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 Counting bodies like sheep - Enzo

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MessageSujet: Counting bodies like sheep - Enzo   Ven 23 Mar 2018 - 20:10

Counting bodies like sheep.
EXORDIUM.
Devant sa glace, d’un geste de baguette, elle voit ses cheveux mi-longs s’onduler avec grâce, voluptueux. Elle leur donne une forme gracieuse, à l’image de celle qu’elle devra être ce soir. La perfection s’invite sur ses lèvres pulpeuses qu’elle charme d’un gloss naturel, juste là pour mettre en valeur cette bouche voluptueuse. Ses yeux d’un bleus clairs s’agrandissent légèrement, farder d’une petite ombre rosâtre, à peine visible mais suffisamment pour lui donner l’impression d’avoir des yeux de chat. Tout est là pour être présentable, pour être celle qui rayonnera au bras de ce mari qui n’attend qu’une chose, pouvoir exposer cette créature aux yeux des autre familles de sang-pur, exposer cette fierté qu’il tire de cette femme qu’il n’arrive pas à mettre enceinte pour le moment. Il reste persuadé que ce n’est qu’une question de temps, tandis que Maggie se dit que sa stérilité ne tardera pas à se déclencher en vue des pilules du lendemain qu’elle ingurgite.
Hors de question d’engendrer un enfant, encore moins un venant de son cousin qu’elle déteste tant.

Le blush ne tarde pas à rosir légèrement ses joues et c’est un sourire satisfait qu’elle affiche dans le miroir. Ce soir est LE grand soir. Le moment parfait a saisir, celui où l’animal se retrouvera enfin piégé. Elle songe à ce moment depuis si longtemps, depuis la seconde où elle a entendu quelques personnes peu discrètes lâcher une information cruciale sur l’un des « invités » de la soirée.
Maggie se lève de son siège rouge carmin et se dirige vers sa penderie où se trouve cette robe qu’Hyppolite lui a choisi. Et s’il s’avère que la jeune femme porte son choix sur une autre robe, elle pouvait être certaine qu’elle en paierait le prix en rentrant. Elle ne prendra pas le risque de le contrarié puisque tout ce qu’elle veut de lui ce soir, c’est qu’il soit de bonne humeur, suffisamment pour ne pas être sur son dos toute la soirée. D’autant plus que la robe choisit n’est pas des plus laides, bien au contraire. D’un bleu nuit profond, légèrement échancré au niveau du dos lui arrivant juste en dessous des genoux, Maggie est surprise de voir qu’Hyppolite se soit autorisé à la laisser se pavaner dans ce que sa mère jugerait d’inconvenant. La jeune femme ne cherche pas à comprendre qui que ce soit puisqu’elle n’y arriverait pas, son esprit à mille lieux de la normalité. En particulier ce soir où ses objectifs l’accaparent.
Howard se glisse dans le tissu qui épouse parfaitement ses formes puis enfile cette paire d’escarpins noires avant de s’observer dans la glace.

- Parfaite.

Maggie dérive son regard vers l’encadrement de la porte de leur chambre.

- Merci.
- Tu aimes cette robe ?
- Oui, elle est sublime.

Il aime lorsque son égo est flatté, lorsqu’elle lui laisse entendre qu’il a fait les bons choix. A lui, l’homme qui aime la soumettre et la contrôler. C’est à rien n’y comprendre mais encore une fois, Maggie ne cherche pas plus loin, se contente de satisfaire ses envies, son égo bien trop grand pour ses frêles épaules.
Elle sent le regard de son cousin la lorgner, s’attardant sur chacune de ses courbes et ne tarde pas à venir la rejoindre, glissant ses mains sur ses hanches. Elle déteste ce sourire qu’il affiche, celui-là même qu’elle connait par cœur, qu’elle sait être annonciateur d’une chose qu’elle évite au maximum. Hyppolite respire son parfum, s’attarde dans son cou tandis que la jeune femme pose doucement ses mains sur ses épaules. Elle meurt d’envie de le repousser, de lui en coller une dans la gueule, de lui éclater déchirer le thorax à mains nus pour y trouver ce cœur qu’elle prendra plaisir à bousiller de ses ongles manucurés et si propres à l’heure actuelle.
Pourtant, elle se contente de tendre légèrement le cou alors qu’il s’invite un peu plus. Et ce qu’il prend pour une invitation, n’est qu’un geste supplémentaire pour l’esquiver.
Son mari revient à elle, plante son regard brillant, assuré, dans le sien.

- Ce soir, tu me donneras une descendance.

Maggie ne bronche pas, se contente d’un pauvre sourire dont il se fout éperdument, se contentant de capture brutalement ses lèvres estompant ce gloss qu’il dévore comme un porc et qu’elle va être obligée de réarranger parce que ce con ne sait pas s’y prendre.

- Hâte toi, nous n’allons pas tarder à partir.
- Dans cinq minutes.

Il acquiesce et sort de la chambre.
Maggie lâche ce soupire qu’elle retenait au tréfond de sa gorge, expulsant toute la haine que cet homme lui éveille. Ses poings se serrent, elle se contient, emmagasine toute cette rage.
Chaque chose en son temps.
La faucheuse ne tardera plus.

¥

Le manoir des Avery-Baker est tout aussi somptueux que la réception mise en place pour réunir les familles de sang-purs les plus influentes. Ils sont tous là, répondant présent à la moindre occasion que de venir comploter, exposer ses fiertés et richesses mais aussi, voir surtout, propager les ragots sur telle et telle famille. Les ragots… Ceux-là même que son père, à sa gauche, a réussit à éviter l’année des 18 ans de sa fille, ce jour d’été où cette dernière est revenue presque hagard, sourire fou aux lèvres, ayant enfin goûté à l’apothéose de ce qu’elle est réellement.

Maggie reste au bras de son mari alors que ce dernier se pavane, accueillant les compliments faits sur ce merveilleux couple avec satisfaction.

- Par Merlin Maggie vous êtes ravissante.
- Merci Mme Blossom.

Mr et Mme Blossom, riche famille de sang-pur, friands du traditionalisme et bien trop heureux de voir que la famille Howard s’est allignée sur les bonnes vieilles habitudes de mariage arrangé entre cousins.

- Alors Hyppolite, quand est-ce que vous allez enfin nous donner l’honneur d’un superbe héritier ?
- Bientôt je l’espère. Il resserre son emprise sur sa poupée de marbre, celle qui offre ces sourires en signe d’assantissement. Nous profitons encore de quelques mois avant de nous lancer.

Un mensonge savament manipuler que Maggie n’irait pour rien au monde briser. Jamais Hyppolite n’avouera à ceux que ça intéresse, que malgré de nombreux essais – beaucoup trop nombreux… -, sa femme n’est visiblement pas très réceptive à l’héritage Howard…
La soirée se poursuit, l’alcool ennivre certains dont son abruti de mari qui la délaisse enfin au profit des conversations « bien trop sérieuses et compliquées » pour elle. Grand bien lui fasse puiqu’elle peut enfin se défaire de son emprise et vaquer à ses occupations dont une en particulier.
Ce jeune homme, elle la reperée depuis un moment déjà. Grand, élégant, presque charmant, Enzo discute en riant avec une jeune femme qu’elle connait pour l’avoir déjà vu plusieurs fois mais ça n’est pas ce qui l’intéresse. Maggie n’a pas non plus manquée d’apercevoir Derek, prenant soin de croiser de temps en temps son regard, celui-là même qu’elle réussit à piéger, cerner, au fil des jours.
Le filet se resserre autour des frères sans que ni l’un ni l’autre n’en prenne seulement conscience.
Howard rôde l’air de rien. Guette le moment opportun.
Ce plan, elle la fommanté depuis des mois, se faisant patiente, attendant le bon moment. Ce dernier se présente enfin sous la forme de cette soirée mondaine et c’est d’un pas discret qu’elle rejoint Enzo, lorsque ce dernier se trouve seul. Mais avant cela…

L’elfe de maison qui passe entre les personnes présentent, ne tarde pas à vouloir se présenter auprès d’Enzo. Mais avant cela, il doit recharger le plateau qu’il porte à bout de bras. Maggie a tout juste le temps de verser discrètement, d’un geste habile, la potion qu’elle a mit des semaines à préparer. Nous pouvons dire ce que l’on veut sur son éducation, sur la tristesse de l’avoir privée de cours si rapidement… il y a une bonne chose à retenir de ça, c’est qu’elle a eu tout le temps nécessaire pour perfectionner ses potions et sortilèges, prenant une large avance sur ses camarades.
Le verre empoisonné se perd parmi les autres mais Howard sait qu’elle fera mouche. Pour la simple et bonnes raisons qu’elle n’a pas passé autant de temps avec Derek pour rien… de discussion en discussion est venue quelques informations qu’elle s’est chargée de saisir. Enzo semble avoir un attrait particulier pour le surf, l’océan. Tout ce qui se rapproche du monde marin. La potion glissée en porte l’odeur. Légère mais précise, suffisamment pour capter son flair lupin qui, elle est certaine, se chargera inconsciemment de le guider vers le bon récipient.

Elle observe de loin, l’air de rien, réarrangeant distraitement sa coiffure devant le grand miroir du couloir.
Aucun sourire, aucun changement d’expression ne vient trahir son visage lorsqu’elle constate qu’Enzo se saisit du bon verre et qu’il en boit une première gorgée.
La partie est lancée et l’excitation se manifeste. Elle calme les battements de son cœur, régule sa respiration avant d’engager quelques pas. Elle a à peine le temps de s’approcher qu’il la sent déjà pénétrer dans son espace vital malgré la distance respectable.

- Je vais finir par croire que l’élégance et le charme sont deux critères majeurs chez la famille Ryans.

Elle lui fait face, plantant son grand regard bleu dans le sien et lui offre son plus beau sourire. Inutile de forcer l’expression lorsque son don se chargera de lui-même d’assoupir ses sens. Verre entre ses longs doigts fins, Maggie tend la main vers lui, pour les présentations.

- Maggie Howard. Tu ne dois certainement pas me reconnaitre mais nous nous sommes déjà croisés lors de la réception de ton grand-père pour votre venu. Enzo, si j’ai bien retenu ?

Douceur, sourire, sans faux semblant. Naturelle jusqu’au bout des ongles, le match silencieux est ouverts.
Reste à voir lesquel des deux « loups » sortira vainceur de ce petit jeu .



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MessageSujet: Re: Counting bodies like sheep - Enzo   Ven 23 Mar 2018 - 23:28

Vendredi 28 aout 2015 – En soirée
Counting bodies like sheep



Maggie & Enzo

« Ok ! Ok ! Stop ! J'en peux plus. C'est toi l'plus fort. »

Pause. J'ai l'air d'une tortue coincée sur le dos, éclaté par terre après avoir fait un vol plané, mais c'est bien un sourire de branleur qui prend naissance sur le coin de mes lèvres. Il est 4h du matin et on s'entraine sur la plage, à l'abri des regards indiscrets non initiés à la Magie. Parfaitement. Et pourquoi pas ?

« C'est moi l'plus beau mais t'es l'plus fort. »

Magiquement parlant, uniquement, bien sûr. Inutile de le préciser. Je suis dans une forme olympique depuis que je suis rentré de mon périple en solo et même complètement défoncé par cette séance d'entrainement magique avec le frangin je trouve encore la force de faire le mariole. Celle de me relever, c'est plus compliqué. J'suis pas manchot, j'ai de bonnes bases, de bons réflexes et je suis solide mais le moins qu'on puisse dire c'est qu'il a pas mis longtemps avant de récupérer cet enfoiré et que clairement, et naturellement, il est bien plus puissant et expérimenté que moi. En attendant je pousse sur mes coudes, puis mes avants bras, et je me relève en grimaçant. Fin de la séance, il m'a mis K.O et mon égo s'en porte très bien.

« Aller va t'faire belle, on va être en retard. »

Pour ? Une réception chez le Vieux … J'arrive encore pas tellement à croire que j'ai réussi à convaincre Derek de venir mais hors de question que je subisse ça tout seul. Et pour être tout à fait honnête, j'ai la vague impression de pas avoir eu à tellement insister ou le provoquer … Y a strangulot sous rocher … Y aurait une nana là dessous que ça ne m'étonnerait pas, j'ai des doutes depuis quelques semaines.
En attendant on fait la course jusqu'à la maison parce qu'encore une fois je le provoque mais cette fois c'est moi qui gagne - j'ai toujours une dernière réserve d'énergie en stock et surtout le goût de la compétition - et qui donc squatte la salle de bain en premier. Y en a une autre en bas, ça n'a pas la moindre espèce d'importance, mais ça m'amuse.

D'ici quelques jours il partira pour Poudlard, je crois que c'est ma manière à moi de profiter au maximum de sa présence avant l'incertitude de la séparation.

#

J'me suis fait beau, plus ou moins. Disons que j'ai l'air présentable sans pour autant avoir l'air d'un paon endimanché comme la majorité des personnes ici. Chemise noire, pantalon beige, le truc classique et passe partout dans lequel je me sens à l'aise et ne me demandez pas de me coiffer, faut pas déconner. J'ai déjà fait l'effort de me raser, chose que j'ai pas fait pendant trois semaines, alors doucement sur les concessions. Et j'ai mis des chaussures putain ! Ça non plus ça ne m'est pas arrivé depuis au moins trois semaines.

En attendant j'ai pas mis un pied dans le jardin après avoir pris le Portoloin et avoir atterri dans le jardin qu'une fusée me fonce droit dessus – et c'est à ce moment-là que mon chemin et celui de Derek se séparent.

« Super Zozoooo ! »

Victor me saute littéralement dans les bras et je le réceptionne en exagérant les effets de son arrivée sur moi, reculant de quelques pas pour le faire rire. Oui, je suis gaga de ce gosse, et alors ?

« T'es pas encore couché toi ? »
« Non ! Maman a dit que j'avais le droit de rester un peu avec les grands. »

Maman qui n'est jamais très loin et veille au grain avec un sourire attendri sur le visage. Travis, lui, fait la gueule. Sans surprise. Et sans surprise ça me fait très plaisir de le voir grimacer devant le fait que son fils m'adore.

« Ça va p'tit monstre ? »
« Ouais. »
« Si Grand-Père t'entend parler comme ça ... »

Il plaque sa main sur sa bouche et j'éclate de rire avant de le reposer par terre. S'en suit les bonjours, les blabla, les présentations. Y a une semaine à peine je débarquais à l'improviste à Los Angeles avec l'allure de Robinson Crusoé après son naufrage pour faire une surprise à mon homme - avec la complicité de Macy - après deux semaines de vadrouille pour et par moi-même, ce soir j'enfile ma peau de fils de bonne famille, bien élevé. Autant dire que j'étais plus à l'aise pieds nus sur le Pier de Santa Monica que dans cette foule guindée mais je m'adapte. Caméléon. Avec la ferme intention de me pointer par surprise dans son pieu dès que je sors d'ici.

« Bonsoir Enzo. »

Sourire poli. Signe de tête. Poignée de mains. Le Vieux. Dont le regard dérive vers mon avant bras gauche dénudé, tatouage apparent. Je cille pas, la commissure de mes lèvres s'étire légèrement et je ne le quitte pas des yeux. Est ce qu'il va me faire une réflexion ? Nos rapports sont cordiaux, parfois au bord de la légèreté, mais je sais qu'il marche sur des œufs avec moi et à raison. Le moindre coup de travers et je claque la porte pour ne plus jamais la rouvrir. J'ai pardonné, pas oublié.

Et puis on change d'atmosphère.

Spoiler:
 

« Mais qui vois-je ? Ne serait-ce pas mon futur mari ? »

Je l'ai senti venir et quand je me retourne pour lui faire face c'est pour la regarder des pieds à la tête comme un rustre.

« T'es bonne. »
« Tu as toujours su faire chavirer mon cœur avec ton âme de poète ... »

Dit-elle, main sur le cœur, battant des cils. Clarisse. Mon canot de sauvetage quand j'étais coincé ici en début d'année. Une amie, une cousine, ma future femme effectivement … Ou pas. Elle me claque un bisou sur la joue, je le lui rends, trois secondes après elle attrape mon bras gauche, un large sourire sur le visage.

« Alors jeune homme, on s'encanaille ? »

Et pour toute réponse, un haussement d'épaules. Ce truc, je l'ai fait sur un coup de tête, en tapant la vague à Nigaloo Reef avec un type qui tient un salon de tatouage et avec qui j'ai sympathisé. J'ai passé la nuit à discuter avec lui et ses potes sur la plage autour d'un feu, au petit jour il m'a offert ça. Un truc simple, pas énorme, sur la longueur de l'intérieur de l'avant bras gauche. Ceux qui connaissent certains aspects de celui que je suis, mon autre moi, comprennent immédiatement la signification. Lui n'a pas posé de question. Une heure après on allait observer les requins baleines près de la barrière de corail. J'y emmène Liam dès que possible mais d'abord, Costa Rica. C'est pas négociable. Et puis de toute façon il faut qu'il inaugure le sac à dos de randonnée que je lui ai offert pour lui faire comprendre que la prochaine fois, je l'embarque avec moi. Sa rentrée n'est pas tout de suite, la mienne … un jour, sans doute, mais pas pour l'instant, alors autant en profiter. Je ne compte pas rien faire de ma vie mais je prends mon temps. Et je shape quelques planches à droite à gauche, c'est un truc qui me plait. Possible aussi que je fasse des missions d'écovolontariat, en Australie ou ailleurs, pour rencontrer le terrain et les gens qui y bossent avant de retourner poser mon derrière sur les bancs de l'école. J'ai pleins d'envies, pleins de projets potentiels et désormais quelques contacts.

« Joli. »
« Merci. »
« Pourquoi le cycle lunaire ? »
« Pour te rendre hommage lune de mes jours. »
« T'es vraiment trop nul. »
« Moi aussi je t'aime, femme. »

Elle, malgré toute la confiance que j'ai en elle, n'est pas au courant. Ça ne change rien à celui que je suis, celui qu'elle connait, alors je pense que c'est un secret que je garderais pour moi parce que contrairement à Poudlard, ici, ailleurs, partout, c'est encore quelque chose que je peux faire.

« T'as pas amené ton cher et tendre ? »
« Tu plaisantes, j'vais pas lui infliger ça. Non ce soir mon date c'est mon frangin. »
« … T'es encore plus tordu que c'que j'pensais Ryans. »

Clarisse m'abandonne après quelques éclats de rire, alpaguée par sa dragonne de mère, s'éloigne sous mon regard sadique et j'observe cette foule dans laquelle je me sens étonnement calme compte tenu du fait que la Pleine Lune n'est que dans quelques heures. L'animal est serein, plutôt patient. Un Elfe de Maison se pointe devant moi et me propose un verre, je me serre sans trop y réfléchir et le remercie, buvant quelques gorgées en observant Derek un peu plus loin. Tout ça c'est pas son élément, je le sais, mais ça me fait plaisir qu'il soit là.

Puis il y a cette présence qui me sort doucement de mes pensées, une odeur inconnue, un visage inconnu … qui me capture et me captive dès l'instant où mes yeux croisent les siens. Prisonnier.

« Je vais finir par croire que l’élégance et le charme sont deux critères majeurs chez la famille Ryans. »

Ses mots je les entends, les imprime, mais flotte dans l'incapacité d'avoir la moindre réaction. Je ne vois qu'elle, ce visage de poupée, ces deux billes d'un bleu azur, de long cheveux blond … Des jambes élancées à demi cachée par une robe qui épouse parfaitement les courbes de son corps. J'en ressens une sorte de chaleur dans le creux du thorax, le monde a cessé d'exister. Elle me tend la main, j'observe la finesse de ses doigts avec une certaine forme de fascination.

« Maggie Howard. Tu ne dois certainement pas me reconnaitre mais nous nous sommes déjà croisés lors de la réception de ton grand-père pour votre venu. Enzo, si j’ai bien retenu ? »

Encore des mots. Je crois qu'ils n'ont pas d'importance. Et quand je retrouve son regard ...

« Tu es magnifique. »

… Elle est la plus belle chose, pardon, personne, qu'il m'ait été donné de voir dans ma vie. Jusqu'à ce que mes neurones se reconnectent, comme un électrochoc. Je me ressaisi, me racle la gorge et secoue la tête comme si je sortais d'un rêve ou quelque chose comme ça mais sa beauté m'envoute toujours et j'ai du mal à ne pas … me contenter de la regarder sans rien dire.

« Pardon. Ce que je viens de faire est incroyablement impoli. »

Ça n'est pas comme ça qu'on traite une dame, surtout pas une dame qu'on ne connait ni d'Eve, ni d'Adam. Et encore moins de Merlin. J'en connais plus d'un qui se foutraient bien de ma gueule ne me voyant comme ça. Et un autre un peu moins … Qu'est ce qui me prend de scotcher comme ça sur une femme – aussi belle soit elle … aussi blonde soit elle – alors que j'ai dans la peau le type le plus sexy de la terre et sous bien des coutures.

Je finis par attraper sa main, non sans me dire qu'elle a la peau extrêmement douce, pour officialiser les présentations en bonne et due forme. Et un sourire poli, mais tranquille, désormais sur le visage.

« Oui, Enzo, c'est bien ça. Enzo Ryans, un des fils de Lyla Avery-Baker, la fille ainée du maitre des lieux. »

Inutile de préciser qu'elle n'est plus, je pense qu'ici tout le monde est au courant. En fait, j'en sais rien.

« Ravi de faire ta connaissance Maggie. Et merci pour les compliments. »

D'ailleurs, parlant des Ryans et plus précisément de mon frère, je crois que je viens de percer un mystère.

Parce que si j'ai pensé au fait que William n'apprécierait pas trop de me voir complètement subjugué par cette femme – et à raison – il y en a visiblement un autre a qui ça fait froncer les sourcils. Autant dire que je n'essaie même pas de luter et m'engouffre directement dans la faille. Si ça m'amuse de chatouiller ce que je pense être de la jalousie de la part de Derek ? Vous plaisantez … C'est plus que ça.

« Je suis étonné de ne pas avoir gravé ton souvenir dans ma mémoire, je devais avoir l'esprit vraiment ailleurs ce soir-là. »

Et c'est peu de le dire puisque ça n'est pas tellement comme ça, ni ici, que j'avais prévu de passer le cap des 18 ans mais tout ça c'est du passé. Quasiment une autre vie, encore une fois.

« Tu passes une bonne soirée ? »

Ça te dérange si je continue de te regarder ? Parce que j'te jure, t'es tellement belle ...

@Derek Ryans
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MessageSujet: Re: Counting bodies like sheep - Enzo   Jeu 12 Avr 2018 - 14:50

Counting the bodies like sheep.
EXORDIUM.
- Tu es magnifique.

Maggie marque la surprise, hausse les sourcils et son sourire ne se fait que plus grand.
Elle ne peut même pas le blâmer d’avoir l’air complètement crétin en cette seconde.

- Pardon. Ce que je viens de faire est incroyablement impoli.
- Promis, je n’en dirais rien. Clin d’œil, comme un charme supplémentaire. Mais je te remercie du compliment malgré tout.

Des « Magnifiques » et des « Superbes », elle y est habituée. De par son don de semi-vélane, certes mais aussi parce que sa mère s’est évertuée à l’éduquer en ce sens depuis son plus jeune âge. A veiller à ce qu’elle se tienne droite, qu’elle soit poli, jolie, à toujours montré d’elle cette surface lisse de porcelaine sans jamais avoir un détail qui lui ferait faux bond comme un pli sur une robe ou un cheveux rebelle.
Sa main reste tendue, attendant que le jeune homme manifeste enfin une politesse après l’avoir contemplé comme si elle était une œuvre d’art telle que la chapelle sixtine. Maggie finit par sentir la paume chaude, voir bouillante du jeune homme sous sa main et ce contact, aussi furtif soit-il, lui rappelle de bons et délicieux souvenirs qui rallume la flamme au creux de son être, de son thorax. Pourtant, impassible et souriante, elle continue de se prêter à ce petit jeu. Elle n’a même pas besoin de se forcer à servir un sourire.

- Oui, Enzo, c'est bien ça. Enzo Ryans, un des fils de Lyla Avery-Baker, la fille ainée du maitre des lieux.
- J’en ai effectivement entendu parler.

Lily Avery-Baker. Comment ne pas avoir entendu parler de cette femme brisant tout cette tradition en partant vivre ailleurs qu’auprès de ses proches, en élevant ses fils d’une toute autre façon qui ne sont pas dans les règles de l’art d’une famille de sang-pur ? Ca a fait jazzé de nombreuses personnes, de nombreuses familles et si Maggie n’a pas réellement eu l’occasion de la voir, elle n’a pas manqué les photos du manoir où la jeune femme était représenté. Enzo lui ressemble mais le plus troublant est certainement Amelya.

- Ravi de faire ta connaissance Maggie. Et merci pour les compliments.
- De même.
- Je suis étonné de ne pas avoir gravé ton souvenir dans ma mémoire, je devais avoir l'esprit vraiment ailleurs ce soir-là.
- Ou bien trop subjugué par Clarisse. Il faut admettre qu’elle a une personnalité aussi attachante que vive.

En d’autres termes, elle prend énormément de place, vous bouffe tout espace vitale mais ça n’est pas ce que sous-entend Maggie derrière sa petite boutade. Elle sait manier l’art des mots et de la manipulation et quant bien même Clarisse reste pour elle une putain de pompe vitale, Howard prend soin d’entretenir les liens aussi maigres soient-ils avec ceux qui pourraient lui assurer une relation étroite ou non avec ce jeune homme.
Mais aussi le grand-frère qu’elle devine non loin d’eux.

- Tu passes une bonne soirée ?

Merveilleuse, comme il n’a pas idée.

- Très bonne. Ton grand-père a le don pour recevoir et prendre soin de ses invités.

Là-dessus, rien à dire. De toutes les réceptions qu’elle ait pu faire, aussi inutiles qu’elles puissent être à ses yeux, jamais les Avery-Baker n’avait fait défaut. Banquet incroyablement riche, musique, salle de danse pour ceux qui le souhaitent. Salon de thé pour femme, fumoir pour les hommes. Chacun y trouvait son compte.
Ou presque.
Howard capte la présence de son mari beaucoup plus loin avec probablement son troisième verre à la main, dans une conversation animée avec d’autres hommes. Qu’il y reste, qu’il l’oubli.

- Et toi ? J’ai cru comprendre que tu n’étais pas un habitué de ce genre de soirée.

Elle lui fait la conversation, s’intéresse à son opinion, sa vie et surtout, constate que son verre descend petit à petit, gorgée par gorgée. Enzo buvant ce poison sans se soucier un seul instant de ce qui l’attendra pour les prochains jours. Le regret de Maggie est de ne pas pouvoir assister à ce qui suivra, à ce corps qui ne reprendra pas forme humaine. A ressentir cette satisfaction de le voir piéger sous sa forme animale.

- Est-ce que je suis à côté de la plaque si je te dis félicitation pour ta future union avec Clarisse ? Ou est-ce que ce cœur de charmant jeune homme est-il de nouveau disponible ?

Ca n’a rien d’une invitation, juste une façon supplémentaire de ce lié à lui. Apprendre à le connaitre, morceau par morceau. Fragment par fragment. Et si en cette seconde, le rôle de Maggie est moindre, les prochains jours seront plus décisifs.
Large sourire, clignement des paupières, par ces simples gestes, la blonde lui envoie de la poudre aux yeux.

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MessageSujet: Re: Counting bodies like sheep - Enzo   Jeu 19 Avr 2018 - 13:07

Elle connait Clarisse ? Je ne devrais pas vraiment m’étonner de ça, tout le monde se connait dans ce réseau fermé et élitiste … auquel j’appartiens malgré moi. Si je suis là c’est uniquement parce que j’ai créé des liens avec certains habitants de cette maison mais quand je regarde tout ce cirque, clairement, j’aimerai mieux être sur la plage avec mes potes, autour d’un feu, à raconter n’importe quoi, boire des bières et manger de la barbaque, bercé tranquillement par le bruit du ressac. Ici je fais bonne figure mais autant le dire, je ne suis pas dans mon élément. Encore moins depuis que j’ai eu un aperçu du mode de vie un peu roots sur les routes Australiennes.

Bref. Oublions tout ça et concentrons-nous sur l’éblouissance de cette jeune femme qui me subjugue totalement.

« Très bonne. Ton grand-père a le don pour recevoir et prendre soin de ses invités. »

Oui, sûrement. J’imagine. Ça n’est que ma deuxième fois et en toute honnêteté … Même si je m’amuse bien avec Clarisse et que je m’adapte, adopte le costume du jeune garçon poli qui répond aux questions qu’on lui pose, ça n’est clairement pas un truc que j’aimerai faire tous les weekends. Ça arrive aussi de temps en temps chez Grand-Mère et c’est dans ces moments-là que je capte à quel point ce monde qui est le mien par filiation est à des kilomètres de celui que je suis réellement. On ne choisit pas sa famille, mais même si ça été parfois laborieux, tendu, et que ça l’est toujours avec certains, je trouve ma place parmi eux et les apprécie pour la plus part.

« Et toi ? J’ai cru comprendre que tu n’étais pas un habitué de ce genre de soirée. »
« Ça se voit tant que ça ? »

Insérer ici un rire bref, amusé. J’ai pourtant fait un effort mais il faut croire que cette demoiselle parvient à percer le voile et voir ce qu’il y a au-delà. C'est-à-dire un type qui préfère se balader pieds nus, en short à fleurs, une planche de surf sous le bras ou sous les pieds. Sans parler du fait que les endroits clos et pleins de monde, ça n’a jamais été mon gros kiffe. Lycanthropie ou pas.

« Je suis plus à l’aise les pieds dans l’eau, c’est une certitude, mais c’est la famille alors je peux bien m’improviser Caméléon de temps en temps. »

Sourire tranquille, nouvelle gorgée, je n’arrive pas à la quitter des yeux et mon cerveau me semble complètement déconnecté. Visiblement ça ne me pose aucun problème.

« Et puis ça aurait été dommage de ne pas te rencontrer. »

Pas plus que de sortir ce genre de choses à une femme, aussi magnifique soit-elle, en étant engagé dans une relation exclusive.

« Est-ce que je suis à côté de la plaque si je te dis félicitation pour ta future union avec Clarisse ? Ou est-ce que ce cœur de charmant jeune homme est-il de nouveau disponible ? »

Poupée fragile ou femme fatale, mes perceptions vis-à-vis d’elle oscillent entre ces deux images qu’elle m’évoque alors que j’ai du mal à me détacher de son regard, d’elle tout simplement. Je me sens bien quand je la regarde, comme enveloppé dans quelque chose de chaud, d’agréable, un truc dont on n’a pas envie de sortir, y compris pour réellement capter ses paroles et répondre à sa question. Clarisse ? Cœur disponible ? Tout ça me semble tellement loin et sans intérêt. Je pourrais passer ma vie à la regarder sans plus jamais rien faire d’autre.
Reconnexion des neurones. La fierté qui se pointe, l’égo qui n’est pas super emballé à l’idée qu’une femme puisse avoir une telle emprise sur moi et je me retrouve à me redresser comme un idiot de mâle dont on a un peu trop chatouillé l’orgueil. Volontairement ou non. Puis je me tranquillise, ces réactions sont infimes, quasiment invisibles et tout se passe en quelques secondes mais j’ai l’esprit suffisamment au clair pour savoir que j’ai un secret à protéger : Celui de Clarisse. Qui serait plus facilement intéressée par les courbes de cette jeune femme que par ce que mon corps masculin propose. S’il faut que je sois son alibi pour qu’elle ait la paix alors je le ferais avec plaisir. J’ai pas besoin de couverture en ce qui me concerne, je pense simplement que les gens ici n’ont pas besoin de savoir ce qui se passe dans ma vie personnelle et quelque part, comme un vieux réflexe, je m’interdis de mentionner William. Je ne connais pas la moitié des gens présents ici, pas plus que je ne la connais elle, et ça n’est pas la peur du jugement qui me pousse à réagir comme ça parce que j’assume parfaitement qui je suis et avec qui je suis : Simplement un instinct protecteur envers les personnes que j’aime et que je ne veux pas exposer. Peut-être qu’un jour je me pointerais ici la tête haute, la main de mon petit ami dans la mienne, mais pour l’heure je ne le ressens pas de cette façon.

« Tu l’as dit toi-même, je suis subjugué par sa personnalité aussi attachante que vive. »

Ce qui ne répond ni à l’une, ni à l’autre de ces questions j’en ai parfaitement conscience mais sans être doué pour la politique et toutes ces machinations, manipulations, dont ils aiment abuser allègrement dans ce milieu, je ne suis pas un innocent non plus. Et c’est sans doute ma façon à moi de ne trahir personne, sans réellement mentir en plus de ça.
Aucune idée de ce qui circule comme info à ce sujet dans les tuyaux de la Haute, le Vieux sait parfaitement qu’aucun mariage n’aura lieu entre Clarisse et moi. Je crois qu’il a arrêté d’essayer de me faire rentrer dans le moule et tout le monde s’en porte bien mieux comme ça. En attendant, ça n’est pas moi qui flirte gentiment avec un inconnu, envoie des regards au plus âgé de la fratrie en même temps, en ayant une bague au doigt. Jugement ? Non. Constat.

« Mais je vois qu’il y a un chanceux quelque part dans le tableau. »

Ce geste je ne le contrôle pas tellement, celui d’attraper sa main en douceur l’espace d’une seconde pour observer cette fameuse alliance qu’elle porte à l’annulaire gauche.
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MessageSujet: Re: Counting bodies like sheep - Enzo   Mar 14 Aoû 2018 - 23:40

Lorsqu’Enzo m’avait parlé d’une espèce de soirée mondaine au manoir de notre très cher et oh combien agréable famille, je n’avais pas hésiter à refuser. Premièrement, si mon frère avait réussi à leur pardonner leurs folies, ce n’était pas mon cas. Deuxièment, ce genre de truc ce n’était pas dans mes cordes. C’était ennuyant à mourir et la principale conversation était : mais quel cousin va épouser quelle cousine ? Absolument pitoyable et dégueulasse. Troisièmement, cela impliquait qu’on devait se foutre quasiment en costard pour paraître aussi superficiel que tous les autres. J’avais beau être un enculé de première (parce que oui je parvenais à le reconnaître), mais j’étais quand mieux éduqué que cette bande de charognards qui n’avaient rien de mieux à faire de leur journée que de s’admirer dans leur propre miroir. Et puis, il y avait eu la seconde réflexion. Enzo s’était lancé dans un discours que j’avais plus ou moins entendu, tandis que mon esprit avait dérivé sur une certaine soirée qui s’était déroulée à Londres au milieu du mois.

Puis, j’eus un déclic. J’acceptai sur-le-champ l’invitation d’Enzo et il fut clairement surpris par ma soudaine ouverture face au contexte. Bien entendu, je gardai pour moi la raison pour laquelle je m’étais finalement résigné même s’il s’en doutait peut-être déjà. Après tout j’avais déjà évoqué Maggie dans une conversation précédente et je lui avais même avoué que je croyais qu’elle était une vélane. Chose que je croyais tout à fait possible d’ailleurs même si pour l’instant ce statut ne me dérange pas trop. Vélane ou pas, j’avais vraiment envie de la revoir et avec un peu de chance, peut-être que les Howard seraient également de la partie.

Pour la soirée, je décidai de me mettre sur mon 36. J’enfilai un pantalon propre noir avec une chemise blanche avant d’enfiler une cravate d’un vert foncé. Je fis un effort pour me coiffer et je m’assurai que mes chaussures étaient propres et brillantes. Ma tenue arracha un sourire à mon frère que je lui renvoyai pour sa tenue. Il était plutôt rare que les Ryans soient en aussi bonne (et belle) condition et pour être honnête, ça nous allait à merveille. Nous prîmes un Portoloin pour nous rendre à la destination avant d’atterrir dans le jardin du vieux. Déjà quelques personnes se trouvèrent sur place et lorsque je vis Victor s’avancer vers mon frère, je n’hésitai pas à prendre la poudre d’escampette. Je n’avais pas l’intention de sympathiser avec ces gens qui étaient ma famille. Ni les autres personnes d’ailleurs, hormis peut-être Connor si les Tveit avaient été invités.

J’évitai avec précaution les petites masses de gens qui s’étaient afflués ici et là afin de se faire la conversation. J’envoyai un salut distrait à ceux et celles qui me saluaient tandis que mes yeux balayaient les différentes salles. J’étais bien entendu à la recherche de Maggie et si elle était là, elle ne serait pas difficile à trouver. Une fille aussi magnifique qu’elle pouvait être perceptible des kilomètres à la ronde, même dans un endroit aussi bondé. Je fis le tour de quelques pièces en scrutant les moindres racoins. Les plus curieux me demandèrent à quelques reprises si je cherchais quelqu’un et je leur répondis tous d’un signe poli de la tête. Je ne voulais pas que l’on m’aide.

Je voulais Maggie pour moi et moi seul.
Oui je sais c’est… Autoritaire et surtout très égocentrique, mais tant pis.

Je poursuivis mes recherches lorsque je la trouvai finalement. Un sourire se dessina aussitôt sur mes lèvres. J’arrêtai mes pas lorsque je vis sa main délicate dans la patte de mon frère. Je ressentis rapidement une pointe de jalousie et je me remis à marcher dans leur direction d’un pas très rapide.

- Maggie ! Quelle surprise, je ne m’attendais pas du tout à te voir ici !

Ça sonnait ridiculement faux, mais cela me passait bien par-dessus la tête.

- Je vois que tu as fait la connaissance de mon petit frère Enzo !

Je regardai mon frère d’un air presque sarcastique.
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Counting bodies like sheep - Enzo
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