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 We are still kids but... - Mack -

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MessageSujet: We are still kids but... - Mack -    Jeu 10 Mai 2018 - 17:22

 
We are still kids but....
Well I found a woman, stronger than anyone I know
She shares my dreams, I hope that someday I'll share her home

Samedi 26 septembre 2015
Cinq jours. C’est à la fois rien et foutrement énorme cinq jours. Assez pour dépérir, trop peu pour monter un plan correct. Alec avait mis de nombreuses heures avant de retrouver la force de se redresser dans l’appartement aussi dévasté qu’il ne l’était ce jour-là. Il lui avait fallu encore de nombreuses autres pour sortir de sa chambre où il avait fait les cents pas, écrit des idées en vrac sur des papiers, réfléchis à tous les angles d’approche jusqu’à en trouver quelques uns, possible mais pas déterminants. Les premiers jours, il n’avait rien mangé ou presque, s’était à peine endormi quelques heures, épuisé, au milieu de son bordel réflexif. Sa chambre commençait à ressembler à ce qu’il avait laissé dans le salon le lundi. Quelques fois, on était venu le déranger, lui demander comment ça allait. Fixé sur son objectif, il avait parfois demandé à l’un ou à l’autre d’aller lui chercher certaines choses. Des livres. Des infos. Takuma s’était même farci un manuel de loi entier pour lui dénicher certains textes dont il aurait besoin. Plus efficace que lui avec les bouquins, il s’y était collé sans demander son avis au Serpentard. D’une manière générale, l’ambiance, bien que sombre, s’était assagie. Aileen l’avait même forcé à avaler quelque chose pour être plus efficace. C’était dire. Toujours était-il qu’il avait fait tout ce qu’il avait pu. En cinq jours, il ne s’était qu’à peine arrêté.

Et ils y étaient. Samedi 26. L’échéance. Il n’avait pas pu communiquer avec la jeune femme et ce, même lorsqu’il était allé chez elle. Plusieurs fois pourtant. Il ne savait pas comment elle allait, si elle tenait le choc, si l’autre enfoiré s’en était pris de nouveau à elle. Ça le rendait dingue, mais s’il s’était montré un instant plus que brusque avec le père de la jeune femme, il prenait globalement sur lui, servant son plan. Un plan qui aurait dû se délier bien avant aujourd’hui. Mais il avait eu des contretemps malheureux.
C’était donc le dernier jour. Les préparatifs avaient pris une partie de la journée. Mais tout était fin prêt. Les fleurs sur les tables. Les invités joyeux. L’alcool dans les verres. Les enfants qui jouaient. Une belle façade, la jolie toile d’une vie parfaite à laquelle on aurait facilement pu croire.

Si l’on ne fixait pas le regard de la mariée alors qu’elle remonterait l’allée. Elle était là, au bout, entre les chaises, tout le monde la fixait. Lui, ne la voyait que de dos, devinant son amie, là, sous ce  déguisement. Il lui semblait tour à tour immonde et magnifique. Elle allait faire ces quelques pas pour rejoindre ce type, là, dans le fond. Cet homme qu’Alec avait apprit à connaître au fur et à mesure du temps. Et pas pour le mieux.
Et son père… son père allait tout naturellement l’amener jusque là, sans plus de dégout que cela. Pourtant, il lui avait dit. Il avait décrit la violence des coups, les blessures au corps, la déchéance de l’âme… il lui avait expliqué ce qu’encourait sa fille, la prunelle de ses yeux, le trésor de toute une vie.

Le père rejoignait donc la fille pour ces quelques pas traditionnels.

Alors Alec avait traversé les quelques mètres qui les séparaient, sortant de l’ombre pour poser la main sur leurs épaules, interrompant une seconde la parade.

« Excusez-moi monsieur ; me feriez-vous l’honneur de céder votre place ? J’ai quelques mots à dire au futur marié. »
« Ah.. tu t’es donc décidé. »
« Oui. »
« Vas-y. Mais ne gâche pas tout. »

Là, dans l’allée, si tous les regards fixaient ce trouble-fête, seul un subjuguait le sien tandis que le père de la jeune femme reprenait sa place, plus loin.

« Si tu croyais que j’allais lâcher comme ça.. »

Un baiser chaste sur la joue.
On fait ça ensemble ?
   
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Dernière édition par Alec Kaleb Rivers le Jeu 10 Mai 2018 - 20:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: We are still kids but... - Mack -    Jeu 10 Mai 2018 - 19:01


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I'm no longer hiding though you're not awake to leave. I can tell by your breathing, it's no longer a fantasy ! I'm still not prepared, for when you wake up and turn to me."

Il lui avait fallu toute la volonté du monde pour ne pas trahir les véritables raisons de sa fuite. Laisser une chance à Alec de trouver une solution, même si à ses yeux, l’espoir de trouver quelque chose s’amenuisait cruellement. En le quittant, la jolie blonde avait sincèrement l’impression d’avoir laissé une partie d’elle-même avec lui. Elle avait justifié ça par un mouvement de panique et un besoin cruel de s’éloigner. Personne n’avait été dupe, mais devant son air dévasté, son père n’avait pas jugé bon de l’enfoncer plus encore. Devoir potentiellement dire adieu à Alec lui avait littéralement crevé la poitrine et elle se sentait idiote d’avoir passé autant de temps loin de lui. Elle donnerait n’importe quoi pour avoir la chance de revenir en arrière. Le soir même, la jeune femme s’était terrée dans sa chambre d’ado, laissant sa peine s’étaler, un trou béant à la place de la cage thoracique.

Le premier jour, l’Anglaise avait retrouvé un semblant d’espoir. Elle avait puisé dans ses dernières ressources pour laisser une chance à Alec de trouver une faille. Oublié l’espace d’une journée l’échéance qui courrait. Un espoir qui avait commencé à faiblir dès lors qu’elle avait compris que sa situation était définitivement scellée. Elle avait guetté un signe, un mot, sans succès. Il restait muet et brillait par son absence. Isaac avait finalement eu vent de sa petite escapade, enfonçant le clou sur le fait que bientôt elle serait à court d’arguments. Une fois seulement il avait levé la main, mais face à sa non-réponse, il s’était contenté d’une simple gifle plutôt que de la tabasser comme il l’avait déjà fait auparavant. Trois jours, et elle serait libre d’une façon ou d’une autre. Ne pas faire de vagues… elle avait suivi les conseils sans conviction. Il avait raison, elle serait bientôt à court d’argument pour l’empêcher d’aller plus loin.

Jour J… Logiquement, c’est ce jour où le stress vous paralyse autant qu’il vous grise… la concernant, l’Anglaise avait passé la nuit à concocter une potion qui mettrait fin à cette mascarade. Il mourrait avant d’avoir la chance de lever la main sur elle une nouvelle fois, et si ça ne marchait pas… alors la fin serait plus tragique pour elle. Alec n’était pas réapparu, ce qui avait fini d’achever ses espoirs pour de bon. C’était finalement pire d’avoir eu ce regain d’espoir, elle s’en rendait compte à présent. En enfilant ce carcan d’innocence bafouée, sa mère avait dû la réajuster une dernière fois. Parée, elle l’avait laissée faire sans prendre part à ce traquenard. Non elle ne serait pas actrice de tout ça, serait la chose qu’on attendait d’elle. Une bonne épouse et maitresse de cérémonie, même si elle se sentait plus vide que jamais. Elle étouffait, et ça n’était pas tous les regards braqués sur elle qui allait l’aider. Il lui semblait que tout ça était en train de l’assommer plus encore. Sa gorge s’était resserrée en le voyant là-bas, sa tête lui tournait et chaque pas qu’elle faisait lui coûtait plus qu’elle n’avait en elle. Ce type avait détruit son rêve de gosse, et il lui semblait qu’elle allait faire un malaise tant son corps semblait être fait de plomb. Bientôt, elle devrait jurer fidélité à cet homme. Elle allait vomir, ses doigts glacés, elle manquait de force.

« Excusez-moi monsieur ; me feriez-vous l’honneur de céder votre place ? J’ai quelques mots à dire au futur marié. »
« Ah.. tu t’es donc décidé. »
« Oui. »
« Vas-y. Mais ne gâche pas tout. »

Dans ses yeux, l’incompréhension, la stupéfaction… une part de désespoir et beaucoup de tristesse alors qu’elle comprenait qu’il n’avait pas réussi. Pourtant elle avait souri, quelques larmes sur ses joues. La gorge trop nouée, elle n’avait même pas su quoi dire.

« Si tu croyais que j’allais lâcher comme ça.. »
« Merci d’être venu… »

Elle aurait voulu se montrer plus forte, mais elle en était juste incapable. Au moins, il l’aiderait à affronter ça, il rendrait cet enfer plus supportable.

« Je t’en veux pas Alec. Je sais que tu as essayé... »

S’accrochant à lui, elle avait espéré qu’il l’enlève là aux yeux de tous, mais ça n’était pas arrivé et elle s’était retrouvée devant l’autel bien trop vite refusant de lâcher le bras d’Alec comme pour s’accrocher à sa liberté juste encore un peu. Son regard ne trompait personne quand à celui qu’elle aimait vraiment et quelque part elle espérait qu’Isaac n’en rate pas une miette car il n’aurait sûrement jamais la chance de la voir le regarder de cette façon.

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MessageSujet: Re: We are still kids but... - Mack -    Jeu 10 Mai 2018 - 20:03

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Music ?:
 

Le roi Egée avait un fils, Thésée à qui fut attribuée une impossible mission : celle de tuer le minotaure. Sachant que son fils n’avait pas de chances de revenir, Egée lui fit promettre de partir avec des voiles noires, signe du danger qu’il encourait. S’il revenait de son périple en vie, il devrait hisser les voiles blanches pour signifier à son père inquiet sa victoire. Tandis que Thésée parcourait le labyrinthe, aidé du fil d'Ariane, Egée surveillait chaque jour la mer de Crète sans voir venir l’angoissante nouvelle tant attendue. Lorsque Thésée triompha de la terrifiante créature, entraîné par l’euphorie de sa victoire, il oublia de dresser les voiles blanches.
Lorsque le bateau s’approcha des côtes, le roi, fou de détresse ne pu supporter la vue des voiles noires, synonyme de la mort de son enfant, et se jeta de la falaise, donnant son nom à la mer dans laquelle il perdit la vie inutilement.

Il y a toujours eu de grandes résolutions dramatiques. De la Grèce Antique à Shakespeare, dramaturges de toutes époques les ont mis en scène. N’ayant réussi à donner des nouvelles de son avancée à la jeune femme, Alec craignait en effet un terrible dénouement. Mais Mack était là. Face à l’autel. L’autel de la sacrifiée. Enfin à ses côtés, Alec n’avait pu s’empêcher d’attraper sa main, la serrant contre la sienne, cherchant à lui transmettre tout ce qui lui fallait de courage. Il garderait la force pour ce qu’il avait à faire à présent.

« Si tu croyais que j’allais lâcher comme ça.. »
« Merci d’être venu… »

Dans ses yeux, il voyait passer les brumes du désespoir tandis qu’elle s’engageait sur ce chemin redouté.

« Je t’en veux pas Alec. Je sais que tu as essayé... »

A regret, Alec avait lâché son regard, conscient qu’en cet instant, elle n’était plus celle dont il devait attirer l’attention. Et s’il s’était mis à briller une once de malice, ses prunelles s’étaient surtout faites de glace alors qu’elles se braquaient dans celles d’Isaac qui les regardait là, avancer. Et si pour la jeune femme, la marche était funéraire, le Rivers comptait bien faire découvrir cette sensation-là également à l’enfoiré qui l’avait mise là. Sans le lâcher du regard, juste alors qu’ils arrivaient à sa hauteur, il s’était permis de glisser quelques mots à la jeune femme.

« On ne dit pas non à un Rivers. »

Lâchant une seconde l’homme du regard, il avait rejoint le sien, lui apportant un petit sourire avant de lâcher sa main. Un clin d’œil aurait été de trop n’est-ce pas ?

Alec s’était donc détaché de la jeune femme, rapportant son attention à Isaac qui ne pouvait manquer ce qui se passait entre eux. Tout naturellement, il s’était dirigé vers lui, passant un bras autour de ses épaules, le serrant – un peu trop fort – près de lui.

« Salut ! On se connait pas toi et moi mais tu vas vite apprendre à me connaître. Tu vois ta minable petite réputation ? Elle ‘pèse pas lourd face à celle que porte mon nom. Et tu sais ce que porte le tien ? Regarde bien dans la salle, vérifie, j’crois qu’il y a des visages que tu connais, cherche bien. »

Il n’avait pas parlé fort, pas assez pour que l’assistance ne l’entende. Bien sûr, Isaac avait commencé à se la ramener, à se débattre, à faire son puissant. Mais Alec ne lâchait pas, le tournant vers ces quelques prunelles qui dardaient sur lui un regard meurtrier. Alors, il s’était figé.

« Ah ! Ça y est, il les a vu le petit. Tu sais ce qui est dommage quand on fait des grosses conneries ? Les conséquences. »

Différents jeunes gens étaient là, bien apprêtés pour un mariage. Mais leur visage était tout sauf amical. Et Isaac les connaissait bien. Parce qu’une raclure comme ça, ça n’en est jamais à sa première fois.

Forçant le futur marié à se tourner vers sa promise, cette fois-ci, Alec avait enfoncé ses doigts dans son épaule, serrant jusqu’à sentir l’articulation crier grâce.

« Et tu sais ce qui est dommage quand on cogne quelqu’un qui m’est promise ? C’est que les coups, je les rends au centuple. »

Demi-tour, regarde-moi connard.

« Et je frappe bien, bien plus fort que toi moucheron. A vrai dire, j'aimerai vraiment pouvoir te montrer ça, alors donne moi une seule raison...»

Crois-moi, j’ai eu de très bons profs.
Il grimaçait. Son père s’était levé, là bas, au loin, mais n’avait pas avancé. Ils avaient déjà parlé. Il savait ce qui allait se passer.
Il avait donné sa bénédiction.

« Alors tu sais quoi, tu vas te taire, et tu vas te barrer loin, pour t’éviter quelques menus désagréments. T’as une autre fille qui t’attends, une bonne fille de bonne famille, canon avec ça. Personnellement je ‘chercherai pas la merde et j’accepterai le deal. Nan, ‘le regarde pas, regarde moi. »

Bien sûr, il cherchait l’assentiment de papa. C’est papa qui décide n’est-ce pas ?

« Si ça peut te rassurer, il a déjà signé. Qui t’a dit que t’avais le choix ? T’iras là où je te dirais, tu épouseras qui je te dirais. Et ça ‘sera pas elle. Pigé ? »

La pression sur son épaule s’était intensifiée alors qu’Alec le sentait prêt à faire des émules. Mais un nouveau regard vers son père l’en avait dissuadé. Papa l’avait déjà vendu à quelqu’un d’autre. Ça pique comme sensation n’est-ce pas ?
Alors il avait hoché de la tête, acceptant à son tour le nouveau marché, comme la jolie potiche qu’il venait à l’instant de devenir.

« Merci bien ! Mesdames et messieurs, petit changement de dernière minute. Notre cher Isaac ici présent vient de changer d’avis, il est attendu ailleurs et sa famille est priée de quitter les lieux. Merci de votre présence, et toutes nos excuses pour ce léger désagrément ! Passez une excellente soirée ! »

Isaac avait tenté de prendre la parole à son tour, immédiatement arrêté par Alec.

« Ah nan, toi tu te tais. Si tu veux parler, nous sommes beaucoup ici à vouloir t’entendre te justifier sur différents sujets, tu es chaud ? »

Dans son regard brillait la haine, l’humiliation…

« C’est ça, on est d’accord. »

Comme je l’ai dit il y a quelques années :

« Soit beau et tais-toi. »

Un dernier regard vers Mack et il s’apprêtait à partir.

« Oh attends, je crois que la superbe jeune femme ici présent a quelque chose pour toi. »

Ta bague, grosse merde. Une certaine Kayla, femme de faible vertu, aux mœurs légères, à la personnalité affirmée et aux avis douloureusement tranchés l’attends de pied ferme parait-il. L’ex de Yassen. Une garce. Sa famille recherchait un bon parti dit-on.

To me, you're perfect:
 

Enfin, alors que les lieux se vidaient, qu’Isaac s’était enfui, pétri de honte, Alec avait pu se tourner vers la jeune femme qui l’avait accompagné toute sa vie. Toute trace de glace s’était évacuée de ses pupilles et, après un petit regard vers les parents Blackburn, alors que l’autre famille s’était effacée et qu’il ne restait plus que celle de ses anciens voisins, et de quelques victimes, un sourire de victoire aux lèvres ; là seulement,

Alec mit un genou au sol et sorti un écrin de sa poche.

« Et puisqu’il est difficile, sinon impossible de dire non à un Rivers ; est-ce que par hasard, Mackensie Quinn Blackburn, tu me ferais l'honneur de devenir ma femme, ici et tout de suite ? »

 
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MessageSujet: Re: We are still kids but... - Mack -    Jeu 10 Mai 2018 - 23:30


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La dramaturgie, tout un art. Durant les longues journées qu’elle avait passé à attendre, la belle ne cacherait pas qu’elle avait plus d’une fois songé à une fin digne d’un drame Shakespearien… Après tout, rien de tout ça ne sonnait vrai, alors autant donner à l’ensemble un peu plus de saveur si vraiment tout espoir était perdu. C’était peut-être la seule chose sur quoi elle pourrait avoir le contrôle, alors elle ne laisserait pas passer cette chance. Si elle n’avait rien tenté jusqu’ici, si elle avait endossé la robe blanche, c’était parce qu’il lui restait un infime espoir. Une toute petite flamme de voir Alec débarquer, ou son père renoncer à la voir condamnée à une vie non désirée. Et elle avait eu raison, sans qu’elle ne l’attende vraiment, le cœur lourd, il était là.

Sa main n’avait plus lâchée la sienne, cherchant définitivement la force de marcher alors que ses mouvements étaient mécaniques au possible. Elle n’arriverait jamais à dire oui à l’homme qui l’avait marquée de la sorte. Elle renonçait, son esprit lui hurlant de faire demi-tour et de ne pas plonger. Elle n’avait même pas regardé une seule fois Isaac, de peur d’y retrouver toute la violence qu’elle redoutait. Elle paniquait, définitivement et la présence d’Alec ne changerait rien au fait. Elle n’y arriverait pas, jamais. Elle avait cru sincèrement, pouvoir mais maintenant qu’elle y était, l’Anglaise perdait tout sens du devoir, sa main avait du se mettre à trembler maintenant qu’elle était proche de son bourreau.

« On ne dit pas non à un Rivers. »

Son sourire trahissait quelque chose. Un espoir que la belle n’avait pas tout de suite saisi… Quelque chose se jouait sans qu’elle n’en comprenne les tenants et les aboutissants. Son regard avait suivi la scène, l’incompréhension brillant et la clouant sur place.

« Salut ! On se connait pas toi et moi mais tu vas vite apprendre à me connaître. Tu vois ta minable petite réputation ? Elle ‘pèse pas lourd face à celle que porte mon nom. Et tu sais ce que porte le tien ? Regarde bien dans la salle, vérifie, j’crois qu’il y a des visages que tu connais, cherche bien. »

Elle n’avait pas compris encore, c’était trop brutal et inespéré pour qu’elle se perde encore en espoir futile. Faire pression pour qu’il ne lui rende pas la vie impossible, voilà ce qu’elle s’imaginait à sa hauteur. Parce qu’il n’y avait rien d’autre à faire à l’heure actuelle. En son fort intérieur, la jolie blonde prenait un plaisir monstre à voir Isaac pâlir et battre en retraite au fur et à mesure que le discours d’Alec l’atteignait. Demeurant spectatrice, elle écoutait, tâchait de comprendre et de réaliser vraiment ce qui était en train de se jouer. Il y avait eu du mouvement derrière et un regard échangé avec son père avait suffi à lui mettre la puce à l’oreille. Une chose se jouait vraiment et elle n’était définitivement pas certaine de comprendre. Elle s’était attendue à ce qu’il mettre un terme à l’intervention d’Alec, mais il n’y avait rien eu si ce n’est ce regard et un sourire bienveillant.

« Alors tu sais quoi, tu vas te taire, et tu vas te barrer loin, pour t’éviter quelques menus désagréments. T’as une autre fille qui t’attends, une bonne fille de bonne famille, canon avec ça. Personnellement je ‘chercherai pas la merde et j’accepterai le deal. Nan, ‘le regarde pas, regarde moi. Si ça peut te rassurer, il a déjà signé. Qui t’a dit que t’avais le choix ? T’iras là où je te dirais, tu épouseras qui je te dirais. Et ça ‘sera pas elle. Pigé ? »

L’espoir d’une nouvelle issue, pas elle… La jeune anglaise était perdue, elle cherchait une explication plausible, elle avait peur de comprendre de travers. Sérieusement, il allait lui falloir un siège, parce qu’à cet instant précis, elle ne se sentait pas bien.

« Merci bien ! Mesdames et messieurs, petit changement de dernière minute. Notre cher Isaac ici présent vient de changer d’avis, il est attendu ailleurs et sa famille est priée de quitter les lieux. Merci de votre présence, et toutes nos excuses pour ce léger désagrément ! Passez une excellente soirée ! »

Libre… sa tête lui tournait sérieusement. Le poids de la liberté venait de s’abattre sur ses épaules et ses oreilles s’étaient mises à siffler. Le stress, la pression elle avait regardé Alec puis Isaac.

« Oh attends, je crois que la superbe jeune femme ici présent a quelque chose pour toi. »

Regard sur sa main, alors qu’elle retirait ce cailloux trop brillant. L’enlever venait de lui arracher des larmes de soulagement, elle la lui avait balancée au visage. Tout ça… c’était fini, elle était… libre. Libre et pour la première fois de la semaine, le sourire qu’elle avait affiché sur son visage n’avait rien de factice alors qu’elle avait planté son regard dans celui d’Alec.

« Alec je sais pas comment… »

Elle avait voulu lui sauter dans les bras et laisser exploser le soulagement et tomber dans ces putains de clichés à la con. Le genre comédie romantique qu’elle avait sûrement trop regardé, au diable la retenue… on venait de faire voler en éclat ses rêves de gamine, il pourrait lui pardonner son élan d’amour et son besoin de tomber dans la niaiserie. Parce qu’à cet instant précis, elle avait juste envie de l’embrasser et de ne plus jamais quitter ses bras. Elle avait juste été stoppée dans son élan par un genou à terre. Instant de panique prononcé, regard d’incompréhension et bourré de surprise. Une part d’elle avait imaginé ce jour depuis qu’elle avait l’âge de huit ans, quand l’autre s’était raisonnée à grand coup de retour à la réalité.

« Alec qu’est-ce que… »

Si c’est une blague, elle n’est franchement pas drôle. Son cœur venait de faire un bond dans sa poitrine, et d’un regard elle avait cherché celui de ses parents, pas la moindre opposition dans leur attitude, juste un nouveau sourire qu’elle leur avait rendu avant de reporter son attention toute entière sur Alec.

« Et puisqu’il est difficile, sinon impossible de dire non à un Rivers ; est-ce que par hasard, Mackensie Quinn Blackburn, tu me ferais l'honneur de devenir ma femme, ici et tout de suite ? »

L’anglaise tremblait, ses mains contre son visage, les mots passaient en boucle… s’incrustaient dans chacune de ses cellules, ne manquant pas de la faire frissonner au passage. Consciente qu’un trop long silence risquerait de mettre à mal toute l’assemblée, la jeune femme avait soufflé. Tentant de reprendre son souffle, l’émotion était en train de l’assommer.

« Oui… oui Alec je veux t’épouser. »

C’est de la folie, mais il n’y avait pas même eu, une once d’hésitation, juste une voix nouée par l’émotion et les larmes de joie. Putain oui elle voulait l’épouser ! A l’instant, il lui semblait qu’Isaac n’avait pas même existé, il n’y avait que lui… Lui et son regard, lui et son sourire… Lui et sa manie de la faire fondre, lui et ses défauts… Elle avait attendu qu’il se relève pour venir attraper ses lèvres.

« Oui… mille fois oui… »

S’il pouvait seulement imaginer à quel point. Son sourire ne l’avait pas quittée, alors qu’elle venait le serrer contre lui. Elle aurait tout le temps de réfléchir à ça plus tard, de réaliser, là elle voulait juste rester dans sa petite bulle de bonheur. Celle qui n’éclaterait pas tout de suite et qui lui laisser entrevoir un bout de ciel bleu. A nouveau, elle l’avait embrassé, oubliant un instant qu’ils n’étaient pas tous les deux.

« Je t’aime… »

Et pour une fois elle n’avait pas peur du silence qui pourrait venir derrière. Et pour la première fois depuis qu’elle avait passé cette robe, elle avait le sentiment d’être à sa place.

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MessageSujet: Re: We are still kids but... - Mack -    Sam 28 Juil 2018 - 10:01


Il avait posé les cartes, les unes derrière les autres. Il avait monté son piège, avait joué sur tous ces plans, ces aspects sociétaux qui lui avaient toujours posé tant problème. Cette aspect réputation qu’il s’était évertué à briser pour sa propre famille. Ah ça, il en avait de l’expérience. Plus qu’il n’en fallait. Mais pour une fois, ça n’était pas lui qu’il devait détruire. Et son envie de ne laisser aucune porte de sortie à  cet enfoiré l’avait fait avancer jusqu’à aller voir des personnes qu’il n’était pas sûr de pouvoir affronter. Il l’avait entouré, acculé. Il l’avait bloqué, étouffé.

Et avait jubilé de voir sa pauvre assurance se briser au fur et à mesure. A chacune de ses paroles, cet enfoiré voyait tous ses méfaits se retourner contre lui. Et il pâlissait. Et ses épaules s’abaissaient. Et son sourire s’effaçait.

Et celui de Mack apparaissait.

Le regard sombre que posait Alec sur lui ne faisait aucun doute : il le détruirait. Pour tout ce qu’il avait fait. Pour tout le mal qu’il lui avait imposé. Il lui avait exprimé, bien sûr : pour chaque coup qu’il avait donné, il lui rendrait une sentence cent fois plus forte. Bien sûr, Mack ne l’avait pas entendu, comme personne dans l’assistance. Bien sûr, il lui avait laissé une porte de sortie ; mais, franchement… il n’y avait pas cru, si ?! Car s’il ne lui laissait pas d’autre choix que de fuir son propre mariage la queue entre les jambes, Alec ne le laisserait jamais en paix avec ce qu’il avait fait. Jamais.

Mais pour l’instant, il s’était éloigné, indemne, blessé et humilié ; mais indemne. Et Mack était libre.

Si elle avait mit un moment à réaliser ce qu’il se passait, à croire en la réalité de cette scène, son visage avait finit par s’illuminer et ressembler de nouveau enfin à celle qu’elle avait toujours été.

Non, clairement, il ne pouvait qu’être un idiot s’il croyait une seconde qu’Alec le laisserait vivre en paix en ayant fait disparaitre ce sourire-là de ce visage.

Ses yeux pétillants de joie se tournaient vers lui alors qu’elle baragouinait quelques paroles d’incompréhension. Franchement ? Lui non plus ne savait pas trop comment il avait réussi à faire ça. Ni comment ça avait pu réussir. Mais s’il aurait bien aimé la laisser  poursuivre son geste, il avait encore mieux à faire, plus fort pour son petit cœur. Et là, c’était ses propres limites qu’il explosait et balayait d’un revers de main. Après tout, il avait été rencontré sa mère, quelques jours plus tôt. Le pas : il l’avait déjà passé. Et personne d’autre n’aurait pu lui faire faire ça, sans même rien lui demander.

« Et puisqu’il est difficile, sinon impossible de dire non à un Rivers ; est-ce que par hasard, Mackensie Quinn Blackburn, tu me ferais l'honneur de devenir ma femme, ici et tout de suite ? »

Il l’avait vu trembler, sourire, trembler plus encore. Et s’éterniser.
Après si tu le veux vraiment, je rappelle l’autre con hein !

« Oui… oui Alec je veux t’épouser. »

L’émotion étranglait ses mots et si, lui, avait gardé son assurance mordante jusque là, elle lui avait soudainement échappé, le plongeant dans un océan de sentiments qu’il ne savait ni identifier ni gérer. Il ne s’était d’ailleurs pas vu se redresser, n’avait pas remarqué l’humidité dans ses yeux, ni l’émotion qui lui serrait la gorge. Toujours était-il que l’instant d’après, il était debout et lui rendait baiser et étreinte, se sentant – malgré doutes et angoisses – affreusement à sa place.

« Oui… mille fois oui… »

C’est normal de pleurer à son mariage non ? Et quand on vient de sauver son… Sa meilleure amie ? Sa compagne de vie. Sa fiancée. Après tout, c’était la suite logique non ?
Un instant, plus rien n’avait compté qu’elle. Un instant, plus aucun doute ne l’avait assailli. Juste un instant hors du monde. Hors de ses propres barrières. Loin de ses fantômes. Plongé dans ses yeux.

« Je t’aime… »

Un battement de cœur loin de sa réalité.
Un baiser.
Une vérité.

« J’suis pas sûr de bien gérer ça. Mais je t’ai toujours aimé. »
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MessageSujet: Re: We are still kids but... - Mack -    Dim 23 Sep 2018 - 1:13


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Un battement de cils, c’est tout ce qu’il avait fallu pour que tout bascule. Pour qu’elle passe d’un désespoir total à un subtil espoir. Aussi ténu qu’il soit, cet espoir lui avait donné assez de courage pour affronter le regard de l’homme qui l’avait passée à tabac de trop nombreuse fois. Aux côtés d’Alec, elle avait su garder un minimum de contenance pour ne pas renoncer au dernier moment. Trop obnubilée, l’esprit préoccupé par ce geste inévitable qu’elle devrait réaliser tôt ou tard, l’Anglaise n’avait pas réalisé ce qui se jouait sous ses yeux parce que c’était irréel et qu’il n’y avait plus de solution à son problème. Elle serait mariée aujourd’hui, ce soir elle solutionnerait ce problème avant qu’il ne puisse lever la main sur elle à nouveau ou pire. Elle ne serait pas une victime de plus, maitresse de son destin, il n’aurait plus le dernier mot.

La belle n’avait pas compris comment elle était passée de condamnée à mort à femme libre. Une chose lui avait échappé, une fois de plus et la suite n’allait pas en s’arrangeant quand il avait posé genou à terre pour lui demander sa main devant une assemblée loin de comprendre les rebondissements de cette cérémonie. Trop d’émotions fortes, elle était passée du désespoir le plus complet à une joie sans nom. Plus tard, elle douterait peut-être de cette folie, réaliserait peut-être à quel point elle risquait de le mettre à mal en disant oui. En l’entrainant dans cette folie qui ne lui ressemblait pas. Pour l’instant, elle avait juste envie de profiter de ce bout de ciel bleu qu’elle avait entrevu dans son ciel d’orage.

« J’suis pas sûr de bien gérer ça. Mais je t’ai toujours aimé. »

C’était une chose de le lire dans un regard, de le sentir dans une étreinte… s’en était une toute autre que de se l’entendre dire et elle savait ce que ça lui coûtait de faire ça. Cette déclaration, elle avait eu le don d’enflammer ses sens, de mettre le feu à son corps. L’émotion l’envahissant, elle avait juste été capable de sourire comme une ado amoureuse, les mots demeurant bloqués. Du bout des doigts, elle était venue essuyer une des joues d’Alec. La réalité s’était rappelée à eux : ils n’étaient pas seuls et on attendait d’eux la suite. Ils auraient tout le temps après. Le doute n’était pas permis, même si elle doutait qu’au fond la situation le comblait autant qu’elle. Ce moment, elle l’avait imaginé, pas toujours avec lui à ses côtés car elle s’était fait une raison avec le temps. L’Anglaise aurait voulu que les choses se passent autrement, pouvoir profiter de cet avant, de ces préparatifs, d’aimer choisir sa robe… découvrir les yeux émerveillés de celui qu’elle allait épouser lorsqu’elle aurait franchi les portes.

Il n’y avait pas eu de long discours, Le oui prononcé, les anneaux échangés, ils étaient mariés… mari et femme. Et sincèrement, elle avait du mal à réaliser que tout ça était bien réel. C’était peut-être ça, elle avait pris la potion et était en train de délirer complètement avant de s’endormir définitivement. Ou alors elle s’était perdue dans un fantasme et la réalité la rattraperait violemment lui rappelant combien elle allait perdre. « Vous pouvez embrasser la mariée. » Voilà qui la ramène sur terre de façon définitive quand elle se mord la langue. Elle a mal, et Alec est toujours là, ça ne peut vouloir dire qu’une chose : elle ne rêve pas.

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MessageSujet: Re: We are still kids but... - Mack -    Dim 23 Sep 2018 - 11:50


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Non, il n’avait jamais rêvé de son mariage, n’avait jamais considéré ça que comme un engagement qu’il ne consentait pas à faire, comme une mise en bière, un boulet accroché à sa cheville. Mais les évènements de ces derniers jours l’avaient forcé à revoir ses considérations. Si son refus devait signifier le malheur de celle qui comptait sans doute le plus à ses yeux, il n’y avait plus là qu’une horreur à laquelle il refusait de participer activement. Et oui, il serait allé au bout de tous les extrêmes pour la sortir de là. La situation dans laquelle elle s’était retrouvée bloquée était abjecte mais elle avait au moins eu le mérite de lui faire comprendre qu’il était hors de question qu’il affronte un monde sans elle. Toute son existence s’était rapidement tournée vers elle. Tout jeune, elle avait été la lueur qui avait éclairé ses ténèbres. Sans elle, il n’aurait jamais été celui qu’il était à l’heure actuelle. Et sans elle, il ne serait sans doute déjà plus là. Il n’aurait pas eu la force d’affronter le départ de Janie, ni de résister à ce qu’on lui demandait d’être et encore moins de continuer à avancer malgré tout. Même s’il ne l’avait jamais fait de la manière la plus respectable qu’il soit.
A chaque instant, il avait cherché à la protéger. De ces instants où il l’avait rejetée jusqu’à son implication dans chacune de ses relations merdiques. Et finalement, à cet instant. Et il n’y avait rien d’autre qui pu compter à ses yeux que ce sourire alors qu’elle lui disait oui, se libérant de ses chaînes.

C’était ce qu’il aurait dû dire, sans doute. A vrai dire, il y avait même pensé quelques heures plus tôt. Mais lorsqu’on leur proposa de dire quelques mots, il resta muet, tout comme la jeune femme. Non, il ne saurait pas dire ça. Tout se mélangeait dans sa tête et rien ne sortirait correctement alors autant se taire. Il préféra regarder cette vie qui se rallumait en elle. Cette lumière qui réapparaissait, brûlante. C’était certain : plutôt mourir que de la laisser s’éteindre. Il l’avait fait. Pourtant il n’avait cessé de douter de la réussite de son entreprise. Mais c’était là, en train de se produire. Et cet homme ne s’approcherait plus d’elle. A défaut de jurer l’aimer et lui être fidèle tout au long de sa vie, ce qu’il ne risquait pas de faire, c’était ce serment qu’il avait fait alors que les mots de l’homme scellaient leur existence.

Echange de bague. Oui, parce qu’il avait acheté une bague. A peine son nom de retour sur le testament qu’il dépensait une blinde dans une bague. De quoi rendre le consumérisme familial très fier. Et de quoi rendre sa rage à son père qui avait immédiatement agit pour bloquer de nouveau ses comptes. Au grand damne de la collocation qui n’était pas encore au courant. … il verrait ça plus tard.

- Vous pouvez embrasser la mariée. -

Non, rien de tout ça n’était ce qu’il avait voulu. Pourtant, ça lui semblait également complètement naturel.

Un instant, il lui avait semblé que le regard de la jeune femme s’était perdu et qu’il raccrochait soudainement de nouveau à la réalité. Ça devait faire beaucoup à encaisser en si peu de temps. A vrai dire, si pour lui c’était énorme, il ne pouvait pas s’imaginer combien tout cela pouvait faire pour la belle blonde.
Une main qui glisse sur sa joue, l’attirant doucement à lui pour l’embrasser avec une tendresse insoupçonnée.

T’es bien avec moi. Il n’est plus là.

Et ce, même si, lui, comptait bien lui rendre une visite mouvementée d’ici peu. Hey : il n’avait fait aucun serment inviolable cette fois-ci. Une fois ; pas deux. Ça va bien les conneries. Regarde où on en est.

Ça y était. Ils étaient mariés. Petite palpitation d’angoisse. Il ne pouvait y penser à présent. Il verrait ça plus tard. Pour l’instant, il cherchait à rester concentré sur l’idée qu’elle irait bien, et c’était là l’essentiel. Pour le reste, ils s’en accommoderaient.

Tous avaient applaudis. Ils avaient remercié et la fête avait débuté tandis que les parents de la jeune femme les rejoignaient. Son père arborait un petit sourire de connivence tandis que sa mère, elle, semblait ébahie. La réalité, c’était qu’elle avait fini par entendre son discours, lui permettant d’aller discuter avec Mr. Blackburn. Mais elle n’était de toute évidence pas au courant de l’issue des négociations.

« Eh bien, tu l’as fait finalement mon garçon. »

Ah, il était passé de « sale idiot égoïste » à « mon garçon ». Bien.

Et comme il s’y attendait, le voilà qui prend la main de sa fille à peine une seconde après l’avoir embrassée pour vérifier la bague.

« Ce n’est pas la bague familiale si ? »
« Non. Elle était moche. »

Et elle symbolisait surtout sa famille. Il était donc hors de questions de mettre cette bague au doigt de sa… femme.
La mère de la jeune femme les avait embrassé tous les deux, lui glissant discrètement un petit « merci » à l’oreille. Finalement, elle avait donc fini par entendre raison. Sa rancœur n’était pas effacée, mais il savait que ça ne le concernait pas.

Enfin si, ils faisaient partis de sa famille maintenant… oh putain.

Le bal des félicitations avait démarré, lui faisant se demander quand il pourrait enfin parler calmement à Mack dont il ne lâchait plus la main, de peur de la voir disparaître. La sensation était sans aucun doute réciproque.



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MessageSujet: Re: We are still kids but... - Mack -    Dim 30 Sep 2018 - 0:11


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« Vous pouvez embrasser la mariée. » Ces mots ils tournaient encore et encore dans sa tête. Contribuant à cet élan de confusion au sein de son esprit trop englué dans une détresse qu’elle seule semblait comprendre. La réalité, l’Anglaise avait un mal fou à s’y raccrocher tant cela lui semblait cruel d’espérer. Elle avait subi les deux mois les plus oppressants de toute sa vie, maintenant que l’heure était venue, la belle ne voyait plus d’issue favorable, même si tout ça semblait plus vrai que vrai. C’était impossible, irréel, pur fruit de son imagination. Dernière rêverie qu’elle s’autorisait avant de basculer dans un puits sans fond. Pourtant ça semblait vrai tout ça, le toucher de ses mains, son regard ancré dans le sien, ses mots même en quantité infime avait de quoi la raccrocher. C’était finalement ses lèvres qui avaient achevé son retour parmi eux. La bague qui ornait son doigt n’avait rien d’oppressant, même si elle impliquerait sûrement quelques complications par la suite.

Ils étaient mariés, c’était sûrement la chose à laquelle l’Anglaise s’était le moins attendu en sortant de chez elle ce matin. Quand ses parents s’étaient rapprochés pour leur parler, la jeune femme s’était presque préparée à recevoir des reproches ou autre, mais rien n’était venu. Elle avait laissé son père prendre sa main pour regarder l’anneau… Anneau qu’elle-même n’avait pas encore pris le temps de regarder tant elle n’était pas à la fête. Pourtant elle avait souri à la remarque d’Alec.

« Pour l’avoir vue… je confirme. »

Un gros caillou vieillot et trop voyant. Tout un symbole qu’elle n’était pas prête à assumer. Elle avait soufflé, essayant de se mettre dans l’ambiance et de faire redescendre cette tension impossible.

« Merci de ne pas t’être opposé. »

Cette phrase elle l’avait adressée à son père. Une pointe d’amertume venant pointer sans qu’elle ne puisse la contrôler. Une trop grande part d’elle lui en voulait de lui avoir forcée la main pour l’image et la réputation familiale au détriment de sa vie. Main dans celle d’Alec, lui ne semblait pas vouloir la lâcher, de son côté la belle s’y agrippait comme si tout ça pouvait voler en éclat d’un moment à l’autre. Embrassades et félicitations, l’Anglaise avait souri, remerciant chaque personne, réalisant peu à peu que tout ça était bien réel. Elle était mariée, elle était… une Rivers. Bon dieu elle allait faire une crise d’angoisse ! Quand on les avait enfin laissés respirer, la blonde s’était un peu écartée de la foule, prétextant le besoin de se retrouver un peu seule avec son mari après ce coup d’éclat, ce qui en soit n’était pas totalement faux.

« Merci Alec… Je sais pas comment tu as fait, ni comment tu as convaincu mon père. »

Merci de ne pas m’avoir laissée tomber malgré mon absence de ces derniers mois, et malgré la situation impossible dans laquelle j’étais. Elle aurait du se réjouir et sauter au plafond, mais elle n’y arrivait pas pleinement.

« J’suis désolée Alec, je sais que tu ne voulais pas de tout ça. Je… Ne m’en veut pas s’il te plait. »

Parce qu’elle ne voulait pas s’embrouiller avec lui, pas maintenant qu’elle se sentait enfin libre de ses mouvements et de ses mots.

« Je sais le sacrifice que ça représente. »

Et si elle était heureuse de cette conclusion, elle se doutait bien que pour lui ça ne devait pas être le cas au plus profond de lui et cela même s’il l’aimait.

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MessageSujet: Re: We are still kids but... - Mack -    Lun 1 Oct 2018 - 17:08


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« Pour l’avoir vue… je confirme. »

Une chance d’en avoir changé ! Elle ne l’aurait pas aimée, dis donc ! Alec voyait bien que cette initiative ne plaisait pas énormément au père de Mack mais il n’aurait clairement pas fait autrement. C’était ainsi et monsieur devrait s’y accoutumer. A vrai dire, il avait même acheté le bijou avant de voir sa famille… ce qui faisait qu’il aurait été dans une merde pas possible si les choses s’étaient passées autrement. Ce petit objet était une garantie plus importante que le reste.

« Merci de ne pas t’être opposé. »

L’amertume avait pointé dans ses remerciements et Alec la trouvait bien gentille. Ses propres sentiments étaient bien plus tranchés mais il prenait sur lui. Sans l’appuie de la famille de la jeune femme, il n’aurait jamais réussi l’exploit de la journée. Le second serait sans doute de réussir à ne pas fuir ces gens qui venaient les féliciter et leur parler de ce retournement de situation étonnant. Personne ne comprenait vraiment les enjeux qui s’étaient joués ce jour-là mais tous s’accordaient à dire que c’était mieux ainsi. Il ne fallait pas être un géni de l’empathie pour comprendre qu’en effet les deux jeunes gens étaient mieux ensemble que les deux premiers. Cependant le tournant dramatique qu’avait failli prendre la journée donnait des envies de meurtres à Alec. Personne ici n’aurait levé le petit doigt. Personne n’aurait compris. Et s’ils l’avaient fait, ils auraient trouvé ça normal. Ça le rendait furieux.

Mais il en avait assez fait question scandale.

Alors après avoir prétexté une énième explication plus ou moins falsifiée, les jeune gens avaient fini par y voir un peu plus clair tandis que la foule s’éclaircissait. Ainsi, ils purent s’isoler un peu afin de discuter. Et dire qu’avec tout ça, il n’avait même pas eu le temps ou l’occasion de dire quelques mots à Julian qui était en effet bien au rendez-vous. Il la verrait après, pour l’instant Mack avait sans doute beaucoup de questions à poser et simplement besoin de le voir et de se rassurer sur la situation. Et elle passait en priorité.

« Merci Alec… Je sais pas comment tu as fait, ni comment tu as convaincu mon père. »
« Avec beaucoup… beaucoup BEAUCOUP de ténacité. »

Vraiment beaucoup.

« J’suis désolée Alec, je sais que tu ne voulais pas de tout ça. Je… Ne m’en veut pas s’il te plait. »

Really ?

« Je sais le sacrifice que ça représente. »
« T’es sérieuse ? Je fais un show absolument improbable, je t’arrache à une ordure notable, j’te fais une demande en direct et le premier truc que tu trouves à me dire – après un oui digne d’un dramaturge – c’est ‘je suis désolée ?’. Merde, tu peux faire mieux quand même ! »

Il lui avait adressé un petit sourire complice.

« T’es en sécurité maintenant, c’est tout ce qui compte. Le reste on s’en accommodera plus tard. »

En réalité, s’il se moquait d’elle, Alec était quelque peu soulagé qu’elle réagisse ainsi. Cela prouvait qu’elle était consciente que la situation n’avait pas réellement évolué pour lui et qu’il n’aurait pas changé durant ces deux derniers mois et cet état de fait le rassurait.

« Enfin, ne te crois pas sortie de l’auberge : tu m’as gagné moi… ce qui n’es pas la meilleure nouvelle de l’année… et surtout mes insupportables colloques : ce qui craint plus que ce que tu crois. »

Oui, il avait été beaucoup trop sérieux ces derniers jours, il lui fallait dédramatiser un peu tout ça.

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MessageSujet: Re: We are still kids but... - Mack -    Sam 13 Oct 2018 - 20:59


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L’anglaise en avait gros sur le cœur. L’issue de ce fiasco annoncé avait beau être plus belle qu’elle ne s’y était attendu, la jeune femme avait toujours autant de mal à regarder son père dans les yeux. Elle aurait voulu l’envoyer sur les roses, mais ses bonnes manières l’en empêchait. Se rebeller contre l’autorité parentale, elle avait pensé pouvoir le faire, ça n’avait pas été le cas. L’anneau à son doigt ne l’enchainait plus à un futur néfaste. Il y avait à présent une petite lueur, les craintes s’estompaient sans pour autant s’effacer. A certains moments, elle n’était pas encore certaine que tout ça était réel. Les félicitations, les embrassades, tout ça lui paraissait trop faux, trop loin de sa réalité. Pourtant, c’était à Alec qu’elle était mariée, dorénavant elle porterait le nom d’Alec, le nom de sa famille.

« Avec beaucoup… beaucoup BEAUCOUP de ténacité. »
« T’arrêteras jamais de m’étonner ! »

Et pour le coup, elle était plus que sincère. Réussir à la sortir de cette situation inextricable relevait de l’exploit. Réussir à faire venir Julian en prime, ça lui avait réchauffé le cœur. Pour ce jour, elle aurait aimé voir plus de ses proches, Kezabel notamment. En pensant à elle, la jeune femme s’était dit qu’elle devrait lui envoyer un hibou dès qu’elle serait sortie d’ici pour la rassurer.  

« T’es sérieuse ? Je fais un show absolument improbable, je t’arrache à une ordure notable, j’te fais une demande en direct et le premier truc que tu trouves à me dire – après un oui digne d’un dramaturge – c’est ‘je suis désolée ?’. Merde, tu peux faire mieux quand même ! »

Vrai que sa réaction n’était peut-être pas celle attendue après avoir dit oui. Pourtant c’était la seule réaction qu’elle avait pu avoir. S’excuser pour l’avoir mis dans cette galère et lui avoir forcé la main. Ça avait au moins eu le mérite de la faire sourire.

« Ma positivité est un peu rouillée. C’est pas le mariage de mes rêves, mais… j’dois admettre que tu as su relever »

Ou alors un peu perdue encore à craindre que tout ça recommence. Ces dernières semaines, elle avait été plongée dans un élan de négativisme, alors oui sa façon de voir les choses avait été légèrement obscurcie.

« T’es en sécurité maintenant, c’est tout ce qui compte. Le reste on s’en accommodera plus tard. »

Elle avait acquiescé d’un signe de tête avant de se rapprocher de lui, ses bras le serrant comme pour s’y raccrocher, être sûre qu’elle était bel et bien en sécurité, qu’Isaac ne la toucherait plus jamais.

« Enfin, ne te crois pas sortie de l’auberge : tu m’as gagné moi… ce qui n’es pas la meilleure nouvelle de l’année… et surtout mes insupportables colocs : ce qui craint plus que ce que tu crois. »
« Ca sera toujours plus supportable que craindre de m’en prendre une pour avoir respiré trop fort. »

Les mots avaient passé ses lèvres sans filtre, ça avait été sa réalité, il lui faudrait un petit temps pour reprendre confiance et mettre ça loin derrière elle.

« Partons d’ici, j’veux pas rester dans cette hypocrisie grotesque. Danser, faire comme si tout ça était normal alors que mon propre père allait me laisser pourrir dans un mariage juste pour une histoire de réputation. J’te propose d’embarquer le gâteau et de disparaitre… une ou deux bouteilles de champagne ou whisky pur feu aussi. »


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MessageSujet: Re: We are still kids but... - Mack -    Hier à 8:54


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« Avec beaucoup… beaucoup BEAUCOUP de ténacité. »
« T’arrêteras jamais de m’étonner ! »

A vrai dire, il avait douté pendant la majorité du temps. Même lorsqu’il se dressait face à la foule, face à Isaac, Alec était loin d’être sûr de  sa réussite. Pourtant, tout avait marché comme il l’avait pensé et l’ordure s’était éloignée. A croire qu’il avait bien pensé à tout. Peut-être pas aux invités ni à prévenir sa famille que le mariage était en fait ce jour-ci. Mais l’important était fait. Ça avait marché.
Alec s’était donc contenté de lui faire un petit clin d’œil, ne manquant pas de se moquer rapidement et gentiment d’elle. Il aurait aimé la réanimer, retrouver la femme pétillante qu’il avait toujours aimé. A vrai dire, ça n’était pas un secret, Alec aurait aimé retrouvé beaucoup de choses qui s’en étaient allées. Mais ça partait mal.

« Ma positivité est un peu rouillée. C’est pas le mariage de mes rêves, mais… j’dois admettre que tu as su relever »

Ah le niveau était sévèrement relevé quand même ! Non ? Merde, il y avait un sacré côté romanesque à cette cérémonie !

« Enfin, ne te crois pas sortie de l’auberge : tu m’as gagné moi… ce qui n’es pas la meilleure nouvelle de l’année… et surtout mes insupportables colocs : ce qui craint plus que ce que tu crois. »
« Ca sera toujours plus supportable que craindre de m’en prendre une pour avoir respiré trop fort. »

Sa gorge s’était serrée tandis que sa poitrine lui semblait soudainement aussi lourde qu’une enclume. Il savait ce par quoi elle était passée, ça lui avait coupé le sommeil pendant la semaine passée. Il savait, car il avait pu le vivre aussi. Une raison de plus pour avoir mal. Mal de l’imaginer ainsi. Mal de savoir ce qu’elle avait traversé. Mal de savoir que ça l’avait changée, brisée. Mal de savoir qu’il ne pourrait sans doute pas faire mieux pour elle. Alors il n’avait rien dit, se contentant de la serrer un peu plus contre lui, profitant de ce contact pour se rassurer : elle était bien là et il ne laisserait plus jamais personne lever la main sur elle. Et celui qui avait osé le faire en toute impunité aurait tout le temps de payer plus tard. Car il paierait, ça ne faisait aucun doute.

« Partons d’ici, j’veux pas rester dans cette hypocrisie grotesque. Danser, faire comme si tout ça était normal alors que mon propre père allait me laisser pourrir dans un mariage juste pour une histoire de réputation. J’te propose d’embarquer le gâteau et de disparaitre… une ou deux bouteilles de champagne ou whisky pur feu aussi. »
« Ça marche, je voudrais juste dire au revoir à… Julian.. »

Hochant la tête, Alec s’était empressé de chercher la belle rousse/blonde du regard, parcourant la foule, fixant le lieu où elle s’était située un peu plus tôt. Mais il n’y avait plus personne. Elle était partie. Probablement définitivement.
Le cœur un peu plus lourd, le jeune homme secoua la tête, l’air de dire que ça ne servait plus à rien, puis adressa à la femme un petit sourire pas tout à fait sincère.

« J’vais chercher ça et on s’en va. »

Et comme de fait, sans aucun complexe, le jeune homme était parti rassembler des vivres sous le regard médusé des invités. Quelques coups de baguettes et c’était fait, entamant le gâteau sans attendre quelque autorisation que ce soit, il revint rapidement avec quelques bouteilles en main et un joli petit festin ensorcelé qui le suivait dans les airs… et croisa le regard affligé des parents de Mackensie…. A qui il fit signe en levant vers eux sa bouteille de whisky pur feu avec un grand sourire insolent : arrête-moi si tu peux.

- Je sens que je vais bientôt le regretter…

Il fallait dire qu’Isaac aurait sans doute été plus malléable. Il aurait même rendu Mack plus docile et façonnable, comme il l’avait fait jusqu’ici à coup de poings. Lui n’avait fait qu’encourager sa fougue depuis leur prime enfance. Ce fut donc avec un petit clin d’œil effronté qu’il retrouva Mack avant de transplaner. Lui, elle, et toutes leurs trouvailles : et il y en avait ! La belle blonde allait rapidement devoir se remettre à se nourrir car sa maigreur inquiétait son nouveau mari.

Ils se retrouvèrent donc rapidement chez eux, où Takuma accouru bientôt, un air inquiet sur le visage.

« Ça s’est passé comme prévu ?! »
« Je te présente dorénavant madame Mackensie Rivers et son mari qui a besoin d’un verre ! »

La phrase lui avait écorché la langue, il fallait bien l’avouer. D’un nouveau coup de baguette, il disposa le festin sur la table, laissant amuse-gueule, gâteau et bouteilles en tout genre se disposer au hasard.

« Bienvenue presque chez toi. »

Avait-il dit à la jeune femme avec un petit sourire tendre.

« Et t’as à peu près tout ça à manger pour arrêter de disparaitre. Parce que tu es magnifique, mais je préfère quand tu n’es ni affamée ni empoisonnée. »

A titre tout à fait personnel hein.
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MessageSujet: Re: We are still kids but... - Mack -    Hier à 11:57


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L’anglaise savait qu’il lui faudrait un peu de temps pour retrouver sa joie de vivre et ce sourire pétillant qu’il avait fait disparaitre. Mais elle était capable de sourire, en soit c’était déjà une petite victoire pour Alec. A sa façon de la serrer, la jeune femme avait compris qu’elle l’avait blessé. Ses mots elle ne les avait pas prononcés pour lui faire du mal ou autre, mais à sa réaction elle savait.

« Excuse-moi. »

D’avoir été si maladroite. Elle irait mieux, loin d’ici et de ce paraitre ignoble. Parce qu’elle était forte et qu’elle saurait rebondir. Cet homme ne l’approcherait plus et un jour elle aurait sa revanche. Alors au lieu de s’apitoyer, la jeune femme avait proposé à son mari d’échapper à toute cette mascarade, certaine qu’il irait dans son sens. Il était sûrement aussi mal à l’aise qu’elle dans cette ambiance hypocrite. Cette fausse liesse, cette exaltation morbide qui l’oppressait, elle voulait la fuir à tout pris. Goûter à un endroit sécure où elle n’aurait pas à faire semblant d’être la femme du jour, chose qu’elle n’était pas.

« Ça marche, je voudrais juste dire au revoir à… Julian.. »
« Bonne idée. »

Mais elle n’était plus là, Mack l’avait compris au regard d’Alec. Elle était partie et le pincement au cœur qu’elle avait pu ressentir était bien là. Elle aurait voulu la serrer dans ses bras encore et la remercier d’avoir fait de ce jour un jour un peu plus spécial. Étrangement, l’anglaise avait eu le sentiment de perdre une amie de façon définitive. Plus tard elle se rendrait compte que ce pressentiment n’était pas feint, que Julian avait vraiment décidé de s’éloigner et de couper les ponts.

« J’vais chercher ça et on s’en va. »

Restant en retrait, la jeune femme avait jeté un coup d’œil circulaire à l’assemblée. Leur rire la rendait amère, ils s’extasiaient, cautionnaient les coups qu’elle avait pu recevoir juste par principe archaïque. Seule, elle avait suivi le regard de son père vers Alec, puis vers elle. Oui il le regretterait peut-être.

« C’est la dernière fois que tu décides pour moi. »
- Mackensie…
« J’suis pas prête à te pardonner, pas maintenant. J’suis mariée, c’est ce que tu voulais. »

Elle aurait voulu dire bien plus, lui cracher au visage tous les ressentis qu’elle pouvait avoir, mais la belle avait préféré ne pas faire d’esclandre. Elle en ferait déjà bien assez en s’évanouissant dans la nature. Quand Alec était revenu vers elle, la jeune anglaise avait souri à ce clin d’œil lourd de sens. La seconde d’après, il l’emmenait loin d’ici. Légèrement secouée par le transplanage, la blonde avait un poil vacillée avant de se reprendre. Transplaner ne lui avait jamais posé de souci lorsqu’elle en était maitre, mais transplaner auprès de quelqu’un avait le don de lui retourner l’estomac à chaque fois.

« Ça s’est passé comme prévu ?! »
« Je te présente dorénavant madame Mackensie Rivers et son mari qui a besoin d’un verre ! »

L’amertume de sa voix l’avait mise mal à l’aise, renforçant un peu ce sentiment de ne pas vraiment être à sa place. Elle aurait voulu que les choses soient différentes, qu’il ne soit pas forcé de la demander en mariage. Au lieu de ça, Mack avait ce poids sur l’estomac.

« Bienvenue presque chez toi. »
« C’est pas très grand, mais on te fera une place. »

La brune lui avait adressé un sourire bienveillant, chose qui l’avait un peu surprise de prime abord, mais après tout avoir vu ses marques l’avait peut-être adoucie et rendue moins amères. Presque chez elle. Il lui faudrait un temps pour s’habituer à ça. La vie en colocation, la vie maritale forcée.

« Et t’as à peu près tout ça à manger pour arrêter de disparaitre. Parce que tu es magnifique, mais je préfère quand tu n’es ni affamée ni empoisonnée. »

Ça lui avait arraché un sourire, cette bienveillance et ce compliment. Alec s’était toujours soucié de son bien être, ça avait quelque chose de rassurant de voir qu’il n’avait pas changé. Même si une part d’elle-même restait persuadée que disparaitre était peut-être une solution.

« J’ai un peu perdu l’appétit, mais j’te promets que j’vais faire un effort. »

Son rapport à la nourriture avait été complexe depuis l’empoisonnement. Elle avait eu sa période de diète forcée après coup. Maxence l’avait aidée, tout comme ses proches à l’époque. Elle ne doutait pas que cette fois-ci encore, Alec serait là pour la gaver de force s’il le fallait. La blonde n’arriverait pas à cet extrême, elle ferait l’effort de se remplumer un peu si ça lui permettait de ne plus s’inquiéter à outrance pour elle. Pour lui prouver sa bonne foi, la demoiselle avait été prendre un amuse-bouche, préférant se jeter sur des choses salées. Le sucre lui faisant toujours un effet bœuf !

« Bon qu’est-ce qu’on attend pour trinquer. Cette bouteille vient de la cave personnelle de mon père. J’vous assure que vous n’avez sûrement jamais rien goûté de pareil ! »

D’un coup de baguette, la jeune femme avait fait apparaitre quelques verres sur la table et s’était empressée d’ouvrir la bouteille pour servir les convives. Elle n’avait finalement pas trinqué, préférant avaler le contenu de son verre, contenu qui lui avait littéralement brûlé la gorge.

« Allez, c’est la fête après tout non ? »

Oui, non. Au final la jolie blonde avait juste la sensation d’avoir perdu quelque chose sans savoir quoi.

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MessageSujet: Re: We are still kids but... - Mack -    Hier à 13:14


We are still kids but...
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Non, en effet, il ne supportait pas leurs rires, leur joie alors que rien de ce qui se passait ici ne la méritait. Un drame avait failli se passer aujourd’hui, et pas une seule personne ici ne semblait se rendre compte de la gravité de la situation. Non, ils étaient heureux. Heureux de faire la fête, de boire, de se complaire dans tout l’argent dépensé dans cette réception et dans les contacts qu’ils pourraient bien se faire s’ils se débrouillaient bien. Il n’avait jamais vraiment compris cette manière de faire, de penser. Il s’était toujours sentit à l’étroit face à tous ces gens qui présentaient bien, qui riaient beaucoup, qui parlaient parfois un peu trop fort alors qu’il aurait aimé que quelqu’un cherche à faire attention à ce qu’il pouvait vivre. Que quelqu’un se rende compte des coups, sur lui aussi, des angoisses, des dangers qu’il vivait au quotidien. Puis que quelqu’un s’inquiète de la disparition de sa sœur. Qu’on s’insurge, qu’on réagisse. Kezabel lui avait fait comprendre à quel point cela l’avait marqué. Et en cet instant, il lui semblait faire un parallèle. Cette mondanité, il l’avait quittée il y avait bien longtemps et pourtant rien ne semblait avoir changé. Sauf lui peut-être. Du moins c’était ce qu’il avait semblé à monsieur Blackburn. Sinon il n’aurait sans doute pas accepté cette alliance – littéralement. Quoi que. Après tout, il était bien capable d’accepter un homme violent pour sa fille, alors pourquoi pas un autre. Un autre avec un meilleur nom. Une meilleure situation. Un meilleur héritage.
Un jeune homme qui avait passé sa vie à chercher les emmerdes et à les trouver. Et qui ne manquerait sans doute pas de les apporter avec lui. Mais s’il avait voulu éviter ça, il aurait dû y réfléchir à deux fois avant de trouver une pourriture à sa fille. Lui non plus ne se rendait pas compte. Il n’intégrait pas ce à quoi il avait échappé. Il ne comprenait pas que sa belle robe de sorcier noire aurait resservit bien vite et qu’il ne se le serait jamais pardonné. D’ailleurs, le pardon, il lui faudrait le chercher encore bien longtemps, et aucun des jeunes gens ne semblait vouloir lui faire de cadeau sur le sujet.

Ainsi, bientôt, les jeunes mariés furent en sécurité, loin des Blackburn, loin de la liesse. Près de personnes qui ne faisaient au moins pas semblant. Ils ne les aimaient pas particulièrement mais s’inquiétaient vraiment. Tout l’inverse, finalement, des sorciers qu’ils venaient de quitter.

« Bienvenue presque chez toi. »
« C’est pas très grand, mais on te fera une place. »

Il n’avait pas relevé particulièrement, se refusant pour une fois à lui balancer des piques. C’était rare, alors autant en profiter. Pourtant la jeune femme s’était radoucie, comprenant la situation dans laquelle Mack était. Elle lui avait même proposé de l’aide tandis qu’il cherchait un moyen de sortir la belle blonde de là. Tout n’était donc pas perdu. A commencer par les kilos de la jeune femme, justement.

« J’ai un peu perdu l’appétit, mais j’te promets que j’vais faire un effort. »

Passant un bras autour de sa taille, il l’avait attirée une nouvelle fois contre lui, déposant un baiser dans sa nuque. Ce sourire qu’il lui avait arraché lui donnait du baume au cœur et il voulait la retrouver un peu. S’assurer qu’elle allait bien.

« T’as intérêt, il te faut reprendre des forces… »



« Comment tu veux qu’on lui pique la grande chambre si t’es pas capable de te battre avec moi contre elle ?! »

Oui, il leur fallait retrouver ça. A vrai dire, il leur fallait retrouver des amis. Mais pour l’instant, Takuma et Aileen feraient l’affaire, à défaut. D’ailleurs, bientôt, Mack s’était dirigée vers le buffet improvisé et volé pour se servir d’un petit four. Et, oui, bien sûr, il avait pensé à prendre du salé. Car il la connaissait. Tout comme il savait ce qu’elle préférait au petit déjeuner. Tout comme il savait quelle était sa musique préférée ou quel verre elle préfèrerait se voir offrir.

« Bon qu’est-ce qu’on attend pour trinquer. Cette bouteille vient de la cave personnelle de mon père. J’vous assure que vous n’avez sûrement jamais rien goûté de pareil ! »
« Hm ?! Détrousser ton père deux fois en quelques minutes ?! Je valide ! »

Il avait ainsi joint le geste à la parole, se servant à son tour un verre d’un whisky probablement plus cher que l’intégralité des verres qu’il avait pu boire ses deux dernières années. Additionnés. Ce qui faisait un sacré paquet de fric.

« Allez, c’est la fête après tout non ? »

Il lui avait adressé un petit sourire rassurant, conscient qu’il ne faisait pas non plus tous les efforts possibles pour faire passer les évènements le mieux possible. Non, ça n’était pas parfait. Oui, il s’en voulait terriblement de ne pas la voir heureuse lors de son mariage. Cet éclat de surprise et de joie pure qu’elle avait eu lorsqu’elle avait comprit qu’elle n’aurait pas à se marier avec Isaac mais avec lui et qu’il l’aimait s’était évanouie. Et ses plus grandes peurs à lui revenaient en flèche. L’assurance qu’il ne pourrait jamais lui offrir le bonheur qu’elle méritait lui revenait en pleine gueule et les belles paroles de Julian semblaient s’essouffler face à la réalité.

« Hey mais vous nous avez ramené de quoi manger pendant un mois ! »
« Tu parles, ce soir il n’y aura plus rien ! »

Takuma fixait avec un air avide tout ce qui trônait à présent sur la table. Il fallait dire qu’il avait sévèrement limité les courses ces derniers temps et que ses plats commençaient à tous les saturer. Passer des mets des elfes aux tentatives de Takuma… disons que c’était très différent.

« Sache que ses omelettes sont sèches au possible et son riz trop cuit… et que c’est globalement tout ce qu’il nous propose. »
« Hey t’as qu’à t’y mettre je te signale ! »
« Mais sans aucun problème. Ça risque juste d’être alcoolisé… »
« T’aide pas sérieux ! Comment t’as pu te démerder pour passer de moyennement pauvre à carrément riche pour devenir mendiant en une journée sérieusement ? »

Alec s’était contenté d’un grand sourire fier, préférant ne pas épiloguer et jugeant beaucoup plus drôle de se moquer de la situation que de s’en plaindre. Un peu comme Takuma qui en réalité avait un ton tout à fait blagueur.

« Hey, sur 4 couillons, on va finir par trouver un job ... à peu près honnête Takuma on a dit ! ... quoi.. non ? »

Alec s’était servit à son tour d’une part de gâteau, proposant une bouchée salée à Mack au passage.

« Te revoilà libre de te chercher un avenir : t’as une idée ? Si possible qui rapporte assez pour qu’on change d’appartement ? »

Oui, il cherchait à éviter certains sujets qui viendraient bien assez tôt. Histoire de faire un peu baisser la pression.

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MessageSujet: Re: We are still kids but... - Mack -    Hier à 19:49


We are still kids but...
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En voyant la brune s’adoucir et l’accueillir, l’Anglaise avait pu ressentir un élan de solidarité et de bienveillance rassurante. L’endroit n’était peut-être pas bien grand, mais au final, elle n’était pas certaine de vouloir retrouver de grands espaces. Au cours des dernières semaines, de l’espace elle en avait eu à revendre et pourtant elle ne s’était jamais autant sentie à l’étroit que là-bas. Elle réussirait à se faire à la proximité pour le peu que chacun y mette du sien. Les conflits ne feraient que l’angoisser et elle n’avait clairement pas besoin de ça. Aileen était remonté dans son estime lorsqu’elle lui était venue en aide l’autre jour. Elle pourrait bien la tolérer au quotidien, quant à Takuma, ce dernier ne lui avait jamais rien fait, alors elle n’avait pas vraiment d’a priori sur lui. Promesse faite, elle tâcherait de reprendre du poil de la bête. Les bras enserrant sa taille, elle s’était laissée faire, refoulant cette crispation réflexe. Repoussant la crainte qui lui tenaillait les entrailles, il n’y aurait pas de coups, pas d’agression et les lèvres dans son cou n’avait pas manqué de faire frissonner sa peau. Trois mois c’était long, bien trop long et la belle ne savait même pas comment rattraper ce temps perdu.

« T’as intérêt, il te faut reprendre des forces… Comment tu veux qu’on lui pique la grande chambre si t’es pas capable de te battre avec moi contre elle ?! »

Un rire avait passé ses lèvres, un premier depuis des lustres, sincère et ça l’avait presque surprise elle-même.

« On est marié, ça fait de nous les prioritaires sur la chambre parentale… Et puis, hors de question que je passe ma nuit de noces dans un lit trop étroit. »

Arguments recevables devant la Cour me dit-on à l’oreille, Aileen désolée pour toi ! Echec & mat ! A peine arrivé, la jeune femme sortait ses arguments et, elle saurait convaincre la brune de céder. Question de solidarité féminine, ou alors parce qu’elle en aurait assez de l’avoir sur le dos, au choix. En attendant, la blonde avait cru bon de trinquer pour essayer de se détendre. Un peu d’alcool pour apaiser ses angoisses et pour faire taire cette petite voix qui lui hurlait qu’Alec ne serait jamais pleinement heureux et qu’elle lui avait forcé la main.

« Hm ?! Détrousser ton père deux fois en quelques minutes ?! Je valide ! »

Lui voler sa fille et son whisky, la belle se demandait par laquelle des deux disparitions il serait le plus affecté. Amertume encore alors qu’elle trinquait avec la brune dont les cheveux s’étaient presque enflammés au passage de l’alcool entre ses lèvres, ce qui n’avait pas manqué de faire sourire l’anglaise.

« La vache ! »
« J’avais jamais compris le pur feu avant de voir la couleur de tes cheveux ! »

La métamorphomage avait grimacé, peu habituée aux alcools forts, ni même à l’alcool tout court finalement.

« Hey mais vous nous avez ramené de quoi manger pendant un mois ! »
« Tu parles, ce soir il n’y aura plus rien ! »

Les laissant grignoter, la jeune femme les avait écoutés discuter. Elle avait presque oublié la saveur des discussions banales au coin du feu de la salle commune. Le genre d’échange sans prétention dont elle avait été privée.

« J’suis pas mauvaise cuisinière. Mais j’vous préviens, j’serais pas celle qui reste cloitrée à la cuisine. »

Elle n’avait pas l’âme d’une femme au foyer, mais elle voulait bien se dévouer si c’était pour s’éviter des carnages culinaires. A moitié engoncée dans sa robe pourtant peu volumineuse, l’Anglaise s’était laissé tomber sur le canapé pour retirer ses chaussures. Belles, mais horribles à porter. Elle avait ensuite retiré son voile pour le déposer contre le rebord du meuble. Entre deux, elle avait accepté d’avaler ce que lui avait donné Alec sans rechigner.

« Te revoilà libre de te chercher un avenir : t’as une idée ? Si possible qui rapporte assez pour qu’on change d’appartement ? »
« Pas vraiment, jusqu’à ce matin… ma perspective d’avenir était assez limitée. »

Et par là elle entendait qu’elle se destinait à un avenir de femme au foyer, future mère pour perpétuer la pureté d’un sang qui n’en valait pas la peine ! Soupirant légèrement en y pensant la belle était venue détacher son collier pour le déposer sur la table basse.

« Si votre plus gros souci c’est l’argent alors revendez-ça… C’est un cadeau de mon ex-belle famille. Idem pour la robe je sais qu’elle a coûté une petite fortune à mon père. On devrait pouvoir en tirer quelque chose. »

Non elle ne voulait rien garder de ce jour au final si ce n’est l’intervention d’Alec et ce bijou qui ornait son doigt bien sûr. Il n’était pas né celui qui réussirait à la lui retirer.

« Et si c’est pas encore suffisant alors j’imagine que ça pourra faire l’affaire. »

De son sac ensorcelé, elle avait sorti une petite boite qu’elle avait embarquée pendant qu’Alec embarquait le buffet. À l’intérieur, de quoi démarrer une vie de jeunes mariés de façon confortable.

« J’me suis dit que j’avais gagné le droit d’être… un peu vénale ! Prenez ça comme ma contribution pour la colocation. »

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