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 Normal life - LIbre

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MessageSujet: Normal life - LIbre    Lun 12 Mar 2018 - 19:43



10/09/215

Je n'arrive pas à croire qu'ils sont de retour ni même qu'on soit encore en vie. Je suis revenu à la maison. Mon père a été assez surpris mais quand je lui ai raconté ce qu'il s'était passé il a compris que j'avais bien fait de m'enfuir. Il me demande sans arrêt si ça va mais je sais qu'il est soulagé de savoir que je suis dehors et que je ne suis pas coincé comme l'autre fois. Ça a été dur pour lui la première fois. Il y a des jours où j'envisage d'arrêter la magie, de prendre des cours normal. Ce n'est pas franchement difficile de falsifié des bulletins pour que je puisse suivre des cours normal, sans magie, ça me ferait peut-être du bien même si je ne pourrais jamais oublié Poudlard, ni le fait que les supérieurs soient de retour mais avec ce qui c'est passé, j'aspire juste à une vie seine et sans magie. Ça semble peut-être radicale, mais vu que Poudlard est occupé et que je ne sais pas ce que je vais faire de mon avenir alors autant prendre les devant et mettre toutes les chances de mon côté. Je n'ai plus vraiment envie de faire de magie, surtout après ce qui s'est passé. J'ai laissé ma baguette dans un tiroir de ma chambre et je n'y ai pas retouché depuis.

Je suis un peu tendu parce que j'ai rendez-vous avec le directeur d'une école public. Ça fait longtemps que je n'ai pas remis les pieds dans une école moldue, mais il faut que je le fasse. Mon père m'accompagne. Il a l'air plutôt content que je ne sois pas traumatisé, même s'il ne sait pas tout et il vaut mieux que ça soit comme ça, qu'il ne sache pas tout. Je ne suis pas certain qu'il serait ravi d'apprendre ce qui s'est réellement passé, mais je vois bien qu'il est inquiet, surtout parce que je ne lui ai pas parlé beaucoup de mon retour. Je suis ailleurs. Il ne me dit rien non plus pour l'instant, mais je sais qu'il finira par me poser des questions et je n'ai pas forcément envie que ça arrive.

Le rendez-vous s'est passé sans embûches, le directeur était surpris que je m'inscrive tardivement mais on a prétexté un voyage familiale pour qu'il ne pose pas de questions. Il m'a demandé si je faisais du sport et j'ai failli lui dire que je jouais au quidditch, je me suis retenu et j'ai fini par dire que je jouais au foot. Ce qui est totalement faux. Il m'a finalement accepté dans son école et m'a convié aux premiers cours dès le lendemain. J'ai donc une dernière après-midi de libre avant de retrouver le chemin d'une nouvelle école et je suis sur qu'elle sera très différente du château. Ça me fait tout drôle. J'ai abandonné mon père au métro, je n'ai pas besoin de lui pour acheter mes affaires de cours même s'il me donne de l'argent moldu, ah oui l'argent moldu … heureusement qu'il y pense.

Je suis allé faire mes achats et c'est avec un sac sur le dos remplis de cahiers que je décide de faire un détour et m'arrête à st James Park. Je me sens totalement perdu. Je repense à Poudlard et à tout ceux qui y sont restés. Je ne sais plus très bien ce que je suis sensé faire et je n'ai jamais aimé être dans le flou. Ça aurait été tellement plus simple qu'ils ne reviennent pas.
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MessageSujet: Re: Normal life - LIbre    Sam 2 Juin 2018 - 15:54

~Jeudi 10 septembre – Dans l’après-modo ~

« Ava… Ava reviens ici tout de suite ! On n’a pas fini de parler !

- Tu ! TU n’a pas fini de parler mais je te jure j’ai compris ça fait des mois que tu me sors le même discours, je suis pas débile tu sais.

- Je vois bien que tu es en colère mais ça ne te donne pas le droit de me parler comme ça. »

Bethany s’est immobilisée son regard est froid mais derrière ses yeux glacés par la colère, elle cache de la peine. Sa fille est allée plus loin que la dernière fois encore et les mots lui font mal. Ava s’est-elle aussi immobilisée. Elle connait sa mère par cœur, elle sait très bien qu’il n’y a pas de la colère. Elle sait qu’elle l’a blessée, qu’elle a tapé exactement où il fallait. Elle sait que chaque mot qu’elle a craché sur un ton plus haut qu’elle aurait voulu son autant de coup de poignards pour sa mère. Mais elle aussi est en colère, elle aussi en a marre. Les deux femmes se regardent quelques instants. Ava remet son sac sur son épaule dans un geste qui tient plus du tic nerveux que d’autre chose. Elle regarde sa mère quelques secondes avant de baisser la tête et de pousser un long soupir.

« C’est bon, j’peux y aller ?

- J’appellerai ton père ce soir pour que vous continuiez cette discussion, tu ne tireras pas comme ça. »

Un dernier regard et Ava tourne les talons. Bethany la regarde s’éloigner. Elle se bat contre la terrible envie de lui courir après, de lui attraper le bras et de la serrer avec force contre elle. Elle sent sa fille s’éloigner indéniable, voit bien ce qui l’agace, ce qui provoque sa colère mais… Non, elle n’arrive pas à faire autrement. Elle ne pouvait tout de même pas lui dire que ce n’était pas grave ? L’école l’avait appelée pour lui expliquer qu’Ava s’était montrée insolente pendant un cours et qu’elle était donc exclue pour l’après-midi. Elle ne pouvait pas non plus faire comme si de rien n’était ? Sauf que le ton était monté bien trop vite et qu’au final, la conversation avait dérivé. Une fois encore. Bethany poussa un long soupir. Elle sort son téléphone de son sac à main et regarde l’heure. Elle a prévenu son employeur, elle pourrait retourner au travail maintenant mais elle a besoin de respirer. Elle a besoin de deux minutes pour remettre de l’ordre dans son esprit.

Un café à emporter dans un gobelet à la main, Bethany s’est finalement aventuré dans St James Park. Elle avance dans les allées, buvant distraitement son café. Il est encore tôt dans l’après-midi, les seuls enfants présents sont très jeunes. Pourtant, sur chaque visage enfantin, elle peut apposer celui de Charlie. Elle envisage quelques secondes d’appeler Debbie mais elle ne peut pas non plus l’appeler au secours à chaque fois qu’elle sent une défaillance. Alors elle décide de trouver un banc un peu à l’écart pour s’installer. Mais alors qu’elle s’approche d’un occupé par personne, elle repère un cahier tombé au sol. Tout près, assis sur un banc, un jeune homme avec un sac à moitié ouvert qui laisse voir d’autre fournitures du même genre. Bethany se baisse finalement pour ramasser le cahier et s’approche du jeune homme.

« Il me semble que vous avez laissé échapper ceci. »

Bethany lui tend alors le cahier. Elle a pas de doute sur le fait qu’il lui appartienne vraiment. C’est encore un gosse, il doit avoir l’âge d’Ava, peut être un peu plus. Si ça se trouve, ils sont dans le même établissement… Ou pas. Londres compte des centaines d’établissement scolaire, cette réflexion était stupide. Bethany pousse un soupir et lâche un commentaire à voix haute, sans réellement y faire attention.

« Vous êtes un peu en retard pour vos achats de rentrée. »
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MessageSujet: Re: Normal life - LIbre    Mar 5 Juin 2018 - 20:48

Je me suis installé sur un banc vérifiant que je n'avais rien oublié et j'ai entendu des échos de voix. Je lève la tête pour me rendre compte qu'une jeune fille de mon âge sans doute semble se disputer avec une adulte, sans doute sa mère et je me met à penser à la mienne, elle pourrait lui ressembler, une blonde aux cheveux longs, je ne vois pas son visage et si je n'avais pas entendu sa voix plus adulte, je n'aurais sans doute pas deviner qu'elle ne était une. Une boule se forme dans ma poitrine, j'aurais tellement aimé que ma mère ne soit pas … enfin qu'elle soit avec moi et qu'elle n'ait pas eu si peur que je sois un sorcier. Je n'ai pas demandé à l'être et d'ailleurs je n'ai plus envie de l’être. J'ai été tellement distrait et pensif que j'en ai fait tombé un livre sans m'en apercevoir et que je suis encore loin dans esprit quand la femme vient vers moi. Elle me tends le cahier et je lui réponds en levant la tête vers elle :

«Merci. »

Je ne sais pas tellement quoi dire d'autres, je n'ai pas vraiment le feeling avec les adultes enfin ça dépends lesquels, mais en ce moment on ne peut pas dire que mes relations avec les adultes que j'ai croisés ont étés fructueuses, même avec mon père c'est parfois compliqué, surtout parce qu'il me pose des tas de questions et que je n'ai pas envie de lui répondre. Je fais la forte tête, je fais mon ado en crise comme il dit. Et j'ai toutes mes raisons d'avoir cette crise existentielle. Je hausse un sourcil un peu surpris de son commentaire. Je ne m'attendais pas vraiment à ça, mais je me suis entraîné à devoir répondre à ce genre de questions alors je fini par dire :

« Ouai, je sais. Je viens juste de m'inscrire dans un nouveau lycée. Je n'étais pas décidé sur ce que je voulais faire. »

Pas trop mal, mais je n'aurais pas du hésiter aussi longtemps avant de répondre. Je ne suis pas à l'aise quand je mens. J'en ai assez de mentir tout le temps et c'est bien pour ça que je n'ai plus tellement envie d'être un sorcier, ça et des tas d'autres raisons. Je range le cahier et me demande qu'elle serait sa réaction si elle savait que j'étais un sorcier et si elle savait que j'avais falsifié mon dossier pour entrer au lycée. D'ailleurs je ferme mon sac, au moins plus rien ne s'en échappera. JE vois le carnet de liaison de mon nouveau lycée et trouve ça tellement bizarre. Je ne devrais même pas être ici. Je fini par lui demander :

«C'était votre fille avec qui vous parliez ? J'ai cru entendre des mots plus hauts que les autres, si vous voulez un conseil d'ado en crise n'hésitez pas. »

Je ne sais pas pourquoi je lui dis ça, sans doute qu'elle me trouvera trop intrusif, mais après tout autant qu'elle se serve de ce qu'elle a et autant que je serve un peu à quelque chose.
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MessageSujet: Re: Normal life - LIbre    Sam 9 Juin 2018 - 11:48

Les mots avaient échappé à Bethany, elle venait soudainement de faire à voix haute une réflexion qu’elle aurait sans doute pu garder pour elle-même. La fatigue de la dispute avec sa fille avait peut-être joué dans la balance. L’adolescent en face d’elle en tout cas sembla ne pas envisager de ne pas répondre. Poli sans doute ? Poli oui, mais un peu gêné visiblement. Le garçon avait hésité avant de répondre et il y avait quelque chose dans sa voix, dans son attitude qui montrait qu’il n’était pas spécialement à l’aise face à Bethany. Peut-être était-ce son âge qui le déstabilisait ? C’était une éventualité à prendre en compte. La médecin ne se formalisa cependant pas pour autant. Elle se fichait un peu qu’on soit moins à l’aise, du moment qu’il était respectueux, c’était le principal. Ses propos cependant l’avait intriguée alors qu’il déclarait avoir mis du temps à se décider sur son orientation et avoir changé de lycée. Etrange que son choix d’orientation ait impliqué un changement d’établissement. Laissant glisser une gorgée de café dans sa gorge, Bethany répondit systématiquement alors que la conversation s’était enclenchée un peu malgré eux.

« Ah ? Il n’y avait pas les spécialités qui vous intéressaient dans votre lycée initial ? »

Loin d’être suspecte ou méfiante, Bethany était juste interrogative sur le parcours de ce jeune homme. Si sa fille montrait de nombreuses difficultés relationnelles avec l’adolescence, d’un point de vue scolaire les choses se déroulaient plus ou moins tranquillement. La disparition de son frère avait été un coup dur et Ava avait eu besoin de temps pour se recentrer et réussir à apprendre convenablement ses leçons. Mais au final, elle s’en sortait honorablement et franchissait les étapes tranquillement. Sa mère l’avait toujours poussée et si elle lui avait laissé un peu de leste pendant un temps, elle comptait bien ne plus lui lâcher la bride. Ava était une jeune femme intelligente, qui avait tout pour réussir, ce serait idiot qu’elle se ferme des portes juste parce qu’elle ressentait le besoin de se révolter. Soupir. Rien n’était jamais simple avec les jeunes. En parlant de ça, le jeune inconnu semblait avoir surpris sa conversation avec Ava et fit un commentaire à ce sujet. Bethany commença par froncer les sourcils à sa remarque.

« Dites-donc jeune homme, on ne vous a jamais dit que ce n’était pas poli d’écouter les conversations des autres ? »

Elle le fixa alors quelques instants, de son regard pénétrant avant finalement que ses traits ne se détendent. Elle ne lui en voulait pas, après tout, elles n’auraient pas dû se donner en spectacle de la sorte. Bethany préférait en règle générale régler les conflits chez elles, calmement. Malheureusement, dans certains cas, elle n’arrivait pas à attendre et cela devenait de plus en plus fréquent.

« Mais oui effectivement, je parlais avec ma fille. Vous aussi avez connu une période difficile avec vos parents ? »

Puisque ce jeune home proposait ses conseils, autant écouter ce qu’il avait à dire. Bethany avait été adolescente elle aussi, elle aussi s’était révoltée contre ses parents mais elle n’arrivait pas à comprendre ce qui se passait dans l’esprit d’Ava, cela lui semblait tellement… Différent. Elle n’était pas certaine que le jeune homme en face d’elle ait pu connaître les mêmes problématiques que sa fille mais entendre son point de vue pouvait peut-être lui apporter un certain éclairage. Et cela ferait passer le temps pendant qu’elle siroterait son café.
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MessageSujet: Re: Normal life - LIbre    Sam 9 Juin 2018 - 22:11

Je me pince l'intérieur de la bouche espérant qu'elle ne le verra pas. Je ne m'attendais pas à ce qu'on me pose ce genre de questions. J'ai pensé au nom du lycée, j'ai pensé à raconté pourquoi j'étais partis, mais pas ce genre de détails. Qu'est-ce que je déteste mentir. Je voudrais réellement ne plus être un sorcier, être normal, peut-être que j'aurais eu une mère, que je ne me sentirais pas aussi mal aujourd'hui.

« Non mais c'est surtout que l'internat ne me convenais plus. J'étais loin et je voulais revenir. Je me suis pris la tête avec certains professeurs, ce n'était pas le meilleur moyen de commencer l'année. Je me suis tiré. »


La vérité n'est pas si éloignée même si je ne dis pas tout, je ne mens pas totalement. Je n'avais plus envie de rester à Poudlard et pour le coup je suis vraiment parti, même si c'était plutôt à contre cœur vu qu'ils sont de retours. J'imagine qu'elle va me trouver tête de mule et qu'elle va penser que je suis un sale gosse capricieux qui ne voulait pas faire d'efforts et ça m'embête un peu. Je ne suis pas un sale gosse, même si j'en ai parfois l'air. J'essaie de bien faire les choses.

Je souris à la remarque qu'elle me fait et je hausse les épaules désolé d'avoir entendu leur conversation, mais ce n'est pas comme si j'avais pu utiliser un sortilège de surdité pour ne pas les entendre, sans compter que c'est plutôt courant d'entendre parents et enfants se disputer. On se dispute tous une fois avec nos parents.

«Désolé, je n'ai pas voulu écouter. Je sais que c'est indiscret. »

Mea-culpa, je lui fais un petit sourire. Elle ne peut pas réellement m'en vouloir, on est dans un lieu public ça arrive souvent d'entendre des conversations que l'on ne veut pas entendre et elle n'a pas l'air de m'en vouloir beaucoup, j'ai bien senti que ce n'était pas un réel reproche. J'ai un petit rictus quand elle me demande si j'ai connu des problèmes avec mes parents. C'est toujours délicat pour moi de parler de ma famille, mais je fini par dire :

« Ouai, avec mon père … on a du mal à se comprendre ses derniers temps. Je crois qu'il n'a pas tellement aimé que je parte de l'école sans rien dire. »

J'invente un peu pour le coup, même si là aussi je sais qu'il s'inquiète et qu'on se dispute plus qu'avant, du moins on se parler moins et souvent il me dit que je dois lui parler, qu'il a besoin de savoir et je l'envoie balader. On a réellement du mal à s'entendre alors je pense que je suis quand même bien placé et puis surtout j'ai sans doute l'âge de fille alors je peux quand même lui être utile.

«Sans vouloir être trop curieux … pourquoi vous vous disputiez ? Enfin vous n'êtes pas obligé de répondre si c'est trop indiscret. »

Je ne sais pas si elle répondra.
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MessageSujet: Re: Normal life - LIbre    Dim 17 Juin 2018 - 17:56

Bethany est amusé par la façon qu’à ce jeune homme de s’exprimer. Elle s’en rend souvent compte quand elle parle avec Ava, enfin quand elles arrivent à se parler sans se hurler dessus ; le langage change avec les générations. Elle aussi, à son époque, pouvait surprendre ses parents avec des expressions. Et quand ils lui faisaient remarquer, elle levait les yeux au ciel et soupirait face à leur ringardise. Alors désormais, elle se contentait de sourire intérieurement et de noter les expressions dans sa tête pour essayer de s’en souvenir. Ce jeune homme en tout cas avait donc décidé de filer de son internat. Bethany n’osait même pas imaginer comment elle aurait réagi si sa fille avait fait un truc pareil… Oh elle aurait été morte d’inquiétude et terriblement en colère. Sauf qu’elle ne laisserait pas sa fille en internat. Non, pas après ce qui était arrivé à Charlie… Une gorgée de café pour chasser les mauvaises idées. Le jeune garçon s’excuse de son impolitesse mais tout dans son attitude respire la désinvolture. Un truc de son âge. Il lui explique alors qu’il connait aussi les conflits familiaux et notamment avec son père. Bethany affiche un sourire rieur alors que le jeune garçon lui explique que ce dernier ne semble pas avoir apprécié qu’il parte de l’école. Sans blague.

« Je ne veux pas vous vexer mais je peux comprendre qu’il n’ait pas apprécié votre départ de l’internat, bien que je ne sache rien de la situation. »

Ce jeune homme n’était sans doute pas parti pour rien. Même si les adolescents ont une logique qui leur est propre, ils n’agissent pas au hasard. Ils ressentent les émotions avec une force nouvelle, ils se heurtent à la brutalité du monde, ils ouvrent les yeux et veulent ne plus voir. Redevenir des enfants innocents tout en grandissant et s’autorisant des choses d’adultes. Un âge complexe… Le jeune homme revient sur le sujet Ava et leur dispute très discrète dans un lieu public. Bethany soupire et décide finalement de s’asseoir sur le banc, non loin de lui.

« Disons que ma fille a du mal à comprendre que je ne veux que son bien. Il me semble que c’est un souci fréquent entre parents et adolescents. »

Bethany adresse alors un sourire plus doux au jeune homme qui se trouve à côté d’elle. Il y a des tonnes de choses qui aggravaient la crise d’adolescence d’Ava et elle le comprenait. Mais ça la frustrait tellement de sentir sa fille lui échapper, de voir que chaque fois qu’elle tentait de l’aider, elle avait l’impression de creuser encore plus le fossé qui s’était installé entre elles. Dure et triste réalité. Une nouvelle gorgée de café. Bethany secoua alors son gobelet, il était presque vide.

« Pourquoi être parti de l’internat ? Est-ce les règles imposées là-bas qui vous dérangeaient ? »

Bethany se rend compte que sa curiosité a été piquée au vif par l’histoire du jeune homme. Peut-être qu’au fond, elle se dit qu’en comprenant mieux son histoire à lui, qu’en entendant les explications d’un jeune de l’âge de sa fille elle pourra plus facilement entamer le dialogue avec Ava. C’était sans doute un peu naïf comme façon de voir les choses mais ces derniers temps, elle avait l’impression qu’il ne lui restait que ça. Croire en des choses un peu naïves, se bercer d’illusions parfois… Elle qui ne jurait que par la logique…

« Bien sûr, je ne veux pas vous forcer à répondre. Une vieille qui s’immisce dans votre vie privée, ça ne doit pas être très agréable. »

Mince sourire du côté de Bethany. Une vieille ringarde, elle s’y faisait.
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MessageSujet: Re: Normal life - LIbre    Ven 22 Juin 2018 - 22:06

C'est idiot de lui parler de l'école, de lui dire certaines choses tout en sachant que c'est risqué parce que je ne pourrais pas tout dire et parce que je dois cacher la vérité. Je n'en peux plus de mentir sans arrêt, à mes amis à ma famille ça devient lourd et je déteste ce que la magie fait de moi. Elle ne connaît pas en effet la situation et évidement qu'il avait raison d'être un peu fâché, même si ce n'est pas du tout pour les raisons que j'ai pu évoquer. Je ne peux pas lui dire tout ce qu'il y a derrière. C'est une moldue et une adulte en plus alors il clair que ça me mettrait en danger et que ça mettrait notre monde aussi en danger, bien qu'il le soit déjà.

« Je ne suis pas vexé. Je sais que j'aurais pu le prévenir, je n'ai pas vraiment eu le temps, mais de toute manière, c'est toujours la même chose, on a toujours l'impression que nos parents ne nous comprennent pas. J'imagine que votre fille pensent la même chose. »

Elle le sait aussi bien que moi, on est comme ça, nous ado à croire que personne ne nous comprend, même nos semblables, on se sent toujours différents, toujours à part et on crache notre souffrance de différentes manière et quand les parents sont encore là c'est sur eux que ça retombe. Et il semblerait que j'ai visé juste vu ce qu'elle me dit ensuite.

«Oui je vois, j'imagine que vous aussi vous avez du vous sentir pareil quand vous étiez plus jeune. Ce n'est pas qu'une question de génération. »

C'est bien la première fois que je parle d'un sujet aussi sérieux avec un adulte, en général je parlais surtout des cours au professeurs, jamais de moi et encore moins avec mon père. Je ne lui parle d'ailleurs pas du tout et je pense que ça le dérange. Je sais qu'il aimerait que je me confie à lui, mais comment est-ce que je peux lui dire ce qu'on a subit là-bas et ce que j'ai fais ? Je ne pourrais pas assumer, j'ai déjà du mal à me le dire à moi-même à me regarder dans un miroir sans avoir envie de le détruire, de me détruire aussi par la même occasion. Et elle me pose d'autres questions. Je devrais couper court et lui dire d'aller se faire voir, mais je ne sais pas pourquoi je trouve qu'elle n'a pas l'air d'avoir de mauvaises intentions. Elle a une bonne figure et je me surprends à penser qu'elle pourrait ressembler à la mère que je n'ai pas eu.

«Oui, j'ai toujours eu du mal avec les règlements et ça devenait trop … stricte. Ce n'était plus pour moi. »


C'était soit rester et vivre encore l'enfer ou s'enfuir et je voudrais pouvoir le dire pour me justifier, mais évidement c'est impossible.

«Et entre nous vous n'avez l'air si vieille que ça. Vous avez quoi quarante ans ? Ça va encore, ce n'est pas vieux. »

J'essaie de la rassurer et j'espère qu'elle ne prendra pas ça pour de la drague, parce que même si elle ne fait pas son âge je ne suis pas du tout adepte des femmes mûres, non ce n'est vraiment pas mon genre, mon genre c'est plutôt … Rosalyn.
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MessageSujet: Re: Normal life - LIbre    Lun 25 Juin 2018 - 17:02

Bethany avait poussé un long et profond soupir alors que le jeune homme évoquait sa fille. C’était exactement ça. Ava était persuadée qu’elle ne pouvait pas la comprendre, qu’elle n’avait aucune idée de ce qui se pouvait lui passer par la tête. Sauf que ce n’était pas entièrement vrai. Sa fille était unique et bien sûr qu’il y avait des choses qui devaient lui échapper. Mais pas tout. Bethany aussi avait été une jeune femme avide de liberté, d’autonomie mais aussi de confiance. Elle aussi avait voulu montrer au monde, un peu trop tôt sans doute, qu’elle était déjà une adulte. Alors en un sens, elle comprenait tout à fait sa fille même si cette dernière s’évertuait à mettre encore et encore de la distance entre elles. Cela lui faisait de la peine, énormément de peine. Elle ne voulait pas devenir une mère aussi distante que celle qu’elle avait fini par avoir. Elle voulait conserver ce lien si fort qu’elle avait avec Ava, ce lien qui faisait que chaque centimètre de son corps était en alerte quand elle ne savait pas où elle était… Mais comme le soulignait le jeune homme, ce n’était pas qu’une question de génération, elle devait comprendre parce qu’elle avait connu ça aussi. Prendre son mal en patience même si la frustration prenait souvent le dessus et lui donnait envie de dire stop. Bethany afficha alors un sourire amusé.

« Oh non, c’est loin d’être une question de génération. La nouvelle a toujours besoin d’affirmer ses différences avec l’ancienne. C’est normal, presque sain en un sens. »

Oui, c’était même complètement sain. Seulement, maintenant que Bethany était passée de l’autre côté de la barrière, elle avait bien du mal à ne voir que les côtés positifs de tout ça. Elle constatait désormais la souffrance, les fractures que cela pouvait provoquer et ce n’était pas forcément facile à encaisser. Mais elle n’était pas dans ce parc pour sombrer dans des théories déprimantes et grises. Son attention se reporta alors sur le jeune garçon à ses côtés et son histoire qui ne semblait pas être particulièrement simple. Ce dernier lui expliqua alors les soucis qu’il avait pu avoir avec les règles et l’autorité. Un classique. Il tenta ensuite de la rassurer son âge et cette fois, Bethany éclata de rire.

« Me voilà rassurée alors, si quarante ans ce n’est pas encore trop vieux, je peux vous dire sans honte que c’est effectivement mon âge. »


Bethany n’avait nullement envie de se moquer de son interlocuteur, bien au contraire. La spontanéité de sa réponse l’avait simplement beaucoup amusée. Non quarante ans, ce n’était pas tant que ça et elle acceptait son âge sans trop de problème. Elle se rendait simplement compte, qu’à l’âge du garçon, quarante ans pour elle, c’était un peu le bout du monde. Comme quoi, tout n’est qu’une question de perception…

« En ce qui concerne votre souci avec les règles trop strictes… Il existe des méthodes d’enseignement plus laxistes que d’autres. Et si cela peut vous rassurer, une fois à l’Université vous découvrirez que les choses changent assez radicalement. »

Repenser à ses années d’études… Cela créait toujours un peu de nostalgie chez Bethany. Malgré certaines difficultés elle en gardait d’excellents souvenirs. C’était là-bas qu’elle avait rencontré Tom. Qu’ils avaient construit une jolies famille… Bethany se refusait toujours à ce que l’image de Charlie ne s’impose dans son esprit lorsqu’elle ne pouvait se concentrer entièrement sur lui. Ce n’était pas le moment, elle devait chasser ces vieux souvenirs de son esprit.

« On y a plus de liberté, on approfondit plus les enseignements qui nous plaisent. Peut-être que cela vous conviendra mieux ! »

Se concentrer sur un objectif pouvait souvent aider, peut-être était-ce ce qui manquait à ce jeune homme ?
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MessageSujet: Re: Normal life - LIbre    Mer 18 Juil 2018 - 22:06

Je hausse les épaules et lui fait un petit sourire, oui c'est presque tout le temps comme ça que ça se passe. On ne pourra pas changer les choses et d'un côté c'est normal comme elle dit, on a besoin de montrer qu'on sait aussi vivre à notre façon, avec les bons et les mauvais côté. Il y aura toujours des différences quelque soit l'époque, quelque soit la culture, c'est inévitable.

« Si je peux vous donner un petit conseil, laissez-là revenir vers vous. Elle finira par le faire. On fini par culpabiliser et par se rendre compte que ce n'est pas forcément de votre faute si vous ne nous comprenez pas. »

Je lui fais un nouveau sourire. Je ne sais pas si sa fille fonctionne comme moi, mais pour ma part, en général je retourne en premier voir mon père pour m'excuser et il fini aussi par s'excuser, en résumé on met de l'eau dans notre bierraubeurre ou dervrais-je dire dans notre vin, c'est comme ça qu'ils disent les moldus. Son rire me fait avoir un grand sourire, elle a un joli rire, le rire que j'aurais aimé entendre de ma mère et mon cœur se serre en pensant que je ne l'aurais jamais entendu rire. Je ne me suis pas trompé elle a bien quarante ans.

Je me crispe un peu plus quand elle me parle des règles trop strictes, si elle savait ce qu'il s'était réellement passé, elle comprendrait. Je fais la grimace quand elle évoque l'université, je lui dis maintenant ou j'attends un peu ? Elle a l'air d'être d'une de ces mères qui veulent que leur enfant fassent de longue études et qui attendent beaucoup de leur progéniture. Je me demande comment aurait été la mienne. Je me mords inconsciemment la lèvre. Je ne suis pas certain d'avoir envie d'aller à l'université. J'ai déjà du mal à m'intégrer ici dans une école normal, je ne me voyais pas non plus aller à l'université à poudlard, alors à quoi bon essayer ici ? Je ne sais pas vraiment ce que je vais devenir et c'est des sujets de disputes quotidien avec mon père. Je fini par lui dire après un soupire :

« Je ne suis pas certain d'avoir envie d'aller à l'université. Je voudrais continuer dans le sport … y a que pour ça que je suis doué. »

Et c'est vrai, en tout cas dans le monde moldu, à poudlard c'est différent, j'aurais eu plus de possibilité et quelque part j'espère pouvoir y retourner, j'espère que je pourrais passer mes ASPICS et choisir un cursus universitaire magique, mais ici chez les moldus, je ne sais pas du tout pourquoi je suis fait, si ce n'est le foot, je suis doué, il paraît, mais pour le reste, c'est compliqué. Elle trouvera peut-être tout ça très clichés, le sportif qui n'est bon en rien d'autre et qui a des problèmes de discipline, elle va peut être même s'imaginer que je suis populaire, mais non. Je ne le suis pas.
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MessageSujet: Re: Normal life - LIbre    Jeu 19 Juil 2018 - 21:25

« Je vais y songer… »

Un mince sourire, discret mais sincère s’était dessiné sur le visage de Bethany. Le conseil de ce gamin n’avait rien d’idiot, bien au contraire. Laisser à sa fille le temps de revenir vers elle… C’était un conseil plein de sagesse. La médecin n’était pas sûre de réussir à l’appliquer, c’était plus fort qu’elle, elle ressentait chaque fois ce besoin viscéral de revenir vers Ava, de tenter de recoller les morceaux coûte que coûte. Mais il ne semblait pas idiot de la laisser prendre conscience des choses par elle-même. Après tout, il était certain que sa fille accepterait plus facilement les choses si elle venait de sa propre personne plutôt que si c’était sa mère qui lui rabâchait les oreilles à longueur de journée avec. Elle passait son temps à se plaindre de son manque de liberté, d’autonomie. C’était peut-être ça le secret… Bethany y réfléchirait plus sérieusement dans les jours à venir. Une chose était certaine en tout cas, ces quelques mots avaient capté son attention et fait glisser sur le jeune homme en face d’elle une certaine aura de douceur.

La conversation avait finalement repris son cours, cette fois, centrée sur le jeune homme. Bethany avait tenté de lui donner quelques conseils. Elle ne le connaissait encore que très peu et ne pouvait donc pas prétendre savoir ce qui serait le mieux pour lui. Elle cherchait cependant à le rassurer, à lui faire prendre conscience en l’avenir. Pour le coup, elle savait bien ce que c’était que d’avoir l’impression d’être enfermé dans un carcan, d’avoir besoin d’air, de filer vers ce que l’on aime et de ne plus subir. Une ombre était cependant passée sur le visage du jeune homme et Bethany s’était demandé si elle n’avait pas dit quelque chose de travers. Il lâcha finalement un soupir avant de se livrer un peu à son aînée qui le regardait avec bienveillance.

« Et bien, suivez cette direction alors. »

Etait-ce plus facile parce qu’il n’était pas son enfant ? Peut-être. Bethany ne pouvait prétendre qu’elle aurait réagi avec autant de décontraction si un de ses enfants lui avait dit quelque chose comme ça. Mais en l’occurrence, ce jeune homme semblait vraiment mal à l’aise avec les études, avec l’idée d’aller à l’Université alors pourquoi le pousser dans cette voie ? Pourquoi l’obliger à suivre un cursus qui ne lui correspondait pas ? Ce serait dommage, prendre le risque de le briser pour quelque chose qui, au final, n’en valait certainement pas la chandelle.

« Mais vous savez, pour continuer dans le sport vous devrez peut-être passer par l’Université. Pour devenir enseignant dans le domaine par exemple. »

Si elle ne voulait pas le décourager, Bethany se rendait compte qu’elle conservait ce côté d’adulte responsable qui cherchait tout de même à mettre les jeunes parfois face aux réalités. Mais elle ne faisait pas dans une démarche moralisatrice, bien au contraire ! Elle voulait simplement l’aiguiller un peu.

« Vous pouvez aussi être éducateur dans ce domaine, c’est un joli métier. »

Bethany afficha alors de nouveau un mince sourire. Il y avait plein de jolies carrières qu’il pouvait embrasser en se dirigeant vers le sport, il suffisait de regarder dans la bonne direction.
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MessageSujet: Re: Normal life - LIbre    Sam 21 Juil 2018 - 19:15

C'est assez bizarre de parler à un autre adulte que mon père. J'ai l'impression que je peux lui dire plus de choses parce qu'elle ne me connaît pas, même si elle peut toujours me juger aussi. C'est sans doute pour ça que lui avouer que je n'ai pas envie de faire d'études me mets aussi mal à l'aise. Elle ne connaît pas non plus la véritable raison et il ne vaut mieux pas. Je lui fais un petit sourire quand elle me dit que je devrais passer par l'université pour être enseignant. Je ne veux pas être enseignant, si je pars dans le sport c'est pour jouer en équipe, pour être sur le terrain. Je lui fais un petit sourire et je lui réponds :

« Je veux être sur le terrain. J'ai l'intention de m'inscrire dans l'équipe du lycée. J'ai toujours été attaquant et je sais que les recruteurs viennent parfois voir les matchs et si ça ne marche pas et bien je verrais sur le moment. J'ai encore le temps d'avoir un second plan. »

C'est déjà pas mal d'en avoir inventé un en quelques minutes, parce que je n'en avais évidement pas avant et je n'avais pas réfléchis à ce que j'allais réellement faire en allant dans une école moldue. Je ne savais déjà pas ce que j'allais faire à Poudlard, alors ici c'est pareil, mais maintenant que j'ai dis ces mots l'idée me plaît assez et sans doute qu'à poudlard j'aurais eu la même envie pour le quidditch. J'aime faire parti du jeu. J'ai l'air sans doute un peu prétentieux comme ça, mais ce n'est pas tellement cas. Je ne me vois juste pas être professeur, ni éducateur. Après une légère réflexion je lui avoue :

«Mon père aimerait aussi que j'aille à l'université. En fait je pense qu'il aimerait que je sois resté dans mon ancienne école. »

Je ne sais pas si c'est le cas ou pas, mais vu ce qu'il s'est passé là-bas je ne peux pas y retourner tout de suite. Je sais aussi qu'il se pose des tas de questions sur ce qu'il s'est passé et que je ne lui réponds pas. Je devrais lui parler, mais je n'arrive pas et je n'ai pas envie de revenir sur ça avec lui, ni avec un autre adulte d'ailleurs. Je ne suis pas sur qu'ils me laisseraient agir en toute liberté après ça, surtout si je leur confie à quel point je me sens mal depuis tout ça. J'en fais des cauchemars. Je devrais peut-être en parler à un psychomage, mais je ne suis pas sur que ça m'aiderait beaucoup d'en reparler. Une question me trotte dans la tête, alors je lui demande :

«Vous avez toujours su ce que vous vouliez faire ? »


Je lui demande en me disant que c'est un peu étrange tout de même de demande ça à quelqu'un que je connais à peine. On m'a toujours dis de ne pas parler à des inconnus, mais après tout il faut bien parler pour connaître les autres. On serait bien seul si des rencontres ne se faisaient jamais.
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MessageSujet: Re: Normal life - LIbre    Mer 25 Juil 2018 - 10:47

Alors que Bethany avait de nouveau évoqué l’Université, elle ne put s’empêcher de retenir un sourire face à la réaction du jeune homme. Il n’avait pas attendu longtemps avant de réagir. Il voulait jouer, être sur le terrain. Il ne lui avait pas dit clairement qu’elle sport il souhaitait pratiquer mais en vue de ce qu’il disait, elle pouvait se faire une petite idée du domaine. La possibilité qu’il parle de foot était la plus probable, pour un jeune anglais, il y avait deux sports en tête, le foot et le rugby. Sa description ne correspondait pas au second et sans offense, il n’avait pas la carrure pour ça. Bethany hocha alors lentement la tête. Il était sans doute un peu vieux pour se faire repérer, la majeure partie des joueurs professionnels étaient dans les centres de formation depuis leur plus jeune âge. Mais pourquoi pas après tout, elle n’avait nullement envie de briser son rêve. Même si, bien sûr, en tant que mère, elle avait cette tendance à vouloir tout de même lui rappeler quelques réalités.

« Je vois, c’est un bon plan en soit. Mais vous savez, sans vouloir passer pour la rabat-joie de service, beaucoup de jeunes avec les mêmes ambitions que vous suivent des cursus dédiés au sport profitant ainsi d’un entraînement permanent et d’un encadrement qui leur permet de s’améliorer techniquement. »

Il allait finir par croire qu’elle ne jurait que par l’école ce qui n’était pas forcément le cas. Elle pensait simplement que ce jeune homme, s’il voulait arriver à ses rêves, devait mettre toutes les chances de son côté. Etre dans l’équipe de l’Université était une chose mais les matchs et les entraînements ne suffiraient pas parce que les autres élèves faisaient d’autres choses à côté et que ce ne serait jamais assez intensif. Il devait voir plus grand à la hauteur de ses ambitions. Mais visiblement il y avait d’autres choses qui le bloquaient et Bethany le scruta alors qu’il évoqua de nouveau son père et les ambitions que celui-ci semblait avoir pour lui.

« C’est sans doute pour votre bien qu’il pense ainsi. Il doit croire que c’est ce qu’il y a de mieux pour vous mais s’il se trompe, s’il vous voit vous épanouir, il finira par changer d’avis. »

Bethany était du genre obtus et elle devait bien avouer que lorsqu’elle avait décidé quelque chose pour le bien de ses enfants, il n’était pas évident de la faire changer d’avis. Mais au fond d’elle, elle était certaine de ce qu’elle avançait. Pour un parent, la chose la plus importante était de voir son enfant trouver sa place, être heureux, se sentir à l’aise. Et malgré tous les principes, toutes les idées pré-conçues, on pouvait revoir son jugement en voyant la chair de sa chair se sentir heureuse. Elle espérait en tout cas sincèrement pour ce jeune homme que son père finirait par résonner ainsi, c’était important.

Bethany n’avait pu s’empêcher de se projeter, d’imaginer la situation avec Ava. Ce n’était pas forcément le bon exemple vu comme les relations entre les deux femmes étaient tendues ces derniers temps mais tout de même. Elle restait sa fille, celle pour qui elle était prête à tous les sacrifices… La voix du jeune homme la tira de ses pensées. Il lui posait une question plutôt personnelle mais elle fut loin de s’en outrer.

« Je l’ai su assez tôt en effet. J’étais au lycée quand j’ai trouvé ma voie et j’ai eu la chance de ne pas me tromper. Mais j’ai vu des personnes autour de moi faire un choix bien plus tardivement et s’en sortir très bien. »

D’autant qu’en y réfléchissait, Bethany ne savait si le choix qu’elle avait fait à l’époque était réellement personnel ou intimement lié à l’envie d’envoyer valser les principes de sa famille et de les secouer. Un peu des deux sans doute mais pour le coup, elle ne regrettait en aucun cas de s’être montré aussi tête brûlée. Elle était épanouie dans son travail et, jusqu’à ce que sa vie bascule, elle avait été heureuse.

« Mais ne vous fiez pas à moi, je fais partie de ceux qui ont arpenté de longues années les bancs de l’Université. »

Mince sourire du côté de Bethany, elle le taquinait un peu.
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MessageSujet: Re: Normal life - LIbre    Ven 14 Sep 2018 - 12:32

C'est bizarre que j'arrive à lui parler à elle, une parfaite inconnue, moldue qui plus est, du moins je ne pense pas qu'elle soit une sorcière, mais je peux me tromper. Je ne connais pas bien les sorciers adultes sorciers, à part les profs que j'ai eu et encore, je ne les connais pas personnellement. Il vaut mieux que ça soit une moldue, au moins j'ai l'impression d'être un peu « normal » alors je lui réponds :

«Ouai il paraît. »

Je hausse les épaules, peut-être que je devrais vraiment songer à l'université finalement. Elle n'a pas tout à fait tort. Elle connaît mieux le parcours scolaire moldu que moi, mais au fond c'est comme si je n'étais pas à ma place, même ici. J'arrive même à lui parler de mon père et de ce qu'il pense, de nos différents, je ne lui dis évidement pas tout. Elle ne peut pas tout savoir, parce qu'il y a des choses que je ne peux pas dire. Je n'ai jamais aimé le secret et je dois mentir tout les jours désormais. Je sais cependant qu'elle a raison aussi, c'est pour mon bien. Oui je le sais ça. Il a toujours tout fait pour moi. J'acquiesce et lui réponds :

« Oui, je me doute bien. Il a toujours voulu que mon bien depuis que je suis tout petit. Il m'a élevé tout seul, ma mère est ... »

Je reste bloqué sur le mot parce que je ne sais pas si je vais oser lui dire qu'elle est folle. Je n'ai jamais vraiment parlé de tout ça, même à mes amis, de temps en temps j'en parle, mais la plupart du temps je me tais. Je décide de ne rien dire du moins pas au sujet de ma mère et de sa folie, alors je continue :

«Enfin bref, je sais que ce n'est pas pour m'embêter mais on a du mal à se comprendre en ce moment. Un peu comme vous avec votre vie je pense. Il semblerait qu'on passe tous par là. »

Je hausse les épaules, oui il faut bien, c'est la crise d'adolescence, du moins il paraît, mais je ne sais pas si dans mon cas ça va s'arranger. Je ne sais pas vivre avec ce que j'ai fais, de moins en moins et ça me ronge, ça me bouffe petit à petit et même si pour le moment je le vois pas, un jour ça va finir par exploser. Je fini par lui demander :

«Qu'est-que vous faites comme travail ? »

Je ne la connais pas, je me demande bien ce qu'elle peut faire, Médecin ? Avocate ?Professeur ? Elle sous-entends qu'elle a été longtemps à la fac, alors forcément ça ne peut être qu'un métier important et je dois dire que ça m'impressionne, mais je ne sais pas comment je pourrais deviner ce qu'elle fait, y a tellement d'option et elle ça ne se voit pas dans son attitude, je veux dire … il paraît que les médecin et les avocat on un langage bien à eux, mais elle n'a pas l'air de ceux-là.
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MessageSujet: Re: Normal life - LIbre    Lun 17 Sep 2018 - 12:54

Il y a quelque chose de touchant chez ce gosse qui ne laisse pas Bethany indifférente. Elle est la première à s’insurger lorsque des réactionnaires brandissent l’instinct maternel à tord et à travers pour tenter de réduire les femmes à un rôle qui les arrange. Mais pour être honnête, face à ce jeune homme, elle ressent quelque chose qui y ressemble. Une sorte d’affection venant de nulle part, de compassion qui la pousse à poursuivre cette conversation sans autre motif. De toute façon, ce n’était pas comme si elle ne pouvait pas s’accorder quelques minutes pour elle alors autant que ce soit dans un but utile. Elle était d’autant plus invitée à le faire par les réactions du garçon. Il l’écoutait sincèrement et s’il n’était pas toujours d’accord avec elle, il semblait réellement prendre en considération ce qu’elle disait et se questionner. Elle n’avait pas l’impression de parler dans le vide mais bien d’aider un jeune garçon. C’était gratifiant autant que réconfortant. Le jeune homme en vint même à se confier et Bethany ne put s’empêcher de froncer les sourcils alors qu’il évoquait sa mère avec une certaine… Discrétion. Instinctivement, elle ne put s’empêcher de penser que la mère du garçon était peut-être morte. Mais sans doute était-ce elle qui était trop entourée de cadavres ? Elle se retint donc de s’avancer ou de partager ses pensées à voix haute.

« J’espère que vous arriverez à renouer le dialogue et à mieux vous comprendre. »

Bethany adressa alors un sourire plus doux au jeune homme. Elle ne pouvait rien lui souhaiter de mieux de même qu’elle espérait chaque jour voir la situation s’apaiser entre elle et sa fille. Ava était tout ce qu’elle avait au monde et l’idée de passer le reste de sa vie à se déchirer avec elle la rendait malade. Mais elle savait aussi qu’il faudrait du temps, de la patience et que ce n’était pas toujours aussi simple de passer outre les obstacles. Lui restait-il encore assez d’espoir ?

Enfin, ne pas trop ressasser les mêmes histoires, Bethany tentait de se répéter cela régulièrement, comme un mantra pour mieux passer au-dessus de certaines petites situations. Elle se concentra donc sur le jeune homme qui la questionnait sur son travail. Une lueur s’alluma alors dans son regard. Il fallait bien avouer qu’elle se délectait toujours, même après toutes ces années, de la réaction des gens lorsqu’elle se confiait sur son activité quotidienne.

« Je suis médecin légiste. »

Au fil des années, elle avait pu classer les réactions en différentes catégories. Ceux qui étaient fascinés par cette révélation, à un point qui en devenait parfois inquiétant. Ceux qui affichaient un sourire timide et prenaient en réalité peur. Et ceux qui en devenaient maladroits, tentant de faire de l’humour et finissant par s’emmêler les pinceaux. Bethany regardait tout ça avec un regard neutre et amusé bien évidemment. Elle savait que ce n’était pas commun.

« Et je vous rassure, travailler avec des morts ne m’a rendu ni dépressive, ni associable ni psychopathe. »

Non non, pas la peine de vérifier, elle n’avait pas dans son sac de kit pour pouvoir découper les gens en toute discrétion comme on pouvait parfois le voir dans les films ou les séries. C’était d’ailleurs une de ses activités favorites quand son moral était au plus bas : regarder des séries B et voir comment son métier y était dépeint. Si avec le temps, on avait progressé, elle arrivait toujours à trouver des petites pépites à un passer un bon moment à rigoler.
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MessageSujet: Re: Normal life - LIbre    Sam 6 Oct 2018 - 21:51

Je n'ai jamais parlé à personne d'autre que mon père, ça me fait bizarre de parler à une femme de mes petits problèmes avec lui, même sans lui dire toute la vérité parce que je n'ai pas le droit de la dire. J'aurais aimé que ma mère puisse me réconforter, j'aurais aimé en avoir une tout simplement et cette femme devant moi aurait sans doute pu être la mère dont j'ai si souvent rêvé, mais ce n'est qu'une utopie. Elle n'est pas ma mère, elle est une parfaite inconnue, pourtant en cinq minutes elle a fait plus que ma propre mère et ça me touche beaucoup. Je lui fais un sourire avec de lui dire :

« J'espère aussi. Je sais que ce n'est pas pour m'embête si il est chiant parfois et que c'est pour moi. Je n'ai pas envie qu'il soit déçu. Je veux qu'il soit fier de ce que je suis, de mes choix. C'est la seule chose qui compte et on ne peut pas dire qu'en ce moment je lui montre vraiment. »

Je m'en veux. Je devrais lui être plus reconnaissant il a toujours tout fait pour moi. Je suis sur qu'il flippait à l'idée que je retourne à poudlard et qu'il a prier tous les jours quand on était coincé là-bas. J'étais heureux de le retrouver. Je sais aussi qu'il a eu peur quand je suis revenu en trombe en septembre et qu'il se demande sans arrêt ce qu'il s'est vraiment passé puisque je ne lui ai pas dit. Je n'en ai parlé que très peu, parce que j'ai honte, parce que j'ai peur et parce qu'il n'a pas besoin de s'inquiéter en plus pour moi. Je ne veux pas lui imposer ça, mais je n'en suis pas pour autant plus agréable et je m'en veux.

Je me fige légèrement quand elle m'annonce son métier. Médecin légiste … . Ce n'est même plus me figer. J'ai du changer de couleur et devenir pâle.Elle doit avoir l'habitude de ce genre de réaction vu qu'elle me dit juste après qu'elle n'est pas pour autant. Je ne sais pas comment les autres réagisse mais ma réaction doit être sans doute assez vive. Médecin légiste … Il n'en a sûrement pas vu le type que j'ai tué. Il n'a pas du avoir cette chance. Je me perds dans mes pensées et je revois l'éclair vert. Je ferme les yeux et déglutit. Je reviens à la réalité, face à elle. Je ne sais pas vraiment quoi dire ni comment rebondir sur son job très particulier. Elle m'a un peu perdu et sans doute qu'elle doit s'en rendre compte. C'est plus l'idée de la mort qui me dérange. J'aurais mieux aimé ne pas savoir son métier. C'est bizarre mais j'ai l'image de moi sur une table d'autopsie qui me réveille pendant qu'on me découpe, comme un cauchemar un peu trop glauque ou un film d'horreur. Ça ne doit pas être sympa tous les jours.

«Je ... »

Je ne sais pas quoi répondre à ça. C'est moi qu'elle va trouver bizarre.
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MessageSujet: Re: Normal life - LIbre    Mar 9 Oct 2018 - 11:05

« Vous savez, les parents aussi sont imparfaits. On est fiers de nos enfants mais ce n’est pas toujours facile de leur dire. »

De nouveau un sourire doux et complice s’était glissé sur le visage de Bethany. Oh oui, elle savait exactement de quoi elle parlait. Elle était fière de sa fille, Ava. Elle la trouvait belle, intelligente, maline. Elle admirait sa force de caractère aussi, cette capacité qu’elle avait eu de surmonter le décès de Charlie sans pour autant l’oublier, sans pour autant reléguer son petit frère au rôle de fantôme. Oui, Bethany était très fière de sa fille et pourtant, cela faisait bien longtemps qu’elle ne lui avait pas dit. Parce que ses angoisses de mère prenaient trop de place, parce que le dialogue entre elles semblait avoir pris un sacré coup derrière la tête. Alors elle ne trouvait jamais le temps, jamais le bon moment de la faire asseoir, de la regarder droit dans les yeux et de lui dire qu’elle était fière d’elle. Pourtant, Ava restait son trésor, cette petite lumière qu’elle trouvait plus forte chaque jour. Cette perle qu’elle ne laisserait personne abîmer. Mais les parents ont d’abord été des enfants, ils semblent avoir grandi et pourtant, ils gardent eux aussi des cicatrices, des défauts, des imperfections. Ils tentent de les cacher à leurs enfants mais cela ressort malgré eux dans leurs maladresses.

Le sujet de la conversation changea cependant alors que Bethany informait le jeune homme de son métier. Elle avait l’habitude de se confronter à tout type de réactions mais il fallait bien avouer qu’elles ne s’exprimaient pas toutes avec la même intensité. Et le jeune homme en face d’elle faisait sans nul doute partie des tops… Alors qu’il venait d’apprendre qu’elle était légiste, son visage changea littéralement de couleur. Comme si tout le sang avait décidé de fuir, comme s’il tentait une imitation maladroite du cadavre… Il en perdit toute son assurance et l’espace de quelques secondes Bethany se demanda s’il n’allait pas vomir sur ses chaussures… Visiblement, les mots lui manquent pour répondre à la médecin. Cette dernière le regarde avec douceur certes, mais ne pouvant cacher une pointe d’amusement.

« Visiblement vous faites partie de ceux que ça effraie légèrement. »

Bethany laissa échapper alors un léger rire. Oui elle taquinait ce jeune homme et si ce n’était pas vraiment courtois, ce n’était pas méchant non plus. Au moins, elle savait à quoi s’en tenir. Qu’il se rassure donc, Bethany n’allait donc pas s’appesantir sur le sujet, non elle ne lui donnerait pas de détails sur son quotidien. Qu’importe, elle n’en était pas vexée. Elle savait que tout le monde n’avait pas le même rapport à la mort et sans doute aurait-elle suivi une voie différente si elle avait connu un drame comme celui de la mort de son fils avant de faire son choix de carrière. Mais maintenant, pour elle tout ça n’était qu’une question de mécanique, elle faisait aisément la séparation.

« Vous voulez que j’aille vous chercher un sachet de sucre ? Vous êtes devenu très pâle. »

Il n’y a plus cette fois de taquinerie dans les paroles de Bethany mais le ton doux d’une mère qui n’apprécie pas de voir un gamin perdre ses moyens. Elle ne le laisserait certainement pas tout seul, blanc comme un linge, comme perdu sur ce banc. Elle ne pouvait s’empêcher de se dire qu’il y avait autre chose que la simple représentation qu’il avait de son métier derrière ça. Mais elle ne le connaissait que très peu et ne pouvait donc pas se permettre d’émettre de suppositions ou de le questionner. Elle savait simplement qu’elle devait désormais éviter de parler de cadavres devant lui.
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MessageSujet: Re: Normal life - LIbre    Mar 9 Oct 2018 - 15:19

Je lui fais un sourire, la vie d'adulte ne doit pas être bien plus facile que la notre. Il semblerait qu'on continue de faire des erreurs même en grandissant. Ce n'est pas très réjouissant. Je la regarde et lui réponds :

« Et c'est encore moins facile quand on n'y met pas du notre.»

Je suis sur qu'elle ne dira pas le contraire. Elle a sûrement des soucis aussi avec sa fille et je sais qu'on est têtu à nos âges, qu'on n'aime pas nous faire la leçon alors ça ne doit pas être évident non plus de se confronter à nous, nous petit jeunes parfois bien idiots que nous sommes. Je sais de quoi je parle, je suis en plein dans la période « crise d'adolescence ». J'espère qu'elle arrivera à parler à sa fille.

A l'annonce de son métier je me suis légèrement figé et des frissons me parcours les bras. Je dégluti en l'entends me dire que ça m'effraie. Oui sans doute, c'est même pire que ça à vrai dire. Ce n'est pas le métier en soit qui me fait peur. C'est ce qu'il y a derrière. La mort me fait peur et la donner m'a complètement changé et meurtri si je puis dire. Je n'arrête pas de repenser à ce type, peut-être qu'il n'avait pas choisi d'être là lui aussi, peut-être qu'il exécutait juste les ordres ou peut-être qu'ils nous aurait tué si je ne l'avais pas fait. Je ne pourrais jamais en être persuadé mais je sais que son visage continuera de me hanter. J'essaie de me ressaisir et de revenir à la réalité mais évidement que ça n'est pas passé inaperçus. Je l'entends rire et je me dis que ça doit être bien ridicule d'avoir peur de ce métier. Elle a du en voir d'autre. J'imagine qu'elle doit avoir l'habitude qu'on trouve ça étrange. Elle doit voir des cadavres tous les jours et n'importe qui trouverait ça glauque. Je me reprends un peu quand elle me demande si j'ai besoin de sucre. Sa demande est si attentionnée, si … maternelle et ça me fait bizarre, parce que je n'ai jamais connu ça. Je n'ai pas eu de mère qui s'occupait de moi. Je secoue la tête et me reprends un peu avant de lui dire :

« Non, ça va aller. C'est passager ...»

Je vais m'en remettre, du moins là tout de suite, mais sur la durée je ne sais pas si je m'en remettrais vraiment et je n'ai pas vraiment envie de lui parler de ça maintenant. Je préfère faire comme si tout allait bien et me dérober, me voiler la face parce que c'est plus simple comme ça et que ça fait moins mal que d'affronter la réalité.

«Il faudrait que j'y aille. Mon père va se faire du soucis mais … merci. »

Je ne sais pas si j'ai repris des couleurs mais je ne sais pas vraiment quoi lui dire de plus. C'est un peu idiot au fond et j'imagine qu'elle pourra mal le prendre, mais encore une fois je ne la connais pas et c'est déjà un exploit qu'on ai parlé aussi longtemps et puis peut-être que je la recroiserais maintenant que je vais passer par le parc pour aller en cours.
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MessageSujet: Re: Normal life - LIbre    Lun 15 Oct 2018 - 12:32

Le regard de Bethany est légèrement inquiet même si au fond elle se doute que ce jeune homme s’en remettra. Peut-être que son métier a évoqué chez lui une angoisse profonde, un mauvais souvenir. Après tout, les médecins légistes sont le plus souvent associés à la mort bien qu’il ne s’agisse pas là de la totalité de son métier. Elle était aussi appelée sur des affaires bien moins sordides et parfois tout à fait anodine. Mais disséquer des cadavres faisait aussi partie de l’ensemble. La question du rapport à la mort avait toujours été un enjeu dans les sociétés. Elle avait toujours eu un regard assez… Sobre dessus, bien sûr sans parler des cas personnels, de la souffrance morale. Mais ce n’était pas le cas de tout le monde et si cela amusait Bethany, cela ne l’empêchait pas de comprendre. Alors elle porta une attention douce sur ce jeune homme le temps qu’il reprenne un peu ses esprits. Il la rassure d’ailleurs, lui expliquant que tout cela n’est que passager. La médecin hoche alors doucement la tête, attendant tout de même de voir son visage reprendre des couleurs avant d’être complètement convaincue. Elle n’allait tout de même pas le laisser en proie à un malaise !

Le jeune homme semblait cependant avoir décidé qu’il était de nouveau sur pied et évoqua son père qui allait s’inquiéter. Etait-ce la réalité ou une manière polie de s’éclipser ? Les deux options étaient autant valables l’une que l’autre et Bethany n’était pas là pour lui faire un procès d’intention. Alors, gardant le même mince sourire, doux et posé, elle reprit la parole.

« Vous avez raison. Mais faites bien attention en rentrant. »

Réflexe de mère sans doute. Elle se devait de le dire de toute façon, bien que son visage reprenait effectivement un peu de couleurs. Bethany attrapa alors son sac et se leva du banc sur lequel ils étaient installés. Il était temps aussi pour elle de retourner à ses obligations, la pause avait assez duré. Elle s’abstiendrait cependant d’évoquer une nouvelle fois la morgue devant ce jeune homme, évitons tout drame !

« Prenez soin de vous. Et je vous remercie également pour cette conversation. »

Oui puisqu’après tout, parler avec ce jeune homme avait permis à Bethany de se recentrer et de se rappeler, une fois encore, comme les choses n’étaient pas manichéennes avec sa fille et que parfois, peut-être, elle devait tenter de se mettre à sa place. Elle adressa donc un dernier sourire au jeune homme puis glissa son sac sur son épaule et entreprit de sortir du parc.

Elle ne se laissa alors plus distraire de la journée. Une fois arrivée à son travail, la médecin se remit à sa tâche, armée d’un nouveau café, une addiction dont elle ne parvenait à se débarrasser. Sa journée fut globalement ponctuée d’analyses classiques et de dossiers. Lorsqu’elle tomba cependant sur un rapport d’autopsie, elle repensa à la réaction du jeune homme qu’elle avait croisé dans la journée et se mit à rire doucement. La façon qu’il avait eu de devenir pâle d’un coup… Le pauvre, il y avait peut-être quelque chose de terrible derrière tout ça mais de son point de vue à elle, c’était amusant. Et ce petit rire lui fit du bien.

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