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 We are still kids but... - Mack -

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MessageSujet: We are still kids but... - Mack -    Jeu 10 Mai 2018 - 17:22

 
We are still kids but....
Well I found a woman, stronger than anyone I know
She shares my dreams, I hope that someday I'll share her home

Samedi 26 septembre 2015
Cinq jours. C’est à la fois rien et foutrement énorme cinq jours. Assez pour dépérir, trop peu pour monter un plan correct. Alec avait mis de nombreuses heures avant de retrouver la force de se redresser dans l’appartement aussi dévasté qu’il ne l’était ce jour-là. Il lui avait fallu encore de nombreuses autres pour sortir de sa chambre où il avait fait les cents pas, écrit des idées en vrac sur des papiers, réfléchis à tous les angles d’approche jusqu’à en trouver quelques uns, possible mais pas déterminants. Les premiers jours, il n’avait rien mangé ou presque, s’était à peine endormi quelques heures, épuisé, au milieu de son bordel réflexif. Sa chambre commençait à ressembler à ce qu’il avait laissé dans le salon le lundi. Quelques fois, on était venu le déranger, lui demander comment ça allait. Fixé sur son objectif, il avait parfois demandé à l’un ou à l’autre d’aller lui chercher certaines choses. Des livres. Des infos. Takuma s’était même farci un manuel de loi entier pour lui dénicher certains textes dont il aurait besoin. Plus efficace que lui avec les bouquins, il s’y était collé sans demander son avis au Serpentard. D’une manière générale, l’ambiance, bien que sombre, s’était assagie. Aileen l’avait même forcé à avaler quelque chose pour être plus efficace. C’était dire. Toujours était-il qu’il avait fait tout ce qu’il avait pu. En cinq jours, il ne s’était qu’à peine arrêté.

Et ils y étaient. Samedi 26. L’échéance. Il n’avait pas pu communiquer avec la jeune femme et ce, même lorsqu’il était allé chez elle. Plusieurs fois pourtant. Il ne savait pas comment elle allait, si elle tenait le choc, si l’autre enfoiré s’en était pris de nouveau à elle. Ça le rendait dingue, mais s’il s’était montré un instant plus que brusque avec le père de la jeune femme, il prenait globalement sur lui, servant son plan. Un plan qui aurait dû se délier bien avant aujourd’hui. Mais il avait eu des contretemps malheureux.
C’était donc le dernier jour. Les préparatifs avaient pris une partie de la journée. Mais tout était fin prêt. Les fleurs sur les tables. Les invités joyeux. L’alcool dans les verres. Les enfants qui jouaient. Une belle façade, la jolie toile d’une vie parfaite à laquelle on aurait facilement pu croire.

Si l’on ne fixait pas le regard de la mariée alors qu’elle remonterait l’allée. Elle était là, au bout, entre les chaises, tout le monde la fixait. Lui, ne la voyait que de dos, devinant son amie, là, sous ce  déguisement. Il lui semblait tour à tour immonde et magnifique. Elle allait faire ces quelques pas pour rejoindre ce type, là, dans le fond. Cet homme qu’Alec avait apprit à connaître au fur et à mesure du temps. Et pas pour le mieux.
Et son père… son père allait tout naturellement l’amener jusque là, sans plus de dégout que cela. Pourtant, il lui avait dit. Il avait décrit la violence des coups, les blessures au corps, la déchéance de l’âme… il lui avait expliqué ce qu’encourait sa fille, la prunelle de ses yeux, le trésor de toute une vie.

Le père rejoignait donc la fille pour ces quelques pas traditionnels.

Alors Alec avait traversé les quelques mètres qui les séparaient, sortant de l’ombre pour poser la main sur leurs épaules, interrompant une seconde la parade.

« Excusez-moi monsieur ; me feriez-vous l’honneur de céder votre place ? J’ai quelques mots à dire au futur marié. »
« Ah.. tu t’es donc décidé. »
« Oui. »
« Vas-y. Mais ne gâche pas tout. »

Là, dans l’allée, si tous les regards fixaient ce trouble-fête, seul un subjuguait le sien tandis que le père de la jeune femme reprenait sa place, plus loin.

« Si tu croyais que j’allais lâcher comme ça.. »

Un baiser chaste sur la joue.
On fait ça ensemble ?
   
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Dernière édition par Alec Kaleb Rivers le Jeu 10 Mai 2018 - 20:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: We are still kids but... - Mack -    Jeu 10 Mai 2018 - 19:01


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I'm no longer hiding though you're not awake to leave. I can tell by your breathing, it's no longer a fantasy ! I'm still not prepared, for when you wake up and turn to me."

Il lui avait fallu toute la volonté du monde pour ne pas trahir les véritables raisons de sa fuite. Laisser une chance à Alec de trouver une solution, même si à ses yeux, l’espoir de trouver quelque chose s’amenuisait cruellement. En le quittant, la jolie blonde avait sincèrement l’impression d’avoir laissé une partie d’elle-même avec lui. Elle avait justifié ça par un mouvement de panique et un besoin cruel de s’éloigner. Personne n’avait été dupe, mais devant son air dévasté, son père n’avait pas jugé bon de l’enfoncer plus encore. Devoir potentiellement dire adieu à Alec lui avait littéralement crevé la poitrine et elle se sentait idiote d’avoir passé autant de temps loin de lui. Elle donnerait n’importe quoi pour avoir la chance de revenir en arrière. Le soir même, la jeune femme s’était terrée dans sa chambre d’ado, laissant sa peine s’étaler, un trou béant à la place de la cage thoracique.

Le premier jour, l’Anglaise avait retrouvé un semblant d’espoir. Elle avait puisé dans ses dernières ressources pour laisser une chance à Alec de trouver une faille. Oublié l’espace d’une journée l’échéance qui courrait. Un espoir qui avait commencé à faiblir dès lors qu’elle avait compris que sa situation était définitivement scellée. Elle avait guetté un signe, un mot, sans succès. Il restait muet et brillait par son absence. Isaac avait finalement eu vent de sa petite escapade, enfonçant le clou sur le fait que bientôt elle serait à court d’arguments. Une fois seulement il avait levé la main, mais face à sa non-réponse, il s’était contenté d’une simple gifle plutôt que de la tabasser comme il l’avait déjà fait auparavant. Trois jours, et elle serait libre d’une façon ou d’une autre. Ne pas faire de vagues… elle avait suivi les conseils sans conviction. Il avait raison, elle serait bientôt à court d’argument pour l’empêcher d’aller plus loin.

Jour J… Logiquement, c’est ce jour où le stress vous paralyse autant qu’il vous grise… la concernant, l’Anglaise avait passé la nuit à concocter une potion qui mettrait fin à cette mascarade. Il mourrait avant d’avoir la chance de lever la main sur elle une nouvelle fois, et si ça ne marchait pas… alors la fin serait plus tragique pour elle. Alec n’était pas réapparu, ce qui avait fini d’achever ses espoirs pour de bon. C’était finalement pire d’avoir eu ce regain d’espoir, elle s’en rendait compte à présent. En enfilant ce carcan d’innocence bafouée, sa mère avait dû la réajuster une dernière fois. Parée, elle l’avait laissée faire sans prendre part à ce traquenard. Non elle ne serait pas actrice de tout ça, serait la chose qu’on attendait d’elle. Une bonne épouse et maitresse de cérémonie, même si elle se sentait plus vide que jamais. Elle étouffait, et ça n’était pas tous les regards braqués sur elle qui allait l’aider. Il lui semblait que tout ça était en train de l’assommer plus encore. Sa gorge s’était resserrée en le voyant là-bas, sa tête lui tournait et chaque pas qu’elle faisait lui coûtait plus qu’elle n’avait en elle. Ce type avait détruit son rêve de gosse, et il lui semblait qu’elle allait faire un malaise tant son corps semblait être fait de plomb. Bientôt, elle devrait jurer fidélité à cet homme. Elle allait vomir, ses doigts glacés, elle manquait de force.

« Excusez-moi monsieur ; me feriez-vous l’honneur de céder votre place ? J’ai quelques mots à dire au futur marié. »
« Ah.. tu t’es donc décidé. »
« Oui. »
« Vas-y. Mais ne gâche pas tout. »

Dans ses yeux, l’incompréhension, la stupéfaction… une part de désespoir et beaucoup de tristesse alors qu’elle comprenait qu’il n’avait pas réussi. Pourtant elle avait souri, quelques larmes sur ses joues. La gorge trop nouée, elle n’avait même pas su quoi dire.

« Si tu croyais que j’allais lâcher comme ça.. »
« Merci d’être venu… »

Elle aurait voulu se montrer plus forte, mais elle en était juste incapable. Au moins, il l’aiderait à affronter ça, il rendrait cet enfer plus supportable.

« Je t’en veux pas Alec. Je sais que tu as essayé... »

S’accrochant à lui, elle avait espéré qu’il l’enlève là aux yeux de tous, mais ça n’était pas arrivé et elle s’était retrouvée devant l’autel bien trop vite refusant de lâcher le bras d’Alec comme pour s’accrocher à sa liberté juste encore un peu. Son regard ne trompait personne quand à celui qu’elle aimait vraiment et quelque part elle espérait qu’Isaac n’en rate pas une miette car il n’aurait sûrement jamais la chance de la voir le regarder de cette façon.

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MessageSujet: Re: We are still kids but... - Mack -    Jeu 10 Mai 2018 - 20:03

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Music ?:
 

Le roi Egée avait un fils, Thésée à qui fut attribuée une impossible mission : celle de tuer le minotaure. Sachant que son fils n’avait pas de chances de revenir, Egée lui fit promettre de partir avec des voiles noires, signe du danger qu’il encourait. S’il revenait de son périple en vie, il devrait hisser les voiles blanches pour signifier à son père inquiet sa victoire. Tandis que Thésée parcourait le labyrinthe, aidé du fil d'Ariane, Egée surveillait chaque jour la mer de Crète sans voir venir l’angoissante nouvelle tant attendue. Lorsque Thésée triompha de la terrifiante créature, entraîné par l’euphorie de sa victoire, il oublia de dresser les voiles blanches.
Lorsque le bateau s’approcha des côtes, le roi, fou de détresse ne pu supporter la vue des voiles noires, synonyme de la mort de son enfant, et se jeta de la falaise, donnant son nom à la mer dans laquelle il perdit la vie inutilement.

Il y a toujours eu de grandes résolutions dramatiques. De la Grèce Antique à Shakespeare, dramaturges de toutes époques les ont mis en scène. N’ayant réussi à donner des nouvelles de son avancée à la jeune femme, Alec craignait en effet un terrible dénouement. Mais Mack était là. Face à l’autel. L’autel de la sacrifiée. Enfin à ses côtés, Alec n’avait pu s’empêcher d’attraper sa main, la serrant contre la sienne, cherchant à lui transmettre tout ce qui lui fallait de courage. Il garderait la force pour ce qu’il avait à faire à présent.

« Si tu croyais que j’allais lâcher comme ça.. »
« Merci d’être venu… »

Dans ses yeux, il voyait passer les brumes du désespoir tandis qu’elle s’engageait sur ce chemin redouté.

« Je t’en veux pas Alec. Je sais que tu as essayé... »

A regret, Alec avait lâché son regard, conscient qu’en cet instant, elle n’était plus celle dont il devait attirer l’attention. Et s’il s’était mis à briller une once de malice, ses prunelles s’étaient surtout faites de glace alors qu’elles se braquaient dans celles d’Isaac qui les regardait là, avancer. Et si pour la jeune femme, la marche était funéraire, le Rivers comptait bien faire découvrir cette sensation-là également à l’enfoiré qui l’avait mise là. Sans le lâcher du regard, juste alors qu’ils arrivaient à sa hauteur, il s’était permis de glisser quelques mots à la jeune femme.

« On ne dit pas non à un Rivers. »

Lâchant une seconde l’homme du regard, il avait rejoint le sien, lui apportant un petit sourire avant de lâcher sa main. Un clin d’œil aurait été de trop n’est-ce pas ?

Alec s’était donc détaché de la jeune femme, rapportant son attention à Isaac qui ne pouvait manquer ce qui se passait entre eux. Tout naturellement, il s’était dirigé vers lui, passant un bras autour de ses épaules, le serrant – un peu trop fort – près de lui.

« Salut ! On se connait pas toi et moi mais tu vas vite apprendre à me connaître. Tu vois ta minable petite réputation ? Elle ‘pèse pas lourd face à celle que porte mon nom. Et tu sais ce que porte le tien ? Regarde bien dans la salle, vérifie, j’crois qu’il y a des visages que tu connais, cherche bien. »

Il n’avait pas parlé fort, pas assez pour que l’assistance ne l’entende. Bien sûr, Isaac avait commencé à se la ramener, à se débattre, à faire son puissant. Mais Alec ne lâchait pas, le tournant vers ces quelques prunelles qui dardaient sur lui un regard meurtrier. Alors, il s’était figé.

« Ah ! Ça y est, il les a vu le petit. Tu sais ce qui est dommage quand on fait des grosses conneries ? Les conséquences. »

Différents jeunes gens étaient là, bien apprêtés pour un mariage. Mais leur visage était tout sauf amical. Et Isaac les connaissait bien. Parce qu’une raclure comme ça, ça n’en est jamais à sa première fois.

Forçant le futur marié à se tourner vers sa promise, cette fois-ci, Alec avait enfoncé ses doigts dans son épaule, serrant jusqu’à sentir l’articulation crier grâce.

« Et tu sais ce qui est dommage quand on cogne quelqu’un qui m’est promise ? C’est que les coups, je les rends au centuple. »

Demi-tour, regarde-moi connard.

« Et je frappe bien, bien plus fort que toi moucheron. A vrai dire, j'aimerai vraiment pouvoir te montrer ça, alors donne moi une seule raison...»

Crois-moi, j’ai eu de très bons profs.
Il grimaçait. Son père s’était levé, là bas, au loin, mais n’avait pas avancé. Ils avaient déjà parlé. Il savait ce qui allait se passer.
Il avait donné sa bénédiction.

« Alors tu sais quoi, tu vas te taire, et tu vas te barrer loin, pour t’éviter quelques menus désagréments. T’as une autre fille qui t’attends, une bonne fille de bonne famille, canon avec ça. Personnellement je ‘chercherai pas la merde et j’accepterai le deal. Nan, ‘le regarde pas, regarde moi. »

Bien sûr, il cherchait l’assentiment de papa. C’est papa qui décide n’est-ce pas ?

« Si ça peut te rassurer, il a déjà signé. Qui t’a dit que t’avais le choix ? T’iras là où je te dirais, tu épouseras qui je te dirais. Et ça ‘sera pas elle. Pigé ? »

La pression sur son épaule s’était intensifiée alors qu’Alec le sentait prêt à faire des émules. Mais un nouveau regard vers son père l’en avait dissuadé. Papa l’avait déjà vendu à quelqu’un d’autre. Ça pique comme sensation n’est-ce pas ?
Alors il avait hoché de la tête, acceptant à son tour le nouveau marché, comme la jolie potiche qu’il venait à l’instant de devenir.

« Merci bien ! Mesdames et messieurs, petit changement de dernière minute. Notre cher Isaac ici présent vient de changer d’avis, il est attendu ailleurs et sa famille est priée de quitter les lieux. Merci de votre présence, et toutes nos excuses pour ce léger désagrément ! Passez une excellente soirée ! »

Isaac avait tenté de prendre la parole à son tour, immédiatement arrêté par Alec.

« Ah nan, toi tu te tais. Si tu veux parler, nous sommes beaucoup ici à vouloir t’entendre te justifier sur différents sujets, tu es chaud ? »

Dans son regard brillait la haine, l’humiliation…

« C’est ça, on est d’accord. »

Comme je l’ai dit il y a quelques années :

« Soit beau et tais-toi. »

Un dernier regard vers Mack et il s’apprêtait à partir.

« Oh attends, je crois que la superbe jeune femme ici présent a quelque chose pour toi. »

Ta bague, grosse merde. Une certaine Kayla, femme de faible vertu, aux mœurs légères, à la personnalité affirmée et aux avis douloureusement tranchés l’attends de pied ferme parait-il. L’ex de Yassen. Une garce. Sa famille recherchait un bon parti dit-on.

To me, you're perfect:
 

Enfin, alors que les lieux se vidaient, qu’Isaac s’était enfui, pétri de honte, Alec avait pu se tourner vers la jeune femme qui l’avait accompagné toute sa vie. Toute trace de glace s’était évacuée de ses pupilles et, après un petit regard vers les parents Blackburn, alors que l’autre famille s’était effacée et qu’il ne restait plus que celle de ses anciens voisins, et de quelques victimes, un sourire de victoire aux lèvres ; là seulement,

Alec mit un genou au sol et sorti un écrin de sa poche.

« Et puisqu’il est difficile, sinon impossible de dire non à un Rivers ; est-ce que par hasard, Mackensie Quinn Blackburn, tu me ferais l'honneur de devenir ma femme, ici et tout de suite ? »

 
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MessageSujet: Re: We are still kids but... - Mack -    Jeu 10 Mai 2018 - 23:30


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La dramaturgie, tout un art. Durant les longues journées qu’elle avait passé à attendre, la belle ne cacherait pas qu’elle avait plus d’une fois songé à une fin digne d’un drame Shakespearien… Après tout, rien de tout ça ne sonnait vrai, alors autant donner à l’ensemble un peu plus de saveur si vraiment tout espoir était perdu. C’était peut-être la seule chose sur quoi elle pourrait avoir le contrôle, alors elle ne laisserait pas passer cette chance. Si elle n’avait rien tenté jusqu’ici, si elle avait endossé la robe blanche, c’était parce qu’il lui restait un infime espoir. Une toute petite flamme de voir Alec débarquer, ou son père renoncer à la voir condamnée à une vie non désirée. Et elle avait eu raison, sans qu’elle ne l’attende vraiment, le cœur lourd, il était là.

Sa main n’avait plus lâchée la sienne, cherchant définitivement la force de marcher alors que ses mouvements étaient mécaniques au possible. Elle n’arriverait jamais à dire oui à l’homme qui l’avait marquée de la sorte. Elle renonçait, son esprit lui hurlant de faire demi-tour et de ne pas plonger. Elle n’avait même pas regardé une seule fois Isaac, de peur d’y retrouver toute la violence qu’elle redoutait. Elle paniquait, définitivement et la présence d’Alec ne changerait rien au fait. Elle n’y arriverait pas, jamais. Elle avait cru sincèrement, pouvoir mais maintenant qu’elle y était, l’Anglaise perdait tout sens du devoir, sa main avait du se mettre à trembler maintenant qu’elle était proche de son bourreau.

« On ne dit pas non à un Rivers. »

Son sourire trahissait quelque chose. Un espoir que la belle n’avait pas tout de suite saisi… Quelque chose se jouait sans qu’elle n’en comprenne les tenants et les aboutissants. Son regard avait suivi la scène, l’incompréhension brillant et la clouant sur place.

« Salut ! On se connait pas toi et moi mais tu vas vite apprendre à me connaître. Tu vois ta minable petite réputation ? Elle ‘pèse pas lourd face à celle que porte mon nom. Et tu sais ce que porte le tien ? Regarde bien dans la salle, vérifie, j’crois qu’il y a des visages que tu connais, cherche bien. »

Elle n’avait pas compris encore, c’était trop brutal et inespéré pour qu’elle se perde encore en espoir futile. Faire pression pour qu’il ne lui rende pas la vie impossible, voilà ce qu’elle s’imaginait à sa hauteur. Parce qu’il n’y avait rien d’autre à faire à l’heure actuelle. En son fort intérieur, la jolie blonde prenait un plaisir monstre à voir Isaac pâlir et battre en retraite au fur et à mesure que le discours d’Alec l’atteignait. Demeurant spectatrice, elle écoutait, tâchait de comprendre et de réaliser vraiment ce qui était en train de se jouer. Il y avait eu du mouvement derrière et un regard échangé avec son père avait suffi à lui mettre la puce à l’oreille. Une chose se jouait vraiment et elle n’était définitivement pas certaine de comprendre. Elle s’était attendue à ce qu’il mettre un terme à l’intervention d’Alec, mais il n’y avait rien eu si ce n’est ce regard et un sourire bienveillant.

« Alors tu sais quoi, tu vas te taire, et tu vas te barrer loin, pour t’éviter quelques menus désagréments. T’as une autre fille qui t’attends, une bonne fille de bonne famille, canon avec ça. Personnellement je ‘chercherai pas la merde et j’accepterai le deal. Nan, ‘le regarde pas, regarde moi. Si ça peut te rassurer, il a déjà signé. Qui t’a dit que t’avais le choix ? T’iras là où je te dirais, tu épouseras qui je te dirais. Et ça ‘sera pas elle. Pigé ? »

L’espoir d’une nouvelle issue, pas elle… La jeune anglaise était perdue, elle cherchait une explication plausible, elle avait peur de comprendre de travers. Sérieusement, il allait lui falloir un siège, parce qu’à cet instant précis, elle ne se sentait pas bien.

« Merci bien ! Mesdames et messieurs, petit changement de dernière minute. Notre cher Isaac ici présent vient de changer d’avis, il est attendu ailleurs et sa famille est priée de quitter les lieux. Merci de votre présence, et toutes nos excuses pour ce léger désagrément ! Passez une excellente soirée ! »

Libre… sa tête lui tournait sérieusement. Le poids de la liberté venait de s’abattre sur ses épaules et ses oreilles s’étaient mises à siffler. Le stress, la pression elle avait regardé Alec puis Isaac.

« Oh attends, je crois que la superbe jeune femme ici présent a quelque chose pour toi. »

Regard sur sa main, alors qu’elle retirait ce cailloux trop brillant. L’enlever venait de lui arracher des larmes de soulagement, elle la lui avait balancée au visage. Tout ça… c’était fini, elle était… libre. Libre et pour la première fois de la semaine, le sourire qu’elle avait affiché sur son visage n’avait rien de factice alors qu’elle avait planté son regard dans celui d’Alec.

« Alec je sais pas comment… »

Elle avait voulu lui sauter dans les bras et laisser exploser le soulagement et tomber dans ces putains de clichés à la con. Le genre comédie romantique qu’elle avait sûrement trop regardé, au diable la retenue… on venait de faire voler en éclat ses rêves de gamine, il pourrait lui pardonner son élan d’amour et son besoin de tomber dans la niaiserie. Parce qu’à cet instant précis, elle avait juste envie de l’embrasser et de ne plus jamais quitter ses bras. Elle avait juste été stoppée dans son élan par un genou à terre. Instant de panique prononcé, regard d’incompréhension et bourré de surprise. Une part d’elle avait imaginé ce jour depuis qu’elle avait l’âge de huit ans, quand l’autre s’était raisonnée à grand coup de retour à la réalité.

« Alec qu’est-ce que… »

Si c’est une blague, elle n’est franchement pas drôle. Son cœur venait de faire un bond dans sa poitrine, et d’un regard elle avait cherché celui de ses parents, pas la moindre opposition dans leur attitude, juste un nouveau sourire qu’elle leur avait rendu avant de reporter son attention toute entière sur Alec.

« Et puisqu’il est difficile, sinon impossible de dire non à un Rivers ; est-ce que par hasard, Mackensie Quinn Blackburn, tu me ferais l'honneur de devenir ma femme, ici et tout de suite ? »

L’anglaise tremblait, ses mains contre son visage, les mots passaient en boucle… s’incrustaient dans chacune de ses cellules, ne manquant pas de la faire frissonner au passage. Consciente qu’un trop long silence risquerait de mettre à mal toute l’assemblée, la jeune femme avait soufflé. Tentant de reprendre son souffle, l’émotion était en train de l’assommer.

« Oui… oui Alec je veux t’épouser. »

C’est de la folie, mais il n’y avait pas même eu, une once d’hésitation, juste une voix nouée par l’émotion et les larmes de joie. Putain oui elle voulait l’épouser ! A l’instant, il lui semblait qu’Isaac n’avait pas même existé, il n’y avait que lui… Lui et son regard, lui et son sourire… Lui et sa manie de la faire fondre, lui et ses défauts… Elle avait attendu qu’il se relève pour venir attraper ses lèvres.

« Oui… mille fois oui… »

S’il pouvait seulement imaginer à quel point. Son sourire ne l’avait pas quittée, alors qu’elle venait le serrer contre lui. Elle aurait tout le temps de réfléchir à ça plus tard, de réaliser, là elle voulait juste rester dans sa petite bulle de bonheur. Celle qui n’éclaterait pas tout de suite et qui lui laisser entrevoir un bout de ciel bleu. A nouveau, elle l’avait embrassé, oubliant un instant qu’ils n’étaient pas tous les deux.

« Je t’aime… »

Et pour une fois elle n’avait pas peur du silence qui pourrait venir derrière. Et pour la première fois depuis qu’elle avait passé cette robe, elle avait le sentiment d’être à sa place.

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MessageSujet: Re: We are still kids but... - Mack -    Sam 28 Juil 2018 - 10:01


Il avait posé les cartes, les unes derrière les autres. Il avait monté son piège, avait joué sur tous ces plans, ces aspects sociétaux qui lui avaient toujours posé tant problème. Cette aspect réputation qu’il s’était évertué à briser pour sa propre famille. Ah ça, il en avait de l’expérience. Plus qu’il n’en fallait. Mais pour une fois, ça n’était pas lui qu’il devait détruire. Et son envie de ne laisser aucune porte de sortie à  cet enfoiré l’avait fait avancer jusqu’à aller voir des personnes qu’il n’était pas sûr de pouvoir affronter. Il l’avait entouré, acculé. Il l’avait bloqué, étouffé.

Et avait jubilé de voir sa pauvre assurance se briser au fur et à mesure. A chacune de ses paroles, cet enfoiré voyait tous ses méfaits se retourner contre lui. Et il pâlissait. Et ses épaules s’abaissaient. Et son sourire s’effaçait.

Et celui de Mack apparaissait.

Le regard sombre que posait Alec sur lui ne faisait aucun doute : il le détruirait. Pour tout ce qu’il avait fait. Pour tout le mal qu’il lui avait imposé. Il lui avait exprimé, bien sûr : pour chaque coup qu’il avait donné, il lui rendrait une sentence cent fois plus forte. Bien sûr, Mack ne l’avait pas entendu, comme personne dans l’assistance. Bien sûr, il lui avait laissé une porte de sortie ; mais, franchement… il n’y avait pas cru, si ?! Car s’il ne lui laissait pas d’autre choix que de fuir son propre mariage la queue entre les jambes, Alec ne le laisserait jamais en paix avec ce qu’il avait fait. Jamais.

Mais pour l’instant, il s’était éloigné, indemne, blessé et humilié ; mais indemne. Et Mack était libre.

Si elle avait mit un moment à réaliser ce qu’il se passait, à croire en la réalité de cette scène, son visage avait finit par s’illuminer et ressembler de nouveau enfin à celle qu’elle avait toujours été.

Non, clairement, il ne pouvait qu’être un idiot s’il croyait une seconde qu’Alec le laisserait vivre en paix en ayant fait disparaitre ce sourire-là de ce visage.

Ses yeux pétillants de joie se tournaient vers lui alors qu’elle baragouinait quelques paroles d’incompréhension. Franchement ? Lui non plus ne savait pas trop comment il avait réussi à faire ça. Ni comment ça avait pu réussir. Mais s’il aurait bien aimé la laisser  poursuivre son geste, il avait encore mieux à faire, plus fort pour son petit cœur. Et là, c’était ses propres limites qu’il explosait et balayait d’un revers de main. Après tout, il avait été rencontré sa mère, quelques jours plus tôt. Le pas : il l’avait déjà passé. Et personne d’autre n’aurait pu lui faire faire ça, sans même rien lui demander.

« Et puisqu’il est difficile, sinon impossible de dire non à un Rivers ; est-ce que par hasard, Mackensie Quinn Blackburn, tu me ferais l'honneur de devenir ma femme, ici et tout de suite ? »

Il l’avait vu trembler, sourire, trembler plus encore. Et s’éterniser.
Après si tu le veux vraiment, je rappelle l’autre con hein !

« Oui… oui Alec je veux t’épouser. »

L’émotion étranglait ses mots et si, lui, avait gardé son assurance mordante jusque là, elle lui avait soudainement échappé, le plongeant dans un océan de sentiments qu’il ne savait ni identifier ni gérer. Il ne s’était d’ailleurs pas vu se redresser, n’avait pas remarqué l’humidité dans ses yeux, ni l’émotion qui lui serrait la gorge. Toujours était-il que l’instant d’après, il était debout et lui rendait baiser et étreinte, se sentant – malgré doutes et angoisses – affreusement à sa place.

« Oui… mille fois oui… »

C’est normal de pleurer à son mariage non ? Et quand on vient de sauver son… Sa meilleure amie ? Sa compagne de vie. Sa fiancée. Après tout, c’était la suite logique non ?
Un instant, plus rien n’avait compté qu’elle. Un instant, plus aucun doute ne l’avait assailli. Juste un instant hors du monde. Hors de ses propres barrières. Loin de ses fantômes. Plongé dans ses yeux.

« Je t’aime… »

Un battement de cœur loin de sa réalité.
Un baiser.
Une vérité.

« J’suis pas sûr de bien gérer ça. Mais je t’ai toujours aimé. »
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We are still kids but... - Mack -
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