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 I Want You In My Team [Riley]

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MessageSujet: I Want You In My Team [Riley]   Dim 11 Mar 2018 - 21:41

I WANT YOU IN MY TEAM
Samedi 8 août 2015 en soirée (heure australienne)

(ft. Riley S. Jenkins)


Je n’avais pas le cœur à la fête contrairement à tous ceux et celles qui se trouvaient au rez-de-chaussée. J’avais peut-être des raisons de célébrer, mais à cet instant je n’en trouvais aucune. Retourner à Poudlard n’était pas une victoire en soi : c’était un choix et rien d’autre. Rien d’exceptionnel ne m’attendait dans mon futur immédiat si ce n’était que des maux de tête. Entre les études et mon envie pressante de foutre le bordel chez les supérieurs, j’avais de quoi m’occuper, mais ce n’était rien d’extraordinaire. Mon frère allait probablement se taper le tour du monde et moi je serais encore dans ce foutu château qui ne m’avait jamais réellement plu. Étais-je en train de changer d’idée ? Bien sûr que non. Ou peut-être que si. Tout cet alcool m’embrumait déjà l’esprit. Ça faisait tellement longtemps que je n’avais pas bu une goutte de boisson que le verre que m’avait préparé Harris à la va-vite m’avait déjà rendu un peu feeling. Je n’avais pas perdu de temps avant de redescendre pour aller me chercher un deuxième verre, plus grand cette fois-ci, toujours concocté par le grand imbécile. Peut-être que cet idiot avait finalement un talent caché. Il savait quoi faire avec des bouteilles remplies de liqueur alcoolisée pour sûr.

C’était durant ma deuxième descente qu’elle m’avait apostrophé. Jillian. Elle avait finalement délaissé sa bande de moldus pour venir à ma rencontre et je l’avais accueilli à bras ouverts. Littéralement. Elle avait accepté de me suivre jusque dans ma chambre pour que l’on puisse discuter tranquillement de tout et de rien. On avait pas mal de trucs à se dire, mais je l’écoutai plus que je ne parlai. Pas parce que je n’avais rien d’intéressant à lui raconter, c’était simplement un réflexe de protection. Je n’oubliais pas qu’elle avait souffert dans le passé par ma faute et il était hors de question que je répète cette erreur. Du coup je gardai le silence sur tout ce qui concernait Megan et mon retour à Poudlard. Je me contentai simplement d’apprécier sa présence qui me faisait un bien fou. Presque autant que l’alcool que je continuais d’ingurgiter comme un forcené. Ça m’aidait davantage à oublier toutes les horreurs qui occupaient constamment mon esprit dérangé.

Après un certain moment, mon verre fût vide et elle était devenue silencieuse. J’en profitai donc pour aller me chercher un refiltre et la laisser retourner auprès des autres. Je lui offris un baiser sur la joue ainsi qu’une longue accolade avant de définitivement la quitter pour tenter de retrouver Harris. Je constatai rapidement que je n’étais pas le seul à avoir un état d’ébriété avancé. La salle s’était définitivement réchauffée depuis ma première descente et l’ambiance était encore plus survoltée.

Je trouvai rapidement Harris parmi la foule qui s’était amassée dans le centre de notre salon pour danser. À ses côtés, Jenkins semblait avoir un plaisir fou à se déhancher au rythme de la musique qui faisait vibrer les planches. Plutôt que d’interpeller le grand imbécile, c’est à elle que je m’intéressai. Sans même lui demander la permission ni même faire une introduction, je l’attrapai mollement par le bras.

- Jenkins ! Viens ici il faut qu’on parle !

Je tentai de parler le plus fort et le plus clairement possible afin qu’elle puisse bien m’entendre, mais vu son expression je compris que ma tentative était ratée. Soit c’était ça, soit elle ne comprenait rien à mon comportement.

Quoi qu’il en soit, je l’entraînai à ma suite en sortant de cette masse floue qui grouillait dans tous les sens afin de pouvoir discuter plus tranquillement. Je l’amenai dans un coin de la maison où c’était plus tranquille et je me retournai vivement vers elle avec un énorme sourire sur le visage.

- Jenkins, Jenkins, Jenkins… Tu as passé un bel été jusqu’à maintenant ?

Formalités.
Je me fichais de ce qu’elle avait fait durant ses vacances, mais bon un côté de moi voulait s’en assurer. Nah. C’était l’alcool qui parlait.
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MessageSujet: Re: I Want You In My Team [Riley]   Jeu 15 Mar 2018 - 19:08

Samedi 8 aout 2015 – Dans la soirée (Heure Australienne)
I want you in my team



Derek & Riley

« Joyeux anniversaire Bébé Ryans ! »

Je lui saute dans les bras, sans plus de cérémonie. Je ne suis pas du genre tactile avec ce grand gaillard en règle générale, je le suis beaucoup plus avec son « Doudou » par exemple, mais aujourd'hui c'est un grand jour alors ça se fête ! A commencer par un bisou sur la joue et un calinou. Et bordel, cette maison … cet endroit … Je crois qu'on a tous la même question en tête ce soir : Comment est-ce qu'ils ont fait pour supporter Poudlard en sachant ce petit coin de Paradis à l'autre bout du monde qui les attendait – même si c'était pas tellement une question de choix au départ … Mais hors de question de parler de ça ce soir ni même d'y penser la moindre seconde.
Le deuxième dans les bras de qui je saute c'est mon Gaucho, et c'est pas tellement pour lui coller un bisou chaste sur la joue à celui-là.

Et puis l'ambiance s'installe, les gens se mélangent, même si je discute à droite et à gauche, je reviens tôt ou tard vers Kezabel avec qui je me défonce sur le dancefloor comme on sait si bien le faire. L'alcool commence à faire son effet chez tout le monde, je sursaute quand se matérialise une présence derrière moi.

« Je te paie un verre sublime écossaise ? »

Je me fige, littéralement, comme un opossum ferait le mort pensant échapper au danger … Sauf que l'opossum ne doit réellement ressentir de frissons électriques le long de sa colonne vertébrale quand un prédateur s'approche de lui … Sans offense pour le coup du prédateur … Naturellement je me vexe dès qu'elle éclate de rire. So moi.

« Rah, rien que pour cette tête, les vestiaires de quidditch me manquent. »

Ahahah ! Morte de rire. Vous voyez Beca avec la grande blonde Allemande dans Pitch Perfect 2 ? L'agressivité en moins, c'est a peu près comme ça que je me sens face à Ora qui, bien sûr, s'en rend compte et aime en jouer. J'ai chaud aux joues, impossible à cacher j'imagine ...

« Ora… »
« Ca vaaa ! Allez, j’arrête de t’emmerder. Quoi de neuf sur la plage ? »

… mais heureusement Super Boulette vient à la rescousse même si je capte bien le sourire qu'elle n'arrive pas à retenir. Soyons honnêtes, j'en ferais autant si les rôles étaient inversés alors ça va, je pardonne. Le premier effet s'estompe, on discute un moment, Charleen se joint à nous puis vogue à ses occupations.
Quelques heures plus tard ? Aucune idée et on s'en fout mais je me retrouve à danser comme une folle avec Lukas quand quelqu'un me chope par le bras.

« Jenkins ! Viens ici il faut qu’on parle ! »
« Wow ! »

Je ne capte pas tout de suite de qui il s'agit, l'esprit embrumé, le regard un peu trouble à cause de l'alcool qui coule à flot. Je suis le mouvement sans trop réfléchir, un peu entrainée malgré moi il faut bien le dire, puis tout se remet en place. Je comprends, je reconnais. Derek Ryans … Qui se retourne vers moi et me balance un sourire énorme.

« Jenkins, Jenkins, Jenkins… Tu as passé un bel été jusqu’à maintenant ? »

Je bloque. Réellement. Je le regarde comme si j'avais vu un ovni et cligne des yeux, abasourdie parce que j'ai devant moi. Il est là, tout sourire, après m'avoir littéralement embarqué sans me demander mon avis, comme si j'étais à sa disposition.

« Tu me fais quoi là ? »

Est ce que ça me fait quelque chose de le revoir, d'être là, face à lui ? Évidemment. J'ai passé le cap, quand je disais à Mateo que je n'avais pas de truc inachevé avec lui c'était sincère, mais je n'ai pas eu l'occasion de le croiser depuis qu'il a quitté Poudlard du jour au lendemain sans prévenir, sans même dire au revoir, sans jamais donner signe de vie depuis. J'ai été conne, j'ai cru avoir un peu d'importance pour lui, je m'étais trompée et c'est pas un drame mais Riley Sarah Jenkins a sa fierté. Et elle croise les bras en levant le menton, toise sans complexe.

« Bah vas-y je t'écoute. Tu veux parler, parle. Parce que j'pense pas que mon été t'intéresse réellement. »

Susceptible, peut-être, et ma réaction est peut-être totalement puérile, mais ça va, j'connais le phénomène.

« Ah et pour information, j'suis pas à ta disposition … Ryans. »

Traduction : Si tu recommences à me trainer comme tu viens de le faire, je te casse le bras.
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MessageSujet: Re: I Want You In My Team [Riley]   Sam 17 Mar 2018 - 1:36

J’avais oublié combien je me sentais bien sous l’influence de l’alcool. Je n’avais jamais été un grand buveur, mais je savais faire la fête. Comme bien des gens, j’aimais ressentir cet espèce de voile de confiance qui planait en moi. Pas que j’avais déjà manqué de confiance, mais je me trouvais plus… Déterminé ? Moins embêté par les choses et les gens ? Il m’était difficile de décrire ce que je ressentais réellement, mais je n’avais pas envie que ce nuage de bien-être se dissipe. Pour une fois ma tête était complètement vidée et franchement ça faisait du bien. En compagnie de Jillian, j’étais parvenu à me concentrer uniquement sur elle et sur ses propos plutôt que de divaguer dans ma tête. J’étais resté présent avec elle tout au long de ses monologues et j’avais souri à ses plaisanteries. Mon cœur avait été léger en dépit de l’épuisement qui me guettait constamment. La vérité était que j’étais fatigué d’attendre dans mon coin. J’étais épuisé de me torturer à lire tous ces bouquins non intéressants dans l’unique but de pouvoir me surpasser. J’étais exténué de tout ce temps passé à remuer dans ma chambre à tenter de trouver des plans pour démonter l’ennemi. Je savais que je m’attaquais à quelque chose de plus gros et de plus grand que moi, quelque chose qui me dépassait complètement. Pourtant je m’acharnais encore et encore en dépit du surmenage que je m’infligeais.

J’avais vraiment réussi à me le sortir de la tête. Jusqu’à tant que j’aperçoive Jenkins sur la piste de danse. Je ne rejetais pas la faute sur elle : je ne pouvais que m’en prendre à moi-même. J’étais l’instigateur de mes pensées et de mes désirs. En dépit de l’alcool qui coulait dans mes veines, je savais pertinemment que je n’allais pas revoir Jenkins de tout l’été. C’était donc le moment idéal de lui faire ma grande demande, même si mon état et le sien n’étaient peut-être pas à leur meilleur. Peut-être même que je n’allais pas me souvenir de notre conversation le lendemain. Je n’oubliais pas que l’alcool m’apportait souvent des trous de mémoire les heures suivantes.

Enfin tant pis. C’était maintenant ou jamais.

Elle était devant moi et elle avait l’air… Légèrement vexée ?
Peut-être parce que je l’avais arraché au son de sa chanson préférée.

« Tu me fais quoi là ? »

Elle croisa les bras et j’haussai les sourcils. Pourtant mon sourire ne me quittait pas. Je voulais encore lui vendre ma salade même si je n’étais pas certain qu’elle en voudrait.

« Bah vas-y je t'écoute. Tu veux parler, parle. Parce que j'pense pas que mon été t'intéresse réellement. »
- Tu me connais si bien.

Elle savait comment j’étais de toute manière. Depuis quand je n’allais pas voir les gens avec une idée en arrière de la tête ?

« Ah et pour information, j'suis pas à ta disposition … Ryans. »
- Vraiment ? Hum… Dans mes souvenirs ça marchait très bien entre nous deux…

Elle savait parfaitement à quoi je faisais référence. Je n’avais pas planifié discuter des petites galipettes qu’il y avait eu entre nous, mais maintenant je me disais que ramener ça sur le tapis ne pouvait pas faire de mal. Après tout, elle avait décidé de couper les ponts d’une manière abrupte et je n’y avais pas compris grand-chose. Les filles… Elles ont toujours cette mauvaise manie de changer d’avis sur tout sans prévenir et après elles se croient tout permis… N’empêche, j’aimais bien nos petites séances d’entraînement. Et le reste bien sûr. Je ne disais jamais non à une jolie demoiselle.

Je la vis se tendre et je fis un geste mou de la main.

- T’inquiètes Jenkins, je ne suis pas là pour te parler de ça. T’as décidé de me fermer la porte au nez, tu t’es barrée sans explication et c’est okay. Je ne t’en veux pas le moindrement du monde. Je ne t’en veux tellement pas qu’en fait… Je suis là pour te proposer quelque chose.

Avant qu’elle puisse ouvrir la bouche, je rajoutai précipitamment :

- Et non ce n’est pas un plan cul si tu vois ce que je veux dire…

Bon une chose à la fois.

- Avant de te parler de mon truc… Il faut que je te pose quelques petites questions. La première c’est : est-ce que tu retournes à Poudlard cette année ?

Je plaçai une main derrière mon dos avant d’y croiser mon index et mon majeur ensemble.
Je priais pour qu’elle dise oui.
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MessageSujet: Re: I Want You In My Team [Riley]   Jeu 22 Mar 2018 - 12:51

Je le connais si bien ? Tu parles. Je pensais le connaitre, je pensais avoir entraperçu un type a peu près intéressant et respectable mais je m’étais plantée, fourré le doigt dans l’œil jusqu’à l’os. Ce connard est clairement entrain de confirmer qu’il n’en a strictement rien à foutre de ce que je peux bien faire de mon temps et oui, ça me vexe, ça me blesse, ça me fout dans une colère noire d’avoir été si idiote pendant aussi longtemps. Et ce sourire … putain ce sourire … Je te jure que je vais te l’arracher.

« Vraiment ? Hum… Dans mes souvenirs ça marchait très bien entre nous deux… »

Piquée au vif, tous mes muscles et nerfs se crispent, se tendent, c’est à présent un magma en fusion qui circule dans mes veines et la colère se transforme en quelque chose de plus brulant encore. Je le regarde et je me demande comment j’ai fait pour lui trouver quelque chose, comment j’ai fait pour m’attacher à un abruti pareil. Il me parait si fade, si laid et méprisable en cet instant. Je le déteste de me mettre dans cet état, je me déteste encore plus de me laisser atteindre de cette façon mais ce type me manque clairement de respect, me rabaisse et ça, ça ne passe pas du tout.

« T’inquiètes Jenkins, je ne suis pas là pour te parler de ça. T’as décidé de me fermer la porte au nez, tu t’es barrée sans explication et c’est okay. Je ne t’en veux pas le moindrement du monde. Je ne t’en veux tellement pas qu’en fait… Je suis là pour te proposer quelque chose. »

Pardon ? JE, me suis barrée sans explication ?!

« Et non ce n’est pas un plan cul si tu vois ce que je veux dire… »

Le simple fait de m’être donné à cet enfoiré, d’avoir même parfois été le chercher, me donne soudainement envie de vomir. Il me dégoûte. Il peut toujours courir, ça n'arrivera de toute façon plus jamais. Indépendamment de Mateo.

« Avant de te parler de mon truc… Il faut que je te pose quelques petites questions. La première c’est : est-ce que tu retournes à Poudlard cette année ? »

Il ne m’a pas laissé le temps d’en placer une, ne m’a pas laissé le temps d’encaisser tout ce qu’il vient de me balancer, ne m’a pas laissé le temps de réagir avant d’en rajouter une couche à chaque seconde mais cette fois je m’engouffre dans la faille et laisse l’impulsivité, toutes les émotions que je ressens en cette seconde, s’exprimer librement : Mon poing part violement s’abattre sur son visage sans sommation et sans retenue.

« Putain de merde ! »

Oui, c’est ma première réaction, alors que je me tiens la main dans l’autre parce que je me suis fait mal en le frappant mais ça n’a pas la moindre espèce d’importance. Tant qu’il souffre aussi, c’est tout ce que je veux, et s’il faut que je le cogne à nouveau pour ça alors pas de problème. Qu’il s’estime heureux que mon pied ne soit pas parti directement se loger entre ses jambes.

« T’es vraiment qu’un putain de crétin ! Non mais je rêve, tu t’prends pour qui au juste ? »

Je lui hurle dessus sans me soucier une seconde du regard des autres. Il n’y a que lui et moi qui existons en cet instant.

« JE me suis barrée sans rien dire ?! JE t’ai fermé la porte au nez ?! C’est toi qu’a foutu le camp du jour au lendemain sans prévenir et sans dire au revoir espèce de débile alors n’inverse pas les rôles ! »

Parce que moi, tu vois, j’ai juste cherché à me protéger en arrêtant de mêler le sexe à nos contacts. Mais ça aussi tu t’en fous, comme tu te fous de tout et de tout le monde. T'as jamais cherché à comprendre pourquoi. Pas de méprise, je ne lui en veux pas, ou plus, parce qu'aujourd'hui j'ai tiré un trait sur tout ça mais je le trouve clairement gonflé.
Dans un geste vif je le chope par le col et le plaque contre le mur sans trembler une seule seconde, sans la moindre trace de peur alors que je sais très bien qu’il peut me dégager a peu près comme il veut mais l’alcool aidant peut-être, ou bien la fureur, je me sens pousser des ailes. Je me sens trahie, j’avais clairement tiré un trait sur lui alors que je nous ai cru amis pendant l’espace d’un battement de cœur et oui ça fait mal mais ça va clairement au-delà de ça à présent.

« Ah ça t’éclate de jouer les bons princes hein ? Cette pauvre conne de Jenkins, j’en ai rien à foutre mais j’ai besoin d’elle alors elle va se plier en quatre pour me faire plaisir. Et ben non mon pote ! Garde tes allusions dégradantes pour toi sinon j’te démonte. Imprime toi bien ça dans le crane. »

Connard.

« Ta proposition tu peux te la foutre où tu veux, j’veux même pas l’entendre et je t’interdis de t’approcher de qui que ce soit avec tes ambitions de merde. Tu ne t’approches pas de Lukas, tu t’approches de personne ici. T’as compris ? »

Rien à foutre qu’on soit chez lui.

Si j’ai baissé d’un ton, c’est uniquement pour lui parler de manière glaciale sans le quitter des yeux une seule seconde. Des menaces ? Clairement. Me cherche pas Ryans parce que je t’assure que tu vas me trouver et plus encore que tu ne viens déjà de le faire.
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MessageSujet: Re: I Want You In My Team [Riley]   Ven 23 Mar 2018 - 15:14

Je m’étais approché de Jenkins dans l’espoir de pouvoir discuter tranquillement de l’année scolaire à venir. Avec tous les changements qui s’étaient effectués dans les mois suivants mon départ du château, je m’attendais à ce qu’il y ait de nombreux départs parmi les anciens étudiants. Puisque je n’avais pas vraiment reparlé à Jenkins depuis mon départ de Poudlard, je me disais que c’était le moment idéal pour tenter de la « recruter ». Je n’avais pas eu de mauvaises intentions. J’avais toujours plus ou moins eu confiance en elle. Elle était une battante à sa manière, une qualité que j’appréciais particulièrement chez la gent féminine. Elle possédait son propre caractère et la force nécessaire pour combattre ce qui la faisait chier. Elle était la candidate idéale que je voulais à mes côtés. Je savais qu’elle prendrait toujours parti pour le bon côté et qu’elle ne s’abaisserait jamais au niveau des supérieurs.

Je l’avais approché d’une manière tout à fait aléatoire et légère. L’alcool ne m’aidait pas à ne pas en rajouter, mais mes intentions n’avaient pas été de la rendre complètement folle. J’avais à peine terminé de lui demander si elle retournait sur les bancs du château qu’elle m’avait balancé une puissante droite en pleine gueule. Je dis bien « puissante » parce que c’était en partie grâce à moi si elle savait canaliser aussi bien sa force.

Légèrement sonné par son coup gratuit, j’affichai une expression de surprise tandis que l’une de mes mains se mit à frotter doucement ma mâchoire douloureuse.

« Putain de merde ! »

Elle était complètement hors d’elle et franchement je ne comprenais pas quel était son problème. À mon avis je ne l’avais jamais insulté et je n’avais jamais rien dit de mal. J’étais complètement abasourdi par son comportement drastique et violent. Si mes réflexes n’avaient pas été aussi noyés par l’alcool j’aurais probablement pu éviter le coup, mais là…

« T’es vraiment qu’un putain de crétin ! Non mais je rêve, tu t’prends pour qui au juste ? »

Elle me criait dessus. Littéralement. Et moi je la regardais avec des yeux ronds tandis que j’attendais des explications. Il se passait quoi ? Elle avait mangé de la vache folle ou quoi ?

« JE me suis barrée sans rien dire ?! JE t’ai fermé la porte au nez ?! C’est toi qu’a foutu le camp du jour au lendemain sans prévenir et sans dire au revoir espèce de débile alors n’inverse pas les rôles ! »

Mes traits se durcirent aussitôt. Elle venait de toucher un point sensible. Je la laissai néanmoins m’agripper par le col et je n’offris aucune résistance lorsque mon dos heurta brutalement le mur derrière moi. La colère commençait déjà à s’immiscer dans mes veines. Mon sourire avait complètement disparu.

« Ah ça t’éclate de jouer les bons princes hein ? Cette pauvre conne de Jenkins, j’en ai rien à foutre mais j’ai besoin d’elle alors elle va se plier en quatre pour me faire plaisir. Et ben non mon pote ! Garde tes allusions dégradantes pour toi sinon j’te démonte. Imprime toi bien ça dans le crane. Ta proposition tu peux te la foutre où tu veux, j’veux même pas l’entendre et je t’interdis de t’approcher de qui que ce soit avec tes ambitions de merde. Tu ne t’approches pas de Lukas, tu t’approches de personne ici. T’as compris ? »

Son ton avait légèrement baissé, mais je parvenais encore à sentir la fibre de la colère dans sa voix. Ses yeux étaient ancrés dans les miens et je ne les lâchai pas d’une miette. J’étais capable de soutenir son regard rempli de colère et de haine envers ma personne. J’étais capable d’en prendre. Ses menaces ne me faisaient ni chaud ni froid. Je ne touchais pas les filles habituellement, mais je pouvais la démolir en un quart de seconde. Baguette ou pas.

Elle n’avait aucune idée de quoi elle parlait. Approcher Harris, vraiment ? Ce mec n’était rien à comparer à elle. Qu’une blague ambulante sur deux jambes. Aucune autre personne ne m’intéressait dans cette maison à part elle, mais elle ne saurait jamais pourquoi. J’avais même pensé à la couvrir de bonnes paroles pour tenter de l’avoir dans mon équipe, mais au diable tout ça. Désormais je me rendais compte qu’elle ne valait pas la peine. Parce qu’elle ne comprenait pas. Elle ne savait pas ce que c’était.

- Est-ce que tu sais ce que c’est de perdre quelqu’un, Jenkins ?

Ma voix était posée et je faisais de très gros efforts pour garder mon trop-plein d’émotions pour moi. J’avais envie de la repousser, j’avais envie de l’envoyer balader, j’avais envie de lui crier des horreurs, mais non. Une infime partie de moi voulait lui faire comprendre. Lui faire réaliser que si à ses yeux j’étais tout du connard avec des « ambitions de merde », je n’étais pas si stupide que ça. Impulsif oui. Contrôlé par mes émotions oui. Mais une partie de moi était réfléchie malgré tout. Je n’étais pas un Saint. Je n’étais pas parfait. Mes ambitions n’étaient pas comme celles des autres. J’avais de la difficulté à approcher les gens, mais malgré tout j’avais une petite couche de sensibilité.

- Est-ce que tu sais ce que c’est de voir une personne que tu admires et que tu aimes se faire brutalement tuer sans aucune raison ? Est-ce que tu sais ce que ça fait de la voir couverte de sang ? Hum ?

J’avais légèrement haussé les sourcils tandis que l’image de Megan dans son lit d’infirmerie me venait en tête.

- Tu veux savoir pourquoi je suis parti sans dire au revoir, Jenkins ? Parce que ma putain de meilleure amie s’est fait trouée comme un putain porc dans un abattoir. Parce que cette image me hante encore aujourd’hui. Il n’y a pas une journée que je ne pense pas à elle. Il n’y a pas une seconde où je ne la vois pas couchée dans des draps tachés de son sang et déjà morte.

Je baissai légèrement les yeux avant de prendre une grande inspiration. Puis je la regardai de nouveau.

- Je pensais que tu comprendrais, mais non. Parce que tu n’as jamais perdu personne Jenkins. Tu ne peux pas comprendre cette douleur tellement atroce qui t’enlève toute ton énergie et toute ta joie de vivre. Tu veux savoir combien de personnes j’ai perdues en l’espace de trois ans, hum ?

Je relevai quatre doigts devant sa figure.

- Quatre personnes. Ma mère et mon père. Mon grand-père qui était l’être humain que j’aimais le plus sur cette putain de planète. Et Megan que je considérais comme de ma famille tellement que je l’aimais.

Je me libérai de son emprise avant de replacer mon t-shirt.

- Continue de faire la fête Jenkins. Je ne viendrai plus t’embêter.

Sans rien rajouter, je la contournai avant de lui tourner le dos.
Je n’avais pas fait mon petit discours dans le but de l’attendrir, ni même de la convaincre de m’écouter. Je voulais simplement qu’elle comprenne que la vie ne tournait pas autour d’elle et de ses petits caprices. J’avais mes raisons d’agir ainsi. J’avais mes raisons de me couper du monde.
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MessageSujet: Re: I Want You In My Team [Riley]   Mer 28 Mar 2018 - 13:28

« Est-ce que tu sais ce que c’est de perdre quelqu’un, Jenkins ? »

Et la fureur s’efface, laisse place à une violente douleur en plein thorax et le souffle court. C’est comme se prendre un coup dans le plexus, se faire plaquer au sol et ne plus retrouver son air.

« Est-ce que tu sais ce que c’est de voir une personne que tu admires et que tu aimes se faire brutalement tuer sans aucune raison ? Est-ce que tu sais ce que ça fait de la voir couverte de sang ? Hum ? »

Les tremblements s’en mêlent, un frisson glacial se promène le long de ma colonne vertébrale et j’en perds l’équilibre. Un nœud dans le ventre, un autre dans la gorge. Pas la peine de lui demander de qui il parle, je le sais très bien. Tout comme je sais qu’il touche un point extrêmement sensible pour moi, une chose au-delà de laquelle je passe tout juste aujourd’hui.

« Tu veux savoir pourquoi je suis parti sans dire au revoir, Jenkins ? Parce que ma putain de meilleure amie s’est fait trouée comme un putain porc dans un abattoir. Parce que cette image me hante encore aujourd’hui. Il n’y a pas une journée que je ne pense pas à elle. Il n’y a pas une seconde où je ne la vois pas couchée dans des draps tachés de son sang et déjà morte. »

Cette fois ce sont les larmes qui débarquent, coincées sous mes paupières où je les garde farouchement, la ferme intention de ne pas craquer. Par fierté, pure et simple. J’ai pété les plombs, j’ai déversé sur lui une certaine forme de frustration et de l’agacement c’est vrai, mais je constate qu’on s’est mal compris et ça me retombe droit dans le ventre comme un coup de poing bien placé.
Et ces images, je me les représente sans aucun mal. J’étais là ce jour-là, j’étais là tous les suivants et tous les précédents. Mais non, je n’ai perdu personne, simplement jugulé pendant des mois une peur maladive de perdre ma sœur qui heureusement est encore là aujourd’hui et tirée d’affaire. Alors non, effectivement, je ne peux pas le comprendre. Ni lui, ni Kezabel, ni Mateo, ni aucun de ceux à qui je tiens et qui ont vécu cette épreuve.

« Je pensais que tu comprendrais, mais non. Parce que tu n’as jamais perdu personne Jenkins. Tu ne peux pas comprendre cette douleur tellement atroce qui t’enlève toute ton énergie et toute ta joie de vivre. Tu veux savoir combien de personnes j’ai perdues en l’espace de trois ans, hum ? »

Sa main entre nous deux. Quatre doigts levés. J’ai espéré parfois qu’il s’ouvre à moi, qu’il me laisse entrer dans cette forteresse imprenable, puis j’ai abandonné l’idée, le souhait. On récolte ce que l’on sème.

« Quatre personnes. Ma mère et mon père. Mon grand-père qui était l’être humain que j’aimais le plus sur cette putain de planète. Et Megan que je considérais comme de ma famille tellement que je l’aimais. »

Je ne bouge pas, ne quitte pas son regard alors que le mien s’embrume de plus en plus, le laisse faire quand il se défait de mon emprise. J’ai pas réfléchis plus loin avant de lui sauter à la gorge, pas cherché à comprendre ce qu’il voulait réellement et mes mots, comme souvent, ont dépassé ma pensée. Est-ce que je lui en ai voulu de s’être barré sans prévenir ? Non, bien sûr que non. Ça m’a peut-être vexé l’espace d’un instant mais j’ai compris ses raisons. Seulement ça n’est pas là où je voulais en venir, il m’a simplement mise hors de moi en prétendant que je lui avais fermé la porte au nez ce qui est totalement faux. Comment rattraper ça ? J’aurais l’air bien stupide de ramener mes pauvres états d’âme sur le tapis alors qu’il m’étale ses souffrances et ses fêlures sous le nez. Un cœur brisé par la perte d’êtres chers d’un côté et les sentiments bafoués d’une pauvre conne naïve de l’autre … C’est risible.

« Continue de faire la fête Jenkins. Je ne viendrai plus t’embêter. »

Puis c’est le mur que je fixe alors qu’il me contourne et disparait de mon champ de vision, une violente nausée me soulevant le cœur et un profond sentiment d’injustice dans les veines alors qu’il vient de me mettre la plus belle claque de toute ma vie.
Y a des tas de choses que j’ai envie de lui dire mais rien ne me semble approprié après un tel discours alors je le laisse simplement partir et ravale ma fierté, mes larmes, ma propre blessure. Quand je me retourne mon regard se pose tour à tour sur les personnes dont je me sens le plus proche ici, les personnes vers qui je me tournerais naturellement quand ça ne va pas et quand j’ai besoin qu’on me dise que tout ira bien. Aucune légitimité. Ils ont tous, absolument tous, perdu quelqu’un eux aussi et je me sens complètement dépassée par tout ça. La seule chose que je suis capable de faire c’est m’enfuir à l’extérieur pour disparaitre dans l’obscurité de la nuit, remuée par des émotions que je n’arrive pas à gérer, en colère, avec la sensation d'étouffer.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: I Want You In My Team [Riley]   Jeu 12 Avr 2018 - 23:54

I want to kick your ass of My Team
EXORDIUM.
J’ai PRESQUE envie de me manger une méga cuite. Non en réalité J’AI envie de me prendre une grosse cuite et j’pense que vu les litres d’alcool qui nous attend, y a moyen que ça se profil naturellement. Ouais, l’alcoolisme est ma deuxième nature. Mi-Texan, Mi-Argentin, j’ai un sacré pedigree pour la binouze.
J’pouvais pas faire plus paysan.
J’pouvais pas rêver mieux en terme de vacances… Faut croire que l’idée de plus retourner dans cette école me libère d’un poids dont je n’avais même pas conscience. J’ai l’impression d’en avoir plus profiter et surtout, mieux. Avec mes parents, le reste de ma famille mais aussi ma nana qui est quelque part par là, certainement entrain de se déhancher avec Keza. J’ai pu partir en Argentine, venir sur cette plage Australienne et j’envisage de partir quelques jours avec Riley maintenant que le mariage de ses parents est passé. Sacré mariage d’ailleurs. Cool, détente, on a tous passé un bon moment. Même celui où je l’ai coincé dix secondes dans les chiottes pour l’allumer et me barrer ensuite parce que franchement, pendant les noces de ses parents, ça s’fait pas…
Ouais, elle s’est vengée derrière. Fois dix.

En parlant d’alcool, j’ai ramené un truc venu tout droit d’Argentine et parce qu’on aime les jeux à la con, on se fait un teq-paf avec des défis absolument stupides. Y a Enzo, moi, Caem avec son jus de fruit, des potes de l’Australien et d’autres encore. On s’marre comme des cons, on se lance des défis stupides comme sauter à cloche pied en imitant la poule – on pourrait faire plus original mais ça va venir avec l’alcool, croyez-moi-, exactement le genre de jeu qu’on aime faire avec mes cousins. On passerait nos soirées à ces conneries.  Et là on peut carrément s’attendre à passer des heures à jouer à ça…
Enfin, jusqu’à ce qu’Enzo, chaud comme une baraque à frite aille tripoter le cul de son mec. Ca lui suffit pas de se le taper certainement H-24 faut aussi qu’il y touche quand y a du monde.

- C’est boooon làààà ! Allez dans votre piaule, on dirait deux escargots qui s’bavent dessus.

J’les emmerde, c’est évident mais c’est trop facile et surtout une trop grande habitude. Tout comme de me prendre un gros fuck de la part de William sans même qu’il ne me regarde, p’tit con. Ça me fait plaisir de revoir Enzo, de passer une grosse partie de la soirée avec lui. J’ai l’impression que ça fait une éternité qu’on s’est pas prit un p’tit temps entre pote pour discuter ou simplement faire les cons, comme si on avait de nouveau dix ans d’âge mental. Ça serait pas mal qu’il ramène son cul blanc – à moins qu’il soit nudiste… j’veux pas savoir -  chez moi mais j’ai peur qu’il tombe amoureux de ma mère même si elle n’est pas blonde.
Les gars rigolent, moi avec et surtout, je cherche Riley du regard. Ca fait un moment que je ne l’ai pas eu dans mon champ de vision et j’aime moyen. Ca va, j’suis pas un gros stalker, juste un type qui aime bien regarder sa meuf. Même si c’est juste une demi-seconde, de voir comment elle passe sa soirée, si elle s’éclate.
Si un mec ne l’approche pas de trop près.
Je plaide coupable et j’m’en fout, j’l’assume.

Je me redresse, m’étire et mon regard se perd sur la foule pour finalement s’attarder un peu plus loin.
J’ai souvent imaginer mes colères, ma fureur et ma jalousie comme des bêtes en cage, le genre de bestiole qu’on n’a pas envie de laisser s’échapper.
Je la vois avec Derek, les barreaux explosent sans la moindre résistance. Encore plus de les voir aussi proches. Je sais que tout est clair du côté de Riley mais c’est plus fort que moi, ce grand connard de mes deux, j’ai envie de l’encastrer sur les murets qui nous entoure et de l’embrocher par la partie Sud sur cette vieille branche à ma droite.
Je sais, j’suis un putain de poète pacifiste.
Je ne sais pas ce qui m’interpelle le plus. Le fait qu’elle soit avec lui ou le fait que ça a l’air d’être tout sauf une conversation bienveillante. Plus je m’approche, plus je le vois à la façon de se tenir, proches mais pas trop à la fois. Aux corps tendus, aux gestes crispés. Mais là où j’me dis qu’il y a une baleine sous gravillon, c’est quand je le vois partir lui mais surtout elle, d’un pas rageur ou je ne sais pas vraiment puisque je n’sais pas ce qu’il s’est passé. J’hésite entre rattraper l’autre trou du cul pour lui faire cracher le morceau ou rattraper ma nana et l’hésitation ne dure qu’une seconde alors que d’un pas rapide, je la cherche et finit par la rejoindre à l’extérieur de la fête, plus à l’écart.
J’arrive rapidement à sa hauteur, inquiet, clairement mais surtout les nerfs en pelote. Pourtant, j’dis rien, j’gueule pas parce que ce qui compte en cette seconde, c’est de savoir ce qu’il s’est passé.

- Hé Amor. Je pose une main sur son épaule et la tourne vers moi, en douceur. Qu’est qu’il y a ?

Ses larmes me font l’effet d’un coup de couteau dans le bide ou dans le cœur, ou les deux. J’aime pas la voir pleurer, j’aime pas la voir triste, c’est le genre de truc qui me retourne l’estomac.
Je prends aussitôt son visage entre mes mains, essuyant une partie de ses larmes du pouce.

- Il s’est passé un truc ? C’est Derek ?

Dis le moi et j’vais me faire ce connard aux p’tits ognons.

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MessageSujet: Re: I Want You In My Team [Riley]   Sam 14 Avr 2018 - 18:49

Are you gonna finish what you started
[...]
You took more than you ever even wanted
Come back here, finish what you started

Aron Wright & Klergy


Entre la frustration et la colère, l'injustice, la peine et la honte, je suis certes vexée comme un pou qu'il m'ait claqué tout ça au visage au point de réussir à me faire taire – et Merlin sait à quel point il m'en faut pour en arriver au silence dans ce genre d'échanges – mais j'oscille entre tellement d'émotions que je ne saurais dire laquelle prime, prend le pas sur les autres. Ni même si c'est réellement le cas, tout simplement.
Les larmes, elles, ne se tarissent pas, roulent sur mes joues de plus belle à mesure que les sanglots me serrent la gorge et m'étouffent. Je m'éloigne de la maison, du bruit, de la fête, des lumières et de la vie pour trouver obscurité, silence, immobilité ou presque, rien que le bruit de l'océan. Comment est ce qu'on a pu en arriver là ? Comment est ce que ça a pu déraper à ce point là ? Est ce que ça me touche particulièrement parce qu'il s'agit de lui ? Oui, mais pas pour les raisons auxquelles ont pourrait songer. Simplement parce qu'il aura fallu cette situation insensée pour qu'il s'ouvre, laisse sortir ce qu'il ressent vraiment. Et sans le vouloir, c'est brutalement que je l'ai amené à ça. J'admets avoir pété les plombs, c'est presque mon essence même après tout, mais jamais, jamais, je n'ai voulu le blesser. Pas … comme ça. Jamais je n'ai voulu lui donner l'occasion de me blesser.

Les bruits de pas foulant le sable me parviennent vaguement mais ça n'est que lorsqu'il apparaît dans mon champ de vision que je reviens sur terre, sors un peu de cet état dans lequel je coule depuis quelques secondes. Peut-être des minutes. Aucune importance.
Je fuis son regard dans un réflexe que je maudis mais demeure incapable de faire autrement. Centrée sur mes propres ressentis je n'ai pas la force de me poser des questions sur les siens et pourtant, vu la situation, vu notre passif à tous les deux vis à vis de Derek, je devrais. Mais son ton est calme, sa voix se fait douce, ça me fait du bien.

« Hé Amor. »

Sa main se pose sur son épaule, je sursaute et lute un peu mais me tourne finalement vers lui, la tête basse,  toujours dans cette optique de fuir son regard que je ne suis pas capable d'affronter en cette seconde.

« Qu’est qu’il y a ? »
« Ça va, t'en fais pas. Retourne t'amuser avec les gars. »

J'essaie d'y mettre un sourire, au moins dans la voix, mais c'est peine perdue évidemment. Il me connait par cœur, il a vu les larmes, il sait que quelque chose ne va pas rien qu'à la posture que j'adopte et ne s'éloignera pas de moi. En mon fort intérieur, je sais bien que j'ai envie qu'il reste là, mais devoir lui expliquer la raison de mon état … Je ne résiste pas quand il prend mon visage entre ses mains, essuie mes larmes d'un revers de pouce, alors que je tremble comme une feuille morte entre ses paumes. Les yeux noyés.

« Il s’est passé un truc ? C’est Derek ? »

Elle est là, l'infime tension presque imperceptible dans le son de sa voix. Il a du voir ce qu'il s'est passé, je peux imaginer sans trop de peine qu'il a du hésiter une fraction de seconde entre me rattraper ou aller lui demander des comptes.

« J'voulais juste ... »

Balbutiement. Et toute la colère semble revenir d'un coup, presque violemment, alors que je me mords la lèvre inférieure et dégage les larmes de mes yeux dans un geste rageur.

« Faut que j'finisse par perdre quelqu'un moi aussi pour comprendre le sens de la vie, c'est ça ? »

Ces mots, je les regrette à la seconde où ils m'échappent tout simplement parce que la raison est plus qu'évidente. C'est une question rhétorique bien sûr et ma colère n'est bien évidemment pas dirigée contre lui mais ça ne change rien à la brutalité de cette phrase.
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MessageSujet: Re: I Want You In My Team [Riley]   Jeu 26 Avr 2018 - 20:56

I WANT TO KICK YOUR ASS OF MY TEAM
EXORDIUM.
Des « ça va » des « t’en fais pas », j’en veux pas parce que je n’y crois pas une seule seconde. Et que si c’est à cause de ce connard qu’elle est à deux doigts de fondre en larme, j’vais le dégommer avant même qu’il n’ait le temps de se rendre compte de quoi que ce soit. Ca a beau être le frère d’un de mes meilleurs potes ça ne change rien que j’peux pas me le blairer. Encore moins quand il blesse de près ou de loin ma meuf.
Mais pour l’instant, c’est sur elle que je me concentre, tout en douceur. Et ça me surprend moi-même de voir à quel point j’ai pu gagner en maitrise, en sang-froid quand quelques mois plus tôt je n’aurai même pas cherché à comprendre, y aurait été directement aux poings. Je remonte son visage jusqu’au mien pour la regarder, capter son regard humide.

-  J'voulais juste ...

Elle a l’air furax pour une raison que j’ignore toujours, dégageant ses larmes d’un geste rageur, son visage se crispant sous la colère.

-  Faut que j'finisse par perdre quelqu'un moi aussi pour comprendre le sens de la vie, c'est ça ?


Les mots sont violents de par l’intonation donnée que par les propos eux-mêmes. Je marque un temps d’arrêt, sourcils froncés, ne comprenant rien à ce qu’il se passe dans sa tête, à ce qu’il s’est passé entre eux deux.
Sa question me surprend, me désarçonne un peu, j’admets. Parce que j’comprends pas d’où ça lui vient et encore moins ce ton presque de reproche qu’elle y accorde.

- Premièrement, j’te le souhaite pas non.

Parce que si tu peux vivre encore vingt ans sans avoir à déplorer une perte quelle qu’elle soit, c’est tout le mal que je te souhaite. Si j’avais pu m’épargner la mort de Camélia, je l’aurai fais contre n’importe quel prix. Alors ouais, peut-être que ma vision de la vie aurait été différente mais franchement, j’aurai préféré en être exempté comme ils disent.
Et j’lui dis pas ça d’un ton mauvais, juste factuel. Parce que j’pige toujours pas ce qu’il lui arrive.

- Deuxièmement, t’as pas besoin de ça pour comprendre le sens de la vie. J’pense que t’as suffisamment vécu et vu l’horreur là-bas pour avoir un aperçu. Et t’as pas besoin d’horreur tout court pour ça de toute façon, c’est quoi ces conneries.

Si chaque individu devait voir la mort, la connaitre pour comprendre ce que vaut une existence, nous serions des milliards de dépressif à porter un fardeau que tout le monde aurait préféré ne pas avoir à porter.
Je garde son regard dans le mien, mes deux mains désormais sur ses épaules comme pour la garder focus vers moi, pour qu’elle m’écoute, m’entende.

- Crois-moi, ce sont les vivants qui t’apprennent le sens d’une vie. Pas les morts. Je marque un temps de pause, l’observe de nouveau. T’en apprends bien plus avec ce que l’on t’offre qu’avec une absence.

Si j’lui dis ça, c’est pas pour faire jolie ou pour sortir les jolis mots sur une plage, au bord de l’océan avec un décor paradisiaque mais parce que c’est la vérité. Et j’ai moi-même mit longtemps à m’en rendre compte, à en prendre conscience. J’en ai bien plus appris avec en rencontrant Maxime, William, Macy, Enzo, Caem mais surtout auprès de Riley, qu’avec la mort de Camélia. Cette dernière m’a juste apporté une douleur insupportable, invivable dont j’aurai préféré m’en passer.

- Qu’est-ce qu’il s’est passé.


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MessageSujet: Re: I Want You In My Team [Riley]   Dim 29 Avr 2018 - 19:09

« Premièrement, j’te le souhaite pas non. »
« Excuse moi. »

Je m'en veux, réellement, parce que tout ça me donne l'impression d'être le caprice d'une pauvre petite fille et que même s'il ne semble pas encaisser trop violemment ce que je viens de dire, la simple idée que je puisse lui avoir fait du mal avec mes mots m'insupporte. C'est presque détaché qu'il me répond, d'une manière neutre en tout cas, mais je ne m'en formalise pas. Tout ce que je sais c'est que sa présence m'apaise, que ça me fait du bien qu'il soit là, et même si je regarde le sol sans le voir mes mains s'accrochent à sa chemise. Comme si ça pouvait me rassurer ou je ne sais trop quoi.

« Deuxièmement, t’as pas besoin de ça pour comprendre le sens de la vie. J’pense que t’as suffisamment vécu et vu l’horreur là-bas pour avoir un aperçu. Et t’as pas besoin d’horreur tout court pour ça de toute façon, c’est quoi ces conneries. »

Je ne sais pas. Tout ce que je sais c'est que cette question n'en était pas vraiment une, n'attendait pas réponse de sa part en tout cas parce que c'était purement sarcastique. Mais ce qu'il dit est vrai, je crois. J'ai été sous le choc des mots de Derek, mes émotions m'ont submergé et je n'ai pas su les gérer alors comme souvent, ça sort comme ça peut. Voilà le résultat.

« Crois-moi, ce sont les vivants qui t’apprennent le sens d’une vie. Pas les morts. »

Cette fois je relève la tête et plonge mon regard dans le sien, m'y accroche, bouleversé par la signification de ce qu'il exprime. Il a vécu la mort de sa sœur d'une manière brutale, très difficilement et aujourd'hui il a la force de me réconforter de cette manière malgré ça. Je sais qu'il pense ce qu'il dit et quelque part je m'en veux de l'amener à ça, tout ça pour phrase balancé avec rage en plus de ça.

« T’en apprends bien plus avec ce que l’on t’offre qu’avec une absence. »

Je le regarde et ne dis rien, visualisant le visage de Camélia dans mon esprit, les larmes ont cessé de rouler sur mes joues et la boule dans ma gorge se désintègre petit à petit. En cet instant j'ai envie de le prendre dans mes bras et lui dire combien je suis fière de lui, de l'homme qu'il est devenu, passant par dessus tous ces obstacles et ces douleurs. Peu importe le temps que ça lui a pris, les erreurs qu'il a pu faire, il est parvenu à guérir, à accepter, à commencer sa reconstruction. Je suis heureuse si j'ai pu apporter quelques pierres à son édifice.

« Qu’est-ce qu’il s’est passé ? »

Retour sur terre. Le visage de Derek revient dans mon esprit et je trouve la question de Mateo très pertinente. Sincèrement, qu'est ce qui s'est passé ? Ça vient d'arriver et je trouve déjà tout ça totalement ridicule. Moi y compris. Soupir. Je garde le silence une seconde et prends une profonde inspiration, étonnement calme.

« Il a débarqué et m'a chopé par le bras sans me demander mon avis, ni bonjour ni merde, ça m'a énervé, j'ai pété les plombs quand il m'a dit qu'il n'avait pas compris pourquoi je lui avais fermé la porte au nez tout en ayant l'air de s'en foutre royalement. Je lui ai mis mon poing dans la figure en lui hurlant dessus comme une folle que c'était pas moi qui avais foutu le camp du jour au lendemain sans prévenir et sans dire au revoir, qu'il n'avait pas intérêt à s'approcher de Lukas et que j'en avais rien à foutre de ses plans à la con, que j'voulais rien savoir et rien entendre. »

Et à l'évocation de mon poing dans sa figure c'est comme si mes jointures se rappelaient à mon bon souvenir … Je grimace en fermant ma main avant de la rouvrir et occulte sciemment certaines allusions que l'Australien a pu me faire. Pas la peine de mettre de l'huile sur le feu, je sais très bien comment Mateo réagirait et en toute honnêteté, ça n'est pas moi qui le blâmerait pour ça. Mais j'ai pas envie de lui pourrir sa soirée, il est là parce que c'est l'anniversaire d'un de ses meilleurs amis, pas pour écouter sa copine se plaindre du grand frère de ce dernier.

« J'me sens tellement idiote. »

Rire sec, presque amer, désabusé pour le moins, alors que je me passe une main sur le visage plus par réflexe qu'autre chose.

« J'voulais juste lui faire comprendre qu'il abuse, que c'est pas comme ça que ça s'est passé, qu'on ne considère pas les gens de cette manière mais visiblement on s'est mal compris et il a retourné ça en me balançant la mort de Megan au visage, puis celle de ses parents, de son grand-père ... Qu'est ce que je peux dire après ça ? »

Je cherche le regard de Mateo même si cette question n'attend pas plus de réponse que la précédente. Y a rien à dire, c'est tout. Je suis évidemment désolée pour lui, pour ce qu'il a vécu, et je ne minimise pas tout ça mais ça n'excuse pas tout et surtout ça n'était pas du tout mon propos. Pourtant, malgré toute la colère que je peux encore ressentir à son égard, je m'en veux de l'avoir blessé de cette façon.

« Bah non, effectivement, j'comprends pas ce que ça fait tout ça et aussi désolée que je puisse l'être pour lui j'vais pas m'en excuser. Évidemment que jamais je ne lui ai reproché d'être parti sans rien dire vu la raison pour laquelle il a mis les voiles. J'suis peut-être hystéro mais pas une connasse insensible. »
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MessageSujet: Re: I Want You In My Team [Riley]   Jeu 10 Mai 2018 - 0:09

And everytime I go to bed, an image of you flickers in my head
EXORDIUM.
J’attends une réponse parce que j’en veux une. Je ne l’exigerais pas si elle n’a pas envie de m’en parler mais je sais déjà que si elle ne le fait pas, c’est l’autre con que j’vais trouver et que j’vais allumer sans plus de cérémonie. Je suis déjà un sanguin mais l’alcool joue clairement un rôle dans cette envie de le démonter.

- Il a débarqué et m'a chopé par le bras sans me demander mon avis, ni bonjour ni merde, ça m'a énervé, j'ai pété les plombs quand il m'a dit qu'il n'avait pas compris pourquoi je lui avais fermé la porte au nez tout en ayant l'air de s'en foutre royalement. Je lui ai mis mon poing dans la figure en lui hurlant dessus comme une folle que c'était pas moi qui avais foutu le camp du jour au lendemain sans prévenir et sans dire au revoir, qu'il n'avait pas intérêt à s'approcher de Lukas et que j'en avais rien à foutre de ses plans à la con, que j'voulais rien savoir et rien entendre.

J’ai pas pu m’empêcher d’esquisser un sourire, bien que léger, à l’évocation de cette droite qu’elle lui aurait foutu dans la gueule. Et ça, ça fait plaisir à entendre. Derek est typiquement le genre de mec à qui on a envie de dire qu’il y a des claques qui se perdent pour sa gueule et j’suis pas mécontent que Riley l’ait remis à sa place.
Mais ça n’est pas le sujet majeur de ce qu’elle me raconte. Je l’écoute, attentivement, sans rien dire. Je sais que ce connard à compter pour elle et même encore aujourd’hui j’ai du mal avec cette idée, mais j’respecte le fait qu’elle ait pu être blesser par le comportement de Derek. J’vois que sa retraite personnelle ici, loin des cours, ne lui ont pas servi à être moins con.

- J'me sens tellement idiote.
- Dis pas d’connerie. Je lui frictionne en douceur les bras. Y a rien d’idiot là-dedans.

J’dirais même que c’est une réaction logique quand quelqu’un vous a blessé par son égocentrisme se ramène la bouche en cœur pour vous reporter une faute qui ne vous appartient pas.

- J'voulais juste lui faire comprendre qu'il abuse, que c'est pas comme ça que ça s'est passé, qu'on ne considère pas les gens de cette manière mais visiblement on s'est mal compris et il a retourné ça en me balançant la mort de Megan au visage, puis celle de ses parents, de son grand-père ... Qu'est ce que je peux dire après ça ?

Je fronce les sourcils, un peu plus agacé.
Ouais, certes, il en a bavé parce qu’il a perdu beaucoup de monde autour de lui sauf que ça n’est clairement pas le propos, que ça n’avait rien à foutre dans leur discussion, dans l’histoire. Et qu’il n’avait aucune raison de faire culpabiliser Riley comme ça. Parce que même s’il est parti de l’école suite à la mort de Megane, ça ne justifie pas sa façon de se comporter. Ok j’suis le mauvais exemple mais un courrier un peu plus tard, quand la pression est redescendue, ça allait le tuer ce con ?
Ca m’regarde pas vraiment alors je ferme ma gueule, garde mes avis pour moi. J’me dis qu’elle n’a pas tellement besoin que j’m’énerve et que je m’excite comme un débile sur l’affaire.

- Bah non, effectivement, j'comprends pas ce que ça fait tout ça et aussi désolée que je puisse l'être pour lui j'vais pas m'en excuser. Évidemment que jamais je ne lui ai reproché d'être parti sans rien dire vu la raison pour laquelle il a mis les voiles. J'suis peut-être hystéro mais pas une connasse insensible.
- De toute façon t’as pas à t’excuser parce que ça n’avait rien à foutre dans votre histoire.

C’est dégueulasse de lui avoir claquer ça dans la gueule. Objectif ou non, j’considère que j’le suis.

- T’es pas une connasse insensible, tout ceux qui te connaissent un minimum le savent. Je prends une inspiration. J’comprends qu’il puisse être un peu fracassé par tout ce qu’il a vécu mais ça ne justifie pas de t’en foutre plein la gueule gratuitement comme ça.

Tout comme ça ne justifiait pas de fuir mes parents comme je l’ai fait, de les considérer comme des fantômes, inexistants. Je me concentre sur Riley, mes mains glissent sur ses hanches et je la ramène un peu plus contre moi, sourire en coin.

- J’pense pas que ça vaille le coup d’insister pour ce soir. Je la prends contre moi et dépose un baiser furtif sur ses lèvres. Tu sais quoi, prend encore cinq minutes pour souffler et redescendre un peu et oublie le. T’es sur une plage Australienne paradisiaque, avec tes potes, ta meilleure amie alors te pourrie pas le moment à cause de ces conneries. Et puis après t’as l’accès au bouquet final, aka moi.

Je me permets une petite touche d’humour. Elle sait que j’suis là si elle a besoin de moi mais j’ai pas envie qu’elle se plombe la soirée pour ce connard et son égocentrisme.

- Allez, ça n’vaut pas la peine de te rendre malade pour ça. T’as peut-être pas connu le deuil et c’est pas une tare d’avoir goût à la vie et de connaitre le bonheur que tu vis chez toi. Au contraire. C’est même reposant et rassurant d’avoir des personnes comme toi dans l’entourage. Il en faut bien pour équilibrer la balance.

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MessageSujet: Re: I Want You In My Team [Riley]   Ven 11 Mai 2018 - 11:29

« De toute façon t’as pas à t’excuser parce que ça n’avait rien à foutre dans votre histoire. T’es pas une connasse insensible, tout ceux qui te connaissent un minimum le savent. J’comprends qu’il puisse être un peu fracassé par tout ce qu’il a vécu mais ça ne justifie pas de t’en foutre plein la gueule gratuitement comme ça. »

Je l’écoute, l’observe, attrape ses mots et les laisse colmater les petites fissures que ceux de Derek ont laissé derrière eux. Puis dans ma tête je l’analyse, aussi, je l’admets. D’une parce que m’écouter lui parler d’un type pour qui j’ai eu des sentiments à une époque et qui a déjà été cause de dispute entre nous c’est tout à son honneur, de deux parce qu’on touche un autre sujet sensible mais qu’il ne cille pas, qu’il est là pour moi et me réconforte malgré tout ce qu’il doit surement ressentir au fond de lui.

« J’pense pas que ça vaille le coup d’insister pour ce soir. »

Ses bras, un baiser, je m’abandonne complètement. C’est de ça dont j’ai besoin maintenant, simplement de ça. De lui, de sa présence rassurante et apaisante, de cette étreinte qui fait redescendre la pression et les émotions vives. Mon visage contre son torse, mes bras autour de sa taille, je ferme les yeux et me laisser aller, le laisse m’envelopper et me protéger, me couper du monde extérieur.

« Tu sais quoi, prend encore cinq minutes pour souffler et redescendre un peu et oublie le. T’es sur une plage Australienne paradisiaque, avec tes potes, ta meilleure amie alors te pourrie pas le moment à cause de ces conneries. Et puis après t’as l’accès au bouquet final, aka moi. »
« T’es con. »

Juste un rire étouffé contre sa chemise et je me blottis encore un peu plus contre lui. Mon Gaucho, un de mes rocs, un type que je n’aurais jamais pensé pouvoir supporter et pourtant … Par Merlin que je l’aime. Il y a des moments, comme celui-ci, où je me surprends à penser que rien ni personne ne m’éloignera jamais de lui et que plus les jours passeront, plus je serais amoureuse.

« Allez, ça n’vaut pas la peine de te rendre malade pour ça. T’as peut-être pas connu le deuil et c’est pas une tare d’avoir goût à la vie et de connaitre le bonheur que tu vis chez toi. Au contraire. C’est même reposant et rassurant d’avoir des personnes comme toi dans l’entourage. Il en faut bien pour équilibrer la balance. »

Une boule se forme dans ma gorge, les larmes me montent aux yeux et c’est une vague pleine d’émotions qui me submerge. On ne se rend pas toujours compte à quel point on a besoin d’entendre certaines choses et il n’y a que lorsque ces mots vous percutent que vous réalisez. Ce décalage entre eux et moi a toujours été présent, il m’a toujours posé question, mais ça n’est jamais venu d’eux. Le problème il a toujours été uniquement de mon côté et Kezabel a déjà dû me rassurer à ce sujet quand bien même jamais aucun d’entre eux ne m’a fait sentir différente. Mais entendre ça, savoir que mon absence de drame leur est au contraire bénéfique, peut-être que ça peut paraitre stupide mais ça me fait énormément de bien.
Alors je m’accroche un peu plus à lui, sentant la pudeur se manifester un peu, pas décidée à le lâcher tout de suite. J’ai besoin de quelques minutes comme ça, juste dans le silence, à être dans chaleur de ses bras, bercée par le mélange du bruit des vagues et celui des basses qui résonnent dans l’atmosphère en provenance direct de la maison un peu plus haut.

Au bout d’un moment et après avoir poussé un long soupir d’aise, de calme, je m’écarte un peu et cherche son regard sans pour autant le lâcher.

« On y retourne ? »

Après tout, on est venu là pour faire la fête, il a raison. Et gagnée à nouveau par les effets de la musique, les rires qui me parviennent, j’en oublie Derek et retrouve l’envie de profiter à fond de cet instant. Alors on se met en route tranquillement, son bras autour de mes épaules, le mien autour de sa taille, nos doigts liés par une main.

« Toi et moi un jour on se mariera et on aura pleins de bébés. »

Ça sort comme ça, je n’essaie pas de le retenir et j’en ai pas envie. Ça pourrait être de l’humour, un moyen de le taquiner, et quelque part c’est le cas mais je crois que je suis complètement sérieuse et qu’en cet instant je le pense dur comme fer – les vapeurs de l’alcool aidant sûrement un peu malgré la descente non désirée qui s’est produite quelques minutes plus tôt. Et je me détache de lui sans prévenir, en riant, me plante devant lui pour lui barrer la route et viens chercher ses lèvres en passant mes bras autour de son cou. Baiser à la fois tendre et festif, puis un regard plus sérieux, non sans un sourire, alors que ma main droite glisse sur sa joue.

« Merci. »

Pour ce que tu viens de faire, ce que tu viens de dire.

La seconde d’après j’attrape sa main et me lance en courant vers la maison pour y faire une entrée fracassante, Riley Sarah Jenkins ayant récupéré sa superbe. Le bras levé, je tends un index digne d’un empereur romain – cherchez pas – vers Enzo qui a encore les mains qui trainent sur William. Laisse le respirer un peu enfin !

« Mini-Ryans ! Lâche Detective Jackson tout de suite, j’te prends au bras d’fer et dans trois secondes tu pleures. »
« Tu sais que ça changera rien avec moi si tu t’fous à moitié à poil ? »

BOOM ! Attaque personnelle ! Tu veux jouer à ça ? Parce que je sais très bien à quoi il fait allusion, Mateo aussi le sait très bien. Cette fois où on a fait un concours d’abdo le Texan et moi, que J’AI gagné, en me foutant en soutif debout sur une table dans la salle commune des Gryff ... Ça a déstabilisé Mateo, c’est évident. Ahem.

Regardez-moi ce petit branleur … Je le connais ce sourire, on le connait tous.

« Quoi que … »
« Hey ! »
« Oh ! »

Suffit de situation comme ça pour tout oublier et si en passant je claque un bisou sur la joue de Keza je m’incruste rapidement à la table où étaient installés les garçons pour leur concours à la con, bien décidé à faire un bras de fer avec tous ceux qui voudront. Pourquoi ? Et pourquoi faudrait-il une raison, je vous le demande.

#

« Sortez kuveeeeeeeeeeeeeeeeeert ! »
« Tu veux un coup d’mains toi ?! »

La claque – gentillette – part directement dans l’arrière du crâne de William, complètement débraillé et surtout très arraché, qui vient de lancer ça à Charleen et Ethan … en plein baiser maladroit mais passionné j’ai bien l’impression … Et évidemment, quand on parle de coup de mains, on a le droit à regard lubrique. A noter que la nuit défile et que je suis tout aussi arrachée que … tout le monde, en fait.

« Arrête de me faire de faux espoir, tu m’as déjà suffisamment répété que t’arriverais pas à me donner une tour de pise digne de ce nom parce que j’ai des boobs alors cesse je te prie ! »

Vile personne. A qui je fais un câlin parce que l’alcool me rend bisounours et j’arrête pas de dire à tout le monde que je les aime – sauf si je ne les aime pas, évidemment. Ça je peux le dire aussi mais en fait, ici, c’est le cas de personne. Au pire je ne les connais pas donc je ne dis rien.

« Je t’aime Boulette. J’me marierai aussi avec toi un jour. »

Parce que là, c’est Kezabel que je prends dans mes bras et on se met à tourner sur nous-même comme deux gogolles avant de finir par terre, mortes de rire.

#

Et au petit matin, ça pique un peu. J’ai passé une partie de la soirée avec Ethan, visiblement pas très habitué à boire le garçon. Aucun commentaire sur le bisou que j’ai vu, je me suis contenté de rester avec lui et l’aider à gérer sa cuite jusqu’à être certaine que ça allait. Je ne sais pas si Raf a pris le relais, à vrai dire je ne sais pas tellement où ils en sont dans leur lien fraternel tous les deux et je n’aborde pas le sujet.
Après m’être étirée comme un chat, avoir fait vaciller le hamac dans lequel sont enchevêtrés je ne sais trop quoi pour les faire râler, je viens voir Charleen qui m’a l’air bien pensive.  

« Alors, pas trop la gueule de bois ? »
« Si… J’ai l’impression que mes cheveux rentrent dans ma tête. »

Tu m’en diras tant. Je tiens encore sur mes jambes mais on s’est pris une sacré carafe il faut bien le dire et le mal de crane se pointe gentiment. Je crois qu’on va rentrer, prendre une douche et dormir pendant un petit paquet d’heure. J’ai même pas le courage de calculer le décalage horaire pour savoir quelle heure il est chez nous.

« On rentre bientôt ? »
« Je vais dire au-revoir à Kezabel et aux autres et on y va. »

Un gros poutou à ma Boulette, un petit câlin à Emily, un gros câlin à Mateo qui est encore debout lui aussi et continue de délirer avec les gars – tout le monde est 100% pas frais, c’est beau à voir. Un petit bisou à tout le monde, un câlinou à Lukas aussi, et quand je sors sur la terrasse dans l’optique de récupérer Charleen pour rentrer une silhouette qui s’éloigne seule vers la plage capte mon attention. J’hésite une seconde puis me lance finalement. Quand je le rejoins il a le regard rivé vers l’océan, je m’arrête à côté de lui et en fait autant.

« Je m’excuse de t’avoir hurlé dessus comme ça. Et de t’avoir frappé, aussi. Un peu. »

Parce que c’est de Derek qu’il s’agit et je me rends compte que je suis en paix avec … pleins de choses, finalement. Comme si notre altercation d’hier soir avait pu tourner une page. En attendant je suis sincère dans mes excuses mais j’ai autre chose à lui dire. Le ton est calme, détaché, pas agressif ni incriminant. Juste … neutre, factuel.

« Tu veux savoir pourquoi j’ai mal pris le fait que tu te sois pointé comme une fleur en supposant que j’avais envie d’écouter ce que t’avais à me dire, que j’étais à ta disposition ? »

Sûrement que non mais tu vas le savoir quand même. Y a pas réellement besoin de raison pour ça, c'est simplement quelque chose qui devrait être normal pour tout le monde mais il ne s'agit pas vraiment de ça ici.

« J’étais à deux doigts de tomber amoureuse de toi à l’époque. »

Faut pas croire, même si je n’en donne pas l’air ce genre de choses est toujours difficile à avouer.

« Et au-delà de ça, je pensais avoir un peu d’importance pour toi, que j’étais pas juste un exutoire magique ou sexuel, qu’on était au moins amis. Se rendre compte qu’en fait c’était pas du tout le cas c’est pas spécialement agréable. »

J’avais pas plus d’importance que les autres, juste quelque chose à lui apporter. Moi ou quelqu’un d’autre, ça n’aurait rien changé. Je n'aurais pas réagi avec autant de virulence sans ses faits, c'est ce que j'essaie de transmettre comme message et parce que j'ai simplement envie de vider mon sac je crois. Et cette fois je tourne la tête pour capter son regard s’il consent à me le donner.

« Je t’ai jamais reproché d’être parti sans dire au revoir, pas pour les raisons pour lesquelles tu l’as fait, mais ne me reproche pas de m’être éloigné de toi alors que j’ai juste mis un stop au sexe, uniquement pour me protéger et pas être un nom de plus sur une liste. T’avais juste à poser la question si tu voulais savoir pourquoi mais tu l’as jamais fait.  »

Haussement d’épaules, encore une fois ce sont juste des faits. Des choses que je réalise avec le recul.

« Et aussi désolée que je puisse l’être pour toi, t’as pas à me dire que j’y comprends rien parce que je n’ai jamais perdu personne. Surtout pas comme ça, surtout pas quand c’est hors contexte. »

On s’est mal compris, point. Tu m’as dit ce que t’avais à me dire, je viens d’en faire autant. Terminé. Je ne suis pas là pour discuter, peu importe ce qu’il en pense, ce qu’il souhaite.

« J’te souhaite une belle vie Derek. »

Un dernier regard, quelques pas, je m’arrête une seconde sans pour autant me retourner …

« Essaie de ne pas oublier que tout le monde n’est pas parti. »

… puis repars.

T’as un petit frère non ? Une grand-mère dont vous êtes proches. D’autres membres de la famille … Des amis, aussi, peut-être, si tu ne leur a pas tourné le dos à tous. En attendant je te dis adieux et de ça, tu en feras ce que tu voudras.

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MessageSujet: Re: I Want You In My Team [Riley]   Dim 24 Juin 2018 - 5:58

La conversation avec Jenkins avait été plus courte que prévu. Je n’avais rien vu venir. Je ne l’avais même pas fait exprès pour une fois. J’avais placé de bons espoirs en elle. Je l’avais considérée comme une alliée, mais les choses avaient rapidement tourné au vinaigre après quelques phrases seulement. Quelque chose n’était visiblement pas réglé de son côté et honnêtement, je n’avais pas voulu en apprendre davantage. Mon objectif principal était de venger Megan. Le reste m’importait peu.

J’étais directement remonté à ma chambre après notre échange enflammé, ignorant royalement Harris qui me tendait une bouteille de rhum brun. Mon cœur et mon esprit n’étaient plus à la fête et si j’avais été l’initiateur de ce party, ils auraient tous foutu le camp de force. Mais je n’en fis rien. Je montai simplement les marches à grandes enjambées, la tête remplie de frustrations et de déceptions. Je claquai la porte de toutes mes forces avant de m’affaler la tête la première sur mon lit. D’un geste machinal, j’ouvris le premier tiroir de ma table de chevet afin d’aller y récolter la seule photographie de Megan que j’avais conservé. Dans l’obscurité, j’avais regardé la photo s’animer sous mes yeux tout lui affirmant que je ne la laisserais jamais tomber. Que je sois seul ou pas, ça n’importait pas : elle serait vengée coûte que coûte.

L’alcool avait fini par m’assommer en dépit de la fête qui continuait de battre son plein au rez-de-chaussée. Je m’endormis sur le dos, la photographie de moi et de Megan entre les doigts. Je m’éveillai quelques heures plus tard, lorsque les rayons du soleil commencèrent à venir chatouiller mon visage. J’avais totalement oublié de fermer les volets de la veille et ma chambre baignait désormais dans la lumière du jour. Je rangeai la photographie à sa place avant de sortir de ma chambre. La maison était dans le silence le plus complet. Je descendis quelques marches et je vis rapidement quelques corps endormis un peu partout dans le salon. Personne ne semblait avoir quitté la maison et je décidai de prendre la poudre d’escampette. Je ne fis aucun bruit lorsque je sortis de la demeure familiale afin de rejoindre la plage. Je n’avais toujours pas envie de voir les autres et je comptais bien rester à l’extérieur jusqu’à temps que la maison de vide au complet.

Perdu dans mes pensées, je n’eus même pas connaissance de sa présence à mes côtés. Ce n’est que lorsque sa voix familière s’échappa d’entre ses lèvres que je réalisai que Jenkins était proche de moi. Je lui jetai un bref coup d’œil avant de reporter mon regard sur les vagues calmes.

« Je m’excuse de t’avoir hurlé dessus comme ça. Et de t’avoir frappé, aussi. Un peu. »

Je n’eus aucune réaction même si j’eus envie d’hausser les épaules. Ses excuses ne me faisaient ni chaud ni froid. Elle n’en aurait pas présenté que ça n’aurait rien changé. Le fait était que je ne pouvais pas compter sur elle comme je l’avais espéré et ça faisait mal. Plus ça allait et plus je m’apercevais que j’étais plus seul que jamais. Ça ne me ressemblait pas.

« Tu veux savoir pourquoi j’ai mal pris le fait que tu te sois pointé comme une fleur en supposant que j’avais envie d’écouter ce que t’avais à me dire, que j’étais à ta disposition ? »

Non ?

« J’étais à deux doigts de tomber amoureuse de toi à l’époque. »

Cette fois-ci, je ne pu m’empêcher de la regarder elle. Ma bouche s’était entrecouverte d’elle-même face à la surprise et mes sourcils s’étaient froncés d’incompréhension. Une partie de moi avait envie de croire qu’elle mentait, mais je savais qu’elle disait la vérité. Je ne savais pas quoi faire de cette nouvelle information. C’était trop tard maintenant. Nous n’étions plus dans cette salle à pratiquer mutuellement nos techniques de combat. Elle n’était plus une Serpentard. Je n’étais plus chez les Supérieurs. Tant de choses avaient changé.

« Et au-delà de ça, je pensais avoir un peu d’importance pour toi, que j’étais pas juste un exutoire magique ou sexuel, qu’on était au moins amis. Se rendre compte qu’en fait c’était pas du tout le cas c’est pas spécialement agréable. »

Et là je me sens comme un véritable crétin. L’avoir su avant j’aurais certainement fait les choses autrement. J’aurais sans aucun doute fini par éprouver des sentiments à son égard aussi. De mon point de vue, Jenkins était la fille parfaite pour moi. Tout ça, c’était trop loin. Nous étions amis dans ma tête. C’était la raison même pour laquelle j’avais été la voir. C’était trop tard maintenant.

Son regard se posa dans le mien et je tâchai de retrouver une expression de marbre même si à l’intérieur je me sentais perdu. Perdu et détruit. Et terriblement seul.

« Je t’ai jamais reproché d’être parti sans dire au revoir, pas pour les raisons pour lesquelles tu l’as fait, mais ne me reproche pas de m’être éloigné de toi alors que j’ai juste mis un stop au sexe, uniquement pour me protéger et pas être un nom de plus sur une liste. T’avais juste à poser la question si tu voulais savoir pourquoi mais tu l’as jamais fait. »

J’eus envie de me justifier, mais à quoi bon ? Pour lui expliquer que je ne l’avais jamais mise sur mon « tableau de chasse » ? Lui dire que je l’avais toujours considérée comme étant différente des autres ? Ça ne servait à rien.

« Et aussi désolée que je puisse l’être pour toi, t’as pas à me dire que j’y comprends rien parce que je n’ai jamais perdu personne. Surtout pas comme ça, surtout pas quand c’est hors contexte. »

Je tournai la tête de nouveau vers l’océan tandis que le couteau remuait dans la plaie béante qui s’était créée la veille lors de notre conversation. Tout ça n’avait été qu’un malentendu. Rien de plus.

« J’te souhaite une belle vie Derek. »
- Tout pareil Jenkins.

Ma voix était éreintée, rocailleuse. Je n’avais qu’une seule envie et c’est qu’elle parte. Elle et tous les autres. Je l’a senti s’éloigner puis je l’a vis s’arrêter du coin de l’œil.

« Essaie de ne pas oublier que tout le monde n’est pas parti. »

Je lui accordai un dernier regard avant qu’elle ne poursuive sa route. Elle faisait sans aucun doute référence à Enzo et grand-mère. Le hic c’était que mon frère avait une vie bien à lui, complètement différente de la mienne avec des plans tout aussi différents. Quant à ma grand-mère, elle était trop âgée et trop inquiète pour que je commence à lui raconter mes soucis et mes envies de vengeance.

Tout le monde n’était pas parti, mais il n’en restait pas moins que je restais seul.
Seul sur mon trône.
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