrice, Julian sortit de quoi payer et les enveloppes furent accrochées à des pattes de chouettes et hiboux. Elle s’en alla sans un mot de plus. Cela ne servait à rien de discuter davantage.

__________________________

Jeroen,

J’aurais aimé que les choses soient différentes. J’aurais voulu construire ma vie avec toi, t’embrasser à la dérobée dans les couloirs de l’école, t’entraîner de force dans les soirées les plus folles et puis m’endormir paisiblement dans tes bras. J’aurais aimé te raconter encore et encore ce que je voyais comme des exploits, me perdre dans ton regard, me laisser dompter par ta famille. Devenir quelqu’un…
Oui j’aurais aimé que notre chemin se trace lentement mais sûrement. J’aurais aimé pouvoir continuer à nous voir chaque fois que je fermais les yeux. Imaginer notre maison et notre avenir, voir ma main dans la tienne dans chacun de mes rêves. Oui j’aurais aimé sentir pour toujours ton souffle dans mon cou, m’électriser à chacune de tes caresses et sentir mes jambes fléchir rien que pour un baiser. J’aurais aimé tout ça, j’aurais été prête à m’arracher le cœur pour l’obtenir. Mais il n’est plus à sa place désormais et je n’ai plus rien à t’offrir.

J’ai essayé, je te le promets. J’ai cru qu’en prenant du recul, qu’en me laissant quelques semaines je finirais par me relever, par retrouver la flemme. Après tout, j’ai survécu à un poignard planté dans ma chair, pourquoi pas à ça ? Mais en fait, je crois que je n’ai jamais relevé la tête. Ils m’ont taillée, morceau après morceau. Ils m’ont enlevé des petits bouts de moi jour après jour. J’ai cru que j’étais plus forte que ça, que j’avais su me relever et que j’avançais la tête haute. Mais c’était un mensonge que j’écrivais. Pour moi avant tout. Parce que je voulais croire que j’étais quelqu’un même sans ma famille, que j’étais quelqu’un même si je ne savais plus où aller. Mais sans racines, on ne tient pas longtemps. On pousse un temps mais dès les premières gelées, on meurt, lentement, asphyxié.

J’étouffe Jeroen. Chaque fois que je croise un regard connu, chaque fois que je vois des sourires. J’ai le cœur au bord des lèvres, j’ai l’impression que la terre s’ouvre sous mes pieds et qu’on me rappelle à mon véritable monde. J’appartiens plus à tout ça. J’ai plus ma place. J’y arrive plus. Je suis épuisée et cette fois, j’ai décidé de capituler. J’arrive plus à me battre, j’en ai plus la force ni même l’envie. J’ai envie de voguer ailleurs, de tout oublier. J’arrive plus à être la Julian que j’étais alors je préfère la laisser là. Je l’enterre avec Poudlard, je la laisse reposer avec Sean. Peut-être que quelqu’un d’autre naîtra de tout ça, peut-être que j’arriverais à créer de nouvelles racines. Mais pour ça, il faut brûler le fruit pourri. Il faut tirer un trait. Ferme.

Je parle de fermeté mais tu le vois, ma plume tremble. Si tu savais comme j’aurais aimé pouvoir recommencer avec toi. J’aimerais jamais quelqu’un d’autre comme toi. Et même si une nouvelle Julian voit le jour, elle gardera toujours une place pour toi. Parce que tu es l’unique, le seul. Tu es celui qui m’a fait vivre dans l’espoir pendant si longtemps…

J’aurais aimé avoir autre chose à te dire. J’aurais aimé ne jamais lâcher ta main. Putain Jeroen, j’aurais aimé ne jamais te dire aurevoir.

__________________________

Ric’,

Je sais que t’as mal. J’ai même pas besoin d’imaginer, je sens ta douleur à chaque fois que je pense à toi. Tout est parti en vrille et toi, t’as tout pris dans la gueule. T’as perdu Sean et je crois que même moi, j’ai pas le droit de dire que je souffre de sa disparition. Pas à côté de toi. Et quand je vois ça, ça m’arrache les tripes. J’aimerais pouvoir te dire que tout va bien se passer, te porter à bout de bras, te tenir la main jusqu’à ce que tu saches de nouveau marcher tout seul.

Mais je suis désolée Ricardo, pas cette fois. Je crois que je peux pas, que je peux rien t’apporter de positif. Mais je t’interdis de baisser les bras. Tu t’en remettras, je le sais. T’as quelque chose en toi, une force féroce. Il la voyait. Il l’avait sentie en toi. Et moi aussi. T’es le plus fort de nous trois, ça a toujours été toi. Alors prends le temps qu’il te faut, éloigne-toi un peu des autres, panse tes blessures comme un animal sauvage. Mais reviens. Montre-leur qui tu es, garde la tête haute. Pour lui. Pour moi. Parce que nous, on ne peut plus le faire. Ils ont gagné, ils m’ont battu. Mais pas toi.

Je t’aime Ric’ et crois-moi, tu sauras repartir.

__________________________

Chiara,

Merci pour tes fous rire. Merci pour le pardon. Merci de m’avoir fait croire que j’étais une reine au pays des fous.
Prends-soin de toi.

__________________________

Mack, Alec,

Maintenant ça y est, je peux vous écrire à tous les deux. Vous imaginer ensemble, ça m’arrache des sourires et je dois dire que c’est un exploit. Maintenant que je sais que vous êtes là pour veiller l’un sur l’autre, je peux partir l’esprit tranquille.
Mack, t’es une des femmes les plus généreuses qui m’a été donné de connaître. Avec toi, tout semble plus facile, plus doux… Quand tu m’as ouvert ta porte ce jour-là, j’ai vraiment cru que j’avais trouvé le point d’ancrage qui me permettrait de repartir. De rebondir. Je me suis accrochée à toi et t’as jamais faibli. T’as jamais failli. Malgré les épreuves, malgré tout ce que la vie a pu te faire… Tu as gardé ce sourire, cette envie de vivre, de te battre… Je t’admire et je t’admirerai toujours. Et maintenant, tu peux laisser la guerrière se reposer un peu.
Alec, t’es vraiment un sale con mais putain, qu’est-ce que je suis heureuse de t’avoir connu… J’ai suivi ta trajectoire, t’as suivi la mienne et j’avais l’impression d’avancer à tes côtés. Autant dans les conneries que dans ma construction personnelle. Je te ferai pas de grand discours, t’aimeras pas ça. Mais prends-soin d’elle. Et surtout, prends-soin de toi, il est temps maintenant, que tu arrêtes de te détruire.

__________________________

Et si on vous demande où je suis partie, dites-leur que je suis sur un voilier. Que j’ai pris la mer sur un coup de tête, que je me laisse voguer. Que je ne fais qu’un avec la coque de ce bateau, que la mer est mon domaine, que la mer est mon sang. Dites-leur que je suis partie pour un beau voyage, la tête haute, le sourire aux lèvres. Dites-leur que mes cheveux volent au vent, que mes yeux brillent d’un éclat nouveau, que ma peau semble se nourrir de chaque rayon du soleil. Dites-leur que vous m’entendez parfois la nuit, chanter avec les étoiles, danser avec la lune.
Oui, si on vous demande où je suis partie, je veux que vous racontiez une belle histoire.
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