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 One day I'll fly away [PV Cameron]

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MessageSujet: One day I'll fly away [PV Cameron]   Mer 28 Juil 2010 - 12:14

Les semaines passent lentement quand l’ennui est le maître mot d’une vie. Chaque jour, Emily avait la désagréable impression de stagner. Des milliers d’idées fusaient dans sa tête et pourtant, chaque fois elle avait la même sensation, comme si personne dans cette école n’avait l’intention de faire bouger les choses, comme si le pseudo confort qu’ils possédaient actuellement leur suffisait largement. Cette idée la rendait incrédule, elle ne parvenait pas à comprendre comment certains pouvaient se satisfaire d’une situation dans laquelle des humains étaient méprisés pour quelque chose qu’ils n’avaient pas voulu ainsi. Mais brasser de l’air seule était totalement inutile, elle ne ferait qu’y perdre ses forces et voir s’écrouler toutes ses chances de mener un jour cette révolte qu’elle portait depuis toujours au bout des poings. Les mêmes pensées. Depuis son arrivée ici, c’était toujours les mêmes idées qui venaient se saisir de son esprit et jouer avec pour tenter de le mener vers la fois du découragement et du désespoir. Jusqu’ici elle avait su se montrer plus forte et garder la tête haute et fière dans toutes les conditions. Elle n’y arriverait sans doute pas éternellement mais pour l’instant, elle devait simplement se dire qu’elle était encore capable de se battre. Oui, et essayer aussi de se construire une vie car à ce rythme, elle allait vraiment finir par dépérir. Sa vie se résumait dans l’errance et la dissimulation. Elle passait ses journées à errer dans les couloirs, à la recherche de quelques choses d’intéressant tout en prenant bien soin de passer discrètement quand elle croisait un Supérieur. Même en tant que tête brûlée, elle évitait de les croiser sans raison valable, sans avoir une bonne idée derrière la tête sinon elle savait qu’ils pouvaient très bien s’amuser à la torturer ou jouer avec elle sans la moindre raison et il fallait dire que cela ne la tentait pas plus que ça. Devenir un cobaye, un jouet ne faisait pas réellement parti des plans de la jeune cracmolle. Soupir. Ce serait sans doute sa destinée. Emily secoua alors violemment la tête et se leva d’un bond. Elle devait arrêter de remuer des pensées sombres. Chaque fois qu’elle traînait trop longtemps dans son lit, ou du moins ce qui en faisait office, elle finissait par voir tout en noir. Elle décida donc de se lever, il était tôt et beaucoup des jeunes gens dormaient encore. L’adolescent en profita donc pour aller prendre discrètement une douche sans être bousculée puis elle enfila ses vêtements. Une jupe courte, des collants résille, un débardeur noir, une ceinture à pique et sa casquette. Elle attendit d’être loin des dortoirs pour enfiler ses New Rocks, ne voulant pas prendre le risque de faire trop de bruit et de réveiller qui que ce soit qu’elle n’avait pas envie de croiser. Une fois que ce fut fait elle se mit en marche.

Errer sans direction précise était sans doute devenu son passe-temps favori. Il n’y avait pas à dire, cette école restait tout de même un lieu merveilleux pour quelqu’un qui découvre la magie. Ce n’était pas le cas d’Emily qui en savait un rayon grâce à sa famille mais elle restait tout de même fasciné par la présence des fantômes, les plantes toutes aussi vives les unes que les autres… Elle aurait aimé venir ici dans d’autres conditions et était presque certaine que la vie ici aurait pu lui plaire s’il n’y avait pas ses insolites bonhommes à la tête du lieu. Encore et toujours le même problème, quand on laisse le pouvoir à des idiots de première, mais les plus belles choses deviennent fades. C’était le cas pour Hogwarts, ce le serait peut être pour tous les lieux magiques s’ils continuaient à s’étendre. Triste perspective. Emily continuait sa route et arriva bientôt face à un grand stade. Elle s’arrêta alors, un sourire aux lèvres. C’était bel et bien le stade de Quidditch qui se dressait face à elle. Elle vit rapidement passer une silhouette au dessus des gradins et vu l’heure elle en déduit qu’il s’agissait d’un entraînement. Curieuse, elle décida d’aller voir. A pas de loup elle se faufila entre les gradins et se plaça le plus loin possible des joueurs, dans un virage. Il s’agissait apparemment de l’équipe de Pouftsouffle ce qui la rassura, ce n’était pas les plus méprisants vis-à-vis des moldus aussi, même s’ils la voyaient, elle ne risquait pas grand-chose. L’adolescente s’installa donc tranquillement et observa les exercices des vols, les passes entre les poursuiveurs et l’attrapeur qui guettait le vif d’or dans l’espoir de réussir à l’attraper et donc d’être au point pour son prochaine match. Un mince sourire se dessina alors de nouveau sur son visage. Elle aurait tellement aimé faire comme eux. Dans un soupir elle sorti son paquet de cigarette et en plaça une entre ses lèvres. Elle posa alors le regard sur son poignet. Ce dernier était toujours marqué du sort jeté par James qui la protégeait. Jusqu’ici elle n’avait pas eu à s’en servir, ce qui représentait un certain avantage.

La fumée de cigarette s’envolait doucement et Emily était calmement installée. Elle tirait tranquillement sur sa clope sans trop se préoccuper du reste, les yeux rivés sur les joueurs, elle se sentait bien. Cela faisait un moment déjà qu’elle n’avait plus ressenti cette impression d’allégresse, surtout que peu de gens ici comptaient sur son bien être. Mais pour le moment, rien ne servait de voir les côtés d’ombre de son existence puisqu’elle était dans un moment agréable. De multiples rêves peuplaient alors son esprit, l’envie de monter sur un balai et de s’envoler là haut, rejoindre Stan pour lui expliquer toute la vérité sur elle, sur ce monde, sur ses parents. Des rêves ou plutôt de parfaites utopies, sa conscience le savait très bien mais pour le moment elle l’avait enfermé dans une cage et tenait fermement la clé contre son cœur. Elle voulait juste avoir le droit de conserver une âme enfantine lui permettant d’imaginer les scénarios les plus loufoques mais aussi les plus délicats, ceux qui frôlent votre peau d’une douce caresse et vous emmène dans une dimension berçante et chaleureuse. Voilà à quoi aspirait Emily à l’instant présent. Les volutes de fumée autour d’elle l’aidait à se laisser emporter par ce flot de pensées plutôt positives. Son esprit avait besoin de repos, épuisé par les différentes tortures mentales que s’infligeait elle-même la demoiselle, il cherchait le repos dans ces moments hors du temps.

Les minutes s’écoulaient sans qu’Emily ne les compte réellement. Elle n’en reprit le compte qu’en se rendant compte que sa cigarette était totalement achevée et qu’elle était presque entrain de fumer le filtre. Cette vision l’amusa et après avoir éteint le mégot elle le rangea dans son paquet, histoire de ne pas laisser de marques trop visibles de son passage. L’entraînement se poursuivait en face d’elle, elle percevait des rires et des encouragements mutuels, une bonne humeur assez touchante. A croire que la fraternité parvenait encore à survivre entre ses murs, assez surprenant mais plutôt encourageant dans l’ensemble. Au moins, ils n’allaient pas tous finir par s’entre-tuer, du moins elle l’espérait. L’adolescente posa alors ses pieds sur la balustrade en face d’elle, les joueurs ne venaient par dans sa zone et puis même s’ils la voyaient, elle n’avait pas l’intention de dégager juste pour leur faire plaisir, elle ne les dérangeait pas là, elle se contentait d’observer. L’adolescent fixait son regard alternativement sur les balles, les joueurs et le ciel bien dégagé. C’était une matinée plutôt ensoleillée. Un sourire en coin, elle murmura quelques mots, perdue dans ses pensées.

« T’avais raison, même après la disparition de certains, le soleil se lève encore… »
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MessageSujet: Re: One day I'll fly away [PV Cameron]   Ven 30 Juil 2010 - 16:56

Est ce qu’il est tôt ou bien tard ? Quel jour sommes-nous ? Semaine ? Week end ? Et puis quel mois ? L’année n’a pas changé, ça j’en suis certain, mais pour le reste … J’ai perdu toute notion du temps. Je n’ai plus le moindre repère. Enfin, ce n’est pas comme si j’y attachais énormément d’importance avant d’arriver ici alors ça ne devrait rien changer, mais le fait est que ça me perturbe. Ce sont ces petites choses auxquelles on se raccroche qui nous permettent encore de garder un semblant d’humanité, pour ne pas sombrer dans la folie. Il y a trop de raisons de basculer dans la démence ici. A commencer par la magie en elle même, et tout ce qui s’y rattache de près ou de loin. Les sortilèges. Les créatures toutes plus improbables les unes que les autres. Au départ, je gardais mes œillères, mais je n’y arrive plus. Je suis entrain de me prendre toute la violence et l’improbabilité de ce monde dans la figure et le choc est rude à encaisser.
Le plus dur dans tout ça, c’est de n’avoir aucun moyen de savoir ce qu’il se passe à l’extérieur. Cet endroit fantomatique est coupé du monde. Rien n’en sort. Et ceux qui y rentre sont tellement secoués qu’on ne peut rien en tirer la plus part du temps. J’aimerai savoir comment va ma « famille », mes frères, qui me manquent chaque jour un peu plus. Je n’ai pas d’attache ici, à part Kyle que j’apprécie vraiment, mais nos chemins ne sont pas décidés à se recroiser. Je respecte sa solitude ou plutôt sa non-présence à mes côtés. J’aurais aimé parler de l’Amérique avec lui, mais il reste introuvable. J’espère juste qu’il va bien.
Je trouve le temps long, la vie terne. Je m’ennuie. Et il n’y a rien de pire qu’un Cameron qui s’ennuie. Pour le moment, je reste calme, je ne sais pas vraiment pourquoi d’ailleurs, je crois que je suis juste blasé, mais le jour où ça va exploser, ça risque de faire mal. J’espère juste pouvoir mettre ça à profit pour emporter un maximum de ces ordures dans ma déflagration. Etrangement, voilà plusieurs jours qu’ils me fichent la paix, alors j’erre dans cette sombre demeure à la recherche d’un truc à faire. Je fume, pour passer le temps, mais j’ai peur d’être à court de clope d’ici peu de temps. J’arrive à en trouver, de temps à autre, mais on dirait bien que les Sorciers ont leur propre came et que la nicotine c’est pas vraiment leur truc. Dommage. Je ne me sens pas du tout motivé pour arrêter la cigarette, mais je pense que je vais bien y être obligé un moment ou un autre.
Je ne me mêle pas spécialement aux autres. Je ne sais pas bien pourquoi. Peut être parce qu’ils me font peur avec leurs mines déconfites et leur désespoir. Y a pas de leader dans nos rangs et ceux qui la ramènent un peu trop, qui parviennent à regonfler le moral des troupes, on les brise. Enfin « Ils » les brise. Diviser pour mieux régner. Je supporte de plus en plus difficilement tout ça. J’ai l’impression de nager en plein délire. Sur quelle planète vivent ces gens là ? C’est pas possible. De quel droit on traite une catégorie de personne comme ça ? Depuis toujours finalement, sauf que jusqu’ici ça ne me touchait pas vraiment directement. Je vivais un peu dans un monde à part et je sais que nous n’étions pas bien vu par bon nombres de personnes mais jamais on a persécuté des innocents. On réglait nos problèmes entre gens du même milieu et ça s’arrêtait là. Parce que c’est ce qui se passe ici. De la persécution. De l’intolérance. De l’injustice parce que nous sommes totalement sans défense face à ce monde qu’on ne comprend pas. Pourtant, il me semble que cette magie doit bien subsister à l’extérieur, et tout se passe bien. J’ai peut être côtoyé des sorciers sans le savoir pendant des années après tout. Pourquoi est ce que cet endroit qui à la base est une école pour ces gens là, est devenu une prison pour des gens comme moi, qui n’ont rien à faire là. Ce n’est pas notre monde. Et pourtant malgré tout ça, je sais que certains Sorciers sont de très bonnes personnes, qu’ils essaient d’aider les « Moldus » comme ils le peuvent et ce parfois au péril de leur vie. Comme quoi la solidarité entre les peuples n’est pas morte, et peut être qu’il reste encore un espoir.

J’ai fini par ouvrir les yeux pour constater qu’il faisait jour. Noyé dans mes pensées, j’avais du passer plusieurs heures a ressasser des idées, des impressions. Des trucs qui n’ont finalement pas vraiment de sens. Je jetais un regard autour de moi. Tout était immobile. Et pour cause. J’étais en isolement depuis plusieurs jours. Tant mieux. Je ne supportais plus les larmes, les cris et la détresse de mes co-détenus. Parce que c’est ce que nous sommes, des prisonniers. Ni plus ni moins. Arrachés à notre vie et traités pire encore que des animaux.

J’ai perçu du bruit derrière la porte, comme une clé qu’on tourne dans un verrou. Cinq minutes plus tard, j’étais habillé et expulsé de ma « chambre » avec la recommandation de ne pas y refoutre les pieds de la journée MAIS de me tenir à carreau. Ben voyons. Je n’ai pas demandé mon reste pour une fois et j’ai tracé ma route en direction de l’extérieur. De l’air. De l’espace. Histoire de débrancher un peu, le temps de quelques heures. C’est toujours ça de pris. Je n’ai pas vraiment réfléchit à l’endroit où je voulais me rendre, je savais juste que je ne souhaitais pas remettre les pieds de si tôt dans la grande forêt qui bordait le Parc. La vision des Centaures m’avait refroidis pour un moment. Alors j’avançais sans grand intérêt pour les alentours, jusqu’à ce que je relève les yeux sur une gigantesque structure de bois.
Le stade de … je ne me souviens plus vraiment du nom. Un truc en ich, enfin peu importe. Il y avait de l’agitation à l’intérieur et me souvenant de la fascination que j’avais éprouvé en découvrant ça lors des premiers jours après mon arrivée, je me disais que j’avais trouvé l’occasion idéale pour assouvir ma curiosité. Alors j’ai escaladé les marches, jusqu’à atterrir dans les gradins. Ils étaient vides. C’est en tout cas ce que je pensais avant de distinguer les contours d’une personne un peu plus bas. Je plissais les yeux, mais ne la reconnaissais pas. L’appel de la nicotine me rappelant à lui, je sortais une cigarette de mon paquet tout en me dirigeant lentement vers elle. J’ouvrais mon briquet, pour allumer mon du mais rien ne se produisit. Quelle merde.

Et puis soudain …

« T’avais raison, même après la disparition de certains, le soleil se lève encore… »

Un murmure porté par le vent alors que je m’approchais en silence de cette silhouette étrangère.

- Et certains jours, ça fait chier.

J’avais répondu instinctivement en m’arrêtant derrière elle. Comme si ses mots m’avaient frappé de plein fouet. Est ce que je lui avais fait peur ? Peut être. Je ne l’ai pas perçu en tout cas, le regard rivé sur les acrobates et leur balais.
Mes pensées étaient pourtant dirigées ailleurs, vers mon frère. Sullivan. Effectivement le soleil avait continué de se lever après sa disparition, mais les jours n’avaient plus la même saveur.

Je secouais la tête pour chasser de mon esprit tous les souvenirs qui revenaient au grand galop.

- J'peux t'emprunter ton feu s'il te plaît ? – D’un geste de la main et de la tête, je lui montrais mon zippo avec un air dépité - Le mien vient de me lâcher.

Et j’ai vraiment, vraiment, besoin de nicotine. Par pitié.

- Toi aussi tu voudrais t'envoler ?

Je n’avais pas bougé, continuant d’observer les joueurs qui semblaient s’en donner à cœur joie dans l’espace aérien. J’étais rêveur vis à vis de leur chance. J’aurais donné n’importe quoi ou presque pour pouvoir ressentir ce qu’ils étaient entrain de ressentir.

La liberté.
Même éphèmère.
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MessageSujet: Re: One day I'll fly away [PV Cameron]   Ven 30 Juil 2010 - 17:35

L’image de Stan flottait devant les yeux d’Emily. Elle le voyait sourire, rire sans doute sous l’effet de stupéfiants. Elle pouvait du bout des doigts redessiner le contour de ses lèvres et sentir son souffle chaud dans son cou. C’était comme si jamais elle ne l’avait quitté, comme si jamais elle ne serait obligée de lui dire au revoir. Et pourtant il était loin, depuis un moment déjà il l’avait abandonnée, sans vraiment le vouloir. Ces mots lui avaient donc échappée, elle avait eut ainsi la sensation de lui parler seulement elle savait qu’elle ne recevrait pas la moindre réponse, qu’elle serait condamnée à entendre le silence faire résonner sa propre voix dans son esprit. Elle serait condamnée à attendre ce qui ne viendrait jamais et à désespérer que le réel soit si prévisible. Pourtant, le silence refusa de se montrer et contrairement à toute attente une voix se fit entendre derrière elle. Sur le coup, l’adolescent cru qu’elle allait avoir une crise cardiaque. Cette façon de parler… C’était une phrase que Stan aurait très bien pu prononcer. Elle se tourna alors lentement et ses yeux se posèrent sur un jeune homme aux cheveux clairs, une cigarette à la main et un briquet apparemment mort dans l’autre. Elle approuva d’un signe de tête sa remarque. Oui, cela faisait chier que le soleil continue de se lever, que tout soit normal alors qu’il manquait quelqu’un… Surtout qu’ici, la vie était finalement plus dur que chez elle-même si elle avait finit par trouver un but, une nouvelle raison à son existence déjà tâchée. Elle sortit alors son briquet de sa poche et le tendit à l’inconnu après s’être allumé une cigarette, encore une autre. Elle les enchaînait un peu dernièrement mais n’arrivait pas à se retenir. Avant de partir elle avait réussi à en prendre un bon stock. Même si elle devait se trouver à court, elle savait bien qu’elle trouverait toujours une solution, comptant sur certains sorciers plus sympathiques que d’autres qui pourraient se débrouiller pour en faire parvenir ici. Elle ne savait pas si le jeune homme lui avait un plan de secours. En tout cas, il était le premier Moldu fumeur qu’elle croisait ici et qui lui adressait la parole. Tous les autres s’étaient avérés être sur la défensive, comme effrayé par la moindre personne qui pouvait se trouver sur leur chemin. Quelque part Emily pouvait comprendre, beaucoup d’entre eux n’avait même jamais entendu parlé de la magie. Cependant, une telle peur la glaçait, elle qui avait jusqu’ici réussi à pas trop mal s’en sortir se demandait réellement quel sort on leur avait réservé. La jeune cracmolle fut interrompu dans ses pensées par la voix désormais familière du type derrière elle. Un sourire se dessina alors sur son visage et elle lui répondit calmement, entre deux bouffées de nicotine.

« Oui, depuis que je suis gamine je rêve de voler sur un balais. Mais ça m’a été interdis jusqu’ici… Pourtant, j’aimerais en prendre un et partir, loin. Etre libre, dans les airs, même pour quelques instants. »

Emily réalisa que sa phrase pouvait paraître étrange pour un non initié à la magie. Elle venait d’expliquer qu’elle connaissait l’existence de cette dernière depuis sa tendre enfance et pourtant elle était vêtue comme une moldue et semblait incapable de s’en servir. Une vraie cracmolle mais la plupart des moldus ne savent même pas ce que représentent les différentes maisons alors… Enfin tant pis, s’il posait des questions elle y répondrait, il n’y avait pas besoin de chercher à faire plus compliqué. La jeune femme se laissa donc captiver encore quelques instants par la danse envoûtante des joueurs dans les airs. Tous faisaient rêver. C’est étrange comme quelque chose de pourtant si proche peut paraître tant inaccessible. Pourtant c’était quelque chose qu’elle commençait à bien connaître, une habitude prise malgré elle, enfermée, tiraillée entre deux mondes, entre deux univers tous pleins de souffrance. Emily poussa un faible soupir et sans décoller son regard de ce qu’il se passait devant elle décida de reprendre la parole. Elle s’ennuyait et la première phrase qu’il avait lâchée en arrivant ne cessait de la hanter, elle ressemblait trop à la façon de parler de Stan même s’il possédait, contrairement à ce dernier, un accent qui sonnait américain.


« Moi c’est Emily. Pas facile la vie de moldu ici, comment t’as fait pour te retrouver là ? »

A vrai dire, c’était une question qui intriguait beaucoup la jeune femme. D’où venaient-ils tous ? Pourquoi avoir choisis ceux-là et pas d’autres ? C’était un mystère encore entier. Surtout que son cas ne pouvait absolument pas l’aider à résoudre cette énigme et elle le savait parfaitement bien. Peut être lui par contre aurait-il une information toute particulière ? La jeune femme se redressa alors et décida de se mettre accroupie, tenant toujours sa cigarette, une pose typique asiatique d’après ce que lui avait dit ses parents dans sa jeunesse. Bof, elle s’en fichait, son physique reflétait que légèrement ses origines et cela ne changeait rien à ce qu’elle était et au fait que ses parents étaient des cons. Emily tourna alors juste légèrement la tête pour regarder de nouveau le jeune homme. C’était définitif, il ne ressemblait pas à Stan, il fallait qu’elle chasse cette idée stupide de sa tête. Le hasard pouvait vraiment mettre le bazar dans sa tête par moments. Elle fut d’ailleurs aidée dans sa tentative pour changer totalement de tournure d’esprit lorsqu’un cognard arriva vers eux. Habituée à voir ses petites bêtes elle savait très bien qu’elles n’étaient pas du genre amical. Sans plus attendre, la jeune femme attrapa le bras du moldu et le tira vivement vers le bas alors qu’elle se baissait aussi. La balle passa juste au-dessus de leurs têtes avant de prendre en chasse un joueur sur son balais. Emily poussa un soupire et lâcha son vis-à-vis.

« Désolée mais je pense que t’aurais pas aimé te faire décapiter par un Cognard, il parait que ça fait pas vraiment du bien. »

Emily lui adressa alors un nouveau sourire et se reconcentra sur sa cigarette, tout ça lui avait donné un petit coup de stress, une bonne bouffée de nicotine et tout rentrait dans l’ordre dans son esprit, ce qui n’était pas vraiment pour lui déplaire.
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MessageSujet: Re: One day I'll fly away [PV Cameron]   Mer 4 Aoû 2010 - 20:02

Voler. Qui n’en a jamais eu envie ? Qui n’en a jamais rêvé ? Je crois que tous les enfants sur terre, au moins au stade de l’innocence et de l’insouciance, en ont rêvé au moins une fois dans leur vie. Se découvrir léger. Regarder le monde d’un nouveau point de vue, d’en haut, de là où personne ne peut nous atteindre. Être libre, tout simplement. En grandissant, la peur de vivre s’installe. Et l’adulte rejète des petits bonheurs parce qu’il en ai effrayé. Grimper aux arbres. Sauter du haut d’un pont dans une rivière. Ou d’une falaise, directement dans la mer comme j’avais l’habitude de le faire avec Sullivan lorsque nous étions encore tous les deux à courir après la vie. La première fois qu’il m’a emmené là bas, j’avais douze ans. Il m’a mis la pression, m’a dit que si je ne sautais pas, je ne serais pas un homme. Mais dans toutes ses paroles qui pouvaient sembler dures, je ne lisais que l’encouragement qui y étais dissimulé. Parce qu’il était comme ça Sulli, fier et fort, parfois intransigeant, mais je sais que jamais il ne m’aurait fait du mal, que ce soit physiquement ou mentalement. Il voulait juste faire de moi une personne qui saurait affronter les problèmes sans avoir a reculer. C’est lui qui m’a élevé, et je lui offrais une confiance aveugle. S’il m’avait demandé de sauter par une fenêtre ou de me jeter sous un train, je l’aurais fait. Parce qu’il était mon frère, mon père, ma famille. Il a tenu tous les rôles dont un petit garçon aurait pu avoir besoin. Puisque nous étions seuls. J’ai vu mon père s’effondrer sous mes yeux, tué par Sullivan, mais ne lui en ai jamais voulu. Je sais qu’il a fait ça pour nous protéger moi et ma mère. Il aurait pu mourir pour moi, je n’en ai aucun doute. Et j’en aurais fait de même pour lui, cela va de soi. Il a été une sorte de figure maternelle aussi, malgré lui, après que ma mère nous ai abandonné. Il a toujours fait preuve de patience et d’amour envers moi, même si la vie n’était pas toujours facile pour lui. Il ne se passe pas un jour sans que je ne pense à lui. Il me manque atrocement, bien que cela fasse des années maintenant. Alors cette remarque qu’elle a lancé dans le vent, et pour le vent, elle m’a piqué au vif. Elle m’a fait mal, me rappelant au souvenir de cette absence qui laisse une plaie béante dans mon cœur. Si j’ai l’air si dur, si sur de moi, si invincible, je ne le dois qu’à lui et uniquement à lui. Il m’a forgé, m’a construit, et sans lui, même si je reste droit, même si mes autres frères ont toujours su prendre le relais, je ne suis pas tout à fait entier. Seulement je sais qu’il est toujours près de moi et même si j’ai enlevé ma marque d’appartenance à la religion parce que je ne croyais plus en un Dieu qui m’aurais arraché mon frère de sang, je ne doute pas un seul instant que lui veille sur moi de là où il est.

J’avais attrapé son briquet après avoir rangé le mien dans ma poche. Même inutilisable, il était hors de question que je m’en sépare. Il était un lien avec ma vie passée, ma vraie vie. Ma liberté. J’allumais donc ma cigarette et lui rendis son dû.
Je la détaillais un instant, mais son visage ne me disait rien. Il faut dire aussi que nous étions nombreux dans ce merdier mais j’avais ancré dans ma mémoire visuelle certains visages que je n’étais pas près d’oublier. Peut être en ferait-elle partie après ça. Quoi qu’il en soit, elle avait un style vestimentaire bien particulier, et je pouvais deviner que l’Asie coulait dans ses veines. De près ou de loin, mais c’était indéniable.

Le vent tourne, s’engouffre dans mes cheveux courts et me chuchote des paroles que moi seul puisse entendre. La voix de mon frère, comme une caresse sur mon âme. Je souris, et laisse de nouveau mes yeux divaguer sur la danse gracieuse et puissante que nous offrent les joueurs de … de quoi d’ailleurs ? Je ne m’en souviens déjà plus. Peut être que je ne l’ai jamais su. Est-ce que ça a de l’importance ?

Non.
Et sa voix à elle me ramène sur terre.
Je la regarde, un sourcil arqué.

« Oui, depuis que je suis gamine je rêve de voler sur un balais. Mais ça m’a été interdis jusqu’ici… Pourtant, j’aimerais en prendre un et partir, loin. Etre libre, dans les airs, même pour quelques instants. »

Attends une minute. Depuis toute gamine, tu dis ? Tu veux dire que … Merde.

J’étais persuadé d’être tombé sur une fille dénuée de pouvoir, tout comme moi, et voilà que la demoiselle me parle de ces balais magiques comme si elle les avait toujours connus, comme si … elle était l’un des leurs. Instinctivement je reculais d’un pas. On ne m’y reprendrait pas. J’avais eu ma dose de sorcellerie dernièrement. Je ne pouvais plus les voir en peinture et ce même s’il existait parmi eux des personnes tout à fait respectables. C’était peut être son cas, mais mon instinct de survie et de préservation était le plus fort.

« Moi c’est Emily. Pas facile la vie de moldu ici, comment t’as fait pour te retrouver là ? »

Visiblement, mon attitude légèrement sur la défensive ne s’était pas perçue. Peut être parce qu’elle ne s’était pas retournée vers moi, tout aussi captivé par ce qui se passait dans les airs comme j’avais pu l’être avant qu’elle ne me lâche sa confidence comme une bombe.
Emily. C’est imprimé. La vie de Moldu … Parce que t’appelle ça une vie toi ? Pas moi. J’appelle ça de la séquestration. J’appelle ça de la survie. Et ça n’a rien à voir avec celle que je pratiquais dans les rues qui m’ont vu grandir. Alors non, ce n’est pas facile. Et comment j’ai fait pour me retrouver là ? J’étais juste au mauvais endroit, au mauvais moment je dirais. Je n’en sais rien. Personne ne me l’a jamais clairement expliqué, mais en même temps, je n’ai jamais posé la question.

J’allais lui répondre, et pas de la façon la plus tendre, quand je sentis sa main se poser sur mon bras et me tirer violemment vers le sol. Je basculais en arrière et m’affalait sur la rangée de siège sur laquelle elle était assise. Je n’ai pas eu le temps de protester, un OVNI nous est passé au dessus de la tête à une telle vitesse que je n’ai pas eu le temps de voir de quoi il s’agissait.

« Désolée mais je pense que t’aurais pas aimé te faire décapiter par un Cognard, il parait que ça fait pas vraiment du bien. »

Les yeux grands écarquillés, je la dévisageais comme si j’étais un poisson maintenu hors de son bocal. C’est officiel, je déteste la magie et tout ce qui s’en rapproche. Mais elle m’a sauvé la vie …
Je reprenais mes esprits, me redressait et frottais mes vêtements plus par réflexe qu’autre chose.

- Merci … Emily. Je m’appelle Cameron, et je n’ai pas la moindre idée de « comment j’ai fait pour me retrouver là » comme tu dis. Je viens de San Francisco et je ne comprends pas vraiment pourquoi ils ont été me chercher si loin si tu veux tout savoir.

Je regardais un instant le terrain et analysais rapidement l’espèce de chose qui venait de nous foncer dessus, elle s’attelait maintenant à essayer de faire tomber un des joueurs de son balais.

- Est-ce que t’es … l’un des leurs ? J’étais persuadé que t’étais une Moldue toi aussi mais t’as l’air de t’y connaître vachement sur la question, et ta réflexion de tout à l’heure … J’avoue que j’arrive pas trop à suivre là.

M’en veux pas si je m’inquiète.
Je pense que tu peux le comprendre.

{De pire en pire. Je suis désolé, j'arrive pas à me concentrer pour Rp ces temps ci.}
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MessageSujet: Re: One day I'll fly away [PV Cameron]   Jeu 5 Aoû 2010 - 12:30

Cameron. Alors ainsi les sorciers au pouvoir ont décidé de ramener des moldus au hasard sans leur expliquer la magie en aucune façon ? De plus il disait venir de San Francisco, en ramener un à Poudlard depuis les Etats-Unis cela défiait toute logique, il devait bien y avoir des écoles de sorcellerie là bas alors pourquoi tout centrer ici ? Qu’est ce qu’il se tramait réellement entre les murs de l’école ? Ce ne pouvait être que du sadisme, la manœuvre était trop compliquée, trop ambitieuse pour oser la réaliser sans plus se poser de questions. Trop de disparitions, les langues allaient finir par se délier et tout exploserait au visage du monde, une guerre entre moldus et sorciers semblerait alors inévitable. Non, ils ne pouvaient décemment pas en arriver là. Emily fronça les sourcils, continuant de se répéter la phrase qu’il venait de prononcer dans la tête. Elle ne pouvait pas y croire. Elle se doutait que les moldus arrivant ici ne savaient pas pourquoi aux vues de leurs têtes d’ahuris mais elle n’aurait pas imaginé l’ampleur des dégâts. Après un long soupir, la jeune femme termina sa cigarette, l’écrasant et la rangeant, comme la précédente dans son paquet. Suite à cela, elle s’étira, debout, tant pis si on les voyait maintenant de toute façon, elle savait courir et se doutait bien que lui aussi. La langue de Cameron finit par se délier de nouveau et la question fatale tomba. A cette dernière, un sourire en coin se dessina sur les lèvres de la jeune fille. Les sorciers avaient réussis. Ils avaient fait naître la peur et la haine du côté des moldus, à ce rythme là le virus allait se répandre et même les plus tolérants allaient finir par rejeter les autres par besoin de sauver leur peau. Cette idée la glaçait et la révoltait. Une telle manipulation n’avait à ses yeux qu’un seul intérêt, amener un chaos certain dans ce monde, un chaos qui n’aurait pas de lendemain tant que personne n’aurait réussi à faire le lien entre un certains nombre de sorciers et moldus alliés. Un chemin long et dur à suivre. La situation était pire que ce qu’elle avait pu penser et toutes ces envies de révolution se trouvaient prisonnière de quelque chose qu’elle ne pouvait contrôler. Emily soupira profondément et reprit la parole, d’un ton calme et rassurant.

« Non, mais je ne suis pas des tiens non plus. Je suis une cracmolle, née de parents sorciers mais dépourvue de pouvoirs magiques. Ils me détestent tout autant qu’ils ne vous méprisent, je suis la honte d’une lignée. Voilà pourquoi je connais tant de choses, j’ai malgré tout été éduquée au milieu de la magie. Normalement je n’aurais pas le droit de venir dans cette école, tout comme vous, mais ils m’ont envoyée ici dans le même but. »

Emily se tourna alors de nouveau vers Cameron et lui adressa un sourire franc lui signifiant qu’il n’avait en aucun cas besoin de se méfier d’elle. Elle avait été classée avec les moldus depuis son arrivée et elle n’avait pas l’intention de changer de camp. Même si elle savait apprécier des sorciers, jamais elle ne ferait d’amalgame. Ceux qu’elle appréciait devaient se lier aux moldus, les aider plutôt que d’oser lever la main sur eux sinon, ses poings qui la démangeaient tant lui servirait d’assommoir. La jeune femme se mit alors à réfléchir. Pour elle la vie ici n’était pas simple mais grâce à tout ce qu’elle savait sur le monde des sorciers, elle s’en sortait facilement, elle connaissait à peu près Poudlard, savait au premier regard de qui se méfier, qui pourrait l’envoyer six pieds sous terre ou qui aurait plutôt tendance à la couvrir. Mais pour lui comme tous les autres, le combat n’avait pas le même visage, ne prenait pas la même tournure, il devenait une lutte acharnée pour la survie dans un univers totalement inconnue, un monde qui ne cessait de présenter des secrets et qui n’avait pas l’intention de leur livrer les secrets de ses rouages. Se tournant alors de nouveau vers le jeune moldu, Emily reprit la parole.

« Ecoute… Je connais à peu près ce monde de la sorcellerie, je connais quelques trucs utiles. Si tu as besoin de savoir quelque chose demande moi. Si jamais je pouvais t’aider, ce serait avec plaisir. »

En réalité, sans qu’elle ne sache réellement pourquoi, quelque chose l’intriguait chez Cameron. En réalité, depuis le début, les tatouages qu’elle pouvait apercevoir sur ses avant-bras lui faisait se poser pas mal de questions. Deux tatouages identiques, personne ne fait ça sans raison, il y avait forcément une raison. Soit une puissante symbolique personnelle se dissimulait sous ces signes soit ils étaient représentatifs d’une appartenance, une communauté, un gang. Emily en parlait souvent avec ses amis, dans leur quartier, lorsqu’ils trafiquaient, loin d’elle d’ailleurs, ils lui expliquaient qu’ils croisaient des personnes avec les mêmes tatouages et que si elle se trouvait sur leurs routes, elle devait partir, du moins pour certains. Malgré le calme apparent d’Edinburgh elle comme tous les autres savaient très bien que la violence était présente, plusieurs fois lors de leur virée nocturne, ils avaient eu à faire à des rencontrer peu engageantes. D’autres par contre les laissaient tranquilles, ils n’étaient après tout que des clients, des fournisseurs d’argent et cela, ce n’était pas négligeable pour leurs petits marchés. San Francisco… La jeune cracmolle n’en avait jamais particulièrement entendu parler, du moins pas plus que les autres villes américaine, elle ne pouvait donc juger de la fréquentation de ses rues. Elle hésita un instant, ne voulant pas se mettre Cameron à dos si facilement, ce serait stupide, mais la question lui brûlait les lèvres et elle avait bien du mal à résister à l’envie de la poser.

« Ces tatouages sur tes bras… Ils ont une signification qui n’implique pas que toi n’est-ce pas ? Les seuls que j’ai vu de cette importance, avec une quelconque symétrie n’étaient jamais fait par des particuliers tout à fait banals… En général, ils étaient tous adeptes des gangs. »

Emily remit alors une mèche de ses cheveux qui refusait de rester calmement sous sa casquette. Elle avait réussi à poser cette question, maintenant elle craignait la réponse, elle attendait qu’elle tombe, croisant les doigts, priant pour qu’il ne réagisse pas mal. Elle ne le jugeait nullement pour cela, ayant fréquenté beaucoup d’enfants des rues chez elle. Car malgré ceux qu’elle n’apercevait que de loin, il y avait aussi les petits, les jeunes recrues qui tentaient de s’imposer mais qui finissait souvent par abandonner l’idée de faire du mal à Emily pour prouver leur malheur. Certains d’entre eux avaient même fini par sympathiser avec elle. Une certaine nostalgie envahie alors la jeune femme. Le monde des moldus lui manquait. Même si petite elle avait rêvé de mettre les pieds ici, elle voulait désormais retrouver ce qu’elle aimait, la vie qu’elle avait finit par réussir à se construire.
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MessageSujet: Re: One day I'll fly away [PV Cameron]   Dim 8 Aoû 2010 - 13:00

Je me surprenais à penser parfois que si ce monde avait su trouver son équilibre pendant des années, peut être même et certainement des siècles, c’est que tout n’était pas encore perdu. Cette école n’était pas le reflet de ce qu’il se passait à l’extérieur, car avant d’être capturé et jeté ici comme un criminel, chose que je suis mais là n’est pas la question, je n’avais jamais entendu parler de la magie. Jamais aucune fuite. Les sorciers disposaient manifestement d’assez de pouvoirs pour être capables de ne pas s’exposer sans pour autant se cacher. Les Non-Magiciens et ceux doués de pouvoirs vivaient donc en « harmonie » depuis des générations, alors pourquoi risquer de détruire ça maintenant et comme ça ? J’avais beau chercher dans mes souvenirs, je ne me rappelai pas avoir croisé de Moldu plus âgé que moi. Nous étions tous jeunes, pas un seul adulte. Pourquoi ? Pour notre meilleure résistance peut être ? Je n’en avais pas la moindre idée et tout ça commençait à m’agacer sérieusement. Avancer dans le flou, sachant pertinemment qu’on peut se faire abattre d’un simple mot au détour d’un couloir. J’ai toujours aimé vivre dans le danger et l’urgence, mais cette fois c’est trop. Aucun moyen d’esquiver ni même de se défendre. Aucun moyen de fuir. Je déteste être parqué comme ça, je me sens impuissant. Et comme si ce n’était pas assez, j’ai le mal du pays. Ici je ne connais personne ou presque, et pour cause, je fuis les autres comme la peste. Les sorciers me dégoutent pour la plus part, tandis que les autres comme moi perdent tous les pédales les uns après les autres. Je ne veux pas perdre totalement espoir, ni même devenir fou. Alors, qu’est ce que je suis sensé faire ? …
Cependant cette fille m’intrigue. Il flotte dans son regard comme un air de révolution. Ma question avait semblé la faire sourire, personnellement je ne trouvais pas ça vraiment amusant mais quelques choses me disait que c’était au contraire bien plus que ça. Alors j’ai attendu, tirant sur ma cigarette qui comme moi se consumait lentement, laissant mon regard azur aller et venir entre Emily et les acrobates là haut dans les airs. L’espèce de truc indéterminé qui nous avait foncé dedans quelques secondes plus tôt ne semblait plus se soucier de nous. Je reprenais lentement mes esprits et mon souffle.

« Non, mais je ne suis pas des tiens non plus. Je suis une cracmolle, née de parents sorciers mais dépourvue de pouvoirs magiques. Ils me détestent tout autant qu’ils ne vous méprisent, je suis la honte d’une lignée. Voilà pourquoi je connais tant de choses, j’ai malgré tout été éduquée au milieu de la magie. Normalement je n’aurais pas le droit de venir dans cette école, tout comme vous, mais ils m’ont envoyée ici dans le même but. »

Décidément, le monde de la magie n’arrêterait jamais de me surprendre il faut croire. Je n’étais pas là depuis assez longtemps, même si pour moi c’était déjà trop, pour prétendre en avoir fait le tour bien évidement mais je commençais à comprendre certains trucs. Seulement voilà, dès que je pensais avoir fait le tour d’une question, un nouvel élément venait s’y rajouter, me collant une nouvelle fois dans le brouillard. J’avais l’air du type blasé face à ça, mais en réalité je ne l’étais pas du tout. Parfois ça m’émerveillait, comme ce truc des balais qui volent par exemple, mais n’étant pas quelqu’un de très démonstratif de nature, je me gardais bien de dévoiler ce genre d’émotion a qui que ce soit sachant que plus d’un auraient pris leur pied à le retourner contre moi.
Je les regardé me sourire, esquissant à mon tour un prémice de rictus, ne pouvant pas réellement faire plus malheureusement. Je ne comprenais pas qu’on puisse traiter un membre de sa propre famille de cette façon parce qu’il n’était pas comme … Comme ce qu’on attendait de lui. Après tout, elle n’avait pas choisi son destin.
Alors que je partais dans mes délires intérieurs, elle a repris la parole. Je me suis concentré de nouveau, n’en perdant pas une miette.

« Ecoute… Je connais à peu près ce monde de la sorcellerie, je connais quelques trucs utiles. Si tu as besoin de savoir quelque chose demande moi. Si jamais je pouvais t’aider, ce serait avec plaisir. »

Je baissais la tête en écrasant un rire et ma cigarette terminée par la même occasion. J’avais remarqué qu’elle avait pris soin de ranger la sienne dans son paquet après l’avoir écrasé elle aussi. Je ne pris pas cette peine, envoyant voler le mégot de dédain dans le vide, par une pichenette. Je regardais le vide un moment puis revenais vers elle, affichant une expression plus amicale cette fois. J’espérais qu’elle ne prendrait pas ma soudaine mauvaise humeur pour elle, alors qu’elle m’apparaissait comme quelqu’un de très agréable et surtout de respectable. J’étais juste en colère de constater que ceux qui sont les plus capables de donner de soi sont bien souvent ceux qui en prennent plein la gueule. Je plissais les yeux, légèrement migraineux. J’avais presque oublié ce détail, ma faiblesse visuelle. J’avais une très bonne vue, seulement mes yeux clairs fatiguaient rapidement et la luminosité extérieur de les aidait pas. Je ne pouvais m’en prendre qu’à moi-même. J’avais toujours refusé de porter des lunettes.

- C’est gentil. Je m’en souviendrais. Mais le seul truc que j’aimerai savoir, je pense que tu ne seras pas en mesure de me le confier. A savoir : Comment sortir d’ici.

Je haussais les épaules avec un sourire en coin. Du dépit, tout simplement. Cependant son attention me touchait réellement. Je gardais une part de méfiance malgré tout, parce que c’était dans ma nature, mais Emily m’avait tout l’air d’être une personne relativement exceptionnelle, prête à tout pour les autres et pour la justice. On n’avait certes probablement pas la même notion de la « justice » mais j’avais comme l’impression que tout comme moi, elle ne supportait plus cette situation.
Le silence s’était rapidement installé lorsqu’elle m’a lancé sur un sujet auquel je ne m’attendais pas du tout. A vrai dire, je n’avais parlé de ça avec personne, car jamais personne ne m’avait interrogé là-dessus pour être honnête.

« Ces tatouages sur tes bras… Ils ont une signification qui n’implique pas que toi n’est-ce pas ? Les seuls que j’ai vu de cette importance, avec une quelconque symétrie n’étaient jamais fait par des particuliers tout à fait banals… En général, ils étaient tous adeptes des gangs. »

Je ne savais pas trop comment je devais me sentir. Etre content d’en parler ou bien attristé de devoir faire remonter tout ça à la surface ? Parce qu’il ne se passait pas un jour sans que je pense à eux, à ma vie là bas à SF.

- On ne peut rien te cacher à toi, hein ? T’es perspicace.

Après tout, ça ne me ferait peut être pas si mal d’en parler, surtout pas à elle qui semblait être une oreille attentive et surtout réellement intéressée.
Je soupirais, regardais une dernière fois vers le terrain aérien sur lequel s’entrainaient toujours les joueurs en jaune et noir puis revenais vers Emily.

- Effectivement, ils ont une signification, et celui ci aussi – Je me tournais un instant, soulevais mon T-shirt de quelques centimètres afin qu’elle puisse voir celui que je portais dans le bas du dos. Le nom de ma famille. - Mes frères ont tous le même, pas forcément au même endroit mais ce symbole là est notre signe distinctif. Celui que j’ai dans le dos, c’est le nom de mon gang comme tu dis. On n’est pas des mauvais bougres tu sais, juste des gars qu’ont décidé de se serrer les coudes. Malheureusement, vivre comme ça n’implique pas que des bonnes choses. On y gagne, mais on peut y perdre beaucoup.

Parler des gars faisait remonter de multiples souvenirs et ma nostalgie allait grandissante pourtant je n’en souffrais pas. Il me semble même que je gardais le sourire aux lèvres alors que mes pensées divaguaient les unes à la suite des autres. Prenant conscience que cela pouvait mettre mon interlocutrice mal à l’aise, je revenais sur terre et la dévisageait calmement de nouveau.

- Cracmolle. C’est encore plus moche que Moldu. Ils ne sont pas tendre avec ceux qui sont différents d’eux. D’où tu viens ?

Ça non ils ne sont pas tendres, mais ça n’a jamais été un problème pour moi. Ce qui m’énerve réellement en revanche, c’est que ces gars là ne semblent avoir de respect pour personne, pas même pour leur propre sang, et ça, c’est quelque chose que je ne tolère pas.
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MessageSujet: Re: One day I'll fly away [PV Cameron]   Lun 9 Aoû 2010 - 12:25

Comment sortir d’ici hein ? Cette question avait été mille fois posée entre ces murs, chacun cherchait désespérément la réponse, cherchait des stratagèmes plus farfelus les uns que les autres mais aucun n’avait jamais fonctionné. La seule solution semblait être la morte. La forme de cadavre était sans doute la seule issue pour quitter ces terres et encore Emily n’était pas prête à parier que les corps des Moldus tués entre ces murs étaient rendus aux familles, cela l’aurait même étonnée au plus haut point. Il fallait donc attendre et espérer qu’un jour, les barrières qui les maintenaient ici se soulèveraient. La jeune femme n’était pas emplie d’espoir mais elle avait bien l’intention de se battre pour que cela arrive et si un jour elle parvenait à trouver la solution, Cameron serait dans les premiers à qui elle indiquerait la sortie, il n’y avait pas de doutes là–dessus. Enfin, ce jour n’était pas encore arrivé et penser au loin chemin qui l’attendait pour espérer réaliser ses idylles la fit soupirer. Le sujet changea ensuite à son initiative. Elle n’était pas si perspicace que ça, disons juste que le milieu de la rue, elle le connaissait. Sans doute pas sous le même œil que son camarade, lui avait du voir quelque chose d’encore plus rude et violent mais elle avait observé ce monde auquel il semblait à partir de loin et pouvait quelque peu comprendre. Elle sourit donc quand il commença à lui présenter ses tatouages et de leur signification. Il semblait vraiment attaché aux autres membres et même s’ils avaient du mal agir, la cracmolle ne pouvait s’empêcher de ressentir une vive action pour lui. Le voir parler ainsi de sa vie antérieure, assumer les mauvaises choses tout en montrant que ce n’est pas pour le mal des autres mais le bien d’une communauté, elle trouvait cela humain. Imparfait, pleins de vices mais surtout humain et cela la rassura, elle n’en pouvait plus de ces êtres poussés dans des extrémités si étranges qu’ils devenaient plus des machines que des êtres vivants. La jeune fille s’inquiéta cependant quelques instants, craignant que parler de tout ça le plonge dans la tristesse et pourtant elle voyait toujours un sourire sur son visage aussi elle fut rassurée et s’apprêta à le laisser dans ses pensées, si cela pouvait lui faire du bien. Cependant Cameron reprit la parole, interrogeant à son tour la demoiselle. Un sourire vague se dessina alors sur ses lèvres.


« Je viens des rues d’Edinburgh. Même si j’ai toujours eu une maison, ça n’a jamais été chez moi… Du moins ça l’été jusqu’à ce qu’ils découvrent que je n’avais pas de pouvoirs. Alors je passais mon temps dans la rue… J’avais des frères aussi, on était la bande de musiciens du quartier... »


La gorge d’Emily se resserra alors légèrement à cette idée. Indéniablement, elle ne pouvait pas penser à toute la bande sans que l’image de Stan vienne l’assaillir pourtant elle devait passer au-delà de tout ça et affronter la réalité. Faire son deuil était dur et elle n’état même pas sûre d’y être encore totalement arrivé mais elle devait au moins être capable de parler de choses qui le concernait sans pour autant le citer. Elle reprit donc son sourire habituel et essaya de se concentrer sur les bons moments passés avec eux. Puis, soudain, il y eut un tilt dans sa tête. Cameron faisait parti d’un gang, il pourrait sans doute lui apprendre quelles étaient réellement leurs conditions de vie. Car elle n’avait pas oublié ce que Stan lui avait raconté, d’où il venait… Pourtant il n’allait jamais dans les détails bien qu’elle ait toujours eut envie d’en apprendre plus et elle avait du partir avant de pouvoir mener son enquête. D’une voix calme elle reprit la parole sans pour autant être capable de le fixer, ses yeux étaient rivés vers le ciel, vers cette étendue.

« Dis moi… Je sais pas si tu as envie d’en parler, ou peut être pas maintenant mais j’aimerais que tu me décrives la vie dans les gangs… J’avais un… ami… Qui en avait fait parti mais il a toujours refusé de m’en parler en détail, j’aimerais savoir pourtant. »

Un ami… A cet instant Emily se trouva profondément minable, ne même pas être capable de présenter Stan comme il l’était mais ça lui brûlait le cœur rien que de le revoir, prononcer ces quelques mots, rien que l’emploi du passé avait du mal à passer la barrière de ses lèvres. Elle rêvait de parler de lui au présent, elle rêvait de se dire que si elle sortait d’ici elle pourrait se jeter dans ses bras. Mais non. Elle ne reverrait jamais les autres car elle ne sortirait pas et elle ne le reverrait jamais car il était mort. La jeune cracmolle déglutit puis tenta de calmer les battements de son cœur. Cet espèce d’organe s’emballait dans sa poitrine et la martelait de coups incessants, trop rapides, trop forts. Elle devait se calmer, c’était primordial… Elle fit donc quelques pas, fixant toujours le ciel, ravalant ses larmes et luttant intérieurement. Au bout de quelques instants ça passa et elle reprit un air joyeux, un air serein. Elle espérait juste que Cameron n’ait pas vu grand-chose de cette scène, qu’il ne l’ait pas prise pour une gamine fragile qui s’était brisée très facilement, sans combativité. Elle n‘était pas cela, c’était juste lui, il lui manquait terriblement et le fait de ne pas avoir les autres à ses côtés pour la soutenir devenait dur. Pour finir de se calmer elle donna un grand coup de pied dans un des bancs, tout de suite, elle se sentit mieux.

« Comment fais tu sans eux ? »

La question était tombée comme ça, Emily n’avait pas pu la retenir mais elle lui brûlait les lèvres. Dans le discours de Cameron elle avait décelé tout l’attachement qu’il avait pour ses frères, ses compagnons de route, elle se demandait réellement comment il parvenait à garder la tête haute loin d’eux, comment il soignait ses blessures, comment il pouvait vouloir encore survivre avec l’idée qu’il ne les verrait plus jamais. Tant de questions qui se brouillaient dans sa tête mais si elle obtenait une réponse, peut-être arriverait-elle à mieux se gérer elle-même.
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MessageSujet: Re: One day I'll fly away [PV Cameron]   Sam 14 Aoû 2010 - 14:37

Sortir. Quitter cet endroit maudit et reprendre le cour normal de mon existence. Est ce que j'y crois encore ? Certains jours, je dois bien avouer que ça m'est difficile. Je ne suis pas du genre à baisser les bras, mais je ne peux pas toujours nier l'évidence. Et puis, même si un jour j'arrive à sortir d'ici, qui me dit que ma vie retrouvera son chemin précédent ? Après tout, j'ai vu bien plus que mes yeux ne pouvaient en supporter. Comment continuer à faire comme si tout était normal maintenant que je sais que la magie existe et qu'elle n'est pas aussi féérique que ce à quoi rêvent les enfants.
Laissant de côté mes questionnements intérieurs, je m'asseyais plus confortablement sur un banc et observais un instant les petites bonshommes jaunes et noirs désormais sur le sol, en cercle, leur capitaine probablement, au centre. Je n'entendais pas ce qu'ils se disaient mais je pouvais deviner qu'il s'agissait de conseils ou peut être d'un bilan de cette séance. J'avais beau avoir en horreur tout ce truc de magie, le Quidditch était une chose qui me fascinait depuis que j'avais découvert ce jeu. C'était le jour où ma route avait croisé celle de cette fille qui d'ailleurs portait les mêmes couleurs que ceux ci. Je ne l'ai jamais revu, et parfois il m'arrive de penser à elle, de me demande ce qu'elle fait de sa vie, si mes mots l'ont touché et si elle se pose des questions. Je ne lui ai pas pardonné d'avoir usé de sa magie sur moi, et je ne le ferais probablement jamais, mais j'aimerai la croiser de nouveau, pour voir si cette enfant fragile a réussi à se renforcer un peu. Près de moi, Emily allait et venait tranquillement dans le petit couloir de plein air. De mon côté je tournais finalement la tête vers elle, devinant qu'elle allait répondre à ma question.

« Je viens des rues d’Edinburgh. Même si j’ai toujours eu une maison, ça n’a jamais été chez moi… Du moins ça l’été jusqu’à ce qu’ils découvrent que je n’avais pas de pouvoirs. Alors je passais mon temps dans la rue… J’avais des frères aussi, on était la bande de musiciens du quartier... »

La rue. Les frères. Je souriais, trouvant le hasard fort sympathique avec moi. Je n'étais pas du genre à me faire des amis, ni même à converser comme ça avec une femme, sans avoir le besoin permanent de me positionner au dessus d'elle. Je suis un macho, et bien que je respecte les femmes, c'est un trait de caractère qui ne s'estompera pas. Pourtant, avec Emily j'ai comme l'impression que c'est différent. On se comprend, parce qu'on vit, qu'on a vécu, sensiblement les mêmes choses. Et puis je ne sais pas, il y a quelque chose de différent chez cette fille. Quelque chose que les autres n'ont pas. Je ne saurais pas vraiment dire quoi. Je l'apprécie beaucoup bien que je ne l'a connaisse pas vraiment.
Je repensais à ce qu'elle venait de m'apprendre sur elle, sur sa vie et ses amis. Ou plutôt ses frères. Des musiciens, c'était certes différent de ma petite "famille" mais je pouvais clairement lire dans ses yeux que les liens qui les unissaient étaient les mêmes. Rejetée par son propre sang, elle avait finalement trouver un véritable cocon près de ces personnes là, parce qu'ils lui ressemblaient, parce qu'ils l'acceptaient telle qu'elle est réellement, sans la juger. Parfois les liens du sang sont une entraves, ceux du cœur sont bien plus solides. A mon sens en tout cas.

« Dis moi… Je sais pas si tu as envie d’en parler, ou peut être pas maintenant mais j’aimerais que tu me décrives la vie dans les gangs… J’avais un… ami… Qui en avait fait parti mais il a toujours refusé de m’en parler en détail, j’aimerais savoir pourtant. »

Un ami ? Prends moi pour un con aussi. Tu verrais ta tête.

J'ai fait comme si je n'avais pas remarqué son malaise. C'était je pense la meilleure chose à faire et j'aurais aimé qu'elle agisse comme ça avec moi si les rôles avaient été inversés. Je la laissais reprendre son souffle, son calme, sa consistance. Juste le temps que ses fantômes du passé la laisse en paix. Elle fit quelques pas puis laissa passer toute sa frustration dans un coup de pied assené à un banc. Je ne bronchais pas.

« Comment fais tu sans eux ? »

Sa question venue de nulle part me pris totalement au dépourvu, je dois bien l'avouer. Je tournais vivement la tête vers elle et la dévisageais, incrédule, la bouche entrouverte par l'effet de surprise. Je reprenais finalement peu à peu mes esprits en me passant la main dans les cheveux.

- J’fais pas. Il ne se passe pas un jour, une heure, sans que je pense à eux. Je me demande sans arrêt comment certains auraient réagit face à telle ou telle situation, face à tout ce merdier improbable. Mais j’ai pas d’autre choix que de garder la tête haute, de ne rien montrer qui puisse être une marque de faiblesse. C’est pas dans ma nature de courber l’échine. Et puis, je ne dis pas ça pour me la raconter, mais je pense être l’un des plus forts ici, j’veux dire mentalement, et au sein des autres Moldus. Si je commence à craquer, j’en ai dix qui tombent derrière moi. Ils ont besoin de voir qu’il y en a qui se battent encore. Non pas que j’ai l’âme d’un sauveur, mais j’ai le respect du clan dans le sang. En ce qui me concerne, et même si je n’ai pas forcément beaucoup de véritables contacts ou d’amis ici, je les considère comme mon clan. On est du même côté de la barrière, tous dans la même galère.

Les mots sortaient d'eux même tandis que je laissais mon regard se balader entre ses yeux, le ciel, et tout ce qui nous entourait.

- Désolé, je m’enflamme un peu là, mais ça m’énerve de voir comment on peut traiter la différence. On est des êtres humains, tout comme eux, merde ! Heureusement qu’ils ne sont pas tous aussi cons. Et je suis certains que parmi les sorciers, certains souffrent autant que nous. Ces mecs ont un sérieux problème d’égo. Et puis ils réussiront peut être à me faire tomber, mais ce ne sera pas sans dommages collatéraux, ça tu peux en être sure.

Je sentais que je commençais à sérieusement m'énerver et je ne voulais absolument pas craquer maintenant. Pas comme ça. Pas devant elle. Et surtout pour ne pas leur faire ce plaisir là, à tous ces enfoirés qui nous bridaient, nous parquaient et nous maltraitaient comme des animaux entassés pour l'abattoir.
Je soufflais et tachais de me concentrer sur autre chose. C'est à ce moment que sa première question m'est revenu en tête.

- La vie dans les gangs c'est ... très cadré contrairement à ce que beaucoup pensent. Il n'y a pas de place pour l'anarchie. Chez nous en tout cas il n'y en a pas. Il y a un chef, et un voir deux bras droit, que tout le monde respecte. Personne ne remet jamais en cause leurs décisions. C'est comme ça. Chacun a plus ou moins un rôle bien défini. On vit en marge de la société mais pourtant, on en fait partie intégrante. J'veux dire, c'était pas que du traffics, des vols, des agressions ou je ne sais trop quoi. Certes on n'est pas des enfants de cœur mais dès l'instant où chacun reste à sa place, il n'y a pas de soucis. La guerre, elle est entre les gang, pas contre le reste du monde. Dans ma famille, il y a des père, des maris, des oncles, mes fils même. Certains ont un emploi stable et rangé. Les gens nous voient généralement comme des truands, parce qu'on fait peur c'est vrai et on ne fait rien pour arranger ça, mais il y a dans les gangs des bons gars. Sans vouloir t'offenser, je crois qu'on ne peut pas vraiment ce faire une idée de ce que c'est tant qu'on ne l'a pas vécu de l'intérieur et si ton ami ne t'en parlait pas, c'est qu'il cherchait probablement à te protéger. Ce n'est pas un monde facile.

C'est quelque chose que je ne partageais habituellement pas, mais que pouvais-je bien craindre d'elle ici. Nous étions coincés pour une durée indéterminée, et n'habitant pas le même continent, je ne la voyais pas débarquer à San Francisco pour foutre la merde. D'autant plus que j'étais persuadé que ce n'était pas son genre. Elle voulait juste en apprendre plus sur son ami en me posant cette question, j'en étais convaincu. Ce type semblait compter pour elle, alors pourquoi lui aurais-je refusé ça ? J'ai lu la peine dans ses yeux. Elle n'en mérite pas plus, alors si je peux aider rien qu'en éclairant sa lanterne, je le referais sans hésiter.
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MessageSujet: Re: One day I'll fly away [PV Cameron]   Sam 14 Aoû 2010 - 16:25

Emily cherchait toujours un moyen de brouiller les souvenirs qui venaient l’assaillir lorsque Cameron lui apporta la solution idéale. Il répondit à sa question avec bien plus de franchise et surtout bien plus rapidement qu’elle n’aurait pu imaginer. Certes, elle vit se dessiner sur son visage une grande surprise, après tout il ne devait pas être habitué à ce qu’on lui pose ce genre de questions ici. D’ailleurs cette petite série de grimaces suite à son étonnement avait réussis à arracher un léger rire à la jeune femme, comme si cela lui avait permis de décoincer la boule qui avait élu domicile dans sa gorge. Puis elle l’écouta, avec le plus grand sérieux et cette fois, ce fut à elle de se retrouver totalement surprise et prise au dépourvue. Certes elle avait déjà constaté une certaine connivence entre leurs caractères respectifs, cela se voyait comme le nez au milieu de la figure mais jamais elle n’aurait pu imaginer que ce puisse être à ce point là. Elle avait la sensation de se retrouver dans chaque mot, chaque phrase qui sortait de la bouche du jeune homme. Il ne pouvait oublier ses frères mais refusait de baisser la tête pour lui et les autres qui seraient incapables de se relever si les plus charismatiques se mettaient à abandonner. Son discours la fit finalement sourire et quand il s’excusa de s’emporter, l’expression sur le visage d’Emily ressemblait plus à celui d’une sœur attendrie par les réactions de son frère plutôt qu’à celles d’une personne ayant été dérangée par une quelconque prise de parole trop agitée. La cracmolle se remit à rire, très légèrement quand il évoqua l’égo des sorciers. Immédiatement l’image de son frère lui était venue en tête et elle ne pouvait pas vraiment nier ce qu’il était en train de dire. Car en plus d’un régime raciste les supérieurs étaient bel et bien en train d’instaurer une unité élitiste visant à écraser ceux qu’ils considéraient comme les plus faibles au profit de ceux que l’on osait nommer les plus forts, comme si les êtres humains pouvaient être classifier tel de vulgaires bêtes et encore, elle avait l’impression qu’ils traitaient mieux les animaux qu’eux. Emily poussa alors un faible soupire et s’apprêta à répondre à Cameron, pourtant elle n’en eut pas l’occasion. Ce dernier changea rapidement de sujet comme si ses émotions avaient finis par le déborder et que le seul moyen de ne pas exploser était de penser à autre chose, exactement comme elle avait fait précédemment. Aussi, la jeune femme ne fit aucune remarque, se contentant d’écouter ce qu’il avait à dire. A vrai dire, l’adolescente fit bien plus qu’écouter, elle but les paroles qui sortaient de la gorge de son protagoniste tandis que la sienne se séchait de nouveau. Elle avait toujours su que la vie des gangs était loin d’être simple et que Stan n’avait pas eu tant de réserve sans la moindre raison mais entendre tout cela de la bouche de quelqu’un qui connaissait parfaitement ce milieu eu un effet des plus violents sur la jeune demoiselle. La protéger ? Elle comprenait. La fois où il était rentré en sang, juste après sa fuite du gang, à cette époque Emily tenait déjà énormément à lui, s’il lui avait tout dit elle aurait sans aucun doute réagit comme une idiote et provoqué une belle catastrophe. Un faible soupir se fit finalement entendre et elle parvint à reprendre la parole d’une voix cependant légèrement éteinte.

« Merci. Je me doute que ce ne doit pas être simple pour toi de parler de tout ça… Surtout si tes frères te manquent. Désolée de t’avoir demandé un tel truc mais… Il est parfois plus simple de faire un deuil quand on a tous les éléments de l’histoire. »

Idiote. Ce fut le premier mot qui vint à l’esprit d’Emily quand elle referma la bouche. Elle venait de cracher une information un peu trop importante à son goût et même si elle ne se méfiait absolument pas de Cameron, elle n’aimait pas parler de ça, passer pour la pauvre petite fille faible qui s’est retrouvée seule et sans défense. Non ce tableau n’était pas celui qui la représentait le plus fidèlement et elle refusait d’y être associée de la sorte. Pourtant elle n’avait pas pu s’empêcher de lâcher ça, d’extérioriser ce truc qui était en train d’essayer de faire couler ses larmes. Elle ne pleurerait pas, elle le savait très bien, sa force était là, son mental était solide et lorsque sa décision était prise, il était bien dur de la faire plier même par le plus gros flot d’émotions. Aussi elle resta de marbre, ravalant tout une bonne fois pour tout. Sur les terrains, les joueurs de Poufsouffle qui étaient venus s’entrainer commençaient à remballer soigneusement leurs affaires, la séance semblait finie. Elle espéra alors sincèrement qu’aucune équipe ne viendrait à la suite, ne sachant pas s’ils seraient tous aussi indulgents quant à leur présence dans les gradins. Emily ramena alors ses jambes contre son torse, dans une position de repli et fixa le ciel. Elle n’osait plus tourner le regard vers Cameron, se sentant pour le coup profondément stupide. Elle reprit donc la parole d’un ton cette fois beaucoup plus ferme assuré.

« Oublie ce que je dis. J’aime pas passer pour une victime. »

Clair et précis. Déjà, le fait qu’elle soit une fille avait souvent encouragé les jeunes des rues à la chercher, à la rabaisser et lui faire comprendre qu’elle ne serait jamais aussi solide qu’eux. Et pourtant, désormais elle était capable de rivaliser avec bien d’entre eux au corps à corps. Aussi elle voulait garder cette image de fille solide et fière que nul ne peut arrêter. Tant pis si elle passait pour quelqu’un qui ne possédait pas d’état d’âme ou d’autres conneries dans le genre, elle s’en fichait du moment que personne ne perçait à jour les zones d’ombres qui peuplaient son cœur depuis désormais tant d’années. Car la mort de Stan n’avait fait que raviver le mal être qu’elle avait connu dans sa préadolescence et les blessures du passé cherchaient à s’entrouvrir pour occasionner le plus de dégâts possible.

« Si tu veux vraiment sortir d’ici Cameron il n’existe qu’une seule solution, une lutte acharnée contre le pouvoir. Je connais déjà quelqu’un, un sorcier talentueux qui serait prêt à soutenir les gens comme nous. Le seul souci, c’est que la mort n’est plus au bout d’un flingue ou d’une lame mais d’un simple bâton et qu’elle peut être occasionnée avec une simple formule. Ce monde est impitoyable. »


Dernière édition par Emily Anthon le Mar 17 Aoû 2010 - 21:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: One day I'll fly away [PV Cameron]   Mar 17 Aoû 2010 - 21:21

Elle avait souri, puis ri. Elle avait écouté chaque mot de mon discours sans jamais relâcher son attention, sans jamais m’interrompre. J’avais répondu à ses questions et je pense qu’elle en était plutôt satisfaite. De mon côté, j’étais un peu perdu entre mes souvenirs et ma nouvelle vie, si tant est qu’on puisse réellement appeler ça une vie. En vérité, j’avais plutôt l’impression de survivre depuis qu’on m’avait traîné ici de force. La survie je connais par cœur finalement. J’ai survécu aux coups de mon père, à l’abandon de ma mère, à la mort de mon frère, de mes frères. J’ai pris des balles. On m’a planté. J’ai eu plusieurs accidents, sans parler de la mauvaise came qui passait de temps à autre et qui aurait pu me tuer. J’ai jamais été un gros consommateur, j’ai toujours su me contrôler pour ne pas devenir dépendant et aujourd’hui je dois dire que j’en suis pas mal content. Je me demande comment j’aurais fait ici si j’avais eu besoin de me faire un shoot tous les deux jours.

« Merci. Je me doute que ce ne doit pas être simple pour toi de parler de tout ça… Surtout si tes frères te manquent. Désolée de t’avoir demandé un tel truc mais… Il est parfois plus simple de faire un deuil quand on a tous les éléments de l’histoire. »

Je tournais la tête de nouveau vers ma comparse de galère, les sourcils froncés. Quelque chose n’allait pas. Dans sa voix, cassée. Dans son ton, terne. Dans son regard, fuyant. Elle venait de laisser sortir des mots qu’elle aurait voulu garder pour elle, ça me paraissait évident. Je me rejouais sa phrase et l’analysais lentement, regardant ailleurs moi aussi, pour ne pas envahir son espace vital puisqu’elle semblait en avoir besoin. Pas simple de parler de ça ? Et bien étrangement, si. Ça m’a même fait du bien de repenser à tout ça même si bien sur ça me fait mal de me dire qu’on m’a arraché à ça. Cependant ça me redonne espoir. J’ai l’envie de me battre pour foutre le camp d’ici et reprendre ce qui me revient de droit : Ma liberté. Dans ma main, mon zippo. Je jouais avec sans m’en rendre compte tandis que je continuais de songer à ses paroles. Mes frères me manquent, ça oui, aussi. Jusqu’ici ça va. Elle s’est excusée, mais je ne lui en veux pas. Faire son deuil. Là, j’ai compris. Nul besoin de me faire un dessin. Son ami, le gangster, qui visiblement était bien plus qu’un simple ami, n’était plus. Encore un frère de rue qui était tombé. Ce n’était peut être pas la même ville, ni même le même pays. Ce n’était pas un de mes frères, mais intérieurement, ça me touchait quand même. Parce que ce gars là, peu importe qui il avait pu être, avait partagé mon mode de vie. Peut être aurions-nous été ennemi mais cela ne changeait pas grand-chose aux faits. On venait du même monde, je ressentais donc un profond respect pour ce type, et de la peine pour Emily, puisque moi aussi la rue m’avait pris quelqu’un de cher. De très cher.

« Oublie ce que je dis. J’aime pas passer pour une victime. »

Je souriais bien malgré moi en secouant légèrement la tête. Cette phrase, je ne l’aurais jamais formulé, mais j’aurais pu la penser, sauf qu’il m’était très rare de laisser filtrer ce genre d’information comme elle venait de le faire. Elle avait l’air plus jeune que moi, mais je me reconnaissais en elle. Il dégageait de cette fille une grande force et j’appréciais beaucoup ça. Et cette fierté qui la poussait à ne laisser passer aucune marque de faiblesse … Malgré moi, malgré mon cœur de pierre, elle m’attendrissait, comme une petite sœur ou quelque chose s’en approchant.
Je soupirais et regardais droit devant moi, observant les sorciers quitter le terrain sans vraiment y faire attention.

« Si tu veux vraiment sortir d’ici Cameron il n’existe qu’une seule solution, une lutte acharnée contre le pouvoir. Je connais déjà quelqu’un, un sorcier talentueux qui serait prêt à soutenir les gens comme nous. Le seul souci, c’est que la mort n’est plus au bout d’un flingue ou d’une lame mais d’un simple bateau et qu’elle peut être occasionnée avec une simple formule. Ce monde est impitoyable. »

Je me retournais de nouveau vers elle, et réfléchissait un instant avant de prendre la parole à mon tour, de manière plutôt décousue finalement.

- Je ne te considère pas comme une victime, Emily. Bien au contraire. Mais j’oublie si c’est ce que tu veux.

D’un signe de la main, je nous faisais comprendre à tous les deux que la conversation était close et que les secrets de chacun en resteraient, au moins pour le moment. Puis je me concentrais sur le reste de sa déclaration, l’air grave.

- Me battre, j’ai aucun problème avec ça. J’y passe d’ailleurs une grande partie de mon temps, mais là ça n’a rien à avoir avec un combat de rue, et même si ici certains sont capables d’avoir assez de cran pour laisser de côté leurs pouvoirs et leur précieuse baguette magique le temps de se comporter comme des hommes, des vrais, sans se cacher derrière leur panoplie de sorcier, ils sont vraiment rares. Je sais tout ça, j’ai pu tester par moi même. Je ne suis pas là depuis très longtemps, mais ils s’amusent bien avec moi. Et puis ne m’en veux pas mais qui te dit que ton gars là il est de confiance ?

Parce que moi je ne marche pas avec n’importe qui. Surtout pas avec un mec que je ne connais pas, et qui porte le pouvoir en lui. Je n’ai aucune certitude que ça ne soit pas un traître et même si elle a l’air de lui faire confiance, je ne la connais pas assez pour donner une confiance aveugle à ses intuitions. A elle, je veux bien. Je ne saurais pas l’expliquer pourquoi mais c’est comme ça. Elle dégage quelque chose qui indique à mon instinct qu’elle est bien ce qu’elle prétend être. En plus de ça, elle connaît la vie dans la rue, et le concept de la vie en clan. Je dis que je ne la connais pas assez, mais en réalité je ne la connais pas du tout. C’est la première fois qu’on se croise, ou en tout cas qu’on se remarque et qu’on se parle. Elle m’a l’air de quelqu’un de fiable mais comment être sur dans un endroit pareil. Cependant, j’ai toujours fait confiance à mes intuitions et bien que parfois j’ai pu faire les mauvais choix, j’ai toujours réussi à retomber sur mes pattes et à m’en sortir. Cette fois là ne fera pas exception. Quoi qu’il se passe, je ne leur laisserai pas le plaisir de me détruire sans emporter un peu d’eux avec moi, j’en fais le serment.
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MessageSujet: Re: One day I'll fly away [PV Cameron]   Mar 17 Aoû 2010 - 22:17

Un temps d’arrêt. Emily resta totalement scotchée sur les paroles de Cameron. Il oubliait si elle voulait, il la traitait avec égard… Un léger sourire se dessina alors sur ses lèvres, un sourire sincère et délicat, fragile car il montrait la confiance qu’elle commençait à tisser envers le jeune homme ainsi qu’un certain attachement, fragile mais en pleine évolution. Elle se demanda alors ce qu’il se serait passé si elle l’avait croisé dans d’autres conditions. Peut être aurait-elle cherché à le faire taire, peut être se seraient ils retrouvés dans une situation les engageants l’un contre l’autre et pourtant elle se prenait à croire que le courant aurait du bien passer entre eux. Il lui ressemblait et était sûr que sous cette carapace de garçon des rues solides il y avait un assemblage de fragilité, un tissu de souvenirs douloureux. Elle aurait aimé, par curiosité et sans doute par attachement, savoir ce qu’il se cachait derrière tout cela mais jamais elle ne lui demanderait. C’était comme une promesse que l’adolescente se faisait à elle-même, si par hasard leurs routes venaient à se croiser de nouveau, jamais elle ne devait le questionner sur son passé. Elle lui adressa un signe de tête, comme pour le remercier et replongea son regard dans le ciel. Elle venait d’en oublier cette histoire de combat et fut donc surprise de retomber sur terre quand Cameron reprit la parole à ce sujet. D’ailleurs, le retour fut rapide et elle quitta immédiatement ses douces pensées. Un long soupir traversa la barrière de ses lèvres et ses mains se crispèrent légèrement. Elle allait tuer quelqu’un avant la fin de sa vie c’était pas possible autrement. La jeune métis ne parvenait plus à concevoir tout ce sadisme. A vrai dire, c’était chaque fois le même scénario, quand elle était au centre de tout ça, elle se battait avec hargne, était en colère mais parvenait toujours à relativiser. Par contre, quand c’était les autres, sa haine devenait profonde. Elle savait bien que certains étaient peut être plus solides qu’elle, tout comme Cameron mais elle ne parvenait pas à le tolérer. Emily avait toujours été ainsi, ce côté défenseur, parfois cela l’agaçait, ayant l’impression d’être une simple idiote condescendante, d’autres cela lui permettait de trouver la force de se surpasser et de se battre encore alors que la fatigue, l’épuisement aussi bien moral que physique se faisait sentir à chaque respiration.

« J’ai confiance en James parce qu’il m’a sauvé la mise, il m’a même apposé ceci, ça repousse les sorts les plus basiques, j’ai testé c’est pas une arnaque. Après tu peux rester méfiant, je comprends, je serais sans doute pareil. Malheureusement, si on veut une chance, il faut faire des concessions. »

Tout en parlant Emily s’était tournée vers lui et lui avait tendu son poignet pâle sur lequel était encore visible le tatouage protecteur. D’ailleurs il risquait de bientôt se briser car mine de rien, il lui avait permis plusieurs belles échappées. L’adolescente ne savait pas si elle pouvait faire totalement confiance en James mais elle en avait envie pour le moment et n’avait pas l’intention de laisser la peur prendre le pas sur sa sociabilité. Si elle ne tentait pas d’approcher les gens, elle n’arriverait à rien et en cas de mauvaise surprise, elle était capable de se défendre, oui largement. La jeune fille tira alors son paquet de cigarette, hésitante. L’envie était bien présente mais il y avait toujours un doute sur la capacité de se procurer des cigarettes après et vu sa cadence actuelle, ses réserves ne tiendraient pas… Et puis merde. Elle en sortit une et une autre qu’elle tendit à Cameron, sans même attendre une réponse de sa part, comme s’il n’avait pas le choix, puis seul un idiot refuserait. Elle l’alluma puis lui tendit son briquet et lâcha la fumée comme si elle représentait toute cette merde, qu’elle évacuait rapidement et si facilement.

« Après, ce combat est sans doute vain et on crèvera avant même d’avoir goûté de nouveau à la liberté. Ou alors on oublie tout et on tente d’accepter cette vie. J’ai vraiment l’impression d’être dans une impasse. C’est oppressant. Je commence à comprendre pourquoi certains s’échappent en se shootant. Ça fait envie dans ces cas là. »


Un vague sourire se dessina de nouveau sur le visage rêveur d’Emily. Elle en connaissait qui l’auraient baffé pour avoir dire une telle chose, mais à vrai dire, elle s’en moquait maintenant. Elle savait très bien que s’il en avait l’occasion elle essaierait, juste pour oublier ce monde, quelques instants. Sa détermination était là mais depuis ce matin son humeur jouait au yoyo et le besoin de respirer autre chose se faisait clairement sentir. Elle tirait tranquillement sur sa clope quand ses sourcils se froncèrent brutalement. Ce qu’elle craignait arriva, une nouvelle équipe s’avança sur le stade, celle des Serpentards. On pu entendre un « Merde » assez sonore provenir de la gorge de la jeune fille. Ça, ce n’était pas de bonne augure pour deux moldus comme eux. Une nouvelle fois elle saisit le bras de Cameron et sans attendre son accord elle le tira à sa suite jusqu’à un coin dissimulé des tribunes, en vérité ils étaient en train de descendre sous les gradins. L’adolescent s’installa sur une poutre qui les formait et donna un coup de pied dans le bois.

« Fait chier. Où qu’on aille ils sont là. Et Stefen et de la partie en plus. »

La simple vue de son frère la dégoûtait. Une expression violente était visible sur son visage. Depuis son arrivée ici elle ne cessait de le croiser et leurs rapports étaient devenus plus affreux que jamais. Chaque fois cela tournait mal. A cet instant elle avait profondément envie de l’étriper mais ne dit rien, ce n’était pas non plus la peine de faire un boucan pas possible sinon ils se feraient repérer à coup sûr alors que là au moins, ils étaient à l’abri, certes de manière éphémère mais à l’abri. Une fuite constante. Voilà en quoi consistait la vie des non sorciers à Poudlard. Toujours la même rengaine. Pourtant cette fois elle avait envie de sortir, d’aller leur régler leurs comptes. C’était du suicide et entraîner Cameron là dedans pas une bonne idée mais elle ne pu s’empêcher de l’évoquer.

« J’en ai marre de fuir. J’ai envie de les atomiser, quoi que cela coûte. »
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MessageSujet: Re: One day I'll fly away [PV Cameron]   Jeu 19 Aoû 2010 - 16:17

Je me rendais compte petit à petit qu’à mesure que je discutais avec Emily, mes souvenirs et ma déprime matinale s’estompaient peu à peu. Je gardais bien évidemment Sullivan dans un coin de mon esprit, mais la douleur que je ressentais en me levant ce matin était beaucoup moins vive. Bien sur parler de mon passé, pas si lointain que ça finalement, des gars et de ma vie d’avant avait fait remonter une sensation de manque. La solitude ne me faisait pas peur, ne m’avait jamais fait peur, mais être séparé d’eux me rendait malgré moi plus faible et je détestais cette sensation.
Elle semblait se sentir à l’aise près de moi, et c’était réciproque. Je n’aurais su l’expliquer en réalité. Il y avait un truc entre elle et moi, comme un lien qui se tisse, et ses sourires en disaient longs. Je n’ai pas eu besoin de l’observer pendant des heures pour comprendre qu’elle n’était pas du genre à donner sa confiance au premier venu, et pourtant, il m’apparaissait clairement qu’elle était prête à me l’offrir. Et je crois bien que la réciproque est valable. Alors quoi Cameron ? T’en as assez de te couper du monde ? C’est vrai que des amis, je n’en ai pas vraiment ici. Il y a bien Kyle mais il a disparu de la surface du globe. J’ai beau le chercher, je ne le retrouve pas. Et les autres, je ne sais pas, ils me font peur. Ils me font peur dans le sens où ils reflètent ce que je ne veux pas devenir. Un fou. Un désespéré. Emily n’est pas comme ça elle. Elle est forte, ça se sent, ça se voit. Elle est exactement ce dont j’avais besoin. Et je me surprend à ressentir le besoin de la protéger elle aussi. De l’attachement, de l’affection même. C’est naissant bien sur, mais ça me chatouille les entrailles. Elle me touche, je n’y peux rien, et lutter contre ça serait purement stupide. C’est dans ma nature de vouloir tout faire pour veiller sur la meute.

« J’ai confiance en James parce qu’il m’a sauvé la mise, il m’a même apposé ceci, ça repousse les sorts les plus basiques, j’ai testé c’est pas une arnaque. Après tu peux rester méfiant, je comprends, je serais sans doute pareil. Malheureusement, si on veut une chance, il faut faire des concessions. »

J’observais cette marque sur son poignet avec attention, allant même jusqu’à attraper son articulation entre mes doigts pour mieux appréhender cette forme indistincte. L’air méfiant, les sourcils froncés, je détaillais le dessin. Est ce que ce truc fonctionne vraiment ? Est ce que ce n’est pas un piège ? Trop de questions, et pas une seule réponse. Je soupirais en rendant sa liberté à son bras. Ce type là l’avait marqué, et je ne savais pas trop quoi en penser.
Emily semblait aussi dubitative et lasse que moi, je le voyais bien, même si elle luttait pour rester accrocher à son espoir. Je ne lui volerais pas ça. Ce serait la pire des choses que je pourrais faire. Et lorsqu’elle me tendit une cigarette, je n’eus pas le temps ni l’occasion de refuser, alors avec un léger sourire j’attrapais la petite dose de nicotine et son briquet. La première taffe fut salvatrice, comme toujours. Le silence s’était installé, je me penchais en arrière, posais mes coudes sur le banc de derrière et regardais le ciel, comme pour chercher une trace de mon frère. Le paradis hein ? J’avais décidé de ne plus croire en Dieu après sa disparition, et je me surprenais ces derniers temps à y repenser parfois. Je secouais la tête et revenais sur terre, observant ma nouvelle connaissance du coin de l’œil.

« Après, ce combat est sans doute vain et on crèvera avant même d’avoir goûté de nouveau à la liberté. Ou alors on oublie tout et on tente d’accepter cette vie. J’ai vraiment l’impression d’être dans une impasse. C’est oppressant. Je commence à comprendre pourquoi certains s’échappent en se shootant. Ça fait envie dans ces cas là. »

J’aurais voulu lui mettre une claque, au sens figuré du terme puisque jamais je ne toucherai une femme de cette façon là. Avoir de telles pensées, c’est destructeur. La came je connais bien ça, et même si j’y ai touché pas mal de fois, même si je l’ai côtoyé pendant des années sans vraiment y être accro, je sais tous les dégâts qu’elle peut faire.
J’allais répliquer mais encore une fois je n’en ai pas eu le temps. Après un « merde » sonore qui s’était échappé de son visage enfantin, elle m’a attrapé le bras et m’a entraîné à sa suite. J’aurais pu protester, l’arrêter d’un simple mouvement, mais j’ai obtempéré pourtant. Un coup d’œil sur le terrain m’avait permis d’apercevoir une nouvelle équipe, vêtue de vert cette fois.
Une minute plus tard, nous étions cachés sous les gradins, assis sur une poutre. Je laissais mes pieds pendre dans le vide tandis qu’Emily s’énervait et laissait sa colère sortir contre l’une d’entre elles.

« Fait chier. Où qu’on aille ils sont là. Et Stefen et de la partie en plus. J’en ai marre de fuir. J’ai envie de les atomiser, quoi que cela coûte. »

J’observais les sorciers rapidement et reposais mon attention sur ma comparse, le sourire aux lèvres malgré la gravité de la situation.

- En temps normal, j’aurais été le premier à foncer dans le tas, surtout que te voir te battre, à mon avis ça vaut le détour vu la lueur sauvage que t’as dans les yeux, mais sans vouloir te vexer, là on fait pas le poids. En plus ils ont leur balais.

Je tirais sur la clope qu’elle m’avait offerte puis reprenais la parole sans me départir de mon sourire. Oui, elle m’amusait. Pas dans le sens où je la trouvais ridicule ou quoi que ce soit, mais ce côté sauvage et téméraire me rappelait tout à fait moi. J’avais mes grands frères pour me tempérer. Aujourd’hui, j’avais vraisemblablement pris leur place sans m’en rendre compte. C’était moi le grand frère, moi qui devais être raisonnable pour deux, moi qui devais la tempérer.

- Du calme le tigre, face à eux t’es qu’un chaton. J’aime bien les chatons alors va pas te faire tuer par fierté mademoiselle. Tu l’auras ta revanche, je te le promets. D’ailleurs c’est qui ce Stefen ? C’est lequel ? Histoire que je sache lequel attraper le jour où t’auras besoin de te défouler.

Ben ouais autant resté crédible et conscient un minimum. Dix mecs armés de balais et de baguettes, non. Mais un mec tout seul chopé au hasard d’un couloirs, j’ai peut être ma chance. Si j’arrive à le surprendre. Le truc c’est que les représailles risquent d’être sévères, parce qu’en général ce genre de type n’apprécie pas vraiment qu’on touche à leur fierté, mais est ce que ça n’en vaut pas la peine ? Après tout, ils ne sont pas les seuls à vouloir s’amuser avec l’autre « côté ».
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MessageSujet: Re: One day I'll fly away [PV Cameron]   Ven 27 Aoû 2010 - 0:32

Emily poussa un long soupir alors que Cameron tentait de la raisonner. Il avait raison et elle le savait. Ils ne faisaient pas le poids c’était certain mais ils ne le feraient jamais et cette lueur dont il parlait avec le sourire, il fallait bien qu’elle serve à quelque chose non ? Si elle devait rester sagement confinée à l’intérieur de la jeune femme à quoi bon la posséder ? Elle se retint cependant de parler, intriguée par ce sourire sur les lèvres de son aîné. Elle refusait de croire à de la moquerie, elle ne pensait pas que l’américain puisse la mépriser à ce point pour se foutre d’elle dans un tel moment. Cependant la jeune cracmolle avait beau remuer ses pensées dans tous les sens elle ne trouvait pas d’explication plausible à ce rictus joyeux. Dans un élan de curiosité elle s’apprêta à lui demander lorsqu’il reprit la parole. Cette fois, elle éclata littéralement de rire, un rire sincère et des plus amusés. Il faut dire que sur ce coup, le moldu l’avait totalement sidérée. Non seulement il s’adressait à elle de manière originale et en plus il lui proposait de refaire le portrait de Stefen à l’occasion. Décidément, ce type, elle l’adorait. Peut être que cela pouvait paraître idiot, Ems ne le connaissait que depuis quelques instants mais le courant passait entre eux, ils se comprenaient sans avoir besoin d’exprimer de manière très détaillée leurs pensées, c’était naturel et ce qu’elle avait toujours recherché. La jeune femme était du genre impulsive et franche, elle n’aimait pas les relations d’amitiés basées sur les détours et autres. A cet instant elle eut l’agréable impression d’avoir trouvé un véritable nouvel ami et peut être même, une sorte de protecteur. Cela se confirmait à la façon qu’il avait de calmer ses ardeurs alors qu’il semblait être tout comme elle, un être au sang chaud. Emily soupira alors bruyamment, comme une enfant déçue parce qu’elle n’a pas obtenue ce qu’elle désire puis tira sur sa clope une nouvelle fois, tentant de faire des ronds avec la fumée.

« J’suis pas un chaton, répète ça et je t’atomise… Quant à Stefen c’est le brun, tout devant qui se marre comme un imbécile. C’est aussi accessoirement et malheureusement mon grand frère. »

Emily avait commencé à parler avec un air rieur mais sur la fin, c’était clairement le dégoût qui se lisait sur son visage. Rien que d’appeler Stefen par le mot frère la répugnait. Il n’y avait rien entre eux que du sang, voilà tout. Pour elle un frère c’était bien plus que ça, lui n’était qu’un être méprisable auquel elle était liait par un truc scientifique, rien d’humain dans leur relation. Son regard s’attarda alors sur sa silhouette d’imbécile. Il semblait diriger ses petits camarades à la baguette bien qu’il était loin d’être le capitaine de l’équipe, trop mauvais pour ça. Certes Ems n’était pas vraiment objective lorsqu’il s’agissait de son frère, elle le haïssait trop pour ça mais il fallait avouer que ce n’était pas non plus un génie. Elle n’avait pas eu de mal à le remettre à sa place et à user sa répartie. Rien que de penser à tout cela faisait bouillir son sang et l’envie de se jeter dans l’arène ne cessait de grandir. Elle hésitait réellement. Sa raison lui disait d’écouter Cameron, d’arrêter de jouer les andouilles et de faire quelque chose de censé pour une fois. Son caractère lui disait de foncer dans le tas, lui intimant que ce serait un pas vers la révolte et que quelques qu’allaient être les conséquences, elle resterait fière de son acte. Sa réflexion intense se traduisait par le mouvement de ses jambes et la vitesse à laquelle sa clope se consumait entre ses lèvres. Elle ne tenait décidément plus en place, il fallait qu’elle se défoule… Et merde, tant pis, Cameron allait la traiter d’idiote, lui remonter les bretelles, tant pis, elle ne pouvait pas rester là. D’un bond elle atterrit sur le sol, évitant par chance ou par habilité les poutres.

« Désolée Cameron… J’suis une idiote de tête brûlée… »

Emily lui adressa alors un salut, pour lui faire comprendre qu’il n’avait pas à la suivre. Elle n’avait nullement l’intention de lui attirer des ennuis par son caractère trop téméraire. La jeune demoiselle se mis ensuite à courir faire le terrain, dès qu’elle arriva, de nombreux regard se tournèrent vers elle et son sourire arrogant. Cette fois elle se le permettait. La première personne à s’avancer vers elle fut celui qu’elle attendait, Stefen. Il s’approcha et prit la parole assez fort pour que ses amis l’entende.

« -Tiens voilà ma dégénérée de sœur… Qu’est ce que tu fous là petite merde ?

-Je viens constater ta stupidité grandissante et apparemment j’ai eu raison de faire le détour car ce n’est plus une avancée mais carrément un bond que tu viens de faire.. »

Il n’en fallut pas plus à Stefen pour se sentir vexé. Il sortit alors sa baguette et lança un sort sur Emily qui apprécia grandement la déformation de son visage quand il constata que cela ne l’avait nullement affectée. Il lui restait encore trois ou quatre sorts pouvant être contrés par l’enchantement de James, autant en profiter. Aussi, sans la moindre hésitation la jeune fille envoya un magnifique crochet à son frère qui tomba lourdement au sol. Deux autres jeunes gens se précipitèrent vers elle. Les sorts échouèrent lamentablement et elle eut le temps à l’aide d’un coup de pied latéral et d’un coup de pied retourné, tous deux en plein visage de les envoyer au tapis. Cela lui faisait le plus grand bien. Les insultes se mirent à pleuvoir, accompagnées des sortilèges sauf que bientôt le bracelet magique céda et Emily fut propulsé plusieurs mètres plus loin. Elle se releva cependant, l’air fière et prête à se battre. Elle s’était encore foutue dans un pétrin pas possible…
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MessageSujet: Re: One day I'll fly away [PV Cameron]   Dim 29 Aoû 2010 - 12:47

Perchés. Cachés. J'aime pas vraiment ce concept et ma fierté en prend un coup. Seulement la vie ici me force à devenir raisonnable, parce qu'on a pas le choix si on veut rester en vie. La révolution, c'est bien, mais ça se réfléchit. Je ne suis pas suicidaire. Je ne l'ai jamais été. J'étais tête brûlée, parce que je savais que je m'en sortirais toujours. Avec la magie, c'est différent. Ce n'est pas aussi simple qu'une balle qui se loge dans la chair ou qu'un coup de couteau. Tout ça je connais déjà et les nombreuses cicatrices que je porte sur le corps en atteste. J'y ai survécu. Ça ne m'a jamais fait peur. J'ai peut être grandit, je ne sais pas vraiment, toujours est il que je prends d'avantage sur moi. Je ne peux pas retenir mes mots ni mes poings, mais je ne vais pas au devant du danger comme j'avais l'habitude de le faire dans ma vie d'avant. Oui, ma vie d'avant. Celle que je vis maintenant n'est pas la même, et bien que je ne l'aime pas du tout et que je donnerai n'importe quoi pour retrouver l'ancienne, je dois bien me faire à l'idée.

Alors je soupire, puis je ris lorsqu'elle réagit à mon intervention. Je la regarde, avec plein de tendresse il me semble. J'aime beaucoup cette fille.

« J’suis pas un chaton, répète ça et je t’atomise… »

Oui, j'éclate de rire même, avant de répliquer à mon tour.

- Genre tu me fais peur avec tes 30 kilos toute mouillée Rolling Eyes

De l'humour, s'il y a bien un truc que je ne suis pas près de laisser tomber c'est bien ça. Ca ne nous sauvera pas, mais ça aide à rester debout. Et puis autant l'admettre, j'adore ça. Le sarcasme, c'est mon dada
Et oui 30 kilos ma belle. Regarde toi. Regarde moi. Tu fais pas le poids. J'ai beau avoir l'air de rien comme ça, j'veux dire j'ai pas une musculature impressionnante, je suis même plutôt sec, mais c'est bien loin d'être un handicap, bien au contraire.
Je suis certain que pour elle c'est pareil. J'ai pu constater qu'elle était plutôt rapide d'ailleurs, et avec la rage qui coule en elle, c'est une petite bombe à retardement que j'ai devant moi.

« Quant à Stefen c’est le brun, tout devant qui se marre comme un imbécile. C’est aussi accessoirement et malheureusement mon grand frère. »

Mon grand frère … Ces mots résonnent encore dans ma tête et me torturent. Son grand frère. Je ne peux pas m’empêcher de penser qu’elle a de la chance de l’avoir encore, même si visiblement c’est un crétin fini. Elle ne l’aime pas ça crève les yeux, ou plutôt, il a tellement du lui en faire baver qu’elle n’arrive plus à ressentir autre chose pour lui que de la haine. Je n’ai jamais connu ça. Mon frère, je l’aimais plus que tout. On a eu des différents bien sur, comme dans toutes les familles, mais ça ne durait jamais très longtemps. C’est lui qui m’a élevé. Sans lui je ne serais rien. Il me manque, et très franchement, je suis triste qu’Emily n’ai pas la chance d’avoir un frère tel que Sullivan.

- Toute mes condoléances. Y a toujours un abruti par famille, chez moi c’était mon père.

Mais il est mort parce que mon frère l’a tué. Sympa comme famille, hein ? Je suis d’accord, ça fait rêver.

Elle s'agite et moi je penche la tête. Un coup à droite, un coup à gauche. Mes yeux passent d'elle aux groupes d'élèves qui rentre sur le terrain.
Oh non, non, non ! Je vois clair dans ton jeu là.

« Désolée Cameron… J’suis une idiote de tête brûlée… »

Mon bras se tend pour la rattraper.

- Emily ! Non … Trop tard. Bordel quelle chieuse celle là aussi.

Qu’est ce qu’elles ont toutes ?!
Les femmes, ça me dépasse.

Mais la vérité, c'est que j'aurais probablement réagit comme elle à sa place. Plus je la côtoie et plus je me rends compte qu'on se ressemble. Pas physiquement hein, elle est aussi imprimée par l'Asie que je le suis par la Russie, mais mentalement, on est peu, même beaucoup, semblable.
Qu'est ce que je fais dans un cas comme ça ? Je la laisse se faire tuer ? Et là je repense à son "tatouage" protecteur. Est ce que ça fonctionne vraiment ce truc.

Ça a fonctionné un moment. Je m'étais rapproché sans qu'ils me voient, non pas que j'avais peur mais j'estimais que pour le moment elle n'avait pas besoin de moi, et si elle était comme moi, ce que je pensais, elle n'aurait pas aimé que j'intervienne sauf cas d'urgence.
L'urgence, elle n'a pas tardé à arriver quand le sort qui l'a protégeait a cessé de fonctionner. Je n'avais pas d'autre choix. Je ne pouvais pas rester là à rien faire. Alors je suis sorti de l'ombre et j'ai avancé jusqu'à elle. Fière, droite, une lueur toujours aussi sauvage dans le regard. J'ai souri et me suis arrêté près d'elle, une main sur son épaule.

- Hey le caïd, tu peux pas te trouver un adversaire à ta taille ? Parce que là franchement tu m’impressionnes. Quel charisme avec ton jouet là, tu m’épates champion. Sérieux les mecs, vous êtes un peu comme des Super Héros. Ouais c’est ça, des Super Héros. Je suis sur que vous seriez super mignonnes en collant.

Ta gueule Cameron …
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MessageSujet: Re: One day I'll fly away [PV Cameron]   Dim 29 Aoû 2010 - 23:14

Oui, trente kilos toute mouillée mais tenace. Emily n’avait pas l’intention de se laisser faire, d’abandonner sa ténacité, son punch pour de minables sorciers qui se croyaient plus forts de part leurs fameuses petites baguettes, et surtout pas devant son frère. Stefen.. Il n’était pas le seul idiot de sa famille, à vrai dire, ils l’étaient tous. Eux qui l’avaient maltraités en apprenant sa différence, eux qui ne supportaient pas de voir une fille pas comme les autres, dépourvue de ce don dont ils semblaient si fiers. Elle n’avait pas la force de leur pardonner. Même si le respect était un mot qu’elle adulait, même si la haine lui semblait absurde et signe de faiblesse, elle ne pouvait s’empêcher de détester du plus profond de son être sa famille qui l’avait poussée à vouloir se jeter d’un pont alors qu’elle n’était au fond, qu’une enfant. Une haine grandissante chaque jour. Oui elle était une chieuse et l’avait toujours su, elle ne pouvait s’empêcher d’emmerder son monde pour se sentir bien mais qu’est ce que cela la soulageait… Ne plus sentir les règles l’étouffer, ne plus devoir se plier à d’ineptes principes qui la rendaient à la folie chaque jour un peu plus. Elle avait besoin de respirer, d’agir comme bon lui semblait pour oublier toutes ces toxines sociales qui la pourrissaient de l’intérieur. Qu’importe que cela lui coûte des plumes même qu’elle meure avant l’heure, elle voulait vivre libre et fière. La jeune femme ne voulait pas retracer sa vie comme une triste péripétie d’obligation et de soumission, elle voulait sentir ce à quoi elle aspirait, cette force venant de ces entrailles qui la motivait à se surpasser jour après jour. Qu’importe l’avenir quand le présent n’est que souffrance. Emily ne croyait plus en rien, du moins plus grand-chose et pourtant, chaque jour elle trouvait un étendard à brandir et une volonté que nul ne pouvait ébranler. Sa force était sans doute son inconscience constante qui la poussait à agir comme une enfant naïve. Jamais elle ne vaincrait les baguettes rien qu’avec ses poings et pourtant, elle repartirait à l’assaut aussi longtemps que les jeunes moldus auraient besoin d’une âme forte pour se motiver à combattre. Au final, son existence était un sacrifice pour la communauté de ceux qui n’avaient pas le pouvoir de se révolter sans emblème. Elle l’assumait. La jeune cracmolle ne craignait plus rien tant que le feu de la révolte ruisselait dans ses veines et alimentait ses rêves idylliques de liberté et d’égalité.

Cette main sur son épaule la fit sursauter… Cameron, imbécile. Il n’aurait jamais du venir, se mêler à sa stupidité. Il aurait du partir et la laisser assumer seule sa connerie et pourtant… Pourtant elle savait très bien qu’à sa place elle aurait agit exactement de la même façon. D’ailleurs à cet instant elle eut envie de le remercier pour ce qu’il faisait et laissa même échapper un léger rire à sa prise de parole. Malgré sa concentration sur le combat et sa préparation mentale à toute attaque elle ne pouvait s’empêcher de s’amuser du comportement de son camarade. Cette désinvolture lui rappelait tant de choses, cette façon de prendre de la distance et d’envoyer de manière si élégante, promener les adversaires potentiels… Emily eut envie de lui sourire, de le prendre dans ses bras, de le remercier d’être ce qu’il était mais elle n’en fit rien. Le moment n’était pas là, et elle devait agir. Malheureusement son frère répondit plus vite qu’elle.

« -Toi, sale modu, tu te la fermes et tu obéis à nos ordres. Tu ne vaux rien, t’es qu’une merde et les supers Héros vont te mettre la branlée de ta vie.

-TA GUEULE ! »


A cet instant, la colère d’Emily n’avait pas d’égal. Elle sentait son sang bouillir, sa pensée se brouiller. A vrai dire, qu’on l’insulte, elle commençait à s’y habituer, mais pas Cameron. En quelques minutes cet imbécile venait de prendre une place importante dans son esprit, il était ce qu’elle avait cherché dans cet endroit, une personne qui la comprendrait et aux côtés de qui elle pourrait se battre. Non, elle ne laisserait pas son imbécile de frère avoir des propos déplacés envers lui. Quoi que cela puisse bien lui coûter elle allait se révolter, montrer son d’ désaccord et user de ses poings pour lui prouver qu’il n’était rien. Aussi, dans un mouvement de rage elle se rua vers lui et réussit à lui administrer un magnifique coup de poing dans l’estomac. Malheureusement, les baguettes étaient plus fortes qu’elle. Un mot retentit soudainement dans les airs.


« ENDOLORIS ! »


Emily voulut réagir mais n’en eut pas l’occasion. Alors que son frère se tordait de douleur, elle fut envoyée au tapis. La douleur qui lui vrilla alors le corps tout entier ne ressemblait à rien de ce qu’elle avait connu. Pourtant, par fierté, aucun son ne sortit de sa bouche mais ses poings étaient serrés et elle gisait au sol. Elle devait se relever. Alors que le sort perdait de son effet, la jeune femme se remit sur ses pieds, respirait autant qu’elle le pouvait et maîtrisant les rictus de son visage pour qu’aucune satisfaction ne soit visible sur les visages de ses ennemis. Alors, tout bas, elle murmura quelques mots à l’adresse de Cameron.


« Je refuse que tu sois blessé par ma faute… Casse toi… S’il te plait. »

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MessageSujet: Re: One day I'll fly away [PV Cameron]   Mar 31 Aoû 2010 - 22:47

L'abandonner ? Ca ne m'était pas venu à l'esprit une seule seconde. J'ai beau avoir beaucoup de défaut, je n'abandonne jamais un de mes gars derrière les lignes adverses. Oui je sais que c'est une fille, merci, j'avais remarqué, ce que je veux dire c'est qu'elle fait parti de mon nouveau "clan" et je l'apprécie qui plus est, alors non Emily, je ne te lâcherai pas seule dans la cage aux fauves. N'oublie pas que de toute façon, les fauves, c'est nous. Toi t'es un chaton, euh pardon, une tigresse et moi, je suis un ... peu importe. J'aurais bien dit un Lion mais c'est paresseux et macho. En fait si, je suis un Lion
La main sur son épaule, je l'avais senti sursauter à mon contact. J'aurai peut être du la prévenir de mon approche en me raclant la gorge ou que sais-je encore mais j'avais échappé à la droite que j'aurais été capable d'envoyer à sa place si on m'avait pris par surprise comme ça. Merci.

« -Toi, sale modu, tu te la fermes et tu obéis à nos ordres. Tu ne vaux rien, t’es qu’une merde et les supers Héros vont te mettre la branlée de ta vie. »

Ouh ouh mais dis moi ma grande t'as de la répartie. Pauvre type, tu me fais pitié. Oui je sais, je ne suis pas en position de la ramener mais je m'en tamponne pas mal à vrai dire. Il est ridicule et il ne s'en rend même pas compte. C'est terrible quand même. Oh mon dieu que j'aimerai le voir dans les rues de Mission District. Il serait bien accueillit là bas, comme un Prince qu'il prétend être. Tête de con.
J'aurais aimé le lui dire, mais Emily s'est chargé d'énoncer le fond de sa pensée avant moi. J'ai tourné la tête vers elle d'un coup sec, à m'en coincer les nerfs, regard offusqué.

« TA GUEULE ! »

Hey jeune fille, surveille ton langage ! Non mais oh, c'est quoi ça espèce de délinquante ... T'aurais du lui en coller une et crier plus fort encore. J'aurais jamais cru penser ça un jour étant donné le regard que je porte sur les liens du sang, mais ton frère est un abruti dégénérescent.
Sans parler de ça, je suis capable de me défendre tout seul alors protège ton cul au lieu de t'inquiéter pour le mien.

Après tout est parti en cacahuète. Elle s'est jeté sur lui comme une sauvage et moi comme un con, au lieu d'essayer de la rattraper je me suis surpris à l'encourager. Imaginez ma tête quand je me suis rendu compte de ce que je faisais et surtout de ce qu'elle risquait. Parce qu'elle ne l'a pas loupé. Elle m'a impressionné et je ne sais pas d'où ça m'est venu mais je me suis senti fier d'elle, comme un frère devrait être fier de sa sœur, mais pourtant Stefen ne semblait pas être vraiment d'accord avec mon point de vue. Peut être que finalement j'avais plus le profil du grand frère que lui, malgré le sang qu'ils partageaient. Sans vouloir me jeter des fleurs, ou en fait si un peu, je pense que je ferais un meilleur frère que lui pour elle. M'enfin ça c'est une autre histoire.
Je n'ai pas repris mes esprits assez tôt pour l'empêcher de se faire atteindre par un sort, et la voir se tordre de douleur alors que son crétin de frangin se tordait lui de rire, ça m'a remué le cœur et l'estomac. Je ne plaisantais plus du tout cette fois. Mais je n'ai pas pu approcher. Elle a su se relever seule puis elle m'a regardé.

« Je refuse que tu sois blessé par ma faute… Casse toi… S’il te plait. »

Ne me fais pas ça, pas ces yeux là.

Désolé de te décevoir mais j'abandonne pas les miens. Alors je sais que tu es forte, que tu es fière et que la simple idée de ne pas pouvoir te défendre toute seule te mets hors de toi, mais là je ne te laisse pas le choix. Oui je le sais, parce que je suis comme toi. Je l'ai été en tout cas. Et quelque part au fond de moi je le suis toujours, simplement je sais reconnaître quand j'ai besoin d'aide. Et c'est le cas là. Tu as besoin d'aide, et même si la mienne ne te sera pas d'un grand secours, il est proprement impensable que je te laisse là avec cette bande de connards.

- Tu vas m'écouter toi pour une fois. Hors de question que je te laisse là avec ces abrutis. Et si je suis blessé ce sera ma faute, et uniquement ma faute. Je suis encore plus borné que toi alors cherche pas, t'auras pas le dessus avec moi tigresse.

Un murmure à mon tour alors que j'attrapais son bras pour la tirer vers moi. Je respirais rapidement et mes yeux n'avaient pas lâché son frère et ses acolytes durant tout mon discours à son adresse.
Je l'ai lâché et j'ai fait un pas en avant.

- Et toi le ptit génie de la magie, t'es rendu si bas que t'en viens à t'en prendre à ton propre sang ? Tu sais ce qu'on leur fait aux gars comme toi là d'où je viens ? Je pense que t'aimerais beaucoup ça.

Oui tu aimerais beaucoup te retrouver seul dans une ruelle sombre, face à un de mes frères. Sans ta magie, même les plus petits de chez nous te collerait la face contre terre. Ta fierté c'est du vent. T'es rien.
Mais ça ne lui a pas plus. Nouveau sort, contre moi cette fois. Je me suis plié en deux, j'ai reculé, mais je ne suis pas tombé. Je crois qu'il s'amusait juste avec moi pour le moment. Ils font tous ça, ça les amuse de me voir souffrir lentement jusqu'à ce que je me traîne par terre.

- Tu peux bien t'en prendre à moi si ça te chante, je te laisserai pas lui faire du mal si je peux t'en empêcher.

Alors je restais devant elle, le souffle court, mes bras entourant mon ventre.
Un regard haineux toujours dans leur direction.

- Est ce qu'il y en a un seul parmi vous qui a assez de cran pour se défendre, ou attaquer peu importe, sans se servir de sa baguette et de sa magie ?

Juste une question comme ça, même si je me doutais que je n'obtiendrais pour réponse qu' un nouveau sortilège. Oui je m'étais fourré dans la merde et ce jusqu'au coup, mais j'avais agis en connaissance de cause alors les conséquences m'importait peu. Ce qui m'importait, c'était Emily. Moi, c'est secondaire.
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MessageSujet: Re: One day I'll fly away [PV Cameron]   Mar 7 Sep 2010 - 18:14

« Tu vas m'écouter toi pour une fois. Hors de question que je te laisse là avec ces abrutis. Et si je suis blessé ce sera ma faute, et uniquement ma faute. Je suis encore plus borné que toi alors cherche pas, t'auras pas le dessus avec moi tigresse. »

Ce fut comme un électrochoc qui secoua tout sur son passage. Un simple murmure et qui pourtant troubla Emily au plus profond de son être. Elle eut envie de crier, de traiter Cameron de tous les noms et de lui faire comprendre que s’il osait faire le contraire de ce qu’elle venait de dire elle allait l’atomiser. Et pourtant, elle ne dit rien, se contentant de se laisser faire lorsqu’il la tira vers lui pour ensuite se placer devant elle. Ses yeux étaient écarquillés et la surprise continuait de la troubler. Elle avait remarqué déjà qu’il ne comptait pas la laisser seul mais cette façon qu’il avait eu de la protéger la laissait sans voix. Ils se connaissaient à peine et pourtant elle ne pouvait s’empêcher de ressentir une vive affection pour lui, elle le voyait définitivement comme un frère et l’idée qu’il puisse avoir ne serait-ce qu’un minimum de considération pour elle la touchait bien plus qu’elle n’oserait l’admettre. Seulement si cet idiot agissait comme il venait de le dire, ça allait vraiment mal tourner. L’adolescent grimaça et serra son propre bras quand elle le vit recevoir un sort. Ils allaient le réduire en bouillie, ils s’en fichaient elle le savait très bien et c’était ce qui l’inquiétait au plus profond. Il ne laisserait pas Stefen lui faire du mal hein… Mais combien de temps allait-il tenir face à leurs sorts ? Ems ne bougea pourtant pas, elle était toujours scotchée sur ses positions comme si une force qu’elle ne contrôlait pas l’empêchait de faire le moindre mouvement, l’empêchait de se ruer sur leurs adversaires pour qu’il ne touche pas au moldu. Elle senti alors sa respiration s’accélérer, tous ses muscles étaient tendus alors que son imbécile d’ami osait demander aux sorciers s’ils seraient capables de l’affronter sans leurs baguettes. C’était une question stupide qui en plus allait les irriter, il n’y avait aucun doute là-dessus. Surtout que vu leur manque de répartie fulgurant ils allaient finir par perdre patience et user de sortilèges de plus en plus violents et dangereux, peut être même commettre l’irréparable. Emily releva alors brusquement la tête, l’idée qui venait de lui traverser l’esprit avait glacé son sang et elle ne pouvait envisager que cela arrive. Pour la première fois, la peur lui vrilla réellement les intestins, non elle ne pourrait pas supporter de voir le corps sans vie de Cameron, c’était totalement impossible.

« Pour qui tu nous prends ? On ne s’abaisse pas au niveau des choses vulgaires dans ton genre, tu mérites même pas de vivre, d’ailleurs, on ferait mieux de débarrasser la terre de ton poids au plus vite… »

La peur fit un bond dans l’esprit d’Emily. Non, cela ne pouvait pas arriver, son frère n’était pas assez idiot pour commettre une telle chose… Pourtant, plus elle le regardait tenir sa baguette droit devant lui, près à jeter un sort plus sa conviction s’éteignait. Elle devait agir le plus vite possible. Stefen n’aurait peut être aucun remord à le tuer et serait sans doute féliciter par ses supérieurs mais elle était presque sûre qu’il n’arriverait pas à le tuer elle. Ils se haïssaient, ce n’était un secret pour personne mais elle restait sa sœur et elle se souvenait parfaitement de son comportement envers elle avant qu’il ne découvre son absence de pouvoirs magiques. Bien qu’elle n’ait jamais évoqué cette période, il avait été durant ces années, un véritable grand frère, il tenait à elle et malgré tout, elle savait qu’il restait en eux une trace de ce passé commun, un trace de leur fraternité oubliée. Aussi, alors qu’elle le vit s’apprêter à formuler un sort elle se plaça devant Cameron, écartant les bras histoire de le protéger totalement, sa respiration était saccadée mais son regard dur. Elle avait bien calculé car elle vit son frère s’arrêter net et baisser même sa baguette sous le regard incompréhensive de ses camarades. Le frère et la sœur se fixèrent quelques instants sans que rien ne se passe, sans qu’aucun mot ne soit prononcé. Puis, Emily finit par briser le silence, une voix glaciale, sûre d’elle et pourtant, quelqu’un qui la connaissait aurait su déceler le trouble profond en elle à cet instant précis.

« Je ne te laisserais pas faire Stefen. Si tu veux être assez stupide pour le tuer tu devrais m’éliminer avant. Mais tu n’en auras jamais la force on le sait très bien tous les deux. Tu ne pourras jamais me tuer de tes propres mains. Alors abandonne. »

Des regards d’incompréhension et des murmures se dirigèrent alors vers Stefen qui fixa sa sœur encore quelques instants avant de faire signe à ses camarades que la partie était remise à plus tard. La jeune femme n’en attendit pas plus pour attraper la main de Cameron et l’entraîner plus loin. Elle marcha d’un pas décidé jusqu’à ce qu’ils soient sortis du stade et dans un coin apparemment désert. Elle leva alors les yeux vers lui et sans attendre une seconde de plus elle lui donna une gifle magistrale. A cet instant son regard était profondément haineux, une colère incroyable qui lui faisait serrer les poings, comme si le frapper n’avait apparemment pas suffit à calmer sa rage.

« Ne refais jamais ça !! T’as faillit te faire tuer, t’es vraiment trop con !!! Putain, mais qu’est ce qui t’a pris ?? »

Emily était en colère, aussi elle parlait sans trop réfléchir. Elle savait que tout était de sa faute, que c’était elle qui était partie comme une idiote pour calmer ses nerfs et qui l’avait mis en danger avec son tempérament stupide mais la peur de le perdre lui avait broyé l’estomac… Doucement la tension se mit à redescendre mais ce ne fut pas sans conséquence, des larmes se mirent à couler des yeux de la jeune fille et ses bras tremblaient légèrement. Cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait pas eu aussi peur et tant d’images avaient défilé dans sa tête qu’elle avait besoin de tout libérer. Ems les essuya d’un geste de rage avec soin poignet mais d’autres vinrent couler sur son visage, elle n’en pouvait plus, elle craquait, il fallait que ça sorte, ça irait mieux après, elle le savait mais elle ne supportait pas de pleurer face à quelqu’un aussi elle tourna le dos à Cameron, se sentant idiote, n’osant pas ajouter le moindre mot.
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MessageSujet: Re: One day I'll fly away [PV Cameron]   Jeu 9 Sep 2010 - 13:49

J’avais pas l’air con là comme ça plié en deux. Le stéréotype du gars qui se sait perdu mais qui pourtant continue de faire le malin. Honnêtement, je ne sais pas vraiment ce qui m’est passé par la tête. D’habitude les gens je m’en fous pas mal, enfin excepté ma famille, mais je sais pas, depuis que je suis ici je me sens l’âme d’un « sauveur » même si en l’occurrence je sauve rien du tout mais bref, c’est pas le problème. Je ne me comporte pas comme ça avec tout le monde mais certaines personnes arrivent à me toucher alors que je ne les aurais probablement même pas remarqué si on s’était croisé dans la rue. Je pense à Kyle bien sur, mais surtout à Emily. J’ai toujours été le petit frère malgré l’âge qui m’a forcé à ne plus être le plus jeune de la bande mais je n’avais pas la fibre pour m’occuper d’eux. A vrai dire j’étais plutôt un vrai connard, toujours à leur faire peur, alors que j’aurais du les prendre sous mon ailes et leur apprendre la vie comme mes grand frères l’avaient fait avec moi quand j’avais leur âge. Je le regrette maintenant. Mon comportement avec Emily m’intrigue. Je n’ai jamais été proche des femmes en règle général. J’ai grandi dans un milieu presque exclusivement masculin et mes contacts avec cette gente étaient plutôt limités. Pourtant je sens bien que cette fois c’est différent. Mon instinct protecteur me pousse à agir comme jamais il ne l’a fait avant dans un cas comme celui ci si je puis dire. On ne peut pas dire que j’ai vécu ce genre de situation tous les jours mais en faisant abstraction de la magie, ce n’est ni plus ni moins qu’un affrontement entre gang ennemis.

~*~

Ma nouvelle amie n’avait pas bronché et m’avait écouté lorsque je lui avais transmis l’ordre de m’écouter et j’en étais plutôt satisfait. Je m’inquiétais réellement pour elle, sans penser une seule seconde que cet abruti qui nous faisait face était son frère et qu’il n’aurait probablement aucun scrupule à m’envoyer dans les airs ou pire alors qu’il ne lui ferait peut être aucun mal. Enfin aucun, c’était déjà fait à vrai dire. Rien d’irréversible j’entends.

« Pour qui tu nous prends ? On ne s’abaisse pas au niveau des choses vulgaires dans ton genre, tu mérites même pas de vivre, d’ailleurs, on ferait mieux de débarrasser la terre de ton poids au plus vite… »

J’ai compris en croisant son regard qu’il ne plaisantait pas mais pourtant ça ne m’a pas calmé. Impulsif, tête brûlée, peut être inconscient même, je n’ai pas su me retenir de rire en le dévisageant, le sourire aux lèvres une fois l’exclamation passée.

- Change de r’frain tête de nœuds.

Manifestement ça ne lui a pas plus et alors qu’il levait de nouveau sa baguette, j’ai senti comme un mouvement me contourner. Avant d’avoir pu dire ouf, Emily se tenait devant moi, bras écarté. Un bouclier. Elle voulait me protéger, ni plus, ni moins. J’enrageais. Inconsciente !

- Qu’est c’que tu fous ?!

Pourtant, il a réagit comme un frère, et il a baissé son jouet en fixant sa sœur comme un dément. Moi je ne bougeais pas. Personne ne bougeait en réalité, et les larbins de Stefen ne savaient pas trop sur quel pied danser. J’aurais pu rire en les observant mais la situation m’échappait et je prenais conscience de la gravité qui nous entourait tous. Je n’aimais pas ça du tout.

« Je ne te laisserais pas faire Stefen. Si tu veux être assez stupide pour le tuer tu devrais m’éliminer avant. Mais tu n’en auras jamais la force on le sait très bien tous les deux. Tu ne pourras jamais me tuer de tes propres mains. Alors abandonne. »

Le silence avait été pesant, durant de longue seconde, mais Emily le brisa enfin, et moi je relâchais tout l’air que j’avais enfermé net dans mes poumons.
Ensuite c’est allé assez vite. Je me suis retrouvé à me faire traîner par la main et bien que ma fierté de mâle n’accepte pas ce genre de chose, je ne lutais pas. Je la suivais, sans rien dire, jettant parfois des coups d’œil au groupe de Serpents qui s’éloignaient lentement vers le centre du terrain. Le stade ne fut bientôt plus qu’un édifice quelconque derrière nous. Tout semblait calme, désert, et nous nous arrêtions enfin. Ses yeux se sont ancrés dans les miens avec une lueur féroce et avant même que j’ai eu le temps de réagir, je me prenais sa main dans la figure. Par réflexe, je posais ma paume sur ma joue et la regardais, éberlué. Attends je rêve ou tu viens de me frapper là ? J’te jure t’as de la chance d’être une femme. Oui elle a de la chance, parce qu’avec un homme, je n’aurais pas été en mesure de me contrôler et le coup serait partit tout seul, le premier d’une longue série même.


« Ne refais jamais ça !! T’as faillit te faire tuer, t’es vraiment trop con !!! Putain, mais qu’est ce qui t’a pris ?? »

Elle était furieuse, je l’étais tout autant, mais ce n’était finalement que le reflet de nos craintes respectives. Je sais qu’elle avait eu peur pour moi, et c’est ce qui la mettait dans cet état. Je ressentais la même chose de mon côté, pour elle.
L’adrénaline. La pression. La peur. La colère. Puis plus rien. Le silence … et les larmes.
Non, non, non. Me fais pas ça Emily s’il te plaît. Je culpabilise déjà à mort d’avoir joué au héros alors si tu pleures en plus je vais pas m’en sortir.
Elle s’est tourné, comme je l’aurais fait à sa place. Plutôt crever que d’accepter qu’on voit nos faiblesses hein ?

Bouge toi Cam’, fais quelque chose merde.
La laisse pas comme ça.

- Et c’est toi qui me pose la question ? J’ai essayé d’être raisonnable mais t’as pris la décision d’aller les braquer, toute seule, comme une grande, alors que je t’ai dis de ne pas y aller. Et moi je devrais bien sagement t’écouter et obéir ? Arrête s’te plaît. On est pareil toi et moi, l’autorité c’est pas pour nous, et la raison non plus d’ailleurs.

Oui je me suis emporté moi aussi et alors ? Je suis humain non ? Je vois pas bien pourquoi je devrais me maîtriser et garder mon calme alors que moi aussi j’ai des choses à lui reprocher. Je sais ce qui me fait parler, la même chose qui lui a donné l’ordre rationnel ou non de m’en coller une belle. Toujours cette foutu peur. On ne se connaît que depuis quelques minutes, peut être des heures qui sait, mais quelque chose nous unit et même si je trouve ça étrange, je n’ai pas d’autre choix que de me faire à l’évidence. On est dans la même galère, c’est peut être ce qui rend les liens si fort ici, qu’ils soient bons ou mauvais d’ailleurs, mais surtout, et je me répète, on est pareil elle et moi. Sur beaucoup de points. On a peut être pas la même histoire mais on se ressemble, c’est indégnable.
J’ai pris une profonde inspiration, j’ai bloqué un instant tout cet air et j’ai fixé le ciel, cherchant je ne sais pas trop quoi, peut être un signe de Sullivan. Et lorsque j’ai enfin relâché mon souffle, j’étais déjà plus calme. J’ai fait un pas vers elle, sans rien tenter. Pas un geste.

- Ok excuse moi, je ne voulais pas te faire peur, ou plutôt que tu es peur pour moi. J’ai eu peur pour toi moi aussi, d’accord ? Mais t’es bien consciente qu’on changera pas, ni toi, ni moi. C’est l’instinct, ça ne se contrôle pas.

Je suis convaincu que tu le sais, tout comme je sais que tu ne m’en veux pas vraiment. Je ne t’en veux pas non plus pour cette baffe monumentale. Je ne vais pas aller jusqu’à dire que je la méritais mais …
Je tendais le bras, posais ma main sur son épaule dans un geste lent, calme, se voulant rassurant.

- Et te cache pas pour pleurer, c’est pas une honte. Enfin je dis ça mais encore une fois je réagirai pareil.

Une pression pour la faire se retourner et dans un geste venu de nulle part, et que je n’ai pas compris moi même, je l’ai enroulé de mes bras pour la serrer contre moi.

- Je suis désolé. Tu me pardonnes ? Tigresse.

Je ne comprenais pas vraiment, moi qui n’avais jamais été quelqu’un de très tactile, pourtant ça me paraissait naturel. Est ce que ça le serait pour elle aussi ? Mystère. En tout cas, j’espérais sincèrement que ça lui permettrait d’évacuer se trop plein qu’elle gardait en elle. A trop faire la guerre seule, à se battre contre du vent, elle va finir par s’épuiser.

Mais je suis là maintenant, Petite Sœur, et je ne te lâcherai pas.
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MessageSujet: Re: One day I'll fly away [PV Cameron]   Lun 20 Sep 2010 - 17:27

Les paroles de Cameron se répétaient en boucle dans l’esprit d’Emily. Elle savait très bien tout ça, qu’elle était la seule et véritable coupable dans cette histoire et que si les deux adolescents avaient faillit se retrouver dans un sale état c’était pleinement sa faute. Pourtant accepter cette idée, du moins déclarer haut et fort sa culpabilité lui faisait bien trop mal. Alors elle se contentait d’accuser son camarade, de déverser toute sa colère sur lui en espérant que cela calmerait ses larmes, sa peur et sa fatigue. Pourtant elle constatait bien que c’était totalement inutile, qu’elle se sentait coupable et que la douleur que ces évènements avaient éveillée refusait de se taire. Il avait eu peur pour elle ? Peut être mais elle ne pouvait croire qu’il ait ressenti la même trouille profonde, qu’il ait eu la même nausée à l’idée que son corps puisse gire à ses pieds. Car c’était précisément l’image qui avait traversé l’esprit de la jeune fille. Elle avait vu tous les muscles de Cameron inerte, son air désinvolte totalement effacé pour laisser place à un dernier rictus de douleur, elle avait entend l’absence de sa respiration et le silence long et douloureux de la mort. Tout cela, elle l’avait très bien imaginé, trop bien sans doute et les images ne semblaient pas vouloir s’effacer. Elle comprenait que ce n’était qu’un instinct de sa part mais elle voulait qu’il comprenne qu’il n’avait pas le droit de lui faire ça, non il n’avait pas le droit de mourir devant elle. Ems sursauta alors en sentant la main de son camarade sur son épaule. Ce n’était pas une honte de pleurer hein ? A cet instant la jeune femme voulu se retourner pour l’insulter une nouvelle fois mais elle n’eut pas vraiment le temps de le faire. A vrai dire Cam’ prit une initiative qui la laissa totalement sans voix. En quelques secondes il la fit se retourner pour la prendre dans ses bras. L’adolescent ouvrit alors de grands yeux. Elle releva la tête pour le regarder, plantant son regard humide dans le sien et quand les mots tombèrent une nouvelle vague de larmes l’envahit. Emily replia alors ses bras contre elle, sur le torse de son jeune ami et enfoui sa tête dans ce dernier, se laissant pleurer, silencieuse pendant quelques instants… Cameron…Putain, elle n’aurait pas du s’attacher autant à quelqu’un en danger de mort constant, elle devait se préserver si elle voulait continuer à mener sa lutte et pourtant, elle n’avait pas envie de résister à ce sentiment qui la poussait à rester dans ses bras, à se laisser aller quelques instants comme si avec lui elle ne craignait plus rien, comme s’il pouvait tout à fait la comprendre ce qui était sans doute le cas.

« Oui…. Mais toi tu me pardonnes ? »

Emily n’avait pas osé relever la tête pour parler. Sa voix était légèrement brisée par ses sanglots et pourtant ces derniers commençaient peu à peu à se calmer et elle savait très bien pourquoi. Cela faisait longtemps que personne ne l’avait serré ainsi, lui faisant passer la douleur avec quelques mots ou même avec un silence pourtant si significative. A vrai dire, au fur et à mesure que ses yeux se séchaient elle sentait une immense vague de soulagement et de bien être l’envahir. Il était clair que c’était grâce à la présence de Cameron. C’était sans doute à double tranchant car cela signifiait qu’elle aurait besoin de lui dans l’avenir et qu’elle ne pourrait pas supporter d’être séparée éternellement de lui mais elle avait un allié… Non un frère, un grand frère… A cette idée un sourire s’invita lentement sur ses lèvres, elle était en train de retrouver son enthousiasme habituelle, son côté joviale et surtout, son envie de vivre. Car c’était sans doute ce qui était le plus dangereux en elle, malgré sa force, malgré son courage sans borne elle avait une énorme faiblesse, le désespoir. Il avait été creusé par des années de solitude et de souffrance et il fallait qu’elle se l’avoue, loin de l’image qu’elle avait coutume de donner, elle était fragile. Terriblement fragile.

« Tu sais mon frère avant, il se comportait de manière correcte avec moi, jusqu’à ce qu’il découvre que je n’ai pas de pouvoirs… Mais en réalité, je préfère largement me dire que tu es mon grand frère, ça te correspond mieux je trouve… »


Cette fois Emily se laissa aller à un léger rire. Il devait vraiment la prendre pour une folle, entre la baffe qu’elle lui avait mise quelques instants plus tôt et cette soudaine déclaration il y avait de quoi perdre le nord. Mais cela faisait partie des risques à prendre avec cette demoiselle. Totalement inattendue, impétueuse, rien ne pouvait l’arrêter quand elle était lancée et ses moments de faiblesses quand il y avait quelqu’un pour les canaliser ne duraient jamais très longtemps, c’était sans doute ça son autre force, quand elle était à cours de tout, il suffisait d’une personne pour qu’elle retrouve le sourire. Emily recula alors légèrement et déposa un baiser sur la joue de Cameron avant de rire de nouveau et de sortir de sa poche une cigarette. Elle en avait bien besoin. Elle l’alluma d’un geste furtif et en tendit une à Cam’, tant pis si son stock s’épuisait vite, elle lui devait bien ça… Et puis avec lui elle n’avait pas envie de compter. Elle avait été sincère avec lui, elle le voyait réellement comme un grand frère et pour quelqu’un de la famille à qui l’on tient vraiment ce genre de détails n’a strictement aucune importance.

Emily laissa alors la fumée s’échapper tout en fixant le ciel, souriante, rayonnante, tout le contraire de quelques temps plus tôt. En réalité elle parlait à Stan, lui ordonnant de veiller sur Cameron de là haut, lui expliquant ce qu’il représentait pour elle, lui expliquant qu’elle avait besoin de quelqu’un comme lui maintenant qu’il était là… Oh oui, il fallait que Stan fasse attention à la vie de son grand frère, qu’il le protége quoi qu’il arrive. Il pouvait bien lui rendre ce petit service non ?

« Tu crois qu’il m’entends quand je lui demande de veiller sur ta petite tête de linotte ? »
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MessageSujet: Re: One day I'll fly away [PV Cameron]   Mer 13 Oct 2010 - 12:46

Je n’ai jamais douté avoir un cœur, seulement j’étais bien loin de m’imaginer capable d’une telle réaction en réalité. J’ai tellement l’habitude d’être une brute, de ne pas montrer mes émotions, mais pourtant, j’ai l’impression que je n’ai pas besoin de ça avec Emily. Je suis certain qu’elle sait que même si je m’accorde ce petit moment qu’on pourrait qualifier de faiblesse, je suis bien loin d’être un ange. C’est vraiment très étrange comme situation mais je m’y fait. J’aime pas savoir qu’elle est dans cet état en parti à cause de moi, alors je suis mon instinct et tente de réparer ce que je ne considère pourtant pas comme une connerie. Je ne laisse pas tomber ma fierté, je montre simplement ma face la plus humaine je dirais. Et je crois qu’elle en a besoin. Je ne sais pas depuis combien de temps elle est là mais des années probablement, et puis cette vie qu’elle a du supporter, reniée par sa famille, par son propre sang. Cette façon qu’elle a d’encaisser tout sans rien dire, se montrer forte quoi qu’il arrive. On se connaît à peine, je le sais bien, mais je suis certain de ne pas me tromper quand je la jauge. Elle est forte, certes, mais pas invincible, et là elle craque. On craque tous à un moment ou un autre. Les surhommes, les véritables insensibles, ça n’existe pas. Tout le monde à ses faiblesses. Oui, oui, même toi Emily. Moi aussi j’en ai, seulement je sens que j’ai encore de la marge avant de céder et de les dévoiler.

« Oui…. Mais toi tu me pardonnes ? »

Son regard de chaton perdu là contre mon torse me fait craquer même si elle n’a pas relevé la tête. Tu t’entête hein ? Tu ne veux pas que je te vois comme ça. C’est d’accord. Je n’insiste pas. Encore une fois je connais trop ça. Une voix cassée par l’émotion, inutile de voir son visage pour comprendre que les vestiges de sa peur coulent encore le long de ses joues. Je me contente simplement d’être là, mais je ne peux pas m’empêcher de sourire et ça s’entend dans ma voix quand je lui réponds en regardant le ciel, puis l’horizon, sans rien chercher de particulier pour raccrocher mes pensées. Après tout, de mon côté aussi l’adrénaline retombe. Lentement, mais sûrement. C’est quelque chose que j’ai appris à maîtriser.

- Je sais pas. Faut que je réfléchisse ... J'ai réfléchi, et moi et ma conscience on a décidé de te pardonner. Oui je sais, on est super rapides.

J’écrase un rire qui nous secoue tous les deux. C’est vraiment étrange de partager un moment tel que celui ci. Autant de complicité si rapidement, je n’ai pas l’habitude. Il faut croire que l’adversité rapproche les gens. Je le savais déjà, disons que cette fois c’est plus que flagrant. Ceci dit, je sais pertinemment que si je me comporte comme ça, c’est simplement parce que c’est elle. Parce qu’on se ressemble. Parce qu’on a le même caractère. Je n’irais pas faire des câlins à n’importe qui dans ce merdier. Ça non. Je commence à connaître du monde dans cette baraque, mais je n’ai que deux véritables amis. Kyle, bien sur, et Emily. Des personnes que je n’aurais probablement jamais approché à l’extérieur. Je ne regrette rien. Ça me permet de retrouver un semblant de « meute » parce que tout ça me manque même si j’ai l’air d’un électron libre. J’ai été élevé en meute, me retrouver seul sans mes frères n’est pas une chose si facile que je veux bien en laisser paraître.

Je la sentis alors s’agiter contre moi et desserrais légèrement mon emprise sur son petit corps d’apparence fragile. Je fronçais les sourcils. Est ce que c’est moi ou tu souris là ?

« Tu sais mon frère avant, il se comportait de manière correcte avec moi, jusqu’à ce qu’il découvre que je n’ai pas de pouvoirs… Mais en réalité, je préfère largement me dire que tu es mon grand frère, ça te correspond mieux je trouve… »

J’écarquillais grand les yeux, pourtant à peine surpris. Ce qu’elle venait de m’avouer, concernant notre « relation » j’y avais moi même déjà pensé. Quant à son frère, vraiment, j’étais dépité d’un tel comportement. Il ne faut pas croire que parce que j’ai l’air de me foutre de tout cela signifie que je n’ai pas de principe ni de moral, et vous l’aurez compris, la famille, et je ne parle pas nécessairement des liens du sang mais tout de même, c’est sacré et ça se respecte. Personnellement j’ai trop souffert d’un manque familiale durant le début de mon enfance, et si Sulli n’avait pas été là …

J’ai pris alors une profonde inspiration, tout en souriant grâce à son petit rire cristalin, puis j’ai relâché l’air en baissant les yeux vers elle.

- Je peux pas te dire que je sais ce que tu ressens, parce que tu vois, j'ai eu la chance d'avoir un grand frère exemplaire, et ça me fait mal de voir la façon dont Stefen te traite. Ne pense plus à lui. Je suis là moi, et jamais je ne te ferais de mal. Et merci, ça me touche ce que tu dis. C'est étrange, parce qu'on se connaît à peine, mais je sais pas, j'ai comme l'impression que je viens de me trouver une petite sœur. Ça tombe bien, j'ai grandi qu'avec des hommes, ça me changera.

Clin d’œil. Elle recule et dépose un baiser sur ma joue. Je la laisse faire en souriant toujours plus. Si mes frères me voyait totalement gaga devant cette petite furie, je pense que ça les ferait bien rire. Peu importe. Je viens de me trouver une nouvelle famille, et ça je suis certain qu’ils apprécieraient, même si admettre qu’une femme peut être notre égal leur écorcherait probablement la bouche.
Elle fouilla de nouveau dans son paquet et en tira deux cigarettes dont l’une qu’elle m’offrit. Je plissais les yeux, bien conscient du sacrifice qu’elle faisait, mais je savais qu’elle se fâcherait si je refusais. J’attrapais alors l’objet et le posait sur mon oreille. Aussi incroyable que cela puisse paraître, je n’avais pas envie de fumer maintenant. D’ailleurs, tu fumes trop Tigresse. C’est mal. Ceci était un message de l’INPES. Je regardais les volutes de fumée qu’elle laissait échapper s’envoler vers le ciel, jusqu’à ce qu’elle brise le silence une nouvelle fois. Elle aussi regardait le ciel, en souriant, comme si rien de tout ce qu’on venait de vivre ne s’était passé. Et je me demandais à quoi elle pouvait bien penser, ou plutôt à qui. Parce que ce regard là, je le connais par cœur. Parce que j’ai le même accroché à mes yeux bleus.

« Tu crois qu’il m’entends quand je lui demande de veiller sur ta petite tête de linotte ? »

Nouveau sourire.
Nouveau rire.
Je secoue la tête et la regarde, attendris.
Je comprends tout ça, bien plus que tu ne le crois peut être.

- J'en suis persuadé. Dis lui qu'il a pas de soucis à se faire pour moi. Je me débrouille très bien tout seul, ou presque, et j'ai déjà un Ange Gardien. Dis lui de se concentrer sur toi plutôt. Espèce d'inconsciente.

Non mais c'est vrai. Regardez là. Butée et bornée. Entêtée. Effrontée. Elle est géniale. Je me revois à son âge, oui parce que me semble qu'elle est un peu plus jeune. Un jour je lui demanderai son âge, mais pas tout de suite. Oui bon je sais que ce n'est pas une chose qu'on demande à une dame, m'enfin faut pas déconner, vu l'endroit, je pense qu'on peut se passer des convenances, non ? Je suis sur qu'elle ne va pas se vexer.
Une main sur sa tête et les sourcils arqués, le visage penché vers elle.

- On rentre ? Je crois qu’on a eu assez de galères comme ça pour aujourd’hui.

Sans attendre la moindre réaction de sa part je l’attrapais par les épaules et la guidait sur quelques pas vers le château. Cet endroit aurait pu être merveilleux s’il n’avait pas été souillé par tant de mal. J’en était dégoûté. Je remontais à la hauteur d’Emily, posait mes mains dans mes poches et commençais à parler de la pluie, et du beau temps. Des sujets légers, juste histoire de retomber sur nos pattes.

[Désolé pour l'attente. Je pense qu'on peut l'arrêter là, comme ça on rentre dans la saison 2 dans le prochain qu'on fera. A toi de voir si tu veux me répondre ou pas. J'espère que ça te plaît en tout cas.]
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