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 [USA] New york, New York ▬ Kim

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MessageSujet: [USA] New york, New York ▬ Kim   Mar 2 Jan 2018 - 14:15

Samedi 25 juillet 2015 – Début d’après-midi / Heure de NYC
New york, New York



Kim & Enzo

Samedi 25 juillet 2015 – Lakes Entrance – Dans la soirée / Heure Australienne

« Non mais t’es sérieux ?! Tu te barres encore ?! »

Eclat de rire général, y compris devant de moi, face à la réaction de Joff, qui a l’air réellement choqué et presque mécontent.

« En aout tu fais rien. »
« Oui Papa. »

J’ai devant le visage un index accusateur, il faut le savoir. Mais sur les lèvres un sourire en coin qui ne me quitte pas alors que je bois une nouvelle gorgée de ma bière. On est un petit groupe installé autour d’un feu sur la plage, profitant d’une soirée douce après une longue session dans les vagues. Je connais certains visages, d’autres moins, mais me sens à ma place. A l’aise.

« Enfin si, en aout j’me barre avec ma planche sous le bras. »
« Ouais bah au moins t’auras pas le décalage horaire dans la gueule. Enfin moins. »
« Qu’est-ce qu’elle a ma gueule ? J’ai tant de cernes que ça ? »
« Mais non en plus ! C’est ça le pire. »

Ce sont les gênes Ryans ça, tu peux pas test …

« Tu bouges tant que ça ? »
« Il a la moitié de ses potes à l’autre bout du monde et son mec en Californie ! »

Le pire c’est qu’il s’insurge vraiment ! Difficile de ne pas éclater de rire à nouveau, surtout quand il se tourne vers moi après avoir répondu à ma place à la question de Isaac.

« T’aurais pas pu trouver plus simple franchement ? »
« Non. J’fais ça exprès pour voir à quel point tu tiens à moi. »

Je lui colle un gros bisou sur la joue, un bras autour de ses épaules, alors qu’il se débat et grogne. Faussement renfrogné. Je retrouve avec lui ce que j’avais avec Josh dans le dortoir ou même Aiden, Aaron et Harper. Une espèce de franche camaraderie comme on dit. Et c’est cool.

« Et tu vas où demain ? »
« New-York. »
« Ah quand même. »
« Mais y a pas de vagues là-bas. Et trop de voitures. »

Dire que je n’y ai pas pensé serait mentir tout comme je ne nierai pas que ça m’angoisse un peu mais ça ne m’empêchera pas d’y aller. Je prends même ça comme … une espèce de challenge personnel. Si ça se trouve d’ici un mois, même moins, quand je partirai faire mon tour de l’ile, je serais capable de faire du stop au lieu de transplaner d’un spot à un autre.

« J’vais voir une amie. Et après direction la Californie. Là-bas y a des vagues il parait. »
« Mouais … »

Encore une fois, éclat de rire général. On est très chauvins, c’est un fait, alors toutes les autres vagues du monde ou presque ne peuvent rivaliser avec les notre évidemment.

« Et tu reviens quand ? »
« J'te manque déjà ? »
« Oui. »
« Je sais pas trop encore. J’ai un truc à faire en Europe après. »

Un vrai globe-trotteur, c’est ce qu’ils disent et je me rends compte que d’une certaine façon ils ont raison. Et ce constat me plait. J’aime le cocon de la maison, mes repères ici, ceux que je peux avoir en Angleterre d’une certaine façon, mais j’adore découvrir autre chose, bouger, etc … Et j’ai la chance de pouvoir le faire grâce à ces amis que j’ai un peu partout dans le monde effectivement.

« Au fait ! Il est cool ton pote là, Caem. »

Nouveau sourire. Nouvelle gorgée.

Ce sourire-là est calme mais il renferme pleins de choses. Je suis heureux d’entendre ça, c’est tout. J’ai pas deux mondes, j’en ai un seul. Une famille, des amis aux quatre coins du globe … et un chat que je vais laisser à mon frangin pendant une semaine … Oops.
En attendant je pense à Caem dont les chevilles tripleraient de volume s’il entendait ça et me promet intérieurement d’embarquer Joff à Londres avec moi la prochaine fois que je vais y faire un tour.

#

Samedi 25 Juillet 2015 – New York – Début d’après-midi – Heure Américaine

Chez moi c’est dimanche matin, il fait à peine jour et je viens de prendre un petit déjeuner de champion après avoir calé dans mon sac de quoi tenir une semaine en terme de vêtements et autres planches, etc … D’abord New York, ensuite la Californie pour quelques jours puis l’Europe. Et le chalet. J’ai des crépitements dans les veines en pensant à tout ce qui va se passer ces prochains jours, pour différentes raisons à chaque étape. De l’impatience, un peu d’appréhension, aucune trace de doute néanmoins.
Le Portoloin me dépose dans une ruelle d’un quartier sorcier et là je me prends une vague de vie en pleine tête. Je me sens … complètement perdu et autant le dire, quand on a pris l’habitude de trainer sur une plage relativement vide une bonne partie du temps, débarquer ici c’est comme se retrouver propulsé dans une fourmilière. J’ai les sens aux aguets, complètement stimulés par tout et n’importe quoi alors que ça semble aller à une vitesse folle partout autour de moi. Je me guide comme je peux, demande mon chemin s’il le faut, et une fois du côté Non-Magique de la barrière c’est comme se prendre une grosse claque. Je l’admets, pendant un quart de seconde j’ai l’envie express de faire demi-tour pour retrouver le calme plat de la maison et de ma plage.

Mais je ne le fais pas.

Les voitures, les klaxons, les gens pressés et mes yeux qui ne savent pas où se poser tant il y a de choses à voir. Et je ne parle pas des odeurs. Autant le dire, quand je commence à retrouver un peu de calme en m’éloignant de tout ça je respire un peu mieux et c’est donc naturellement que je sors mon skate de mon sac ensorcelé pour glisser sur les trottoirs ou bords de route pour me rendre à destination. Liam m’a montré comment utiliser le GPS sur un téléphone, c’est comme ça que je me guide jusqu’à chez Kim et si j’hésite une seconde avant de frapper à la porte une fois arrivé à bon port, ça ne dure pas plus longtemps. C’est une femme qui vient m’ouvrir, souriante et avenante, Kim avec quelques années de plus. Enfin, une version souriante et avenante de Kim … Ça c’était gratos.

Et parce qu’on m’a bien élevé …

« Bonjour jeune homme. »
« Bonjour Madame. Je suis bien chez la famille Collins ? »

Oui, c'est écrit sur la boite aux lettres. Et alors ?

« Absolument. Qu’est-ce que je peux faire pour vous ? »
« Je m’appelle Enzo, Enzo Ryans. Je suis un ami de Kim. »

Je ne sais pas si Kim l’avait prévenu ou non mais ça n’a pas vraiment d’importance. Mon charme de gentil garçon poli et bien élevé opère, on discute quelques secondes avant qu’elle ne m’indique le chemin pour rejoindre sa fille qui, sans surprise, est partie se défouler sur un terrain de basket en contre-bas de chez eux.

« Tu descends la rue sur deux blocs et tu verras, tu ne pourras pas les louper. »
« Merci beaucoup. »

Je salue Mme Collins d’un sourire et d’un signe de la main et me perche à nouveau sur mon skate pour suivre la direction qu’elle m’a indiqué. Effectivement, on ne peut pas les rater. J’entends avant de voir, un sourire nait immédiatement sur mon visage quand je perçois la voix de Kim percer entre toutes, bien plus forte, plus vindicative aussi. Et quand je tourne à l’angle de l’immeuble c’est pour tomber sur un groupe de personnes en plein match de basket, une de mes rouquines préférées au centre du terrain avec toute l’agressivité que je lui connais.

Spectateur attentif et amusé, je m’approche et m’appuie de l’épaule contre un poteau, bras croisés, attendant de voir si elle finira par me repérer. Je la découvre dans son élément, sans surprise son fauteuil n'est clairement pas ce que je vois en premier tant elle est à l'aise pour évoluer.
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MessageSujet: Re: [USA] New york, New York ▬ Kim   Ven 2 Fév 2018 - 18:57

Mardi 30.06.2014
Dans la matinée


« … What the fuck ? »

Sourcils froncés, mâchoires serrées, poings fermés et regard meurtrier, Kim n’était visiblement pas de bon poil. Ou comment confirmer toutes les rumeurs qui courraient par rapport à sa mauvaise humeur permanente. Pourtant, elle n’avait pas vraiment une mine renfrognée en temps normal, mais il y avait ce truc dans son attitude, dans sa façon d’être, qui avait l’air de faire fuir les gens avant même qu’ils n’aient l’idée de vouloir l’approcher et ils préféraient l’éviter comme si c’était marqué "accès interdit", "attention chien méchant" ou "danger" sur son front. Enfin, sauf les jours où il fallait vraiment qu’on lui foute la paix, forcément : ces jours-là, tout le monde semblait particulièrement enclin à vouloir nouer contact avec elle, comme si la menace disparaissait miraculeusement au moment même où ses traits se tiraient et où son regard se durcissait. Aujourd’hui, heureusement, son état d’énervement était manifestement tel que personne n’eut l’idée de se mettre en travers de son chemin alors qu’elle descendait les étages en direction de la Grande Salle en lévitant sur son fauteuil roulant qui brillait de mille feux.

Elle aurait pu rester au lit toute la journée, elle aurait pu se cacher et fuir les regards des autres, bien sûr, mais elle était beaucoup trop furieuse pour ça. Qui que soit l’instigateur de cette blague de mauvais goût, elle ne lui ferait certainement pas le plaisir de se renfermer sur elle-même et de laisser couler sans rien faire. Alors elle avait quitté son dortoir, était descendue dans la Salle Commune qu’elle avait traversée comme une tornade, avait rejoint la Grande Salle sans adresser un regard à personne et s’était installée à une table en laissant aux élèves déjà assis le soin de lui faire de la place en hâte. Elle sentait leur regard à la fois amusé et craintif sur son fauteuil roulant illuminé, elle sentait leur envie de rire derrière leurs traits livides. Oui, ils avaient très bien compris que ce n’était pas le bon jour pour la contrarier et qu’elle n’hésiterait pas à incendier quiconque oserait ne serait-ce que réagir un peu trop face à la farce dont elle avait été victime.

Chiara. Alors même que sa colère semblait assez puissante pour étouffer toutes les pensées de son esprit, le prénom de Chiara ne cessait de résonner dans son crâne. C’était Chiara, c’était elle qui avait ensorcelé son fauteuil pour qu’il ressemble à une boule de disco et clignote de toutes les couleurs partout où elle allait. C’était Chiara, c’était sûr. C’était tellement son genre, et elle devait être en train de se péter de rire dans un coin en l’observant fulminer. Il fallait qu’elle en ait le cœur net. Il fallait qu’elle la trouve, qu’elle la confronte et qu’elle lui dise ses quatre vérités. Mais alors qu’elle sortait de table, elle vit la brune arriver dans la Salle Commune avec des images de Zach sur tous les vêtements qu’elle portait et elle comprit qu’elle était tout autant une victime qu’elle-même, et certainement pas la coupable. Ce constat la détendit un peu. Elle n’était pas la seule cible de ces petits plaisantins. Bientôt, elle aperçut un garçon entouré de balais volants, et un autre en costume de Batman, et finalement plein de gens qui, même s’ils n’étaient sans doute pas aussi furieux qu’elle, n’en étaient pas moins impuissants face aux sortilèges qui les hantaient.

***

Samedi 25.07.2015
Dans l’après-midi


Elle était rentrée à New York ce jour-là, avec son fauteuil luminescent et son reste de mauvaise humeur qui avait fini par se dissiper sous les taquineries de ses frères qui n’avaient pas peur de se faire rembarrer et qui savaient pertinemment que permettre à leur tête brûlée de sœur de se décharger sur eux était la seule manière de la calmer.

« Je sais que t’es à l’autre bout du monde mais je croyais que Noël était en même temps là-bas qu’ici. »

Elle les avait insultés pendant un bon quart d’heure, déversant sa rage et son venin alors qu’ils ne se départissaient pas de leurs sourires en coin narquois et moqueurs, provocateurs. Et puis elle avait fini par se détendre et rire de son malheur en levant les yeux au ciel et en balayant leurs derniers commentaires d’un geste de la main, non sans continuer à les insulter plus pour la forme qu’autre chose. Sales gosses. Elle était bien contente de les retrouver.

L’ambiance était restée bonne depuis son arrivée. Sa sœur était arrivée dans la soirée, prévenue de son retour mais n’ayant pas pu se libérer de son travail avant. Ils avaient dîné tous ensemble, puis s’étaient à nouveau dispersés et elle était restée seule avec ses parents dans la maison familiale. Dès le lendemain – et avec un fauteuil de nouveau normal, heureusement – elle était allée rendre visite à Kat, retrouvant l’atmosphère imperturbable qui l’entourait et qu’elle avait un peu oubliée depuis la dernière fois qu’elle l’avait vue. Et puis elle avait retrouvé les jeunes du quartier, et c’était comme si elle n’était jamais partie. Rien n’avait changé. Les métiers, les familles, oui, mais en dehors de ça, c’était toujours les mêmes têtes, les mêmes plans.

Trois semaines s’étaient écoulées ainsi, entre les repas en famille, les sorties à l’improviste, et les matches de basket. Et sur le terrain, la Kim ronchon n’existait pas. Quiconque qui ne la connaissait pas aurait pu la prendre pour une toute autre personne en la voyant une balle à la main après l’avoir vue dans son fauteuil flashy. Regard vif, sourire aux lèvres, cheveux flamboyants, transpirant dans son débardeur et ses shorts masculins, elle maniait son fauteuil avec verve et esquivait ses adversaires pour venir marquer des paniers, assumant aussi bien les avantages que les désavantages de sa condition. Elle avait eu du mal à s’y remettre au début, mais avait rapidement retrouvé ses réflexes et sa compétitivité, égalisant le niveau des gars avec lesquels elle jouait. Et ce fut l’un d’eux qui, en plein milieu du match, s’arrêta et, à la fois moqueur et menaçant, lança :

« Hé, Kim, ya un beau gosse ça fait dix minutes qu’il est en train de mater. »

Demi-tour, les sourcils froncés, Kim reconnut immédiatement l’imposante silhouette de Enzo et son regard s’éclaircit instantanément.

« T’es con. »

Rétorqua-t-elle en jetant la balle dans le ventre de Mike, au grand amusement de toute la clique.

« Allez ça joue ! Tu viens ? »

Il ne fallait pas attendre de Kim qu’elle prenne le soin de faire les présentations. Après tout, Ils n’étaient pas à un dîner officiel mais sur un terrain de basket, et les prénoms n’avaient aucune importance. Elle ne doutait pas une seule seconde qu’Enzo saurait s’intégrer à une équipe sans aucun problème, alors non, elle n’allait pas s’encombrer avec des formalités. Bientôt, les voilà en train de jouer à nouveau avec toute la passion qui leur était propre, et elle vit l’Australien échanger des high five avec ses coéquipiers à chaque panier qu’il marquait ainsi que serrer quelques mains tendues et répondre à des prénoms par le sien. Le match fut serré mais l’équipe gagnante fut finalement la sienne et elle ne cacha pas son enthousiasme. Puis elle alla retrouver Enzo, rayonnante et , laissant le reste de l’équipe entre eux.

« T’es arrivé quand ? Comment t’as fait pour nous trouver ? »

Cette fois-ci, il avait pas intérêt à la prendre dans ses bras et encore moins à lui coller un bisou sur la joue !
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MessageSujet: Re: [USA] New york, New York ▬ Kim   Mar 20 Fév 2018 - 13:39

Retrouver Kim sur un terrain de basket ? Non, clairement, ça n’a rien d’étonnant. Une des seules et uniques fois où on a tenté le coup s’est avéré être un véritable cauchemar et ça m’arrive encore d’y penser parfois mais la vie continue. J’ai pas d’angoisse à la voir évoluer sur le bitume comme elle le fait, je ne suis pas entrain de me dire que d’une seconde à l’autre elle va se plier en deux et commencer à cracher du sang. Je me dis simplement qu’elle a l’air dans son élément, et que comme chaque personne que j’ai croisée depuis le début des vacances, j’ai l’impression de la redécouvrir. Oui, juste en l’observant, mais justement. Ça me saute aux yeux, il y a un truc différent. Je ne connais pas la Kim d’avant l’accident et dans le fond ça n’a pas la moindre espèce d’importance mais je crois que c’est un peu comme ça que je l’imagine.

Et oui, je suis un putain de stalker … Non, juste un mec qui s’amuse d’avoir son amie sous les yeux sans qu’elle ne se rende compte de rien. D’ailleurs si je suis grillé ça ne vient pas d’elle.

« Hé, Kim, ya un beau gosse ça fait dix minutes qu’il est en train de mater. »

Sourire. D’une parce que mon égo est satisfait par cette remarque. De deux parce que je sais pertinemment comment Kim va réagir alors qu’elle tourne la tête vers celui qui s’est adressé à elle, après m’avoir jeté un coup d’œil.

« T’es con. »

Qu’est-ce que je disais ? Un éclat de rire franc secoue tout mon corps alors qu’elle envoie brutalement le ballon en plein dans le ventre du type en question. Je ne suis pas le seul à rire de la situation d’ailleurs, loin de là. Et puis son attention se projette à nouveau sur moi.

« Allez ça joue ! Tu viens ? »

Sans plus de cérémonie. Si je me fais prier ? Pas une seconde. Je laisse mes affaires sur le bord du terrain et entre sans jouer les farouches, trouvant rapidement ma place au sein des équipes déjà formées tout en prenant bien soin d’être dans celle adverse par rapport à la rousse effrontée. C’est bien plus amusant comme ça.
Les présentations sont faites rapidement, on échange nos prénoms et je ne retiens pas tous ceux des autres mais rapidement le ballon nous fait oublier toutes ces formalités. Je trouve mes marques, me sens intégré comme si je faisais partie du décor et bientôt les paniers s’enchainent d’un côté comme de l’autre. Le jeu est rapide, vif, ça me plait beaucoup et me fait oublier rapidement l’endroit où je suis, ce sentiment de trop grand, de trop vite, que j’ai ressenti en débarquant tout à l’heure par le Portoloin. Les high five s’enchainent eux aussi, se mêlent aux éclats de rire et aux protestations, puis le match prend fin. C’est l’équipe de Kim qui a gagné, inutile de dire qu’elle jubile et que la fierté rayonne sur les traits de son visage.

Je m’éloigne finalement des autres dans de dernières poignées de main et rejoint mon amie sur le bord du terrain. J’ai le cœur qui pulse mais ma récupération est bonne, néanmoins je suis complètement débraillé. Comme tout le monde.

« T’es arrivé quand ? Comment t’as fait pour nous trouver ? »
« J’ai juste eu à suivre tes protestations sonores et tes mots doux à l’adresse de tes co-équipiers. »

Pause. Sourire en coin. J’attends le coup que je vais probablement finir par me prendre en plein ventre d’une seconde à l’autre. Vas y, cogne, c’est toi qui te fera mal parce que ce qu’il y a là-dessous tu vois, c’est du béton armé.

« Je suis passé chez toi, c’est ta mère qui m’a dit où te trouver. »

En toute simplicité. Certaines choses absolument normales pour la majorité de la planète commencent à le devenir réellement pour moi aussi. D’ici deux jours c’est à la porte des parents de Will que je vais frapper et là, ça ne va pas être le même délire … Mais pour le moment c’est l’heure de provoquer Kim, une de mes occupations favorites.

« J’lui ai sorti mon comportement de gentil garçon, fils bien élevé, tout ça. Je crois que je lui ai tapé dans l’œil et qu’elle espère secrètement que je devienne son gendre. »
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MessageSujet: Re: [USA] New york, New York ▬ Kim   Lun 12 Mar 2018 - 20:51

Ca faisait du bien d’être en vacances, clairement. Loin de sérieux des cours et des examens, loin de l’environnement toxique du monde magique… loin des responsabilités, tout simplement. Finalement, Kim ne tenait qu’à retrouver son insouciance, sa nonchalance vis à vis du monde des grands. Elle restait la gamine qu’elle avait toujours été, hyperactive et garçon manqué à souhait, bagarreuse et tête brûlée plus que n’importe lequel de ses amis ; donnez lui un ballon et un panier de basket, vous n’entendrez plus parler d’elle pour le restant de votre vie. Alors oui, ça faisait beaucoup de bien d’être en vacances, et s’il y avait une chose dont elle était sûre désormais, c’était qu’elle ne retournerait pas à Poudlard à la rentrée.

Elle ne s’attendait pas spécialement à voir Enzo débarquer ce jour-ci. Elle lui avait donné son adresse et lui avait dit qu’il passait quand il le voudrait, et ça s’était arrêté là. Alors non, elle n’avait pas fait en sorte de rester chez elle pour pouvoir l’accueillir lorsqu’il sonnerait à la porte, n’avait pas passé sa matinée à la cuisine pour préparer des gâteaux à lui proposer au goûter, n’avait même pas pris la peine de surveiller son portable au cas où il l’aurait appelée pour lui demander le chemin. Et, sur le terrain de basket, maniant son fauteuil avec toute la dextérité qui lui était propre et se donnant à fond au point d’en dégouliner de sueur, le soleil ardant n’aidant pas, elle n’avait certainement pas vu qu’un grand gaillard baraque et basané l’observait depuis quelques temps déjà.

Si les mecs auraient été prêts à l’aider éconduire un imposteur – pourvu qu’elle les laisse, s’entend – , ils furent tout aussi prompts à l’accepter comme un des leurs lorsqu’elle l’invita à rejoindre le terrain, non sans avoir accueilli par des éclats de rire l’insulte qu’elle lança à celui qui l’avait rendue attentive à la présence de l’Australien. Le match reprit, tout aussi naturellement que s’il n’avait jamais été interrompu, puis prit fin, et oh que oui elle fut fière d’avoir gagné. Comme à chaque fois d’ailleurs. Elle n’était pas une mauvaise perdante pour autant – enfin, en général – mais elle n’allait certainement pas se priver de la joie que lui procuraient les victoires. Au grand amusement de ses amis, d’ailleurs, et elle en était bien consciente, mais ça ne faisait que l’encourager à se donner encore plus à fond dans ce qu’elle faisait.

Après avoir échangé des high fives et des tapes dans le dos avec toute la clique, elle rejoignit Enzo au bord du terrain, le cœur encore effréné mais le souffle déjà un peu moins court, et s’enquit des détails de son arrivée qu’elle avait si royalement occultée.

« J’ai juste eu à suivre tes protestations sonores et tes mots doux à l’adresse de tes co-équipiers. »

Elle réprima un sourire qui aurait été amusé, s’appliquant à feindre le mécontentement et le poussa avec force pour lui faire perdre l’équilibre et l’éloigner d’elle.

« Tu vas voir ce que c'est vraiment, des protestations et des mots doux. »

Rétorqua-t-elle du tac au tac, sur le ton de la menace. Tandis qu’il reprenait sa place initiale en riant, elle remonta son débardeur pour s’essuyer le visage dedans puis refit son chignon qui s’était défait pendant le match.

« Je suis passé chez toi, c’est ta mère qui m’a dit où te trouver. »

Elle acquiesça. Elle s’en était doutée, au fond, mais elle avait préféré s’assurer qu’il n’ait pas rencontré de problèmes sur la route. Et tendre le bâton pour se faire battre par la même occasion. Parce que bien sûr, il n’avait pas fini !

« J’lui ai sorti mon comportement de gentil garçon, fils bien élevé, tout ça. Je crois que je lui ai tapé dans l’œil et qu’elle espère secrètement que je devienne son gendre. »

Elle plissa les yeux, prise au dépourvu.

« Alors là ça devient grave. Qu’est ce que vous avez tous avec vos sous-entendus à la noix ? »

D’abord Mike qui lui assurait que Enzo la matait, maintenant Enzo lui-même qui prétendait être le gendre idéal aux yeux de sa mère… Rien à voir avec son statut de célibataire, elle savait bien qu’ils y accordaient tout aussi peu d’importance qu’elle, mais n’empêche que c’était un peu relou !

« Bon je sais pas toi mais perso je ne dirais pas non à une douche. Et puis ensuite on peut aller, je sais pas, se balader dans le quartier ? On peut toujours revenir sur le terrain, aussi, plus tard. Histoire de compenser pour la dernière fois. »

Sa première et sa seule véritable expérience de la folie des Supérieurs. Empoisonnée par pur hasard, elle avait bien failli y passer ce jour là, et ça aurait certainement été le cas si Enzo n’avait pas été là pour la ramener au château. Elle n’était pas spécialement traumatisée, cela dit, et évoquait l’événement avec désinvolture. Elle lui adressa un regard plein de provocation, et prit le chemin de la maison, saluant d’un signe de main le reste de la clique. En rentrant, elle se dirigea tout d’abord vers la cuisine et s’enquit :

« Tu veux boire ? »

Elle n’attendit pas sa réponse cependant, remplissant déjà deux grands verres d’eau, et lui en tendit un en portant l’autre à ses lèvres. Puis elle le reposa et reprit la parole.

« Ya des choses à manger un peu partout dans les armoires ou dans le frigo, tu hésites pas à te servir si t’as faim. Ya une salle de bains en haut, moi je vais en bas, les linges sont dans l’armoire.
- Kim ?
- Ah tiens, maman. Tu connais Enzo, du coup. On passe juste se doucher vite fait.
- Bien sûr. Fais comme chez toi, c’est pas très grand mais il y a tout ce qu’il faut. Tu manges avec nous ce soir ? Tu restes pour la nuit ? »

Abandonnant Enzo aux soins de sa mère, elle fila sous la douche. La magie l’aidant pour ses transferts, se laver était finalement presque aussi rapide qu’avant, et elle ne perdait du temps que pendant le déshabillage et l’habillage. Ayant transplané dans sa chambre enroulée dans sa serviette pour récupérer des vêtements propres, elle ouvrit la porte en attendant de pouvoir intercepter Enzo lorsqu’il sortirait de la salle de bains.

« Ici ! »

Sourire.

« Ça a été ? »
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MessageSujet: Re: [USA] New york, New York ▬ Kim   Mer 21 Mar 2018 - 14:13

« Alors là ça devient grave. Qu’est ce que vous avez tous avec vos sous-entendus à la noix ? »
« Ce qu'on a c'est qu'on adore t'entendre râler Kim. »

Sans vouloir parler à la place de son pote mais je suis à peu près certain que c'est exactement pour ça qu'il la fait chier lui aussi. Si je me moque d'elle ? Assurément. Mais gentiment, bien sûr.

« Bon je sais pas toi mais perso je ne dirais pas non à une douche. Et puis ensuite on peut aller, je sais pas, se balader dans le quartier ? On peut toujours revenir sur le terrain, aussi, plus tard. Histoire de compenser pour la dernière fois. »

Elle évoque ça avec désinvolture, en ce qui me concerne je ne relève pas mais ça me crispe l'espace d'une seconde de repenser à ça. Chacun est comme il est, chacun gère comme il peut. Quoi qu'il en soit je ne suis pas là pour repenser à tout ça mais profiter de cet après-midi en sa compagnie, dans son environnement. D'ailleurs en parlant de ça ...

« Tu veux bien me faire découvrir ta ville un peu ? »

Tant qu'à être là, autant voir un peu ce que ça donne à New-York City même si j'en ai déjà eu un aperçu. Trop de bruit, trop de monde, trop de mouvement, certes, mais quand même. C'est con de venir jusqu'ici pour s'arrêter à ça, non ?
Un salue à l'attention des autres, je marche à côté d'elle tranquillement alors qu'on papote de tout et de rien. Si elle rentre comme ça chez elle, naturellement – encore heureux – on ne peut pas dire que je me sente super à l'aise tout simplement parce que je suis un grand timide mais je la suis dans la cuisine sans trop avoir l'air d'un éléphant dans un magasin de porcelaine. Je l'ai vu évoluer avec aisance dans le château, ça me frappe encore plus ici dans un espace beaucoup plus restreint bien qu'aménager en fonction de ses besoins.

« Tu veux boire ? »

Pas le temps de réagir, ni même de réellement descendre de la lune où je me trouvais clairement en découvrant ce nouvel environnement, que je me retrouve avec un verre dans les mains.

« Merci. »

Et ça fait du bien, autant le dire, parce qu'on s'est bien dépensés et qu'il fait vraiment bon dehors, pour ne pas dire chaud.

« Ya des choses à manger un peu partout dans les armoires ou dans le frigo, tu hésites pas à te servir si t’as faim. Ya une salle de bains en haut, moi je vais en bas, les linges sont dans l’armoire. »
« Kim ? »
« Ah tiens, maman. Tu connais Enzo, du coup. On passe juste se doucher vite fait. »
« Bien sûr. Fais comme chez toi, c’est pas très grand mais il y a tout ce qu’il faut. Tu manges avec nous ce soir ? Tu restes pour la nuit ? »

J'ai … rien compris à ce qu'il vient de se passer. Un moment Kim est là et me fait un récap détaillé de sa maison, l'instant sa mère débarque et en fait autant. L'une a disparu sans sommation ou presque, l'autre me regarde avec un sourire en attendant probablement que je réponde à ses questions. Moi je reste planté là, un peu con, le verre toujours dans la main. J'ai emménagé ici et je m'en suis pas rendu compte ou … ? Non parce qu'à la base j'étais juste venu passer l'après-midi avec une copine et là on me propose carrément le gîte et le couvert, douche incluse.

Reconnexion des neurones.

« J'vais pas pouvoir rester pour la nuit non mais manger avec vous, avec plaisir. Merci Mme Collins. »

Elle acquiesce d'un signe de tête et repart comme elle est venue, je reste comme un idiot seul dans la cuisine entrain de me dire que la situation est surréaliste. Et en grand coincé de mon état, je me sens un peu gêné autant le dire.
J’hésite un peu et puis je me dis que de toute façon, j’vais pas rester là à attendre que ça se passe, qu’une bonne douche effectivement ça fera du bien, donc je tâtonne, reste gêné parce que c’est la première fois que je fous les pieds ici et que j’ai pas l’habitude de tout ça. Je la prends, cette douche, en continuant de n’être pas trop à l’aise je l’admets. Hey j’ai pas pour habitude de me foutre à poil chez les autres ! C’est surtout que là ça m’a carrément pris au dépourvu et que c’est pas comme si j’avais prévu de m’installer ou rester quelques jours ... Peu importe.

« Ici ! »

J’ai pas mis un pied en dehors de la salle de bain – je me suis rhabillé, évidemment, au cas où certains auraient un doute – que j’entends la voix de Kim qui m’interpelle. Que je suis comme si elle était le Fil d’Ariane – J’ai un peu de culture, et oui. Et surtout un mec avec une grosse tête qui m’apprend pleins de choses sur pleins de sujets dont la mythologie grecque, parfaitement. On a des conversations très sérieuses parfois, souvent même, faut pas croire.

« Ça a été ? »
« Vous êtes plutôt cool chez les Collins, j'ai l'impression d'avoir été adopté sans même avoir eu le temps de dire ouf. »

Et comme ponctuation à cette phrase, un rire, alors que j’entre dans la chambre de Kim puisque c’est là qu’elle se trouve. Enfin j’imagine que c’est sa chambre, qu’est ce qu’elle y ferait si ça n’était pas le cas ? Parce que c’est indéniablement une chambre.

« Est ce que ta mère pense qu'on est ensemble ? »

Ça c’est juste parce que j’aime larguer des bombes sans prévenir et l’air de rien. Oui parce qu’en même temps, sans pour autant faire comme chez moi, j’observe et découvre les lieux en tournant sur moi-même.

« Sympa ta chambre. »

Selon quels critères ? Les miens, voilà.

« Hum ! Je t'ai ramené un truc. »

Ayant gardé mon sac avec moi – Pourquoi ? C’est une bonne question – je fouille dedans et en ressors un objet que je tends à Kim. Ce que c’est ? Un boomerang, recouvert de peintures aborigènes. Un truc bien Australien.

« Tu te débrouilles pas trop mal avec un ballon de basket alors j'me suis dit que ça devrait le faire. Au pire tu l'accroches à un mur de ta chambre et tu penses à moi chaque fois que tes yeux se posent dessus. »

Tout dans la provocation, avec le sourire du p’tit con insupportable que je suis sur le coin des lèvres, naturellement. Je ne sais pas si elle sera en mesure d’utiliser cet objet en étant privée de ces deux jambes mais je me dis, pourquoi pas ? En plus de ça avec la façon dont je viens de lui exposer les choses je suis à peu près certain qu’elle va prendre ça comme un challenge et tout faire pour y arriver. Et il arrivera. J’ai pas vraiment de doute là-dessus en réalité.

« J'compte sur ta présence dans deux semaines, c'est pas négociable. Comme ça j'pourrais t'apprendre à lancer ce truc si tu veux, sur la plage on risque moins d'assommer quelqu'un que dans la rue ou même un parc. »

Sur la mienne, de plage, en tout cas. Enfin la mienne, on s'entend, elle n'est pas à moi mais pas forcément accessible à beaucoup de monde. C’est pas le truc que je fais en permanence mais j’ai recommencé il n’y a pas longtemps et je trouve ça plutôt cool pour se vider la tête, se concentrer sur un seul truc. Ça détend et ça passe le temps en attendant les vagues.

« Tu vas faire quoi à la rentrée ? »

Sans transition, bonjour.
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MessageSujet: Re: [USA] New york, New York ▬ Kim   Ven 30 Mar 2018 - 20:25

« Ce qu'on a c'est qu'on adore t'entendre râler Kim. »

Forcément. Elle leva les yeux au ciel mais sourit, excédée et amusée à la fois. Elle avait l’impression de n’attirer que les gens qui aimaient se moquer d’elle et la faire tourner en bourrique. Il allait décidément falloir qu’elle s’y fasse. En réalité, cela faisait bien longtemps qu’elle avait l’habitude qu’on la charrie à tout bout de champ, mais elle n’arrivait tout simplement pas à faire autrement que réagir exactement comme ils le voulaient, à savoir en s’indignant et en rouspétant.

« Sale gosse. »

Et elle lui mit une tape dans le bras en le poussant à nouveau pour l’éloigner d’elle comme tout à l’heure. Et puis elle lui proposa de passer se doucher, et suggéra qu’ils pourraient ensuite se balader un peu ou même revenir sur le terrain s’ils en avaient envie.

« Tu veux bien me faire découvrir ta ville un peu ? »

Regard un peu surpris, elle ne s’attendait pas spécialement à ce qu’Enzo veuille jouer les touristes mais soit, elle pouvait comprendre qu’il veuille profiter de sa présence à New York pour visiter un peu.

« On peut faire ça ! Par contre je t’avoue que je suis un peu nulle comme guide. T’as quelque chose de particulier en tête ? »

Non parce qu’à part le quartier et l’hôpital où reposait Kat, elle ne connaissait pas grand chose de sa propre ville, et ce n’était sans doute pas ce à quoi il faisait allusion quand il lui demandait de lui la faire découvrir. Quoique ?

Toujours était-il qu’ils quittèrent le reste de l’équipe sans trop de cérémonies, et elle l’emmena chez elle sans se soucier de savoir s’il se sentait à l’aise ou non. En réalité, elle ne s’était jamais réellement souciée de ce que ressentaient ses amis lorsqu’elle les invitait. Elle partait du principe que sa maison était aussi la leur, tout simplement. Alors, occultant totalement le dépaysement que pouvait ressentir Enzo, elle lui tendit un verre d’eau et vida le sien avant de lui faire un rapide état des lieux et de le laisser aux soins de sa mère.

Ils étaient comme ça, chez les Collins. Ils étaient comme ça chez un peu tout le monde dans le quartier en réalité. Une grande famille, sans gène, sans retenue. Elle aurait été parfaitement à l’aise de débarquer sans prévenir chez n’importe lequel des gars avec qui elle traînait dans le quartier et jouait au basket et de faire comme chez elle, tout comme elle l’aurait laissé agir comme bon lui semblait dans sa maison à elle. Et Enzo ne faisait pas exception. Même si en y réfléchissant, elle ne serait peut être pas si à l’aise que ça de venir chez lui…

« Vous êtes plutôt cool chez les Collins, j'ai l'impression d'avoir été adopté sans même avoir eu le temps de dire ouf. »

Un sourire ravi illumina son visage tandis qu’il riait de la situation. Manifestement, il ne s’était pas attendu à ce genre d’hospitalité. Peut-être qu’il aurait préféré une immersion plus lente, plus progressive, avec davantage de formalités…

« T’aurais voulu remplir et signer un formulaire de consentement ? »

Clairement, elle le provoquait, se moquait gentiment de lui – pour une fois que c’était ça et pas l’inverse ! D’ailleurs, il ne tarda pas à reprendre le dessus sur elle.

« Est-ce que ta mère pense qu’on est ensemble ? »

Le pire, c’était qu’il le disait vraiment comme si de rien n’était, alors qu’il était en pleine contemplation de sa chambre.

« T’es con. »

En réalité, elle savait bien que sa mère n’attendait que le moment où deuxième fille lui présenterait enfin un garçon. De toute la fratrie, Kim était la seule à n’avoir pas encore trouvé l’âme sœur, mais ça ne l’intéressait pas. Pas pour le moment en tout cas.

« Sympa ta chambre. »

Il avait fini d’inspecter les lieux et s’était retourné vers elle. Elle lui sourit, puis regarda rapidement à droite à gauche comme pour s’assurer qu’elle connaissait les lieux avant de répondre :

« Merci. »

Comme l’aurait dit sa mère, ce n’était pas très grand mais il y avait tout ce qu’il fallait. Une armoire, une étagère, une table et un lit. Sa chaise de bureau et son pouf avaient fini respectivement chez Tom et Josh après son accident pour faire un peu plus de place à son fauteuil. La fenêtre donnait sur le chemin de fer et laissait entrer la lumière du jour. Rien de très exceptionnel en somme, mais elle ne manquait de rien.

« Hum ! Je t’ai ramené un truc. »

Et le voilà qui fouillait dans son sac pour en sortir un boomerang artisanal, un véritable stéréotype Australien, qu’il lui tendit et qu’elle prit plus par automatisme qu’autre chose, un peu prise de court par le geste.

« Tu te débrouilles pas trop mal avec un ballon de basket alors j’me suis dit que ça devrait le faire. Au pire tu l’accroches à un mur de ta chambre et tu penses à moi à chaque fois que tes yeux se posent dessus. »

Alors sans hésiter, elle lui lança le boomerang dessus de sorte à ce qu’il le reçoive dans le ventre. L’objet avait beau être synonyme de Karma, la loi de cause à effet, on récolte ce que l’on sème, et ce genre de choses (https://youtu.be/GBmktRSuDX4?t=385), la distance était beaucoup trop courte pour qu’il lui retombe dessus !

« J’compte sur ta présence dans deux semaines, c’est pas négociable. Comme ça j’pourrais t’apprendre à lancer ce truc si tu veux, sur la plage on risque moins d’assommer quelqu’un que dns la rue ou même un parc. »

Pour le coup, Kim fronça les sourcils, ne comprenant pas où il voulait en venir.

« Ya quoi dans deux semaines ? »

Non parce qu’il lui parlait comme si elle était censée savoir de quoi, une histoire de présence à la plage, mais elle avait surtout l’impression qu’il se trompait d’interlocuteur ou qu’elle avait loupé un wagon. D’autant plus que le fait de ne pas avoir le droit de négocier rajoutait une dimension assez importante, donc elle n’avait vraiment pas envie d’acquiescer sans savoir dans quoi elle s’engageait.

Et puis elle poussa sur les roues de son fauteuil avec vigueur, sortant de sa chambre et traversant le couloir non sans s’assurer qu’Enzo la suivait, lévita pour descendre les escaliers, et ouvrit la porte d’entrée en criant, plus pour la forme qu’autre chose :

« A ce soir Maman ! »

Sans attendre de réponse de sa part, elle sortit devant la maison avec l’Australien et bientôt les voilà à nouveau dans les rues du quartier. Sans transition, il reprit la parole pour demander :

« Tu vas faire quoi à la rentrée ? »

Et elle se tourna vers lui, un peu surprise de l’entendre lui poser cette question et ne sachant pas tellement quoi répondre tout de suite, mais finissant par jouer la carte de l’humour.

« La rentrée ? C’est quoi ça ? »

Sourire en coin. Ben quoi ?

« Non en vrai je sais pas. Faudrait que je me prenne un peu en main mais là j’ai juste envie de ne rien faire du tout. »

Elle avait beau avoir de l’ambition et de la détermination, il lui arrivait aussi d’avoir des temps morts et c’était manifestement le cas en ce moment même. Elle ne perdait pas de vue son objectif, mais elle n’avait plus envie, du moins pour l’instant.

« Du coup je pense que je vais juste rester à la maison, peut être que je trouverai un petit boulot, et j’vais juste… je sais pas, laisser faire le destin, voilà ! Et toi ? T’as prévu quoi pour ces vacances ? Enfin, à part venir me rendre visite parce que tu n’arrives plus à vivre sans moi ? »

Rentrer dans le jeu. Même si elle réagissait au quart de tour à chaque fois qu’il la taquinait à ce sujet. Après tout, c’était pas pareil de l’évoquer d’elle-même !

« Bon du coup on va où ? »

Non parce qu’ils étaient arrivés au croisement avec la grande rue. Et si les ruelles du quartier étaient relativement dénuées de circulation, celle-ci s’était intensifiée progressivement alors qu’ils en sortaient et ils se retrouvaient désormais face à un débit de voitures relativement important. L’arrêt de bus était à quelques mètres plus loin sur leur droite, le passage piéton à leur gauche…  Il n’avait qu’à dire et elle pourrait l’emmener partout où il le voudrait ! Quitte à ce que ce soit au septième ciel +out+
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MessageSujet: Re: [USA] New york, New York ▬ Kim   Jeu 5 Avr 2018 - 13:27

« Ya quoi dans deux semaines ? »
« Tu verras bien. Et dans mon monde à moi y a que des poneys quand on reçoit un cadeau on dit merci, on frappe pas la personne qui te l’a offert. »

Je la taquine, encore, d’autant que je suis presque persuadé de lui avoir envoyé un message pour la prévenir comme je l’ai fait avec tous les autres. Peut-être qu’elle ne l’a pas reçu, mais je compte bien la faire mariner un moment avant de cracher le morceau quoi qu’il arrive. Juste parce que ça m’amuse. Le caractère de cette nana est à inscrire au guinness book, sincèrement.
Et sans se démonter elle pousse sur les roues de son fauteuil et sors de sa chambre sans même me prêter la moindre attention. Je pourrais bien m’écrouler sur son pieu et piquer un somme, je crois que ça ne changerait strictement rien. Je vous jure que parfois faut être de bonne constitution parce que moi ça me fait marrer mais je suis presque certain que ça en vexerait certains. A mon avis.
Pour autant je vais pas rester planter là alors je balance le boomerang sur son lit et la rattrape en trottinant, large sourire sur le visage, alors qu’elle franchit la porte d’entrée.

« A ce soir Maman ! »

Ouais, à ce soir Maman.

« La rentrée ? C’est quoi ça ? »

Hein ? Ah, oui. Ma question. Que j’ai posé quand on était encore dans sa chambre mais visiblement la joueuse de Miss Collins en a décidé autrement :face:

« Non en vrai je sais pas. Faudrait que je me prenne un peu en main mais là j’ai juste envie de ne rien faire du tout. »
« C’est un peu le principe des vacances. »

Mains dans les poches, haussement d’épaules, sourire. Encore et toujours. Il fait vraiment bon, ça fait du bien de ressentir les rayons du soleil parce que l’Australie c’est sympa mais ça reste quand même l’hiver là-bas en ce moment. Mais pendant que je photosynthétise tout en marchant tranquillement à côté d’elle je m’étonne néanmoins un peu de sa réponse. Ceci dit j’en suis un peu, beaucoup, au même stade. J’ai des ambitions, des projets sur le long terme, mais pour le moment j’ai clairement rien de prévu pour dans un mois si ce n’est ne pas retourner à Poudlard. Que ça soit au Royaume-Unis ou ailleurs ils sont finalement nombreux à avoir déjà prévu le coup mais il faut croire que Kim et moi, on prend simplement le temps de vivre un peu. Je me dis que si les parents étaient encore là ils me pousseraient sans doute un peu plus mais je crois qu’ils me feraient confiance aussi, ça se saurait si j’étais du genre à ne rien foutre de ma vie. Et je pense que là-dessus on se ressemble un peu avec la rouquine au sale caractère qui avance à côté de moi.

« Du coup je pense que je vais juste rester à la maison, peut être que je trouverai un petit boulot, et j’vais juste… je sais pas, laisser faire le destin, voilà ! Et toi ? T’as prévu quoi pour ces vacances ? Enfin, à part venir me rendre visite parce que tu n’arrives plus à vivre sans moi ? »
« Me morfondre parce que tu me manques trop ? »
« Bon du coup on va où ? »
« Et sinon, tu comptes me laisser répondre à une question avant d’en poser une autre ? »

Je me marre, encore, non sans laisser mon regard se promener alentour … sans repérer quoi que ce soit de familier ou presque et pour cause, les grandes villes je connais moyen. Enfin si, Londres, mais on est à New York ici et c’est clairement pas le même délire.

« J’en sais rien moi, c’est toi qui vis ici, qui connais les endroits les plus sympas et tout le bordel. »

T’es un guide touristique en carton Kim Collins. Qu’est ce qu’il y a d’incontournable à voir ou à faire à New-York ? C’est une bonne question. J’avoue que je ne me suis pas vraiment posé la question ni renseigné avant de venir puisque mon objectif premier c’était de la voir elle mais si on y réfléchit bien …

« Statue de la Liberté ! Ou non, le grand parc là … Central Park ? Oui, c’est ça. Central Park. »

Ben quoi ? Je suis un touriste, je veux faire des trucs de touristes, mais si jamais elle n’est pas dans le délire c’est pas un souci, on peut juste se balader et parler, trainer dans le coin, manger une glace – j’adore les glaces.
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MessageSujet: Re: [USA] New york, New York ▬ Kim   Jeu 12 Avr 2018 - 20:16

« Tu verras bien. Et dans mon monde à moi y a que des poneys quand on reçoit un cadeau on dit merci, on frappe pas la personne qui te l’a offert. »

Kim fronça les sourcils. Elle ne comprenait plus rien. Comment ça, elle verrait bien ? Vraiment, elle devait avoir loupé une info parce qu’elle ne voyait absolument pas de quoi il parlait, et il semblait convaincu qu’elle était au courant. Mais elle choisit de mettre cette histoire de côté, et se contenta de répondre du tac au tac.

« Ouais ben dans mon monde à moi, on peut faire ce qu’on veut avec les choses qui nous appartiennent… y compris frapper la personne qui nous les a offertes. Mais merci. »

En réalité, elle appréciait le geste, énormément même, et ce bien qu’elle ait été quelque peu prise au dépourvu sur le moment. Quant au fait qu’elle le lui ait balancé dessus, ça aurait pu être n’importe quoi d’autre en soi. Mais manque de bol, c’était justement le boomerang qu’Enzo lui avait offert qui se trouvait dans sa main à ce moment là et ça avait été un réflexe presque irrépressible que de le lui jeter dessus lorsqu’il avait recommencé avec ses allusions. Ce sale gosse.

Et puis elle sortit de sa chambre, NON SANS s’assurer qu’il la suivait, descendit les escaliers en lévitant, et ils quittèrent la Maison Collins, s’engageant de nouveau dans les ruelles du quartier Irlandais du Woodside, pour en sortir cette fois-ci. Ce fut alors qu’il lui demanda ce qu’elle prévoyait de faire à la rentrée, sans transition, et sans préciser qu’ils se trouvaient encore dans la chambre de la rousse. Rousse qui fut un peu prise au dépourvu par cette question, ayant oublié l’existence même du concept de rentrée, mais qui finit par avouer qu’elle ne savait pas, et qu’elle n’avait même pas réellement envie de savoir.

« C’est un peu le principe des vacances. »

Voilà ! Elle était tout à fait d’accord avec Enzo – logique, puisqu’il était justement d’accord avec elle ! Marchant à côté d’elle, les mains dans les poches et le fermant de temps en temps les yeux comme pour bronzer, il semblait parfaitement détendu et content de l’être. Elle se força à réfléchir un peu, à dire des mots qu’elle n’avait pas encore osé prononcer réellement, alors-même que c’était très clair dans sa tête, comme par peur de ne plus avoir le choix une fois qu’ils auraient franchi ses lèvres. Et puis elle lui retourna la question, en profitant pour faire à son tour la blague qu’il lui faisait à tous les coups.

« Me morfondre parce que tu me manques trop ? »

Grand sourire. Non cette fois-ci elle ne s’offusquait pas, au contraire, elle jubilait. Quel sale gosse, ce sale gosse ! Bien sûr, elle n’aurait pas dit non à savoir ce qu’il avait réellement prévu de faire pendant les vacances, mais elle se contenterait de cette réponse ! D’autant plus qu’ils arrivaient justement au croisement fatidique où il leur faudrait décider par où poursuivre leur périple, et elle lui demanda ce qu’il s’imaginait concrètement en voulant visiter sa ville

« Et sinon, tu comptes me laisser répondre à une question avant d’en poser une autre ?
- Et sinon tu comptes répondre à mes questions avant de me reprocher que je ne t’en laisse pas le temps ? »

Non parce qu’elle la lui avait déjà posée, cette question là, tout à l’heure, et il avait choisi de l’occulter alors qu’il ne s’étonne pas qu’elle la lui repose ! Eh non, elle n’avait pas oublié, la rouquine !

« J’en sais rien moi, c’est toi qui vis ici, qui connais les endroits les plus sympas et tout le bordel. »

Haussement de sourcils… Il s’imaginait vraiment qu’elle connaissait sa ville sur le bout des doigts ? Il se trompait lourdement. Quelque part, même si elle avait toujours vécu dans la mégalopole, elle était une fille de la campagne dans l’âme. Elle se contentait de son quartier comme d’un village, considérait ses voisins comme sa famille, et les endroits les plus sympas à ses yeux étaient les rues et les parcs où elle trainait avec ses amis, alors non, elle n’avait aucune idée des endroits touristiques qu’elle pouvait faire visiter à Enzo.

« Statue de la Liberté ! Ou non, le grand parc là … Central Park ? Oui, c’est ça. Central Park. »

Hm. Certes, la Statue de la Liberté, elle aurait pu y penser elle-même. Central Park aussi. Elle eut un petit rire.

« Ah ouais, t’es vraiment un gros touriste en fait ! »

Elle se garderait bien de dire qu’elle avait fait exactement la même chose pendant les vacances de XXX en allant visiter Thomas à Londres.

« Okay, la Statue de la Liberté, Central Park… En gros on va à Mahattan ! Suis moi, on prend le métro ! Et je compte sur tes muscles pour m’aider avec le fauteuil ! »

Elle tourna à l’angle de la rue, avançant sur le trottoir et se frayant un chemin parmi les autres passants qui préféraient s’écarter plutôt que se faire rouler sur les pieds par son fauteuil. C’était pratique, mine de rien. Ce qui l’était moins, c’était les escaliers pour descendre dans la bouche de métro, raison pour laquelle elle avait par avance demandé de l’aide à Enzo. Oui, Kim, demander de l’aide, tout à fait. Elle le laissa se placer avant elle sur les escalators puis s’y engagea à reculons de sorte à ce qu’il puisse prendre les poignées de son fauteuil et le maintenir à l’horizontale, ses roues de devant en équilibre sur une marche et ses roues de derrière dans le vide.

« Parfait, merci ! Ça sera plus facile pour remonter, promis ! »

Puis ils arrivèrent à la machine et elle leur acheta des billets. Elle était loin de s’imaginer qu’il n’était pas rare pour des sorciers de ne jamais avoir emprunté les moyens de transport moldus et qu’Enzo puisse être complètement dépaysé. Quant à la foule, elle avait beau avoir un tempérament de campagnarde, elle évoluait avec aisance dans le flux de gens, et là non plus, elle ne se préoccupait pas tellement du vécu qu’en avait son ami. Peut-être s’en rendrait-elle compte plus tard, mais dans l’état actuel des choses, elle agissait et ne prenait pas tellement le temps de s’intéresser au reste ! Ce ne fut qu’une fois entrés dans le métro qu’elle se tourna à nouveau vers l’Australien.

« Voilà, bienvenue dans le métro New-Yorkais ! »

Elle avait dû forcer pour se faire une place, les gens étaient tous obnubilés par leurs téléphones ou perdus dans leur musique, mais pressés et stressés dans le même temps, et ne s’intéressaient encore moins à leur entourage qu’elle. Elle haussa les épaules, un peu dépitée. Voilà pourquoi elle préférait ne pas sortir de son quartier natif ! Malgré la conversation toujours aussi légère qu’à leur habitude, le trajet fut assez long et pas franchement agréable avec la chaleur et la promiscuité, mais leur arrêt finit par arriver et ils sortirent du métro et remontèrent à la surface de la Terre où ils furent accueillis par un soleil éblouissant. Central Park s’étendait pas loin et ils reprirent la route jusqu’à y arriver.

« Ladies and gentlemen, I give you… CENTRAL PARK ! »

Et pas loin d’eux, un guide commençait son discours de façon similaire à la sienne devant un groupe de touristes chinois ou japonais. Elle se retourna vers Enzo tout en continuant à avancer et lui adressa un petit sourire complice. Non, un grand sourire ouvertement moqueur, en fait, et totalement assumé !

« Bon j’ai aucune idée de l’histoire de Central Park, yaurait fallu Ann pour ça, mais si ça te va, on peut juste faire un tour ! Ya pas mal de promeneurs de chiens mais c’est sympa. Et de coureurs... d'ailleurs on peut faire la course aussi ! Ou juste s’allonger dans l’herbe et bronzer. »

J’te proposerais bien une glace mais j’suis pas devin, désolée !
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MessageSujet: Re: [USA] New york, New York ▬ Kim   Sam 14 Avr 2018 - 20:08

Interventions MJ N°9


Aaaah les JOIES du métro New-Yorkais ! Si Kim y est habitué, Enzo se prend un ouragan d'odeurs et de bruits aussi désagréables qu'étouffants. Après ce véritable supplice, Central Park ressemble à un havre de paix pour le jeune lycanthrope qui, suite à la question de son amie, préfère qu'ils s'éloignent dans un coin plus isolé du parc le temps de retrouver l'entièreté de ses sens agressés.
Les deux jeunes gens trouvent sans peine un coin d'herbe inoccupée, à l'écart du monde et des touristes, là où personne ne viendra les ennuyer que ça soit par la présence ou les bruits. En plus de ça, jour de chance, une animation en plein milieu du parc à rameuter une grosse partie des occupants, curieux de voir ce petit spectacle de musique improvisée.
Quoi de mieux que ce soleil, ce presque silence et les vacances pour profiter des retrouvailles entre amis... Il ne manquerait plus que quelques bières pour terminer ce tableau presque parfait. Mais la vie se résume aussi aux aléas, au hasard mais, surtout, la vie n'attend pas. Et c'est exactement ce qui arrive à cette femme profitant de ce temps formidable pour marcher un peu, non loin des deux jeunes gens qui n'y prête pas la moindre attention.

Cette femme, Alexia, âgée de 32 ans est enceinte jusqu'au cou et malgré ce que l'on pourrait dire ou croire, ça n'est pas parce qu'elle est enceinte de 8 mois et demi qu'elle est impotente et ne peut pas profiter de rayon de soleil et du parc. C'est d'ailleurs consciemment qu'elle s'est dirigée vers la partie la moins occupée de ce dernier, voulant profiter d'un silence presque reposant. Pas de MP3, pas de téléphone portable, rien qui pourrait entraver cette balade qui n'a que pour but de la décontracter. Mais quelque chose vient perturber cette balade, un détail qui lui fait arrêter net sa progression. En douceur, Alexia se rapproche d'un arbre à moins de dix mètres de ce qu'elle prend pour un couple de jeune gens et s'y appuie souffle en douceur tandis qu'une douleur commence déjà à s'immiscer dans ses reins.

- Excusez-moi ? Jeunes gens ?

Enzo et Kim se retournent…

- Je crois que je viens de perdre les eaux. Je crois que mon bébé arrive.

Et les occupants du parc les plus proches, se trouvent à une centaine de mètres d’eux.
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MessageSujet: Re: [USA] New york, New York ▬ Kim   Lun 16 Avr 2018 - 14:24

« Ah ouais, t’es vraiment un gros touriste en fait ! »
« Absolument. »

Ça serait quand même con de venir dans une des villes les plus célèbres du monde et s’en foutre, non ? Ok je vis dans ma petite bulle depuis 18 ans mais quand même, faut pas déconner.

« Okay, la Statue de la Liberté, Central Park… En gros on va à Mahattan ! Suis moi, on prend le métro ! Et je compte sur tes muscles pour m’aider avec le fauteuil ! »
« Euh … »

Ouais, euh. Le métro. Celui-là je ne l’avais pas anticipé et si je reste planté comme un con l’espace de quelques secondes alors que Kim s’est déjà mis en marche, je la rejoins rapidement, un peu inquiet je ne peux pas le nier. C’est pas la première fois que je prends les transports en commun … ça sera juste la deuxième. Autant le dire, le tramway à Portland j’en garde pas spécialement un bon souvenir mais la vie est faite de challenge et la majorité de mes proches évoluant dans un monde plutôt éloigné de la magie la plus part du temps, il va falloir que je m’adapte. Mission acceptée.
Je découvre l’environnement avec des yeux curieux, quand on se pointe dans la bouche de métro je commence à stresser un peu ne serait-ce qu’à cause du fait de disparaitre sous terre mais j’ai l’esprit focalisé sur Kim pour l’instant. Pas de réflexion quand elle me demande de l’aide, j’exécute ses consignes sans moufter alors qu’on descend ce truc … cet escalier qui descend tout seul.

« Parfait, merci ! Ça sera plus facile pour remonter, promis ! »

Juste un sourire. Je deviens silencieux c’est vrai mais mes sens sont très sollicités. La vue, l’ouïe, l’odorat … ça bouge beaucoup, il y a pleins de monde, des bruits très forts, des odeurs … multiples, et je dois calibrer tout ça, mes ressentis, mon instinct de bête sauvage qui se manifeste. J’observe, je l’admets un peu méfiant malgré moi, laisse Kim gérer la logistique et la suis sans rien dire.

Et nous voilà dans l’antre du diable … Oui, rien que ça.

« Voilà, bienvenue dans le métro New-Yorkais ! »
« Chouette. »

Je garde les mains dans les poches et un faux air décontracté mais la vérité c’est que je me sens nerveux. Les gens ont l’air rivés sur leur bouquin ou sur le téléphone, la présence de Kim est un point d’ancrage pour moi mais même si je lui offre un sourire il n’est pas aussi enthousiaste qu’il pourrait l’être pour quelqu’un de totalement à l’aise. Je sursaute chaque fois que quelqu’un m’effleure, réprime un grondement quand on me colle trop, les odeurs j’en parle pas, autant dire que ma patience et mon self contrôle sont mis à l’épreuve alors je rive mon regard vers l’extérieur quand on remonte à la surface de temps à autre et me concentre sur ce que je vois à l’extérieur, ou sur les battements de mon cœur. Je n’ignore pas Kim sciemment, le trajet se passe dans le silence de manière plus ou moins naturelle bien que teinté de quelques échanges de temps en temps.

Autant le dire, je respire à nouveau et dans tous les sens du terme quand on sort enfin de cette boite et des profondeurs de la terre pour retrouver l’air – pas vraiment pur mais l’air quand même – et le soleil. Je me rends compte que cette ville à tendance à m’étouffer un peu, les immeubles sont très hauts, les rues sont larges mais tout ça me semble serré. Pour autant, je suis heureux d’être là et de découvrir et quand on entre finalement dans un immense écrin de verdure, là, je me détends totalement.

« Ladies and gentlemen, I give you… CENTRAL PARK ! »

J’entends un chien qui aboie comme s’il était en train de jouer, des canards qui m’ont l’air de râler comme si quelqu’un les dérangeait, des gens qui rient, le couinement des roues d’une poussette non loin de nous et la voix de Kim qui me ramène sur terre.

« Bon j’ai aucune idée de l’histoire de Central Park, yaurait fallu Ann pour ça, mais si ça te va, on peut juste faire un tour ! Ya pas mal de promeneurs de chiens mais c’est sympa. Et de coureurs... d'ailleurs on peut faire la course aussi ! Ou juste s’allonger dans l’herbe et bronzer. »
« Pas grave, j’aime bien les chiens. »

T’en fais pas Lune, tu restes ma préférée … Mais je ne garantis pas que tu restes enfant unique toute ta vie.

« Ça t’ennuie si on se met un peu au calme avant de se mêler à nouveau à la foule ? Je t’avoue que le métro c’était un poil violent. »

J’ai pas tellement envie de faire la course, juste de me promener au calme, observer, discuter avec elle de tout et de rien. Ce parc a l’air immense et ça donne envie d’en découvrir tous les secrets mais pour le moment, une petite balade, ça ira très bien. Et si on trouve un point d’eau alors là, ça sera le must.

« J’me demande si Los Angeles ça va être pareil. »

Si ça m’inquiète ? Pas vraiment. Là-bas il y a l’océan de toute façon et pour le coup, au moins pour cette fois, ça n’est pas tellement pour y faire du tourisme que j’y vais.

« Tu me demandais ce que je faisais de mes vacances, et bien je profite de mon chez moi, je traine un peu à Londres, je surfe, je bricole, je passe un peu de temps en famille ou avec les copains et lundi je rencontre les parents de William. »

Dans la cité des Anges. Tu parles, t’as rien d’un ange Jackson, t’es même tout l’inverse. Et ça me va très bien comme ça.
Oui, je trouvais qu’il n’y avait pas assez de monde pour se payer – gentiment – ma tête alors j’en parle aussi à Kim.

#

Au fil des minutes, on se retrouve posés sur l’herbe tous les deux, dans un coin tranquille, et je m’amuse à jouer les sales gosses, comme toujours, en lui balançant des brins d’herbe de manière régulière et agaçante. Jusqu’à ce qu’une présence se manifeste et fasse s’agiter mes sens immédiatement même si je n’en comprends pas la signification instantanément puisque je l’entends, la perçois, avant de la voir.

« Excusez-moi ? Jeunes gens ? »
« Bonjour. »

Une jeune femme se tient là, appuyé contre un arbre … enceinte jusqu’au cou – heureusement que cette expression n’est pas à prendre littéralement, soit dit en passant.

« Je crois que je viens de perdre les eaux. Je crois que mon bébé arrive. »
« Euh … Ok … Wow. »

Panique à bord ? Étrangement, pas vraiment. Je jette un regard à Kim en même temps que je me lève instinctivement et me dirige vers la jeune femme. Autour de nous, personne. C’était le but en venant jusqu’ici et j’admets me poser la question l’espace d’une seconde : Qu’est-ce qu’une femme enceinte à ce point-là vient faire toute seule par ici ? Mais on n’est pas là pour juger et quand j’arrive près d’elle, je me sens un peu fébrile. D’une parce que je ressens beaucoup de choses de part mes perceptions différentes, de deux parce que … Putain, comment on gère une femme prête à accoucher ? La seule fois où je me suis retrouvé à devoir gérer un cas comme ça c’était pour un Sombral et autant dire que j’ai légèrement flippé, jusqu’à ce qu’Isma débarque et prenne les choses en main. Et Méphisto est né. Sauf que là, on parle d’un bébé humain … Permission de tomber dans les vapes ? Refusée.

« Allongez-vous. On va appeler les secours. »

J’en sais rien, c’est qui me semble la meilleure chose à faire alors que je l’aide en lui prenant les bras et en la soutenant par la taille. Elle n’a clairement pas la force de rester debout et je suis pas certain que la position assise soit une bonne idée, j’en sais foutrement rien, alors j’agis à l’instinct et c’est tout. Le côté appel des secours, logistique, etc … Je laisse Kim gérer, complètement focalisé sur la jeune femme qui se laisse faire, sans doute moins paniquée que moi même si je n’en montre rien. Enfin j'essaie.

« Vous voulez que j’appelle votre mari ? »
« Non. Ça ne sert à rien. Il doit être avec sa secrétaire à l’heure qu’il est. »

Changement d’ambiance. Ou comment mettre les pieds dans les plats, avec de l’élan. Sa voix est devenue tranchante comme une lame, je me sens incroyablement con et cherche un peu de soutien, quelque chose, n’importe quoi, dans le regard de mon amie alors que la jeune femme est désormais allongée sur l’herbe, mon sweat sous la tête.

« Parlez-moi, ça me tranquillise. Vous avez une jolie voix, elle est très douce. »

Toi tu ne m'as jamais entendu chanter ... Comment ça c'est pas le moment de faire ce genre de réflexion ?

« Merci. »

Elle semble être redevenue un agneau, moi je rougis comme un con, légèrement dépassé par la situation. Comment dire que c’est encore pire quand elle m’attrape la main et la serre entre ses doigts.

« Vous avez la peau si chaude … »
« Je suis resté longtemps au soleil. »

Réflexe. Alors que ça n’a rien à voir mais je suis pas certain que ça soit le bon moment de lui annoncer qu’elle est entre les mains d’un Loup-Garou, du style un peu nerveux dès qu’il est question de sang. Alors faut pas accoucher maintenant madame … Non, vraiment pas.

« C’est agréable. »

Et bien … tant mieux si ça peut vous apaiser un peu.

« Comment vous vous appelez ? »
« Elle c’est Kim et moi c’est Enzo. Et vous ? »
« Alexia. Enchanté Kim et EnzaaaAAAAHHH ! »

Perçage de tympans, broyage de main. J’étouffe un « putain » en serrant les dents alors qu’elle y met toute ses forces mais quand j’ouvre les yeux à nouveau pour les planter dans ceux de Kim c’est légèrement inquiet.

« C’est normal ça ? »

Qu’elle se mette à hurler en se crispant violemment. C’est pas très discret et elle risque de paniquer mais faut pas trop m’en demander non plus, je fais ce que je peux. Ça veut dire quoi ? Que c’est une contraction ? Et ça arrive comme ça, pouf, sans prévenir ? Je sais pas, j’en sais rien, ça me dépasse totalement.

Sortez-moi de là s’il vous plait …

« Ne me laissez pas. »
« On ne bouge pas, promis. »

Ouais, non, sortez la elle de là. Moi je vais continuer à prendre sur moi et sacrifier ma main, pas de problème.
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MessageSujet: Re: [USA] New york, New York ▬ Kim   Ven 27 Avr 2018 - 10:38

« Chouette. »

Les mains dans ses poches, sa capuche sur la tête, l’allure désinvolte, Enzo donnait parfaitement le change et Kim voyait bien qu’il n’était pas aussi à l’aise qu’il le prétendait. Mais elle n’était pas douée pour ce genre de chose, elle n’était pas faite pour ça. L’empathie, la sensibilité, c’était pas son truc… enfin, oui, elle était empathique, oui elle était sensible, elle savait lire les émotions des autres mais elle ne savait pas quoi faire avec. Elle n’était pas à l’aise face au malaise des autres, ne savait pas comment le gérer. Alors elle se contenta de donner le change elle-aussi, de faire comme si tout allait bien, reprenant la parole de temps en temps pour commenter le chemin qu’empruntait le métro comme si de rien n’était. C’était un moment difficile qu’elle traversait comme lorsqu’elle se retenait de respirer et accélérait le pas dans une rue qui sentait les égouts. Finalement, ils sortirent du métro, remontant à la surface de la terre, et elle lui présenta Central Park en s’efforçant d’y mettre tout son enthousiasme.

« Pas grave, j’aime bien les chiens. »

Sourire. Si Enzo avait semblé un peu ailleurs pendant un moment, bien que nettement plus détendu que dans le métro, il avait fini par reconnecter.

« Ça t’ennuie si on se met un peu au calme avant de se mêler à nouveau à la foule ? Je t’avoue que le métro c’était un poil violent. »

Elle acquiesça. Elle était comme ça, Kim, à trouver des distractions, à fuir presque, plutôt que rester dans l’inconfort, mais si Enzo préférait prendre son temps, ça lui allait. Elle avait espéré que lui proposer des activités stimulantes l’aiderait à passer à autre chose, mais il semblait plutôt avoir besoin de retomber sur ses pattes et souffler un peu, alors soit, ils se mettraient au calme. Il avait l’air de savoir ce qu’il faisait, et c’était clairement quelque chose qui la rassurait, donc elle le laissait volontiers gérer car elle n’était vraiment pas douée pour ça.

« J’me demande si Los Angeles ça va être pareil. »

Elle eut un petit rire amusé, alors qu’il enchaînait.

« Tu me demandais ce que je faisais de mes vacances, et bien je profite de mon chez moi, je traine un peu à Londres, je surfe, je bricole, je passe un peu de temps en famille ou avec les copains et lundi je rencontre les parents de William. »

Et cette fois-ci, après une petite seconde de flottement, elle rit ouvertement. Pas très longtemps, mais fort, s’esclaffant sans chercher à cacher le fait qu’elle se moquait de lui. Les parents de William. Il rencontrait les parents de William. Elle se doutait qu’il disait tout ça sur le ton de l’auto-dérision, mais, clairement, il n’était pas totalement serein à cette idée, ça se voyait. Il venait à New-York, il irait à Los-Angeles, il n’était pas à l’aise dans la foule… et il rencontrait les parents de William.

« C’est donc pour ça que tu t’efforces de te faire passer pour mon copain ! Je vois, t’inquiètes pas, je vais te préparer comme il se doit pour ton repas avec la belle famille ! »

Oh que oui, elle allait le préparer. Elle allait s’en donner à cœur joie, il allait voir ! Elle allait le présenter comme son copain, volontairement, quitte à ce que ses parents la charrient avec ça pendant les mois à venir, elle serait même prête à subir les railleries de ses frères qui ne s’en priveraient pour rien au monde s’ils venaient ce soir. Tout ça pour quoi ? Pour préparer son petit Australien à sa rencontre avec les parents de son copain. Et aussi un peu pour le mettre mal à l’aise bien comme il fallait !

Sale gosse, elle ? Oui, et pas qu’un peu. Elle en qualifiait Enzo à tout bout de champ, mais elle l’était tout autant que lui, si pas plus. Avec un caractère de merde en bonus. Mais c’était ça, finalement, qui faisait que ça collait si ben entre eux deux. Ça aurait pu être l’inverse, ils auraient pu ne pas pouvoir se saquer depuis ce fameux jour où ils s’étaient rencontrés pour la première fois, mais ça n’avait pas évolué comme ça et c’était tant mieux ! Ils passaient des bons moments ensemble, se chamaillant la plupart du temps… D’ailleurs, le voilà qui arrachait l’herbe sur laquelle il était assis et la lui balançait dans la gueule, faisant en sorte qu’elle se mêle à ses cheveux. Et elle de réagir au quart de tour, forcément, comme d’habitude, ébouriffant sa tignasse rousse et s’insurgeant en levant les yeux au ciel. Et puis soudain…

« Excusez-moi ? Jeunes gens ? »
« Bonjour. »

Tandis qu’Enzo réagissait poliment et surtout le plus naturellement au monde, Kim se contentait de froncer les sourcils vers cette dame qui les avait interpellés et qui se trouvait là, adossée contre un arbre, légèrement fléchie, et surtout enceinte jusqu’au cou. Ça sentait pas bon, ça ne sentait pas bon du tout. Et si ce n’était pour Kim qu’un mauvais pressentiment, elle n’imaginait pas tout ce que percevait Enzo avec ses sens de Loup.

« Je crois que je viens de perdre les eaux. Je crois que mon bébé arrive. »
« Euh… Ok… Wow. »

Qu’est-ce qu’elle disait ? Sur son visage, les traits se durcir et elle sembla se renfrogner encore plus. En réalité, c’était là les signes d’une détermination qui pointait le bout de son nez tandis qu’elle réalisait qu’ils étaient seuls dans ce recoin du parc et qu’ils ne pouvaient clairement pas rester sans rien faire. Déjà Enzo se relevait après lui avoir jeté un regard et ils se dirigèrent vers la future mère.

« J’appelle 911. »

Sa voix était sans appel, et tandis que Madame acquiesçait sans rien dire, elle se pencha sur le côté et fouilla dans le filet qui se trouvait sous son fauteuil pour en sortir son portable et composer le numéro d’urgence. S’il y avait bien une chose qu’elle voulait éviter, c’était accoucher une inconnue dans un parc avec Enzo tous seuls.

« Allongez-vous, on va appeler les secours. »

Et le voilà qui accompagnait Madame dans l’herbe pour l’aider à s’allonger, la tenant fermement par le bras et par la taille.

« C’est quand la date prévue de l’accouchement ?
- La semaine prochaine.
- C’est votre premier bébé ?
- Oui. »

Ce fut à ce moment là qu’une voix répondit au bout du fil.

« Allo ? Oui, c’est Kim Collins à l'appareil, on est à Central Park et ya une dame qui va accoucher. Quoi ? Oui, elle va accoucher, elle a perdu les eaux et on l’a allongée par terre.
- C’est quand l…
- C’était censé être la semaine prochaine, et c’est son premier bébé.
- Elle a des contractions ?
- Je sais pas, non – Madame, vous avez des contractions ? »

Manifestement, Enzo avait fait les présentations.

« Alexia. Enchantée Kim et EnzaaaAAAAHHH ! »

Hurlement, crispation. Kim resta un instant sans voix, interloquée aussi bien par la puissance que par la rapidité de ce qui leur tombait sur le coin de la tronche. Et lorsqu’Enzo lui jeta à nouveau un regard, elle vit qu’il était inquiet, perdu, un peu comme il l’avait été lorsqu’elle avait décompensé dans le parc à Poudlard le jour de Pâques.

« C’est normal ça ?
- Je crois que oui – oui elle a des contractions. Et elle s’appelle Alexia.
- D’accord, on envoie un véhicule. Dites nous où vous êtes dans Central Park.
- Heu… je sais pas, c’est la première fois qu’on vient là. Mais on est tout seuls.
- D’accord. »

« Ne me laissez pas.
- On ne bouge pas, promis. »

« On fait quoi en attendant ?
- Vous attendez l’ambulance. Restez avec Madame, parlez lui, ne vous inquiétez pas, l’ambulance arrive bientôt.
- D’accord, merci. Dépêchez-vous. »

Kim raccrocha alors et remit son portable dans le panier puis se tourna vers la future mère. La respiration haletante, le visage en nage, Madame avait l’air de quelqu’un qui venait de courir un marathon. Et puis elle se crispa de nouveau et lâcha un nouveau hurlement.

« Ça va aller, Madame. Respirez, ça va aller. Les secours sont en route, ils vont pas tarder à arriver pour vous emmener à la maternité. Parlez moi un peu de vous, de votre bébé, c’est une fille ou un garçon ?
- C’est un garçon.
- Vous avez déjà choisi un prénom ?
- William. Il s’appellera William.
- William ! Très joli prénom, n’est-ce pas Enzo ? »

:gla:

« En tout cas c’est super, vous êtes très forte. Vous voulez qu’on vous lave un peu le visage ? Il y a une bouteille d’eau et des mouchoirs dans mon sac. »

Elle laissa à Enzo le soin d’humecter le visage de Madame. Elle aurait presque tendance à vouloir quitter son fauteuil pour s’approcher de la future mère mais elle savait que ce serait contre productif que de se mettre en situation de handicap à son tour. Alors non, elle ne pouvait pas franchement s’occuper de Madame comme ses instincts semblaient vouloir le lui dicter.

Et puis finalement, un bruit de voiture attira son attention et ce fut le soulagement général. Bientôt, les soignants prenaient le relai et géraient la situation, laissant Kim et Enzo un peu désœuvrés et surtout perdus dans le cours des événements. Elle laissa l’Australien la rejoindre, échangea un regard avec lui mais s’avéra dans l’incapacité de mettre des mots sur ce qu’elle ressentait. Il y avait comme un vide, le calme après la tempête, et elle avait juste besoin de quelques secondes pour comprendre ce qui venait se passer.

« Merci, c’est tout bon pour nous, on va s’occuper d’elle. Est ce que tout va bien de votre côté ? »

Un homme venait de s’approcher d’eux.

« Oui oui, ça va. »

Elle voulait juste en finir avec tout ça.
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MessageSujet: Re: [USA] New york, New York ▬ Kim   Dim 29 Avr 2018 - 11:27

« D’accord, merci. Dépêchez-vous. »

Oui, faites donc ça, dépêchez-vous. Focalisé sur Alexia je n'ai pas vraiment prêté attention à la conversation de Kim avec le numéro d'urgence. Je me dis que je devrais peut-être me renseigner un peu plus mais d'un autre côté, s'il m'arrive un truc, jamais je ne pourrais aller dans un hôpital Non-Magique. Je ne peux pas tellement prendre le risque qu'il me fasse une prise de sang, par exemple … En attendant ce genre de trucs c'est toujours bon à savoir pour les autres parce qu'à force d'évoluer du côté sans Magie de la barrière comme c'est le cas ici et même si les deux mondes s'entremêlent, sans Kim j'aurais été comme un con. Alors j'inscris le 911 dans un recoin de ma tête tandis que les doigts brûlant de la future maman continuent de broyer les miens tandis qu'elle pousse un nouveau cri de douleur. Cette situation est complètement surréaliste, on en plaisantera sûrement plus tard mais pour le moment, autant le dire, mon niveau de stress est relativement élevé.

« Ça va aller, Madame. Respirez, ça va aller. Les secours sont en route, ils vont pas tarder à arriver pour vous emmener à la maternité. Parlez moi un peu de vous, de votre bébé, c’est une fille ou un garçon ?
« C’est un garçon. »
« Vous avez déjà choisi un prénom ? »
« William. Il s’appellera William. »
« William ! Très joli prénom, n’est-ce pas Enzo ? »

C'est ça, fais la maligne Collins … Difficile de ne pas rire malgré la gravité de ce qui se déroule. D'un autre côté, même si je n'y connais rien en grossesse, accouchement et tout le bordel, je me dis qu'à terme c'est quelque chose de positif qui est en train de se passer. Un nouveau petit être va voir le jour, c'est pas rien. Et il va s'appeler William … J'en connais un dont la grosse tête va encore tripler de volume quand je vais lui raconter ça. En attendant je capte le regard intrigué de la jeune femme et devine qu'elle attend un éclaircissement suite à la remarque de Kim. Pas d'hésitation de ma part, pourquoi ça serait le cas ? Des raisons il y en a, surtout une, mais c'est pas moi que ça risque de déranger donc partant de ce principe pourquoi avoir « peur » de la réalité.

« C'est le prénom de mon petit ami. »
« Oh ! »

Attention, est ce que c'est le moment où elle se détache brutalement de moi parce qu'elle fait parti du pourcentage de la population qui ne comprend pas et ne tolère pas l'homosexualité ? Et bien non, c'est un sourire qu'elle m'offre et que je lui rends. C'est con mais ça fait plaisir.

« Il est plutôt bien comme garçon. Si on s'en tient au prénom vous devriez avoir un enfant plutôt sympa et surtout très intelligent mais dont l'élastique des chaussettes risque parfois de péter à cause de l'élargissement chronique de ses chevilles. »

Ça, c'était gratos chéri. Tu m'aimes. En attendant ça fait son office puisqu'elle se laisse aller à un rire et se détend un peu. Je peux le sentir sur l'emprise qu'elle a toujours sur ma main et dans ce qu'elle dégage de manière invisible et impalpable.

« En tout cas c’est super, vous êtes très forte. Vous voulez qu’on vous lave un peu le visage ? Il y a une bouteille d’eau et des mouchoirs dans mon sac. »

Message transmis. Je récupère la bouteille et les mouchoirs en question pour prendre soin d'elle, adressant un regard et un sourire à Kim. En l'état je ne sais pas vraiment si son handicape la frustre ou non, je me dis qu'elle aimerait peut-être pouvoir s'approcher un peu plus d'Alexia et s'occuper d'elle directement comme je le fais mais avec son fauteuil, c'est compliqué. En attendant elle a appelé les secours, à ce qui faut dans son sac, donc autant dire que si je prête mes mains, sans elle on irait pas loin et que la façon dont elle lui parle et la fait parler est très efficace.
Je m'applique, patient et relativement doux dans les gestes, presque instinctivement. J'arrête de réfléchir, je me contente d'agir et Kim comme moi faisons notre possible pour détourner l'attention de la jeune femme le temps que les secours arrive. On parle de tout, de rien, de la ville, ce genre de banalités qui comblent les blancs. Je crois que sa panique se tasse un peu, la mienne aussi à vrai dire, mais c'est bien un soupir de soulagement que je laisse aller quand un bruit de moteur me parvient. L'ambulance arrive.
C'est presque violent de se retrouver relégué au second rang, je me surprends à le ressentir comme ça quand les ambulanciers débarquent et commencent à s'occuper d'Alexia. Avec Kim on se regarde mais aucun mot ne franchit la barrière de ses lèvres ni la mienne. Je crois qu'on se sent un peu assommés, désormais spectateurs, ne sachant pas trop où se mettre à présent.

« Merci, c’est tout bon pour nous, on va s’occuper d’elle. Est ce que tout va bien de votre côté ? »
« Oui oui, ça va. »
« Tout va bien, merci. »

La jeune femme est maintenant allongée dans l'ambulance, clairement rassurée, et sans trop savoir pourquoi je m'approche suffisamment pour avoir un contact visuel avec elle. Je ne vais pas dire que je me sens proche d'elle, évidemment, mais ce qu'on vient de partager tous les trois ça n'est pas rien et je crois que j'ai juste besoin de poser les yeux sur elle une dernière fois, comme pour lui dire au revoir et simplement m'assurer que ça va. C'est instinctif, je ne cherche pas à aller contre ça, et quand je vois le sourire fatigué qu'elle nous adresse je me dis que j'ai bien fait. C'est le genre de truc qui réchauffe le cœur, je ne saurais pas dire pourquoi.

« Merci beaucoup tous les deux. »
« Au revoir Alexia. Vous souhaiterez la bienvenue à William de notre part. »

Je crois qu'il y a une partie de moi qui aimerait presque lui rendre visite à l'hôpital, et pourquoi pas faire la connaissance du petit être qui ne va pas tarder à pointer le bout de son nez, mais les portes arrières du véhicule se referment et quelques secondes plus tard il s'éloigne. Je retombe à peine sur terre, je crois que Kim est dans le même état que moi et quand je me retourne vers elle après avoir suivi du regard l'ambulance pendant de longues secondes dans le silence, je ne sais pas quoi dire. Ça fini néanmoins par se décoincer.

« J'crois que je suis pas prêt d'oublier mon passage à New York. »

Sans déconner.

« Tu me réserves d'autres surprises comme ça encore ou j'peux espérer échapper à l'infarctus avant la fin de la journée ? »

Je plaisante, évidemment.

« Comment tu t'sens ? »

C'est pas que je m'inquiète, je me renseigne c'est tout.
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MessageSujet: Re: [USA] New york, New York ▬ Kim   Dim 29 Avr 2018 - 17:44

D'où elle connaissait le numéro d'urgences ? Après tout, elle avait quand même passé plus de la moitié de sa vie à l’écart du monde moldu, où les téléphones n’existaient pas et  le concept des premiers secours divergeait de façon assez marquée. Il n’empêche que composer le 911 avait été un réflexe bien ancré dans son esprit, et l’ambulance n’avait pas tardé à arriver pour prendre la situation en mains. Relégués au rôle de simples spectateurs, Kim et Enzo avaient désormais tout le loisir de réagir à la diminution brutale de leurs taux d’adrénaline… et force était de constater que ce n’était pas évident. Comme si le poids du stress qu’ils venaient d’endurer les écrasait soudain. Elle avait besoin de temps pour reprendre son souffle, retrouver ses esprits, et manifestement Enzo était dans le même état qu’elle.

« Tout va bien, merci. »

Oui, tout allait bien, n’est-ce pas ? Tout allait merveilleusement bien. Et tout irait encore mieux quand tout ça ne serait qu’un souvenir. Sans doute qu’ils finiraient par en rire, mais pour le moment, la seule chose que Kim demandait était qu’ils s’en aillent et qu’ils les laissent tranquilles. D’ailleurs, voilà l’ambulancier qui leur hochait la tête et qui rejoignait son véhicule où la future mère était déjà allongée et appareillée. Elle se força à se retenir de commencer à s’en aller tandis Enzo se rapprochait de Alexia et échangeait quelques derniers mots avec elle. Et puis l’ambulance se referma et partit, laissant derrière elle un vide étrange.

« J'crois que je suis pas prêt d'oublier mon passage à New York. »

Elle eut un petit rire, amusé mais sec à la fois. C’était un reproche ou… ?

« Tu me réserves d'autres surprises comme ça encore ou j'peux espérer échapper à l'infarctus avant la fin de la journée ? »

Alors elle leva les yeux au ciel.

« Petit joueur. »

En réalité, si ça continuait comme ça, ils pourraient bientôt s’improviser Superman. Entre l’épisode des chocolats empoisonnés et maintenant celui de l’accouchement imminent… Et c’était sans parler de tout ce qu’il avait sans doute vécu par le passé, comme la plupart de ces gosses qui s’étaient retrouvés à Poudlard dans la mauvaise décennie, contraints à grandir avant l’âge. Ils étaient devenus des petits soldats, tous autant qu’ils étaient, chacun à sa manière mais le résultat était là, elle avait pu s’en rendre compte en arrivant à l’Université.

« Comment tu t'sens ?
- Bien. »

La réponse lui avait échappé, presque trop vite, par automatisme. Et aussi parce que c’était la vérité. Au fond, elle se sentait bien. Secouée, oui, encore en train de se remettre de tout ça, mais il l’aidait beaucoup dans ce sens, avec son caractère à la fois jovial et attentionné. Un vrai chou à la crème, ce sale gosse.

« Comme une nana qui a failli s’improviser sage femme au plein milieu d’un parc. »

Si elle n’arrivait pas à devenir Auror, elle pouvait toujours se réorienter.

« Et toi ? Elle a pas trop écrabouillé ta main ? »

À voir les grimaces qu’il avait faites à chaque contraction, elle supposait qu’elle n’y était pas allée de main morte ! Et pour quelqu’un à la carrure d’Enzo, ce n’était pas peu dire…

« Et j’espère bien que tu n’oublieras pas ton passage à New-York ! Mais on va faire en sorte qu’il y ait aussi quelques bons souvenirs dans le lot. Tu voulais voir la Statue de la Liberté ? Viens je t’emmène, et on en profite pour passer par ChinaTown et Times Square. »

Comment ça, reprendre la route n’était pas compatible avec retrouver ses esprits ? Manifestement, Kim ne marchait vraiment pas comme ça, préférant s’occuper plutôt que se reposer. Et cette fois-ci, elle ne laissait pas le choix à Enzo. Par contre, pour le coup, pas de métro, ils feraient les déplacements à pieds. Enfin, lui. Sauf s’il avait un skate. Bref. Ils se mirent en route, et bientôt les voilà à Times Square après avoir traversé le parc et deux trois rues de Manhattan. Plus urbain et plus américain que ça, tu meurs. Des immeubles immenses, des panneaux d’affichage par milliers, des boutiques, des passants…

« First stop : Times Square. Bon il paraît que c’est mieux de venir la nuit, mais on va pas chipoter hein ? »

Elle se tourna vers lui.

« T’as faim ? Soif ? Il y a tout ce qui faut ici. Ailleurs aussi – il y a tout ce qui faut à peu près partout à New-York de toute façon. Et puis on peut aussi s’arrêter à plusieurs endroits ! »

Murgers, hot-dogs, muffins, glaces, bubbletea… Il y avait clairement l’embarras du choix. Encore faudrait il que Enzo soit à peu près familier avec toute cette nourriture qui restait quand même principalement moldue – mais ça, Kim n’y pensait même pas !

« Bon globalement c’est pas de la gastronomique, c’est surtout des fastfood, mais c’est bon. Par contre, laisse toi quand même de la place pour Chinatown. »


Dernière édition par Kim Collins le Sam 5 Mai 2018 - 22:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [USA] New york, New York ▬ Kim   Lun 30 Avr 2018 - 18:56

« Bien. »

Clair, net et précis. Mais un peu trop rapide pour être réellement sûr. Ceci étant j’ai pas l’impression que ça n’est pas le cas, de toute façon. On a été secoués tous les deux c’est évidement mais je crois qu’il faut simplement le temps que tout ça redescende tranquillement.

« Comme une nana qui a failli s’improviser sage femme au plein milieu d’un parc. »

Un rire nerveux m’échappe et bordel, heureusement qu’on n’en est pas arrivés jusque-là. Je ne suis pas certain que j’aurais réussi à tenir le choc, pour être tout à fait honnête. Je me considère très chanceux d’être un mâle quand je vois les douleurs par lesquelles elles passent que ça soit pour l’accouchement ou ce que Mère Nature a décidé de leur faire subir mais il y a aussi des choses … qu’on a simplement pas envie de voir … Je ne ferais de dessin à personne mais j’aimerais autant que cette partie de l’anatomie des femmes restent quelque chose de neutre ou source d’autre chose dans mon esprit. Et puis savoir qu’on a potentiellement deux vies entre les mains, de toute façon, non merci. Je suis ici pour faire du tourisme, pas pour jouer dans un épisode d’une quelconque série médicale comme j’ai pu en apercevoir quelques passages en passant au hasard devant une télé ces dernières semaines. Fin.

« Et toi ? Elle a pas trop écrabouillé ta main ? »

Ce rire-là est plus détendu et par réflexe je regarde ma main et la masse.

« Non ça va, c’est surtout mes oreilles qui ont pris cher. »

Je ne blâme personne, c’est pas de sa faute la pauvre, mais quand on a le tympan sensible que voulez-vous … Non en réalité c’est plus pour faire le malin qu’autre chose. Ma main comme mes oreilles se portent très bien et il m’en faut plus que ça. Solide le bonhomme, oh !

« Et j’espère bien que tu n’oublieras pas ton passage à New-York ! Mais on va faire en sorte qu’il y ait aussi quelques bons souvenirs dans le lot. Tu voulais voir la Statue de la Liberté ? Viens je t’emmène, et on en profite pour passer par ChinaTown et Times Square. »
« Cool ! »

Et c’est reparti, comme si rien ne venait de se passer. A vrai dire je suis plutôt content de passer à autre chose et de reprendre la route. Attends une seconde … Reprendre la route d’accord mais …

« Par contre j’te préviens, n’espère même pas me faire remonter dans le métro. »

P’tit joueur ? J’aimerai vous y voir ! J’suis pas claustro mais y a des limites et niveau agression sensorielle on ne part pas avec les mêmes bases je vous rappelle.

« Roule ma poule, j’te suis en skate. »

C’est déplacé de dire ça à une personne en fauteuil roulant ? Bah c’est trop tard. En attendant je suis comme un gosse, je l’admets, et j’ai même l’envie surprenante de prendre tout un tas de trucs en photo. Si d’abord je me contente de la suivre à pied le temps de traverser le parc je sors mon skate de mon sac à l’abri des regards indiscrets dès qu’on retrouve la rue et les trottoirs. Je suis attentif, un peu provocateur sur les bords donc on se retrouve à faire la course évidemment, mais je laisse mes yeux vagabonder un peu partout et constate sans trop y faire attention que la présence omniprésente des voitures un peu partout ne me dérange pas plus que ça. Les gaz d’échappements c’est une autre histoire. Quand on finit par s’arrêter et que je récupère ma planche à la main je ne sais clairement plus où donner de la tête. Time Square. C’est endroit est incroyable. Qu’on aime ou qu’on n’aime pas, c’est incroyable. Des immeubles immenses, une foule énorme, des panneaux publicitaires lumineux par dizaines et dizaines, des gens déguisés, des touristes qui se font prendre en photo avec et j’en passe. J’ai pas de mots et c’est la bouche bée que je tourne sur moi-même en observant tout ça.

« First stop : Times Square. Bon il paraît que c’est mieux de venir la nuit, mais on va pas chipoter hein ? »
« Non. »

Je réponds par automatisme, clairement absent, n’ayant pas tellement écouté ce qu’elle disait avant de revenir sur terre et de concentrer mon attention sur elle.

« T’as faim ? Soif ? Il y a tout ce qui faut ici. Ailleurs aussi – il y a tout ce qui faut à peu près partout à New-York de toute façon. Et puis on peut aussi s’arrêter à plusieurs endroits ! Bon globalement c’est pas de la gastronomique, c’est surtout des fastfood, mais c’est bon. Par contre, laisse toi quand même de la place pour Chinatown. »
« Oui Chef ! »

Je ne tiens pas en place, tout excité comme une puce que je suis – d’ailleurs qui a décidé que les puces étaient excitées ? Bref, un môme. Avec des envies de mômes.

« J’ai envie d’une glace. »

Dit-il les yeux pétillants.

« Oui, je suis un gosse. Un touriste et un gosse. J’le vis bien. »

Vrai. Il fait beau, je me balade dans une ville que je ne connais pas avec une copine, j’ai toutes les raisons du monde pour être aussi content qu’un chiot à qui on offre sa première balle. Ceci n’étant pas un message subliminal pour qu’on m’offre une balle. En revanche j’arrive à choper Kim par surprise en passant mes bras autour d’elle par derrière et faire un selfie d’anthologie ! Elle qui fait une grimace de surprise prête à râler, moi qui en fait une de véritable gamin, et en fond les panneaux lumineux et hyper colorés où passent des pubs pour je ne sais trop quoi. Bien sûr je m’écarte d’un bond avant qu’elle n’ait eu le temps de me frapper.

« Celui-là tu peux être sûr qu’il va finir sur les murs de ma chambre ! »

A côté de celui-avec Kezabel où j’ai plus ou moins réussi mon coup de la même manière. Et j’en suis tout aussi fier.
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MessageSujet: Re: [USA] New york, New York ▬ Kim   Sam 5 Mai 2018 - 22:27

« Non ça va, c’est surtout mes oreilles qui ont pris cher. »

Il avait ri, et avait répliqué sur le même ton, détendu. L’atmosphère était devenue plus légère, et c’était le but, sa petite remarque avait eu l’effet escompté. Kim n’était pas très douée pour gérer les états d’âmes des autres, ni les siens d’ailleurs. L’empathie, ce n’était pas vraiment son truc, et sa stratégie principale était de changer de sujet, de détourner l’attention. En réalité, elle était plutôt douée pour prendre en main les situations, l’attitude qu’elle venait d’avoir face à la menace d’accouchement en était d’ailleurs une belle preuve, mais elle n’en avait pas tellement conscience, et dans sa tête, l’idée de se retrouver devant une décompensation émotionnelle avait plutôt tendance à lui donner des envies de fuir et à la mettre mal à l’aise. En général, elle s’efforçait donc de faire des petites blagues et de s’occuper physiquement, et c’était exactement ce qu’elle avait fait.

« Cool ! »

Cette fois-ci, Enzo ne semblait pas contre l’idée de bouger.

« Par contre j’te préviens, n’espère même pas me faire remonter dans le métro. »

Grand sourire.

« T’inquiètes c’était pas prévu. »

Pour rentrer à la maison, ce serait une autre histoire, et elle ne voyait pas tellement comment ils pourraient faire autrement que prendre à nouveau les transports publics s’ils voulaient éviter de faire 1h de marche… Mais chaque chose en son temps !

« Roule ma poule, j’te suis en skate. »

Haussement de sourcils, regard blasé mais amusé à la fois. Si elle le prenait mal ? Absolument pas ! Au contraire, c’était toujours plus facile quand les autres étaient à l’aise vis à vis de son handicap. Elle avait fait des gros progrès sur sa tolérance, mais elle avait toujours encore du mal lorsqu’elle sentait que ses interlocuteurs pesaient chacun de leurs mots en espérant ne pas la froisser. Bien sûr, c’était toujours mieux que ceux qui au contraire lui lançaient des piques blessantes gratuitement, mais avec eux, elle n’avait pas besoin de prendre sur elle et de trop se retenir. Soit elle se contentait de les ignorer et de passer son chemin, soit elle leur rentrait dedans sans cérémonies.

« C’est ça. Et j’suis pas ta poule. »

Ben quoi ? Elle était à l’aise, de bonne humeur, juste bien, mais elle ne pouvait décemment pas trahir sa réputation de grincheuse ! Une fois hors du parc, il sortit son skate de son sac et bientôt les voilà qui faisaient la course comme les deux gamins qu’ils étaient, avant d’arriver sur la fameuse place comme promis. Et Enzo de récupérer son skate en commençant à tourner sur lui-même, la bouche entre-ouverte. Impressionnant, n’est-ce pas ? Oui, clairement, il avait l’air complètement subjugué par l’immensité du monde qui s’ouvrait à lui.

« J’ai envie d’une glace. »

Elle rit. Redescendu de son nuage, des étoiles plein les yeux et trépignant sur place, Enzo avait des airs de…

« Oui, je suis un gosse. Un touriste et un gosse. J’le vis bien. »

Nouveau rire. C’était exactement ça.

« Un sale gosse, oui. »

:gla:

« Mais va pour la glace, on va essayer de trouver ça, ça ne devrait pas être trop… Hé ! »

Sans prévenir, Enzo avait passé un bras autour d’elle et avait collé sa tête contre la sienne tandis que de sa main libre il prenait un selfie en traitre. L’instant d’après, il esquivait la tape qu’elle lui destinait.

« Non mais ! Efface-moi ça tout de suite !
- Celui-là tu peux être sûr qu’il va finir sur les murs de ma chambre !
- Je t’interdis ! Donne-moi ça, j’te jure que… »

Que quoi ? Qu’il le regrettera, qu’il payera pour son effronterie, voilà. L’accrocher dans sa chambre, et puis quoi encore ? Il abusait.

« Pour la peine, t'aurais pas de glace. Et privé de dessert. Et passage obligatoire par le métro ce soir. »

Si les deux premières punitions n’étaient décemment pas réalisables, la dernière, elle, était clairement inévitable. Bien fait pour lui !

« Tu ne perds rien pour attendre… »

Elle lui en ferait voir de toutes les couleurs au diner, oh que oui ! Relevant le menton, faussement vexée, elle s’éloigna et bientôt les voilà qui avançaient à nouveau côte à côte dans la rue pleine de touristes et de locaux, les regards attirés tantôt à droite tantôt à gauche par les panneaux publicitaires et autres merveilles urbaines.

« Glace ! »

Un stand de glace se trouvait de l’autre côté de la rue et elle bifurqua, suivie par la petite canaille qui lui servait d’ami.

« Tu veux quoi ? Bonjour ! Pour moi ça sera une à la pomme verte. »

Elle s’empressa de sortir son porte-monnaie du filet fourre-tout qui se trouvait sous son fauteuil, et paya le vendeur puis ils se mirent à l’écart tandis que d’autres clients passaient commande.

« On échange ? »

Ils échangèrent.

« Trop bon ! Mais la mienne est meilleure ! »

Et ils se remirent en route. Le truc pratique, en fauteuil roulant, c’était qu’elle était forcément assise, donc ça lui évitait de devoir manger debout. Ce qui l’était un peu moins, c’était qu’elle n’avait plus qu’une main pour pousser sur ses roues si elle tenait sa glace de l’autre. Mais à force de devoir manier sa baguette magique, elle était finalement assez habituée.

« Bon et sinon, ces vacances ?! »

Il avait éludé la question tout à l'heure, mais elle ne démordait pas.
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MessageSujet: Re: [USA] New york, New York ▬ Kim   Mar 8 Mai 2018 - 19:00

« Je t’interdis ! Donne-moi ça, j’te jure que… »
« Que quoi ? »
« Pour la peine, t'aurais pas de glace. Et privé de dessert. Et passage obligatoire par le métro ce soir. »
« Ouuuuuh des menaces ! »

Je tremble, j'ai peur ! Pitié, non ! Tout mais pas ça !!! Enfin je fais le guignol en esquivant ses tentatives de me choper mais si je peux me passer de glace – et surtout m'en acheter une moi-même tout seul comme un grand sans son autorisation – je ferais moins le malin si on doit reprendre le métro … On peut pas juste transplaner ? Peu importe, on n'y est pas et je m'amuse bien trop de la situation pour le moment.

« Tu ne perds rien pour attendre… »

Inutile d'espérer faire disparaître le large, très large sourire de sale gosse que j'ai sur la face, il n'est pas prêt de disparaître. Et je sais très bien qu'elle n'est pas vraiment vexée ou en colère, même si elle s'en va comme une princesse la tête haute et que je trottine comme un crétin pour la rattraper.
On reprend notre route, je continue d'observer tout ce que je vois tout en restant méfiant vis à vis d'une éventuelle vengeance de sa part mais je me doute bien que ça arrivera quand j'aurais oublié tout ça. Ceci étant, ça n'effacera pas cette magnifique photo de mon téléphone pour autant … Sois heureuse, j'suis pas sur les réseaux sociaux ! Avec des trucs comme ça, ça me donnerait presque envie …

« Glace ! »

Le Saint Graal. Oui, rien que ça, parfaitement ! Et hop, toujours aussi agile et réactive la demoiselle : En quelques coups de mains pour elle et quelques pas pour moi on est déjà de l'autre côté de la rue. En toute sincérité je m'impressionne moi-même d'être aussi à l'aise dans un endroit comme ça mais c'est plutôt clair, je me suis clairement détendu par rapport à quelques temps plus tôt. Le fait de s'habituer, j'imagine.

« Tu veux quoi ? Bonjour ! Pour moi ça sera une à la pomme verte. »
« Hum … Citron s'il vous plait. »

Yep, ça va être bien ça. Manque plus qu'une bière ou un peu de rhum et ça sera parfait. Ça va, je plaisante. Pas le temps de réagir qu'elle a déjà tout réglé, va falloir que j'arrête de me faire rincer par mes amies moi, ça va pas ça. En fait si, ça va très bien. Égalité des sexes et tout le bordel, je paierai la prochaine tournée. P.S. Cette glace est hyper bonne.

« On échange ? »

Pourquoi Pas.

« Trop bon ! Mais la mienne est meilleure ! »
« Tu peux pas comparer deux parfums différents Kim, ça n'a aucun sens. »

Pas plus que cette phrase mais c'est juste pour la faire chier. Espèce de Gryffondor bornée et compétitive va ! En attendant la nana arrive à faire avancer son fauteuil d'une seule main … J'ai déjà de la peine à mettre un pied devant l'autre quand je fais autre chose en même temps que marcher donc respect. Ça doit venir de mon deuxième chromosome Y, on n'y peut rien.

« Bon et sinon, ces vacances ?! »
« Quoi, tu veux un rapport détaillé ? Ok. Je vais te raconter ma vie en long, en large et en travers. »

Et Merlin sait à quel point je peux être doué pour ça ! Accroche toi à tes roues, y en a pour un moment.

« Alors … Attends que je remette un peu d'ordre là d'dans … Hum ... »

Je suis à deux doigts de me foutre le menton dans ma glace pour réfléchir, il faut le savoir.

« Premier jour ! J'suis rentré à la maison et on s'est pris la tête avec Derek. Puis on s'est réconciliés. J'ai repris mon train train surf, surf et re surf, et un peu snow aussi parce que c'est l'hiver en ce moment. Et ça c'est super cool. J'ai été voir ma grand-mère aussi et passé le premier weekend à Londres où j'ai trainé un peu avec Keza, avec Will, chez mon grand-père, chez Jill, Kyle, Emily et Cameron – qui ont déménagé entre temps dans un appart juste tous les deux. La semaine d'après j'ai emmené mon p'tit cousin au zoo de Londres, William est venu passer le weekend à la maison, il s'est battu avec Derek et le courant ne passe pas du tout entre eux, je l'ai présenté à ma grand-mère et le courant passe super bien entre eux, on est parti faire du camping sauvage tous les deux dans un parc national à quelques centaines de bornes de chez moi et c'était top. Ensuite j'me suis pris une cuite à Londres avec Julian et Mlle Goldsmith, c'était épique. Puis Caem est venu passer une semaine à la maison, lui aussi s'est pris la tête avec Derek, ça devient une tradition. On a fait pleins de trucs cool, on a trainé un peu avec mes potes de là-bas et maintenant me voilà, tout à toi. »

Insérer ici un grand sourire de branleur, naturellement.

« Ensuite direction la Californie pour rencontrer les beaux-parents et visiter un peu, puis l'Europe parce que Helland va me virer des cicatrices dont je veux me débarrasser puis ça me permettra de faire coucou à Isma. Après on part dans le chalet de ma famille avec William pour quelques jours, pleine lune incluse. Le 8 j'fais une soirée à la maison et c'est de ça que je te parlais tout à l'heure mais t'as pas du recevoir le message que j'ai envoyé à tout le monde. Donc voilà, maintenant tu sais, le 8 aout tu viens à Lakes Entrance et c'est pas négociable. Tu peux pas dire non, j'fête mon anniversaire. Oui je sais, c'est pas du tout mon mois de naissance mais c'est surtout un prétexte pour retrouver tout le monde et faire les cons ensemble. Après j'pars me faire un surf trip en solo autour de l'Australie pour je sais pas combien de temps et … Voilà. Grosso merdo. Ma vie, mon œuvre. »

Tadaaaaam ! T'es soulée hein ?

« Et toi ? T'as fait quoi ? Tu vas faire quoi ? »
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MessageSujet: Re: [USA] New york, New York ▬ Kim   Jeu 7 Juin 2018 - 6:49

« Ouuuuuh des menaces ! »

Vous le voyez, l’air parfaitement mais faussement sérieux et offensé ? Oui, vous le voyez, et Enzo aussi le voyait. Ce qui ne l’empêchait pas de faire le malin, bien au contraire, ça semblait le stimuler. Sale gosse, va. Un sourire de branleur aux lèvres, les yeux pétillants de malice, il avait tout autant l’air d’un gamin qu’elle d’une gamine. Ils auraient pu être frère et sœur ces deux-là et avoir chacun 10 voire 15 ans de moins que ça n’aurait étonné personne. Ceci dit, si ça avait été le cas, peut-être n’en seraient-ils pas là aujourd’hui. Et ça, ça aurait été vachement dommage, parce que cette légèreté et cette complicité qu’elle avait avec Enzo étaient vraiment importants aux yeux de Kim.

« Hum … Citron s'il vous plait. »

Citron, pomme verte… tout comme leurs caractères, leurs goûts étaient également très similaires, ou du moins compatibles. Oui, parce que malgré ses airs grognons et assez distants qu’elle avait pu afficher à Poudlard, ceux qui connaissaient Kim savaient qu’elle était quelqu’un de tout sauf froid. Et Enzo aussi. Ils n’avaient pas la même éducation, pas les mêmes antécédents, mais ce n’était certainement pas un hasard s’ils s’entendaient aussi bien.

« Tu peux pas comparer deux parfums différents Kim, ça n'a aucun sens. »

Haussement de sourcil.

« Ben si, justement. J’vais quand même pas comparer deux parfums identiques. »

Bien sûr qu’il la provoquait, et bien sûr qu’elle réagissait au quart de tour. Tellement prévisible, et elle en était consciente, mais c’était plus fort qu’elle. Et puis de toute manière, elle ne cherchait pas spécialement à faire autrement. Elle voyait bien que ça amusait Enzo, et au fond ça l’amusait aussi. Elle aimait bien leurs petites chamailleries !

« Quoi, tu veux un rapport détaillé ? Ok. Je vais te raconter ma vie en long, en large et en travers. »

Oh merde.

« Alors … Attends que je remette un peu d'ordre là d'dans … Hum ... »

C’est pas vrai, même avec une tache aussi anodine et simple que celle de lui raconter ses vacances, il allait trouver le moyen de le retourner contre elle et de lui en faire voir de toutes les couleurs.

« Premier jour ! J'suis rentré à la maison et on s'est pris la tête avec Derek. Puis on s'est réconciliés. J'ai repris mon train train surf, surf et re surf, et un peu snow aussi parce que c'est l'hiver en ce moment. Et ça c'est super cool. J'ai été voir ma grand-mère aussi et passé le premier weekend à Londres où j'ai trainé un peu avec Keza, avec Will, chez mon grand-père, chez Jill, Kyle, Emily et Cameron – qui ont déménagé entre temps dans un appart juste tous les deux. La semaine d'après j'ai emmené mon p'tit cousin au zoo de Londres, William est venu passer le weekend à la maison, il s'est battu avec Derek et le courant ne passe pas du tout entre eux, je l'ai présenté à ma grand-mère et le courant passe super bien entre eux, on est parti faire du camping sauvage tous les deux dans un parc national à quelques centaines de bornes de chez moi et c'était top. Ensuite j'me suis pris une cuite à Londres avec Julian et Mlle Goldsmith, c'était épique. Puis Caem est venu passer une semaine à la maison, lui aussi s'est pris la tête avec Derek, ça devient une tradition. On a fait pleins de trucs cool, on a trainé un peu avec mes potes de là-bas et maintenant me voilà, tout à toi. »

OMG. OMG OMG OMG. À chaque phrase qu’il disait, elle écarquillait un peu plus les yeux et entrouvrait un peu plus la bouche. Les informations fusaient, sans pause, sans transition, sans filtre, et elle avait complètement oublié sa glace qui bientôt allait commencer à dégouliner sur ses doigts tellement elle était paumée dans le récit de Enzo-Sale-Gosse. Derek, Keza, Will, Jill, Kyle, Emily, Cameron, Julian, Mlle Goldsmith, Caem… Sur la dizaine de noms qu’il avait cités, elle n’en reconnaissait que deux ou trois à tout casser. Et c’était sans prendre en compte la grand-mère, le grand père, le petit cousin. Quant aux différents lieux, l’Australie et l’Angleterre, la mer et la montagne, le zoo et le nouvel appart… Bref, oui, elle regrettait d’avoir posé la question, oui. Sourire forcé pour la petite remarque sur sa présence à New-York avec elle, et le voilà qui repartait dans son récit sans s’en formaliser.

« Ensuite direction la Californie pour rencontrer les beaux-parents et visiter un peu, puis l'Europe parce que Helland va me virer des cicatrices dont je veux me débarrasser puis ça me permettra de faire coucou à Isma. Après on part dans le chalet de ma famille avec William pour quelques jours, pleine lune incluse. Le 8 j'fais une soirée à la maison et c'est de ça que je te parlais tout à l'heure mais t'as pas du recevoir le message que j'ai envoyé à tout le monde. Donc voilà, maintenant tu sais, le 8 aout tu viens à Lakes Entrance et c'est pas négociable. Tu peux pas dire non, j'fête mon anniversaire. Oui je sais, c'est pas du tout mon mois de naissance mais c'est surtout un prétexte pour retrouver tout le monde et faire les cons ensemble. Après j'pars me faire un surf trip en solo autour de l'Australie pour je sais pas combien de temps et … Voilà. Grosso merdo. Ma vie, mon œuvre. »

Les beaux-parents, Helland, Isma. Soirée, surf trip, sa vie, son œuvre.

« Et toi ? T’as fait quoi ? Tu vas faire quoi ? »



« Oui ! Non ! Peut-être ! J’ai tout suivi ! »

Grand sourire. Puis elle secoua légèrement sa tête comme pour émerger de cet océan d’informations dans lequel il l’avait plongée, et lécha sa glace qui avait effectivement bien fondu depuis. En vrai, elle avait vraiment tout suivi. Rien mémorisé, mais tout entendu. Disons que c’était entré par une oreille et ressorti par l’autre… un peu comme les cours d’histoire de la magie – sans offense !

« Bref. Moi, j’ai mangé, dormi, joué au basket, rendu visite à Kat, et c’est à peu près tout ce que j’ai fait. Quant à ce que je vais faire… alors déjà apparemment je vais à une fête le 8 août, mais à part ça, je pense que j’ai rien d’autre de prévu. Franchement, si t’avais pas débarqué à l’improviste comme ça, je sais pas ce que je serais devenue, je serais probablement morte d’ennui avant la fin de l’été ! »

Faux. Aussi paradoxal que ça puisse paraitre étant donné son tempérament de feu, elle n’était pas franchement du genre à s’ennuyer si ses vacances n’étaient pas remplies de périples. Elle n’avait jamais été du genre à faire des voyages à la mer ou à la montagne ni à planifier des visites chez des amis ou chez la famille. Elle s’était toujours contentée des rues du quartier comme terrains de jeu et des voisins comme copains, vivant au jour le jour, sans projets ni impératifs, se laissant porter par la vie et trouvant du plaisir dans toute situation si elle le voulait. Elle n’était pas franchement casanière, mais il était vrai qu’elle avait en quelques sortes sa petite routine, ses petites habitudes, qui lui suffisaient amplement.

« Désolée si tu t’attendais à quelque chose de plus croustillant ! Mais promis, cette journée avec moi sera la meilleure de toutes tes vacances ! Suis-moi, next stop China Town ! »

Cette fois-ci, pas de course dans les rues. Avisant des toilettes publiques, elle y entra et tira Enzo avec elle puis l’assit sans cérémonies sur ses genoux. Sa glace dans la main gauche, elle enroula son bras droit autour de Enzo pour l’agripper après avoir sorti sa baguette magique et bientôt les voilà qui disparaissaient sans laisser de traces. Ils réapparurent dans des toilettes quasiment identiques, et elle libéra Enzo de son emprise puis rangea sa baguette comme si de rien n’était. Elle ouvrit la porte et quitta les lieux tout naturellement.

« Et voilà, j’espère que t’as encore faim parce que là c’est vraiment le moment où jamais. »

Nan parce que les glaces, crêpes, hotdogs ou burgers, il pouvait en trouver partout. Mais les délices d’Asie… ça valait le détour ! Et puis, plus touristiquement parlant, c'était une ambiance unique et un dépaysement total qui s'étendaient à ses pieds et n'attendaient que le moment où il y goûterait.
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MessageSujet: Re: [USA] New york, New York ▬ Kim   Lun 11 Juin 2018 - 13:15

« Oui ! Non ! Peut-être ! J’ai tout suivi ! »

Alors ça, ça m’étonnerait ! Je crois que même moi j’ai pas réussi à suivre tout ce que je viens de dire. Mais ça n’a aucune importance, simplement parce que je suis fier de ma connerie et que je me marre comme un gosse en reprenant la dégustation de ma glace.
Kim, elle, me sourit. J’aime bien la voir sourire. Je crois que j’aime tout autant la voir faire la gueule tant ça me fait rire, sauf quand c’est pour un truc qui la préoccupe vraiment évidemment.

« Bref. Moi, j’ai mangé, dormi, joué au basket, rendu visite à Kat, et c’est à peu près tout ce que j’ai fait. Quant à ce que je vais faire… alors déjà apparemment je vais à une fête le 8 août, mais à part ça, je pense que j’ai rien d’autre de prévu. Franchement, si t’avais pas débarqué à l’improviste comme ça, je sais pas ce que je serais devenue, je serais probablement morte d’ennui avant la fin de l’été ! »
« Je sais, c’est pour ça que je suis là d’ailleurs. Pour sauver ton âme de la perdition. »

Rien que ça, oui, tout à fait. Bon l’avantage c’est que pour le coup j’ai enregistré tout ce qu’elle vient de me dire et ça ne rend pas son été plus ennuyeux que le mien pour autant. Manger, dormir, jouer au basket c’est la base ! Y a rien que j’aime plus que bouffer quand je veux, passer des heures à lézarder dans mon pieu si j’en ai envie – d’autant plus quand Will est là – et me défouler à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit en faisant du sport. C’est mon truc, presque comme une drogue, pas parce que j’en suis accro mais parce que j’adore ça – d’où le presque. Le surf, le snow, le skate ont ma préférence certes mais j’adore le basket aussi et cette partie qu’on a fait tout à l’heure était démente.
Tout ça pour dire que je ne juge pas la façon dont elle passe son été, chacun fait bien ce qu’il veut et tant qu’elle en profite – ce qui semble être le cas – c’est tout ce qui compte. Je n’en occulte pas « Kat » pour autant mais n’ai pas le temps de poser de question. J’ai l’impression que c’est pas la première fois que j’entends ce prénom, je me dis que c’est sûrement une de ses amies ou peut-être quelqu’un de sa famille.

« Désolée si tu t’attendais à quelque chose de plus croustillant ! Mais promis, cette journée avec moi sera la meilleure de toutes tes vacances ! Suis-moi, next stop China Town ! »

J’ai le temps de rien, pas même de lui balancer une vanne. Ce qui se passe c’est qu’elle me chope et m’entraine … dans les toilettes publiques. Normal.

« Kim ! La bienséance enfin ! Que vont penser les gens ?! »

Si je m’offusque réellement ? Non, bien sûr que non, même si la situation est complètement incongrue il faut bien le dire.

« J’ai toujours su que j’te faisais de l’effet. Wow ! »

Là on dépasse le summum du … du quoi d’ailleurs ? De l’improbable. C'est-à-dire moi, sur les genoux de Kim, dans les chiottes public. Ne me dites pas que j’ai l’esprit mal placé quand tous ces éléments sont réunis s’il vous plait ! Et faut pas croire, l’espace d’une seconde le gamin coincé refait surface. Juste une seconde. La suivante je retrouve mon sourire et éclate de rire, elle ne se formalise pas et m’enroule d’un de ses bras. Y a zéro trace d’ambiguïté dans tout ça, évidement, j’ai plus l’air d’être son gosse qu’autre chose à vrai dire. Un bon gros bébé !
Pouf, plus rien, disparition. Je me dis que les gens vont trouver ça louche de pas nous voir sortir mais peu importe, si ça se trouve personne ne nous a vu entrer en réalité. Retour sur mes deux jambes, je suis quand même un peu pressé de sortir de ces toilettes – qui ne sont plus les mêmes. Faut dire aussi que mon odorat est pas hyper charmé par les fragrances qui trainent là-dans mais faut l’avouer elles sont plutôt propres – Oui je suis critique en propreté, qu’est-ce qu’y a ? En attendant mon flair est plutôt sollicité puisque dès l’instant où la porte s’ouvre et même si mes yeux sont accaparés par le visuel, c’est une myriade d’odeurs que je me prends de plein fouet. Des odeurs différentes, pour certains inconnus, un véritable maelstrom qui me font voyager complètement ailleurs.

« Et voilà, j’espère que t’as encore faim parce que là c’est vraiment le moment où jamais. »
« Très honnêtement, plus tellement. »

Je lui réponds de manière un peu absente, je l’admets, totalement absorbé par la découverte de ce nouvel environnement. Ma glace étant un souvenir encore assez récent puisque je viens seulement de la terminer à vrai dire. Tout comme elle d'ailleurs.

« Mais pas besoin d’avoir faim pour manger. »

Fait. Plus ou moins. Surtout qu’après une glace je me vois pas manger des nouilles sautées ou que sais-je encore.

« Ta mère serait peut-être contente qu’on lui ramène quelque chose ? Pour ce soir j’veux dire. »

Parce que ce soir finalement c’est dans pas si longtemps et que je viens de me souvenir qu’elles m’ont invité à rester.

« Au fait, tu disais avant de me séquestrer dans les toilettes que tu rendais visite à … Kat ? C’est une amie à toi ? »

Question posée de manière tranquille, un peu curieuse, mais en toute innocence alors qu’on s’aventure dans les rues de ce nouveau quartier. J’en connais un qui va bien dormir en rentrant chez lui après autant de stimulations.
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MessageSujet: Re: [USA] New york, New York ▬ Kim   Sam 21 Juil 2018 - 16:23

« Je sais, c’est pour ça que je suis là d’ailleurs. Pour sauver ton âme de la perdition. »

Et un rire de plus, pour la route. Et parce que ça faisait du bien. Parler de vacances, de tout et n’importe quoi, et trainer avec Enzo, lui faire visiter sa ville… La découvrir par la même occasion, aussi, puisqu’au final, elle était presque autant une touriste à New-York que lui. Mais malgré tout, Kim s’orientait mieux que l’Australien – encore heureux sinon elle n’aurait pas pu endosser le rôle de guide improvisé – et après avoir sillonné Central Park et arpenté Time’s Square, elle attrapa la main de son pote et le tira dans les toilettes publiques, sans cérémonies, direction China Town.

« Kim ! La bienséance enfin ! Que vont penser les gens ?! »

Enzo Amazing Ryans, ou comment dire au revoir la discrétion pour accueillir Drama Queen dans toute sa splendeur. Mais, toujours sans se soucier d’avoir son consentement ou ne serait-ce que de lui demander son avis, Kim referma la porte des toilettes derrière eux, l’enfermant avec elle dans une cabine qui était tout sauf spacieuse.

« J’ai toujours su que j’te faisais de l’effet. Wow ! »

La situation devait lui paraître complètement absurde, mais il se contentait de continuer à protester, plus pour la forme qu’autre chose, sans chercher à comprendre ce qui lui arrivait, et c’était vraiment très drôle. Elle avait beau faire fi de ses petites blagues, elle n’y était pas insensible pour autant. Quant à son mouvement de recul et sa gêne lorsqu’elle l’assit sur ses genoux, elle eut juste envie d’éclater de rire, et s’empressa d’ailleurs de le faire lorsqu’elle le vit qui en faisait de même.

Et puis elle transplana, l’agrippant pour ne pas le perdre en route, et lorsqu’ils ouvrirent la porte pour sortir des toilettes, ils se retrouvèrent face à une toute autre sorte d’agitation que celle à laquelle ils venaient d’échapper. Elle le voyait qui découvrait, fasciné, la foule qui grouillait devant eux, les bruits et les odeurs qui parvenaient jusqu’à leurs sens, un monde nouveau et inconnu pour lui très certainement… Il était absorbé par le spectacle qui s’offrait à lui, elle le savait, mais elle ne put s’empêcher de lui demander s’il avait faim, espérant bien que ce serait le cas, car cet endroit, même si elle ne s’y rendait pour ainsi dire jamais, elle savait pertinemment qu’il regorgeait de délices.

« Très honnêtement, plus tellement. Mais pas besoin d’avoir faim pour manger.
- Très bonne réponse ! »

Un grand sourire illumina alors le visage de la rouquine.

« Ta mère serait peut-être contente qu’on lui ramène quelque chose ? Pour ce soir j’veux dire.
- Bonne idée ! Attends je l’appelle pour lui dire de ne rien préparer. »

Non parce que s’ils devaient ramener "quelque chose", ce ne serait certainement pas un échantillon de nouilles et deux petits dumplings à partager, mais bel et bien un repas entier. Et pour 6. Voire plus.

« Au fait, tu disais avant de me séquestrer dans les toilettes que tu rendais visite à … Kat ? C’est une amie à toi ?
- Ouais c’est ma meilleure amie, on s’est connues en primaire. C’est une No-Maj’ mais elle est au courant pour moi et je lui rends visite dès que je le peux même si tout ça nous a beaucoup éloignées. »

Vérité. Pas toute la vérité, mais vérité quand même. Elle n’avait pas envie de partir dans les détails dans l’immédiat, ils avaient bien mieux à faire !

« Allez viens, on va pas rester plantés là devant les toilettes publiques, que vont penser les gens ? »

Et elle ouvrit la marche, plongeant tête la première dans la foule. Bientôt les voilà qui longeaient des Food Trucks, lorgnant les mets fumants qui mijotaient ou fri-? (l’imparfait du verbe frire n’existe pas ><) dans les récipients.

« Alors qu’est ce qui te tente ? Nouilles, ramen, curry, dumplings, rouleaux de printemps ? »

Clairement, il y avait l’embarras du choix, mais rien ne les empêchait de prendre un peu de tout. Surtout sachant qu’il y aurait certainement aussi ses frères et peut-être même sa sœur, qui sait, alors ils n’allaient pas se limiter en quantité. Ils se rendirent à une demi-douzaine de stands différents, prenant à l’emporter et en profitant pour goûter les mets succulents. La nuit commençait à tomber, les panneaux à s’allumer, lorsqu’ils arrivèrent enfin à la fin de leurs achats et leur visite. Bifurquant dans une ruelle sombre à l’écart de l’agitation générale, ils s’assurèrent que personne ne pouvait les voir et transplanèrent, Enzo à nouveau assis sur Kim, pour atterrir au beau milieu du salon des Collins où le père, avachi dans le canapé, regardait la télé une bière à la main.

« Kim ! »

Au moins trois ou quatre voix s’étaient élevées à l’unisson.

« Combien de fois je t’ai dit de ne pas transplaner dans le salon mais dans ta chambre quand tu rentres, tu peux écraser quelqu’un !
- C’est pas trop tôt, je commençais à avoir faim.
- J’espère que t’as prévu assez pour 8... 9 ! »

Les laisser reprendre leur souffle ? À quoi bon ?

« Je vous présente Enzo. Enzo, mon père, Ann, son mari, Tom, sa femme, et Josh. Et ma mère mais tu la connais déjà. Tiens maman, je peux te laisser mettre tout ça sur la table, on va juste se laver et on arrive. »

Ou comment échapper au bombardement, même si c’était seulement temporaire…

« Alors, tu préfères le métro bondé, Central Park avec menace d’accouchement, Time’s Square avec les hommes d’affaire, China Town avec les chinois… ou la famille Collins dans toute sa splendeur ? »

Il n’y avait pas à dire, la journée avait été mouvementée… mais la soirée le serait tout autant si pas plus encore !

« Alors, comment vous vous êtes rencontrés tous les deux ? »

Et on remercie Mr Josh Collins d'avoir posé la question qui leur brûlait les lèvres à tous...
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MessageSujet: Re: [USA] New york, New York ▬ Kim   Mar 24 Juil 2018 - 0:27

« Ouais c’est ma meilleure amie, on s’est connues en primaire. C’est une No-Maj’ mais elle est au courant pour moi et je lui rends visite dès que je le peux même si tout ça nous a beaucoup éloignées. »

Kat, meilleure amie et … Jamais entendu parler. Bon, ok, soit, d'autant que c'est peut-être moi qui ai zappé.

« Allez viens, on va pas rester plantés là devant les toilettes publiques, que vont penser les gens ? »
« Que t'as pas pu résister à mon sex-appeal. Mais j'suis certain qu'ils comprendront. »

Ben quoi ? C'est hyper glamour les chiottes publiques ! Ceci dit quand y a urgence … ça va, je plaisante. En ce qui concerne Kim en tout cas parce qu'il faut bien le dire, avec Will, c'est autre chose. C'est pas vraiment qu'on a un côté exhib tous les deux mais on s'est déjà retrouvés à pratiquer le jeu de mains, jeu de vilains – et plus si affinités – dans des endroits pas vraiment prévus à cet effet. Tout le monde est ravi de le savoir, je sais ! Ça me fait plaisir.
Nous voilà donc partis à l'aventure en Chine cette fois et l'explosion d'odeurs m'agresse un peu les sens je dois bien le dire mais c'est toujours plus agréable que le métro. Quoi qu'il en soit ce quartier est vraiment … Je sais pas, j'ai pas tellement de mots pour le décrire mais comme tous les autres ou presque je le découvre avec mes yeux de gamin qui rencontre le monde pour la première fois. Ce qui en soit n'est pas totalement faux.

« Alors qu’est ce qui te tente ? Nouilles, ramen, curry, dumplings, rouleaux de printemps ? »
« Je sais pas. Un peu de tout ? »

Je ne sais absolument pas ce qui m'attend une fois qu'on sera rentré chez elle même et pour l'instant, en toute honnête, je n'y pense pas. Je serais sûrement dépassé, par le nombre, par le fait d'être en terrain inconnu, mais je sors de ma zone de confort avec bien plus de facilité ces derniers mois et apprécie réellement le chemin que je prends, la façon dont j'appréhende le monde, l'existence. Si ça implique de me prendre le décalage horaire en pleine face et une haute dose de Collins alors soit ! Tout ce qui compte c'est que pas une fois je ne regarde l'heure. Pourquoi est ce que je le ferais, au juste ? Alors quand je réalise que la nuit commence à tomber je souris en regardant le ciel. Et quelques instants plus tard, c'est au milieu du salon des fameux Collins qu'on atterri.

« Kim ! »

Quand on a transplané et qu'elle m'a encore une fois chopé pour m'assoir sur ses genoux je ne m'attendais pas tellement à cet atterrissage. Ni à cette accueil en fanfare.

« O...kay. C'est pas du tout gênant. »

Si, totalement.

« Combien de fois je t’ai dit de ne pas transplaner dans le salon mais dans ta chambre quand tu rentres, tu peux écraser quelqu’un ! »
« C’est pas trop tôt, je commençais à avoir faim. »
« J’espère que t’as prévu assez pour 8... 9 ! »

Ou comment se sentir dépassé et surtout comme un crétin, désormais debout, mais surtout immobile et spectateur. L'impression d'être transparent ? Oui, elle est bien là, et ça me va.

« Je vous présente Enzo. Enzo, mon père, Ann, son mari, Tom, sa femme, et Josh. Et ma mère mais tu la connais déjà. Tiens maman, je peux te laisser mettre tout ça sur la table, on va juste se laver et on arrive. »

Tout ce que je peux offrir c'est un sourire légèrement crispé et un signe de la main comme bonjour global. Pas sûr d'avoir bien retenu qui est qui, pour être tout à fait honnête, mais faut pas m'en vouloir. Le cœur y est. Et le sourire revient, plus naturellement.

« Alors, tu préfères le métro bondé, Central Park avec menace d’accouchement, Time’s Square avec les hommes d’affaire, China Town avec les chinois… ou la famille Collins dans toute sa splendeur ? »
« Je ... »
« Alors, comment vous vous êtes rencontrés tous les deux ? »

La question à 1 000 gallions ! Ou pas. Oui je suis intimidé, évidemment que je suis intimidé, parce que je suis comme ça, un poil timide sur les bords parfois. Mais je décide de pas me prendre la tête et tout en restant poli, pas trop à l'aise non plus, d'être simplement moi-même. Naturel. Et de dire les choses telles qu'elles sont ou ont été.

« J'ai failli lui rentrer dedans en skate. »

Tadaaaaaaaaam ! C'est le moment où je me fais hurler dessus ? Pas l'impression que ça soit le genre de la maison.
Mais en tant que Preux Chevalier de mon état, je me suis littéralement jeté par terre pour éviter de la percuter. Et je me suis pété le poignet au passage, m'enfin, c'est pas comme si c'était la première fois. Et absolument pas la dernière.

« J'ai cru qu'elle allait me tuer parce que je me suis excusé quatre ou cinq fois et qu'elle a horreur de ça mais un banana split plus tard elle était sous le charme. »

Et le large, très large sourire de sale gosse que j'affiche il est bien évidemment adressé à Kim. Allez, vas-y, deal with it ma grande. Tu fais un peu trop ta maligne depuis tout à l'heure, on va voir ce qui se passe quand tu seras assaillies de questions par ta fratrie et tes parents.
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MessageSujet: Re: [USA] New york, New York ▬ Kim   Jeu 2 Aoû 2018 - 8:12

« Que t’as pas pu résister à mon sex-appeal. Mais j’suis certain qu’ils comprendront. »

Enzo et sa légendaire modestie. Sa remarque était censée être une boutade, elle avait repris les mêmes mots que ceux qu’il avait utilisés tout à l’heure, mais il avait rétorqué du tac au tac, profitant pour se jeter des fleurs au passage, et pour faire le sale gosse. Bref, du Enzo tout craché, et elle adorait ça. Elle ouvrit la marche, l’entrainant à sa suite dans la foule et lui énumérant tout ce qu’ils pouvaient acheter pour remplir leurs bides ainsi que ceux de toute sa famille au dîner. Clairement, il avait l’embarras du choix.

« Je sais pas. Un peu de tout ? »

Un peu de tout, très bonne réponse. Bientôt les voilà qui passaient de stand en stand, de food truck en food truck, et commandaient nouilles et riz cantonnais, dumplings et rouleaux de printemps, beignets de crevettes et curry de poulet, bref, tout ce que ce monde avait de meilleur pour les papilles gustatives. Le tout en continuant à discuter, se lançant régulièrement des vannes, comme à leur habitude, profitant simplement de cette journée passée ensemble, et qui était bien loin d’être terminée.

Le pauvre. S’il croyait qu’il passerait une journée tranquille en venant lui rendre une visite surprise à New-York, il s’était trompé sur toute la ligne. Entre le match de basket, le voyage en métro, la menace d’accouchement à Central Park, la foule à Time’s Square et les effluves de China Town, il avait eu sa dose d’aventures, mais le pire restait à venir. Le pire était qu’elle faisait carrément exprès de le sortir de sa zone de confort, s’amusant ouvertement de le voir tout intimidé par les situations cocasses dans lesquelles elle le mettait.

« O… kay. C’est pas du tout gênant. »

Quoi, d’atterrir dans le salon des Collins, assis sur les genoux de leur fille cadette, juste devant le canapé où le père regardait la télé une bière à la main et la table où les autres s’occupaient en attendant de pouvoir manger ? De voir tous les regards se tourner vers eux, et toutes les voix s’élever simultanément pour les accueillir ? De se sentir invisible, tout en sachant pertinemment que tout le monde avait tout vu ? Absolument pas gênant, non, je ne vois pas de quoi tu parles !

« Je… »

Elle pouffa de rire. Il était juste trop marrant à ne pas savoir où donner la tête ni sur quel pied danser. Oh, elle savait bien qu’il n’allait pas tarder à se ressaisir et à lui rendre la monnaie de sa pièce, mais en attendant, elle savourait le goût de sa pudeur et de son inconfort. Pour toutes les fois où il s’était foutu de sa gueule, l’avait prise dans ses bras, lui avait collé des bisous sur les joues, etc. Et en avance pour toutes les fois où il le ferait encore sans se priver. D’ailleurs, l’y voilà.

« J’ai failli lui rentrer dedans en skate. J’ai cru qu’elle allait me tuer parce que je me suis excusé quatre ou cinq fois et qu’elle a horreur de ça mais un banana split plus tard elle était sous le charme. »

Grand sourire de sale gosse, fier de sa connerie, de la perche qu’il venait de tendre à toute la famille, sachant pertinemment qu’ils la saisiraient pour à leur tour embêter Kim pendant des mois après son départ, s’en donnant à cœur joie. Mais ce qu’il ne savait pas, c’était qu’elle comptait elle-même la saisir, cette perche, quitte à alimenter les espoirs de toute sa famille jusqu’à ne plus pouvoir les éteindre par la suite, et qu’elle ferait tout pour le voir rougir et bafouiller ne serait-ce que quelques instants, même si elle devait subir les railleries de ses frères et les allusions de ses parents jusqu’à la fin de sa vie. Mais chaque chose en son temps !

« Il a réussi à ne pas me foncer dedans mais il a quand même failli m’amputer d’une jambe… bon, c’est pas comme si ça aurait changé grand-chose, mais il s’est excusé pendant au moins dix minutes alors c’est sûr que j’ai fini par lui demander très gentiment d’arrêter. »

Éclat de rire général à table, même Ann ne put s’empêcher de pouffer, et c’était que dire, connaissant le sérieux de l’aînée des enfants Collins. Tout le monde savait en quoi consistait la prétendue gentillesse de Kim et s’imaginait parfaitement la situation.

« Non en vrai il était trop chou. Il l’est toujours d’ailleurs. Comme tout à l’heure à Central Park, la nana qui accouchait a failli tomber amoureuse de lui tellement il était mignon et attentionné… »

Nouveaux rires étouffés, puis des regards intrigués.

« Une dame qui accouchait à Central Park ?
- Ouais, on était dans un coin paumé du parc, il y avait seulement elle et nous, et elle a commencé à perdre les eaux puis à contracter. Enzo a été un véritable chevalier galant, elle a adoré la douceur de sa voix et la chaleur de sa peau. C’est bien ça hein ? »

Elle aurait bien rajouté un petit Chouchou ou autre surnom à l’eau de rose, mais elle craignait que ça fasse trop. Et puis il fallait bien laisser l’imagination faire son œuvre, et Merlin savait que ce n’était pas ce qui manquait aux Collins !

« Enfin bref, donc ça c’était notre rencontre. Rien de très romantique, heureusement… Ceci dit, ouais, les bananasplit c’était vraiment le rêve. D’ailleurs, il m’avait promis qu’on se referait ça, mais du coup ça s’est pas fait… »

D’un air désinvolte, elle porta à sa bouche des nouilles sautées, puis trempa un rouleau de printemps dans sa sauce et mordit dedans. À force de parler, elle n’avait pas le temps de manger, et c’était bien dommage. Mais elle ne pouvait pas laisser passer une telle occasion de prendre sa revanche sur Enzo pour tous les tours qu’il lui avait joués.
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MessageSujet: Re: [USA] New york, New York ▬ Kim   Jeu 2 Aoû 2018 - 13:34

« Il a réussi à ne pas me foncer dedans mais il a quand même failli m’amputer d’une jambe… bon, c’est pas comme si ça aurait changé grand-chose, mais il s’est excusé pendant au moins dix minutes alors c’est sûr que j’ai fini par lui demander très gentiment d’arrêter. »

Ou comment se retrouver en compagnie d'une tablée entière de Collins et pièces rapportées si j'ai bien tout compris, qui n'ont visiblement aucun mal à imaginer la scène connaissant parfaitement leur fille/sœur évidemment et son caractère légendaire. Est ce que je tique sur le passage amputation d'une jambe et surtout sur le fait que ça ne changerait rien ? Pas spécialement. Je connais Kim moi aussi et je sais qu'elle est à l'aise avec son handicap, qu'il fait partie d'elle, donc ça ne me choque pas de l'entendre dire ça. Enfin sauf que j'ai pas failli l'amputer d'une jambe non mais oh !

« Non en vrai il était trop chou. Il l’est toujours d’ailleurs. Comme tout à l’heure à Central Park, la nana qui accouchait a failli tomber amoureuse de lui tellement il était mignon et attentionné… »

C'est vrai, je suis chou … Attends, quoi ?!

« Une dame qui accouchait à Central Park ? »
« Ouais, on était dans un coin paumé du parc, il y avait seulement elle et nous, et elle a commencé à perdre les eaux puis à contracter. Enzo a été un véritable chevalier galant, elle a adoré la douceur de sa voix et la chaleur de sa peau. C’est bien ça hein ? »

Punaise.

Je sais très bien ce qu'elle est en train de faire : Elle se venge et me prend à mon propre jeu. Et c'est bien joué, je l'admets, parce que j'en aurais presque les pommettes toutes roses en baissant les yeux trois secondes sur la table pour éviter les regards de sa famille – et son sourire victorieux. Je souris aussi, réellement, amusé par la situation et sa façon de le raconter. A vrai dire, j'en serais presque fier ! Y a pas de mal à être mignon et attentionné après tout, au contraire.
En même temps c'est ce qu'Alexia a dit, j'y peux rien si c'est vrai. J'ai une pensée pour elle d'ailleurs, je me demande si tout va bien, si son petit garçon … William, c'te blague ... est né et en bonne santé, si elle est bien entourée. En attendant les Collins vont avoir une image de moi qui est … vraie, en fait, même si ça fait rire l'assemblée. J'en ferais autant à leur place, pas de lézard, d'autant que ça contraste un peu avec ma carrure de déménageur c'est vrai mais je suis comme ça, un garçon doux … Parfois. Souvent. Un bon samaritain, aussi, et putain est ce que je vais penser à Alec chaque fois que ces termes feront leur apparition ? Je crois bien. Ça m'a marqué, je sais pas bien pourquoi, mais peu importe d'autant que je réalise que je ne rêverais probablement jamais ce type de ma vie comme tout un tas d'autres personnes que j'ai côtoyé quotidiennement pendant quelques années. Kim ne fait pas partie de ceux-là. Peut-être qu'un jour la vie fera qu'on se donnera moins de nouvelles, qu'on se verra de moins en moins souvent, oui c'est possible et même probable mais si ça doit arriver ça sera progressivement c'est tout.

« Enfin bref, donc ça c’était notre rencontre. Rien de très romantique, heureusement… Ceci dit, ouais, les bananasplit c’était vraiment le rêve. D’ailleurs, il m’avait promis qu’on se referait ça, mais du coup ça s’est pas fait… »

Wait a minute … Est ce que je rêve ou elle est carrément en train d'insinuer que … Enfin non, pas d'insinuer quoi que ce soit mais de tourner ses phrases de manière à ce que sa famille pense réellement que notre relation n'est pas un « simple » lien d'amitié. C'était mon but aussi, histoire de l'emmerder parce que j'ai cru comprendre qu'ils étaient du genre à la taquiner avec ça, mais je dois admettre qu'elle est très douée pour laisser planer de fausses certitudes avec habileté.

« C'est parce que ça prend du temps d'être un chevalier galant et que je peux pas mettre de côté ma mission mais je me rattraperais, promis. Quand tu viendras à la maison dans quinze jours par exemple. »

Et bim ! Voilà, maintenant t'as plus le choix et tes parents, frère et sœur doivent déjà être en train de s'imaginer un séjour en amoureux chez moi. Tu verras, on sera bien tous les deux … et les dizaines d'autres personnes qui seront là.
L'air de rien je m'attaque moi aussi à la nourriture, comme tout le monde, et passe un bon moment ça c'est certain. Cette journée a été bien remplie et riche en émotions c'est clair mais elle était super, du début jusqu'à la fin, et le sens de l'accueil de la famille Collins – j'ai l'impression d'avoir plus ou moins toujours fait parti du décor – restera un des meilleurs souvenirs je crois. Je ne sais pas si j'aurais l'occasion de les recroiser mais je suis content d'avoir fait leur connaissance en tout cas – et puis je suis quasiment leur gendre maintenant finalement ... Oops.

Prochaine étape : Los Angeles. Le boyfriend que j'ai hâte de retrouver et ses parents.

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