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 Counting bodies like sheep - Enzo

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MessageSujet: Counting bodies like sheep - Enzo   Ven 23 Mar 2018 - 20:10

Counting bodies like sheep.
EXORDIUM.
Devant sa glace, d’un geste de baguette, elle voit ses cheveux mi-longs s’onduler avec grâce, voluptueux. Elle leur donne une forme gracieuse, à l’image de celle qu’elle devra être ce soir. La perfection s’invite sur ses lèvres pulpeuses qu’elle charme d’un gloss naturel, juste là pour mettre en valeur cette bouche voluptueuse. Ses yeux d’un bleus clairs s’agrandissent légèrement, farder d’une petite ombre rosâtre, à peine visible mais suffisamment pour lui donner l’impression d’avoir des yeux de chat. Tout est là pour être présentable, pour être celle qui rayonnera au bras de ce mari qui n’attend qu’une chose, pouvoir exposer cette créature aux yeux des autre familles de sang-pur, exposer cette fierté qu’il tire de cette femme qu’il n’arrive pas à mettre enceinte pour le moment. Il reste persuadé que ce n’est qu’une question de temps, tandis que Maggie se dit que sa stérilité ne tardera pas à se déclencher en vue des pilules du lendemain qu’elle ingurgite.
Hors de question d’engendrer un enfant, encore moins un venant de son cousin qu’elle déteste tant.

Le blush ne tarde pas à rosir légèrement ses joues et c’est un sourire satisfait qu’elle affiche dans le miroir. Ce soir est LE grand soir. Le moment parfait a saisir, celui où l’animal se retrouvera enfin piégé. Elle songe à ce moment depuis si longtemps, depuis la seconde où elle a entendu quelques personnes peu discrètes lâcher une information cruciale sur l’un des « invités » de la soirée.
Maggie se lève de son siège rouge carmin et se dirige vers sa penderie où se trouve cette robe qu’Hyppolite lui a choisi. Et s’il s’avère que la jeune femme porte son choix sur une autre robe, elle pouvait être certaine qu’elle en paierait le prix en rentrant. Elle ne prendra pas le risque de le contrarié puisque tout ce qu’elle veut de lui ce soir, c’est qu’il soit de bonne humeur, suffisamment pour ne pas être sur son dos toute la soirée. D’autant plus que la robe choisit n’est pas des plus laides, bien au contraire. D’un bleu nuit profond, légèrement échancré au niveau du dos lui arrivant juste en dessous des genoux, Maggie est surprise de voir qu’Hyppolite se soit autorisé à la laisser se pavaner dans ce que sa mère jugerait d’inconvenant. La jeune femme ne cherche pas à comprendre qui que ce soit puisqu’elle n’y arriverait pas, son esprit à mille lieux de la normalité. En particulier ce soir où ses objectifs l’accaparent.
Howard se glisse dans le tissu qui épouse parfaitement ses formes puis enfile cette paire d’escarpins noires avant de s’observer dans la glace.

- Parfaite.

Maggie dérive son regard vers l’encadrement de la porte de leur chambre.

- Merci.
- Tu aimes cette robe ?
- Oui, elle est sublime.

Il aime lorsque son égo est flatté, lorsqu’elle lui laisse entendre qu’il a fait les bons choix. A lui, l’homme qui aime la soumettre et la contrôler. C’est à rien n’y comprendre mais encore une fois, Maggie ne cherche pas plus loin, se contente de satisfaire ses envies, son égo bien trop grand pour ses frêles épaules.
Elle sent le regard de son cousin la lorgner, s’attardant sur chacune de ses courbes et ne tarde pas à venir la rejoindre, glissant ses mains sur ses hanches. Elle déteste ce sourire qu’il affiche, celui-là même qu’elle connait par cœur, qu’elle sait être annonciateur d’une chose qu’elle évite au maximum. Hyppolite respire son parfum, s’attarde dans son cou tandis que la jeune femme pose doucement ses mains sur ses épaules. Elle meurt d’envie de le repousser, de lui en coller une dans la gueule, de lui éclater déchirer le thorax à mains nus pour y trouver ce cœur qu’elle prendra plaisir à bousiller de ses ongles manucurés et si propres à l’heure actuelle.
Pourtant, elle se contente de tendre légèrement le cou alors qu’il s’invite un peu plus. Et ce qu’il prend pour une invitation, n’est qu’un geste supplémentaire pour l’esquiver.
Son mari revient à elle, plante son regard brillant, assuré, dans le sien.

- Ce soir, tu me donneras une descendance.

Maggie ne bronche pas, se contente d’un pauvre sourire dont il se fout éperdument, se contentant de capture brutalement ses lèvres estompant ce gloss qu’il dévore comme un porc et qu’elle va être obligée de réarranger parce que ce con ne sait pas s’y prendre.

- Hâte toi, nous n’allons pas tarder à partir.
- Dans cinq minutes.

Il acquiesce et sort de la chambre.
Maggie lâche ce soupire qu’elle retenait au tréfond de sa gorge, expulsant toute la haine que cet homme lui éveille. Ses poings se serrent, elle se contient, emmagasine toute cette rage.
Chaque chose en son temps.
La faucheuse ne tardera plus.

¥

Le manoir des Avery-Baker est tout aussi somptueux que la réception mise en place pour réunir les familles de sang-purs les plus influentes. Ils sont tous là, répondant présent à la moindre occasion que de venir comploter, exposer ses fiertés et richesses mais aussi, voir surtout, propager les ragots sur telle et telle famille. Les ragots… Ceux-là même que son père, à sa gauche, a réussit à éviter l’année des 18 ans de sa fille, ce jour d’été où cette dernière est revenue presque hagard, sourire fou aux lèvres, ayant enfin goûté à l’apothéose de ce qu’elle est réellement.

Maggie reste au bras de son mari alors que ce dernier se pavane, accueillant les compliments faits sur ce merveilleux couple avec satisfaction.

- Par Merlin Maggie vous êtes ravissante.
- Merci Mme Blossom.

Mr et Mme Blossom, riche famille de sang-pur, friands du traditionalisme et bien trop heureux de voir que la famille Howard s’est allignée sur les bonnes vieilles habitudes de mariage arrangé entre cousins.

- Alors Hyppolite, quand est-ce que vous allez enfin nous donner l’honneur d’un superbe héritier ?
- Bientôt je l’espère. Il resserre son emprise sur sa poupée de marbre, celle qui offre ces sourires en signe d’assantissement. Nous profitons encore de quelques mois avant de nous lancer.

Un mensonge savament manipuler que Maggie n’irait pour rien au monde briser. Jamais Hyppolite n’avouera à ceux que ça intéresse, que malgré de nombreux essais – beaucoup trop nombreux… -, sa femme n’est visiblement pas très réceptive à l’héritage Howard…
La soirée se poursuit, l’alcool ennivre certains dont son abruti de mari qui la délaisse enfin au profit des conversations « bien trop sérieuses et compliquées » pour elle. Grand bien lui fasse puiqu’elle peut enfin se défaire de son emprise et vaquer à ses occupations dont une en particulier.
Ce jeune homme, elle la reperée depuis un moment déjà. Grand, élégant, presque charmant, Enzo discute en riant avec une jeune femme qu’elle connait pour l’avoir déjà vu plusieurs fois mais ça n’est pas ce qui l’intéresse. Maggie n’a pas non plus manquée d’apercevoir Derek, prenant soin de croiser de temps en temps son regard, celui-là même qu’elle réussit à piéger, cerner, au fil des jours.
Le filet se resserre autour des frères sans que ni l’un ni l’autre n’en prenne seulement conscience.
Howard rôde l’air de rien. Guette le moment opportun.
Ce plan, elle la fommanté depuis des mois, se faisant patiente, attendant le bon moment. Ce dernier se présente enfin sous la forme de cette soirée mondaine et c’est d’un pas discret qu’elle rejoint Enzo, lorsque ce dernier se trouve seul. Mais avant cela…

L’elfe de maison qui passe entre les personnes présentent, ne tarde pas à vouloir se présenter auprès d’Enzo. Mais avant cela, il doit recharger le plateau qu’il porte à bout de bras. Maggie a tout juste le temps de verser discrètement, d’un geste habile, la potion qu’elle a mit des semaines à préparer. Nous pouvons dire ce que l’on veut sur son éducation, sur la tristesse de l’avoir privée de cours si rapidement… il y a une bonne chose à retenir de ça, c’est qu’elle a eu tout le temps nécessaire pour perfectionner ses potions et sortilèges, prenant une large avance sur ses camarades.
Le verre empoisonné se perd parmi les autres mais Howard sait qu’elle fera mouche. Pour la simple et bonnes raisons qu’elle n’a pas passé autant de temps avec Derek pour rien… de discussion en discussion est venue quelques informations qu’elle s’est chargée de saisir. Enzo semble avoir un attrait particulier pour le surf, l’océan. Tout ce qui se rapproche du monde marin. La potion glissée en porte l’odeur. Légère mais précise, suffisamment pour capter son flair lupin qui, elle est certaine, se chargera inconsciemment de le guider vers le bon récipient.

Elle observe de loin, l’air de rien, réarrangeant distraitement sa coiffure devant le grand miroir du couloir.
Aucun sourire, aucun changement d’expression ne vient trahir son visage lorsqu’elle constate qu’Enzo se saisit du bon verre et qu’il en boit une première gorgée.
La partie est lancée et l’excitation se manifeste. Elle calme les battements de son cœur, régule sa respiration avant d’engager quelques pas. Elle a à peine le temps de s’approcher qu’il la sent déjà pénétrer dans son espace vital malgré la distance respectable.

- Je vais finir par croire que l’élégance et le charme sont deux critères majeurs chez la famille Ryans.

Elle lui fait face, plantant son grand regard bleu dans le sien et lui offre son plus beau sourire. Inutile de forcer l’expression lorsque son don se chargera de lui-même d’assoupir ses sens. Verre entre ses longs doigts fins, Maggie tend la main vers lui, pour les présentations.

- Maggie Howard. Tu ne dois certainement pas me reconnaitre mais nous nous sommes déjà croisés lors de la réception de ton grand-père pour votre venu. Enzo, si j’ai bien retenu ?

Douceur, sourire, sans faux semblant. Naturelle jusqu’au bout des ongles, le match silencieux est ouverts.
Reste à voir lesquel des deux « loups » sortira vainceur de ce petit jeu .



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MessageSujet: Re: Counting bodies like sheep - Enzo   Ven 23 Mar 2018 - 23:28

Vendredi 28 aout 2015 – En soirée
Counting bodies like sheep



Maggie & Enzo

« Ok ! Ok ! Stop ! J'en peux plus. C'est toi l'plus fort. »

Pause. J'ai l'air d'une tortue coincée sur le dos, éclaté par terre après avoir fait un vol plané, mais c'est bien un sourire de branleur qui prend naissance sur le coin de mes lèvres. Il est 4h du matin et on s'entraine sur la plage, à l'abri des regards indiscrets non initiés à la Magie. Parfaitement. Et pourquoi pas ?

« C'est moi l'plus beau mais t'es l'plus fort. »

Magiquement parlant, uniquement, bien sûr. Inutile de le préciser. Je suis dans une forme olympique depuis que je suis rentré de mon périple en solo et même complètement défoncé par cette séance d'entrainement magique avec le frangin je trouve encore la force de faire le mariole. Celle de me relever, c'est plus compliqué. J'suis pas manchot, j'ai de bonnes bases, de bons réflexes et je suis solide mais le moins qu'on puisse dire c'est qu'il a pas mis longtemps avant de récupérer cet enfoiré et que clairement, et naturellement, il est bien plus puissant et expérimenté que moi. En attendant je pousse sur mes coudes, puis mes avants bras, et je me relève en grimaçant. Fin de la séance, il m'a mis K.O et mon égo s'en porte très bien.

« Aller va t'faire belle, on va être en retard. »

Pour ? Une réception chez le Vieux … J'arrive encore pas tellement à croire que j'ai réussi à convaincre Derek de venir mais hors de question que je subisse ça tout seul. Et pour être tout à fait honnête, j'ai la vague impression de pas avoir eu à tellement insister ou le provoquer … Y a strangulot sous rocher … Y aurait une nana là dessous que ça ne m'étonnerait pas, j'ai des doutes depuis quelques semaines.
En attendant on fait la course jusqu'à la maison parce qu'encore une fois je le provoque mais cette fois c'est moi qui gagne - j'ai toujours une dernière réserve d'énergie en stock et surtout le goût de la compétition - et qui donc squatte la salle de bain en premier. Y en a une autre en bas, ça n'a pas la moindre espèce d'importance, mais ça m'amuse.

D'ici quelques jours il partira pour Poudlard, je crois que c'est ma manière à moi de profiter au maximum de sa présence avant l'incertitude de la séparation.

#

J'me suis fait beau, plus ou moins. Disons que j'ai l'air présentable sans pour autant avoir l'air d'un paon endimanché comme la majorité des personnes ici. Chemise noire, pantalon beige, le truc classique et passe partout dans lequel je me sens à l'aise et ne me demandez pas de me coiffer, faut pas déconner. J'ai déjà fait l'effort de me raser, chose que j'ai pas fait pendant trois semaines, alors doucement sur les concessions. Et j'ai mis des chaussures putain ! Ça non plus ça ne m'est pas arrivé depuis au moins trois semaines.

En attendant j'ai pas mis un pied dans le jardin après avoir pris le Portoloin et avoir atterri dans le jardin qu'une fusée me fonce droit dessus – et c'est à ce moment-là que mon chemin et celui de Derek se séparent.

« Super Zozoooo ! »

Victor me saute littéralement dans les bras et je le réceptionne en exagérant les effets de son arrivée sur moi, reculant de quelques pas pour le faire rire. Oui, je suis gaga de ce gosse, et alors ?

« T'es pas encore couché toi ? »
« Non ! Maman a dit que j'avais le droit de rester un peu avec les grands. »

Maman qui n'est jamais très loin et veille au grain avec un sourire attendri sur le visage. Travis, lui, fait la gueule. Sans surprise. Et sans surprise ça me fait très plaisir de le voir grimacer devant le fait que son fils m'adore.

« Ça va p'tit monstre ? »
« Ouais. »
« Si Grand-Père t'entend parler comme ça ... »

Il plaque sa main sur sa bouche et j'éclate de rire avant de le reposer par terre. S'en suit les bonjours, les blabla, les présentations. Y a une semaine à peine je débarquais à l'improviste à Los Angeles avec l'allure de Robinson Crusoé après son naufrage pour faire une surprise à mon homme - avec la complicité de Macy - après deux semaines de vadrouille pour et par moi-même, ce soir j'enfile ma peau de fils de bonne famille, bien élevé. Autant dire que j'étais plus à l'aise pieds nus sur le Pier de Santa Monica que dans cette foule guindée mais je m'adapte. Caméléon. Avec la ferme intention de me pointer par surprise dans son pieu dès que je sors d'ici.

« Bonsoir Enzo. »

Sourire poli. Signe de tête. Poignée de mains. Le Vieux. Dont le regard dérive vers mon avant bras gauche dénudé, tatouage apparent. Je cille pas, la commissure de mes lèvres s'étire légèrement et je ne le quitte pas des yeux. Est ce qu'il va me faire une réflexion ? Nos rapports sont cordiaux, parfois au bord de la légèreté, mais je sais qu'il marche sur des œufs avec moi et à raison. Le moindre coup de travers et je claque la porte pour ne plus jamais la rouvrir. J'ai pardonné, pas oublié.

Et puis on change d'atmosphère.

Spoiler:
 

« Mais qui vois-je ? Ne serait-ce pas mon futur mari ? »

Je l'ai senti venir et quand je me retourne pour lui faire face c'est pour la regarder des pieds à la tête comme un rustre.

« T'es bonne. »
« Tu as toujours su faire chavirer mon cœur avec ton âme de poète ... »

Dit-elle, main sur le cœur, battant des cils. Clarisse. Mon canot de sauvetage quand j'étais coincé ici en début d'année. Une amie, une cousine, ma future femme effectivement … Ou pas. Elle me claque un bisou sur la joue, je le lui rends, trois secondes après elle attrape mon bras gauche, un large sourire sur le visage.

« Alors jeune homme, on s'encanaille ? »

Et pour toute réponse, un haussement d'épaules. Ce truc, je l'ai fait sur un coup de tête, en tapant la vague à Nigaloo Reef avec un type qui tient un salon de tatouage et avec qui j'ai sympathisé. J'ai passé la nuit à discuter avec lui et ses potes sur la plage autour d'un feu, au petit jour il m'a offert ça. Un truc simple, pas énorme, sur la longueur de l'intérieur de l'avant bras gauche. Ceux qui connaissent certains aspects de celui que je suis, mon autre moi, comprennent immédiatement la signification. Lui n'a pas posé de question. Une heure après on allait observer les requins baleines près de la barrière de corail. J'y emmène Liam dès que possible mais d'abord, Costa Rica. C'est pas négociable. Et puis de toute façon il faut qu'il inaugure le sac à dos de randonnée que je lui ai offert pour lui faire comprendre que la prochaine fois, je l'embarque avec moi. Sa rentrée n'est pas tout de suite, la mienne … un jour, sans doute, mais pas pour l'instant, alors autant en profiter. Je ne compte pas rien faire de ma vie mais je prends mon temps. Et je shape quelques planches à droite à gauche, c'est un truc qui me plait. Possible aussi que je fasse des missions d'écovolontariat, en Australie ou ailleurs, pour rencontrer le terrain et les gens qui y bossent avant de retourner poser mon derrière sur les bancs de l'école. J'ai pleins d'envies, pleins de projets potentiels et désormais quelques contacts.

« Joli. »
« Merci. »
« Pourquoi le cycle lunaire ? »
« Pour te rendre hommage lune de mes jours. »
« T'es vraiment trop nul. »
« Moi aussi je t'aime, femme. »

Elle, malgré toute la confiance que j'ai en elle, n'est pas au courant. Ça ne change rien à celui que je suis, celui qu'elle connait, alors je pense que c'est un secret que je garderais pour moi parce que contrairement à Poudlard, ici, ailleurs, partout, c'est encore quelque chose que je peux faire.

« T'as pas amené ton cher et tendre ? »
« Tu plaisantes, j'vais pas lui infliger ça. Non ce soir mon date c'est mon frangin. »
« … T'es encore plus tordu que c'que j'pensais Ryans. »

Clarisse m'abandonne après quelques éclats de rire, alpaguée par sa dragonne de mère, s'éloigne sous mon regard sadique et j'observe cette foule dans laquelle je me sens étonnement calme compte tenu du fait que la Pleine Lune n'est que dans quelques heures. L'animal est serein, plutôt patient. Un Elfe de Maison se pointe devant moi et me propose un verre, je me serre sans trop y réfléchir et le remercie, buvant quelques gorgées en observant Derek un peu plus loin. Tout ça c'est pas son élément, je le sais, mais ça me fait plaisir qu'il soit là.

Puis il y a cette présence qui me sort doucement de mes pensées, une odeur inconnue, un visage inconnu … qui me capture et me captive dès l'instant où mes yeux croisent les siens. Prisonnier.

« Je vais finir par croire que l’élégance et le charme sont deux critères majeurs chez la famille Ryans. »

Ses mots je les entends, les imprime, mais flotte dans l'incapacité d'avoir la moindre réaction. Je ne vois qu'elle, ce visage de poupée, ces deux billes d'un bleu azur, de long cheveux blond … Des jambes élancées à demi cachée par une robe qui épouse parfaitement les courbes de son corps. J'en ressens une sorte de chaleur dans le creux du thorax, le monde a cessé d'exister. Elle me tend la main, j'observe la finesse de ses doigts avec une certaine forme de fascination.

« Maggie Howard. Tu ne dois certainement pas me reconnaitre mais nous nous sommes déjà croisés lors de la réception de ton grand-père pour votre venu. Enzo, si j’ai bien retenu ? »

Encore des mots. Je crois qu'ils n'ont pas d'importance. Et quand je retrouve son regard ...

« Tu es magnifique. »

… Elle est la plus belle chose, pardon, personne, qu'il m'ait été donné de voir dans ma vie. Jusqu'à ce que mes neurones se reconnectent, comme un électrochoc. Je me ressaisi, me racle la gorge et secoue la tête comme si je sortais d'un rêve ou quelque chose comme ça mais sa beauté m'envoute toujours et j'ai du mal à ne pas … me contenter de la regarder sans rien dire.

« Pardon. Ce que je viens de faire est incroyablement impoli. »

Ça n'est pas comme ça qu'on traite une dame, surtout pas une dame qu'on ne connait ni d'Eve, ni d'Adam. Et encore moins de Merlin. J'en connais plus d'un qui se foutraient bien de ma gueule ne me voyant comme ça. Et un autre un peu moins … Qu'est ce qui me prend de scotcher comme ça sur une femme – aussi belle soit elle … aussi blonde soit elle – alors que j'ai dans la peau le type le plus sexy de la terre et sous bien des coutures.

Je finis par attraper sa main, non sans me dire qu'elle a la peau extrêmement douce, pour officialiser les présentations en bonne et due forme. Et un sourire poli, mais tranquille, désormais sur le visage.

« Oui, Enzo, c'est bien ça. Enzo Ryans, un des fils de Lyla Avery-Baker, la fille ainée du maitre des lieux. »

Inutile de préciser qu'elle n'est plus, je pense qu'ici tout le monde est au courant. En fait, j'en sais rien.

« Ravi de faire ta connaissance Maggie. Et merci pour les compliments. »

D'ailleurs, parlant des Ryans et plus précisément de mon frère, je crois que je viens de percer un mystère.

Parce que si j'ai pensé au fait que William n'apprécierait pas trop de me voir complètement subjugué par cette femme – et à raison – il y en a visiblement un autre a qui ça fait froncer les sourcils. Autant dire que je n'essaie même pas de luter et m'engouffre directement dans la faille. Si ça m'amuse de chatouiller ce que je pense être de la jalousie de la part de Derek ? Vous plaisantez … C'est plus que ça.

« Je suis étonné de ne pas avoir gravé ton souvenir dans ma mémoire, je devais avoir l'esprit vraiment ailleurs ce soir-là. »

Et c'est peu de le dire puisque ça n'est pas tellement comme ça, ni ici, que j'avais prévu de passer le cap des 18 ans mais tout ça c'est du passé. Quasiment une autre vie, encore une fois.

« Tu passes une bonne soirée ? »

Ça te dérange si je continue de te regarder ? Parce que j'te jure, t'es tellement belle ...

@Derek Ryans
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MessageSujet: Re: Counting bodies like sheep - Enzo   Jeu 12 Avr 2018 - 14:50

Counting the bodies like sheep.
EXORDIUM.
- Tu es magnifique.

Maggie marque la surprise, hausse les sourcils et son sourire ne se fait que plus grand.
Elle ne peut même pas le blâmer d’avoir l’air complètement crétin en cette seconde.

- Pardon. Ce que je viens de faire est incroyablement impoli.
- Promis, je n’en dirais rien. Clin d’œil, comme un charme supplémentaire. Mais je te remercie du compliment malgré tout.

Des « Magnifiques » et des « Superbes », elle y est habituée. De par son don de semi-vélane, certes mais aussi parce que sa mère s’est évertuée à l’éduquer en ce sens depuis son plus jeune âge. A veiller à ce qu’elle se tienne droite, qu’elle soit poli, jolie, à toujours montré d’elle cette surface lisse de porcelaine sans jamais avoir un détail qui lui ferait faux bond comme un pli sur une robe ou un cheveux rebelle.
Sa main reste tendue, attendant que le jeune homme manifeste enfin une politesse après l’avoir contemplé comme si elle était une œuvre d’art telle que la chapelle sixtine. Maggie finit par sentir la paume chaude, voir bouillante du jeune homme sous sa main et ce contact, aussi furtif soit-il, lui rappelle de bons et délicieux souvenirs qui rallume la flamme au creux de son être, de son thorax. Pourtant, impassible et souriante, elle continue de se prêter à ce petit jeu. Elle n’a même pas besoin de se forcer à servir un sourire.

- Oui, Enzo, c'est bien ça. Enzo Ryans, un des fils de Lyla Avery-Baker, la fille ainée du maitre des lieux.
- J’en ai effectivement entendu parler.

Lily Avery-Baker. Comment ne pas avoir entendu parler de cette femme brisant tout cette tradition en partant vivre ailleurs qu’auprès de ses proches, en élevant ses fils d’une toute autre façon qui ne sont pas dans les règles de l’art d’une famille de sang-pur ? Ca a fait jazzé de nombreuses personnes, de nombreuses familles et si Maggie n’a pas réellement eu l’occasion de la voir, elle n’a pas manqué les photos du manoir où la jeune femme était représenté. Enzo lui ressemble mais le plus troublant est certainement Amelya.

- Ravi de faire ta connaissance Maggie. Et merci pour les compliments.
- De même.
- Je suis étonné de ne pas avoir gravé ton souvenir dans ma mémoire, je devais avoir l'esprit vraiment ailleurs ce soir-là.
- Ou bien trop subjugué par Clarisse. Il faut admettre qu’elle a une personnalité aussi attachante que vive.

En d’autres termes, elle prend énormément de place, vous bouffe tout espace vitale mais ça n’est pas ce que sous-entend Maggie derrière sa petite boutade. Elle sait manier l’art des mots et de la manipulation et quant bien même Clarisse reste pour elle une putain de pompe vitale, Howard prend soin d’entretenir les liens aussi maigres soient-ils avec ceux qui pourraient lui assurer une relation étroite ou non avec ce jeune homme.
Mais aussi le grand-frère qu’elle devine non loin d’eux.

- Tu passes une bonne soirée ?

Merveilleuse, comme il n’a pas idée.

- Très bonne. Ton grand-père a le don pour recevoir et prendre soin de ses invités.

Là-dessus, rien à dire. De toutes les réceptions qu’elle ait pu faire, aussi inutiles qu’elles puissent être à ses yeux, jamais les Avery-Baker n’avait fait défaut. Banquet incroyablement riche, musique, salle de danse pour ceux qui le souhaitent. Salon de thé pour femme, fumoir pour les hommes. Chacun y trouvait son compte.
Ou presque.
Howard capte la présence de son mari beaucoup plus loin avec probablement son troisième verre à la main, dans une conversation animée avec d’autres hommes. Qu’il y reste, qu’il l’oubli.

- Et toi ? J’ai cru comprendre que tu n’étais pas un habitué de ce genre de soirée.

Elle lui fait la conversation, s’intéresse à son opinion, sa vie et surtout, constate que son verre descend petit à petit, gorgée par gorgée. Enzo buvant ce poison sans se soucier un seul instant de ce qui l’attendra pour les prochains jours. Le regret de Maggie est de ne pas pouvoir assister à ce qui suivra, à ce corps qui ne reprendra pas forme humaine. A ressentir cette satisfaction de le voir piéger sous sa forme animale.

- Est-ce que je suis à côté de la plaque si je te dis félicitation pour ta future union avec Clarisse ? Ou est-ce que ce cœur de charmant jeune homme est-il de nouveau disponible ?

Ca n’a rien d’une invitation, juste une façon supplémentaire de ce lié à lui. Apprendre à le connaitre, morceau par morceau. Fragment par fragment. Et si en cette seconde, le rôle de Maggie est moindre, les prochains jours seront plus décisifs.
Large sourire, clignement des paupières, par ces simples gestes, la blonde lui envoie de la poudre aux yeux.

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MessageSujet: Re: Counting bodies like sheep - Enzo   Jeu 19 Avr 2018 - 13:07

Elle connait Clarisse ? Je ne devrais pas vraiment m’étonner de ça, tout le monde se connait dans ce réseau fermé et élitiste … auquel j’appartiens malgré moi. Si je suis là c’est uniquement parce que j’ai créé des liens avec certains habitants de cette maison mais quand je regarde tout ce cirque, clairement, j’aimerai mieux être sur la plage avec mes potes, autour d’un feu, à raconter n’importe quoi, boire des bières et manger de la barbaque, bercé tranquillement par le bruit du ressac. Ici je fais bonne figure mais autant le dire, je ne suis pas dans mon élément. Encore moins depuis que j’ai eu un aperçu du mode de vie un peu roots sur les routes Australiennes.

Bref. Oublions tout ça et concentrons-nous sur l’éblouissance de cette jeune femme qui me subjugue totalement.

« Très bonne. Ton grand-père a le don pour recevoir et prendre soin de ses invités. »

Oui, sûrement. J’imagine. Ça n’est que ma deuxième fois et en toute honnêteté … Même si je m’amuse bien avec Clarisse et que je m’adapte, adopte le costume du jeune garçon poli qui répond aux questions qu’on lui pose, ça n’est clairement pas un truc que j’aimerai faire tous les weekends. Ça arrive aussi de temps en temps chez Grand-Mère et c’est dans ces moments-là que je capte à quel point ce monde qui est le mien par filiation est à des kilomètres de celui que je suis réellement. On ne choisit pas sa famille, mais même si ça été parfois laborieux, tendu, et que ça l’est toujours avec certains, je trouve ma place parmi eux et les apprécie pour la plus part.

« Et toi ? J’ai cru comprendre que tu n’étais pas un habitué de ce genre de soirée. »
« Ça se voit tant que ça ? »

Insérer ici un rire bref, amusé. J’ai pourtant fait un effort mais il faut croire que cette demoiselle parvient à percer le voile et voir ce qu’il y a au-delà. C'est-à-dire un type qui préfère se balader pieds nus, en short à fleurs, une planche de surf sous le bras ou sous les pieds. Sans parler du fait que les endroits clos et pleins de monde, ça n’a jamais été mon gros kiffe. Lycanthropie ou pas.

« Je suis plus à l’aise les pieds dans l’eau, c’est une certitude, mais c’est la famille alors je peux bien m’improviser Caméléon de temps en temps. »

Sourire tranquille, nouvelle gorgée, je n’arrive pas à la quitter des yeux et mon cerveau me semble complètement déconnecté. Visiblement ça ne me pose aucun problème.

« Et puis ça aurait été dommage de ne pas te rencontrer. »

Pas plus que de sortir ce genre de choses à une femme, aussi magnifique soit-elle, en étant engagé dans une relation exclusive.

« Est-ce que je suis à côté de la plaque si je te dis félicitation pour ta future union avec Clarisse ? Ou est-ce que ce cœur de charmant jeune homme est-il de nouveau disponible ? »

Poupée fragile ou femme fatale, mes perceptions vis-à-vis d’elle oscillent entre ces deux images qu’elle m’évoque alors que j’ai du mal à me détacher de son regard, d’elle tout simplement. Je me sens bien quand je la regarde, comme enveloppé dans quelque chose de chaud, d’agréable, un truc dont on n’a pas envie de sortir, y compris pour réellement capter ses paroles et répondre à sa question. Clarisse ? Cœur disponible ? Tout ça me semble tellement loin et sans intérêt. Je pourrais passer ma vie à la regarder sans plus jamais rien faire d’autre.
Reconnexion des neurones. La fierté qui se pointe, l’égo qui n’est pas super emballé à l’idée qu’une femme puisse avoir une telle emprise sur moi et je me retrouve à me redresser comme un idiot de mâle dont on a un peu trop chatouillé l’orgueil. Volontairement ou non. Puis je me tranquillise, ces réactions sont infimes, quasiment invisibles et tout se passe en quelques secondes mais j’ai l’esprit suffisamment au clair pour savoir que j’ai un secret à protéger : Celui de Clarisse. Qui serait plus facilement intéressée par les courbes de cette jeune femme que par ce que mon corps masculin propose. S’il faut que je sois son alibi pour qu’elle ait la paix alors je le ferais avec plaisir. J’ai pas besoin de couverture en ce qui me concerne, je pense simplement que les gens ici n’ont pas besoin de savoir ce qui se passe dans ma vie personnelle et quelque part, comme un vieux réflexe, je m’interdis de mentionner William. Je ne connais pas la moitié des gens présents ici, pas plus que je ne la connais elle, et ça n’est pas la peur du jugement qui me pousse à réagir comme ça parce que j’assume parfaitement qui je suis et avec qui je suis : Simplement un instinct protecteur envers les personnes que j’aime et que je ne veux pas exposer. Peut-être qu’un jour je me pointerais ici la tête haute, la main de mon petit ami dans la mienne, mais pour l’heure je ne le ressens pas de cette façon.

« Tu l’as dit toi-même, je suis subjugué par sa personnalité aussi attachante que vive. »

Ce qui ne répond ni à l’une, ni à l’autre de ces questions j’en ai parfaitement conscience mais sans être doué pour la politique et toutes ces machinations, manipulations, dont ils aiment abuser allègrement dans ce milieu, je ne suis pas un innocent non plus. Et c’est sans doute ma façon à moi de ne trahir personne, sans réellement mentir en plus de ça.
Aucune idée de ce qui circule comme info à ce sujet dans les tuyaux de la Haute, le Vieux sait parfaitement qu’aucun mariage n’aura lieu entre Clarisse et moi. Je crois qu’il a arrêté d’essayer de me faire rentrer dans le moule et tout le monde s’en porte bien mieux comme ça. En attendant, ça n’est pas moi qui flirte gentiment avec un inconnu, envoie des regards au plus âgé de la fratrie en même temps, en ayant une bague au doigt. Jugement ? Non. Constat.

« Mais je vois qu’il y a un chanceux quelque part dans le tableau. »

Ce geste je ne le contrôle pas tellement, celui d’attraper sa main en douceur l’espace d’une seconde pour observer cette fameuse alliance qu’elle porte à l’annulaire gauche.
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MessageSujet: Re: Counting bodies like sheep - Enzo   Mar 14 Aoû 2018 - 23:40

Lorsqu’Enzo m’avait parlé d’une espèce de soirée mondaine au manoir de notre très cher et oh combien agréable famille, je n’avais pas hésiter à refuser. Premièrement, si mon frère avait réussi à leur pardonner leurs folies, ce n’était pas mon cas. Deuxièment, ce genre de truc ce n’était pas dans mes cordes. C’était ennuyant à mourir et la principale conversation était : mais quel cousin va épouser quelle cousine ? Absolument pitoyable et dégueulasse. Troisièmement, cela impliquait qu’on devait se foutre quasiment en costard pour paraître aussi superficiel que tous les autres. J’avais beau être un enculé de première (parce que oui je parvenais à le reconnaître), mais j’étais quand mieux éduqué que cette bande de charognards qui n’avaient rien de mieux à faire de leur journée que de s’admirer dans leur propre miroir. Et puis, il y avait eu la seconde réflexion. Enzo s’était lancé dans un discours que j’avais plus ou moins entendu, tandis que mon esprit avait dérivé sur une certaine soirée qui s’était déroulée à Londres au milieu du mois.

Puis, j’eus un déclic. J’acceptai sur-le-champ l’invitation d’Enzo et il fut clairement surpris par ma soudaine ouverture face au contexte. Bien entendu, je gardai pour moi la raison pour laquelle je m’étais finalement résigné même s’il s’en doutait peut-être déjà. Après tout j’avais déjà évoqué Maggie dans une conversation précédente et je lui avais même avoué que je croyais qu’elle était une vélane. Chose que je croyais tout à fait possible d’ailleurs même si pour l’instant ce statut ne me dérange pas trop. Vélane ou pas, j’avais vraiment envie de la revoir et avec un peu de chance, peut-être que les Howard seraient également de la partie.

Pour la soirée, je décidai de me mettre sur mon 36. J’enfilai un pantalon propre noir avec une chemise blanche avant d’enfiler une cravate d’un vert foncé. Je fis un effort pour me coiffer et je m’assurai que mes chaussures étaient propres et brillantes. Ma tenue arracha un sourire à mon frère que je lui renvoyai pour sa tenue. Il était plutôt rare que les Ryans soient en aussi bonne (et belle) condition et pour être honnête, ça nous allait à merveille. Nous prîmes un Portoloin pour nous rendre à la destination avant d’atterrir dans le jardin du vieux. Déjà quelques personnes se trouvèrent sur place et lorsque je vis Victor s’avancer vers mon frère, je n’hésitai pas à prendre la poudre d’escampette. Je n’avais pas l’intention de sympathiser avec ces gens qui étaient ma famille. Ni les autres personnes d’ailleurs, hormis peut-être Connor si les Tveit avaient été invités.

J’évitai avec précaution les petites masses de gens qui s’étaient afflués ici et là afin de se faire la conversation. J’envoyai un salut distrait à ceux et celles qui me saluaient tandis que mes yeux balayaient les différentes salles. J’étais bien entendu à la recherche de Maggie et si elle était là, elle ne serait pas difficile à trouver. Une fille aussi magnifique qu’elle pouvait être perceptible des kilomètres à la ronde, même dans un endroit aussi bondé. Je fis le tour de quelques pièces en scrutant les moindres racoins. Les plus curieux me demandèrent à quelques reprises si je cherchais quelqu’un et je leur répondis tous d’un signe poli de la tête. Je ne voulais pas que l’on m’aide.

Je voulais Maggie pour moi et moi seul.
Oui je sais c’est… Autoritaire et surtout très égocentrique, mais tant pis.

Je poursuivis mes recherches lorsque je la trouvai finalement. Un sourire se dessina aussitôt sur mes lèvres. J’arrêtai mes pas lorsque je vis sa main délicate dans la patte de mon frère. Je ressentis rapidement une pointe de jalousie et je me remis à marcher dans leur direction d’un pas très rapide.

- Maggie ! Quelle surprise, je ne m’attendais pas du tout à te voir ici !

Ça sonnait ridiculement faux, mais cela me passait bien par-dessus la tête.

- Je vois que tu as fait la connaissance de mon petit frère Enzo !

Je regardai mon frère d’un air presque sarcastique.
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MessageSujet: Re: Counting bodies like sheep - Enzo   Mar 28 Aoû 2018 - 16:44

Counting the bodies like sheep.
EXORDIUM.
Maggie observe, silencieuse. L’ombre tapis dans les recoins des pièces animées, dans les couloirs bondés, l’oreille qui entend tout, l’œil qui voit tout. Des années à être cloitré dans cette tour d’ivoire, faussement confortable, il lui a bien fallut occuper son temps, outre l’apprentissage intellectuelle qu’elle en a ressorti.
Enzo se redresse, les épaules légèrement en arrière, torse un poil gonflé. C’est imperceptible mais c’est là. Une fierté qui s’installe. Masculine ? Machiste ? Orgueil ? Elle ne saurait pas le dire, l’esprit d’Enzo lui est encore inconnu, bien que ce dernier finira par lui céder entre les paumes. En temps et en heure.

- Tu l’as dit toi-même, je suis subjugué par sa personnalité aussi attachante que vive.

Il élude, elle n’insiste pas, se contentant de sourire, comme la parfaite potiche que ses parents ont éduquée. C’est en tout cas ce que pense certainement la majorité de cette salle, à la voir sourire, cligner des paupières pour répandre cette beauté presque surréaliste autour d’elle, accroché au bras de son imbécile de mari. Qui, d’ailleurs, doit déjà être dans une salle à part, « entre hommes » à fumer leur cigare nauséabond.

- Mais je vois qu’il y a un chanceux quelque part dans le tableau.

Le contact l’électrise mais certainement pas de la bonne façon. Les hommes ont cette fâcheuse manie de vouloir vous touchez, sans vous le demander. Comme si vous étiez un trophée dans une vitrine qu’ils veulent effleurer du bout des doigts. Enzo ne fait visiblement pas exception à s’enhardir de cette façon, que le geste soit doux ou non, en prenant la main de Maggie dans la sienne pour détailler l’alliance qui orne son annulaire gauche.
Elle déteste sa façon de s’approprier sa main, déteste sa façon de détailler un pan de sa vie privée, d’en faire la remarque mais n’en dit pourtant rien, garde ce faciès souriant, jouant encore une fois les plus idiotes, se rabaissant à leur niveau intellectuel en somme.

- J’accepte le compliment de bonne grâce.

Elle aussi, répond sans répondre. Quoi qu’elle n’ait pas tellement besoin d’apporter plus de précision, le bijou parlant de lui-même. Quant à savoir qui d’Hyppolyte ou d’elle-même a le plus de chance d’avoir l’autre pour conjoint…

- Maggie ! Quelle surprise, je ne m’attendais pas du tout à te voir ici ! Je vois que tu as fait la connaissance de mon petit frère Enzo !

Sa première réaction est d’avoir envie de le gifler. Pas pour les avoir interrompus – Enzo l’intrigue peut-être mais disons qu’il n’est pas la personnalité la plus attrayante de la soirée – mais pour ce qu’il vient de lâcher, le plus naturellement possible, avec un empressement et une joie qui semble exagérée, qu’elle ne lui connait pas.
A partir de quel moment Derek s’est décidé à devenir aussi con que ceux qui l’entoure ce soir ?
Maggie se ferme presque aussitôt, fronce les sourcils et tâche de garder la face, d’afficher un sourire le plus naturel possible malgré son mépris soudain. Dans combien de langues doit-elle répétée à cet imbécile qu’il DOIT fermer sa grande gueule d’égocentrique et garder secret le fait qu’ils se connaissent déjà ? Elle le pensait intelligent, suffisamment en tout cas pour jouer l’indifférence, pour être bien plus habile et discret que ça. Mais ce soir, il a l’air d’un chiot qui remue la queue face à sa friandise favorite. Et ça se veut espion parmi les rangs des Supérieurs pour espérer obtenir elle ne sait quelle vengeance ?
Elle ne manque pas le sarcasme et … peut-être autre chose qu’elle a du mal à déceler en cette seconde. Cette façon précipitée de venir les voir, de s’imposer, de montrer qu’il est là. Maggie n’arrive pas à poser des mots sur ce comportement qui lui est étranger.

- Effectivement. Elle affiche sourire poli, retenu. Petit frère à qui je ne vais d’ailleurs pas voler plus de temps. Et je crois que j’ai besoin de prendre un peu l’air, le champagne ne me réussit jamais vraiment.

Elle a une chance sur deux pour que cet abruti de Derek ne comprenne pas le double sens de cette phrase mais qu’importe, elle ne ment même pas. Il faut qu’elle sorte d’ici, calmer son esprit agacé, calmer cette colère qui pulse dans ses veines et qui est totalement dirigé vers celui qui avait juré de garder le secret. Si Hyppolyte venait à savoir ça… les choses pourraient s’accélérer, s’enclencher bien plus vite que prévu. Elle n’a pas peur de lui mais elle n’est pas prête à lui offrir la mort comme pour délivrance. Maggie se refuse de précipiter les choses, si elle doit faire couler le sang, elle l’exécutera au moment parfait, lorsque l’envie tambourinera au creux du ventre, dans un long et doux frisson d’excitation. Et non à cause d’un imbécile qui ne sait visiblement pas tenir sa langue.

- Profites bien de cette soirée, Enzo. Elle lui accorde un léger signe de tête, lui offrant même son plus beau sourire avant de se tourner vers le brun. Derek.

Même signe, un sourire plus contenu peut-être avant de tourner les talons et de déposer son verre sur un plateau présenter par l’un des serveurs tirés à quatre épingles. Elle ne s’inquiète pas de savoir comment son départ « précipité » sera perçu, pas avec la façon dont Derek s’est imposé en prononçant son nom ouvertement. Enzo comprendra certainement là que quelque chose entre son frère et elle se trame, quelque chose qu’elle souhaitait garder secret mais que son imbécile d’aîné n’a pas su contenir. Ainé à qui elle compte bien remettre les pendules à l’heure.
Elle glisse entre les corps, affiche quelques sourires de passage, quelques salutations avant d’enfin trouver une porte de sortie qui la mène vers l’extérieur.
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MessageSujet: Re: Counting bodies like sheep - Enzo   Mar 28 Aoû 2018 - 19:48

Et tu crois que t'es en train de faire quoi là, Enzo Ryans ? A attraper la main d'une femme que tu ne connais pas, sans lui demander son avis. Sans arrière-pensées ni même mauvaises ou douteuses intentions, but still – oui j'ai pas trouvé l'équivalent français ou ça sonnait moche alors je me permets le franglais.

« J’accepte le compliment de bonne grâce. »

Elle sourit, moi aussi, me perdant à nouveau dans ses magnifiques yeux bleus …

« Maggie ! Quelle surprise, je ne m’attendais pas du tout à te voir ici ! »

… jusqu'à l'arrivée fracassante de Derek.

« Je vois que tu as fait la connaissance de mon petit frère Enzo ! »

Tant d'amour, c'est beau à voir. J'ai gentiment l'impression d'être une sous merde quand il emploie ce ton mais ça ne m'énerve pas, bien au contraire, parce que je comprends instantanément ce qui se cache derrière ce besoin de me rabaisser pour lui paraître plus intéressant et supérieur. Et ça me fait sourire, de ces sourires un peu carnassier planqué derrière la façade du gosse de riche bien élevé. J'ai pas le privilège de la possessivité et la territorialité dans cette famille, Derek vient de le prouver avec efficacité.
Elle, dans tout ça, demeure impassible et polie, mais j'ai l'impression de ressentir une certaine forme d'agacement émaner d'elle derrière ses sourires mondains. Une légère crispation peut-être.

« Effectivement. Petit frère à qui je ne vais d’ailleurs pas voler plus de temps. Et je crois que j’ai besoin de prendre un peu l’air, le champagne ne me réussit jamais vraiment. »

Félicitations frangins, tu viens d'énerver une femme en 2 secondes et 3 centièmes. Oui, là encore, ça m'amuse. Eh, c'est de bonne guerre, du crédit j'en ai plus qu'un coffre de Gringotts peut en recevoir et il vient encore de le prouver à l'instant.

« Profites bien de cette soirée, Enzo. »
« Merci, toi aussi Maggie. »

Le sourire qu'elle m'adresse me charme une dernière fois, j'accentue celui que je lui rends uniquement dans le but de faire tourner mon ainé en bourrique puisque j'ai vu très clairement dans son jeu et que sa réaction digne d'un troupeau de buffle dans une fabrique de porcelaine n'a visiblement pas échappé à la jeune femme non plus.

« Derek. »

Ça n'est pas froid mais on a connu plus chaud, je pense qu'on peut le dire. Je retiens difficilement le sourire de branleur qui prend naissance sur mon visage alors que je la regarde s'éloigner et autant dire qu'il s'élargit quand je me concentre sur Derek.

« Et ben alors, on se sent menacé par son « petit frère » ? »

Et le « petit frère » est prononcé avec le même ton que lui vient de le faire. Comble de l'insolence, j'attrape une fraise dans une corbeille de fruit et la lance en l'air pour la rattraper directement avec ma bouche – chose intolérable au beau milieu de ces personnes biens sous tout rapport évidement mais comment dire que là, maintenant, tout de suite, j'en ai pas grand chose à foutre.

« Ça me flatte, et t'as sûrement raison parce qu'il faut bien le dire j'suis carrément canon et spécialement sapé comme ça. »

Rendons à César ce qui appartient à César après tout. Si je me croisais dans un miroir j'aurais sûrement envie de me faire l'amour instantanément.

« Mais rassure toi je te la laisse, je connais bien plus intéressant du côté des accros aux bites tu sais bien. »

Ça, c'est gratos, je me lâche très clairement et n'en ressens aucune once de culpabilité. Pas ce soir. Pas maintenant. Est ce que l'alcool me monte à la tête ? Je ne crois pas et de toute façon ça n'a pas d'importance. Pas plus que la force que je mets dans la « claque » que je lui assène sur l'épaule sans jamais me départir de mon sourire qui doit probablement lui donner des envies de meurtres à mon encontre.

« Aller va rattraper le coup MachoMan, j'vais quand même pas t'apprendre à te comporter avec une femme ça serait le monde à l'envers. Bonne soirée ! »

Et c'est sans plus de cérémonie que je fous le camp, m'éloigne de lui sans un regard de plus. En l'état je n'ai plus vraiment de filtre et dans mon esprit une seule volonté : Foutre le camp d'ici, oublier tous ces ronds de jambes et ces faux sourires, les histoires de mon frère avec une femme mariée, rejoindre celui qui me fait péter les plombs de désir et d'amour tant je suis fou de lui. Juste le temps de dire au revoir à Amelya, au Vieux qui tient à me présenter deux ou trois types sans intérêt avant que je ne lui rappel mon « rendez-vous important » dans quelques heures. La Pleine Lune, bien évidemment, qui est une excuse imparable ce soir je dois bien le dire. Les autres ne savent pas, manquerait plus que ça se sache qu'il y a un monstre dans la famille. Non, ce soir je suis Enzo, jeune homme de bonne famille, bien élevé, qui présente bien.

Et puis Clarisse. Hors de question que je parte d'ici sans lui dire au revoir évidemment mais c'est rapidement que je lui claque un bisou sur la joue en passant.

« J'me sauve. A plus ma p'tite femme. »
« Déjà ?! »
« Urgence. J'déborde d'amour. »
« Mon dieu. Dégage. »

Elle grimace, faussement dégoûtée, avant d'éclater de rire et moi je m'engouffre dans les escaliers, retrouve avec bonheur l'air extérieur en virant ma chemise de mon pantalon et mes chaussures, chaussettes, pour retrouver la joie de se sentir un peu plus libre dans ses vêtements. Direction l'extérieur de la propriété pour transplaner, Portoloin, transplanage à nouveau sans passer par la case soleil de Californie puisque c'est directement dans la piaule de mon cher et tendre que j'atterris. Me laissant tomber comme un sac sur son lit sans prévenir alors qu'il est concentré sur un de ses bouquins de grosse tête, assis à son bureau.

« Je t'ai déjà dit à quel point j'te trouvais excitant quand t'es concentré comme ça ? »
« Putain ! »

Surprise ! Tu m'aimes. Même si je te fais perdre 10 ans de vie à chaque fois que je fais ça mais tu sais que j'aime beaucoup trop ça pour arrêter et dans le fond, toi aussi t'aime ça.

« Qu'est c'que tu fais là ? T'es pas censé être avec les Bobos du Westminster ? »
« Si. Mais d'une j'me faisais chier comme un rat mort, de deux j'ai pas envie de voir mon frère pécho une femme mariée et se prendre la gueule avec son mari et de trois j'arrêtais pas de penser à toi tout nu ça devenait gênant. »
« Quoi ?! C'est quoi cette histoire avec ton frère et une femme mariée ? »

Je vois la petite étincelle de curiosité dans son regard alors qu'il se lève et avance vers moi. Et oui je suis une grosse balance !

« J'te dis que je pense à toi tout nu et c'est tout ce que tu retiens ? »
« Oui. Enfin non ! Mais vas-y raconte. »

Moqueur va, je le vois ton sourire de sneaky bitch tu sais. Même pas besoin de regarder ton visage pour ça.

« Plus tard. J'ai d'autres projets pour occuper ma bouche pour l'instant. »

J'attends pas une seconde de plus pour le choper par le haut du short et le ramener plus proche de moi avant d'en défaire le bouton puis m'arrêter, relever les yeux pour le regarder l'air de rien.

« Enfin sauf si tu tiens vraiment à parler de mon frère là maintenant tout de suite ... »

Non parce que le consentement, tout ça, c'est important et que si tu préfères parler ... Un regard de sa part, un sourire en plus large sur mon visage, satisfait. C'est bien ce qui me semblait.

▬ FINI POUR MOI. Sortez couverts nous c'est bon on a déjà fait les tests :porte:
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MessageSujet: Re: Counting bodies like sheep - Enzo   Jeu 6 Sep 2018 - 1:18

J’avais pourri l’ambiance. Je l’avais senti dès que son regard s’était posé sur ma personne. Je savais que je venais de commettre une erreur. Est-ce que je m’en voulais d’avoir interrompu la conversation qu’ils avaient ? Pas du tout. J’avais toujours agi selon mon instinct ou mon humeur du moment. À cet instant-là, ce que j’avais ressenti était de la pure jalousie. Mon frère avait beau sortir avec un mec, il continuait malgré tout d’attirer les regards féminins. Je ne le blâmais pas pour ça (enfin peut-être que oui un peu), mais maintenant que j’avais compris quel type de fille était Maggie, je savais qu’il ressentait forcément une petite attirance envers elle. Qu’il soit aux mecs ou pas : c’était une attraction contre nature. Après coup, je m’étais aperçu trop tard que je venais de faire une scène qui aurait pu attirer l’attention et potentiellement faire du mal à Maggie.

- Effectivement. Petit frère à qui je ne vais d’ailleurs pas voler plus de temps. Et je crois que j’ai besoin de prendre un peu l’air, le champagne ne me réussit jamais vraiment.

J’avais tapé dans le mile. Même si Maggie affichait toujours son sourire poli, je me doutais bien que ma petite intervention ne lui avait pas fait plaisir. Après tout, elle ne savait pas que j’avais parlé d’elle à Enzo. Et je n’avais pas l’intention de le lui dire non plus.

- Profites bien de cette soirée, Enzo.
« Merci, toi aussi Maggie. »
- Derek.

Puis, elle s’éloigna de nous et je ne pus m’empêcher de la suivre des yeux. Je poussai un petit soupir.

« Et ben alors, on se sent menacé par son « petit frère » ? »

Je me tournai lentement la tête vers Enzo qui venait de me ramener sur Terre. Bien sûr il n’avait pas hésité à la ramener. Je l’observai tandis qu’il faisait le mariole avec sa fraise. Tout ça l’amusait bien, mais moi ça ne m’amusait pas du tout.

- Quand il s’agit d’une vélane un peu oui.
« Ça me flatte, et t'as sûrement raison parce qu'il faut bien le dire j'suis carrément canon et spécialement sapé comme ça. Mais rassure toi je te la laisse, je connais bien plus intéressant du côté des accros aux bites tu sais bien. »

Je roulai des yeux. Pour être franc, je n’avais pas envie de commencer à jouer aux insultes avec Enzo. Je n’avais qu’une envie et c’était d’aller retrouver Maggie. J’avais tenté de la chercher durant un certain nombre de temps et si j’étais venu à cette foutue soirée c’était uniquement dans le but de la revoir elle. Pas à faire une course entre mon frère à savoir qui aura la fille ou pas. Même si techniquement elle était déjà avec quelqu’un. Enzo m’offrit un coup sur l’épaule, sans doute pour rigoler, je le regardai d’un air désinvolte.

« Aller va rattraper le coup MachoMan, j'vais quand même pas t'apprendre à te comporter avec une femme ça serait le monde à l'envers. Bonne soirée ! »

Sur ces bonnes paroles, il partit de son côté et moi, j’empressai le pas dans la direction que Maggie avait prise. Mes yeux couraient dans tous les sens tandis que mes pieds s’activaient encore plus rapidement que je ne l’aurais souhaité. Je percutai quelques individus sur mon chemin, mais je ne leur prêtai aucune attention. Je devais la voir et tout de suite. Je la trouvai finalement à l’extérieur de la demeure, dans le jardin. Il y avait peu de gens à cet endroit, mais je n’allais pas commettre deux fois la même erreur. C’est pourquoi j’arrivai derrière elle avant de lui glisser quelques mots discrets :

- J’ai un truc à te dire, suis-moi.

Sans lui accorder un regard afin de ne pas éveiller les soupçons, je m’engouffrai dans une section remplie d’arbustes en fleurs, là où c’était plus tranquille. J’attendis quelques secondes et lorsqu’elle fit son entrée dans l’espace discret, je repris la parole à voix basse.

- Je ne sais pas à quoi j’ai pensé et je suis vraiment désolé. Je ne voulais juste pas que…

Je m’arrêtai subitement. Avais-je envie de lui dire que j’avais découvert son petit secret ? Non.

- J’ai commis deux erreurs. Celle de ce soir était ma deuxième. La première remonte à notre rencontre à Londres durant le mois dernier. J’ai eu une superbe occasion et je n’ai pas voulu la saisir à l’époque. Je n’ai pas envie de refaire cette même erreur.

Après cette soirée, je ne savais pas quand j’allais le revoir. Je me sentais envahi d’un sentiment d’urgence comme s’il fallait absolument que je commette ce geste. Dans le pire des cas, j’allais être rejeté et/ou être traité de salaud. Mais une chose était certaine : je devais le faire. C’est pourquoi, sans plus attendre, je posai mes mains sur la taille fine de Maggie avant de la rapprocher de moi et de l’embrasser tendrement.
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MessageSujet: Re: Counting bodies like sheep - Enzo   Mer 19 Sep 2018 - 18:32

Counting the bodies like sheep.
EXORDIUM.
L’air frais a au moins le mérite de lui faire du bien, même si la colère froide demeure toujours entre ses tripes, entre ses veines. Il la déçoit, elle ne peut pas dire le contraire et si le jeune homme n’est pas foutu de tenir sa langue sur un si petit détail, qu’en sera-t-il du reste ?
Maggie soupire, est déjà lassée de cette soirée qui n’en finira pas de s’éterniser, elle le sait. Le temps que son mari discute, boive – se saoul -, fume leurs cigares, elle en a pour encore trois bonnes heures. L’avantage de ces mondanités est qu’il y a tant de monde que son absence passe inaperçue. Lui accordant au moins une bonne heure avant que qui que ce soit ne la cherche.

Elle sent une présence derrière elle mais n’a tout juste le temps que d’entendre la voix de Derek s’élever, lui demandant de le suivre car cet idiot aurait quelque chose à lui dire. Est-ce qu’elle en a réellement quelque chose à foutre ? Non, plus maintenant. Simplement parce qu’elle est contrariée de sa décevante bêtise, à se comporter comme un chien remuerait la queue. Peut-être était-elle trop dure mais là encore, ça n’est pas un concept qui la touche. En soit, Derek n’a pas perdu tout intérêt, ça serait mentir mais il lui faut simplement le temps de redescendre un peu.
Maggie attend quelques minutes, histoire de ne pas éveiller les soupçons avant de se décider de suivre le même chemin et de finalement le trouver dans un recoin reculer et surtout à l’abri des regards de tous. Entourés d’arbustes en fleur, personne ne les voit et surtout ne soupçonnerait la présence de quelqu’un ici alors que la soirée battait son plein à l’intérieur.

- Je ne sais pas à quoi j’ai pensé et je suis vraiment désolé. Je ne voulais juste pas que…

Il n’a pensé à rien, probablement. Lui qui est si intelligent et malin est bien vite devenu bête. Mais vu la chiantise de la soirée, elle a bien du temps pour lui donner « une seconde » chance de se rattraper ou du moins le lui expliquer. Enfin, s’il réussit à finir sa phrase.

- J’ai commis deux erreurs. Celle de ce soir était ma deuxième. La première remonte à notre rencontre à Londres durant le mois dernier. J’ai eu une superbe occasion et je n’ai pas voulu la saisir à l’époque. Je n’ai pas envie de refaire cette même erreur.

Au moins, il a l’intelligence de prendre conscience de ses erreurs malgré cet égo bien grand. Maggie s’apprête à être pour la première fois, acide. Lui rappelant qu’ils avaient un accord et qu’il en allait de sa survie à ce que personne ne sache qu’ils se connaissent si bien, qu’ils se soient vu à l’extérieur. Et ça n’aurait même pas été un mensonge.
Mais Howard n’a pas le temps de ça, de souffler ces quelques mots entre ses dents, ses lèvres se retrouvant bien vite capturer par celles, chaudes, de Derek. Les mains sur ses hanches la dégoûtent avant qu’elles ne la fassent étrangement frissonner, déclenchant une étrange chaleur au creux du ventre. Quelque chose qu’elle n’a pour ainsi dire rarement connue. Et les seules fois où quelque chose se rapprochant de cette émotion étrange c’est manifesté, c’est lorsqu’elle a eu la merveilleuse occasion de laisser éclater ses besoins, son art, ce qui la rendait si excitée, si complète. En cet instant, c’est différent. Elle n’atteint pas l’apothéose, elle en est loin mais ce contact intime lui donne une victoire : Derek est tombé dans ses filets, prisonnier de la veuve noire qu’elle sera bientôt et sa toile va se resserrer jusqu’à ce que le jeune homme ne puisse plus jamais s’y échapper.

Maggie se laisse faire, ses deux mains posées sur les bras de Derek. Elle a longuement étudié ceux qui s’aiment, ceux qui flirtent, se charment. Elle a eu toute l’occasion d’avoir des sujets d’expériences, dans une génération où la pudeur n’existe pas. Elle plante son regard clair dans celui de Derek, la lune leur faisant offrande de sa lueur. Ils sont le souffle court, le cœur battant, même celui de Maggie s’indigne un peu dans sa cage thoracique. Elle réprime un sourire, celui de cette récompense après de longs efforts. Celle qui la rapprochera un peu plus des Ryans, du plus jeune. Et peut-être même qu’elle pourra étendre son plan sur le temps, à quelque chose de plus ambitieux.
En vérité, c’est ce qu’elle a déjà en tête, sachant parfaitement où elle va et comment. Plusieurs coups d’avance sur l’échiquier sans même que l’adversaire n’y voit le danger.

Leurs visages ne sont qu’à quelques centimètres et Maggie déteste ce genre de proximité mais la situation rend soudainement la chose plus agréable. Elle le sera toujours plus que si c’était Hyppolyte à la place de Derek. La jeune femme se rapproche alors, comme sur un coup de tête et scelle de nouveau ses lèvres à celles de Derek, dans le même élan tendre du jeune homme. Ses doigts viennent se glisser sur la nuque du jeune homme et naturellement ou non, l’échange s’intensifie. Leurs bouches s’entrouvrent pour laisser les langues se délier, se toucher, se découvrir. Elle sent le corps de Derek se tendre, s’échauffer, tandis que le sien répond à l’appel. C’est ce qu’elle déteste chez l’humanité, cette faiblesse purement physique pour peu que certaines terminaisons nerveuses soient titillées. Mais Maggie se laisse glisser dans la chaleur de cette étreinte imprévue, bien décider à profiter de ce que l’instant lui offre et de saisir l’opportunité d’injecter un peu plus de poison dans l’esprit de Ryans.
Maggie se retrouve poussée contre le mur de la bâtisse, toujours dissimulés au regard de tous, leurs bras étreignant le corps de l’autre, leurs mains se faisant presque pressente. Celles d’Howard explore par-dessus le tissu de la chemise toute la musculature de Derek qui, bien qu’elle ne soit pas extrêmement poussée, est largement suffisante pour se sentir, dessiner la courbe de ses pectoraux. Un corps bien plus agréable à toucher que celui, repoussant, de son mari. Et pour parfaire cet échange, elle le laisse prendre les rennes, le laisse à sa place de mâle dominant pour dorer un peu plus son égo. Maggie lâche un soupire lorsqu’elle sent ses lèvres déviés vers son cou, lui donnant quelques offrandes afin d’attiser son appétit primaire et masculin.

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MessageSujet: Re: Counting bodies like sheep - Enzo   Sam 29 Sep 2018 - 3:00

Peut-être que c’était une erreur, peut-être pas. Une chose était certaine : jamais une fille ne m’avait pris autant la tête. J’avais eu mes moments avec Jillian, mais rien d’aussi compliqué. Elle était la meilleure amie de mon frère et à ce moment-là, la relation que j’avais avec Enzo n’était pas aussi facile que maintenant. Les choses s’étaient rapidement envenimées avec elle et je m’étais plus ou moins laissé transporté dans le mouvement. Elle était célibataire au moment des faits, mais je n’avais pas osé franchir le pas. Avec Maggie c’était une tout autre situation. Entre son don de vélane et sa condition de femme mariée, c’était un peu plus délicat. Non seulement il y avait ça, mais aussi le fait que Jillian me connaissait mieux. Elle avait dû entendre des histoires sur mon compte directement de la bouche d’Enzo en plus des autres rumeurs qui parcouraient les corridors de Poudlard à l’époque. Elle m’avait vu dans mes crises de colère et mes autres folies passagères. De son côté, Maggie ignorait absolument tout de moi si ce n’était que les ragots que ma famille avait pu raconter à la sienne. Les gamins Ryans ne passaient visiblement pas inaperçus même si Enzo et moi étions restés longtemps étrangers à toutes ces sottises. Peut-être était-ce parce que les différents malheurs qui s’étaient acharnés sur notre quatuor étaient si grands que cela méritait de l’attention et de la pitié aux yeux des autres.

Elle ignorait tout de moi. Elle ne savait pas à quel point j’avais pu être un grand frère médiocre par le passé et que j’avais parfois des rechutes envers mon cadet. Elle ne savait pas que j’avais déjà commis le crime le plus ignoble et le plus impardonnable : celui d’enlever la vie d’un autre être humain. Elle ignorait que je pouvais parfois trembler de rage lorsque la pression devenait trop insupportable. Elle ne savait pas que je planifiais retourner à Poudlard dans l’unique but de pouvoir tuer une nouvelle fois. Elle me semblait si pure et si innocente que j’en avais presque la nausée. J’avais l’impression de goûter les lèvres d’un ange descendues du ciel que je ne méritais pas à cause de toutes mes fautes.

Mes pensées noires s’envolèrent à la seconde où son regard se plongea dans le mien. Maggie m’offrit un sourire auquel je fus incapable de répondre. J’étais une fois de plus subjugué par sa délicieuse beauté. Nos visages étaient demeurés près l’un de l’autre et je parvenais à sentir le souffle de sa respiration sur ma peau. La seconde d’ensuite, ses lèvres retrouvèrent les miennes et je me laissai une fois de plus emporté par ce tourbillon de nouvelles sensations qui éveillait chaque parcelle de mon corps. Sa prise s’était raffermie et la mienne avait suivi le pas tandis que mes mains s’étaient resserrées sur sa taille. Je fis quelques pas sans m’en rendre compte, jusqu’à tant que je sois dans l’impossibilité d’avancer davantage : Maggie se retrouva coincée entre moi et le mur. Ses doigts commencèrent à effleurer mon torse et mon cœur commença à s’emballer. L’action allait certainement débuter bientôt et même si mon esprit me criait d’arrêter, mon corps me disait de poursuivre.

Si elle ne voulait pas de moi, elle m’aurait déjà rejetée, non ?
Et si le mari arrive qu’est-ce qu’il va se passer ? Une prise de bec, quelques sortilèges envoyés en pleine gueule, des noms qui allaient fuser de partout, peut-être une lèvre de fendue et finalement une soirée à ruminer dans mon coin. Je ne voulais pas penser à ça. Tant pis pour le mari. Il n’avait qu’à faire l’affaire.

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MessageSujet: Re: Counting bodies like sheep - Enzo   Hier à 18:50

Counting the bodies like sheep.
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MessageSujet: Re: Counting bodies like sheep - Enzo   

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Counting bodies like sheep - Enzo
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