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 Et si on oubliait d'être sérieux ? [Enzo et Savannah]

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MessageSujet: Et si on oubliait d'être sérieux ? [Enzo et Savannah]   Dim 17 Déc 2017 - 20:25

~Mercredi 15 juillet – Dans la soirée~
Adossé au mur, Julian guettait les horizons. Ce soir allait être une grande soirée, elle en était certaine. Elle avait donné rendez-vous à Enzo dans un bar de Londres, histoire de rembourser sa dette et surtout, de passer un bon moment. La jeune femme avait passé le début de ses vacances chez Jeroen et clairement, elle ne s’en plaignait pas. Elle avait apprécié pouvoir passer du temps avec lui. Malgré la présence de son père et de sa sœur, ils avaient pu avoir des moments rien qu’à eux et ça, ça faisait un moment qu’elle en rêvait. La rousse s’était laissé envahir par cette petite bulle de douceur et avait profité de chaque second passée avec son petit-ami. Pour autant, Julian Alexus Neil restait la même et il arrivait un moment où elle avait besoin de bouger. De faire un peu la fête. Elle en avait parlé à Jeroen qui avait vu la une bonne occasion pour faire plaisir à sa famille et passer un moment seul avec eux. La rousse aurait aimé qu’il soit de la partie mais elle n’avait pas insisté. Pour cette fois. La prochaine fois, il n’y couperait pas.

Quelques jours auparavant, Julian avait donc envoyé un texto à Enzo. Il y en avait d’autres qu’elle comptait voir, Ricardo, Alec ou encore Chiara. Mais elle n’avait pas oublié la bière qu’elle devait au Gryffondor et elle se disait que voir quelqu’un de différent lui ferait du bien. Passer une soirée avec une personne qui la connaissait moins, ne pas prendre le risque de discussions sérieuses et simplement, profiter du moment. Voilà ce qu’elle avait derrière la tête en écrivant ce message. Elle fut ravie d’apprendre qu’il était disponible. Elle lui indiqua alors un bar qui était très proche du quartier sorcier de la capitale et qui était fréquenté autant par des moldus que par des sorciers. Julian n’avait encore que peu de connaissances du monde moldus et de ses adresses fétiches. Elle avait d’ailleurs dû s’y reprendre à plusieurs fois avant de réussir à écrire un message correct mais elle faisait des progrès. En tout cas, qu’importe le bar, il y aurait de l’alcool pour assouvir leur soif et c’était le principal.

Julian était arrivé un peu en avance au rendez-vous qu’elle avait donné. Elle avait failli ne pas être tant en avance que ça, entièrement à cause de Jeroen d’ailleurs. Ahem, ou pas. La jeune femme portait un slim noir, des chaussures à talons, un haut ample bleu nuit qui faisait ressortir sa chevelure rousse. Elle avait-même un sac à main en bandoulière, pendant sur son épaule gauche. Il n’était pas complètement ordinaire puisqu’elle avait utilisé un sort pour lui permettre d’en contenir bien plus que ce qu’il n’y paraissait. Alors qu’elle attendait elle avait envisagé pendant quelques instants de demander une cigarette au groupe de jeunes qui se trouvait pas loin mais c’était finalement ravisée. La silhouette reconnaissable d’Enzo finit par se dessiner à l’horizon. D’un léger coup dans le mur, Julian se redressa et avançant, mains dans les poches dans la direction de son camarade.

« Je crois qu’on va faire une sacrée impression en rentrant dans ce bar. »

Julian sourit alors de plus belle et vint faire une bise à Enzo pour le saluer. Il était mignon, indéniablement et elle aussi alors oui, ils allaient faire de l’effet, elle en était certaine, et elle adorait ça. Ce n’était pas pour autant qu’elle comptait passer sa soirée à draguer. Non, Julian était là pour s’éclater avec Enzo. Cela ne l’empêcherait par contre pas de capter les regards et d’en jouer un peu. Un petit signe de main à Enzo et Julian l’invita à le suivre à l’intérieur du bar. Le décor était assez surprenant. On se serait cru dans une vieille cave. On pouvait reconnaître des sorciers à leur look farfelu mais aussi des moldus qui trouvaient ce lieu très hype et tentaient eux aussi quelques extravagances vestimentaires et capillaires. Cela amusait toujours autant Julian. Elle repéra alors une table de libre et invita Enzo à prendre place. A peine s’étaient-ils installé qu’un serveur, sorcier sans aucun doute, vint leur demander ce qu’ils voulaient boire.

« Deux pintes de bière s’il vous plait. »

Non elle ne laissait pas le temps à Enzo de protester puisque de toute façon, il n’avait pas le choix, pour le premier verre du moins. Elle lui avait promis une bière et c’était donc une bière qu’elle allait lui offrir. Elle était tyrannique quand elle s’y mettait. Les mains croisées au-dessus de la table, Julian oublia alors la salle quelques instants pour se concentrer uniquement sur Enzo.

« Alors quoi de neuf depuis le début des vacances ? Les gloussements des pimbêches de l’école ne te manquent pas trop ? »

Julian pouvait encore voir avec précision le visage de June et l’ensemble de sa bande. Ces filles étaient vraiment insupportables et la rousse devait bien avouer qu’être loin d’elles, c’était déjà une forme de vacances en soit. Ça devait être de même pour Enzo qui avait à subir leurs remarques désobligeantes. Franchement, elle se demandait toujours comment il faisait pour ne pas leur en retourner une une fois de temps en temps. Elle, elle ne se serait pas gênée. A croire que c’était elle la plus bourrine des deux.

« Oh bah merde alors, regarde qui vient de pousser la porte ! »

Tout en écoutant la réponse d’Enzo, Julian avait glissé un regard par-dessus l’épaule de ce dernier alors que la porte du bar s’était ouverte une fois de plus. Curiosité maladive. Sauf qu’au lieu d’un visage rigolo et inconnu, elle avait vu se dessiner une silhouette qu’elle connaissait bien. Enfin, qu’ils connaissaient bien tous les deux. Une prof. Certes jusque là elle ne s’occupait que des élèves de l’Université mais l’école n’était pas si immense que cela et forcément, les élèves connaissaient tous les professeurs, même si la réciproque n’était pas forcément vrai. Un grand sourire se dessina alors sur les lèvres de Julian qui lança un regard vers Enzo.

« Je crois que cette soirée va être définitivement épique. »

Et sans plus de considérations, Julian se leva de son siège et fit de grands signes en direction de la professeure.

« He, madame Goldsmith ! »

Lorsque cette dernière eut capté son regard, elle lui fit signe de s’approcher avant de se tourner de nouveau vers Enzo.

« En dehors de l’école tout est permis, non ? »

Et un clin d’œil pour son camarade alors que la professeure de potion arrivait quasiment à leur niveau.
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MessageSujet: Re: Et si on oubliait d'être sérieux ? [Enzo et Savannah]   Dim 17 Déc 2017 - 22:50

Mercredi 15 juillet 2015 – Dans la soirée (Heure Anglaise)
Et si on oubliait d'être sérieux ?




Julian, Savannah et Enzo

Mercredi 15 juillet 2015 – Dans la journée (Heure Australienne)

« P'tit joueur. »
« C'est toi p'tit joueur ! T'es complètement inconscient Ryans, j'descends pas ça ! »

Ça ? La pente enneigée, non balisée, blindée d'arbres entre lesquels slalomer et que je regarde avec le regard émerveillé et impatient d'un gamin qui attend ses cadeaux de Noël. Ou celui du type qui n'a aucun instinct de survie selon les dires de mon camarade de jeu aka Joffrey, mon – unique – pote d'enfance, que j'ai trainé dans les montagnes avec moi ce matin pour changer un peu des vagues et parce que je n'avais jusqu'ici pas encore pris le temps de faire un tour dans les hauteurs du Victoria. Hérésie. Bienvenue dans l'hémisphère sud ! Avec mes conneries d'aller et venir entre le sud et le nord je vais finir par me taper un choc thermique. Ou un sapin en descendant … Fin.

« Putain et dire que je pensais que tu t'étais assagis avec le temps. »
« Ouais, moi aussi. »

Et c'est vrai. J'étais même devenu limite chiant par moment ! Mais l'Australie recharge mes batteries et rebooste mes envies de sensations, de repousser mes limites et de lâcher totalement prise sur mes planches. Que ça soit sur le bitume, l'océan ou la neige. Si Maman me voyait … Pardon Maman.

« Mais faut croire que non. On s'retrouve en bas ! »

Je n'attends pas une seconde de plus et m'élance dans la pente, les deux pieds bien ancrés sur mon snow et l'adrénaline qui me brûle les veines. Je suis accro. Je me sens vivant. Pas que ça n'était pas le cas jusqu'ici, je retrouve simplement des sensations oubliées ou très rarement retrouvées ces trois dernières années.
Quelques minutes plus tard c'est affalé dans la neige où je me suis laissé tomber sur le dos que j'attends Joff, les yeux rivés vers le ciel, les pieds toujours accrochés au snow, bras écartés et un sourire de défoncé sur le visage. Il s'écrase à côté de moi, lâche un profond soupir mais reste assis.

« Tu m'épuises. »
« Aller, tu te vengeras demain matin quand je viendrais péniblement te rejoindre après la barre avec ma gueule de bois. »
« Juste. Et j'te rat'rais pas mon pote. »
« Je sais bien. »
« Mais sinon t'envisage de dormir un de ces quatre ou … ? Nan parce que ça te fait partir à quelle heure pour ce soir ? »
« 6h demain matin ici pour être à 20h là bas ce soir. »
« Hein ? »

Et oui, je commence malgré moi à devenir un as en calcul de décalage horaire. Entre Lakes et Londres, en ce moment, c'est 10h d'avance pour nous. Et je crois que je suis bien parti pour ne pas dormir cette nuit. Heure Australienne. Aucune importance.

#

Mercredi 15 juillet 2015 – Dans la soirée (Heure Anglaise)

Vous voulez la vérité ? J'ai fait une sieste en rentrant, une bonne grosse sieste de plusieurs heures, et je suis resté debout le reste du temps histoire de pas être totalement décalé en arrivant à Londres parce que la bière au p'tit dej … Non, j'en suis pas encore à ce stade. J'ai atterri par Portoloin dans le quartier sorcier, j'me sens pas tellement tranquille ici autant le dire mais Julian m'a filé rendez-vous dans un endroit pas trop proche du Chemin de Traverse. Je fais juste un petit crochet en dehors des limites magiques, le temps de laisser un message à Will pour lui dire que je serais sage – on se comprend – et que je l'appellerai sans doute complètement arraché d'ici quelques heures pour lui dire que je suis fou de lui et que j'ai envie de lui faire tout un tas de choses. L'alcool me rend terriblement amoureux. Amoureux et obsédé. Rien de neuf en soi, c'est pas tellement différent avec la sobriété ...
Et me voilà au point de rendez-vous, j'y arrive tranquillement, mains dans les poches de mon jean, bien plus à l'aise à présent dans les rues de la ville à force de m'y balader très régulièrement. Bien plus à l'aise dans le monde tout court, en réalité. Petit Sang Pur a bien grandi … Quand je vois Julian se détacher du mur et avancer vers moi mes yeux font un aller retour de son visage à ses pieds et ma réaction ne se fait pas attendre. Je ne cherche absolument pas à la cacher.

« Ouh la. »

Elle est canon, j'pense que y a pas d'autres mots. Julian est une très jolie jeune femme en temps normal mais habillée comme ça c'est encore autre chose. Pas de malaise, j'ai les idées à la bonne place et je sais que c'est son cas aussi. On est tous les deux maqués et tous les deux très heureux de notre situation. Tout ça pour dire que ça lui va bien et c'était ma façon de le lui faire remarquer. Elle est très classe sans que ça ne soit trop, de mon côté ça reste classique. T-shirt, jean, sneakers et hoodie dézippé. Au moins je n'arrive pas avec la capuche vissé sur la tête, ce qui est un exploit quand on me connait, mais ça va, je crois que j'ai quand même l'air un peu habillé. Et pas celui du p'tit bourgeois comme l'autre jour avec Keza … En tout cas on est loin des baggy et autres sappes informes que je portais encore y a pas si longtemps mais on n'est pas vraiment là pour parler mode.

« Je crois qu’on va faire une sacrée impression en rentrant dans ce bar. »

Sourire. Rire même, amusé. Ceci dit, elle a raison, on est pas mal. Mes chevilles ? Ça va, merci. Je me penche un peu, on se fait la bise et je me rends compte que ça me fait vraiment plaisir d'être là avec elle ce soir. On n'est pas ce qu'on peut appeler des amis proches, à vrai dire on se connait finalement très peu, mais le courant passe bien et quand elle m'a proposé de sortir j'ai pas hésité une seconde. Je ne suis clairement plus l'animal sauvage que j'ai été une bonne partie de ma – jeune – vie, c'est certain. Je la suis à l'intérieur, retire ma veste et mes sens mettent un peu de temps à s'habituer à l'endroit, à l'ambiance qui y règne. Beaucoup d'odeurs, de bruits et de mouvement. L'animal sauvage, le vrai, refait surface quelques secondes puis retourne dans sa tanière. J'observe, m'amuse de l'accoutrement de certains, essaie de reconnaître les sorciers des moldus et sans même y faire attention nous voilà assis à une table. Un serveur se pointe immédiatement, j'ai pas le temps de dire ouf.

« Deux pintes de bière s’il vous plait. »

Au regard qu'elle me lance et à son sourire en coin je comprends rapidement que je n'ai pas le choix alors je lève les yeux au ciel, faussement agacé, mais le regard que je lui adresse ensuite est très clair : Tu ne paies rien pour attendre Neil. Après tout, on a toute la nuit devant nous.

« Alors quoi de neuf depuis le début des vacances ? Les gloussements des pimbêches de l’école ne te manquent pas trop ? »
« Si, terriblement. J'ai l'impression qu'il manque un truc, c'est pas normal. »

Les fameuses. Je crois que c'est ce moment là qui a créé un réel lien entre nous deux, celui où on s'est trouvés confrontés à ces espèces d'idiotes décérébrées qui ont réussi – plus ou moins – à me faire sortir de mes gonds mais surtout à me faire prendre conscience de certaines choses. Non, ça n'est pas normal de donner son avis sur l'orientation sexuelle d'une personne et encore moins d'en faire une mission humanitaire de la remettre dans le « droit chemin ». Ça me passait au dessus, ce jour-là j'ai tapé du poing sur la table et j'hésiterai pas à recommencer mais c'est devenu une sorte de vanne entre Julian et moi. Pleine de sarcasme la vanne mais on se comprend.

« Sinon … J'crois que j'ai pas réellement dormi depuis deux semaines mais ça va, je tiens le coup pour l'instant. »

Je m'apprête à lui retourner la question quand de nouveau elle me prend de court.

« Oh bah merde alors, regarde qui vient de pousser la porte ! »
« Je t'en supplie, ne me dis pas que c'est June. »

Je me retourne et constate par moi-même que non, ça n'est pas June. Je ne capte pas tout de suite, jusqu'à reconnaître une silhouette familière. Qu'est ce que vous croyez ? C'est pas parce que je préfère les blondes que mes yeux n'ont jamais glissé sur Mademoiselle Goldsmith mais ce qui a surtout pu attirer mon attention sur elle vient du fait qu'elle est Prof de Potions et qu'on s'est croisés quand je squattais la salle de cours, avec l'accord de Mlle Roberts-Moore, pour m'entrainer à faire mon Tue-Loup.
En attendant quand je me tourne à nouveau pour faire face à Julian, c'est pour m'apercevoir que son sourire s'élargit comme si elle avait une idée derrière la tête. Je ne la connais pas beaucoup certes mais ...

« Je crois que cette soirée va être définitivement épique. »
« Julian, tu ... »

… ça ne m'empêche pas d'avoir cerné le personnage un minimum et ça ne m'étonne pas de la voir se lever ...

« He, madame Goldsmith ! »

… pour faire des grands gestes à la prof.

« T'es sérieuse là ? »
« En dehors de l’école tout est permis, non ? »

Clin d'œil de sa part, j'éclate de rire.

« T'es pas possible. »

En soit ça ne me pose aucun problème mais ceux qui me connaissent le savent, même si j'peux avoir l'air d'un p'tit con arrogant parfois quand je m'y mets – plutôt grand le p'tit con mais c'est pas le sujet – je suis en réalité un type assez timide, voir coincé. On s'entend. Et on va dire que j'ai mes têtes et mes humeurs, de toute façon. L'avantage c'est qu'il ne me faut pas longtemps ni grand chose pour me décoincer et en soit, accueillir un prof à notre table ne pose aucun problème – c'est pas comme si je tutoyais la moitié des Prof de Poudlard. Ahem – alors quand elle arrive à notre niveau c'est avec un sourire détendu que je m'adresse à elle.

« Bonsoir Mademoiselle. »

Je désigne finalement Julian d'un signe de tête, sans perdre mon sourire une seule seconde. Sourire qui devient d'ailleurs bien plus assuré et légèrement provocateur. Gentiment provocateur.

« Celle-là n'a pas de limite, moi j'suis un peu plus coincé. A vous de trancher si ça vous tente de boire un verre avec nous. »
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MessageSujet: Re: Et si on oubliait d'être sérieux ? [Enzo et Savannah]   Lun 18 Déc 2017 - 7:36

11 Juillet 2015

- Tu as fais quoi ?

Un soupire s’échappa de tes lèvres alors que tu t’arrêtas dans tes cent pas face à une amie de longue date, t’appuyant contre le comptoir derrière toi. Tu levas une main vers ton visage pour venir pincer l’arête de ton nez alors que tu secouas la tête doucement de droite à gauche.

- Sav’, ne fais pas cette tête !
- Tu organises un rendez-vous avec un parfait inconnu et tu n’en parles même pas à la principale concernée ?
- Tout de suite les gros mots. D’abord, ce n’est pas un parfait inconnu. Il s’appelle Charles, c’est une connaissance du copain de ma soeur, et en plus, il est docteur et...
- Ne manquait plus que cela.

Tu quittas le comptoir pour aller t’écraser sur une chaise, croisant tes jambes devant toi pour y appuyer ton coude et déposer ta tête dans l’une de tes mains. Tu avais des mauvais souvenirs qui se trouvaient bien malheureusement en lien avec un docteur. Ou, enfin, un médicomage, dans le monde des sorciers, mais, au final, cela revenait un peu au même dans ton esprit. Une relation qui aurait pu être fabuleuse, une magnifique histoire d’amour, s’il n’avait pas repousser continuellement l’engagement, ne souhaitant toujours pas considérer votre relation avec le sérieux qu’elle aurait dut avoir après deux ans. Tu étais donc partie, convaincue que tu méritais mieux, lasse de l’incertitude.

- Tu as trente-trois ans ! Tu devrais en profiter avant que le temps ravage ton joli minois.
- D’accord, d’accord, ça va. Je vais le rencontrer, ce docteur. Mais s’il s’avère que c’est un enfoiré, tu me dois une bière.
- Deal.

15 Juillet 2015

C’est ce qui t’amena, quelques petits jours plus tard, à te rendre à un bar du coin. Près des quartiers sorciers, il accueillait cependant nombreux moldus, ce qui était donc un endroit propice. Bien qu’ayant grandit au sein de l’univers moldu, y passant tes premières années de vie, tu appréciais tout particulièrement l’ambiance des établissements sorciers. Il y avait une différence, parfois peu notable, qui t’amusait certainement.

Pour cette occasion, et parce que ton amie était débarquée chez toi à l’improvise en précisant que, si elle était là, c’était pour t’aider à te préparer, tu étais joliment habillée. Il ne s’agissait rien de chic, compte tenu du lieu de rendez-vous, mais quelque chose de tout de même assez classe. Un slim de cuir venait mouler tes longues jambes alors que tes pieds étaient chaussées de haute bottes à talon qui remontait jusqu’à sous tes genoux. Tu portais avec cela une blouse bordeaux échancrée dans le dos, laissant donc à la vue de tous tes nombreux tatouages, tant sur tes bras que celui au-dessus de ta poitrine. Tu étais légèrement maquillée, venant souligner ton regard d’une ligne sombre et coloré tes lèvres charnues d’un bordeaux assez sombre. Tes cheveux étaient remontés en un chignon lâche, dégageant ainsi nuque et épaules.

À peine étais-tu arrivée au lieu du rendez-vous, avec un peu d’avance (tu avais horreur des gens en retard), ton téléphone portable t’alerta que tu venais de recevoir un message. L’auteur dudit message n’était nul autre que ton rendez-vous de la soirée, pour te signifier qu’une urgence venait de survenir à l’hôpital où il travaillait et qu’il ne pouvait donc se présenter au rendez-vous. Il était sincèrement désolé (de ce qu’il racontait) et il espérait avoir l’occasion de se reprendre.

Bien malheureusement pour lui, tu étais une femme tout particulièrement rancunière.

Debout, non loin de l’entrée du bar où tu devais aller, tu envoyas un message rapide à ton amie de longue date, lui racontant brièvement l’histoire tout en lui signifiant qu’elle te devait une bière. Puis, tu hésitas. Devais-tu repartir d’où tu étais venue ? Ce serait dommage, en fait, comme tu t’étais bien préparée, mettant un effort supplémentaire pour bien paraître. Non pas que tu ressemblais à rien en temps normal, disons seulement que tu préférais le décontracter lorsque tu en avais l’occasion. En plus, ce soir, tu avais eu l’intention de prendre un verre, voir même plus, dépendamment du rendez-vous, qui était désormais tomber à l’eau.

Tu décidas finalement qu’en tant que femme indépendante, tu allais entrée dans ce bar, seule, pour prendre un verre, ou plusieurs. Tu verrais en fonction de la soirée.

Poussant les portes du bar, tu fis quelques pas à l’intérieur. Tout juste rentrée, de grands signes de main attirèrent ton attention, te forçant à porter ton regard sur une table non loin de l’entrée où se trouvaient deux jeunes gens. Il te fallut quelques secondes pour reconnaître deux étudiants (majeurs) de Poudlard qui semblaient discuter autour d’une bière. Tu fronças légèrement les sourcils, incertaine de la suite des choses, jusqu’à ce que la jeune demoiselle de l’autre côté de la table te fasse signe de t’approcher.

Tu haussas les épaules. Pourquoi pas, après tout ?

Arrivée à leur hauteur, ce fut le jeune homme que tu identifias rapidement comme Enzo Ryans, connu sûrement bien malgré lui comme étant lycanthrope, alors que tu l’avais croisé à quelques reprises s’entraîner pour la potion tue-loup, qui t’adressa la parole. Tu devais admettre être assez surprise de l’offre : quel étudiant souhaitait passer une soirée, dans un bar, avec un professeur ? Eux, semblerait-il. Tu hésitas, un peu, alors que ta conscience semblait ne pas trop savoir quoi faire. Ils étaient tes élèves, certes, or, à l’heure actuelle, il s’agissait des vacances, et donc, par conséquent, ils n’étaient que deux jeunes adultes qui t’invitaient à prendre un verre parmi eux, t’évitant ainsi de passer ta soirée seule. Il te fallut quelques secondes de plus pour finalement hochée la tête puis de tirer une chaise pour y prendre place.

- Bonsoir à vous deux.

Tu leur adressas un sourire agréable. Si tu connaissais le jeune homme et était certaine d’avoir déjà vue la jolie rousse, tu étais cependant incapable de mettre un nom sur son visage. Or, plutôt que de l’énoncer haut et fort, tu espérais secrètement que ce dernier soit dit dans les prochaines minutes. Tu considérerais en temps et lieux.

- Soit, je veux bien me joindre à vous, un verre ne me ferait pas de tort. Un léger rire s’échappa de tes lèvres. J’impose cependant une condition. Si je suis pour prendre un verre avec vous, laissez tomber les formalités et le vouvoiement.

C’était bien simple. Tu étais encore jeune et si tu acceptais aisément cette forme de respect dans un milieu professionnel, dans celui un peu plus personnel, comme en cette soirée, tu avais horreur de cela. Après tout, tu avais tout juste trente-trois ans, pas soixante-douze.

Une serveuse revint donc vers la table et tu en profitas pour te commander une pinte de bière à ton tour. Tu aurais tout le loisir d’observer le menu des breuvages par la suite. Ton regard se posa sur la rousse devant toi, affichant toujours ce léger sourire en coin sur tes lèvres charnues.

- J’en déduis donc qu’il s’agit de ton idée ?

À savoir de t’inviter à leur table, si tu en croyais les dire d’Enzo.
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MessageSujet: Re: Et si on oubliait d'être sérieux ? [Enzo et Savannah]   Mar 19 Déc 2017 - 13:29

La réaction d’Enzo face à sa tenue n’avait pas échappée à Julian. Elle l’avait bien pris, même très bien pris. Julian avait beau être bien dans son couple et ne cherchait en aucun cas à changer cela mais plaire lui faisait toujours du bien. Elle aimait se sentir regardée, complimentée, voir que son apparence faisait de l’effet, elle adorait ça. Alors oui, la remarque d’Enzo lui avait fait plaisir mais elle ne s’était pas empêchée de souligner qu’il n’était pas mal non plus. Ils allaient vraiment faire un malheur. Les deux camarades de classe étaient donc allés s’installer dans le bar, la tête haute. A peine installés, Julian n’avait pas laissé le temps à Enzo de respirer, commander à boire et entamant la conversation.

« Pas dormi depuis deux semaines… ? Ok, j’veux bien croire que t’es costaud mais là j’avoue que je suis scotchée. »

Julian était une fêtarde et il lui arrivait souvent d’avoir des nuits courtes mais elle mettait toujours un point d’honneur à les compenser rapidement. Non pas qu’elle s’inquiétait pour sa santé mais parce que dormir restait un plaisir et qu’elle aimait bien s‘enrouler dans sa couette et se détendre. Enfin, Enzo avait l’air de tenir encore le choc, c’était le principal, il était hors de question qu’il s’endorme dans sa bière ! De toute façon, Julian était bien partie pour donner un côté unique à ce petit verre. Elle avait écrasée un rire alors qu’Enzo craignait de voir débarquer June. Non clairement, si ça avait été elle, la jeune femme ne se serait pas agitée de la sorte, elle aurait plutôt tout fait pour qu’elle ne les remarque pas, n’ayant pas envie de pourrir son groove. Non, c’était une tout autre personne que Julian avait observée et à qui elle venait de faire de grands signes. Enzo de son côté ne semblait au début pas croire ce qu’il voyait. Oui, elle était parfaitement sérieuse, il allait falloir qu’il s’y fasse s’ils commençaient à se voir de temps en temps. Pas possible ? Oh oui ! Julian adressa un grand sourire à Enzo. Elle le savait et elle était heureuse d’être toujours comme ça.

Miss Goldmsith, qui semblait avoir hésité l’espace de quelques secondes, se dirigea finalement vers eux après avoir attrapé une chaise pour venir prendre place à côté d’eux. Elle et Enzo échangèrent des salutations politesse et Julian de son côté roula les yeux au ciel devant tant de formalité. Sérieusement ? Elle espérait qu’ils allaient se détendre parce que sinon elle allait être obligé de tout faire toute seule pour que l’ambiance ne soit pas morne. Heureusement, elle fut assez rapidement rassurée. Enzo tout d’abord sembla laisser sa timidité s’envoler doucement alors qu’il lançait les premiers mots à la professeure. Julian lui laissa un regard faussement outré avant de rire et de se rasseoir sur sa chaise. Miss Goldsmith saisit à son tour l’opportunité de poser de bonnes bases et Julian lui répondit avec un large sourire.

« Je crois que c’est le genre de condition qu’on peut accepter ! »

Sur ces mots, une serveuse vint déposer les deux verres sur la table. Miss Goldsmith commanda alors à son tour pour le plus grand plaisir de Julian. Elle attira alors sa pinte vers elle mais attendit sagement que la professeure soit elle aussi servie avant de commencer à boire. Elle n’était pas rustre non plus, il y avait des règles à respecter dans ce genre de moments. Miss Goldsmith s’était alors tournée vers Julian et la jeune femme ne put retenir un sourire en coin face à sa question.

« Bah si on avait attendu que l’autre coincé prenne une initiative, je serais encore chez moi à cette heure-ci. »

Julian lança alors un regard moqueur à Enzo. Elle déconnait bien sûr et il ne fallait certainement pas voir derrière ces mots une sérieuse accusation ou quoi que ce soit de ce genre. Mais il fallait bien admettre que Julian appréciait ce costume de fille entreprenante qui provoquait les situations originales et sympathiques. Elle était à l’aise, sûre d’elle et voyait ça comme un atout. Non elle n’était pas intimidée par le fait de boire en compagnie d’une de ses professeurs, elle ne voyait que la bonne dose d’amusement qui pouvait en ressortir.

« Mais que faisiez-vous… Pardon, vieux réflexe, que faisais-tu dans ce bar toute seule ? »

Bah quoi ? Autant poser les bases tout de suite, non ? A cet instant, la serveuse qui avait amené les deux premiers verres revint à la table, laissant à Miss Goldsmith quelques secondes de répit. Elle déposa devant elle une nouvelle bière. Julian n’en attendait pas plus pour attraper sa pinte et la soulever devant elle, regardant tour à tour ses deux camarades du jour. Autant dire que quelques semaines auparavant, elle n’aurait jamais imaginé se retrouvait en tête à tête avec ces deux-là. Et elle adorait ça !

« Bon bah à notre santé hein ! Et aux rencontres improbables ! »

Sur ces mots, Julian vint trinquer avec Enzo et Savannah alternativement avant de s’accorder une bonne gorgée de bière et de reposer son verre devant elle. Ça faisait du bien. Elle avait tout ce qu’il lui fallait pour passer une bonne soirée : de la bière et des personnes avec qui discuter. Jeroen serait sans doute sur le cul quand il apprendrait avec qui elle avait passé sa soirée. Ça lui apprendrait à ne pas vouloir sortir, vieux papy !
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MessageSujet: Re: Et si on oubliait d'être sérieux ? [Enzo et Savannah]   Mar 19 Déc 2017 - 19:56

J'exagère, évidemment, mais entre les allers-retour entre l'Australie et l'Angleterre avec le décalage horaire qui me fait rater des jours d'une certaine manière, les moments passés avec Liam durant lesquels on a autre chose à faire que dormir – même si ça fait parti du programme aussi, faut pas déconner – les virés avec les copains, et les moments où je ne vois pas les journées passer parce que je bricole, glisse, passe un peu de temps avec Derek et/ou Grand-Mère ou peu importe, c'est vrai que je ne me suis finalement que très peu posé jusqu'ici. C'est néanmoins une certaine forme de repos, ma tête n'a jamais été aussi légère et j'écouterais mon corps quand il me fera sentir que je dois calmer le jeu.

Pas ce soir, en l'occurrence. J'ai clairement mieux à faire.

« Bonsoir à vous deux. »

Échanges de sourire polis et Julian lève les yeux au ciel. Je me retiens d'éclater de rire par … J'en sais rien, politesse peut-être, le temps qu'on sache à peu près tous à quoi s'en tenir. C'est juste instinctif, point barre. Mademoiselle G. est installée à notre table, la situation me semble un peu surréaliste mais il suffit d’un regard alentours pour comprendre que je fais des jaloux à être en telle compagnie. Et ça aussi ça me fait sourire.

« Soit, je veux bien me joindre à vous, un verre ne me ferait pas de tort. J’impose cependant une condition. Si je suis pour prendre un verre avec vous, laissez tomber les formalités et le vouvoiement. »
« Je crois que c’est le genre de condition qu’on peut accepter ! »
« Condition acceptée. »

Julian et moi avons répondu en même temps, la seconde d'après la serveuse revient et dépose nos deux pintes sur la table. Je ne peux pas m’empêcher de la remercier par un sourire pour lequel Liam me regarderait sans doute un peu de travers – ou pas, il en fait autant – et si j'enroule ma main autour du verre, j'attends patiemment – tout comme l'effervescente rousse à côté de moi – que notre invitée soit servie à son tour.

« J’en déduis donc qu’il s’agit de ton idée ? »
« Bah si on avait attendu que l’autre coincé prenne une initiative, je serais encore chez moi à cette heure-ci. »
« Hey dis donc, j’te rappelle qu’il est 6h du mat’ chez l'autre coincé et que c’est pour tes beaux yeux qu'il a fait l'impasse sur Morphée. »

Un bras sur la table, l’autre posé sur le dossier de ma chaise, j’arque un sourcil et reste d’un calme olympien face à cette attaque frontale qui m’amuse bien plus que je ne le montre.

« Et je sais à quel point tu tiens à ton statut de femme indépendante et décisionnaire, j’allais quand même pas t’gâcher ça. »

Faux air détaché, je cherche les claques. Et oui, déjà, tout le monde sait que j'ai un petit côté masochiste. Surtout avec la gente féminine. Et ma pinte me fait de l'œil.

« Mais que faisiez-vous… Pardon, vieux réflexe, que faisais-tu dans ce bar toute seule ? »

Je tourne la tête, mon regard passe de Julian à … Savannah, je crois ? Oui, c'est ça. Je me souviens avoir fait le parallèle entre Sovahnn et Savannah, non sans passer environ une demi heure à chercher les différences entre les deux pour finir en fou rire parce que je soulais Caem avec ça. Je ne l'ai pas lâché, je l'ai même suivi jusque dans les chiottes ce jour-là et c'est Killian qui est venu m'en sortir en mode lionne – faussement – énervée. On ne touche pas à son p'tit Russe, son Beau-Gosse comme elle l'appelle – tu peux bien te foutre de ma gueule avec Peluche, Kaliayev – Même quand on s'appelle Enzo Ryans et qu'on a un passe-droit grâce au sacrosaint Bro' Code. Ceci dit y en a un autre qu'est pas trop fan du concept mais c'est pas tellement le sujet, je m'égare, et la pinte de Mademoiselle G. vient d'arriver de toute façon.

Maintenant, on boit bordel de merde ! J'suis pas venu ici pour enfiler des perles.

« Bon bah à notre santé hein ! Et aux rencontres improbables ! »
« Et au décalage horaire. »

Parce que putain, j'devrais être entrain de prendre mon p'tit dej.

Les verres s'entrechoquent, j'accueille néanmoins les premières gorgées de bière dans un ronronnement de satisfaction en me disant que quand même, ils sont doués pour brasser ces buveurs d'eau chaude. Pardon Maman. Encore.
Et maintenant, c'est l'heure des révélations ? Après tout Julian n'a pas encore eu de réponse à sa question et à la façon dont je regarde la jeune femme qui enseigne les Potions aux élèves les plus âgés de l'école, je pense qu'elle peut deviner que moi aussi j'attends d'avoir le scoop. Ou pas. Elle a peut-être juste franchis cette porte parce qu'elle en avait simplement envie.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Et si on oubliait d'être sérieux ? [Enzo et Savannah]   Mer 20 Déc 2017 - 18:47

Désormais un peu plus détendue alors que les deux jeunes gens te faisant face avaient accepté ta bien simple condition, tu eus un sourire amusé lors de leur réponse simultanée. Tu ne voyais pas d’inconvénient quant à prendre un verre avec eux, cela aurait tout simplement été étrange s’ils avaient continuer de te vouvoyer. Tu étais en vacances, toi aussi, tu pouvais donc mettre ton rôle de professeur de côté pour le temps à venir. En demandant à la rousse s’il s’agissait de son idée, sa réponse t’amusa, tout comme celle d’Enzo. Les couteaux volaient déjà très bas et ce n’était pas pour te déplaire. Toi-même dotée d’un humour assez sarcastique et taquin, beaucoup de ceux te connaissant sur le plan personnel avaient eut à faire à quelques remarques qui pouvaient sembler acides alors qu’au final, tu ne faisais que t’amuser.

Ton côté un peu trop bienveillant semblait vouloir prendre le dessus alors que le jeune homme mentionna couper sur plusieurs heures de sommeil, or, tu gardas tout commentaire pour toi. Ce n’était pas ta place de juger du rythme de vie des autres, et puis, lorsque tu avais leur âge, pour toi aussi il semblait que tout était plus intéressant à faire que de dormir. Tu n’avais pas été une jeune adulte très tranquille alors que tu enchaînais les fêtes et autre pour repartir ta journée, le lendemain matin, avec un bon shooter de tu ne savais quoi, histoire de tout remettre en place et chasser la gueule de bois qui menaçait d’arriver.

Ton foie devait sûrement encore t’en vouloir pour ce mode de vie effréné que tu avais vu dans tes dernières années comme étudiantes.

La question qui suivit t’arracha un sourire un peu gêné. Tu aurais préféré, pour ta fierté, que la question ne soit pas soulevée alors que, effectivement, tu étais arrivée seule, joliment préparée qui plus est. Dans ton hésitation quant à quoi répondre, à savoir si tu improvisais quelque chose ou répondait tout simplement la vérité, tu fus sauvée par l’arrivée de ta bière. La prenant dans ta main, tu trinquas avec eu, un sourire aux lèvres.

- Et aux vacances qui sont finalement arrivées !

L’année avait été tumultueuse pour toi et tu t’imaginais que cela avait très bien pu être aussi le cas des étudiants. Tu portas le verre à tes lèvres pour en prendre une longue gorgée. Voilà un petit moment que tu n’avais pas pris d’alcool, ayant évité tout breuvage alcoolisé au cours de l’année précédente. C’était plus par principe qu’autre chose. Alors tu voyais-là un moment pour en profiter, bien que tu allais essayer de surveiller ta consommation. Ou pas. Ce serait à voir. Car si tu étais l’adulte responsable, en quelques sortes, eux aussi étaient majeurs et, au final, ne t’engageaient à rien.

Reposant ta bière devant toi, tu ne pouvais désormais nier les regards qui s’étaient posés sur toi. Sûrement attendaient-ils une réponse. Tu soupiras.

- C’est un peu embarrassant vous savez.

Un léger rire s’échappa de tes lèvres colorées.

- Normalement, j’avais un rendez-vous ce soir. Or, comme vous avez pu le constater, je suis arrivée seul. Il m’a posé un lapin quelques minutes avant l’heure prévue.

C’était quand même assez gênant, à ton avis, alors tu décidas de prendre une autre grande gorgée de la bière posée devant toi. Et dire qu’il y avait tellement de tes étudiants qui étaient en couple et épanouie alors que toi, de ton côté... Tu ne cherchais pas spécialement, c’était bien un fait, mais tout de même. Depuis ta précédente histoire qui t’avait un peu dégoûtée des relations, tu n’avais eut que des bons coups ici et là (et des plus mauvais) et c’était à peu près tout.

- Je me suis donc dit que, tant qu’à être ici, j’allais prendre un verre plutôt que de simplement rentrer.

Tu haussas finalement les épaules, toujours un sourire accroché à tes lèvres.

- Et vous ? J’imagine que ce ne doit pas être un rencart si la miss m’a invité sans hésitation.

Ton ton était léger, voir même un peu moqueur, mais rien de sérieux. Tu ne connaissais pas la vie amoureuse de tes élèves, n’étant certainement pas assez proches d’eux pour en savoir plus sur leur vie personnelle. Ou, enfin, tu ne connaissais pas celle de la majorité d’entre eux, comme il y en avait toujours pour ne pas comprendre le sens du mot intimité et se rouler des pelles ici et là dans l’école. Chacun sa façon de voir les choses, au final.

À cet âge, ils sont tous, pour la plupart, débordant d’hormones et d’énergie, de toute façon.

Finissant ta bière d’une traite, tu fis signe à la serveuse, commandant une autre bière et trois shooters (aka cul-sec, je ne sais pas ce que vous dites vous). Il fallait tout de même bien commencer la soirée ! Et ce n’était pas parce que tu avais une dizaine année de plus qu’eux que tu ne savais plus comment t’amuser.
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MessageSujet: Re: Et si on oubliait d'être sérieux ? [Enzo et Savannah]   Sam 23 Déc 2017 - 8:06

Un petit papillonnement de paupières pour répondre à Enzo alors que celui-ci évoque le fait d’avoir refusé le sommeil pour elle. Julian lui lance ensuite un sourire amusé. Elle aime quand il se révolte un peu, qu’il se réveille et qu’il montre à la face du monde qu’il n’est pas un gentil petit garçon tout lisse. T’inquiète bonhomme, elle va gentiment t’aider à montrer toutes tes capacités face à Miss Goldsmith. Tu commences déjà d’ailleurs en faisant une petite blague sur le côté indépendant de Ju’. Cette dernière lança tout d’abord un regard presque mauvais à son camarade avant de se laisser aller au rire. Il disait ça pour la blague et elle n’avait pas besoin de tergiverser pendant mille ans pour l’accepter. La conversation reprit donc bon train alors que les bières arrivaient enfin à leur table et que tout le monde avait ce qu’il fallait pour se désaltérer. Julian, comme à son habitude, avait sauté à pieds joints dans le plat, soulevant LA question que tout le monde se posait mais pas forcément celle à laquelle il était le plus évident de répondre. Elle eut heureusement un moment de répit avant de devoir répondre et proposa même de trinquer aux vacances ce qui arracha un immense sourire à la rousse.

« Oh oui, avec tout le respect que je te dois, j’en pouvais plus des cours ! »

Merci Julian pour cet instant de pure franchise et de délicatesse ! Et ce n’était que le début. Savannah, ne cachant pas le fait que la question initiale de la jeune femme la mettait un peu mal à l’aise entreprit tout de même courageusement d’y répondre. Un bon point aux yeux de la rousse qui n’aimait pas spécialement voir les gens faire les timides pour tout et n’importe quoi. Savannah expliqua alors aux deux plus jeunes qu’elle avait initialement un rendez-vous mais qu’on venait purement et simplement de lui poser un lapin.

« Sérieusement ? »

Julian tourna alors alternativement la tête vers Savannah et Enzo, la bouche ouverte montrant tout ce que la situation lui inspirait. Oui elle était scandalisée parce qu’il fallait être honnête, Savannah était loin d’être désagréable à regarder et en plus elle était en train de leur montrer comme elle pouvait être fun.

« J’espère que tu vas bien faire sentir à ce naze qu’il a fait une terrible erreur. »

Julian sourit alors à pleine dents. Si ça avait été elle, autant dire que le jeune homme aurait passé la pire soirée de sa vie. La rousse n’était pas le genre à accepter qu’on lui mette un plan, considérant qu’elle valait bien plus que ça. Et à ses yeux, les autres devraient aussi penser de la sorte. Enfin, elle fut ravie de voir que Savannah n’était pas du genre à se morfondre puisqu’elle expliqua qu’elle s’était fait la réflexion que tant qu’à faire, elle avait tout intérêt à prendre un verre. Elle porta ensuite la question sur les deux jeunes gens et parvint à boucler le clapet de Julian l’espace de quelques secondes. La rousse tourna alors la tête vers Enzo avant d’éclater de rire.

« Pardon, je me suis imaginée trois secondes que ce soit un rencard et… bref. »

Et non elle ne livrerait pas le fond de sa pensée. En un sens, Julian n’aurait certainement pas dit non à une petite nuit de folie avec Enzo si elle n’avait pas été en couple. Te sens pas vexé l’ami, c’est pas pour ça qu’elle rigole. Simplement, dans sa tête, elle l’avait rangé dans la case des amis, l’ayant connu après s’être engagée auprès de Jeroen alors ça l’amusait de le sortir de cette case. Elle se demandait d’ailleurs si d’autres gens dans ce bar s’étaient imaginés qu’ils étaient un couple. En même temps, ça aurait pu être une bonne blague à faire et un bon moyen de s’éclater. Tiens tiens… Voilà une idée que Julian nota bien soigneusement dans un coin de sa tête.

Après une rapide gorgée de bière, Julian reprit la parole pour expliquer un peu plus son fou rire et s’assurait qu’Enzo n’avait pas pris un grand coup involontaire dans sa fierté.

« Même si on aurait sans nul doute fait un couple du tonnerre, non ce n’était pas du tout un rencard. C’était juste un rendez-vous entre deux potes qui avaient bien envie de boire un coup ensemble. Chose qu’on avait jamais faite avant puisque l’alcool est interdit à Poudlard. »

Et le pire dans tout ça, c’était que Julian venait de lâcher ça avec un air on ne peut plus sérieux sur le visage. Pas l’ombre d’un sourire taquin ou moqueur, d’un rictus pouvant la trahir. Il y avait bien sûr dans le fond de ses yeux cette petite lueur de malice mais ça, il fallait la connaître pour la voir. Savannah ne la croirait peut-être pas pour autant, elle comme les autres professeurs savaient bien que des élèves avaient tendance à faire des fêtes clandestines dans l’école. Mais peut-être ne savait-elle pas que Julian était l’une des principales organisatrices de ces petites fêtes et qu’elle était clairement loin d’être l’élève la plus sage de l’école. C’était cependant une parfaite illustration de comment cette jeune femme avait fait pour s’en sortir jusque-là : De la malice, de la finesse et de grands sourires innocents sur son petit visage d’ange. Une vraie sale gosse.

« Et bien sûr, il n’avait pas d’autre choix que de dire oui. »

Chatouiller Enzo était en fait un petit jeu assez amusant. C’était aussi un moyen de détendre l’atmosphère. Et autant pour se faire pardonner que par jeu, Julian vint déposer un bisou sur la joue d’Enzo. Chiante mais mignonne un peu, non ?
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MessageSujet: Re: Et si on oubliait d'être sérieux ? [Enzo et Savannah]   Lun 25 Déc 2017 - 21:46

« Et aux vacances qui sont finalement arrivées ! »
« Oh oui, avec tout le respect que je te dois, j’en pouvais plus des cours ! »

Julian et sa franchise légendaire, son absence de filtre quasiment totale, qui me font sourire derrière ma pinte alors que mon regard va et vient silencieusement entre les deux femmes. Je ne serais pas celui qui insistera pour savoir de quoi il retourne mais sans être spécialement attiré par les potins, la situation attise ma curiosité. Je me dis que d'ici quelques heures, si jamais on continue sur notre lancée alcoolisée – et je pense que ça sera le cas – les barrières potentielles s'écrouleront pour laisser sortir tout ce qui nous passe par la tête. Traduction : Dans trois heures je suis debout sur le bar, une main sur le cœur, entrain de chanter l'hymne national australien. Ou entrain de faire des propositions indécentes à mon cher et tendre sur son répondeur … jusqu'à ce que je me rende compte que je me suis planté de numéro.

Bref ! Savannah et son embarras évident.

« C’est un peu embarrassant vous savez. »

Qu'est ce que je disais.

« Normalement, j’avais un rendez-vous ce soir. Or, comme vous avez pu le constater, je suis arrivée seul. Il m’a posé un lapin quelques minutes avant l’heure prévue. »
« Sérieusement ? »

Nous voilà dans un de ces moments où ça devient dangereux d'être un homme alors c'est presque instinctif, je me planque à nouveau derrière ma pinte en descendant le liquide centilitre par centilitre sans même m'en rendre compte. J'ai d'un côté une rousse outrée et de l'autre une brune légèrement gênée qui elle aussi se planque dans sa bière.

« J’espère que tu vas bien faire sentir à ce naze qu’il a fait une terrible erreur. »

Si j'ai un avis sur la question ? Vous êtes malades ou quoi ?! C'est bien trop dangereux. Mon instinct de survie – et de lâcheté masculine – me dit de me faire tout petit et de la fermer alors je l'écoute.

« Je me suis donc dit que, tant qu’à être ici, j’allais prendre un verre plutôt que de simplement rentrer. »

Elle sourit, d'un sourire sincère et communicatif, donc j'en déduis qu'elle n'est pas trop mal vis-à-vis de ce lapin mais peut-être que je suis à côté de la plaque. Quoi qu'il en soit elle est là, avec nous, alors qu'elle aurait pu rentre chez elle. Autant en profiter et lui faire passer une bonne soirée pour rattraper le tir. J'en fais pas une mission, je dis juste qu'on est tous là pour la même chose.

« Et vous ? J’imagine que ce ne doit pas être un rencart si la miss m’a invité sans hésitation. »

Mon premier réflexe, celui du mâle de base – et surtout de l'accro au sexe que je suis – est de me dire que ça ne veut rien dire et qu'au contraire, ça aurait pu être une occasion de tenter d'explorer quelque chose de plus piquant en incluant une troisième personne. Couple ou pas couple. Rencard ou pas rencard. Le deuxième réflexe est de réaliser que Julian bugue … et qu'elle éclate littéralement de rire. Alors je la regarde, faussement outré, faussement blessé dans mon estime, la main sur le cœur tandis qu'elle se fend la poire – je sais, plus personne n'utilise cette expression depuis au moins une décennie.

« Aaaoutch. »
« Pardon, je me suis imaginée trois secondes que ce soit un rencard et… bref. »
« Et tu t'es dit que ça serait sympa de prendre mes sentiments et mon égo pour un paillasson. »

Vas-y, c'est gratos ! Open bar ce soir. En attendant je me marre puisque bien sûr rien de tout ça n'est sérieux. Julian et moi, ensemble ? C'est con mais j'ai déjà du mal à l'imaginer en couple alors qu'elle l'est pourtant alors en couple avec moi, encore moins. On aurait peut-être pu s'amuser ensemble, clairement j'aurais pas dit non il y a quelques mois, mais je suis de toute façon un homme fidèle dont l'idée d'aller voir ailleurs ne traverse pas l'esprit.

« Même si on aurait sans nul doute fait un couple du tonnerre, non ce n’était pas du tout un rencard. C’était juste un rendez-vous entre deux potes qui avaient bien envie de boire un coup ensemble. Chose qu’on avait jamais faite avant puisque l’alcool est interdit à Poudlard. »

Ne t'étouffe pas Enzo. Mais sérieusement, elle compte faire gober ça à qui ? Le pire c'est qu'elle tient très bien son air sérieux et je dois faire un très gros effort pour ne pas lui pourrir son truc en éclatant de rire.

« Et bien sûr, il n’avait pas d’autre choix que de dire oui. »
« Bien sûr. »

Entre temps Savannah termine sa pinte, en commande une deuxième et des shooters. J'ai le regard qui s'illumine en me disant qu'on passe aux choses sérieuses, regard qui change d'expression quand Julian m'embrasse sur la joue et que je lui offre une moue trop mignonne de type hyper touché et super cucul. Félicitations Mlle G., tu viens de t'assoir avec deux grands gamins qui ne s'arrêtent jamais.

« En réalité je lui manquais trop mais elle l'admettra d'ici quelques verres. »

Dit-il en claquant sa pinte vide sur la table après l'avoir vidé d'une traite à son tour.

« En attendant, si ça ne vous ennuie pas j'vais me consoler de cet affront en me disant que la moitié des personnes présentes dans ce bar s'imaginent que vous êtes toutes les deux mon rencard. »

Si j'ai oublié que la femme à gauche est une Prof ? Honnêtement, oui, complètement. Enfin disons que ça n'a pas la moindre espèce d'importance puisqu'on en est à se faire des confidences et boire des shots ensemble. D'ailleurs en parlant de ça, la serveuse arrive avec les shooters et la pinte, j'en profite

« On peut avoir les p'tites sœurs s'il vous plait ? Deux autres pintes et une bouteille de rhum également, merci. »

Non je ne lui ai pas du tout fait un clin d'œil, c'est faux. C'est totalement vrai. Je suis officiellement un gros lourd ! Je peux avoir ne médaille, un diplôme en carton, quelque chose ? C'était un réflexe.
P.S. J'fais pas des infidélités à ma grasse mat pour enfiler des perles et boire une camomille, une soirée sans rhum n'est pas une vraie soirée. Parole de pirate. Maracas, petite pensée pour toi, ça aurait été cool que tu sois des notre. Une autre fois peut-être, comme ça on sera deux gus sur le bar à brailler des chants de marins ou de corsaires. On se fera ça en Argentine quand je viendrais de te voir. Désolé pour cet interlude mais j'avais envie de parler à mon poto hermano.

Et parce que j'aime passer du Niffleur au Sombral sans sommation :

« Dis, cette charmante personne qui vient de faire l'erreur de sa vie, il a un téléphone ? »

Monsieur le poseur de lapin … Faudra qu'on m'explique cette expression un jour mais pas demain. Demain y a gueule de bois. Et encore, grâce à la Lycanthropie j'ai franchement pas à me plaindre. Merci l'organisme qui se régénère bien plus rapidement ! Ça veut aussi dire qu'il faut que je bois plus mais c'est un détail. Ce cours de biologie vous a été dispensé par Enzo Digression Ryans.

« Je sais être relativement persuasif pour ce qui est des menaces, si jamais t'as envie de lui faire payer son plan foireux et t'amuser un peu, je suis ton homme. »

C'est dit sans filtre, sur le ton de la conversation, hyper sérieusement. Autant le dire, j'ai arrêté de réfléchir visiblement. Adviendra ce qu'il adviendra.
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MessageSujet: Re: Et si on oubliait d'être sérieux ? [Enzo et Savannah]   Ven 29 Déc 2017 - 18:39

La demoiselle te faisant face semble être assez surprise que tu te sois fait poser un lapin, ce qui t’arrache un sourire. S’il y avait bien une chose que tu venais d’apprendre sur la Serpentard, c’était qu’elle possédait une franchise qui semblait être à toute épreuve et ne se gênait pas pour dire ce qui lui passait par la tête, ce qui était assez agréable au final. Quant au jeune homme, ce dernier semblait presque mal à l’aise, à croire qu’il avait peut-être bien déjà agi ainsi vis-à-vis d’une dame (ou d’un homme, qui sait). Tu n’en fis pas de cas, après tout, ce n’aurait été qu’un rendez-vous organisé par l’une de tes proches amies, qui t’avait été un peu forcé à vrai dire. Et puis, tu te retrouvais à l’heure actuelle à partager de la bière avec, certes, deux étudiants, mais surtout, deux personnes (adultes, évidemment) qui semblaient être dans l’état d’esprit de s’amuser, ce qui ne pouvait définitivement pas te faire de tort.

Évoquant l’idée qu’il puisse être en couple, la réaction de Julian te fit rire à ton tour, alors que tu plaignais presque le Gryffondor. Comme il l’avait bien dit, aouch, cela avait dut faire mal à l’ego, même si ce n’avait pas dut être volontaire. Écoutant la miss avec attention, tu hausses un sourcil, sceptique, quant au commentaire qu’elle se permet d’ajouter, retenant de peine et de misère un rire franc qui menace de s’échapper de ses lèvres. Que croyait-elle, que tu étais née de la dernière pluie ? La discussion va de bon train et si tu avais eu quelques doutes quant à te joindre à eux lors de ton arrivée dans le bar, au final, tu te rendais rapidement compte que tu te trouvais en agréable compagnie. Ces jeunes débordaient d’énergie et leur côté taquin venait certainement rejoindre le tiens. C’était rafraîchissant, en réalité, de te retrouver à discuter d’un peu de tout et de rien, de les écouter s’embêter autour d’une bière, plutôt que de parler d’actualité ou de tu ne savais trop quoi autour d’un verre de vin.

La bière arrive finalement, accompagnée de ses shots. Tu avais roulé des yeux suite au commentaire d’Enzo, quand bien même un sourire amusé flottait sur tes lèvres.

- Désolée mon chou, un peu trop vieille pour toi.

Tu rigoles sincèrement alors que tu attrapes ta bière, en prenant une longue gorgée, avant de distribuer un shot à tes partenaires pour la soirée. Tu comptais bien laisser de côté ton statut d’adulte responsable et de professeur, tout comme oublié qu’ils étaient étudiants, ne serais-ce que pour la soirée. Tu voulais t’amusé et, très sincèrement, te réveiller le lendemain avec une belle gueule de bois. Si eux étaient de grands enfants, tu ne manquais très certainement pas de répartie.

Plus d’alcool est aussi commandée, à ton plus grand plaisir. Tu n’étais donc pas en compagnie de petits joueurs, ce qui était somme toute assez intéressant. Tu avais des années d’entraînements quant à mettre ton foie à rude épreuve.

Lorsque le rouge et or ramène le sujet de celui qui t’avait bien gentiment posé un lapin, tu hausses un sourcil, un peu surprise, avant de finalement hochée doucement de la tête.

- C’est rassurant de voir qu’il y a encore des hommes fiables.

Après tout, il t’avait bien dit que tu pouvais compter sur lui si le besoin était. Tu sortis donc ton téléphone portable de ton sac à main, le tendant en direction du jeune homme, avec ce sourire amusé qui n’était pas prêt à quitter ton visage. Tu ignorais ce qu’il comptait faire, et, quant à toi, tu n’en avais pas grand chose à faire. Ce n’était pas non plus comme si tu prévoyais le voir de toute façon.

- Charles de son prénom, il est moldu.

Tu voyais nécessaire de préciser cette partie. Cependant, avant de le laisser faire quoique ce soit, tu prends entre tes doigts graciles le shot posé devant toi, incitant les deux jeunes à en faire de même. Tu le levas légèrement dans les verres avant de le boire cul-sec en même temps que tes compagnons pour la soirée qui s’annonçait être amusante, mais surtout, particulièrement arrosée. Ton regard se posa alors sur la rousse tandis que tu déposais le petit verre sur la table.

- Je doute qu’il n’y ait pas d’alcool dans l’enceinte de l’école et, si tel est réellement le cas, alors je dois avouer être déçue du manque de débrouillardise de votre génération.

Tu rigoles, te moquant presque d’eux.

- Pour ton information, bien que je ne crois pas que je devrais partager ce fait intéressant, j’étais celle qui, du temps que j'étais encore étudiante, organisait les fêtes chez les Serpentards.

Suivi d’un sourire innocent alors que tu attrapes ta bière pour la descendre un peu trop rapidement. Tu avais toujours aimé faire la fête et tu avais sut être assez subtile pour que les professeurs ne se doutent de rien. Ou, plutôt, assez pour qu’ils ne puissent pas réagir à temps.

- Alors bon, si réellement tu veux me faire croire que vous n’avez jamais pris une goutte d’alcool entre les murs de l’école, c’est que vous êtes décevant.

Une petite pique ? Bien évidemment. Après tout, elle avait tout de même osé croire que tu étais assez naïve pour croire un tel mensonge. Et, tu étais sincère, si elle était honnête dans ses paroles, alors là, les choses avaient bien changer depuis que tu étais étudiante là-bas. Ton regard se posa à nouveau sur ton téléphone, toujours sur la table face à Enzo, alors que tu te demandas s’il avait réellement eut une idée derrière la tête ou s’il s’était simplement moqué (gentiment) de toi. Dans tous les cas, tu allais pouvoir t’amuser un peu, que ce soit aux dépends du jeune homme qui n’aurait pas tenu son offre ou alors de votre pauvre victime du moment, à savoir ce fameux Charles, qui ne s’était pas présenté au rendez-vous.
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MessageSujet: Re: Et si on oubliait d'être sérieux ? [Enzo et Savannah]   Jeu 11 Jan 2018 - 13:32

Julian ne se privait pas de rire alors qu’Enzo témoignait de sa fierté qui venait d’en prendre un sacré coup. Heureusement, le jeune homme se remit assez vite de cet affront et à vrai dire, elle n’en attendait pas moins de lui. Il déclara en effet qu’elle était censée être en manque de lui et qu’elle finirait par l’admettre. Pour toute réponse, la rousse leva les yeux au ciel, poussant un soupir volontairement exagéré. Si on y regardait de plus près cependant il n’était pas difficile de lire la pointe de malice dans son regard. Elle adorait ce genre de petits duels de répartie, cela la faisait toujours autant vibrer. Alors oui, la remarque n’était pas vraie mais plutôt bien envoyée. Et son camarade n’en resta pas là, expliquant qu’il allait se réconforter sur ce que pouvaient penser les gens autour d’eux. Instinctivement Ju’ balaya alors la salle du regard avant de sourire à pleine dents avant de rire à la remarque de Savannah. Elle aussi n’était pas du genre à être en reste et elle savait dégainer rapidement. Cette soirée allait être exceptionnelle. Et arrosée puisqu’alors qu’une serveuse venait déposer une nouvelle pinte pour la professeure et des shooters pour chacun, Enzo commanda une bière pour lui, une pour Julian et une bouteille de rhum.

« Ah ouais, ça envoie la grosse artillerie direct. »

Julian sourit, elle constatait mais était loin d’être effrayée. Elle était rarement la dernière à boire et se fichait pas mal des conséquences. Elle savait se tenir jusqu’à un certain point et au pire, il lui manquerait quelques morceaux de la soirée. Rien de bien grave. Elle se reconcentra donc rapidement sur ses camarades alors qu’elle s’empressait de finir sa bière. Les deux avaient l’air d’avoir une sacrée descente et il était hors de question qu’elle prenne trop de retard. Enzo de son côté s’était concentré sur l’homme qui avait été évoqué plus tôt. Le terrible absent. Lorsqu’il posa la question du téléphone portable, Julian ouvrit de grands yeux, fixant son camarade du regard. Oh, elle n’avait aucune idée de ce qu’il se passait dans sa tête mais cela lui plaisait déjà. Mais le meilleur était à venir ! Voilà que Savannah parlait d’Enzo comme d’un homme sur qui compter. Julian éclata de rire alors qu’elle sortait son propre téléphone, le posant sur la table et donnant le prénom du moldu.

« Enzo le preux chevalier… Alors là, j’adore ! »

Tout en disant cela, Julian avait levé son shooter, en même temps que ses camarades et après une autorisation du regard, ils s’enfilèrent tous le verre en même temps. La rousse secoua alors vivement la tête après avoir claqué son verre sur la table. Ça avait au moins le mérite de réveiller. Savannah de son côté semblait ne rien avoir oublié de ce qui avait été dit précédemment et rebondit sur le mensonge de Julian concernant l’alcool dans l’école. Autant dire que la rousse ne s’attendait pas vraiment à ça. Non seulement sa professeure lui faisait comprendre qu’elle ne la croyait pas mais que si c’était le cas elle serait… déçue ? Julian l’avait écouté les yeux grands ouverts, accrochée à sa bière. Au fur et à mesure des mots de sa professeure elle avait ouvert la bouche en grand, la fixant sans retenue.


« Oh putain de bordel de merde… Mais c’est géant ! »

Bon, pour la politesse, on repassera. Autant dire que Julian n’avait pas tant de mal que ça à oublier qu’elle avait en face d’elle une professeure de l’école et qu’elle aurait dû surveiller un minimum son langage. Savannah ne voulait pas de ça de toute façon, non ? En tout cas la rousse était bien trop concentrée sur la révélation qui venait de lui être faite pour s’encombrer de ce genre de détails. Alors elle avait en face d’elle une de ses prédécesseures ? Comme quoi, les filles avaient toujours eu le pouvoir dans cette école. Autant dire qu’elle en parlerait à Chiara dès qu’elle la verrait, elle devait connaître cette info ! Avalant une nouvelle gorgée de bière, Julian reprit la parole, ne cherchant en aucun cas à cacher son enthousiasme et son excitation. Une pile électrique, une tornade même.

« Honnêteté pour honnêteté je suis ravie de t’apprendre que j’ai dignement repris ton flambeau. Je suis la reine des soirées chez les Serpentards et même de toute l’école je dois dire. Bon j’avais le soutien de quelqu’un d’autre mais cette dernière (oui une femme encore) ne sera plus là la rentrée prochaine… Tristesse. »

Oui tristesse que Chiara ne revienne pas à l’école pour faire les quatre cents coups avec elle mais elle comprenait le choix de son amie. Il était juste idiot qu’elles aient mis tout ce temps avant de se retrouver, de renouer. Mais la vie était ainsi faite et repasser en boucle les événements pour se demander ce qui aurait pu être n’arrangerait rien. De toute façon, Julian refusait de vivre dans une autre temporalité que l’instant présent. De fait, elle n’avait pas non plus envisagé que Savannah puisse la surveiller de près à la prochaine rentrée ou que ses révélations puissent être la source d’ennuis. Elle avait confiance en sa professeure mine de rien, après tout, ce qui se passait ici ne sortait pas d’ici, non ?

« Bon et lui il lève très bien le coude pendant les soirées. »

Julian se tourna alors vers Enzo, affichant un immense sourire. Il allait peut-être en avoir marre au bout d’un moment de ses petites répliques mais Ju’ comptait sur son sens de l’humour. D’autant qu’il n’y avait rien de méchant et puis, avec les quantités qu’il enfilait depuis le début, il n’allait tout de même pas nier en bloc ? Ce serait triché.

« Et tu lui as envoyé quoi à Charles ? »

Oui, sans transition bonjour. Mais ce sujet ne pouvait pas être totalement éclipsé non plus, Julian avait hâte de voir Enzo en action. De toute façon, s’il ne faisait rien, elle se chargerait d’écrire un message à ce petit goujat. Bah quoi, ils étaient là pour s’amuser non ?
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MessageSujet: Re: Et si on oubliait d'être sérieux ? [Enzo et Savannah]   Ven 12 Jan 2018 - 12:58

« C’est rassurant de voir qu’il y a encore des hommes fiables. »
« Enzo le preux chevalier… Alors là, j’adore ! »
« T'as pas vu mon cheval blanc devant l'entrée ? »

Tu demanderas à Alec ce qu’il en pense, parait que j’ai un côté Samaritain.

« Charles de son prénom, il est moldu. »
« Ça marche. »

Un sourire flotte sur le coin de mes lèvres mais je reste calme alors que Julian, fidèle à elle-même, contraste. Rien de spécial n’émane de Savannah, j’attrape son téléphone et sort le mien, déjà tout concentré que je suis sur l’idée qui se promène dans ma tête. Premièrement : Assurer mes arrières. Je tiens pas à voir débarquer les flics ou je ne sais qui parce qu’ils auront tracer ce petit objet de technologie Non-Magicienne que je commence tout juste à savoir correctement utiliser.
Mais avant ça, un shot. Cul sec, donc, et c’est en grimaçant mais non sans perdre mon sourire que je claque mon verre sur la table, de la même façon que mes comparses de soirée.

Autour de moi la discussion s’installe entre les deux femmes, j’avoue n’écouter que d’une oreille alors que je pianote sur l’écran pour envoyer rapidement une requête à une personne bien précise : une petite blonde aux mèches rose, survoltée elle aussi, et plus que super calée en technologie.

Et voilà ce que donne notre échange :

« Salut belle-sœur. Dis-moi, t'aurais pas une astuce pour appeler ou envoyer un message sans que ton numéro apparaisse chez l'autre ? »

Message envoyé. J’ai à peine le temps d’attendre que mon téléphone vibre et s’affiche la réponse de Macy.

« T'es pas entrain de tromper mon Wiwi j'espère ! »

Réponse qui me fait naitre un sourire plus qu’amusé sur le visage tant j’imagine sans peine l’expression outrée sur son visage en cet instant. Je sais très bien que si je fais du tort à son Wiwi, elle viendra me péter les rotules sans attendre une seconde de plus.

« T'inquiète, il fait trop bien l'amour pour que je prenne le risque d'en être privé. »
« Eurk ! Trop d'infos ! »
« Il t'a raconté notre weekend ? Et celui d'avant ? »
« ... »


Autour de moi la conversation se poursuit entre Julian et Savannah, je n’y prête toujours pas vraiment attention, bien trop concentré sur mon objectif. Parce que non, je ne suis pas entrain de faire une contre soirée par sms avec la petite blonde. Ça parle alcool, fête, Serpentards … Comme s’ils étaient les seuls à savoir s’amuser. Vaste blague. Celui qui n’a pas vécu une soirée dans la Salle Commune des Gryff n’a jamais fait la fête. Attendez une minute … Depuis quand je suis devenu chauvin des Rouges moi ? Aucune importance.

« J'te réponds si tu me dis ce que tu mijotes ! »
« Si j'te le dis tu me croiras pas. »
« Rah ! »
« J'te raconte tout demain, promis. Et même si je sais que tu l’as probablement déjà fait, tu peux montrer ces messages à Will. J’ai rien à cacher ! Juste pas le temps de t’expliquer tout de suite. »


Elle finit par céder, il se trouve que je peux effectivement sinon envoyer un message au moins appeler en masquant mon numéro et c’est précisément ce que je comptais faire à vrai dire.

« Bon et lui il lève très bien le coude pendant les soirées. »
« Hum ? »

Je relève la tête, les regarde une à une comme si je venais de me réveiller et capte le regard de Julian posé sur moi. Les connexions se font et pour seul réponse, un sourire silencieux mais particulièrement éloquent doublé d'un regard angélique. Ça et une gorgée de ma deuxième bière qui vient d’arriver. Tout comme la bouteille de rhum que sur laquelle je glisse un regard amoureux …

« Et tu lui as envoyé quoi à Charles ? »
« Pour l'instant, rien. »

Dit-il en reposant le téléphone de la plus âgée des deux jeunes femmes sur la table pour le faire glisser jusqu’à elle après y avoir pris le numéro du fameux Charles.

« J'ai entré mon numéro dans ton répertoire pour le jour où tu décideras que finalement tu n'es pas trop vieille pour moi. »

J’ai l’air on ne peut plus sérieux bien que détaché, disons que c’est exprimé sur le ton de la conversation et qu’aucune émotion particulière ne transparait sur mon visage. Ça n’est pas vrai, je n’ai pas entré mon numéro dans son répertoire et ce pour une seule et bonne raison : William. Qu’elle soit Prof ne m’en aurait pas empêché – c’est pas comme si je n’avais jamais essayé de me faire l’ancienne Prof de Runes – si l’envie m’avait pris, si j’étais célibataire, quitte à me prendre un vent mémorable – ça n’a jamais tué personne et ça n’aurait pas été le premier – mais l’idée ne m’a à vrai dire pas effleuré l’esprit une seconde. J’ai juste envie de voir si elle va vérifier, s’insurger même si de ça je doute, etc … Oui, je m’amuse, parfaitement, mais gentiment.
En attendant c’est mon téléphone que je pose à présent sur la table, devant moi, avant de jeter un coup d’œil alentours pour voir si je peux me permettre de nous insonoriser un peu. Parce que je compte bien l’appeler ce Charles, et pour quelque chose d’un peu plus original qu’une menace de mort ou autre démontage de genoux du dimanche. Il y a du bruit, beaucoup de monde, de la musique, alors je prends le risque. Ma baguette dans ma poche, sous la table, sortilège informulé et les sons s’atténuent un peu sans que rien ne transparaisse. Ce bar est Moldu-Friendly mais quand même, pas sûr qu’on puisse se permettre de balancer un accio petite culotte aux yeux de tous – c’était un exemple comme un autre, absolument.

Peu importe, je suis dans mon truc et rien ni personne ne pourra m’en détourner. Haut-parleur. Ça sonne, la personne au bout du « fil » décroche dans un classique « Allo ? ». C’est une voix masculine, j’en déduis que je tiens mon bonhomme.

« Oui, c'est moi. »

Silence. Interrogation de sa part et concentration de la mienne même si je ne me départi pas de mon sourire. Il est léger, un peu sournois j’imagine, mais les bras croisés sur la table j’ai le regard rivé sur l’écran comme si j’avais directement la personne en face de moi. J’aurais presque pitié de lui, encore mon côté samaritain qui se réveille et se dit qu’il a peut-être une bonne raison d’avoir posé un lapin à Savannah mais … trop tard.

« Excusez-moi mais ... »
« Écoute bébé, tu me manques trop, pourquoi tu me laisses sans nouvelle comme ça ? C'est pas cool. »

A aucun instant je ne croise le regard des filles sinon c’est foutu, toute cette contenance s’écroule et je pars en fou-rire. Elles ne s’attendaient sans doute pas à ce petit jeu, à vrai dire moi non plus, mais la machine est lancée. Le ton y est, je suis dans le personnage.

« Vous devez faire erreur, je ... »
« Pourquoi t'essaies de me faire du mal ? Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ?! »
« Je vais raccrocher, vous vous trompez de numéro Monsieur. »

Et effectivement il raccroche. Si je m’avoue vaincu ? Vous plaisantez. Je rappelle, me disant qu’il ne va peut-être pas répondre mais si, il le fait, et avant même qu’il ait eu le temps d’en placer une.

« T'es retourné avec elle, c'est ça ?! »
« Je vous dis que vous faites erreur, ne rappelez plus. »

Et il raccroche à nouveau, alors je rappelle. Encore. Et il répond. Encore.

« Tu sais à quoi je pense ? »
« Non, je ... »
« A toi. Et moi. Complètement nus. »

Silence. Je le sens près à protester, peut-être même à me raccrocher au nez sans sommation étant donné la pente sur laquelle je suis entrain de glisser mais rien ne se passe et j’en profite, glisse dans la faille alors qu’il doit simplement être décontenancé. Cette fois ma voix s’adoucis, se fait presque plus suave, limite provocatrice. Sincèrement, c’est presque à gerber, je sais … Mais vous croyez quoi ? Après tout, mon cher et tendre vit à des milliers de kilomètres de moi et on ne se voit pas tous les jours alors on s’amuse comme on peut … et on devient pro pour ce qui est de chauffer quelqu’un par téléphone. Chacun ses vices.

« Je pourrais t’faire ce truc que t’adores, tu sais ... »

Nouveau silence. Celui-ci, je le laisse planer. J’ai beau faire le malin je ne sais absolument pas à quoi m’attendre même si ce moment de flottement me laisse penser qu’il n’est pas en rage dans son coin mais …

« Et tu … tu veux bien me rafraichir la mémoire … ? »

… ça, je ne l'ai pas vraiment senti venir. Je comptais le faire tourner en bourrique, simplement, mais ça n'a pas pris la direction à laquelle j'avais pensé. C'est, d'une certaine façon, encore mieux. Ou pire, question de point de vue.
Je me sentirai peut-être un peu coupable plus tard mais pour l'heure je relève la tête, arque un sourcil, mon sourire s’élargit et je l’admets, bombe le torse avant d’écarter les bras en signe de victoire. Ça, ça vaut bien un nouveau shot.

HRP:
 
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