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 If you've lost your way, I will leave the light on ▬ William

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MessageSujet: If you've lost your way, I will leave the light on ▬ William   Lun 12 Mar 2018 - 15:30

Jeudi 3 septembre 2015 - Dans la matinée (heure Anglaise)
If you've lost your way, I will leave the light on



Ismaelle & William

« Vous êtes certaine ? »
« C’est ce qui est le mieux, oui. »

A la fois fière, décidée mais fébrile, Olivia Ryans se tient face à moi dans le salon de la maison qui appartient depuis un peu plus de trois ans à deux de ses petits-enfants.

« Je ne peux pas lui assurer la protection dont il a besoin et il n’est pas proche de ses oncles et tantes ici, je ne veux pas qu’il se retrouve dans un environnement où il ne se sent pas en confiance. »

Je l’admets, j’ai quelques réticences, mais au fond de moi je sais qu’elle a raison. Que c’est ce qu’il y a de mieux à faire en attendant de trouver une potion, un sort, quelque chose, qui rendra à son petit-fils sa forme humaine. Et son esprit humain, aussi. Les jours passent, le Tue-Loup fait de moins en moins d’effet, Enzo fait des crises régulières et je le connais suffisamment pour voir qu’il lutte contre lui-même. Il s’épuise, ne comprend pas ce qui lui arrive, ça me tort le cœur de le voir comme ça.

« Il est évident qu’il ne peut rester seul ici, je sais que là-bas Amelya veillera sur lui. Il l’aime beaucoup. Et puis Peter a des torts c’est certain mais ils ont fait la paix et je sais qu’il regrette ses erreurs. »

Il me faudra sans doute un peu plus de temps pour faire confiance à cet homme mais j’ai confiance en son jugement à elle. Les relations entre les Ryans et les Avery-Baker sont cordiales à présent, Olivia et Amelya s’entendent bien, je sais que cette dernière veillera sur lui même si je n’ai jamais eu l’occasion de la rencontrer. Une intuition.

« Il y a tout ce qu’il faut là-bas pour le garder en sécurité le temps que l’on trouve une solution. »
« Bien. »

Et puis il y a les choses qu’on ne dit pas, qu’on ne formule pas, mais qui circule par des regards entendus. Enzo, malgré lui, représente un danger. Il a besoin d’être surveillé, malheureusement d’être maintenu captif également tout en gardant de la décence dans le procédé. Ironie du sort, il se trouve que son grand-père a déjà tout ce qu’il faut sur place. Un emplacement clos et protégé, un accès au parc lui-même protégé par des sortilèges infranchissables, un lieu que le garçon tout comme le loup connaissent déjà. Et des personnes prêtes à intervenir en cas de problème.

« J’ai une amie Maitre des Potions qui travaille dessus, on va trouver. »

Est-ce que j’y crois réellement ? Bien sûr, sinon à quoi bon ? La cause me tracasse toujours évidement mais pour le moment ce sont surtout les conséquences qui occupent mon esprit et la manière dont on pourrait régler le problème le plus rapidement possible.

« Et puis celui-ci a la tête dans ses bouquins aussi. »

Celui-ci ? William, au téléphone sur la terrasse, que je désigne d’un geste de menton, un sourire tendre sur le visage. On ne se connait pas bien tous les deux mais je le sens bien, je me prends d'affection pour ce garçon.

Direction le sous-sol et mon cœur se brise, mon estomac se noue, chaque fois que je fais face à cette vision. Voir cet enfant derrière les barreaux d’une cage me rend malade, même en sachant que les options sont limitées. Aujourd’hui il semble calme, roulé en boule dans le fond, dos à nous, ayant décidé lui-même de descendre ici et je sais très bien pourquoi : Pour éviter de faire du mal à qui que ce soit. C’est dans cet endroit qu’il se transforme à chaque pleine lune, il a aménagé les lieux à sa façon et j’imagine qu’il s’y sent sinon bien au moins en confiance mais cela reste une cage bien qu’elle fasse la taille d’une pièce.

« Hey mon grand. »

Accroupie devant les barreaux j’ai ma baguette à portée de main et garde une distance de sécurité malgré tout. Ses réactions sont imprévisibles, il pourrait tout aussi bien se jeter sur moi sans prévenir et avant même que je n’ai eu le temps de le voir venir. Il sait que je suis là, il a entendu, senti, mais aucune réaction de sa part.

« On va faire une petite balade mais je vais devoir t’endormir pour le trajet. Quand tu ouvriras les yeux tu ne seras plus au même endroit, d’accord ? On te transfère en Angleterre, chez ton Grand-Père. »

Est-ce qu’il comprend ce que je lui dis ? Je sais qu’il entend, qu’il écoute, mais quand la bête à le dessus difficile de savoir ce qu’il assimile.
Quand cette grande carcasse animale se déroule et se lève lentement je comprends que l’humain est au commande ainsi quand il s’approche doucement vers moi et viens chercher le contact je n’ai aucun mouvement de recul. Je n’imagine pas la frustration qu’il doit ressentir, à ne pas pouvoir s’exprimer. Ma main glisse sous sa mâchoire en pleine conscience des risques que je prends et je maudis ces barreaux de se mettre entre nous. Et derrière moi, légèrement en retrait, Olivia. J’entends la tristesse dans le son de sa voix et ne peut qu’imaginer tout ce que Enzo peut ressentir émaner d’elle. Elle a peur. Pour lui. De lui. Et elle s’en veut.

« Lune va rester avec moi mon chéri, je te promets de prendre soin d’elle et je viendrais te voir aussi souvent que possible. »

Un pas de plus. Cette fois ce sont clairement des sanglots que je devine coincés dans sa gorge. Elle est perdue, désemparée, elle culpabilise.

« Je sais que c’est la deuxième fois que je t’envoie là-bas, s’il te plait ne m’en veux pas. »

Le loup couine, lève les yeux vers elle comme si derrière la lassitude et l’épuisement Enzo voulait rassurer sa grand-mère. En écho à cette démonstration je me relève et me tourne vers elle, léger sourire sur le coin des lèvres. Cette situation la dépasse, je ne peux imaginer à quel point c’est difficile pour elle.

« Ne vous en voulez pas Olivia, c’est le mieux pour lui. Et pour vous. »

En toute sincérité.

« Il va falloir que qu’on y aille, j’ai rendez-vous à Poudlard ensuite. »
« Vous embrasserez Derek pour moi, voulez-vous ? »
« Bien sûr. »

Des bruits de pas dans l’escalier attirent mon attention, je ne peux qu’observer William descendre droit devant lui et sans s’arrêter, entrer dans la cage sans un mouvement de recul sous le regard effrayé de la plus âgée d’entre nous. Je n’en mène pas beaucoup plus large mais décide de faire confiance au jugement du jeune homme contre lequel l’imposant loup noir comme la nuit vient se reposer. Il lui parle, glisse ses doigts dans son pelage, je détourne mon attention pour retrouver le regard clair d’Olivia.

« Merci pour tout ce que vous faites Ismaelle. »
« C’est normal. »

Oui, ça l’est. Je ne peux pas faire autrement. Je ne le veux pas. Leiv comprend, il me soutient, il aide lui aussi à sa manière.

« Vous avez énormément d’affection pour ce garçon. »
« Je ferais tout ce que je peux pour le sortir de là, je vous le promets. »
« Je n’en doute pas. »
« Et je ne suis pas la seule. »

Le sourire qu’elle affiche à présent est plus serein, plus tranquille. Reconnaissant.

« Il me parle souvent de vous, vous savez. Vous êtes très importante à ses yeux. »
« Réciproquement. »
« Merci d’avoir été là. »

Je comprends qu’elle ne parle pas uniquement de ce qui se passe à présent mais qu’elle voit bien plus loin. Des mois, des années en arrière. Je ne laisse pas de place à l’émotion, mes réflexes de soldat refont surface je crois. La mission avant les émotions. Même si je ne me fais pas d’illusion, tôt ou tard je relâcherais moi aussi la pression.

« Passez le bonjour à Leiv et Adrian de ma part. »
« Je n’y manquerais pas. A bientôt Olivia. »

Mes mains dans les siennes, elle m’adresse un dernier sourire, s’approche de la cage et tend la main en faisant fi de ses craintes. Enzo s’approche en douceur, tachant de se faire plus petit qu’il ne l’est, puis passe sa tête sous les doigts de sa grand-mère. C’est un au revoir douloureux …

« Au revoir William. Passez à la maison quand vous le souhaitez, vous êtes toujours le bienvenu et ça me ferait plaisir de vous voir de temps à autres. »

… et bientôt elle n’est plus dans la pièce. Je crois que c’est trop difficile pour elle et je le comprends, le respecte.

« Tu es prêt ? »

Ça n’est pas au loup, à Enzo, que je m’adresse mais bien au jeune homme qui se tient toujours sur deux jambes à l’intérieur de cette … cage.

#

Une grande allée en gravier blanc qui crisse sous les chaussures, un immense jardin parfaitement entretenu, où rien ne dépasse, un manoir imposant qui laisse entrevoir derrière ses contours un immense parc, puis une forêt, le tout bordé par un mur à la fois végétal et de pierre. Nous avons pris d’abord le Portoloin jusqu’à Londres, puis ensuite transplanage en compagnie d’un homme que je suppose être au service du patriarche puisque aucun de nous deux n’avons jamais mis les pieds à la propriété où l’on se rend. Le décalage horaire ne me perturbe pas plus que ça, mon esprit est focalisé sur tout autre chose.
Nous voilà maintenant arrivés devant une immense grille en fer forgée qui s’est ouverte à notre entrée, un énorme loup endormi en lévitation à nos côtés – chose que je déteste. Sur le perron, deux personnes nous accueillent. Un homme d’un certain âge sans que ça ne transparaisse énormément et une femme plus jeune, au sourire avenant et aux grands yeux bleus. C’est l’homme qui s’avance en premier vers nous, vient à notre rencontre. Je ne me sens probablement pas plus à ma place ici que le jeune garçon qui évolue en silence à mes côtés sans s’éloigner du loup mais rien ne transparait ici non plus.

« Vous devez être Mademoiselle Stoneheaven. »
« Bonjour Monsieur Avery-Baker. »

Un signe de tête solennel est échangé, ainsi qu’une poignée de main. C’est la première fois que je rencontre cet homme et mes sentiments à son égard sont partagés. Si Enzo lui a sinon pardonné, est néanmoins passé à autre chose, j’ai visiblement un peu plus de mal que lui a tolérer le fait de kidpaner ses propres petits enfants.

« Je vous présente ma fille, Amelya. »
« Enchantée. »
« Également. »

Cette femme est magnifique et la ressemble entre elle et Lyla, la mère de Derek et Enzo, me frappe. J’ai vu des photos de la défunte chez les Ryans, c’est réellement flagrant. L’échange est poli, courtois, son attention se tourne vers mon compagnon de route.

« Tu dois être William ? Heureuse de faire ta connaissance. »

Elle lui adresse un sourire chaleureux, les deux hommes échangent ensuite un signe de tête. Je ne sais pas vraiment ce qu’il se passe dans la tête du jeune Américain actuellement, il reste stoïque.

« Venez. »

Et là encore, c’est vers les profondeurs du sol qu’on se dirige. Je n’ai qu’une hâte, et je doute être la seule, c’est de réveiller Enzo qui pour le moment dort – d’un sommeil paisible je l’espère. Tout comme j’espère ne pas en arriver à devoir le plonger trop souvent dans un sommeil factice si les choses ne s’arrangent pas. Quelques marches, une porte blindée, le lieu sent fortement la magie. La pièce est aménagée comme une sorte de chambre, un lieu de vie où un humain pourrait évoluer en tout cas, avec plus d’espace peut-être. Et pas de barreaux.

« Les barreaux ont été changé en sortilège de détention, j’ai supposé qu’il serait plus … à l’aise que dans une cage matérialisée. »

J’observe les lieux avec attention, encore une fois sais que je ne suis pas la seule, alors que l’homme poursuit sa description.

« Il y a un accès à l’extérieur ici, il sera ouvert en majeure partie la nuit ou quand les enfants ne seront pas là. Le parc est immense, il y a une partie boisée, le tout protégé par des sortilèges de protection et de dissimulation infranchissables. Il connait déjà le territoire. »

Pour des raisons que l’on connait tous ici, je pense, mais ça n’est pas le moment de revenir sur le passé.

« Il y aura une personne en permanence en faction devant la porte en cas de besoin, je veillerais à ce qu’il soit stimulé humainement parlant chaque jour et les visites sont les bienvenues. Je crois que ça peut aider et lui faire du bien. »

Il regarde William, je prends conscience que le sort de son petit-fils lui tient réellement à cœur. Parce que c’est un passe-droit silencieux, entendu. Ravi de voir qu’on avance tous sur la même longueur d’onde, ça évite des complications dont personne n’a besoin.

« Je crois qu’il aime lire, je me souviens que Clarisse lui a offert 20 mile lieux sous les mers et qu’il l’a dévoré. Si vous avez des idées de livres qui pourraient lui plaire, je me dis que lui faire la lecture pourrait être une bonne chose. »

Cette fois c’est Amelya qui prend la parole en s’adressant à nous deux. Je la sens hésitante, maladroite, mais voulant bien faire.

« Ou peut-être ensorceler les livres pour que les pages se tournent seules et qu'il lise lui-même. »

Puis son père qui enchaine.

« Est-ce que vous accepteriez que nous lui prélevions un peu de sang ? Pour essayer de déterminer la cause de … »

Il n’a pas le temps de terminer sa phrase que William lui tend un flacon réfrigéré qu’il sort de sa poche, contenant déjà du sang d’Enzo. Evidemment qu’on y a déjà pensé et je ne crois pas m’avancer en me disant qu’il n’a pas spécialement envie qu’on lui en prélève plus. Moi non plus, soit dit en passant.

« A quoi est-ce que l’on doit s’attendre exactement ? »
« A vrai dire, je l’ignore. Certains jours il est très calme, d’autre très agité et l'animal prend clairement le dessus. Il ne semble pas y avoir de réelle raison à tout ça ou bien un lien avec un phénomène extérieur. Il faut malheureusement rester méfiant en tout temps, se protéger magiquement me semble la meilleure solution, tout en essayant au maximum de se comporter naturellement avec lui. Il lute mais l’animal prend de plus en plus de place, il se fatigue et le Tue-Loup commence à devenir de moins en moins efficace. La progression est rapide. Très rapide. »

Trop rapide.

#

Le tour du propriétaire est effectué, Enzo a été réveillé et je ne saurais pas vraiment dire ce qui se passe dans sa tête à l’idée d’être là. Les enfants n’étant pas au manoir pour l’instant il a le loisir de se détendre et se défouler les pattes dans le parc. Les habitants du lieu sont restés dans la grande bâtisse, j’avance dans les allées en compagnie de William qui comme moi observe cet environnement, cherche peut-être une faille, sans réellement quitter son petit ami des yeux très longtemps. Enzo, lui, semble reprendre calmement connaissance des lieux avec son regard de loup.

« Ça ne m’enchante pas vraiment de le laisser ici mais je crois que malheureusement, on est à cours d’option et qu’elle reste la meilleure. »

Je ne sais pas qui j’essaie de convaincre. Lui ? Moi ? Je tente de rester droite, de garder la tête froide, mais j’ai dans la poitrine un cœur qui bat, un cœur qui tremble pour ce gosse. Et comme pour me sortir de ces pensées que j’avorte immédiatement je me racle la gorge et me redresse.

« Si jamais tu as le moindre problème, et même si je sais que tu es parfaitement capable de le gérer par toi-même, dis le moi. »

Traduction : Si quelqu’un ici t’emmerde, il va le regretter.

« Je me méfis de ce Travis, le mari d’Amelya, comme de la peste. Mais elle j’aurais tendance à lui faire confiance. Enzo lui fait confiance. Quant au patriarche … Je ne sais pas vraiment. Il me donne l’impression de vraiment prendre les choses à cœur. »

Le silence s’installe un peu, j’observe le garçon de biais sans vouloir le gêner. On ne peut pas dire que je le connaisse énormément mais je commence à cerner les contours de la personne qu’il est. Il a passé des heures le nez dans les bouquins je le sais, tout comme je devine qu’il ne laisse entrevoir qu’à peine le quart de ce qu’il ressent. Peut-être pour se protéger lui-même je ne sais pas. On avance tous dans le flou, les faits sont assez récents finalement, et lorsqu’un papillon vient chatouiller les oreilles du gros loup devant nous je me laisse aller à un rire réellement amusé alors qu’Enzo secoue la tête et grogne, essaie de croquer la bestiole qui l’agace. Le rire est salvateur, je crois qu’on en a tous besoin pour détendre un peu nos épaules, rire qui s’intensifie quand cette grosse masse velue fait demi-tour et saute dans une fontaine jusqu’à s’y rouler avant de revenir vers nous et de s’ébrouer en s’arrangeant pour nous tremper de la tête aux pieds.

« Hey !!! »

Il jappe, lève le train arrière comme un chiot fier de sa connerie et file comme un gosse impétueux un peu plus loin. Petite parenthèse de bonheur simple qui fait du bien, c’est indéniable, et aussi une preuve que malgré son silence imposé, son calme … trop calme, il reste là, bien présent, bien lui-même. Qu’il se bat.
Et quand ma main vient chercher ma baguette dans ma poche pour me sécher je me souviens du petit objet qui s’y trouve et que j’avais oublié : La chaine en argent du jeune Australien, et son pendentif en forme de croix. L’objet qui lui est le plus précieux, qu’il ne quitte jamais si ce n’est lors des pleines lunes. Je la regarde une seconde, la tenant dans le creux de ma paume.

« Je l’ai trouvé sous un amas de meuble cassé. Que cette grosse brute a mis en pièce évidemment. »

Et il y a une raison au fait que je l’ai prise avec moi. Avec un sourire je la tends à William.

« Je me suis dit que tu aimerais peut-être la garder le temps qu’il puisse la porter à nouveau. »
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MessageSujet: Re: If you've lost your way, I will leave the light on ▬ William   Mar 10 Avr 2018 - 18:34

If you've lost your way, I will leave the light on
EXORDIUM.
- Et ça fait combien de temps ?
- Depuis le 29. La pleine lune quoi.
- Ok, j’vais voir ce que j’vais trouver de mon côté. Je peux peut-être pirater deux trois trucs pour choper des informations confidentielles.
- Chope ce que tu peux, tout ce qui pourra servir. J’vais chercher de mon côté, y a un million de bouquins chez sa grand-mère, j’vais certainement trouver des sujets.
- Ca va te prendre une éternité.
- Je sais mais j’ai pas tellement le choix. C’est pas sur internet que j’vais trouvé comment aider un loup-garou à retrouver sa forme humaine.

Les nerfs, la tension, ma voix est une lame de rasoir tranchante alors que Macy n’a rien demandé, fait tout ce qu’elle peut pour m’aider. Je m’en veux aussitôt, prend une profonde inspiration silencieuse alors que je me pince l’arrête du nez.

- Désolé.
- Tais-toi, idiot. J’vais en parler avec Maxime, voir si je peux lui prendre un peu de sang pour qu’on le donner à analyser. Tu t’souviens du prof qu’on avait rencontré en conférence des jeunes scientifiques là ?
- Joshua ?
- Ouais, j’lui ai envoyé un mail tout à l’heure. Peut-être qu’il voudra bien nous donner un coup de main.

Peu m’importe tant que quelqu’un nous aide à comprendre l’impossible.
Si au début je ne m’inquiétais pas, ça n’est plus le cas aujourd’hui. J’ai déjà bouffé des lignes de bouquins pour essayer de piger ce qu’il se passe avec Enzo, pourquoi est-ce qu’il reste coincé sous sa forme animale et ce que j’ai lu m’angoisse plus qu’autre chose… L’animal prenant possession de l’esprit humain chaque jour passé, le rendant un peu plus bête qu’homme jusqu’à faire disparaitre la conscience. Ca m’fout des frissons dans le dos.

- T’inquiète on va trouver. On n’est pas des têtes d’ampoule pour rien, puis avec notre réseau on trouvera un début de quelque chose à exploiter, ok ?
- Ouais… Je me passe une main sur le visage, déjà fatigué par la tension. Merci Macy, j’essaie de te rappeler dès que je peux.
- Passe à la maison dès que tu peux, j’me fais chier sans toi et j’en ai marre de tenir la chandelle avec les deux tourtereaux.

Elle exagère, abuse mais ça m’fait sourire un peu. Elle me manque, j’ai besoin de la voir parce qu’on pourra dire ce qu’on veut d’elle, elle a toujours le mot pour vous rassurer, pour vous remettre les idées bien droites. Et c’est exactement ce dont j’ai besoin.
Je suis déterminé, prêt à passer des jours et des nuits complètes à faire des recherches s’il le faut mais se ressourcer auprès de ses proches me parait indispensable. Je finis par raccrocher après quelques tendresses prononcer et me dirige vers le manoir que je vais déjà commencer à connaitre par cœur. Je l’exploite, l’arpente depuis quelques jours sous le regard bienveillant d’Olivia mais surtout j’essaie au maximum de montrer une présence humaine à Enzo, de lui parler, de garder son esprit d’Homme parmi nous. Et même si j’en dis rien, avoir Mlle Stoneheaven dans les parages est rassurant. Comme si sa simple présence me persuadait que quoi qu’il arrive, tout ça finira par prendre fin et de la bonne manière.

Mais pour l’instant, je suis une tête de mort, tendu mais surtout déterminé à ramener l’homme que j’aime à l’état d’homme. Je ne lâcherais rien, quoi qu’on en dise. Je descends les escaliers, regard droit et traverse cette pièce que je connais presque aussi bien que la bibliothèque et me dirige sans l’once d’une peur vers Enzo.
J’arrive pas à croire que quelques jours plutôt je touchais encore une peau bouillante, l’embrassait, l’entendait et qu’aujourd’hui mes doigts ne connaissent que le contact de son pelage noir comme la nuit. J’entends Ismaëlle et Olivia parler entre elles et ça n’est pas par désintérêt que je ne les écoute pas mais parce que je veux me focaliser sur lui pour l’instant.

- J’ai eu Macy au téléphone, elle a dit que si tu ne redevenais pas humain elle allait venir te tisser des tresses partout.

De l’humour parce qu’il reste lui, que je sais qu’au fond de lui ça le fait sourire, que parmi tout ce drame ça lui fait du bien d’entendre ce genre de connerie.
Le sérieux revient pourtant rapidement alors que mes doigts se perdent dans l’imposante fourrure, à l’encolure et que mon front touche le sien, déposant un baiser au-dessus de son regard paumé.

- J’te promet que j’vais te sortir de là, t’as compris ? J’ai une grosse tête bien pleine et j’vais te prouver que j’suis pas seulement bon à raconter des conneries. J’affiche un sourire presque pauvre mais sincère malgré tout. En attendant, faut que tu tiennes. Accroche-toi Peluche.

T’as pas le choix parce que j’te laisserais pas « disparaitre » comme ça, sans rien faire. Et avec tous ceux qu’il connait, j’suis certain qu’on va réussir à faire quelque chose, à le sortir de là. Je ne vois pas d’autres finalités que celle-ci. Je passe mes bras autour de son cou et y reste un instant pour lui donner mon odeur et moi, pour m’imprégner de la sienne même si cette dernière est largement différente. J’entends les deux femmes derrières moi se diriger vers nous et je me redresse, sans un mot mais surtout, sans le lâcher du regard.

- Tu es prêt ?
- Oui.

¥

Je ne pensais pas foutre les pieds ici aussi vite et si déjà la situation est complexe et me demande un sang-froid olympien, ce dernier est mise à rude épreuve en foulant les graviers de cette propriété. J’embarque aux côtés d’Ismaëlle et d’Enzo sur le territoire de ceux qui ne me tolère pas, autant être clair. Je sais quel regard il porte sur les personnes de « mon espèce » mais cette idée est aujourd’hui moins importante que tout le reste.
Enzo est endormi à nos côtés, en lévitation. J’aime pas ça mais au moins c’est moins stressant pour lui et il n’a clairement pas besoin de ça. A la seconde où je vois cet homme et cette femme, j’me sens comme un putain d’intru, sans raison apparente. Pourtant, je reste droit, visage et regard déterminé. Je reste aux côtés d’Enzo, ne le lâche pas un instant jusqu’à ce qu’ils s’approchent de nous.

Je rencontre enfin la famille maternelle dont la tante ressemble foutrement à la mère d’Enzo. La ressemblance est presque déstabilisante. Je les écoute échanger des politesses, ne me manifestent pas, préférant que tout cela soit expédié pour que nous puissions passer rapidement à la suite. L’idée de le laisser là me rend fou, me ronge clairement les nerfs mais je n’dis rien parce que je sais qu’on n’a foutrement pas le choix. J’aurai préféré le garder auprès de moi, de nous.

- Tu dois être William ? Heureuse de faire ta connaissance.

Je reviens à la réalité par cette politesse déjà un peu plus chaude, moins … stoïque.

- De même.

Je me tourne vers le grand-père, signe de tête. Ca sera suffisant pour le moment.
Il nous intime de le suivre et si je ne lâche pas Enzo c’est aussi auprès d’Ismaëlle que j’aime à évoluer, comme un ancrage rassurant. Nous franchissons une porte blindée pour nous introduire dans une pièce au sous-sol. Aussitôt mes yeux inspectent l’endroit dans ses moindres recoins.

- Les barreaux ont été changé en sortilège de détention, j’ai supposé qu’il serait plus … à l’aise que dans une cage matérialisée. Il y a un accès à l’extérieur ici, il sera ouvert en majeure partie la nuit ou quand les enfants ne seront pas là. Le parc est immense, il y a une partie boisée, le tout protégé par des sortilèges de protection et de dissimulation infranchissables. Il connait déjà le territoire.

J’écoute et même si je ne réagis pas, ça ne veut pas dire que je n’en suis pas moins attentif. J’ai presque du mal à l’admettre mais il sera plus à l’aise ici que là d’où nous venons. Ca m’arrache l’esprit, me tord l’estomac et quelque part j’ai presque envie de chialer que de le laisser ici. Comme si je l’abandonnais.
Un arrière goût amer, des souvenirs acides me reviennent, de ceux que j’aimerais à oublier là tout de suite.

- Il y aura une personne en permanence en faction devant la porte en cas de besoin, je veillerais à ce qu’il soit stimulé humainement parlant chaque jour et les visites sont les bienvenues. Je crois que ça peut aider et lui faire du bien.

Je reporte mon attention vers cet homme que j’aurai presque pu craindre ou mépriser mais contre tout ce que j’aurai pu imaginer, pas une seconde il ne semble malveillant ou réticent à me voir débarquer sur leur territoire. Je ne m’y attendais pas honnêtement, d’où la raison de cette couche de stress supplémentaire mais l’idée que je puisse venir ici quand je veux me rassure.

- Je crois qu’il aime lire, je me souviens que Clarisse lui a offert 20 mile lieux sous les mers et qu’il l’a dévoré. Si vous avez des idées de livres qui pourraient lui plaire, je me dis que lui faire la lecture pourrait être une bonne chose. Ou peut-être ensorceler les livres pour que les pages se tournent seules et qu'il lise lui-même.
- Est-ce que vous accepteriez que nous lui prélevions un peu de sang ? Pour essayer de déterminer la cause de …

Je n’attends pas la fin de sa phrase et lui présente un flacon.

- J’ai déjà entamé mes recherches.

Parce qu’il m’est impensable d’attendre sans rien faire, les bras croisés. Chaque seconde passée à attendre est une seconde en trop de perdue.

- A quoi est-ce que l’on doit s’attendre exactement ?

Ismaelle énumère ce que je connais déjà, tout ce que nous redoutons tous. Je serre les dents, lutte contre cette impression d’étouffer ici. Je l’admets, je m’impatiente parce qu’encore une fois, toute seconde perdue en est une en mois pour aller continuer de bucher sur le sujet, de comprendre, de faire des tests, des suppositions.
Un regard vers cette grande carcasse poilu et j’ai clairement l’impression de l’abandonner.

¥

Il gambade comme un lapin, se défoule les pattes, l’esprit certainement et pendant qu’il profite de cet instant de liberté, j’observe les lieux, les alentours, cherche une faille, un truc qui n’irait pas mais aussi, je l’admets, je respire et essaie de me détendre un peu, me sentant plus à l’aise aux côtés de mon ancienne prof que du patriarche de cette demeure.

- Ça ne m’enchante pas vraiment de le laisser ici mais je crois que malheureusement, on est à cours d’option et qu’elle reste la meilleure.
- Et elle l’est, de loin. Même si ça m’arrache la langue de l’admettre.

Je suis franc avec elle. Jamais je n’aurai imaginé quelques mois plutôt que nous serions là, tous les deux, à discuter normalement comme si nous n’avions jamais été l’élève et le prof de l’autre. Et si moi j’m’inquiète, je n’ose imaginer ce que ça doit être pour elle. Même si Enzo m’a déjà plus ou moins expliquer à quel point il tient à cette femme, il ne faut pas être sortie d’Harvard pour comprendre qu’ils sont très attachés à l’autre. Elle doit morfler, comme moi, comme nous tous mais pourtant elle ne dit rien, continue de marcher droit, presque sûre d’elle.

- Si jamais tu as le moindre problème, et même si je sais que tu es parfaitement capable de le gérer par toi-même, dis le moi.
- Merci.
- Je me méfis de ce Travis, le mari d’Amelya, comme de la peste. Mais elle j’aurais tendance à lui faire confiance. Enzo lui fait confiance. Quant au patriarche … Je ne sais pas vraiment. Il me donne l’impression de vraiment prendre les choses à cœur.
- Je ne comprends pas comment il est possible qu’une femme aussi bienveillante puisse passer sa vie avec un type comme lui. Enzo m’en a déjà parlé.

En réalité, je comprend dans le sens strict avec leur histoire de tradition de sang-pur et familiale mais j’comprends pas que l’on puisse laisser faire ça encore aujourd’hui. Cette femme, Amelya, si elle est aussi tendre et adorable que l’était la mère d’Enzo… Pourquoi est-ce qu’on lui inflige un type comme lui ?
Quand au grand-père, je pense que tout cela restera strict mais poli, sans débordement avec une entente commune : le bien être d’Enzo.

Mon attention est détourné par les rires d’Ismaëlle, suivi des miens de voir Enzo essayer de bouffer un papillon pour ensuite se jeter dans une fontaine et… AH PUTAIN l’enfoiré !

- Hey !!!
- T’as rien perdu de ta connerie hein !

Je ris, souris, en oublie les soucis l’espace d’une minute, comme si dès ce soir, il redeviendra humain… avant de faire de nouveau face à la réalité. Brutale et imposante. Je prends ma baguette et me sèche à mon tour, de nouveau noyer par un tas de question. Ca n’est pas dans mes habitudes, j’suis plutôt du genre à garder le cap, à continuer sur le fil des conneries pour dérider tout le monde et surtout dédramatiser la situation mais cette fois tout ça me dépasse et même si je n’en laisse rien paraitre, ça ne change rien à ce qu’il se passe dans mon crâne.

- Je l’ai trouvé sous un amas de meuble cassé. Que cette grosse brute a mis en pièce évidemment. Je me suis dit que tu aimerais peut-être la garder le temps qu’il puisse la porter à nouveau.

Je réceptionne sa chaine en argent dans le creux de ma main.

- C’est gentil, vraiment.

Gentil parce qu’elle aurait pu la garder pour elle, elle aurait été plus que légitime en vu de leur relation. J’suis tout jeune dans la vie d’Enzo, je n’suis là que depuis quelques mois contre plusieurs années alors clairement j’aurai trouvé ça plus que logique. Mais je n’en dis rien, me contente de sourire et de la passer autour de mon cou après une seconde d’hésitation. Simple précaution pour ne pas la perdre, pour la garde en sécurité.

- Je sais que votre rôle d’adulte c’est de faire genre que vous n’êtes pas inquiète et de garder les épaules droites mais vous avez-vous aussi le droit d’avoir vos doutes et de les exposer.

J’sais pas d’où ça sort, peut-être parce que j’ai appris à l’observer depuis que nous sommes tous les deux dans cette même situation où chacun s’inquiète en silence.

- Je mentirais si j’disais que je n’étais pas mort de trouille à l’idée qu’il reste comme ça mais je sais aussi qu’on a un max de moyen, qu’avec nos idées et nos contacts en commun on finira par trouver une solution.

C’est une question de temps et même si ce dernier nous manque, nous allons cravacher un maximum pour faire au mieux.
Nous continuons de marcher, parce que parmi tout ça, ça fait aussi du bien de prendre l’air et de profiter du soleil. Je crois que nous en avons tous les deux besoins.

- Comment à réagit Derek ? J’ai cru comprendre qu’il était quand même retourné à Poudlard malgré ça ?

Amertume ? Non sans déconner. Putain. Son frangin est bloqué et lui il fait quoi ? Il se casse quand même ?
J’ai de la haine, c’est vrai. Injustifiée, peut-être, c’est vrai aussi. Mais la fatigue prend le pas, l’angoisse aussi et même si je lui demande ça sur un ton calme voir presque plat, j’ai le feu au ventre.


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MessageSujet: Re: If you've lost your way, I will leave the light on ▬ William   Dim 15 Avr 2018 - 10:47

« C’est gentil, vraiment. »

J’ai cru percevoir une once d’hésitation, je ne me permettrais pas d’en tirer la moindre conclusion mais c’est avec un sourire à la fois tendre et légèrement triste que je le regarde passer l’objet autour de son cou. Ça n’est pas qu’il n’y a pas sa place, simplement qu’on préfèrerait tous les deux le voir sur quelqu’un d’autre.

« Je sais que votre rôle d’adulte c’est de faire genre que vous n’êtes pas inquiète et de garder les épaules droites mais vous avez-vous aussi le droit d’avoir vos doutes et de les exposer. »

La voix est calme, posée, l’inquiétude et la tension y transparaissent mais l’attention me touche. La tête tournée vers lui, ça n’est pas tellement de la surprise que j’affiche mais l’émotion est clairement palpable quoi qu’il en soit. Je le sais. Je sais que je peux tomber le masque devant lui pour la simple et bonne raison que ces derniers jours on a passé beaucoup de temps l’un avec l’autre et j’ai pu cerner le garçon solide qu’il est. Mais je crois que c’est surtout pour moi-même que je tiens le cap de cette façon, droite, d’apparence inébranlable. En silence, c’est d’un sourire que je le remercie. Je crois qu’on a tous les deux appris à communiquer de cette manière malgré nous et peut-être que je finirais par ouvrir un peu les vannes mais pour l’heure, j’ai trop peur de ne pas réussir à les refermer.

« Je mentirais si j’disais que je n’étais pas mort de trouille à l’idée qu’il reste comme ça mais je sais aussi qu’on a un max de moyen, qu’avec nos idées et nos contacts en commun on finira par trouver une solution. »

J’acquiesce, consciente qu’on se rassure comme on peut en gardant l’esprit positif et en l’exprimant pour rendre la chose plus réelle. Mais si on cesse nous-même d’y croire, à quoi bon ? L’énorme masse sombre qui se déplace avec fluidité un peu plus loin a besoin de nous, de bien des manières. Il est solide, j’ai confiance en lui, il fera tout ce qu’il peut pour nous donner le plus de temps possible mais même les esprits les plus braves et courageux ne sont pas invincibles.

« Comment à réagit Derek ? J’ai cru comprendre qu’il était quand même retourné à Poudlard malgré ça ? »

Là encore le ton reste monocorde, presque las, mais une infime crispation de mâchoires m’offre bien plus d’éloquence que ces quelques mots. Il est en colère, je peux le deviner. En colère contre Derek qui a choisi de retourner à Poudlard malgré tout. Je ne suis pas là pour faire l'avocat de la défense ni celle de l'accusation, simplement exprimer les faits tels qu'ils sont en restant neutre à ce sujet.

« Il s'inquiète, sincèrement. Je sais que Derek est … Derek, mais il tient à son frère. A sa manière, certes. »

Un rire bref m'échappe alors que je lève les yeux au ciel. En tant qu'être humain je ne crois pas que je comprendrais réellement ce garçon un jour mais j'ai fait le choix de laisser Enzo gérer cette relation. J'ai l'impression que le contact s'est amélioré entre eux et l'inquiétude de l'ainé m'a réellement paru sincère. J'ai vu le plus âgé de la fratrie au chevet du plus jeune lorsque celui-ci prenait son temps avant de revenir parmi les éveillés il y a de ça pas loin d'un an et demi maintenant et certains attitudes ne trompent pas. Derek n'est pas du genre à exprimer les choses, à se laisser à des démonstrations affectives, mais je suis certaine qu'il tient à son frère. Et que ça n'est vraisemblablement pas le grand amour entre William et lui, en revanche ... Je ne peux pas blâmer William pour ça, à vrai dire. J'imagine sans trop de peine la manière dont le plus âgé des Ryans a du l'accueillir.

« Il cherche une solution là-bas, avec l'aide du Maitre des Potions probablement, celle de Maxence qui en connait un rayon, peut-être Logan … La bibliothèque de Poudlard regorge d'informations et je crois que plus on est à chercher, plus on a de chance de trouver. »

En soi, je crois que c'est une bonne chose de disperser les efforts et que chacun cherche de son côté jusqu'à ce que l'un d'entre nous trouve une solution. Parce que oui, on y arrivera.

« Et puis tu sais, ces deux là trop longtemps ensemble au même endroit … ça serait sacrément problématique de se retrouver avec deux Ryans Lycanthropes vu leur caractère ... »

Je fais un peu d'humour, oui, insinuant clairement que ça finirait par dégénérer.

« D'ailleurs, parlant de Lycan, j’ai mis Savannah Goldsmith sur le coup comme je te l’ai dit mais j'essaie aussi de retrouver Jakob. C’était l’ancien Maitre des Potions, avant que Mademoiselle Roberts-Moore ne prenne le relais l’année dernière quand vous êtes arrivés. Enzo t’a peut-être parlé de lui mais il est Lycanthrope également et était un peu son mentor, d’une certaine façon. Je n’ai plus aucun contact avec lui mais je vais tacher de retrouver sa trace, je me dis que Potions & Lycanthropie mêlées ne peuvent que nous être utiles. Et dès que j’ai mis la main sur lui je vous mets en contact tous les deux. »

Bien sûr que mon cœur s’emballe un peu et que mon estomac se crispe à l’évocation de cet homme, pour bien des raisons, mais je fais abstraction de tout ça, l’esprit focalisé et concentré sur un seul objectif : Remuer ciel et terre s’il le faut pour rendre à ce jeune homme sa forme originelle.

« Certaines choses sont très abstraites pour moi mais me semblent bien claires en ce qui te concerne. C’est impressionnant tout ce que tu peux engranger, comprendre et retenir comme information. Est-ce que tu envisages de continuer les études ? »

Si oui, dans quelle branche ? Ca n’est pas formulé mais implicite. Si non, et pourquoi pas, qu’est-ce qu’il envisage d’autre ? Ou n’envisage pas. Je sais qu’il ne retourne pas à Poudlard, je ne crois pas qu’un retour à Salem soit envisagé non plus. Côté Non-Magique peut-être ? Je m’intéresse réellement, à lui tout simplement, puisqu’on a peut-être passé beaucoup de temps ensemble ces dernières heures mais jamais vraiment pris le temps de discuter et j’ai envie d’en apprendre un peu plus sur ce jeune homme. J’en ai eu quelques bribes déjà lorsque lui et Enzo sont venus à la maison en juillet alors que le plus jeune s’est fait retirer ses cicatrices par Leiv mais puisqu’on est là tous les deux, autant en profiter. Sans parler du fait qu’on a, lui comme moi, besoin de souffler et débrancher un peu de la situation, quand bien même il est actuellement difficile de se projeter vers l’avenir, cesser de vivre au jour le jour. Heure par heure.

Sans aucune offense pour le jeune australien qui nous réunit malgré lui, évidemment.

« Ça fait trop prof chiant comme question ça, non ? »

Je me laisse aller à un nouveau rire, quelque chose qui dénoue encore une fois un peu les épaules et allège l’atmosphère pesante dans laquelle on évolue.
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If you've lost your way, I will leave the light on ▬ William
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