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 -Just for one night and if affinity, more- ft. Ivan E. Volochenko

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MessageSujet: -Just for one night and if affinity, more- ft. Ivan E. Volochenko   Sam 14 Avr 2018 - 3:17


Ivan E. Volochenko
&
Carrie McNamara

« The alcohol in the veins and the rhythm in the blood »
Just for one night and if affinity, more

........................................................................................

-SOHO-

Je m’amusais. N’allons pas crier que j’étais heureuse, loin de là mon idée. Cependant, je voulais m’octroyer un peu de bon temps. Me noyer dans les verres au contenant alléchant pour se retrouver un lendemain nouveau sur l’autre bout du continent. Penser à l’impossible par le biais d’un breuvage mielleux pour finalement se retrouver à l’aube déboussolée et perdue sur le trottoir gris. Généralement quand on arrive à ce stade, c’est que l’on veut oublier un peu trop. On est tenté de se laisser enivrer par les senteurs étourdissantes d’un alcool trop fort. Il était tard. Néanmoins le brouhaha réconfortant des tripotés de bars bordant chaque recoin de la ruelle venait combler le silence de mort que nous offrait la nuit noire. Et dans les claquements de bottes, on pouvait percevoir cette envie, cette attirance qu’on éprouvait à l’idée de dédier sa nuit à des plaisirs douteux. Alors, débauchés et miséreux s'entassaient comme des bêtes en cage dans les lieux colorés et bruyants dans l’intention de mettre raison de côté et d’exhiber leurs désirs les plus pressants. J’avais donc jeté l’ancre dans ce milieu où hommes devenaient bestials et femmes se révélaient sauvages et je traversais le brouillard épais des mégots encore fumant, à travers ces insouciants qui se déhanchaient sur le son endiablé typique des clubs. Il était aisé de passer outre la restriction d’alcool imposé sur les mineurs. On se fondait, invisible dans la lumière tamisée parmis la douzaine de buveurs éméchés qui arpentaient les moindres recoins du club. Certains dansait dans l’obscurité tout en tentant leur chance avec la gente féminine. Celles-ci, néanmoins, prenaient un malin plaisir à jouer avec leur proie dans une parade des plus révoltante à l’égard de ces messieurs qui se languissaient des demoiselles provocantes. Habillées légèrement, le grand v exposé librement, elles n'attendaient que l’âme charitable qui viendrait lui proposer sa nuit.

Alors, je m’amusais. A contempler un délaissement total, boisson en main, essayant de faire abstraction à ma semaine tourmentée. Je laissais vaquer mes prunelles à l’admiration futile des divertissements qu’offrait ce lieu de débauche. Qui pourrait bien refuser à ce sourire aguicheur ? Que la compagnie d’un instant m’avait manqué. Un énième verre en main, je me laissais emporter par l’étourdissement attrayant de l’état second. Perchée sur le tabouret bancal, je sentais enfin l’appel de la musique entrainante venir à moi. Ce refrain à l’emprise perfide qui faisait inconsciemment mouver mes membres au rythme de la musique. Et le pied qui claque au sol tandis qu’on se jette sur le plancher, en quête spasme d’adrénaline et d’une liberté nouvelle. Et on noie ses problèmes comme l’on plonge dans le cercle vicieux d’un treizième verre, on s’empoisonne à la tentation des plaisirs charnels. Alors pourquoi restais-je assise là, malgré les beaux regards qui n'attendaient que ma venue ?

Le breuvage caramel emplie ma gorge d'une chaleur enivrante tandis que je reprenais une lampée de celui-ci. Mes peurs semblaient avoir disparu, comme envolée dans cet instant d’euphorie. Je me saoulais pour oublier. Une phrase que seuls les adultes avertis peuvent se permettre de prononcer car la jeunesse ne semble pas apte à comprendre les problèmes d'un monde miséreux qui croule sous le poids des appels de détresse des esprits tourmentés. Et la soirée ne faisait que commencer. La couleur bleue électrique des néons chatouillait en une infime caresse mes épaules nues ainsi que les plis de ma robe pourpre. Je roulais le tabac méticuleusement, parfois bousculée par quelques ivrognes puis j’allumais l’embout de la cigarette. Un homme vint m’accoster. Le parfait cliché du briseur de coeur, fétichiste des coups d’un soir et adepte d’une compagnie féminine. Un gars banal comme on en voit par millier chaque jour. Il tira la chaise à ma droite avant de prendre place tout en me reluquant tel un bout de viande. Il goûtait par ses prunelles les attraits exotiques que je lui inspirais. Les boucles de ma crinière qui ruisselaient sur ma nuque exposée, ma tunique raisin épousant avec une perfection déconcertante les courbes de mon corps que le brun ne se cachait pas de fixer.  Regard en coin tout en aspirant une bouffée de fumée, je me levais pour changer de place. Mais l’homme, déterminé, attrapa vivement mon poignet dans un élan soudain. Par un violent reflex, j’écrasais mon mégot contre la main du brun. Prestement, il s’enleva.

-Sorcière … souffla-t-il avant de sortir de mon champ de vision.

Retenant ma respiration, je fermais mes paupières. Merde. Je n’avais pas terminé ma clope. Et j’étais la seule conne assise. Un fort tempérament dites-vous ? Je me défends juste Monsieur. Je baissais quelque peu ma tête, tentant de m’éclipser ne serait-ce qu’un instant. Qu’est-ce que je voulais au juste ? Je n’étais juste qu’un pauvre fille parmis tant d’autres, l’une de ces traînées qui jouent les difficiles alors qu’elles ne méritent pas mieux. Qu’un mets appétissant à disposition, comme toutes ses désirées qui finiront vieilles filles avant l’heure. Le battant de la lourde porte claqua. A travers mes bouclettes brunes, prunelles au sol, j'apercevais vaguement les chaussures qui claquaient le sol sous le rythme d’une nouvelle musique. Les pas semblaient calculés, la démarche un peu détendue. Je relevais doucement la tête lorsqu’il se trouva un siège. Maintenant on était deux cons assis. Il dut se rendre compte de la discrétion que j’employais car ce dernier releva la tête vers moi. Une scène de film n’est-ce pas ?
©️ 2981 12289 0 & M. Collins


Dernière édition par Carrie McNamara le Ven 20 Avr 2018 - 21:27, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: -Just for one night and if affinity, more- ft. Ivan E. Volochenko   Hier à 21:06

« It’s where my demons hide » Quelle belle descente aux enfers que voilà. Mes pas s’alignent et s’accentuent lorsque je me rends dans cet endroit peu conventionnel. Milieu d’échanges de produits illicites, de rencontres dignes d’un lendemain de bonne soirée. Décris comme un pur produit de consommation, qui pousse aux vices d’un plaisir charnels avec n’importe qui, qui jetterait son dévolu sur moi. Je passe la porte d’entrée après la fouille et la présence des vigiles qui se dresse à l’entrée. Question de sécurité, m’voyez ? Alors lentement, je soupire tout en regardant autour de moi.

- « … Ce soir, j’me mets la tête à l’envers, c’est décidé ! »

J’me parle à moi – même dans ce genre de situation, j’sais, c’est bizarre. Pourtant, je ne peux m’empêcher de sourire en vue de ce que je compte faire, d’ici quelques minutes. Là, je regarde les environs, détaillant chaque visage avant de venir m’assoir dans un coin du bâtiment, sans doute pour être à l’abri des regards, afin de pouvoir rester un peu tranquille, le temps de ma détente, de ma descente apocalyptique aussi. Puis, même assis, je ne fais que repenser aux paroles cinglantes de mon grand – frère… Sa première approche, notre première rencontre…

- « … P’tin, un pur désastre, fais chier...  »

Pendant que je râle, j’essaye de gratter la roulette de mon Zippo, et là, c’est l’échec. Le briquet fait des étincelles sur étincelles, ce qui m’agace davantage parce que j’ai vraiment envie de cette barrette nocive pour la santé, j’ai vraiment envie de me détruire le cerveau, le temps d’une soirée aussi.

- « … Raah, saloperie, me lâche pas maintenant.»

Et là, je sors de ma rêverie, constatant que j’suis pas vraiment seul depuis le début. De plus, ce regard qui m’observe ne m’est pas familier, encore moins lorsque je la vois tourner le regard ailleurs, comme si elle n’était pas coupable. Alors, doucement, je m’adosse au siège, posant mon regard sur cette banalité bien mystérieuse. Ce n’est pas qu’elle m’intéresse, parce que son physique pourrait me faire ba*der si j’étais pas aussi contrarié, frustré, à cran. Ainsi, je soupire avant de secouer mon briquet pour essayer de l’activer et là, le miracle, il fonctionne. Je m’empresse d’allumer mon joint, tirant une longue bouffée dessus tout en souriant progressivement.

- « … Hm… Bordel… ça m’manquait.   »

Puis, je la regarde avec un p’tit côté altruiste, m’avançant un poil vers elle tout en prenant à peine le soin de planquer plus loin, ma clope comme pour espérer que la fumée ne la dérange pas trop, quoi qu’après, j’m’en fiche pas mal de son avis, en y repensant aussi. Pour l’instant, je n’avais d’yeux que pour Vassily, quoi qu’il n’y en aura que pour lui, comme toujours, comme d’habitude, aussi.


- « … Si t’aime pas, va falloir faire avec, j’ai pas envie de m’coltiner les bouffons de la salle d’à côté. Puis, j’suis pas du genre bruyant, j’ai juste envie de planer un peu, chérie.   »

Pas de demi – mesure, pas de gants blancs. J’sais que j’suis quelqu’un de franc. Ce soir, peu importe qui se dressera devant mon nez, il dégustera mon sale caractère. Bien sûr que j’suis en colère, j’suis outré, vexé. J’ai envie de frapper Cameron pour son manque de discernassions, son manque d’affection et de compréhension. Bon sang ce qu’il peut être con. Il me juge sur des faits, me fait comprendre que j’suis le centre du monde, alors qu’il a tout faux sur toute la ligne. Mon centre du monde, mon univers, c’est mon p’tit frère. Certes, au début, ça m’agaçait de l’avoir dans les pattes, d’avoir à le nourrir, le laver, le changer, l’habiller. J’suis devenu père avant l’âge, j’suis pas marié, pour choper des filles, c’est compliqué, parce que j’ai ce bébé toujours coller à mes pieds. Mais là, au bout de dix ans, j’ai fini par m’habituer et concevoir ma vie sans lui, c’est juste impossible. J’en veux à ma mère qui ne se bouge pas pour remettre de l’ordre dans sa vie. J’en veux à mon vrai père d’être mort et sans même s’excuser auprès de ma mère, voir même auprès de nous… Et puis, mes grands frères, c’est deux – là, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase avec mon beau – père par-dessus le marché. Comme si ça ne suffisait pas de sentir les coups de cette brute pleuvoir sur mon corps, comme lorsqu’il pleut à l’extérieur. Il a suffi de quelques minutes pour que Cam’ se décide de m’achever à l’aide d’une paire de quelques mots et quelques regards intransigeants.


- « …Mpfhh…. Gnpfhh…  »

Plus honnêtement, je me penche vers l’avant, prenant ma tête entre mes mains avant de me mettre à soupirer soudainement. Puis, je reprends une bouffée de ma clope nocive, gardant la fumée à l’intérieur de mes poumons avant de recracher cette dernière quelques temps plus tard. Plus la nicotine et cette dose psychédélique pénètre mon corps, plus je me sens léger et plus, j’ai l’impression de flotter sur un nuage. Certes, c’est une sensation éphémère, mais qu’est-ce que j’suis aux anges, je vis sur mon p’tit paradis, le temps de vivre quelques peu dans mes rêveries.
© 2981 12289 0 & Azryel - RP PV with Carrie McNamara  
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