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 Welcome - Aiyana

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MessageSujet: Welcome - Aiyana   Lun 12 Fév 2018 - 14:28

Welcome
EXORDIUM.
Elle profite du presque silence de cet endroit qu’elle considère comme étant son sanctuaire. Ce lieu où elle se recueille et joui d’une liberté que personne ne pourra lui arracher. Maggie occupe cette clairière depuis presque huit ans maintenant, venant s’y perdre au moins une petite heure par jours, lorsque son père s’absente pour elle en sait quoi. La jeune femme a mis du cœur à l’ouvrage, pour « aménager » ce petit coin de paradis. Sortilège et piège en tout genre l’entoure afin d’être certaine que personne ne viendrait le profaner ou même y découvrir ce qui ne les regarde pas.
Howard n’est pas stupide, préfère toujours avoir une longueur d’avance, privilégier la prudence à la précipitation. Et c’est clairement pour cette raison que tout est finement calculé. Elle a déjà entendu des histoires concernant des hommes – parfois des femmes – qui prenne un plaisir animal à tuer comme des… porcs. A foncer tête baisser, à répondre à leur besoin primaire que de voir le sang chaud coulé, de le voir éclaboussé les murs ou leur propre corps.
Mais Maggie n’est pas ce genre d’animal. Elle n’en est pas un tout court. Non, la jeune femme est bien plus raffinée, patiente et intelligente que ces primates laissant leurs traces partout où ils passent. Howard aime prendre son temps et même lorsque l’impatience et ces satanés fourmis viennent frapper à la porte de sa folie, elle se maitrise, se contient. Là réside tout son plaisir. Prendre le temps de toute organiser et de fantasmer les choses jusqu’à arriver au paroxysme de son plaisir : le passage à l’acte.

Et ce soir, elle se doit bien de l’admettre, le bout de ses doigts la démange, son esprit est en ébullition et pour cause. Beaucoup de changement, beaucoup de nouveaux éléments à prendre en compte, à ne pas délaisser.
La première : Riley.
Ou plutôt, sa sœur, Charleen. Ce petit bout de pureté qui semble aujourd’hui occuper une place bien trop importante dans la vie de Jenkins. Et ça, Maggie apprécie moyennement que cette petite tête blonde ne se soit immiscée dans leur retrouvaille à peine entamée. Alors, il faudra s’en charger. A un moment ou à un autre.
Le deuxième : Derek.
Cet abruti lui à ouvert une large fenêtre de possibilité, un champ des possibles incroyablement vaste qui lui permettra plus tard d’atteindre son objectif. Celui qui dort bien sagement depuis cette nuit d’été où tout à réellement commencée.

- Sssh. Tiens toi tranquille.

Ses doigts fins et parfaitement manucurés caresse en douceur le pelage du jeune chat qu’elle tient entre ses bras.
C’est incroyable à quel point ses saloperies peuvent aujourd’hui trainer absolument partout dans n’importe quel quartier. Agiter un sortilège parfumé au thon et ils sont une dizaine à rappliquer, affamer.
Ça n’est pas de gaieté de cœur qu’elle se trouve ici – quoi que … -, plantée au cœur de cette clairière. Mais les fourmis se font trop présentes et surtout trop pressente dans sa tête, elle les sent trop régulièrement cliquetés sous sa blondeur et Maggie sait pertinemment ce que cela signifie.
L’impatience. Le besoin. Vitale.
Mais encore une fois, parce qu’elle n’est pas l’un de ces saloperies de primates écervelés, elle ne se précipitera pas. Elle n’est pas encore prête et quand bien même l’envie palpite au creux de ses reins et de sa tête, elle ne laissera pas cette dernière lui dictée ses actes. Et pour taire ce sentiment qu’elle juge parfois un peu trop vicieux, elle se contentera d’un être plus petit et plus inoffensif mais qui suffira à apaiser ce besoin trop imposant.

/!\ âme sensible, s'abstenir. :
 

Maggie lâche un soupire de soulagement, de bien être, suivit d’un plus large sourire. Ça ne suffira pas à faire taire ce besoin brusque et vitale mais ça sera amplement suffisant pour calmer ses envies, pour les apaiser durant quelques semaines. Et au pire des cas, elle se contentera d’un nouvel animal d’ici là.
Et la suite est une sorte de rituel. Retourner un petit coin de terre, y enterrer le corps, l’ensevelir avant de cleaner le tout d’un coup de baguette. Du sol à ses vêtements, sans oublier ses mains qu’elle nettoie de toutes tâches de sang. Et ce n’est que lorsqu’elle se sent enfin sereine qu’elle laisse derrière elle cette clairière aux allures de cimetière où réside chacune de ses victimes. De la première à la dernière en date et Maggie se souvient de chacune d’elles. Sans exceptions.

¥

L’heure tourne et tout doit être prêt, propre, ordonné. Et cette fois, ça n’est pas son père qui lui met cette pression sur ses épaules mais sa mère qui n’est qu’excitation à l’idée de recevoir une invitée pour plusieurs mois. Même Maggie est en joie, le cœur désormais apaisé, presque prise d’allégresse. Et le sang n’est pas le seul responsable de cet état de joie.
Aiyana, sa cousine, vient élire domicile ici, dans ce manoir, pour quelques semaines. Voir pour les vacances d’été.
Si la famille Hopkins a longtemps été la honte de la famille – Grand-mère Howard ayant décidé de s’accoupler avec un sang-mêlé -, il semblerait que Aiyana soit toute disposée à rehausser le rang familial et à en redorer le blason. Et c’est cette unique raison qui lui donne le droit aujourd’hui de pouvoir mettre un pied dans le manoir des Howard. Bartholomey préfèrerait crever que d’accorder quelconque intérêt à un sang-impur pour peu que ce dernier soit en plus heureux de l’être. Mais Aiyana se démarque du lot, semble vouloir rattraper les erreurs de sa famille.
Pour Maggie, c’est un bonheur supplémentaire que de voir sa cousine venir vivre ici. Les deux jeunes femmes ont toujours été proches, un lien et une affection particulière qui les unit, presque aussi solide qu’une fraternité.

- Samuel n’est pas autorisé à descendre, mère ?
- Certainement pas.
- Aiyana le connait. Il sera ravi d…
- Jeune fille, je n’ai pas le souvenir de t’avoir donné autorisation de pouvoir ne serait-ce que donner ton avis.
- Milles excuses mère.
- Et par merlin, arrange-moi le col de ta robe !

La jeune femme s’exécute sans rien dire.
Tout vient à point à qui sait attendre, parait-il…

Le claquement sonore et caractéristique d’un transplanage se manifeste un peu plus loin derrière la porte et l’elfe de maison ne tarde pas à ouvrir la porte sous ordre de Mère Howard qui accueille sa petite nièce, sourire parfaitement lisse sur le visage.

- Ma chère Aiyana ! Bienvenue chez les Howard.

Elle se permet même une étreinte – chose qu’elle n’a jamais accordée à Maggie et encore moins à Samuel – avant de l’inviter à pénétrer dans le manoir où c’est autour de Maggie de l’accueillir d’un large sourire non feint et parfaitement sincère.

- Je suis si contente de te revoir.

Une énième étreinte, plus brève mais plus affectueuse qu’elle ne pourrait l’être avec n’importe qui.
Suzanne reprend les choses en main, discute quelques minutes avec Aiyana pour lui dire à quel point elle est heureuse de pouvoir l’accueillir dans l’une des demeures les plus côtés de leur milieu et prenant également des nouvelles de ses parents même si, pour cette dernière politesse, il était évident que Suzanne le faisait uniquement par manières et non par envie d’en savoir la réelle teneur.

- Maggie, va donc montrer à ta cousine où se trouvent ses quartiers et n’oublie pas de lui indiquer toutes pièces où elle pourra accéder.

Sous-entendu : surtout bien lui interdire toutes celles où elle a formellement interdiction d’y foutre les pieds.
La jeune Howard acquiesce et se déleste ainsi de la présence étouffante de sa mère qu’elle méprise un peu plus chaque jours. Maggie invite sa cousine à la suivre, empruntant le grand escalier du Hall qui les mèneront vers la partie du manoir où vit Maggie et où se trouvera les quartiers d’Ayiana.

- Alors dis-moi tout, comment vas-tu ? Tes parents n’ont pas été trop affecté par ton départ ?  
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MessageSujet: Re: Welcome - Aiyana   Mar 13 Fév 2018 - 10:24

Aiyana n’aimait pas ça. Voir de la tristesse sur le visage de son père. Cela ne la ferait pas revenir sur sa décision, cela ne la ferait pas changer d’avis et ce n’était même pas ce qu’il cherchait à faire, elle le savait bien. Pourtant, elle l’avait vu cette lueur dans son regard, elle avait bien remarqué que les muscles de son visage s’étaient légèrement affaissés et que quelque chose était éteint soudainement. Alors elle lui avait déposé un baiser sur la joue et elle s’était faufilée dans sa chambre, lui laissant le temps de reprendre ses esprits, se laissant le temps à elle de prendre une grande inspiration. Son père tenait à elle plus qu’à tout. Aiyana se souvenait qu’à chaque rentrée, il était triste à l’idée de la voir partir. Quand elle lui avait appris qu’elle poursuivrait sa scolarité à Poudlard, loin des Etats-Unis, il avait ressenti un pincement au cœur mais s’était raccroché à l’idée de la voir pendant les vacances. Et là, elle venait de lui annoncer qu’elle allait passer le reste de ses vacances loin de lui, en Angleterre chez la famille de sa cousine. Il était triste et déçu de ne plus voir sa fille tous les jours et pourtant, il n’avait rien dit d’autre que « d’accord ». Il savait bien qu’Aiyana avait pris sa décision, qu’elle était adulte et qu’il n’avait plus le pouvoir de s’y opposer. Mais il aurait aimé la garder un peu plus longtemps auprès de lui. Aiyana le savait et elle y pensait alors qu’elle faisait son sac, usant de la magie pour lui permettre de contenir bien plus de choses que ce qui n’y paraissait. Elle n’avait pas le choix. Elle ne pouvait pas mener à bien sa mission et rester ici. Elle avait fait un choix.

Alors qu’elle prenait la route du manoir d’Howard, Aiyana ne put s’empêcher de ressentir une pointe d’appréhension. Elle et ses parents n’avaient pas souvent été les bienvenus de ce côté-là de la famille. Si avec Maggie ses rapports avaient toujours été très bons et si les deux cousines étaient proches depuis leur plus jeune âge, avec le reste de la famille, c’était plus compliqué. La famille d’Aiyana était impure. Une personne avait décidé de jouer les originales, de trahir son sang et de créer le boxon dans la filiation. Pendant des années, Aiyana n’avait pas prêté attention à ce détail, se contentant de vouloir prouver à tous que cela ne l’empêchait nullement d’être une excellente sorcière. Pour autant, ses émotions à ce sujet avaient changé. Aiyana voulait désormais trouver sa place dans ce cercle restreint, aider ceux qui luttaient au quotidien pour que la magie cesse d’être saccagée, souillée par le sang des moldus. Elle ne pouvait pas revenir sur les erreurs de sa famille, elle ne pouvait pas effacer ce qui avait été fait mais elle comptait bien leur prouver qu’elle avait les épaules pour redresser sa famille. Les Howard avaient accepté qu’elle loge chez eux, ils devaient donc être convaincus par ses intentions mais cela ne l’empêchait pas d’appréhender un peu. Elle allait devoir être irréprochable mais ça, c’était dans ses cordes.

Aiyana avait transplané pour arriver juste devant la porte du manoir. Il ne lui faut attendre que quelques secondes avant de voir un elfe de maison lui ouvrir la porte. La jeune femme lui adressa alors un signe de tête en guise de remerciement et de salutation puis passa le pas de la porte. Elle fut alors immédiatement accueillie par sa tante. Cette dernière la serra dans ses bras, avec ce sourire toujours si… Parfait sur le visage.

« Merci de m’accueillir ma tante, je suis ravie d’être ici. »

Aiyana adressa alors un sourire tout aussi maîtrisé à sa tante. Avant de venir, elle avait pris soin de s’habiller de manière distinguée, une jupe, un chemisier, les cheveux parfaitement attachés. Elle savait qu’ici, le moindre détail comptait et qu’elle n’avait pas le droit à l’erreur. Mais rapidement, son regard fut attiré par une autre silhouette, celle de Maggie. Le sourire d’Aiyana se fit alors plus franc et sincère. Les deux cousines s’adonnèrent alors à une étreinte à leur tour.

« Moi aussi, Maggie. »

Et c’était plus que sincère cette fois. Aiyana se tourna ensuite vers sa tante, échangeant avec elle les banalités habituelles mais essentielles. Lorsqu’elle la questionna sur ses parents, la jeune femme répondit rapidement, sachant bien que le sujet n’intéressait pas plus que ça. D’autant qu’elle se doutait que l’excentricité de sa mère n’arrangeait rien à son cas. Une fois les phrases obligatoires dites, sa tante désigna Maggie comme guide, l’incitant à faire la visite à Aiyana. Cette dernière remercia encore chaleureusement sa tante pour son accueil et suivit ensuite sa cousine. Alors qu’elles se retrouvaient toutes les deux, l’atmosphère commençait à se détendre.

« Avec ma mère, on a l’habitude de ne se voir que rarement alors ce n’était pas compliqué. Mon père par contre était plus attristé. »

Une légère ombre passa sur le visage d’Aiyana avant qu’elle n’hausse les épaules et adresse un sourire à sa cousine.

« Il aimerait sans doute que je n’ai jamais grandi. »

C’était même certain. Aiyana connaissait son père par cœur et l’aimait énormément. Mais elle avait désormais une vie à mener d’elle-même, des projets, des objectifs. Il le savait, sa fille était plus ambitieuse et déterminée que qui que ce soit et il en faudrait beaucoup pour la freiner, pour l’empêcher de se donner corps et âme à ses objectifs.

« Et toi, comment vas-tu ? »

Derrière cette question d’apparence très simple, il y avait en fait beaucoup d’autres questions. Aiyana était attristé par le fait que sa famille ait souillé le sang des sorciers, ait fait les mauvais choix mais elle savait aussi que du côté de sa cousine, tout n’était pas parfait. Ce manoir était impressionnant, incroyable mais il recelait des aspects bien plus mornes.

« Avec Hyppolyte ? »

Le sujet était délicat et autant dire qu’Aiyana n’avait pas su cacher sa révolte lorsqu’elle avait appris que sa cousine avait été la victime d’un mariage arrangé. Cela la révoltait que ce genre de pratiques existe encore, elle qui se voyait en tant que femme indépendante et était révulsée à l’idée d’être réduite à la fonction d’objet de désir pour la gente masculine.
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MessageSujet: Re: Welcome - Aiyana   Jeu 8 Mar 2018 - 2:09

Welcome
EXORDIUM.
Le comportement des deux jeunes femmes se modifie pour quelque chose de plus simple, de presque plus naturel. Même pour Maggie qui se charge de porter de multiples masques pour convenir à peu près tout le monde dans cette maison, se sentirait presque elle-même en compagnie de cette cousine qu’elle affectionne particulièrement. Aiyana est l’une des rares personnes à lui éveiller un sentiment positif, une attache presque étrange pour Maggie qui, pourtant, ne ressent rien, ne comprend pas ces amours éprouvés pour les autres, pour le monde ou pour tout autre chose.
Mais Howard ne s’en formalise pas, préférant se concentrer sur la discussion naissante des deux jeunes femmes qui se retrouvent après de long mois d’absence et de séparation.

- Avec ma mère, on a l’habitude de ne se voir que rarement alors ce n’était pas compliqué. Mon père par contre était plus attristé. Il aimerait sans doute que je n’ai jamais grandi.

L’ombre qui passe sur le visage d’Aiyana n’échappe pas à Maggie qui sait à quel point ils pouvaient être proches. Maggie n’a pas d’affection particulière pour cet oncle. Elle ne le déteste pas, ni ne l’apprécie mais ce qu’elle sait, en revanche, c’est qu’elle n’aime pas voir cette tristesse, aussi fugace soit-elle, peindre le magnifique visage de sa cousine.
Howard ne pouvait clairement pas saisir le lien qui unissait ce parent et son enfant, n’ayant jamais connu l’ombre d’un quelconque amour venant ne serait-ce que de son père ou de sa mère.
Maggie pose une main tendre et réconfortante sur son épaule, sourire désoler aux lèvres.

- Ne t’en fais pas, tu pourras lui écrire autant que tu veux et si jamais tu veux aller lui rendre visite, nous pourrons arranger ça.

Si Aiyana est accepté au sein de la famille, ça n’est pas le cas de toute la famille Hopkins. Cette histoire de sang mélangé pèse fortement sur leur héritage mais aussi sur la crédibilité de leur génération. Et si sa cousine ne manifestait pas son envie farouche de vouloir rétablir la pureté de leur sang dans la famille, jamais elle n’aurait pu mettre un pied au manoir. Maggie sait à quel point son père est d’une intransigeance qu’elle soupçonne parfois meurtrière à ce sujet.

- Et toi, comment vas-tu ? Avec Hyppolyte ?

Maggie s’y attendait et sait qu’elle pouvait difficilement y couper en vu de la réaction de sa cousine lorsqu’elle lui a annoncé que ce que ses parents lui ont promis à l’âge de douze allait se concrétiser dès lorsqu’elle en aurait 18. Aiyana n’a pas tardé à manifester une rage et une colère quasi explosive. Jamais devant les parents, pour éviter de causer du tord mais elle ne s’est pas retenue lorsque les deux jeunes femmes se sont retrouvées seules pour en discuter.
Howard n’a pas tellement cherché à se débattre et encore moins à défendre qui que ce soit… puisque quand bien même elle se serait rebellée, refuser ce mariage arrangé était signer l’arrêt de mort de Sam. Et elle préfère subir les assauts nocturnes de son cousin aux premiers degrés que de savoir leur père aller maltraiter son propre enfant dans l’unique but de faire ployer Maggie…

- Ca va, ne t’en fais pas. Il n’est pas si… elle hésite une seconde. Disons que j’aurai pu avoir pire comme mari.

La jeune femme se mord la lèvre inférieure.

- Et je ne devrais même pas te dire ça. Encore moins parler de lui ainsi.

Mais les secrets n’existent pas entre les deux cousines. Ou presque. De toute façon, Maggie est lucide et sait à quel point sa cousine est bien plus futée et intelligente qu’on ne pourrait le penser. Quant bien même elle lui tisserait un savant mensonge qu’Aiyana en trouverait les rouages très rapidement. Alors à quoi bon perdre du temps dans des mensonges inutiles ?

- Je n’ai pas tellement à me plaindre. Il me traite bien.

Faux. Mais inutile de donner les détails de quelques passages de leur vie un tant soit peu chaotique. En soit, Maggie est consciente qu’elle aurait pu tolérer des maris bien plus … imposants et violents. Tandis qu’Hyppolite lui foutait la paix tant qu’elle se montrait soumise pour les quelques besoins. D’autant plus que Maggie lui permettait de pouvoir s’afficher aux yeux de tous avec une femme aussi jolie que poli, parfaite sous tout rapport. Une fierté qui n’a aucun prix pour la vanité de ce crétin.
Les deux jeunes femmes traversent un long couloir parsemé de tableaux de la famille Howard, majoritairement masculin, aux regards impérieux. Maggie pousse une lourde porte qui mène à un nouveau couloir toujours orné de peinture voir de sculpture choisit par les soins de son mari.

- C’est l’aile que nous occupons avec Hyppolyte. Arriver au bout du couloir, la jeune femme pousse une porte de cette chambre que les elfes ont déjà préparé depuis la veille sous l’inspection minutieuse de Suzanne. Et voilà ta chambre. Normalement rien ne devrait manquer mais si c’est le cas, n’hésite pas à m’en faire part et j’arrangerais ça.

Ou plutôt leurs petites esclaves le feront à sa place.

- Est-ce que tu veux que je te fasse faire le tour tout de suite ou tu préfères t’installer confortablement avant ?


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MessageSujet: Re: Welcome - Aiyana   Ven 9 Mar 2018 - 9:46

Aiyana remercia sa cousine, affichant un sourire sincèrement reconnaissant en lui expliquant que si elle ressentait le besoin de communiquer avec son père, ils pourraient s’arranger. La jeune femme savait bien que malgré tout l’amour qu’elle avait pour son vieil homme, celui-ci n’était pas accepté de ce côté de sa famille. Et qu’il ne le serait jamais. Son père n’était pas comme lui, la question du mélange des sangs dans le monde magique, ça lui passait totalement au-dessus de la tête. Elle n’aimait pas penser à lui mais il était un poids pour elle, pour sa quête, pour ses nouvelles ambitions. Mais elle ferait avec. Aiyana ne couperait pas les ponts mais ferait les sacrifices nécessaires. Mais cela ne changerait pas l’affection et la douceur qu’elle avait pour lui.

Changeant de sujet rapidement, Aiyana s’était finalement intéressée à Maggie. Elle savait que la jeune femme n’avait pas une vie évidente et qu’il se cachait bien des choses derrière les murs imposants de cette bâtisse. Aiyana ne pouvait s’empêcher de trouver les statues et peintures perturbantes. Angoissantes presque. Elle aimait la tradition certes mais le côté manoir vieillot ce n’était pas son truc. Bien évidemment, elle n’irait jamais dire cela à son oncle. Bref, recentrons-nous sur Maggie. Cette dernière lui expliqua alors que son mari n’était pas si terrible que ça. Aiyana ne put s’empêcher d’arquer un sourcil. Elle ne croyait pas un mot de ce que lui disait sa cousine. Mais elle n’insisterait pas forcément tout de suite. Simplement, il était certain que si elle voyait Hyppolyte avoir un comportement déplacé avec elle, elle aurait bien du mal à se retenir.

« Personnellement, rien ne m’empêche de dire que tu aurais pu avoir mieux, ou ne pas en avoir du tout. »

Aiyana adressa alors un sourire complice à Maggie avant de reprendre son avancée dans les couloirs, la tête haute, l’air fier. Elle assumait clairement ce genre de pensées et savait que dans le mouvement qu’elle voulait rejoindre, toutes les femmes n’étaient pas réduites au Moyen-âge. La pureté du sang magique n’était pas nécessairement associée qu’aux réactionnaires et ça, elle allait bien le montrer. Personne ne ferait d’elle une épouse contrainte et sage. Jamais. Les deux jeunes femmes s’engagèrent alors dans un couloir et Maggie lui expliqua qu’il s’agissait de l’aile qu’elle occupait avec son mari. Sympa. Elle ouvrit finalement une porte, tout au fond, lui révélant une chambre spacieuse et confortable. Aiyana entra dedans et alla poser soigneusement son sac sur un fauteuil.

« Étrangement, je suis certaine qu’il y aura tout ce qu’il faut. »

Aiyana n’était pas dupe sur le fonctionnement de cette maison. Et elle savait aussi que sa tante ne laisserait rien au hasard. Une hôte et une hôte et mal l’accueillir serait une honte. Amusant du point de vue de la demoiselle qui pourtant, une fois de plus, se retiendrait bien du moindre commentaire. Elle se tourna alors vers Maggie qui lui demandait ce qu’elle voulait faire désormais. Un nouveau sourire se dessina sur le visage de la jeune femme.

« L’idée de faire le tour de la propriété avec toi me va parfaitement ! »

Vérifiant que son sac était correctement posé et ne semble pas négligé, Aiyana n’oubliait tout de même pas ses bonnes manières et son sens du respect, la jeune femme lança un dernier regard dans la pièce avant de ressortir et de fermer la porte derrière Maggie et elle. Elle laissa alors son regard se poser sur le couloir qui les entourait. Elle se demandait comment elle aurait été si elle avait grandi dans cette partie de la famille. Si elle aussi avait dû passer toute son existence dans la même bâtisse, coincée sous des faux airs de liberté. Sans doute ressemblerait-elle à sa cousine. Difficile à dire.

« A l’occasion, nous pourrons peut-être faire un tour dehors ? Ça fait longtemps que je n’ai pas flâné au Royaume-Unis. »

Aiyana afficha alors un sourire amusé. Elle l’étasunienne avec son accent prononcé. Elle avait fait quelques aller-retours ces derniers temps mais ça, elle ne pouvait pas trop en parler et surtout, ce n’était pas dans l’optique du faire du tourisme. Non pas vraiment.

« Je sais que le monde magique est tendu aux Etats-Unis depuis la chute de Salem. Ici aussi ? »

Discuter mine de rien, s’intéresser, s’immerger, essayer de paraître normale.
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MessageSujet: Re: Welcome - Aiyana   Lun 16 Avr 2018 - 16:36

Welcome
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Maggie aurait préféré n’avoir rien d’autre dans sa vie que Samuel et Aiyana. Si tout ne tenait qu’à elle, ses parents auraient rejoint le monde des morts suivit de très près par Hyppolite. Mais les choses ne sont pas aussi simple et ça, la jeune femme l’a rapidement compris. Même si cette dernière s’y prendrait certainement avec intelligence, elle s’exposerait à trop de risques et la dernière chose qu’elle souhaite, c’est de se retrouver à Azkaban ou St Mangouste parce que nous la jugeront folle ou mentalement dérangée alors qu’au contraire, Maggie est bien plus intelligente que toute sa famille réunit. Mais commettre cette précipitation serait risqué de laisser son petit frère seul et ça, il en était hors de question.

-  L’idée de faire le tour de la propriété avec toi me va parfaitement !
- Bien.

Maggie l’attend patiemment, la regarde évoluer dans cet espace qui semble être fait pour elle. Aiyana a toujours eu un pouvoir attractif sur Howard. Rien qui ne dépasse de l’amour fraternel qu’elle pourrait ressentir pour elle – il semble que c’est ainsi que le nomme ce genre de sentiment -, Aiyana est taillée dans cette sorte de perfection qui la fascine. Entre la rébellion et le dévouement elle sait attiser la curiosité de la blonde qui aime à la regarder bouger, à la regarder vivre. Elle et Samuel sont les deux seuls être humains à lui procurer quelque chose de positif, une vague de chaleur qu’elle a, après de nombreuses observations, qualifié « d’amour ». Quelque qui n’est pas feint, très différent de ce que l’on pourrait observer au quotidien mais présent.
La porte fermée, elles empruntent l’escalier menant vers le rez de chaussée.

- A l’occasion, nous pourrons peut-être faire un tour dehors ? Ça fait longtemps que je n’ai pas flâné au Royaume-Unis.

Flâner dans les rues de Londres ? Franchir les murs magiques de cette forteresse ?
L’idée lui était presque aussi dérangeante qu’excitante. A rester 7j/7 enfermée à l’intérieur de ce manoir pourrait presque rendre le reste du monde effrayant, non attrayant. Et ça aurait pu être le cas si Maggie ne s’autorisait pas elle-même quelques entorses au règlement durement écrit par son père pour aller assouvir ces fourmis qui se font parfois bien trop imposante.
Mais aller voir autre chose que les murs de sa demeure « officiellement », auprès de sa cousine lui est totalement inhabituel. Les seules sorties autorisées sont celles où elle est accompagnée. Dans le cas contraire, il faut qu’elle use de ruse, de stratagème pour se libérer des chaines parentales parfois solidement ancrées.

- Oui, nous pourrons certainement arrangé ça même si Père est exigeant concernant mes sorties à l’extérieur du manoir.


Elle laisse entrevoir la vérité qu’elles connaissent toutes les deux mais qu’elles ne prononcent pas. Aiyana sait, Aiyana est consciente mais ne dit rien. Et c’est en ça que Maggie l’en aime que plus. Elle ne la trahira pas, elle le sait. Lui voue presque une confiance aveugle. Chose étonnante pour une sorcière comme elle.

- Mais ta venue pourrait peut-être le rendre un peu plus laxiste à ce sujet.


Si l’excuse de lui faire visiter, de lui servir de guider et de garder un œil sur elle est servie sur un plateau, peut-être que Maggie pourrait entrevoir la possibilité de franchir les barrières de la demeure bien plus souvent qu’elle ne l’a déjà fait.

- Je sais que le monde magique est tendu aux Etats-Unis depuis la chute de Salem. Ici aussi ?

Les deux jeunes femmes finissent de descendre l’escalier et sans que Maggie n’ait à esquisser le moindre geste, l’immense porte d’entrée s’ouvre à leur venue.

- De ce que j’en lis sur la Gazette du Sorcier, j’ai l’impression que c’est comme une marmite sur le point d’exploser au visage de tous.

Femme enfermée, femme contrainte mais pour autant stupide comme pourrait en croire certains. Au contraire, si les longues heures « d’emprisonnement » ne lui permettent peut-être pas de voir l’extérieur, elles lui offrent au moins la possibilité de se perfectionner en magie et de se tenir informé de tout ce qu’il se passe autour. Curiosité maladive du monde qui l’entoure, de celui qu’elle finira un jour par toucher du bout de ses doigts meurtriers.

- L’ensemble du pouvoir affiche un visage serein, de tranquillité, mais au niveau de la population, la tension est palpable. Je pense que tout le monde attend silencieusement le jour où les choses tourneront mal.

Le soleil effleure sa peau laiteuse et Maggie prend conscience qu’elle doit sembler bien malade, bien pâle aux côtés de sa cousine au teint plus hâlé, brune comme l’ébène.

- Comment s’est passé la transition entre Salem et Poudlard ? L’intégration, l’adaptation. Maggie marque un court silence alors qu’elles entament une marche vers les jardins. J’aurai aimé pouvoir y être avec toi, au moins comme un visage qui ne t’étais pas inconnu.
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MessageSujet: Re: Welcome - Aiyana   Mar 17 Avr 2018 - 11:06

C’était sans doute ce qui avait toujours marqué Aiyana chez cette partie de sa famille. Cette impression de vivre en permanence sur des apparences. Que tout n’était au final qu’un équilibre précaire, une machine faite pour donner de belles illusions. Mais qu’un problème dans les rouages pouvait un jour tout faire exploser. Aiyana savait que Maggie pouvait être ce rouage. Elle était différente des autres, elle l’avait toujours senti jusqu’à en avoir la preuve. Et pourtant, ce jour-là, elle avait mis de côté son objectivité naturelle. Elle l’avait refusée pour l’enfermer dans une petite partie de son être. Pour Maggie. Parce qu’elle était sa cousine, parce qu’elle était l’une des rares personnes dans cette famille avec qui elle se sentait comprise. Parce qu’entre elles il y avait une sincère affection. Parce que malgré tout, elle ne doutait pas de la sincérité de Maggie envers elle. Alors oui, elle avait fermé les yeux. Quand au reste de la famille ? Son père ? Il faisait régner ici une ambiance malsaine, il enfermait sa fille croyant que la solution était là. Foutaises. Aiyana le savait aussi bien que lui. Et même si Aiyana avait conscience du danger que pouvait représenter Maggie pour les autres et elle-même, elle refusait de penser que cela justifiait qu’on la prive de liberté. Elle n’était pas un monstre. Elle avait juste besoin… D’aide ?

« Je l’espère sincèrement. J’aurais bien moins de plaisir à me promener seule. »

Aiyana sourit alors doucement à Maggie. Elle savait que les négociations avec son oncle seraient compliquées et qu’elle n’aurait sans doute que très peu l’occasion de parler, voire même pas du tout. Il allait falloir se montrer exemplaire avant tout. Faire valoir qu’on pouvait compter sur elle pour espérer offrir quelques heures de liberté à sa cousine. Aiyana était certaine qu’elle pouvait y arriver, il fallait simplement se montrer fine, habile. Un entraînement de plus en somme.

Les deux jeunes femmes commencent leur avancée dans le domaine, avec pour objectif implicite l’extérieur. Le jardin. Aiyana lance alors la conversation sur des considérations politiques, l’espace de quelques instants, voulant tâter le terrain. Maggie lui confirma alors que l’ambiance était plus que tendue actuellement au Royaume-Unis. Elle lui dressa un tableau sombre, d’un pouvoir refusant de voir les difficultés, d’un peuple au bord du gouffre. Aiyana secoua la tête dans un signe de résignation.

« Comme si prétendre que tout allait bien avait déjà régler le moindre problème… »

Cette stratégie de l’évitement l’agaçait profondément et lui donnait encore plus envie de frapper un grand coup dans la fourmilière. De forcer tous ces gens à ouvrir les yeux. Il fallait qu’elle se montre patiente, le moment allait arriver, elle le savait.
Maggie et Aiyana étaient arrivées à l’extérieur et le soleil tapait doucement sur leurs visages. Les origines philipinnes de l’étasunienne ressortaient immédiatement. Maggie elle, semblait terriblement pâle et Aiyana sentit une sorte de colère à la voir ainsi. Non, ce teint si blanc n’était pas lié qu’à sa couleur de peau naturelle. Mais à un enfermement constant qui n’avait pas lieu d’être. Mais elle resta silencieuse là-dessus alors que sa cousine l’interrogeait sur ses quelques temps à Poudlard, regrettant de ne pas avoir été là pour l’accueillir et l’aider dans cette jungle.

« Je dois bien admettre que j’aurais été contente de croiser un visage familier. »

Aiyana afficha alors un mince sourire. Il fallait bien avouer que son intégration à Poudlard n’avait pas été des plus simples. Elle avait réussi à trouver quelques anciens visages de Salem familier, à trouver avec qui travailler sereinement. Mais elle avait ressenti un terrible vide. Celui des amis qu’elle ne pourrait jamais remplacer. Un vide face aux gens qu’elle ne comprenait pas et qui ne semblaient pas la comprendre. Des faux espoirs aussi, comme avec Enzo.

« Pour être très honnête, ça n’a pas été facile tous les jours là-bas… J’ai eu du mal à y trouver ma place, j’avais l’impression qu’ils ne fonctionnaient pas comme moi. Ils sont tous si… Immatures, ils ne pensent qu’à boire et à coucher les uns avec les autres, c’est épuisant. »

Aiyana poussa alors un long soupir. Ce décalage lui avait pesé plus qu’elle ne l’aurait voulu. La jeune femme mettait toujours en avant ses études, son envie de réussir. Mais se sentir en permanence à côté n’avait rien d’agréable. Cela n’avait fait que lui rappeler ce qu’elle avait perdu à Salem. Et creuser encore plus profond le sillon de la haine.

« Ils pensent que tout leur est dû, qu’ils peuvent se comporter n’importe comment, que ça n’a jamais de conséquences… J’ai bien cru que j’allais perdre mes nerfs quand l’un d’eux a cru que simplement parce que je dansais avec lui, il avait le droit de poser ses mains n’importe où. »
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