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 The New K. Johnson [William]

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MessageSujet: The New K. Johnson [William]   Mer 27 Déc 2017 - 16:23

THE NEW K. JOHNSON
Vendredi le 10 juillet 2015, vers 15h00 p.m. (heure australienne)

(ft. William C. Jackson)


Je commençais peu à peu à m’habituer à la présence de mon frère à la maison. Contrairement à ce que je croyais, j’étais content qu’il soit près de moi. J’avais eu peur de m’être trop habitué à la solitude au point de ne plus être capable de tolérer personne, mais la vie qu’il apportait dans les différentes pièces de la maison égayait vraiment la demeure familiale. Malgré nos interactions limitées, non pas parce qu’on s’ignorait, mais simplement parce que c’était dans notre habitude, l’ambiance était agréable. Nous partagions la majorité de nos repas ensemble alors qu’il me racontait ces journées passées à faire ci ou ça et je faisais pareil de mon côté même si j’étais clairement plus casanier. La conversation que nous avions eue lors de son arrivée avait été nécessaire et je me rendais compte qu’elle était peut-être la première étape vers une nouvelle relation fraternelle. Les choses avaient souvent été houleuses entre nous, mais j’avais bon espoir que nous étions sur le droit chemin. Il était temps que nos rapports s’améliorent même s’il était peut-être un peu trop tard. Dès la fin de l’été, nous allions être séparés durant quelques mois, poursuivant chacun notre destinée rêvée. Lui dans son monde et moi dans le mien.

Mine de rien, je me préparais mentalement et bientôt physiquement à cette nouvelle année scolaire. Je n’avais pas oublié la proposition d’Enzo pour m’aider à pratiquer mes sortilèges et mes techniques de combat. Il s’agissait d’une opportunité qui allait sans aucun doute m’aider à garder la forme et à me remettre sur les rails. Je n’avais pas utilisé ma baguette autre que pour faire des tâches ménagères ordinaires depuis que j’étais revenu en Australie. J’étais donc cruellement en manque de pratique si l’on considérait mes futurs plans. Je pouvais toujours m’entraîner lorsque je serais à Poudlard, mais commencer plus tôt ne pourrait pas me faire de tort.

En ce vendredi, nous étions presque rendus à la mi-juillet. Je comptais désormais les jours jusqu’à la rentrée tant j’étais excité par ce retour sans doute inattendu pour les autres. Avec la nouvelle option de pouvoir quitter l’école, j’étais sûrement un vrai malade pour vouloir retourner dans ce château qui avait été notre prison durant deux ans. J’avais mes raisons. L’une d’entre elles consistait à reprendre mes études là où je les avais laissés en vue de m’offrir une brillante carrière, mais en ce vendredi, je troquai mes livres pour un peu de bon temps. Après avoir passé un avant-midi au lit, je m’installai sur la plage en début d’après-midi pour m’offrir une baignade. Il était plutôt rare de me voir dans la mer, mais ce moment d’accalmie et l’eau salée m’aidait à lâcher prise. J’avais parfois l’impression que mes nouvelles ambitions occupaient trop d’espace dans mon esprit au point de me bouffer tout cru. J’étais si animé par mes plans que j’en rêvais parfois la nuit. Cette nouvelle obsession de vengeance était devenue ma raison de vivre et d’exister. Et elle commençait à m’épuiser. Ce n’était pas mal en soi, mais j’avais parfois l’impression de me perdre dans cet océan d’émotions fortes. L’eau m’aidait à faire le vide de mon esprit et à me plonger dans cet état second de relaxation que je ne connaissais presque plus.

Après avoir barboté durant une heure ou deux, je rentrai à la maison afin de prendre une douche pour éliminer le sel sur mon épiderme. Je me dirigeai d’abord vers la cuisine pour m’offrir un sandwich lorsque j’entendis quelqu’un frapper à la porte. D’une manière instinctive, je relevai la tête avant d’appeler mon frère.

- Enzo ?

Pas de réponse.
Soit il était absent, soit il faisait je ne sais quoi dans sa chambre.

On frappa une seconde fois à la porte et je poussai un soupir.
Ça ne pouvait pas être grand-mère. Elle entrait dans la maison sans mise en garde.

Je lâchai définitivement les ingrédients avant de me diriger vers la porte d’entrée.

- J’arrive, j’arrive, marmonnai-je entre mes dents.

J’atteignis la poignée avant d’ouvrir la porte d’un coup sec. Devant moi se tenait un jeune homme que je n’avais jamais vu auparavant, mais qui ressemblait étrangement à…

Je fronçai les sourcils.

- Johnson ?!
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MessageSujet: Re: The New K. Johnson [William]   Jeu 11 Jan 2018 - 22:57

THE NEW K. JOHNSON
EXORDIUM.
Je sais que j’devais pas arriver là-bas avant la fin de soirée, heures australiennes, mais j’tiens plus. Encore moins depuis notre court weekend passé à Londres qui m’a laissé entrevoir une perspective des plus agréables pour les jours qui vont suivre. En plus de ça, Macy s’est tiré avec Maxime j’sais même pas où parce que cette traitresse de frangine est toujours partante pour tout me dire SAUF quand ça concerne Jefferson. Putain de relou.

- Moi j’te dis, tu devrais faire gaffe. J’suis sûre qu’elles vont se mariées en cachette ces deux là et tu vas te retrouver comme un con.

C’est à Dean que j’parle et c’est un vent que j’me prends. Enfin, pas vraiment. Venant de lui, ses silences ne sont jamais vraiment là dans le but de te faire chier mais juste parce que c’est… Dean. Ouais.
Il hausse les épaules, mains dans les poches de son baggy bien trop large pour son p’tit cul de blanc d’un mètre quatre vingt-dix.

- Fut un temps j’t’aurai bien proposé de la remplacer… MAIS BOOOON.
- Rah. Ta gueule.
- Oh, il parle même quand elle est pas là !

Il lève les yeux vers moi, silencieux, encore. Qu’est-ce qu’il peut être chiant, ce « vieil » ours râleur et peu bavard.

- Bon, j’me casse baloo.
- Ok… « brioche ».

Je braque mon regard vers ce connard qui esquisse un sourire mesquin, de vainqueur.
Quelles bandes de … CONASSES OUAIS EXACTEMENT. Je lève mon majeur vers Dean, lèvres exagérément retroussées dans une moue boudeuse. Forcément qu’elles ont balancées ce surnom comme deux traitresses qu’elles sont.

- Passe un bon weekend à te faire pétrir la pâte.
- J’t’emmerde sale con.

Avec tout mon amour, ça va de soi. Il lève lui aussi son majeur, c’est un peu notre check, notre salut à nous, notre preuve d’amour fraternel inébranlable. J’exagère à peine, arrêtez.
Je prends mon sac à dos que j’ai malicieusement agrandit – parce que je suis une grosse tête – pour y mettre plus de trucs même si j’suis pas un champion de ce que l’on doit amener pour un séjour de quelques jours avec son mec. J’ai surtout pris des bouquins – parce que sinon j’me sens tout nu -, des fringues de rechanges et deux trois autres trucs. Je sais que Dean va passer quelques jours avec Alex le temps que les filles sont parties en vadrouille. Bref, chacun mène sa vie un peu comme il l’entend, comme à nos habitudes.

Enzo ne m’attend pas avant trois bonnes heures mais j’ai envie de lui faire la surprise et de débarquer à l’improviste, comme j’aime à le faire. Je vérifie une dernière fois que j’ai tout et transplane finalement à l’endroit que je garde précieusement dans mes souvenirs.
Non, pas sa piaule. Bande de pervers.
Mais cette dune, celle-là même où j’ai atterri la première fois que je suis venue le voir. J’inspire l’air frais, plus frais que ce que j’aurai imaginé mais ça va, on ne se caille pas les miches non plus. Et la vue est tout aussi superbe que dans mes souvenirs alors que je dévale le sable tranquillement jusqu’à cette maison de rêve – Bordel ! –. Je marche direction le perron où je frappe quelques coups à la porte, large sourire aux lèvres. J’ai eu l’idée de me pointer à moitié à poil mais vaut mieux y aller crescendo…

… Et quand je vois qui m’ouvre, j’me dis que j’ai eu une putain de bonne idée de pas l’faire.
La porte s’ouvre d’un geste sec, presque agacé, pour faire face à Ryans Señor. On n’peut pas dire que je le connaisse vraiment à part pour l’avoir aperçu dans les couloirs mais difficile d’oublier une gueule aussi aimable.
C’est ironique, forcément.

- Johnson ?!

La claque gigantesque droit dans ma gueule. Je me redresse, presque avec désinvolture et lâche un sourire.

- Ah non, ça c’était il y a quatre mois.

Tac au tac, spontanément et même pas agressivement même si sa remarque laisse à désirer. Faut pas déconner, il connait la gueule de Kyle par cœur si j’en ai bien compris l’histoire alors qu’il ne vienne pas me dire qu’il me confond avec l’ex de son frère. J’veux bien croire qu’on a tous les deux les yeux bleus et les cheveux bouclés – et encore, les miens, c’est rien – mais faut pas déconner non plus.

- A moins que Kyle n’ait prit au moins vingt kilos depuis…

Toujours sourire en coin, histoire d’appuyer sur le fait qu’il ne m’y prendra pas avec sa fausse surprise.

- Mais tu y étais presque, moi c’est Jackson. William.

Je tends la main parce que j’suis un garçon poli.

- Kings Ryans je suppose ? C’est vrai qu’il y a un air de famille. Bon, t’es moins beau que ton frère mais j’suis pas très objectif.

Désinvolture, tranquillité, j’aime bien faire chier les gens. Même si ça n’va pas à tout le monde.


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MessageSujet: Re: The New K. Johnson [William]   Mer 17 Jan 2018 - 23:51

J’avais réussi à me forger mes petites habitudes durant mes mois de solitude. Je n’avais pas conçu un horaire précis, mais j’alternais entre différentes activités selon le temps et les envies qui me prenaient parfois d’assaut. Le calme plat et la tranquillité m’avaient toujours accompagné sauf lorsque grand-mère décidait de venir me rendre visite. Au départ elle venait à une fréquence qui ne me laissait presque jamais seul. Je pense seulement qu’elle avait peur que je fasse une connerie ou que j’aie un sentiment de solitude trop prononcé, mais ni l’un ni l’autre ne s’était produit. Ce n’était pas parce que j’avais perdu un être cher que je ne tenais plus à la vie et ce n’était pas parce que je ne vivais plus dans un château avec des centaines d’autres personnes que je me sentais seul pour autant. Cette nouvelle vie m’avait fait du bien et grand-mère avait probablement vu une amélioration dans mes comportements puisque ces visites étaient devenues de plus en plus distancées. Si bien que c’était moi qui devais faire les premiers pas pour tenter de la voir dans sa maison à elle. Encore une fois, aucun horaire n’avait été établi d’avance : je passais à l’improviste en sachant qu’elle m’accueillerait toujours à bras ouverts avec un bon plat déjà préparé.

Or, je n’étais plus vraiment habitué à recevoir de la visite, mais les temps avaient changé.

Cela faisait à peine quelques jours que mon frère était à la maison et on frappait déjà à la porte. Par logique, je savais déjà qu’il ne s’agissait pas de grand-mère puisqu’elle avait ses propres habitudes.

Et quelle ne fut pas ma surprise lorsque la porte s’ouvrit sur un mec qui ressemblait étrangement à Johnson. Non, mais sans déconner. Le même genre de crinière, les mêmes yeux bleus, la même gueule étrange. Sauf que celui qui se trouvait devant moi dégageait quelque chose de différent. Non, clairement ce n’était pas Johnson, mais une petite vanne ne fait jamais de mal.

- Ah non, ça c’était il y a quatre mois.

Il me fit un sourire et je fronçai davantage les sourcils.

Dans mon esprit, les choses se mettaient doucement en place. Enzo m’avait parlé d’un nouveau petit copain, bien qu’il n’ait pas mentionné grand-chose à son sujet. Ce mec, que je n’avais jamais vu de ma vie, connaissait Johnson, ce qui me laissait légèrement suspicieux. Il avait un accent américain, tout comme Johnson.

Avais-je donc le nouveau petit copain devant moi ?

- A moins que Kyle n’ait prit au moins vingt kilos depuis…

Il continuait de sourire et moi je restai impassible.

- Mais tu y étais presque, moi c’est Jackson. William.

William. J’avais donc vu juste.
Il était désormais Jackson pour moi. Les prénoms étaient uniquement réservés aux gens que j’appréciais et qui avaient gagné mon respect. Ils étaient peu nombreux. Tellement qu’ils se comptaient sur les doigts d’une main.
Et lui n’en faisait définitivement pas partie.

Il me tendit la main et je baissai les yeux sur celle-ci. Je détestais les présentations officielles, surtout dans ce genre de situation. Ce mec faisait déjà « partie de la famille » sans que je n’aie eu mon mot à dire. Bon, je n’allais pas commencer à chercher quelqu’un pour mon frère, mais s’il pouvait commencer à regarder du côté de la gent féminine… Comment ça il est trop tard ?

- Kings Ryans je suppose ? C’est vrai qu’il y a un air de famille. Bon, t’es moins beau que ton frère mais j’suis pas très objectif.

Connard.

Il parvint tout de même à m’arracher un sourire alors que je remontai lentement mes yeux vers son visage. Je me fichais complètement de ce qu’il pensait de moi, mais j’aimais le fait qu’il reconnaisse mon titre. Celui que je m’étais autoattribuer durant ces dernières années.

Je l’aimais déjà plus que Johnson.
Chut. Ne le dites à personne. Surtout pas à lui.

- Tu as fait tes leçons, c’est impressionnant.

J’ouvris la porte un peu plus grande, laissant définitivement tomber la poignée de main officielle. Hors de question que je touche à un autre gai que mon frère. Vous savez ce que je veux dire.

- J’imagine que je n’aie pas le choix de te laisser entrer. Je ne sais pas si Enzo est là ou s’il est sorti, mais tu peux aller voir par toi-même.

Laissant la porte grande ouverte, je tournai les talons afin de libérer l’entrée et de laisser Jackson faire le reste. Non je n’allais pas l’aider avec ses bagages, tout comme je n’allais pas lui faire visiter la maison. Je laissais à Enzo le soin de s’occuper de son invité qui devait être bien attendu. Je me contre fichais de savoir si mon frère était là ou pas. Jackson était majeur (je l’espérais…) et vacciné et il était donc capable de prendre soin de lui.

- Sa chambre est au deuxième étage si tu veux aller voir ce qu’il fait, fis-je en pointant les escaliers tout en continuant de me diriger vers la cuisine. Enfin… S’il est là.

Je m’arrêtai subitement avant de me retourner vers mon interlocuteur.

- J’allais me faire un sandwich. Si tu as faim, tu te sers. Moi je suis pas la boniche.

Invitation ?
Pfff. Ne rêvez pas en couleurs.
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MessageSujet: Re: The New K. Johnson [William]   Mar 23 Jan 2018 - 17:26

THE NEW K. JOHNSON
EXORDIUM.
Les jeux sont ouverts, j’entre dans l’arène sans la moindre trace d’appréhension de devoir faire ça à celui que l’on appelle Kings Ryans à l’école. Une véritable légende, si vous saviez… Vous percevez l’ironie, j’espère.
La vérité est que je ne sais pas trop à quoi m’attendre avec lui et que je ne cherche de toute façon pas particulièrement à attirer ses faveurs. Il m’aime bien, tant mieux, il ne m’aime pas, tant pis. Ça ne changera pas ma vie et encore moins mes sentiments envers Enzo.

- Tu as fait tes leçons, c’est impressionnant.
- Tu trouves aussi ? C’est l’avantage d’être une tête d’ampoule, tout rentre là-dedans.

Je pointe ma caboche du bout de l’index, sourire aux lèvres.
Et la poignée de main ? Il l’ignore complètement, préférant m’ouvrir la porte. On va dire que c’est un bon début même si une réflexion me démange clairement. Je sais me tenir, je n’vais pas jeter de l’huile sur le feu mais me contenter de cet accueil qui aurait pu être bien plus froid que prévu.

- J’imagine que je n’aie pas le choix de te laisser entrer. Je ne sais pas si Enzo est là ou s’il est sorti, mais tu peux aller voir par toi-même.
- Tu as fais tes leçons, c’est impressionnant.

C’était gratuit mais toujours avec le sourire. Il cache si peu sa joie de me voir que ça m’émeut. Si j’me fou un peu de lui, oui, complètement mais c’est de bonne guerre. Je ne loupe pas son air un peu sarcastique et s’il souhaite jouer à ce jeu il a trouvé pour ça le partenaire idéal.
Il me laisse entrer et je pénètre dans cette maison que je connais déjà par cœur même si Derek n’a pas l’air d’être forcément au courant. Ou peut-être que si. J’entre dans le salon, sourire aux lèvres, tranquille et effectivement, Enzo n’est pas là. Je le sais parce qu’il serait déjà descendu si ça avait été le cas rien qu’en sentant mon odeur chez lui. Il me sent désormais à des kilomètres et m’aurait certainement entendu arriver en plus de ça.

Je dépose mon sac dans le salon, sur le canapé et me retiens de faire comme chez moi. En temps normal, j’aurai peut-être pris un peu plus d’aise mais avec la présence de Derek, je ne me le permets pas. Question de politesse.

- Sa chambre est au deuxième étage si tu veux aller voir ce qu’il fait. Enfin… s’il est là. J’allais me faire un sandwich. Si tu as faim, tu te sers. Moi je suis pas la boniche.

J’affiche un large sourire avant de venir m’installer dans la cuisine après l’avoir suivi. Je m’assoie sur une chaise, coude sur la table. Je suis étonné de l’hospitalité de mon cher beau-frère. Dire que l’on m’avait peint de lui un caractère froid, condescendant et impoli, j’ai plutôt l’impression de voir face à moi un vieil ours un peu grognon et un poil aigri. Le genre de type toujours chonchon par principe, parce qu’il aime bien tirer la gueule, comme si ça allait lui donner jeunesse éternelle.

- Enzo n’est pas là, sinon crois moi qu’il aurait déjà débarqué ici. J’hausse les épaules, m’amuse un peu de la situation. Parait que je sens super bon.

C’était gratuit mais je le charrie gentiment. C’est pas moi qui ait commencé d’entrée de jeu à me comparer avec l’ex de mon petit ami. C’est de bonne guerre.
Je chope de quoi me faire un sandwich parce que maintenant qu’il m’en parle, c’est vrai que j’ai un peu la dalle. Je prends le pain de mie et ce que je trouve déjà présent sur la table pour me servir. Il m’a dit que je pouvais, pourquoi je m’en priverais ?

- Mais j’suis déçue, j’aurai été très curieux de te voir en soubrette entrain de me faire un sandwich histoire que l’on créer un lien particulier toi et moi maintenant qu’on est beaux-frères.

J’en fais un peu trop ?

- D’ailleurs, ravis de te rencontrer enfin même si j’ai déjà pu t’apercevoir dans les couloirs de l’école.

Je suis malgré tout sincère. Depuis le temps que j’entends parler du frère d’Enzo je suis quand même content de pouvoir enfin le voir, lui parler et le connaitre. Même si pour le moment je ne sais pas trop s’il m’apprécie ou me méprise. A l’écouter et le regarder j’ai un peu l’impression que c’est entre les deux.
Je termine de me faire un sandwich vite fait, reportant mon regard bleu dans le sien.

- Tu as prévu de revenir l’année prochaine ? Ou tu optes pour rester vivre dans cet endroit paradisiaque.

Simple curiosité parce que je m’intéresse sincèrement à ce qu’il compte faire, n’ayant pas encore prit vraiment le temps d’en discuter avec Enzo. Je suis de nature intéressé, j’aime pas faire connaissance avec les gens, les saluer et les délaisser. Toutes personnalités sont intéressantes à connaitre, à apprendre, et Derek en fait pas, pour moi, exception à cette règle qui est mienne.
Je finis par croquer un morceau dans mon sandwich, sourire sur le visage, sans le lâcher des yeux.

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MessageSujet: Re: The New K. Johnson [William]   Mer 31 Jan 2018 - 19:05

Nouveau petit copain, nouveau combat.

Peut-être que je prenais les choses trop durement, mais il ne fallait pas trop m’en demander. Homophobe depuis toujours, je me forçais à faire une exception pour mon frère qui avait décidé de se tourner vers les garçons dans ce que j’avais cru une lubie passagère, mais qui s’était avéré plus puissante que je ne le pensais. Je croyais que « ce n’était que Johnson parce qu’il était si et ça », mais non ce n’était pas que le moldu. C’était aussi ce nouveau mec que je voyais pour la première fois qui était aussi parvenu à voler le cœur d’Enzo pour des raisons inconnues. C’était quelque chose que je ne comprenais pas, mais que je commençais à accepter lentement. Ce n’était pas pour autant que je me devais d’apprécier ce nouveau beau-frère. Il avait déjà plus de qualités que Johnson : il était sorcier. Déjà je voyais une certaine amélioration dans les choix d’Enzo. Restait à voir pour le reste, mais c’était déjà un point majeur.

Je n’avais pas eu d’autre choix de que laisser entrer ce Jackson en attendant qu’Enzo s’occupe de lui. J’aurai pu le laisser poireauter sur le pas de la porte, mais j’étais de bonne humeur. Heureusement pour lui. Je le laissai reprendre la phrase que je lui avais lancée quelques secondes plus tôt en haussant les épaules. Je me fichais bien qu’il soit original ou pas. Je lui laissai le choix d’aller voir si Enzo était là ou de se faire à manger s’il avait une fringale tout en lui garantissant que je n’étais pas prêt à le servir. Oui nous étions chez moi, mais ce mec n’était pas mon invité et je n’allais pas commencer à jouer avec les bonnes manières. Il avait entendu les rumeurs, non ? Il savait donc quel genre de type j’étais.

Je l’entendis me suivre tandis que je retournais à la cuisine histoire de vraiment commencer ce sandwich qui n’avait jamais eu le temps de voir le jour. Je commençai à sortir les ingrédients alors qu’il s’installait à son aise.

- Enzo n’est pas là, sinon crois moi qu’il aurait déjà débarqué ici. Parait que je sens super bon.

Alors il connaissait la condition de mon frère. C’est vrai que les temps avaient changé et qu’il n’était plus du genre à se cacher même s’il ne le criait pas forcément sur tous les toits. J’aurais probablement dû penser au fait qu’Enzo aurait aussitôt reconnu la putride odeur de son petit copain s’il avait été présent à la maison, mais cette réflexion ne m’avait même pas traversé l’esprit. Sans doute parce que j’oubliais parfois qu’il avait ce don qui lui donnait des pouvoirs sensoriels plus puissants en tout temps. Je m’en rappelais simplement quand c’était le temps d’y penser.

J’observai Jackson qui attrapait au fur et à mesure ce que je déposais sur la table sans broncher avant d’attraper deux assiettes et des ustensiles que je mis avec le reste.

- Mais j’suis déçue, j’aurai été très curieux de te voir en soubrette entrain de me faire un sandwich histoire que l’on créer un lien particulier toi et moi maintenant qu’on est beaux-frères.

Le terme employé pour notre relation sonnait un peu faux à mes oreilles, mais c’était pourtant la réalité. Que je le veuille ou non, Jackson faisait désormais partie de ma famille par l’entremise de mon frère.

- Souviens-toi simplement que je ne suis pas une tapette et que m’habiller en femme ne fait pas partie de mes activités.

Je n’étais pas en train de dire que tous les gais s’habillaient en femme (parce que franchement je voyais très mal mon frère faire ça), mais lui rappeler que je n’étais pas comme eux était un besoin vital. Oui je crie haut et fort mon hétérosexualité et alors ? Ils s’exhibaient bien eux alors pourquoi pas moi ?

- D’ailleurs, ravis de te rencontrer enfin même si j’ai déjà pu t’apercevoir dans les couloirs de l’école.

J’haussai les épaules. Il devait se douter que son avis n’était pas partagé. Lorsqu’Enzo m’avait dit qu’il n’était plus avec Johnson, j’avais réellement cru durant une seconde que j’allais retrouver mon frère et qu’il allait me ramener une jolie blondinette à la maison. Mais non. Mon petit rêve tout stupide s’était rapidement détérioré lorsqu’il m’avait annoncé qu’il voyait plutôt un autre mec. Je n’étais pas spécialement content de voir Jackson sous notre toit, mais j’avais déjà pété ma crise. Et franchement, je n’avais pas envie de retourner dans cet état.

- Tu as prévu de revenir l’année prochaine ? Ou tu optes pour rester vivre dans cet endroit paradisiaque.

La main posée sur la mie, j’arrêtai tout mouvement avant de relever mes yeux vers ceux de Jackson. Il n’y avait pas l’ombre de moquerie dans ses expressions. Il semblait réellement vouloir entamer une discussion avec moi, la plus normale qui soit et franchement ça me surprenaient. La majorité des gens s’en foutaient, surtout ceux que je ne connaissais pas. Il avait déjà plus de parlotes que Johnson qui s’était toujours contenté de garder le silence devant n’importe quelle situation. Jackson était là à se faire tranquillement un sandwich avec une bonne causette.

Sauf que moi je n’étais pas dans cet état-là. Je n’avais pas envie d’échanger avec un parfait inconnu même si c’était pour tuer le temps en attendant que mon frère revienne.

- Parce que ça t’intéresse de le savoir ? Vraiment ? Tu me surprends.

S’il avait d’autres questions à mon sujet, il pourrait toujours les demander à mon frère. En attendant, moi je pouvais toujours poser les miennes. Celles qui me brûlaient les lèvres depuis qu’Enzo m’avait parlé de ses projets de vie.

- C’est toi qui à incité mon frère à quitter Poudlard ? À aller vivre dans le monde des moldus en ne foutant rien de sa vie ?

J’avais déjà eu cette discussion avec mon cadet, mais pas avec lui. Sa version des faits m’intéressait. Non seulement cela créait de la bisbille, mais en plus si ça pouvait le rendre inconfortable c’était encore mieux.

- Il n’y a pas grand chose que j’aimais chez Johnson, mais s’il y avait un truc que j’appréciais chez lui c’est qu’il essayait toujours de faire passer les études de mon frère avant tout. Il n’aimait pas les supérieurs et ils étaient toujours après son cul, mais il restait là juste pour inciter mon frère à faire pareil.

Je m’avançais dans mes propos, mais je croyais voir juste. Johnson aurait pu foutre le camp plus tôt, mais il ne l’avait pas fait. Il n’avait jamais eu l’air du mec intelligent soucieux de ses résultats scolaires. Les classes données pour les moldus l’avaient probablement désintéressé, mais il était resté là, comme un gentil supporteur.

- Toi tu y retournes à Poudlard ou pas ? Laisse-moi deviner… J’imagine que non. J’imagine que tu vas suivre mon frère dans sa nouvelle lubie d’aller explorer les créatures moches moldues. T’as des plans pour ton avenir autre que de foutre en l’air celui des autres ?

Je n’avais plus très faim tout à coup.
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MessageSujet: Re: The New K. Johnson [William]   Sam 10 Fév 2018 - 21:10

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EXORDIUM.
- Souviens-toi simplement que je ne suis pas une tapette et que m’habiller en femme ne fait pas partie de mes activités.

Je me redresse, lui jette un regard à peine mauvais.

- Tu sais que à l’époque où les pièces de Shakespeare étaient jouées pour la première fois, c’était les hommes qui jouaient le rôle des femmes ? Et si tu veux partir sur ça, certains étaient bien plus « viril » que toi et ton gabarit de crevette.

Et le tout dit sans animosité, d’une voix calme et posée. Sa réflexion me touche mais je ne le montre pas. Hors de question que je me rabaisse devant un type aussi mauvais et acide que Derek mais surtout parce que je n’suis pas là pour m’en prendre plein la gueule et commencer cette journée auprès de mon mec le moral dans les baskets.

Et pour preuve de bonne foi, je m’intéresse même à son avenir scolaire… c’est pour dire.

- Parce que ça t’intéresse de le savoir ? Vraiment ? Tu me surprends.

Sourire en coin.

- J’suis comme ça moi, un mec qui surprend.

Si j’me fous de sa gueule ? Un peu. Aucune raison à ce que ça soit à sens unique d’autant plus qu’encore une fois, ça reste gentillet.

- C’est toi qui à incité mon frère à quitter Poudlard ? À aller vivre dans le monde des moldus en ne foutant rien de sa vie ?
- Pardon ?

J’comprends pas ce qu’il insinue, essaie de me dire et j’pige pas d’où vient ce raccourci.

- Il n’y a pas grand chose que j’aimais chez Johnson, mais s’il y avait un truc que j’appréciais chez lui c’est qu’il essayait toujours de faire passer les études de mon frère avant tout. Il n’aimait pas les supérieurs et ils étaient toujours après son cul, mais il restait là juste pour inciter mon frère à faire pareil. Toi tu y retournes à Poudlard ou pas ? Laisse-moi deviner… J’imagine que non. J’imagine que tu vas suivre mon frère dans sa nouvelle lubie d’aller explorer les créatures moches moldues. T’as des plans pour ton avenir autre que de foutre en l’air celui des autres ?

J’encaisse, assimile tout ce qu’il me claque dans la gueule et me redresse lentement.
J’suis pas le genre de type à coller des droites à la moindre occasion mais ici, c’est tout ce que Derek mérite. Une bonne branlée histoire de lui refoutre les pieds sur terre et de le remettre à sa place. Tout ce qu’il me crache à la gueule me vexe – même si ça me fait mal de l’admettre – et m’emmerde en même temps.
Mais s’il veut jouer à ce petit jeu, autant qu’il sache qu’il a trouvé son meilleur adversaire.

Et j’applaudis, le regarde de la tête aux pieds avec une moue surprise mais pleine de fierté.

- C’est beau de te voir jouer le frère moralisateur soucieux de la scolarité de son cadet. Mais tu n’crois pas que tu aurais dû te préoccuper de ça un peu plus tôt ?

Mais bref, peu importe puisque le problème n’est pas Enzo mais visiblement moi. Ou l’absence de Johnson, aux choix. Et j’vais certainement pas parler à la place de mon petit ami.

- Première chose, ton frangin n’a plus cinq ans. S’il a pris cette décision c’est tout seul, comme un grand et j’suis certain qu’il n’a absolument pas besoin de moi pour ça. Donc s’il a envie de patauger avec les requins ou de faire prof de luge au sommet de l’Himalaya, il fait bien ce qu’il veut.

J’suis pas là pour dicter sa vie, ni lui dire quoi faire. Il a sa liberté, j’ai la mienne. Si Enzo m’avait finalement dit qu’il retournait à Poudlard, jamais je ne l’en aurai empêché puisque si c’est de cette façon qu’il se sent heureux et épanoui, alors tant mieux. Tout comme si son besoin c’est de prendre une année sabbatique. Il est le seul décisionnaire de sa vie et de son avenir.
Alors j’vois pas pourquoi il m’emmerde avec ses remarques le vieux con là.

- Et deuxièmement, je te dois absolument aucune explication sur mon avenir, Derek. Préoccupe-toi plutôt du tien plutôt que de venir foutre ton nez là où il ne faut pas.

Et que s’il continue, il va certainement s’en manger une et ne pas le voir venir.

- Et t’es sûr que t’avais pas un peu le béguin pour Johnson ? Parce qu’il a l’air de sacrément te manquer. Fais gaffe, peut-être que l’homosexualité c’est contagieux.

Connard.


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MessageSujet: Re: The New K. Johnson [William]   Mer 14 Fév 2018 - 15:01

Le voilà qui s’était mis à me faire une petite leçon d’histoire sur le théâtre moldu. Du moins je supposais que ce l’était parce que le nom de Shakmachin m’était complètement inconnu. Il devait bien savoir que son blabla ne m’intéressait pas, mais il n’avait probablement pas pu s’empêcher de me mentionner ce qu’il savait concernant les hommes qui s’habillaient en femmes. De mon point de vue, ceux qui portaient des jupons et des corsets avaient un sacré problème dans la tête, peu importe le gabarit. Jackson avait beau rabaisser mon physique comme il le voulait : ça me passait complètement par-dessus la tête. Je savais qui j’étais et c’était ce qui comptait. Je pouvais bien me passer de l’opinion de ce gros con.

Et voilà que moi j’étais parti dans une sensation de déjà vu alors que je reprenais le sujet qui faisait mal ou plutôt je profitais de la situation. Sans le savoir, Jackson m’avait envoyé la question parfaite pour voir ce qu’il avait dans le ventre. Il avait déjà une grande gueule, mais qu’en était-il de son caractère et tempérament ? À voir sa gueule, il n’avait clairement pas compris mes manigances ni même la manière dont j’avais tourné le sujet dans une autre direction.

Après un court moment de silence, je le vis se redresser lentement sur son siège avant de se mettre à applaudir en me regardant de la tête aux pieds. Je fronçai les sourcils avant de croiser les bras contre mon torse. Je n’appréciais pas vraiment son geste, ayant l’impression de me faire prendre pour un abruti, mais j’étais prêt à l’entendre.

- C’est beau de te voir jouer le frère moralisateur soucieux de la scolarité de son cadet. Mais tu n’crois pas que tu aurais dû te préoccuper de ça un peu plus tôt ?

Cette fois-ci j’haussai les sourcils, clairement surpris par ce qu’il venait de dire. Je n’arrivais pas vraiment à saisir ce qu’il voulait dire par là.

- Première chose, ton frangin n’a plus cinq ans. S’il a pris cette décision c’est tout seul, comme un grand et j’suis certain qu’il n’a absolument pas besoin de moi pour ça. Donc s’il a envie de patauger avec les requins ou de faire prof de luge au sommet de l’Himalaya, il fait bien ce qu’il veut.

Donc Jackson n’était pas l’instigateur de la décision d’Enzo. En quelque part cela me rassurait. Je savais que mon frère était indépendant, mais je ne savais pas jusqu’à quel point.

- Et deuxièmement, je te dois absolument aucune explication sur mon avenir, Derek. Préoccupe-toi plutôt du tien plutôt que de venir foutre ton nez là où il ne faut pas.

J’haussai les épaules. Je me fichais bien de ce qu’il prévoyait faire de son futur. Ma question avait été rhétorique. Je ne m’intéressais pas plus à lui qu’il ne s’intéressait à moi. Disons simplement que je ne me voilais pas la face avec toutes ces conneries superflues. Il faisait « partie » de ma vie uniquement parce qu’il partageait la sienne avec mon frère, point barre. Enzo était notre seul lien et je n’avais pas besoin d’en savoir plus sur sa personne ou sur ses intérêts.

- Et t’es sûr que t’avais pas un peu le béguin pour Johnson ? Parce qu’il a l’air de sacrément te manquer. Fais gaffe, peut-être que l’homosexualité c’est contagieux.

Pour toute réponse, je lui fis un petit sourire. Ce mec me prenait vraiment pour un con ou bien un gamin de cinq ans qui ne connaissait rien à la vie. J’étais peut-être homophobe, mais je savais pertinemment que ce n’était pas contagieux même si je considérais cette attirance comme étant une maladie.

- On ne tombe pas tous dans la potion qui nous rend accros aux bites.

Il allait sûrement encore me faire la morale ou un cours d’histoire, mais franchement je m’en foutais complètement. Je n’allais certainement pas me laisser faire face à de pareilles insultes. Il savait pertinemment que je n’avais pas le béguin pour Johnson, ni même pour aucun autre mec de cette galaxie. Plutôt crever que d’avoir des sentiments amoureux pour un autre homme.

Je décroisai lentement mes bras avant de saisir à mon tour les différents ingrédients qui traînaient encore devant moi. Je n’avais plus faim, mais je sentais ce besoin de devoir m’occuper. J’aurais pu quitter la cuisine, mais je refusais de laisser Jackson seul sans surveillance dans la maison. Ce mec était inconnu pour moi et il était hors de question que le laisse aller à sa guise. Je ne le lâchai pas Jackson des yeux, continuant de l’étudier lui tandis que je beurrais mon pain de mayonnaise.

- Au fait, tes commentaires sur la manière dont je gère ma relation avec mon frère ne te regarde pas. Tu n’es pas un Ryans et tu n’en seras jamais un, donc restes en dehors des histoires de famille.

Il avait probablement entendu des histoires racontées par Enzo sur les événements tragiques qui avaient perduré dans nos vies, mais il n’avait aucune idée des réels sentiments qui les avaient accompagnés.

- En attendant, tu fais gaffe quand tu t’adresses à moi. J’ai pas à tolérer le manque de respect que tu me balances à la tronche avec ton air arrogant. Tu es chez moi ici et je t’ai laissé entrer même si Enzo n’est pas là, ne l’oublie pas.

Non, mais pour qui il se prenait celui-là ?
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MessageSujet: Re: The New K. Johnson [William]   Mer 14 Mar 2018 - 11:47

THE NEW K. JOHNSON
EXORDIUM.
- On ne tombe pas tous dans la potion qui nous rend accros aux bites.

Wow.
J’crois qu’on a passé le level supérieur en terme d’irrespect et de connerie.

- Une chose est sûre t’es pas tombée dans celle de l’intelligence et du respect. Mais c’est bien Derek, tu as tout ce qu’il faut pour être un grand poète des temps modernes.

J’affiche un sourire, presque moqueur.
Plus je le regarde et plus j’apprends à le connaitre – si on peut appeler ça, connaitre -, plus je me demande comment est-ce qu’il est possible qu’il y ait une aussi grande différence entre lui et Enzo. Aucune offense envers ses parents, ni envers l’éducation qu’ils leur ont donnée mais parfois j’ai l’impression qu’ils ne sont pas issus de la même famille, de la même fraternité.
Mes yeux ne quittent pas les siens, certainement pas prêt à me rabaisser devant ce grand con.

- Au fait, tes commentaires sur la manière dont je gère ma relation avec mon frère ne te regarde pas. Tu n’es pas un Ryans et tu n’en seras jamais un, donc restes en dehors des histoires de famille.
- Et la manière dont je gère la relation avec mon petit ami, ne te regardes pas non plus. Mais t’en fais pas, je n’compte pas changer de patrimoine génétique, tu vas pouvoir garder ton titre du « King des bouseux vivant encore en l’an 300 avant J.C ».

Du tac au tac, les mots fusent avec une assurance, sans en écorcher la moindre syllabe. Si certains en ont peur, moi il m’amuse autant qu’il m’agace. Et sil s’attend à ce que je ne vienne ployer sous son imposante connerie, il peut toujours attendre et courir. Je ne suis pas celui à qui on donne des ordres, je ne suis pas celui que l’on viendra faire baisser les yeux sous prétexte que l’on se sent plus important et supérieur qu’un autre. Il peut jouer à ça à l’école quand il veut avec qui il veut mais pas avec moi.

- En attendant, tu fais gaffe quand tu t’adresses à moi. J’ai pas à tolérer le manque de respect que tu me balances à la tronche avec ton air arrogant. Tu es chez moi ici et je t’ai laissé entrer même si Enzo n’est pas là, ne l’oublie pas.

Je lâche un ricanement sec et moqueur.

- Et sinon quoi, Derek ? Je me lève, contourne la table et me poste face à lui. Si tu t’attendais à ce que je ne vienne t’embrasser les pieds et t’aduler comme tous ces abrutis à l’école, tu te trompes. Tu n’es le Roi de rien, d’aucun territoire et tu n’as l’ascendance sur personne et encore moins sur moi.

Je ne me démonte pas, reste droit, regard bien ancré dans le sien. Il est à bonne distance pour me coller une droite et s’il est quasi certain qu’il fera mouche, je pense qu’il ne s’attend pas à ce que je ne vienne répliquer aussi sèchement et violemment que lui. Je n’ai ni la carrure d’Enzo, ni la violence de Maxime et de Mateo mais cogner, je sais faire. Aucun problème pour ça. Aucune peur dans le regard, Derek ne m’inspire rien d’autre que de la pitié pour cette bêtise qui n’a décidément pas eu l’occasion de se défaire.
Comment est-ce qu’Enzo arrive à vivre avec ce genre de commentaire au quotidien ? J’imagine que je ne peux pas comprendre sur ce coup-là… Un frère reste un frère, quelque soit ses défauts.
Mais il n’est pas le mien.

- Mais je suis content de voir que tu reviennes sur les bancs de l’école, ils ont encore un tas de choses à t’apprendre sur la signification du respect.

Dans un geste tranquille, je lui tapote la joue, sourire sarcastique sur les lèvres. Je suis clairement entrain de me foutre de sa gueule et quant bien même il s’avère être chez lui, je ne me laisserais pas insulter de la sorte comme si je n’étais qu’une petite merde bonne à me faire piétiner par les talons du connard qui se tient face à moi.

- Brave Derek.

Et dire que nous sommes désormais beaux-frères…
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MessageSujet: Re: The New K. Johnson [William]   Jeu 15 Mar 2018 - 21:03

J’avais toujours dit les choses telles que je le pensais que ça ne plaise ou pas. Bien entendu, dire tout haut ce que l’on pensait tout bas apportait son lot de conséquences, mais cela me passait bien par-dessus la tête. Spécialement lorsque la personne que j’avais devant moi n’avait aucune importance à mes yeux. Jackson n’était rien d’autre qu’un remplaçant. Il avait pris la place de Johnson dans la vie de mon frère et même si cela ne me regardait pas, cet enfoiré se trouvait quand même sous mon toit. J’agissais donc comme cela me chantait, peu importe ce qu’il en pensait et je n’y allais pas de main morte. Il m’avait clairement insulté en supposant que j’avais déjà eu le béguin pour Johnson et je n’avais pas hésité à répliquer. Lui non plus d’ailleurs.

- Une chose est sûre t’es pas tombée dans celle de l’intelligence et du respect. Mais c’est bien Derek, tu as tout ce qu’il faut pour être un grand poète des temps modernes.

Il avait affiché un espèce de sourire moqueur et je pris sur moi pour ne pas lui sauter à la gorge directement. S’il continuait à vouloir me chercher, il finirait par me trouver. Si l’envie me prenait, je pouvais bien lui foutre un pain dans sa tronche d’Américain.

- Et la manière dont je gère la relation avec mon petit ami, ne te regardes pas non plus. Mais t’en fais pas, je n’compte pas changer de patrimoine génétique, tu vas pouvoir garder ton titre du « King des bouseux vivant encore en l’an 300 avant J.C ».

Cette fois-ci, mes poings s’étaient serrés machinalement. La tension venait de monter d’un cran dans la maison et s’il ne parvenait pas à le sentir encore, moi je baignais dedans. Je ne me laisserais pas encore marcher sur les pieds. D’accord je n’avais pas à gérer leur relation, mais il n’avait pas à jouer au plus malin dans ma maison. Je regrettais déjà de l’avoir fait entrer à l’intérieur et de lui avoir offert à manger, mais il était trop tard pour reculer. Désormais la place s’échauffait et ça allait forcément partir dans tous les sens. Contrairement à Johnson, ce petit con me piquait sans cesse. Il devait faire gaffe.

- Et sinon quoi, Derek ?

Il s’était levé de table et mes yeux n’avaient pas quitté les siens. Je ne ratais aucun de ses mouvements tandis qu’il se positionnait en face de moi.

- Si tu t’attendais à ce que je ne vienne t’embrasser les pieds et t’aduler comme tous ces abrutis à l’école, tu te trompes. Tu n’es le Roi de rien, d’aucun territoire et tu n’as l’ascendance sur personne et encore moins sur moi.

Je restai stoïque face à ses remarques, mais mes poings se serrèrent davantage. La colère montait lentement, mais surement en moi et j’ignorais combien de temps je serais encore capable de tenir. En attendant, je le laissai continuer de m’insulter. Il était sur sa lancée et je comptais l’arrêter une fois qu’il ferait déborder le vase.

- Mais je suis content de voir que tu reviennes sur les bancs de l’école, ils ont encore un tas de choses à t’apprendre sur la signification du respect.

Sa main tapota ma joue avec un sourire dégueulasse et je vis des éclairs.
Il venait d’atteindre officiellement ma limite d’endurance.

- Brave Derek.

À peine venait-il de terminer sa dernière phrase que je lui balançai un puissant coup de tête en pleine tronche. Ça allait lui apprendre à venir aussi près de moi. S’il croyait que j’étais uniquement dépendant de ma magie, il s’était trompé sur mon compte.

- Ça, c’est pour m’avoir touché connard. Ne t’avise plus jamais de faire ça ou ça sera pire la prochaine fois.

Je ne criais pas, mais ma voix était sombre et grave. J’en avais fini de me faire insulter de cette manière. Je ne rigolais plus désormais et je n’avais plus envie de voir sa tronche de débile. D’un geste sec, je lui pointai la porte d’entrée.

- Maintenant tu sors du con ou je te fais sortir de force, t’entends ? Je ne veux plus te voir ici jusqu’au retour d’Enzo.

En réalité je ne voulais juste plus le revoir du tout, mais ça allait être un peu compliqué. Et il était hors de question que je sois celui à la porte. Personne n’allait me mettre en dehors de chez moi, pas même lui.
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MessageSujet: Re: The New K. Johnson [William]   Jeu 15 Mar 2018 - 23:27

Vendredi 10 juillet 2015 – Vers 15h
THE NEW K. JOHNSON




Derek, William & Enzo

« J't'ai fumé ! »
« Tu m'as surtout fumé la priorité ouais ! »
« Allez c'est pas grave petit buveur d'eau chaude, on le sait que t'as perdu un peu trainant chez les roast-beef. »
« Appelle moi comme ça encore une fois et je t'envoie claquer la bise à Poséidon. »

Échanges habituels de civilités entre Joff et moi, sous le rire amusé des quelques autres qui sont là aussi. Qui peuvent donc témoigner en toute impartialité que cet enfoiré m'a cramé la priorité sur la vague, j'en démords pas. J'ai l'air sérieux, j'le suis pas. Le p'tit sourire en coin qui flotte sur le coin de mes lèvres en atteste alors que je regarde droit devant moi, aux aguets de la prochaine bonne série qui s'annonce et sur laquelle je compte bien leur montrer que certes, oui, j'ai perdu par rapport à eux qui n'ont jamais quitté l'océan, mais que je comble rapidement les lacunes, quitte à me faire de belles frayeurs.
J'ai encore pas beaucoup cette nuit, simplement parce que j'étais encore à Londres hier et que le temps de rentrer en fin de journée heure anglaise c'était le milieu de la nuit ici, mais je continue de tenir sur les nerfs, ou les réserves, la bonne récupération, j'en sais trop rien. De toute façon même si je m'épuise physiquement sur ma planche ça me repose tellement la tête que ça compense.

Et c'est sous leurs moqueries – gentilles – que je me barre quelques temps plus tard pour rentrer à la maison - Non sans avoir pris encore quelques vagues naturellement.

« On va tester les sensations Californiennes, Ryans ? »

Pour toute réponse, mon majeur levé alors que je ne me retourne pas. Je passe pas tout mon temps avec eux mais c'est quand même plutôt agréable d'avoir pu me réintégrer aussi facilement, me faire accepter par ceux que je ne connaissais pas encore ou très peu.
Maintenant j'ai la tête focalisée, tranquillement, sur autre chose. Will n'est pas prêt d'arriver mais sans vouloir faire le précieux je préfère avoir eu le temps de rincer ma planche et prendre ma douche avant qu'il débarque. Et puis je sais pas, juste me poser un peu, peut-être bouquiner dans le hamac. Y a aussi le fait que je ne tiens pas à ce qu'il arrive si je ne suis pas là, la raison tenant en cinq lettres et au moins dix centimètres de moins que moi : Derek. Si j'appréhende ? Un peu. La vérité c'est surtout que plus je me rapproche de la maison, plus je pense … aux sensations Californiennes. J'suis pas obsédé, ça va, c'est juste que je nous connais tous les deux et disons qu'on a notre façon de se dire bonjour … Oui, ça fait seulement cinq jours. Encore. Et alors ? Le weekend dernier a laissé ses marques, c'est tout ce que je dirais.

Seulement voilà, c'est pas tellement ce à quoi je m'attendais. Je ne fais pas attention tout de suite en arrivant à la maison, j'entre directement dans le cabanon pour poser ma planche sur les tréteaux après l'avoir rincée, vire ma combinaison et enfile un short. C'est quand je ressors et que j'avance vers la terrasse que je capte un paquet d'indice. D'abord la tension, quelque chose qui vibre dans l'air, puis deux odeurs familières. Ensuite les basses de deux voix et l'explosion. En trois secondes je suis à l'intérieur, juste à temps pour voir le poing de Will partir droit dans le visage de Derek, le Californien le nez en sang et un sourire presque fou sur le visage. L'odeur du sang, métallique, agressive pour mes sens, me saute à la gorge mais j'en fais abstraction et me précipite entre eux quitte à me prendre un coup au passage.

« Wow ! Ça suffit ! »

J'ai comme une impression de déjà vu mais honnêtement j'y pense pas. Je pense à rien, juste à les séparer et les empêcher de s'entretuer, à se faire plus de mal en tout cas. J'essaie pas d'en attraper un pour l'éloigner de l'autre, je me mets carrément entre les deux et maudit cette situation à la seconde où j'ai le temps de réaliser que mon frère et mon petit ami se sont sauté à la gorge. Pourquoi William est déjà là ? Aucune importance. Qu'est ce qui s'est passé ? J'ai ma petite idée. Une main sur le torse de chacun pour les maintenir loin l'un de l'autre c'est Derek que je regarde avec insistance, geste de la tête inclus.

« Sérieusement ? »

Parce que je les connais, tous les deux, et ce plutôt très bien. Je me doutais que la compatibilité entre eux serait si ce n'est inexistante en tout cas proche du zéro mais clairement je ne m'attendais pas non plus à ça d'entrée de jeu. Je peux me jouer la scène dans ma tête, j'imagine très bien Derek sortir deux ou trois saloperies comme il en a l'habitude, William réagir comme il en l'habitude lui aussi, ce à quoi Derek ne s'attendait clairement pas et forcément ... Comment ça aurait pu se passer autrement ? J'ai encore le cœur qui bat à cent à l'heure, l'adrénaline qui circule dans les veines, mais ça m'agace autant que ça me fait chier. Parce que je tiens aux deux et que c'est pas agréable de voir deux personnes qu'on aime se déchirer comme ça en se disant que ça risque de ne jamais coller de toute façon.

J'demandais pas la lune, juste un p'tit effort.

« Ça va ? »

C'est à Liam que je m'adresse cette fois, d'un ton moins accusateur. Il ne l'est pas du tout en réalité. Je plisse le nez malgré moi, grimace à cause de l'odeur du sang qui me chatouille les sens et j'ai le réflexe de lever la main vers son visage avant de me raviser. Pas envie de faire pire que mieux. Et aucune envie de sortir une baguette dans cet environnement, au risque de donner des idées au frangin. Parce que si les hostilités doivent être relancées, je suis a peu près certain que ça viendra de lui mais peut-être que je me plante.
Je m'écarte juste un peu, pour attraper un torchon que je passe sous l'eau avant de le tendre au Californien pour qu'il se l'applique sur le nez en espérant qu'il ne soit pas cassé. Pas parce que je m'inquiète pour lui, je sais très bien qu'il en a vu d'autre et que prendre des coups ou en donner ne lui fait peur, simplement parce que j'aime pas le voir comme ça c'est tout. Ce type je l'aime, c'est mon p'tit ami, qui de censé s'éclate à voir son mec blessé ? Peu importe la cause.
Ça ne m'empêche pas de me tourner vers Derek pour essayer de tâter le terrain, voir s'il n'est pas blessé aussi, même si je sais d'avance qu'il ne me laissera pas le toucher. Je ne serais pas étonné qu'il se barre avec sa frustration sans plus de cérémonie mais j'ai pas envie qu'il le fasse. J'vais pas leur demander de s'expliquer, pas non plus de me dire ce qui s'est passé ni en blâmer un plus que l'autre parce qu'ils sont grands, j'suis pas leur père, ils ne me doivent rien. Si je pouvais juste ... Apaiser un peu les tensions, qu'on passe tous à autre chose et que l'atmosphère dans cette maison redevienne respirable, paisible, autant que possible.

« J'vois que vous avez déjà fait connaissance ... »
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MessageSujet: Re: The New K. Johnson [William]   Mer 18 Avr 2018 - 20:01

THE NEW K. JOHNSON
EXORDIUM.
Je ne vois pas arriver ce coup de tête en pleine gueule, tout comme je n’ai pas vu venir la douleur lancinante qui me traverse le visage et le crâne de part en part, comme des millions d’aiguilles qui viennent me saccagés le cerveau. J’étouffe un cri de douleur, me recule et le sang afflue déjà abondamment sur mon tee-shirt et le bas de mon menton.

- Ça, c’est pour m’avoir touché connard. Ne t’avise plus jamais de faire ça ou ça sera pire la prochaine fois.

J’entends à peine ce que Derek me raconte, les mots parviennent une fois sur deux à mes oreilles qui sifflent de douleur et de rage. J’suis un pacifiste, je lève rarement la main mais Derek vient d’enclencher une véritable bombe.
J’ai face à moi un enculé d’homophobe qui en plus viens de me foutre un coup de boule en pleine gueule. Il en faut peu pour mes souvenirs pour faire le raccourci, pour me faire chuter quelques années en arrière et de revoir le visage de ces trois putain d’enfoirés au même idée que celui qui se tient face à moi. Des étoiles devant les yeux, la terre tourne bien trop violemment, jusqu’à me demander si je ne vais pas tout simplement m’évanouir de douleur. Costaud ou non, même si je sais encaisser les coups ça ne change rien à la violence de cette douleur purement humaine qui donne la gerbe.

- Maintenant tu sors du con ou je te fais sortir de force, t’entends ? Je ne veux plus te voir ici jusqu’au retour d’Enzo.

Le sang bouillonne violemment, je vois rouge et le liquide poisseux qui dégouline le long de ma bouche jusqu’à mon menton doit me donner l’air d’un fou furieux mais je m’en branle puisque mon poing part déjà dans la gueule de ce connard. J’ai un sourire sur les lèvres, déformé par la fureur, peut-être la folie, j’en sais foutrement rien mais ça soulage. Et ce qui me soulagerait encore plus c’est de lui éclater ce faciès parfait qu’il affiche en conquérant lorsqu’il évolue dans son monde.
Un éclat de voix mais je n’entends rien, bien trop lancé dans mon élan dévastateur mais je n’ai le temps de rien d’autre que quelqu’un s’interpose et s’est en voyant ce quelqu’un que je reviens sur terre. J’ai la boule au ventre, prend conscience à quel point l’homophobie de Derek me touche, peut-être un peu trop même si c’est justifiable. Peut-être parce que ça vient justement du frère du type que j’aime et que j’ai pas envie de retourner dans une relation teinté de propos dégueulasse et inhumain. Les cloches sonnent dans les tours de mon cerveau et cette putain de douleur ne se tarie pas.

- Ça va ?

Je ne réponds pas, penché vers l’avant pour éviter que le sang ne revienne en arrière et me coule dans la trachée. Mais surtout, j’inspire. La culpabilité est déjà présente parce que c’est clairement pas ce que j’avais imaginé comme « surprise » pour mon petit ami. Je sais que c’est son frère face à moi mais est-ce une raison suffisante de l’écraser quand il vous manque totalement de respect, qu’il vous prend pour le dernier des tocards mais qu’en plus de ça il vous traite comme de la merde.
Je prends le torchon imbibé d’eau en lâchant un murmure qui s’avère être un merci et je l’applique en douceur sur le nez, grimaçant en silence de douleur, ravalant ma plainte. Un regard vers Derek. J’ai au moins le plaisir de voir que je ne l’ai pas loupé vu la taille de son arcade et de son œil qui commencent déjà à gonfler…

- J'vois que vous avez déjà fait connaissance ...

De la plus polie et la plus sage des manières.
Je ne décolère pas, je l’admets mais pourtant, cette dernière se fait plus froide, plus silencieuse. Presque contenue. Et la seule raison pour laquelle cet effet se tari c’est parce qu’il y a Enzo et que j’ai pas envie de foutre plus la merde que ça ne l’est déjà.

- On peut dire ça comme ça.

Voix platonique, linéaire, sans émotion.

- D’ailleurs, l’accros aux bites va prendre un peu l’air avant qu’il ne souille de son homosexualité, le royaume de King Ryans.

Je n’accorde pas un regard à Derek mais celui que j’adresse à Enzo est désolé, un peu paumé mais sincère. Si j’suis là, c’est pour lui, pas pour l’autre trou du cul. Je prends la direction de la sortie, rejoint la plage un peu plus loin histoire de me calmer un peu les nerfs, de redescendre complètement. Je l’ai encore amère, un goût de déjà vu m’habite les sens et j’aime pas ça. Comme un traumatisme qui me revient en pleine gueule sans que je ne le voie venir. Je prends ma baguette au fond de ma poche ensorcelée et la pointe sur mon nez dont je soulage la douleur sous une légère grimace.
Je porte un regard sur l’océan et inspire en douceur, essaie d’y trouver un calme, une sérénité avant de devoir y retourner mais surtout de faire face à Derek. Pas maintenant pas tout de suite. J’ferais des efforts mais pour le moment c’est tout bonnement impensable.

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MessageSujet: Re: The New K. Johnson [William]   Sam 28 Avr 2018 - 12:46

Les choses avaient rapidement dérapé entre nous deux et ce n’était pas vraiment une surprise. J’acceptais mal la différence et visiblement, Jackson était complètement le contraire de moi. Il n’avait pas l’air de se prendre au sérieux tandis qu’il balançait des vannes à gauche et à droite sans se soucier des conséquences qu’elles pouvaient apporter. Pire même : il se fichait carrément que la situation parte dans tous les sens. J’avais tenté d’avoir un minimum de contrôle, mais je l’avais rapidement perdu au détriment de la violence parce que c’était la seule chose que je connaissais, la seule chose que je savais et la seule issue dont j’avais envie de prendre. Le cogner me fit un bien fou, le forcer à l’expulser était encore plus jouissif. Je me doutais cependant qu’il allait répliquer en retour et je ne fus pas déçu.

Jackson n’avait pas hésité à me cogner malgré son air légèrement sonné. Son poing avait directement atterri brutalement près de mon œil, m’obstruant la vue d’un côté l’espace de plusieurs secondes. Sonné à mon tour, je portai une main sur le coup plus par réflexe que par crainte. Une douleur soudaine ensorcela mon crâne au complet qui me fit un mal de chien. La mâchoire serrée par la rage, j’observai Jackson qui souriait à travers son hémoglobine, visiblement fier de sa riposte. Je levai le poing à mon tour, prêt à lui foutre un nouveau pain sur sa tronche de débile lorsqu’une masse s’interposa entre nous. Je stoppai net mon action avant de foutre un coup gratuit à mon frère.

« Wow ! Ça suffit ! »

Il avait posé une main à plat contre mon torse et je ravalai mon envie de démolir Jackson. J’ignorais ce qu’il avait vu exactement de notre scène, mais je m’en foutais. Je croisai le regard d’Enzo et je compris aussitôt qu’il n’était pas heureux de cette situation. Bien sûr qu’il ne l’était pas, mais est-ce que ça aurait pu tourner autrement ?

« Sérieusement ? »

Je ne bronchai pas face à sa question, mais je poussai un soupir bruyant. J’aurais aimé poursuivre mon altercation avec Jackson, mais il semblait que l’arbitre n’allait pas nous laisser poursuivre. De mon côté, je n’avais rien à me reprocher même si je savais très bien que mon frère allait prendre le parti de son copain plutôt que le mien. Encore une fois je m’en foutais. Je n’allais pas justifier mes gestes. Jackson n’avait qu’à lui raconter ce qu’il voulait. Ma réputation n’était plus à refaire.

Enzo se lassa de moi et accorda son attention à Jackson. J’en profitai pour l’observer une fois de plus avec une certaine rage au ventre. Cette histoire n’était pas terminée pour ma part.

Lorsqu’Enzo s’éloigna de nous pour offrir une serviette humide à son copain, je restai sagement dans mon coin, les poings toujours serrés. Je tentai de mon contenir pour ne pas laisser les tremblements qui chatouillaient mes muscles. Je ne voulais pas le laisser gagner de cette manière. Mon frère s’approcha de moi et je reculai de deux pas par réflexe. Je ne voulais pas qu’il m’ausculte. Je n’avais pas besoin de ses soins et/ou de sa sympathie.

« J'vois que vous avez déjà fait connaissance ... »
- On peut dire ça comme ça. D’ailleurs, l’accros aux bites va prendre un peu l’air avant qu’il ne souille de son homosexualité, le royaume de King Ryans.

J’inspirai profondément tandis que Jackson effectuait le chemin inverse afin de sortir de la maison. Les sourcils froncés j’adressai un nouveau regard à Enzo avant d’hausser les épaules. Est-ce que j’étais désolé ? Absolument pas. Ce mec n’était personne pour moi, il l’était pour mon frère. Là était la différence.

Je quittai la pièce sans dire un mot avant de grimper les escaliers qui allaient me conduire à ma chambre. J’entrai dans ma pièce de prédilection avant de fermer la porte avec force, la claquant par la même occasion. Ça voulait dire : fichez-moi la paix.
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MessageSujet: Re: The New K. Johnson [William]   Dim 29 Avr 2018 - 18:42

« On peut dire ça comme ça. »

Je peux même pas dire que ça sort de manière glaciale parce que c'est pas le cas, et sincèrement je ne suis pas certain que ça soit meilleur signe. C'est plat, sans émotion, trop neutre pour l'être réellement. Les mots c'est une chose, les messages transmis par le langage corporel et ce que l'humain dégage comme information sans s'en rendre compte, c'en est une autre.

« D’ailleurs, l’accros aux bites va prendre un peu l’air avant qu’il ne souille de son homosexualité, le royaume de King Ryans. »

Si je fronce les sourcils ça n'est pas contre lui mais parce que les mots qu'il vient de prononcer, je le sais, ne sont pas sortis de sa bouche en premier. Et si lui les exprime avec cynisme, je sais pertinemment que Derek les a formulé avec tout le tact et la classe qui le caractérise dans ce genre de situation – oui, c'est ironique.
Et je ne peux que le regarder s'éloigner, sortir de la maison sans se retourner. Il y a quelque chose qui plane autour de lui, sans être certain de quoi que ce soit ni avoir la prétention de le lire comme un livre ouvert, j'ai malheureusement ma petite idée et elle me colle un violent frisson dans le dos. Je me sens perdu, secoué, et quand je tourne la tête vers mon frère c'est pour le voir hausser les épaules avant de se barrer sans un mot de plus. Quatre secondes plus tard la porte de sa chambre claque et je me retrouve tout seul comme un con dans la cuisine en ayant le sentiment de m'être pris un ouragan en pleine face, l'odeur du sang qui flotte dans l'air, la tension encore palpable. Ce que je ressens en cet instant ? J'en ai pas la moindre idée. Un peu de colère, de la déception, une certaine forme de tristesse aussi. Je ne m'attendais pas à un miracle, je pensais pour autant qu'on éviterait le désastre.
Penché en avant, coudes sur le plan de travail, regard dans le vide et mains croisés sous le menton après les avoir passés sur mon visage, un long et profond et soupir m'échappe. Je me sens étonnamment calme, un peu largué je l'admets, et face à moi Lune, assise, me regarde en lâchant un  miaulement.

« Ouais. Miaou. J'suis d'accord avec toi. »

Putain de désastre. Je devrais être furieux, j'en sais trop rien. L'idée de défoncer la porte de la chambre de mon frangin ne me traverse même pas l'esprit tant la lassitude est présente et pourtant Merlin sait à quel point je peux péter les plombs quand on fait du mal à quelqu'un que j'aime. Le problème ici c'est que pour les connaître tous les deux et même si rien n'excusera ou n'atténuera jamais l'homophobie de mon cher frère, d'une je n'étais pas là, de deux je me doute qu'ils se sont en-grainés l'un l'autre. Je pourrais presque parier que Liam a été l'allumette et Derek la flaque d'essence. Une flaque d'essence qui a, et là j'en doute clairement pas, lancé les hostilités.

Nouveau soupir.

C'est ce qu'on appelle avoir le cul entre deux chaises, très clairement, et je ne sais pas quoi faire. Aller voir Derek reviendrait à pisser dans un violon et franchement lui faire un cours sur le respect, là, tout de suite, ça me branche pas trop. Il s'en fout, y a rien de plus clair, et pourtant en laissant ça comme ça j'ai l'impression de trahir William d'une certaine façon. Comme si bouger pouvait m'aider à y voir plus clair j'attrape le torchon déjà imbibé de sang et essuie les quelques taches qu'il y a sur le sol avant de balancer le bout de tissus dans l'évier après l'avoir rincé plus ou moins. Ça me chatouille les sens mais je fais abstraction, presque comme anesthésié, et décide d'écouter mon instinct tout simplement.
Donc après avoir grattouillé la tête de Lune en passant;chopé une bouteille d'eau et attrapé un sweat que j'enfile sans le fermer, capuche sur la tête, je prends la direction de l'extérieur pour chercher mon petit ami. Je comprendrais qu'il ait besoin d'être seul tout comme je comprendrais qu'il ait déjà foutu le camp mais c'est pas possible pour moi de rester loin, de pas au moins tenter de communiquer avec lui même si c'est pour l'entendre me dire qu'il préfère rester seul pour le moment ou qu'il ne comprend pas comment je fais pour supporter un frère comme ça. Je descends sur la plage sans me précipiter et le trouve au bord de l'eau, le regard perdu dans les vagues. Je me pointe en silence mais annonce mon arrivée en me raclant la gorge pour ne pas le surprendre et je m'arrête à un mètre de lui pour ne pas empiéter sur son espace vital sans y être invité même si mon corps et ma tête réclament la même chose : L'avoir contre moi et lui offrir ma chaleur et mon étreinte comme réconfort. Parce que le voir comme ça, aussi perdu, aussi mal, c'est réellement un crève-cœur. Ça l'est d'autant plus quand je me dis que volontairement ou pas c'est à cause d'un membre de ma famille.

En silence je lui tends la bouteille d'eau. Je vois bien qu'il a fait a déjà fait ce qu'il fallait pour réparer les dégâts physique mais peu importe. Son T-shirt est taché de son sang, y a des tas de trucs qui passent dans son regard et je me sens incroyablement mal quand je m'autorise à imaginer ce à quoi il repense. Je l'ai invité chez moi pour qu'on passe de bons moments, pas pour qu'il se retrouve violemment projeté dans des blessures qui cicatrisent doucement mais qui font toujours aussi mal quand on appuie dessus. Des traumatismes même. Peut-être que je me plante, c'est possible et sincèrement je préfèrerais mais je me sens complètement impuissant en cette seconde. Et coupable, aussi. Derek ne connait rien de son passé, encore une fois ça n'excuse rien mais je me sens responsable de ce qu'il peut faire subir aux autres en se foutant de l'incidence que peuvent avoir ses mots et ne rien lui dire revient à cautionner ses saloperies. C'est pas le cas, évidemment, je sais simplement que ça ne servirait à rien. Pas maintenant en tout cas. J'apporte clairement plus d'importance aux mots qu'aux coups, oui, c'est vrai, mais le combo des deux … Fais chier putain.
La tête penchée sur le côté je le regarde, ma main vient se poser sur sa joue que je caresse en douceur avec le pouce parce que je ne suis pas capable de ne pas le toucher. Toutes les cellules de mon organisme se manifestent, tempêtent, pour établir un contact. Pour lui apporter soutien, réconfort, un peu de soulagement peut-être. Pas la peine de lui demander si ça va, je pense que c'est suffisamment évident.

« J'comprendrais que tu veuilles rester seul encore un peu mais j'suis là si t'as besoin. »

Juste de mes bras, de mon humour de merde même si tu veux, d'une oreille pour t'écouter vider ton sac et le fait qu'il s'agisse de mon frère ça ne change rien. C'est même pas une question de prendre partie pour l'un ou pour l'autre, juste de ne pas laisser l'homme que j'aime dans cet état si je peux le soulager ne serait-ce qu'un tant soit peu. Est ce que je m'inquiète de l'incidence de ce qui s'est passé sur Derek ? Non, je plaide coupable.
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MessageSujet: Re: The New K. Johnson [William]   Sam 12 Mai 2018 - 17:36

THE NEW K. JOHNSON
EXORDIUM.
Le bruit de l’océan fait du bien, aide un peu à redescendre même si j’ai encore les nerfs à vifs. La douleur est passé malgré l’impression d’être encore un peu sonné, il ne me reste plus que la rancune et ce gout amer au fond de la gorge. J’arrête pas de me dire que c’est typiquement à cause de ce genre de connard que Jude est mort, avec cette façon de penser tellement arriérée. Le pire c’est peut-être d’entendre les autres vous dire « Mais laisse tomber, tu sais comment il est. Faut pas faire attention. »
Non, je n’laisse pas tomber. Non, je n’ferme pas ma gueule. Parce que c’est EXACTEMENT comme ça que rien ne changera et qu’on continuera à se prendre des « bouffeurs de bites » et des « tapettes » dans la gueule. Je refuse putain.
Je suis plutôt un garçon calme mais j’admet qu’en cette seconde j’me sens remonté. Peut-être parce que ça vient du frère de mon petit ami, justement.

Un raclement de gorge me tire de mes pensées, de ma contemplation et je me retourne pour faire face à Enzo. Je capte son regard, comprend qu’il a l’air gêné et j’me dis que moi aussi j’me sens con. C’est pas tellement comme ça qu’on avait imaginé la rencontre.
Il me tend une bouteille d’eau que je saisis, acquiesce en signe de merci même si je sais pas trop quoi en foutre. Mais quand j’y repense j’dois avoir la gueule en sang. J’ai pas le temps d’ouvrir le récipient que sa main se pose sur ma joue, son pouce en caresse ma peau et ce n’est que maintenant que je prend conscience de cette boule qui s’est formée dans ma gorge et qui ressemble à des larmes. J’me sens con mais j’chialerais pas. C’est juste là, bloqué.

- J'comprendrais que tu veuilles rester seul encore un peu mais j'suis là si t'as besoin.

Je secoue légèrement la tête.

- Non, non. Reste, t’inquiète.

J’ouvre la bouteille, prend sur moi et me passe un coup d’eau sur la gueule pour nettoyer tout le sang qui y a été versé, étalé. Je ne vois pas ce que je suis entrain de faire mais je cherche le regard de mon petit ami pour approuver.

- J’ressemble à quelque chose ou c’est encore une cata ?

Un sourire en coin pour essayer de dédramatiser le tout et c’est avec son aide que je finis de me débarbouiller la tronche. La boule dans la gorge est encore là, au ventre aussi. Les nerfs se détendent un peu parce qu’il est là et que la présence d’Enzo a un effet toujours aussi positif sur moi. Je m’apaise sans rien dire, reprend doucement du poil de la bête en secouant légèrement la tête.
Je bois quelques gorgées d’eau par la même occasion et si ça n’était pas « l’hiver » ici, j’irais bien piquer une tête histoire de se détendre un peu.

- Désolé, c’est pas tellement le genre de rencontre que t’imaginais. Moi non plus d’ailleurs. Et j’pense pas que ça vaille le coup d’épiloguer là-dessus mais j’voulais au moins dire que j’étais désolé.

J’garde la bouteille en main, un peu nerveux. J’ai un tas de chose qui me reste sur l’estomac mais j’compte pas gâcher le moment, j’compte pas emmerder Enzo avec cette histoire. J’vais pas non plus lui hurler dessus à cause de son frère, mon petit ami n’a rien à voir la dedans.
Je jette un œil à l’océan.

- L’eau, c’est supportable ? La température j’veux dire. J’me ferais bien une baignade.

Juste avec lui. Pour oublier toute cette merde qui vient de se passer, pour ne plus y penser. J’suis pas là pour Derek, j’suis pas là pour faire un débat sur sa putain d’homophobie… Et surtout, j’suis pas là pour remuer tous ces sales souvenirs qui remontent seuls. J’veux juste profiter de mon mec, d’oublier toute la connerie que l’humanité peut pondre parfois.

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MessageSujet: Re: The New K. Johnson [William]   Dim 13 Mai 2018 - 21:27

« Non, non. Reste, t’inquiète »

Soulagement. Oui, c'est bien ce que je ressens même si je ne le montre pas, pour la simple et bonne raison que ça m'aurait fait mal qu'il me repousse même si je l'aurais accepté. Sans doute compris aussi. Mon propre sang est la cause des marques et des maux qu'il a sur le visage, dans le regard et dans le cœur actuellement, je ne le vis pas bien, vraiment pas bien, mais mes états d'âmes sont rangés dans un coin pour laisser ma concentration et mes émotions se focaliser sur lui pour le moment.
Mains dans les poches, immobiles et silencieux, je le regarde faire en planant dans un espèce de malaise général. Pourtant instinctivement je sais que j'ai la bonne réaction. Je suis là, c'est tout. Le reste lui appartient. Mais ça me rend furieux de voir le sang déjà séché s'évacuer avec l'eau, d'autant plus quand son odeur métallique revient jouer avec mes sens. Encore une fois, je reste figé, n'en montre rien.

« J’ressemble à quelque chose ou c’est encore une cata ? »
« Ah parce que t'as déjà ressemblé à quelque chose ? »

Sourire en coin de son côté, du mien aussi, l'atmosphère se détend un peu et mon corps se débloque lui aussi. Je n'hésite pas, attrape la bouteille d'eau et lui nettoie ce qui reste avant d'essuyer l'eau avec un des manches de mon sweat.

« T'es comme neuf. »

Je lui rends la bouteille, le laisse boire, prendre le temps dont il a besoin, regarde un instant son sang qui tâche désormais aussi mon vêtement et essaie de ne pas me concentrer sur mon envie fugace d'éclater la tête de mon frangin. J'ai pas envie de penser à lui là tout de suite. Vraiment pas.

« Désolé, c’est pas tellement le genre de rencontre que t’imaginais. Moi non plus d’ailleurs. Et j’pense pas que ça vaille le coup d’épiloguer là-dessus mais j’voulais au moins dire que j’étais désolé. »

Sujet clos, donc ?

J'en sais rien. Je ne sais pas vraiment comment réagir, comment je devrais réagir. M'excuser aussi ? Pour mon frère j'entends. Je ne lui dicte pas ses paroles et actions donc non et je sais que si Will s'excuse c'est qu'il estime avoir une part de responsabilité dans ce qu'il s'est passé entre eux tout comme je sais que Derek ne s'excusera jamais. Je suis partagé entre malaise et lassitude, simplement parce que ça me fait chier que mon petit ami se retrouve dans une position où il se sente « obligé » de s'excuser alors que je sais très bien que si ça a tourné comme ça c'est, à la base, à cause de mon frère. D'autant plus quand je vois l'état psychologique dans lequel ça l'a projeté.

Et que le cul entre deux chaises, je culpabilise toujours.

« L’eau, c’est supportable ? La température j’veux dire. J’me ferais bien une baignade. »

Un regard sur l'océan, tous les sens focalisés sur lui l'espace de quelques secondes, le truc par excellence pour apaiser ce qui se passe dans ma tête, puis mon attention sur William à nouveau.

« J'comprends que t'aies pas envie d'épiloguer et je le respecte mais si t'as besoin ou envie d'en parler, de vider ton sac, sens toi libre de le faire. Ok ? N'importe quand. »

Maintenant, dans 5 minutes, demain, la semaine prochaine … Peu importe. Et peu importe si c'est pour t'entendre descendre mon frère en flèche, je suis un grand garçon, je saurais faire la part des choses. J'irai pas plus loin sur le sujet mais ça méritait d'être dit parce que ça n'est pas rien et on en a tous les deux conscience. Et parce qu'on n'a jamais eu peur de se parler, que c'est un truc important pour moi.

« On pourra aussi parler de tes p'tits problèmes d'agressivité. Pas que j'te trouve pas sexy quand tu t'énerves mais bon. »

Mains dans les poches, le regard rivé vers le sable à mes pieds, j'ai le sourire qui se pointe sur le coin de mes lèvres de manière sournoise parce que je suis clairement et ouvertement entrain de le provoquer en me moquant gentiment de lui. Regard en biais, mon sourire s'élargit. Il me connait suffisamment pour savoir que je ne tourne pour autant pas les choses en dérision, que ce soit pour son altercation avec Derek ou celle avec Zach il y a quelques semaines. Et je ne fais pas non plus ça pour remuer le fer dans la plaie, pour ce qui est du deuxième y a prescription maintenant. Aucun de nous deux ne le reverra probablement jamais. Fin. C'est aussi un moyen de continuer à détendre notre atmosphère, parce que cette espèce de gêne entre nous me rend dingue.

« J'suis content que tu sois là. »

Reprise du sérieux, sourire désormais tendre et doux sur le visage, je me laisse aller à des choses plus sereines, plus calmes, plus centrées sur nous deux aussi. Le revoir ici, j'attendais ça depuis un moment.

« Ça peut-être mal commencé mais j'te promets qu'on va passer un super weekend. Et ma Grand-Mère va rapidement se charger de te montrer que toute ma famille n'a pas été conçue dans le moule de l'intolérance. »

Pour certains c'est simplement un manque d'ouverture sur le monde, une certaine forme d'ignorance, pour d'autres c'est un truc pur et dur, mais je sais que ça se passera très bien avec elle et qu'ils ont tous les deux hâte de se rencontrer de toute façon. Une seconde je pense à mes parents, à ce que ça aurait pu donner entre William et eux, inutile de dire que je suis certain qu'entre lui et maman le feeling aurait été là dès le départ. Ils ont cette curiosité sur le monde en commun, j'ai aucun mal à l'imaginer lui poser des dizaines et des dizaines de questions sur le monde sans magie qui la fascinait, entre autres multiples sujets, tout comme je sais que Liam se serait intéressé à ce qu'elle faisait, que ça soit la peinture ou ses antiquités. Je me rends compte qu'il n'a jamais vu son atelier d'ailleurs, dès qu'on remonte je remédie à ça. Avec Papa, aucune idée en toute honnêteté. J'imagine qu'il aurait sans doute gardé un peu plus de réserve mais .. Peu importe, ils ne sont plus là de toute façon donc je ne saurais jamais alors autant se concentrer sur l'instant présent.

« Mais enfin bref, la température de l'eau. »

Dit-il en retirant son sweat avant de le laisser tomber sur le sable. Mon petit doigt me dit que tu sens le coup foireux arriver mais pas d'bol, t'es pas assez rapide à réagir ...

« Y a qu'un moyen d'le savoir. »

Il peut bien essayer de s'enfuir, me jeter la bouteille d'eau pour me faire ralentir, ça ne sert à rien. Je le chope et ne lui laisse aucune chance, le balançant sur mon épaule comme un sac avant d'entrer dans l'eau tout en grimaçant un poil je l'admets. Parce que oui, j'en sors, mais j'avais une combinaison tout à l'heure et croyez-moi ça fait une différence. Si ça va me faire reculer ? Bien sûr … Pas du tout.

« Tu le sais pourtant que c'est risqué de trainer avec moi au bord de l'eau ! »

Et en prime je suis toujours aussi fier de mon coup.

« Si ça te console, j'peux te redire que j't'aime. Mais tu vas quand même finir trempé sans passer par les étapes chevilles-genoux-zone sensible. »

Oh aller quoi, on n'est plus à une pneumonie près. Re-bienvenue en Australie mon chéri.

▬ FINI POUR MOI ▬
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