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 [ECOSSE] And everytime I go to bed, an image of you flickers in my head ▬ Mateo

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MessageSujet: [ECOSSE] And everytime I go to bed, an image of you flickers in my head ▬ Mateo   Ven 1 Déc 2017 - 14:03

Samedi 4 juillet 2015 – En soirée
And everytime I go to bed, an image of you flickers in my head

Mateo & Riley


Dans l’après-midi, chez David Jenkins

Le calme après la tempête. Cette nuit, j’ai dormi d’un sommeil de plomb et ça n’a rien d’étonnant. La journée d’hier s’est terminée par des sourires, des rires, tout un tas de choses positives, mais les émotions et l’air marin m’ont complètement séché. A 21h j’étais au lit, à 21h03 Morphée m’avait probablement déjà embarqué dans ses limbes.
Il est 15h30, assise en tailleur dans l’un des fauteuils, je feuillette un magasine alors que Papa, assis devant son espace de travail, se concentre sur l’un de ses travaux. Tout est calme dans la maison, ça fait énormément de bien d’être là, avec lui, presque coupé du monde dans un cocon de douceur et d’apaisement. J’adore cet endroit, perdu entre la verdure et la ville. Le quartier ne paie pas de mine mais Papa a agencé cette maison et l’a retapé, en a fait un intérieur magnifique. Il n’est pas Architecte pour rien.

Je sens son regard sur moi et un sourire étire mes lèvres bien avant que je ne me décide à lever les yeux pour le « confronter ».

« Qu’est-ce qu’il y a ? »
« Rien. »

Il sourit, esquive, retourne à son plan mais j’attends. C’est mon père, je le connais par cœur, je sais qu’il y a quelque chose qui lui trotte dans la tête alors oui, j’attends, sourire amusé sur le visage. Et il finit par craquer en levant les yeux au ciel sans jamais se départir de son sourire, se tournant vers moi, m’adressant un regard bourré de tendresse.

« J’ai simplement l’impression que ma petite fille a grandi, qu’elle devient une magnifique jeune femme et que je n’ai rien vu venir. »

Je ne saurais pas exprimer ce que je ressens en l’entendant dire ça, en percevant le regard qu’il me porte, mais ça me touche en pleine poitrine d’une manière ou d’une autre. La vérité c’est que moi non plus je n’ai rien vu venir et même si d’un côté je suis toujours la gamine pourrie gâtée et complètement hystérique que j’ai pu être, je ressens néanmoins moi aussi une évolution. Est-ce que j’ai gagné en maturité ou quelque chose comme ça ? J’ai évolué en tout cas, ça c’est certain. Certaines choses vous font … Non, pas changer, mais évoluer effectivement. En attendant c’est un sourire taquin que je lui adresse.

« Je serais toujours ta petite fille tu sais. »

Il rit, se lève et s’avance vers moi jusqu’à se laisser tomber sur le canapé à côté du fauteuil dans lequel je suis toujours aussi bien confortablement installée. Parfois je me surprends à me dire qu’il n’a pas la moindre idée ou presque de ce que j’ai pu vivre et voir ces dernières années mais c’est un parent, il doit le sentir, le ressentir, bien qu’il ne l’exprime pas. J’ai tremblé pour lui, je n’imagine même pas ce qu’il a dû vivre en terme d’angoisse et autres émotions alors que j’étais loin, enfermée dans ce château où j’ai pourtant vécu une bonne partie des meilleurs souvenirs de ma vie. Est-ce qu’on parlera de tout ça un jour ? Je ne sais pas. Jusqu’ici je n’étais pas vraiment prête pour ça, et puis que dire ? Le Monde de la Magie n’est pas le sien, il n’a pas de pouvoir, j’ai l’impression de ressentir le besoin de le protéger de ça, de l’en maintenir à l’écart.

« Mais je ne suis plus le seul homme de ta vie. »

Changement radical de direction, mon sourire s’élargit. Parler de Mateo, de moi en tant que sa fille, de tout ce que ça implique de ce point de vue-là ? Complètement d’accord.

« Est-ce que tu es d’accord pour partager ? »
« Il faut que je réfléchisse. »

Cette fois c’est moi qui lève les yeux au ciel, avant de lui lancer mon magasine qu’il réceptionne dans un éclat de rire. Encore une fois je connais mon père, s’il ne validait pas ma relation avec Mateo et Mateo en lui-même je l’aurais su tout de suite. Le principal intéressé également, d’ailleurs. Enfin, je pense, en réalité il est le premier garçon que je ramène à la maison, que je présente officiellement pour la simple et bonne raison qu’il est ma première et la seule réelle histoire sérieuse que je vis.

« Je l’aime bien ce garçon. »
« Moi aussi. »

Sans blague.
Mais je suis heureuse qu'il l'aime bien lui aussi.

« Il vient te chercher à quelle heure ? »
« 20h. »
« J’ai une soirée poker avec James ce soir mais j’essaierai d’être là quand il arrivera histoire de lui mettre un peu la pression quand même. »
« Hey ! »

Cette fois je lui saute carrément dessus et on se chamaille, se bagarre entre éclats de rire, comme quand je n’étais encore qu’une petite fille. Ces moments sont tellement précieux … Même si je grandi, effectivement, et que tôt ou tard je m’émanciperais, je me sens incroyablement chanceuse d’avoir toujours ce petit cocon familiale dans lequel, je le sais, je pourrais toujours me réfugier.

#


Début de soirée, toujours chez David Jenkins


« Non mais t’étais sérieux en plus ? »
« Évidemment. »

Il est là, avec son sourire sournois, prêt à jouer le père tyrannique et protecteur. Je viens de descendre, toute apprêtée, impatiente de retrouver mon Gaucho. Une robe légère mais habillée, des ballerines, un soupçon de maquillage. J’ai l’air d’une … fille. Femme. Mon dieu. J’ai pas tellement l’habitude à vrai dire mais j’en sais rien, j’ai eu envie de me faire belle comme on dit alors je l’ai fait.

« Mais James va t’attendre ! »
« Je l’ai prévenu que je serais un peu en retard et il comprend totalement. »
« Évidemment … »

Association de pères ! Pères qui font leur soirée poker en visio par bar interposé ... Je trouve ça tellement judicieux ! Aucun des deux n'est Sorcier, ils font avec les moyens du bord et ça ne m'aurait pas dérangé de l'amener jusqu'à Londres mais ils aiment bien gérer leur truc comme ils veulent et je comprends. Mais en tout cas ça fait plaisir de voir que le père de Keza et le mien s'entendent aussi bien ceci dit !
Je sais qu’il fait ça uniquement pour s’amuser, pour me faire tourner en bourrique et qu’il y a sûrement beaucoup plus de chance qu’il propose à Mateo d’entrer pour prendre une bière mais … Oui, ça l’éclate. Un gosse !
D’ailleurs quand on parle de l’Argentin-Texan, ça sonne à la porte et …

« Papa ! »

… trop tard. Il ouvre la porte à la volée et je n’existe plus.

« Bonsoir ! »
« Fais pas attention, il a pris un coup sur la tête. »
« Quels sont vos intentions envers ma fille, Monsieur Vargas ? »
« Mais ! »

Et il me barre le passage en plus, je rêve ! Pourtant je le vois bien son sourire en coin, oh que oui, je le devine sans aucun problème. Et j’éclate de rire, simplement heureuse d’avoir sous les yeux les deux hommes de ma vie. Mateo, lui, doit se demander où est-ce qu’il est tombé.
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MessageSujet: Re: [ECOSSE] And everytime I go to bed, an image of you flickers in my head ▬ Mateo   Mer 20 Déc 2017 - 23:06

And everytime I go to bed, an image of you flickers in my head
EXORDIUM.
Samedi 4 Juillet - Dans l'après midi.

Quelques coups à la porte de ma chambre alors que je suis face au miroir, entrain d’ajuster les boutons de ma chemise noire.

- Ouais.
- Tiens, rega… Ma mère s’arrête net, main sur la poignée, alors que mon regard croise le sien dans le reflet du miroir. Bon sang que tu ressembles à ton père quand il avait ton âge.
- En plus beau tu veux dire.

Son sourire s’élargit et ce n’est que maintenant que je remarque sa propre tenue. Bah putain, elle est d’une classe.

- Toi aussi t’as un rancard ?
- Oui, avec une mystérieuse femme répondant au nom de « galerie ».
- Papa n’est pas trop jaloux ?
- Il s’y fera.

Elle vient se placer face à moi pour remettre mon col correctement et j’ai l’impression d’avoir de nouveau dix ou treize ans. Pourtant, je ne bronche pas, la laisse faire parce que bizarrement, j’aime ce court instant de partage, presque intime où elle voit son gamin grandir et où je vois toujours cette femme comme ma mère et non plus une étrangère. Elle époussette une de mes épaules et me passe une main dans les cheveux d’un air dépité.

- Il va falloir que tu songes à me couper un peu tout ça, c’est un véritable bordel.
- Moi j’aime bien. Je glisse les mains dans la poches de mon jean. Alors, une galerie ?
- Oui, j’ai peut-être une proposition pour exposer une série de photo. Je dois voir le directeur tout à l’heure.
- Wow, rien que ça ! Ca devient du sérieux ton truc.
- « Mon truc » ? Un peu de considération pour le travail de ta mère, s’il te plait !

Et je lui porte toute la considération qu’elle mérite puisque même pour un pauvre idiot en photographie comme moi, je trouve ses clichés d’une beauté qui m’émerveille souvent. J’y connais que dal, clairement, mais j’ai toujours l’impression qu’elle sait capturer LE moment qu’il faut pour rendre un simple paysage en quelque chose de bien plus beau.

- En parlant de photo, regarde ce que j’ai trouvé hier en faisant du tri.

Elle me tend un cliché d’un polaroïd et je reconnais immédiatement ce sourire.

- Elle avait un peu plus de 10 ans, elle venait de recevoir sa lettre pour Salem.

Camélia brandit une enveloppe à moitié déchirée, tout sourire aux lèvres alors qu’il lui manque deux canines. La photo date, l’appareil utilise lui rajoute un air vieillot que j’aime bien, presque hors du temps. Je n’ai pas besoin de lui demander si le cliché est pour moi ou non, le regard de ma mère suffit pour comprendre qu’elle est venue ici pour me le donner. J’ai un pincement au cœur et si je me sens plus serein lorsque j’évoque ma sœur, les choses sont un peu plus compliqués lorsque le sujet est abordé avec mes parents.

- Merci m’man.

Je lève mon regard dans le sien et quelque chose me frappe en cet instant. Ça ne dure qu’une fraction de seconde où elle s’est perdu sur cette photo, un voile de tristesse profond, d’une peine au gouffre infini que ni moi, ni personne d’autres ne pourrait combler. Si j’ai perdu une sœur, elle, a perdu sa fille. La chair de sa chair.
J’hésite une seconde pour … j’sais pas, la serrer dans mes bras, lui dire que j’suis désolé, qu’elle peut m’en parler si elle veut parce qu’elle aussi doit en avoir besoin, de cracher et de vider son sac, non ? Mais c’est une seconde de trop, le voile disparait et son sourire revient, presque naturellement.

- Bon, prêt pour retrouver Riley ?
- Euh… ouais, j’crois. Je jette un regard dans la glace. Ca va, j’suis pas trop dégueu ?
- Depuis quand tu te soucie de ça toi ?
- Depuis que j’dois aller la chercher chez son père.
- Ne m’dit pas que t’as le trac Mat’…

J’hausse les épaules, lève les yeux au ciel et lâche un « pfff connerie » entre les dents, ma mère éclatant de rire. Je n’suis pas nerveux mais j’ai pas non plus envie d’avoir l’air d’un pouilleux aux yeux de son père. Je sais que j’ai l’habitude de paraitre négligé avec mes fringues trouées, avec des tee-shirts trop grands, sans grand style mais je tiens quand même à paraitre au moins clean.
Maxime se foutrait littéralement de ma gueule.

Cheveux ramenés en arrière sous ordre de ma mère, je me pointe non loin de la maison du père de Riley. Je me sens serein, tranquille, profitant de la fraicheur de ce début de soirée. Il fait bon, incroyablement bon et surtout, le soleil est encore présent même s’il commence à décliner. Je sais exactement où je veux l’emmener et je suis satisfait du temps qu’il fait pour ça. Ce weekend en couple, c’est elle qui l’a décidée et j’en suis pas mécontent. Ca fait que quelques jours que les vacances ont commencées mais de ne plus l’avoir à proximité est tout simplement casse-couille. Passer de l’avoir 24/24 avec moi à rien du tout, j’suis moyennement fan.
Alors ce soir, j’sors le grand jeu. On s’emballe pas, rien de folichon non plus, c’est pas comme si j’étais crésus et que j’étais un grand fan du fleur bleu et du romantisme à l’état brut. Ça sera juste une soirée qui, finalement, me représente pas mal.

- Bonsoir !
- Bonsoir...
- Fais pas attention, il a pris un coup sur la tête.
- Quels sont vos intentions envers ma fille, Monsieur Vargas ?

Okay. C’est qu’il commence d’emblée le père Jenkins. J’aimerai bien lui sortir un truc du genre « Vous ne préférez pas le savoir » mais trop tôt. Et peut-être un poil trop glauque.

- D’éviter à ce qu’elle n’agresse la serveuse pour cause de jalousie intempestive.

Oui, votre fille est jalouse comme j’ai rarement connu et c’est pas pour me déplaire… Mais ça aussi, j’vais éviter de lui en faire part.
Tout comme je vais éviter de lui faire part de ce que m’évoque Riley en cette seconde, à la voir dans cette tenue. Elle est tout simplement magnifique, putain.

- Mais promis, je ne la kidnapperais que pour quelques heures et vous la ramènerais demain matin. Pause, je croise le regard de Riley qui ne comprend pas très bien. Si vous êtes toujours d’accord, bien sûr.

J’y vais un peu au culot, sourire en coin, air tranquille sur la gueule. La tornade écossaise qui sautillait et tentait de franchir le barrage paternel s’est arrêté de bouger quelques secondes, pas sûre de comprendre ce qu’il se trame. Logique, puisqu’elle ne sait pas ce qu’il l’attend pour la moitié de la soirée.
Alors que son père, si.
J’suis pas un connard qui arrive les mains dans les poches, qui s’prend pour le roi - enfin plus maintenant – en venant dire aux parents de sa nana qu’il la ramènera que le lendemain et que tout le monde n’a qu’à fermer sa gueule. Ca, j’l’aurai fait y a un an ou deux. Maintenant que j’ai de nouveau mon père dans les parages, j’ai plutôt intérêt à faire les choses bien. Et de toute façon, c’est spontanément que j’ai demandé autorisation à Père Jenkins qui affiche un sourire en coin.
Dingue comme ça s’passe tellement mieux qu’avec Moïra, hein ?

Je les laisse discuter sans réellement les écouter, inspirant en silence l’air frais.
Depuis combien de temps j’attends ces putains de vacances pour exactement me sentir comme maintenant ? Libre, serein, foutrement détendu à ne pas me prendre la tête pour des conneries comme les examens ou l’arriver intempestive de ces enfoirés de Supérieurs. Juste à me dire que je vais passer ma soirée avec Riley, que Lundi j’rejoins Maxime pour quelques temps entre potes et que j’vais certainement aller vers chier Ryans pour une soirée. Et tout ça, dans le plus grand des calmes, sans emmerdes.

- Bon, amusez-vous bien les jeunes et prend soin de ma petite fille.

Ma petite fille. Si c’est pas mignooon.
Je la laisse dire au revoir à son père, le salut de même avec une poignée de main et un large sourire sincère. J’aime bien cet homme, il a l’air tranquille, simple et de prendre plaisir à emmerder sa fille sans aucun scrupule.
J’attends que l’on s’éloigne un peu pour cette fois me tourner vers elle.

- Viens par là.

Une main sur sa nuque, l’autre sur sa hanche, je l’embrasse pour de vraies retrouvailles -je n’ai aucune pudeur mais respecte la sienne… pas sûr qu’elle aurait aimé ce geste devant son paternel – pour un échange chaud, exprimant toute ma joie de la retrouver ce soir. Elle m’a manquée, je le lui fais comprendre, prenant plaisir à retrouver sa présence dans mes bras, contre moi.

- Y a moyen que ça soit moi qui bute le serveur ce soir. Je m’écarte et la regarde, sourire en coin. Tu es superbe.

HRP:
 


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MessageSujet: Re: [ECOSSE] And everytime I go to bed, an image of you flickers in my head ▬ Mateo   Mar 26 Déc 2017 - 21:27

« D’éviter à ce qu’elle n’agresse la serveuse pour cause de jalousie intempestive. »

Euh … Alors … Bon. Je sais pas si j’avais vraiment envie que mon père connaisse mes légers – vraiment très léger. Ahem – penchants pour la possessivité et la jalousie. Surtout quand on sait l’effet que ça a sur Mateo en général, et donc sur moi par suite logique. Je me sens un peu bizarre là, un peu gênée, comme si mon père pouvait lire dans ma tête. NON C’EST TROP BIZARRE. Stop.

« Mais promis, je ne la kidnapperais que pour quelques heures et vous la ramènerais demain matin. »

Ride du lion, bonjour. Au moins j’arrête de gesticuler dans tous les sens, sous le coup de la surprise, qui n’est en fait pas la dernière.

« Si vous êtes toujours d’accord, bien sûr. »
« Quoi ?! »

Mon regard va de l’un à l’autre, je fronce encore plus les sourcils en réalisant que je suis le dindon d’une farce … entre mon mec et mon père. Et je ne sais pas vraiment ce que ça me procure alors je laisse faire mon tempérament et c’est l’homme le plus merveilleux du monde qui prend en premier.

« Non mais tu t’es bien payé ma tête toute la journée toi ! »

Rêve pas Vargas, toi aussi tu vas manger, mais pour l’instant je m’occupe de mon géniteur. Menaces en l'air, sourire en coin, en réalité je crois que rien ne pourrait me faire plus plaisir que de voir ces deux là manigancer dans mon dos puisque c'est signe d'une bonne entente. Avec Maman c'est encore parfois un peu compliqué. Elle fait des efforts et rien que pour ça je la remercie énormément mais étant donné les tempérament de l'un et l'autre … Je crois qu'il y aura toujours quelques étincelles. Tout comme je crois qu'elle l'apprécie réellement malgré tout. Disons que je n'attends pas de miracle mais entre Papa et Mateo, j'ai bien l'impression que j'ai raté un épisode, un épisode qui me réjouit même si je ne compte pas le montrer. Manquerait plus que ça.

Et puis derrière la surprise, la curiosité ...

« Bon, amusez-vous bien les jeunes et prend soin de ma petite fille. »
« Ne rigole pas toi. »

Encore des menaces pour Mateo, un regard noir pour les deux ponctué d'un index accusateur dans chacune de leur direction et mon père me tire la langue dans un geste débordant de maturité. Geste que je lui rends avant de disparaître par la porte, peinant grandement à retenir mon sourire c'est un fait. Et les premiers pas se font sur un petit nuage en ce qui me concerne, pour plusieurs raisons évidentes.

« Viens par là. »

Derrière les nuages et la curiosité, à nouveau la surprise. Parce que je ne l'ai pas senti venir, parce que je retrouve ses lèvres avec bonheur et passe mes bras autour de son cou alors que ses mains trouvent leur place ailleurs. Ces derniers jours ont été riches en émotions, ce qu'il vient de se passer l'est aussi d'une certaine façon et je n'ai pas vraiment eu le temps de me rendre compte qu'il me manquait  quand il a fallu aller et venir, voir tout le monde, se réinstaller, discuter, etc … Mais en cet instant j'aimerai qu'il ne me lâche plus jamais. Là, dans ses bras, j'ai le sentiment que plus rien ne peut m'atteindre et ça me soulage de quelque chose sans que je ne mette le doigt dessus, sans que je n'essaie de le faire puisque plus rien n'existe si ce n'est nous. Et j'ai envie qu'il me prenne dans ses bras, qu'il me serre fort contre lui et me coupe du monde extérieur pour quelques heures.

« Y a moyen que ça soit moi qui bute le serveur ce soir. Tu es superbe. »
« Merci. »

Et le compliment me touche réellement. Après tout, c'est pour moi que je me suis apprêtée mais aussi pour lui. Mes mains sont maintenant occupées à tenir son col alors que je viens chercher ses lèvres à nouveau pour les sceller aux miennes l'espace de quelques secondes avant de m'écarter un peu, juste un peu.

« Tu es très beau toi aussi, ta mère a fait du bon boulot. »

Si je me moque ? Oui, un peu, parce que je suis rancunière et pas toujours très mature, surtout trop fière, mais avant toute chose parce qu'on châtie avec le sourire quand on aime et c'est exactement ce que je suis entrain de faire. D'autant que ça ne m'étonnerait même pas que ça vienne plutôt de son père. Je le pique, oui, mais je les pense ces mots et peu importe le reste. Ce soir c'est notre premier rencard officiel, une soirée rien qu'à nous à l'extérieur, parce que jusqu'ici nous n'en avons jamais eu l'occasion à vrai dire. On a vadrouillé un peu ensemble, il a rencontré mes parents et j'ai rencontré les siens, mais c'est la première fois qu'on se fait beau tous les deux et qu'on sort de cette façon là.

« Et personne ne va buter personne, j’ai pas vraiment envie de finir ce rendez-vous dans une cellule parce que ça ferait super tâche sur mon dossier de future avocate, Monsieur le repris de justice. »

Main dans la main, on avance vers je ne sais quelle direction mais après cette journée cocooning ça me fait du bien et plaisir de prendre l'air. Je reste rarement en place, c'est bien connu, et d'ailleurs sans le Quidditch il va falloir que je trouve autre chose. J'aime faire du sport en équipe, aller courir ça n'est pas tellement mon truc, je me demande si je ne vais pas chercher un club de basket dans le coin.

« Mais j’en reviens pas que vous ayez comploté dans mon dos tous les deux ! »

Dit-elle en lui donnant un coup dans l'épaule. L'instant d'après je lui barre la route en me plantant devant lui, mains sur les hanches, menton levé, l'air presque conquérant.

« Bon ! Maintenant je veux savoir. Tu m’emmènes où et pourquoi je ne rentre pas chez moi ce soir ? »

Comme s'il allait le faire. Comme s'il allait me répondre juste parce que je l'exige. Il va me faire mariner pendant autant de temps qu'il le pourra, juste parce que ça l'éclate de me voir perdre le peu de patience dont je dispose.

« Parle sinon je te balance au MI6 ! »

Pour quelle(s) raison(s) ? Je trouverais plus tard.

« Et rêve pas, même ta chemise noire ne te sauvera pas hombre. »

Tu ne croyais quand même pas que j'allais passer à côté, hum ? Non, évidemment que non. En attendant, à l'intérieur, je crépite d'impatience et de curiosité, d'intérêt électrique et d'une certaine forme d'émotion plus douce à l'idée qu'il nous ait concocté quelque chose pour m'en faire la surprise. Je me serais contenté de regarder un film avec lui affalée dans le canapé en pyjama, à manger de la glace et du popcorn, à m'endormir la tête sur ses genoux après avoir insulté l'héroïne au cas où il la trouverait sexy, mais ça … sans être mieux puisque c'est différent, c'est quelque chose qui me touche plus que je n'aurais pu l'imaginer.
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MessageSujet: Re: [ECOSSE] And everytime I go to bed, an image of you flickers in my head ▬ Mateo   Jeu 11 Jan 2018 - 23:08

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J’accueille ses lèvres sans la moindre résistance. Elles m’avaient manquées. Elle m’avait manqué.

- Tu es très beau toi aussi, ta mère a fait du bon boulot.
- Comme toujours. Sourire. Merci.

Ma mère fait toujours du bon boulot. Que ça soit dans la conception – vous avez vu la gueule de Camélia et la mienne ? Sans déconner. – ou dans la façon de me pousser à être présentable pour un rendez-vous… Mais en réalité, le pire est certainement mon père. Chiant comme il est et bloqué dans les traditions de sa famille à devoir être le plus beau des plus beaux pour un rendez-vous galant, vous pensez bien qu’il m’a suffisamment fait chier pour que je sois au top ce soir. Surtout pour ce qui s’avère être notre première vraie sortie depuis que nous sommes ensemble. On a déjà fait des trucs mais rien qui ne ressemble à ce soir. Et j’ai mis le paquet. A ma façon, certes, ça sera pas non plus un repas à 350$ le dessert tout en haut d’une tour mais j’ai fais des efforts, des recherches, bref, j’me suis donné. Parce que j’en avais envie, parce que Riley le mérite et qu’après toutes les merdes vécues entre l’empoisonnement de sa sœur et le reste, j’me suis dis qu’un temps pour elle ne lui ferait pas de mal.
En somme, c’est sa soirée, même si elle ne le sait pas encore.

- Et personne ne va buter personne, j’ai pas vraiment envie de finir ce rendez-vous dans une cellule parce que ça ferait super tâche sur mon dossier de future avocate, Monsieur le repris de justice.

- Le but d’un avocat c’est pas de pouvoir effacer ses propres merdes dans son dossier justement ? J’esquisse un large sourire. Et arrête, tu trouves mon côté badguy bien trop sexy pour t’en passer.

Mais promis, pas de sang, ni de tarte dans la gueule ce soir.
Ma main se joint à la sienne et pour le moment on marche sans but précis, appréciant simplement la présence de l’autre mais aussi l’ambiance. Il fait bon avec un vent chaud sans être étouffant et les rues sont à peine animée. J’aime ce moment, j’aime ce presque silence et cette tranquillité mais aussi cette sérénité que l’on a d’être en vacances sans se soucier de savoir si ces enfoirés vont nous tomber sur le coin de la gueule ou non.

- Mais j’en reviens pas que vous ayez comploté dans mon dos tous les deux !

Coup dans l’épaule qui me fait à peine bouger alors qu’elle me barre la route et que je glisse mes mains dans les poches de mon pantalon.
Qu’est-ce que ça m’fait marrer de la voir râler comme ça et surtout de l’avoir carrément eu par surprise sans qu’elle ne se doute de rien. Inutile de dire que j’suis carrément fier de mon coup et que j’aurai jamais pu le tenter avec sa mère… Même si on s’entend « bien », que ça reste pour le moins au moins cordiale et courtois, j’me serais pas senti aussi à l’aise qu’avec son père.

Riley affiche un air de celle qui obtiendra des réponses, des aveux et moi j’souris comme un con, amusé.

- Bon ! Maintenant je veux savoir. Tu m’emmènes où et pourquoi je ne rentre pas chez moi ce soir ?
- Quoi, t’es flics maintenant ?

J’écrase un rire amusé, presque provocateur alors que je l’emmerde un peu. Comme si j’allais lâcher quelque chose… Elle a beau être d’une chiantise sans nom et sans limite et être la majeure partie du temps très persuasive, ce soir, elle n’obtiendra rien d’autre que mon sourire provocateur de petit connard qui s’amuse de la voir ainsi mariner. On change pas une équipe qui gagne, faut pas trop rêver les gars.

- Parle sinon je te balance au MI6 !
- Et moi à la flotte si tu continues.
- Et rêve pas, même ta chemise noire ne te sauvera pas hombre.
- C’est pas grave, la soirée le fera à ma place.

Histoire d’ajouter de l’huile sur le feu de sa curiosité. C’était cadeau !
Je m’éclate de la voir s’impatienter comme ça parce que ouais, j’la connais, je sais qu’elle se pose un million de question, qu’elle se demande où est-ce que je l’amène mais je sais aussi qu’elle s’impatiente et que Riley est du genre à se contenter de peu. J’ai pas besoin de sortir le grand jeu au sens « riche » du terme, seule l’intention suffira.
Enfin, j’espère. J’dis pas que j’suis totalement sûr de moi parce que ce qu’elle ne sait pas, c’est que c’est la première fois que je prends le temps de faire un truc pareil. Que je le fais tout court pour une nana.

- Bon, tu veux qu’on joue aux interrogatoires encore longtemps ou je peux enfin t’amener au premier endroit ?

Oui, j’ai bien dit premier.
Il faut voir la tronche qu’elle tire mais encore une fois, ça me fait marrer. Je jette un œil à ma montre et l’entraine avec moi dans une ruelle inoccupée, presque ignorée. J’y trouve ce que je cherche, à savoir, une vieille porte à moitié démoli d’un vieux meuble. J’accélère légèrement le pas, toujours sans rien dire, malgré ses questions et m’arrête devant l’objet.

- Prête ? Ca va être l’heure du retourne boyaux…

J’déteste le portoloin mais pour là où j’veux qu’on aille, j’préfère passer par là que par le transplanage. Yeux rivés à ma montre, je lui fais signe dès que l’heure « sonne » et à peine mes doigts effleurent le bois humide que je sens un hameçon me tirer vers l’avant par le nombril et la sensation – très – désagréable de décoller du sol. Ca ne dure qu’une poignée de seconde à peine mais je me réceptionne finalement sur les pieds, trébuchant légèrement sous la force de l’élan.

- Puta de mierda, jamais je m’y ferais à ce truc ! Ca va ?

Riley s’est réceptionnée plus ou moins comme une pro, donc ouais, ça à l’air d’aller. Je remet mes cheveux en arrière d’un geste de la main avant d’inspirer silencieusement l’air ambiant. Nous venons d’atterir au fin fond d’une ruelle abandonnée mais la chaleur presque soudainement écrasante du lieu laisse déjà quelques indices sur le fait que nous avons carrément bougé de pays sans forcément être de l’autre côté du globe puisque le soleil commence à décliner lentement. Je sens la surprise et surtout, le vois dans son regard alors que mon sourire s’élargit.

- Je sais que tu te demandes où est-ce qu’on est. Viens.

Je lui tends la main, prend la sienne au creux de ma paume et la guide tranquillement jusqu’à enfin déboucher sur une rue criblée de couleurs, d’odeurs diverses et surtout de monde. Pas au point de se sentir écraser mais juste assez pour comprendre que l’endroit est vivant, même à … 20h30. Oui, une heure de décalage avec Glasgow.

- Bienvenido a España !

Et celle-là, elle ne s’y attendait pas. J’en suis certain. Même si la langue a clairement pu lui donner un indice en arrivant ici mais c’est pas de ça dont je parle. Je parle surtout de la démarche de l’amener jusqu’ici pour une nuit, un demi-weekend. J’ai très longtemps détesté la magie et la raison première fut la mort de Camélia. Mais avec Riley, je redécouvre ces bons aspects comme celui de pouvoir nous trainer à l’autre bout du monde en une poignée de seconde. Alors pourquoi ne pas en profiter ?

- Et c’est là-bas que je t’invite à dîner et où j’essaierai de ne tuer aucun serveur. Ou alors, j’irai cacher le corps au milieu de la cambrousse, là où ça craint le moins.

Je montre d’un signe de tête un petit restaurant pas très loin de nous, avec une terrasse devant, ornée de lampions colorés et de couleurs qui n’en finissent pas.

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[ECOSSE] And everytime I go to bed, an image of you flickers in my head ▬ Mateo
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