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 This is Mambo N°5 ▬ Margo

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MessageSujet: This is Mambo N°5 ▬ Margo   Sam 11 Nov 2017 - 18:20

Samedi 11 Juillet 2015 – Fin d'après-midi
This is Mambo N°5



Margo & Cameron

« Bon, on y va ou je dois encore vous attendre pendant ¾ d'heure ? »

Si je me m'impatiente réellement ? Non, j'aime simplement jouer le rabat-joie dans la colloc. Ici c'est un peu la colonie de vacances, on ne va pas se mentir, et même si chacun compose ça ne va pas pouvoir durer éternellement. Cet appart n'est pas fait pour quatre personnes. En attendant ça fait plaisir de retrouver Jill et le p'tit frère, clairement, et cet après-midi on a décidé d'aller au ciné tous ensemble. Je les attends dans l'entrée en levant les yeux au ciel.

« Et j'vous ai déjà dit que c'était mort, on n'ira pas voir Magic Mike XXL. »

Naturellement, on a été voir Magic Mike XXL et je crois au fond c'était simplement pour me faire chier mais je ne me suis pas débiné, ils ont souffert autant que moi. On ne va pas se mentir, c'est quand même pas le film du siècle … Mais l'avantage qu'ils ont sur moi tous les trois c'est qu'ils ont pu se rincer l'œil. Désolé mais les mecs à poil c'est toujours pas mon truc et encore moins quand ils se trémoussent.
Emily et Kyle sont partis dans une discussion d'artistes, Jill et moi – alors qu'on est assis à la terrasse d'un café tous les quatre – on se contente de communiquer en silence mais je sens bien son regard peser sur moi et son sourire en coin alors que je me planque derrière la fumée de ma clope.

« T'as un rencard ? »

Pour seule réponse, un regard puis le silence. Le sourire en coin se trouve désormais aussi sur mon visage. Je ne répondrais pas à cette question et elle le sait, en grande partie pour l'emmerder et me venger de ce qu'ils viennent de me faire subir – dont elle est clairement l'investigatrice.

« Avec la mystérieuse femme avec qui t'échange des messages ? »

Nouvelle taffe. Toujours le silence alors que je recrache la fumée vers le ciel d'un air presque désinvolte.

« Oh aller Cam, crache le morceau ! »
« Faut que j'y aille. »

Et je me lève sans plus de cérémonie, balance quelques billets sur la table pour payer la note et m'en vais sans un mot de plus. Satisfait.

#

Métro. Je me laisse bercer, yeux fermés, l'esprit vide et tranquille. Je ne pensais pas m'adapter et apprivoiser cette ville aussi rapidement mais pourtant c'est le cas. Comme toujours je ne l'exprime pas vraiment mais la liberté me fait énormément de bien et j'avance doucement mais sûrement dans toutes mes démarches. La Californie ne me manque pas, Poudlard encore moins c'est certain, mais je peux compter sur Will pour me donner des nouvelles des palmiers régulièrement. Ma vie sociale se construit elle aussi petit à petit, anciennes connaissances, quelques nouvelles … pour le business. J'ai bu une bière avec Dimitri en début de semaine, eu Enzo au téléphone hier, etc … La vie est douce, tranquille, j'ai pas envie de penser au pire et je ne le fais pas même si par instinct je reste vigilant.
La fin de journée est assez fraiche à l'ombre des bâtiments, je m'allume une nouvelle clope et me balade tranquillement au fil des rues et ruelles, observe mon environnement, m'arrête parfois. Ni en avance, ni en retard, j'arrive à 17h devant le bar où je dois retrouver Margo sans vraiment y faire attention. On ne s'est pas revu depuis que je suis parti, et qu'elle a suivi peu de temps après pour reprendre son ancien boulot. Sans aller jusqu'à dire qu'elle me manque parce que je réagis rarement de cette façon, je suis heureux de la voir ce soir. Ça m'a pris comme ça, de lui proposer qu'on se voit, et nous y voilà.

Je n'entre pas, décide de l'attendre à l'extérieur et quand un type vient me demander du feu on se met à discuter … en Espagnol. Ça faisait des années que je n'avais pas parlé dans cette langue qui a longtemps fait partie de mon quotidien et je me rends compte que ça me fait plaisir. On discute de tout, de rien, il me demande d'où je viens, où j'ai appris à parler Espagnol puisque comme il le dit je n'ai pas vraiment une gueule de latin et je lui réponds sans rentrer dans les détails. Il s'appelle Miguel, 40 ans, deux enfants, bourré d'humour. Un sourire affiché en permanence sur le visage.

« Tengo que dejarte hermano. Lo siento. »
« Muy bien. Un hombre no hace esperar a una mujer, hijo. »

Il me claque sa main sur l'épaule comme si on était potes d'armée, me salue, salue Margo qui arrive et entre dans le bar. J'écrase ma cigarette et jette le mégot dans le cendrier extérieur, mon éternel sourire qui flotte sur le coin de mes lèvres et mains dans les poches m'avancent tranquillement vers elle.

« Ils ont des piments ET de la salsa. »

La sauce, pas la danse, mais je suis certain qu'elle sait très bien de quoi je parle.
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MessageSujet: Re: This is Mambo N°5 ▬ Margo   Mar 28 Nov 2017 - 20:17

This is Mambo N°5
EXORDIUM.
Samedi 11 Juillet

Margo, essoufflée, se redresse après avoir détruite sa dernière cible, levant ses yeux vers le compteur numérique où est inscrit son score.

- HAHA ! Elle pointe du doigt les « 10.221 » points et se tourne vers Jeremy qui affiche une moue boudeuse derrière la vitre. Qu’est-ce que tu dis de ça ? Je t’ai la.mi.né !
- Ca va, ta gueule.

Beaumont sort du sas, transpirant de tous ces efforts fournis dans cette salle d’entrainement foutrement bien foutu et qu’elle commence à sérieusement appréciée. Encore plus lorsqu’elle peut contempler ses victoires face à son ami de toujours. Elle chope sa serviette sur le banc et se la passe sur le visage avant de rejoindre Jeremy qui n’a pas bougé, fixé sur ce score qui, elle en est sûre, va le faire rager pour les trois prochaines semaines.

- Donc, tu me disais quoi déjà ? Que depuis mon départ tu étais devenu une bête de sniper et que jamais je ne pourrais dépasser ton score imbattable jusque-là ?

Elle ricane de son rire de sorcière, vantarde comme jamais et Jeremy lui répond de ses deux majeurs.

- C’est bon, pas la peine de te pavaner.
- Fais pas la gueule papy, pas de ta faute si tu deviens myope avec l’âge.
- En tout cas c’est pas l’humilité que tu as gagné là-bas.
- Jaloux et mauvais joueur.

Ils se chamaillent comme s’ils ne s’étaient jamais quittés, retrouvant son partenaire, son binôme, même si Jeremy a longtemps été bien plus que ça. Margo prend d’ailleurs des nouvelles de celle qui partage désormais sa vie, écoutant son ami lui raconter cette existence et ce parfait amour qu’il semble vivre avec elle. Et si cet aspect aurait profondément pu vexée et agacée Margo, il n’en est plus aujourd’hui. Bien loin de là même.  

- Ca serait bien que tu viennes manger à la maison un soir, maintenant que t’es revenu.
- Oui, pourquoi pas. Histoire que je vois si tu traites bien ta femme.
- Qui te dis que c’est pas l’inverse ?
- Pas faux, on l’sait tous que t’es une victime…

Blague lancée comme à ses habitudes, pour le charrier, l’emmerder, ce qui marche toujours à merveille. Les heures s’écoulent, l’entrainement se poursuit pour Margo qui ne lâche rien. Même si elle n’a pas réellement quitté son activité, elle a besoin d’une remise à niveau pour pouvoir reprendre des missions prochainement aux côtés de Jeremy même si ces dernières ne seront plus pour le Ministère mais plutôt contre.
Mais il y a une autre personne qui lui tarde de revoir et c’est bien pour lui que la jeune femme troque son vieux jogging et tee-shirt contre une chemise orange qui tire vers l’automne et un jean slim noir. Elle ne s’apprête pourtant pas vraiment, se laissant juste aller à une légère touche de maquillage parce qu’elle en a tout simplement envie. Margo se passe les deux mains dans ses cheveux couleurs blés pour y mettre du volume et s’éclipse enfin de cet appartement qu’elle a louée il y a une semaine. C’est encore un bordel sans nom, des cartons partout qu’elle n’a pas prit le temps de déballer – le boulot d’abord -, elle n’a même pas encore acheté de la vaisselle et se contente d’assiettes en carton. C’est en jetant un dernier coup d’œil à tout ça qu’elle se dit qu’il allait vraiment falloir songer à se prendre une journée pour tout ranger … mais pas maintenant.

Clés d’appartement dans le sac, elle descend les escaliers de l’immeuble et rejoint son bébé, sa toute belle… Ca n’est ni une amante, ni son animal de compagnie mais sa voiture, une Facel Vega de 1962 aux teintes rouge bordeaux. Et comme l’avait promis Eugène, il en a pris soin comme si c’était la sienne. Margo a retrouvé sa voiture d’une propreté irréprochable sans la moindre trace d’éraflure nulle part. La jeune femme entreprend son trajet et se sent un peu comme une gangster des années 60 avec cette bagnole, à rouler fenêtre au vent. Ou alors comme une star de ciné, à ce stade elle ne sait plus trop, juste qu’elle a le cœur en fête à  l’idée de retrouver Cameron pour une soirée qui lui fera le plus grand bien, défi à la clé de surcroit. Et Margo ne recule devant rien, tête dans le guidon, sourire jusqu’aux oreilles à l’idée de revoir le jeune homme. Il ne lui a pas vraiment manqué, pas de la façon dont on pourrait le croire mais ça ne change rien aux faits : Margo est ravi de pouvoir retrouver sa présence et son flegme habituel.
Elle se gare un peu plus loin, sécurise d’une discrète formule sa bagnole – hors de question que qui que ce soit vandalise cette merveille – et part rejoindre le bar un peu plus loin où elle aperçoit Cameron un peu plus loin entrain de discuter. Elle prend le temps de l’observer, discrètement, savourant en silence la joie sincère que de le revoir.
La jeune femme s’approche, son oreille traine et ce qu’elle capte la surprend, saluant avec la même politesse ce parfait inconnu qui quitte la présence de Cameron.

- Ils ont des piments ET de la salsa.
- Je rêve où tu viens de parfaitement parler espagnol ?

Elle hausse un sourcil, large sourire sur les lèvres.

- Sache juste que ça rajoute au moins cent points dans ton capital sex-appeal.

Margo n’exagère rien, ça n’est pas nouveau qu’elle ait un faible pour ceux qui parlent cette langue. Pas surprenant qu’elle ait clairement fantasmer sur Katherine pendant un moment… et qu’elle refantasmera certainement dessus quand elle la reverra.
Et comme pour prouver que ça ne sont pas des paroles en l’air, la jeune femme s’avance, lui vole un baiser sans plus de concession avant de se reculer, l’air de rien. Geste naturel, spontané, sans la moindre trace de réflexion.

- On y va ?

Elle lui fait signe, ne perds pas de temps pour pénétrer dans ce bar où l’ambiance lui explose au visage et dans le bon sens du terme. La musique les berce aussitôt sur une atmosphère latine où Margo se laisse transporter sans résistance, sourire aux lèvres. Elle accueille les coups d’œil, les saluts chaleureux des maitres et maitresses des lieux avant de leur trouver une place au fond de la salle sans être forcément à l’écart du monde. Ils s’y installent, la jeune femme ne cessant de contempler les lieux.
Elle attrape la carte entre ses mains.

- Je sais pas toi mais moi, je crève de faim donc ça sera … Elle fait défiler sous son index les propositions. Nachos blindés de fromage et de guacamole. A partager ?

Elle l’interroge du regard afin de savoir si Cameron prendra la même chose ou non, tout en déposant la carte devant elle, sur la table. Elle patiente avant de se concentrer de nouveau sur lui, sourire aux lèvres.

- Ca va depuis ? Elle croise ses bras sur la table. Qu’est-ce qu’à fait le gangsta de ses vacances à part voler quelques portefeuilles ?

Afficher ici un sourire parfaitement innocent. Toujours fidèle à elle-même, Cameron se rendra rapidement compte que la personne qu’il côtoyait dans l’enceinte du château est tout simplement la même que celle qui le scrute d’un regard amusé.  
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MessageSujet: Re: This is Mambo N°5 ▬ Margo   Mar 5 Déc 2017 - 10:48

Aller voir Magic Mike ? Qui avait eu cette idée ? Difficile de s’en souvenir, c’était venu d’une blague à la base. Ils avaient décidé d’aller au cinéma ensemble et un des zigotos avait lancé en l’air l’idée d’aller voir ce super film. Est-ce que c’était le genre d’Emily ? Pas forcément mais elle n’allait que rarement au cinéma alors elle n’allait pas cracher sur une séance et la tête que faisait Cameron lorsqu’on parlait de ce film n’avait pas de prix. Alors oui, elle était entrée à fond dans le petit jeu en majeure partie pour faire chier son frère. En entrant dans la salle, la jeune femme ne cessait de s’agiter et de lancer des petits regards à Cameron qui devait clairement avoir envie de fuir. Mais il était resté. Ils étaient tous restés. Si le film en lui-même n’était pas incroyable, Emily avait bien ri, clairement, et puis les mecs présentés n’étaient pas forcément désagréables à voir. Elle n’avait pas pu s’empêcher de donner des petits coups de coudes à Cameron de temps en temps, histoire de le titiller. Elle aurait presque pu sortir son téléphone histoire de filmer son frère devant ce film et de la ressortir en cas de besoin mais elle se retint. C’était pas très poli.

A la sortie du film, elle avait commencé à charrier Cameron, éclatant littéralement de rire en lui rappelant certains moments clés du film. Et puis, au fur et à mesure des mètres, elle s’était mise à discuter avec Kyle. Ils disséquaient ensemble le film, s’amusant à s’imaginer comment il aurait pu être tourné différemment pour en faire un film plus qualitatif. Ils continuèrent leur discussion alors qu’ils s’étaient arrêtés dans un café, tous les quatre. Papa et maman discutaient de leur côté tandis que les sales gosses s’enflammaient. Enfin, surtout Emily… Ils faisaient un joli tableau tous les quatre et sans réellement s’en rendre compte pour le moment, Ems était en train de réaccepter le monde extérieur.

Bien que sa conversation avec Kyle soit envolée, Emily avait toujours cette capacité à laisser une oreille traîner et elle ne manqua pas la question de Jillian. Est-ce que Cameron avait un rencard ? Tous ses sens s’étaient éveillés face à cette question si bien qu’elle avait un peu déconnecté avec Kyle. Alors que Cameron se levait finalement pour abandonner le trio fatal, Kyle agita sa main de la métisse.

« Emily ? Ici la terre, tu t’es perdue je crois. »

Emily secoua alors vivement la tête et regarda alternativement Jillian et Kyle.

« Pardon mais… Vous avez bien entendu ça !! Il «n’a pas démenti. Donc Cameron qui ne dément pas = Cameron a un rencard. »

Le regard d’Emily s’était illuminé à cet instant et un immense sourire se dessinait sur son visage.

« Emily, tu fais un peu peur là… »

Jillian avait raison de la trouver légèrement effrayante puisqu’une magnifique idée venait de germer dans son esprit. Ems se leva alors rapidement.

« J’reviens les gars ! »

Adressant un dernier signe de main à Jillian et Kyle qui avaient un peu peur d’imaginer ce qu’elle venait d’inventer, Emily s’était mise à courir pour rattraper la distance qui s’était mise entre elle et Cameron. Mais pas trop non plus. Tel un agent secret, elle finit par retrouver sa trace et se mettre à la suivre tout en respectant une distance raisonnable. Elle ne monta pas dans le même wagon que lui lorsqu’il grimpa dans le métro et guetta par sa fenêtre la station à laquelle il descendait. Elle faillit le louper d’ailleurs mais s’en sortit bien. Elle le laissa prendre de l’avance et ne sortit en se glissant au milieu d’un petit groupe pour ne pas qu’il la repère. Par contre, elle n’eut aucun mal à le repérer lui. La jeune femme s’installa alors à une terrasse de café pas loin du bar devant lequel il était posté. Elle commanda un café, qu’elle apya avec quelques pièces qui traînaient dans sa poche et jeta régulièreemnt des coups d’œil en sa direction. Au début, Cameron se contentait de discuter avec un homme. Rien d’intéressant. Et puis à force de patience, elle vit se dessiner une silhouette qu’elle connaissait.

« OH PUTAIN J’Y CROIS PAS !! »

Emily s’était redressée vivement et avait parlé bien plus fort qu’elle ne le pensait. Elle se rassit alors, jetant des regards d’excuse aux autres clients du café qui se demandaient ce qui lui prenait d’un coup.

« Pardon. »

Toussotant pour se donner une contenance, Emily jeta un nouveau regard vers son frère. Juste à temps pour voir Margo, gardienne de Poudlard qu’elle ne connaissait que très peu venir l’embrasser. De la surprise puis un immense sourire se dessina sur les lèvres d’Emily alors que les deux compères eux se dirigeaient à l’intérieur du bar.

Mission accomplie les gars.

Emily envoya ce texto, très fière d’elle, à Jillian et Kyle puis se décida à quitter le café pour rentrer à l’appartement. Elle était très fière de sa connerie, elle s’était bien amusée. Mais aussi, heureuse pour Cameron. Déambulant dans les rues, elle s’arrêta au bout de quelques mètres, levant les yeux au ciel, un sourire sur le bord des lèvres.

« Merci. »

Merci Megan de le laisser repartir. Merci de veiller sur lui.
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MessageSujet: Re: This is Mambo N°5 ▬ Margo   Ven 8 Déc 2017 - 22:33

« Je rêve où tu viens de parfaitement parler espagnol ? »

Elle arque un sourcil, mains dans les poches je ne lui offre que mon éternel sourire silencieux qui pourtant se trouve être parfaitement éloquent. C'est vrai qu'au final très peu de gens le savent parce que je n'ai jamais vraiment utilisé cette langue ces dernières années. Puisque j'étais loin des gars, loin de cette communauté latine dans laquelle j'ai grandi, je n'en avais plus l'utilité. Je crois bien que même Mateo ne sait pas que je comprends toutes les insultes en espagnol qu'il peut bien balancer et pour être tout à fait honnête j'en tire mon parti. Ça n'est pas calculé mais c'est amusant.

« Sache juste que ça rajoute au moins cent points dans ton capital sex-appeal. »

Cette fois c'est un rire qui m'échappe, il est amusé. Je sais qu'elle est sérieuse mais ce genre de compliments … Disons que je ne suis pas vraiment câblé pour les recevoir comme il se doit, j'imagine. Je sais que c'est positif, ça n'est en rien une chose que je recherche néanmoins mais ça n'a pas vraiment d'importance.
Je l'observe toujours en silence, l'analyse presque sans que ça ne soit trop intrusif. Elle dégage un naturel qui me plait beaucoup et même si ce léger trait de maquillage ne m'échappe pas, même si sa tenue est assez différente de celles dans lesquelles j'ai pu la voir jusqu'ici, ça n'est pas ce qui me marque le plus. Margo est une femme belle au naturel, c'est quelque chose d'inscrit sur son visage, quelque chose qu'elle dégage et qui la rend attirante de toutes les manières. J'en suis là dans mes pensées quand elle m'embrasse et si ça me surprend sur l'instant je n'ai aucun mouvement de recul, juste un énième sourire. Quand je parlais de son nature …

« On y va ? »

Juste un signe de tête, j'entre à sa suite et ressens une sorte de frisson familier alors qu'un paquet de souvenirs et de sensations m'éclate au visage. Il règne ici une atmosphère que j'ai côtoyé pendant des années, j'en oublierais presque ces dernières années, comme si rien n'avait changé. J'en oublierais presque que c'est à Londres que je me trouve et non pas dans le quartier latino de San Francisco où j'ai trainé mes quilles bien plus que n'importe où ailleurs. Je crois bien que c'est même une pointe de nostalgie qui me traverse la cage thoracique mais je reviens sur terre lorsqu'on s'assoie et que l'homme avec qui je discutais tout à l'heure dehors m'adresse un regard entendu et presque plein de fierté après avoir observé Margo des pieds à la tête. Je lève gentiment les yeux au ciel et me concentre sur la carte plus par automatisme qu'autre chose.

« Je sais pas toi mais moi, je crève de faim donc ça sera … Nachos blindés de fromage et de guacamole. A partager ? »
« Parfait. »

Là encore, des souvenirs. Gustatifs cette fois, entre autres. Mais je ne suis pas là pour ressasser le passé, vivre ce moment à travers le spectre de ce que j'ai vécu autrefois. Je suis ici pour vivre l'instant présent et partager ce moment avec cette femme qui s'est, d'une manière ou d'une autre, créé une place dans mon existence. Une amie, c'est certain. Plus ? D'une certaine manière oui sûrement mais à quoi bon chercher à qualifier et intellectualiser tout ça ?

« Ca va depuis ? Qu’est-ce qu’à fait le gangsta de ses vacances à part voler quelques portefeuilles ? »
« T'oublies les voitures. »

Dit-il d'un ton ultra sérieux avant de laisser son sourire en coin s'élargir. J'ai volé des portefeuilles, pas plus tard que la dernière fois que j'ai arpenté les rue de SF il y a quelques mois. J'ai volé des voitures, aussi, oui, mais ça remonte à bien plus longtemps. Elle ne sait pas tout ça. Pas parce que j'en ai honte, simplement parce que lui en parler ne s'est jamais présenté.

« Ça va. Je ne pensais pas m'adapter aussi bien et aussi rapidement à Londres mais c'est pourtant bien le cas et j'vais pas m'en plaindre. »

J'en suis le premier surpris mais surtout le premier « heureux » de ce fait. Je trouve de nouvelles marques, je ne regarde pas en arrière. Le fait d'avoir Jill et Kyle ici pèse sans doute dans la balance mais je crois que j'ai simplement tiré un trait sur les États-Unis. Pour le moment en tout cas. Ma vie est ici pour l'instant.

« J'avais un peu de paperasse à faire, je cherche un appart pour la frangine et moi et je passe du temps en famille. Essentiellement. »

Et parce que je perçois son sourire en coin, à la limite du pas convaincu, j'enchaine. Amusé.

« Ok je fais un peu de business, aussi, le temps d'emprunter une voie plus respectable. »

J'en ai réellement l'intention seulement on ne va pas se mentir, dealer c'est de l'argent facile et avec toute la quantité et la qualité qu'on a dans les poches Will et moi … Disons que j'ai de quoi voir venir. Mais promis, je vais devenir un mec rangé. Un peu.

« Alors jeunes gens, qu'est ce que je peux vous servir ? »

La femme qui nous a accueilli, que je devine être la patronne, et que je n'ai pas vraiment vu arriver. Elle a le teint des îles où on danse toute la journée et le soleil dans le sourire, exactement le genre de femmes qui m'ont élevé quand mon frère n'était pas dans les parages pour une raison ou une autre. J'ai presque envie de rire en voyant à quel point on contraste Heïdi et moi.

« On va prendre des nachos avec fromage et guacamole s'il vous plait, une bonne dose. Et ça sera une bière pour moi,  une Bucanero si vous avez. »
« On a ça jeune homme. »

Je suis bien plus joint qu'alcool, il est même plutôt rare que je me laisse aller à boire, mais personne n'a jamais craché sur une bonne bière fraiche. Ça serait péché. Je laisse Margo commander ce qu'elle veut et quand la patronne s'apprête à partir je me souviens d'une chose.

« Hum ! Et des piments, de la salsa aussi. Merci. »

Elle me regarde et plisse les yeux, pose son regard sur Margo et un large sourire s'esquisse lentement sur son visage. Elle doit avoir l'habitude, j'imagine, mais je crois qu'elle a parfaitement compris le but de la manœuvre. Et c'est sans un mot de plus qu'elle s'éloigne. L'air de rien, je reviens à notre conversation.

« Et toi alors ? Déjà sur le pied de guerre ? »

Je n'ai pas demandé de détail mais j'ai cru comprendre qu'elle travaille et je sais que ça n'est pas au château. J'en conclus donc qu'elle a repris ses anciennes activités, comme elle l'avait évoqué quand on a discuté avant de quitter Poudlard il y a quelques semaines.

« Ça fait du bien ? »
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MessageSujet: Re: This is Mambo N°5 ▬ Margo   Mer 20 Déc 2017 - 23:42

THIS IS MAMBO N°5
EXORDIUM.
- T'oublies les voitures.

Effectivement. Comment pouvait-elle penser qu’un gangster comme Cameron pouvait se limiter seulement aux portefeuilles ? Cette réalité ne l’étonnerait même pas au fond et ça n’est pas ce qu’il l’empêchera de profiter de la présence du jeune homme qu’elle apprend à apprécier de jour en jour sans pour autant se poser plus de question.
Ils sont bien là, posés dans ce bar à se parler comme s’ils ne s’étaient jamais quittés. Et cette ambiance la transporte loin de Londres, comme s’ils n’y étaient plus.

- Ça va. Je ne pensais pas m'adapter aussi bien et aussi rapidement à Londres mais c'est pourtant bien le cas et j'vais pas m'en plaindre.
- Passer de la Californie à Londres, il y avait de quoi en douter.  

Elle n’a pas vraiment eu l’occasion de s’arrêter réellement là-bas mais pour y avoir déjà mit les pieds très brièvement, Margo s’était vite rendu compte de la différence ne serait-ce que dans l’ambiance et le comportement des gens.
Ca serait d’ailleurs plutôt cool d’y remettre les pieds prochainement…

- J'avais un peu de paperasse à faire, je cherche un appart pour la frangine et moi et je passe du temps en famille. Essentiellement.

Elle arque un sourcil, presque surprise par autant de sérieux alors qu’un sourire commence à étirer le coin de ses lèvres. La connerie ne va pas tarder à venir… mais il lui coupe l’herbe sous le pied.

-  Ok je fais un peu de business, aussi, le temps d'emprunter une voie plus respectable.
- Je me disais bien que tu ne pouvais pas être devenu aussi rangé en si peu de temps…

Elle le taquine, le charrie. De toute façon, elle aime ce côté un peu … disons hors la loi ? Ouais, grossièrement. Ca lui donne un petit quelque chose et Cameron ne serait pas Cameron sans cet attrait qui lui va si bien. En revanche, elle profite de l’occasion pour noter qu’il est en recherche d’appartement en colocation avec cette fameuse Miss Anthon qu’elle n’a que croisée dans les couloirs.
Oui les oreilles et les yeux de Margo trainent absolument partout où ils peuvent. La base d’un Auror de son rang.

- Alors jeunes gens, qu'est ce que je peux vous servir ?

Margo lève le regard vers cette femme qui respire la joie de vivre, le soleil, une ambiance de fête dans le cœur. Il y a des personnes comme ça qui vous frappe et vous inspire des ambiances, des envies diverses. Et c’est bien pour cette raison que Margo aime à rencontrer des personnes aussi diversifiées et qu’elle ne s’en lasse jamais.

- On va prendre des nachos avec fromage et guacamole s'il vous plait, une bonne dose. Et ça sera une bière pour moi,  une Bucanero si vous avez.
-On a ça jeune homme.
- La même pour moi, s’il vous plait.

Aucune hésitation, Margo est sûre d’elle. Peut-être même qu’elle enchainera sur un cocktail derrière, consciente qu’il ne faut pas qu’elle abuse de trop sachant qu’elle a sa bagnole à ramener et qu’il est tout simplement hors de question qu’elle la laisse croupir ici !

- Hum ! Et des piments, de la salsa aussi. Merci.


Margo capte un échange de regard, peu certaine d’y comprendre la signification mais n’en tiens pas plus rigueur. C’est qu’elle aurait presque hâte de débuter leur petit jeu mais pour le moment elle se concentre sur cet homme qui la fait se sentir bien en cette seconde.

- Et toi alors ? Déjà sur le pied de guerre ?  Ça fait du bien ?
- Terriblement. J’ai l’impression de revivre.

C’est presque un cri du cœur alors qu’elle lui répond dans la foulée, du tac au tac.
Si ça lui fait du bien ? C’est un sacré euphémisme. Elle savait que le terrain lui manquait mais pas à ce point, ce n’est que lorsqu’elle a reprie son entrainement qu’elle s’est rendu compte à quel point elle était véritablement faite pour l’action et non l’attente.

- Je n’dis pas que je n’aimais pas mon poste à Poudlard mais je suis contente de retrouver l’adrénaline et l’urgence de nos actions. Bras croisés sur la table, elle l’observe tout en lui parlant, lui racontant quelques brides de sa vie finalement. Pour le moment je suis limité à l’entrainement, histoire d’être sûre que je n’ai pas perdu la main mais je devrais bientôt pouvoir reprendre complètement du service.

Ils n’étaient pas inconscients et même si les bons réflexes sont restés, ils ne pouvaient pas prendre le risque de rebalancer Margo sur le terrain après quelques mois à ne pas pratiquer. D’autant plus qu’ils n’agissent plus sous les ordres du Ministère mais à l’ombre de ce dernier, protégeant les sorciers les plus influents, pouvant les aider à s’extirper du pouvoir des Supérieurs.
Mais elle se refuse d’évoquer ce genre de chose ce soir, préférant continuer sur cette ambiance détendue et joyeuse. C’est tout ce qu’elle demande ce soir.

- J’ai d’ailleurs foutu une sacrée branlée à mon collègue et je crois qu’il a encore du mal à le digérer.

En toute modestie, ça va de soi. Elle affiche un sourire satisfait, bien trop heureuse d’avoir pu fermer le caquet de Jeremy qui n’avait pas arrêté de la faire chier depuis qu’elle était rentrée de Poudlard en lui disant qu’à coup sûr, elle avait perdu la main.
Loin de là, malheureusement pour lui.

- Tu as déjà quelques pistes pour votre appartement ? T’emménages avec Emily, c’est ça ?

Elle s’enquiert, s’intéresse à sa vie, son entourage, avec naturel. Margo l’écoute attentivement avant de porter son attention sur la patronne qui revient les bras chargés rien que pour eux.

- Alors, vos nachos avec supplément fromage et guacamole. Elle dépose l’énorme assiette devant eux et l’estomac de Margo se creuse aussitôt. Bordel, elle serait prête à en manger deux comme ça, à coup sûr. Vos piments et la salsa qui va avec. Le regard de Beaumont croise celui de Cameron… Ils vont en baver, c’est une certitude. Et vos deux Bucanero.

Elle décapsule les deux bières d’un geste fluide et expert, laissant les deux bouteilles fraiches face à eux, prête à être déguster.

- Bon appétit !
- Merci !

Margo se frotte les mains de gourmandises mais avant de se ruer sur la bouffe, elle se saisit de sa bière et trinque avec Cameron, sourire aux lèvres.

- A cette soirée… et à ta défaite.

Petite provocation jeter comme ça, pour le plaisir et parce qu’elle aime à voir ce sourire relever légèrement le bord de ses lèvres.  
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MessageSujet: Re: This is Mambo N°5 ▬ Margo   Ven 22 Déc 2017 - 22:19

« Terriblement. J’ai l’impression de revivre. »

Ceci, mesdames et messieurs, est un cri du cœur. Et ça se voit, c’est écrit en gros dans la lueur qui irradie son visage.

« Je n’dis pas que je n’aimais pas mon poste à Poudlard mais je suis contente de retrouver l’adrénaline et l’urgence de nos actions. Pour le moment je suis limité à l’entrainement, histoire d’être sûre que je n’ai pas perdu la main mais je devrais bientôt pouvoir reprendre complètement du service. »

J'écoute, attentif et intéressé. Elle s’ennuyait à Poudlard, ce qui en soit est une bonne chose pour tout le monde mais je comprends qu’elle ait décidé de revenir à quelque chose de plus vivant. Même si elle prend son job à cœur, c'est pas moi qui irait la blâmer de préférer le danger et l'adrénaline à des tours de garde où il ne se passe rien. La vie et les années m'ont rendu plus calme, je n'ai pas toujours été comme ça, mais ça me laisse avoir un regard plein de recul sur le risque en général. Et la mort. On y passera tous, de toute façon, mais je ne compte pas partir dans le cliché alors je vais m'arrêter là sur cette pensée.

« J’ai d’ailleurs foutu une sacrée branlée à mon collègue et je crois qu’il a encore du mal à le digérer. »

Son sourire satisfait me fait rire, j’aurais aimé être une petite souris pour voir l’expression de son collègue que je devine sans aucun mal. Et pas une seconde je ne mets ses paroles, à elle, en doute. Ça ne m’effleure pas l’esprit alors que je lève les yeux au ciel, amusé, éternel sourire plein de flegme et de tranquillité sur le coin des lèvres.

« Les hommes et leurs problèmes de virilité … »

Je n’ai jamais compris où était le problème à se faire botter le cul par une femme, ça ne fait pas de soi un sous-homme ou je ne sais quoi. J’ai eu ma période aussi, évidemment, comme tout bon adolescent un peu trop fier qui se respecte, mais j’ai pris des claques derrière la tête de la part des femmes fortes qui m’entouraient et ça m’a mis dans le droit chemin. Je vous mets au défi d’élever une fratrie de latinos ou d’en épouser un, ça vous fait une femme. Le gang était un univers très masculin c’est vrai mais tous ces mâles ne seraient rien sans leur Mama, leur femme, leur frangine, cousine, etc …

Faut pas l’oublier.

« Tu as déjà quelques pistes pour votre appartement ? T’emménages avec Emily, c’est ça ? »
« Yep, c’est ça. Elle ne sait pas encore si elle retourne à Poudlard à la rentrée ou non mais en attendant, moi je reste dehors ça c’est certain. Et j’me vois pas trouver un toit sans une chambre pour elle. »

La conversation se fait naturellement, parler de mes plans ou d'Emily ne me pose pas le moindre problème. Je ne suis pas un grand bavard, c'est vrai, et parler de moi n'est pas quelque chose que je pratique souvent, mais ça ne veut pas dire pour autant que ça me pose un souci.

« Et j’ai peut-être une piste, oui. J’te tiendrais au courant. »

Et si ça foire, je sais que je peux appeler Will pour qu'il me mette en relation avec la frangine de Maxime qui pourrait peut-être m'aider. J'aimerai autant m'en sortir tout seul mais demander de l'aide n'est pas quelque chose qui me dérange ou que je n'assume pas. Je suis bien content d'avoir pu rencontrer Shanon, par exemple.

Et nos attentions à tous les deux se portent sur la femme aux mains chargés qui arrive à notre table, qu'on accueille tous les deux avec un sourire franc.

« Alors, vos nachos avec supplément fromage et guacamole. Vos piments et la salsa qui va avec. Et vos deux Bucanero. »

Échanges de regards entendus, pas besoin de l'exprimer par des mots pour comprendre qu'on pense probablement les mêmes choses. De un, qu'on va se péter le ventre. De deux, qu'on va en baver. Mais on est tous les deux là pour ça. Et pour passer un moment ensemble, parce que l'envie est là. Bières décapsulées, on va pouvoir attaquer.

« Bon appétit ! »
« Merci ! »
« Merci. »

Y a moins d'expression dans mon merci que dans celui de Margo, moins d'enthousiasme, mais le cœur y est. Chacun à son image.

« A cette soirée… et à ta défaite. »

Bière levée, regard fier, si elle savait comme je jubile à l'intérieur. La situation m'amuse beaucoup, je sens se réveiller lentement mais sûrement le goût du challenge et sa petite provocation trouve facilement son écho chez moi. Alors je relève le menton à mon tour, vient cogner ma bière contre la sienne en arquant un sourcil.

« Alors là ma grande, j’crois que tu ne sais pas bien à qui tu as affaire. »

Il a des tas de choses qu'elle ignore sur moi et celle-ci en fait partie. Elle ne sait pas qu'on m'a appelé Blanche-Neige une bonne partie de mon enfance parce qu'avec Sulli, j'étais le seul petit blanc du coin. Elle ne sait pas que j'ai grandi dans une communauté composé en majeure partie de latinos.

« J’ai été élevé au piment et à la salsa. »

Je laisse planer un peu le mystère et ça m'éclate, juste pour la voir déchanter même si je pense avoir cerner un peu le personnage et que je le sais, elle ne se dégonflera pas, ne laissera sans doute rien paraître et ne cillera pas. Mais je peux lire la pointe d'interrogation dans le fond de son regard et j'ai envie d'en jouer encore un peu.

« Comment et pourquoi tu penses que je parle couramment Espagnol ? »

Cette fois ce sont les deux sourcils que j'arque et mon sourire est bien plus amusé que les précédents. Je bois une gorgée et la laisse là-dessus quelques secondes. Puis au bout d'un moment les vannes s'ouvrent, toujours aussi tranquillement, sans émotion particulière dans la voix si ce n'est peut-être une pointe de nostalgie bien que la page soit définitivement tournée en ce qui me concerne.

« Mon père est mort quand j’avais 5 ans, ma mère s’est barrée un an plus tard. C’est mon frangin qui m’a élevé, il avait 10 ans de plus que moi – on était demi-frères, pas la même mère – et on a tous les deux été accueillis dans une grande communauté latine. »

Je reste évasif mais balance tout ça sans filtre. Elle n'a jamais vu mes tatouages à l'époque où ils représentaient mon appartenance à un gang puisque je les ai fait modifier ou effacer l'hiver dernier mais Margo est une fille intelligente et parfois un regard suffit à faire passer certains messages. Ça n'est pas un secret, ni quelque chose de douloureux, pas plus quelque chose dont j'ai honte. Ça n'est pas non plus quelque chose dont je parlerais à n'importe qui, mais elle n'est pas n'importe qui. Et si j'évoque mes parents, leur sort, vaguement celui de Sullivan, ça n'est pas non plus pour attirer quelconque forme de pitié mais simplement parce qu'il s'agit de faits. Point.

« Alors prépare-toi à souffrir Heïdi, j’ai l’organisme surentrainé. »

L'ambiance se réchauffe lentement mais sûrement, même si je n'en doutais pas je pense qu'on est bien partis pour passer une soirée mémorable. Je lâche un peu la bride, je sens bien que je m'ouvre un peu plus mais ça se fait naturellement et je ne me pose pas de question.
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MessageSujet: Re: This is Mambo N°5 ▬ Margo   Jeu 4 Jan 2018 - 22:43

This is Mambo N°5
EXORDIUM.
Margo est joueuse, Margo est prête à tout donner. Même s’il n’y a rien à gagner à la clé, elle s’en fout, tout est une question de dignité mais surtout, de fierté. Elle se souvient à quel point les soirées jeux de sociétés étaient un véritable cauchemars chez les Beaumonts. Louise, mauvaise joueuse en titre, prête à tout pour te pourrir la vie si jamais tu lui fais offense. Margo, qui prend le jeu bien trop au sérieux, comme le challenge de sa vie et qui en deviendrait presque mauvaise et … Eugène. Eugène un peu paumé, qui a du mal à comprendre les règles et qui joue seulement parce que Margo le fait aussi.
La soirée se terminait en d’interminable dispute, des pions jetés au visage, des accusations non-fondés et dans le pire des cas, les filles en venaient aux mains. Margo ayant même réussit à loger un dé dans le nez de sa sœur aînée.

Tout ça pour dire que l’esprit de compétition, ça la connait, mais elle n’en oublie pas pour autant de l’écouter concernant sa recherche d’appartement, le fait qu’il ait une piste et qu’il ne se voyait pas aménager sans elle. Margo trouve ça mignon, adorable, de voir que ces deux personnes se sont trouvées pour aujourd’hui ne plus jamais se quitter.

Bref, revenons-en à nos piments.

- Alors là ma grande, j’crois que tu ne sais pas bien à qui tu as affaire.

Et elle est ravie de voir que sa provocation a eu l’effet escompté. Ce qu’elle aime encore plus que la compétition, c’est de faire face à un challenger et même si Cameron n’est pas du genre très expansif, elle capte sans aucun mal l’étincelle au fond de son regard.

-  J’ai été élevé au piment et à la salsa.
- Mais je ne demande qu’à voir, mon grand.

Elle le provoque une nouvelle fois parce que ça l’amuse, parce qu’elle aime particulièrement ce petit jeu qui s’installe entre eux, inoffensif mais amusant malgré tout.

- Comment et pourquoi tu penses que je parle couramment Espagnol
- Moi qui te pensais être un as des langues.

Bien sûr, tout le monde aura saisi le sous-entendu.
Merci bonsoir.
Ce que Cameron lui révèle, l’intrigue. A bien y réfléchir, c’est vrai qu’elle ne connait rien sur lui ou alors vraiment très peu de choses à son sujet et qu’elle ne serait pas contre l’idée d’en apprendre davantage. C’est une autre facette qu’elle apprécie chez le Californien. Elle en sait beaucoup mais peu à la fois, découvre chaque jour de nouvelles facettes qui lui plaisent, qui le rendent plus désirables et intriguant aux yeux la personne curieuse qu’elle est. Elle ne supporte pas les personnes surfaites, trop prévisibles et trop plates. Cameron est bien loin de ce portrait.
Il boit une gorgée, laisse trainer le suspens, chose à ne pas faire avec Margo qui commence déjà à s’impatienter, prête à le presser un peu mais le Californien se dévoile, seul.

-  Mon père est mort quand j’avais 5 ans, ma mère s’est barrée un an plus tard. C’est mon frangin qui m’a élevé, il avait 10 ans de plus que moi – on était demi-frères, pas la même mère – et on a tous les deux été accueillis dans une grande communauté latine.

Beaumont l’écoute avec attention, buvant une gorgée de sa propre bière, découvrant enfin une part d’ombre de cet homme qui se tient face à elle. Il peint l’histoire de sa vie sans forcément d’émotion dans la voie, comme s’il racontait un fait divers, une connerie de ce genre et pourtant, elle est loin d’être joyeuse. Un père mort, une mère qui abandonne ses gosses et un frangin certainement un poil trop jeune pour réussir à élever le plus petit. Et pourtant ? Cameron se tient devant elle et il semble s’en sortir à merveille malgré les boulets d’une accrochés aux chevilles.

-  Alors prépare-toi à souffrir Heïdi, j’ai l’organisme surentrainé.

Elle se redresse, sourcils froncés.

- Quoi ?! C’est tout ce que tu me racontes ?

Tristesse !
Margo s’attendait à une livraison de confidence, aussi infime soit-elle mais pas à une frustration de ce genre-là. Il sait attiser sa curiosité, sait même un peu trop bien s’y prendre à son goût. Va falloir qu’elle songe à se rendre un peu plus imprévisible.
Dit-elle. Comme si elle ne l’était pas déjà suffisamment.

- Tu me déçois, je m’attendais à l’histoire des aventures du petit Cameron, en au moins six tomes. Elle lève un doigt vers le haut. Minimum !

Elle abuse mais de ça aussi, on a l’habitude.
Elle boit une nouvelle gorgée de bière et prendre enfin des nachos bourrés de fromage et de guacamole et en savoure immédiatement la saveur, en fermant brièvement les yeux.

- Un régal !

Mieux encore, un orgasme culinaire. Merci la vie de nous offrir de multiples façons d’atteindre le 7ème ciel.
La gardienne, se concentre de nouveau sur Cameron a qui elle lance un sourire taquin et provocateur.

- Ok, donc tu pars avec un avantage, je prends note. Mais si tu penses que c’est ce qui te permettra de gagner…

La compet’ est de nouveau lancée et Margo se sert encore une fois dans l’amas de fromage et du reste, affichant un sourire gourmand qu’elle noie dans une énième gorgée de bière. Elle finit par claquer ses mains l’une contre l’autre, se frottant les paumes.
Beaumont se saisit d’un piment entre les doigts, l’observe. Ce qu’elle est entrain de se dire c’est que oui, putain, elle va morfler. Elle n’est pas sensible aux choses pimentés, aime ses plats particulièrement relevés mais ça ne veut pas autant dire qu’elle pourra ingurgiter cinq piments sans avoir envie de chialer sa mère et de vouloir noyer sa bouche dans du lait pour ne plus ressentir l’immense brûlure.
Mais même consciente de tout ça, elle se refuse à laisser paraitre la moindre faiblesse, quitte à chialer en cachette sous la table s’il le faut.

- A chaque piment, un action/vérité ? Un tour chacun.

Histoire de « pimenter » un peu plus la soirée.
HAHAHAHA.
C’était nul.  
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MessageSujet: Re: This is Mambo N°5 ▬ Margo   Ven 12 Jan 2018 - 17:09

Et pour vous, Miss Heïdi, qu'est ce que ça sera ?

1 : Action
2 : Vérité
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MessageSujet: Re: This is Mambo N°5 ▬ Margo   Ven 12 Jan 2018 - 17:09

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MessageSujet: Re: This is Mambo N°5 ▬ Margo   Ven 12 Jan 2018 - 18:55

« Quoi ?! C’est tout ce que tu me racontes ? »

Je m'apprêtais à m'envoyer un nachos, au lieu de ça j'éclate de rire face à sa réaction on ne peut plus impulsive et spontanée, exactement comme son être tout entier. Je sais qu'elle s'insurge vraiment, je ne peux pas dire que j'ai cherché à lui extirper cette réaction mais autant le dire, ça m'amuse. Et elle le devine. Donc ça l'agace. Je le vois bien qu'il se passe un truc dans sa tête, comme si les rouages m'étaient apparents, là, juste au dessus de ses yeux, sous son front et les quelques mèches bouclées qui s'y perdent.

« Tu me déçois, je m’attendais à l’histoire des aventures du petit Cameron, en au moins six tomes. Minimum ! »

Et je me marre, encore, me gardant bien de lui répondre que je m'en souviens à peine et qu'il n'y a malheureusement plus grand monde en vie – ou présent dans mon existence pour le moins – pour lui raconter mes exploits à cet âge là. Ça plomberait un peu l'ambiance. Dans tout ça j'exagère, des souvenirs j'en ai ou en tout cas des bribes. Est ce que j'ai envie de les partager ? Je n'ai rien contre. Tout comme je n'ai rien contre en apprendre un peu plus sur elle, bien au contraire. Après tout, je suis certain que les aventures de la petite Margo sont aussi passionnantes que celles du petit Cameron. Deux blonds contre le monde ...

« Un régal ! »

Pour seul réponse, un hochement de tête et un rictus convaincu alors que je fais passer tout ça avec une gorgée de bière. Je n'irai pas jusqu'à dire que cet endroit est le paradis mais je m'y sens bien, vraiment bien, presque connecté à mes racines d'une certaines façon. A ma place quoi qu'il en soit, elle inclus.

« Ok, donc tu pars avec un avantage, je prends note. Mais si tu penses que c’est ce qui te permettra de gagner… »
« J'le pense pas, j'le sais. »

Provocation, en quelque sorte, sourire arrogant et impertinent sur le coin des lèvres et sourcil arqué. Et à ce rythme là notre assiette de nachos ne va pas faire long feu. Aucune importance, ici personne n'a de couvre-feu m'est avis, alors on a toute la nuit pour en recommander autant qu'on veut. Idem pour les bières, et tout ce qui viendra avec.
Et puis il faut l'avouer, bien que je ne connaisse pas les capacités de mon « adversaire » à ce jeu-là, je connais les miennes. Ça fait longtemps certes mais je connais mes résistances et la tolérance de mon organisme. Oui, je pars confiant, sans aucun doute. Si d'aventure je devais me faire éclater alors quelle importance ? On en rira tout autant. Ma fierté, mon égo et ma virilité ne s'en trouveront pas affectés parce qu'une femme m'a battu à mon propre jeu. Même si c'est à plate couture.

Et quand je la vois entrain de triturer un piment, je comprends que les choses sérieuses commencent maintenant. Mon sourire s'élargit instantanément.

« A chaque piment, un action/vérité ? Un tour chacun. »
« Deal. Et puisque t'as l'air bien partie, j'ai envie de dire : Honneur aux dames. »

Je me paie sa tête, c'est plutôt clair. Je fanfaronne mais je sais que tôt ou tard le vent tournera et qu'elle tiendra sa revanche. Je sais aussi qu'elle peut se montrer boudeuse voir susceptible parfois mais que ça ne dure jamais. Et dire que je n'aime pas en jouer serait mentir … Je plaide coupable.
Sans prévenir je me lève et m'éloigne en direction du bar pour revenir quelques secondes plus tard, un dé dans la main que je lui tends pour le lui montrer après m'être rassis face à elle.

« Il n'a que deux faces. Un, action. Deux, vérité. Ça te va ? »

Comme ça on s'en remet totalement au hasard. Elle accepte, je lui donne le dé et lorsqu'elle le lance c'est un deux qui apparaît. Ce sera donc vérité.

« Ok. »

Haussement de sourcils, large sourire, je claque mes paumes l'une contre l'autre. Avec cette impression d'être bien plus expressif ces dernières minutes que depuis deux ans. J'exagère, évidemment, mais je retrouve d'une certaine façon une façade de moi que j'ai longtemps mis en sourdine et je devine que le fait d'être à l'extérieur est loin d'y être étranger. On s'est déjà amusés comme des gosses elle et moi, si je restais le type austère et silencieux que je suis souvent elle aurait pris la tangente depuis longtemps mais on s'entend. Moi je le ressens en tout cas et sans m'arrêter là dessus trop longtemps, en me laissant porter, ça me rend heureux.

« Tu sais quoi, on va corser un peu le truc. Je t'invite cordialement à manger le piment en même temps que tu réponds à ma question. »

Je le sais, je le sais que tu as envie de me frapper et que je te sors par les yeux à te provoquer comme je le fais depuis tout à l'heure tout comme je sais que tu t'en vengeras le double. Mais pour le moment je jubile.
Et comment dire que tout ça monte encore d'un cran quand elle porte le piment à sa bouche et qu'elle commence à mâcher. Je n'arrive que très difficilement à me retenir de rire, c'est plutôt évident, et parce que je suis un emmerdeur j'en rajoute une couche.

« Hum … ça l'air bon ... »

Un mouvement de tête de ma part pour chaque mouvement de mâchoires de la sienne et puis je me lance, plus tranquille cette fois.

« Elle était comment la petite Margo ? »

Non ça n'est pas quelque chose d'exceptionnelle, probablement, mais c'est une chose que j'ai envie de savoir maintenant qu'elle a titillé ma curiosité un peu plus tôt sans même s'en rendre compte.
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MessageSujet: Re: This is Mambo N°5 ▬ Margo   Dim 21 Jan 2018 - 15:15

A ton tour gangsta !

1 : Action
2 : Vérité

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MessageSujet: Re: This is Mambo N°5 ▬ Margo   Dim 21 Jan 2018 - 15:15

Le membre 'Margo Beaumont' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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MessageSujet: Re: This is Mambo N°5 ▬ Margo   Mar 23 Jan 2018 - 18:21

Jour 1
EXORDIUM.
-Deal. Et puisque t'as l'air bien partie, j'ai envie de dire : Honneur aux dames.
- Monsieur est bien trop bon. Espèce de faux gentleman.

Ils n’en finissent pas de se taquiner, de se charrier, avec le plus grand des naturels. Il se fout de sa gueule mais Margo ne s’en offusque malgré sa susceptibilité. Pourquoi tirer la tronche maintenant alors qu’elle va gagner cette partie ?
Qu’elle croit. Elle ne sous-estime pas Cameron, loin de là, mais son esprit compétitif lui interdit d’entrevoir la moindre défaite.
Le jeune homme se lève en direction du bar et Margo ne capte pas très bien ce qu’il se passe jusqu’à ce qu’il revienne à leur table, dé au creux de la main.

- Il n'a que deux faces. Un, action. Deux, vérité. Ça te va ?
- C’est parfait.

Margo tend la main, récupère l’objet et n’attend pas une seconde de plus pour le lancer, bien trop impatiente de commencer enfin ce jeu qu’ils prévoient depuis quelques jours.
Deux. Vérités.

- Ok.
- Ca m’va !

Des vérités, elle le sait, elle en a des tas à lui dire mais ce qui l’enchante tout autant c’est d’avoir enfin l’occasion d’en apprendre un peu plus sur lui, au détour d’un jeu, avec la possibilité de pouvoir lui poster n’importe quelle question… et lorsque l’on connait Margo, nous pouvons s’attendre à certaines choses. Elle-même est prête à entendre toutes les questions qu’il souhaite.
Bras croisés sur la table, elle attend la question fatidique qui ne vient pas tout de suite alors que Cameron la regarde, large sourire aux lèvres.

- Tu sais quoi, on va corser un peu le truc. Je t'invite cordialement à manger le piment en même temps que tu réponds à ma question.
- … Tu déconnes ou quoi ! C’était pas le deal de début ça !

Mais en réalité, elle s’offusque dans le vent, peu convaincante envers elle-même. Elle aime les imprévues, elle aime les hommes – ou même les femmes – qui la surprennent, qui ont de l’audace et Cameron rassemble tous ces critères, même si aux premiers abords, elle ne s’en serait jamais douté. Raison de plus pour apprécier un peu plus présence du jeune homme et cette sortie avec lui.
De toute façon, elle ne le loupera pas pour la prochaine fois, qu’il en soit sûr…

Elle prend un piment entre les doigts, ne peut s’empêcher de sourire légèrement. Margo sait pertinemment que ça va lui arracher la gueule mais rien à foutre, c’est le jeu, le défi et plutôt mourir de honte que de se dégonfler en cet instant. Alors elle glisse le piment aussitôt dans sa bouche et le mâche, d’un geste lent, gardant un certain contrôle… avant que sa bouche ne s’enflamme progressivement, faisant plisser son visage.

- … De dieu.
- Hum … ça l'air bon ...
- Parfaitement. Allez, accouche ta question.

Ses poings se serrent et elle braque son regard dans celui de Cameron qui agite sa tête au rythme de ses mastications. C’est ça, fais le malin espèce de p’tit branleur !

- Elle était comment la petite Margo ?
- Tu aurais pu au moins poser une question un peu plus oser pour ce que je suis entrain de subir.

Elle ricane mais s’en sort plutôt bien. Pour le moment. Parce que ça n’est que le premier et que les prochains se feront bien plus coriace.

- La petite Margo était un véritable rayon de soleil, sage comme une image, intelligente et extrêmement douée.

Et sa qualité première est la diplomatie.

- En réalité j’étais une véritable chieuse mais toujours avec le sourire. Un poil hyperactive selon mes parents. Elle grimace, la force du piment envahissant toujours sa bouche, enflammant ses papilles. Putain, c’est chaud. Je crapahutais partout, toutes occasions étaient bonnes pour faire chier ma sœur qui, soit dit en passant le méritait, c’est une peste, et apprenant mille et une connerie à mon frère parce que c’était drôle.

Elle marque une pause, digérant ce piment dont les effets s’atténue en douceur. Elle crève de chaud putain et ça n’est que le début. C’est pas aujourd’hui que son estomac allait se trouver en forme.
La gardienne n’en perd pas pour autant son sourire qui s’étire malicieusement.

- J’étais le genre de gamine à remplacer le shampoong de ma sœur par de la mayonnaise ou par de la teinture jaune fluo… Ca te donne une petite idée. Mais ceci dit, j’étais super agréable à vivre !

Et ça n’est pas un mensonge, ses parents le répètent encore aujourd’hui. Margo était une enfant sociable, enthousiaste et enjouée, toute cette positivité étant généralement communicative.
Elle écarte les mains devant elle, sourire aux lèvres, après avoir finit son premier défi avec succès.

- C’est à toi maintenant.

Cameron prend le dé entre ses mains et le lance …

- Ouuuuh véritéééé !

Margo se frotte les mains, bien trop heureuse d’avoir l’occasion de pouvoir le pousser à se dévoiler puisqu’elle le sait, il est joueur et assumera l’entièreté des conséquences qui en découlera.

- Même deal, tu en manges un en me racontant ta petite histoire !

Il n’y a aucune raison pour qu’il passe à côté de cette règle qu’il a lui-même instauré ! Elle le laisse se décider, prendre un piment et commencer à le mâcher. Beaumont prend autant de temps que lui à le contempler, percevant deux trois tics significatifs.

- Délicieux, non ? Elle ricane et lâche en se callant au fond de son siège. Qu’elle est la pire connerie que tu aies faites durant ton enfance/adolescence ?

Et encore, elle commence soft.


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MessageSujet: Re: This is Mambo N°5 ▬ Margo   Mer 31 Jan 2018 - 19:50

« Tu aurais pu au moins poser une question un peu plus oser pour ce que je suis entrain de subir. »
« T’as raison, j’aurais dû te demander ta pointure de chaussures. »

Si je me marre de la situation ? J’en ai pas l’air, mais mes yeux et mon sourire me trahissent sans que je ne cherche à cacher quoi que ce soit. Oui, clairement, je me moque d’elle et je jubile de la voir serrer les poings comme elle le fait. Aucun scrupule, aucune trace de culpabilité ou quoi que ce soit, surtout pas quand je sais qu’elle en fera autant quand les rôles seront inversés et elle aura bien raison. Dans tout ça, elle s’en sort plutôt bien et je serais presque impressionné.

J’ai dit presque.

« La petite Margo était un véritable rayon de soleil, sage comme une image, intelligente et extrêmement douée. »
« On a dit vérité ou c’est moi qu’ait pas bien compris les règles ? »
« En réalité j’étais une véritable chieuse mais toujours avec le sourire. Un poil hyperactive selon mes parents. Je crapahutais partout, toutes occasions étaient bonnes pour faire chier ma sœur qui, soit dit en passant le méritait, c’est une peste, et apprenant mille et une connerie à mon frère parce que c’était drôle.  »

Bizarre comme j’ai aucun mal à visualiser l’image d’elle qu’elle m’envoie en cet instant … Et si je continue de me marrer de la voir devenir toute rouge à cause du piment, je ne peux pas nier être attendri en imaginant une petite blonde entrain de courir partout dans tous les sens. Avec des couettes.

Heïdi, finalement.

Avec une sœur et un frère. Les contours de son existence se dessine tranquillement et je me rends compte que j'aime en apprendre plus sur elle au fil de nos conversations. Peu importe le contexte.

« J’étais le genre de gamine à remplacer le shampoing de ma sœur par de la mayonnaise ou par de la teinture jaune fluo… Ca te donne une petite idée. Mais ceci dit, j’étais super agréable à vivre ! »
« Ouais, t’as pas changé en fait. »

Et ça n’a rien d’un jugement. Je la vois parfaitement faire ce genre de sales coups maintenant et allez savoir pourquoi, je me dis que Dimitri a déjà dû en faire les frais. Une intuition, comme ça. Une chose est sûre, dans ce portrait d’elle qu’elle me peint, je retrouve la femme que j’ai en face de moi. Pleine de connerie, un peu gamine sur les bords, hyperactive et farceuse, mais agréable à vivre. On a vécu sous le même toit pendant quelques mois, j’ai eu le temps de me faire une légère idée de son tempérament. Et il me plait ce tempérament. Beaucoup. Dans tout ça et même si je n'en ai jamais réellement eu d'aperçu visuel, je la sais sérieuse, implacable et efficace quand il faut l'être. Comme tout le monde ou presque, elle est les deux faces d'une même pièce. Une pièce qui a terminé son moment de torture et qui en semble plutôt fière, déclenchant chez moi un nouveau rire même si je sais pertinemment ce que ça signifie pour ma gueule.

« C’est à toi maintenant. »

Pas d'hésitation quand j'attrape le dé et le lance sur la table. Le suspens ne dure pas bien longtemps, la sentence tombe et Margo s'exclame, visiblement satisfaite du résultat. Impatiente de me cuisiner ? Visiblement oui, et avec du piment naturellement.

« Ouuuuh véritéééé ! »
« Je chausse du 42. »

Faut suivre les gars.

« Même deal, tu en manges un en me racontant ta petite histoire ! »
« Pas de problème. »

On ne va pas se mentir, je n'échappe pas à la seconde de battement entre le moment où j'attrape le piment et celui où je le porte à ma bouche. Au début ça va, on croque une fois et c'est les Enfers qui se déchainent dans la bouche. J'ai pas touché à ces trucs depuis une éternité alors même si j'essaie de rester impassible, difficile de masquer le mode écrevisse sur ma gueule de blanc. Sans parler des légers tics nerveux sur le visage mais qui n'affectent en rien mon sourire.

« Délicieux, non ? »
« Jamais rien mangé d’aussi bon. C’est doux, ça fond dans la bouche. »

Comme les M&M's, parfaitement. Personne n'a de la mis de pain dans le coin ? Certainement pas elle qui me regarde pleinement satisfaite et me tire une grimace suivi d'un rire bref, pas nerveux mais douloureux. J'ai juste la caverne de satan en mode barbecue sur la langue mais tout va bien, j'ai connu pire.

« Qu’elle est la pire connerie que tu aies faites durant ton enfance/adolescence ? »
« Ouh là. »

Je préfère quoi ? Plonger dans mes conneries passées ou continuer mon tête à tête avec le boss de l'En-Dessous ? C'est surtout que faire le tri là dedans ...

« Est-ce que t’as une échelle graduée histoire que je puisse me repérer en terme de gravité de conneries ou … ? »

Vol, deal, braquage une fois, et meurtre. A plusieurs reprises. C'est pas des trucs dont j'ai envie de parler d'autant que je ne considère pas ça comme une connerie d'enfance mais des faits douloureux suite à la mort de mon frère ou une erreur de jugement à Poudlard pour le dernier. Mais alors que j'avale mes derniers morceaux de piment en réussissant à ne pas m'étouffer me revient en tête un événement qui me donne immédiatement le sourire. Coudes sur la table, je me lance, presque un sourire de gosse sur le visage. Mais putain, il faut chaud !

« Ok. Un jour où je m’ennuyais … J’devais avoir 13 ans je crois. Bref, je m’ennuie, j’ai pas foutu les pieds au bahut depuis des jours et je traine. »

L'école ? Inutile. C'est pas là qu'on apprend la vie. C'était ma façon de penser à l'époque. Est-ce qu'elle a changé, cette façon de penser ? Honnêtement là tout de suite, on s'en fout pas mal.

« Mon père était flic, donc sans trop savoir pourquoi j’ai toujours eu un truc pour les voitures de flics et y avait celle-là, flambant neuve, devant un café où un truc comme ça. Pause donuts probablement. »

Souvenirs paradoxaux et clichés.

« Elle m’a fait de l’œil, j’ai pas pu résister. »

Et le pire, c'est qu'après toutes ces années je me rends compte que je suis encore fier de ce truc comme un paon.

« J’ai réussi à l’ouvrir, à la démarrer, et j’suis parti toute sirène hurlante comme un taré. J’ai vu les types sortir en catastrophe du café, dans le rétro, et comment te dire … J’étais un gosse le jour de Noël. »

J'ai les joues qui me brûlent à cause de la chaleur provoqué par le piment mais dans les yeux des larmes de rire parce que je me marre comme un gamin.

« Le pire c’est que j’touchais  à peine les pédales ! Et j’voyais pas grand-chose au-dessus du volant. »

Parce que j'étais tout petit et épais comme une épingle. J'ai pas vraiment grossis depuis mais j'ai gagné en hauteur. Note de l'auteur : Tu vois Squeezie quand il était gamin ? Bah c'est a peu de choses près le même *out*

« J’ai fait trois tour de bloc comme ça avant de larguer la voiture sur la ligne du Cable Car et disparaitre dans les ruelles. Dans la caisse y avait 5 dollars qui trainaient, j’ai été me payer une glace sur le Pier 39 au milieu des touristes, heureux comme pas deux, très fier de moi. J’étais un peu le roi du monde à vrai dire. »

Je me suis pris une mandale par mon frangin en rentrant, juste avant qu'il ne me félicite pour la prise de risque et le fait d'avoir réussi à filer en douce. Clairement c'était pas malin mais j'étais mineur, je ne risquais pas grand chose. Si ce n'est finir dans le circuit, un gosse de plus placé. Hors de question, jamais personne n'aurait pu m'éloigner de Sullivan et me priver de cette liberté que j'ai mis un peu de temps à apprécier.
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MessageSujet: Re: This is Mambo N°5 ▬ Margo   Mer 31 Jan 2018 - 19:50

Et pour la suite, si tu veux qu'on continue là dessus je les lance au cas où Wink

1 : Action
2 : Vérité

Edit !

La question qu'il lui posera si on va dans ce sens « Il vient d'où ce besoin d'adrénaline ? »


Dernière édition par Cameron S. Cassidy le Mer 31 Jan 2018 - 19:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: This is Mambo N°5 ▬ Margo   Mer 31 Jan 2018 - 19:50

Le membre 'Cameron S. Cassidy' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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MessageSujet: Re: This is Mambo N°5 ▬ Margo   Ven 9 Fév 2018 - 18:05

1 : Cameron
2 : Margo

Et le gagnant eeeeeeeeeesst...........
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MessageSujet: Re: This is Mambo N°5 ▬ Margo   Ven 9 Fév 2018 - 18:05

Le membre 'Margo Beaumont' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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MessageSujet: Re: This is Mambo N°5 ▬ Margo   Ven 9 Fév 2018 - 23:31

This is Mambo N°5
EXORDIUM.
-Ouh là. Est-ce que t’as une échelle graduée histoire que je puisse me repérer en terme de gravité de conneries ou … ?
- Ouh… intéressant comme question ça dis moi.

Dit-elle après une nouvelle gorgée d’alcool. Serait-il encore plus gangster qu’il ne l’aurai laissé entendre ou pensé ? Faut pas dire des choses comme ça, pas avec une nana comme Margo qui aime particulièrement les BadGuy…
Elle le contemple entrain de bouffer ses derniers morceaux de piments et son teint ne tarde pas à rougir sérieusement. Il n’en faut pas plus pour Beaumont qui commence déjà à ricaner, se moquant gentiment de sa gueule.
Chacun son tour.

- Ok. Un jour où je m’ennuyais … J’devais avoir 13 ans je crois. Bref, je m’ennuie, j’ai pas foutu les pieds au bahut depuis des jours et je traine.
- Délinquant.

Elle l’emmerde, juste pour le plaisir.

- Mon père était flic, donc sans trop savoir pourquoi j’ai toujours eu un truc pour les voitures de flics et y avait celle-là, flambant neuve, devant un café où un truc comme ça. Pause donuts probablement. Elle m’a fait de l’œil, j’ai pas pu résister.

Elle a envie de lui demander si son problème avec l’autorité vient de son paternel mais s’abstient, bien trop curieuse d’apprendre la suite de l’histoire, tout en sirotant son cocktail mais aussi en contemplant le visage de Cameron s’empourper encore un peu sous l’effet du piment. Elle affiche un large sourire, bien trop heureuse de le voir « souffrir » à son tour mais aussi parce qu’elle s’imagine presque trop bien la tronche de Cameron Jr entrain de baver devant cette bagnole de flic qu’il convoite.

- J’ai réussi à l’ouvrir, à la démarrer, et j’suis parti toute sirène hurlante comme un taré. J’ai vu les types sortir en catastrophe du café, dans le rétro, et comment te dire … J’étais un gosse le jour de Noël.

Beaumont est déjà prise d’un fou rire, celui de Cameron était en plus de ça communicatif. Elle n’a pas le souvenir de l’avoir d’ailleurs vu rire autant et faut croire que ça la pousse à se lâcher un peu plus qu’elle ne le fait déjà.

- Le pire c’est que j’touchais à peine les pédales ! Et j’voyais pas grand-chose au-dessus du volant.

Et le rire de Margo s’intensifie, front posé sur son bras, littéralement morte de rire d’imaginer la gueule de ce gamin qui voit à peine la route, les pieds battant dans le vide mais qui vit le plus beau jour de sa vie. Elle trouve l’image incroyablement adorable, à mourir de rire, certes mais touchante. Un pan de la vie de cet homme qu’elle se plait à découvrir un peu plus tous les jours. Ce jeu était une excellente idée pour leur permettre de s’ouvrir mutuellement sur leur passé même si Margo n’a jamais vraiment éprouvé la moindre difficulté à parler de sa vie ou de son histoire.
En revanche, pour Cameron les choses semblaient différentes et Beaumont n’a jamais forcé les choses, le laissant aller à son rythme.

- J’ai fait trois tour de bloc comme ça avant de larguer la voiture sur la ligne du Cable Car et disparaitre dans les ruelles. Dans la caisse y avait 5 dollars qui trainaient, j’ai été me payer une glace sur le Pier 39 au milieu des touristes, heureux comme pas deux, très fier de moi. J’étais un peu le roi du monde à vrai dire.
- C’est que ça te donne un côté hyper attachant tout ça.

Elle est sincère, elle aurait donné n’importe quoi pour le voir tout petit, entrai de faire ses trois tours de bloc sans que personne ne chercher à l’arrêter ou ne se pose plus de question que ça que de voir une petite tête dépasser du volant.

- Mais merci de m’avoir fait pleurer de rire ! J’aurai payé cher pour voir ça tient !

Large sourire alors qu’elle s’empare d’un nouveau piment, louchant légèrement dessus.

- J’suppose que c’est mon tour ?

Cameron ne tarde pas à lancer le dé, comme pour répondre à sa question par le geste. L’objet tourne et le chiffre deux apparait encore.

- A croire que tu l’as truqué juste pour en savoir plus sur moi.

Elle déconne, ricane et attend donc la question de son acolyte qui se régale d’avance de la voir de nouveau rougir et certainement bien plus que tout à l’heure puisque ça sera le deuxième qu’elle va s’enfiler.
Elle n’est que joie…. Et d’ailleurs, elle n’attend pas plus longtemps pour croquer une première fois dedans, mâchonner et cette fois l’effet est plus rapide que le premier, ayant déjà les pupilles gustatives et la langue sensibles.

- Il vient d’où ce besoin d’adrénaline ?

Deuxième morceau de piment.

- Attends, je brûle de l’intérieur et j’te réponds.

Elle ricane entre deux toux et un « WooOow », secouant sa main comme si ça allait atténuer quoi que ce soit. Quel réflexe à la con quand même.
Margo prend une inspiration – c’est pire – et se lance parce que c’est le jeu et qu’ils n’ont pas fini !

- Il vient de nulle part. Parce que j’ai toujours été comme ça.

Rien de plus simple, en réalité.

- Pas de traumatisme qui fait que, pas de décès qui m’ont profondément affectée si on exclue mes collègues et amis du taff.

Ce sont les aléas de leur job et ça arrive malheureusement plus régulièrement qu’on ne le pense. Margo se souvient en avoir pleuré quelques-uns, notamment Tess. Elle était bien plus qu’une collègue.

- J’ai jamais supporté resté assise à rien faire, faut que je bouge, que je vois des choses et je suis un peu accro aux sensations fortes, c’est vrai. Elle hausse les épaules, tousse de nouveau dans le creux de son poing parce que putain, ça arrache toujours autant. J’aime ressentir les choses à milles à l’heure, j’ai toujours l’impression que mes sens sont plus réceptifs dans ces cas-là.

C’est peut-être un peu con ce qu’elle raconte, ça parait presque fleur bleue, une de ces phrases typiques de ces films plein de sentiment mais c’est une réalité qu’elle ne nie jamais. Et puis pourquoi lui faudrait-il une raison de vouloir se sentir vivante ? Elle n’en a aucune de toute façon, elle aime juste ça.

- Je crois que je mourrais si je devais me retrouver obligé à rester cloitrer dans une routine ou dans un bureau.

Après, chacun son truc. Elle ne critique pas une seule seconde ceux qui ont besoin de cette routine, justement. Qui sont pour la tranquillité, des horaires réglementées et régulières mais Margo sait qu’elle ne pourrait supporter une vie sans l’adrénaline de son job, sans les imprévus, sans … tout ça.

- Allez, assez parlé ! Ton tour !

Et ils continuent la quête aux informations, se retrouvent à faire des gages complètement stupides et enfantins mais l’alcool aidant – avec ou sans Margo l’aurai fait malgré tout -, les deux s’éxécutent, entre deux fous rires et deux nachos pleins de fromages. Mais même avec tout ça, l’ex-gardienne n’en oublie pas l’enjeu.

- C’est moi ou j’aurai pas un peu gagné la partie Cassidy ?

Regard et sourire enjôleur, elle se coince un ongle entre les dents et se fait presque charmeuse.
La vérité est qu’ils ont tous les deux la gueule en feu et qu’à un piment près, c’était Margo qui lâchait prise. Mais surtout, elle sait qu’elle va en payer cher le prix demain. A vouloir jouer la fière, refuser d’abandonner peu importe le prix, Margo s’est certainement flingué l’intestin et le reste ce soir…
Ca fait déjà plusieurs heures qu’ils sont ici à boire, manger, se taquiner avant que la jeune femme ne prenne les devants.

- Tu viens chez moi ?

Elle a en a envie.
De lui. De sa présence. Que toute cette soirée se poursuivre entre les murs de son petit appartement à peine rangé mais surtout dont les cartons jonchent encore le sol. Ce n’est pas qu’une question de sexe mais aussi de vouloir Cameron pour le reste de la soirée, pour la nuit et voir peut-être le lendemain.

- J’ai envie de continuer tout ça dans un endroit un peu plus intimiste.

Nouveau regard et sourire taquin et enjôleur alors que ses longs doigts fins glissent légèrement sur la main de Cameron, sans le quitter des yeux.

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MessageSujet: Re: This is Mambo N°5 ▬ Margo   Mer 21 Fév 2018 - 22:36

« C’est que ça te donne un côté hyper attachant tout ça. »

J’imagine. Je crois. C’est un sourire presque timide qu’elle me tire alors que je baisse le regard et calme mon rire. Ça me fait plaisir de me remémorer tout ça et de le partager. Je ne parle pas souvent de moi de manière générale, ça n’est pas dans mes façon d’être sans pour autant chercher à être quelqu’un de secret, mais je parle encore moins de mon enfance, de ma vie avant Poudlard finalement. Même pour moi, parfois, c’est comme si elle n’avait jamais existé.

Mais je peux admettre qu’une tête blonde qui dépasse à peine de derrière le volant, même entrain de voler une voiture, ça peut effectivement être attachant.

« Mais merci de m’avoir fait pleurer de rire ! J’aurai payé cher pour voir ça tient ! »
« Je t’en prie, c’est la maison qui offre. »

Tout comme ce magnifique piment qu’elle tient entre ses doigts et qu’elle regarde amoureusement – ou dubitativement – alors que j’encaisse à peine celui que je viens d’avaler.

« J’suppose que c’est mon tour ? »
« Tu supposes bien. »

Je n’attends pas plus longtemps pour lancer le dé et c’est encore un 2 qui apparait. Vérité. Soit. Ça me va très bien.

« A croire que tu l’as truqué juste pour en savoir plus sur moi. »

Juste un sourire pour réponse alors qu’elle prend les devants et n’attend pas elle non plus. Aucune hésitation quand le piment se retrouve dans sa bouche. Je n’irai pas jusqu’à dire que je suis impressionné mais cette femme a du cran, c’est le moins que l’on puisse dire.

« Il vient d’où ce besoin d’adrénaline ? »

Cette question me vient comme ça, alors que je l’observe et qu’elle croque à nouveau sans hésiter dans le piment. Est-ce que ça cache quelque chose ou est ce qu’elle est simplement née comme ça ? Je suis curieux de le savoir effectivement.

« Attends, je brûle de l’intérieur et j’te réponds. »
« Prends ton temps. »

J’ai du mal à ne pas rire je l’admets, d’ailleurs je n’essaie pas du tout de cacher le fait que je me retiens et c’est écrit en gros sur mon visage alors qu’elle s’agite et gagne en rose sur les joues. Je fais le malin mais le jeu ne fait que commencer, d’ici quelques secondes ce sera encore à mon tour et l’intérieur de ma bouche se remet à peine du précédent … Habitué, certes, mais plus vraiment entrainé. Et surtout simplement humain j’ai envie de dire. Et plus elle se débat avec la sensation de brulure, plus j’ai envie de rire. Mais elle se lance, presque sans sourciller, et ma concentration oublie les effets du piment pour se focaliser sur ses paroles. Ça me plait d’en apprendre plus sur elle.

« Il vient de nulle part. Parce que j’ai toujours été comme ça. Pas de traumatisme qui fait que, pas de décès qui m’ont profondément affectée si on exclue mes collègues et amis du taff. »

Une gorgée de bière, un nachos, je ne la quitte pas des yeux et n’affiche aucune expression particulière. Pas plus quand elle évoque ses collègues, ses amis, qu’elle a pu perdre au fil des missions. Avec ce métier, rien de plus normal même si ça reste extrêmement triste. Je n’ai pas emprunté le même chemin mais moi aussi j’en ai vu partir en cour de route, je crois que quelque part je comprends. Avec pudeur et respect.

« J’ai jamais supporté resté assise à rien faire, faut que je bouge, que je vois des choses et je suis un peu accro aux sensations fortes, c’est vrai. J’aime ressentir les choses à milles à l’heure, j’ai toujours l’impression que mes sens sont plus réceptifs dans ces cas-là. »

Même si on est très différents, je comprends. J'ai été un peu comme ça, à l'adolescence surtout, après avoir été un gamin timide et fragile, pour devenir un type calme a qui le quotidien sans heurts convient très bien. Les courses poursuites avec les flics et les autres gangs étaient mon lot de tous les jours, quand il ne se passait rien je le provoquais. Et puis il y a eu Poudlard. J'imagine que c'est sans doute différent quand on choisi ce qui nous arrive, je considère que c'est aussi une question de tempérament. Je ne connais peut-être pas Margo depuis des années mais rien ne me surprend réellement dans ce qu'elle m'explique. Simplement parce que ça se voit, ça se sent, qu'elle a ce besoin naturel d'adrénaline.

« Je crois que je mourrais si je devais me retrouver obligé à rester cloitrer dans une routine ou dans un bureau. »

Elle, enfermée dans un bureau ? Je n'arrive même pas à visualiser tellement ça me semble improbable. Et je me surprends à me dire que, dans une certaine mesure, ça n'est pas quelque chose qui aujourd'hui me déplairait. Peut-être parce que je sais que c'est en partie comme ça que se passera mon quotidien si j'arrive à atteindre mon objectif. Et j'y arriverais.

« Allez, assez parlé ! Ton tour ! »

Et les verres s'enchainent, les piments aussi … sans que ça ne coupe l'appétit à aucun de nous deux. Ça fait des heures qu'on est là tous les deux à se comporter comme des gamins, à me faire redécouvrir la vie d'une manière dont je ne l'avais plus côtoyé depuis une éternité. De vérités en gages, je me prête au jeu et si je n'y met pas autant de cœur qu'elle pour ce qui est de faire le con, j'y vais de bon cœur néanmoins. Je lâche prise, tout simplement. J'oublie d'être trop sérieux l'espace d'un instant.

Et c'est le drame … L'abandon … L'abdication ...

« C’est moi ou j’aurai pas un peu gagné la partie Cassidy ? »
« C’est la chance du débutant ça. »

J'en peux plus. Mon palais, ma langue, mon œsophage et mon estomac me haïssent et je ne suis plus capable d'avaler encore un seul de ces trucs qui au fur et à mesure de la soirée nous on détruit le tube digestif.

« Ou un excès de galanterie. »

Mauvaise foi ? Pas mon genre. D'autant que je sais que ça va l'énerver si jamais elle pense que je l'ai laissé gagner alors j'en rajoute une couche parce que ça m'amuse. Je découvre adorer la titiller, en majeure partie parce qu'elle ne marche pas, non, elle coure.

« Le mien était carrément plus gros ! »

Et ça, en revanche, c'est vrai. J'ai quand même un peu de fierté, faut pas croire. Perdre à ce jeu auquel je pensais réellement être le maitre froisse légèrement mon égo. Pas suffisamment pour me faire perdre mon sourire, quoi qu'il arrive.

« Tu viens chez moi ? »

Les rires se calment, les regards se font plus sérieux sans pour autant perdre leur légèreté. Le message est clair, il est réceptionné à sa juste valeur.

« J’ai envie de continuer tout ça dans un endroit un peu plus intimiste. »

Sa main glisse sur la mienne, son regard ne me lâche pas. Je retrouve mon mutisme pour ne m'exprimer que par des sourires. Elle les connait désormais, ces sourires. Je retourne ma main et laisse ma paume glisser contre la sienne, autour de nous les cadavres de bières font un décor festif que serveurs et serveuses ramassent au fur et à mesure. Ces deux là seront les derniers.
On se lève en même temps, l'addition est réglé et les premiers pas dans la rue se font dans le silence, en toute tranquillité. Il fait nuit, depuis un moment visiblement. Je n'ai pas prêté la moindre attention au temps qui passe et ne compte pas commencer à le faire maintenant. Mains dans les poches je la suis jusqu'à ce qu'on s'arrête devant un véhicule qui me ferait presque siffler d'admiration et sans trop savoir pourquoi, je juge que cette voiture lui va très bien.

« Joli bébé. »

J'ai toujours aimé les voitures, je ne sais pas vraiment d'où ça vient mais je ne compte plus le nombre de serrure que j'ai forcé, le nombre de contact que j'ai allumé sans clés, et je crois qu'encore aujourd'hui je serais capable de m'en sortir question moteur. Sulli était plutôt moto, parce que ça se faufile plus facilement partout. Moi j'avais mes pieds et ça m'allait très bien mais je crois que j'ai toujours préféré quatre roues à deux. Détail sans importance, c'est juste un constat que je me fais et qui ne dérange personne.
Je monte côté passager et pendant tout le trajet mon regard oscille entre la route, les immeubles et maisons, puis elle. C'est dans ces moments là que je la découvre le plus je trouve, quand plus rien d'autre n'existe que ce qu'elle tient entre les mains. Son volant, en l'occurrence. Elle prend plaisir à conduire et je prends plaisir à la regarder conduire. Conduite vive mais calculée, maitrisée. Adroite. Si je l'analyse ? Un peu, je le confesse.
La porte de l'immeuble est poussée, celle de l'appartement aussi, mais la lumière elle ne s'allume pas. Je devine des cartons un peu partout dans le couloir, les lumières de la ville qui perce par une ou des fenêtres, mais surtout ma main qui glisse sur sa nuque la porte à peine refermée. Et mes lèvres sur les siennes, doucement. Certains ont le désir impulsif, je n'ai jamais été comme ça et je ne pense pas que ça changera. On ne peut pas qualifier ça de tendre non plus, dans le fond ça n'a pas la moindre importance. J'embrasse son cou alors qu'elle me retire ma veste et la laisse tomber sur le sol, mes mains se posent sur ses hanches et j'avance à mesure qu'elle recule. Direction sa chambre, peut-être. Puis l'éclat de rire quand elle manque de basculer en arrière en trébuchant sur quelque chose, que je la rattrape dans les ombres en bousculant autre chose au passage. Un objet tombe sur le sol.

« Je sais pas ce que c’était mais désolé, j'crois que ça n’est plus. »

Mes mains glissent de nouveau sur elle, les siennes sur moi, pas besoin de mots. On sait très bien pourquoi on est là tous les deux. Pour cet échange, certes, mais pas seulement. Simplement pour terminer cette soirée ou plutôt la continuer d'une manière aussi naturelle pour elle que pour moi.
Et la nuit se transforme en petit jour. D'étreintes en fou rires, en passant par le joint qu'on partage tout en refaisant le monde, je n'ai pas compté les heures. Quelques unes teintées de sommeil, relativement peu, et un café entre les mains alors que je regarde par la fenêtre le monde s'éveiller ce matin. Ses bras viennent encercler ma taille, mes doigts glissent sur les siens alors qu'elle se colle contre mon dos et un soupir m'échappe tranquillement. Je me sens bien, sans questions qui tournent dans ma tête, simplement l'instant présent, cet endroit, sa présence. Et cette soirée mémorable qui, je le crois, ne sera pas unique. On fonctionne un peu de la même manière tous les deux, pas de plans sur la comète, simplement l'envie de se voir qui se manifeste et qu'on exécute. Il peut se passer des jours, des semaines, ça ne change rien. C'est peut-être la première fois qu'on se retrouve à l'extérieur mais j'ai le sentiment que sans tomber dans l'ennuyeux ou le péjoratif, ça va devenir une sorte de routine.

#

Mardi 21 Juillet 2015 – Dans la soirée

« Tu passes la soirée chez Kezabel c’est ça ? »
« Tu comptes inviter quelqu’un … ? »

Silence. Aucune réaction de ma part. Agacement de la sienne malgré le sourire qui se pointe sur son visage.

« Oh aller Cam ! Crache le morceau une bonne fois pour toute. Je t’ai VU ! Je t’ai vu avec elle. »

Ça la rend folle quand je fais ça, je le sais, donc j'en abuse. Qui plus est je ne suis toujours pas du genre à parler de moi, de ce qu'il se passe dans ma vie, surtout pas de ce point de vue là. Ça ne me dérange pas qu'elle sache, qu'elle nous ai vu – espèce de fouine – mais qu'elle ne compte pas sur moi pour plus et elle le sait. En attendant je m'amuse de la situation, c'est peu de le dire, mais consent à en lâcher un tout petit peu parce que je me sens d'humeur … J'en sais rien, y a un truc qui flotte dans l'air.

« J’ai un truc derrière la tête et y a de fortes chances pour qu’elle débarque ici, oui. »

Regardez-la ! Elle sautille d'un pied sur l'autre comme si elle avait le scoop de l'année sous les yeux.

« T’es pas possible. »
« C’est toi qu’es pas possible. »

L'amour fraternel. Les joies de la colloc à laquelle on s'adapte très bien tous les deux. Ma vie actuelle me rend très heureux, j'ai le sentiment qu'un truc s'est débloqué chez moi et sans perdre mon côté flegmatique, pragmatique, calme, je me surprends parfois à être bien plus « fou » que je n'ai pu l'être ces dernières années. A retrouver celui que j'ai été bien avant tout ça.
Ces derniers jours n'ont pas été de tout repos, Londres est encore dans un état assez catastrophique mais par chance, tous ceux qui me sont poches s'en sont sortis indemne. Je n'ai revu Margo qu'une seule fois depuis notre soirée épicée et pour cause, avec ce « tremblement de terre » elle a tout simplement disparue de la circulation. Je me suis inquiété, je l'admets, mais un message a suffit à me rassurer. Elle est sur le pont, ce truc n'avait rien de naturel et ça n'a donc rien d'étonnant de la savoir en mission. Avec tout ça elle n'a encore jamais mis les pieds à l'appart, ne connait d'ailleurs pas l'adresse, et pour ce que j'ai en tête aujourd'hui comme un sale gosse délinquant, ça m'arrange totalement.

Je n'ai pas perdu la main, vraiment pas, et j'ai conscience que j'aurais pu me casser le nez à cause de la Magie qui aurait tout fait foirer si elle avait protégé son bébé avec mais oublie ou non de sa part, mes mains habiles ont fait leur job. Ça m'a pris un peu de temps, beaucoup de discrétion, mais j'ai réussi à forcer sa voiture – sans l'abimer, pas même une égratignure – à la démarrer, et c'est garée en bas de chez Emily et moi qu'elle se trouve à présent. Pas une seule seconde je ne doute qu'elle parviendra à la tracer d'une manière ou d'une autre. Pas une seule seconde je ne doute qu'elle va finir par débarquer ici – sans savoir chez qui elle débarque puisqu'elle ne connait ni l'adresse ni l'endroit – et j'ai vraiment, vraiment hâte de voir sa tête quand elle me verra pénard sur mon canapé, le petit pendentif de son rétro central entre les mains. Si je la crois capable de défoncer la porte sans plus de cérémonie pour entrer dans l'appartement ? Je ne le crois pas, je le sais. En réalité je crois surtout que je l'espère parce que la situation m'amuse à un point inimaginable.
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MessageSujet: Re: This is Mambo N°5 ▬ Margo   Ven 9 Mar 2018 - 15:31

This is Mambo N°5
EXORDIUM.
Demande formulée, vœux exaucé.
Direction le comptoir où ils règlent l’addition puis vers le carrosse de Margo qui est bien évidemment toujours là, reluisante sous les lampadaires de la rue. Il fait déjà nuit noire, la gardienne ne sait pas quelle heure il est et elle s’en fout. Tout ce qu’elle veut c’est ne pas compter le temps mais profiter des instants partager avec Cameron.

- Jolie bébé.
- Merci. Je ne suis pas très matérialiste mais pour le coup, c’est effectivement mon bébé.

Et personne ne la touche à part elle au risque de se voir crever le cœur et les yeux à coup d’ongles mal limés.
Margo se glisse derrière le volant, allume la radio mais pas trop forte, juste histoire d’avoir un fond de musique pour les accompagner durant ce voyage. La jeune femme cumule les plaisirs et conduire en est un, fenêtre légèrement ouverte pour laisser filtrer la douce chaleur d’une nuit d’été, musique simple et tranquille et l’homme qu’elle apprécie à ses côtés dont elle ne manque pas certains regards qui l’électrisent. Elle mentirait si elle disait que ça ne lui procure pas un certain frisson de satisfaction puisque si Margo n’est en rien vénale, ça ne change rien au fait qu’elle aime être regardé, désiré, voulu. Elle aime l’amour dans le sens large du terme, passionnel ou éphémère, vif ou lent, peu lui importe. Cameron sait lui offrir sur la continuité quelque chose qui la satisfait et même si Margo n’y posera pas de mot, elle apprécie le retrouver pour ce genre de soirée.
Elle se perd dans sa conduite vive mais maitrisée, calculée tout comme l’ouverture la porte de son appartement d’un coup de clé avant de sentir les doigts de Cameron se refermer sur sa nuque. Et la jeune femme ne lutte à aucun moment, se laisse faire par ce baiser qui n’a rien de tendre, qui est plutôt explicite sur la suite des évènements et Margo s’y laisse couler. Ses gestes se font déjà vifs, presque pressé alors qu’elle se mord la lèvre inférieure tout en allégeant Cameron de sa veste qui ne servira plus à rien désormais. Tout comme le moindre tissu sur cette peau qu’elle compte dévorer, cm² par cm².
Elle recule, il la suit. Leurs lèvres se retrouvent, celle de Margo s’égare sur sa gorge, mordille déjà la peau de son cou, glissant sous les tissus qu’elle retire au fur et à mesure tout en parcourant cette peau brûlante sous la pulpe de ses doigts. Elle manque de trébucher sur un énième carton qu’elle pousse d’un coup de talon, entre deux rires.
Un objet chute de la petite table, certainement le souvenir qu’elle s’était ramené du Japon.

- Je sais pas ce que c’était mais désolé, j'crois que ça n’est plus.
- On s’en fout, viens là.

Elle l’attire à elle et ils pénètrent enfin dans cette chambre qu’ils baptiseront une partie de la nuit, entrecoupé de fous rire parce que Margo se retrouve bien trop proche du mur, parce que Cameron manque de se casser la gueule en tombant du lit et parce que ce lit fout un putain de bordel. Mais ça n’est pas le plus gênant puisque rien ne compte que ces étreintes que la gardienne dévore sans compter, s’y perd sans retenu, entrainant le jeune homme avec elle, à s’y perdre des minutes, des heures entières où ils ont à peine pris le temps de dormir.
Question d’habitude.
Ce n’est qu’au petit jour que Margo finit par s’extirper de ce lit en bordel, entièrement nue mais la pudeur n’est pas son truc. Contrairement à ce qu’elle aurait pu imaginer, Cameron est toujours là, café à la main. Elle le rejoint, se collant dans son dos tout en embrassant la naissance de sa mâchoire, inspirant l’odeur de sa peau au passage. Elle est bien là, reposée. Elle n’est pas le genre à voir sur le long terme, la vie de Margo n’étant qu’une série de sans lendemain ou de jour J mais jamais de futur. Pourtant, cette fois elle n’a aucun mal à se dire qu’elle verrait sans problème évoluer cet homme dans cet appartement de temps en temps. Un weekend, parfois même plusieurs jours, qui sait. Elle s’en fout. Tout ce qui compte c’est l’instant présent et c’est après un dernier baiser sur sa joue que la gardienne file à la douche pour aller chercher deux trois conneries à bouffer.
Après une nuit pareille, il faut nourrir la bête. Et la bête, c’est elle.

¥

- Encore un remplacement ? On n'a une épidémie de flemmingite aiguë ?
- Non, mais de disparition aiguë.

Margo s’arrête dans son mouvement alors qu’elle s’apprête à refermer son frigo.

- Je ne sais pas ce qu’il se passe mais depuis le « tremblement de terre » c’est une hécatombe.
- Comment ça ?
- On a perdu quatre agents et quand je dis perdu, c’est perdu. Pas mort.
- Merde.

La gardienne a le visage grave, est réellement inquiète. Elle sait que parfois, dans leur job de protecteur, d’Auror et le reste, il vaut mieux être mort que « perdu ». Puisque qui dit perdu, dit probablement capturé. Et qui dit capturé, dit torture et on ne sait quelles autres joyeusetés.
Ils sont constamment obligés de la jouer safe comme à présent où ils utilisent un moyen de communication basique et moldu : un vieux téléphone portable avec une carte prépayée et intraçable.

- Ok, va pour Vendredi.
- Bien. Jeremy marque une pause avant de reprendre. J’ai cru comprendre que t’as été approché.
- Oui, hier. Après les investigations pour Londres.

Pas besoin de plus de mots, ni d’explication.
La Garde de Myrddin n’a pas tardé à se manifester auprès de tous ceux ayant eu un rôle crucial au sein du ministère et ayant décidé d’envoyer fumer toute la clique des imposteurs comme les Supérieurs. Margo n’a pas été plus surprise que ça que de voir deux nanas et un mec débarquer l’air de rien pour lui faire comprendre deux trois choses.

- Alors ?
- A ton avis.
- Forcément…
- Tu devrais y songer aussi.
- Je sais pas Go’. Elle est enceinte et… nouvelle pause. Je n'sais pas.

Les attaches. Jeremy lui rappelle pourquoi Margo ne s’est jamais vraiment intéresser à toute cette vie de couple, d’amour, de bébé et toute la clique derrière. Et ça n’est pas maintenant qu’elle y songera, encore moins dans ce à quoi elle s’est engagée désormais. Elle pense bien évidemment à Cameron mais se dit qu’ils en sont loin d’être là. De toute façon, elle est tenue dans le secret, ne doit rien cracher et quant bien même la gardienne peut s’avérer très bavarde, il n’y a pas plus silencieuse qu’elle lorsqu’il s’agit de son job.
Elle termine sa discussion avec Jeremy, le moral un peu en berne à l’idée que leurs agents disparaissent comme par magie, d’un claquement de doigts mais surtout aussi rapidement. Elle croise son reflet dans le miroir de sa salle de bain, décidé à aller prendre une douche pour se réveiller un peu et elle ne peut ignorer ses traits épuisés. Ces derniers jours on été intenses, éprouvantes et les vacances ne seront pas pour tout de suite… encore faut-il qu’elle puisse en avoir un jour.

Et d’ailleurs, elle devrait peut-être songer à aller remplir son frigo qui est désespérément vide, en ayant ras le cul de se nourrir de pate chinoise instantanné pour faire plus simple et plus rapide parce que pas le temps. Elle a l’impression que ça fait une éternité qu’elle ne s’est pas fait un véritable plat…
Fringues enfilés, chemise légère boutonnée, c’est clés de sa bagnole en main qu’elle descend l’immeuble pour rejoindre son parking…

- Qu’est-ce que c’est que ce bordel.

Pas de voiture. Rien. Juste une place vide.
Margo ferme les yeux, se frotte les paupières du bout des doigts, comme si cette dernière était prise d’hallu. Elle les réouvre, fait bien évidemment toujours face à cette place vide alors qu’elle fait le tour du parking d’un pas rapide. Elle s’est peut-être planté, la peut-être garé ailleurs à cause de la fatigue intense des derniers jours…
Et comme une évidence, un éclair de lucidité lui pop à l’arrière du crâne.
Margo a toujours eu l’habitude de protéger sa bagnole de plusieurs sortilèges pour être certaine que PERSONNE ne puisse la toucher, l’érafler, la voler… mais hier soir ?
Elle a un doute quant à ses gestes. Elle se revoit sortir de la bagnole, fermée à clé…

- Putain… PUTAIN DE BORDEL ! ENCULE !

On lui a volé sa précieuse. Sa voiture. SON BEBE.
Ce type est déjà mort dix fois dans sa tête alors qu’elle extirpe sa baguette de la poche de son jean pour la tapoter sur les clés de sa bagnole qu’elle a rendu traçable. Parce qu’elle le sait déjà, elle va le crever à mains nues, l’étouffer, le faire souffrir de longues heures pour lui faire comprendre qu’on ne s’en prend JAMAIS à une Beaumont et encore moins lorsque cette dernière s’appelle Margo.
PUTAIN !
Elle est furieuse, enragée. Elle ne laissera jamais personne toucher à sa bagnole et lorsqu’elle retrouvera le coupable – parce qu’elle le retrouvera et retournera le monde s’il le faut -, elle lui fera comprendre avant même qu’il n’ait eu le temps de voir les traits de son visage.
Les porte clés en forme de rond affiche un point lumineux sur une carte et lui donne l’emplacement exacte de sa bagnole. Ni une ni deux, Margo se planque et transplane « discrètement » avant d’arriver au point le plus proche. Elle court, tape un sprint, bouscule une nana et son gosse mais s’en tape comme de l’an 40 de savoir si elle a renversé toutes leurs courses sur leur trottoir. C’est pas son problème à l’heure actuelle.
Elle jure comme une charretière, jure sur la barbe de Merlin qu’elle va éventrer le ou la coupable et lorsqu’elle arrive à destination, souffle court, elle la voit enfin.

- Nom de Dieu ! Elle s’y précipite, touche le capot, en fait le tour pour vérifier qu’elle n’a rien, que la carrosserie est en bon état sans compter la peinture… Je vais bousiller celui qui a osé te bouger, t’en fais pas.

Vos gueules, elle lui parle si elle veut, ok ?
Passer le soulagement, la haine. Profonde. Violente. Brûlante. Et la porte qui bloque l’appartement de la personne qui a OSE prendre le pendentif du rétro, celui-là même qui porte un traceur, cède au premier coup de baguette qui fait voler en éclat l’armature de la serrure mais aussi le bois de l’encadrement qui s’éparpille en plusieurs morceaux.

- T'ES OU ESPECE DE CONNARD !

Baguette rangée, elle reste lucide quand au fait qu’elle ne doit pas trahir la magie. Et peu importe, elle n’a pas besoin de ça pour se défendre ou pour casser la gueule de la personne qui a osée lui faire cet affront. Ses poings et ses pieds suffiront à casser mâchoires et rotules.
Son cœur s’arrête net lorsqu’elle découvre le coupable assit confortablement sur son foutu canapé, pendentif de sa voiture en main…

- Toi…

Lui. Cameron. « Son » Cameron.
Elle ne peut pas croire qu’elle s’est dite ça.
Bordel de merde.

- TOI PUTAIN !

Et elle explose. Comme prévue. Comme une putain de bombe à retardement parce que c’est ce qu’elle est, parfois. Stratège dans le métier, impulsive dans la vie. Et surtout, d’une susceptibilité fragile. Margo prend la mouche aussitôt, vexée comme un poux, furieuse qu’il ait osé se jouer d’elle de cette façon, avec un coup aussi bas et mesquin.

- Mais t’es COMPLETEMENT CON ma parole ! Ca tourne pas rond chez toi putain !

Sans filtre, sans retenue. Rien à foutre de savoir si elle est vulgaire ou si elle gueule trop fort. Elle emmerde les voisins. Emmerde tout l’immeuble.
Et c’est d’un coup de pieds rageur qu’elle pousse la table basse contre le mur opposé, enragé de s’être faite avoir de la sorte. Elle évacue le stress, la peur, la vexation.

- PERSONNE touche à ma bagnole, compris ? PERSONNE. Merde ! j’ai cru qu’un putain d’enfoiré l’avait déjà démonté en pièce détachées pour les revendre à des p’tits branleurs pour tuner leur bagnole de merde ! Le sourire, voir peut-être le rire de Cameron, ne lui échappe pas. Et putain ARRETE DE TE MARRER !

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MessageSujet: Re: This is Mambo N°5 ▬ Margo   Mar 20 Mar 2018 - 11:38

Les pas énervés et plus que rapide que j'entends dans l'escalier font monter l'adrénaline en moi, c'est plutôt clair, et je me retrouve presque dans le rôle du gosse qui a fait une connerie, incapable de s'empêcher de sourire, laissant néanmoins échapper une réaction de surprise et un mouvement de recul quand la porte … explose. Ni plus, ni moins.

« T'ES OU ESPECE DE CONNARD ! »

Les festivités commencent. Est ce que je me demande si ma vie est en danger ? Le doute pourrait effectivement me frôler une seconde mais c'est foutu, dès que je la vois débarquer dans le salon et qu'elle comprend …

« Toi… »

Oui, c'est foutu. Je ne dis pas que je ne vais pas passer un sale quart d'heure, mais ça sera avec un sourire que j'ai vraiment énormément de mal à retenir.

« TOI PUTAIN ! »

Elle est furieuse, hors d'elle, le ton qu'elle emploi et les traits de son visage relativement crispés sont autant d'indices. Est ce que ça tient seulement à la « peur » d'avoir perdu son bébé ou bien est ce qu'il y a autre chose ? Je la sais un poil susceptible, j'en viendrais à me demander si elle n'est pas un peu vexée de s'être faite avoir. Si je regrette ? Non. Pardon. C'est vraiment trop drôle.

« Mais t’es COMPLETEMENT CON ma parole ! Ca tourne pas rond chez toi putain ! »

Tant de mots doux, ça me touche, vraiment. Et un nouveau sursaut quand elle balance un coup de pied rageur dans la table basse, l'envoyant voler contre le mur. La prochaine étape, c'est moi ? Pourtant il est toujours là ce putain de sourire que je n'arrive que très difficilement à retenir. Je sais pertinemment qu'elle pourrait me faire très mal si l'envie lui prend, magie ou pas magie, mais pourtant je n'arrive pas à avoir peur. En réalité, elle a la réaction exacte que j'espérais voir chez elle … Je sais, c'est mal. Le pire c'est que ça n'a rien de méchant, mais je commence à me dire que ça la chamboule réellement.

« PERSONNE touche à ma bagnole, compris ? PERSONNE. Merde ! j’ai cru qu’un putain d’enfoiré l’avait déjà démonté en pièce détachées pour les revendre à des p’tits branleurs pour tuner leur bagnole de merde ! »

Je me fais la réflexion que fut un temps, ça aurait pu être le cas. J'aurais pu être un de ces p'tits branleurs dont elle parle … En fait je l'ai carrément été – le côté tuning en moins, en général c'était juste pour le challenge ou faire un tour – c'est une des raisons pour laquelle j'ai réussi à lui voler sa voiture soit dit en passant. Et si je commence à m'en vanter maintenant je crois que je passe par la fenêtre sans sommation donc je vais continuer à la jouer Roi du Silence. Un Roi du Silence qui a du mal à garder la commissure de ces lèvres immobiles.

« Et putain ARRETE DE TE MARRER ! »

J'essaie, vraiment, mais c'est impossible. Je suis un mec calme, considéré comme sage par certains, mais moi aussi j'ai été un branleur, un p'tit merdeux, et il se trouve que depuis que j'ai foutu les pieds en dehors de Poudlard et repris un rythme différent, il se réveille parfois. Je lui impose un silence, sans détourner le regard d'elle, calculant mon truc au millimètre, juste le nombre suffisant de seconde avant qu'elle explose à nouveau pour me hurler dessus d'avoir une réaction mais je ne suis pas certain que celle que je vais avoir soit celle à laquelle elle s'attend ...

« Tu me dois une porte. »

Je vais mourir. Le calme olympien dont je fais preuve n'est pas fin mais le ton tranquille contraste avec ce demi sourire qui plane sur mon visage. Et j'ai toujours le pendentif de son rétro entre les doigts. Il y a une chance qu'elle me déteste, récupère son truc d'un geste vif et rageur pour faire demi tour sans m'adresser un mot de plus je le sais, tout comme j'imagine que j'aurai pas de nouvelles pendant un moment. Là où la différence existe entre certains et moi c'est que ça ne pose aucun souci à mon égo de lui courir après ou de chercher à la recontacter moi pour apaiser les tensions. En attendant j'en rajoute une couche, incapable de m'en empêcher.

« J'ai peur que ça fasse trop de courant d'air si on laisse ça comme ça. »

Et je pense légèrement la tête sur le côté comme pour observer les dégâts. Elle est furieuse, pourtant c'est un sourire bien plus tranquille que je lui adresse en me levant et en me pointant devant elle tout en lui tendant son pendentif.

« Bienvenue chez moi. »

C'était ça le but ? Je voulais m'amuser, me comporter comme un gamin pour une fois c'est clair. L'énerver ? Un peu, je plaide coupable. Mais tôt ou tard elle aurait découvert cet endroit et j'aime pas faire comme tout le monde visiblement. Y avait pas de but, j'ai pas tellement prémédité mon truc plus que ça, ça se saurait si j'étais du genre à calculer ce genre de choses.
Je garde mon regard planté dans le sien, sans ciller, sans me défaire de mon demi sourire, qu'elle a probablement envie d'arracher en cette seconde mais encore une fois ça ne m'arrête pas. Je ne compte pas lui dire d'arrêter de bouder, me justifier en lui disant que sa voiture n'a aucune égratignure parce que je suis certain qu'elle l'a déjà vérifié sous toutes les coutures. Je me contente juste de glisser mes mains dans mes poches, flegmatique encore et toujours.

« C'est pas que ça m'ennuie de manquer de me casser la gueule sur un carton chaque fois que je viens chez toi mais si tu me promets de pas défoncer la porte à tous les coups, ça te changera de vue pour prendre le p'tit dej avant d'aller bosser de temps en temps. »
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MessageSujet: Re: This is Mambo N°5 ▬ Margo   Jeu 12 Avr 2018 - 14:46

This is Mambo N°5
EXORDIUM.
- Tu me dois une porte.

Margo bloque une demi-seconde.
Juste une demie. Avant de sentir une violente bourrasque emporter toutes ses pensées relationnelles sur le passage. Il est clairement entrain de se foutre de sa gueule, ouvertement, sans la moindre pression. Et le pire de tout, c’est qu’il continue de sourire bêtement, comme une ultime provocation à ce qu’il lui fait déjà subir. Margo peut être d’une extrême patience pour certaines choses mais là, c’est beaucoup trop pour elle.
Il garde le pendentif entre ses doigts, celui-là même qui a permit à la gardienne de pouvoir localiser sa précieuse bagnole.

- J'ai peur que ça fasse trop de courant d'air si on laisse ça comme ça.
- Ah ouais ? Et tu sais ce qui pourrait faire aussi courant d’air ? Ma main dans ta gueule.

Violente, furieuse, les mots s’échappent d’entre ses lèvres et elle n’en ressent pas la moindre culpabilité. IL la cherché. IL la fout en boule, tant pis pour sa gueule si ça le vexe mais PUTAIN IL SAIT qu’il faut pas toucher à sa bagnole. Merde !
Merlin sait qu’elle tient à Cameron, même si elle ne le formule jamais, qu’elle l’apprécie vraiment beaucoup mais en cet instant, elle n’a envie que d’une chose, c’est de lui arracher ce sourire moqueur et victorieux de ses lèvres.

Il se lève, comme s’il venait à elle pour la provoquer mais il n’en est rien. Comment fait-il pour rester si tranquille, si posé, après tout ce qu’elle venait de lui balancer à la gueule ? A croire qu’il n’en avait strictement rien à foutre.

- Rend-moi ça, abruti.

Cameron est à sa hauteur et d’un geste vif, presque irréel, Margo lui arrache le pendentif d’entre ses doigts. C’est une putain de flèche, rapide comme il en existe peu et c’est bien l’une des raisons qui fait d’elle l’une des tireuses d’élite les plus douée de sa génération.

- Bienvenue chez moi.
- T’es VRAIMENT entrain de te foutre de ma gueule !

Et ça l’agace encore plus, lui fait un peu plus monter les nerfs. Son cœur bondit dans sa poitrine, son sang bouillonne dans ses veines et Margo est terriblement vexée autant qu’elle est susceptible. Il n’imagine pas combien elle peut être une tête de mort, elle est têtue mais pas rancunière. Ca ne l’empêchera pourtant pas d’aller bouder chez elle parce que c’est exactement ce qu’elle va faire, quoi qu’il dise. Elle a besoin de redescendre, de ruminer, de râler et de jurer comme une charretière.

- C'est pas que ça m'ennuie de manquer de me casser la gueule sur un carton chaque fois que je viens chez toi mais si tu me promets de pas défoncer la porte à tous les coups, ça te changera de vue pour prendre le p'tit dej avant d'aller bosser de temps en temps.
- Quoi ! T’as quelque chose contre mon appartement à peine aménagé ? Si t’es pas content, c’est la même. Et puis putain tu peux pas faire comme tout le monde et m’inviter chez toi en me donnant une adresse plutôt que de me voler ma bagnole ? Tu fais chier, sérieux !

Elle gueule encore, n’en a strictement rien à foutre de savoir si les voisins les entendent, si qui que ce soit se préoccupe de ce qu’il se dit chez lui, bien trop en colère pour s’en soucier. Et encore une fois, ce sourire lui déplait alors qu’une partie d’elle, là, tout au fond, sous ses couches de susceptibilité et de mauvais caractère, Margo en sourirait presque, trouverait ça drôle. Ouais, elle trouverait ça vachement amusement si elle n’avait pas été la stupide cible de sa blague bien trop bonne et bien trop intelligente.
Fais chier tiens.

- Tu peux dire adieu à mes cartons pour un p’tit temps et compte pas sur moi pour revenir ici.

Mauvaise foi, mauvaise foi.

- Démerde-toi avec ta putain de porte espèce de cleptomane !

Dit-elle en se cassant, purement et simplement. Refusant de rester une seconde de plus face à ce sourire qui l’agace, face à l’évidence que ce petit con est encore plus malin qu’elle ne l’imaginait et qu’avec ce genre de petit coup bas, Cameron gagne de plus en plus de place dans le cœur de la gardienne.

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MessageSujet: Re: This is Mambo N°5 ▬ Margo   Ven 13 Avr 2018 - 18:21

Menace de violence, d’agression physique, insultes … Abruti, cleptomane … Margo ou la douceur à l’état brut.

« Quoi ! T’as quelque chose contre mon appartement à peine aménagé ? Si t’es pas content, c’est la même. Et puis putain tu peux pas faire comme tout le monde et m’inviter chez toi en me donnant une adresse plutôt que de me voler ma bagnole ? Tu fais chier, sérieux ! »

Avoir une femme dans son salon qui hurle comme un putois, je n’en ai clairement pas l’habitude. Avec une autre, ça ne passerait peut-être pas. Avec Margo, et parce que je l’ai cherché donc ça serait un peu gonflé de ma part de moufter ou lui dire de se calmer, ça passe crème. Et plus ça passe crème, plus elle s’énerve. Plus elle s’énerve … Plus ça me fait sourire. Un instant je me rappelle que la porte est grande ouverte, pour ne pas dire totalement défoncée, et que tout l’immeuble nous entend probablement. Je m’attends presque à ce que certains voisins plus curieux ou concernés que les autres pointent leur nez d’ici peu de temps.

« Tu peux dire adieu à mes cartons pour un p’tit temps et compte pas sur moi pour revenir ici. »

Puni. Est-ce qu’elle le pense réellement ? J’en suis persuadé. Est-ce qu’elle s’y tiendra ? Autant qu’elle le pourra, par fierté, assurément. Est-ce que je compte m’excuser ? J’en sais rien, pas tout de suite en tout cas, mais faire un pas vers elle plus tard de ça oui, j’en suis certain. Je ne pense pas qu’elle soit rancunière mais après l’avoir mise dans un état pareil ça me semble juste la moindre des choses. J’ai joué les p’tits cons, je me suis amusé à ses dépens, j’arrondirais les angles parce que j’ai pas envie qu’elle sorte de ma vie. C’est aussi simple que ça. Et surtout pas pour une blague qui finira sûrement par la faire rire un jour … Ou pas.

« Démerde-toi avec ta putain de porte espèce de cleptomane ! »

Elle se casse dans un mot de plus, furax, et si la porte n’était pas en lambeaux par terre je suis prêt à parier qu’elle l’aurait claquée de toutes ses forces. En attendant je reste là comme un con, au milieu de mon salon, un fou rire qui se pointe et fini par exploser alors que je m’écroule sur mon canapé. Je devrais m’en vouloir, peut-être essayer de la rattraper, mais je sais pertinemment que si je fais ça je m’en prends une. Au lieu de ça je me laisse aller et quand un visage inconnu se pointe finalement pour me retrouver en larmes – de rire naturellement – je repars de plus belle.

« Problème de logistique. Ne vous inquiétez pas, ça va vite être réparé. »

S’en suis une légère discussion alors que je tente de repousser cette charmante vieille dame vers la sortie. J’en viens à me dire qu’elle doit s’imaginer un truc sordide, quand je la vois jeter des coups d’œil dans le couloir je l’imagine en train de chercher un corps ou quelque chose dans le genre. Je me retrouve sur le palier, seul, face à ma porte, les poings sur les hanches et une envie de rire qui se pointe à nouveau. J’peux décemment pas laisser ça comme ça, ne serait-ce que pour la caution. Mais la soirée ne fait que commencer, j’ai l’appart pour moi tout seul et mes plans éventuels à revoir alors c’est de manière naturel que j’attrape mon téléphone tout en m’allumant une clope au passage une fois à l’intérieur à nouveau – j’vais quand même pas fumer dans les parties communes, j’suis un type respectueux et respectable.

« Yo associé ! T’es sur Londres ? »
« Yep. »
« Ça t’tente une soirée Tupperware ? »
« Tu prêches un convertible. »
« Cool. J’commande des pizzas. »
« Tu sais m’parler toi. »
« Je sais grand fou, je sais. Ah et j’aurais un léger service à te demander … C’est à propos d’une porte. »

Il bugue, je repars en fou rire. Maintenant y a plus qu’à espérer que la vieille – ou quelqu’un d’autre – n’ai pas appelé les flics. Ceci dit ça aide d’avoir des amis sorciers qui t’ensorcèlent tes planques pour que même un chien de recherche ne capte rien. Oui, j’aime la Magie quand ça m’arrange, je le confesse. Mais ça n'est clairement pas pour ça que je l'ai appelé, qu'on se le dise.

▬ FIN ▬

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This is Mambo N°5 ▬ Margo
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