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 Happy Song - Enzo.

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MessageSujet: Happy Song - Enzo.   Jeu 21 Déc 2017 - 14:33

Happy Song
EXORDIUM.
Samedi 4 Juillet - Après midi

- Omg omg omg !! Wiiill !

Mon livre part à la volée, vole contre le mur, mon portable s’écrase au sol et je manque de tomber du lit parce qu’une pile électrique vient de sauter sur le matelas comme une tarée.

- Bordel ! Je me rattrape de justesse, Macy déjà à califourchon sur moi en me secouant par les épaules. Mais arrêteeee ! Tu vas m’donner le syndrome du bébé secoué !
- Et alors ! On l’sait tous que t’as toujours été bercé trop près du mur !

Elle éclate de rire, pétillante de joie. Comme d’habitude mais là, c’est limite si elle n’a pas un feu d’artifice à la place des yeux et que son sourire ne va pas finir par se décrocher tellement il s’élargit.

- Bon qu’est-ce qu’il t’arrive, Kristen et James vont se mariés ?
- Non je… Oh mon dieu ! Tu crois qu’ils vont le faire ?!
- Macy c’est pas la question !
- Ah oui ! Maxime et Dean ont un rancaaaaaard !

J’arque un sourcil, surprit mais sans trop l’être.

- Et… ?
- Mais t’es trop nul ! J’te parle d’un rancard. RAN-CARD ! Un vrai !
- Vrai du genre ils sont presque en pyjama et ils vont boire un café dans le bar d’en bas ?

Elle me tape l’épaule, désabusée, exaspérée. Putain, j’ai clairement du mal à la suivre cette fois.

- Non ! Un vrai j’te dis ! Genre Dean a mis une chemise ! J’ai même vu sur son portable qu’il a réservé une chambre d’hôtel !!

Je me redresse, piqué au vif.

- Tu mens.
- J’te jure ! Regarde !

Elle prend son portable et me montre une capture d’écran de la réservation alors que je m’empresse de prendre le cellulaire dans les mains et de checker les détails.
Holy shit.

- Eh mais attends… comment t’as e..
- On s’en fout de ça ! L’important c’est qu’ils partent dans un hôtel.

J’avoue, j’ai du mal à y croire. Genre, Dean inviter Maxime dans un hôtel cette blague… Mais faut croire que les miracles existent parce que c’est en mode ninja que l’on se glisse derrière la porte de notre chambre pour voir un Dean silencieux qui a fait péter la chemise avec un vieux jean troué quand même – J’me disais aussi… - et une Maxime aux pas trainant qui le suit derrière. Pour elle, sobre. Noir. Maxime quoi. Et ils se cassent, sans rien dire.

- ILS NOUS ONT MEME PAS PREVENU !
- Ou alors, ils savent déjà qu’on est au courant…

Je lui montre mon écran de portable parce que je viens de recevoir un texto de Maxime…

« Macy, fais pas la gueule, on sait que t’as fouillé.
On revient demain, pas d’connerie et n’emmerdez pas trop Kristen les grumeaux. »

C’est qu’on a l’air presque con maintenant alors que l’on constate tous les deux que nous devenons un poil trop prévisible. Il va être temps de changer nos façons de faire.

¥

Je suis entrain de me balader dans Londres, vieilles paires de lunettes sur la tronche, les cheveux en bataille qui n’ont aucun sens précis, comme si la tempête tropicale Bill était venue y faire un tour. Short, tee-shirt d’un vieux film des années 80 sur le dos, j’ai l’air de tout sauf d’un mec qui a la classe. J’ferais honte à Maxime, d’autant plus que j’viens rejoindre mon mec, donc en terme de classe on repassera. C’est même pas voulu, ni fait exprès, j’ai juste toujours été un roi de la débraille, avec un manque de goût évident pour les fringues.
Je check mon GPS alors que je suis le chemin indiqué pour ce dernier. Je prends mon temps, il fait incroyablement beau et bon, j’ai presque envie de faire durer cette balade solitaire. Pas parce que je n’ai pas hâte de revoir Enzo, loin de là, j’ai déjà des fourmis dans le ventre à l’idée de le retrouver mais parce que j’ai décidé de profiter de ce calme, de cette tranquillité. Je vogue au gré des rues, curiosité attisée par cette pseudo énigme que je ne comprends toujours pas. Si ça m’agace ? Je n’irai pas jusque là MAIS j’avoue que ça me titille, que je me tourne les méninges depuis tout à l’heure pour comprendre cette histoire de case.
Qu’est-ce que tu me réserves encore la Peluche ?

J’arrive finalement à l’endroit indiqué et parce que j’suis un mordu des énigmes, mon regard se ballade aux alentours dans l’espoir d’y trouver la présence d’une « case », un mot qui s’y rapprocherait ou tout autre chose pouvant faire le lien. Mais les seules choses que je vois sont : un restaurant mexicain, un café bar hotel, le bar « The cambridge » et un autre restaurant , The Spice of Life.
Mais rien en rapport avec une case. Rofl.
J’aperçois Enzo un peu plus loin et le rejoint en quelques enjambées, lui m’ayant déjà senti venir. EVIDEMMENT ! Injustice des sens ! Bras autour de son cou, je l’embrasse en guise de bonjour mais aussi de retrouvailles, me foutant du monde extérieur parce que je n’ai aucune raison de m’en soucier. Sourire aux lèvres, ma joie de le revoir se trahit clairement par l’expression de mon visage, l’embrassant de nouveau.

- Alors dis-moi, cette histoire de case, c’est pas celle qui te manque par hasard ?

Les bonnes vieilles habitudes ne se perdent pas, j’affiche un air de branleur, taquin, mes bras toujours autour de son cou. J’ai du mal à croire qu’il y a quelques jours nous étions enfermés entre quatre murs et qu’aujourd’hui nous aspirons qu’à une chose commune : Une liberté méritée. De celle qui me donne l’impression que toutes emmerdes est désormais derrière nous.
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MessageSujet: Re: Happy Song - Enzo.   Sam 23 Déc 2017 - 21:01

Samedi 4 juillet 2015 – Fin de journée
Happy Song



William & Enzo

On va être honnête, je ne sais même pas comment j'ai réussi à me démerder mais je l'ai fait. Un vrai p'tit moldu ! A base de culot et de débrouille, sans même un coup de main parce que j'ai voulu le faire tout seul comme un grand, en abusant un peu de mon air innocent quand il le fallait. J'ai 18 ans à peine mais le fait d'avoir l'air un peu plus âgé est un avantage, aussi on ne m'a quasiment pas posé de questions. Oui, je tenais à faire ça tout seul, pour en retirer de la fierté, celle de faire une surprise à mon homme sans que ça ne repose sur personne d'autre. Et ça m'a éclaté, en prime. Ça m'a pris comme ça, comme une envie de pisser, alors j'ai pas réfléchis et j'ai foncé. Pour la plus part des gens c'est simple comme bonjour, faut savoir que je ne savais pas du tout où je foutais les pieds et comment ça fonctionnait quand j'ai passé la porte de l'établissement duquel je viens de sortir après y avoir laissé mes affaires.
Soho. Pas dans les quartiers les plus déglingos – de ce que j'ai cru entendre –  mais pas loin, pour une bonne raison. Je dois déjeuner chez le Vieux demain midi mais d'ici là … Une chambre d'hôtel, des bars et des restos partout donc l'embarras du choix, un quartier où il y a de l'ambiance, qui bouge, etc … J'ai envie de voir mon petit ami et de passer un moment avec lui dans le monde « réel », de faire des trucs normaux et de les partager. Et qu'on ne se quitte pas pendant plusieurs heures, qu'on s'endorme et se réveille l'un à coté de l'autre après avoir fait l'amour toute la nuit. Je plaide coupable, sans aucun problème.

J'ai des fourmis dans le ventre, dans les pattes, partout. D'extérieur j'ai l'air calme alors qu'appuyé contre un muret dans la rue où je lui ai donné « rendez-vous » je bouquine tranquillement, mais à l'intérieur c'est le 26 janvier – fête nationale donc feu d'artifice et tout le bordel. Y a une petite part d'appréhension derrière tout ça mais surtout la joie de le revoir, tout simplement, et l'impatience de voir comment il va réagir. Alors quand une brise légère m'apporte son odeur, je m'efforce de ne pas relever la tête tout de suite mais le sourire qui s'étire sur le coin de mes lèvres … Non, impossible à retenir. J'ai le cœur qui se tape un sprint comme une midinette et j'en ai rien à foutre, je l'assume à 100%. Je suis une midinette. J'suis simplement pas obligé de le montrer après tout …
Et le voilà contre moi, ses bras autour de mon cou, les miens autour de sa taille, il m'embrasse et j'ai l'impression de pousser un soupir d'aise alors que sa présence envahit tous mes sens. Son odeur, les battements de son cœur, tous ces trucs avec lesquels je me suis réveillé et endormi tous les jours pendant des semaines, quasiment des mois, avant d'en être privé brutalement du jour au lendemain. Ça me fait tellement plaisir de le voir, honnêtement passé le cap midinette je me sens comme un gosse le soir de Noël sauf que là j'ai hâte que ça soit lui qui ouvre son cadeau. Nouveau baiser, il s'écarte légèrement sans pour autant me lâcher et j'en fais autant, laissant mes mains glisser jusqu'à ses hanches où elles se posent tranquillement alors que je suis toujours appuyé contre le muret derrière moi. Le reste du monde, les gens, tout ça n'existe plus.

« Alors dis-moi, cette histoire de case, c’est pas celle qui te manque par hasard ? »

Je ne cille pas, le regarde faire le fier et le malin alors que je sais pertinemment qu'il se casse les méninges depuis que je lui ai envoyé ce message énigmatique un peu plus tôt. Et puis soudain c'est un air grave que j'affiche, quand ma main droite vient attraper la sienne et la glisse jusque sur l'emplacement de mon cœur, là, sur mon polo, la gardant sous ma paume. Regard triste, presque larmoyant, tout y est ...

« C'est celle que tu as laissé vide en emportant mon cœur avec toi, loin de moi, en Californie mon amour ... »

Une seconde, deux secondes, j'éclate de rire fier de ma connerie à mon tour et lui vole un baiser en laissant mes bras entourer sa taille à nouveau. Je me sens incroyablement bien, sans rien qui ne pèse sur les épaules ou flotte au dessus de ma tête si ce n'est le bonheur d'être là avec lui.

« Ça t'agace hum ? J'le sais. J'te connais. »

Tout ce mystère. Oh oui je le connais, Monsieur déteste ne pas comprendre et je le vois à son visage qu'il ne sait effectivement pas à quoi s'attendre ni même ce que je mijote. Dans le fond c'est pas grand chose, enfin je crois, j'en sais trop rien à vrai dire. J'ai pas beaucoup d'expérience dans le domaine, que ça soit une relation dans le monde libre ou simplement le monde Non-Magique en lui même, mais j'ai agit à l'envie et à l'instinct. En attendant cette fois c'est moi qui me recule un peu et le regarde de la tête au pied en souriant.

« Juste un truc …  Les filles t'ont vu sortir comme ça ? »

Les filles ? Maxime et Macy bien sûr. La fashion police – je déconne. Comme ça ? Totalement destroy, comme d'hab, mais c'est comme ça que je l'aime et autant être honnête, j'en ai un peu rien à foutre de ce qu'il porte – sauf quand c'est son costume trois pièce, éventuellement, ou avec l'un de mes sweat je le confesse, mais j'le préfère de toute façon sans rien et ça c'est un secret pour personne. Peu importe ce qu'il a sur le dos, je le trouve beau. Bref, ce qu'il porte donc, à savoir un vieux T-shirt dépassé, un short et les cheveux dans le même état que le matin au réveil, a peu de chose près. Et t'as moi en face, dans un autre registre ...

« Jill et Keza m'ont dit que j'avais l'air d'un fils à papa ou d'un jeune homme de bonne famille, un truc dans le genre. J'trouve qu'on matche parfaitement. »

Le p'tit bourgeois et le touriste destroy, y a pas à dire, c'est parfait. En attendant je me marre comme un gosse, glissant ma main sur son ventre une seconde, sous son T-shirt, parce que je ne peux pas m'en empêcher. J'ai pas touché sa peau depuis cinq jours, je suis quelqu'un de très tactile, c'est juste un réflexe de plus que je n'essaie pas de brider.
Je l'admets, j'ai un peu envie de le faire mariner encore un chouïa mais je crois que finalement je suis presque aussi impatient alors c'est parti, le sourire toujours vissé sur le visage, un rapide baiser dans le creux de son cou et mes mains glissées dans les poches arrières de son short, mon regard droit dans le sien.

« Mais enfin pour en revenir à ce truc qui te titille probablement depuis tout à l'heure ... »

Je récupère une de mes mains, fouille dans l'une de mes propres poches et en ressort une petite carte rectangulaire qui est en fait une clé – j'avoue, j'ai pas bien compris le concept au départ et on ne se moque pas s'il vous plaît ! Bref, la carte entre deux doigts, entre nous deux, je le regarde effrontément, un sourcil arqué, comme le véritable petit branleur que je peux être parfois.

« … Tu m’offres un verre ou on passe directement par la case hôtel ? »

Et ces mots là, ce sont les siens à la base – vague souvenir de la dernière soirée arrosée à Poudlard. Faut croire que c'est mon truc, c'est pas la première fois que ça m'arrive de faire ça. J'me souviens vaguement d'une histoire de romantisme au tout départ … Mais la voilà, cette fameuse case.

Alors, t'en dis quoi Doudou ?
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MessageSujet: Re: Happy Song - Enzo.   Jeu 4 Jan 2018 - 23:43

Happy Song
EXORDIUM.
- C'est celle que tu as laissé vide en emportant mon cœur avec toi, loin de moi, en Californie mon amour ...
- Alors attends, j’reviens, j’vais vomir.

Parce qu’il est hors de question qu’il soit sérieux, s’il vous plait. De l’amour, si vous voulez mais du love en guimauve ? On m’épargnera, ça sera sympa. Et de toute façon, je sais pertinemment qu’il le fait parce que je déteste ça et en plus, ça l’fait marrer comme un con. Et moi, ça m’fait sourire. Il a l’air reposé, apaisé, en vacances en somme. Je prends conscience à quel point ça fait du bien de le voir dans un autre cadre que celui de l’école, entouré des personnes que l’on voit H-24 et de cet environnement que l’on voit tout autant.

- Ça t'agace hum ? J'le sais. J'te connais.

Inutile de demander de quoi il parle.

- M’agacer, moi ? Jamais. J’ai juste fomenté trois plans différents pour te faire cracher le morceau en moins de dix secondes.

Oui, ça m’agace mais pas dans le mauvais sens du terme. J’suis juste un putain de curieux qui aime les casse-têtes et les énigmes. Mais là, j’ai pas trouvé et j’ai honnêtement aucun indice, aucun signe. Rien, que dal. Alors ouais, je m’impatiente un peu et je sais bien qu’il va pas me lâcher tout de suite le morceau, sinon ça serait beaucoup moins drôle.
En attendant, il s’écarte légèrement et me regarde de la tête aux pieds.

- Juste un truc …  Les filles t'ont vu sortir comme ça ?

Pur réflexe, je me regarde alors que je connais déjà ma tenue – non sans déconner – reportant mon regard clair sur celui d’Enzo, amusé.

- Bah ouais, j’ai été validé pour la Fashion Week de la saison prochaine, t’aime pas ?

Sourire en coin, je sais bien qu’il s’en contrefout de ma façon de m’habiller, sinon, honnêtement, il m’aurait déjà largué depuis un petit moment. Disons que la mode, les fringues, c’est pas tellement le genre de truc où j’excelle le plus. Et j’ai pas non plus envie de m’améliorer, j’me trouve très bien comme ça, peu importe ce que l’on pourra en dire.
Par contre, ça s’passe comment ce style trop propre sur soi là, Mister Ryan ?

- Et toi, prêt pour la collection des p’tits bobos du Westminster ?

Je le taquine à mon tour sur sa tenue et j’avoue que ça me fait bizarre de le voir comme ça même si au fond, je m’en contre fou, ça change rien à ce qu’il y a en dessous.
Hein, vous disiez ?

- Jill et Keza m'ont dit que j'avais l'air d'un fils à papa ou d'un jeune homme de bonne famille, un truc dans le genre. J'trouve qu'on matche parfaitement.
- On est parfaitement assortie tu veux dire.

Rat des villes, rat des champs, vous connaissez ? Je prends note qu'il a revu Kezabel depuis, avant moi de surcroît...
Ca va je déconne.
Je me marre avec lui, reprend ma place dans ses bras parce que j’y suis bien alors que je sens sa main bouillante glisser sous mon tee-shirt. Mon regard se braque dans le sien, taquin.

- Dis donc, c’est une propriété privée j’vous prie.

Je suis parfaitement crédible alors que je lui sors ça, tout en me rapprochant de lui. Je réceptionne son baiser dans le cou avec un léger frisson que je n’affiche pas, esquissant simplement un sourire apaisé, heureux, tranquille. Il m’a manqué, c’est incontestable. Mes deux bras autour de sa taille, je capte son regard, sans détour.

- Mais enfin pour en revenir à ce truc qui te titille probablement depuis tout à l'heure ...
- Ah enfin tu te décides !

Oui parce que le suspens, c’est bien mais là, merde ! Alors je le regarde faire, presque impatient alors qu’il fouille dans l’une de ses poches pour en sortir une carte blanche, en plastique dur sans que je ne capte tout de suite de quoi il s’agit. Quoi, il va me la faire à la Gambit des X-mens et me faire un tour meurtrier de cartes ?
CA VA JE DECONNE mais j’en ai marre d’attendre, accouche !

- … Tu m’offres un verre ou on passe directement par la case hôtel ?

Je me fige alors je capte enfin et que la lumière se fait à tous les étages.
La première chose qui me frappe c’est que cette phrase me dit quelque chose pour la simple et bonne raison que c’est moi qui les lui aient sortis. Et il s’en souvient, c’est con, mais ça me fait quelque chose, me touche et me diffuse une douce chaleur au creux des tripes.
La deuxième chose… Hôtel ou verre, sérieusement ? Mon sourire s’esquisse en une expression à la fois comblée et malicieuse. Il vient de me surprendre, d’une belle manière et l’idée de passer un weekend improvisé avec lui, dans une chambre d’hôtel, inutile de dire à quel point j’en suis heureux, au-delà des mots.
Et pour toute réponse, je l’agrippe par le col de son haut de bobo et capture ses lèvres fiévreusement, me foutant du monde qui m’entoure puisque je les emmerde, seul Enzo comptant en cette seconde alors que j’englobe son cou de mes bras. Il vient de nous offrir une opportunité de passer un moment, une nuit, tous les deux, sans personne autour, à ne se soucier que de nous et c’est tout ce dont j’avais besoin.

Et concernant sa question… A mon tour de le faire mariner un peu.

- C’est cet hôtel là ?

Je suppose que oui mais je préfère m’en assurer alors que mon visage n’est toujours qu’à quelques centimètres du sien. Je m’empare de la clé sans attendre, obtient sa confirmation avant de tourner les talons et de me diriger vers les portes de l’établissement, sa main dans la mienne. Je marche d’un pas rapide, regarde le numéro de chambre indiquée sur la carte : 314. Donc troisième étage.

- Attends- moi là.

Je le plante sans sommation pour me diriger vers l’arrière salle où devrait se trouver de quoi pouvoir s’offrir deux trois trucs. Je reviens rapidement, une bouteille en main et le rejoint, lui faisant signe de venir. J’ai l’air pressé, c’est vrai, peut-être parce que je le suis. Peut-être parce que je suis bien trop heureux de le retrouver, de savoir qu’il nous a offert cette nuit seuls et parce que ça fait cinq jours que je ne l’ai pas vu. Je laisse l’instinct me guider, comme d’habitude et lorsqu’arrive l’ascenseur et que les portes se ferment…
… Rien ne se passe. Et pourtant, l’espace est exigüe. Et j’en joue, terriblement, lui faisant comprendre d’un regard qu’il a tout intérêt à ne pas me toucher s’il veut pour consommer entrée plat dessert rapidement. Les portes s’ouvrent, j’ouvre la porte et affiche un sourire satisfait.

Une simple chambre mais spacieuse malgré tout, un endroit propre, tranquille, où je m’y sens déjà parfaitement à l’aise. Cet endroit respire l’intimité, la tranquillité et mon cœur s’emballe un peu plus. Depuis combien de temps n’avais-je pas vécu un moment hors du temps, encore plus avec lui ?
Je me tourne vers Enzo, brandi la bouteille, sourire en coin.

- J’opte pour le verre ET la case hôtel. Je m’approche de lui, le pousse légèrement contre le mur derrière lui, déjà tentateur au possible. Et toi ?

Sourire enjôleur en coin, de celui qui sait ce qu’il veut et c’est finalement un baiser chaste que je lui offre, tranquillement, prenant mon temps malgré tout, appréciant la douceur et saveur de ses lèvres qui, elles aussi, m’avaient manquées.

- Merci pour tout ça. Tu m'as manqué.

Un murmure, sincère, soufflé et je retrouve de nouveau ses lèvres, dans un geste plus appuyé.
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MessageSujet: Re: Happy Song - Enzo.   Lun 8 Jan 2018 - 22:43

Et mon sourire de s'élargir à chacune de ses réactions

Si je suis satisfait de l'effet que cette surprise a sur lui ? Heureux serait le terme le plus adéquate, mais oui, évidemment. Je l'observe et le reconnais dans chaque évolution du message que je peux lire aussi bien dans ses yeux que sur les traits de son visage et plus encore dans son sourire qui s'étire cette fois de manière plus malicieuse. Je le connais suffisamment pour savoir ce qui est entrain de se passer dans sa tête … Mais je le sens … touché ? Oui, je le crois. J'entends son cœur qui accélère quoi qu'il en soit, inutile de dire que le mien en fait autant quand il attrape le col de mon polo et me vole un baiser brûlant. Et instantanément, instinctivement, je raffermis mon étreinte autour de lui, le rapproche encore un peu plus de moi en me laissant aller à cet échange alors que ses bras s'enroulent autour de mon cou à nouveau.

Autant le dire, ce baiser vaut tous les mots que j'aurais pu attendre. Le message passe très bien et sourire en profitant de ses lèvres n'est pas si simple que ça.

« C’est cet hôtel là ? »
« Ça s'pourrait bien. »

A croire qu'il prend ça pour un oui et moi j'me fais avoir comme un bleu, prêt à l'embrasser à nouveau alors que son visage est à quelques centimètres du mien, pensant naïvement avoir encore le contrôle de la situation. Il me chope la clé des mains, attrape l'une des miennes et j'ai à peine le temps de me remettre complètement droit sur mes jambes qu'il m'entraine avec lui d'un pas rapide. J'éclate de rire, on passe les portes à peine dix secondes plus tard ...

« Attends- moi là. »

… et il me plante en plein milieu du hall pour aller je ne sais trop où comme s'il connaissait l'endroit depuis toujours. J'imagine que les hôtel sont tous plus ou moins fait sur le même modèle ? Aucune importance.

« Je rêve. »

Je lève les yeux au ciel, mains dans les poches, incapable d'arrêter de sourire et ça n'est pas comme si j'essayais de toute façon. Lorsqu'il revient je constate que ça n'est pas les mains vides et mon sourire s'élargit à nouveau alors que je le rejoins, m'apprêtant à lui sortir une connerie sur le réceptionniste avec lequel je suis certain d'avoir une touche.
Mais étrangement, je fais moins le malin quand je comprends que c'est l'ascenseur qu'il vient d'appeler. Je n'en montre trop rien mais monter dans ce truc … Ok, ça ne m'est jamais arrivé, les peu de fois où j'y ai été confronté j'ai toujours pris l'escalier. J'ai pas confiance, ça ressemble trop à une cage – opaque et sans barreau – une putain de cage retenue par des câbles, mais pourtant je le suis à l'intérieur et sans broncher. Pas la peine d'être très observateur pour comprendre que je perds de vue ces idées et craintes bien rapidement parce que cet enfoiré m'a pris dans ses filets d'un regard et je m'en claque la langue contre le palais de frustration. Cet endroit confiné a changé de visage en moins de temps qu'il ne faut pour le dire mais je sais parfaitement que je n'ai pas le droit de le toucher et ces trois étages à monter me paraissent interminables.

Parce que plus les secondes défilent, plus j'ai envie de me jeter sur lui mais règne dans cette cabine silence et immobilité, noyés dans un regard assourdissant de sous-entendu, de provocation. Chose qu'il maitrise à la perfection.

Les portes s'ouvrent finalement, je respire à nouveau et le suis dans le couloir, incapable de le quitter des yeux alors qu'il marche devant moi et que je menace de le plaquer contre le mur d'une seconde à l'autre. J'étais calme jusqu'ici, le désir m'envahit chaque seconde un peu plus mais hors de question de craquer, je compte bien le faire mariner un peu moi aussi.
Nous voilà finalement dans la chambre, je referme la porte derrière moi et m'avance un peu plus en son centre, un sourire cette fois amusé sur le visage. Je l'observe découvrir les lieux puis se tourner vers moi, brandissant la bouteille comme un trophée.

« J’opte pour le verre ET la case hôtel. »

Ma respiration et mon rythme cardiaque s'emballent, je ne le quitte pas des yeux alors qu'il me pousse lentement contre le mur, usant de son charme pour me coller dans tous mes états mais je ne cèderais pas aussi facilement. Pour autant mes mains viennent se poser sur ses hanches ...

« Et toi ? »

… glissent dans son dos, puis plus bas. Gentiment, par dessus son short. Pour le moment. Le baiser qu'il m'offre est tranquille, je l'accueille avec bonheur, celui de pouvoir le sentir à nouveau contre moi. Celui d'être ensemble, tout simplement. Et dans un endroit où personne ne viendra nous déranger, où on n'a pas à faire attention à qui que ce soit ni quoi que ce soit d'autre que nous.

« Merci pour tout ça. Tu m'as manqué. »

Juste un murmure, comme une sorte de pause qui vous fait vous sentir bien mais d'une manière différente. Et je le laisse prendre mes lèvres à nouveau, lui rend son baiser de la même manière, de façon plus accentuée au fil des secondes. Toujours coincé entre lui et le mur je ne compte pas quitter cette place pour le moment et me contente de le rapprocher de moi pendant qu'on se ré-apprivoise physiquement après quelques jours de séparation. Je glisse mon visage dans son cou, l'y embrasse, mordille sa peau et remonte mes lèvres près de son oreille.

« Tu m'as manqué aussi. »

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MessageSujet: Re: Happy Song - Enzo.   Mer 17 Jan 2018 - 22:43

Alors alors...

Bourré ou pas bourré !

1 : Gagné
2 : Perdu
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MessageSujet: Re: Happy Song - Enzo.   Mer 17 Jan 2018 - 22:43

Le membre 'William C. Jackson' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Quidditch (Vif d'or)' : 1
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MessageSujet: Re: Happy Song - Enzo.   Mer 17 Jan 2018 - 23:22

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MessageSujet: Re: Happy Song - Enzo.   Sam 20 Jan 2018 - 22:52

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MessageSujet: Re: Happy Song - Enzo.   Mer 31 Jan 2018 - 18:40

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MessageSujet: Re: Happy Song - Enzo.   Ven 2 Fév 2018 - 19:26



Ma joue repose sur son torse pendant de longues secondes de silence après l'éclat, alors que nos deux cœurs se calment et que nos esprits retrouvent la terre en douceur. Passée la folie vient la torpeur. Passée la torpeur vient la tendresse.
Glissés sous les draps, allongés l’un contre l’autre, je laisse mes doigts l’effleurer alors qu’on s’embrasse en douceur, gentiment. Je joue avec ses doigts, caresse sa joue du bout des miens, laisse ma paume le parcourir de haut en bas et le regarde tranquillement. Un long et profond soupir d’aise m’échappe, je me sens bien, fatigué certes mais reposé, à ma place. Avec lui.

« Je t'ai ramené mon hoodie noir. »

Comme promis. Sourire. Je ne sais pas lequel de nous deux à le plus hâte qu'il le porte, à vrai dire, mais faut pas m'en vouloir, j'ai toujours eu un truc avec ça.

« Ça te dit de sortir manger un morceau et qu'on se balade un peu ? J’me damnerai pour un steak bien saignant. »

Pas que je ne compte pas profiter de ces heures passées ensemble pour baptiser cette chambre en long, en large et en travers, mais j'ai aussi envie de faire autre chose avec lui et je pense que c'est partagé. Discuter, aussi. Et j'ai vraiment envie d'un steak saignant … Tranquillement je le fais glisser sur moi, envie de sentir son poids sur mon corps, mes mains toujours occupées à le caresser lentement, ses lèvres sur les miennes ou sur ma peau dans de bref impacts et réciproquement.

« Tu viens chez moi le weekend prochain ? »

Le sourire qui ne me quitte pas depuis tout à l'heure s'élargit, simplement parce que je visualise déjà.

« J'aimerai bien de te revoir te balader en calbar dans mon salon, cette vision m'a bien plu la dernière fois. »

Je ricane, certes, et ça nous secoue tous les deux d'ailleurs, mais c'est la vérité. J'ai adoré l'avoir à la maison la dernière fois et même si on n'était pas ensemble à ce moment là, ça n'enlève rien au fait que j'ai vraiment apprécié ces quelques heures hors du temps. Aujourd'hui l'avoir dans mon décor aurait une autre dimension, plus importante d'une certaine façon. De toute façon, ça toujours été prévu qu'il vienne, on a juste pas calé de date pour l'instant.

« On pourra aussi aller se perdre dans le Parc National dont je t'ai parlé. J'sais pas, genre camping sauvage, ça peut être cool. En plus tu seras dans le thème avec tes fringues. »

Cette fois j'éclate carrément de rire et j'en paie le prix, parce que oui je me paie sa tête mais c'est de bonne guerre vu comment il m'a fait chier avec son bobo de Westminster tout à l'heure. Et puis qui aime bien châtie bien, c'est toujours la même rengaine. Il se trouve que je l'aime beaucoup … dommage pour lui.

« J'suppose que tu croiseras Derek du coup. »

Et ça, je sais pas trop ce que ça me provoque. Je ne vais pas dire que je suis encore sous le choc de mon arrivée à la maison mais ça m'a vraiment secoué et je connais mon frère, je sais pertinemment qu'il sera désagréable. J'adorerais être super heureux de présenter mon copain à mon frère mais franchement, pas sûr que ça soit une partie de plaisir. C'est chez lui autant que chez moi, il reste mon frère et William est mon petit ami alors on va tous devoir faire avec. Qui sait, si ça se trouve c'est simplement moi qui envisage le pire et au final tout se passera très bien. Qui vivra verra. Ça ne change rien au fait que je veux que Will vienne à la maison.

Un soupir m'échappe, je m'égare dans mes pensées l'espace d'une seconde mais mon attention revient bien vite à lui alors qu'autre chose me traverse l'esprit. Et le sourire revient, un peu plus timide néanmoins, alors que ma main droite glisse sur sa nuque.

« Est-ce que ça te fait flipper si j’te propose qu’on passe voir ma Grand-Mère ? »

Qui n'attend qu'une chose, et il le sait, le rencontrer. J'ai cru comprendre que c'était réciproque mais ... Finalement c'est peut-être moi que ça fait flipper maintenant qu'on y est. Pas flipper j'ai plus envie, flipper ... mec, c'est un pas en avant ça. Mais j'en ai envie et de ça, je suis certain.
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MessageSujet: Re: Happy Song - Enzo.   Lun 26 Fév 2018 - 22:34

Happy Song
EXORDIUM.


Mes doigts ne cessent pas de parcourir sa peau, de ses épaules à son dos alors que nous sommes allongés sous les draps. Ce moment de tendresse est tellement reposant que j’admet avoir du mal à garder les yeux ouverts. Si je m’écoutais, je pioncerais comme un bébé en cet instant, contre lui, sans me déloger de ses bras. J’aime ce genre d’instant de tranquillité où vous avez l’impression que le reste du monde n’existe pas, qu’il n’aura plus aucune incidence sur vous. Là, avec Enzo, j’me sens apaisé, vivant. Je ne me lasse pas de ses caresses tout comme je ne me lasse pas de le toucher, partout où je peux.

- Je t'ai ramené mon hoodie noir.
- Aah enfin un nouveau haut de pyjama !

C’est exactement le genre de truc que j’aime à portée quand j’me lève le matin ou tard le soir, avant d’aller me coucher. Ouais j’suis très cocooning, il est où le problème !

- Ça te dit de sortir manger un morceau et qu'on se balade un peu ? J’me damnerai pour un steak bien saignant.
- Ouais, parce que si je reste cinq minutes de plus ici, j’vais dormir jusqu’à demain. Je pose une main sur mon ventre qui commence à gargouiller… Et maintenant que tu me parles de steack, j’crève de faim.

Je n’dirais pas non contre un bon plat, un bon repas chaud en terrasse, avec un verre ou un cocktail. Je m’emballe pas j’suis en vacance, c’est différent. J’ai envie d’en profiter, de sortir avec lui et j’me ferais même un ciné ce soir si l’envie reste d’ici là. J’ai envie de penser à rien, je veux juste vivre cette journée paisiblement .
Mes pensées s’interrompt à l’instant où je me sens attirer sur elle, me logeant gentiment entre ses jambes. Je l’embrasse, tendrement, mes lèvres glissant dans son cou que je taquine en douceur, puis sur son épaule.

- Tu viens chez moi le weekend prochain ?
- Hm ?
- J'aimerai bien de te revoir te balader en calbar dans mon salon, cette vision m'a bien plu la dernière fois.
- Je pense que c’est négociable si tu m’refais visiter chaque rejoint de ta chambre.

J’accompagne mes mots de mes lèvres sur son torse, taquin, sans pour autant trop le provoquer.

- On pourra aussi aller se perdre dans le Parc National dont je t'ai parlé. J'sais pas, genre camping sauvage, ça peut être cool. En plus tu seras dans le thème avec tes fringues.
- Paré pour le camouflage, c’est toi qui t’feras bouffer par la grosse bête en premier.

Même si une fois par mois, c’est lui la grosse bête.

- L’idée me tente, vraiment. J’ai bien envie de faire un truc qui change un peu et ça, ça m’parait sympa… Je m’arrête un instant, le regarde. Seulement si tu m’promets qu’il n’y aura pas de vos grosses bestioles chelou qui te bouffe en deux deux.

Parce qu’on les vois suffisamment leur faune et flaure à la tv ou dans les journaux avec des mouches de la taille d’un pouce là. Putain, quand j’y repense c’est à se demander s’ils ne sont pas génétiquement modifiés tellement ça parait improbable.
Et plus sérieusement, l’idée de faire un truc aussi cool et un peu roots me plait bien. Ca changera un peu.

- J'suppose que tu croiseras Derek du coup.
- Qui, j’en suis certain, doit se faire une joie de me rencontrer.

J’me fais pas d’illusion, je me doute qu’il n’en a rien à foutre ou alors qu’il se fait un ulcère à l’idée de me rencontrer. Ou pas. J’en sais trop rien réalité, j’le connais pas vraiment donc est-ce que ça sert vraiment à quelque chose de juger ou de se monter des films ? Non et de toute façon j’en ai pas l’envie, tout ce que je veux c’est profiter et ne pas me prendre la tête pour des trucs qui ne vont pas arriver dans la seconde.

- Est-ce que ça te fait flipper si j’te propose qu’on passe voir ma Grand-Mère ?

Je me redresse légèrement et l’observe afin d’être certain qu’il est sérieux et qu’il ne se moque pas de moi. Cette femme, j’en ai beaucoup entendu parler et je n’sais pas pourquoi mais l’idée m’arrache un sourire sincère voir un peu taquin.

- Moi, flipper ? Non, absolument pas. Je serais ravi d’enfin la rencontrer.

Mes deux mains posées sur son torse, menton sur ces dernières, je l’observe, sourire en coin.

- C’est peut-être toi qui est entrain de flipper, non ?

Je l’emmerde, il le sait et je n’perds jamais une seconde pour le faire. C’est un de mes passe-temps favoris, il le sait bien. Et puis si je ne le faisais pas, il se ferait chier j’le sais.

- Tout ce programme me va parfaitement. J’ai même hâte.

Je dépose un baiser sur ses lèvres et finit par me redresser pour me sortir du pieu sinon, sincèrement, j’vais pas tarder à roupiller comme un bébé et j’vais jamais trouver la foi de me relever. Je chope mes fringues au passage mais reste entièrement nu, consciemment parce que je sais qu’il aime me mater en silence ce pervers.

- Si tu veux l’entrée, j’t’invite à venir dans la douche…

Je lui lance un regard qui en dit long sur mes idées et je sais qu’il ne tardera pas à venir me rejoindre. Et c’est le cas. On se cherche, on se trouve, sans forcément trop dépasser les limites, juste pour le plaisir du jeu et c’est une fois fraichement lavé et surtout de nouveau prêt, que j’arrange cette chambre d’un coup de baguette pour nettoyer l’alcool qui s’est étaler sur le sol. J’pourrais vivre ce genre de moment sur plusieurs jours et l’avant-gout que tout ça donne, me donne envie d’organiser ce genre de week-end avec lui. Je ne sais pas vraiment où, peut-être dans un pays étranger histoire de voir autre chose que ce que l’on connait déjà mais l’idée germe peu à peu dans mon esprit. Nous avons tous l’été pour y penser mais j’admet que la perspective d’aller me perdre je n’sais où, dans une chambre d’hôtel où le seul but sera de profiter de l’autre et de la vielle m’enchante assez.

- J’pense que ça serait pas mal que je t’amène à la maison aussi. Je lace mes vieilles baskets, assit sur le lit, les cheveux encore mouillés. Pour que tu rencontres mes parents. Je t’en ai déjà parlé mais ils commencent à me tanner pour rencontrer mon copain donc… je me redresse, sourire en coin. Puis t’as pas encore baptiser ma chambre en plus.


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MessageSujet: Re: Happy Song - Enzo.   Dim 4 Mar 2018 - 23:36

Il se redresse, m’observe, je crois qu’il essaie de savoir si je suis sérieux ou pas. Je le suis, je sais qu’il le comprend quand un sourire se pointe sur son visage.

« Moi, flipper ? Non, absolument pas. Je serais ravi d’enfin la rencontrer. »

Maintenant il est à la plage, moi je lui serre de drap de bain. Si ça me pose un souci ? Je pourrais le garder là, comme ça, bien confortablement installé sur moi pendant des heures. Et ce qui est entrain de se jouer me transporte dans un univers peint d’une certaine forme d’excitation. Parce qu’au-delà du coup de flippe que je me tape tout seul comme un grand, je suis super heureux de voir qu’il est content de rencontrer ma famille.

« C’est peut-être toi qui est entrain de flipper, non ? »
« J’vois pas de quoi tu parles. »

C’est faux, j’ai alibi, j’étais au cinéma. C’est ça moque toi sale con … Il a tellement raison, et j’adore ça tout comme j’adore le faire chier moi aussi. En attendant je croise mes mains derrière ma tête et arbore un faux air détaché, sourire en coin parce que j’ai envie de rire.

« Tout ce programme me va parfaitement. J’ai même hâte. »

Pas le temps de réellement atterrir, il m’embrasse et quitte le lit sans sommation. Moi j’y reste, je le regarde faire, le mate sans me gêner, sourire satisfait sur le visage et toujours les mains croisées derrière la tête, une jambe repliée et le drap en vrac qui me recouvre partiellement. Je le connais, je sais qu’il adore ça quand je le reluque comme s’il était un bon steak et que c’est précisément pour ça qu’il se balade à poil dans toute la chambre. En attendant la vue est plutôt sympa et je suis carrément entrain de lui mater le cul tout en m'étirant comme un chat quand je sens son regard sur moi, ce qui me fait vaguement relever les yeux.

« Hum ? »
« Si tu veux l’entrée, j’t’invite à venir dans la douche… »

Il disparait dans la salle de bain, je reste immobile quelques secondes, simplement entrain de planer sur mon petit nuage et de profiter du moment. La suivante je dégage le drap et traverse la chambre pour le rejoindre et on se retrouve à faire les cons sous l’eau chaude, à se chercher, à se trouver tout en restant finalement assez sages avant d’en sortir quelques temps plus tard.

« J’pense que ça serait pas mal que je t’amène à la maison aussi. »

Pause.

Si lui est entrain de lacer ses chaussures, déjà habillé, assis sur le lit, moi j’enfile tout juste un jean par-dessus mon caleçon, le torse et les pieds encore nus, les cheveux encore humide aussi. J’interromps mon geste, debout à quelques pas du lit alors que je m’apprêtais à fermer le bouton, l’attention focalisée sur lui. L’attention éveillée, surtout, tout comme la curiosité. Et le myocarde qui se demande s’il ne va pas bientôt piquer un petit sprint, j’avoue tout.

« Pour que tu rencontres mes parents. Je t’en ai déjà parlé mais ils commencent à me tanner pour rencontrer mon copain donc… »

Donc tu m’excuseras, je reviens, je vais faire un malaise. C’est pas un sprint qu’il se tape mon myocarde, c’est carrément un marathon alors que je débloque et parviens à refermer le bouton de mon jean alors que lui, tout sourire, doit certainement être entrain de jubiler de me voir comme ça. Connard. Je t’aime.

« Puis t’as pas encore baptiser ma chambre en plus. »
« Ouais alors là tu vois, je suis pas certain que t’arrives à tirer grand-chose de moi avec tes parents dans la pièce d’à côté. »

Allo ! Un rire nerveux pour la 12 !

Bras levés, mains croisés dans les cheveux sur le sommet de mon crane, je le regarde en me disant qu’il voit clairement la panique dans mon regard. Merde, ses parents, c’est pas rien, surtout pas si effectivement ils le tannent pour faire ma connaissance. La connaissance du petit ami de leur fils … J’ai une pensée pour Jude, je l’admets, parce que je me dis qu’ils ont dû le connaitre et je sais pas, ça me fait bizarre l’espace d’une seconde, comme si j’avais presque l’impression de prendre sa place ou je sais pas. Juste une seconde. Je pense aussi à mes propres parents. Puis je me recentre, me concentre sur l’instant présent et ce que ça implique, un sourire sincère sur le visage. De toute façon mes yeux me trahissent, je le sais, et je ne cherche pas à cacher l’excitation que tout ça me procure. Du coup de flippe, de pression que je me mets tout seul à la joie de découvrir ces deux personnes dont j’entends parler parfois. Je m’en suis fait une image, je vais avoir l’occasion de voir les vrais modèles et ça me fait très plaisir.

Mais si j’leur plais pas ?

« Tu crois qu’ils vont m’apprécier ? »

Mes bras retombent le long de mon corps et j’avance vers le lit sur lequel il est toujours assis jusqu’à me planter juste devant lui, une jambe de chaque côté des siennes. Coincé le Jackson.

« Parce que toi je sais que j’te tiens avec ça mais … »

Ça ? Mes abdos qu’il a sous le nez et que je me fais un plaisir de lui exposer, sur lesquels je laisse glisser ma paume une seconde, mode branleur activé. Une parade pour donner le change ? Y a sans doute un peu de ça mais pas que. Mes deux mains sur ses épaules je le pousse gentiment en arrière jusqu’à ce que le haut de son corps rencontre le matelas et me maintient au-dessus de lui, les pieds toujours sur le sol, le haut du corps penché au-dessus du sien. Et je secoue la tête au-dessus de la sienne pour faire tomber les dernières gouttes d’eau qui s’accrochent à mes cheveux. Parce que je suis un emmerdeur, un véritable gamin, et que ça m’amuse.

« Va falloir que j’trouve autre chose pour être validé. »

Encore une fois, y a du sérieux derrière la connerie, parce que je veux être validé. Ça me ferait terriblement chier que le courant ne passe pas même si, je sais pas, instinctivement je me dis que y a pas de raison. Ils ont l’air d’être des gens tellement … simples, dans le bon sens du terme, tolérants, gentils … Et je pense que j’suis pas trop mal comme garçon, non ?
En attendant si mon sourire disparait et que j’arbore un air sérieux ça n’a rien de négatif. J’attrape ma chaine dans une main, surtout le pendentif qui se balade entre nous deux, et garde mon équilibre au-dessus de lui de l’autre pour finalement me pencher un peu plus et l’embrasser. Lentement, calmement, avant de retrouver son regard.

« J’ai hâte de faire leur connaissance. »

Vrai.

« Même si ça me fait flipper. »

Vrai aussi putain, même si j’éclate de rire et me redresse en attrapant sa main pour l’aider à se relever.

« Maintenant on y va sinon j’vais sortir un truc romantique dans trois secondes. »

Et ça aussi c’est vrai. Je chope mon polo, l’enfile, chaussettes, chaussures, j’attrape un pull que je ne mets pas et sors mon sweat noir de mon sac pour mieux le lui balancer – Quoi ? C'est pas de ma faute si les nuits sont fraiches au Royaume-Unis – avec un sourire de gamin sur le visage et alors qu’on quitte la chambre, que je referme la porte derrière moi, en toute simplicité …

« Ah au fait. En général c’est pas les grosses bêtes les plus dangereuses, plutôt celles qu’on voit pas tellement elles sont p’tites. »

Large, très large sourire sur les lèvres, je me précipite dans les escaliers et le laisse méditer là-dessus.

Parce que tous les nuages du monde n'empêchent pas les pleines lunes
Et que chaque fois qu’elles brillent, c’est nos débuts qui se rallument
Parce que tu sais ce que j'aime, parce que je sais ce que tu veux
Et que c'est quand même une première fois dès qu'on est seuls tous les deux

Grand Corps Malade

#

Samedi 11 Juillet 2015 – Australie

Cette soirée qu'on a passé à Londres tous les deux, je me dis que c'était la première d'une longue série. Je continue d'avancer au jour le jour, oui, mais ce garçon j'en suis fou et pourquoi je m'interdirais de penser, voir, imaginer un peu plus loin ? C'est pas pour rien qu'aujourd'hui il va rencontrer ma Grand-Mère, pas pour rien que je vais faire la connaissance de ses parents dans pas longtemps. On a trainé une bonne partie de la nuit dans les rues, après le resto, après le ciné, après avoir bu un dernier verre, pour mieux se retrouver dans l'intimité de cette chambre d'hôtel qui a été à nous jusqu'au lendemain. Le sommeil ? On verra ça plus tard. En l'occurrence aujourd'hui, un peu, bercés par le bruit de l'océan.
Ce matin, à peine une semaine plus tard, c'est une nouvelle fois contre lui que je me réveille, mais dans mon lit cette fois. Il est arrivé la veille, j’attendais de pouvoir remettre ça depuis longtemps et si on a dormi comme deux sacs chacun de son côté du matelas, je sens maintenant son corps qui vient chercher le mien et l'étreint. Ce matin, je suis une « petite » cuillère et j'ai envie de me laisser aller à son contact, m'abandonner complètement dans ce réveil en douceur, mon dos contre son torse. Ma main glisse sur la sienne et s’y pose, je me blotti un peu plus contre lui sans pour autant me retourner et ronronne comme un gros chat. Est-ce qu’il existe un truc plus agréable que ça, sérieusement ?

« Bonjour. »

La voix est enraillée, pas encore vraiment réveillé, mais le sourire bien présent. Aucune idée de l’heure qu’il est, j’en ai pas grand-chose à faire et je compte bien larver encore un peu au lit avec lui même si au bout de quelques minutes j’ouvre les volets d’un coup de baguette et que la lumière perce dans la chambre en nous faisant grimacer et grogner tous les deux. A vu de nez, vu la luminosité, je dirais qu’il n’est pas loin de midi. Je ne suis pas du genre à trainer au lit, en tout cas pas quand je suis tout seul, mais là franchement … D’une la nuit a été courte, naturellement, et de deux, qui de censé aurait décemment envie de se défaire de ce cocon de bien être ?

Sauf que j’ai trop la dalle.

« P’tit dej ? »

P’tit dej. Au soleil hivernal, sur la terrasse, tranquilles tous les deux – Enfin, tous les trois avec Lune qui se joint à la partie, non mécontente de pouvoir choper un bout de bacon au passage avant d’aller se poser là où le soleil la caressera le plus. J’ai l’impression de planer depuis que j’ai ouvert les yeux, le simple fait de prendre le temps de vivre comme ça avec lui me balance dans des stratosphères que je n’ai pas envie de quitter. Ça tombe bien, c'est pas prévu pour tout de suite et ça, même Derek et sa bonne humeur, sa tolérance à l'épreuve des balles et mon ironie sur le sujet n'y changeront rien. Si ça ne gène personne, et sans offense frangin, je préfère oublier un peu son existence pour le moment.

#

« Prêt ? »

Milieu d’après-midi. En fin de journée ou demain on ira se perdre au Prom' pour jouer les sauvages en pleine nature et ce pendant quelques jours mais pour le moment c’est à Bairnsdale qu’on va, chez Grand-Mère plus précisément. On transplane directement dans le jardin de la propriété, ce qui lui laisse un large champ pour voir l’étendu du lieu. Le parc est immense, le manoir tout autant. Rien qui dépasse, tout est bien entretenu. Elle a un jardinier et une gouvernante. Je me dis qu’il va sans doute réellement prendre conscience du fait qu’il sort avec un gosse de riche, issu d’une famille loin d’être modeste et pour le moins dans la tradition : Celle des Sang-Purs. Je pense le connaître assez bien pour affirmer qu'il s'en fout de tout ça, que ça n'est pas le genre de trucs qui va le faire fuir parce que ce qui l'importe c'est ce que je suis moi. Et visiblement je lui plais comme je suis.

« Bienvenu dans une autre dimension. »

Ma main ne lâche pas la sienne, je resserre même l’emprise de mes doigts autour des siens et d’un geste l’invite à me suivre. On foule la pelouse tranquillement, je lui désigne d’un geste du menton un énorme Eucalyptus qui trône fièrement dans un coin.

« J’me suis pété le bras en tombant de cet arbre quand j’avais 7 ans. J’voulais voir si on pouvait surfer sur une branche. »

Qui a dit que j’étais un enfant sage ?

« On peut. Ça fait juste plus mal à l’atterrissage si tu te casses la gueule. »

Je me marre comme un crétin, me remémorant ce souvenir qui est loin d’être le seul concernant une blessure, un membre cassé ou une grosse frayeur. Et toujours une pensée pour Maman qui, dans ces moments-là, me maudissait. Façon de parler évidemment.
L’Eucalyptus perd totalement mon attention quand une silhouette familière se dessine sur le perron arrière de la grande maison et un sourire plein de tendresse étire cette fois mes lèvres. Elle est là, une des femmes de ma vie, radieuse malgré les années qui marquent gentiment les traits de son visage. Je la trouve magnifique, toujours élégante et accueillante. Sans m’en rendre compte j’accélère un peu le pas et monte les marches pour arriver jusqu’à elle. Si je quitte la main de William c’est uniquement pour la prendre dans mes bras l’espace d’un instant. Même si on s’est vu la veille ou quelques jours plus tôt, c’est toujours le même rituel et je ne compte pas changer ça.

« Bonjour Grand-Mère. »
« Bonjour mon chéri. »

Je m’écarte, me penche un peu, elle dépose un baiser sur ma joue et je fais un pas en arrière en me redressant. Un pas sur le côté, le cœur qui bat un peu plus vite, mes yeux se posent sur l’Américain. Je devine le sourire que Grand-Mère lui adresse en s’avançant vers lui.

« Et le voilà. »

Elle lui attrape les mains et l’observe sans aucune gêne. Je reste spectateur, à la fois amusé et encore un peu stressé. J’ai pas vraiment de doute sur le fait que ça passera entre eux, instinctivement, mais c’est pas anodin comme situation c’est tout.

« Il est encore plus charmant qu’en photographie. »

Dit-elle, large sourire, en me jetant un coup d’œil amusé alors que je pique un far et me pince l’arête du nez sous le regard – je le sais – tout aussi amusé et flatté de mon cher et tendre.

« Je t’assure que ses chevilles n’ont pas besoin de ça Grand-Mère … »
« Les chevilles ont toujours besoin de ce genre de choses mon chéri. »

Là encore je devine de l’amusement dans sa voix mais elle n’a pas tout à fait tort ceci dit. Sa main se pose sur ma joue, je fronce les sourcils, intrigué.

« Même si le fait que tu en pinces pour ce jeune homme est déjà un gage de sa qualité. »

Je rêve ou elle est gentiment entrain de se moquer de moi en me caressant dans le sens du poil pour faire reluire mon propre égo et illustrer ses propos ? En même temps, j’ai bon goût c’est vrai … Ou comment se faire manipuler par sa Grand-Mère, qui semble beaucoup s'amuser de la situation.

« Bonjour William. Soyez le bienvenu, je suis très heureuse de faire votre connaissance. »

Je me rends compte en cet instant à quel point j’ai de la chance de l’avoir. Si Grand-Père était toujours en vie ça ne se passerait pas comme ça, William n’aurait jamais pu mettre un pied ici je le sais parfaitement, mais elle … Elle me l’a dit quand elle a su pour Kyle, tout ce qui l’importe c’est que je sois heureux. Et je sais qu’elle est réellement ravie de rencontrer celui qui participe à ce bonheur aujourd'hui.

« Entrez, je vous en prie. Allons dans le petit salon, Marta vient de faire du thé. »

Elle entre dans la maison, j’adresse un sourire à Will et l’embrasse sur la tempe parce que j’en ai envie avant d'attraper sa main à nouveau et d'entrer dans la maison. On traverse un immense hall, en face de nous un gigantesque double escalier – sur les rampes duquel j’ai glissé un million de fois et je continue de le faire d’ailleurs – et au-dessus, le portrait d’un homme aux traits durs et au regard fier.

« Mon Grand-Père. »

Un homme pour qui j’ai du respect quand bien même je sais qu’on n’aurait jamais été sur la même longueur d’onde.

« Installez-vous les enfants. »

Ce que grand-mère appelle le petit salon n’a en réalité pas grand-chose de petit, à l’image de cette habitation. La vue donne sur le parc, on s’installe sur le canapé alors qu’elle prend place dans un fauteuil pour mieux nous regardez tous les deux. Je ne dis rien, je laisse faire. Après tout si on est là c’est pour qu’ils fassent connaissance.

« Alors William, dites-moi, est ce que notre belle île vous plait ? »

Comment est-ce qu'il pourrait en être autrement ?! Moi, chauvin ? Mais non. Conscient de l'endroit où je vis, c'est tout. Bon ok, un peu chauvin aussi.

« J’aimerai beaucoup avoir votre version concernant la façon dont vous vous êtes rencontrés tous les deux. »

Pardon ?

« J’ai eu la sienne, bien que ce grand timide ne soit pas très éloquent sur la question, mais je suis curieuse d’avoir la vôtre. »

J’allais dire que je n’avais pas extrapolé parce qu’on s’est rencontrés un peu par hasard et que les conditions étaient un peu mouvementées, pas le genre de truc qu’on raconte à sa grand-mère. Maxime qui tabasse Mateo, nous deux qui intervenons pour les séparer … Non, franchement, le coup du « on a des amis communs » ça me semblait plus adapté mais je comprends surtout que ça n’est pas le fond de la question. Mais plutôt comment on en est arrivés à se mettre ensemble ou quelque chose comme ça. Et je sais pas pourquoi mais je sens la coalition entre ces deux-là contre moi pointer son nez … Simple intuition.
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MessageSujet: Re: Happy Song - Enzo.   Mer 14 Mar 2018 - 12:36

Happy Song
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Comment ça la présence de mes parents dans la même maison va tuer ta libido ? On en reparlera quand je t’allumerais comme une chaudière, j’suis capable de te faire tout oublier Ryans. Absolument tout.
Son regard retranscrit à lui seul tout son stress… Pas étonnant. Ca fait beaucoup. Entre la rencontre avec sa grand-mère et lui avec mes parents, j’ai l’impression qu’on passe un nouveau cap. Mais ça me semble presque naturel.

- Tu crois qu’ils vont m’apprécier ? Parce que toi je sais que j’te tiens avec ça mais …

Planté devant moi, il me présente ses abdos et je ricane. J’ai pas le temps d’embrasser son ventre que je me sens pousser en arrière, dos contre le matelas alors qu’Enzo est entrain de secouer sa crinière de surfer, m’ejectant des gouttes d’eau dans la gueule. Je râle pour la forme, ferme un œil et appose mes deux mains sur son ventre que je caresse tranquillement.

- Va falloir que j’trouve autre chose pour être validé.
- Ramène ta gueule de garçon sage et de premier de la classe et ça suffira amplement.

Mes parents n’sont pas chiants, ne font chier personne à vrai dire. Chacun fait ce qu’il veut chez soi. Le cliché des cathos voudraient que mes parents rejettent l’homosexualité mais j’ai la chance à ce qu’ils soient normaux, donc ouverts, considérant que si Dieu a mit leur fils sur cette voie, c’est qu’il devait y avoir une raison.
J’ai envie de dire que j’ai de la chance même si ça devrait être normal pour tout le monde que d’avoir des parents comme ça… Bref, tout ça pour dire que je ne me stress pas plus que ça que de le leur présenter. Je sais qu’il fera bon effet tout comme je suis quasi certain qu’il plaira à mes parents.
Il se penche un peu plus, m’embrasse, mes mains glissent dans le creux de son dos alors que je profite paisiblement de ce contact.

- J’ai hâte de faire leur connaissance. Même si ça me fait flipper.
- Eeeh, t’inquiète, tout va très bien se passer.
-  Maintenant on y va sinon j’vais sortir un truc romantique dans trois secondes.
- C’est pas ce que tu fais déjà à peu près tout le temps ?

J’me fous de sa gueule, gentiment, parce que je ne me lasse jamais de l’emmerder. Je réceptionne le sweat noir que j’prends avec moi parce que quand il va être 20h et qu’on sera dehors, j’vais être content de le trouver et de m’y glisser dedans.
J’suis fin prêt pour la sortie et vaut mieux qu’on se casse vite avant que l’appel du lit ne soit le plus fort…

- Ah au fait. En général c’est pas les grosses bêtes les plus dangereuses, plutôt celles qu’on voit pas tellement elles sont p’tites.

Et il se casse, sans cérémonie.

- What th… EH ATTENDS ! J’le suis hors de la chambre, sourcils froncés. Ca veut dire quoi ça !

J’vais te montrer qui la bête la plus dangereuse …

¥

Samedi 11 Juillet 2015 – Milieu d’après-midi.

Quand il n’y en a plus, y en a encore. Après un weekend à Londres, c’est en Australie que j’ai autorisation de me prélasser devant cette vue de rêve et putain j’vais jamais m’en remettre. Comment est-ce qu’il a pu retourner à l’école toutes ces années en laissant ça derrière lui ? Si j’ai ça un jour dans même, même pas en rêve je quitte cet endroit.
J’ai eu le droit à un réveil tendre et en douceur dont il a le secret et dont je raffole. J’pourrais passer des heures au pieu avec lui, juste à discuter contre lui, à raconter des conneries tout comme j’pourrais passer des heures sur cette terrasse à prendre le p’tit dej, bruit des vagues en fond sonore et rien d’autre pour nous faire chier. Pas même cet enfoiré de Derek. Désolé, j’sais que j’dois respecter son frère mais quand lui-même ne vous respecte pas c’est compliqué.
Pour le moment, je m’en fou comme de l’an quarante parce que j’suis avec mon mec et qu’après avoir profiter d’un bon brunch en bon et dû forme, il est temps de passer aux choses sérieuses… Et si j’suis prêt ? Bien sûr que oui. Le transplanage s’effectue sans anicroche et c’est au milieu d’un jardin que l’on se trouve… un jardin immense. Putain. On pourrait y loger un terrain de foot si ça n’est pas plus.
Le parc est énorme et le manoir j’en parle même pas. J’ai même pas encore foutu un pied dans la demeure que je sens déjà l’odeur du fric d’ici. Si ça m’gêne ? Absolument pas, je m’en fou. Mais parce que j’suis pas un gamin mal élevé et que je sais que parfois j’peux avoir l’air d’un pouilleux sorti tout droit de dessous d’un pont, j’ai fais un effort pour aujourd’hui.
Chemise bleu clair, jean propre, baskets propres. J’suis pas non plus coiffé correctement mais c’est pas la cata non plus. Mais quand j’vois qu’ici pas un seul brin d’herbe n’est plus haut que l’autre, que tout semble taillé au carré, j’vous jure que j’ai l’impression d’être le défaut planté dans la perfection.

-  Bienvenu dans une autre dimension.
- Clairement. Je finis mon tour d’horizon d’un regard et esquisse un sourire. Mais c’est chouette.

Je le suis, main dans la sienne, contact qui me rassure un peu. Je suis peut-être un gars assez décontracté mais cette fois, je l’admets, une petite pointe d’appréhension se présente au creux du thorax. Ca pue le fric, encore une fois. La richesse, l’honneur et la droiture. Digne des familles de sang-purs hypers conventionnelles mais quand j’vois Enzo, j’me dis qu’il rappelle à lui tout seul qu’il ne faut pas se fier aux clichés.

- J’me suis pété le bras en tombant de cet arbre quand j’avais 7 ans. J’voulais voir si on pouvait surfer sur une branche.  On peut. Ça fait juste plus mal à l’atterrissage si tu te casses la gueule.

J’éclate de rire, imaginant parfaite un gamin debout sur cette même branche en se prenant pour un sportif de haut niveau, affrontant les pires vagues haut la main… jusqu’à chuter et chouiner parce que ouais, un bras cassé, putain ça fait mal.
HEIN MAXIME.
Morue va.

Nous arrivons près de la grande maison et nous pouvons déjà apercevoir un corps se détaché du perron, une silhouette qu’Enzo reconnait aussitôt. Inutile de me demander qui est cette femme en vu de l’air de famille que je capte.
Et mon angoisse silencieuse se dissout et fond comme neige au soleil.
Il y a quelque chose chez cette femme qui aspire toutes les ombres autour de vous, toutes traces de tristesse, de stress ou de quoi que ce soit de négatif. Tout dans sa posture aspire à une bonté qui m’allège le cœur et me fait me sentir déjà bien plus à l’aise dans mes baskets. Enzo est déjà dans ses bras, l’affection qui transparait de l’étreinte adoucirait n’importe quel cœur. Le mien le premier.

- Et le voilà.
- Bonjour Mme.

Je la laisse me prendre les mains, m’observer sous toutes les coutures parce que faut l’admettre, j’suis carrément canon *out*

- Il est encore plus charmant qu’en photographie.
- Je t’assure que ses chevilles n’ont pas besoin de ça Grand-Mère …
- Les chevilles ont toujours besoin de ce genre de choses mon chéri. Même si le fait que tu en pinces pour ce jeune homme est déjà un gage de sa qualité.
- Et je suis parfaitement d’accord. D’ailleurs, je dois dire que vous êtes tout autant ravissante…

Clin d’œil, large sourire.
Qui a dit que je ne savais pas m’y prendre avec les femmes ?
Je l’aime déjà, me prends d’affection pour elle alors que ça ne fait que dix secondes que je lui parle. Je suis un homme faible. Ou tout simplement un homme sensible à la gentillesse profonde et pure.

- Bonjour William. Soyez le bienvenu, je suis très heureuse de faire votre connaissance.
- J’en suis très heureux également.

La politesse n’a pas été exclue de mon éducation, encore moins la politesse appuyée. Assez ouvert d’esprit, certes, mais mes parents tenaient malgré tout à avoir une bonne image. Vous imaginez leur gosse parler comme un pauvre enfant de la rue en plein dans la paroisse ? Non hein…

- Entrez, je vous en prie. Allons dans le petit salon, Marta vient de faire du thé.

Enzo m’embrasse sur la tempe, me prend la main et je me laisse faire, vachement plus tranquille qu’il y a dix minutes. Je n’ai plus le moindre doute quant au fait que je sais que tout se passera bien avec elle et que si le reste de la famille devait me rejeter comme un sac de fiente d’Hippogriffe, il y en a au moins une qui m’appréciera …

- Mon Grand-Père.

Où ça ?
Sur un immense tableau illustrant l’entrée. Histoire de rappeler aux invités qui est le maitre de maison, qui en impose dans la famille. Et pour en imposer, ça, aucun problème.

Et… bordel. C’est CA le petit salon ? Non mais cette pièce pourrait faire GRAND salon et cuisine en même temps. J’suis complètement fasciné par l’architecture, l’ancienneté des lieux et j’foutrais ma main dans le chaudron que ce manoir rescelle une immense bibliothèque.
J’me sens un peu comme Belle dans le manoir de la bête.
C’EST BEAU PUTAIN.

- Installez-vous les enfants.

Installés sur le canapé, nous lui faisons face.

- Alors William, dites-moi, est ce que notre belle île vous plait ?
- J’en suis tomber complètement amoureux. Un véritable coin de paradis. Ca me change de la Californie.

Même si c’est tout aussi chouette là-bas, tout aussi beau et que mon côté du monde a ses propres petits coins paradisiaques.

- J’aimerai beaucoup avoir votre version concernant la façon dont vous vous êtes rencontrés tous les deux. J’ai eu la sienne, bien que ce grand timide ne soit pas très éloquent sur la question, mais je suis curieuse d’avoir la vôtre.
- Oh je suis sûr qu’il omit les détails les plus importants et les plus croustillants.

Je me tourne vers mon cher et tendre et lui affiche un trèèèèèès large sourire, qui en dit long sur ce qu’il nous attend. Parce que je dois faire bonne impression tu comprends ? C’est pour la bonne cause. Allez fais pas cette gueule gosse de riche va !
En tout amour.

- En réalité on se connait grâce à Poudlard. Mon école ayant été détruite, nous avons été mutés dans plusieurs secteurs différents, dont Hogwarts. J’ai rencontré Enzo là-bas pour la première fois. Les présentations officielles se sont faite grâce à des amis en commun, après une discussion tous ensemble.

Tu noteras que j’omet les détails du style qu’on a discuté entre deux tâches de sang et d’angoisse.

- Et j’suis quasi certain qu’il était déjà amoureux de moi.

Je le taquine, ça se voit, même sa grand-mère capte mon trait d’humour.

- Nous sommes devenus amis et de fil en aiguille nous nous sommes rapprochés. Difficile de résister à un grand gaillard adorable comme lui.

En plus de ça, j’fais des éloges de toi. Si j’suis pas parfait après ça. Et j’me souviens de tout. De cet épisode où j’me suis retrouvé dans son pieu par mégarde mais surtout parce que j’étais bourré, là où il a faillit me faire l’amour sauvagement en me prenant pour Kyle – ahem -.

- Pour tout vous dire, la première fois qu’il m’a déclaré son amour, c’était dans le lac parce qu’il a jugé bon de m’y balancer.

Petite anecdote toute mignonne et sympathique qui me rappelle de nombreux et très bons souvenirs.
Et ENCORE UNE FOIS
tu noteras la façon dont je raconte ça joliment, pas comme une brute sans poésie.

- Il n’en donne pas l’air mais c’est un grooooos romantique !

Cadeau peluche.
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MessageSujet: Re: Happy Song - Enzo.   Ven 16 Mar 2018 - 19:44

« Oh je suis sûr qu’il omit les détails les plus importants et les plus croustillants. »

Non. Hors de question. Ne me regarde pas comme ça …

« En réalité on se connait grâce à Poudlard. Mon école ayant été détruite, nous avons été mutés dans plusieurs secteurs différents, dont Hogwarts. J’ai rencontré Enzo là-bas pour la première fois. Les présentations officielles se sont faite grâce à des amis en commun, après une discussion tous ensemble. »

Le frisson qui m’a couru le long de l’échine quand il a évoqué Salem et sa chute, il a été bref mais bien réel. Passé ce frisson c’est le sourire que je tente de retenir en voyant ce petit malin jouer habilement avec la vérité. Regardez-le, bien propre sur lui dans sa chemise, à l’aise dans le décor, garçon respectable. Il l’est, respectable je veux dire, mais tout le monde a compris où je veux en venir. Je connais la sneaky bitch qui se cache en lui et je sais parfaitement qu’elle est à l’œuvre en cet instant.

« Et j’suis quasi certain qu’il était déjà amoureux de moi. »
« Évidemment. »

Dit-il en levant les yeux au ciel et en secouant la tête, un sourire amusé sur le coin des lèvres.

« Nous sommes devenus amis et de fil en aiguille nous nous sommes rapprochés. Difficile de résister à un grand gaillard adorable comme lui. »

Difficile de résister quand j'te saute dessus avec détermination surtout, mais la version grand gaillard adorable c'est bien pour les circonstances … En attendant je revis dans ma tête l'évolution de cette histoire et ça me fait sourire pensivement. Et puis je le regarde, à l'aise dans l'échange, en plein délit de caressage dans le sens du poil à mon intention. Grand-mère est clairement amusée par la situation.

« Pour tout vous dire, la première fois qu’il m’a déclaré son amour, c’était dans le lac parce qu’il a jugé bon de m’y balancer. »
« Parce que tu l’avais mérité. »

La raison ? Je la trouverais plus tard. Y en a aucune, évidemment, j'avais juste envie de l'emmerder comme a peu près quinze fois par jour. Et je me marre, particulièrement fier de ma connerie cette fois là je dois bien le dire. J'oublie pas tout le reste pour autant, ce « je t'aime » sorti sans prévenir et le sien en retour après un moment de flottement dans lequel on s'est tous les deux perdus le temps de retomber sur nos pattes.

« Il n’en donne pas l’air mais c’est un grooooos romantique ! »

Je te déteste. Cordialement. Ça va se payer. J'ai le « sale con » sur le bord des lèvres, il peut largement le lire dans mon regard même si j'ai toujours autant envie de rire. Sur le visage de grand-mère c'est un sourire plein de tendresse que je devine du coin de l'œil alors que je ne quitte pas de Will du regard, le menaçant silencieusement.

« Il doit tenir ça de son père. »

Arrêt sur image. Si je perds brutalement mon sourire ça n’est pas pour des mauvaises raisons, simplement la surprise. Je mets quelques centièmes de seconde à sortir de cette sorte d'état de choc.

« Papa ? Romantique ? »

Je me penche un peu en avant, mains croisées, coude sur les genoux, toute mon attention focalisée sur elle alors que je fronce les sourcils. C’est clairement pas l’image que j’ai gardé de lui même si je l’ai toujours vu très amoureux de maman. Sans doute parce que pour moi il était … Papa, pas un homme, pas un mari, juste … Papa. Et je sais pas, ça me fait un truc, le fait d’être associé à lui comme ça, ça me chamboule un peu. Agréablement mais fébrilement, pour plusieurs raisons.

« Oh il n’en montrait rien mais Richard, je crois qu’il aimait exactement comme tu le fais. Entièrement. Et avec passion. »

Elle me regarde, toujours avec cette tendresse maternelle, j’arrive pas à décrocher de son regard ni même décrocher un mot mais dans ma poitrine mon cœur s’emballe et ma gorge se serre un peu. Parce que je suis ému, c’est tout. Parce que oui tout ça me rend fébrile et provoque le réflexe de relever la tête pour ne pas avoir l’air fragile mais je ne le fais pas. Je garde ma pudeur immobile et silencieuse. Et mes joues un peu roses, sans doute.

« Et qu’il essayait de cacher ce trait de caractère sans doute par fierté masculine, mais on ne peut rien cacher à une mère. »

Elle se laisse aller à un rire amusé, le sourire revient sur mon visage et je me détends, baisse la tête une seconde et lâche un soupir comme pour évacuer tout ça, pour me laisser envahir par toutes les choses positives que ça me provoque. S’entendre dire qu’on a un point commun avec son père, un homme qu’on admire et qui nous manque, un des piliers d’une existence, c’est peut-être rien aux yeux de certains mais pour moi c’est énorme. Il y a ses émotions à elle qui me percutent aussi, parce que si j’ai perdu mon père elle a perdu un fils. Et je n’ai pas fait attention mais ma main est venue gentiment se poser sur le genou de William, comme un réflexe, un besoin de le sentir dans un moment un peu sensible.

« Ni à un petit-ami visiblement. »

Elle arque un sourcil et lui lance un regard taquin avant de se pencher un peu vers moi, comme pour me faire une confidence.

« Mais je suis certaine qu’il aime ça alors ne change rien. »
« J’en ai pas l’intention. »

Et je le regarde, sourire en coin.

« Parce qu’il s’en vente pas mais c’est pas le dernier à venir chercher un câlin ou apprécier les p’tites attentions et les mots doux de temps en temps. »

Y a pas de raisons que je sois le seul à me taper l’affiche. Je sais que le romantisme c’est pas son truc, tout comme je sais que je le suis – romantique – même si c’est un truc que pour visiblement les mêmes raisons que mon père, j’assume pas des masses. Je crois qu’on arrive à s’ajuster, j’en fais pas trop, je reste simplement naturel et c’est comme ça que je lui plais. Réciproquement.
La discussion se poursuit pendant un moment, les éclats de rire de sont pas rares. On parle de tout, de rien, de nous, des autres, jusqu’à ce que les paroles se tarissent naturellement.

« Je peux lui faire visiter le manoir ? »
« Oui, bien sûr mon chéri. Et faites un tour par la roseraie, Lachlan en a fait quelque chose de merveilleux. »
« T’as raison, j’lui cueillerais une rose pour lui déclarer ma flamme au passage. »

Large, très large sourire moqueur à l’adresse de l’Américain parce que c'est bien évidemment de lui que je parle, pas de Lachlan. Autodérision, oui, mais je me fous ouvertement de lui au passage en laissant planer le doute au-dessus de sa tête.
Naturellement dès qu'on est tous les deux je me venge et passe mon bras autour de son cou comme si je voulais l'étrangler en le coinçant bien comme il faut parce qu'il a clairement une force de mouche à côté de moi. Si j'abuse de mon physique ? Tout le temps. Et plus il se débat, plus ça me fait marrer. J'en profite pour me foutre de sa gueule, allant même jusqu'à l'imiter quand il s'exprime comme un mec sérieux et hyper poli. Je lui demande ce qu'il a fait de Mister Camping et si c'est son jumeaux maléfique qui a pris sa place pour venir faire du gringue à ma grand-mère – crois pas que je t'ai pas vu lui faire un clin d'œil en lui lâchant un compliment vil flatteur. Puis je finis par me calmer et le lâcher, non sans exprimer un « Aïeuh ! » exagérément sonore quand il me frappe pour se venger à son tour de ce que je viens de lui faire. Sans être capable d'arrêter de rire, évidemment.

« Elle t’aime bien. »

Fait. Et ça me fait réellement plaisir même si je n’en doutais pas. Je lui montre les endroits que je préfère dans la maison, lui raconte quelques anecdotes, Marta – la gouvernante – nous colle des muffins dans les mains en passant.

« Ça va ? Ça t’donne pas trop envie de fuir tout ça ? »

Pas les muffins, évidemment, mais l’opulence, l’immensité de cet endroit, tout ce que ça représente. On ne vient pas du même monde tous les deux, pour certains c’est un problème mais je ne crois pas que ça nous concerne.
Et puis il y a cette pièce un peu spéciale que je tiens absolument à lui montrer avant qu’on ressorte. Je le regarde pour faire monter un peu le suspens et ouvre une large double porte en bois derrière laquelle se trouve un endroit qui, j’en suis sûr, le laissera sans voix et dont il tombera presque autant amoureux qu’il ne l’est de moi – Oui, presque, faut pas déconner. La bibliothèque. Un truc … démesuré, en toute honnêteté. Il y a des étagères sur tout le long des murs et hautes jusqu’au plafond : Une vie d’homme ne suffirait pas à lire tous les livres qui se trouvent ici. Il y a de tout, c’est une collection qui se trouve dans la famille depuis des générations : Histoire, Géographie, Littérature, Médecine et j’en passe. Tous sujets affiliés au côté magique de la barrière, bien sûr. Je laisse à sa découverte, qu’il en profite, prenne le temps qu’il veut parce qu’on n’est pas pressés et parce que je sais qu’un endroit comme ça c’est proche du paradis pour lui. Je me dis aussi qu’on pourra revenir passer un après-midi ici s’il a envie, juste pour ça, qu’il pourra y rester enfermé si ça le tente et je m’occuperais autrement si j’ai envie de faire autre chose, c’est pas un souci.
On a finalement dit au revoir à Grand-Mère en fin d'après-midi et on est repassés à la maison le temps de prendre quelques affaires et de filer au Prom’.
Une tente, de quoi se faire à manger, dormir relativement confortablement et des vêtements assez chauds et imperméables pour passer la journée dehors. C'est carrément sexy le mois de juillet en Australie ! Se tripoter pendant des heures sous la tente et s'y taper des fous rires par contre c'est cool. Profiter des paysages, faire un feu le soir, croiser quelques animaux du coin et se balader toute la journée aussi. Juste être tous les deux au milieu de nulle part sans se soucier de rien ni personne et profiter de l'instant présent en se créant des souvenirs communs.

#

Lundi 27 juillet 2015 – Los Angeles/Californie/USA

« J'ai déjà ton dossier médical donc ramène simplement ton carnet de santé si tu l'as. »
« Oui, ok, d’accord, je prends ça avec moi. Merci encore en tout cas et à mercredi. »
« A mercredi Enzo. »
« Attends avant de raccrocher ! »

Cette voix c’est celle d’Isma, que j’entends à travers le téléphone alors qu’elle reprend celui de Leiv et ça me fait rire. Y a un truc nouveau dans ses intonations, je la sens beaucoup plus détendue et ça fait plaisir. Je parlais jusqu'ici avec son futur mari par rapport à l'intervention qu'il va faire sur moi dans deux jours pour faire disparaître les cicatrices sur mon torse et il me passe ses dernières recommandations, ce que je dois lui ramener, etc …

« Toujours là Champion ? »
« Affirmatif. »
« Tu stresses ? »
« Un peu oui. J’ai confiance en Leiv mais c’est … »
« Mais pas pour ça ! »

Plait-il ?

« De quoi tu … »

Et la lumière se fait dans les étages.

« Sérieusement ? »
« Oui, sérieusement. »
« T’es branchée gossip toi maintenant ? »
« Quand ça te concerne toi, oui. »

Je rêve. J’ai l’impression d’avoir une gamine au bout du fil, sincèrement. Et ça me fait sourire autant que ça me touche en toute honnêteté. Elle se marre. Elle se marre ! Elle se fout ouvertement de ma gueule ! Pas toi Isma ...

« Je rêve où ça t’amuse ? »
« Totalement. »

Et elle en est fière en plus.

« Je suis certaine que tu vas faire une super impression et qu’ils vont t’adorer. Impossible que ça se passe autrement. »
« Merci Isma. »
« Aller mon grand, file les éblouir avec ton accent Australien ! »
« … T’en encore entrain de te foutre de ma gueule là, c’est ça ? »
« A mercredi ! »

Et elle raccroche la bourrique. Une gamine ! Exactement ce que je disais. J’ai reçu un message pendant le coup de fil alors je regarde, il s’agit de Mateo – qui est au courant bien évidemment.

« Alors la Peluche, pas trop en flippe ? C’est le grand joooourrr !! Ahahah ! »

Ce à quoi je réponds :

« GFY. »

En toute amitié fraternelle, bien sûr. D'ailleurs j'trouve qu'on se voit pas assez ces derniers temps et ça, c'est pas acceptable. Quand est ce que tu me présentes ta mère ?

#

Nous y voilà. J’ai l’impression de débarquer dans un autre monde quand j’arrive à l’endroit où Liam m’a filé rencard. Venice Beach. C’est … Assez incroyable. Des terrains de basket, un skate park qui me démange, l’océan derrière la plage et des types – et des nanas – qui prennent des vagues, une grande piste cyclable qui a l’air de faire tout le long de la côte, une fête foraine un peu plus loin et des magasins de skate, de surf, de fringues, des resto, un coin qui grouille de vie et de gens assez barrés j’ai l’impression. Je me sens un peu largué je dois bien le dire mais c’est avec le sourire que je découvre tout ça. Il fait super chaud, je redécouvre le bonheur du soleil d’été et New-York que j’ai découvert il y a quelques « jours » s’efface de ma mémoire pour laisser toute la place à cet endroit espacé et décontracté. Pas de building, je respire carrément mieux ça c’est clair. La ville c’est pas tellement fait pour moi mais un endroit comme ça …
Je suis un peu en avance, j’en profite pour papillonner un peu, me balader, néanmoins impatient de retrouver mon homme que je n’ai pas vu depuis une dizaine de jours parce qu'on avait des trucs de prévus chacun de son côté. Je me fonds un peu dans le décor même si j’ai quand même l’air un peu propre sur moi. Chemise blanche, les manches remontées jusqu’aux coudes, un bermuda beige et converses one star aux pieds – si je m’écoutais je les dégagerais pour marcher pieds nus mais ça attendra, j’vais pas me pointer comme un sauvage chez les beaux-parents. Les cheveux a peu près bien coiffés mais pas trop parce que j’aime pas, lunettes de soleil sur les yeux, sac à dos sur les épaules, mains dans les poches, j’observe cet environnement qui contraste avec tout ce que j’ai pu côtoyer jusqu’ici. J’ai beau venir d’Australie où on est plutôt détendu de la tong, c’est la première fois que je vois des nanas faire du roller en bikini sous les palmiers … Ça va je mate paaaas ! Juste un peu. En réalité ce qui attire le plus mon attention c’est un mec qui revient de la plage avec sa planche sous le bras et quand je vois l’accro dessus c’est plus fort que moi, je siffle en grimaçant.

« Aoutch. »
« Comme tu dis. Un abruti m’a grillé la priorité, ma planche s’est pris sa dérive. »
« J’vois ça. »
« J’ai eu de la chance, ça aurait pu être ma face. »
« Pas faux. »

Sans y réfléchir je passe mon sac devant moi et fouille dans la poche avant – en faisant attention à ce que je fais parce qu’il est ensorcelé et c’est pas tellement le moment de faire une démonstration de magie vu le monde qu’il y a partout autour. J’en sors simplement un petit pot que je lui tends.

« Essaie ça. C’est de la sève de rosier, ça marche super bien. »

Comme quoi ça sert d’avoir une grand-mère qui adore les roses … Parce que oui, c’est un truc que j’ai fait moi-même, en prenant la matière première directement dans sa roseraie. Avec son autorisation, bien sûr. Il a l'air surpris par le geste mais semble l'apprécier en tout cas et attrape le contenant en le faisant tourner entre ses doigts.

« Merci Dude, c’est sympa. »
« Pas de problème, ça me fait mal de voir ton surf dans cet état. »

Je pense qu'on se comprend, le rire qu'on laisse échapper en même temps en atteste. Passion commune. La discussion s’installe finalement, il me demande d’où je viens et c’est avec plaisir que je l’écoute parler de son trip en Australie d’il y a quelques années. Autant dire que ça me donne encore plus envie de partir découvrir les côtes de mon île et leurs spots mais quand il enchaine sur le Costa Rica ? Il m'a perdu … C'est officiel, je veux y aller.
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MessageSujet: Re: Happy Song - Enzo.   Mar 10 Avr 2018 - 18:24

Happy Song
EXORDIUM.
Je l’aime bien sa grand-mère et j’sais pas pourquoi, je sens qu’on va être du genre très bavard tous les deux… Mais la complicité qui émane d’Enzo et elle ne m’échappe pas. Je les écoute parler de son père romantique – on sait d’où ça vient du coup –. Je ne m’immisce pas dans l’échange mais le contemple plutôt, intercepte tout l’intérêt qu’Enzo éprouve en cette seconde d’entendre parler de son père, qu’Olivia lui peint de quelques mots, lui fait découvrir ou redécouvrir, je n’en sais trop rien.

- Et qu’il essayait de cacher ce trait de caractère sans doute par fierté masculine, mais on ne peut rien cacher à une mère. Ni à un petit-ami visiblement.
- C’est pas moi qui l’ait dit.

Et tu le vois mon grand sourire ?
Ce qu’elle décrit de cet homme ressent tellement à celui que j’aime qu’il serait difficile de contester le lien de parenté. Ce moment est presque touchant, attendrissant. Je n’ose pas imaginer ce que ça fait de perdre ses parents, les miens étant tous les deux en vie et même si je connais la mort de près pour avoir perdu deux êtres très chers, je crois que je ne pourrais jamais vraiment mesurer leur douleur à tous les deux, finalement. Puisque si Enzo a perdu des parents, Oliva a perdu un enfant. Deux orphelins qui aujourd’hui, se soutiennent d’un amour que je devine indéfectible.
C’est ce qui rend cette relation d’autant plus belle qu’elle ne l’est.

- Mais je suis certaine qu’il aime ça alors ne change rien.
- J’en ai pas l’intention. Parce qu’il s’en vente pas mais c’est pas le dernier à venir chercher un câlin ou apprécier les p’tites attentions et les mots doux de temps en temps.
- Ne pas m’en vanter, ne veut pas dire que je n’assume pas ! Je suis juste humble sur ma vie sentimentale.

Dis-le que tu aimes me voir être le gendre parfait ! J’affiche toujours un large sourire, content et fier de ce que je balance naturellement ce qui s’avère être finalement une vérité. Jamais je ne nierais aimer cette part de tendresse qu’il peut parfois m’offrir autant que son côté sauvage que j’aime tout autant. Un équilibre qui me va parfaitement et dont j’essaie tout autant de lui en faire profiter.

- Je peux lui faire visiter le manoir ?
- Oui, bien sûr mon chéri. Et faites un tour par la roseraie, Lachlan en a fait quelque chose de merveilleux.
- T’as raison, j’lui cueillerais une rose pour lui déclarer ma flamme au passage.
- UNE ? Quel radin…

On se moque de l’autre, se charrie mais c’est toujours avec le sourire et surtout avec naturel. Jamais nous nous lasserons de se chercher et s’il voulait un partenaire ayant du potentiel pour l’emmerder un peu, il se doute pas un seul instant à quel point il a misé sur le bon poney… j’dirais pas cheval parce que même si je suis un étalon, j’ai pas la taille du mammifère. Et ça sera 10 points pour la douze s’il vous plait !
Et dès lors que nous sommes tous les deux, cet enfoiré en profite pour assoir sa supériorité physique sur la mienne en me bloquant le cou et je me débats tant bien que mal parce que même si j’ai quand même de la force, ça changera rien face à la sienne, lycanthrope, qui a clairement le dessus. C’est dégueulasse ! Mais vas-y fais ton grand malin, t’en fais pas que je t’aurais sur un tout autre sujet et on verra qui aura le dessus cette fois.
Il enchaine en se foutant de ma gueule sur les politesses qui sont, je précise, naturel mon cher ami !

- Regarde moi ça… tu faisais moins le malin devant mamie, droit comme un « i » comme si t’avais un balai dans le calbut.

Ou ailleurs mais n’allons pas trop loin.
Je le frappe, il exagère comme toujours mais c’est comme ça que je l’aime cet imbécile.

- Elle t’aime bien.
- Et j’crois que je l’aime encore plus.

Cette fois, je suis sérieux quoi qu’affichant un léger sourire.
Olivia est une femme exceptionnelle qui me donne clairement envie de passer des heures à discuter avec elle, de tout et de rien parce que je le sens et le vois derrière son regard pétillant que cette femme regorge d’un savoir qu’on ne soupçonnerait peut-être pas.
Nous croisons Marta, la gouvernante, et c’est presque gênant que de la voir nous coller des muffins entre les doigts. J’suis pas habitué à tout ce monde là et j’trouve ça presque … je sais pas, déstabilisant d’avoir des gens à votre service comme ça. Un monde nous sépare mais ça n’est pas pour autant que je me sens extrêmement mal à l’aise.

- Ça va ? Ça t’donne pas trop envie de fuir tout ça ?
- Tu rigoles ? T’as toujours pas compris le plan. Je gagne l’amour et la confiance de ta grand-mère, j’me maris avec toi, j’te pousse à me donner tout ça en héritage, je montre le domaine, le manoir et tout ce qu’il comporte, et après j’te tue dans ton sommeil pour tout garder pour moi.

Il n’y a pas que toi qui a un jumeau maléfique…
J’éclate de rire, l’emmerde et fini par passer une main autour de sa taille tout en déposant un baiser sur sa joue.

- Ca me donne plutôt envie de rester, pour être honnête.

Qu’il ne s’inquiète pas, je ne suis pas du genre à fuir pour si peu.
Mais quand je vois la bibliothèque… J’lui propose direct de camper ici pour les trois prochaines nuits qui me suffiront à peine d’en faire le tour tant elle est immense. J’ai l’air d’un gosse à Noël, les yeux écarquillés, complètement émerveiller par cette pièce qui me donne l’impression de n’avoir aucune fin. C’est juste incroyable, la matérialisation de tout un rêve quand j’me disais que quand j’aurai mon appart, j’aurai ma pièce pour mes bouquins. Mais là ? C’est au-delà de toute espérance, de toute imagination. J’prends même pas le temps de réfléchir quand il me propose de venir ici passer une après midi si j’en ai envie alors que je lorgne déjà sur des bouquins, repérant ceux que je choperais la prochaine fois, notant qu’il faudra absolument que je me glisse du côté des sciences.
La fin de journée se présente, un bisou à Olivia parce que je l’adore et surtout un immense merci pour son accueil puis direction l’Australie, on prépare des sacs, une tente, des fringues chaudes et tout ce qu’il faut. Je laisse Enzo m’embarquer dans un coin absolument extraordinaire et même si les heures passées dans la tente à le rendre fou et chaud bouillant font partie des mes moments préférés, ceux des paysages, du feu le soir restent dans le top 3 également. J’avais oublié ce que c’était de se perdre en pleine nature, en pleine forêt et d’avoir l’esprit reposé, à ne se soucier de rien d’autre si ce n’est d’arriver à temps pour voir un putain de coucher de soleil à vous en crever la rétine.

¥

Lundi 27 Juillet

- J’ai bien cru que tu ne nous le présenterais jamais ce garçon.
- J’aime faire durer le suspens, tu le sais bien.
- Et qu’en pense la belle équipe ?
- Lu et approuvé par l’ensemble du personnel.

Grande discussion avec ma mère autour d’un thé qu’elle a soigneusement préparer avec ses propres plantes qu’elle fait poussée dans la serre que j’lui ai emménager avec mon père. J’y ai rajouté une petite touche magique pour rendre le tout plus pratique et plus confortable pour elle et j’crois qu’elle me jalouse presque. En toute gentillesse, c’est ma mère quoi.
Et quand elle me parle de la belle équipe, inutile de préciser qu’elle cite notre groupe, celui qu’elle a vu grandir depuis que j’ai foutu un pied à Salem. Elle connait Macy, Maxime, Dean comme s’ils étaient ses propres enfants et les accueil toujours comme tel. Je me souviens de ses larmes lorsque nous avons reparlé de la mort de Spencer, lors de la mort de Dean mais aussi quand il est revenu. Chose qu’elle a qualifiée de miracle et pour le coup, j’la comprends.

- Il arrive bientôt ?
- Oui, je vais pas tarder à aller le chercher.
- Parfait ! Vous arriverez pile à temps pour les pancakes ! Tu peux me prendre quelques fruits frais au passage.
- Bien sûr Mère !
- Espèce d’idiot.

Elle me claque le fessier avec son torchon – oui oui – et je m’éclipse en chopant un morceau de gâteau ….

- William bon sang ! C’est pour ce soir !
- Maman on ne jure pas, dieu te regarde.

Elle gonfle ses joues de contrariété – fausse, bien évidemment. La contrariété j’veux dire – et je m’évade dehors où je croise mon père qui rentre du taff.

- Salut Dad’
- Bonjour fiston

Un bisou sur le front – pas de pudeur chez nous, la famille c’est la famille -. Quand j’le vois j’me dis que c’est à cause de lui que j’ai quelques boucles dans les cheveux et une carrure de catcheur du dimanche.

- Où est-ce que tu vas ?
- Chercher Enzo. On sera là dans moins d’une heure j’pense.

Il acquiesce, me salut de la main parce que j’me grouille quand même histoire de pas trop le faire attendre. J’ai hésité à aller le chercher en vélo ou en skate parce que ça fait une éternité que je n’ai pas profiter du soleil californien sur une planche mais ça n’a pas la même saveur sans Macy et Maxime.
Si j’suis stressé ? Même pas. Lui ? J’suis sûr qu’il tremblote un peu dans son caleçon malgré les nombreuses fois où je lui ai dit qu’il n’avait pas à stressé. Mes parents sont ce qu’il y a de plus adorables, patients et bienveillants. Je crois que je ne peux pas être plus fier de voir qu’ils ne sont pas un clichés religieux ambulant.

Et quand j’arrive au point de rdv, alors que je pensais le faire attendre… qu’est-ce que je vois ? Un grand gaillard qui discute avec un parfait inconnu, dans le plus grand des calmes. Genre copain copain, cul et chemise mais peut-être plus cul que chemise – ça vaaaa -. Je les observe un peu de loin avant de me pointer comme une fleur.

- Bonjour, seriez-vous intéressé pour faire des dons à l’association des laisser pour compte ?

C’est gratuit mais j’affiche un laarge sourire de p’tit con alors que son nouveau pote se casse, sûrement parce qu’il a finit de flirter avec sa chevelure de surfer, agitant les pointes de sa tignasse pour charmer mon mec.
J’exagère, c’est évident, mais j’me faire marrer tout seul.

- Donc toi, tu fous à peine un pied sur mon territoire que tu cherches déjà à butiner ailleurs ?

Je le regarde faussement contrarier.

- On va avoir un sacré problème si tu cèdes à chaque personne qui possède une planche de surf sous le bras. Je l’attire à moi, sans le moindre complexe et surtout, je l’allume. Dommage pour toi, parce que j’allais te proposer une autre type de planche qui te fera surfer sur la vague du plaisir pendant au moins toute une après-midi…

Ajouter à ça la voix suave, le regard brûlant et les lèvres qui glissent dans son cou, mordille sa peau l’air de rien avant de finir lui déposer un baiser chaste sur les lèvres, m’écartant subitement.

- Ca va ? Prêt à rencontrer ta belle famille ?

Très grand sourire, ma main glisse dans la sienne. Je crois que j’me lasserais jamais de l’emmerder.



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MessageSujet: Re: Happy Song - Enzo.   Mer 11 Avr 2018 - 18:31

« Bonjour, seriez-vous intéressé pour faire des dons à l’association des laisser pour compte ? »

Est-ce que je l’ai perçu arriver ? Oui, évidemment, mais j’ai pas vraiment tilté, complètement absorbé par ma conversation avec ce type dont je ne connais même pas le prénom parce qu’on a enchainé direct sur des sujets qui nous passionnent tous les deux. Et le voilà qui se pointe avec son sourire de branleur, sous le regard de mon comparse éphémère qui ne comprend pas vraiment ce qui se passe. On se sépare comme ça, avec une poignée de mains amicale, et toute mon attention se focalise sur le fauteur de trouble totalement fier de sa connerie. L’amusement se trahit sans aucun mal sur les traits de mon visage. Ça et la joie de le voir, aussi.

« Donc toi, tu fous à peine un pied sur mon territoire que tu cherches déjà à butiner ailleurs ? »

0% de crédibilité dans sa démarche, c’est plutôt clair, mais j’peux pas nier que ça me chatouille un peu – agréablement – de le voir me réprimander comme ça parce que je parlais avec un autre type.

« On va avoir un sacré problème si tu cèdes à chaque personne qui possède une planche de surf sous le bras. »

Pas le temps de réagir, de lui balancer un truc pour jouer les p’tits cons en le toisant un peu pour le jeu, je me retrouve attiré contre lui et mon sourire s’élargit alors que mes mains viennent se poser instinctivement sur ses hanches.

Mode allumeuse enclenché chez Mister J. … J'vais pas m'en plaindre.

« Dommage pour toi, parce que j’allais te proposer une autre type de planche qui te fera surfer sur la vague du plaisir pendant au moins toute une après-midi… »
« Tu pourrais donner un peu plus de ta personne quand même. »

Soupir d’aise, accélération du myocarde, douce chaleur diffuse partout dans l'organisme. Chaton ronronne sous le soleil. Chaton content.

« Et si tu veux tout savoir, on était en train de parler du Costa Rica, précisément l’endroit où on va partir en lune de miel toi et moi avant que tu ne me tues dans mon sommeil pour récupérer mon héritage et la propriété de ma grand-mère. »

Surtout sa bibliothèque, dont je serais presque jaloux tant tu la regardes avec amour. Mais continue ce que t’es en train de faire … Évidemment qu’il ne continue pas.

« Ca va ? Prêt à rencontrer ta belle famille ? »
« Attention Doudou, tu vas froisser ma chemise de gendre idéal. »

Cet air précieux que j’affiche le plus sérieusement du monde en passant ma main sur ma chemise pour l’aplanir est digne d’un Oscar, je tiens à le souligner. Et non, je ne sais pas vraiment ce que sont les Oscars mais on s’en fout. Mon autre main serre la sienne tranquillement et je relève le regard pour planter mes yeux dans les siens, que je constate évidemment rieurs, voir moqueurs. Je sais que t’es en train de te dire que c’est le flamenco dans mon palpitant et c’est un peu le cas, mais cette appréhension elle est à 100% positive.

« Oui ça va et oui j’suis prêt. J’ai pris un anxiolytique avant de partir. »

FAUX ! Évidemment que c’est faux. Et je mentirais si je disais que ça me fait rien d’entendre ce mot : Belle-famille.

« Sérieusement, j’suis pressé de faire leur connaissance et de voir ta maison. »

J’ai envie de le voir évoluer dans son environnement, d’avoir l’occasion d’y évoluer moi aussi comme il évolue parfois dans le mien, tout comme j’ai envie de découvrir l’homme et la femme qui ont créé, mis au monde et élevé cet emmerdeur que j’aime passionnément.

« Et ta chambre aussi. »

A la folie.

« Ton bureau. »

Mes doigts glissent tranquillement le long de son torse et je les suis du regard l’air de rien. Tu visualises tout ce que je pourrais te laisser me faire un peu partout dans ton antre ?

« Ton lit. »

Pas un pour rattraper l’autre. J’ai le désir tranquille mais bien présent, le désir amoureux tout simplement. Le désir d’être à lui, chez lui, totalement.

« T'en as pas marre de m'manquer chaque fois qu'on s'voit pas pendant plus d'trois jours sale con ? »

Maintenant fais moi un enfant.

Sans prévenir j’attrape son col et le rapproche de moi pour lui voler un baiser un peu plus appuyé, mes mains glissant autour de son cou quelques secondes. Mains qui attrapent finalement un truc dans ma poche et lui passent autour du poignet sans lui demander son avis, sa permission. Ce que c’est ? Une sorte de petit bandeau fin en cuir marron foncé avec une accroche en forme d’éléphant que j’ai acheté ici, sur un stand sauvage, en arrivant.

« Pas de commentaire. Ça m’a fait penser à toi, c’est tout. »

Non je ne le regarderais pas dans les yeux pour affronter son sourire … Bien que le mien s'étire doucement en demi lune toujours sans que je ne lève les yeux vers les siens. Mais ça y est, j’ai offert un truc à mon homme et j'en suis heureux. C'était pas une fin en soi, un objectif, juste que je l'ai senti sur l'instant et en voyant ce petit objet. S’il l’aime pas, tant pis, je ne m’en formaliserais pas. De toute façon j'crois que comme pour tout c'est le geste qui compte finalement.
Et non rassure toi, j’suis pas en train de te passer la bague au doigt. Pas avant d’avoir officiellement demandé ta main à ton père enfin ! Faisons les choses dans l’ordre.
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MessageSujet: Re: Happy Song - Enzo.   Jeu 3 Mai 2018 - 20:25

Happy Song
EXORDIUM.
- Attention Doudou, tu vas froisser ma chemise de gendre idéal.
- Bah tiens. J’vois que l’égo lui, n’est pas froissé.

Si je ne le connaissais pas si bien, je pourrais presque le prendre au sérieux à le regarder remettre sa chemise bien droite, tout en prenant garde qu’il n’y ait pas un seul pli. Si tu savais comme mes parents s’en contre foute… Il pourrait bien se pointer avec un vieux jean rapiécé qu’ils n’en tiendraient pas rigueur.
Et puis on l’sait tous qu’il fait le malin alors qu’en réalité, il appréhende la rencontre. Normal, ceci dit. Le contraire m’étonnerait.

- Oui ça va et oui j’suis prêt. J’ai pris un anxiolytique avant de partir.
- T’inquiète, j’ai quelques xanax qui trainent dans ma piaule.
- Sérieusement, j’suis pressé de faire leur connaissance et de voir ta maison.

J’ai hâte aussi, ça va de soi. Je suis complètement confiant, tête sur les épaules et surtout l’esprit tranquille. Je connais mes parents, je connais Enzo et je ne vois pas une seule raison pour que le courant ne passe pas. Et puis ça fait un bail qu’ils me parlent de vouloir le rencontrer, j’suis content de pouvoir passer le cap aujourd’hui.
Mais j’ai pas le temps de m’étaler plus parce que le regard qu’Enzo me lance ne m’échappe pas…

- Et ta chambre aussi.

Découvrir ma chambre, hein ? Ou plutôt ce qu’on peut y faire. Personnellement, j’ai hâte. Surtout quand je le vois glisser ses doigts le long de mon torse tout en mentionnant également le bureau que j’imagine déjà occupé pour faire autre chose que des devoirs ou des recherches…

- Ton lit.

Mon imagine s’enflamme et je la laisse faire, sans bouger, le regardant m’allumer tranquillement. Mes sens s’éveillent et j’apprécie cette façon qu’il a de me faire miroiter tout un tas de chose que je pourrais déguster un peu plus tard.

- C’est pas toi qui disais que j’arriverais pas à tirer grand-chose de toi là-bas ?

Mon sourire est large, taquin et presque victorieux. Tu l’sais que je sais. Que si je m’y mets correctement, avec les bons gestes et les bons mots, mes parents, tu les oublieras bien vite.

- T'en as pas marre de m'manquer chaque fois qu'on s'voit pas pendant plus d'trois jours sale con ?


Pas le temps de répondre, je me laisse aller contre lui et à son baiser que je réceptionne, de façon plus appuyer. Mes mains glissent sur ses hanches alors que je le sens farfouiller quelque chose dans sa poche mais j’avoue que j’suis pas très concentré, j’préfère me focaliser sur toutes les sensations que ce simple contact me procure. Lui aussi m’a manqué et pourtant ça fait pas non plus une éternité que l’on ne s’est pas vu… mais quand même !
Je sens quelque chose glissé autour de mon poignet et je m’écarte légèrement pour observer le bracelet en cuir qu’il m’offre. Et l’accroche que je vois…

- Pas de commentaire. Ça m’a fait penser à toi, c’est tout.
- Ah ouais ? Sans déconner. Avoue c’est ta façon de t’foutre de la gueule de mon patronus ! Mais le jour où il t’écrasera comme un microbe, tu feras moins le malin !

J’exagère, clairement mais on s’en fout parce qu’en réalité j’ai un large sourire sur la tronche alors que je le rattrape par la manche et le ramener vers moi. J’attrape ses lèvres, l’embrasse tendrement cette fois.

- Merci, il est vraiment chouette.

En réalité, j’suis touché. C’est peut-être pas grand-chose pour certain mais pour moi, ça suffit amplement. Et je sais déjà que j’le quitterais plus.

- J’ai rien pour toi à part mon corps, ça te suffira ?

Insérer ici le sourire du branleur alors que je l’embrasse une nouvelle fois.
J’avoue, j’ai pas de cadeau parce que j’suis un gros naze mais ça veut pas dire que j’pense pas à lui. Loin de là. Et ça n’est pas non plus parce que je n’ai pas eu envie mais parce que j’ai pas vu LE truc qui m’a fait tilt et qui m’a fait penser à lui. Je fonctionne tellement au feeling que ça ne m’étonne qu’à moitié ceci dit.

Je glisse ma main dans la sienne et nous dirige vers la rue opposée, direction chez mes parents.

- En vrai, pas de quoi stresser pour les parents. Ils ont hâte de te voir. Ma mère a préparer 3kg de pancakes parce que j’ai dis que tu mangeais comme vingt.

C’est faux. Enfin, pour le fait qu’il mange comme vingt. Parce que pour les trois kilos de pancake par contre…

- D’ailleurs on doit passer chercher des fruits frais avant de rentrer. Une préférence ?

De fruits. Ca va de soi.
J’aime bien cet instant du quotidien partagé avec lui, on se dirige vers le primeur que ma mère aime bien pour aller faire quelques achats soigneusement choisit par Enzo ou même par moi. J’ai déjà la dalle rien qu’à l’idée de tout ce qu’on va manger avec.
Ouais j’suis un gros, c’est quoi le problème.
Nous sommes sur le chemin du retour, on discute d’un peu de tout, de rien, jusqu’à arriver devant chez moi.

- T’es prêt ?

J’lui demande quand même, alors que je pousse le portillon qui nous mène droit vers la porte d’entrée … qui ne tarde pas à s’ouvrir sur ma mère, large sourire aux lèvres bien trop heureuse de nous voir enfin arriver.

- Aaaah vous voilà enfin !

- Désolé, on n’a un peu trainé sur le chemin. Et voilà tes fruits.
- Merci mon chéri.

Elle me colle un bisou sur la joue avant de se tourner vers Enzo, légèrement en retrait.

- M’man, voici Enzo. Enzo, ma mère.
- Enchantée de faire enfin ta connaissance Enzo ! Elle vient à lui, pose ses deux mains sur ses épaules – essaie parce qu’elle n’est pas très grande – et vient à lui aussi, lui coller un bisou sur la joue, chaleureuse comme elle l’a toujours été. As-tu fait bon voyage ? Will m’a dit que tu étais Australien. Ca n’est pas la porte à côté.

Elle est heureuse. Ca se voit à ses yeux, se lit sur son sourire et ça m’rend heureux aussi par extension. Encore plus de les voir réunit tous les deux, comme si c’était la chose la plus normal au monde.

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MessageSujet: Re: Happy Song - Enzo.   Sam 5 Mai 2018 - 0:07

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis : Ceci étant ma réponse non formulée à sa question concernant mon absence de libido éventuelle en présence de ses parents dans la même habitation. J’ai pas l’esprit focalisé là-dessus étant donné la raison de ma présence ici et je sais très bien que ça va me perturber au moins au départ mais … Je plaide coupable, ça me chatouille un peu maintenant que je l’ai là, face à moi, contre moi, qu’il me regarde comme il le fait, qu’on s’allume mutuellement sans aucune gêne. En attendant je sais pertinemment – y a qu’à voir son sourire pour le comprendre – qu’il parviendra sans trop de mal à me faire sortir ses parents de la tête une fois qu’on sera seuls tous les deux dans sa chambre. Si vous vous posez la question, en l’état, je suis presque certain de pas être capable de la moindre forme de résistance et ça va, je le vis bien. Maintenant focus, on n’est pas là pour ça ! Espèce d’obsédé.

Enfin, pas que pour ça … mais j’suis quand même pressé de le voir tout nu. Bref !

Retour à l’instant présent, on verra plus tard pour la tentation de tes draps ou n’importe quel autre endroit de ta piaule bébé.

« Ah ouais ? Sans déconner. Avoue c’est ta façon de t’foutre de la gueule de mon patronus ! Mais le jour où il t’écrasera comme un microbe, tu feras moins le malin ! »
« Et ce jour-là le mien lui mordra la trompe pour me défendre, vile personne. »

On en est vraiment là ? Oui, on en est là.

« C’est toi qui fera moins le malin parce que tu pourras plus abuser de mon corps. On peut rien faire avec une crêpe chéri, y a pas de relief pour jouer avec. »

Donc cesse de me menacer avec ton énorme machin qui prend la largeur d’un couloir je te prie. Je sais à quoi vous avez pensé, vous avez vraiment un sérieux problème.

Je me suis senti un peu timide l’espace d’un instant, la connerie et le naturel reviennent au grand galop. Il sait très bien que je ne me fous pas de son Patronus, surtout pas quand on en connait la signification, mais faut avouer qu’il a parfois été victime d’allusions pas très chastes de ma part. Ou de la sienne d’ailleurs. Tout comme il m’a déjà gentiment proposé de lancer une baballe au mien. Quand on aime on ne compte pas, y compris les vannes qu’on s’envoie.
Alors, content ? Pas content ? Mon sourire s’élargit quand je croise le sien, bien plus éloquent que des mots, et qu’il me chope par la manche pour me ramener contre lui avant de me voler un baiser plein de tendresse. Je crois qu’il est touché et sincèrement ça me fait plaisir.

« Merci, il est vraiment chouette. »
« Ne me remercie pas, il est ensorcelé pour servir de répulsif à mecs quand j’suis pas là. »

Évidement que c’est faux. Ceci dit maintenant que j’y pense … ça va, je plaisante.

« J’ai rien pour toi à part mon corps, ça te suffira ? »
« J’sais pas, j’vais réfléchir. »

Il m’embrasse encore une fois, je souris comme un con, comme un p’tit branleur qui s’amuse et qui est heureux de retrouver l’élu de son cœur – ça c’est gratos, ça me fait plaisir, c’est pour faire une part de marché chez les ménagères.
Sa main glisse contre la mienne, il se met en marche et je suis le mouvement en sentant mon myocarde accélérer un peu. L’autre main dans la poche. Difficile de ne pas être au moins à moitié détendu vu le cadre. On reviendra, hein, dis ?

« En vrai, pas de quoi stresser pour les parents. Ils ont hâte de te voir. Ma mère a préparer 3kg de pancakes parce que j’ai dis que tu mangeais comme vingt. »
« Super. Paie la réputation que tu m’fais ! »

Calomnies !

« En plus c’est pas comme vingt mais comme seize. Franchement tu m’regardes plus. »

Insérez ici un faux air outré. Est-ce que je compte m’arrêter à un moment ? Oui, dès l’instant où on aura passé le seuil de sa maison parce que je deviendrais muet de stress alors en attendant je décharge. Malgré ce besoin irrépressible de faire le pitre – oui, le pitre. Un problème avec ce mot ? – j’enregistre ce qu’il me dit et quelque part je ressens comme une vague de chaleur agréable à l’idée d’être attendu, que sa mère se donne autant de mal pour m’accueillir chez eux – en prenant soin de mon estomac parce que son fils est une sale fouine de balance. Je sais bien qu’il dit ça pour me faire chier, c’est aussi pour ça que je l’aime, mais sincèrement c’est agréable comme sensations.

« D’ailleurs on doit passer chercher des fruits frais avant de rentrer. Une préférence ? »
« Tous ceux que je pourrais manger directement à même ta peau si y a des restes. »

Dit-il l’air de rien en marchant tranquillement, laissant son regard vagabonder partout autour pour ne pas perdre une miette de ce nouvel environnement. Et plus on avance dans les ruelles, plus je suis vraiment charmé par l’endroit. Il y a même un petit canal, c’est vraiment super joli et agréable pour se balader.
Et nous voilà en train de faire le marché comme un p’tit couple – en même temps, c’est ce qu’on est. Autant dire que tous ces fruits frais mettent clairement l’eau à la bouche et j’en ai l’estomac qui grogne d’impatience. J’apprécie ce sas de décompression, sans parler du fait que je prends goûts aux instants du quotidien qu’on peut partager depuis quelques semaines et avec ce soleil, cette chaleur, le sentiment d’être en vacances et de n’avoir à se soucier de rien est vraiment agréable, pour ne pas dire apaisant. Bien sûr on fait les cons, il s’en faut de peu pour que ça finisse en bataille de fruits direct chez le primeur et parce que je suis un garçon bien élevé j’évite de me jeter sur une des pêches qu’on a acheté et qui me fait foutrement envie.
On discute de tout, de rien, je lui pose des questions sur cet endroit qui me plait de plus en plus que ça soit côté plage ou côté habitations et que je découvre avec des yeux presque émerveillés. Je sais qu’il trouve que la maison, chez moi, est un coin de paradis et il faudrait être hautement blasé par l’existence pour ne pas l'affirmer mais quand je vois le lieu où il vit, je me dis qu’il a son lot de paradis lui aussi. C’est différent, après tout je vis au milieu de nulle part, mais il en faut pour tous les goûts.

Et nous y voilà.

« T’es prêt ? »

Non ! Je vais commencer par faire un malaise et ensuite je m’enfuie à toutes jambes, d’accord ? Comment ça c'est contre-productif ?!
J’ai le myocarde qui se tape un sprint c’est évident mais j’ai surtout hâte en réalité. Alors je lui réponds par un sourire et un signe de tête. Il pousse le portillon, j’ai à peine le temps d’observer rapidement la maison et le jardin que la porte d’entrée s’ouvre sur une femme au visage et à l'attitude enjoués, solaires.

« Aaaah vous voilà enfin ! »
« Désolé, on n’a un peu trainé sur le chemin. Et voilà tes fruits. »
« Merci mon chéri. »

Elle l’embrasse sur la joue, la complicité qui transparait entre eux est évidente et si je reste un peu en retrait, sans trop savoir quoi faire de ma grande carcasse, suffit de croiser son regard et son sourire pour me détendre immédiatement. Je me connais, je vais sûrement rester un peu sur la réserve les premiers instants parce que je suis comme ça mais le sourire que je lui adresse en retour est plus que sincère.

« M’man, voici Enzo. Enzo, ma mère. »
« Enchantée de faire enfin ta connaissance Enzo ! »
« Moi aussi Madame Jackson. »

Pas farouche, ses deux mains sur mes épaules, elle me claque à moi aussi un bisou sur la joue et j’ai instantanément envie de fondre. Cette femme dégage quelque chose de … J’allais dire maternel, évidemment puisque c’est une mère, mais je me sens accueilli de manière naturelle, chaleureuse et ça me fait vraiment quelque chose.

« As-tu fait bon voyage ? Will m’a dit que tu étais Australien. Ca n’est pas la porte à côté. »
« Tout s’est très bien passé, merci. Et oui, effectivement, quand je suis parti de chez moi tout à l'heure il faisait nuit et c’était … demain matin. »

Je me laisse aller à un léger rire, elle en fait autant. C'est pas encore 100% à l'aise de mon côté mais ça va venir, y a pas de raisons. Tout ça c'est nouveau pour moi, je connais à peine les parents de mes potes et j'ai encore jamais été présenté à ceux de la personne avec qui je suis alors additionnez ça à mon mode un peu coincé habituel … Bon. C'est surtout que même si je ne doute pas vraiment que ça se passera bien, c'est important pour moi de ne pas tout foirer. Mais y a aucune raison pour que ce soit le cas.

« Mais c’est agréable de voir le soleil. En Australie c’est le plein hiver en ce moment. »
« Et bien tu es au bon endroit si tu veux refaire ton capital vitamine D. »

Oui, on va parler météo et décalage horaire, parfaitement. Je crois que la première approche se passe bien, en tout cas en ce qui me concerne je me sens bien et quand je croise le regard de William j'imagine que c'est ce qui transparait. Il a l'air heureux de la situation, tranquille et détendu comme à son habitude, clairement dans son élément. Et ça me fait plaisir d'y mettre un pied, dans cet élément. A voir comment ça va se passer avec son paternel. Est ce que je vais subir un interrogatoire ? Du genre : Quelles sont tes intentions envers notre fils ? Pardon, je m'égare.

« Aller venez, entrez. On va préparer les fruits ensemble. Les pancakes n’attendent plus que vous. »

Mode curieux activé. Tout passe au crible et je trouve cette maison vraiment très jolie, accueillante. Je n’ai pas encore vu son père mais je la trouve très à l’image de sa mère en tout cas. Et puis surtout, elle est pleine de trésors …
Si mon sourire s’élargit et que je m’arrête dans le couloir c’est simplement parce que là, sur le mur, est accroché – entre autres – une magnifique photo de mon cher et tendre à l’âge de quoi ? 4 ou 5 ans ? Fini le dossier en sens unique, je vais me régaler ici mon pote ... Regardez-le, tout bouclé, tout joufflu, habillé comme un dimanche, vraiment trop mignon. Ça ne se fait pas de scotcher comme ça quand on débarque tout juste mais sérieusement, je ne peux juste pas faire autrement.

« Adorable n’est-ce pas ? »

Je tourne la tête vers elle et ne retiens pas mon sourire quand j'acquiesce en silence, me mordant la joue pour ne pas rire. Autant dire que c’est d’autant plus compliqué quand je croise le regard de William.

« J’en ai pleins d’autres à te montrer si tu le souhaites. »
« Avec plaisir. »

C’est sorti tout seul.
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MessageSujet: Re: Happy Song - Enzo.   Jeu 17 Mai 2018 - 19:21

Happy Song
EXORDIUM.
Et sans grande surprise, le feeling passe comme une lettre à la poste. Aucun effort à faire des deux côtés, la conversation se fait naturellement. Même si je n’en doutais pas, je suis quand même de constater que je n’me suis pas planté.

- Mais c’est agréable de voir le soleil. En Australie c’est le plein hiver en ce moment.
- Et bien tu es au bon endroit si tu veux refaire ton capital vitamine D.

Oui parce que Mossieur n’arrête pas de nous vendre ses plages, son soleil, chaleur mais nous aussi nous avons notre petit coin de paradis où il fait tout aussi bon de vivre. La Californie est parfaite si l’on veut se faire dorer la pilule et c’est d’ailleurs ce qu’on ira faire cette après-midi. Je l’ai décidé et j’demande pas son avis, parfaitement.

- Aller venez, entrez. On va préparer les fruits ensemble. Les pancakes n’attendent plus que vous.

- PANCAKE TIME !

Dit-il en claquant des mains.
Ouais, j’ai faim même si c’est surtout de la gourmandise. Pas de ma faute si ma mère cuisine bien.
Je glisse une main dans les creux des reins d’Enzo, l’invitant à nous suivre, large sourire aux lèvres. J’aime bien l’ambiance qui s’installe, qui s’instaure natuerellement. Je n’dis pas que ça ne me fait pas étrange de passer cette étape puisque malgré la longue liste de coups d’un soir que j’me suis tapé, je n’ai vécu que de très rares relations. Encore moins celle qui me pousse naturellement à présenter mon mec à mes parents. Mais même si je n’oublie pas Jude – et que je ne pourrais de toute façon jamais vraiment le faire… - je passe aussi à autre chose, entame un nouveau chapitre pour une nouvelle vie comme on dit. Quand j’vois Enzo aux côtés de ma mère, j’me dis que je suis tout simplement heureux, bien et que maintenant que nous n’avons plus à foutre un pied à Poudlard, on va pouvoir vivre notre vie tranquillement, profiter de l’autre.

Nous entrons dans la maison où il fait frais, passant par le couloir de l’entrée.
Et bien évidemment, il y a des détails qui ne manquent pas à Enzo… comme cette putain de photo de moi gamin, bien en chair, alors que j’avais cinq piges. Putain de photo de classe !

- Adorable n’est-ce pas ?
- M’man..

Parce que je la sens venir bordel.
Ma mère, c’est simple. Cœur sur la main, bienveillante, la personne sur qui vous pouvez compter quoi qu’il arrive parce qu’il est hors de question de laisser une âme en détresse. Mais bon sang… parfois elle ne sait pas s’arrêter sur certains sujets. Genre : MOI. MOI ET MON ENFANCE AVEC TOUTES CES PHOTOS !
J’lui reproche pas, jamais. Je sais que ça n’a pas été facile pour mes parents, qu’après de multiples fausses couches, ma venue a été quelque peu le miracle de leur vie… Ce qui en découle un amour inconditionnel et une fierté sans égale pour le gamin que j’étais. Que j’suis encore à leurs yeux.

Et je croise le regard d’Enzo… p’tit con !

- J’en ai pleins d’autres à te montrer si tu le souhaites.
- Avec plaisir.
- M’man !
- Oui ? Regard innocent. Purement innocent. Oooh allez mon chéri ! Tu ne vas tout de même pas rougir de tes photos d’enfances ? Promis je garde secrète celles où tu es tout nu dans le jardin de Macy alors qu’elle te court après avec un lézard dans la main.

ET VOILAAAAA !
Epaules abattues, yeux au ciel, j’suis foutu. Y en a un qui va se marrer comme jamais et qu’en plus il aurait complètement raison parce que si c’était moi, putain mon pote tu mangerais cher. Mais je t’aime. J’estime que tu m’aimes aussi donc soit sympa, tu veux ?

Direction la cuisine, direction la préparation des fruits où nous échangeons naturellement jusqu’à être prêt à se mettre à table pour partager ces pancakes encore tièdes.

- Eh bien je vois que à peine arrivé, à peine on se met à l’aise. Sans même dire un bonjour au père de son petit ami.

Mon père débarque fraichement de sa douche, arbore un air fermé, plantant ses prunelles claires dans ceux d’Enzo qui ne pige pas ce qu’il se passe mais qui surtout doit se sentir foutrement mal à l’aise à en juger par la tronche qu’il tire… Je cache un sourire, j’ai du mal à me retenir de rire tout comme mon père visiblement qui finit par céder, éclatant d’un rire franc.

- Paul, sérieusement ! Il vient à peine d’arrivé le pauvre !
- Oh ça va ! C’était juste une petite taquinerie de bienvenue.

Mon père est le genre de type capable de passer d’une expression à une autre, d’un sourire à un visage fermé, ce qui peut clairement créer la confusion et Enzo en a fait directement les frais.
Si j’ai ris ? Clairement. Mais je t’aime.

- Enchanté. Enzo, c’est ça ? Il lui serre vigoureusement la main. Paul. Père du petit ami que tu n’as pas intérêt à faire souffrir sinon tu ne devras dormir que d’un œil…
- Paul ! Ma mère claque des mains sur ses cuisses, désespérée de l’humour de mon père.

Ca le fait marrer parce que bien évidemment, il plaisante. Même si j’admets que ses blagues ne sont pas toujours hilarantes, cette fois, ça fonctionne du tonnerre et je suis clairement bon public.

- Plus sérieusement, ravi de faire ta connaissance.  
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MessageSujet: Re: Happy Song - Enzo.   Ven 18 Mai 2018 - 15:29

Je me suis maqué avec un ventre sur pattes … et j’adore ça. Il associe nourriture avec bonheur alors forcément, c’est plutôt cool. Y a qu’à voir comment il saute de joie à l’idée d’aller défoncer les pancakes gentiment fait par sa mère et dont l’odeur vient déjà chatouiller mon odorat …J’en ai le ventre qui dit bonjour, j’suis là ! Nourris-moi avec ces trucs qui ont l’air vraiment trop bon ! Sauf que voilà, il a fallu que je croise cette photo … Ô comme je vais aimer être ici …

« M’man ! »
« Oui ? »

Elle est trop mignonne. Sérieusement ! Elle ne voit absolument pas du tout où est le problème ! C’est génial. J’adore. Je l’adore. Ça fait trois secondes que je la connais, oui, je sais, mais je sais déjà que rien de néfaste ne peut émaner de cette femme et sa présence fait tellement de bien.

« Oooh allez mon chéri ! Tu ne vas tout de même pas rougir de tes photos d’enfances ? Promis je garde secrète celles où tu es tout nu dans le jardin de Macy alors qu’elle te court après avec un lézard dans la main. »

Cette fois c’est foutu, je craque, j’éclate de rire. Il est en train de se faire troller par sa mère alors que ça n’est pas du tout son but j’ai l’impression, c’est magique. Derrière tout ça, tout ce que je vois c’est une fierté sans borne et un amour inconditionnel de la femme qui l’a mis au monde et c’est extrêmement touchant.

« Elle a raison, y a pas de quoi rougir, t’étais vraiment à croquer. »

Je me moque, évidemment que je me moque ! Mais il était quand même super mignon, c’est un fait.

« Y a moyen de négocier pour la photo en question ? »

Bah quoi ? Je tente ! Tu vas voir, je vais me mettre ta mère dans la poche et tôt ou tard je finirais par la voir cette fameuse photo.
Mais pour l’heure direction la cuisine où la discussion s’installe et les rires ne manquent pas. On apprend à se connaitre, sa mère et moi. Elle me pose des questions, j’y réponds, lui en pose parfois à elle aussi, en profite pour jeter une myrtille sur Liam dès qu’elle a le dos tourné.

Erreur fatale ! Le patriarche débarque, évidemment, juste à ce moment-là.

« Eh bien je vois que à peine arrivé, à peine on se met à l’aise. Sans même dire un bonjour au père de son petit ami. »

L’air fermé, le regard braqué dans le mien – et je comprends de qui William tient la couleur de ses yeux – j’oscille entre deux réactions. Une certaine forme de gêne, d’incompréhension, avec l’envie de disparaitre dans un trou de souris et celle, au contraire, de me redresser de toute ma hauteur en soutenant son regard parce que la partie la plus susceptible de ma caboche se sent un poil vexée. Je me sens con, c’est plutôt clair, d’autant que je perçois bien que la seule tension présente dans la pièce est la mienne et que cette fouine qui me sert de petit ami se retient de rire. C’est ça, faites une coalition de Jackson pour vous payer ma tête … Après tout c’est le jeu, un peu mon baptême j’imagine … Il n’empêche que je suis quand même soulagé quand son père éclate de rire parce que je n’étais pas trop certain de savoir sur quel pied danser.

« Paul, sérieusement ! Il vient à peine d’arrivé le pauvre ! »
« Oh ça va ! C’était juste une petite taquinerie de bienvenue. »

Ahah c'était hyper marrant ! Hum. Insérer ici un rire nerveux. Et toi là, Jackson Jr, j’te jure que tu vas moins rire quand j’te tomberais dessus pour te faire payer ça.

« Enchanté. Enzo, c’est ça ? »

Dit-il en me serrant vigoureusement la main.

« Exact. »

Mais vous m’inquiétez avec votre doute là, y'en a un autre dans le décor ?

« Paul. Père du petit ami que tu n’as pas intérêt à faire souffrir sinon tu ne devras dormir que d’un œil… »
« Paul ! »

Je suis Team Maman Jackson, si ça ne fait rien à personne. D’ailleurs je peux aller me planquer derrière elle ? Son père me déstabilise un peu, j’avoue. Je sais qu’il plaisante, enfin je l'ai compris, mais ça me met un poil mal à l’aise. Chose qui n’échappe bien évidemment pas à mon traitre de petit ami. Toi j’te jure que tu paies rien pour attendre mon coco … Et si c’est lui qui me fait souffrir ? Parce qu’il me maltraite faut le savoir !

« Plus sérieusement, ravi de faire ta connaissance. »  
« Moi aussi M’sieur. Et je prends vos « conseils » en considération, c'est vraiment pas pratique de dormir avec un œil ouvert donc ... »

Silence. Suspens ... Rire.

Et le malaise s’envole, laisse un sourire sur mon visage et le sentiment d’être accepté même si bien évidemment, j’ai encore mes preuves à faire. Après tout c’est leur rôle de s’assurer que leur petit oisillon – mais si t’es un p’tit oisillon – est entouré de personnes ayant de bonnes intentions à son égard. Le premier contact est établi, je crois que c’était le plus « compliqué » et maintenant il n’y a plus qu’à être soi-même.

« Aller, zou, tout le monde dans le jardin. »

La maitresse des lieux nous pousse dehors, chacun quelque chose dans les mains, je découvre l’arrière du jardin en discutant avec son père qui me pose des questions à son tour. Cet endroit est vraiment beau. On se met tous à table – ça aurait été dommage de rester à l’intérieur vu le temps, j’avoue – je regarde William se jeter sur les pancakes et souris, amusé par la vision, continuant de répondre aux questions qu’on me pose. Je ne le vis pas comme un interrogatoire, mais comme un échange. Quelque part ça me touche qu’ils souhaitent apprendre à me connaitre et je l’admets, l’espace d’un instant alors qu’ils se rappellent un souvenir commun et que j’observe, écoute, simple spectateur, je ressens une petite pointe au cœur. Pas par envie ou jalousie, simplement par nostalgie, un peu triste de réaliser encore une fois que je n’aurais plus jamais la chance de vivre un moment comme ça avec mes propres parents.

« Alors les garçons, quel est votre programme ? »

Je tourne la tête vers William, l’interroge du regard : C’est toi le tour opérator cette fois. De toute façon peu importe ce qu’on fera, je suis simplement heureux d’être là.

#

Lundi 24 Aout 2015 – Matin, très tôt (Heure Australienne côte Est) / Dimanche 23 Aout 2015 – Début d’après-midi (Heure Californienne)


J’aurais jamais cru passer un tel été … C’est simplement incroyable, du début jusqu’à la fin, ou presque fin, parce que septembre arrive à grand pas – même si en soi ça ne change rien pour moi parce que je n’ai pas vraiment de plan à court terme pour la suite. C’est juste qu’entre Londres, New-York, Los Angeles, la Norvège, l’Australie, tout ce que j’ai vécu, partagé, appris, toutes les personnes que j’ai rencontré … Je réalise à peine tout ça.

Il fait pas super chaud ici à Ningaloo Reef mais en étant bien couvert et bien à l’abris dans le hamac je suis juste bien. Ça fait trois jours que je squatte chez Lindon et Stacy, un couple d’une quinzaine d’années de plus que moi que j’ai rencontré au hasard de mes pérégrinations et avec qui je partage les mêmes passions : Le surf et l’océan, ses habitants inclus. J’ai vécu trois jours incroyables avec eux, mon plus beau souvenir restant l’observation des requins baleines avant-hier. Ces géants sont d’une force tranquille très apaisante, c’est une espèce que je connaissais finalement assez peu et j’aurais pu rester des heures à les regarder évoluer sous la surface. Ça fait quinze jours que je suis partie de chez moi, quinze jours que je sillonne les routes côtières du Sud et de l’Est Australiens au fil des spots et des rencontres. Ramassage de déchets sur la plage, surf avec les dauphins - même si je pense toujours que ce sont des violeurs et autres sympathiques mœurs - observation d’un tas d’espèces différentes qu’elles soient maritimes ou terrestres, soirée passées à refaire le monde autour d’un feu, dormir sous la tente ou à la belle étoile quand les nuits ne sont pas trop fraiches … Si ça c’est pas la liberté, je sais pas ce que c’est.
Ici c’est le petit matin et comme tous les jours depuis mon départ je me réveille avec le chant des oiseaux et le soleil ou simplement la luminosité du jour. D’habitude le schéma est sensiblement le même à savoir, en fonction des éléments, aller surfer pour se réveiller. Ce matin je crois que j’ai autre chose dans la tête, un peu « triste » de me réveiller seul, sans la présence de Liam contre moi. Son odeur, sa peau, les battements de son cœur, tout ça me manque plus que les autres matins.

Alors quand je mets les pieds par terre, les cheveux en pétard et les yeux encore collés, que Lindon me tend une tasse remplie de café, j'ai l'impression que ma décision est déjà prise.

« Merci. »
« Alors l’aventurier ? Quels sont tes plans pour aujourd’hui ? Avec Stacy on a prévu de retourner plonger là où on a croisé les Raies Mantas hier, t’en es ? »
« Tu sais quoi ? J’crois que j’vais aller faire un tour en Californie plutôt. »

Ça me branche à mort d’aller plonger pour voir ces merveilles de la nature mais le manque et l’envie de mon Californien sont plus forts aujourd’hui.

« Non, lui c’est Lindon. Pluto c’est le chien de Mickey. »

Stacy, sa femme, qui sort à son tour de leur cabane en bois et croise mon air complètement absent.

« T’es nul Enzo ! »
« J’y peux rien si j’comprends pas tes blagues. Faudrait peut-être voir à changer d’humour. »

Elle me cogne l’épaule, faussement vexée, et me chope le bras gauche comme si on se connaissait depuis toujours. Je la laisse faire, parce que c’est aussi comme ça que je vis les choses.

« Tu cicatrises vite. »

Je suis son regard et tombe sur le tatouage que Lindon m’a fait hier matin, qui est complètement cicatrisé effectivement. La raison ? Elle est évidente pour moi. Eux ne savent pas mais je crois qu’ils devinent, elle ne me pose pas de question en tout cas. Faut dire que le symbole est assez éloquent pour qui aurait éventuellement des doutes, en plus de ça.
Ils sont sorciers tous les deux, le côté pratique de ne pas avoir à se cacher même si j’ai côtoyé quasiment que des Non-Magiciens depuis mon départ. Ils vivent à la roots, sans attaches particulières, ont un chien avec qui j’ai passé des heures à jouer évidemment, et je me rends compte que ce mode de vie me plait beaucoup. Ils ont tous les deux un Doctorat en biologie marine, aujourd’hui ils bossent librement, vont de mission en mission, j’ai appris avec eux en trois jours bien plus que ce que j’aurais pu penser et autant le dire, ils sont un peu devenus mes nouveaux héros. Des modèles, une inspiration, pour le moins. Et des contacts intéressants pour la suite. Il est évident pour moi que je reviendrais mais aujourd’hui j’ai le mal de mon homme.
Je prends le petit déjeuner avec mes hôtes, une fois n’est pas coutume ils me disent de faire comme chez moi et s’en vont vaquer à leurs occupations en laissant un quasi inconnu seul chez eux. J’ai une pensés pour Ora, je pense que ça collerait entre eux trois et comme je compte garder contact avec Lindon et Stacy, l’idée de les présenter les uns aux autres m’apparait comme une évidence. Douché, à peine habillé parce que c’est comme ça que j’ai évolué pendant ces quinze jours, je ramasse mes affaires, range ma planche dans mon sac ensorcelé et leur laisse un mot sur la table pour les remercier encore une fois de leur hospitalité, leur savoir, leur partage. En l’état j’ai rien à leur offrir mais ça n’est que partie remise et après quelques sms échangés avec Macy pour la prévenir et être certain que Liam est chez lui aujourd’hui, je prends la direction du Portoloin le plus proche.

Quand j’arrive à L.A c’est le début d’après-midi, la veille, soit dimanche. Il fait beau, il fait chaud, putain ça fait du bien. Macy m’a dit qu’ils allaient se balader à Venice Beach, c’est donc là que je me pointe avec ma dégaine de naufragé. Pas rasé, les cheveux qui sont sans doute bon à couper un peu, juste un short, pieds et torse nus, lunettes de soleil sur les yeux et sac sur les épaules. Depuis un mois j’ai plus de cicatrices sur le torse, c’est comme avoir tourné une page et ça me fait encore du bien de le réaliser quand je me croise dans un miroir à l’occasion tout comme je me sens beaucoup plus à l’aise avec mon corps – sans doute pour ça que j’me balade en permanence à moitié à poil. Je me sens détendu comme rarement je l’ai été mais plus j’avance plus j’ai le cœur qui bat. Il bat d’impatience, tout simplement. Depuis qu’on est ensemble on n’a jamais été séparés autant de temps et même si en soi c’est pas non plus une éternité, je suis vraiment pressé de le voir, le toucher, le sentir. C’était mon choix de partir tout seul à l’aventure, mon choix aussi de ne pas prendre le Portoloin pour le rejoindre de temps en temps ou inversement. J’avais besoin de ça et il l’a compris, accepté. On s’est appelés régulièrement, je lui ai envoyé quelques photos de ce que j’ai pu voir et réciproquement, mais je suis quelqu’un de tactile, c’est un fait, et la distance au bout d’un moment j’ai du mal. On a la possibilité de se rejoindre en un claquement de doigts, ce truc est clairement une chance quand on sait où il vit et où moi je vis. Juste … à l’opposé de la planète.

Je lui ai envoyé un message un peu plus tôt, pour lui raconter les projets – faux, pour le coup, ou en tout cas repoussés à plus tard – que j’avais pour la journée, en théorie il ne se doute donc de rien. Mon portable vibre, nouveau message de Macy que je viens de prévenir de mon arrivée et qui m'indique précisément où ils sont. Embardée du myocarde quand je l’aperçois à quelques dizaines de mètres, le tout maintenant c’est d’arriver à me pointer en douce sans qu’il ne me voit venir … et c’est mission accomplie. Alors je me pose à côté de Macy, l’air de rien, m’accoude à la barrière devant le skatepark comme ils le sont tous les deux et m’incruste dans leur conversation.

« J’suis assez d’accord avec Macy, c’est vrai que cette figure est compliquée, pas franchement adapté au support, et il s’en sort vraiment bien j’trouve. »

Faussement concentré sur ce que j’ai devant les yeux sans réellement le voir je ne le regarde pas mais devine son attention sur moi maintenant qu’il réalise la supercherie. Macy a déjà un large sourire sur le visage, elle me tend son poing et le mien vient le rencontrer dans un signe de victoire. Et oui, tu t’es fait trahir par ta sœur, deal with it darling … J’ai envie de rire, plus envie encore de le sentir contre moi … donc mec, sincèrement, si tu m’sautes pas dans les bras dans trois secondes c’est moi qui le fais et tu risques de souffrir.

HRP:
 
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Happy Song - Enzo.
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