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  I think I wanna marry you ▬ Alec

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MessageSujet: I think I wanna marry you ▬ Alec   Lun 7 Mai 2018 - 22:07

Lundi 21 septembre 2015

Sept jours, c’est le temps qu’il lui reste avant que cette véritable imposture ne tourne au mélodrame pour de bon. La jeune femme n’avait rien eu à régler, c’était à peine si on avait pris en compte son avis lorsqu’elle avait émis des souhaits concernant cette mascarade. La seule bataille qu’elle avait gagné, c’était encore le choix de sa robe. Ce moment, elle l’avait imaginé depuis qu’elle était gamine, elle se voyait avancer jusqu’à son futur, l’émotion serait présente chez tout le monde et elle serait certainement la femme la plus heureuse du monde. Oui l’Anglaise avait des rêves de princesse à revendre, et sincèrement elle se fichait pas mal de ce que le monde pouvait bien penser. A plusieurs reprises, elle avait écrit ce mot à Alec, un appel à l’aide, un signal de détresse… chaque fois, elle avait renoncé. Non pas par fierté, mais surtout parce qu’elle savait que ça ne mènerait à rien de bon. Il n’y avait aucune échappatoire, pas cette fois et Kezabel, Julian ou Alec ne pourrait rien y faire cette fois, la situation était trop enlisée. Cette histoire de serment la tenait, pieds et poings liés et ça la minait de plus en plus.

Aujourd’hui, elle aurait dû avoir ce sourire aux lèvres et non cette boule au ventre en débarquant dans cette boutique. Elle n’avait pu se résoudre à trouver LA robe, n’arrivant pas à se projeter positivement dans ce mariage. La première fois qu’elle avait passé l’une de ces robes, l’émotion qu’elle avait ressentie n’avait rien de positif. On avait beau lui avoir dit qu’elle était magnifique, elle peinait à le croire tant tout ça sonnait faux ! Dernières retouches obliges, l’Anglaise avait débarqué, tâchant d’afficher ce sourire de façade qu’elle portait depuis plusieurs jours maintenant. La violence était montée d’un cran, sans même qu’elle ne voit la chose venir. Les mots dans un premier temps, et face à son répondant la première gifle pour calmer ses ardeurs. La jeune femme avait cru pouvoir faire front, mais face à la violence exponentielle de son fiancé, la belle n’avait fait qu’encaisser au risque de voir les choses s’empirer. La veille, elle avait longtemps pleuré, immobile sur le sol de la chambre jusqu’à ce qu’elle n’arrive plus à le faire. Son corps brûlait par endroit et la belle savait qu’il lui faudrait user de subterfuges pour camoufler les hématomes sous ses côtes et sur ses bras. Il ne touchait pas son visage, ou pas assez pour la marquer. Elle se sentait plus isolée que jamais, bloquée et prisonnière de ces murs. Ça faisait deux semaines qu’elle ne pouvait plus s’échapper, son père avait veillé au grain après son éclipse à Oxford pour éviter qu’elle ne prenne la fuite.

Lorsqu’elle avait passé la robe, l’Anglaise avait ressenti cette oppression lui contraindre la poitrine malgré les quelques kilos qu’elle avait encore perdus. La créatrice avait soupiré à l’idée de devoir l’ajuster de nouveau, mais elle s’exécuterait. Coiffée, maquillée, habillée, elle avait l’impression de n’être qu’une poupée sans âme. Alors quand elle avait vu son reflet dans le miroir, la sensation d’étouffement lui avait littéralement écrasé la poitrine. Tout ça était faux, son rêve de gosse venait de voler en éclat et elle n’avait pu cacher les larmes. Elle avait l’air d’une mariée, mais elle n’en avait que l’allure. Elle était creuse, sa flamme était en train de s’éteindre et si elle ne faisait rien, la jolie blonde finirait par dépérir sérieusement. Il lui fallait profiter de cette fenêtre de tir, sans quoi elle était condamnée. La vendeuse occupée, la jeune femme avait transplané. Sa destination elle était toute trouvée et elle n’avait même pas réfléchi. Il lui fallait quelqu’un capable de la sortir de là, et la personne était toute trouvée.

C’était dans le salon d’Alec que la belle avait atterri. Un peu déboussolée, elle avait mis quelques secondes à réaliser qu’elle était bien au bon endroit. Tomber sur Aileen l’avait un peu surprise autant l’avouer. Et visiblement, la brune avait été surprise vu le cri de surprise qu’elle avait poussé.

« Par merlin tu m’as fait peur ! »
« Je… je cherche Alec… »
« Il est là-haut. »

Elle ne lui avait pas demandé si ça allait, mais l’Anglaise voyait bien le regard qu’elle lui posait. Elles n’avaient jamais été très proches, loin de là même, mais la brune n’avait pas trainé pour appeler Alec. Et quand elle l’avait vu débarquer, la jolie blonde avait senti un sourire bien réel marquer ses traits pour la première fois depuis des semaines. Trois mois de séparation, c’était long… trop long pour que l’émotion ne la submerge pas.

« J’ai besoin d’aide… »

De nouveau, un sentiment d’oppression, la tête qui lui tourne. C’était trop, trop pour qu’elle reste debout sans vaciller.


Dernière édition par Mackensie Q. Blackburn le Jeu 10 Mai 2018 - 23:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I think I wanna marry you ▬ Alec   Mar 8 Mai 2018 - 0:34

Ça n’était plus possible. Il lui fallait un plan. Il n’avait pas duré longtemps comme ça. Un petit boulot, des beuveries, une recherche acharnée. Et pourtant, il avait trouvé portes closes sur portes closes. Il avait prit sur lui et s’était rendu lui-même là bas. Chez lui. Dans la rue, à quelques pas de la porte des Blackburn, il avait fixé le grand manoir, la haute haie, les grandes étendues. Mâchoires serrées, il était resté un instant devant le portail, se demandant qui l’observait, là-bas, derrière les portes closes. L’ex héritier des Rivers n’était pas entré. Il n’était pas là pour ça bien que nombre de ses colocataires – les deux à vrai dire – l’y auraient sans doute encouragé.
Mais aucune de ses tentatives ne s’étaient trouvées très fructueuses. Mme Blackburn l’avait accueilli, oui, mais sans accéder à ses demandes, sans réellement lui parler non plus d’ailleurs. Elle ne l’avait pas invité à entrer, l’avait simplement reçu sur le pas de la porte.

Il l’avait prévenue : si elle n’avait pas refait surface d’ici une semaine, sa porte volerait. Elle ne voulait pas le voir prétendait-elle. Elle avait besoin d’espace, besoin de se remettre.
Et lui, il avait besoin de connaître la vérité. Besoin de la savoir en sécurité. Et rien de tout ça ne le rassurait vraiment, bien au contraire. Mais se mettre à dos les parents de la jeune fille n’était pas la solution, il le savait bien. Au contraire, il savait qu’il n’avait pas le loisir de pouvoir se les mettre à dos. Alors il prenait son mal en patience.
Assis sur son lit, il avait balancé au loin les papiers de rupture de contrat. Il n’avait pas duré longtemps. Paraitrait qu’il était dissipé. Pas à ce qu’il faisait.

Sans blagues.

Un nouveau mois avait passé lui semblait-il. Ou quelque chose dans ce goût –là et toujours rien. Pas de nouvelles. Il lui semblait faire choux blanc dans tout ce qu’il entreprenait. La prochaine étape, c’était débouler chez les Supérieurs. Du moins à ce rythme-là, il n’allait pas tarder à l’envisager.
Cette situation le rendait proprement taré. Elle était en danger, ça ne pouvait en être autrement. Quelque chose n’allait pas, c’était évident. Et il était là, isolé de tout, sans réussir à réussir quoi que ce soit de concret. Sans personne pour l’aider à faire quelque chose ; quoi que ce soit. Il lui semblait que cette situation était totalement bloquée.

Elle l’était d’ailleurs, jusqu’à cette minute-là, précisément. La voix d’Aileen l’avait interpelé. Bien sûr, il y avait répondu par un grognement plutôt habituel mais avait rapidement réagit, comprenant qu’il n’y avait rien d’anodin dans son appel. Et en effet, ça ne l’était pas. Arrivé dans le salon, son cœur avait dû manquer un battement alors que son regard se posait sur l’élue de ses angoisses. Mack était là. En vie, c’était déjà bien. En tenue de mariée, ça en revanche, beaucoup moins. Et, surtout, dévastée. Tout son être respirait l’angoisse, le désespoir et ses prunelles hurlaient à l’aide. L’anxiété lui coupant le souffle, il l’avait à peine entendue lui dire qu’elle avait besoin d’aide qu’il se précipitait déjà vers elle, l’encerclant dans ses bras protecteurs, son souffle se débloquant un instant à son contact, comme s’il ne s’autorisait à respirer qu’en cet instant où le contact avec sa peau lui assurait que ça n’était pas un rêve.

En même temps, j’avais son subconscient n’aurait eu l’idée d’inventer un tel truc.

« Putain il s’est passé quoi ? »

Un instant il la serrait contre lui, l’autre il lui faisait de nouveau face, sans réellement la lâcher pour autant, de peur qu’elle ne disparaisse de nouveau.

« T’étais où ? C’est quoi cette tenue, tu… c’est quoi c’bordel ?! »

C’est bien résumé.

« Qu’est-ce qu’on t’a fait… »

Parce que son état était sans appel : elle n’allait pas bien. Pas bien du tout.

Et là, à défaut de savoir arracher sa peine au loin ; il lui fallait au moins un bouc émissaire.
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MessageSujet: Re: I think I wanna marry you ▬ Alec   Mar 8 Mai 2018 - 11:53

L’Anglaise ne s’était pas imaginée qu’il puisse être venu jusqu’à sa porte pour tenter de la trouver. Le savoir si proche la rendrait plus que mélancolique finalement. Parce qu’elle ne s’était pas imaginé que sa mère puisse faire barrage à ce point, bien qu’au fond, elle avait pensé que montrer les marques suffirait à son père pour revenir en arrière. Malheureusement ça n’avait pas été le cas, elle devrait juste s’endurcir… Encaisser jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus ou qu’elle s’habitue c’était ça son avenir ? Sincèrement ? C’était à ça qu’elle en serait réduite, juste parce qu’elle avait eu la prétention de vouloir vivre librement ? L’injustice brûlait ses veines, pourtant ce feu était en train de s’épuiser au fur et à mesure que les jours s’égrenait. Elle ne pouvait pas se marier, pas comme ça, pas avec lui. Tant pis si elle devait en mourir, mais elle ne pourrait pas supporter de subir les mots et les coups à longueur de temps. La blonde estimait mériter mieux que ça.

Là dans le salon d’Alec, loin de sa famille, il lui semblait faire un pas réel vers la liberté. Qu’importe l’issue, elle savait qu’ici elle trouverait le réconfort qui l’aiderait à passer outre la douleur et l’angoisse. Trois mois de silence radio, l’Anglaise espérait juste qu’il ne la rejetterait pas. Elle craignait son regard et sa colère, espérait qu’il serait soulagé de la voir comme elle était soulagée d’être ici. A peine avait-elle croisé son regard qu’elle avait compris avoir fait le bon choix. Il ne la laisserait pas sur le carreau et rien que ça suffisait à lui réchauffer le cœur. Ses bras l’avait enserrée et la belle n’avait pu que s’y lover, consciente que cette chaleur lui avait manqué cruellement, en particulier au cours des dernières semaines. Son contact l’avait fait frissonner autant qu’il avait eu le bonheur de la rassurer. Trois mois, ça ne suffirait jamais à effacer les sentiments qui l’étreignaient. La preuve il suffisait d’un seul regard, d’un seul contact pour que tout vole en éclat et qu’elle ne veuille plus s’éloigner. Malgré la douleur, elle l’avait serré, s’agrippant plus que nécessaire alors que le soulagement lui faisait tourner la tête.

« Putain il s’est passé quoi ? »

Que répondre à ça ? La jeune femme était trop bouleversée pour lui avouer qu’elle avait été trop stupide et faible.

« T’étais où ? C’est quoi cette tenue, tu… c’est quoi c’bordel ?! Qu’est-ce qu’on t’a fait… »

Parler, expliquer, mettre en mots en lui épargnant les détails sordides, elle pourrait le faire. il fallait juste qu’elle accepte de taire les côtés sombres.

« J’ai cru que si je restais loin de toi un temps, on pourrait… être comme avant. J’ai voyagé avec Julian cet été et… Alec j’suis tellement désolée, j’te demande pardon… J’ai voulu t’envoyer des messages, plus d’une fois mais je ne pouvais pas… »

La sincérité transpirait dans ses mots, elle avait vraiment espéré que mettre un peu de distance suffirait à étouffer ses sentiments, que ça suffirait à remettre les compteurs à zéro et à faire en sorte que tout redevienne comme avant. Avant qu’il ne l’embrasse et qu’elle fasse voler en éclat ses barrières.

« Quand je suis rentrée chez moi… J’dois me marier à la fin de la semaine Alec… j’ai pas le choix… »

La boule d’angoisse venait de refaire surface, l’obligeant à forcer sur ses poumons pour qu’elle puisse respirer de façon efficace.

« Faut que tu m’aides Alec… J’suis bloquée et je sais plus quoi faire. »

Elle ne répondrait pas à la dernière partie, elle était bien incapable de lui avouer les maux qui l’habitaient.

« Mon père ne veut rien entendre, celui que je dois épouser ne m’aime pas… et moi je ne pourrais jamais l’aimer. »

Pas après ce qu’il m’a fait et ce qu’il me fera.
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MessageSujet: Re: I think I wanna marry you ▬ Alec   Mar 8 Mai 2018 - 16:40

« J’ai cru que si je restais loin de toi un temps, on pourrait… être comme avant. J’ai voyagé avec Julian cet été et… Alec j’suis tellement désolée, j’te demande pardon… J’ai voulu t’envoyer des messages, plus d’une fois mais je ne pouvais pas… »

De la colère ? Si, il en avait. Mais pas de rejet. L’angoisse, la peine d’avoir été mis de côté ainsi depuis des mois était présente, bien sûr, mais elle ne resurgirait pas tout de suite. Bien sûr, avoir été éloigné, sans nouvelles ainsi pendant un temps aussi fou, avec tout ce qu’il s’était passé, et ce pour des raisons aussi peu… graves que ce qu’il avait pu imager.. Non, ça ne passerait pas comme ça. Mais pour l’instant, il était trop soulagé et inquiet pour la belle blonde pour focaliser sur son ressenti à lui. Bien sûr, il y avait eu mieux à faire. Mais sa colère était muselée par l’angoisse de la voir ainsi. Parce qu’il n’y avait pas que ça. Et il se pencherait plus tard sur ce que « faire comme avant » pouvait bien vouloir dire. Parce qu’il n’y avait pas qu’un problème entre elle et lui, loin de là. Elle aurait réagit sinon. Réagit à ses nombreuses lettres et, surtout, sa mère ne lui aurait pas réservé un tel accueil. Non, il y avait autre chose. Quelque chose genre …. Un mariage. Au hasard hein. Et connaissant les parents de la jeune femme et leurs peurs non diagnostiquées de dégringolade sociale, il craignait le pire. Elle allait mal et, là, malgré tout ce qui pouvait bouillir en lui, Alec ne pouvait voir que ça. Alors il ne la lâchait pas, éprouvant ce besoin presque maladif de la sentir près de lui, de la sentir en vie, de l’empêcher de s’enfuir encore. Comme d’autres avant elle.

« Quand je suis rentrée chez moi… J’dois me marier à la fin de la semaine Alec… j’ai pas le choix… »
« Quoi ? Attends, à la fin de la semaine ?! »

En même temps, on n’achète pas une robe huit mois à l’avance. Et la robe, elle l’avait. Blottie contre lui tout à l’heure, il avait même sentis à quel point la jeune femme avait perdu du poids et ça n’était pas pour le rassurer. La panique dans sa voix, ses paroles hachées, son souffle saccadé… il commençait à s’agiter à son tour, bouffé par l’angoisse de la situation.

« Faut que tu m’aides Alec… J’suis bloquée et je sais plus quoi faire. »
« Attends ça va aller, comment ils te tiennent ? On va trouver une solution. »

Ça n’était pas la première fois qu’ils lui faisaient ce coup-là. Après tout, ça les avait bien rapprochés. Cependant, jamais ils n’en étaient arrivés à de tels extrêmes.

« Mon père ne veut rien entendre, celui que je dois épouser ne m’aime pas… et moi je ne pourrais jamais l’aimer. »
« Ok, ça va, explique moi tout depuis le début. Et enlève ce truc, ça peut pas t’aider à respirer. Viens-là… »

Un instant, il l’avait encore gardée contre lui, la serrant, là, tout près, comme pour ne plus la lâcher. Encore une fois, il ne pu que remarquer à quel point ses bras l’encerclaient plus facilement qu’ils ne l’auraient dû mais s’il avait serré les mâchoires, il ne fit pas plus de commentaires que ça.
Ses parents, en revanche, allaient entendre parler du pays.

« Ecoute moi, tu vas te changer pour commencer. Aileen va te passer des fringues. Tu vas boire un truc et tout nous expliquer, d’accord ? Ça ira tu verras, on va trouver un moyen de te sortir de là. S’il y a bien un truc que je sais faire, c’est faire foirer les mariages arrangés non ? »

Un petit clin d’œil taquin accompagné d’un sourire tendre s’étaient adressés à la jeune femme avant qu’il ne l’accompagne jusqu’à Aileen – et non, t’as pas le choix toi.
Pourtant, à peine avait-elle disparu derrière la porte qu’il eu besoin de s’accouder au comptoir de la cuisine, lançant la bouilloire dont le bruit avait couvert son manque de souffle. Il avait besoin de ventiler, de respirer à fond. Besoin de se reprendre. De chasser les larmes qui montaient.
Mais il se devait d’être sûr de lui, calme et rassurant pour elle. S’ils étaient deux à partir en crise d’angoisse, la situation ne risquait pas de s’arranger. Ça ne serait pas Aileen qui allait régler les choses, clairement.
C’était gratuit. Oui.

Sans un mot, il s’était donc dirigé vers la porte de la chambre. Quelques secondes plus tard, la tasse de thé percutait le parquet, se brisant au sol.
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MessageSujet: Re: I think I wanna marry you ▬ Alec   Mar 8 Mai 2018 - 19:15

« Quoi ? Attends, à la fin de la semaine ?! »

L’entendre dans la bouche d’un autre avait le don de la mettre mal à l’aise tant ça lui semblait proche. Cette réalité était en train de la bouffer tant elle angoissait à l’idée que ça puisse se passer pour de vrai. Elle n’avait même pas répondu à ça, se contentant de hocher la tête. Essayant de se raccrocher à lui dans un maigre espoir qu’il puisse la sortir de cet enfer dans lequel elle était en train de glisser jour après jour. L’angoisse lui serrait la gorge et il lui semblait que tous les mots se mélangeaient dans sa tête. Expliquer la situation lui paraissait impossible et elle peinait vraiment à remettre sa pensée en ordre.

« Attends ça va aller, comment ils te tiennent ? On va trouver une solution. »
« Un serment… Mon père a promis ma main au fils d’un de ses collègues du ministère. »

Le genre de promesse qu’on ne rompt pas, et elle avait sérieusement l’impression de n’être qu’une marchandise qu’on troque contre une ascension sociale. Sans compter que la corruption du Ministère n’était plus un secret à présent et qu’en temps de guerre, tous les moyens étaient bons pour placer habilement ses billes. Une nouvelle fois, la belle avait hoché la tête, buvant les mots de son ami, espérant qu’il puisse en effet trouver une solution à son problème impossible.

« Ok, ça va, explique moi tout depuis le début. Et enlève ce truc, ça peut pas t’aider à respirer. Viens-là… »
« Merci… si tu savais comme tu m’as manqué… »

Lovée dans ses bras, elle n’avait aucune envie de quitter cette bulle de protection bienveillante. Pourtant l’idée d’enlever cette robe la séduisait plus que de raison. Elle avait ravalé une grimace et tue un gémissement de douleur lorsqu’il l’avait serrée un peu trop fort. Il lui restait juste à trouver une excuse pour qu’il ne soit pas dans la même pièce qu’elle lorsque cela arriverait sans quoi elle ne donnait pas cher d’Alec. Soucieuse de le préserver un minimum, la jeune femme tournait encore et encore la façon d’aborder la chose, mais Alec lui avait servi une excuse sur un plateau.

« Ecoute moi, tu vas te changer pour commencer. Aileen va te passer des fringues. Tu vas boire un truc et tout nous expliquer, d’accord ? Ça ira tu verras, on va trouver un moyen de te sortir de là. S’il y a bien un truc que je sais faire, c’est faire foirer les mariages arrangés non ? »

Elle avait souri en réponse à son allusion. Un sourire qui se voulait vrai et non faussé comme tous les autres. Elle s’était laissée embarquer par Aileen qui n’avait pas rechigné, consciente de la situation dramatique dans laquelle l’Anglaise était. Une fois la porte passée, la blonde avait pris les devants consciente que la suite pourrait être catastrophique.

« Écoute je sais que toi et moi, on a eu quelques différents, mais j’te remercie pour ça… »
« C’est la moindre des choses… Laisse-moi faire. »
« Attend, va doucement… »

La brune était venue à son secours, voyant ses difficultés à retirer les lacets du corsage. Elle l’avait sentie se tendre et avoir un hoquet de douleur alors qu’elle tirait légèrement sur le tissu pour en écarter les pans. La robe avait finalement glissée contre ses hanches, la laissant en sous vêtements un court instant. Sous la ligne de son soutien-gorge sans bretelles, un hématome colorait sa peau sur son flanc, dessinant ses côtes jusqu’à son bassin. Un second marquait son omoplate de façon moins proéminente, mais ne laissant pas le doute quant à sa provenance. Quant au reste, ses cuisses étaient marquées également, mais dans une moindre mesure. La magie s’effaçant, on devinait les anciennes marques sur ses bras et sa gorge, le temps aidant à les faire disparaitre.

« Bon sang, mais qu’est-ce… »
« C’est une longue histoire… »

La jeune femme avait voulu enfiler quelque chose, mais un bruit l’avait contrainte à se retourner. Alec se tenait dans l’encadrement de la porte, la tasse venait de se briser au sol et au regard qu’il portait sur elle, la blonde avait compris qu’il était trop tard pour se cacher, trop tard pour l’épargner et amener les choses en douceur.

« Je sais… »

Désireuse de se cacher, la jolie blonde avait pris le T-shirt de la brune pour l’enfiler et donc faire disparaitre ce sentiment de honte presque omniprésent. Elle ne savait même pas quoi dire ou même quoi faire. Nier la vérité n’aiderait personne et surtout pas elle. Il était temps que la vérité éclate alors elle s’était tournée vers la brune.

« Est-ce que tu pourrais… nous laisser s’il te plait ? »

La brune n’avait pas protesté, elle ne voulait de toute façon pas se retrouver mêlée à leurs histoires. De son côté, l’Anglaise avait préféré se retrouver seule pour essuyer la tempête. Elle saurait mieux gérer Alec si la métamorphomage n’était pas dans les parages. Évitant soigneusement son regard, la jeune femme fixait un point invisible.

« J’pourrais jamais l’aimer Alec… »

Et non, elle ne parlait pas de la métamorphomage.
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MessageSujet: Re: I think I wanna marry you ▬ Alec   Mar 8 Mai 2018 - 20:52

« Attends ça va aller, comment ils te tiennent ? On va trouver une solution. »
« Un serment… Mon père a promis ma main au fils d’un de ses collègues du ministère. »
« Génial… il n’y a pas que Logan à avoir des idées de merde il faut croire… »

« J’te raconterai. »

Un serment inviolable. Elle ne pouvait donc pas aller contre. Et lui-même ne savait comment la sortir de là. Les deux partis devaient aller jusqu’au bout, ils n’avaient pas le choix. Alec s’était tu une seconde, préférant ne pas faire plus de commentaires que cela, cherchant à trouver une solution parmi tout ce mic mac. Pendant longtemps, après sa fuite de Poudlard, il avait cherché à savoir ce qu’il aurait pu faire pour revenir sur sa parole. Quelle aurait été la manière la plus appropriée d’agir pour limiter un maximum la casse ? Mais il n’avait pas trouvé la réponse. S’il y en avait une qu’il devrait trouver pourtant, c’était bien celle-là.
Il fallait lui laisser le temps de la réflexion car là, en effet, il ne voyait pas comment Mack pourrait se sortir de là. D’autant qu’elle avait déjà dû y réfléchir depuis un moment. Encore sous le choc de la nouvelle, il n’avait qu’une envie : l’emmener loin et espérer que les choses se tassent d’elles-mêmes. Mais ça n’était pas une option envisageable. Pas avec un serment inviolable dans l’équation. Peut-être pourraient-ils rester là, l’un contre l’autre jusqu’à la fin des temps ?

Seconde option débile. Trouves-en une troisième tu seras mignon.

« Ok, ça va, explique moi tout depuis le début. Et enlève ce truc, ça peut pas t’aider à respirer. Viens-là… »
« Merci… si tu savais comme tu m’as manqué… »
« Toi aussi… »

Un baiser sur le front et il s’était décidé à prendre les choses en main. Du moins d’apparence. Alec savait qu’elle en avait besoin. Qu’il fallait qu’elle sente que quelqu’un gérait un minimum la situation afin de ne pas perdre totalement espoir. Pourtant, lui, un instant seul dans la cuisine se sentait envahis de ce sentiment dévastateur qui tiraillait la jeune femme à son arrivée.
Aileen avait emmené Mack avec elle, sans faire d’histoires tandis qu’il préparait une boisson chaude pour la jeune femme. Une excuse et une habitude plus qu’autre chose. Ainsi, ce petit laps de temps lui avait offert un petit répit pour souffler, pour reprendre son calme. Pour démêler ses pensées enchevêtrées.
Il ne lui avait pourtant pas fallu longtemps avant de revenir vers les deux jeunes femmes. On ne savait jamais, Mack aurait pu transplaner. Mais non, elle était là. Là, en sous vêtements, dos à lui. Et sur son corps trop maigre apparaissaient de lourds hématomes.

La tasse lui avait échappé des mains, se brisant au sol. Mais s’il avait reçu du thé, il ne s’en était pas rendu compte. Lèvres entrouvertes, il décryptait ce corps meurtris, ses yeux humides de larmes rageuses.

« Je sais… »

Il l’avait à peine entendue, son sang se changeant en lave, la haine grandissant au sein de ses prunelles sombres. Cette raclure s’était permis de lever la main sur elle. Non comptant de l’épouser contre son grés, il l’avait cogné.
Un flash lui était venu. Lui, petit garçon, bariolé à son tour, et Mack devant lui, les larmes coulant le long de ses joues alors qu’elle comprenait dans quelle famille il avait pu grandir. Et là ? Et là elle se trouvait presque unie à un type pareil ?! Comment cette situation avait-elle pu arriver ?! Comment ?

Ses bras tremblaient alors que la jeune femme reprenait la parole. Aileen, elle, n’était plus là, le jeune Rivers ne l’avait pas vu sortir.

« J’pourrais jamais l’aimer Alec… »
« Je vais tuer cet homme. »

Balançant son poing sur le mur, incapable de contenir la rage qui battait ses tempes, Alec cherchait à reprendre une respiration normale. Agité, il s’était mis à marcher, son regard papillonnant de lieux en lieux puis de bleus en bleus, serrant mâchoires et poings pour évacuer la haine.

« Donne-moi son nom. »

Une larme, franche cette fois était tombée alors que des milliers d’insectes semblaient courir sur sa peau.

« Ça résoudra le problème. »

Fulminant, il s’était pourtant pris une douche froide, comprenant soudainement qu’il n’avait pas à agir ainsi. Qu’elle avait besoin de lui, besoin d’aide, de soutien, là maintenant. Et nullement de gérer sa colère à lui.
D’ailleurs, la sienne, où était-elle ? Elle si forte, si engagée semblait ne plus être qu’une enfant ayant besoin d’aide.

« Qu’est-ce qu’il t’a fait…. »

Cette fois, il s’était rapproché, effleurant, sans vraiment la toucher, chacune de ces zones meurtries. Chaque hématome, parfois âgé voire effacé à l’aide de magie. Chaque blessure, partout sur son corps.

« Comment il a pu te faire ça… »

Une main sur sa joue, un bras venant de nouveau la garder près de lui, là où, lui semblait-il soudainement, elle serait plus en sécurité. Là d’où il l’avait éjectée tant de fois, se disant qu’il lui fallait quelqu’un de bien, quelqu’un à sa hauteur. Quelqu’un qui la respecterait et l’aimerait plus que lui.

Mieux que lui.
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MessageSujet: Re: I think I wanna marry you ▬ Alec   Mar 8 Mai 2018 - 22:56

« Génial… il n’y a pas que Logan à avoir des idées de merde il faut croire… J’te raconterai. »

La jolie blonde avait froncé les sourcils, pas certaine de comprendre… quoiqu’en réalité, ses mots faisaient sens et venait expliquer une réalité qu’elle n’avait pas comprise lorsque Julian lui avait parlé. Lèvres sur le front, un contact des plus simplistes et pourtant, ça avait le don de lui mettre du baume au cœur, comblant en partie ce manque qu’elle cumulait depuis trop longtemps. Une marque d’affection toute bête, mais c’était peut être la première qu’elle recevait de la part de ses proches depuis des semaines alors elle la chérissait. Tout comme elle chérissait ses mots. Savoir qu’elle lui avait manqué, même juste un peu. Elle aurait voulu lui hurler qu’elle l’aimait, et qu’elle avait fait la plus grosse connerie de sa vie en le tenant à l’écart, mais les mots ne sortiraient pas. L’anglaise s’était effacée un temps, se libérant de ce carcan qui la brimait toute entière. Cette entrave qui n’avait de cesse de lui rappeler qu’elle serait bientôt à un monstre. Qu’il aurait tout le loisir d’assoir son pouvoir sur elle et de la brider chaque jour un peu plus.

C’était le regard d’Alec qui l’avait ramenée à la réalité. Le tableau devait faire peur, elle savait à quoi ça ressemblait. Savait qu’il pourrait comprendre sans qu’elle n’ait à parler. Ça l’avait effrayée en étant gosse, alors oui elle savait ce que lui pouvait ressentir en voyant ce qu’elle était devenue. Ses larmes brûlaient le peu de chaleur qui lui restait encore, parce qu’à travers ses yeux elle voyait toute sa détresse et cette rage qu’elle n’arrivait même plus à exprimer.

« Je vais tuer cet homme. »

Face à l’excès de violence, la belle avait sursauté dans un réflexe primaire. Elle ne craignait pas qu’il s’en prenne à elle, mais elle n’avait pu le contenir. Elle détestait le voir dans cet état, détestait voir la rage brûler dans le fond de son regard et le consumer. Il lui fallait l’apaiser, sans quoi l’anglaise savait qu’il mettrait sa menace à exécution. Pas une fois elle ne l’avait quitté du regard, cherchant le moment propice pour tenter de le calmer.

« Donne-moi son nom. Ça résoudra le problème.»
« Alec… s’il te plait… ça ne résoudrait rien… Je devrais toujours me marier… »

La jolie blonde avait adopté cette voix calme. Elle n’irait pas le contredire ou défendre cet enfoiré. Elle ne cacherait pas non plus avoir songé à cet extrême, car le nombre de fois où elle avait songé au meurtre lui faisait froid dans le dos. La jeune femme ne savait ce qui l’avait calmé, mais le voir revenir vers elle et oublier sa rage était rassurant.

« Qu’est-ce qu’il t’a fait…. »
« C’est mieux que tu ne saches pas Alec… Je doute que tu veuilles entendre ça… et puis c’est pas si grave que ça en a l’air… »

Son corps s’était tendu à chaque zone qu’il effleurait, se rappelant des coups qu’il avait reçus et du contact sordide qui avait meurtri ses chairs à maintes reprises. Elle n’avait pourtant rien à craindre. Un frisson de dégout l’avait parcourue, à la simple idée qu’une fois qu’ils seraient mariés, elle n’aurait plus le loisir de lui refuser quoi que ce soit sans risquer d’y passer. En y songeant, son choix était fait depuis longtemps, elle mourrait sous les coups avant d’accepter un quelconque contact venant de ce connard.

« Comment il a pu te faire ça… »
« Je crois qu’il n’a pas apprécié ma façon de lui répondre… »

Son visage s’était lové dans la paume de sa main. Leur promesse de mariage lui semblait tellement lointaine… deux gosses refusant de céder aux dictats d’adultes trop ambitieux… La jeune Anglaise aurait bien pleuré, mais il lui semblait que ses larmes lui faisait faux bond tant elle en avait versé la veille. Elle était juste dépassée, angoissée à l’idée qu’il ne soit trop tard.

« La première fois… il m’a giflée après que je l’ai ridiculisé devant sa famille. Je suis partie à Oxford le lendemain, quand mon père m’a dit que je n’avais pas le choix. Je lui en ai voulu, tellement… Julian a débarqué peu de temps après, elle venait de sortir de Poudlard complètement perdue… Quand elle m’a dit que t’étais en vie, j’ai voulu revenir vers toi… »

Elle avait eu la peur de sa vie en écoutant Julian lui parler du carnage qu’il y avait eu à Poudlard. Le perdre sans avoir eu la chance de le revoir, elle se serait sentie coupable le reste de sa vie.

« Mon père m’a retrouvée et m’a contrainte à rentrer au manoir… à partir de là, je n’ai pas pu faire un pas sans être surveillée… C’est là que ça a dérapé et que j’ai perdu le contrôle… Isaac n’apprécie pas vraiment d’être contredit… hier soir j’ai juste refusé qu’il me touche et… »

Et il l’avait passée à tabac pendant de longues minutes d’où les marques conséquentes sur son corps aujourd’hui… mais elle les préférait cent fois au fait qu’il puisse poser la main sur elle avec son consentement. Finalement, il y avait bien des larmes sur ses joues, comme quoi il lui en restait encore quelques unes.

« On aurait peut-être dû se marier Alec… »

Au moins elle aurait eu une chance d’être heureuse, même si son bonheur aurait été imparfait. Au moins elle aurait eu l’assurance d’être un minimum appréciée pour ce qu’elle était. Bouffée par les regrets, la jeune femme peinait sérieusement à voir une issue positive.
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MessageSujet: Re: I think I wanna marry you ▬ Alec   Mer 9 Mai 2018 - 9:49

« Donne-moi son nom. Ça résoudra le problème.»
« Alec… s’il te plait… ça ne résoudrait rien… Je devrais toujours me marier… »

Il l’entendait, lointainement. Intégrait doucement l’information. Difficilement. Dans ses tempes battait la colère, la peine, l’angoisse de la voir ainsi, bloquer dans cette situation merdique le rendait dingue. Et, oui, en cet instant, il n’aurait pas fallu que cette raclure soit en face de lui. Ça n’était pas une solution ? Il lui faudrait un peu de temps pour l’admettre, pour le comprendre. Un certain recul qu’il n’avait pas à l’heure actuelle. Car en cet instant, il lui aurait été compliqué de mettre quoi que ce soit en place tant il était bouleversé. Bien sûr, il avait vu la réaction de la jeune femme alors que sa rage explosait. Bien sûr, il s’en était voulu, mais de même, il avait fallu un moment avant de réussir à intégrer qu’il lui ferait plus peur qu’autre chose et qu’agir ainsi ne pouvait pas l’aider, elle. Et une fois l’information intégrée, il lui avait fallu un moment afin de canaliser sa rage. Il avait réussi, oui, s’était calmé pour revenir vers la jeune femme, la peine prenant le dessus. Mais la tempête était toujours là, sous la surface, prête à exploser. Mais il n’y avait aucun intérêt à ce que ce soit Mack qui se la prenne en pleine face. Il la garderait pour ceux qui l’avaient mise dans cette situation ; car cette fois-ci, ce ne serait pas une porte close qui l’arrêtera.

« Qu’est-ce qu’il t’a fait…. »
« C’est mieux que tu ne saches pas Alec… Je doute que tu veuilles entendre ça… et puis c’est pas si grave que ça en a l’air… »
« Bien sûr que si… »

Ne commence pas à minimiser, ce n’est pas sain.
A chaque hématome, chaque arrêt de la course de ses doigts sur son corps, il la sentait se contracter. A chacun d’eux, il voyait le coup, l’imaginait se tordre, se rétracter, se ramasser sur elle-même, protégeant ce qu’elle pouvait encore, attendant simplement la fin du calvaire. Mais si elle se trouvait mariée avec ce type, cette fin n’arriverait jamais. Seulement à la mort de l’un des deux. Et ce ne serait pas elle.
Il imaginait son regard. Ses yeux paniqués. Ses larmes. Sa douleur. Sa peine. Sa solitude.

« Comment il a pu te faire ça… »
« Je crois qu’il n’a pas apprécié ma façon de lui répondre… »

Une caresse, sur son visage, qu’elle avait accompagné.
Cette ordure…

« La première fois… il m’a giflée après que je l’ai ridiculisé devant sa famille. Je suis partie à Oxford le lendemain, quand mon père m’a dit que je n’avais pas le choix. Je lui en ai voulu, tellement… Julian a débarqué peu de temps après, elle venait de sortir de Poudlard complètement perdue… Quand elle m’a dit que t’étais en vie, j’ai voulu revenir vers toi… »

Son cœur se contractait à cette idée. Déjà parce que Julian était ici, en vie, mais aussi parce qu’elle avait vu quelqu’un, une amie ; qu’elle avait failli revenir vers lui, bien avant que ça ne dégénère vraiment. Et qu’elle n’avait pas pu. Sinon, elle n’en serait sans doute pas là.

« Mon père m’a retrouvée et m’a contrainte à rentrer au manoir… à partir de là, je n’ai pas pu faire un pas sans être surveillée… C’est là que ça a dérapé et que j’ai perdu le contrôle… Isaac n’apprécie pas vraiment d’être contredit… hier soir j’ai juste refusé qu’il me touche et… »

Cette fois, les larmes montaient réellement et coulaient le long de ses joues. Il imaginait la situation. Sa détresse. Sa résistance. Et les coups, qui pleuvent, qui n’en finissent plus. Et elle qui n’en peut plus. Et dire qu’il était sûrement là, à quelques mètres d’elle alors qu’il se voyait refuser l’entrée par la mère de la jeune femme. Et dire qu’il aurait pu entrer et la prendre avec lui. Mais ça n’aurait rien changé, car à l’instar de ce qu’il avait vécu en début de mois, le serment courrait encore sur son bras, la liant à vie à ce destin sordide.
Et chacune des personnes qui auraient dû la protéger l’avaient plus encore entraîné dans ce piège atroce. Ni sa mère, ni son père, qui auraient dû l’aider, la chérir en tout instant n’avaient agit en sa faveur. Non, bien au contraire. Finalement, sa famille n’était pas si différente de la sienne.

« On aurait peut-être dû se marier Alec… »

A son tour, le trop plein. Les larmes roulaient sur sa peau. Il ne lui avait pas semblé avoir pleuré devant qui que ce soit depuis l’annonce de la survie de sa sœur. Mais pour quelque chose de négatif ? Non. Ni pour l’apparition de son oncle. Ni pour les coups. Ni pour la disparition de ses proches. Ni pour la mort probable de Logan. Pourtant, en cet instant, elles s’écrasaient sur la robe blanche, au sol.
A la lumière de son devenir, en effet, il lui semblait que leur résistance juvénile lui semblait bien futile.

« Je suis vraiment désolé. »

Il n’aurait sans doute pas dû faire ça, et pourtant rien n’avait été plus naturel pour étouffer ses sanglots que de l’embrasser. Il lui semblait qu’il la voyait pour la dernière fois. Ou du moins qu’elle y croyait. Qu’il n’y avait pas de recours, d’autre possibilité et, en cet instant, il se trouvait happé par son désespoir. Alors les barrières érigées depuis des années se fissuraient sous le poids de la peine. De la peur.
L’attirant près de lui, il s’était imaginé une fraction de seconde qu’en effet, ils n’avaient pas fait le bon choix. Et qu’il faudrait réparer ça.

« Il est hors de question que tu épouses cette ordure tu m’entends ? J’trouverai une solution. J’les laisserai pas faire.. »

Des phrases creuses, probablement tout autant pour se rassurer lui que pour l’apaiser. Mais derrière, la détermination, elle, était réelle.

« J’te le promets. »

Je t’aime. Ne t’éloignes plus.
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MessageSujet: Re: I think I wanna marry you ▬ Alec   Mer 9 Mai 2018 - 12:53

Non le tuer ne servirait pas à grand-chose. Si ce n’est soulager sa conscience et la libérer d’un fardeau qui pesait de plus en plus sur ses épaules. Pourtant la simple idée qu’il puisse en venir à ce stade pour elle la faisait pâlir. La blonde n’avait aucune envie que ce poids pèse sur sa conscience, elle n’avait aucun désir de le voir sombrer dans cette noirceur, même pour défendre sa personne et la sortir de cet enfer. Il devait y avoir une autre solution, elle ne savait juste pas laquelle.

« Bien sûr que si… »

Il avait raison, bien sûr que c’était grave. Minimiser ne servirait qu’à mieux accepter les prochains coups qui viendraient. Elle ne savait même pas pourquoi elle avait prononcé ces mots, peut-être pour faire taire cette crainte et cette angoisse… ou alors pour tenter de diminuer la rage qu’il avait accumulé en lui, tenter une sorte d’apaisement pour lui faire voir qu’au fond elle était bien vivante et capable de rebondir. Même si à cet instant, sa volonté faiblissait et qu’elle avait juste besoin qu’on la porte et la soulage de ses maux. Lui racontait comment elle avait souffert le martyr ne l’aiderait pas, ça ne lui apporterait rien de bon, alors elle préférait taire ce qu’il lui avait fait subir, restant dans les grandes lignes pour qu’il comprenne le déroulé. Oui elle avait cherché à le revoir, sans succès, mais la volonté était réelle. Peut-être qu’elle n’en serait pas là aujourd’hui, que l’issue ne serait pas si noire. Elle n’en saurait jamais rien de toute façon, à moins d’avoir un retourneur de temps, elle avait du mal à voir comment revenir sur ses propres erreurs.

« Je suis vraiment désolé. »

Ses lèvres contre les siennes avaient enflammé ses sens. Réveillant ses regrets et cette peine qu’elle terrait depuis des mois. Ca ne faisait que la conforter dans l’idée que jamais elle n’aurait du partir et s’éloigner. Alec ne serait jamais l’homme idéal, ni peut-être celui qui la rendrait heureuse et comblerait ses attentes… mais ça ne changeait rien au fait qu’il était capable de lui insuffler assez de courage pour qu’elle retrouve un espoir jusqu’ici trop enfoui. Un baiser à double tranchant qui la brisait autant qu’il l’apaisait. C’était sûrement la dernière fois qu’elle aurait la liberté de goûter à ça. Peut-être l’une des dernières fois où elle aurait la chance de sentir ses bras l’enlacer avec autant de bienveillance.

« T’excuse pas Alec… j’aurais pas du te fuir… c’était la pire idée que j’ai eu. »

Les conséquences étaient trop importantes, et c’était couru d’avance que ça ne changerait rien à ses sentiments le concernant. On n’efface pas des années de complicité en un claquement de doigts, ça ne marche pas comme ça, sauf dans les films.

« Il est hors de question que tu épouses cette ordure tu m’entends ? J’trouverai une solution. J’les laisserai pas faire… J’te le promets. »

Il faudrait un miracle pour ça, elle avait retourné le problème dans tellement de sens qu’elle ne voyait pas comment se sortir de ça sans avoir de la casse. Malgré ses mots, elle n’arrivait pas à trouver d’issues, alors elle se contentait de ses bras salvateurs, accueillant les mots comme une promesse impossible à tenir.

« La seule solution pour y mettre fin, ça serait la mort d’un des deux… tu le sais très bien Alec. C’est pas avec lui que j’ai fait le serment, c’est avec mon père… C’est pour ça que tuer Isaac ne résoudrait rien. Il n’est qu’une donnée dans l’équation. »

Il ne tuerait pas son père, et il ne la laisserait sûrement pas mettre fin à ses jours. Trop dramatique, et trop radical.

« J’ai confiance en toi Alec, mais je ne t’en voudrais pas si tu n’y arrives pas. Si ça devait arriver, j’le laisserai pas lever la main sur moi une nouvelle fois. »

Une façon de lui faire comprendre qu’elle envisagerait d’autres solutions si ce maudit mariage devait avoir lieu. Ça serait lui ou elle, mais non elle ne resterait pas sans rien faire à subir une fois de plus.

« Je sais que tu feras ton maximum, mais si jamais… Te sens pas coupable. J’suis contente de savoir que tu n’es plus là-bas. »
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MessageSujet: Re: I think I wanna marry you ▬ Alec   Mer 9 Mai 2018 - 15:40

Des mois pour essayer de se détacher de lui. Des mois pour chercher à retrouver la relation qu’ils avaient avant. Avant qu’il ne fasse ce geste-là, justement. Et il brisait tout. Ça l’était déjà de toute manière. A vrai dire, il se contenait assez pour éviter d’exploser, alors Alec ne réfléchissait pas si loin. Si c’était la dernière fois qu’il pouvait la voir libre, il n’écoutait plus que son instinct. Et son instinct lui disait de l’embrasser, de la garder auprès de lui le plus longtemps possible. Et de tuer l’autre type.
Oui, un retourneur de temps aurait été une solution. Mais pour ça, encore aurait-il fallu qu’ils en aient un. Et ça n’était pas le cas.

« T’excuse pas Alec… j’aurais pas du te fuir… c’était la pire idée que j’ai eu. »

D’un signe de tête, il avait nié, n’y ajoutant pas de paroles ; il n’y croyait pas. Si, là, à première vue, c’était de toute évidence une idée exécrable. Mais il faudrait trouver une solution. Ils n’avaient pas le choix. Et ça n’était pas une promesse en l’air qu’il lui faisait là, bien qu’elle soit à priori impossible à tenir. Il trouverait. Et s’il ne trouvait aucun moyen… ce type ne survivrait pas au mariage.

« La seule solution pour y mettre fin, ça serait la mort d’un des deux… tu le sais très bien Alec. C’est pas avec lui que j’ai fait le serment, c’est avec mon père… C’est pour ça que tuer Isaac ne résoudrait rien. Il n’est qu’une donnée dans l’équation. »
« Je sais…. »

Son père…. Très pratique ça encore. Non, définitivement, il ne pourrait pas tuer son père, tout comme tuer Logan n’avait jamais été envisagé – enfin, lui aurait tout à fait pu mourir avant qu’Aileen ne soit saine et sauve en dehors de Poudlard, mais c’est un tout autre débat.
D’autant plus qu’il y avait passé de très bons moments, dans cette foutue maison qui devenait soudain une prison dorée pour la jeune femme.

« Je ne blesserai pas ton père. »

Peut-être un tout petit peu.

« J’ai confiance en toi Alec, mais je ne t’en voudrais pas si tu n’y arrives pas. Si ça devait arriver, j’le laisserai pas lever la main sur moi une nouvelle fois. »

Gorge serrée de nouveau, bien que ses larmes se soient taries. Ça ressemblait à la fois à une au revoir et à un départ pour le front. Les deux sont souvent liés cela dit.

« Je sais que tu feras ton maximum, mais si jamais… Te sens pas coupable. J’suis contente de savoir que tu n’es plus là-bas. »

Petit sourire. Oui, en soit, il n’était pas contre ne plus y être. Pourtant, il aurait aimé remonter à il y avait quelques mois. Tout lui semblait soudainement beaucoup plus facile et ce, même s’ils étaient enfermé.
La lâchant à contrecœur, Alec lui avait tendu un jean à Aileen qui dépassait d’un tiroir.

« Met ça.. »

Quelques minutes plus tard, il l’avait fait assoir, une tasse de thé – il avait nettoyé les dégâts de l’autre d’un coup de baguette en sortant de la chambre – à la main.

« Bon, que tout soit clair pour moi : qui est ce type, qui est son père et surtout : quels sont les termes exacts du contrat ? »

Mr. Blackburn avait peut-être été moins précis que Logan. A présent, ce serait à lui d’être meilleur négociateur. Après tout, il était un Rivers, il avait ça dans ses gènes non ?
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MessageSujet: Re: I think I wanna marry you ▬ Alec   Mer 9 Mai 2018 - 19:25

Alec aurait beau nier les faits, dans l’esprit de la blonde tout était limpide. Imaginer que d’ici une semaine elle n’aurait peut-être plus la liberté de se tenir debout devant lui avait de quoi lui glacer les veines. En sentant une nouvelle fois ses lèvres sur les siennes, elle n’avait pu que réaliser ce que son éloignement avait causé. Un manque plus grand et une putain d’impression d’avoir gâché ce temps si précieux dont elle ne disposait plus. La jeune femme aurait pu passer des heures dans ses bras, passer autant de temps encore à l’embrasser et plus encore.

« Je ne blesserai pas ton père. »
« Merci Alec… »

La jeune femme savait que ça lui coûtait de lui dire ça, elle savait également que malgré cette bassesse qu’il lui avait faite, il restait son père et qu’elle en souffrirait de le voir disparaitre ou autre. Il le méritait sûrement un peu au regard du calvaire qu’il l’obligeait à vivre, mais il restait son père et si elle ne pouvait pas pardonner à celui qui la frappait, la blonde n’était pas aussi vindicative concernant l’homme qui l’avait élevée.

« Je crois qu’il… ne se rend pas compte de ce qu’Isaac me fait subir. »

En même temps, il n’avait jamais été aussi violent que la veille, alors comment aurait-il pu imaginer. La jeune femme tentait de lui trouver des excuses pour justifier qu’un père laisse sa fille aux mains d’un pervers notoire. Bien qu’en fait, aucune excuse ne le pourrait. Soupirant, elle lui avait fait comprendre que ça ne se reproduirait plus, qu’importe ce que ça impliquerait et combien ça lui en coûterait.

« Mets ça.. »

A présent camouflée, la jeune Anglaise avait pourtant l’impression que jamais elle ne pourrait se défaire de cette sensation nauséabonde. Elle ne voulait pas être une victime, n’avait rien d’une victime pourtant à l’instant même où Alec avait pris les choses en main pour elle, elle s’était laissée glisser dans ce statut le temps de recueillir assez de force pour reprendre la bataille qui l’attendait.

« Bon, que tout soit clair pour moi : qui est ce type, qui est son père et surtout : quels sont les termes exacts du contrat ? »

A présent installée dans ce qui était leur salon, la jeune femme avait pris la tasse fumante. Un maigre réconfort dans une situation pareille, mais honnêtement elle appréciait la délicatesse du geste.

« Il s’appelle Isaac Devault. Son père travaille au Ministère, ne me demande pas où… je sais juste que niveau mentalité… disons qu’il est assez d’accord avec la politique d’oppression actuelle. Isaac plairait sûrement beaucoup à ton père, j’en doute pas une seule seconde. Je pense qu’il s’imagine encore vivre à l’époque où la femme n’était qu’une machine à procréer et une chose docile et jolie qu’on exhibe en société. »

Bon dieu s’imaginer devoir donner un héritier à ce genre d’individu lui refilait la nausée et lui refilait un bourdon monstre. Sa vie ne pourrait pas se résumer à ça, elle avait trop de fierté pour ça… même si dans l’état actuel des choses, sa fierté semblait en avoir pris un sacré coup.

« Et… pour le serment, je dois être mariée d’ici ce samedi… Selon les termes exacts, avec un homme dont il aura validé la valeur et qu’il aura choisi. Et comme j’ai refusé jusqu’ici d’aller dans son sens d’abord avec toi, et puis avec – celui dont j’ai oublié le nom – là il ne me laisse plus le choix. »

Parfois, elle avait l’impression de vivre dans un monde à la pensée arriérée. Ce sentiment était d’autant plus véridique qu’elle se rappelait l’air outré de Kezabel lorsqu’elle lui avait expliqué sa situation. Elle avait porté la tasse jusqu’à ses lèvres sans réelle volonté. Ca faisait quelques jours qu’elle n’avait plus de plaisir à se nourrir. Elle se contentait du minimum, mais son esprit travaillait trop pour qu’elle puisse avaler vraiment quelque chose.

« Voilà à quoi je suis réduite… un lot qu’on met sur le marché et qu’on offre au plus offrant. »

Une putain de marchandise qu’on troque tant que ça permet de garder le prestige. Qu’importe la vie cachée tant que les apparences sont là après tout.
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MessageSujet: Re: I think I wanna marry you ▬ Alec   Jeu 10 Mai 2018 - 9:13

Dans tout deuil, la première étape est le choc. La seconde, le déni. Peut-être Alec y était-il toujours. Probablement même. Tandis que Mack en était à la dépression. Alors oui, il tentait encore de trouver des solutions, de se battre. L’une des deux n’avait pas trouvé l’issue et elle avait à présent besoin de toute la force dont elle disposait encore pour survivre aux coups. Il lui faudrait trouver. Repousser ses états d’âme, cette angoisse meurtrière, pour pouvoir se concentrer. Bien sûr, il croyait en sa promesse. Mais il savait également qu’elle, elle n’y croyait pas. Pourtant, le but était qu’elle soit également un peu soulagée, qu’elle aborde la suite avec un peu plus de confiance, de force et d’espoir. Mais ce ne serait pas le cas. Il lui fallait un plan. Un putain de plan efficace.

« Je ne blesserai pas ton père. »
« Merci Alec… »

A commencer par ne pas buter son père. Bon, plan B.

Car oui, très sincèrement, il avait en effet songé à se débarrasser de la seconde personne qui avait passé ce serment. Mais il s’agissait de son père et malgré ce qu’il se passait, il ne pourrait pas lui faire ça. Il avait toujours été correct avec elle jusqu’ici et même si ses valeurs étaient manifestement arriérées, elle ne s’en remettrait pas. Disons qu’il commencerait sans doute par aller lui parler afin de comprendre sa réelle opinion sur cette situation. Il n’affirmait pas, en revanche, que cette conversation se fasse sans heurts.

« Je crois qu’il… ne se rend pas compte de ce qu’Isaac me fait subir. »

Il avait opiné du chef avant de lui proposer de s’habiller réellement afin de s’assoir pour réfléchir aussi posément que possible à la situation. Non, il n’avait certainement pas l’esprit clair mais il fallait aller vite et rester dans le mélodramatique et se faire des câlins une heure ne changerait rien à la situation. Il fallait agir et bien que son instinct le poussait clairement à foncer dans le tas comme à son habitude, il savait qu’il faudrait manœuvrer avec plus de finesse. Et pour ça, il devait connaitre un maximum la situation. Les larmes essuyées, ils s’étaient donc assis sur le canapé et le fauteuil, l’un face à l’autre, une tasse à la main pour la jeune femme, une feuille et un stylo pour lui, afin de faire le point sur la situation.

« Il s’appelle Isaac Devault. Son père travaille au Ministère, ne me demande pas où… je sais juste que niveau mentalité… disons qu’il est assez d’accord avec la politique d’oppression actuelle. Isaac plairait sûrement beaucoup à ton père, j’en doute pas une seule seconde. Je pense qu’il s’imagine encore vivre à l’époque où la femme n’était qu’une machine à procréer et une chose docile et jolie qu’on exhibe en société. »
« Génial… Quel beau trophée tu fais. »

Il le savait, c’était ainsi qu’on lui avait présenté les choses quand il était encore jeune. Trop tard déjà, il était alors déjà entré dans sa phase de résistance où il rejetait tout ce qu’on lui proposait. Ça n’était pas allé en s’arrangeant bien sûr. Quoi qu’en effet, au vu des derniers événements, il acceptait la réflexion de la jeune femme : peut-être auraient-ils dû se plier aux volontés familiales. Pourtant, il avait toujours pensé qu’elle finirait par se trouver quelqu’un de vraiment bien, comme Janie.

« Et… pour le serment, je dois être mariée d’ici ce samedi… Selon les termes exacts, avec un homme dont il aura validé la valeur et qu’il aura choisi. Et comme j’ai refusé jusqu’ici d’aller dans son sens d’abord avec toi, et puis avec – celui dont j’ai oublié le nom – là il ne me laisse plus le choix. »
« Super.. »

Alec avait posé un regard navré sur son amie alors qu’il finissait de prendre des notes. Apposant sur la feuille les termes exacts du contrat. Il faudrait jouer avec les mots, il le savait, alors autant ne pas oublier le moindre détail.

« Voilà à quoi je suis réduite… un lot qu’on met sur le marché et qu’on offre au plus offrant. »
« Un beau vase. »

Particulièrement esthétique, et simplement utile à faire pousser de belles plantes. Enfin, à les garder en vie quelques semaines, mais pour le coup, la métaphore concernant la grossesse semble plus sordide ainsi.

Fixant un instant la feuille avec attention, le jeune homme s’était tu, perdu dans ses réflexions, cherchant une foutue solution à ce micmac.

« Il faudrait qu’il ne valide plus le dit mari… Et une partie des termes du contrat seraient rompus. Faut que je vois si ça peut suffire à briser le sort… »

Regard circulaire.

« Il est pas là Takuma ?! AILEEN ?! Il est où Takuma ?! »

Parti bosser, tu sais, le truc que tu ne fais pas parce que tu t’es fait virer…

« ‘Tain jamais là quand on a besoin de lui. »

Géni d’mon cul.

« Bon, écoute, je vais faire des recherches. Toi tu ne peux pas rester là trop longtemps, ‘faut pas que l’autre con s’énerve. T’étais où ? Il était pas avec toi ? »

Elle essayait sa robe, il ne pouvait pas être là, du coup, si ?

« Si tu disparait, ça ne fera qu’empirer les choses, alors…. »

Et putain, il se haïssait de dire ça, il aurait tellement aimé la garder là, près de lui, en sécurité. Mais ils se mettraient tous à sa cherche et ce serait le branlebas de combat. Comment convaincre son père, après ça, que c’était lui le problème, et non pas sa faille, après tous les refus qu’elle lui avait déjà opposé. De plus, si un type du ministère déboulait ici… ça ne ferait rien pour arranger leurs affaires. Pour peu qu’il fasse parti des Supérieurs… non, définitivement, rien de bien ne pourrait en ressortir. Mais l’autre solution n’avait rien de bien joyeux.

« .. tu vas devoir y retourner et faire poterie encore un peu. »

Et ça le déchirait de suggérer ça, et ce que ça impliquait.

« Tu fais le moins de vagues possibles. Et tu suggères à ton cher futur époux que toute relation sexuelle ou violence irait à l’encontre du contrat, que ça contredirait la « valeur » recherchée par ton père et que nécessairement, ça lui provoquerait son retrait de l’équation. Avec un peu de bol, ça suffira à le calmer un moment… »

Avec un peu de chances, c’est également vrai. Mais ça ne supprimerai peut-être pas le sort en lui-même. Après tout, son nom n’était mentionné nulle part.

« Tu dois tenir moins d’une semaine... »

Sa voix s’était brisée en disant ça.

« J’aurais trouvé une solution avant que vous voyez mariés d’accord ? »

Il ferait tout pour en tout cas. Et si ça impliquait une potion à base de badiane, mouron rouge et cigüe… ce serait ainsi.
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MessageSujet: Re: I think I wanna marry you ▬ Alec   Jeu 10 Mai 2018 - 11:30

« Génial… Quel beau trophée tu fais. »

L’ironie dans toute sa splendeur. Un trophée, une simple valeur marchande qui n’aura plus à penser et qu’on exposerait aux yeux comme une réussite. Cette sensation la déprimait plus que ça ne la révoltait vraiment. Elle aurait dû se sentir révulsée, mais honnêtement elle n’était plus certaine d’avoir la force d’entrer en conflit si c’était pour finir au sol, le cœur au bord des lèvres.

« Un beau vase. »
« Un beau vase… »

Elle avait eu un sourire amer. Vous voyez c’est ce genre de paroles qui vous font réaliser brutalement que votre avenir risque d’être bien différent de celui auquel vous avez prétendu. A son tour, la jeune femme avait fixé le papier sur lequel il avait pris ses notes. Son avenir résumé en quelques mots, un maigre espoir, mais un espoir quand même et il lui faudrait s’appuyer là-dessus pour tenir le coup.

« Il faudrait qu’il ne valide plus le dit mari… Et une partie des termes du contrat seraient rompus. Faut que je vois si ça peut suffire à briser le sort… »

La jeune femme demeurait silencieuse, ces réflexions, elle se les était déjà faites. Avait retourné le problème dans tous les sens sans succès. Elle avait même essayé de lui faire comprendre qu’il n’était pas un homme bien et qu’elle ne serait sûrement jamais heureuse… là encore elle avait essuyé un rejet, se faisant entendre qu’elle était assez forte pour trouver sa place et se faire entendre dans cette union.

« Il est pas là Takuma ?! AILEEN ?! Il est où Takuma ?! »
« A ton avis… »

Le sarcasme était palpable, visiblement ces deux là ne pourraient jamais s’entendre. Trop de rancœur, trop de non-dits et de différences.

« ‘Tain jamais là quand on a besoin de lui. »

Elle avait pu entendre la métamorphomage grommeler quelque chose sans qu’elle ne distingue ses mots, elle doutait honnêtement qu’il s’agisse de mots doux.

« Toujours le grand amour entre vous deux… »

Voilà la seule remarque bourrée d’ironie qu’elle réussirait à sortir dans le contexte actuel avant que la réalité ne vienne la percuter comme un train lancé à pleine vitesse.

« Bon, écoute, je vais faire des recherches. Toi tu ne peux pas rester là trop longtemps, ‘faut pas que l’autre con s’énerve. T’étais où ? Il était pas avec toi ? »
« En ville, j’étais seule… c’est pour ça que j’ai réussi à m’éclipser… »
« Si tu disparais, ça ne fera qu’empirer les choses, alors…. »

Ne dit rien, pitié Alec ne prononce pas la suite.

« .. tu vas devoir y retourner et faire poterie encore un peu. »

Cette réalité venait de lui glacer le sang parce qu’elle savait qu’il avait raison et que c’était là, la seule suite possible. Retourner là-bas et attendre. Sa gorge s’était nouée et sa respiration s’était raccourcie. Elle avait cette sensation atroce d’être en train de se faire poignarder et ça lui donnait juste envie de pleurer comme une gamine. Naïvement, elle avait espéré pouvoir rester un peu plus longtemps dans cette bulle protectrice.

« Tu fais le moins de vagues possibles. Et tu suggères à ton cher futur époux que toute relation sexuelle ou violence irait à l’encontre du contrat, que ça contredirait la « valeur » recherchée par ton père et que nécessairement, ça lui provoquerait son retrait de l’équation. Avec un peu de bol, ça suffira à le calmer un moment… »

Refoulant ses larmes, elle n’avait pu empêcher ses yeux de papillonner un instant. La jeune femme avait eu du mal à déglutir tant la boule dans sa gorge se faisait imposante. Elle avait hoché de la tête, incapable de prononcer le moindre mot. Faire le moins de vague possible, se faire oublier.

« Tu dois tenir moins d’une semaine... J’aurais trouvé une solution avant que vous voyez mariés d’accord ? »
« Ok… »

Même pour si peu, le son avait eu du mal à passer ses lèvres. Une semaine, une toute petite semaine, elle pourrait tenir. La jolie blonde avait fini par se lever, il lui semblait que son corps venait de se mettre en pilotage automatique à la simple idée de devoir retourner là-bas. L’envie n’y était clairement pas et même si elle se doutait que prononcer ces mots avaient dû être durs pour lui, elle ne pouvait s’empêcher de ressentir une part de rejet et ça lui tiraillait la poitrine plus qu’elle ne l’aurait cru. C’était stupide de croire qu’elle pourrait rester ici des heures, sa disparition avait déjà dû être remarquée. Baguette à la main, elle avait fait venir sa robe jusqu’à elle. Une semaine. Elle ne tomberait pas dans les niaiseries romantiques, ni les effusions en tout genre, même si l’envie lui crevait la poitrine. L’anglaise avait juste souri, essayant d’y mettre toute la sincérité qu’il lui restait. Elle s’était juste autorisée un baiser avant de le serrer dans ses bras pour emmagasiner un maximum de chaleur.

« Je t’aime Alec. »

Ça sonnait comme une dernière fois et ça avait quelque chose de plus déprimant encore. Se dégageant de ces bras, l’anglaise avait disparu. Lorsqu’elle avait refait surface dans la boutique, il lui avait semblé qu’on venait de lui arracher une part d’elle-même. Une toute petite semaine, juste… une toute petite semaine.

Fini pour moi :peace:
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MessageSujet: Re: I think I wanna marry you ▬ Alec   Jeu 10 Mai 2018 - 16:19

« Un beau vase. »
« Un beau vase… »

Il n’avait jamais eu conversation plus difficile à tenir que celle-là. Et pourtant, il en avait eu des gratinées durant son existence. Cette fois, il lui semblait qu’il n’y avait pas de bons choix, de bonnes façons de dire les choses. Tout lui semblait bloqué et ce, malgré toute la bonne volonté qu’il pouvait mettre dans le fait de trouver des solutions. Mais il trouverait. Rien ne disait en revanche que la solution serait la bonne. Elle n’impliquerait pas le déclin de Mack, c’était hors de question. Et ce même s’il devait débouler en plein ministère alors qu’ils se terraient ici depuis un mois précisément pour ne pas être repérés par ces gens. Bien sûr, elle avait sûrement déjà pensé à ce qu’il pourrait trouver. Mais il se devait d’essayer. Et puis, il fallait dire ce qui était : il avait souvent des arguments quelque peu plus… percutants. Et sûrement moins peur de provoquer des dégâts, surtout si on pensait à sa famille. Il était certain que s’il allait parler avec ses parents, la discussion risquait d’être légèrement plus mouvementé qu’elle ne l’avait été avec la jeune femme, simplement parce qu’il ne craignait pas de blesser ou de décevoir qui que ce soit. De toute manière, si elle se trouvait coincée avec Isaac… concrètement, elle n’avait plus grand-chose à perdre.

« Bon, écoute, je vais faire des recherches. Toi tu ne peux pas rester là trop longtemps, ‘faut pas que l’autre con s’énerve. T’étais où ? Il était pas avec toi ? »
« En ville, j’étais seule… c’est pour ça que j’ai réussi à m’éclipser… »
« Si tu disparais, ça ne fera qu’empirer les choses, alors…. »

Il serait toujours temps plus tard de l’enlever non ? Une fois la bague au doigt, il pourrait toujours la faire disparaitre au coin d’une rue, il n’allait pas lui mettre un collier électronique non plus, si ? Ça aurait pu faire une bonne blague si la situation n’était pas si dramatique. A vrai dire, ça aurait pu faire une bonne blague si l’option Robin des bois qui enlève la promise à peine le mariage prononcé ne lui semblait pas si effroyablement et ridiculement faisable. Parce que oui, il pourrait l’envisager. Il en était à envisager tout et n’importe quoi. Et pourtant, ce qu’il aurait aimé ne pas entrevoir une seule seconde, il l’avait prononcé à voix haute, retirant volontairement à Mack sa seule voie actuelle de sortie.

« .. tu vas devoir y retourner et faire poterie encore un peu. »

Il la sentait vaciller, plus encore à chacun des mots qu’il avait prononcés ensuite. A vrai dire, il aurait aimé fuir son regard, ne pas voir cette détresse, ne pas sentir ni la peur ni la colère. Il aurait voulu ne pas y lire l’abandon, la solitude, l’acceptation. Mais s’il avait fait ça, il aurait sans doute perdu la dernière occasion pour lui de la regarder, et chacune de ces secondes était précieuse. Ils savaient tous les deux que cet instant avait tout d’un au revoir. Du moins, ça s’en rapprochait fortement. Tout comme il savait qu’il semblait la trahis en lui demandant d’y retourner, surtout dès maintenant. Mais il savait qu’elle n’avait pas vraiment le choix, qu’il était important pour elle à l’heure actuelle d’éviter de faire trop de vagues. Ils auraient toujours la possibilité d’opter pour l’option fuite un peu plus tard non ? Il l’espérait. Gorge serrée, il reçu le seul mot qu’elle réussi à prononcer comme un coup dans le plexus. Une larme s’écrasant de nouveau sur le sol, il se redressait, conscient de ce qu’il demandait à la jeune femme. Conscient aussi qu’il faisait peut-être là une terrible erreur et qu’il la perdrait peut-être à tout jamais.

Que ces quelques instants, fugaces, seraient les derniers.

Elle s’était levée, comme si chacun de ses gestes lui coutaient un effort surhumain, pour amener sa robe à elle. C’était fini, elle allait partir. C’était con, il savait qu’il était l’initiateur de tout ça, mais Alec avait espéré encore un peu de temps. Juste un sourire, auquel il avait eu grand peine de répondre, et une étreinte, trop courte. Un baiser, insuffisant. Et trois mots.

« Je t’aime Alec. »

Partagés.

Et déjà elle n’était plus là. Il n’en avait pas fallu plus pour que ses yeux se remplissent de larmes et qu’il explose. Aileen était toujours là pourtant. Mais plus rien ne comptait que le tourbillon dans lequel il était plongé. La tasse encore fumante, à peine touchée, de Mack avait volé, se brisant au mur, projetant avec elle l’eau bouillante dans la pièce tandis que, secoués de sanglots douloureux, le jeune homme réduisait à néant la pièce, frappant de toute sa rage les murs qui les enfermaient dans cette situation inextricable.

Il fallu de longues minutes et quelques blessures insignifiantes pour qu’il se calme et se laisse glisser le long du bar jusqu’au sol, en larmes, persuadé en cet instant que la laisser partir une nouvelle fois était sans doute la pire erreur de sa vie.
Spoiler:
 
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