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 Boys, just wanna have fun [Enzo]

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MessageSujet: Boys, just wanna have fun [Enzo]   Ven 15 Déc 2017 - 18:38

~Vendredi 17 juillet -12h en Irlande ~

Debout dans la pièce qui lui servait de chambre, Caem était en train de finir son sac. Il avait hésité à décaler son départ après les événements de la veille mais son père avait plus qu’insisté pour qu’il maintienne ses plans. La journée avait été longue et le russe en garderait sans doute des images gravées dans la mémoire. Ce n’était pas la première fois qu’il se retrouvait plongé dans le chaos mais la peur de voir son frère et sa sœur impliquée, les regards effarés des gens qui ne comprenaient pas pourquoi la situation avait si brutalement viré… Et ça se comprenait. En tant que sorcier, le jeune homme avait pu au final très bien s’en tirer, ses blessures avaient été soignées et il n’avait perdu personne. Enfin et surtout, ils avaient pu rentrer sains et saufs chez eux et très rapidement alors que du côté des moldus, les communications et transports avaient été coupées et sans doute pour un bon moment. Caem avait insisté, après qu’ils furent sortis de l’enfer pour passer un peu de temps avec Killian, comme si sa présence l’aidait à effacer toutes les images. Ensuite, il avait envisagé de retourner à Londres pour aider les victimes, se rendre utile. Son père n’appréciait pas du tout cette idée, jugeant qu’il en avait déjà assez vu comme ça et qu’il était temps qu’il pense à lui. Qu’il profite de vacances normales. Le russe avait longuement hésité mais avait fini par se convaincre que des personnes plus compétentes que lui étaient déjà sur place et qu’il n’était pas suffisamment indispensable pour se faire un si gros cas de conscience. Il se tenait donc désormais debout, dans cette chambre, à boucler son sac, prêt à prendre son envol pour l’Australie. N’ayant jamais mis les pieds dans ce pays, il ne pouvait transplaner mais il allait faire appel à un réseau de porteauloin.

Caem ferma alors la fermeture éclair de son sac à dos et l’envoya sur ses épaules. Grâce à la magie, il avait réussi à compacter ses affaires dans un sac pas trop imposant mais celui-ci pesait tout de même son poids. En soulevant le sac, le russe avait d’ailleurs grimacé. Si la magie avait su réparer la fracture de son avant-bras en un rien de temps, la douleur n’était pas encore complètement partie. Cela ne devrait pas tarder mais pour le moment, le tout était encore sensible. M’enfin, il en fallait plus pour arrêter le russe qui dévalait déjà les escaliers de la maison de son père.

Sur le perron, il y avait un comité pour l’attendre. Son père, sa belle-mère et les deux gosses étaient là, sourire aux lèvres. Il eut droit à des câlins, des embrassades et des tonnes de recommandations. Il avait beau répéter qu’il ne partait pas longtemps, son père semblait inquiet. A croire que le fait de revoir son fils avait réveillé en lui des instincts insoupçonnés. Caem accepta cependant le tout avec douceur et le sourire. Il se mit cependant rapidement en route, ne voulant pas louper son Porteauloin.

~~~~~~~~~~~~~

Et un atterrissage en douceur pour Caem. Il avait pris le porteauloin, un vieux ventilateur cassé, en même temps qu’un couple d’une quarantaine d’années qui avait filé immédiatement après avoir posé le pied à terre. Le russe lui avait pris le temps de regarder autour de lui, de se poser deux minutes avant d’enclencher la marche. L’hiver était installé dans l’hémisphère sud et pourtant, l’écart de température avec l’Angleterre n’était pas si significatif. Enfin, de toute façon, en tant que bon russe qui se respecte, ce n’était pas ça qui allait le freiner. Sortant de sa rêverie, sac toujours sur son dos, Caem se mit en marche. Enzo lui avait donné un point de rendez-vous, non loin de son lieu d’atterrissage. Le jeune homme mit en effet moins d’une dizaine de minutes pour rejoindre le point de rendez-vous. Alors qu’il n’était plus qu’à quelques mètres, une silhouette familière colla immédiatement un sourire sur son visage. Quand Enzo eut capté son regard, le russe se mit à sautiller et à avancer dans la direction de son ami tel une princesse en détresse.

« Me voilààààààààààààà »

Caem freina sec juste devant Enzo, dans une glissade tout à fait contrôler. Il donna alors une accolade franche à son ami, souriant toujours comme une andouille. Autant dire qu’il était en forme et que rien que le fait de voir son camarade avait fait naître en lui une envie irrésistible de faire le couillon.

« Mon visage d’ange t’a manqué, hein ? »

Caem afficha alors un grand sourire de couillon. Il était de bonne humeur et en pleine forme. Prendre ce porteauloin, atterrir en Australie, revoir Enzo, c’était en fait ce dont il avait besoin, son père avait raison. Il avait oublié le tremblement de terre de la veille, son échec aux examens… Il avait envie de s’amuser, de profiter de sa jeunesse et de s’offrir enfin des vacances dignes de ce nom. Parce qu’au final, ce n’était pas quelque chose qu’il connaissait vraiment.

« C’est plutôt sympa ton coin… »

Caem avait alors repris une expression plus neutre, l’espace de quelques instants alors que son regard se promenait sur les paysages alentours. Il n’avait jamais rien vu de tel, autant dire que ça n’avait rien à voir avec la Russie ou le Royaume-Unis. Et ça lui plaisait. Le russe pourrait sans nul doute rester des heures assis, juste à observer les paysages et à se laisser envahir par l’aura dégagée par ce lieu. Et il le ferait sans nul doute. Mais chaque chose en son temps.

« Bon, on est peut-être en fin de journée pour toi mais je te préviens, avec le décalage horaire, je suis en pleine forme. »

Nouveau grand sourire du côté du russe qui avait cette fois définitivement abandonné tout air sérieux. Oh oui il avait un sacré paquet d’idées derrière la tête.
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MessageSujet: Re: Boys, just wanna have fun [Enzo]   Sam 23 Déc 2017 - 1:38

Vendredi 17 juillet 2015 – Dans la soirée
Boys, just wanna have fun



Caem & Enzo

Ça a commencé par une simple phrase ...

« J'avais peur que tu sois à Londres. Ça va tes potes ? »

… Et c'est tout mon monde qui s'est écroulé, comme un putain de pavé qui te tombe sur l'estomac, te sèche sur place, te coupe le souffle et te me en veille l'espace de quelques secondes. Comme si tu venais de te prendre une claque et que t'étais sonné. Après tout s'enclenche, t'as les oreilles qui sifflent et la peur au ventre. Tu l'entends à peine parler, t'enregistre juste les grandes lignes. Londres. Tremblement de terre. Destruction. Des centaines de blessés. Des morts. Et la moitié de tes amis sur place.

« Enzo ! »
« Garde ma planche s'il te plait. »

Je saute à l'eau et transplane. Y a pas vraiment de cohérence dans mes gestes et rien à foutre s'il y a du monde autour, des Non-Magiciens peut-être, mais j'ai pas eu l'impression que c'était le cas. Ce spot là il est planqué, il n'y a que les locaux qui y viennent et ces locaux là sont tous sorciers. Alors je plante Joffrey en plein milieu de la flotte, laisse ma planche sur place et me rematérialise directement dans ma chambre, trempé jusqu'au os, la peur ancré partout dans les veines et le creux du ventre. J'ai même pas le temps de réfléchir, je me maudis de ne pas avoir allumé mon téléphone en me réveillant ce matin parce qu'il met des plombes à le faire maintenant. En réalité, pas plus que d'habitude, mais quand t'imagine déjà les gens que t'aime écrasé sous un immeuble le temps te semble incroyablement long.

« Aller putain ! »

Mais j'ai beau essayé d'appeler, rien, au départ une tonalité et puis pus rien. Juste un bip répétitif, rapide et insupportable, et je suis à deux doigts d'envoyer l'objet contre le mur dans un geste totalement contre productif.
Et les messages arrivent finalement, les uns après les autres. Jill, Caem qui doit arriver plus tard dans la journée, etc … ça fait des heures que c'est arrivé là-bas, pendant que j'étais chez Morphée sans me douter de rien et si je maudis ce décalage horaire, je réalise que de toute façon : Qu'est ce que ça aurait changé ? Pourtant même si c'est à présent le milieu de la nuit en Angleterre, je suis à deux doigt d'y débarquer, même sans savoir où aller, où chercher, alors que je tombe encore une fois sur ce putain de bip qui me fait comprendre de raccrocher. De rage, de frustration, d'angoisse, je balance mon poing contre la porte de ma chambre qui ne tolère pas bien le choc.
Jusqu'à ce qu'un long et profond soupir de soulagement m'échappe après avoir bloqué ma respiration, quand je vois enfin apparaître sur l'écran le prénom que je désespérais de lire. Sans dénigrer les autres, il était là le fond de mon problème. Juste quelques mots, brefs, mais qui même s'ils ne rassurent pas à 100% au moins tranquillisent. Un peu. Soudain assailli par le tournis, je me laisse tomber sur mon lit, jusqu'à finir assis par terre, complètement trempé, une main dans les cheveux et l'autre qui tient le téléphone devant mes yeux. Tremblant de la tête aux pieds. J'peux pas m'empêcher de lire ces quelques mots encore et encore. Lentement, mon rythme cardiaque ralentis. Lentement, je retrouve mes esprits. Tout ça n'aura duré que quelques secondes, quelques minutes peut-être, mais le sang qui cogne dans mes tempes et la raisonnance des battements de mon cœur dans ma boite crânienne me collent des vertiges. Je n'arrive même pas à répondre tant mes doigts tremblent, toute énergie entrain de me quitter quand l'adrénaline s'évapore de mes veines sournoisement.

Oui, juste quelques secondes, mais suffisamment de temps pour envisager le pire et raviver des vieilles angoisses. Et réveiller un besoin pressant, presque vital, de le sentir contre moi.

#

J'ai mis des plombes avant de redescendre. Le temps de me sécher malgré tout, de récupérer ma planche gentiment ramené par Joff qui voulait des nouvelles et de m'assoir sur les escaliers de la terrasse, les yeux rivés sur l'océan droit devant moi, portable posé sur le côté, tous les sens à l'affut du moindre bruit, du moindre mouvement. Et je n'ai réellement relâché mon souffle et la tension accumulée que lorsqu'il a été là, devant moi, contre moi. Que lorsque j'ai pu entendre son cœur battre et sentir son odeur, toucher sa peau. On est resté un moment silencieux, debout, serrés l'un contre l'autre, avant de s'assoir finalement sur les marches et qu'il me raconte, me donne des nouvelles, pendant que je le dévisageais de la tête aux pieds pour être sûr que tout va bien. Des nouvelles de lui, oui, mais pas seulement. Des autres aussi, ceux pour qui lui a tremblé. J'ai presque pas grimacé quand il m'a parlé de « Zachary-Preux-Chevalier », ça ne lui a pas échappé bien sûr et il a sourit en passant sa main sur ma joue. Main que j'ai attrapé, embrassé, et plus lâché. Le plus important c'est que Maxime aille bien. Cameron, Jillian, même Kyle, ma famille maternelle à qui j'ai envoyé un hibou, etc … On a fait un tour d'horizon.
Je l'ai laissé repartir, un peu à contre-coeur je l'admets, parce que l'idée de le savoir retourner là-bas ne m'enchante pas mais je comprends qu'il ait besoin d'être près de Maxime, Macy, Dean et les autres, surtout après avoir eu peur de perdre sa meilleure amie encore une fois. J'peux vraiment pas le blâmer pour ça et ça ne me traverse pas l'esprit une seconde. Il a passé quelques heures ici, s'est gentiment moqué de moi en voyant l'état de ma porte que j'ai pas pensé à réparer tout de suite, et même si j'ai eu du mal à le laisser sortir de mon lit où on est restés allongés un moment j'ai pas fait d'histoire. J'espère quand même qu'on n'aura pas trop de mal à communiquer avec les réseaux saturés et/ou crashés. L'angoissé chronique je suis fait des efforts, vraiment, mais faut pas trop m'en demander non plus.

A présent il est un peu plus de 22h, le soleil se couche gentiment et je marche tranquillement, main dans les poches, jusqu'au point de rendez-vous ou je dois retrouver Caem. Pieds nu, short, T-shirt et sweat à capuche dézippé, capuche sur la tête oblige, j'essaie de me sortir de mon état un peu absent. Ils ont eu plus de temps que moi pour s'y faire, la façon dont je l'ai appris a été brutale, j'ai un peu de mal à redescendre complètement mais quand je vois se profiler la silhouette de mon meilleur ami au devant de moi un sourire nait instantanément sur mon visage. D'abord un sourire amusé, puis légèrement carnassier, jusqu'à l'éclat de rire quand je le vois débarquer en sautillant comme une princesse en détresse.

« Me voilààààààààààààà »

Dérapage contrôlé, j'le réceptionne avant qu'il ne s'étale et s'en suit une franche accolade. La joie de vivre transpire par tous les pores de sa peau, c'est contagieux, je me laisse aller et mes épaules se dénouent, s'affaissent, alors qu'il a ce sourire complètement idiot sur le visage – c'est affectueux.

« Mon visage d’ange t’a manqué, hein ? »
« Si tu savais, j'en dormais plus la nuit … Jusqu'à ce que je me souvienne que t'as rien d'un ange en fait. »

Mais ça, évidemment, personne ou presque ne s'en doute. C'est toujours le même refrain … En attendant, même si ça peut paraître con, je suis content de le voir ici, ailleurs qu'entre les murs de l'école.

« C’est plutôt sympa ton coin… »
« A mon image, qu'est c'que tu crois. »

Dit-il le menton haut, l'air détaché voir méprisant. Faussement, évidemment, mais je remarque que de manière très chauvine ça me fait toujours un p'tit truc quand quelqu'un expose ce genre de point de vue en découvrant ce petit coin de paradis où j'ai la chance d'avoir grandi, où j'ai la chance de pouvoir revivre aujourd'hui à plein temps.

« Bon, on est peut-être en fin de journée pour toi mais je te préviens, avec le décalage horaire, je suis en pleine forme. »
« Viens par là espèce de crevette soviétique. »

Ça me prend comme ça, je crois que j'en ai besoin et de toute façon c'est impulsif. Je vois bien qu'on n'est pas encore totalement dans le même état d'esprit et quelque part ça me fait chier pour lui mais j'ai juste besoin d'un peu de temps et ça va le faire. En attendant je le prends dans mes bras, le serre contre moi une seconde en faisant attention à ne pas y aller trop fort parce qu'il a, je crois, été blessé. Puis je le relâche et lève les yeux au ciel, encore une fois d'un air faussement blasé. Presque agacé.

« Vas pas croire que j'ai eu peur pour toi hein. »

C'est le cas, même si je fais le malin. Je sais ce que ça fait de perdre quelqu'un, j'ai pas envie que ça se reproduise, jamais. Personne n'a envie de ça évidemment mais avec un événement comme celui d'hier on réalise encore une fois que tout peut s'arrêter du jour au lendemain sans qu'on ne puisse rien y faire et ça pousse l'esprit dans des rouages où il ne va pas s'égarer d'habitude. Ça passera. C'est déjà en grande partie le cas. Et j'suis vraiment pas mécontent que Mateo soit en vacances ailleurs avec Riley, idem pour Kezabel et Emily. J'espère que la famille de Keza n'a rien, ceci dit. Et pas vraiment mécontent non plus d'avoir appris des heures plus tard que Derek était là bas aussi, soit dit en passant ... On encaisse plus facilement quand on a la personne devant soit et qu'on voit qu'elle n'a rien ou presque, qu'elle va bien. Même si elle vous balance qu'elle a failli y passer. Pas en ces termes nécessairement mais c'est l'idée.

« Tout le monde va bien chez toi alors ? »

Les mains de nouveau dans les poches, c'est le ton de la conversation que j'emploie à présent alors que je fais demi tour et l'invite à me suivre. La maison n'est pas très loin, on pourrait transplaner mais j'ai envie de marcher, de profiter du grand air et des derniers rayons du soleil. Et qu'il en profite aussi.

« Au fait, j'te préviens, je sais que tu vas être déçu mais t'as pas le droit de dormir dans mon lit. Enfin pas quand j'y suis en tout cas. »

Sérieux ? Pas sérieux ? Allez savoir. Y a un sourire sur le coin de mes lèvres alors que je regarde droit devant moi, quoi qu'il en soit. On va quand même pas être trop sérieux … Enfin, je ne vais quand même pas être trop sérieux. Pas trop longtemps.
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MessageSujet: Re: Boys, just wanna have fun [Enzo]   Mar 2 Jan 2018 - 15:09

Caem lâcha un rire franc alors que les premières vannes étaient lancées entre Enzo et lui. Il n’avait rien d’un ange, vraiment ? Oui bon ok, vraiment. Le russe savait aussi être un démon surtout lorsque les deux garçons de Gryffondor étaient dans les parages (oui Mateo, on parle de toi). Mais c’était devenu un running gag entre eux et le jaune aimait au final que son ami lui rappelle sa nature soigneusement cachée. La plaisanterie n’empêcha cependant pas le russe de porter le regard sur ce qui se trouvait autour de lui. Il avait hâte de découvrir mieux les horizons, Enzo lui avait tellement parlé de son île natale qu’il avait déjà des tonnes de belles images en tête mais rien ne vaudrait le moment de la découverte. Il se rendait compte que l’idée de respirer un nouvel air, de poser son regard sur de nouveaux paysages lui faisait un bien fou. Il avait besoin de ça, de changer un peu d’espace, d’être confronté à autre chose. Respirer un grand coup. Et faire la fête aussi, mais ça c’était un peu moins poétique. En tout cas, Caem était prêt à profiter dès maintenant de son voyage, le décalage horaire jouant en sa faveur. Du côté d’Enzo, cependant, il semblait y avoir quelque chose d’autre qui se tramait et quand, tout en lui donnant un petit surnom mi affectueux mi moquer il l’attira à lui, le russe ne résista pas une seule seconde. D’un bras, il entoura les épaules de son ami et le serra contre lui avec un léger sourire. Caem avait volontairement mis les événements de la veille de côté, ou peut-être était-ce un moyen de défense pour mieux faire face à la peur sourde qui l’avait envahi. Pour Enzo, ça avait dû être très différent mais non pas moins violent. Beaucoup d’élèves de Poudlard se trouvaient à Poudlard pendant ce qui s’était avéré être la chute d’un dragon. Si Enzo avait appris ça en pleine nuit ou à son réveil, le choc avait dû être brutal…

Alors que les deux amis se séparaient, Caem adressa un sourire tranquille à Enzo avant de rire face à la remarque de celui-ci. Bien sûr qu’il s’était inquiété, le russe le savait. Il n’avait pas besoin de l’entendre pour le ressentir et, respectant la pudeur de son ami, il n’ajouta rien, se contentant de sourire. C’était derrière eux et Caem ne voulait pas se bouffer avec ça même s’il n’oublierait sans doute jamais l’angoisse qu’il avait ressentie à l’idée qu’il ait pu arriver quelque chose à son frère et sa sœur. En parlant de la famille, Enzo lui demanda si tout le monde allait bien de son côté alors qu’ils se mettaient en route, sans nul doute vers la maison du Gryffondor.

« Oui, plus de peur que de mal. J’étais avec mon frère, ma sœur et Killian quand s’est arrivé. Les petits étaient dans magasin et il nous a fallut un peu de temps pour les retrouver mais quelqu’un les avait protégés et tout le monde s’en est sorti sans encombre. »

Caem avait perdu son sourire alors qu’il parlait car s’il faisait le fier, c’était encore très frais. Haussant les épaules, il ajouta tout de même un léger complément à sa première description des faits qui n’était pas totalement exacte.

« Bon je me suis aussi fait une jolie fracture au bras mais la magie fait des miracles et c’est déjà oublié. »

La douleur avait mis du temps à arriver à Caem. Ce n’était qu’une fois les deux petits retrouvés qu’il avait relâché la pression et qu’il s’était rendu compte que son bras lui faisait horriblement mal. Dans le monde moldu, il en aurait eu pour un bon moment mais la magie était là et il s’était vite remis même si on lui avait conseillé d’être prudent les premiers temps et que parfois, il ressentait encore une légère gêne. Ce n’était rien de grave.

Caem ne voulait de toute façon pas s’attarder sur le sujet, pas pour le moment. Plus tard peut-être ressentirait-il le besoin de parler de cette journée avec Enzo, de ce qu’il avait ressenti en imaginant les deux petits sous les décombres, de la panique qui envahissait les rues, des personnes traumatisées… Tout ça il l’avait vu et ressenti mais c’était soigneusement rangé dans un tiroir de son esprit. Pour le moment il préférait se concentrer sur des choses plus légères. Et des problèmes très graves !

« Comment ça j’ai pas le droit de dormir dans ton lit ? Ah non, y’a tromperie sur la marchandise là, je repars si c’est comme ça… »

Caem s’était alors arrêté net, faisant mine de faire demi-tour avant d’éclater de rire et de se remettre en marche à la suite d’Enzo. De l’extérieur, ils devaient vraiment faire un duo étrange. Au sein de l’école, les gens avaient fini par s’habituer au trio infernal, à cette complémentarité étrange entre Enzo, Mateo et Caem. Mais pour des inconnus, ils devaient vraiment passer pour des fous furieux. Est-ce que cela le dérangeait ? Pas le moins du monde, ça l’amusait simplement beaucoup. Sans pour autant lui faire oublier qu’on lui refusait l’accès du lit de son meilleur ami. Et ça franchement, c’était pas cordial…

« Je suis vraiment déçu, j’avais obtenu une autorisation spéciale en plus de la part de Killian… Tant pis, je la garderai pour quelqu’un d’autre. »

Un sourire joueur s’était alors affiché sur le visage de Caem. Ce qu’il racontait était bien sûr totalement faux, il n’avait nullement l’intention de s’amuser de cette manière-là dans le dos de Killian que ce soit avec Enzo ou qui que ce soit d’autre. Il aimait faire des blagues à ce sujet malgré l’absence totale d’ambiguïté entre eux. Enfin, si pour les deux amis cette dernière vérité était une évidence, Caem avait cru comprendre que ce n’était pas forcément le cas pour tout le monde.

« L’interdiction vient de Derek ou de William ? »

Deux possibilités, deux raisons différentes. Caem avait posé cette question non sans un léger sourire aux lèvres. Derek Ryans n’avait jamais fait partie du cercle du russe mais son ami lui en avait suffisamment parlé pour savoir que les blagues sur les relations sexuelles entre hommes ce n’était pas vraiment son truc. Quant à William, Caem se demandait parfois s’il n’était pas un peu méfiant envers lui. Le russe n’avait jamais creusé dans ce sens mais quelques regards l’avaient parfois interpellé. Que tout le monde se rassure, Caem avait pu largement satisfaire ses envies avec Killian pendant le début des vacances. Oups. Paroles déplacées ?

« Mais rassure-moi, on aura tout de même le droit de se faire un petit bain de minuit ? »

Caem Kaliayev ou le mal personnifié.
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MessageSujet: Re: Boys, just wanna have fun [Enzo]   Ven 12 Jan 2018 - 20:39

« Oui, plus de peur que de mal. J’étais avec mon frère, ma sœur et Killian quand s’est arrivé. Les petits étaient dans magasin et il nous a fallut un peu de temps pour les retrouver mais quelqu’un les avait protégés et tout le monde s’en est sorti sans encombre. »

Je peux imaginer la peur panique qu’il a dû ressentir à ce moment-là, sans aucun mal. Pas pour lui, vis-à-vis de la situation, mais pour eux. Son frère, sa sœur, la femme qu’il aime et la menace de les voir disparaitre sans rien pouvoir faire alors que tout s’écroule autour. Le fait de ne plus les avoir sous les yeux l’espace de quelques secondes, peut-être plus, suffisamment de temps en tout cas pour s’imaginer le pire … Mais tout va bien, pour tout le monde. Enfin, dans un cercle restreint en tout cas parce que je me doute bien que nombreux sont ceux qui n’ont pas eu cette chance.

« Bon je me suis aussi fait une jolie fracture au bras mais la magie fait des miracles et c’est déjà oublié. »

Sourire. C’est de la légèreté que je perçois dans son langage corporel tout comme son élocution mais je ne manquerais pas de lui faire sentir que s’il a besoin d’en parler, je suis là. Et réciproquement je le sais. En attendant je me détends au fil des secondes et voilà ce que ça donne comme réaction chez lui : Il s’arrête net et s’insurge.

« Comment ça j’ai pas le droit de dormir dans ton lit ? Ah non, y’a tromperie sur la marchandise là, je repars si c’est comme ça… »

Et le con commence à faire demi-tour, j’éclate de rire une seconde avant lui parce que je sais bien qu’il plaisante. Ce mec est un clown, vraiment. A la fois flippant et incroyablement drôle. Espèce de Joker va ! Oui, je me suis cultivé depuis. Un peu.

« Je suis vraiment déçu, j’avais obtenu une autorisation spéciale en plus de la part de Killian… Tant pis, je la garderai pour quelqu’un d’autre. »
« Hey ! Mais non, je refuse ! C’est moi ou personne d’autre, donc personne d’autre. Excepté ta femme. Ton autre femme. »

The first lady … et moi je suis la deuxième Mme Kaliayev. La troisième roue du carrosse. Même avec du poil aux pattes ! Je sais que j’ai l’air hyper viril comme ça mais vous ne m’avez jamais vu battre des cils.

« L’interdiction vient de Derek ou de William ? »

Ma première réaction, alors qu’on continue de marcher tranquillement ?

« Alors là manquerait plus que Derek ait son mot à dire sur ce qui s’passe dans ma piaule. »

Une sorte … d’indignation pleine d’arrogance que je n’assume qu’à moitié à vrai dire. Surtout après les évènements de … La veille, aujourd’hui, peu importe. Ceci dit, c’est vrai, autant il est normal que je fasse attention pour toutes les autres pièces de la maison – et qu’il en fasse de même – autant ce qui se passe dans ma chambre ne regarde que moi. C’est mon espace, j’y fais ce que je veux, quand je veux, avec qui je veux. Y compris dormir avec mon meilleur pote si l’envie me prend. Enfin, vis-à-vis de mon frère en tout cas et d’ailleurs sans vraiment m’en rendre compte je ne réponds pas clairement à sa question.

« Mais rassure-moi, on aura tout de même le droit de se faire un petit bain de minuit ? »
« Hum. Ça n’a pas été évoqué ... »

Comme si j’étais en pleine réflexion sérieuse je lève le menton, en frotte l’extrémité avec les doigts d’une main et fronce les sourcils. Ce petit manège dur une seconde ou deux avant que je ne tourne la tête vers mon comparse. L’air toujours aussi sérieux, parlant avec les mains pour rendre ça encore plus crédible bien qu’aucun de nous deux ne soit sérieux – plus ou moins, sur la forme en tout cas – dans cette discussion. C’est notre truc à nous.

« Si c’est bain de minuit sous la douche là j’en doute mais l’océan, c’est vaste après tout. Ça peut arriver que deux personnes se retrouvent nues au même endroit par le plus grand des hasards. »

Mais bien sûr.

« Faut que j’me renseigne. »

Bah voyons. J’me vois bien appeler Will et lui demander si j’ai le droit de me balader cul nu sur la plage et dans l’eau avec Caem tiens. N’importe quoi. De toute façon je sais qu’on est proches tous les deux et qu’il n’y a absolument aucune ambiguïté entre nous mais je ne vois pas bien pourquoi on en arriverait à ça. Remarque, comme si on avait besoin d’une raison pour se retrouver dans des situations incongrues à vrai dire …

« Hey c’est du sérieux, j’veux pas prendre le moindre risque. Même pour tes beaux-yeux et ton p'tit cul. »

D’ailleurs en parlant de ça ... Non, pas de ton cul Kaliayev ! De ça on en parlera plus tard.

« Il a officiellement croisé Derek … »

Ouuuuuhhh.

« … qui l’a appelé Johnson. »

Ah.

Malaise.

A vrai dire, heureusement que je n’étais pas là à ce moment-là. D’une, j’aurais rougi comme une pivoine, mal à l’aise au possible. De deux, je me serais sans doute énervé. Bref, on ne peut pas dire que ça soit le grand amour entre ces deux-là mais vu leur caractère respectif je ne m’attendais pas à un miracle. Ça n’est pas très grave. J’aime William, j’aime mon frère, ils ne sont pas obligés de s’aimer l’un l’autre. Tant qu’ils m’aiment moi, ça me va ! C’était l’instant Narcisse et sans vraiment laisser le temps à Caem de réagir j’enchaine.

« Et j’lui ai présenté ma Grand-Mère. »

Là, si je rougis comme une pivoine – wesh, juste un peu ça va ! – c’est parce que je me sens comme une midinette un peu gênée, c’est ridicule.
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MessageSujet: Re: Boys, just wanna have fun [Enzo]   Mar 16 Jan 2018 - 19:21

« Mais c’est que t’es possessif ! »

Caem passa alors son bras autour du cou d’Enzo avant de finalement le relâcher et de rire. De toute façon, il n’avait pas l’intention de faire ce genre de blague avec qui que ce soit d’autre. Donc oui, tant pis pour lui, il serait dans l’obligation de ne pas utiliser l’autorisation de Killian (qui n’existait pas vraiment en fait mais bref). Cela n’empêchait pas pour autant le russe de poursuivre sur cette voie et de jouer à la perfection l’homme outré et blessé. Oui, il était plutôt doué dans ce domaine, Enzo avait su lui montrer comment exploiter ses talents. Enzo dont la fierté semblait d’ailleurs avoir été légèrement piquée lorsque le russe avait évoqué la possibilité que ce soit son frère qui lui ait interdit d’inviter Caem dans son lit. Le russe avait ri à sa réaction. En même temps, ça valait mieux comme ça. Si l’interdiction venait de William alors, il ne pouvait que la respecter. Dommage. Enfin, le russe était loin de manquer de ressources. Il fit donc une nouvelle proposition à Enzo qui cette fois, sembla être aspirée dans une vague soudaine de réflexion. Caem observa son visage avec un large sourire aux lèvres, accélérant le rythme de ses pas comme pour témoigner d’une certaine impatience. Enzo lui livra finalement le fruit de ses réflexions et le Poufsouffle vit alors un immense sourire se dessiner sur ses lèvres.

« Bah oui, c’est vrai ça ! Chacun de son côté de la plage et là… HOP COMME PAR HASARD ! »

Caem rit alors de bon cœur en imaginant la scène dans sa tête. Comment ça personne ne croirait que ce fût arrivé par hasard ? Bon ok c’était improbable mais lui, ça l’amusait. Quant au fait de se retrouver nu avec son meilleur ami sur la plage ? Boh, ce n’était pas vraiment le genre de choses qui lui posait un problème. Avec Enzo, il n’était pas vraiment pudique et pouvait se montrer nu dans la mer, dans la nuit, sans que cela ne veuille dire quelque chose. Mais il concevait aussi que pour d’autres, ça pouvait paraître étrange. Et Enzo le souligna d’ailleurs en expliquant qu’il ne voulait pas prendre de risque. Malgré la petite vanne à la fin de ses propos, Caem afficha un sourire attendri face aux propos de son ami. Non, il ne lui ferait jamais prendre de risque dans son couple, il était content de le voir ainsi heureux. Ce moment de tendresse ne fut cependant pas éternel puisqu’Enzo lui expliqua alors que William était venu chez lui et qu’il avait rencontré son frère… Qui l’avait appelé par le nom de famille de Kyle… Caem s’arrêta alors de marcher net, le regarda avec de grands yeux ronds alors qu’un fou rire se pointait. Il parvint cependant à se contrôler, ne retenant cependant pas un sourire.

« Sérieusement ? Oh la vache… »

De l’extérieur ça avait un côté comique mais Caem ne pouvait s’empêcher d’imaginer ce que William avait dû ressentir et honnêtement… Il trouvait cela passablement horrible. Le pauvre. Pour Enzo, ça n’avait pas dû être simple non plus, même pas du tout. C’était moche, drôle tellement c’était horrible en fait. Enzo ne resta cependant pas sur cette anecdote et lâcha alors que William avait rencontré sa grand-mère. La coloration des joues d’Enzo n’échappa pas à Caem.

« Ah oui… C’est vraiment très sérieux. »

Caem sourit alors de nouveau et donna un léger coup de coude à Enzo, dans les côtes. Il savait déjà que c’était sérieux entre William et lui mais le voir en parler comme ça… Et oui mon p’tit Enzo, toi aussi t’es une midinette, tu peux plus le cacher maintenant. Mais t’inquiète, on t’aime bien quand même.

« Et ça s’est bien passé ? »

Parce qu’après tout, c’était ça le plus important. Que sa famille accepte simplement sa relation avec William. Aux yeux de Caem, il ne voyait aucune raison qu’il en soit autrement pour autant, ce n’était pas toujours évident. La pression familiale pouvait être très rude et certains n’avaient pas le droit de vivre simplement selon leurs choix. Caem n’avait jamais eu ce genre de soucis et au final, il ne connaîtrait jamais puisqu’il était certain que son père n’oserait jamais se mêler de sa vie personnelle, de faire une remarque. Il risquait d’ailleurs de ne pas être très bien accueilli si c’était le cas malgré tout le respect que le russe avait pour lui. Mais bref.

« Et moi aussi tu vas me présenter à ta grand-mère ? »

Oui, c’était bien un grand sourire de couillon qui venait de se dessiner sur le visage de Caem.

« Promis je me tiendrai bien et je ne lui parlerai pas de notre ménage avec Killian. »

Il resta encore quelques instants de marbre, avec ce sourire collé sur les lèvres avant de rire de nouveau. A croire qu’il en avait besoin. Caem se rendait compte qu’après ce qu’il avait vécu la veille i avait d’autant plus besoin de lâcher la pression et de faire le couillon avec Enzo. Le pauvre allait peut-être en avoir marre de ses conneries mais le russe avait besoin de cette bouffée d’air frais. D’arrêter deux secondes d’être le grand-frère responsable, de dire adieu à la peur et à l’angoisse pour ne se concentrer que sur la légèreté. Il se calmerait sans doute au fil des heures mais il était certain que ce démarrage était sportif.

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MessageSujet: Re: Boys, just wanna have fun [Enzo]   Lun 22 Jan 2018 - 16:51

« Ah oui… C’est vraiment très sérieux. »

Il sourit, me donne un coup de coude dans les côtes et je sens mes joues cramer un peu plus. Mais euh ! Laisse-moi tranquille. Voilà. Je plaisante, évidemment, mais je fais partie de ces mecs pas encore trop à l’aise dans ce genre de cas de figure. J’suis un bonhomme wesh ! Un bonhomme qui va finir privé de dessert s’il continue ce genre de trucs, je sais, mais on fait ce qu’on peut.

« Et ça s’est bien passé ? »

Si ça s’est bien passé ? La blague …

« Elle l’adore et de ce que j’en ai ressenti c’est réciproque. J’aurais pu les laisser tous les deux parler toute l’après-midi sans problème j’crois bien. »

Un rire amusé m’échappe mais personne n’est dupe ici, ce rire laisse passer une autre forme d’émotion. La situation me touche, de manière positive. Ça me rend heureux, c’est aussi simple que ça. Peut-être qu’on se prend pas la tête et qu’on avance à notre rythme sans trop se projeter, que je n’avais pas spécialement envisagé de lui présenter ma famille aussi rapidement, mais tout se fait naturellement et sans pression.  

« C’est cool, ça fait plaisir. »
« Et moi aussi tu vas me présenter à ta grand-mère ? Promis je me tiendrai bien et je ne lui parlerai pas de notre ménage avec Killian. »

J’éclate de rire, d’un rire franc qui a le don de faire disparaitre les derniers nœuds susceptibles d’avoir élu domicile dans mes épaules, ma gorge et mon estomac. Difficile de faire autrement avec un énergumène pareil et bordel, je suis vraiment content qu’il soit là.

« Tu sais, je découvre une femme bien moins coincée que ce que j’imaginais jusqu’ici alors j’suis même pas sûr que ça la choquerait ! »

Vrai. J’en reviens toujours pas de son histoire passionnelle avec un autre homme que Grand-Père, avant qu’ils se rencontrent. C’est vrai qu’elle est Grand-Mère avant d’être un femme à mes yeux, j’imagine que c’est le cas pour tout le monde, mais ça me fait plaisir de découvrir ces pans-là de sa vie et de sa personnalité.

« Mais enfin ça me va si on garde ça pour nous. »

Parce que si elle n’est pas coincé, moi si.
Insérer ici un sourire plus ou moins faussement crispé.

« En tout cas oui, évidemment que j’vais te présenter à ma Grand-Mère ! J’lui ai déjà parlé de toi d’ailleurs. J’lui ai dit que t’étais un espion Russe en fuite. »

Dit-il sur le ton de la conversation en entourant les épaules du Russe en question avec son bras pour l’y laisser. Et de fil en aiguille, de pas en pas, nous voilà au-dessus de la maison qui se distingue en contre-bas du chemin. Pause.

« Bienvenu dans mon p’tit Paradis. »

Mains dans les poches de mon short, un sourire léger sur le visage, je désigne d’un geste du menton et dans un soupir d’aise l’endroit où j’ai grandi, mon havre de paix, que je suis heureux de faire découvrir à mon meilleur ami aujourd’hui. Le soleil n’est bientôt plus qu’un souvenir au-dessus de l’océan, la température baisse gentiment, je lui file un coup d’épaule et l’invite à descendre.

« Viens, tu vas poser tes affaires dans ma chambre et j’te fais visiter. »

Les pieds dans le sable – pieds nu pour ma part, normal – on se met en route et pour une des rares fois c’est par la porte de « devant » qu’on entre – NAN Y A PAS DE JEU DE MOTS JE VOUS VOIS VENIR. Caem me suit, la maison est silencieuse, une fois à l’étage je capte bien vite que Derek est enfermé dans sa chambre dont la porte est close juste à côté de la mienne. Parlant de porte … J’avais complètement oublié l’état dans lequel j’ai laissé celle de ma chambre …

« Ouais, fais pas attention, j’ai un peu perdu mes nerfs ce matin et j’ai complètement zappé de réparer. J’verrais ça plus tard. »

Elle n’est pas cassée, mais le bois fait un peu la gueule à cause du coup qu’il s’est pris.

« Will était à Londres hier lui aussi, le temps d’avoir des nouvelles à cause du décalage horaire et des communications qui passaient mal, ma patience s’est légèrement effritée …Hum. Mais tout va bien, il va bien. Il est passé tout à l’heure et ça m’a tranquillisé de le voir. »

Et nous voilà dans ma piaule, mon antre, mon endroit rien qu’à moi. Des photos au mur, ma première planche au-dessus du lit et une vue imprenable sur la mer au-delà de la baie vitrée, ouverte sur un balcon qui fait la longueur de la maison. Oui, j’ai conscience d’être un privilégié et de vivre dans un endroit de rêve.

Pendant qu’il laisse ses yeux divaguer çà et là je me laisse tomber sur mon lit.

« Ah et j’ai appris après coup que Derek y était aussi. Lui qui ne fout pas un pied en dehors d’ici la plus part du temps, il a fallu qu’il choisisse ce jour-là pour se pointer à Londres. C’est quand même con. »

Le rire que je laisse échapper n’est pas vraiment amusé, plutôt ironique, mais je sais qu’il comprend la façon dont je vis tout ça et qu’il n’y a pas besoin de plus de mots. Je crois juste … que j’avais besoin de l’exprimer. De le lui exprimer.

« Enfin bref, tout le monde va bien. »

Et je balai ça d’un geste de la main en me relevant et en l’invitant à ressortir pour lui montrer le reste de la maison. Première porte à droite :

« Zone de non-droit, la chambre du frangin. »

Traduction : N’essaie même pas d’y entrer. Et n’espère sans doute pas qu’il vienne dire bonjour non plus.

En face :

« Le bureau de mon père, qui fait aussi chambre d’amis au besoin. Si je parle dans mon sommeil ou que Will transplane dans mon pieu sans prévenir tu pourras toujours te réfugier ici si tu veux. »

Observe mon regard lubrique et demande toi si je suis sérieux ou pas.

A gauche cette fois !

« L’endroit où personne ne peut aller à ta place. »

Aka les toilettes et la salle de bain. Sur le pallier, c’est pratique. Un jour je serais agent immobilier. Ou pas. Et cette fusée blanche qui monte les marches et vient se frotter contre mes tibias, que j’attrape et colle dans les bras de Caem après lui avoir fait un bisou sur la tête. A Lune le bisou ! Pas à Caem. Pour l’instant en tout cas.

« La plus belle : Ta filleule. Dis bonjour à Tonton Caem. »

Comme si elle était un élément de la maison, parfaitement. Et que Caem était son parrain, absolument. Ensuite on redescend dans la grande pièce ouverte qui fait la longueur de la maison ou presque.

« Le salon, la cuisine, je pense que c’est suffisamment évident. Le frigo et les placards sont pleins, si t'as envie ou besoin d'un truc tu te sers. Fais comme chez toi. »

Et dans l’entrée :

« Un autre endroit où personne ne peut aller à ta place. »

Comme ça, en cas de gueule de bois, si t’as pas eu le courage de monter te coucher t’as une autre alternative en cas de besoin … Bah quoi ? Bon ça ne lui arrivera pas à lui mais on s’entend.

Première porte à droite en bas des escaliers, et la seule :

« Ici c’est la chambre des parents. Et là … »

Derrière les escaliers, à côté de la cheminé, au bout du salon, une autre porte que j’ouvre.

« L’atelier de ma mère. »

Et j’invite Caem à y entrer, me rendant compte que je n’y ai que très rarement mis les pieds ces derniers mois quand j’avais l’occasion d’être là. Ce que je ressens à être dans cette pièce ? Une certaine forme de paix intérieure je crois. J’en ai bien l’impression.

« Elle adorait peindre et entasser tout un tas de trucs que je n’identifie pas toujours. Elle était antiquaire. »

Par passion et de métier. Autodidacte. Ma mère, mon héroïne. Pas les mêmes passions non mais la personne sur terre que j’ai le plus aimé et pour qui j’aurais toujours le plus d’admiration. Et ça ne me fait pas mal de parler d’elle, de me rappeler tout ça, c’est même tout l’inverse.

« Pour l’instant ça reste comme ça, on n’a pas touché à leur chambre non plus. »

On le fera, un jour, mais je crois que ni Derek ni moi ne sommes prêt pour l’instant. Oui, ça fait trois ans, et alors ?

« On verra. »

Haussement d’épaules, sourire tranquille, je l’invite à ressortir et nous dirige cette fois vers la porte qui mène à l’arrière de la maison – qui est finalement l’avant, d’une certaine façon, parce qu’il donne sur la terrasse et l’océan à quelques centaines de mètres de là légèrement en contre-bas, accessible par un escalier en bois. Mais ça n’est pas là que je l’entraine, puisque je nous arrête avant l’escalier, devant le cabanon en bois dont j’ouvre la porte de manière presque cérémoniale.

« Et voilà l’antre du sacré. »

Rien qu’à y voir les planches entreposées sur les murs, celle qui trône sur deux tréteaux en plein milieu, pas besoin d’en dire plus.

« C’est là que je passais des heures à regarder mon père faire nos planches jusqu’à ce que je sois assez grand pour qu’il commence à m’apprendre. »

Malheureusement cet apprentissage s’est arrêté violemment en cours de route mais j’ai continué, appris ce qui me manquait par moi-même, et je suis fier du résultat quand je vois la deuxième planche faite de mes mains. Celle qui est posé sur les tréteaux et que je regarde presque amoureusement.

« Et ça c’est mon nouveau bébé. »

Je l’admets, ma main glisse sur le dessus presque comme elle pourrait glisser sur mon homme … J’ai dit presque !

« C’est Keza qui va faire le dessin, j’suis trop content. »

Et je pense que ça se voit comme le nez au milieu de la figure tant je dois avoir l’air d’un gamin le soir de Noël. Y en a peut-être un autre qui va avoir l’air d’un gamin le soir de Noël ? Je sais pas, mais l’envie est là de mon côté en tout cas.

« Ça te dit que je t’en fasse une ? »
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MessageSujet: Re: Boys, just wanna have fun [Enzo]   Mer 31 Jan 2018 - 10:56

Caem avait accompagné le rire d’Enzo alors que ce dernier lui expliquait que William et sa grand-mère auraient pu discuter pendant des heures. C’était une bonne chose pour eux, pour lui. Que sa famille accepte Will, qu’il y trouve une place était important et le russe était heureux de voir la tournure que prenaient les événements. Sincèrement. Même si bien sûr, cela ne l’empêchait pas de continuer à raconter des conneries. Bon sauf qu’apparemment, il en fallait plus pour choquer la grand-mère Ryans et Caem ne put s’empêcher d’ouvrir de grands yeux avant d’éclater de rire autant en raison de la pudeur d’Enzo que de cette histoire d’espion russe. Décidément, il avait quelque chose avec les espions et les communistes.

« Bah merde alors, t’as niqué ma couverture. »

Ton ultra convaincant de la part de Caem qui laisse Enzo passer son bras autour de ses épaules et l’entraîner finalement vers la maison. Poser les affaires dans la chambre du grand gaillard et ensuite visiter, voilà un programme qui convenait parfaitement au russe et qui se laissa donc entraîner sans plus poser de question. Les deux jeunes gens progressèrent donc dans la bonne humeur et finirent par entrer dans une maison. Tous les sens du russe étaient en éveil alors que ses yeux ne savaient plus où se poser tant il y avait de choses à observer. Ils grimpèrent donc à l’étage et cette fois, le regard du Poufsouffle fut rapidement happé par un léger détail. Il tourna alors un regard interrogateur vers Enzo qui ne tarda pas à lui expliquer pourquoi la porte de sa chambre tirait légèrement la tronche. Caem ne pouvait que comprendre ce qu’avait ressenti Enzo et si en d’autres occasions il aurait eu envie de le charrier un peu, il ne fit pas le moindre commentaire cette fois-ci. Il avait ressenti cette angoisse terrible en ne voyant plus son frère et sa sœur et aurait pu très bien lui aussi tout casser autour de lui. Le sentiment d’impuissance, le fait de ne pas savoir est sans doute la pire chose au monde. Le russe entra donc dans la chambre de son ami et laissa ses pensées négatives disparaître alors qu’il contemplait les lieux et la vue. Il n’y avait pas à dire, cette maison était incroyable. Caem s’était approché de la baie vitrée et du balcon pour mieux profiter de la vue alors qu’Enzo qui s’était laissé tomber sur le lit lui expliquait que son frère Derek était lui aussi à Londres. Le russe tourna la tête en entendant son rire qui cachait bien des émotions contradictoires. Une grimace s’invita sur le visage du russe.

« Oui, tout le monde va bien… »

Il leur faudrait encore un peu de temps pour accepter les événements avec sérénité mais ils finiraient par y arriver. Ce n’était pas la première fois qu’ils devaient faire face. Caem laissa donc ses affaires dans la chambre d’Enzo avant de le suivre. Il lui montra alors une porte close, lui expliquant qu’elle donnait sur la chambre de Derek. Caem hocha tranquillement la tête, pas de risque, il n’avait nullement l’intention d’aller chercher des noises au frère Ryans, il avait vu le phénomène à Poudlard et n’irait pas provoquer d’embrouilles pour rien. Suite de la visite.

« Qui te dit que j’aurai besoin de me réfugier quelque part ? »

Grand sourire de couillon, air taquin. Bah oui, Caem n’allait très certainement pas laisser passer cette perche sans la saisir. Bref. Suite de la visite avec les toilettes et la salle de bain. Effectivement, impossible d’y envoyer Enzo à sa place. Et soudain, sans prévenir, une boule de poils débarque et finie dans les bras de Caem. Ce dernier l’accueille avec un sourire tendre et lui gratouille doucement le haut de la tête.

« J’avais oublié que j’étais parrain d’une si jolie petite. »

Le russe sourit avant de suivre Enzo pour la suite de la visite, gardant encore un peu Lune dans les bras. Bien vite elle manifestera sans envie de vaquer à ses propres occupations et Caem la laissera partir sans se formaliser. Le russe découvrit alors le salon, la cuisine et les autres toilettes de la maison. Ils arrivèrent finalement dans la chambre des parents d’Enzo. Caem ne dit rien et suivit son ami jusque dans la pièce qu’il présenta comme l’atelier de sa mère. Le russe laissa alors ses yeux se promener sur la pièce, il y avait des tableaux mais aussi des objets divers et variés et le Gryffondor lui apporta quelques explications sur la diversité du lieu. Caem afficha alors un sourire tendre.

« Il doit y avoir des trésors alors dans cette pièce, c’est impressionnant. »

Caem avait lâché ces mots dans un souffle. Oui, il trouvait ça terriblement intriguant. Enzo enchaîna alors lui expliquant que les deux pièces allaient pour le moment rester dans l’état actuel. Le russe lui adressa alors un sourire.

« Rien ne presse, si un jour ça doit bouger, tu le sauras. »

Oui, Caem était persuadé que si un jour ces pièces devaient changer, devenir autre chose, Enzo le ressentirait au fond de lui. Il serait prêt, tout simplement. Les deux amis sortirent finalement pour se retrouver sur une terrasse, devant l’océan. Caem prit quelques instants pour observer ce qui se déroulait sous ses yeux. C’était magnifique. Il ferma les yeux quelques secondes pour sentir l’air marin sur son visage avant que la voix d’Enzo attire son attention sur un cabanon. Le russe le suivit à l’intérieur et vit l’ensemble des planches qui s’y trouvaient ainsi qu’une en particulier au milieu. La lueur dans le regard d’Enzo quand il parlait de son père mais aussi de la planche était clairement visible. C’était presque attendrissant de voir ce grand gaillard transporté par ses souvenirs et sa passion.

« Ah oui ? Tu lui as commandé un dessin en particulier ? »

Oui, si Kezabel s’occupait du dessin sur la planche, ce serait sans nul doute très beau. Caem s’approcha alors et laissa à son tour ses doigts glisser sur la planche. Il fallait bien avouer que le travail était minutieux et appliqué. Caem releva finalement la tête vers Enzo alors que celui-ci lui faisait une proposition inattendue.

« Sérieusement ? »

Le russe ne put retenir un sourire franc et presque enfantin.

« Je veux pas te faire perdre ton temps vu mon niveau mais… Très honnêtement, ça me ferait vraiment plaisir. »

Pour de multiples raisons différentes. Parce que c’était la passion d’Enzo, parce que c’était aussi lié à leur amitié. Alors oui, il adorerait avoir lui aussi une planche de surf faite de la main de son meilleur ami. Autant dire que ça aurait franchement la classe.

« Mais si tu fais ça, tu seras dans l’obligation de me donner des leçons régulièrement, à chaque vacances même je dirais. »

Caem déambula alors pendant quelques instants dans le cabanon, à observer les planches avant de ressortir. Le bruit de l’océan l’appelait et il laissa une fois de plus son regard se perdre sur la vue. C’était à couper le souffle et il n’arrivait pas à décrire ce que cette vue avait comme effet sur lui. Une sorte de paix intérieure, profonde était en train de l’envahir.

« Ta maison est magnifique. Cet endroit est magnifique. Tu m’étonnes que t’ais eu le mal du pays. »

Un sourire franc et tranquille s’était alors dessiné sur le visage de Caem. Il ferma de nouveau les yeux pour laisser ses autres sens s’imprégner de l’endroit. Le bruit de l’océan, l’odeur aussi particulière. La sensation du vent sur son visage. C’était doux.

« Ça fait un bien fou d’être ici. »

Oublier tout le reste pendant quelques jours et juste profiter de ce qui se dessinait devant lui.

« J’ai hâte d’aller me jeter dans les vagues tiens. D’autant que maintenant que je me suis cassé le bras une fois, j’ai plus peur de rien. »
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MessageSujet: Re: Boys, just wanna have fun [Enzo]   Sam 10 Fév 2018 - 23:50

« Sérieusement ? »

Quand je le vois sourire comme ça, je me dis que j'ai pas besoin de l'entendre dire quoi que ce soit pour comprendre qu'il est emballé par l'idée, peut-être touché par ma proposition, et ça me fait vraiment plaisir. Caem est une des personnes qui a le plus d'importance pour moi sur cette planète et partager avec lui un peu de ma passion, ça me paraît simplement normal. D'autant que je sais qu'il en aura l'utilité, en plus de ça, parce que malgré les gamelles il a vraiment pris son pied quand on est allés faire les cons sur le lac y a quelques mois. Si je peux lui faire apparaître sur le visage l'expression d'un gosse le jour de Noël, alors c'est du bonus.

« Je veux pas te faire perdre ton temps vu mon niveau mais… Très honnêtement, ça me ferait vraiment plaisir. »
« Une perte de temps ? Fais gaffe à ce que tu dis Kaliayev. »

N'insulte pas l'art du shape, malotrus. J'ai sur le visage un sourire qui trahis sans aucun mal l'absence de sérieux dans mes propos. Et puis après tout, où est le problème avec son niveau ? Comment se perfectionner si on n'a pas le matos ? Voilà. Problème réglé. Même s'il se contente de la poser dans un coin chez lui ça me ferait toujours plaisir de savoir qu'il a une des planches que j'ai fabriqué. C'est presque un symbole finalement.

« Mais si tu fais ça, tu seras dans l’obligation de me donner des leçons régulièrement, à chaque vacances même je dirais. »
« J'pourrais difficilement trouver plus pénible à faire mais bon … J'suis prêt à faire un effort. »

Dit-il en levant les yeux au plafond. La vérité c'est que l'espace d'une seconde j'ai une pointe dans le cœur. Pourquoi ? Parce que ça me fait chier qu'il retourne à Poudlard et pour plusieurs raisons mais au même titre que je dois respecter le choix de mon frère, je dois respecter celui de mon meilleur ami. Alors je ne ferais pas de commentaire, me contenterais de garder le positif dans tout ça. Faire les cons dans les vagues à chaque vacance, j'suis plus que partant évidemment.
Ensuite c'est le silence qui s'intalle et je laisse Caem à son observation, le suit sans rien dire quand il sort finalement et referme la porte en douceur avant de le rejoindre dans sa contemplation de cet environnement qu'il découvre. Mon environnement. Des paysages, des odeurs, des sensations dont je ne me lasserais jamais.

« Ta maison est magnifique. Cet endroit est magnifique. Tu m’étonnes que t’ais eu le mal du pays. »

Il me sourit, tranquillement, sourire que je lui rends, légèrement amusé par le fait que c'est pas la première fois que j'entends ça. C'est ce que Mateo a dit, ce que Will a dit aussi, et maintenant lui. C'est sur qu'à choisir entre être enfermé entre des murs de pierre sous la grisaille du Royaume Unis et piquer une tête tous les matins ou regarder le soleil se coucher tous les soirs posé sur la plage … En théorie y a pas photo. Quand on nous a envoyé chez Travis et Amelya il y a trois ans, et plus particulièrement quand j'ai foutu les pieds pour la première fois à Poudlard, je me suis juré de revenir ici dès que j'en aurais l'occasion. Puis finalement je suis retourné là-bas, ça a pris un peu plus de temps que prévu mais aujourd'hui je compte bien rester là. Peut-être pas toute ma vie, c'est pas vraiment la question, mais j'ai plus envie de l'avoir ce mal du pays. J'ai envie et besoin d'être chez moi, même si ça implique d'être loin de la majorité des gens que j'aime, en tout cas au quotidien.

« Ça fait un bien fou d’être ici. »
« Ils disent tous ça. »

Je plaisante, on va pas être trop sérieux après tout, mais c'est la vérité je pense. Surtout, je suis heureux qu'il se sente bien ici.

« J’ai hâte d’aller me jeter dans les vagues tiens. D’autant que maintenant que je me suis cassé le bras une fois, j’ai plus peur de rien. »
« Tu dis ça parce que t'as jamais vu un aileron dépasser de la surface. »

… Sérieux ? Pas sérieux ? Va savoir encore une fois. T'es en Australie mec, on est réputé pour avoir les bestioles les plus flippantes du globe et en réalité, le requin est nettement un de ceux qui m'inquiètent le moins mais passons. La vérité c'est qu'il faut toujours faire attention et montrer de l'humilité face à la nature. Les requins sont chez eux dans l'océan, nous on squatte … Alors oui, c'est un risque et beaucoup d'espèces sont présentes autour de l'île mais je sais qu'ici c'est relativement sécure et je fais surtout ça pour lui mettre le doute. Parce que ça m'amuse, oui, parfaitement.

« T'en fais pas, la plus part du temps c'est simplement des dauphins. »

Vrai. Et ceux-là n'ont pas forcément mon amour inconditionnel mais passons, la leçon sur les mœurs de ces pervers ça sera pour plus tard. Et puis bon … Y en a des mignons quand même, faut l'admettre.

« Pis j'pense pas qu'ils aiment le Russe de toute façon. »

Oui c'est gratos, évidement que c'est gratos.

« Y a un bon coeff d'annoncé demain matin aux aurores, tu vas pas avoir à attendre longtemps avant de te jeter dans les vagues. »

En attendant je passe mon bras autour de son épaule et l'entraine doucement vers les escaliers en bois qui descendent vers la plage. On ne va pas taper la vague maintenant, simplement parce qu'il n'y en a pas et que de toute façon surfer à la tombée de la nuit n'est pas recommandé, mais ça n'empêche pas d'aller goûter la température de l'eau ou se balader sur la plage.

« Par contre … Tu sais qu'une des particularités de la Lycanthropie c'est d'avoir un super odorat hum ? J'pourrais par exemple me faire embaucher sans problème par ceux qui luttent contre le trafic de drogue ou ce genre de trucs. »

Et envoyer mon mec en taule, par la même occasion. Parce que lui dans le genre … cultivateur, dealeur, consommateur. Jackpot ! Si ça me pose un souci ? Il gère. C'est pas comme s'il était du genre à se cramer les neurones ou vendre ça à n'importe qui. Chacun ses plaisirs dans la vie et celui-ci concerne finalement pas mal de personnes que je connais. J'en ai d'ailleurs un bel exemple coincé contre mon épaule, qui balade dans sa poche un truc que mon odorat a tout de suite identifié et c'est en toute dextérité que je le lui chope dans la fameuse poche et dévale quelques marches en me barrant avec, souriant comme un gamin fier de sa connerie.

« Ça veut dire quoi ça, Docteur Kaliayev ?! On s'met à la médecine parallèle maintenant ? Comment on appelle ça déjà ? De l'euphytose c'est ça ? »

Je pousse même le vice à sentir le petit sachet pour voir si c'est la même weed que Will, Cameron et entre autres Mateo.

« T'as osé amener ça chez moi ?! Je suis outré ! »

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MessageSujet: Re: Boys, just wanna have fun [Enzo]   Lun 12 Fév 2018 - 10:49

Fallait pas non plus abuser des mots gentils, sinon ils risquaient de se transformer en miel. Alors quand Enzo lâcha que lui donner des leçons de surf serait particulièrement pénible mais qu’il pourrait peut-être faire un effort, Caem se mit à rire. Il ne doutait pas une seule seconde que l’exercice serait horrible pour son ami, devoir partager sa passion, passer du temps dans l’océan avec un noob comme lui dont il pouvait rire à volonté… Non franchement, il fallait bien avouer que ça n’avait rien d’une situation enviable.

« Vous êtes vraiment trop généreux, vous les Australiens ! »

Caem accompagna ces propos d’une sorte de courbette, marquant sa pseudo déférence envers le peuple Australien avant de retourner son attention vers le paysage qui s’offrait à lui. C’était vraiment ça, la sensation qui dominait en lui. L’impression que cette vue, que l’océan tout entier lui ouvrait les bras. Que ce qu’il avait devant lui, n’était que pour Enzo et lui. C’était très centré comme façon de voir les choses et pourtant, pour une fois, le russe s’accorda ce moment d’égoïsme. Il n’ouvrit la bouche que pour signifier à Enzo sa joie d’être ici. Il ne mentait pas, n’en faisait pas trop pour lui faire plaisir. Il savait qu’il apprécierait le voyage et que passer du temps avec son ami en dehors des murs de Poudlard lui ferait du bien. Il se rendait compte que se retrouver face à la puissance de la nature faisait naitre autre chose en lui. Quelque chose de profondément agréable, de profondément doux. Cette douceur, ce moment magique ne lui faisait pas pour autant perdre son humour et il était hors de question qu’il reste sans rien dire face aux provocations du Gryffondor, toujours aussi en forme.

« Je suis vexé que tu me compares si bassement aux autres. »

Levé de menton et air fier qui ne dura que quelques secondes avant que Caem ne rit de nouveau et plonge son regard dans l’immensité face à lui. Il avait envie de se jeter dans l’eau c’était indéniable et il n’avait pas oublié la petite leçon que lui avait donné Enzo sur le lac de l’école. Alors autant faire les deux non ? Bon, sauf qu’Enzo semblait avoir décidé de refroidir un peu sa témérité. Lorsqu’il parla d’aileron, Caem tourna vivement la tête vers lui, un peu trop à son goût et fixa son ami quelques secondes, interdit. Il se foutait de sa gueule là ou pas ? Non parce que le russe avait bien sûr entendu dire que l’Australie était la terre des animaux tordus et pas franchement sympa. Mais si Enzo faisait régulièrement du surf ici c’était sans doute parce que le danger n’était pas si grand que ça, non ? Son ami avait tellement l’habitude de le faire tourner en bourrique que Caem doutait mais il devait bien admettre que sur ce coup, il n’était pas complètement serein. L’Australien reprit finalement la parole et Caem, par fierté peut-être, retint un soupir de soulagement avant d’adresser un sourire en coin à son ami.

« T’as raison, ils savent qu’on a l’habitude de se battre avec des ours alors ils se méfient. »

Cette fois, un sourire assuré et moqueur se dessina sur le visage du russe qui était clairement fier de sa réponse. Autant dire qu’avec Enzo, il apprenait à affuter sa répartie et que ce n’était pas pour lui déplaire. Son ami lui annonça alors que le lendemain aux aurores, il y aurait de bonnes conditions pour partir surfer. Alors qu’il passait son bras autour de ses épaules pour l’entraîner vers la plage, Caem lui adressa un sourire.

« Bien chef, je vais dormir avec ma combi alors, histoire d’être prêt dès le réveil ! »

Mais bien sûr. Ça ne devait pas être très agréable d’ailleurs de dormir en combinaison sèche… M’enfin bref. Les deux jeunes gens commencèrent à descendre les escaliers menant à la plage lorsqu’Enzo enchaîna sur un tout autre sujet. Alors qu’il commençait à parler de son odorat sur développé, Caem sentit un sourire se dessiner sur son propre visage. Il voyait très bien où son ami voulait en venir. Il ne dit cependant rien, attendant de voir ce qu’il allait réellement faire. Sauf qu’il fut pris de vitesse et que l’Australien réussit à attraper ce qui se trouvait dans sa poche avant de s’éloigner de quelques pas, apparemment fier de sa trouvaille. Caem lui souriait toujours, non sans une pointe de malice. Il rit en l’entendant l’appeler Dr Kaliayev mais ne répondit rien, le laissant continuer son petit manège et même sentir le pochon qu’il avait sorti de sa poche. Lorsqu’Enzo prit son air indigné, cette fois il explosa de rire.

« Quand on sait avec qui tu sors, tu perds toute crédibilité en la matière l’ami ! »

Caem sourit alors. Il n’y avait aucun reproche ou aucune forme de jugement dans ses propos. Simplement, le fait que William ait tendance à fumer autre chose que des cigarettes n’était un secret pour personne et laissait entendre que cela ne posait pas un énorme problème éthique à Enzo. Quant à Caem… Sous ses airs d’enfant sage, il avait eu l’habitude d’en consommer avec ses amis en Russie. En arrivant à Poudlard, il avait laissé ça de côté. Mais depuis que l’alcool était son ennemie et qu’il avait repris un certain contrôle sur lui-même et sa vie, il avait eu envie de s’amuser un peu lui aussi. En toute modération bien sûr, il était hors de question qu’il se soit sorti d’une addiction pour tomber dans une autre.

« Tu as le rhum, j’ai ça. »

Sourire aux lèvres, Caem s’était alors approché d’Enzo et sortit cette fois de sa poche l’attirail nécessaire pour rouler un pétard. Il montra ça à son ami avec un sourire.

« Il paraît qu’il faut profiter pendant les vacances… Monsieur Sainte Nitouche est vraiment outré ou veut profiter d’un moment de détente sur la plage ? »

Sur ces mots, sourire toujours aux lèvres, Caem se laissa tomber sur le sable. Assis face à l’océan, la perspective d’un petit joint dans ce décor paradisiaque avait quelque chose de savoureux, il devait bien l’admettre. Et il savait que monsieur le mec outré n’était pas si perturbé que ça par cette perspective.

« Comme tu l’as si bien dit, c’est recommandé par un futur médecin en plus ! »

Caem rit alors de bon cœur. Futur médecin, il n’en était pas encore là, surtout après ses résultats aux examens. Mais le sérieux, ce serait pour plus tard, là clairement, il avait juste envie de se détendre et de profiter.
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MessageSujet: Re: Boys, just wanna have fun [Enzo]   Jeu 15 Fév 2018 - 13:23

« Quand on sait avec qui tu sors, tu perds toute crédibilité en la matière l’ami ! »
« J'vois pas de quoi tu parles, William est un ange de vertu. »

Exactement comme moi. D'ailleurs, on ne fait même pas l'amour ! On se préserve pour le mariage, naturellement.

J'ai le sourire jusqu'aux oreilles, plus grand chose qui pèse sur les épaules et la tête et le cœur dans l'instant présent. Ici, avec mon meilleur ami, entrain de déconner et de se vanner comme on le fait toujours. Il a pas tort, mon cher et tendre me fait perdre toute crédibilité dans cette histoire mais ça se saurait si je la cherchais réellement, cette crédibilité. Si William est un ange de vertu je suis proche de la Vierge Marie – oui, j'me suis renseigné, un peu – et ça nous va très bien comme ça. A tous autant qu'on est. Je picole comme un trou quand je m'y mets, ça ne fait pas de moi un alcoolique pour autant alors à ce même titre, tant que mes potes ou mon mec fument leur pétard tranquille pour s'amuser ou se détendre à l'occasion, ça ne fait pas d'eux des gens qui ont un problème d'addiction. Et encore moins des gens peu fréquentables.

Ouais, j'vous kiffe, fallait que j'le dise.

En attendant j'ai Caem devant moi, avec son petit sourire en coin de mec faussement sage, et son sachet de weed toujours dans la main alors qu'on continue de descendre vers la plage et qu'on y arrive enfin.

« Tu as le rhum, j’ai ça. »

Il voit juste. C'est pas la seule manière que j'ai de m'envoler mais c'est pareil pour tout le monde dans le fond. Il ne touche plus à l'alcool pour des raisons qui lui sont propres et plus que compréhensibles, je n'ai jamais été un grand fan de la fumette, ça ne change rien au fait qu'on a tous les deux un vices en stock pour se péter la tête si on en a envie et ça me saute aux yeux alors que je n'y avais jamais réellement réfléchis jusqu'ici.

« Il paraît qu’il faut profiter pendant les vacances… Monsieur Sainte Nitouche est vraiment outré ou veut profiter d’un moment de détente sur la plage ? »

Monsieur Sainte Nitouche ? Oui, c'est moi. Je trouve que ça me va parfaitement bien. J'ai sur la face un sourire de benêt je crois bien alors que je pense ça dans ma tête mais j'en ai rien à carrer. Lui se laisse tomber dans le sable et commence à rouler son truc donc je lui rends son précieux, restant debout une seconde ou deux encore alors qu'on n'y voit clairement plus grand chose autour de nous. C'est pas bien grave. On a toujours l'odeur et le son, notamment le bruit du ressac qui agit sur moi comme le plus pur des calmants.

« Comme tu l’as si bien dit, c’est recommandé par un futur médecin en plus ! »
« Yeah. »

La classe frangin. Sincèrement ! Parce qu'il y arrivera, je le sais. Je crois en lui et j'ai confiance. Peu importe le temps que ça prendra et le chemin qu'il empruntera pour ça, il y arrivera si c'est le but qu'il veut atteindre et je serais toujours là pour l'encourager.
En attendant je me laisse choir à côté de lui, les genoux remontés légèrement vers le buste et les avants bras posés dessus après avoir lancé un sort devant nous pour nous faire bruler un petit feu. On n'est pas bien là ? Toi, moi et mes pieds nus ? Si.

« Monsieur Sainte Nitouche va se contenter de te regarder j'crois. Enfin sauf si tu tiens à me réanimer dans trois minutes parce que je me serais étouffé dès la première latte. »

J'éclate de rire et c'est sans complexe aucun.

« Je sais pas fumer, j'ai jamais su et en fait, j'crois que c'est surtout parce que c'est pas mon truc. »

Faut voir la façon dont j'ai changé de couleur la dernière fois, juste avant qu'on parte en vacances et que j'ai passé un moment avec Mateo dans la cour. Je sais pas ce qui m'a pris de tirer sur son joint mais ça m'a pris comme ça et … la réaction de mon corps a été immédiate. Alors que lui … On aurait dit un nouveau né qui venait de faire son rot tellement il était bienheureux et dans le coton.

« Pourtant j'avoue, les effets ont l'air cool quand je vous vois planer tous autant que vous êtes. »

C'est pas forcément toujours les mêmes effets, pas au même stade non plus, mais la majeure partie du temps ça les envoie dans des stratosphères qui peuvent donner envie. J'ai pour autant pas oublier la fois où j'ai trouvé Liam dans la forêt une nuit de pleine lune, complètement défoncé, triste à vouloir en crever. Ça m'a marqué, faut pas croire, mais je l'ai vu rire tellement de fois depuis que ça ne me fait pas bloquer. Je sais que ça peut arriver, c'est tout, comme ça peut arriver à tout le monde. Avec ou sans pétard d'ailleurs. C'est la même chose pour l'alcool finalement. En fait, je crois que tout dépend du mental sur l'instant.

« Ou alors tu m'apprends, Monsieur l'docteur. »

Cette phrase est tout à fait normal. Il est tout à fait normal de demander à son médecin de t'apprendre à fumer. Absolument.
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MessageSujet: Re: Boys, just wanna have fun [Enzo]   Lun 19 Fév 2018 - 17:15

William un ange de vertu ? Etrangement, Caem avait bien du mal à le croire et sans doute parce qu’un type pareil ne correspondrait pas du tout à Enzo. Même lui ne pourrait pas sortir avec quelqu’un de trop sage alors que c’est sans doute ce qu’on lui attribuerait en se fiant uniquement aux apparences. Mais non. Ils étaient des types gentils, doux et affectueux mais aussi espiègles et aimant profiter des plaisirs de la vie. Alors l’ascétisme, c’était très peu pour eux. Le russe s’était donc laissé tomber sur le sable avec un mince sourire flottant sur les lèvres. L’ambiance qui régnait entre Enzo et lui était tellement détendue qu’il ne pouvait qu’être apaisée. Les vannes fusaient mais avec beaucoup de tendresse, comme toujours entre eux et le russe savait qu’il pourrait rester ici pendant de longues heures. Ce qui au final tombait plutôt bien puisqu’il était là pour plusieurs jours ! Maintenant que le sujet de la weed avait été lancé, Caem trouvait que le cadre correspondait bien à un petit moment détente. Enzo signala cependant qu’il n’allait peut-être faire que regarder, craignant de s’étouffer en aspirant une latte. Caem le regarda d’abord avec de grands yeux avant de rire avec lui. Vraiment ? Alors là oui, il était un peu surpris même si, en y réfléchissant, il n’avait effectivement jamais vu Enzo fumer quoi que ce soit. Le rouge expliqua alors plus sérieusement qu’il ne savait pas comment fumer et que ce n’était sans doute pas pour lui. Le russe hocha alors doucement la tête, un sourire flottant sur le visage.

« Tu sais y’a des techniques au pire pour que tu profites des effets sans être obligé de fumer directement. »

Est-ce qu’il passait pour un expert là ? Non ce n’était pas le cas mais il connaissait deux trois moyens de fumer tout en douceur, d’aspirer la fumée sans tirer directement sur le joint. Sa jeunesse avait été palpitante par certains aspects. Oui, par certains aspects seulement. Enzo enchaîna alors sur le fait que les effets de l’herbe avaient cependant l’air agréable. Caem se mit alors à rire légèrement.

« Oui, quand tu es détendu et dans de bonnes dispositions, les effets sont chouettes. Mais faut accepter aussi de se laisser-aller. »

Perdre un peu le contrôle, sans que ce ne soit excessif bien sûr mais cela faisait partie du truc. Un peu comme avec l’alcool quoi que Caem trouvait le poids du psychologique plus important mais peut-être était-ce personnel. En tout cas, lui il n’allait pas cracher sur les effets qui l’apaisaient et lui donnaient envie de rire. C’était sans doute pour cela qu’il avait commencé à rouler un pétard mais léger. Il n’avait clairement pas envie de se démonter la tête, il voulait rester en contact avec son ami. Et ce dernier entrouvrit alors une petite porte, émettant l’idée que Caem lui explique comment fumer. Le russe toussota alors comme pour éclaircir sa gorge et prendre une voix sérieuse.

« Monsieur le docteur décline alors toute responsabilité sur ce que vous risquez de faire. Et surtout, interdiction de dire que je suis responsable de votre débauche ! »

Caem s’était redressé pour dire cela, le menton légèrement relevé comme si cela pouvait lui donner un air plus convaincant, plus sérieux. Et puis, ne tenant pas plus de dix secondes, comme souvent avec Enzo, il se mit à rire sincèrement et reprit une posture normale. Il termina alors son œuvre du moment et sortit de sa poche un briquet qu’il avait pris exprès pour l’occasion. Il alluma alors le pétard et tira une première bouffée, relâchant doucement la fumée dans l’air.

« Le truc c’est d’aspirer la fumée, comme si tu voulais gonfler tes poumons avec. Mais t’es pas obligé de tirer comme un malade. Tu peux prendre une petite bouffée et avaler la fumée dans un second temps. »

Joignant le geste à la parole, Caem imita ce qu’il venait de décrire à Enzo. Y allant doucement. Il souffla alors beaucoup moins de fumée que précédemment mais pour quelqu’un n’étant pas habitué à fumer, c’était clairement plus facile. Normal de tousser au début, le corps rejette. A juste titre d’ailleurs, voulant devenir médecin, Caem ne se voilait pas la face sur les effets nocifs de ce qu’il avait entre les doigts. Mais il faisait la part des choses et partait du principe que la modération était la clé dans cette histoire. Comme dans tout le reste au final.

« Sinon tu peux demander à ton chéri de te souffler directement la fumée dans la bouche. Ça peut même devenir un petit jeu… Mais ça, ça me regarde pas ! »

Et une nouvelle fois, Caem se mit à rire. Non, rien à voir avec ce qui brûlait entre ses doigts, il n’en était pas encore là. Il était juste heureux et décontracté en compagnie de son ami. Avec lui, il était toujours simple, jovial et plein d’humour. Sous ses airs d’enfant gentil… Caem tira alors une nouvelle latte avant de tendre le joint à Enzo. Il ne le forcerait pas mais s’il voulait essayer.

« Promis, je me moquerai pas de toi. »

Petit sourire en coin, il ne pouvait pas non plus être que sympa avec lui, si ?
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MessageSujet: Re: Boys, just wanna have fun [Enzo]   Mer 21 Fév 2018 - 13:12

« Oui, quand tu es détendu et dans de bonnes dispositions, les effets sont chouettes. Mais faut accepter aussi de se laisser-aller. »

Est-ce que je suis en mesure de faire ça ? Il y a quelques années je crois que j’aurai dit non mais le fait que je me suis bien détendu du calbard et que le laisser-aller, le lâcher prise, je pense qu’on peut dire qu’il est entré dans mes mœurs. Après, comme pour toute chose qu’on ne connait pas, il reste une petite part d’appréhension mais je pense que c’est surtout par manque d’envie si je n’ai jamais réellement essayé de passer ce cap. J’ai tiré sur des pétards, plusieurs fois, mais sans grand succès à chaque fois et ce en majeure partie par absence de conviction. Est-ce que c’est différent ce soir ? Allez savoir. Des expériences j’en fais des tas depuis quelques mois et pourquoi pas une de plus ? En plus de ça, autant dire qu’avec lui je suis en confiance. J’ose espérer qu’il viendra me récupérer si je me lance dans la traversée de l’océan Indien à la nage …

« Monsieur le docteur décline alors toute responsabilité sur ce que vous risquez de faire. Et surtout, interdiction de dire que je suis responsable de votre débauche ! »
« Non alors ça, faut quand même pas trop m’en demander Docteur K. »

Ne pas l’accuser d’être responsable de ma débauche ? Non, clairement, c’est au-delà de mes possibilités. Désolé. Pointer du doigt les autres et leur coller la responsabilité de mes conneries sur le dos c’est mon Mantra, je ne peux pas déroger ! Question de principe.
Je le regarde faire, maniant son truc avec concentration et dextérité. Moi qui aime occuper mes mains en fabriquant des trucs j’aurais presque envie d’apprendre à rouler juste pour le challenge. Il finit par l’allumer, inspirer la fumée, la recracher quelques secondes plus tard dans un nuage plus épais qu’une cigarette normale. Je regarde les volutes s’évanouir dans l’obscurité sans même trop y faire attention, différentes odeurs venant déjà chatouiller mon odorat surdéveloppé.

« Le truc c’est d’aspirer la fumée, comme si tu voulais gonfler tes poumons avec. Mais t’es pas obligé de tirer comme un malade. Tu peux prendre une petite bouffée et avaler la fumée dans un second temps. »

Et j’écoute comme un gosse à l’école, ayant presque l’impression d’avoir un grand sage devant moi ou un prophète. L’image me fait sourire, d’ailleurs. Il recommence, pour me montrer j’imagine, moi je me demande comment c’est anatomiquement possible d’avaler de la fumée et de la recracher par la suite une fois qu’elle a fait un tour dans tes poumons … Ceci dit, c’est comme l’air au final, c’est ça ? Tu l’inspires, il fait son job et il ressort. T’en garde les bénéfices s’il est saint … Pas sûr que ça soit le même délire avec ça. C’est certain que non en réalité.

« Sinon tu peux demander à ton chéri de te souffler directement la fumée dans la bouche. Ça peut même devenir un petit jeu… Mais ça, ça me regarde pas ! »

Ou comment attirer mon attention.

Traitez-moi d’obsédé si ça vous chante, je l’assume à 100% et clairement, Caem vient d’éveiller ma curiosité. Avec William je me libère sexuellement, je n’ai pas peur de le dire. J’étais pas coincé avant de le rencontrer mais il est évident que c’est autre chose et surtout un truc qu’on partage avec le même appétit. Bourrés, lui défoncé, on a déjà côtoyé plusieurs combinaisons mais ce que vient de me dire mon poto ici présent fait s’inviter des images et des questions dans mon esprit. Un truc nouveau à expérimenter et partager avec mon Californien, où est ce que je signe ? #Californication

« Faudra que j’étudie la question. »

Le plus sérieusement du monde.

« Promis j’te ferai un rapport détaillé. »

Et ça c’est moins sérieux, bien sûr.

« Promis, je me moquerai pas de toi. »
« Bah voyons. »

Dit-il en me tendant le joint que je regarde d’abord sans y toucher.

Je le répète, je n’en suis pas à mon coup d’essai mais cette fois j’ai envie de faire ça de manière presque chirurgicale histoire de me faire une véritable idée. Une part de moi aimerait en arriver à l’état de plénitude sans avoir à inspirer toutes ces substances, l’autre se dit qu’il ne faut pas mourir idiot et que ça n’est pas en une soirée que je vais défoncer mon système respiratoire.
Alors j’attrape le pétard, l’observe encore une seconde ou deux comme si j’essayais de communiquer avec lui et je me lance. Lentement, tranquillement, comme Caem vient de me le montrer. Je tire doucement, inspire la fumée en la gardant un instant dans mes poumons – sans m’étouffer même si je tousse un peu, ce qui tient du miracle – et la l’expire en regardant l’océan droit devant moi.

Ensuite, j’analyse.

« Hum. »

Dubitatif ? Un peu. Je constate que ça me pique la gorge, que ça la brûle même, de même que la fumée me pique les yeux et chatouille mon odorat un peu plus fort. Ça me laisse également un goût dans la bouche que je ne suis pas certain d’apprécier. Ce sont des sensations que je connais par le biais de mon cher et tendre mais les ressentir moi-même c’est différent. En bref, si je pèse le pour et le contre, je crois que je viens de trancher et ça n’est pas en faveur de cette pratique.

« Le sportif en moi grimace à l’idée de s’encrasser les poumons et j’aime vraiment pas la sensation, le goût qui reste. »

Bonjour, Enzo Ryans, testeur de joint à ses heures perdues et critique pour Défonce Magasine.

« En plus sans offense mais la ratatouille de ma mère avait plus ou moins la même odeur. »

Et fumer de l’herbe de Provence, bof, ça me branche pas trop. Là-dessus j’éclate de rire mais c’est pourtant la réalité. Je sais reconnaitre toutes ces odeurs, leur nuance, avec aucun risque de les confondre donc j’en rajoute une couche mais c’est la réalité, j’y trouve une ressemblance. Alors je rends finalement son précieux à Caem et ce, sans aucun regret.

« Par contre je veux bien que tu m’apprennes à rouler. Hey, tu me serres mes verres d’alcool sans sourciller, pourquoi est-ce que j’aurai pas le droit de rouler des joints à mon meilleur pote ? »

Ou à mon mec, à Captain Maracas et d’autres encore.

« T’as déjà essayé avec Killian ? Tu sais, cette histoire de jeu. Ça rend comment ? »

Ben quoi ? C’est pas pour mettre mon nez dans leur vie sexuelle, juste pour visualiser ce que pourrait donner la mienne en testant un truc nouveau.
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MessageSujet: Re: Boys, just wanna have fun [Enzo]   Lun 5 Mar 2018 - 14:50

Docteur K., expert en méthodes alternatives. Dit comme ça, ça ne sonnait pas trop mal. Le russe savait bien que ce qui était en train de se consumer entre ses doigts n’était pas réellement bon pour la santé ni recommandé sans raison thérapeutique précise. Mais au moins, ça avait le don de le détendre, de lui faire passer des moments de franche rigolade sans qu’il n’en passe par l’alcool et sans non plus qu’il ressente la même impression de dépendance. Et ça, ça lui plaisait beaucoup. Alors oui, il n’hésitait pas à en proposer à Enzo même s’il sentait bien que ce dernier émettait quelques réticences. Sauf bien sûr lorsque la possibilité d’une soufflette dirigée par William fut évoquée. Caem se mit à rire face à la réaction de son ami, secouant vivement la tête de droite à gauche.

« Je crois que pour la partie rapport détaillé, je peux m’en passer ! »

Pas prude, c’était certain, Caem l’avait montré plus d’une fois. Mais pour le bien de la communauté et qu’il puisse continuer à observer ses amis dans les yeux, il valait mieux qu’il ne connaisse pas tous les détails de leur vie sexuelle. Quelques anecdotes de temps en temps pourquoi pas mais pas plus. Non franchement pas plus, il se portait très bien comme ça. Qu’Enzo se concentre plutôt sur le joint qui venait d’atterrir dans ses mains, ça c’était plus important. Caem l’observa sans pouvoir se départir d’un petit sourire discret, flottant sur son visage. Après un tête à tête intense entre Enzo et le pétard, le jeune homme se décida à le porter à ses lèvres et à aspirer lentement, suivant les conseils du russe. Il toussa légèrement mais rien de significatif. Le sourire de Caem s’agrandit alors. Enzo lui semblait plongé dans une intense réflexion. Son sérieux contrastait clairement avec l’aspect récréatif et le russe pouffa légèrement avant que son ami ne lui livre finalement ses impressions.

« C’est vrai que le sportif en toi tolère mieux le levé de coude. »

Caem afficha alors un grand sourire amusé. C’était une boutade, rien de plus. Enzo enchaîna ensuite, provoquant l’hilarité immédiate du russe alors qu’il comparait l’herbe à l’odeur de la ratatouille de sa mère. Celle-là, il ne l’avait encore jamais entendue. Le russe attrapa donc finalement le joint qu’Enzo lui tendait, toujours amusé par sa réplique. Il prit alors une nouvelle bouffée et sentit que les effets étaient tranquillement en train de s’installer. Ce sourire qui se figeait sur son visage sans qu’il ne puisse s’en défaire. Son regard légèrement différent… Doux, sans brusquerie, cela lui convenait parfaitement. Enzo qui de son côté n’avait clairement pas perdu le nord demanda alors à son ami que celui-ci lui apprenne à rouler. Caem ouvrit alors de grands yeux, le regardant l’air surpris avant de rire légèrement face à sa justification.

« Cet argument est définitivement le meilleur que tu pouvais sortir… Ok, je veux bien être ton professeur mais attention… Je suis exigeant ! »

Caem avait alors levé un doigt devant Enzo et affiché un air sérieux qu’il n’avait au final réussi à maintenir que quelques secondes. Son seuil de crédibilité était sur le coup proche de zéro et bientôt, son propre rire vint briser toute possiblité de passer effectivement pour un professeur tyrannique. Ok, il était exigeant, avec lui-même surtout mais dans l’apprentissage du roulage… Non, fallait pas pousser non plus. Le russe recracha alors un peu de fumée et répétait déjà les gestes dans sa tête, comme pour mieux réussir à les expliquer à Enzo. Ce dernier revint cependant un peu en arrière dans la conversation. Une nouvelle fois, Caem le regarda avec des yeux ronds mais cette fois, il bugua un peu plus longtemps. Quelques secondes avant qu’il ne se décide enfin à ouvrir la bouche et esquisser une réponse.

« Alors si tu parles du jeu lié à la fumette, non pas vraiment testé avec Killian mais de ma vie antérieure, je peux dire que c’est assez rigolo. »

A l’entendre parler ainsi de sa « vie antérieure » on aurait pu croire que Caem était un vieil homme de 80 ans. Mais non, pas du tout. Simplement, s’il l’oubliait parfois, il avait eu une vie avant Poudlard, avant de rencontrer Killian et Enzo. Une vie étrange, à la fois dure et tranchante et en même temps, pleine de joie et d’expériences. Il avait mis une part de lui entre parenthèse en arrivant à Poudlard mais alors qu’il renouait avec l’amusement, il renouait aussi avec ce passé.

« Mais si tu parles d’autres jeux… Peut-être. »

Un grand sourire se dessina alors sur le visage de Caem, seconde après seconde, milimètre après milimètre. Lui et Killian n’étaient pas du genre sages et prudes et ça, tout le monde le savait. Après, de là à dire qu’ils avaient tenté des trucs extravagants… Pas forcément. Mais jouer un peu sur ce mystère et laisser l’imagination d’Enzo cavaler quelques instants avait quelque chose d’assez amusant. A moins que ce ne soit le joint qui avait clairement rétréci entre ses doigts qui permettait à Caem de voir les choses sous un autre angle, beaucoup plus drôle. Un peu des deux sans doute. Le russe se laissa alors doucement tomber en arrière, s’allongeant sur le sable, une main derrière la tête tout en poussant un soupir d’aise.

« J’pense que ça dépend des caractères. Pour certains, c’est un bon moyen de s’amuser, de tenter de nouvelles choses, de dire des choses qu’on oserait pas parce que c’est dans le jeu. Y’en a d’autres que ça bloque. »

Caem recracha alors lentement de la fumée dans les airs.

« Et quand je parle comme ça j’ai l’impression d’être un gourou, c’est très bizarre. »

Le rire de Caem se fit alors de nouveau entendre. Franc, libéré. Et ce n’était pas lié qu’à la fumette. Non, il y avait autre chose en lui qui avait enfin trouvé un terme. Quelque chose qui avait pu s’envoler et le laisser retrouver un peu de légèreté.

« Et je te ferai pas de démo, sinon William va encore se poser des questions ! »

Regard vers Enzo, et rire de nouveau. Un vrai sale gosse quand il voulait.
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MessageSujet: Re: Boys, just wanna have fun [Enzo]   Ven 9 Mar 2018 - 20:35

Alors oui, certes, le levé de coude c’est pas terrible non plus pour les prouesses sportives … Mais à ma connaissance ça n’encrasse pas les poumons, voilà. C’est tout ce que j’ai pour ma défense et comme de toute façon j’envisage pas les jeux olympiques … Remarque, pourquoi pas … Enfin bref, ravi de voir qu’il ne s’offusque pas pour le coup de la ratatouille – j’en connais un qui m’aurait fait la leçon à ce sujet je pense, parce que vous comprenez on n’insulte pas le sacrosaint pétard mais je pense que je vais gagner des points si j’arrive à rouler un joint donc ça passe. Et comme il se trouve que je suis plutôt habile de mes doigts – vous en ferez ce que vous voudrez. De cette affirmation, pas de mes doigts ! – je ne vois pas pourquoi je n’y arriverais pas. Surtout pas avec un Prof comme Caem qui même s’il semble surpris par ma demande/démarche, a l’air content de l’idée. Sérieusement, ça m’éclaterait de lui rouler ses joints alors qu’il me sert mes verres de rhum ! C’est un peu une sorte de communion au sein du Bro’ Code.

Donc je me plierai aux exigences de Docteur K, promis. Et ne me regarde pas comme ça, t’espérais quand même pas que je perde le Nord à ce sujet, sérieusement ?

« Alors si tu parles du jeu lié à la fumette, non pas vraiment testé avec Killian mais de ma vie antérieure, je peux dire que c’est assez rigolo. »

Je crois que ça, on a tous tendance à l’oublier un peu, le fait qu’on a tous vécu avant de se rencontrer. Et c’est évident que quand il me sort des trucs comme ça mon regard sur lui change un peu. Pas en pire ni en mieux, simplement j’ouvre les yeux sur le fait qu’il a vécu autre chose avant, de manière différente, qu’il a évolué au fil du temps, des expériences, etc … Et je sais que cette vie-là, en l’occurrence, n’a pas toujours été un long fleuve tranquille mais Caem est une personne qui parvient à garder le meilleur, à rester positif, à aller de l’avant. Il a des rechutes, comme tout le monde, mais c’est un trait de son caractère réellement fort et admirable. Est-ce qu’il est entrain de renouer un peu avec c’est ancienne partie de lui-même ? Peut-être. Pourquoi pas ? Il a l’air d’en garder de très bons souvenirs quand je vois son petit sourire mystérieux alors qu’il se perd un peu dans ses pensées. Coquine va !

« Mais si tu parles d’autres jeux… Peut-être. »

Qu’est-ce que je disais ? Et tout comme il n’a pas envie d’avoir un rapport détaillé de mes expériences avec William, j’ai pas tellement envie d’avoir les détails de ses jeux avec Killian … Et je sais pertinemment que ça le fait jubiler en cet instant alors que le pétard diminue entre ses doigts et que ses yeux commencent à briller chaque minute un peu plus. Il s’allonge dans le sable, je braque mon regard sur l’océan et reste assis, laissant échapper un long et profond soupir de détente qui fait du bien après ces dernières heures passées dans l’angoisse et les retombées du stress. On pourrait rester dans le silence comme ça pendant un long moment, je sais que ça ne dérangerait aucun de nous deux.

« J’pense que ça dépend des caractères. Pour certains, c’est un bon moyen de s’amuser, de tenter de nouvelles choses, de dire des choses qu’on oserait pas parce que c’est dans le jeu. Y’en a d’autres que ça bloque. »

Sourire. Je me fais simplement la réflexion que le hasard m’a poussé dans les bras d’un type en qui je trouve un alter égo sur beaucoup de plans et ça me rend heureux, serein, amusé aussi.

« Et quand je parle comme ça j’ai l’impression d’être un gourou, c’est très bizarre. »
« J’ai toujours su qu’un jour t’essaierai de m’embrigader dans tes délires chelou de toute façon. »

Hey, on ne change pas une équipe qui gagne.

« Et je te ferai pas de démo, sinon William va encore se poser des questions ! »

Je secoue la tête, un rire m’échappe en écho avec le sien.

« C’est mieux oui. Et sans offense, c’est pas la même saveur quand on est que deux sur trois dans le Ménage de toute façon. »

BOUYA !

Dimanche 19 juillet 2015 – Fin de journée

« Tu m’expliques pourquoi même quand c’est l’hiver ici, il fait plus chaud qu’à Londres en été ? »
« Parce que ce pays est à l’image de ses habitants. »

On est chaud toute l'année.

Dit-il le plus naturellement du monde, les mains derrière la tête, allongé sur le sable, sans ouvrir les yeux mais un léger sourire sur le coin des lèvres. Caem est à la maison depuis deux jours, c’est le festival du farniente et je dois dire que c’est plutôt super agréable. On se balade, on traine, on va à l’eau, on a croisé Joff et les autres hier soir et j’ai l’impression que le courant passe bien. Pour l’heure, c’est larvage on the beach post surf et je pourrais rester encore un moment comme ça, à chiller sans penser à rien. C’est l’hiver, on peut pas dire que le soleil cogne super fort et ils annoncent de la pluie pour la fin de semaine prochaine mais ça n’empêche pas de profiter de l’extérieur.

« Au fait, je t’ai pas dit… J’ai décidé de rester en huitième année. »

Un léger goût de sérieux vient flotter dans l’air, je me redresse et concentre toute mon attention sur Caem. C’est vrai qu’on a parlé d’un paquet de trucs depuis qu’il est arrivé mais pas de ça, des cours, de Poudlard – chose qui me fait toujours un peu tiquer même si je garde ça pour moi. Que ça soit lui ou Derek, j’espère toujours qu’ils changeront d’avis même si je le sais, je dois respecter leur décision.

« J’ai pas vraiment réussi les examens, en même temps, je m’en doutais un peu. Mais après tout, ça devait arriver, j’ai tellement de retard que je me demande même parfois comment j’ai fait pour valider certaines matières. »

Il soupire, je l’observe et ressens une certaine forme de compassion à son égard. J’ai l’impression qu’il accepte mais je peux comprendre l’état d’esprit dans lequel il se trouve pour y être passé avant lui.

« C’est pas forcément une mauvaise chose le redoublement. Personnellement, même si je quitte le navire en cours de route, ça m’a permis de me remettre sur les rails et de rattraper certaines choses, de me sentir moins largué, donc ouais … j’pense que c’est plutôt une bonne chose en réalité. »

Les raisons ne sont pas forcément les mêmes, j’en sais trop rien, mais le fait est que j’ai réellement ressenti des bénéfices à refaire une 6ème année malgré le fait que je me suis souvent ennuyé. Pour la simple et bonne raison que j’avais déjà l’esprit ailleurs, envie d’autre chose et le sentiment d’être coincé dans un truc qui me retenait plus qu’autre chose. Je ne sais pas dans quoi je m’engage aujourd’hui, c’est un pari risqué d’une certaine manière et on choisi tous sa direction mais même si j’ai envie d’encourager Caem a essayé de voir plus loin, différemment, je m’abstiens. Justement parce qu’il doit lui aussi faire ses choix, suivre ses objectifs.

« Le dernier dans l’eau doit passer doit manger 15 dragées surprises. »

Et le voilà qui se relève et part comme une fusée, me laissant littéralement sur place mais absolument pas paniqué pour autant à l’idée de perdre.

« Ah parce que tu crois vraiment réussir à me battre sur mon terrain mon lapin ?! J’suis bon prince, j’te laisse un peu d’avance. »

Je cours dans le sable depuis que je sais mettre un pied devant l’autre mon grand, n’espère même pas me prendre de vitesse à ce jeu-là … et je le chope au passage, le balance sur mon épaule comme un sac à patate pour le jeter dans l’eau dès qu’on y parvient.

Lundi 20 juillet 2015 – Dans la matinée

« Hey ! »

Absence de réflexe et un oreiller en pleine tête.

« Insubordination ! »

Et Monsieur l’enrhumé – p’tite nature – se barre sans demander son reste.

« C’est ça, sauve toi le soviétique ! »

Si je compte sortir de mon lit pour lui faire payer cet affront ? Non. Flemme. J’suis bien là, moelleusement installé, profitant de cet grasse mat comme il se doit alors qu’on a discuté un moment après s’être réveillés. Et évidemment, j’ai super faim. Pourtant ça ne me pousse pas hors des draps pour autant et c’est mon téléphone que j’attrape sans me poser de questions, appuyant sur la touche raccourcis pour appeler mon cher et tendre en face time. Et oui ! La technologie n’a plus de secret pour moi. Ou presque. Comme je sais que c’est le milieu d’après-midi pour lui, mais la veille. Et que putain, il fait un soleil radieux là où il se trouve. Chez lui, en Californie j’imagine, mais peut-être qu’il est en virée avec Macy et les autres.

« Salut Doudou. »
« Salut Peluche. Ça va ? »
« Moelleusement bien comme tu peux le voir. Et toi ? »

Comment ça pourrait ne pas aller avec un tel soleil, je vous le demande.

« Regarde, j’suis tout seul dans mon lit. »
« Bien. »

Private joke. Plus ou moins. Rapport au fait que je ne partage pas mes draps avec mon meilleur pote qui m'a un jour roulé une pelle, ce que ce canon Californien n'a pas tellement apprécié. Merci. Bonsoir.

« Regarde, j’suis tout seul sur la plage. »

Il me montre le paysage, le ciel qui rencontre l’océan comme ligne d’horizon.

« Pas mal, pas mal … Hey dis donc ! T’es pas entrain de mater les autres surfeurs là j’espère ?! Parce que j’les vois là dans le fond. »
« Eeeeeh vas savoir. »

Fuck you.

Ceci étant clairement une fausse crise de jalousie, le sourire qui se pointe sur mon visage en atteste facilement alors que je repousse la couette et me lève pour aller me poser sur le balcon. Je sais bien que je suis plus intéressant que n’importe quel gus sur une planche à l’autre bout du monde … A ses yeux en tout cas, parce qu’il est fou de moi. Mes chevilles se portent toujours à merveille, merci.

« Attends, y a quelqu'un qui veut te dire bonjour. »

Et ce quelqu'un c'est Lune qui se balade sur la rambarde et qui surtout n'en a probablement strictement rien à foutre de ce truc rectangulaire que je lui tends et qu'elle vient renifler donnant à Will un aperçu grandeur nature de sa truffe rose et de du côté de sa tête qu'elle frotte contre l'écran ...

« Merde ! »

... et me fait lâcher le téléphone dans le vide. Même avec mes réflexes plutôt bon je n'arrive pas à intercepter la chute et je ne peux que le regarder tomber lourdement sur le sable en contre-bas. Je me vois entrain de traverser ma chambre en quatrième vitesse, dévaler les escaliers, traverser le salon et débouler sur la terrasse, la contourner, ramasser finalement le petit objet en le secouant pour faire tomber le sable en me disant que s'il n'y en a pas partout à l'intérieur ça tient du miracle.

« T'es toujours là ? »

L'écran est noir, je l'essuie du tranchant de la main, j'appuie sur un des boutons sur le côté et l'image apparait finalement. Le visage de William, en l’occurrence et l'expression que je lis sur ses traits et son regard me donnent envie de rire, en partie de ma connerie.

« Je rêve où tu viens de me faire bouffer du sable à distance Enzo Ryans ? »

J'éclate de rire sans me retenir, dansant d'un pied sur l'autre, mon bras libre autour de moi-même.

« Si ça peut te consoler je suis entrain de me cailler les miches en calbar dehors, en plein courant d'air. Alors on n'a qu'à dire qu'on est quittes. »

Mais que ça ne m'empêchera pas de te faire bouffer de la neige dans une dizaine de jours pour autant. Bisous ! Tu m'aimes.

Et j'ai l'air d'un con, sauf que ça me fait rire encore plus. Il n'empêche que je ne tarde pas à rentrer dans la maison et remonte directement dans ma chambre sans demander mon reste en retournant me foutre sous la couette. Lycanthrope ok mais on a tous le droit d'avoir envie de son cocon de chaleur le matin. Oh !
On discute un peu, j’avais juste envie de dire bonjour et qu’il me raconte ce qu’il a fait ces derniers jours tout comme moi je lui raconte ce qu’on a fait avec Caem. Caem qui revient de la salle de bain quasiment au même moment où je raccroche après avoir souhaité une bonne fin de journée à William. Timing de Bro’ ! Tu peux pas test.
Je voulais aussi prendre la température, m'assurer que ça va après ce qu'il a vécu à Londres avec ce foutu tremblement de terre qui nous a tous secoué - sans vouloir faire de mauvais jeu de mots - d'une manière ou d'une autre, qu'on ait été sur place ou non.

Bref, focus sur le Russe !

« Je saute dans la douche et on se casse pour la journée, j’ai un truc à te montrer. »

#

Douche rapide. P’tit dej rapide. Pique-nique et surf dans les sacs à dos – ensorcelés bien sûr – et c’est parti pour le transplanage.

« Phillip Island. »

Plus à l’ouest, sous Melbourne, c’est un endroit que je connais peu mais je suis venu y faire un tour l’autre jour et j’ai trouvé l’endroit vraiment cool. On peut y faire un tas de trucs, un peu de rando, du surf, croiser des wallabies ou des koalas, entre autres.

« Y a un super spot de l’autre côté si on a envie de surfer à un moment mais faut qu’on passe voir les otaries et ce soir y a la « parade » des manchots pygmées. Vers 17h30-18h, ils rentrent de leur journée de pèche c’est assez cool à voir. »

Bruyant mais cool. Et on se met en route, sur le chemin côtier à profiter du paysage et de la tranquillité du lieu, à parler de tout et de rien et faussement se menacer de se pousser l’un l’autre dans le vide pour preuve de maturité évidente.
Mais au bout d’un moment je retrouve un semblant de sérieux et c’est après quelques centaines de mètres fait dans le silence que je me lance, un peu sans préavis je l’avoue puisque je n’ai rien laissé paraitre à ce sujet jusqu’ici.

« T’as peut-être pas envie d’en parler mais … Il s’est passé un truc tout à l’heure, à la maison avant qu’on parte ? »

C’est pas tant que je marche sur des œufs, pas avec Caem, mais j’avance doucement malgré tout. Je doute qu’il se braque mais j’ai pas envie de remuer quelque chose de désagréable pour autant.

« Si Derek t’a pris la tête, j’en suis désolé. Je sais que mon frère est un véritable crétin, pour ne pas dire un sacré connard, quand il s’y met ... »

On passera sur le comité d’accueil que j’ai eu il y a quelques semaines.

Ou alors c’est autre chose mais c’est simplement que même planqué derrière un sourire, c’est compliqué de cacher un truc à Lycanthrope. Même sans essayer de sonder – hors de question de faire ça, sauf en cas de force majeure – il y a certaines choses qui sautent aux sens. Les émotions ont une odeur, le cœur bat différemment en fonction de ce qu’on ressent ou expérimente, j’ai appris à lire ces messages au fil du temps mais je n’ai pas la prétention d’affirmer avoir raison seulement quand il est entré dans la chambre après avoir pris sa douche, j'ai ressenti quelque chose. Et c'était pas son gel douche ... Ok, je sors.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Boys, just wanna have fun [Enzo]   Lun 12 Mar 2018 - 10:02

Caem avait-il connu une telle liberté une fois dans sa vie ? Il n’en était absolument pas certain. S’étendre sur la place avec Enzo et raconter des conneries tendancieuses. Se faire jeter à l’eau comme un vulgaire sac à patates. Pouvoir parler de choses plus sérieuses aussi mais sans sentir de peur, ou le poids des responsabilités. Se sentir encouragé, porté, amené vers l’avenir en douceur. Comme si le monde était prêt désormais, à l’accueillir, à lui donner une seconde chance. Il n’allait pas la laisser passer, oh non. Caem était prêt à saisir sa vie avec ses deux mains, à l’attraper fermement pour lui imprimer la direction voulue. Il était prêt à avancer sereinement vers l’avenir. Tant pis pour ce redoublement, Enzo avait raison, ce n’était qu’un contre-temps, qu’un moyen de se remettre en place, de rattraper en partie le retard accumulé pour mieux s’en sortir après. Il y croyait sincèrement et il allait se battre pour. Il voulait réussir, il voulait garder la tête haute et croire que l’année à venir serait à l’image de ces vacances : douce. Il était peut-être naïf de croire qu’il pourrait avoir une année scolaire normale. Naïf de penser qu’ils allaient enfin vers une vie normale. Mais ces quelques jours avaient une telle saveur, un tel parfum que Caem n’arrivait pas à penser autrement. Et quelque part, ce n’était pas plus mal. Après tout ce qu’ils avaient vécus, s’ils étaient encore capables d’y croire alors personne n’avait le droit de détruire leurs rêves. Personne ne pouvait leur demander d’abandonner cet espoir. Survivants, ils avaient le droit de regarder l’horizon avec le sourire. Ils auraient tout le temps de hurler de rage quand ils y seraient. Pour le moment, le russe se réfugiait dans la douceur des moments partagés avec Enzo. En quittant la Russie il avait cru laisser sa famille à jamais derrière lui. Il avait eu tort. Il avait réussi à se reconstruire quelque chose. Et il en était certain, sa mère était fière et heureuse.

~~~~~~~


« Phillip Island. »

Caem secoue la tête pour se remettre les idées en tête après le transplanage. Il ne pouvait nier que ce moyen de transport laissait toujours un goût étrange dans la bouche. Mais bien vite, toute trace de sentiment négatif fut effacée par la vie qui s’offrait à lui. Ce pays était incroyable et le russe vivait chaque seconde de ce dépaysement avec émerveillement. Enzo lui donna alors un premier aperçu du programme qui les attendait et le russe afficha un large sourire.

« La parade des manchots… Mais je crois que je comprends mieux maintenant d’où tu tiens ton maintien princier ! »

Caem fit alors quelques pas en courant pour éviter toute riposter de la part de son camarade. Au-delà de son besoin irréprésible de raconter des conneries dès qu’il était avec lui, ce programme lui allait parfaitement. Observer la faune, le paysage, c’était parfait. Autant dire qu’il ne voyait pas vraiment les mêmes bestioles en Russie ou au Royaume-Unis. Caem finit donc par laisser Enzo le rattraper et ils avancent d’un bon pas dans une direction qui lui est totalement inconnue. Mais c’est pour autant dire, sans la moindre importance. Cela fait un moment déjà que le russe à accepter de se laisser guider à l’aveugle. Et puis, il a entièrement confiance en son ami même si celui-ci fait semblant parfois de le pousser dans le vide. Ce à quoi, le russe ne répond jamais bien évidemment.

L’esprit léger, Caem en avait presque oublié les événements du matin. Sciemment sans doute. Il n’avait clairement pas envie de se pourrir la tête avec ça. Cependant, Enzo qui jusque-là n’avait fait aucune remarque finit par aborder le sujet. Un mince sourire se dessina sur les lèvres du russe. Il s’en doutait un peu, trouvait ça étonnant que son ami n’ait rien demandé jusque-là. Ce n’était pas qu’il ne voulait pas lui en parler mais il n’avait clairement pas envie qu’Enzo soit dans l’obligation d’assumer les conneries de son frère. Ce qu’il fit, de manière presque prévisible. Caem soupira alors légèrement, secourant la tête.

« T’as pas à t’excuser pour ton frère, il est grand, il assume ses actes et clairement, c’est pas à toi d’en porter une quelconque responsabilité. »

Ayant grandi en tant qu’enfant unique il était sans doute plus facile à Caem de répondre ce genre de choses. Mais à ses yeux c’était évident, d’autant qu’Enzo était le cadet de la fratrie. Plus tard, le russe avait hérité d’un petit frère et d’une petite sœur et oui, il sentait bien qu’il avait tendance à se porter garant, à répondre de leurs actes. Mais parce qu’il était l’aîné sans doute…

« Je voulais pas t’en parler parce que j’avais pas envie que tu ais à supporter le fait que ça se passe mal entre ton frère et moi. Que t’ais à prendre parti ou quoi que ce soit. »

Parce que même si Enzo admettait que Derek pouvait être un sacré connard, il restait son frère. Caem avait bien compris que ce lien était fort et que malgré toutes les épreuves, toutes les horreurs qui avaient pu être dites, cela aurait toujours une signification. Si le russe pensait effectivement peu de bien du frère de son meilleur ami, ça le regardait et il n’avait pas à cracher sur lui devant Enzo. Il savait pourtant que mentir éhontément n’aurait pas l’effet escompté. Il ne pouvait pas non plus prétendre apprécier ce type qui avait failli réussir à le faire sortir de ses gonds. Il aurait suffi de quelques mots en plus bien placé pour que Caem déraille. Il le savait. Cela ne lui arrivait pas souvent mais à force, il se connaissait et savait que certains sujets suffisaient à tout faire exploser en lui. Le russe poussa alors un long et profond soupir.

« Mais oui, on s’est accrochés ce matin. Pour une connerie, il avait pas verrouillé la porte de la salle de bain et je suis entré sans me poser de questions. »

Caem se tourna alors vers Enzo.

« Et pour être très honnête, je comprends pas ce qu’elles ont toutes avec lui, il est pas si bien foutu que ça. »

Insérer ici un sourire de sale de gosse. Oh oui, Caem aurait adoré, au fond de lui, que Monsieur Derek puisse entendre cette petite réflexion. Ça l’aurait clairement fait jubiler. Oui, c’était mal. Très mal. Mais le russe ne pouvait pas toujours être gentil, aimable, doux et respectueux. Parfois, il lui arrivait d’être un peu mauvais. Mais pour le coup, Derek l’avait bien cherché.

« Bon et tu me connais, j’ai pris ça à la légère. Fatale erreur. »

Caem haussa alors les épaules. C’était passé il sentait pourtant que la suite du séjour risquait d’être pimentée. Caem avait bien l’intention de faire en sorte de ne pas trop être confronté à Derek. Calmer le jeu, éviter les esclandres. Il n’était pas sûr cependant que cette volonté soit partagée.
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MessageSujet: Re: Boys, just wanna have fun [Enzo]   Ven 16 Mar 2018 - 13:45

A sa réaction, son sourire, son soupir, je réalise qu’il s’attendait à ce que j’aborde le sujet tôt ou tard, qu’il avait conscience que j’avais capté quelque chose ou en tout cas s’en doutait. Je ne me sens pas très à l’aise dans mes basket on ne va pas se mentir mais c’est Caem, y a aucune langue de moi ni jamais aucun jugement entre nous deux.

« T’as pas à t’excuser pour ton frère, il est grand, il assume ses actes et clairement, c’est pas à toi d’en porter une quelconque responsabilité. »

Il a raison, pourtant je ne suis pas capable de faire autrement. J’invite les gens à qui je tiens à passer du temps chez moi, c’est pas pour qu’ils soient agressés par le champion de la bonne humeur et de l’irrespect qui partage mon sang. Je me sens « responsable » de ce que Derek leur fait subir, oui.

« Je voulais pas t’en parler parce que j’avais pas envie que tu ais à supporter le fait que ça se passe mal entre ton frère et moi. Que t’ais à prendre parti ou quoi que ce soit. »

L’attention me touche et ça ne m’étonne pas de Caem mais ça me fait chier qu’il en arrive à devoir se faire ce genre de raisonnement. Il essaie de me préserver, je le vois comme ça, mais c’est lui qui encaisse sans rien dire. Je me doute bien qu’il sait parfaitement se défendre tout seul lui aussi, ça n’enlève en rien la contrariété et le mal qui est fait. Et ça me soule que mon meilleur pote soit contrarié quand il vient passer du temps chez moi. Derek est chez lui, je l’entends parfaitement, mais on peut franchement pas dire que Caem soit compliqué à vivre. C’est même la personne la moins compliquée à vivre que je connaisse alors si même lui …

« Mais oui, on s’est accrochés ce matin. Pour une connerie, il avait pas verrouillé la porte de la salle de bain et je suis entré sans me poser de questions. »
« Aoutch. »

Je souris, j’y peux rien, c’est plus fort que moi. Je ris même, parce que je connais mon frère par cœur et imagine sans aucun mal la réaction qu’il a pu avoir. Mon dieu, un homme m’a vu nu, ma virilité est en danger !!! Mec, t’as vécu dans un château, dans des dortoirs, t’as du voir plus de cul de mecs qu’on peut en compter sur les doigts de deux mains et réciproquement alors arrête un peu de faire ta mijaurée. Tout le monde n’a pas envie de mater Derek Ryans.

« Et pour être très honnête, je comprends pas ce qu’elles ont toutes avec lui, il est pas si bien foutu que ça. »
« C’est juste le brouillon, t’as la version finale devant toi c’est pour ça. »

Les mecs comme Derek sont du grain à moudre, du pain béni, pour des personnes taquines, un poil provocatrices. Pas de chance pour lui, j’en ai un sacré nombre dans mon entourage.

« Bon et tu me connais, j’ai pris ça à la légère. Fatale erreur. »

Il hausse les épaules, je me laisse carrément aller à un rire qui dénoue les miennes. Je peux imaginer sans aucun problème le contraste entre les deux. Caem absolument détendu, Derek … qui réagit de manière absolument calme et proportionnée, bien évidemment. Hashtag ironie.
Je ne sais pas trop comment ça a tourné mais j’ai bien vu, ressenti en tout cas, que Caem était contrarié et pour en arriver à contrarier le Russe il faut y aller. Reste la question du reste du séjour, de toutes les autres fois où quelqu’un viendra à la maison, et en toute honnêteté ça fait chier. Que ce soit les potes ou le boyfriend, ça fait chier de se dire que je vais sans doute passer une partie du temps sur le qui-vive à cause de ça. Que ça vienne de Derek ou pas. Ça ne sera agréable pour personne mais faudra composer parce que même si je respecte totalement le fait que cette maison est autant la sienne que la mienne et que je le préviens toujours, que si un jour il me dit que non, pas cette fois, ok ça peut arriver, etc … Je ne compte pas me priver de recevoir mes potes et mon mec. Hors de question.

« Je sais plus si j’te l’ai dit mais quand Will a débarqué vendredi dernier pour passer le weekend à la maison j’étais pas là. En fait il a voulu me faire une surprise en arrivant plus tôt sauf que surprise inversée, c’est Derek qui lui a ouvert. Quand je suis arrivé ils étaient entrain de se taper salement sur la gueule. »

Entre autres festivités.

« J’crois qu’il a rapidement compris que Jackson et Jonhson c’était pas le même délire finalement. »

Je lâche un rire sarcastique, en aucun cas désobligeant envers William bien sûr, ni envers Kyle. Ils sont très différents, c'est tout. Moi-même je me comporte différemment avec Will que je le faisais avec Kyle. Derek n’arrête pas de les comparer, parfois je commence à me dire que ce dernier lui manque et la surréalité de ce fait me rendrait presque amer, blasé pour le moins. C’est sûr, avec Kyle il était tranquille, il ne répondait pas à ses provocations, ne prenait pas de place, ne faisait pas de bruit – et quand je dis ça, ça n’a rien de péjoratif. Ni pour Kyle ni pour William encore une fois, que je n’ai pas l’intention de comparer plus que ça – et rien que ça, ça me pose déjà problème. Bref, Derek restait seigneur dans son domaine seulement voilà, les gens qui m’entourent aujourd’hui sont totalement différents, me plaisent comme ils sont, et il va bien falloir qu’il s’y fasse puisqu’on vit sous le même toit. Pour l’instant en tout cas, mais ça, c’est un autre débat.

« Ça … me fait chier. Son caractère de merde me fait chier. J’aimerai qu’il s’entende bien avec mes potes ou au moins ne leur parle pas comme il le fait, qu’il vous respecte, mais il en a rien à foutre. Il en a rien à foutre de tout et de tout le monde. Et ça me pèse, vraiment, parce que j’ai l’impression d’avoir le cul entre deux chaises. Je sais aussi que je devrais sans doute pas encaisser tout ce que j’encaisse venant de sa part, que vous ne comprenez peut-être pas et je t’avoue que même moi j’me demande comment je fais pour avoir autant d’endurance mais … C’est mon frère. »

Mon frère qui m’a fait vivre un enfer toute notre enfance, qui m’a dit et fait les pires horreurs, qui a laissé des connards me faire du mal, me retourner le cerveau, qui m’a manipulé, dénigré, rejeté, qui ne s’intéresse pas à ce que je fais, à ce que je vis, mais qui a su me montrer à demi-mots, par des actions plus que par des paroles, que malgré tout il tenait à moi. A sa manière. Parce qu’on est une famille. Et que je dois être un putain de masochiste. J’suis pas parfait non plus, évidemment, mais je pense être une personne relativement respectueuse en tout cas.
Qu’il me fasse du tort à moi c’est un truc que je peux gérer même si je conçois que d’un point de vue extérieur ça ne se comprend peut-être pas, que certain ne l’acceptent peut-être pas, mais qu’il fasse du tort aux autres, ça non.

« C’est un abruti sans aucune classe, un connard intolérant, un enfoiré irrespectueux, un taré notoire, certes, mais on a été conçu dans le même moule et si certains réussissent peut-être à se détacher de ça c’est pas mon cas. Pas aujourd’hui en tout cas. »

Je ne lui trouve pas d'excuse pour ce qu'il fait, clairement pas, et ça ne veut pas dire que je pardonne, mais je ne tire pas un trait sur lui ni ne rentre dans une guerre ouverte pour autant. Et oui, ça me fait du bien d’insulter mon frère, et alors ? Je crois être la dernière personne sur cette planète à devoir culpabiliser pour ça de toute façon. Est-ce que cet attachement inaliénable vient du fait que nos parents ne sont plus là ? C’est possible, parce qu’il reste pour moi comme un lien avec eux, que m’éloigner de lui c’est m’éloigner de ce qu’on a été quand on était encore tous les quatre. Et puis parce qu’il y a eu des bons moments, même récemment, parce que ça se passe relativement bien quand on est que tous les deux, qu’il a entendu certaines choses. Mais il n’a peur de rien, se comporte comme s’il n’avait rien à perdre. Je ne suis pas naïf, je sais qu’il serait prêt à tirer un trait sur moi si ça peut lui permettre d’atteindre son but et qu’il s’en fout de me laisser derrière lui. Il m’aime, je suis son frère, son sang, mais on n’a pas la même vision de tout ça. Je pourrais vivre sans lui, j’suis plus le gamin solitaire que j’ai été, mais j’en ai pas envie c’est tout. Enfin c’est pas tellement le problème aujourd’hui.

« J’ai eu bon espoir que Jill le fasse changer un peu mais j’crois que même ça c’est râpé. J’me suis dit tu vois … un peu de love ça adoucit même les plus durs. Regarde Mateo. »

Besos hermano, ça me fait plaisir. Si je me moque ? Un peu, oui, mais dans les faits c'est plutôt vrai. Ils auraient pu s'apporter quelque chose de bien tous les deux mais aujourd'hui je suis presque soulagé que ça ne soit pas arrivé. Pour Jillian. J'ai pas envie qu'elle souffre même si j'ai pas à avoir d'avis sur tout ça je le sais.

« J’ai pas envie de perdre qui que ce soit à cause de lui, mais j’ai pas envie de le perdre lui non plus. Ça m’empêchera pour autant jamais de lui coller une droite ou de l’envoyer chier et le remettre à sa place si j’le choppe entrain de mal parler à l’un de vous. »

Parce que faut pas déconner non plus.
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MessageSujet: Re: Boys, just wanna have fun [Enzo]   Jeu 22 Mar 2018 - 20:36

Derek un brouillon ? Pas besoin de connaître parfaitement le bonhomme pour savoir que ce genre de phrase ne lui aurait pas plus du tout. En en même temps, ce n’était pas comme si Caem allait s’en offusquer pour lui. Bien au contraire, il avait écrasé un rire en entendant la réplique d’Enzo, parce qu’elle était bien envoyée et qu’après ce qu’il s’était pris dans la tête, ça faisait du bien de voir le roi Ryans se faire un peu moucher. Même s’il n’était pas là pour riposter. Tout à fait. Enfin, malgré tout, le Poufsouffle commença à raconter son histoire et à expliquer dans les grandes lignes ce qui avait fait que sa rencontre avec le grand frère n’avait pas été aussi parfaite que prévue. Autant dire que Caem ne s’attendait pas à entendre le rire de son ami mais il en fut plus qu’agréablement surpris. Le temps de réaction passé, le jeune homme se mit à rire avec son camarade. Il fallait bien avouer que lorsqu’il y repensait, avec le recul, la situation était juste drôle. Ça avait d’ailleurs été sa réaction première et peut-être qu’il aurait dû rester là-dessus. Rire, fermer la porte, ignorer les insultes de Derek et passer son chemin. Oui clairement, il aurait dû faire ça. Mais sur le coup, une part de lui s’était éveillée et la situation avait pris une tournure un peu moins fun. Légèrement.

Caem ne pouvait s’empêcher de se dire qu’il aurait pu trouver un moyen de calmer le jeu, de faire ça dans le calme. Sauf qu’Enzo décida de lui apporter de nouveaux éléments. De lui apprendre que lorsque William était venu lui rendre visite, par surprise, les deux en avaient fini aux mains. Caem s’était alors finalement arrête de marcher pour regarder Enzo en ouvrant de grands yeux. Ce dernier lâcha un rire sarcastique en soulignant que son frère avait fini par comprendre la différence entre William et Kyle. Le jaune bugua quelques instants, partagé entre l’envie de rire avec son ami et d’exprimer à quel point tout cela le choquait. Autant dire que toute cette histoire était assez rocambolesque.

« Ah oui quand même… Bon je pense qu’il a bien compris cette fois la différence et je suis certain que William se chargera de lui rappeler au besoin. »

Même si bien sûr, Caem souhaitait, comme Enzo sans nul doute, qu’ils n’en arrivent pas là. Il avait cependant un léger doute, ce qu’il se garda de dire à voix haute cependant. Les deux jeunes gens reprirent alors leur marche dans le paysage australien. Le sujet n’était cependant pas clos et lorsque la voix d’Enzo s’éleva de nouveau, le russe écouta son ami avec attention. Il décortiqua chacune de ses paroles. Caem n’avait pas grandi avec un frère et il avait effectivement parfois du mal à comprendre ce qu’Enzo acceptait de la part de Derek. Quand il entendait ce que son frère était capable de lui cracher à la figure… Et pourtant, il restait sa famille. Ils avaient vécu des épreuves qui tissaient des liens aussi. C’était sans doute ça le nœud du problème. Et quelque part, Caem ne pouvait reprocher ça à Enzo, d’être fidèle à sa famille, de se sentir attaché à son frère malgré tout. Enzo en rajouta une couche en alignant les défauts de son frère avant de conclure qu’il ne se détachait pas de lui. Malgré le sérieux de la conversation, Caem lâcha un léger rire.

« C’est sûr que quand tu le décris comme ça, ça vend du rêve. »

Le russe adressa alors un sourire amusé et légèrement moqueur à l’adresse d’Enzo. Il déconnait, allégeait un peu l’ambiance mais ce n’était pas pour autant qu’il ne prenait pas au sérieux ce qu’il lui disait, bien au contraire. De toute façon, le Gryffondor était sur la même longueur d’ondes puisqu’il lança une petite vanne à son tour, à l’adresse de Mateo cette fois. Celui-là, il avait le don pour s’en prendre plein la tronche quand il n’était pas là. Et plutôt que de s’en offusquer, Caem lâcha de nouveau un rire. Oh pas de souci, Mateo aurait tout le loisir de se venger à un autre moment, il en était certain. Enzo reprit son sérieux quelques instants et Caem le suivit. Il sourit, hocha la tête en entendant ses propos et laissa un léger silence s’installer avant de répondre.

« Je ne peux pas parler pour tout le monde bien que j’aurais presque envie de le faire mais… C’est certain que je ne te lâcherai jamais, quoi que puisse dire ton frère. Et même si je pense sincèrement que j’aurais du mal à avoir de l’affection pour lui, je comprends aussi tout à fait qu’il reste à part pour toi. Et t’as raison. »

Parce que c’était ça aussi l’amitié. Ne pas comprendre parfois, être sur des avis différents mais ne jamais laisser l’autre pour autant. Enzo était son meilleur ami et s’il venait parfois à défendre son frère contre l’avis de Caem, il l’accepterait. Parce qu’il n’était pas là pour le juger. Parce qu’il avait beau être proche de lui, il y aurait toujours des choses qu’il ne pourrait pas comprendre, qu’il ne pourrait pas saisir. Parce que c’était l’histoire d’Enzo et non la sienne. Alors il allait continuer à faire de son mieux pour apaiser ses relations avec Derek, ou pour l’éviter si là était la seule et unique solution.

« Il restera ton frère à jamais. Qu’il soit le plus grand des cons ou pas. »

Comme son père était toujours resté son père. La situation n’était pas la même et c’était sans doute pour cela que Caem s’était gardé d’en parler à voix haute, parce que ce n’était pas exactement pareil. Mais au final, il y avait des similitudes. Caem avait su accepter les erreurs de son père, aussi terribles soient-elles et avancer avec ça. Continuer à le voir comme un membre de sa famille. Lui pardonner. Ce devait être ça au final, le lien familial, le lien du sang, ce truc que tant de gens avaient cherché à expliquer.

« Et si tu me connais, je vais tout faire pour te faciliter la tâche… Maintenant qu’on est entre nous j’avoue que j’ai bien cru qu’il allait réussir à me pousser à bout. Que j’allais finir par lui mettre mon poing dans la figure et ça faisait longtemps que ça m’était pas arrivé. »

Caem poussa alors un soupir partagé entre la lassitude et l’absurdité. Mais au fond, il n’oubliait pas que la dernière fois qu’il avait mis son poing dans la figure de quelqu’un… Mauvais souvenir. Mauvais engrenage, mauvaise époque.

« Je vais lui reconnaître ça, il est assez balèze pour taper fort où ça fait mal. »

Et cette fois, Caem lâcha un léger rire. Parce que s’il avait été secoué par les propos de Derek, il ne voulait pas non plus leur accorder trop d’importance.
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MessageSujet: Re: Boys, just wanna have fun [Enzo]   Mar 27 Mar 2018 - 13:37

Parfois c’est comme ça, tu pousses une porte et tu te rends compte qu’il y a un paquet de trucs qui veulent sortir coincés derrière. C’est exactement ce qui se passe en cet instant et le pauvre Caem en fait les frais. Comme souvent, en fait. Sans doute parce qu’il est une des personnes en qui j’ai le plus confiance et avec qui je me sens le plus à l’aise, avec la total possibilité d’être moi-même et de pouvoir tout dire. Et puis parce que ça me fait chier que mon frangin l’ait traité comme ça, spécifiquement lui qui ne chercher jamais les emmerdes.
Derrière tout ça, malgré tout, une certaine angoisse : Celle que tout ça pousse certains vers la sortie, par incompréhension et risque de ras le bol. Parce qu’à vrai dire, je ne pourrais en vouloir à personne.

« Je ne peux pas parler pour tout le monde bien que j’aurais presque envie de le faire mais… C’est certain que je ne te lâcherai jamais, quoi que puisse dire ton frère. Et même si je pense sincèrement que j’aurais du mal à avoir de l’affection pour lui, je comprends aussi tout à fait qu’il reste à part pour toi. Et t’as raison. »

Je pense être capable de savoir faire la part des choses tout comme je sais pouvoir faire confiance à mes amis et qu’ils ne me lâcheront pas à cause de mon frère mais les mots font du bien, c’est indéniable. Et jamais ô grand jamais je n’attendrais de qui que ce soit ne serait-ce qu’un peu d’affection envers Derek. Pas quand il se comporte de cette façon. Le cas de Caem étant malheureusement un exemple parmi d’autres.

« Il restera ton frère à jamais. Qu’il soit le plus grand des cons ou pas. »

Juste un hochement de tête alors que je regarde le sol défiler sous mes pieds quelques secondes, laissant un soupir m’échapper lentement. Oui, Derek est et restera toujours mon frère, un type avec qui je partage un lien indéfectible. Et j’ai l’impression que Caem comprend vraiment tout ça, comme si, peut-être il le transposait de son côté. Je n’oublie pas que pour lui non plus la famille n’a pas toujours un long fleuve tranquille et que ça n’a pas toujours été simple avec son paternel. Aujourd’hui les choses semblent stables, trouver leur place, et j’en suis très heureux pour lui.

« Et si tu me connais, je vais tout faire pour te faciliter la tâche… Maintenant qu’on est entre nous j’avoue que j’ai bien cru qu’il allait réussir à me pousser à bout. Que j’allais finir par lui mettre mon poing dans la figure et ça faisait longtemps que ça m’était pas arrivé. »

Je trouve ça triste qu’il soit obligé de me « faciliter la tâche » puisque ça devrait être totalement l’inverse mais je n’ai pas non plus envie qu’on s’oblige à ne pas trainer à la maison simplement parce que Derek peut vriller à n’importe quel moment. Ce qui me rend encore plus triste c’est de voir que le frangin a réussi à ébranler la stabilité de mon meilleur pote. Un truc précieux, pour des raisons évidentes quand on sait par quoi il est passé. Je ne peux pas m’empêcher de penser malgré tout que c’est tout ce que Derek aurait mérité mais à vrai dire, je sais pertinemment que Caem a eu la réaction la plus intelligente. Même si ça n’a pas été simple pour lui.

« Je vais lui reconnaître ça, il est assez balèze pour taper fort où ça fait mal. »
« Tu m’en diras tant. »

Je lève les yeux au ciel, bien évidemment. Je n’imagine pas vraiment quelle saloperie il a pu lui sortir mais je sais très bien qu’il ne manque pas d’imagination pour balancer des horreurs.

« Si tu veux le faire taire raconte lui tes expériences avec la gent masculine, il adore ça. »

Un rire sec m’échappe, presque sadique, mais teinté d’amertume en même temps. Je suis passé au-dessus de ça, sincèrement, mais c’est presque triste de se dire qu’on utilise une partie de soi-même comme arme de défense …

« Et dire que t’es un sacré p’tit veinard parce que c’est avec toi qu’il va partager son quotidien d’ici quelques semaines ! Moi je s’rais tranquille. »

AHAH ! Oui je fais le con, j’ai retrouvé le sourire, mais on sait très bien tous les deux ce qui se cache derrière. Non, ça ne me fait pas sauter de joie de savoir que ces deux-là vont retourner là-bas et jamais je ne demanderais à Caem de garder un œil sur Derek. La réciproque ne me vient pas une seconde à l’esprit, je sais pertinemment que ça ne sert à rien.

« Tu sais je vois clair dans ton jeu. Je sais pertinemment que t’as provoqué tout ça pour que j’me sente obligé maintenant de venir avec toi sous la douche pour protéger tes arrières. »

Une pirouette pour faire passer la pilule, et mon bras qui passe autour de ses épaules pour le serrer une seconde contre moi. Oui, tu ne rêves pas, je viens de te faire un bisou sur le crane espèce de crevette soviétique.

« Tu vas me manquer espèce de chaud lapin. »

Je ne le regarde pas en lui disant ça, d’un ton bien plus calme, presque un murmure, un truc teinté de pudeur avant de le lâcher et de retrouver mon faciès et l’attitude du p’tit merdeux.

« Je sais pas comment vous allez faire sans moi avec Killian. Franchement un ménage à trois, mais à deux, aucun intérêt. Ça va être bancale c’est sûr. »

Évidemment !

Et là-dessus on continue notre vadrouille, non sans un détour par le centre de conservation des koalas où je lui fais remarquer que ces bestioles, on dirait lui le matin au réveil. On observe les otaries et là c’est moi qui prends pour mon grade. Un peu de surf, un détour par les manchots et une bonne journée dans les pattes.

Samedi 25 juillet 2015 – Fin d’après midi (Heure Australienne)

« J’te dis à dans 15 jours ? Si j’passe sur Londres avant j’te préviens. »

Possible que ça arrive avant la fiesta prévu ici le 8 mais on verra, pour le moment je me concentre sur ce qui se profile ces prochains jours. D’abord un coucou à Kim à New York, après Los Angeles le temps de faire connaissance avec les parents de Will et découvrir un peu l’endroit où il vit, ensuite direction la Norvège chez Leiv et Isma pour mes cicatrices puis retour à la maison ou plutôt au chalet pour quelques jours avec le boyfriend. Pleine Lune incluse. Tout ça … En une semaine. J’ai l’impression de vivre et découvrir plus de trucs en un été que je ne l’ai fait de toute ma vie et même si j’étais à domicile ces derniers jours, cette semaine passée avec Caem était vraiment géniale.
Mais toutes les bonnes choses ont une fin et c’est vers le Portoloin qu’on se dirige tous les deux, légers et contents autant l’un que l’autre je pense. Pas de se quitter, évidemment, mais d’avoir vécu tous ces moments ensemble. Mateo inclus le temps d’une soirée. C’était vraiment cool de se retrouver tous les trois comme ça, à se péter la tête chacun à sa manière …

« C’était cool cette semaine. A refaire dès qu’on pourra. »

D’autant que j’oublie pas que tu dois te payer ma tête sur une patinoire chez les communistes mon lapin. Je l’admets, son pays d’origine me fout un peu la trouille mais j’ai super envie de le découvrir néanmoins.
Et puis de toute façon j'ai fait la promesse de lui donner des cours de surf à chaque vacances, et même si ça été balancé sur le ton de la connerie je sais qu'on s'y tiendra. J'ai une planche à faire pour lui ! Et ça aussi je m'y tiendrais. J'ai déjà hâte de m'y mettre.

« Putain, attends ! J’ai oublié un truc, bouge pas ! »

On est encore pas trop loin de la maison mais son Portoloin étant pour bientôt je préfère transplaner jusqu’à la maison plutôt que d’y aller en courant. Quand je reviens c’est avec deux paquets de Tim Tam (des biscuits au chocolat Australien, le genre de saloperies bourrées de sucre saturés dont tout le monde ou presque raffole) dans les mains, que je lui tends, et un sourire tranquille sur le visage.

« Pour les p’tits. »

Son frère et sa sœur.

« Dis leur que c’est de la part de Tonton Zozo. »

Héhé.

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MessageSujet: Re: Boys, just wanna have fun [Enzo]   Lun 9 Avr 2018 - 11:07

Finalement cette conversation se termine sur un éclat de rire alors qu’Enzo conseillait à Caem de parler de ses expériences homosexuelles à Derek pour le faire taire. Autant dire qu’il n’avait pas besoin de connaître beaucoup le bonhomme pour savoir que c’était sans doute le meilleur moyen de le faire perdre son calme. Pas sympa ? Autant dire que si monsieur Ryans revenait à la charge, le russe ne se priverait sans doute pas d’une petite allusion. Simple, rapide, discrète. Juste histoire de le rendre un peu fou, de le voir s’énerver avant de filer. Ahlalala, une vraie histoire d’amour venait de commencer entre eux, rien à dire là-dessus. Enzo pointa d’ailleurs du doigt un détail important pour l’avenir de cette histoire : ils allaient se retrouver ensemble à Poudlard. Caem ouvrit la bouche pour répliquer un truc avant de se contenter d’un soupir exagéré et d’un sourire. Ça promettait. Mais bon, Poudlard restait un espace suffisamment grand pour qu’ils parviennent à s’éviter. Oui, il allait tabler là-dessus, ça valait mieux pour tout le monde. Surtout s’il continuait à faire ce genre de blagues avec Enzo, oui oui, celle de la douche. Un sourire de couillon s’était dessiné sur le visage du russe alors que sans vergogne, il était venu claquer les fesses de son ami.

« T’as tout compris mon chou. Et ça marche plutôt bien j’ai l’impression. »

Pas un pour rattraper l’autre. Ils étaient vraiment passés maître dans l’art de la connerie. Mais pas que. Caem sentit soudainement le bras d’Enzo passer autour de ses épaules, il entendit quelques mots, lâchés en douceur, presque murmurés. Un baiser sur son crâne. Le russe afficha un sourire amusé et attendri aussi.

« Toi aussi le meuble de salon. »

Parce que derrière cet amas de conneries, il y avait ça. Une amitié, un lien fort qui les unissait et que rien ne semblait pouvoir ébranler. Ne pas voir son couillon de pote pendant plusieurs mois lui pesait, c’était certain. Caem aurait aimé pouvoir continuer à parler avec lui entre les cours, faire l’andouille, se confier, rire. Mais ils avaient choisi des chemins différents et il devait l’accepter. Ils continueraient à se voir régulièrement, à s’écrire même sans doute. Ce serait différent, mais Caem était certain que leur amitié survivrait à ça. En tout cas, la connerie d’Enzo n’allait pas s’arrêter pour autant.

« Ouep, mais moi c’est surtout William que je plains dans cette histoire. Tu pourras plus te défouler avec nous alors qu’est-ce qu’il va prendre le pauvre… »

Oui, vous pouvez noter que cette phrase est profondément ambigüe. Caem adressa alors un immense sourire faussement innocent à Enzo avant de jouer des sourcils et d’accélérer soudainement le pas. Comme s’il craignait quelques représailles. On se demande pourquoi…

------------


Ils marchent tranquillement vers le portoloin, parlant déjà de leur prochaine rencontre. Caem sourit, parle avec légèreté pourtant, il ressent une légère pointe au cœur à l’idée de quitter l’Australie. Il sait qu’ils se reverront avant la rentrée pourtant, le russe sait bien que la fin de cette semaine symbolise l’avancée irrémédiable vers la rentrée. Vers un nouveau chapitre de leur histoire à chacun. Ça pouvait paraître con, mais le russe aurait aimé pouvoir être plus présent dans la vie d’Enzo, encore un peu. Parce qu’il était son meilleur ami, tout simplement. Mais clairement, il n’avait pas l’intention de sombrer dans le sentimentalisme et il se contentait d’avancer en discutant simplement, en faisant des plans. Se concentrer sur le positif, ça avait toujours été sa philosophie, il aurait été idiot qu’il abandonne ça maintenant. D’ailleurs, Enzo semblait plutôt dans cette optique puisqu’il parla de la prochaine fois, du fait de se refaire une semaine entre potes, loin du monde. Avec Mateo sans doute, plus qu’une soirée cette fois, ce serait parfait.

« Oh mais t’inquiète pas, crois pas que je vais te laisser prendre tes distances si facilement. On va se voir à toutes les vacances monsieur. »

Caem sourit alors, amusé par sa propre connerie alors qu’ils arrivaient au niveau du portoloin. Le russe s’apprêtait à faire ses aurevoirs à son ami lorsque ce dernier s’agita soudainement. Il transplana avant même que Caem n’ait le temps de comprendre quoi que ce soit. L’Australien revint cependant rapidement avec à la main deux paquets de gâteaux qu’il lui tendit, lui expliquant que c’était pour son frère et sa sœur. Le sourire aux lèvres, le russe les glissa dans son sac.

« C’est sûr qu’avec ce genre de cadeaux, ils vont l’adorer Tonton Enzo. »

Caem laissa alors échapper un rire. Tonton Enzo… C’était étrange dit comme ça et ça lui donnait clairement l’impression d’être soudainement bien plus vieux. Ouah. Stop. Il n’allait pas non plus plonger dans la mélancolie. S’approchant d’Enzo, il le prit dans ses bras, le serrant quelques instants contre lui.

« Prends soin de toi l’asticot, parce que là, je vais pas pouvoir protéger tes arrières. »

Caem se recula ensuite, adressant un sourire sincère à son ami. Oui, c’était ça aussi que signifiait la fin de cette semaine. Ils allaient devoir faire leur bout de chemin, chacun de leur côté sans l’autre tout le temps derrière pour apporter du soutien, pour éviter de vriller. Caem appréhendait peut-être ça au final, de ne plus avoir Enzo derrière lui pour s’assurer qu’il ne partait pas en live. Mais c’était ça aussi grandir. Le russe s’approcha alors du Portoloin. Il plaça sa main sur son front, imitant un faux salut militaire avant de se saisir de l’objet et de disparaître dans un tourbillon, direction l’Irlande.
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