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 Snap back to reality, Oh there goes gravity ▬ Ivan

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MessageSujet: Snap back to reality, Oh there goes gravity ▬ Ivan   Mer 21 Mar 2018 - 21:17

Mardi 15 septembre 2015 – Dans la matinée
Snap back to reality, Oh there goes gravity



Ivan & Cameron

Besoin d'adrénaline. Certains courent pour évacuer, se défouler, ou bien fument pour se détendre, frappent dans un truc pour exorciser … Je suis prêt à faire tout ça en même temps si ça peut régler toutes ces merdes et rendre le sourire sur des visages que j'ai vu fermés déjà trop souvent.
C'est dans ces moments là que les vieux démons resurgissent, quand on voit les gens qu'on aime souffrir en silence ou hurler leur douleur, leur frustration, quand on tait les siennes pour faire rempart, les préserver, s'éteindre et s'annihiler au passage. J'ai pas de nouvelles de William et ça me fait chier parce que si un type comme lui s'enferme et engage le silence radio c'est pas un truc à prendre à la légère. Mateo est passé à l'appart ce weekend et on s'est pété le crane avec trop de weed pour en compter les grammes mais on en avait besoin tous les deux. Caem est passé aussi, Emily le connait mieux que moi mais inutile de dire que c'est pas la joie de son côté non plus. Idem chez Jill, et Kyle. Entre autres. Ismaelle me tient informé de toutes les nouvelles qu'elle a, qu'elles concernent Poudlard ou l'extérieur, en attendant on a encore perdu le plus jeune des deux et l'ainé est coincé dans un château avec des cinglés qui veulent sa peau. Vous faites chier les Ryans, vous faites chier putain !
Disparu du jour au lendemain ou enfermé de force, vous n'avez rien trouvé de plus original pour vous faire remarquer cette fois ? L'inquiétude et le sentiment de déjà vu me bouffent les entrailles, je deviens nerveux et ça ne me ressemble pas mais j'en ai ras le bol de croire toucher le calme du bout des doigts pour qu'un truc nous tombe encore sur le coin de la gueule. J'ai pas d'affection particulière pour Derek et je le pensais quand je disais que son sort m'importait finalement assez peu mais si … quand le gosse réapparaitra j'ai pas envie que qui que ce soit ait à lui annoncer que son frère s'est fait descendre. J'ai pas non plus envie que l'ainé se retrouve à porter le deuil de son p'tit frère parce que putain c'est pas dans l'ordre des choses et que je suis pas sûr qu'il s'en remettra. Qu'ils s'en remettront. Peu importe les détours tordus et sinueux de leur lien fraternel.

On est tous affectés, on a tous une connaissance à l'intérieur ou un disparu à l'extérieur, tous la peur au ventre et la rage dans les veines, mais on serre les dents et on attend, parce que c'est la seule chose qu'on peut faire. Des recherches on en a fait, c'est comme si le gamin s'était volatilisé. Quelques traces en dehors du périmètre qu'il n'aurait jamais du pouvoir franchir et plus rien, comme si quelqu'un avait pris soin de ne laisser aucun indice. Et ça c'est pas bon, clairement pas.

Ce matin je bosse, cet après-midi je retourne sur les bancs de l'école. Ma formation a commencé depuis un peu plus d'une semaine et autant dire que j'ai pas vraiment la tête là dedans mais je m'accroche. Parce que malgré tout la vie continue, elle doit continuer, mais j'ai moi aussi besoin d'un truc pour me vider la tête et débrancher l'espace d'une heure, trois minutes, peu importe. Ça m'a démangé de forcer une bagnole et d'aller exploser le compteur sur l'autoroute mais au lieu de ça j'ai décidé de faire les choses dans les règles, plus ou moins. Ça fait deux fois que je me rends dans un stand de tir avant d'aller bosser et ça me fait du bien. Quand j'ai le casque antibruit sur les oreilles et les lunettes de protection sur les yeux, les deux mains autour du 9mm, je ne pense plus à rien, à personne, et j'arrose la cible face à moi.

#

Je me suis levé aux aurores pour ça, non sans me dire que la présence de Margo me manque quand j'ai traversé la cuisine sans allumer la lumière, me guidant simplement aux lueurs de l'extérieur. Sa présence me fait du bien mais sans avoir les détails de ses missions je comprends pourquoi on ne se voit pas en ce moment. En tout cas très peu. Le monde de la magie est entrain de se casser la gueule, les dommages collatéraux se font sentir des deux côtés et certains quartiers de Londres sont à peine relevés du « tremblement de terre » qui a eu lieu en juillet.
Pour autant c'est l'esprit vide que j'arrive au bureau, salue toutes ces personnes que j'ai l'habitude de croiser tous les jours depuis quelques semaines, quelques mois même, avant d'aller prendre ma place dans le bureau de Shanon. J'apprends les ficelles du métier avec elle, je ne la remercierai jamais assez pour ça. Pour le moment j'observe, je fais de la paperasse, j'ai pas encore eu de réel contact avec les gamins mais ça me permet de me faire une idée, de comprendre les rouages, sans me dégoûter de l'espèce humaine même si certains cas vous pousseraient à l'homicide parental.

C'est quand je vais chercher un dossier aux archives pour Shanon, un cas malheureusement réouvert, que je le croise. J'ai pas retenu le nom de ce gosse, je sais juste qu'on a été présenté il y a quelques semaines et qu'il se forme avec le pédopsy qui passe parfois dans nos locaux. Je suis presque certain qu'il a encore l'âge de consulter un pédopsy, mais je suis pas là pour juger.
J'ai cru remarquer la dernière fois qu'il m'observait d'une manière … J'en sais rien, comme si ma gueule ne lui revenait pas. Ça n'a pas tellement d'importance à mes yeux, qu'il m'apprécie ou pas je m'en tamponne mais il faut croire que ce matin mes limites ne sont pas à la même hauteur que d'habitude et son regard me dérange, me rend électrique. Alors je lui passe devant, me ravise et reviens me planter devant lui.

« Viens, j'te rince une cigarette. »

C'est une invitation certes mais elle ne laisse pas vraiment pas négociable au choix ni même à la négociation. Je n'attends pas de réponse de sa part et me dirige vers l'extérieur, m'allume une clope dès l'instant où l'air estival s'engouffre dans mes poumons. Je lui en tends une, la lui allume avec mon vieux zippo que je traine depuis des années et la seconde suivante je le confronte sans tergiverser.

« T'as un problème avec moi. Si tu m'disais c'que c'est ? »

Parce que là tu vois mon grand, j'suis pas tellement d'humeur. Alors tu vas gentiment cracher le malaise que t'as de coincé dans la gorge et si j'me plante alors tant mieux, mais j'en ai pas l'impression. Je ne l'agresse pas, le ton est plutôt calme, mais l'agacement transparait peut-être. J'en sais rien et je m'en tape, je veux simplement savoir ce qui ne tourne pas rond chez ce gosse.
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MessageSujet: Re: Snap back to reality, Oh there goes gravity ▬ Ivan   Ven 23 Mar 2018 - 12:49

Nothing can't go wrong... Brother......

The darkest big bro ; Cameron  ◮ Ivan ; the strongest young bro.


Lui dire que ce que j’savais. Il ne manquait pas de culot, celui – là. J’ai beau l’avoir suivit jusqu’ici, commencer à tirer deux trois bouffés sur cette clope sans goût particulier, qui m’irrite les poumons. Je ne bronchais pas pour autant. Pas la peine de faire demi – tour, cette situation, au fond, je l’avais cherché. Tôt ou tard, la vérité finira pas se savoir, pas vrai ? Alors, d’un air dédaigneux, je tigeverse un peu, m’appuyant ensuite contre le mur avec un sourire des plus espiègle et tordu qui se dresse lentement sur mon visage. J’avais l’impression d’être acteur d’un mauvais film, digne d’un cinéma miteux de seconde zone. Finalement, tout en prenant une longue inspiration, je finissais par croiser les bras devant moi, laissant tomber la clope à peine entamée à terre pour l’écraser de la pointe de mon pieds droit. Agacé, je me lèche la lèvre inférieure avant de venir à sa hauteur. Osant tenir tête à cette montagne de nerfs, de chair et d’os qui ose incarner ce qu’il reste d’un souvenir absent qui m’a été ôté depuis gamin.  Je le dévisage, c’est vrai, il est vraiment « minable ». « … T’es sérieux, mec, ce n’est que maintenant que tu m’demandes ça ? » Comment peut – on se montrer si attentionné avec des gosses, quand on délaisse sa propre famille sans donner de nouvelles. Là, particulièrement, j’avais qu’une envie, c’est de lui abattre mon poing contre sa joue, mais je me contente juste de me la jouer fine. Puis, dans un soupire digne d’un grognement assez explicite, je lui faisais comprendre que je n’étais pas non plus d’humeur à me montrer docile. Même si j’étais qu’un gamin en perdition, un môme en formation. Je me devais de prendre mes responsabilités, je me devais de le faire pour le gamin que j’élève, seul, à la place de ma mère qui le délaisse et de le protéger de ce « père » qui n’en est pas un pour moi. Alors, dans un excès de rage qui vit le jour en moi, soudainement, je le repousse assez brutalement, parce que cette situation me mettait hors de moi. «« … Tu fais chier, tu comprends pas ?! … Et te voir jouer les ignorants comme si tu ne savais pas ce qui c’passe, ça m’agace. … » Ensuite, je serrais fortement mes poings, résistant corps et âme à la folle idée de les abattre sur son joli minois. Pas que j’avais envie de l’abimer, mais parce que je ne voulais pas me rabaisser à ce genre de comportement. « … Il n’y a que quand je ramène ma gueule dans ton monde, que tu t’intéresses à moi. T’es vraiment qu’un creuvard… Tu sais, le monde ne tourne pas qu’autour de ton nombril…  » Là, je baissais ma tête, non pas par lâcheté, mais parce que les émotions que je ressentais, elles explosèrent toutes en même temps à l’intérieure de moi. Je sentais dans mes veines, chaque haine, chaque rage, chaque sensation de vengeance se propager en moi. Je voulais comme le faire disparaitre hors de ma vue, lui faire comprendre tout ce que j’avais enduré, toutes ces années où j’avais silencieusement supplié que mon vrai père vienne me chercher… ou que Cameron ou Sullivan viennent nous chercher pour vivre des jours meilleurs. Mais rien, rien de tout cela n’avait été fait. Ainsi, sans surprise, je fus le premier à donner des coups, mon poing fendit l’air en espérant trouver refuge sur son corps. Je ne savais pas vraiment où je frappais, quelle partie du corps que je visais. Cependant, ce n’est que lorsqu’un éclair de lucidité qui traversait ma tête que je me remettais à parler. « … Je te détestes ! Toi comme Sullivan, vous n’êtes que des enfoirés d’égocentriques qui ne pensent qu’à vous. Vous ne pensez même pas à prendre de nos nouvelles. On compte si peu pour vous ? … … C’est ça ? Hein ? Ose dire le contraire ? Ose me le dire en face que tu n’en as rien à foutre !  » Même si j’avais l’impression de faire un monologue, j’avais besoin de tout laisser sortir. Les coups ne viendraient que plus tard. Parce qu’une chose est sûr, je ne suis pas prêt de lui pardonner…

© Crimson Day. &  Clever love. ©
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MessageSujet: Re: Snap back to reality, Oh there goes gravity ▬ Ivan   Dim 25 Mar 2018 - 12:17

Je le sens nerveux, instable, alors par instinct je reste droit et prends sur moi. Si ce gosse est une bombe à retardement comme il me donne l'impression de l'être alors autant que quelqu'un soit là pour amortir la déflagration. J'observe son langage corporel, je me fais ma propre idée parce que je pense en être arrivé à un stade où je déchiffre pas trop mal les autres mais je n'ai pas la prétention de faire mouche à chaque fois.
Ce qui me dérange le plus dans tout ça c'est le côté personnel qu'il semble y avoir dans cette histoire. Mais je le laisse agir comme il le sent, tirer sur sa clope, peut-être tergiverser dans sa tête … Qu'est ce qu'il a dans le crane pour que ça semble si compliqué à faire sortir ? Est-ce que j'ai réellement un rapport avec tout ça ?

Autant le dire, même si je reste de marbre, calme en apparence, tirant sur ma clope en gardant une main dans la poche, j'aime pas du tout la façon dont il me dévisage.

« … T’es sérieux, mec, ce n’est que maintenant que tu m’demandes ça ? »

Froncement de sourcils. Je l'admets, l'espace d'une seconde je me demande si ce gosse n'a pas un problème d'équilibre, qu'il se mélange les pédales, j'en sais trop rien. J'en ai suffisamment croisé de gamins traumatisés pour avoir une idée de ce que ça donne quand la coupe devient trop pleine pour réussir à en contenir le contenu. Mais je ne peux pas ignorer l'agression, surtout pas quand il me repousse violemment et que je manque de me casser la gueule parce que je ne l'ai pas senti venir. La donne change, clairement.

« … Tu fais chier, tu comprends pas ?! … Et te voir jouer les ignorants comme si tu ne savais pas ce qui c’passe, ça m’agace. … »

Il a envie de me cogner, c'est écrit en gros sur son visage, dans ses poings qui se serrent, et passer l'agacement, le ras le bol, c'est l'incompréhension qui se pointe chez moi. J'ai une patience à l'épreuve des balles, je ne suis pas du genre à foncer dans le tas quand on provoque, je ne le suis plus, mais je ne comprends pas à quoi il joue et ça commence à me tomber sur les nerfs.
Qu'est ce que j'ai pu faire à ce gamin pour qu'il ressente et exprime autant de colère envers moi ? Un problème au bureau ? Un truc plus perso ? Avant de le voir débarquer ici je n'avais jamais vu ce type de ma vie et je n'ai pas l'impression qu'on ait des connaissances en commun … Un rapport avec Margo ? Je sais qu'elle a un frère mais il me semble qu'il est plus âgé que l'est la personne que j'ai en face de moi. Je cherche, j'trouve pas. J'vois pas.

« … Il n’y a que quand je ramène ma gueule dans ton monde, que tu t’intéresses à moi. T’es vraiment qu’un creuvard… Tu sais, le monde ne tourne pas qu’autour de ton nombril…  »
« Et tu peux pas être plus clair ? »

Le ton est incisif, je sers les dents mais manque d'exploser quand il m'envoie clairement son poing que je réussi à esquiver parce que je me doutais que ça allait venir. La différence entre lui et moi est qu'il laisse son corps exsuder tout ce qu'il ressent, ce qui le rend à la fois instable mais paradoxalement prévisible. En ce qui me concerne je ne suis pour l'instant qu'un mur de glace. Un mur de glace qui commence à se fissurer et perdre son calme. C'est vraiment, vraiment pas le moment de venir me faire chier avec des états d'âme que je ne capte pas ni même m'agresser sans être clair dans ce qu'on me reproche. Moi aussi je suis capable de cogner et t'as sûrement pas envie de voir ça.

« … Je te détestes ! Toi comme Sullivan, vous n’êtes que des enfoirés d’égocentriques qui ne pensent qu’à vous. Vous ne pensez même pas à prendre de nos nouvelles. On compte si peu pour vous ? … … C’est ça ? Hein ? Ose dire le contraire ? Ose me le dire en face que tu n’en as rien à foutre !  »

Uppercut. Je m'attendais a peu près à tout, à rien en réalité, mais certainement pas à ça. Ce prénom, je ne l'ai entendu que très peu de fois ces dernières années et pour cause, j'ai coupé les ponts avec toutes les personnes qui le connaissaient. Comment lui, que je n'ai jamais vu, jamais croisé, et certainement pas à San Francisco, peut connaître l’existence de Sulli ? J'ai fait le deuil de mon frère depuis bien longtemps, il est mort il y a 8 ans et si je ne l'ai bien évidemment jamais oublié, je suis en paix aujourd'hui. Ce qui prédomine chez moi en cet instant c'est la méfiance, parce qu'on a déjà creusé dans ma tête, mes souvenirs, pour essayer de me faire flancher et instinctivement, parce que ça laisse des traces, c'est à ça que je pense. Je ne suis pas un grand fan de la Magie, c'est un secret pour personne, et je commence à me demander réellement qui est ce type face à moi. J'ai devant les yeux un gamin de … J'en sais rien, 16 ans, un truc comme ça. Oui physiquement c'est ce qu'il est mais qu'est ce qui me prouve que c'est réellement son apparence et pas celle de quelqu'un d'autre ?

Les traits fermés, poing serrés, je termine ma clope sans ciller, sans le quitter des yeux, et l'écrase dans un geste lent.

« Maintenant tu vas me dire qui tu es et à quoi tu joues. »
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MessageSujet: Re: Snap back to reality, Oh there goes gravity ▬ Ivan   Lun 26 Mar 2018 - 11:29

« Welcome to my wonderland...  » Non, mais j’hallucine, là. Il continue à faire genre, il ne me connait pas, ni d’Adam, ni d’Eve. Ce fût la goûte d’eau qui fit déborder le vase. Et dans un geste, purement imprévisible, je m’approche de lui aussi rapidement que l’éclair, le poussant toujours aussi brutalement. J’trouve même pas les mots pour pouvoir répondre à cette question débile. J’voulais juste le frapper, lui montrer à quel point ils ont tous merder dans cette histoire. Frustré, éreinté, ce n’était vraiment pas le moment de jouer au con avec moi. Et là, mes poings décollent, fusent l’air dans l’espoir de faire mouche à chaque fois. J’manquais d’expérience dans les combats car ma seule cible, c’était mon beau – père, j’m’étais pas préparer à devoir cogner sur l’un de mes grands – frères, pas aujourd’hui… ni un autre jour non plus.

- « Comment tu peux continuer de te foutre de ma gueule en ayant toujours l’air aussi ignare… T’es qu’un pauvre con, Cameron. J’te déteste ! T’écoutes ?! J’te hais… »

Les larmes s’écoulent sur mes joues, ma gorge se serre et là, j’agis comme un chien enragé. Un animal sauvage qui bondit sur sa proie, prêt à le mordre de toute part. J’pourrais passer des heures à lui foncer dessus, à vouloir l’amocher ne serait – ce qu’un peu. Mais, au final, ce n’est qu’une demi – heure plus tard que j’me recule de lui, trop « fragile » pour continuer d’assumer cette colère qui s’explose aux quatre coins du vent, autour de moi. Reniflant tout en séchant mes joues d’un revers de manche, j’le fixe une dernière fois avec l’air … plus détendu qu’il y a quelques minutes plus tôt.

- « … Qui j’suis … J’suis le gamin qu’Anastasia s’est barré avec en Russie, lorsqu’elle était enceinte, au moment où elle t’a abandonnée avec Sullivan. Maintenant, t’es gentil, tu m’lâches, j’ai vraiment plus envie de te voir. Finalement, tu ne vaux vraiment pas le coup que j’sois venu avec ma mère et mon p’tit frère ici, sans parler de mon con de beau père qui vaut pas mieux que papa. Maman m’a dit pourquoi elle s’était barrée, manque de bol, elle a trouvé un mec bien pire. Et tu sais quoi ? Là, je n’en ai plus rien à foutre, que ce soit de toi, de Sullivan ou même d’elle. Vous faites tous chier ! C’est clair ?! Tu piges là ?!  »

J’lui ne laisse même pas le temps de me répondre que j’m’éloigne déjà de lui, préférant tourner au coin du bâtiment pour ensuite aller m’assoir sur les marches, devant l’une des autres portes. Je n’aimais pas pleurer, j’ai toujours détesté ça, mais là, j’ai plus de mur invisible derrière lequel me cacher. J’ai plus de masque derrière lequel faire semblant que tout va bien. J’me sens dénudé, vulnérable et … J’suis à bout psychologiquement. J’aimerais hurler au monde d’aller se faire foutre, j’aimerais faire exploser ce monde pour lui faire comprendre que la vie, c’est de la merde, que ma famille est loin d’être un exemple à suivre. Dégouté, j’attrape difficilement mes clopes, j’ai les mains qui tremblent, ce n’est pas bon signe, mais j’m’en fiche. Puis, de mon briquet, je l’allume avant de prendre une longue bouffée dessus. Cette menthe me rassure, me réconforte et lentement, je croise mes bras sur mes genoux, cachant ma tête entre ceux – ci. Même si l’autre con me suit, je n’ai pas envie de le voir, ni même de lui parler. J’ai hâte que ma journée se finisse, que j’récupère le gamin avant de lui montrer qu’il existe encore un peu de bonheur dans ce monde détraqué, de brutes… Alors, silencieusement, je réfléchis. Que vais – je lui faire faire aujourd’hui ou même, ne serait – ce lui montrer ? … P’t’être qu’avant, j’irais me perdre sous la douche, parce que là, j’ai juste envie de penser à autre chose qu’à voir ces horreurs qui défilent devant mes yeux, comme des souvenirs amers que j’aurais préféré oublier, d’ailleurs. Enfin, lentement, je tire une seconde taff en levant la tête, me collant ensuite contre la porte tout en levant la tête vers le ciel… Fermant ensuite les paupières, suppliant pour qu’on me laisse respirer un peu, aujourd’hui, là, maintenant… Tout de suite.
© 2981 12289 0 & Azryel - RP PV with Cameron S. Cassidy  
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MessageSujet: Re: Snap back to reality, Oh there goes gravity ▬ Ivan   Mar 3 Avr 2018 - 20:14

Ce gosse à la rage dans le fond du regard et les veines bombées par toutes les émotions qui exsudent par tous les pores de sa peau. J’ai l’impression d’être dans un mauvais trip, d’avoir tiré sur un pétard de trop ou sur de la came qui n’était pas bonne. Tout à l’air réel chez lui mais je me refuse à tomber dans le piège, ça n’est pas parce qu’il connait le nom de mon frère qu’il a la possibilité de passer au travers de ma méfiance, bien au contraire je crois que c’est même pire.
Je pourrais presque me laisser « attendrir » parce que ce que j’ai devant les yeux, en apparences en tout cas, c’est un gosse qui craque, qui explose complètement, qui perd le contrôle et se fissure. Et qui me repousse violemment, encore une fois. Juste avant de m’envoyer ses poings en pleine face ou au moins tenter de le faire. Je prends des coups, pas suffisamment maitrisés pour me mettre par terre mais je dois admettre qu’il a de la force et que ça n’est sans doute pas uniquement dû à l’adrénaline qui semble couler dans ses veines actuellement.  

« Comment tu peux continuer de te foutre de ma gueule en ayant toujours l’air aussi ignare… T’es qu’un pauvre con, Cameron. J’te déteste ! T’écoutes ?! J’te hais… »

La froideur de l’agacement s’est évaporée, la situation me déstabilise complètement et je n’ai clairement pas l’habitude de ça. Tout ce que je fais c’est esquiver ses coups comme je peux en évitant de les lui rendre et si je suis tenté d’essayer de le maitriser – et vu son état je suis certain que j’y arriverai – je crois qu’inconsciemment je me dis que c’est peut-être une bonne chose de le laisser se défouler comme il le fait. Une des choses qui m’emmerde c’est qu’il fait ça sur mon lieu de travail mais je pense avoir eu le bon réflexe en nous éloignant un peu des regards. Pour discuter, à la base, crever l’abcès qu’il semble y avoir de son côté vis-à-vis de moi. Je suis servi et surtout pas au bout de mes surprises alors qu’il semble se calmer, en larmes et à bout de force.
Pourquoi ce gosse m’en veut autant ? Je ne comprends pas cette violence dirigée vers moi malgré quelques hypothèses sur lesquelles je n’ai jusqu’ici pas vraiment eu l’occasion de m’arrêter, trop occupé à devoir gérer son agression physique. Qu’il m’insulte, qu’il me frappe, à la limite je m’en fous, ça me passe au-dessus, mais je veux comprendre. Et une part de moi ne reste pas insensible à sa détresse.

« … Qui j’suis … J’suis le gamin qu’Anastasia s’est barré avec en Russie, lorsqu’elle était enceinte, au moment où elle t’a abandonnée avec Sullivan. Maintenant, t’es gentil, tu m’lâches, j’ai vraiment plus envie de te voir. Finalement, tu ne vaux vraiment pas le coup que j’sois venu avec ma mère et mon p’tit frère ici, sans parler de mon con de beau père qui vaut pas mieux que papa. Maman m’a dit pourquoi elle s’était barrée, manque de bol, elle a trouvé un mec bien pire. Et tu sais quoi ? Là, je n’en ai plus rien à foutre, que ce soit de toi, de Sullivan ou même d’elle. Vous faites tous chier ! C’est clair ?! Tu piges là ?!  »

Il se barre. Sans un regard, sans un mot de plus. Juste … comme ça. Dans ma tête et mes veines c’est le calme plat, comme si tout s’était arrêté, plus aucune montagne sur l’oscilloscope et si je le regarde s’éloigner je ne le vois pas réellement.
Je voulais comprendre, je voulais des explications, je voulais savoir pourquoi toute cette colère, cette rancœur envers moi … C’est presque trop surréaliste pour que je l’intègre réellement et une partie de moi s’y refuse d’ailleurs catégoriquement.
Anastasia. Russie. Enceinte. Abandon. Sullivan. Petit frère. J’ai un tableau entier qu’il me peint et je n’étais pas prêt à entendre tout ça, à ce qu’on me plonge la tête dans un seau d’eau glacée remplis de souvenirs ou d’éventualités que j’ai sciemment ou inconsciemment fini par jeter aux oubliettes depuis un moment. Et les évidences me sautent à la figure, bien évidemment.
Je reste là un moment, complètement sonné, perdu, comme si je venais de me prendre une méchante claque qui m’aurait fait faire le tour de moi-même tellement de fois que je n’arriverai pas à retrouver mon chemin, la direction à prendre. Et encore cette petite voix dans ma tête qui me dit de me méfier, de ne pas plonger là-dedans la tête la première, parce que tout ça peut être uniquement du vent, un moyen tordu pour atteindre les rouages de l’esprit et jouer avec.

Je ne sais pas combien de temps je reste immobile comme ça, seul et silencieux, tout ce que je capte c'est que mes jambes se débloquent et je reconnecte avec la terre. Avant même d'avoir compris ce que je suis entrain de faire je prends le même chemin que le gamin et le trouve non loin de là, assis sur les marches, clope entre les doigts. Bordel je donnerais cher pour un peu d'illusion illégale mais pas ici, pas alors que je risque gros si on me chope avec un joint entre les lèvres. Parce que je construis ici me tient à cœur, énormément, et que je ne prendrais pas le risque de détruire tout ça simplement pour m'envoler dans une volute de fumée.
Je ne réfléchis pas quand je viens m'assoir à mon tour sur les marches. Même hauteur que lui, distance entre nous deux. J'ai pas envie d'entrer dans son espace vital comme j'ai pas envie qu'il soit dans le mien. A mon tour j'allume une cigarette et reste silencieux quelques secondes, peut-être des minutes, alors qu'elle se consume lentement et que je fixe le vide devant moi.

Puis c'est un long et profond soupir que j'expulse.

« Ce que t’es entrain d’essayer de me dire c’est que toi et moi on est du même sang. »

Il m'a peut-être mis K.O avec cette déferlante mais j'ai capté chacun des mots qu'il a prononcé et pas besoin d'être Einstein pour en tirer des conclusions. Si j'en croise ce qu'il me dit ce type est mon frère et en l'état, je ne sais absolument pas quoi ressentir vis à vis de tout ça. J'avais pas tellement prévu qu'un truc pareil me tomberait sur le coin de la gueule quand je me suis réveillé ce matin, les pensées focalisée sur bien autre chose, sur … ma famille, d'une certaine façon. Je peux au moins lui dire merci pour m'avoir extirpé de tout ça l'espace d'un instant … Oui, c'est ironique.
Je ne le regarde pas, le regard toujours braqué droit devant moi et c'est toujours le calme plat en moi tout comme à l'extérieur. Pas un mot plus au que l'autre.

« Les seules personnes qui connaissent l’existence de Sullivan sont celles à qui je fais entièrement confiance et donc a qui j'en ai parlé moi-même, et elles sont peu nombreuses. Ou alors celles qui ont obtenu cette info par la force et/ou contre mon gré. »

Pas de détails. Il n'en aura pas plus. Et seulement là, je tourne la tête vers lui et le regarde.

« Toi, j’te place où ? »
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MessageSujet: Re: Snap back to reality, Oh there goes gravity ▬ Ivan   Mer 4 Avr 2018 - 17:44

« Welcome to my wonderland...  » Pas de doute, plus de mensonges possibles. Je n’ai pas le temps de reprendre mon souffle, ni même de me reposer que « Lui », « Le traitre à son rang, son sang », l’incompris de mes « réflexions » s’aventure près de moi, restant à une distance convenable, vient tout juste de s’assoir à mes côtés. Il me rend nerveux, maladroit et je déteste ça. Je peste discrètement, mais je ne bouge pas non plus. Je ne cherche plus à m’enfuir, parce qu’autant que j’prennes conscience de l’inévitable. On finira bien par jouer cartes sur tables, un jour ou l’autre. Tout ce qu’il a réussit à me dire, c’est qu’il m’incombe de devoir prendre des décisions, faire un choix, comme si je ne suis que le seul à décider pour nous deux. Depuis quand est-ce que c’est le cadet qui doit prendre des décisions pour l’ainé ? Rien que d’y penser, je ferme les paupières tout en collant ma tête à la porte qui se trouve derrière nous deux.

Ensuite, je soupire pour me libérer de toute frustration ou de facteurs de stress qui me pousse à être nerveux. Enfin, j’expulse la fumée mentholée hors de mes poumons par les lèvres, prenant au passage, une longue inspiration comme si je pouvais me remplir d’air, moi qui ne m’étouffe rien qu’à l’idée de devoir agir, une fois de plus, en adulte alors que de nous deux, j’étais l’adolescent perdu contrairement à lui. C’est sûr que pour lui, tout semble facile, me mettre la responsabilité de devoir prendre des décisions, il s’en lave les mains et hop, affaire classée. Quel choix ridicule. Au fond de moi, je sais très bien pourquoi il fait ça, ça lui évite de prendre la mauvaise décision, comme ça, si je me trompe, il aura une raison de me détester en retour et moi, de pouvoir le détester davantage.

Et puis, là, la seule et unique réponse saute à mes yeux, mais je suis même sûr qu’il n’attend que je le la lui dise à voix haute, comme s’il pouvait percevoir les sons sortir hors de ma bouche. En ce moment – même, ouais, je flippe comme un enfant caché dans un placard, comme dans le passé où mon beau – père me cherchait pour me filer une raclée. J’angoisse tellement à l’idée de parler, que ma tête tourne encore et je grimace dangereusement. Je décroche de mes songes, suffoque encore avant d’écraser ma clope par terre. J’aimerais bien comprendre pourquoi les adultes ont toujours le don de foutre la vie de leurs gosses en l’air, finalement, j’éprouve même plus de la colère pour Cameron, mais de la pitié. J’en arrive même à le plaindre, lui qui n’a pas connu le même passé que moi et pourtant, il semble tout aussi … insensible aux autres, comme je le suis moi – même.

Même si je ne suis qu’un ado de 17 ans, j’me dis que ce n’est pas franchement mieux pour lui, cette histoire nous tue tout les deux, moi le premier parce que je me suis rendu malade, toute ma vie, tout ça pour quoi, au juste. Dois – je repartir bredouille, les mains libres, mais souillés d’avoir voulu évincer celui qui partage le même sang que moi ? … Dois – je céder à ma conscience et ma curiosité, celle de vouloir apprendre plus de chose sur l’ombre de mon passé ? Qui suis – je pour pouvoir prendre de telles décisions, qui suis – je pour devoir me conduire en homme, alors que je n’étais qu’un enfant aux yeux de cette société détraquée.

Tout ça, ça pèse un peu beaucoup dans ma balance du pour et du contre, alors, ce n’est pas étonnant aussi si je n’ai pas encore prononcé le moindre mot. Tout ce que j’réussis à faire, c’est de me forcer à me mettre debout pour le contempler du haut de mon p’tit mètre 80, j’suis pas bien grand contrairement à lui, j’suis plus frêle et plus fragile que lui, pas bien musclé même si je sais me défendre. On est tellement différent qu’on fume pas vraiment le même genre de clopes aussi. Je me contente simplement de détailler le visage de mon « grand – frère », voulant simplement le graver dans ma mémoire, de peur qu’il disparaisse une fois de plus. Tandis que le mien devient de plus en plus mélancolique.  

- « …. Cameron… »

Mettant ainsi sa patience à rudes épreuves, je me décide de le faire poireauté un peu avant de revenir m’assoir près de lui. Puis, je colle mon dos contre le mur avant de ramener les jambes vers mon torse, cachant ainsi, toutes traces visibles de ce corps meurtri qui est le mien. Puis, lentement, tout en posant ma tête sur mes genoux, j’enlace mes jambes de mes bras avant de prendre le temps de respirer encore un peu, avant de voir la suite des évènements se dérouler devant mes yeux.

- « C’est un choix inéluctable … ça … Comment tu peux me demander de faire ça…  »

Pourtant, pour la première fois, un mince sourire sincère se dessine sur mes lèvres, le premier de la journée et surtout, en sa présence. Ce n’était pas inhabituel pour moi, mais c’était si rare que même cette fois – ci encore, je frissonne rien qu’à l’idée de ce que je suis en train de faire. Faut croire que j’ai besoin de changements, besoin d’un temps d’adaptation avant de prendre conscience qu’on peut tous changer, il me faut juste une bonne motivation et assez de recul pour ne pas me perdre en chemin. Alors, en tant que cadet, je me rapproche de lui, comme pour perturber son espace – vital, pour ensuite lui voler sa clope au risque de me ramasser une baffe et tout en tirant une longue bouffée sur la sienne, je m’éloigne de lui tout en regardant le ciel après m’être remis debout, un brin pensif.

- « … Peu – importe ce qu’on était ou ce qu’on est, ta décision est déjà prise, n’est-ce pas ? Sinon, tu ne me demanderais pas de choisir pour toi. Tu veux juste éviter d’affronter tes remords ou tes regrets si tu viens à choisir toi – même. … Le plus à même de choisir, ici, là… C’est toi, c’est toi l’adulte Cameron. J’ai que 17 ans, j’suis qu’un gamin. J’suis qu’un môme… Je n’ai pas à subir cette pression supplémentaire que tu m’imposes, tu sais… »

Dans le fond, même si mon ton se fait tantôt ferme, tantôt agressif, je sais que ce que j’dis, n’est que le reflet de ce que je pense. Même si j’ai la sensation de m’éventrer à chaque fois que j’ouvre la bouche quand je lui parle, j’affronte mes peurs, me dressant de toute ma hauteur face à l’un des croque-mitaines qui m’ont tant effrayé par le passé. Une fois de plus, je passe une main sur mon visage, essuyant encore mes joues avant de soupirer longuement, continuant de prendre des bouffés sur sa clope, moins bonne que la mienne, au passage…
 
- « Alors si tu veux me placer quelque part… Sincèrement, demandes – toi plutôt si t’es capable de me supporter avant de vouloir savoir ce que j’pense de tout ça … Cependant, je n’ai rien contre l’idée de faire une trêve… J’ai besoin d’air… Je suis fatigué aussi … »

Ainsi, ce n’est pas étonnant si je commence à avoir des vertiges. Je n’ai rien mangé, je n’ai presque pas bu. J’ai le ventre vide, la tête pleine, le corps en miette, le visage souillé par mes larmes, l’âme terni par mes cauchemars. En ce moment précis, je me dis juste que je suis à deux doigts d’abattre les armes, tout ce que je cherche à faire, c’est de me tenir au premier objet assez haut pour contenir mon poids pour pas que j’m’écroule alors que j’me tiens doucement la tête…

- « …’Tin… Merde… »

Je râle discrètement tout en tenant mon front, roulant du regard avant de finir par m’assoir par terre, à nouveau. Je m’oblige à arrêter de bouger, le temps que ma tension remonte, le temps que mon niveau de glycérine revient à la normal tout comme mes couleurs reviennent prendre place sur mon visage. Une chose est sure, si je continue comme ça, je ne tiendrais pas de la journée à cette allure.
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MessageSujet: Re: Snap back to reality, Oh there goes gravity ▬ Ivan   Sam 7 Avr 2018 - 20:28

Sonder ce qui se passe dans sa tête ? Impossible. Je pourrais presque voir défiler ses pensées incohérentes et trop rapide dans le fond de ses orbites. Pour l'instant le silence règne et je le respecte, immobile et attentif, attentiste aussi je crois. Alors qu'il se lève je ne bouge pas, gardant en tête néanmoins la possibilité d'une farce grotesque dont je ne comprendrais pas bien l'intérêt si ce n'est jouer, encore une fois, avec le cérébral. Assez grand, fin, je l'observe et j'ai l'impression qu'il pourrait se casser en un millier de morceau d'une seconde à l'autre. Ça n'est pas un jugement, juste un constat. Dans ma tête à moi, juste le calme plat. Les barrières de protections ont été érigées et l'esprit attend d'avoir plus d'indices, plus d'impressions, de ressentis. J'accepte l'inspection, toujours dans le silence, en profite malgré moi pour détailler les traits de son visage et y chercher une quelconque ressemblance. Blond, les yeux bleus, comme moi effectivement mais comme un paquet d'autres personnes. Une ressemblance avec celle qui m'a donné la vie ? Je n'ai plus suffisamment de souvenirs clairs d'elle pour ça. J'avais 5 ou 6 ans quand elle s'est barrée, son visage s'est effacé de ma mémoire avec le temps et je n'ai pas gardé de photo d'elle.

« …. Cameron… »

Je crois que c'est là que je me rends compte d'une chose : Coincé dans ma petite bulle, à ne faire attention qu'à très peu de gens, je n'ai même pas retenu son prénom. L'accent Russe difficile de passer à côté et c'est un flash de plus pour mon inconscient mais impossible de me souvenir. On a été présenté brièvement et puisqu'on ne travaille pas vraiment ensemble, j'ai simplement du le saluer poliment et passer à autre chose. Avec indifférence, je le reconnais, mais ça n'a rien de personnel.
Il se rassoit finalement, je tire une nouvelle latte sur ma cigarette et regarde le sol sans vraiment le voir, un peu absent.

« C’est un choix inéluctable … ça … Comment tu peux me demander de faire ça…  »

La surprise qui marque les traits de mon visage l'espace d'une seconde alors que je tourne la tête vers lui est bien visible. Je ne cherche pas à la cacher, pas plus que le rire bref qui m'échappe. Je ne comprends pas où il veut en venir. Est ce que je lui ai demandé de faire un choix ? Non. En ça lui non plus ne m'a pas compris.

« Fais comme chez toi, j’t’en prie. »

Pourquoi ? Parce qu'il vient d'entrer dans mon espace vital, entre autre pour me prendre ma clope et tirer dessus comme s'il en avait la permission ou plutôt comme s'il s'en foutait pas mal de l'avoir. Si ça m'agace ? Oui. Mais je suis bien trop lassé par son attitude, par son petit jeu, pour vraiment m'en offusquer.

« … Peu – importe ce qu’on était ou ce qu’on est, ta décision est déjà prise, n’est-ce pas ? Sinon, tu ne me demanderais pas de choisir pour toi. Tu veux juste éviter d’affronter tes remords ou tes regrets si tu viens à choisir toi – même. … Le plus à même de choisir, ici, là… C’est toi, c’est toi l’adulte Cameron. J’ai que 17 ans, j’suis qu’un gamin. J’suis qu’un môme… Je n’ai pas à subir cette pression supplémentaire que tu m’imposes, tu sais… »
« Que je t’impose ? T’es un putain de marrant toi. »

De quoi est ce qu'il me parle, sérieusement ? C'est quoi ses conneries ? Plus il parle et moins je comprends, je capte juste qu'il me tape un bon gros délire en mode drama et que ça commence gentiment à me faire perdre mes nerfs quand je vois qu'il me balance je ne sais quel tort sur le dos. Et alors quoi ? Depuis quand avoir 17 ans est une raison pour ne pas avoir à subir de pression ? Il a le beau rôle le gamin. S'il y en a un qui impose quoi que ce soit à l'autre ici, là, maintenant, je pense qu'il devrait revoir un peu son jugement. Je commence sincèrement à me demander si ce gosse à toute sa tête parce que jusqu'ici y a pas grand chose de censé qui sort de sa bouche.

« Alors si tu veux me placer quelque part… Sincèrement, demandes – toi plutôt si t’es capable de me supporter avant de vouloir savoir ce que j’pense de tout ça … Cependant, je n’ai rien contre l’idée de faire une trêve… J’ai besoin d’air… Je suis fatigué aussi …’Tin… Merde… »
« T’arrête jamais de bouger ? T'aurais p't'être moins mal si tu te posais plus de 10 secondes. »

Et tu me files mal au crane.

De la sollicitude ? De l'inquiétude ? Là tout de suite j'ai pas envie. Si c'est de la pitié qu'il cherche ça n'est pas avec moi qu'il la trouvera.
Ce gamin me tape sur le système avec ses énigmes à la con et ses jérémiades. Des gosses cassés par la vie j'en connais des tas, que ça soit personnellement ou non, mais aucun ne passe son temps à chialer comme il le fait et même si je devrais sans doute être un peu plus tendre … Il peut juste pas débarquer comme ça, me balancer tout ça à la gueule en me faisant bien comprendre que pour lui je suis le connard de service responsable de toute cette merde sans tenir compte une seule seconde de ce que je peux bien ressentir alors qu'il fout les pieds dans ma vie en sautant à plat sur une cicatrice refermée depuis presque deux décennies maintenant.

« J’crois que t’as pas bien compris. Ou alors pas écouté j’en sais trop rien et dans le fond je m’en tape. »

Qu'est ce qu'il vient me parler de choix à faire, de regret, de remords ? Je ne suis pas du genre à éviter d'affronter quoi que ce soit mais tout ça n'est pas une question de fierté à défendre. C'est bien plus tordu que ça.

« J’te demande rien, c’est toi qui débarque de nulle part et du jour au lendemain pour me claquer à la gueule des trucs que j’suis même pas certain de comprendre tellement ça m’a l’air d’être un bordel pas possible dans ta tête. Sérieusement, t’as un sens du drame relativement développé. »

Injuste ? Peut-être.

« Tu t’attends à quoi ? Que j’prenne ce que tu dis pour argent comptant sans me méfier  ou douter une seule seconde ? Dans ce cas-là je crois que tu te plantes sur la personne que tu penses avoir en face de toi. Tu penses qu’il te suffit de te pointer et me cracher ta haine au visage en me faisant porter le chapeau de … De quoi d’ailleurs ? De ta vie de merde ? Qu’est ce qui me prouve que tout ça c’est pas juste un gros bobard ? Et si c’est pas le cas, j’te propose de revoir la définition du mot abandon et d’arrêter de centrer tout ce merdier autour de ta pauvre petite personne sur qui le monde s’acharne. »

J'ai le cœur qui bat trop vite pour rester calme, la colère dans les veines et mon organisme qui ne crie qu'une chose : Nicotine. Alors puisque ce merdeux m'a piquer ma clope et parce que j'ai pas du tout envie de la récupérer j'en allume une nouvelle dans des gestes vif, agacés.

« Et au cas où ça t'intéresse, Sullivan est mort y a huit ans. »

Dans mes bras. Une balle dans le poumon, entre autres, comme Papa … Ironie du sort.
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MessageSujet: Re: Snap back to reality, Oh there goes gravity ▬ Ivan   Sam 7 Avr 2018 - 22:54

« Welcome to my wonderland...  » - « … T’es content de toi, j’espère...  »

Il pouvait bien me trainer dans la boue, m’achever de sa langue vipérine. Son poison s’écoule sur moi, dans chacune des plaies qu’il m’inflige. Mon mur de glace s’effrite, l’animal sauvage disparait pour laisser place à un être tout aussi vulnérable qu’un bébé. Trop de pensées dans ma tête, trop de remords, de regrets prennent place dans ma poitrine. J’regrette tant d’être venu à Londres, tout ça pour cet imbécile qui vaut pas mieux que mes deux pères. Qu’ils crèvent tous autant qu’ils sont… Qu’est-ce que j’peux faire avec un fouteur de merde pareil ?

- « …Tu vaux vraiment pas mieux que « papa » ! …Cam’ »

On dit que les mots font plus de mal que les gestes, et bien, c’est vrai. Tellement que là, j’ai l’impression qu’on m’écorche la peau, vivant. Qu’on me scalpe sans anesthésie. Cette noirceur continue de me prendre au piège, les ténèbres m’emprisonnent et là, je craque. J’ai peur, littéralement. Non pas de lui, ni de moi, mais de ce que je risque de faire en ce moment précis. Même si ces paroles me brisent entièrement, je les graves dans mon cœur pour ne pas les oublier, jamais. Ce visage qui me détruit, me déteste sans même chercher à me croire. J’ai fais tout ce chemin pour sa gueule, en espérant trouver là, un peu de réconfort, mais même si je suis en colère… Là, il me donne une raison de plus de l’être. J’agonise encore même si je m’étais redressé pour virer ma blouse blanche de stagiaire.  

- « …Ferme – là ! … »

Ainsi, comme dans un murmure unanime, je couvre mes oreilles pour faire taire ta voix qui percute mes tympans. Même si ta dernière phrase m’assassine. Sullivan, mort ? Quand ? Comment ? … P’tin, depuis quand ? Et là, je percute, j’encaisse tout tes coups bas, tes paroles avant de jeter ta clope qui traine dans ma main, à terre. Tant pis pour la blouse, tant pis pour la clope. J’ai comme un mauvais goût en bouche, quelque chose d’amer qui refuse de partir. J’ai que des sanglots qui me prennent à la gorge et je n’ai qu’une envie, c’est d’hurler à plein poumons. Pourtant, au lieu de ça, je garde la tête baissée, me disant encore que c’est qu’un mensonge de plus, qu’une mise en scène pour jouer avec mes nerfs à mon tour. Lui qui semble tant aimer les fournaises de notre querelle fraternelle, j’ai dans l’espoir, qu’un jour, il finira par comprendre qu’aujourd’hui, il a commis l’irréparable.  

- « …достаточно! заткнись!* ( Assez ! Tait-toi ! )*… »

L’autel de mes désirs s’embrase et se consume, je satures et je veux le raturer. L’expulser hors de ma vie, tirer un trait sur lui comme je l’avais fait avec mon propre vrai père. Je suffoque encore et dans ce brouillard où je me perds, j’ai l’impression d’être un funambule qui marche sur son fil. Je sais qu’il est sur le point de se rompre et même si chaque mouvement de ma part, est un risque létal. Je m’obstine à continuer d’avancer. Alors, mes pas s’enchainent l’un derrière l’autre. Plus de filet pour me rattraper, le sol est si loin, ma chute me sera fatale, mais je m’en fiche. Vertigineuse, comme la distance qui continue de s’accroître entre nous, je m’éloigne doucement de toi.

- « … Sérieusement, va – te – faire – foutre.  … »

L’atmosphère change, les polarités se modifie. Même l’air semble être à l’orage. Si bien que le soleil cède sa place à la pluie. Et je n’en ai que faire de tomber malade, ou de me faire griller sur place, à cause de l’orage qui se prépare. Mes pas sont d’une lenteur, qui subjugue les attentions de l’entourage qui nous entoure. Tu peux te montrer fière de ton massacre, de tes actes. Tu te mèneras à ta propre perte, parce que je ne bâterais plus contre toi, j’abandonne pour la première fois de ma vie, la partie. Ainsi, comme la foudre qui touche le sol au loin, je chasse mes larmes qui commencent à s’écouler sur mes joues, d’un revers de main. Si bien, que lorsque la fin de mon monde sonne, je m’éloigne encore de toi, suffisamment pour ne plus être dans ta ligne de mire ou dans ton champ de vision. Mon corps brûle, souillé de milles plais. Mon cœur, dans son avalanche de verre, se meurt et là, je fixe l’horizon avec qu’un seul objectif. Prendre Vassily, me casser loin d’chez ma mère et de mon con de beau- père. Pour le reste, on verra après, n’est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: Snap back to reality, Oh there goes gravity ▬ Ivan   Lun 9 Avr 2018 - 14:32

Tu vaux pas mieux que Papa … Ça fait mal, clairement, parce que même si j’ai tiré un trait sur tout ça depuis une éternité, même si je n’ai quasiment aucun souvenir de lui non plus, la simple idée d’être affilié à ce connard me donne un coup dans le plexus.
Puis je m’interroge, m’agace, parce que qu’est-ce qu’il en sait dans le fond, ce gosse ? Rien. Rien du tout. Impossible qu’il est connu le vieux si ce qu’il raconte est effectivement vrai, sans parler du fait qu’il ne me connait pas plus.
La vérité … Elle s’installe dans mes veines, dans mes os, ondule et rampe comme un serpent, sinueusement, et éclate à l’intérieur de moi quand il se met à jurer en Russe. Y a trop de coïncidence, d’info, pour que tout ça ne soit pas … Véritable.

Je ne sais pas à quoi il s’attendait en débarquant comme il l’a fait, visiblement pas à ce qu’il a reçu comme accueil. D’un autre côté, peut-on me blâmer pour ça ? Il y a des entrées en matière qui passent un peu mieux que d’autres et ça, la sienne, clairement c’était pas le cas. J’arrive pas à ressentir de la pitié pour lui alors qu’il s’accapare mon histoire, mon passé … Un passé qu’il ne comprend pas, qu’il n’a pas vécu, qu’il n’a pas le droit de s’approprier. Une histoire falsifiée par des souvenirs dont il ne dispose pas, simplement parce que c’est impossible. Papa, Sullivan … Il n’a pas la moindre idée de qui il parle, pas plus qu’il n’a la moindre idée de qui je suis tout comme je ne sais pas qui il est. Mon frère ? Le fils d’Anastasia et John Cassidy ? Peut-être dans les faits, sur le papier, mais à mes yeux pour l’instant un inconnu dans l’équation. Ma famille aujourd’hui se compose de personnes qui ne partagent pas mon sang, il ne peut pas débarquer comme ça et réclamer des droits sur moi simplement parce qu’on vient – potentiellement – du même capital génétique. Pas comme ça.

Et puis il y a le reste, les autres facteurs amenés en lumière. Si lui est là, et qu’il est bien qui il prétend être, alors ça veut dire bien plus. Ça veut dire qu’il n’est pas seul, ça veut dire que celle qui m’a donné la vie avant de se barrer sans rien dire du jour au lendemain en me laissant derrière elle est là aussi. Le plus jeune ? Je n’arrive pas encore à l’imprimer, il reste à la frontière de mon indifférence pour le moment.

Tout ce que j’ai envie de faire en cet instant alors qu’il s’éloigne et que je l’observe sans bouger tout en tirant sur ma clope c’est retrouver le réconfort de ce que je connais. Emily, Kyle, Jillian, Margo … Et tout ça me ramène violement à l’absence d’un gamin qui n’a sûrement pas beaucoup plus d’années que celui-ci. Je me lève finalement brutalement et écrase la cigarette sans la terminer avant de la jeter dans le cendrier mural d’un geste rageur, ouvrant la porte bien plus vivement que je ne l’aurais souhaité. Je déteste être au centre de l’attention, la nervosité gagne peu à peu mon organisme alors que j’ai l’impression de ressentir des picotements le long de ma nuque, comme si trop m’observaient à la dérobée.

Probablement le fruit de mon imagination.

▬ FIN ▬
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MessageSujet: Re: Snap back to reality, Oh there goes gravity ▬ Ivan   

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