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 [ECOSSE] And everytime I go to bed, an image of you flickers in my head ▬ Mateo

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MessageSujet: [ECOSSE] And everytime I go to bed, an image of you flickers in my head ▬ Mateo   Ven 1 Déc 2017 - 14:03

Samedi 4 juillet 2015 – En soirée
And everytime I go to bed, an image of you flickers in my head

Mateo & Riley


Dans l’après-midi, chez David Jenkins

Le calme après la tempête. Cette nuit, j’ai dormi d’un sommeil de plomb et ça n’a rien d’étonnant. La journée d’hier s’est terminée par des sourires, des rires, tout un tas de choses positives, mais les émotions et l’air marin m’ont complètement séché. A 21h j’étais au lit, à 21h03 Morphée m’avait probablement déjà embarqué dans ses limbes.
Il est 15h30, assise en tailleur dans l’un des fauteuils, je feuillette un magasine alors que Papa, assis devant son espace de travail, se concentre sur l’un de ses travaux. Tout est calme dans la maison, ça fait énormément de bien d’être là, avec lui, presque coupé du monde dans un cocon de douceur et d’apaisement. J’adore cet endroit, perdu entre la verdure et la ville. Le quartier ne paie pas de mine mais Papa a agencé cette maison et l’a retapé, en a fait un intérieur magnifique. Il n’est pas Architecte pour rien.

Je sens son regard sur moi et un sourire étire mes lèvres bien avant que je ne me décide à lever les yeux pour le « confronter ».

« Qu’est-ce qu’il y a ? »
« Rien. »

Il sourit, esquive, retourne à son plan mais j’attends. C’est mon père, je le connais par cœur, je sais qu’il y a quelque chose qui lui trotte dans la tête alors oui, j’attends, sourire amusé sur le visage. Et il finit par craquer en levant les yeux au ciel sans jamais se départir de son sourire, se tournant vers moi, m’adressant un regard bourré de tendresse.

« J’ai simplement l’impression que ma petite fille a grandi, qu’elle devient une magnifique jeune femme et que je n’ai rien vu venir. »

Je ne saurais pas exprimer ce que je ressens en l’entendant dire ça, en percevant le regard qu’il me porte, mais ça me touche en pleine poitrine d’une manière ou d’une autre. La vérité c’est que moi non plus je n’ai rien vu venir et même si d’un côté je suis toujours la gamine pourrie gâtée et complètement hystérique que j’ai pu être, je ressens néanmoins moi aussi une évolution. Est-ce que j’ai gagné en maturité ou quelque chose comme ça ? J’ai évolué en tout cas, ça c’est certain. Certaines choses vous font … Non, pas changer, mais évoluer effectivement. En attendant c’est un sourire taquin que je lui adresse.

« Je serais toujours ta petite fille tu sais. »

Il rit, se lève et s’avance vers moi jusqu’à se laisser tomber sur le canapé à côté du fauteuil dans lequel je suis toujours aussi bien confortablement installée. Parfois je me surprends à me dire qu’il n’a pas la moindre idée ou presque de ce que j’ai pu vivre et voir ces dernières années mais c’est un parent, il doit le sentir, le ressentir, bien qu’il ne l’exprime pas. J’ai tremblé pour lui, je n’imagine même pas ce qu’il a dû vivre en terme d’angoisse et autres émotions alors que j’étais loin, enfermée dans ce château où j’ai pourtant vécu une bonne partie des meilleurs souvenirs de ma vie. Est-ce qu’on parlera de tout ça un jour ? Je ne sais pas. Jusqu’ici je n’étais pas vraiment prête pour ça, et puis que dire ? Le Monde de la Magie n’est pas le sien, il n’a pas de pouvoir, j’ai l’impression de ressentir le besoin de le protéger de ça, de l’en maintenir à l’écart.

« Mais je ne suis plus le seul homme de ta vie. »

Changement radical de direction, mon sourire s’élargit. Parler de Mateo, de moi en tant que sa fille, de tout ce que ça implique de ce point de vue-là ? Complètement d’accord.

« Est-ce que tu es d’accord pour partager ? »
« Il faut que je réfléchisse. »

Cette fois c’est moi qui lève les yeux au ciel, avant de lui lancer mon magasine qu’il réceptionne dans un éclat de rire. Encore une fois je connais mon père, s’il ne validait pas ma relation avec Mateo et Mateo en lui-même je l’aurais su tout de suite. Le principal intéressé également, d’ailleurs. Enfin, je pense, en réalité il est le premier garçon que je ramène à la maison, que je présente officiellement pour la simple et bonne raison qu’il est ma première et la seule réelle histoire sérieuse que je vis.

« Je l’aime bien ce garçon. »
« Moi aussi. »

Sans blague.
Mais je suis heureuse qu'il l'aime bien lui aussi.

« Il vient te chercher à quelle heure ? »
« 20h. »
« J’ai une soirée poker avec James ce soir mais j’essaierai d’être là quand il arrivera histoire de lui mettre un peu la pression quand même. »
« Hey ! »

Cette fois je lui saute carrément dessus et on se chamaille, se bagarre entre éclats de rire, comme quand je n’étais encore qu’une petite fille. Ces moments sont tellement précieux … Même si je grandi, effectivement, et que tôt ou tard je m’émanciperais, je me sens incroyablement chanceuse d’avoir toujours ce petit cocon familiale dans lequel, je le sais, je pourrais toujours me réfugier.

#


Début de soirée, toujours chez David Jenkins


« Non mais t’étais sérieux en plus ? »
« Évidemment. »

Il est là, avec son sourire sournois, prêt à jouer le père tyrannique et protecteur. Je viens de descendre, toute apprêtée, impatiente de retrouver mon Gaucho. Une robe légère mais habillée, des ballerines, un soupçon de maquillage. J’ai l’air d’une … fille. Femme. Mon dieu. J’ai pas tellement l’habitude à vrai dire mais j’en sais rien, j’ai eu envie de me faire belle comme on dit alors je l’ai fait.

« Mais James va t’attendre ! »
« Je l’ai prévenu que je serais un peu en retard et il comprend totalement. »
« Évidemment … »

Association de pères ! Pères qui font leur soirée poker en visio par bar interposé ... Je trouve ça tellement judicieux ! Aucun des deux n'est Sorcier, ils font avec les moyens du bord et ça ne m'aurait pas dérangé de l'amener jusqu'à Londres mais ils aiment bien gérer leur truc comme ils veulent et je comprends. Mais en tout cas ça fait plaisir de voir que le père de Keza et le mien s'entendent aussi bien ceci dit !
Je sais qu’il fait ça uniquement pour s’amuser, pour me faire tourner en bourrique et qu’il y a sûrement beaucoup plus de chance qu’il propose à Mateo d’entrer pour prendre une bière mais … Oui, ça l’éclate. Un gosse !
D’ailleurs quand on parle de l’Argentin-Texan, ça sonne à la porte et …

« Papa ! »

… trop tard. Il ouvre la porte à la volée et je n’existe plus.

« Bonsoir ! »
« Fais pas attention, il a pris un coup sur la tête. »
« Quels sont vos intentions envers ma fille, Monsieur Vargas ? »
« Mais ! »

Et il me barre le passage en plus, je rêve ! Pourtant je le vois bien son sourire en coin, oh que oui, je le devine sans aucun problème. Et j’éclate de rire, simplement heureuse d’avoir sous les yeux les deux hommes de ma vie. Mateo, lui, doit se demander où est-ce qu’il est tombé.
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MessageSujet: Re: [ECOSSE] And everytime I go to bed, an image of you flickers in my head ▬ Mateo   Mer 20 Déc 2017 - 23:06

And everytime I go to bed, an image of you flickers in my head
EXORDIUM.
Samedi 4 Juillet - Dans l'après midi.

Quelques coups à la porte de ma chambre alors que je suis face au miroir, entrain d’ajuster les boutons de ma chemise noire.

- Ouais.
- Tiens, rega… Ma mère s’arrête net, main sur la poignée, alors que mon regard croise le sien dans le reflet du miroir. Bon sang que tu ressembles à ton père quand il avait ton âge.
- En plus beau tu veux dire.

Son sourire s’élargit et ce n’est que maintenant que je remarque sa propre tenue. Bah putain, elle est d’une classe.

- Toi aussi t’as un rancard ?
- Oui, avec une mystérieuse femme répondant au nom de « galerie ».
- Papa n’est pas trop jaloux ?
- Il s’y fera.

Elle vient se placer face à moi pour remettre mon col correctement et j’ai l’impression d’avoir de nouveau dix ou treize ans. Pourtant, je ne bronche pas, la laisse faire parce que bizarrement, j’aime ce court instant de partage, presque intime où elle voit son gamin grandir et où je vois toujours cette femme comme ma mère et non plus une étrangère. Elle époussette une de mes épaules et me passe une main dans les cheveux d’un air dépité.

- Il va falloir que tu songes à me couper un peu tout ça, c’est un véritable bordel.
- Moi j’aime bien. Je glisse les mains dans la poches de mon jean. Alors, une galerie ?
- Oui, j’ai peut-être une proposition pour exposer une série de photo. Je dois voir le directeur tout à l’heure.
- Wow, rien que ça ! Ca devient du sérieux ton truc.
- « Mon truc » ? Un peu de considération pour le travail de ta mère, s’il te plait !

Et je lui porte toute la considération qu’elle mérite puisque même pour un pauvre idiot en photographie comme moi, je trouve ses clichés d’une beauté qui m’émerveille souvent. J’y connais que dal, clairement, mais j’ai toujours l’impression qu’elle sait capturer LE moment qu’il faut pour rendre un simple paysage en quelque chose de bien plus beau.

- En parlant de photo, regarde ce que j’ai trouvé hier en faisant du tri.

Elle me tend un cliché d’un polaroïd et je reconnais immédiatement ce sourire.

- Elle avait un peu plus de 10 ans, elle venait de recevoir sa lettre pour Salem.

Camélia brandit une enveloppe à moitié déchirée, tout sourire aux lèvres alors qu’il lui manque deux canines. La photo date, l’appareil utilise lui rajoute un air vieillot que j’aime bien, presque hors du temps. Je n’ai pas besoin de lui demander si le cliché est pour moi ou non, le regard de ma mère suffit pour comprendre qu’elle est venue ici pour me le donner. J’ai un pincement au cœur et si je me sens plus serein lorsque j’évoque ma sœur, les choses sont un peu plus compliqués lorsque le sujet est abordé avec mes parents.

- Merci m’man.

Je lève mon regard dans le sien et quelque chose me frappe en cet instant. Ça ne dure qu’une fraction de seconde où elle s’est perdu sur cette photo, un voile de tristesse profond, d’une peine au gouffre infini que ni moi, ni personne d’autres ne pourrait combler. Si j’ai perdu une sœur, elle, a perdu sa fille. La chair de sa chair.
J’hésite une seconde pour … j’sais pas, la serrer dans mes bras, lui dire que j’suis désolé, qu’elle peut m’en parler si elle veut parce qu’elle aussi doit en avoir besoin, de cracher et de vider son sac, non ? Mais c’est une seconde de trop, le voile disparait et son sourire revient, presque naturellement.

- Bon, prêt pour retrouver Riley ?
- Euh… ouais, j’crois. Je jette un regard dans la glace. Ca va, j’suis pas trop dégueu ?
- Depuis quand tu te soucie de ça toi ?
- Depuis que j’dois aller la chercher chez son père.
- Ne m’dit pas que t’as le trac Mat’…

J’hausse les épaules, lève les yeux au ciel et lâche un « pfff connerie » entre les dents, ma mère éclatant de rire. Je n’suis pas nerveux mais j’ai pas non plus envie d’avoir l’air d’un pouilleux aux yeux de son père. Je sais que j’ai l’habitude de paraitre négligé avec mes fringues trouées, avec des tee-shirts trop grands, sans grand style mais je tiens quand même à paraitre au moins clean.
Maxime se foutrait littéralement de ma gueule.

Cheveux ramenés en arrière sous ordre de ma mère, je me pointe non loin de la maison du père de Riley. Je me sens serein, tranquille, profitant de la fraicheur de ce début de soirée. Il fait bon, incroyablement bon et surtout, le soleil est encore présent même s’il commence à décliner. Je sais exactement où je veux l’emmener et je suis satisfait du temps qu’il fait pour ça. Ce weekend en couple, c’est elle qui l’a décidée et j’en suis pas mécontent. Ca fait que quelques jours que les vacances ont commencées mais de ne plus l’avoir à proximité est tout simplement casse-couille. Passer de l’avoir 24/24 avec moi à rien du tout, j’suis moyennement fan.
Alors ce soir, j’sors le grand jeu. On s’emballe pas, rien de folichon non plus, c’est pas comme si j’étais crésus et que j’étais un grand fan du fleur bleu et du romantisme à l’état brut. Ça sera juste une soirée qui, finalement, me représente pas mal.

- Bonsoir !
- Bonsoir...
- Fais pas attention, il a pris un coup sur la tête.
- Quels sont vos intentions envers ma fille, Monsieur Vargas ?

Okay. C’est qu’il commence d’emblée le père Jenkins. J’aimerai bien lui sortir un truc du genre « Vous ne préférez pas le savoir » mais trop tôt. Et peut-être un poil trop glauque.

- D’éviter à ce qu’elle n’agresse la serveuse pour cause de jalousie intempestive.

Oui, votre fille est jalouse comme j’ai rarement connu et c’est pas pour me déplaire… Mais ça aussi, j’vais éviter de lui en faire part.
Tout comme je vais éviter de lui faire part de ce que m’évoque Riley en cette seconde, à la voir dans cette tenue. Elle est tout simplement magnifique, putain.

- Mais promis, je ne la kidnapperais que pour quelques heures et vous la ramènerais demain matin. Pause, je croise le regard de Riley qui ne comprend pas très bien. Si vous êtes toujours d’accord, bien sûr.

J’y vais un peu au culot, sourire en coin, air tranquille sur la gueule. La tornade écossaise qui sautillait et tentait de franchir le barrage paternel s’est arrêté de bouger quelques secondes, pas sûre de comprendre ce qu’il se trame. Logique, puisqu’elle ne sait pas ce qu’il l’attend pour la moitié de la soirée.
Alors que son père, si.
J’suis pas un connard qui arrive les mains dans les poches, qui s’prend pour le roi - enfin plus maintenant – en venant dire aux parents de sa nana qu’il la ramènera que le lendemain et que tout le monde n’a qu’à fermer sa gueule. Ca, j’l’aurai fait y a un an ou deux. Maintenant que j’ai de nouveau mon père dans les parages, j’ai plutôt intérêt à faire les choses bien. Et de toute façon, c’est spontanément que j’ai demandé autorisation à Père Jenkins qui affiche un sourire en coin.
Dingue comme ça s’passe tellement mieux qu’avec Moïra, hein ?

Je les laisse discuter sans réellement les écouter, inspirant en silence l’air frais.
Depuis combien de temps j’attends ces putains de vacances pour exactement me sentir comme maintenant ? Libre, serein, foutrement détendu à ne pas me prendre la tête pour des conneries comme les examens ou l’arriver intempestive de ces enfoirés de Supérieurs. Juste à me dire que je vais passer ma soirée avec Riley, que Lundi j’rejoins Maxime pour quelques temps entre potes et que j’vais certainement aller vers chier Ryans pour une soirée. Et tout ça, dans le plus grand des calmes, sans emmerdes.

- Bon, amusez-vous bien les jeunes et prend soin de ma petite fille.

Ma petite fille. Si c’est pas mignooon.
Je la laisse dire au revoir à son père, le salut de même avec une poignée de main et un large sourire sincère. J’aime bien cet homme, il a l’air tranquille, simple et de prendre plaisir à emmerder sa fille sans aucun scrupule.
J’attends que l’on s’éloigne un peu pour cette fois me tourner vers elle.

- Viens par là.

Une main sur sa nuque, l’autre sur sa hanche, je l’embrasse pour de vraies retrouvailles -je n’ai aucune pudeur mais respecte la sienne… pas sûr qu’elle aurait aimé ce geste devant son paternel – pour un échange chaud, exprimant toute ma joie de la retrouver ce soir. Elle m’a manquée, je le lui fais comprendre, prenant plaisir à retrouver sa présence dans mes bras, contre moi.

- Y a moyen que ça soit moi qui bute le serveur ce soir. Je m’écarte et la regarde, sourire en coin. Tu es superbe.

HRP:
 


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MessageSujet: Re: [ECOSSE] And everytime I go to bed, an image of you flickers in my head ▬ Mateo   Mar 26 Déc 2017 - 21:27

« D’éviter à ce qu’elle n’agresse la serveuse pour cause de jalousie intempestive. »

Euh … Alors … Bon. Je sais pas si j’avais vraiment envie que mon père connaisse mes légers – vraiment très léger. Ahem – penchants pour la possessivité et la jalousie. Surtout quand on sait l’effet que ça a sur Mateo en général, et donc sur moi par suite logique. Je me sens un peu bizarre là, un peu gênée, comme si mon père pouvait lire dans ma tête. NON C’EST TROP BIZARRE. Stop.

« Mais promis, je ne la kidnapperais que pour quelques heures et vous la ramènerais demain matin. »

Ride du lion, bonjour. Au moins j’arrête de gesticuler dans tous les sens, sous le coup de la surprise, qui n’est en fait pas la dernière.

« Si vous êtes toujours d’accord, bien sûr. »
« Quoi ?! »

Mon regard va de l’un à l’autre, je fronce encore plus les sourcils en réalisant que je suis le dindon d’une farce … entre mon mec et mon père. Et je ne sais pas vraiment ce que ça me procure alors je laisse faire mon tempérament et c’est l’homme le plus merveilleux du monde qui prend en premier.

« Non mais tu t’es bien payé ma tête toute la journée toi ! »

Rêve pas Vargas, toi aussi tu vas manger, mais pour l’instant je m’occupe de mon géniteur. Menaces en l'air, sourire en coin, en réalité je crois que rien ne pourrait me faire plus plaisir que de voir ces deux là manigancer dans mon dos puisque c'est signe d'une bonne entente. Avec Maman c'est encore parfois un peu compliqué. Elle fait des efforts et rien que pour ça je la remercie énormément mais étant donné les tempérament de l'un et l'autre … Je crois qu'il y aura toujours quelques étincelles. Tout comme je crois qu'elle l'apprécie réellement malgré tout. Disons que je n'attends pas de miracle mais entre Papa et Mateo, j'ai bien l'impression que j'ai raté un épisode, un épisode qui me réjouit même si je ne compte pas le montrer. Manquerait plus que ça.

Et puis derrière la surprise, la curiosité ...

« Bon, amusez-vous bien les jeunes et prend soin de ma petite fille. »
« Ne rigole pas toi. »

Encore des menaces pour Mateo, un regard noir pour les deux ponctué d'un index accusateur dans chacune de leur direction et mon père me tire la langue dans un geste débordant de maturité. Geste que je lui rends avant de disparaître par la porte, peinant grandement à retenir mon sourire c'est un fait. Et les premiers pas se font sur un petit nuage en ce qui me concerne, pour plusieurs raisons évidentes.

« Viens par là. »

Derrière les nuages et la curiosité, à nouveau la surprise. Parce que je ne l'ai pas senti venir, parce que je retrouve ses lèvres avec bonheur et passe mes bras autour de son cou alors que ses mains trouvent leur place ailleurs. Ces derniers jours ont été riches en émotions, ce qu'il vient de se passer l'est aussi d'une certaine façon et je n'ai pas vraiment eu le temps de me rendre compte qu'il me manquait  quand il a fallu aller et venir, voir tout le monde, se réinstaller, discuter, etc … Mais en cet instant j'aimerai qu'il ne me lâche plus jamais. Là, dans ses bras, j'ai le sentiment que plus rien ne peut m'atteindre et ça me soulage de quelque chose sans que je ne mette le doigt dessus, sans que je n'essaie de le faire puisque plus rien n'existe si ce n'est nous. Et j'ai envie qu'il me prenne dans ses bras, qu'il me serre fort contre lui et me coupe du monde extérieur pour quelques heures.

« Y a moyen que ça soit moi qui bute le serveur ce soir. Tu es superbe. »
« Merci. »

Et le compliment me touche réellement. Après tout, c'est pour moi que je me suis apprêtée mais aussi pour lui. Mes mains sont maintenant occupées à tenir son col alors que je viens chercher ses lèvres à nouveau pour les sceller aux miennes l'espace de quelques secondes avant de m'écarter un peu, juste un peu.

« Tu es très beau toi aussi, ta mère a fait du bon boulot. »

Si je me moque ? Oui, un peu, parce que je suis rancunière et pas toujours très mature, surtout trop fière, mais avant toute chose parce qu'on châtie avec le sourire quand on aime et c'est exactement ce que je suis entrain de faire. D'autant que ça ne m'étonnerait même pas que ça vienne plutôt de son père. Je le pique, oui, mais je les pense ces mots et peu importe le reste. Ce soir c'est notre premier rencard officiel, une soirée rien qu'à nous à l'extérieur, parce que jusqu'ici nous n'en avons jamais eu l'occasion à vrai dire. On a vadrouillé un peu ensemble, il a rencontré mes parents et j'ai rencontré les siens, mais c'est la première fois qu'on se fait beau tous les deux et qu'on sort de cette façon là.

« Et personne ne va buter personne, j’ai pas vraiment envie de finir ce rendez-vous dans une cellule parce que ça ferait super tâche sur mon dossier de future avocate, Monsieur le repris de justice. »

Main dans la main, on avance vers je ne sais quelle direction mais après cette journée cocooning ça me fait du bien et plaisir de prendre l'air. Je reste rarement en place, c'est bien connu, et d'ailleurs sans le Quidditch il va falloir que je trouve autre chose. J'aime faire du sport en équipe, aller courir ça n'est pas tellement mon truc, je me demande si je ne vais pas chercher un club de basket dans le coin.

« Mais j’en reviens pas que vous ayez comploté dans mon dos tous les deux ! »

Dit-elle en lui donnant un coup dans l'épaule. L'instant d'après je lui barre la route en me plantant devant lui, mains sur les hanches, menton levé, l'air presque conquérant.

« Bon ! Maintenant je veux savoir. Tu m’emmènes où et pourquoi je ne rentre pas chez moi ce soir ? »

Comme s'il allait le faire. Comme s'il allait me répondre juste parce que je l'exige. Il va me faire mariner pendant autant de temps qu'il le pourra, juste parce que ça l'éclate de me voir perdre le peu de patience dont je dispose.

« Parle sinon je te balance au MI6 ! »

Pour quelle(s) raison(s) ? Je trouverais plus tard.

« Et rêve pas, même ta chemise noire ne te sauvera pas hombre. »

Tu ne croyais quand même pas que j'allais passer à côté, hum ? Non, évidemment que non. En attendant, à l'intérieur, je crépite d'impatience et de curiosité, d'intérêt électrique et d'une certaine forme d'émotion plus douce à l'idée qu'il nous ait concocté quelque chose pour m'en faire la surprise. Je me serais contenté de regarder un film avec lui affalée dans le canapé en pyjama, à manger de la glace et du popcorn, à m'endormir la tête sur ses genoux après avoir insulté l'héroïne au cas où il la trouverait sexy, mais ça … sans être mieux puisque c'est différent, c'est quelque chose qui me touche plus que je n'aurais pu l'imaginer.
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MessageSujet: Re: [ECOSSE] And everytime I go to bed, an image of you flickers in my head ▬ Mateo   Jeu 11 Jan 2018 - 23:08

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J’accueille ses lèvres sans la moindre résistance. Elles m’avaient manquées. Elle m’avait manqué.

- Tu es très beau toi aussi, ta mère a fait du bon boulot.
- Comme toujours. Sourire. Merci.

Ma mère fait toujours du bon boulot. Que ça soit dans la conception – vous avez vu la gueule de Camélia et la mienne ? Sans déconner. – ou dans la façon de me pousser à être présentable pour un rendez-vous… Mais en réalité, le pire est certainement mon père. Chiant comme il est et bloqué dans les traditions de sa famille à devoir être le plus beau des plus beaux pour un rendez-vous galant, vous pensez bien qu’il m’a suffisamment fait chier pour que je sois au top ce soir. Surtout pour ce qui s’avère être notre première vraie sortie depuis que nous sommes ensemble. On a déjà fait des trucs mais rien qui ne ressemble à ce soir. Et j’ai mis le paquet. A ma façon, certes, ça sera pas non plus un repas à 350$ le dessert tout en haut d’une tour mais j’ai fais des efforts, des recherches, bref, j’me suis donné. Parce que j’en avais envie, parce que Riley le mérite et qu’après toutes les merdes vécues entre l’empoisonnement de sa sœur et le reste, j’me suis dis qu’un temps pour elle ne lui ferait pas de mal.
En somme, c’est sa soirée, même si elle ne le sait pas encore.

- Et personne ne va buter personne, j’ai pas vraiment envie de finir ce rendez-vous dans une cellule parce que ça ferait super tâche sur mon dossier de future avocate, Monsieur le repris de justice.

- Le but d’un avocat c’est pas de pouvoir effacer ses propres merdes dans son dossier justement ? J’esquisse un large sourire. Et arrête, tu trouves mon côté badguy bien trop sexy pour t’en passer.

Mais promis, pas de sang, ni de tarte dans la gueule ce soir.
Ma main se joint à la sienne et pour le moment on marche sans but précis, appréciant simplement la présence de l’autre mais aussi l’ambiance. Il fait bon avec un vent chaud sans être étouffant et les rues sont à peine animée. J’aime ce moment, j’aime ce presque silence et cette tranquillité mais aussi cette sérénité que l’on a d’être en vacances sans se soucier de savoir si ces enfoirés vont nous tomber sur le coin de la gueule ou non.

- Mais j’en reviens pas que vous ayez comploté dans mon dos tous les deux !

Coup dans l’épaule qui me fait à peine bouger alors qu’elle me barre la route et que je glisse mes mains dans les poches de mon pantalon.
Qu’est-ce que ça m’fait marrer de la voir râler comme ça et surtout de l’avoir carrément eu par surprise sans qu’elle ne se doute de rien. Inutile de dire que j’suis carrément fier de mon coup et que j’aurai jamais pu le tenter avec sa mère… Même si on s’entend « bien », que ça reste pour le moins au moins cordiale et courtois, j’me serais pas senti aussi à l’aise qu’avec son père.

Riley affiche un air de celle qui obtiendra des réponses, des aveux et moi j’souris comme un con, amusé.

- Bon ! Maintenant je veux savoir. Tu m’emmènes où et pourquoi je ne rentre pas chez moi ce soir ?
- Quoi, t’es flics maintenant ?

J’écrase un rire amusé, presque provocateur alors que je l’emmerde un peu. Comme si j’allais lâcher quelque chose… Elle a beau être d’une chiantise sans nom et sans limite et être la majeure partie du temps très persuasive, ce soir, elle n’obtiendra rien d’autre que mon sourire provocateur de petit connard qui s’amuse de la voir ainsi mariner. On change pas une équipe qui gagne, faut pas trop rêver les gars.

- Parle sinon je te balance au MI6 !
- Et moi à la flotte si tu continues.
- Et rêve pas, même ta chemise noire ne te sauvera pas hombre.
- C’est pas grave, la soirée le fera à ma place.

Histoire d’ajouter de l’huile sur le feu de sa curiosité. C’était cadeau !
Je m’éclate de la voir s’impatienter comme ça parce que ouais, j’la connais, je sais qu’elle se pose un million de question, qu’elle se demande où est-ce que je l’amène mais je sais aussi qu’elle s’impatiente et que Riley est du genre à se contenter de peu. J’ai pas besoin de sortir le grand jeu au sens « riche » du terme, seule l’intention suffira.
Enfin, j’espère. J’dis pas que j’suis totalement sûr de moi parce que ce qu’elle ne sait pas, c’est que c’est la première fois que je prends le temps de faire un truc pareil. Que je le fais tout court pour une nana.

- Bon, tu veux qu’on joue aux interrogatoires encore longtemps ou je peux enfin t’amener au premier endroit ?

Oui, j’ai bien dit premier.
Il faut voir la tronche qu’elle tire mais encore une fois, ça me fait marrer. Je jette un œil à ma montre et l’entraine avec moi dans une ruelle inoccupée, presque ignorée. J’y trouve ce que je cherche, à savoir, une vieille porte à moitié démoli d’un vieux meuble. J’accélère légèrement le pas, toujours sans rien dire, malgré ses questions et m’arrête devant l’objet.

- Prête ? Ca va être l’heure du retourne boyaux…

J’déteste le portoloin mais pour là où j’veux qu’on aille, j’préfère passer par là que par le transplanage. Yeux rivés à ma montre, je lui fais signe dès que l’heure « sonne » et à peine mes doigts effleurent le bois humide que je sens un hameçon me tirer vers l’avant par le nombril et la sensation – très – désagréable de décoller du sol. Ca ne dure qu’une poignée de seconde à peine mais je me réceptionne finalement sur les pieds, trébuchant légèrement sous la force de l’élan.

- Puta de mierda, jamais je m’y ferais à ce truc ! Ca va ?

Riley s’est réceptionnée plus ou moins comme une pro, donc ouais, ça à l’air d’aller. Je remet mes cheveux en arrière d’un geste de la main avant d’inspirer silencieusement l’air ambiant. Nous venons d’atterir au fin fond d’une ruelle abandonnée mais la chaleur presque soudainement écrasante du lieu laisse déjà quelques indices sur le fait que nous avons carrément bougé de pays sans forcément être de l’autre côté du globe puisque le soleil commence à décliner lentement. Je sens la surprise et surtout, le vois dans son regard alors que mon sourire s’élargit.

- Je sais que tu te demandes où est-ce qu’on est. Viens.

Je lui tends la main, prend la sienne au creux de ma paume et la guide tranquillement jusqu’à enfin déboucher sur une rue criblée de couleurs, d’odeurs diverses et surtout de monde. Pas au point de se sentir écraser mais juste assez pour comprendre que l’endroit est vivant, même à … 20h30. Oui, une heure de décalage avec Glasgow.

- Bienvenido a España !

Et celle-là, elle ne s’y attendait pas. J’en suis certain. Même si la langue a clairement pu lui donner un indice en arrivant ici mais c’est pas de ça dont je parle. Je parle surtout de la démarche de l’amener jusqu’ici pour une nuit, un demi-weekend. J’ai très longtemps détesté la magie et la raison première fut la mort de Camélia. Mais avec Riley, je redécouvre ces bons aspects comme celui de pouvoir nous trainer à l’autre bout du monde en une poignée de seconde. Alors pourquoi ne pas en profiter ?

- Et c’est là-bas que je t’invite à dîner et où j’essaierai de ne tuer aucun serveur. Ou alors, j’irai cacher le corps au milieu de la cambrousse, là où ça craint le moins.

Je montre d’un signe de tête un petit restaurant pas très loin de nous, avec une terrasse devant, ornée de lampions colorés et de couleurs qui n’en finissent pas.

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MessageSujet: Re: [ECOSSE] And everytime I go to bed, an image of you flickers in my head ▬ Mateo   Sam 20 Jan 2018 - 21:39

« C’est pas grave, la soirée le fera à ma place. »

Je l'agresse, il me répond, et je sais pertinemment qu'il me balancera à la flotte sans ciller dès l'instant où je le soûlerais trop ou quand il trouvera ça super drôle à faire. Parce que c'est comme ça qu'on fonctionne tous les deux et que ça marche, parce que c'est son caractère et le mien, parce qu'on fait des étincelles et ce peu importe la manière.
Mais il y a autre chose, quelque chose que je sens au plus profond de mon cœur entre deux éclats de rire et deux provocations en cascade. Cette soirée, comme il le dit, tout ce mystère et le fait qu'il ait comploté dans mon dos pour organiser quelque chose. Pour moi. Pour nous. Tout ça diffuse dans mon être une sensation que je n'arrive pas vraiment à saisir, une sorte de mélange d'émotions et elles sont toutes positives. Je ne parle pas du fait qu'il manigance avec mon père, en plus. Et s'ajoute à ça, une curiosité qui n'a de cesse de s'accentuer. Il faut que je me calme, je sais pertinemment que plus j'insisterais, moins il lâchera le morceau. Il ne le fera pas du tout de toute façon et je vais devoir être patiente. Mais ça, je ne sais pas vraiment faire … Alors je trépigne.

« Bon, tu veux qu’on joue aux interrogatoires encore longtemps ou je peux enfin t’amener au premier endroit ? »
« Premier endroit ? Parce que y en a plusieurs ?! »

Je reste conne, la bouche ouverte et les yeux écarquillés, alors que lui se marre bien entendu. Il m'attrape la main et m’entraîne avec lui je ne sais trop où, c'est plus fort que moi je continue de tenter.

« Est ce que je peux avoir un indice au moins ? »

Pas de réponse, évidemment, et si je n'étais pas totalement focalisée sur ce truc qui me prend tout le cerveau, je le détesterais pour ce sourire en coin qui ne le quitte pas.

« Aller steuplait ! Un tout petit indice ! Sois pas vache. »
« Prête ? Ca va être l’heure du retourne boyaux… »
« Hein ? »

C'est comme si j'ouvrais les yeux. Je réalise où on se trouve et surtout ce qu'il y a devant nous. D'apparence une simple porte, vieille et abîmée, mais magiquement bien plus que ça : Il s'agit d'un Portoloin planqué dans une ruelle où le passage doit se faire très rare.
Dans ma tête je suis déjà entrain de tracer un schéma, tirer des conclusions, soumettre des hypothèses. Qui dit Portoloin dit voyage loin … Oui, mais loin à quel point ? Est ce qu'on change de continent pour aller chez lui ? Je ne suis pas du tout concentrée sur ce qu'il fait et manque de rater le signal. Pourtant, quand on arrive à destination, je ne suis clairement pas la plus « dérangée » par le voyage.

« Puta de mierda, jamais je m’y ferais à ce truc ! Ca va ? »
« Oui ça va, merci. Et toi ? »

Si je le regarde en souriant ça n'est pas parce que je me moque mais simplement parce que je le trouve attendrissant et que ça réaction impulsive, espagnol au programme, m'amuse. C'est tranquillement que je m'approche de lui et passe mes bras autour de sa taille avant de déposer un baiser sur ses lèvres.

« Et là, ça va mieux ? »

Il est tout aussi tranquille et calme que je le suis, ce baiser, mais n'allez pas croire que j'ai oublié toutes les questions qui me tournent en tête pour autant. D'autant plus avec tous ces nouveaux indices, qu'ils soient météorologiques, architecturaux, et j'en passe. Il règne ici une ambiance que je ne pense pas avoir déjà côtoyé et je commence à sourire comme une enfant qui découvre son cadeau au pied du sapin de Noël, prenant le temps de défaire précautionneusement le papier pour finalement garder la surprise jusqu'au bout.

« Je sais que tu te demandes où est-ce qu’on est. Viens. »

Il me tend la main et je noue mes doigts aux siens, excitée comme une puce, presque sautillant sur place. On sort de la ruelle et là je me prends une claque pleine de vie en plein thorax. Des couleurs, des odeurs, des gens partout et mon regard qui ne sait plus où se poser, sourire bloqué sur les lèvres. Il y a des indices évident, à commencer par la langue parlée par ces personnes qui vont et viennent devant nous, mais il n'y a que lorsque Mateo exprime clairement la réalité que je prends conscience de l'endroit où l'on se trouve.

« Bienvenido a España ! »

Et celle-là, autant le dire, je ne l'ai pas vu venir. Ça me prend quelques secondes avant de réagir, mon attention est accaparée par tellement de choses à la fois et son annonce me plonge dans un certain état de choc alors j'ai du mal à revenir sur terre. C'est encore pire quand il poursuit.

« Et c’est là-bas que je t’invite à dîner et où j’essaierai de ne tuer aucun serveur. Ou alors, j’irai cacher le corps au milieu de la cambrousse, là où ça craint le moins. »

Je secoue la tête, comme pour reprendre mes esprits pour suivre son regard et découvrir une jolie terrasse ornée de lampions, qui cache un petit restaurant que je meurs d'envie de découvrir. Mais avant ça ...

« On s'en fout des serveurs, viens par là. »

Je lui saute au cou, ni plus ni moins. En fait, je lui saute carrément dans les bras et noue mes jambes autour de ses hanches en me blottissant contre lui, le serrant comme une folle comme si je voulais me fondre en lui. Cette réaction est à mon image, impulsive et 100% représentative de ce que je ressens.
L'année n'a pas été évidente. Pour personne évidemment mais d'une certaine manière ces derniers mois m'ont plus marqué et chamboulé que les années qu'on a passé enfermé entre les murs de ce grand château qui a été ma deuxième maison pendant quasiment une décennie et que je ne reverrais jamais. Alors ça, ce cadeau, cette surprise – et apparemment je n'en suis pas au bout en plus de ça – cette occasion d'être là tous les deux … Je lui en suis incroyablement reconnaissante. Je pourrais presque avoir l'air triste en cet instant et pourtant, c'est bien une bulle de bonheur qui crépite dans mon ventre. Je ne suis pas triste, je crois que ce sont simplement, d'une certaine façon, les nerfs qui lâchent par rapport à certaines choses.
Et je n'ai pas envie d'y penser, à ces choses. J'ai envie de vivre l'instant présent, de profiter de cette surprise incroyable organisée par l'homme que j'aime, une surprise qui a d'autant plus de saveur quand on connaît le tempérament du Texan.
Je finis par descendre de mon perchoir en me laissant glisser contre lui mais sans le quitter pour autant et je ne quitte pas ses bras, j'en ai pas du tout envie. Au lieu de ça je passe mes bras autour de sa taille et enfouie mon visage dans le creux de son cou, avec l'envie d'y rester quelques secondes parce que je m'y sens bien, apaisée, en sécurité. Il y a quelque chose qui a éclaté en moi je le sens bien, je me sens un peu déboussolée mais compte bien reprendre le dessus rapidement. Pour profiter à fond de ce moment rien qu'à nous.

« Merci pour tout ça, c'est vraiment génial. »

Je m'écarte finalement et pose ma main sur sa joue, l'embrassant avec tendresse et tout l'amour que je ressens pour celui que j'ai traité de connard arrogant pendant des mois avant d'en tomber folle amoureuse.

« J't'adore. »

Un soupir m'échappe, mes épaules s'affaissent et je ferme les yeux une seconde, laissant le bien être afflué en moi alors que notre environnement s'imprègne en moi. Ça et sa présence. Puis j'ouvre mes paupières et ça n'est plus la même Riley.

« Et je meurs de faim ! »

J'attrape sa main sans plus de cérémonie et le tire derrière moi en filant comme une flèche vers le restaurant où nous accueille un homme charmant d'une quarantaine d'année. Monsieur et Madame Vargas … Mateo a réservé à son nom, bien sûr, donc il s'est présenté et … c'est comme ça que c'est homme nous a appelé. Ça nous a fait rire mais ça m'a aussi fait autre chose. Je ne dirais pas ce que c'est parce que je serais la première à en flipper.
Une fois installés, et au grand plaisir de mon cher et tendre qui se retient de rire je le vois bien, ça n'est pas un serveur mais une serveuse que nous avons. Et bla bla bla, vas-y que je te parle en espagnol en te faisant des œillades, et tel plat c'est le meilleur, et si senorita, et gnagnagna. Oh c'est génial, on parle la même langue ! Connasse. Une fois qu'elle s'éloigne, et après lui avoir adressé un sourire faux au possible – suffisamment éloquent pour avoir l'air de Mme Désagréable – ça ne loupe pas, évidemment ...

« Finalement c'est probablement moi qui vais finir par disparaître dans les bois pour jouer à cache-cache avec Dolorès ou Maria si elle continue à te sourire comme elle le fait. »

Cette morue.
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MessageSujet: Re: [ECOSSE] And everytime I go to bed, an image of you flickers in my head ▬ Mateo   Mer 31 Jan 2018 - 17:47

And everytime I go to bed, an image of you flickers in my head
EXORDIUM.
- On s'en fout des serveurs, viens par là.

Je ne pouvais pas m’attendre à autre chose qu’à sa spontanéité. Quand quelque chose lui plait ou non, on le sait, même lorsqu’elle essaie de nous dissimuler sa façon de penser. Alors quand je la réceptionne dans mes bras et la serre contre moi, je sais au moins que je n’me suis pas foiré ni sur l’endroit, ni sur le restau, même si nous n’y avons pas encore mit les pieds.
Ca m’angoissais, un peu. J’suis pas le genre de type à être très… démonstratif. Tout ce que je viens de faire là, pour elle, jamais je ne l’aurai fais avant parce que je jugeais que c’était des conneries, des trucs pour les couples niais, dégueulant d’amour et qui m’filais la gerbe… Jusqu’à ce que je rencontre Riley. Ou plutôt, que j’en tombe amoureux. Et aujourd’hui, je saisis mieux le pourquoi il est agréable d’organiser ce genre de moment, complètement à part du reste du monde. Juste entre elle et moi. J’suis pas le petit ami idéal sur bien des points, j’interprète souvent de travers et j’ai du mal à être attentif même pour les choses les plus importantes mais je n’suis pas con non plus. Je sais que l’année a été éprouvante pour Riley notamment lorsque Charleen a été touchée par les chocolats, que tout ça n’a pas été de tout repos pour elle et qu’aujourd’hui, c’est à son tour de se détendre, de prendre du temps pour elle. Je me charge de tout même si j’ai galéré à organiser le tout, en essayant de penser à tous les détails – Merci mama… – pour que cette soirée soit parfaite.

De la voir aussi heureuse me suffit donc à me dire que je suis sur la bonne voie. Je la conserve contre moi-même lorsqu’elle descend, son visage dans le creux de mon cou.

- Merci pour tout ça, c'est vraiment génial.

Sa main sur ma joue, nos lèvres scellées pour un échange bourré d’amour et de tendresse, je me laisse aller à ce moment tranquille, apaisant, loin de tout et de tous.

- C’est rien.
- J't'adore.
- Seulement ?

Je la taquine, la charrie un peu, pas du tout regardant sur les mots employés.

- Et je meurs de faim !

Et c’est partie… Parce que cette femme ne sait pas rester calme plus de deux minutes trente, alors elle me tire en avant pour filer droit vers le restau que je lui ai présenté. Son enthousiasme est communicatif, j’ai un sourire large et j’me sens encore plus léger que lorsque je l’ai amené ici.
Un type d’une quarantaine d’année nous accueille et c’est en espagnol que je lui explique que nous avons réservé une table au nom de Vargas. Il vérifie et nous avons le droit à un « Monsieur et Madame Vargas » alors qu’il nous invite à le suivre… C’est étrange. L’appellation j’veux dire. Avec le même nom, comme si nous étions un couple marié. C’est pas désagréable en soi mais étrange. Comme hors du temps finalement, une espèce d’autre dimension.

Il nous installe de l’autre côté du restaurant, au plein cœur d’une terrasse entourée de pierre apparente, des lampions aux multiples couleurs suspendu autour de nous mais aussi des arbustes et autre végétation pour orner le reste de la décoration qui nous dépayse, encore une fois.
Et qui est-ce qui vient prendre en charge notre table… ?

- Hola !

Une jolie brune qui porte le pays dans son sourire et son regard qu’elle nous accorde à tous les deux. Un fou rire me prend et ça n’a rien contre elle mais plutôt parce que je sens d’ici les yeux assassins de Riley qui se braque aussitôt sur la serveuse avec qui j’échange en espagnol, afin de savoir quel plat nous conseille-t-elle, quel vin. Elle me conseille avec un large sourire, peut-être quelques œillades charmantes mais rien de bien méchant … mais avec une nana comme Riley, toute œillade est une attaque potentiel contre sa propriété. Aka moi.

- Finalement c'est probablement moi qui vais finir par disparaître dans les bois pour jouer à cache-cache avec Dolorès ou Maria si elle continue à te sourire comme elle le fait.

J’éclate de rire, ne pouvant pas me retenir plus longtemps devant la gueule qu’elle tire.

- T’as oublié Daniela dans le lot, non ?

Mon rire redouble alors que j’attrape sa main dans la mienne, lui offrant un clin d’œil.

- Tu n'vas jouer à cache-cache avec personne, à moins que tu ne veuilles louper tout le reste de TA soirée et que je ne sois obligé d’inviter la serveur à la place..

Nouvelle taquinerie qui me vaut un coup de pieds sous la table qui me tire un grognement douloureux entre-coupé d’un rire. Je la fais chier, encore et ça ne serait pas moi si je ne le faisais pas. Elle me connait par cœur tout comme moi qui sait où frapper pour l’emmerder un peu.
Mais comme je l’ai dit ,c’est SA soirée alors je tâcherais de ne pas trop le faire ce soir.

- Allez, choisit ton plat. Parait que les gambas à l’ail sont super bonnes et que la paella l’est tout autant.

Dit-il alors qu’il se laisse aller contre son siège, carte en main. Je pense que je vais plutôt pencher pour la paella justement puisque je n’ai pas encore eu l’occasion d’en goûter une du pays et que je sais qu’elles ont la réputation d’être excellente. Avec ça, je jette mon dévolu sur la bouteille de vin qui est préconiser pour accompagner ce plat avant que la serveuse ne revienne, toute sourire.

- Desea pedir ?
- Si

Je lui commande la paella, laisse Riley choisir son propre plat non sans manquer sa froideur dissimulé derrière un sourire totalement faux et exagéré qui m’amuse et demande également la bouteille de vin avec.
En attendant, je glisse de nouveau ma main vers elle, saisit ses doigts entre les miens, lui accordant un sourire tranquille, presque doux.

- Mise à part ta nouvelle meilleure copine, l’endroit te plait ?

Je l’écoute, attentivement et je sais qu’elle se pose un million de question puisqu’après le restaurant, je compte bien l’amener ailleurs, dans un endroit bien différent de ce que nous avons là mais qui devrait la charmer tout autant.
Enfin, je l’espère.

- Comment avance les préparatifs du mariage de tes parents ? Pas trop stressée ?

Ce soir, que des sujets légers. Ou moins, si elle veut aborder des choses qui la pèsent, lui tienne à cœur. Ca sera à son bon vouloir puisque c’est elle la maitresse de soirée ce soir.
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MessageSujet: Re: [ECOSSE] And everytime I go to bed, an image of you flickers in my head ▬ Mateo   Ven 2 Fév 2018 - 19:10

Évidemment, il éclate de rire. En soi c'est la meilleure réaction à avoir et en mon fort intérieur je me rends compte du ridicule de la situation mais c'est plus fort que moi.

« T’as oublié Daniela dans le lot, non ? »
« Fais pas trop le malin Vargas ! »

Je m'offusque réellement, il se marre de plus belle. C'est souvent comme ça que ça se passe, je pète une durite sur une pauvre fille qui la plus part du temps n'a rien fait et lui se paie ma tête – à raison, je le sais, mais chut. Par contre quand c'est l'inverse, ça se passe différemment … En général je n'éclate pas de rire et ça se termine en dispute explosive.
C’est ça, fais-moi un clin d’œil … Mais quand sa main attrape la mienne mes doigts se serrent instinctivement autour des siens et ça n’est en aucun cas dans le but de lui faire mal cette fois. Bien au contraire.

« Tu n'vas jouer à cache-cache avec personne, à moins que tu ne veuilles louper tout le reste de TA soirée et que je ne sois obligé d’inviter la serveuse à la place. »

Le coup part tout seul.

Un bon coup de pied en plein dans le tibia et un regard noir. Parfois je me dis que j'ai vraiment un problème, d'autant que j'en retire une certaine satisfaction de constater par ce grognement que je lui ai fait mal … Oops.
Mais il faut le dire, ça ne l’empêche pas de continuer à se marrer, je crois même que ça l’amuse encore plus. Aurais-tu envie que je passe ma soirée à bouder ? Le pire c’est qu’en une seconde il est capable de me faire radicalement changer d’état d’esprit et de me rendre douce comme une agnelle … Ou l’inverse. Ça n’a pas d’importance, même si j’ai un caractère de merdre je sais aussi faire la part des choses – parfois – et dans le fond personne d’autre n’existe ce soir à part nous deux.

« Allez, choisit ton plat. Parait que les gambas à l’ail sont super bonnes et que la paella l’est tout autant. »

Gambas, paella … Il n’y a qu’à entendre ces mots et regarder partout autour de nous pour se laisser enivrer par les lieux et j’oublie rapidement ma nouvelle meilleure amie – Parlant de meilleure amie, je suis certaine que Kezaboulette serait ravie de me rejoindre ici pour enterrer cette Miss Tortillas dans le fond du parc en toute discrétion. Elle !
Les plats sont traduits en anglais sur la carte, je m’en sors sans trop de mal et la détaille mais reviens vite sur ce qui m’a tapé dans l’œil quasiment immédiatement : La paella.

« Desea pedir ? »
« Si. »

Je suis à deux doigts de leur faire remarquer que c’est extrêmement impoli de parler une langue que l’une des personnes présente ne comprend pas, en pure mauvaise foi, avant de me souvenir qu’on est en Espagne et que ça n’est pas à elle de faire un effort mais à moi. Hola, Que tal ? Soy Riley. Maintenant arrête de sourire à mon mec comme si t’allais le manger à la sauce piquante. Gracias.

Bref, paella ce sera. Pour lui comme pour moi. Avec un peu de vin.

« Mise à part ta nouvelle meilleure copine, l’endroit te plait ? »
« Muchos. »

Ça sort du tac au tac et avec aplomb alors que je le regarde droit dans les yeux, buvant une gorgée d'eau, l'air fier.

« Quoi ? J'vais quand même pas laisser la cousine de Rina te subjuguer avec son super accent alors que le mien est carrément plus sexy. »

Une seconde je suis sérieuse, celle d'après j'éclate de rire, fière de ma connerie telle une véritable gamine. Mon accent, sexy ? Vous avez déjà entendu un Écossais parler Espagnol ? Non croyez moi il n'y a rien de pire pour faire des cauchemars. D'ailleurs parlant de Rina ... c'est pour ça qu'on est en Espagne ?! T'espère la croiser c'est ça ?! Je plaisante. Non mais vraiment, je plaisante ! Je sais que j'ai un sacré grain mais quand même.

« Plus sérieusement, j'adore cet endroit. »

Et cette soirée, le mal qu'il s'est donné pour m'offrir tout ça en allant de surprise en surprise et s'il pense que je ne suis pas entrain de chercher la suite dans ma tête depuis qu'on est arrivé ici … Il me connait trop bien, il sait parfaitement ce qui se passe dans ma tête. Sa main dans la mienne je me sens gâtée, comblée, et très heureuse. Très amoureuse aussi. Il me surprend d'une belle manière, même si je me comporte comme une folle à cause de Barbie Paella c'est plus du cinéma qu'autre chose, lié à toutes les émotions qui me traversent depuis le départ.

« Comment avance les préparatifs du mariage de tes parents ? Pas trop stressée ? »
« Surexcitée surtout. En fait, Peter et Maman ont l'air carrément blasés à côté de Charleen et moi. »

Je lâche un rire réellement amusé parce que c'est tellement le cas. Sérieusement, je cours partout, en parle tout le temps, avec la frangine on est à fond sur les plans de table, les invités qu'on passe notre temps à critiquer en douce, le repas, les fleurs, nos cadeaux pour eux, etc … Et je raconte tout ça à Mateo avec un sourire que je devine lumineux. Je ne pensais pas que ce mariage pouvait me rendre aussi enjouée mais c'est pourtant le cas. Maintenant que je suis certaine du fait que Papa n'est pas affecté par tout ça, qu'il a totalement tourné la page, je m'y plonge à corps perdu.
Nos plats arrivent, dire qu'on se régale est un euphémisme tant cette paella est divine et le vin réussi même à me rendre agréable et sincèrement souriante avec Maria Dolores Hasta Luego. Une place pour le dessert ? Bien sûr. Enfin … Je crois. Ma main droite tâte mon ventre et j'ai comme un doute. Je relève le menton vers lui et lui adresse un large sourire.

« J’espère que tu ne m’emmènes pas faire un marathon ou de la varappes parce que tu vas devoir me porter si c’est le cas. »

Je n'ai pas évoqué le sujet de tout le repas, plongé dans l'instant, dans nos conversations abordant aussi bien ma famille que la sienne, les copains, les choses qu'on a envie de faire tous les deux, mais là … Je ne tiens plus. Mes deux mains se plaquent sur la table de chaque côté de mon assiette vite faisant sursauter le couple installé à la table d'à côté.

« On va où ? On fait quoi ? Je veux savoir là, maintenant, tout de suite. S’il te plaaaaaaiiit ! Je tiens plus. »

Et je le regarde avec un air suppliant, espérant l'amadouer par les sentiments alors que je sais pertinemment que ça ne fonctionnera pas. Enfin, pas par ses sentiments là en tout cas … mais même si j'ai envie de lui faire du chantage, une part de moi souhaite néanmoins conserver la surprise. On a qu'à y aller tout de suite comme ça le problème est réglé. Je me serais contenté de bien moins, fallait pas me dire qu'il y avait plus ! Au fait, je t'aime Gaucho.
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MessageSujet: Re: [ECOSSE] And everytime I go to bed, an image of you flickers in my head ▬ Mateo   Lun 19 Fév 2018 - 11:11

And everytime I go to bed, an image of you flickers in my head
EXORDIUM.
Certes, j’ai fantasmer longtemps sur Rina, c’est vrai… Et même si je n’aurai jamais cru dire ça un jour, je n’échangerais mon écossaise pour rien au monde. Même pour quelqu’un comme Katherine. Riley a le tempérament qu’il me faut et j’en ai rien à foutre si certain la trouve trop changeante ou abusive. Moi, elle me convient très bien comme ça.

- Surexcitée surtout. En fait, Peter et Maman ont l'air carrément blasés à côté de Charleen et moi.
- Etonnant tiens.

Je n’suis même pas surprit et mon rire accompagne le sien, les imaginant toutes les deux parfaitement. J’suis certain qu’elles organisent la moitié des trucs à elles deux…
Je l’écoute me raconter tout de long en large en travers et si je voulais conserver ne serait-ce que la couleur des sièges en surprise pour ce mariage, c’est foutu. Mais à aucun moment je ne l’interromps, bien trop amusé de la voir si enthousiaste et lumineuse à l’idée de voir les parents se mariés et ainsi, unir un peu plus la famille qu’ils sont déjà.
La discussion s’étend, la bouffe arrive et nous la dégustons tout en parlant de choses plus ou moins sérieuses, virevoltant clairement entre plusieurs sujets différents, nous lançant même parfois dans des débats qui n’ont, au final, plus vraiment de sens tant on s’y perd. Le vin nous rend presque euphorique, surtout Riley – aucune fierté là-dedans, j’dois seulement ça à des années d’entrainement – qui semble beaucoup moins détester la serveuse maintenant…

- J’espère que tu ne m’emmènes pas faire un marathon ou de la varappes parce que tu vas devoir me porter si c’est le cas.
- C’est mort… Faut déjà que j’me porte moi-même.

Parce que ouais, j’ai très clairement trop bouffé putain. Et bien bu aussi, certes. Et je crois que je me passerais de dessert…Quoi que ça dépend de quel dessert on parle.

- On va où ? On fait quoi ? Je veux savoir là, maintenant, tout de suite. S’il te plaaaaaaiiit ! Je tiens plus.
- J’étais tellement étonné que tu n’en ai pas parlé de TOUT le repas. Ça tient du miracle !

Je ricane, moqueur et taquin avant de me redresser, faisant mine de réfléchir.

- J’sais pas si tu mérites à ce qu’on bouge tout de suite…

C’est faux, bien évidemment mais j’aime bien la faire mariner un peu, la voir s’agacer d’impatience.

- Bon ok. En fait, j’te ramène chez toi. Y a pas d’autres surprise après… Je laisse planer un court silence avant d’éclater de rire. Ca va ! J’déconne. Viens.

Je me lève, lui faisant signe d’en faire tout autant. Direction l’accueil afin de payer le repas puis nous rejoignons l’extérieur où, je l’admets, ça fait du bien de prendre l’air après avoir autant manger. Je trouve sa main que je garde au creux de la mienne, nous menant au travers la rue encore pleinement animée par la foule, les touristes, les habitants. On s’arrête à deux trois endroits pour contempler quelques merveilles avant de poursuivre notre balade du soir jusqu’au bord de la plage, un peu plus loin. Il nous faut encore quinze bonnes minutes de marche pour nous éloigner du bruit, du cœur palpitant de cette ville et se retrouver un peu plus isoler, la structure d’une petite maisonnette se dessinant un peu plus loin, en haut d’une colline de sable. Je guide Riley toujours sur l’allée pavé, la plage en contrebas, l’air de rien, avant de prendre le petit chemin qui mène au portillon.

- Ca t’ira pour passer la nuit ?

J’agite une petite paire de clé… ca n’a rien d’extraordinaire mais j’visais pas non plus un manoir pour une nuit. Juste un coin tranquille, presque intimiste avec en plus la plage en bas de la colline mais surtout, la mer. Je pousse le portillon puis ouvre la porte avant d’allumer la lumière sur une pièce simple mais chaleureuse, avec quelques poutres apparentes. Une petit salon cuisine et une autre pièce pour la chambre sans oublier la salle de bain. Une baie vitrée avec vue sur la mer, parquet au sol, tout est là pour être bien. Un véritable cocoon de tranquillité pour passer le reste de la soirée, la nuit et une partie de la journée demain.

- J’me disais que c’était le coin parfait pour prendre un peu de temps pour nous. Je me tourne vers elle, un air un peu plus formel sur le visage. J’ai pas trop l’habitude de l’être mais cette fois les choses sont différentes. On n’a jamais pu avoir un vrai moment à nous et j’avais envie de changer ça, de faire des efforts. Aussi. J’suis pas toujours le mec idéal qui répond correctement aux attentes mais j’sais que t’en as particulièrement bavé cette année, notamment avec l’histoire de Charleen.

Et loin de moi l’idée de voir ça comme un reproche envers sa sœur ou quoi que ce soit d’autre. Il y avait toutes les raisons pour que la situation soit compliquée aussi bien pour elle que pour Riley.

- Ce weekend, il est pour toi. Pour que tu te détendes et que tu décompresses un peu.

J’sais pas si j’explique bien, si elle voit où j’veux en venir mais j’me sens un peu con de lui dire tout ça, même si j’le pense, que j’suis sincère. Encore une fois, les mots ne sont pas mon fort alors j’fais au mieux pour lui faire comprendre que tout ça, cette soirée, cette nuit et demain c’est pour qu’elle relâche la pression.
Pour que j’puisse m’occuper d’elle. A mon tour.
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MessageSujet: Re: [ECOSSE] And everytime I go to bed, an image of you flickers in my head ▬ Mateo   Mer 7 Mar 2018 - 20:59

« J’étais tellement étonné que tu n’en ai pas parlé de TOUT le repas. Ça tient du miracle ! »

Il ricane, se moque de moi et si je n’explose pas en l’insultant c’est tout simplement parce que je me recule contre le dossier de mon siège et croise les bras, boudeuse. Réellement ? Non. Pas ce soir. Pas comme ça. Pas maintenant. Les habitudes ont la peau dur et le naturel revient au galop, on le sait, mais il ne faut quand même pas pousser. Et regarder le entrain de réfléchir comme s’il allait prendre la décision la plus importante de sa vie !

« J’sais pas si tu mérites à ce qu’on bouge tout de suite… »

Il me connait par cœur, évidemment, sait donc sur quel bouton appuyer pour me taquiner le plus et jouer sur mon impatience et l’agacement que ce genre de choses fait naitre chez moi. Ce qui fonctionne très bien puisque je suis entrain de me mordre l’intérieur de la joue, un demi-sourire que je retiens sur les lèvres, les bras toujours croisés. Muette. Comme quoi tout est possible.

« Bon ok. En fait, j’te ramène chez toi. Y a pas d’autres surprise après… »

AHAH ! Mais t’es un p’tit comique dis donc ! Accouche Vargas ou je passe par-dessus la table et je te fais parler.

« Ca va ! J’déconne. Viens. »

Il se lève, je mets un quart de seconde à percuter sous l’effet de la surprise et l’impatience se transforme en enthousiasme. Pas trop hystérique, ça va, j’arrive à me tenir à peu près. Ma main glisse dans la sienne alors qu’on quitte notre table. Passage par l’accueil pour régler la note puis l’extérieur, où j’oublie mon impatience et pose à nouveau mes yeux sur ce décor que je découvre et qui me fascine. Je le suis tranquillement, profitant de cette promenade en amoureux comme de l’endroit et plus encore de sa présence, de nous. Ca n’est pas la première fois qu’on se retrouve seuls quelque part tous les deux, on a eu l’occasion d’en avoir un rapide aperçu lors des dernières vacances après qu’il m’ait présenté à sa famille, mais je ne sais pas, je ressens les choses différemment cette fois.
Je pourrais marcher comme ça pendant des heures, dans la douce chaleur du soir, à découvrir des paysages et des architectures qu’il ne m’a jamais été donné de voir. Il m’explique des choses, m’apprend quelques mots en espagnol, me traduit ce que je ne comprends pas et je crois que je nous ai rarement connus aussi calmes et tranquilles. Je me sens détendue, reposée, apaisée tout en prenant conscience que tout ça, ce changement de décor, prendre le temps de vivre, partager tout ça avec lui, j’en avais besoin.
Puis on s’éloigne de la ville, les lumières, le bruit et l’agitation s’éteignent au fur et à mesure de nos pas qui se font en silence, seul l’écho des vagues sur la plage en contre-bas et le chant des insectes nocturnes venant alimenter l’ambiance sonore. Jusqu’ici je pensais simplement qu’on se promenait sans destination particulière, ayant oublié – je le confesse – la prochaine surprise qui m’attend. Ça n’est que lorsqu’il prend le chemin qui mène à un petit portillon derrière lequel se trouve une maisonnette isolée que je réalise. Non, cette marche n’était pas sans destination particulière.

« Ca t’ira pour passer la nuit ? »

J’entends plus que je ne vois des clés qui teintent les unes contre les autres alors que mon regard est bloqué sur la petite maison. En réalité, il n’y a pas que mon regard qui bloque, c’est mon aussi mon esprit et mon corps tout entier. Par la surprise, par les émotions qui m’envahissent.
Mateo pousse le portillon et ouvre la porte, je le suis sans rien dire, sonnée, sans parvenir à réellement me sortir de cet état. C’est arrivé sans prévenir. Il entre et allume la lumière, mes yeux découvrent une pièce de vie simple, chaleureuse, très jolie, où se trouve une sorte de petit salon et une cuisine. Je devine une chambre, sans doute une salle de bain, mais surtout un endroit qui me donne l’impression d’être … un cocon. Et toujours aucune réaction de ma part.

« J’me disais que c’était le coin parfait pour prendre un peu de temps pour nous. »

Mes yeux se perdent sur la baie vitrée, sur l’extérieur que je ne distingue pas vraiment et j’ai l’impression de bouger, de ressentir au ralenti. Son regard se pose sur moi, je peux le sentir, tout comme je perçois une certaine forme de formalité mal à l’aise dans le son de sa voix.

« J’ai pas trop l’habitude de l’être mais cette fois les choses sont différentes. On n’a jamais pu avoir un vrai moment à nous et j’avais envie de changer ça, de faire des efforts. Aussi. J’suis pas toujours le mec idéal qui répond correctement aux attentes mais j’sais que t’en as particulièrement bavé cette année,notamment avec l’histoire de Charleen. »

Je fais quelques pas dans la maison, passe devant la baie vitrée mais nul besoin de croiser mon reflet pour comprendre, pour sentir les picotements envahir mes yeux et l’humidité qui s’invite sous mes paupières. Ces mots ont sur moi un impact auquel je ne m’attendais pas. Ses intentions me touchent en plein cœur et c’est comme si un mur éclatait autour de moi, s’écroulait, pour mieux me laisser immobile au milieu d’un terrain vague sans plus rien pour me soutenir. Plus rien ? Non. Bien sûr que non, parce que ça n’est plus un mur ni même une barricade mais deux bras solides : Les siens. Qu’il m’offre en cet instant quand bien même je les ai toujours sus et sentis présent malgré tout ce qu’il peut penser et dire de lui.

« Ce weekend, il est pour toi. Pour que tu te détendes et que tu décompresses un peu. »

Les sanglots me serrent la gorge, m'étranglent alors que je tente de les retenir par fierté, par habitude, sans pour ne pas céder, mais quand mon corps commence à trembler je lâche prise. Parce que c'est épuisant de luter contre soi-même. Parce que je n'ai plus aucune raison de le faire en cet instant. Et si je me retourne lentement vers lui, m'immobilise une seconde alors que les larmes sont à la frontières de mes paupières, c'est d'un pas rapide que je franchis les mètres qui nous séparent et me jette contre lui, mes bras autour de son cou et mes jambes autour de ses hanches.

« Merci. »

A peine dans ses bras j'éclate, les dernières résistances cèdent et un profond soulagement m'envahit alors que je resserre mon emprise autour de lui et que je le sens me soutenir même s'il a fait un pas en arrière. Il tient bon, je sais qu'il ne me lâchera pas et sa présence et la seule chose dont j'ai envie et besoin en cet instant, à l'abri dans ce cocon rien qu'à nous. Je ne connais pas cet endroit, je n'y ai pas mes repères, peut-être que j'aurais peur une fois les lumières éteintes, mais je sais qu'il est là.
Les secondes s'écoulent, se transforment en minutes et les grandes eaux ne semblent pas vouloir se tarir. J'en ai mal aux yeux, des courbatures tant mon corps tremble et se laisse aller à ce lâcher prise, mais à chaque larme qui s'écoule c'est comme si un poids délestait mes épaules. Si mon emprise autour de lui se desserre au fur et à mesure que je perds de la force, c'est parce que je me détends. Et parce que l'épuisement me gagne, suite logique du processus. Petit à petit le flot s'interrompt, ne reste que quelques petits reniflements et les yeux qui brûlent, mon visage niché dans son cou alors que mes pieds ont retrouvé le sol en douceur et mes mains accrochées à son col.

« Désolée. »

Un long et profond soupir m'échappe alors que je ne bouge pas d'un millimètre mais juste après c'est un sourire qui étire timidement mes lèvres.

« D'avoir ruiné ta chemise en me mouchant dedans. »

Et ce sourire se transforme en rire. La seconde suivante je m'écarte mais ne le lâche pas pour autant. Mes mains restent accrochées à son haut, je ne le regarde pas parce que je n'en suis pour le moment pas capable mais je devine sa bienveillance à mon égard par son regard, ses gestes, son attitude et son être tout entier. Et ça me fait énormément de bien.

« Je pensais pas avoir autant besoin de lâcher prise. »

Ni besoin de ça.

Mais il a raison, et je me dis que parfois j'ai du le laisser de côté avec tout ce qu'il s'est passé, mais il ne m'en a jamais tenu rigueur. Vrai que j'en ai bavé avec ce qu'il s'est passé avec Charleen. La mort de Megan m'a aussi affecté, d'une certaine façon. Il y a eu la grossesse de Kezabel puis son avortement, qui ont généré une certaine forme de stress que je n'ai pas évacué parce que j'ai instinctivement été un roc pour elle. Je ne les blâme pas évidemment, jamais ça ne me traverserait l'esprit, pas une seule seconde, mais je n'avais pas réalisé à quel point j'avais engrangé autant de … d'angoisses ? Tout un tas de choses à vrai dire. Je n'ai jamais ou presque laissé aller mes émotions.
Nouveau soupir. Je me laisse aller contre lui quelques minutes encore, bercée dans ses bras et par le silence. Je n'ai pas envie de quitter l'étreinte dans laquelle il me garde, je m'y sens bien, au chaud, protégée et en sécurité. Je sais qu'en cet instant il n'y a que moi qui existe pour lui et c'est ce dont j'ai besoin, égoïstement. Puis je m'écarte finalement, m'essuie la joue et me frotte les yeux avant d'observer à nouveau la pièce, ma main glissant dans ma sienne.

« Cet endroit est super, c’est magnifique. Je m’y sens déjà tellement bien. »

Autant qu'on peut l'être après un tel craquage évidemment mais en réalité, le fait d'avoir lâché du lest me fait me sentir bien à présent. Réellement. Fatiguée, mais bien. Reposée, paradoxalement.

« T’es peut-être pas le mec idéal selon tes critères mais en tout cas, ce que tu fais pour moi, pour nous, je n’aurais pas pu rêver mieux. Merci beaucoup. »

En douceur ma paume libre glisse sur sa joue mal rasée et je viens chercher ses lèvres.

Un mec idéal j'en voudrais pas. Je n'aime pas quand c'est lisse, trop parfait, ennuyeux … Je suis tombée folle amoureuse d'un voyou comme aime les appeler certains, un mauvais garçon, qui se fout de l'autorité et des conventions. C'est un très très gros raccourcis et bien sur les apparences jouent beaucoup même s'il a réellement été comme ça et qu'il l'est toujours d'une certaine manière. Mais il est tellement plus que ça et surtout, il me plait comme ça. Pas autrement. J'aime que tout ne soit pas parfait, j'aime qu'on se prenne la tête pour des conneries, qu'on se comprenne d'un regard ou qu'on n'arrive pas à communiquer coincé chacun dans sa fierté à la con … Parce que quand il se produit quelque chose comme ça, c'est encore plus fort, bien plus puissant.

« J’ai l’impression que si je me pose je vais dormir pendant 12h d’affilées … »

En réalité, c’est exactement ce qu’il s’est passé. J’ai eu le malheur de fermer les yeux une seconde alors qu’on discutait, tous les deux posé dans le même fauteuil. Ou plutôt lui posé dans le fauteuil et moi posée sur lui … Ma tête contre son épaule, je crois que les lumières se sont éteintes en plein milieu d’une phrase et quand j’ai ouvert les yeux c’était déjà le milieu de matinée, j’étais bien au chaud sous la couette parce que mon mec qui ne se trouve pas idéal m’a gentiment porté jusqu’au lit la veille.
Je m'en veux un peu d'avoir sombrer de cette manière, que ce soit dans les larmes ou le sommeil, parce que ça n'est pas comme ça qu'était censé se passer ce weekend, notre weekend, mais d'un autre côté je comprends aussi que j'en avais besoin et que quelque part, il s'y attendait peut-être. Que c'était peut-être même, en partie, le but de la manœuvre. Ça ne nous a pas empêché de profiter du dimanche, entre le cocon de la maisonnette ou la plage, avant de rentrer tranquillement en Écosse.

J'ai aimé par la suite le voir discuter et rire avec mon père alors qu'il a passé la soirée du dimanche avec nous quand on est rentrés, revoir ses parents la semaine suivante, qu'on aille se perdre dans un road trip en Amérique du Sud puis l'emmener avant ça et par surprise dans les Highlands, plus haut dans mon Écosse natale. Des moments rien qu'à nous on en a eu des tas pour se rattraper, puis des moments en famille, entre copains aussi. La vie, en fait, comme on la découvre en dehors des murs de Poudlard. Je ne sais pas ce que nous réserve l'avenir et à dire vrai je n'ai pas tellement envie d'y penser pour le moment mais je suis certaine d'une chose, qu'importe ceux qui me diront que rien n'est jamais figé : J'avancerai avec la main de cet homme dans la mienne. Mon homme. Mon Gaucho.

▬ FIN ▬
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