AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 I'm proud to say that I grew up [Charleen]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Hiboux postés. : 1038
Date d'inscription : 19/10/2013
Crédits : JunkieMouse
Double Compte : Emily / Caem / Julian / Zachary / Aiyana



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2380-ethan-llewellyn
MessageSujet: I'm proud to say that I grew up [Charleen]   Dim 5 Nov 2017 - 12:24

~ Mardi 7 juillet 2015 – Dans l’après-midi ~

Il y avait eu des larmes au retour d’Ethan. Après des mois de silence, après la colère, il avait enfin décidé de parler. Ses parents l’avaient accueilli avec le sourire mais il n’était pas nécessaire d’être psychomage pour voir qu’ils cachaient une terrible angoisse. La peur qu’il les rejette une fois de plus. La peur que leur fils soit toujours bloqué dans une colère sourde et qu’il ne parvienne pas à trouver la manière de leur parler. Mais ce temps était révolu. Ethan avait décidé d’avancer et cela passait aussi par ça. Affronter ses peurs, affronter son père et accepter les choses telles qu’elles étaient. Après son arrivée, il lui fallut tout de même deux jours avant de trouver le courage de parler. Les mots de Mateo lui revenaient en tête à chaque fois. Cette façon qu’il avait eu de frapper dans le sac, il devait utiliser cette énergie de la même manière, garder la même détermination. Deux jours certes, mais un matin, en se levant, il s’assit à la table de la cuisine et fit signe à ses parents de faire de même. Et enfin, il lâcha les vannes. Il expliqua sa colère, son incompréhension. Il expliqua comme il se sentait mal vis-à-vis de Rafael, comme il ne comprenait pas que son père qu’il voyait comme un héros depuis toujours ait pu laisser derrière lui un fils. Mais il parla aussi de la honte qu’il avait ressenti en restant impassible face à tout ce qu’il s’était passé. La honte face à l’idée qu’il avait d’une certaine manière trahi son père en laissant les Supérieurs torturer les gens comme lui. La honte qu’il avait ressenti en se rendant compte qu’il n’était pas capable de protéger ceux qu’il aimait. Il parla sans s’arrêter pendant de longues minutes. Ses parents ne l’interrompirent pas. Ils retrouvaient leur fils. Celui qui avait disparu depuis plusieurs années déjà. Ethan avant parlait beaucoup à ses parents puis l’adolescence l’avait muré dans un silence douloureux. Puis il y avait eu ces révélations et il avait complètement coupé les ponts. Mais enfin il venait de faire un pas en dehors de sa coquille. Et quand il eut terminé de se livrer, que son regard quitta enfin la table pour se diriger vers ses parents, il sentit la main de sa mère sur la sienne, il sentit le regard de son père. Anna pleurait. Joshua était troublé mais il y avait autre chose dans son regard. De la fierté.

Au fil des jours, le dialogue s’était renoué dans la famille. Ethan retrouvait sa place de fils. Il expliqua alors à ses parents qu’il pensait que ce serait une bonne idée que Rafael vienne rencontrer son père s’il le souhaitait et qu’il lui avait proposé avant de quitter l’école. Son père était clairement effrayé mais il approuva. Les cartes étaient dans les mains de Rafael désormais et sa décision serait respectée. Cette histoire avançait enfin mais ce n’était pas la seule qu’Ethan devait régler. Aussi, après quelques jours, il prit son courage à deux mains et passa un coup de téléphone chez Charleen. Il lui proposa un rendez-vous à Liverpool.

« Quand tu rentreras, on discutera tous les deux. »

Ethan se tenait sur le palier quand son père était venu vers lui, un sourire sur les lèvres. Ethan se doutait bien que la discussion à venir serait sérieuse mais alors que son père le regardait, il voyait toujours cet éclat dans son regard qui lui donnait confiance. Le jeune homme avait donc approuvé d’un hochement de tête et après avoir dit au revoir à ses parents, il s’était engagé dans les rues de Liverpool, empruntant un chemin qu’il connaissait bien. Vêtu d’un jean bleu, d’une chemise légère à carreaux aux manches retroussées ouverte sur un T-shirt blanc, il marchait vite. Avec de l’avance, comme toujours, il poussa la porte d’un lieu qu’il connaissait bien. Il fut d’ailleurs accueilli avec un grand sourire par une dame d’une cinquantaine d’années.

« Ethan ! Ça fait plaisir de te voir mon grand ! Je te mets à ta table de d’habitude ?

- Pas cette fois Mary… J’attends quelqu’un.

- Oh ! Alors suis-moi. »

Les joues d’Ethan s’était légèrement empourprées alors qu’il avait dit cela mais Mary, souriante, avait fait comme si de rien n’était et installé le jeune homme sur une table pour deux personnes un peu à l’abri. Cet endroit, il le connaissait par cœur. Mary tenait cette librairie salon de thé depuis des années et à chaque vacances, Ethan venait y passer de longues heures, se plongeant dans les livres en sirotant du thé et en mangeant de jolies pâtisseries. Mary appréciait beaucoup le jeune garçon et lui faisait toujours des petits cadeaux, dénichant pour lui des livres improbables ou lui offrant quelques gâteaux. Elle lui posait aussi des questions sur son internat et Ethan trouvait toujours une manière de lui raconter les choses sans jamais évoquer la magie, comme s’il s’agissait d’une école normale. Ce jour-là pourtant, Mary resta en retrait, attendant que la personne accompagnant Ethan arrive. Elle se contenta de déposer sur la table une théière et deux tasses. Elle avait mis le thé préféré d’Ethan, un thé vert légèrement citronné. Il pouvait en boire des litres en lisant. L’adolescent lui sentait son cœur s’affoler dans sa poitrine. Il savait qu’il ne se passerait rien avec Charleen, qu’ils allaient devoir parler d’Elijah. Mais il allait la revoir. Et même si elle ne partageait plus ses sentiments, sa présence lui faisait toujours du bien. Elle restait sa confidente, la personne qui le comprenait, avec qui il se sentait revivre. Avec qui il osait être lui-même et il avait quelque part hâte de lui parler de ses nouvelles résolutions, de ce qu’il s’était passé avec ses parents.

Ethan buvait son thé avec une certaine nervosité. Chaque fois que la porte de la librairie s’ouvrait, il sursautait. Il n’arrivait même pas à regarder les étalages de livres, à se concentrer sur les nouveaux titres. Il regardait frénétiquement sa montre, le temps semblait ne pas s’écouler. En même temps, il était venu très en avance. Et quand, enfin, il reconnut la silhouette de Charleen qui poussait la porte, il se leva un peu brusquement, manquant de renverser sa tasse, pour lui faire signe. Mary qui se trouvait à ce moment-là derrière son comptoir afficha un sourire attendri. Ethan était nerveux et pourtant, il parvint à adresser un sourire à Charleen, un sourire qui n’était pas forcé.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 956
Date d'inscription : 30/10/2013
Crédits : me
Double Compte : Kezabel & Mateo & James & Leiv & Will & Margo & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2425-charleen-s-thomson-the-world-i
MessageSujet: Re: I'm proud to say that I grew up [Charleen]   Ven 17 Nov 2017 - 12:24

I'm proud to say that I grew up
EXORDIUM.
Mardi 7 Juillet - Dans l'après midi.
Je stress, juste un peu. Parce que les conversations qui commencent ou finissent par « on peut se voir, j’aimerais qu’on parle toi et moi » m’angoisse. Parce que je sais que quelque chose d’important va être dit mais je ne sais jamais si c’est en bien ou en mal. Et lorsqu’il s’agit d’Ethan… je l’avoue, je ne sais plus. Pas avec ce qu’il s’est passé entre nous, ma non-relation avec Elijah exposée au grand jour sans vraiment se chercher à se cacher… Bref. Je ne suis pas à l’aise mais je suis mitigé entre ça et ma joie sincère de le revoir. Ethan reste avant tout mon meilleur ami avec qui j’ai partagé des moments forts. Quoi qu’il se passe, il gardera toujours une place particulière dans ma vie et si j’ai craint pendant un temps à ce qu’il ne prenne le large, je suis contente de voir qu’aujourd’hui, il reste toujours présent.

- C’est bon t’as fini ?
- J’aurai déjà fini depuis longtemps si t’arrêtais de bouger !
- Tu mens…t’es juste pas patiente.

Je soupire, toujours assise sur le perron, coude sur la cuisse et menton dans la paume. Je laisse Riley me trifouiller les cheveux parce qu’elle a vu une vidéo sur Youtube d’une coiffure qui m’irait apparemment parfaitement pour le mariage de nos parents. Elle a été prise d’une envie subite de faire un test… et je dois admettre que malgré tout l’amour que je lui porte, ça ne semble pas très concluant pour le moment.
Et pendant que mes yeux se perdent dans le vague, je ne la vois pas faire…

- Eh hop là ! C’est dans la boite ! Ça t’apprendra de jouer l’effronté avec ta grande sœur !
- Quoi ?! Eeeeh non ! Efface-moi ça tout de suite !

Je me lève précipitamment pour lui courir après dans la maison pour effacer cette photo qui doit être abominable avec mon truc sur la tête ! Je ne sais pas combien de temps ça dure, à jouer au chat et à la souris mais ça finit en crise de rire parce qu’elle se moque de moi et parce qu’après avoir vu la photo… il y a de quoi. Je soupire, lève les yeux au ciel et lui demande de me l’envoyer, chose qu’elle s’empresse de faire en me promettant que même si je l’efface, elle en fera des copies de copies pour être sûr de la diffuser à un moment clé de ma vie.
Nous pouvons toujours compter sur l’amour d’une grande sœur…

Un coup d’œil vers l’horloge magique et je finis par grimper jusqu’à ma chambre pour terminer de me préparer. Je me recoiffe correctement, enfile un tee-shirt et un jean, suivi d’un petit gilet léger parce que je n’ai aucune idée de quel temps il fait à Liverpool.
Circée miaule et vient contre moi, réclamant son quota de caresse du jour alors que je pianote sur mon téléphone et envoie un texto à Elijah, sourire aux lèvres, cette photo ridicule à la clé. Ça me fait bizarre de ne plus la voir tous les jours, ni d’être surprise au détour d’un couloir pour recevoir un baiser, une étreinte ou… des gestes plus parlant que les autres. De ceux qui font fourmiller mon ventre et battre mon cœur à cent à l’heure. Elle me manque sans que ça ne soit douloureux, je sais juste que c’est pour mieux nous retrouver lorsque nous le ferons. Je n’en ai pas parlé à papa, ni à Moïra, jugeant que pour l’instant il n’y a peut-être pas lieu de le faire vu que ni Elijah, ni moi, ne cherchons vraiment à savoir ce qu’il se passe.
Mais certaines fois je me demande si c’est vraiment ça la raison ou plutôt cette boule au ventre à chaque fois que j’y pense.
Je secoue légèrement la tête, envoie le texto et papouille Circée. Je n’ai pas envie de réfléchir à ça pour le moment mais préfère profiter de cette allégresse que je ressens depuis que je suis revenu à la maison. Je ne pensais pas que ça me ferait autant de bien mais j’ai rarement été aussi… bien. Je m’en suis rendu compte au bout du deuxième jours, lorsqu’après un repas en famille je suis montée me coucher. J’ai pleuré. Ni de peur, ni de douleur mais de soulagement. Quelque chose de profond, de léger, parce que pour la première fois depuis des semaines, je me sens libre, je ne suis plus poings et pieds liés à cette peur sous-jacente qui planait malgré moi sur mes épaules sans que je ne m’en rende plus vraiment compte. Ici, plus de peur d’être attaquée, d’être empoisonnée. Juste la joie de vivre, de retrouver papa, Moïra et passer du temps avec Riley comme deux sœurs normales sans avoir peur pour l’autre. Une vie comme je souhaite avoir, définitivement.

- J’y vais ! Je descends les escaliers et glisse un bisou à papa et Moïra. Je reviendrais en fin d’après-midi je pense.
- Fais attention à toi. Au moindre problème, tu m’appelles, d’accord ?
- Promis papa. A plus tard !

¥

Liverpool. Je suis un peu perdue et je crois que le portoloin m’a amené un peu plus loin que ce que j’avais prévu. J’ai dû demander au moins trois fois mon chemin, hésitant à appeler Ethan pour qu’il me guide ou vienne me chercher mais j’ai finalement réussi à retrouver mon chemin… avec au moins dix bonnes minutes de retard.
Et je n’aime pas être en retard. Ca me stress un peu plus que je ne le suis déjà, sans savoir pourquoi. Ce n’est pas un stress en réalité mais plus une appréhension.

J’arrive finalement devant la devanture d’un salon de thé/librairie incroyablement séduisante qui donne clairement envie de s’y poser pour toute l’après-midi. Je reste quelques secondes à observer l’extérieur, sourire aux lèvres. Je ne suis pas surprise qu’Ethan m’ait donné rendez-vous ici, ni plus surprise que ça d’apprendre qu’il doit y passer des heures pour ses lectures personnelles.
Je pousse la porte de la librairie et cherche Ethan que je vois un peu plus loin, se levant brusquement, manquant de renverser la tasse sur la table. Ce simple geste maladroit me fait sourire, tendrement, parce qu’il ne changera jamais et c’est ce qui fait le charme de mon ami.

- Bonjour jeune fille. Vous voulez que je vous serve quelque chose ?
- Bonjour ! Je regarde la carte rapidement, sourire aux lèvres. Je veux bien un thé pomme cannelle avec une part de gâteau au chocolat, s'il vous plait.
- Très bien, je vous ramène ça à la table.
- Merci.

Je m’empresse de rejoindre Ethan, là où il était si bien installé et affiche une moue d’excuse.

- Je suis désolée j’ai un peu de retard, j’ai réussi à me perdre entre le portoloin et ici…

Bisou sur la joue pour lui dire bonjour et je m’installe en face de lui. Ce n’est que maintenant que je prends conscience que l’appréhension m’a totalement quittée, laissant la place à cette joie sincère de retrouver l’un de mes plus proches amis.

- Alors, ça va ? Quoi de neuf depuis la semaine dernière ? Je marque une pause et pose un regard curieux sur le bouquin. Tu lisais quoi ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 1038
Date d'inscription : 19/10/2013
Crédits : JunkieMouse
Double Compte : Emily / Caem / Julian / Zachary / Aiyana



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2380-ethan-llewellyn
MessageSujet: Re: I'm proud to say that I grew up [Charleen]   Ven 24 Nov 2017 - 15:38

Ce sourire… Ethan avait senti son cœur rater un battement en voyant le sourire de Charleen. Il était tendre, sincère et cela lui faisait un bien fou de le voir. Mary fut cependant la première à adresser la parole à la jeune fille. Elle prit sa commande et Charleen se retrouva bientôt au niveau de la table, s’excusant de son retard. Ethan allait lui dire que ce n’était pas grave et qu’en aucun cas il ne lui reprochait mais elle le coupa dans son élan et venant déposer un baiser sur sa joue avec un naturel désarmant. Ethan ne put s’empêcher de rougir alors qu’il s’asseyait à son tour à la table, constatant qu’il avait fait gicler un peu de thé partout. Maladroit comme toujours… Ils venaient de s’asseoir et Charleen, avec sa joie habituelle reprit la parole, lui demandant des nouvelles et se renseignant aussi sur ce qu’il lisait. Ethan posa alors le regard sur le livre qu’il avait machinalement sorti de son sac et mit sur la table. Il n’avait pas réussi à en lire une seule ligne depuis qu’il était arrivé mais on ne peut rien faire contre les vieilles habitudes. Jamais sans un bouquin, sinon il ne serait plus vraiment lui-même.

« Oh c’est un livre historique, sur la Première Guerre Mondiale vue par un soldat allemand. »

Ethan releva alors les yeux de son livre pour regarder Charleen. Il aurait pu épiloguer longtemps sur son livre, même s’il n’en était qu’au début, ce n’était pas un souci pour lui d’en parler. Mais ce jour-là il avait déjà bien d’autres choses en tête.

« Un thé pomme-cannelle et une part de gâteau au chocolat pour la jolie demoiselle ! »

Mary venait de se rapprocher et déposa une théière devant Charleen ainsi qu’une assiette contenant une petite part de gâteau. Elle revint immédiatement avec une part de tarte au citron.

« Et comme d’habitude pour Ethan ! »

Le jeune homme sourit à Mary qui s’était éclipsée après lui avoir adressé un clin d’œil. Elle semblait imaginer une jolie petite histoire entre les deux et Ethan aurait aimé en un sens qu’elle ait raison. Mais ce n’était pas le sujet, il lui expliquerait plus tard enfin, il désamorcerait ses idées merveilleuses plus tard. Pour le moment, il était avec Charleen et ils avaient bien des choses à se dire. Le jeune homme aurait aimé pouvoir discuter avec elle de tout et de rien, comme ils avaient l’habitude de le faire. Seulement, des sujets importants devaient être abordés et Ethan savait très bien qu’il ne pourrait pas se comporter normalement tant que tout cela ne serait pas passé. Il fit alors tourner son thé dans sa tasse, poussa un long soupir et releva les yeux vers Charleen. Oui, il la regardait bien en face. Avec elle, il ne pouvait pas fuir, refuser le contact visuel, ça n’avait pas de sens.

« Je voulais te voir pour discuter d’un truc… Enfin, non, j’ai envie de te voir aussi parce que j'aime passer du temps avec toi mais… »

Et voilà, c’était reparti. Ethan avait cru qu’il serait capable de parler manière directe, formuler des phrases claires mais il s’emmêlait encore les pinceaux. Il ne voulait surtout pas que Charleen croit qu’il n’avait pas envie de passer du temps avec elle. En même temps, comment aurait-elle pu en douter ? Ce serait étrange, non ? Ou un signe annonciateur ? … Ok. Pause. On respire Ethan et on arrête de paniquer. Il jeta un regard vers sa tarte au citron. Non, décidément, il ne pourrait la savourer qu’une fois qu’il aurait dit à Charleen ce qu’il avait sur le cœur. Il devait le faire, il en était capable. Ne pas baisser les bras surtout.

« Tu es heureuse avec Elijah ? »

Ethan avait parlé un peu plus bas, sans réellement s’en rendre compte, affichant un air sérieux et regardant Charleen droit dans les yeux. Ça pouvait avoir l’air un peu solennel, trop sans doute mais c’était la meilleure façon qu’il avait trouvé pour aborder le sujet. Les paroles de Mateo lui était revenu en mémoire : ne pas lui dire qu’il était heureux pour elle si ce n’était pas encore le cas. Et au fond, Ethan sentait bien que la peine de se dire qu’elle ne serait jamais autre chose que son amie était toujours présente. Mais malgré tout, il n’avait pas de colère, pas de rancœur vis-à-vis de sa relation avec Elijah. Non, pas tant qu’elle venait encore s’asseoir avec lui et lui sourire de la sorte…

« Enfin, ça me regarde pas vraiment et… Je veux pas te dire ce que tu dois faire ou pas et je… »

Les idées se bousculaient encore. Chaque fois qu’il faisait un pas en avant, il analysait ce qu’il venait de dire et voyait comment ça pourrait être mal interprété, ce qui pourrait clocher… Et du coup, il voulait revenir en arrière. A ce rythme-là, il n’allait jamais y arriver…

« Je veux juste qu’on continue à se voir comme avant et que tu saches que tu peux me parler de tout… T’es ma meilleure amie Charleen et je veux pas que les sentiments que j’ai pour toi gâchent ça… »

Ethan avait finalement baissé les yeux. Il n’avait pas réussi à dire les derniers mots en la regardant droit dans les yeux malgré ses bonnes résolutions. Mais au moins, il avait réussi à mettre les mots dans l’ordre et avait l’impression d’avoir su exprimer ce qu’il ressentait malgré quelques maladresses. Il avala alors une gorgée de thé, sentant que sa bouche était particulièrement sèche. Ethan se mordit alors la lèvre et releva doucement le regard vers Charleen.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 956
Date d'inscription : 30/10/2013
Crédits : me
Double Compte : Kezabel & Mateo & James & Leiv & Will & Margo & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2425-charleen-s-thomson-the-world-i
MessageSujet: Re: I'm proud to say that I grew up [Charleen]   Mer 6 Déc 2017 - 12:39

I'm proud to say that I grew up
EXORDIUM.
- Oh c’est un livre historique, sur la Première Guerre Mondiale vue par un soldat allemand.

J’acquiesce, m’attendant à ce qu’il se lance dans une longue explication sur le sujet de son livre mais visiblement rien ne lui vient aujourd’hui. Ce qui est assez étrange, je sais à quel point il aime me raconter ses lectures, m’expliquer ses points de vue, ce qu’il aime ou n’aime pas, au point de me donner parfois envie de lire le livre en question à mon tour.
Mon regard croise le sien, quelque peu étonnée avant de prendre conscience qu’une légère gêne plane au-dessus de cette table… Est-ce qu’il fallait s’en douter ? Peut-être, je n’en sais rien.

- Un thé pomme-cannelle et une part de gâteau au chocolat pour la jolie demoiselle !
- Merci beaucoup.

Je verse mon thé dans ma tasse le temps que la femme revienne, toujours sur ce même ton jovial pour déposer une part de tarte au citron devant Ethan. Ils se sourient et je trouve l’échange – bien que bref – presque touchant. Ça ne m’étonnerait pas d’apprendre qu’Ethan vienne passer ses après-midi ici.
Le silence s’installe de nouveau à la seconde où elle part rejoindre son comptoir et je me sens beaucoup moins à l’aise que je ne l’aurai espéré. Je sais qu’il m’a fait venir ici pour que l’on parle et l’idée même m’angoisse en silence, trouvant les secondes interminables, presque douloureuses. Je sais que les choses n’ont pas été facile pour lui suite à ce qu’il s’est passé l’autre fois mais j’espérais tout au fond que nous puissions rester au moins amis. Pourtant, en cette seconde, je crains qu’il ne m’annonce le contraire, que ça n’est plus possible pour lui de faire semblant.
J’ai tellement la boule au ventre que je ne touche pour le moment, ni à mon gâteau, ni à ma tasse de thé.
Ethan pousse un soupire, je lève mon regard vers lui alors qu’il me fixe… Je crois bien que nous y sommes.

- Je voulais te voir pour discuter d’un truc… Enfin, non, j’ai envie de te voir aussi parce que j'aime passer du temps avec toi mais…

J’attends, patiemment. Je vois bien qu’il a du mal à s’exprimer, à mettre de l’ordre dans ses idées alors je le laisse faire, à son rythme. Je le connais maintenant par cœur et plus je vais le presser, pire ça sera. Mes mains glissent sous la table et se joignent sur mes genoux, serrant au plus fort sans broncher.

- Tu es heureuse avec Elijah ?
- Quoi ?

Je me redresse, surprise, presque piquée au vif alors que sa question me surprend autant qu’elle me chamboule. Je réagis aussitôt, incapable de retenir cette interrogation qui ne fait qu’exprimer mon état d’esprit. Il me regarde droit dans les yeux et je me sens terriblement mal à l’aise, désarçonnée et … je ne saurais pas tellement donner d’autres adjectifs à cette situation si ce n’est « gênée ». Oui de la gêne, c’est exactement ce qui est entrain d’empourprer mes joues et de me plonger dans un profond malaise. Je n’ai absolument pas honte de parler d’Elijah et encore moins d’évoquer ce que nous sommes entrain de vivre mais aborder le sujet avec Ethan c’est différent, surtout en vue de notre passif mais encore plus lorsque je sais qu’il voulait me parler de quelque chose. Et ce quelque chose semble avoir été exprimée.

-  Enfin, ça me regarde pas vraiment et… Je veux pas te dire ce que tu dois faire ou pas et je…
- Ethan…

J’admets ne pas avoir envie de parler de ça, pas comme ça, parce que je ne suis pas prête à le faire. Je n’ai pas la sensation d’avoir le choix et au fond, ça n’est peut-être pas plus mal que nous abordions le sujet, non ?

- Je veux juste qu’on continue à se voir comme avant et que tu saches que tu peux me parler de tout… T’es ma meilleure amie Charleen et je veux pas que les sentiments que j’ai pour toi gâchent ça…

Et il termine de m’achever. Je me mords l’intérieur de la joue sans rien dire, glissant mon regard vers ma part de gâteau dont je ne veux plus. Les sentiments qui se bousculent sont diverses. Je crois ressentir un peu de colère parce que je n’avais pas forcément envie de parler de ça alors que je me faisais une joie de le revoir, de pouvoir retrouver mon meilleur ami et d’un côté, de la culpabilité. Parce qu’il serait injuste de ne pas le laisser s’exprimer sur le sujet, il en a tous les droits et je dirais même que c’est purement humain.
Puis, il y a aussi le fait d’entendre qu’il a toujours des sentiments pour moi. Ça me fait de la peine quelque part qu’il s’inflige cette douleur de me revoir et de me parler de tout ça alors que lui-même en pâti.

Je me redresse légèrement, glissant une mèche de cheveux derrière mon oreille. C’est le moment où je dois lui exposer mon bonheur au visage alors qu’il est lui-même triste ?

- Oui, je suis heureuse avec.Très.

Mais ? Oui, parce qu’il y a un « mais ».

- Mais nous ne sommes pas… J’hésite, cherche mes mots alors qu’une de mes mains vient s’emparer de la petite cuillère, découpant un morceau de gâteau que je ne mange même pas. Nous ne sommes pas vraiment « ensemble ».

Et c’est là toute la complexité de ce que nous vivons toutes les deux. Enfin, en réalité ça ne l’est pas vraiment. Nous avons eu une discussion à ce sujet et nous avons prit conscience que nous étions sur la même longueur d’onde, avec les mêmes envies et même si c’est vrai qu’à nous voir nous comporter dans les couloirs, les gens doivent se poser des questions voir même nous cataloguer sans que nous n’ayons besoin de le faire.
Je sais que c’est particulier, que c’est différent de ce que l’on peut voir tous les jours ce que je vis avec Elijah est vraiment… plaisant. On ne se prend pas la tête, on ne cherche pas à se compliquer la vie, on vit justement, c’est tout, sans jamais chercher plus loin.

- C’est un peu compliqué mais on a décidé de vivre tout ça sans se poser de question pour voir où ça nous mène, sans trop réfléchir au sens que pourrait avoir … cette relation.

On ne se définit pas en couple ou ensemble même si, à nous regarder, ça en a tous l’air. Mais comme l’a dit Elijah, elle n’a pas de points de comparaison pour savoir ce qu’il se trame, ce qu’elle ressent mais nous avons comprit l’une et l’autre que c’était bien différent de ce que l’on peut ressentir pour une amie ou un frère ou qui que ce soit d’autre. Mes sentiments pour Elijah sont bien plus forts, plus imposants et surtout ils me poussent à vouloir plus, à aller parfois plus loin lorsque nous nous égarons toutes les deux. Et de ce que j’ai compris, c’est aussi le cas pour Elijah.
Mon regard se relève vers Ethan à qui je réponds, quelque peu gênée par la situation. Ça n’est pas évident de parler de ça à votre meilleur ami qui est toujours amoureux de vous. Pas évident, pas agréable parce que je ne veux pas lui faire de mal.

- Je sais que ça n’est pas facile de ton côté et je suis vraiment désolée si tu en souffres encore Ethan.

Mon regard ne le lâche pas. Nous avons toujours su tout nous dire et je mesure sans peine le courage qu’il lui a fallut de prendre les devants aujourd’hui pour aborder ce sujet. Il n’a jamais été un fervent des discussions, ni trop aimer de mettre le nez dans ce qui le dérange et le blesse et maintenant, je peux voir à quel point il a « grandit », évolué tout en restant le même malgré tout.

- On en a déjà parlé mais je comprendrais que tu veuilles prendre un peu de distance, pour digérer tout ça. La seule chose que j’aimerai, même si ça peut paraitre égoïste, c’est de ne pas perdre mon meilleur ami, peut importe le temps qu’il te faudra pour réussir à faire avec tout ça.

Puisque malgré tout, je l’aime même si ça n’est pas de la façon qu’il le voudrait.
Enfin, plus de la même façon.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 1038
Date d'inscription : 19/10/2013
Crédits : JunkieMouse
Double Compte : Emily / Caem / Julian / Zachary / Aiyana



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2380-ethan-llewellyn
MessageSujet: Re: I'm proud to say that I grew up [Charleen]   Ven 8 Déc 2017 - 13:32

~ On était beau
Pourtant on accélérait sans freins
On s'aimait trop Pour s'aimer bien
On était beau souvent, quand on souriait pour rien
On s'aimait trop Pour s'aimer bien ~ Louane

La réaction de Charleen avait été immédiate à la question d’Ethan et il ne pouvait que le comprendre. Il s’immisçait soudainement dans sa vie privée et même si, initialement ils n’avaient que peu de secret l’un envers l’autre, depuis ce qu’il s’était passé, forcément, ça devait paraitre étrange. Et puis, il avait sorti sans préavis, sans lui demander si elle était à l’aise ou no avec l’idée de lui en parler… Ethan se sentit alors rougir légèrement. Il avait enchaîné, s’emmêlant légèrement dans ses paroles, comme toujours. Pourtant, il retomba sur ses pieds quand enfin, il laissa les mots sortir. Quand il arrêta de trop calculer, de trop contourner et qu’il parvint enfin à lui dire le cœur de tout ça. L’important ce n’était pas de savoir avec qui elle était, pour qui son cœur penchait… Non. L’important était plus simple, plus égoïste aussi. L’important c’était qu’il reste une place pour lui. Que leur amitié perdure. C’était tout.

La gêne de Charleen n’échappa pas à Ethan qui sentit son propre regard vacillé. Son cœur battait vite et ses vieilles habitudes étaient en train de toquer à la porte. Il pouvait encore prendre la fuite, changer brutalement de sujet, se lever pour aller aux toilettes… Il y avait mille façons d’écourter la conversation et il les connaissait toutes. Il était un expert en la matière. Pourtant, Ethan ne bougea pas. Il serra un poing, bougeait nerveusement la jambe et pourtant, il ne bougeait pas. Il avait mis Charleen mal à l’aise et cela ne faisait qu’accentuer son malaise personnel mais il se devait d’assumer. De rester face à elle. Il pouvait y arriver, il était plus fort que ça. Une petite voix en lui lui disait qu’après, tout irait mieux… Quand elle ouvrit la bouche pour parler, Ethan retint son souffle. Elle était heureuse. Il ressentit une pointe au cœur mais n’eut même pas le temps de se concentrer dessus puisque la jeune femme enchaîna, fixant en même temps son gâteau qu’elle allait finir par détruire plutôt que de le manger… Mais Ethan n’eut pas de mal à comprendre pourquoi. Pas vraiment ensemble ? Le jeune homme fronça les sourcils. Qu’est-ce qu’elle voulait dire par là ? Ça n’avait pas de sens. La jeune femme continua et pourtant, l’explication qu’elle lui donnait, il n’arrivait pas à la saisir. Qu’est-ce que ça voulait dire ? Si elles étaient bien ensemble, si elles aimaient passer du temps toutes les deux, pourquoi ne pas dire qu’elles étaient ensemble ? Quelle différence ? Ethan ne saisissait pas, c’était illogique à ses yeux et il avait une envie furieuse de le dire. Pourtant. Pourtant, il resta silencieux.

Le silence n’empêchait pas Ethan de gamberger, bien au contraire. Dans son esprit, ça fusait à toute vitesse, cherchant à comprendre cette situation qui se heurtait à sa logique, à ce en quoi il croyait. Mais Charleen le ramena sur terre en ramenant la conversation sur lui. Il se rendit alors compte que ses sourcils étaient encore froncés, son expression quasi fermée. Il secoua alors la tête, comme pour tout remettre en place et ôter cette expression qui pourrait paraître hostile.

« Je ne veux pas prendre mes distances. »

Le ton de voix d’Ethan était ferme, sans appel. Cela ne lui ressemblait pas, lui qui tremblait toujours, se battait avec les mots qui semblaient vouloir lui résister encore et encore. Mais tout ça, il avait eu le temps d’y réfléchir, de le tourner dans tous les sens et la réponse lui semblait être simplement évidente. Non, il ne voulait pas prendre du recul, s’éloigner de Charleen pour réfléchir.

« Mateo m’a dit de ne pas te dire que j’étais heureux pour toi si ce n’était pas sincère et… C’est vrai qu’au début, j’aurais été incapable de te le dire. »

Ethan baissa alors instinctivement le regard vers ses mains. Elles ne tremblaient pas. Elles n’étaient plus crispées comme avant. Il releva alors le regard vers Charleen. Il avait presque l’air sûr de lui.

« Mais plus maintenant. Je veux juste que tu sois heureuse et je te promets que je serai toujours là pour toi. »

Ethan esquissa alors ce qui pouvait ressembler à sourire. Ces mots-là il ne les avait pas répétés et pourtant, ils étaient une évidence à ses yeux. Charleen était un trésor qu’il voulait protéger. Il n’avait pas su la rendre heureuse au bon moment et maintenant, il devait laisser quelqu’un d’autre le faire. Mais il n’allait pas la lâcher pour autant. Oh non, elle aurait besoin de bien plus que ça pour se débarrasser de lui. Il était prêt, prêt à être enfin à la hauteur de cette amitié, à ne plus agir comme un enfant. Il avança alors son bras au-dessus de la table et attrapa la main de Charleen. Il la serra doucement dans la sienne, passant son pouce sur sa paume avec tendresse. Il aurait aimé la prendre dans ses bras mais ne voulait pas qu’elle se méprenne. Son sourire s’agrandit alors et il lâcha finalement la main de la jeune femme.

« Et en tant que meilleur ami, je vais te dire d’arrêter de massacrer ce gâteau et de le manger parce que les pâtisseries de Mary sont délicieuses. »

Ethan lâcha alors ce qui ressemblait à un rire. Oui il savait faire aussi. Avec Charleen c’était loin d’être la première fois mais ces derniers temps, l’atmosphère avait été un peu plus tendue. Il se rendit compte alors comme c’était salvateur de pouvoir rire avec elle. Lui sourire. La voir là, en face de lui. Se dire que le lien qui les unissait n’était pas près de se déchirer. Ils formaient un super duo et personne ne changerait jamais ça.

« T’es pas obligée de me répondre mais… Ça te convient de dire que vous êtes pas ensemble avec Elijah ? »

Malgré tout, cette question n’avait pas quitté l’esprit d’Ethan et il n’avait pas pu s’empêcher de la poser. Sur le coup, il avait perdu un peu de son sourire, se cachant derrière sa tasse de thé alors qu’il buvait une gorgée. Cette question demeurait particulièrement audacieuse pour Ethan mais elle taraudait. Il ne comprenait toujours pas ce choix et n’avait qu’une crainte : qu’au fond, ça fasse de la peine à Charleen.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 956
Date d'inscription : 30/10/2013
Crédits : me
Double Compte : Kezabel & Mateo & James & Leiv & Will & Margo & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2425-charleen-s-thomson-the-world-i
MessageSujet: Re: I'm proud to say that I grew up [Charleen]   Lun 25 Déc 2017 - 22:35

I'm proud to say that I grew up
EXORDIUM.
Je n’attends pas d’Ethan qu’il comprenne vraiment la situation, je vois bien à son visage que ce que je lui raconte semble le laisser sceptique, j’ai moi-même parfois du mal à comprendre ce qu’il se trame entre elle et moi mais j’aime autant laisser faire, voir où tout cela nous mènera. Mais il est vrai que je ne m’attendais pas à ce qu’Ethan me pose la question comme ça, sans prévenir, de cette façon. Ca me déstabilise, me rend presque nerveuse au fond.
Mon ami finit par secouer la tête, comme pour remettre de l’ordre dans ses idées tandis que je massacre toujours du bout de ma fourchette.

- Je ne veux pas prendre mes distances.

Je lève mon regard vers lui. Voilà une première bonne chose, non ? Parce que moi non plus je n’ai pas envie qu’il prenne ses distances, il est mon meilleur ami et j’ai besoin de lui, même si c’est égoïste. Je marque une légère surprise quant à l’utilisation de son ton. Ferme, catégorique. Presque plein d’assurance.

- Mateo m’a dit de ne pas te dire que j’étais heureux pour toi si ce n’était pas sincère et… C’est vrai qu’au début, j’aurais été incapable de te le dire.


Mateo ? Qu'est-ce qu'il vient faire dans l'histoire ?
Il baisse les yeux mais moi, je continue de le fixer, lèvres serrées.
Je le comprends et le contraire m’aurait étonné. A aucun moment je ne lui en aurais voulu. Même si Ethan m’avait dit qu’il avait besoin d’au moins trois mois pour pouvoir digérer la pilule et s’y faire, je l’aurai accepté si cela nous permettait de rester aussi proche qu’on l’était avant toute cette histoire.

- Mais plus maintenant. Je veux juste que tu sois heureuse et je te promets que je serai toujours là pour toi.

Un sourire s’esquisse sur mes lèvres, je retiens presque un soupir de soulagement de l’entendre dire ça. J’ai besoin de lui, de sa présence, de ses conseils parfois et ma vie ne serait pas la même s’il n’y était plus. Ca fait de mois que nous passons nos journées ensembles et au-delà des sentiments qui ont pu éclore l’un ou pour l’autre, nous avons désormais une complicité que je ne veux pas perdre, que je ne veux pas voir s’éloigner.
Je reviens vivement sur terre lorsque je sens la main d’Ethan sur la mienne, mon regard se déportant sur le sien, surprise. Je ne m’y attendais pas, pas après tout ce qu’il m’a dit, tout ce qu’il ressent mais pourtant je le sens serein, presque calme… Et un geste qui m’aurait auparavant mit mal à l’aise, me rassure ici, presque heureuse de pouvoir nous permettre ce genre de geste sans en ressentir le moindre malaise.

- Merci Ethan.
- Et en tant que meilleur ami, je vais te dire d’arrêter de massacrer ce gâteau et de le manger parce que les pâtisseries de Mary sont délicieuses.

Je glisse mes yeux vers le gâteau et je lâche un rire mi-amusé, mi-gêné.

- Oui, vraiment désolée.

Je me détends considérablement, presque soulagée que cette discussion se termine sur une note plus légère pour nous laisser enfin place à quelque chose de plus joyeux, de moins stressant pour moi. Enfin, stressant… c’est peut-être un peu trop mais je me comprends.
Et comme pour faire honneur aux pâtisseries de la fameuse Mary, je porte une première bouchée à mes lèvres et une seconde suffit pour sentir un éclat de saveur contre mes papilles. J’affiche un large sourire satisfait, ravis.

- Bon sang, c’est délicieux !

Et une deuxième bouchée avec gourmandise, appréciant la saveur de cette pâtisserie que j’aimerai savourer des heures durant. Il était vraiment bon de pouvoir agir avec Ethan sans avoir peur de faire un faux pas, de le troubler ou même de le mettre mal à l’aise. J’ai l’impression que nous retrouvons presque nos anciens réflexes, comme si tout cela ne s’était jamais produit.
Je commence doucement à me détendre, me laissant aller dans mon siège…

- T’es pas obligée de me répondre mais… Ça te convient de dire que vous êtes pas ensemble avec Elijah ?

… Avant de me redresser de nouveau. Je bloque, encore mais ça ne dure qu’une fraction de seconde. Je ne vais pas me crisper à chaque fois que l’on soulève ce sujet. Je prends une nouvelle bouchée de gâteau puis prend le temps de boire une gorgée de thé. Tout aussi délicieux que la pâtisserie. Un vrai régale pour les papilles.
Maintenant, sa question… Si j’ai envie d’y répondre ? Quelque part, oui. Parce qu’en parler me fera du bien et m’aidera peut-être même à y voir plus clair. Un instant je culpabilise de lui infliger ça mais avec la conversation que l’on vient d’avoir, je me dis que je serais vraiment stupide de ne pas le faire, j’aurai l’impression de manquer de respect à l’ami qu’il est.

- Je crois, oui.

J’esquisse un sourire et repense à la conversation que nous avons eu ce jour où… les choses ont dérapés. Dans le bon sens du terme. Où j’ai eu l’impression de décoller de cette terre pour atteindre des sphères incroyablement délicieuses sans que nous n’allions plus loin mais ça nous suffisait. Comme ça nous suffit encore aujourd’hui.
Je pose mes mains sur la table, fourchette toujours en main, esquissant un sourire presque gêné.

- Je sais pas, je t’avoue que je n’ai pas tellement réfléchis à la question. On en a discuté avant les vacances, pour savoir ce qu’on voulait toutes les deux et on était d’accord pour se dire qu’on allait prendre du temps pour se découvrir.

Je me souviens de l’once d’angoisse qui m’a traversée lorsque j’ai voulu aborder le sujet, de peur qu’Elijah finisse par me dire que finalement, elle préférait arrêter là et ne pas aller plus loin. Je l’aurai compris et accepter parce que la dernière chose que je souhaite c’est qu’elle se force à quoi que ce soit pour me faire plaisir – même si le caractère d’Elijah fait que ça n’arrivera pas – mais je me suis comprise.
Et maintenant que j’en parle avec Ethan, je me demande ce que je veux aujourd’hui, là, maintenant.

- Je suis sa première « vraie » expérience et je ne peux pas vraiment dire que j’ai moi-même un tableau très fourni.

Je rougis légèrement et hausse les épaules, buvant une nouvelle gorgée de ce thé absolument délicieux. Ma première vraie expérience a été Enzo et malgré tout le respect que j’ai pour lui, je préfère ne plus y penser. Si j’avais le choix, j’aurais préféré que ça se passe … autrement, en d’autres circonstances.
Mais mise à part lui, je ne suis jamais vraiment sortie avec quelqu’un et je ne sais même pas si je peux vraiment dire que je sors avec Elijah.

- Du coup, on s’est dit que ça serait bien de ne pas se prendre la tête et de voir où tout ça nous mène. Je hausse de nouveau les épaules et affiche un large sourire, reprenant un regard pétillant que je plante dans celui de mon meilleur ami. Allez, assez parlé de moi !Et toi alors, raconte-moi un peu ta vie. Les retrouvailles avec tes parents se sont bien passées ? Est-ce que Rafaël viendra passer quelques jours chez toi ? Et c'est quoi cette histoire avec Mateo ?

Même si ça a été compliqué pour lui, Ethan m’a touché deux mots de cette histoire de frère caché qui la profondément perturbé. Alors c’est avec un intérêt sincère que je me concentre sur lui parce que je veux que lui aussi me raconte comment se passe le début de ses vacances, s’il y a toujours des tensions avec ses parents ou non. Et puis même, je n’aime pas être le centre de l’intention, être le centre de la conversation. Bras croisés devant moi, j’affiche un sourire tranquille, attendant patiemment qu’Ethan décide ou non de se livrer.


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 1038
Date d'inscription : 19/10/2013
Crédits : JunkieMouse
Double Compte : Emily / Caem / Julian / Zachary / Aiyana



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2380-ethan-llewellyn
MessageSujet: Re: I'm proud to say that I grew up [Charleen]   Mar 2 Jan 2018 - 14:22

Alors qu’il observait avec un sourire Charleen se délecter du gâteau préparé par Mary, il ne pouvait s’empêcher de se dire que c’était à lui de la remercier. Il n’avait pas peur de penser qu’elle avait changé sa vie. Sans elle, il n’aurait sans doute jamais trouvé l’énergie de sortir de sa coquille, de se battre contre lui-même et d’accepter de prendre enfin les choses en main dans l’espoir d’un avenir meilleur. Il lui devait énormément mais ça ne s’arrêtait pas là. Il se sentait bien avec elle, heureux et compris. Il lui semblait désormais évident que la perdre aurait été la pire chose pouvant lui arriver. Oh oui, il aurait aimé pouvoir la tenir dans ses bras et l’embrasser, il ne pouvait le nier. Mais aussi longtemps qu’elle serait son amie, tout irait bien.

Ethan s’était donc laissé embarquer quelques instants dans cette atmosphère douce et joyeuse, savourant lui aussi sa pâtisserie et son thé. Pour autant, malgré le sourire de Charleen il y avait cette question qui lui traînait dans la tête et qui refusait de partir. Alors, finalement, il avait laissé les mots filtrer. Le changement d’attitude de son amie ne lui avait pas échappé, elle s’était redressée sur sa chaise et l’espace d’un instant, Ethan s’était demandé s’il n’avait pas fait une erreur. Pourtant, il pensait sincèrement qu’ils pouvaient aborder ce genre de sujets et que le lien qui les unissait le permettait. S’était-il trompé ? Cette idée lui faisait de la peine et heureusement, Charleen le détrompa rapidement. Passée la surprise, elle entreprit finalement de répondre sans détour. Elle affirma tout d’abord qu’elle pensait que cela lui convenait et sans s’en rendre compte, le jeune homme poussa un soupir de soulagement. Avalant une gorgée de thé, il écouta son amie lui donner plus de détails. Prendre le temps de se découvrir, ce ne pouvait qu’être une bonne décision aux yeux d’Ethan même si pour lui cela n’empêchait pas de se définir comme un couple. Il ne fit cependant aucun commentaire, hochant la tête alors que Charleen enchaînait, expliquant que leur manque relatif d’expérience jouait aussi dans la balance. En la voyant rougir, il prit la mesure de ses propos et toussota à son tour avant de se saisir de sa tasse comme pour se donner une contenance. Charleen enchaîna et son sourire permit à Ethan de reprendre le dessus.

« Je vois. »

Il afficha à son tour un sourire. Est-ce qu’il avait un avis sur la question ? Oui en un sens mais il n’avait pas l’intention de l’exprimer pour le moment. Charleen semblait heureuse et il devait accepter ça, elle n’avait sans doute pas la même manière que lui d’envisager les choses, pas les mêmes besoins et il  n’avait pas le droit d’interférer. La jeune femme de toute façon décida de tourner le curseur et de passer Ethan au crible. Il la regarda les yeux ronds face à cette avalanche de question avant d’afficher un petit sourire.

« Je ne savais pas que tu voulais devenir inspecteur de police. »

Ethan avala alors sa dernière bouchée de pâtisserie, comme pour prendre le temps de réfléchir à ses réponses. Par quoi commencer ? Il fallait bien avouer que les choses s’étaient pas mal accélérées ces derniers temps et que s’il cherchait à faire le point, il avait l’impression d’une vie soudainement mouvementée. Charleen avait loupé quelques épisodes du fait de la distance qui s’était immiscée entre eux et il était presque scandalisé de le constater.

« Avec mes parents, je crois qu’on peut dire que les choses se sont arrangées. »

Ethan avait bien conscience que s’il y avait eu un souci avec ses parents c’était de son fait à lui. Eux avaient immédiatement cherché à discuter, à renouer le contact mais lui n’en avait pas eu la force. Il lui avait fallu du temps pour accepter les choses et une fois que cela avait été fait, c’était comme si aucun conflit ne s’était jamais tenu. Ethan en était mine de rien soulagé, il tenait bien trop à ses parents pour supporter un conflit ouvert sans que cela ne lui fasse de peine. Pour autant, il était certain qu’il n’aurait pas pu faire sans cette phase de transition tant la découverte de son lien avec Rafael l’avait retourné.

« Et oui j’ai proposé à Rafael de venir à la maison, je crois qu’il est plutôt pour. »

Alors qu’il se resservait un peu de thé, Ethan sentit une certaine angoisse l’envahir. Il craignait la confrontation même s’il en était en partie à l’origine. Il pensait important que son père rencontre son fils et avait donc décidé de faire cette proposition à Rafael. Pourtant, il était certain que le moment allait être étrange… Il ne pouvait cependant pas revenir en arrière et n’avait au fond pas envie de le faire. Il allait simplement devoir apprendre à vivre avec ses angoisses sans qu’elles ne le paralysent complètement.

« Ça va être bizarre j’en suis certain et je ne saurais pas dire si j’ai hâte ou si je suis complètement terrifié… Mais je crois que c’est la meilleure chose à faire. Mon père doit le rencontrer. »

Ethan avait souvent lu que grandir c’était ça aussi, apprendre à prendre des décisions parfois difficiles, à choisir une voie en sachant qu’elle était la meilleure même si elle nous faisait peur. Le jeune homme avait presque eu envie de proposer à Charleen de venir le jour de la rencontre pour l’aider à rester calme mais il s’était senti un peu honteux à cette idée. Peut-être qu’il le ferait le moment venu, dans un moment de panique… Alors qu’il triturait ses doigts et les fixait, s’étant perdu quelques instants dans ses pensées, Ethan releva finalement la tête, pensant à la dernière question que Charleen lui avait posé.


« Quant à Mateo… Disons qu’il m’aide à assumer certaines choses. »


Ethan haussa alors les épaules dans un geste faussement désinvolte.

« Il me donne des leçons de boxe…. Et je t’interdis de te moquer ! »

Ethan afficha alors un timide sourire en coin. Il se doutait bien qu’il ne devait pas avoir l’air crédible lorsqu’il évoquait prendre des leçons de boxe et s’il savait que Charleen ne se moquerait jamais de lui, il n’avait pas pu s’empêcher d’ajouter ces quelques mots… Comme s’ils permettaient de détourner un peu les choses. Ethan progressait oui mais il n’en restait pas moins un grand timide.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 956
Date d'inscription : 30/10/2013
Crédits : me
Double Compte : Kezabel & Mateo & James & Leiv & Will & Margo & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2425-charleen-s-thomson-the-world-i
MessageSujet: Re: I'm proud to say that I grew up [Charleen]   Sam 13 Jan 2018 - 13:21

I'm proud to say that I grew up
EXORDIUM.
Je change de sujet, tourne la discussion vers lui, sa personne, sa vie, préférant passer à autre chose. Pas parce que je n’aime pas me confier à lui ou même parler de ça mais c’est de moi-même que je n’aime pas parler. Être le centre de l’attention n’a jamais été mon truc et même si j’ai grandi et évolué, c’est une chose qui n’a pas changé chez moi. D’autant plus que nous sommes là aussi pour discuter de lui, je ne suis pas la seule à avoir des choses à raconter, j’en suis absolument certaine.

- Je ne savais pas que tu voulais devenir inspecteur de police.
- C’est parce qu’on a décidé avec Riley de faire un duo d’enfer quand elle sera avocate. J’arrête les méchants, elle les condamne.

Je ris, plus détendu, et prend une autre bouchée de gâteau que je déguste toujours autant, avec le même plaisir et laisse le temps à mon meilleur ami de me raconter ce qu’il veut et tout ce que j’ai loupé depuis. Il m’a terriblement manqué, plus les minutes passent, plus je le constate.

- Avec mes parents, je crois qu’on peut dire que les choses se sont arrangées.
- Oh ? C’est une bonne chose !

Une très bonne chose même. Je me souviens à quel point la situation était difficile pour lui, pour eux, avec la découverte de l’existence de Rafaël ou tout du moins la place qu’il avait en réalité dans sa vie, dans sa famille. Je sais que tout ça l’a beaucoup touché et perturbé. Mais visiblement, ces mois de distances lui a permit de remettre ses idées aux clairs pour mieux aborder le problème.

- Et oui j’ai proposé à Rafael de venir à la maison, je crois qu’il est plutôt pour. Ça va être bizarre j’en suis certain et je ne saurais pas dire si j’ai hâte ou si je suis complètement terrifié… Mais je crois que c’est la meilleure chose à faire. Mon père doit le rencontrer.

Je l’écoute, attentive, tout en buvant une gorgée de thé. Effectivement… j’avais quand même loupé deux trois choses importantes. Mais je suis contente de rattraper le temps perdu cette après-midi, avec lui. Je pourrais passer des heures à faire ça, le retrouver, discuter avec lui ou tout simplement à lire dans cette bibliothèque improvisée à partager un thé et des gâteaux. Comme nous pouvions le faire à l’école, tranquillement, sans se soucier de rien.

- Je pense que tu as toutes les raisons de te sentir dans ces deux états.

Et ça n’est pas pour l’affoler, loin de là !

- Enfin, ce que je veux dire c’est que c’est normal. C’est tout nouveau pour vous tous mais je suis certaine que tout va très bien se passer. Maintenant que vous avez discuté, que les choses ont été mises aux clairs, il ne vous reste plus qu’à passer le cap. Il faudra peut-être un temps d’adaptation mais … ça va aller, j’en suis convaincu.

Et je n’exagère rien au travers ce sourire que je lui offre, sereine. Je sais à quel point il est difficile d’accepter une autre personne dans son entourage aussi proche. Riley et moi avons sincèrement eu du mal à composer avec tout ça, à s’entendre, se faire à l’autre mais regardez aujourd’hui ? Elle est la sœur que j’ai toujours voulu avoir et jamais je n’échangerais ma place, même pour tout l’or du monde. C’est tout ce que je souhaite à Ethan aujourd’hui.

- Quant à Mateo… Disons qu’il m’aide à assumer certaines choses. Il me donne des leçons de boxe…. Et je t’interdis de te moquer !

Je lève les mains en signe de défense, grand sourire aux lèvres mais surtout très surprise de cet aveu. J’ai presque honte de me dire que jamais je n’aurai imaginé Ethan s’adonner à un sport quelconque et encore moins à de la boxe mais maintenant qu’il en parle…

- Arrête, j’allais même pas me moquer !

Je repose mes mains sur la table mon regard innocent toujours ancré dans le sien avant de lâcher sur un ton des plus naturels.

- Alors c’est toi le prochain Rocky Balboa de notre temps ?

J’éclate de rire, pour le taquiner et il le sait. De toute façon, je peux difficilement rester sérieuse parce que je ne suis pas comme Riley qui serait capable de me faire croire tout et n’importe quoi avant de se moquer de moi ouvertement. Avec tout son amour de sœur, bien évidemment.

- Plus sérieusement, c’est une bonne nouvelle. Je suis contente d’entendre ça, ça doit te faire un bien fou de te défouler un peu. Et s’il peut t’aider en plus de ça à t’assumer, j’en suis d’autant plus heureuse.

Mais aussi de nouer avec d’autres personnes, de s’ouvrir à d’autres. Ethan a toujours été très renfermé, dans son monde et je me souviens que la première fois que nous nous sommes réellement parlé, je lui avais plus ou moins promis que je l’aiderai à s’ouvrir un peu au monde, à ceux qui l’entoure. Être entouré de ses livres, c’est sa personnalité, c’est ce qu’il est et rien ni personne ne pourra changer ça mais rien ne l’empêche de pouvoir aujourd’hui s’ouvrir à d’autres personnes, à d’autres mondes.
Mes yeux se perdent sur sa personne, quelques secondes à peine avant de lâcher, tranquillement.

- J’en reviens pas à quel point tu as changé depuis la première fois que l’on s’est parlé.
Et dans le bon sens du terme.
Sourire en coin, j’hausse les épaules, presque intimidé de me souvenir de tout ce qu’on a vécu depuis. C’est peut-être bête à dire mais je suis fière de tout ce que tu as fait et de ce que tu deviens.

Je ne sais pas pourquoi ça vient comme ça mais je me dis que c’est toujours agréable d’entendre ce genre de chose après tant d’efforts, après tout ce qu’il a vécu. Je sais à quel point il peut être renfermé sur lui-même, douté de sa personne, de ce qu’il est capable de faire. Mais plus les mois passent, plus il montre à quel point il est quelqu’un de bien et pas le garçon terrifié et lâche qu’il prétend être depuis que l’on se connait.
Je glisse mes mains sur mes genoux, les croisent et mon regard le fuit un peu, pas par honte mais plutôt par intimidation.

- Je suis contente de t’avoir retrouvé Ethan. Je ne sais pas si j’aurai vraiment supporté de ne plus avoir mon meilleur ami dans ma vie. Ce genre de moment m'avait vraiment manqué.

C’est peut-être mal venu de lui dire ça, peut-être maladroit, je n’en sais trop rien mais je le fais, sans filtre. Je laisse planer un léger silence, finissant par prendre une autre bouchée de pâtisserie, sourire aux lèvres. Toujours. Ce moment nous appartient et j’aimerai qu’il dure encore un peu, comme ça, hors du temps.

- On n’a pas encore parlé de ça… mais j’ai besoin de savoir quelque chose. Je me redresse, lève mon regard vers lui. Est-ce que tu comptes retourner à Poudlard à la rentrée ?



Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 1038
Date d'inscription : 19/10/2013
Crédits : JunkieMouse
Double Compte : Emily / Caem / Julian / Zachary / Aiyana



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2380-ethan-llewellyn
MessageSujet: Re: I'm proud to say that I grew up [Charleen]   Dim 21 Jan 2018 - 11:16

Est-ce qu’Ethan venait de voir passer une image de Charleen en uniforme de policière devant ses yeux ? C’était fort possible mais dans tous les cas le jeune homme avait fait en sorte de chassé ça très vite de son esprit craignant que cela puisse dégénérer. Bref. Il s’était vite recentré sur le sujet de conversation et non pas sur cette image mentale un peu trop… BREF. Charleen, de sa voix douce lui apporta quelque réconfort. Elle lui expliqua qu’il avait raison de se sentir perdu face à ce qu’il se passait avec son père mais que tout irait bien. Ethan hocha alors doucement la tête. Il avait juste envie de la croire. Remettre ça en cause, se dire qu’elle avait peut-être tord c’était au-dessus de ses forces et surtout, il n’en avait pas envie une seule seconde. Oui, il préférait se lover dans cette idée qu’avec le temps, il finirait par s’y habituer. C’était le mieux à faire, il paniquerait suffisamment le moment de la rencontre venu…

Le sujet de la conversation avait ensuite légèrement dévié et Ethan en était venu à parler de ses rendez-vous avec Mateo et donc des leçons de boxe que ce dernier lui donnait. Inconsciemment il s’était légèrement mis sur la défensive comme si, même s’il avait totalement confiance en la réaction de Charleen, il ne pouvait s’empêcher de la craindre un petit peu. Son avis avait nécessairement plus d’importance que celui des autres… La jeune femme s’était elle immédiatement mise en position défensive, levant les mains, sourire aux lèvres, lui expliquant qu’elle n’avait nullement l’intention de se moquer. Ethan lui était resté stoïque et il eut raison de le faire puisque quelques secondes après seulement, la jolie petite blonde ne put retenir une petite moquerie, le comparant à Rocky avant de rire. Au début, Ethan avait rougi violemment et fait la moue et puis, passé la surprise, il avait accepté de se détendre et une moue entre l’amusement et la bouderie s’était dessinée sur son visage.

« Tu vois, tu te moques… »

Sauf qu’il n’était pas vraiment vexé. Si par vieux réflexe, il s’était d’abord mis sur la défensive, prenant les mots comme une attaque, il s’était ensuite bien vite rappelé qu’en face de lui c’était Charleen… Il n’avait jamais croisé quelqu’un de plus doux et de plus bienveillant qu’elle. Alors il avait accepté et cela lui faisait du bien d’être un peu secoué de temps en temps. Le second degré, ce n’était pas encore sa plus grande qualité. Charleen reprit alors la parole, expliquant qu’elle était contente pour lui. Ethan hocha la tête en l’écoutant tout en sirotant son thé. Oui, ces moments avec Mateo le faisaient avancer et même s’il devait avoir l’air encore bien gauche quand il boxait, au moins, il sentait que quelque chose était en train de se passer en lui. Et ce quelque chose n’échappait pas à la jolie blonde qui enchaîna de nouveau. Sauf que cette fois, Ethan manqua de s’étouffer avec son thé et se mit à tousser légèrement. Il avait rougi comme jamais, son visage en feu. Alors qu’il s’essuyait la bouche avec une serviette, son regard lui cherchait où se fixer alors que son cœur battait trop vite.

« Euh… Je… Merci. »

Autant dire que là, il avait été pris de cours. Entendre Charleen lui dit qu’elle était fière de ce qu’il devenait… Oui, c’était beaucoup pour lui et ça le perturbait autant que ça le touchait. Toussotant, le jeune homme chercha alors à reprendre de la contenance et aussi, un truc plus éloquent à dire que les trois mots qu’il venait de bredouiller mais Charleen ne semblait pas décidée à lui laisser trop de répit. Les mots qu’elle prononça ensuite ne firent qu’accentuer le feu sur les joues d’Ethan pourtant cette fois, il osa relever les yeux vers elle et la regarder.

« A moi aussi… Les meilleurs amis ne peuvent jamais se séparer très longtemps. »

Et alors, malgré la gêne, l’inconfort, Ethan afficha un sourire franc à l’adresse de Charleen. Oui, il s’imaginait bien avec Charleen les héros d’un roman. Ou plutôt, elle l’héroïne et lui, le meilleur ami qui n’est pas la clé de l’histoire mais qui est toujours présent, dans un coin. Qui ne peut pas être effacé. Ils avaient eu u moment difficile mais leur amitié était plus forte et cette sensation de chaleur qu’elle lui procurait, il n’y renoncerait pour rien au monde. Charleen et lui formaient un super duo et il était hors de question que ça s’arrête. Pourtant, ils allaient peut-être être physiquement séparés… Alors que Charleen lui demandait s’il comptait retourner à Poudlard à la rentrée, il se rendait compte qu’il n’avait jamais envisagé cette possibilité ou plus tôt, pas de si tôt. Qu’ils puissent finalement, ne plus se voir aussi souvent pas parce qu’ils étaient brouillés mais parce que la vie en décidait autrement.

« Oui… Je crois que j’imagine pas ne pas finir mes études. Et toi ? »

Ethan se rendait compte qu’il n’avait même pas eu besoin de réfléchir avant de répondre à cette question. Pourtant, il avait été terrifié, terrorisé, il avait fait parti de ceux qui avaient vu cette école comme le foyer de toutes leurs terreurs. Et pourtant, maintenant c’était différent. Il voulait avancer, se construire une vie et ça passait aussi par les études. Quant à la peur, au danger… Ethan se rendait compte que la violence était partout et que, malheureusement, ce qu’ils avaient vécu à Poudlard était peu à peu en train de s’étendre… Sauf qu’il se rendait compte qu’imaginer retourner à Poudlard sans Charleen, ça n’avait pas la même saveur.

« Tu vas pas me dire que tu vas me laisser seul face à la bande de Mia ? »

Ethan avait un mince sourire sur les lèvres, il cherchait autant pour lui que pour Charleen à atténuer ce qu’il pouvait ressentir face à l’idée qu’ils n’aillent plus à l’école ensemble et qu’il doive se retrouver seul.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 956
Date d'inscription : 30/10/2013
Crédits : me
Double Compte : Kezabel & Mateo & James & Leiv & Will & Margo & Leni



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2425-charleen-s-thomson-the-world-i
MessageSujet: Re: I'm proud to say that I grew up [Charleen]   Ven 2 Fév 2018 - 18:53

I'm proud to say that I grew up
EXORDIUM.
J’ai eu la brève impression qu’il n’allait jamais cesser de rougir au fur et à mesure que je lui parle, que je le complimente. Ethan ne change pas. Ethan reste Ethan et c’est comme ça que je l’aime. Du plus profond de mon cœur.
Je n’hésite d’ailleurs pas à lui dire à quel point il m’avait manqué, à quel point ces moments partagés ensemble, aussi.

- A moi aussi… Les meilleurs amis ne peuvent jamais se séparer très longtemps.
- C’est vrai.

Il a entièrement raison. Je me le suis déjà dit un nombre incalculable de fois que je n’aurai pas supporté ne plus avoir Ethan dans ma vie. Il représente un pan important de mon existence mais aussi de mon évolution. Il a contribué à la femme que je suis aujourd’hui et je lui dois énormément sur bien des choses.
J’engage la discussion sur une question beaucoup moins joyeuses et qui ne se prête plus tellement aux blagues et aux sourires.
Nous n’en n’avions encore jamais parlé. Je ne sais pas si c’est par manque de temps ou parce que nous n’avons jamais vraiment osé mais il est important pour moi de savoir ce qu’il compte faire l’année prochaine. S’il compte retourner à l’école ou non. Une part de moi se doute fortement de la réponse et je la redoute, la craint. La vérité est que je n’ai pas vraiment envie qu’il remette les pieds là-bas, pas après tout ce qu’il s’y est passé. Je ne veux pas qu’un jour nous recevions une lettre pour nous annoncer que quelque chose d’horrible est arrivée. Rien que l’idée me donne une boule dans la gorge.

- Oui… Je crois que j’imagine pas ne pas finir mes études. Et toi ?

La réponse reste malgré tout un coup dur, comme une gifle donnée sans prévenir. Violente, brutale. Je baisse aussitôt les yeux sur mon gâteau que je maltraite de nouveau. Je n’ai soudainement plus faim même si je m’y attendais, que je le voyais venir. Bien évidemment qu’il est inconcevable pour un bosseur comme Ethan d’abandonner ses études du jour au lendemain sans avoir valider ses 11 années.

- Tu vas pas me dire que tu vas me laisser seul face à la bande de Mia ?

C’est à mon tour de rougir mais cette fois de malaise, de honte aussi un peu.
J’y ai beaucoup réfléchi, savoir ce que je voulais, mais il m’apparait comme une évidence que je ne suis absolument plus capable de retourner à l’école sereinement. Rien que d’y penser j’ai la boule au ventre, j’angoisse et refuse presque l’idée que d’y arriver. Pourtant, j’y garde mes meilleurs souvenirs pour bien des choses, j’ai grandis là-bas, Poudlard est ma deuxième maison et auparavant, je ne me serais imaginé en quitter l’enceinte sans mon/mes diplôme(s). Mais aujourd’hui, les choses sont bien différentes et il n’est plus envisageable pour moi que de retourner dans un endroit où j’ai failli mourir. Pour de bon.
Je n’ai pas ce courage-là, je n’ai pas non plus cette volonté et je suis étonnée qu’Ethan n’ai même pas prit le temps de réfléchir avant de me répondre. Encore une preuve qu’il a bien changée, évolué et que les choses changent de son côté. Et malgré cette pointe au cœur à l’idée de ne plus le revoir aussi souvent, j’en suis heureuse pour lui.

- J’aurai effectivement préféré que ça ne soit pas le cas.

J’aurai préféré lui dire que l’on continuera notre scolarité ensemble, qu’il va devoir encore me supporter pour tout le reste des années qui nous attends mais je n’en suis pas capable et je sens mon ventre se crisper.

- Je ne suis plus capable de retourner là-bas. Rien que l’idée m’angoisse. Pourtant, j’ai longtemps réfléchis mais malgré tout ce qui me manquera là-bas, je suis plus soulagée de me dire que je n’y remettrais plus jamais les pieds plutôt que l’inverse.

Les études sont un pilier essentiel de ma vie. Papa m’a toujours éduqué de sorte à ce que je sois assidue et que je ne perde jamais cet objectif de vue mais je crois que les évènements précédents nous suffisent à tous les deux pour baisser les armes et trouver une situation d’adaptation.

- Tu vois que t’es clairement capable d’être bien plus courageux que moi.

J’affiche un sourire un peu tremblant, un peu triste mais pourtant présent. Lui qui jugeait constamment manquer de courage, de force et de volonté, il prouvait en cet instant même qu’il avait bien plus de ressources qu’il ne pouvait le penser.

- Et tu n’envisages pas l’idée de pouvoir poursuivre tes études ici ? Dans une école moldu ? Je lève mon regard vers lui. Loin de moi l’idée de l’influencer et de faire des choix pour lui mais … oui, j’ai une pointe au cœur de me dire qu’on ne se verra qu’aux vacances. Et encore. C’est ce que je vais faire, Riley aussi. Et nos parents vont certainement nous faire travailler la magie à côté. J’dis pas ça pour te faire comprendre que tu ne devrais pas y retourner hein ! J’ajoute précipitamment. C’est juste que ça sera pas pareil sans toi et que Rocky va me manquer.

Nouveau sourire, cectte fois plus taquin alors que je dresse mon regard bleu vers le sien.



Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 1038
Date d'inscription : 19/10/2013
Crédits : JunkieMouse
Double Compte : Emily / Caem / Julian / Zachary / Aiyana



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2380-ethan-llewellyn
MessageSujet: Re: I'm proud to say that I grew up [Charleen]   Lun 5 Fév 2018 - 10:39

Ethan avait bien vu les joues de Charleen rougir, sa main se faire de nouveau nerveuse sur sa part de gâteau. Visiblement, il n’avait pas donné la bonne réponse et maintenant qu’il prenait le temps de réfléchir, les choses lui paraissaient être évidentes. Après l’épisode de Pâques, Charleen avait connu une période très difficile, dévorée par l’angoisse, par la peur de se nourrir il l’avait su sombrer de jour en jour jusqu’à ce qu’elle retrouver enfin la flemme, le courage de garder la tête haute. Qu’elle ne veuille plus retourner à l’école était évident. De même que le Serdaigle se rendait compte qu’il aurait dû faire pareil. Il aurait pu rester chez ses parents, étudier la littérature et laisser le soit à ses parents de lui enseigner la magie. Pourtant, il y avait quelque chose dans cette solution qui ne le satisfaisait pas, qui le faisait freiner des quatre fers. Mais il n’arrivait pas encore à comprendre quoi et pour le moment, c’était Charleen qui occupait toute son attention. Elle aurait préféré que les choses soient différentes… Ethan lui adressa alors un mince sourire qui se voulait rassurant. Ils auraient tous aimé que ce soit le cas. Il ne fit cependant aucun commentaire, laissant sa meilleure amie continuer. Il sentit ses propres entrailles se crisper alors qu’elle lui expliquait ce qu’elle ressentait. Il comprenait même s’il se rendait compte, de minute en minute, que l’idée de retourner là-bas sans elle était difficile. Un vrai défi. Elle était son pilier, il avait grandi, changé parce qu’elle était à ses côtés tout ce temps, prenant le temps de lui dire qu’il était bien comme il était, qu’il pouvait laisser le monde l’approcher. Alors, quand Charleen évoqua le fait qu’il pouvait être plus courageux qu’elle, il lâcha un profond soupir avant de planter son regard dans le sien.

« C’est toi qui me rends courageux. »


Ces mots-là, Ethan ne s’était pas attendu à les prononcer. Pourtant, ils étaient on ne peut plus sincères. Ils venaient du fond de ses entrailles et il n’avait pas pu les retenir. Il était important à ses yeux que Charleen enregistre ça. Chaque once de courage qui se trouvait en lui, de détermination, c’était elle qui l’avait fait naître. Sans elle, il serait encore dans son coin, à ne faire que lire loin du monde. Maintenant, il pouvait tenir une conversation à peu près normale avec des gens variés, il apprenait à prendre le dessus sur lui-même et même parfois, à dire tout haut ce qu’il pouvait penser. Ethan attrapa alors sa tasse de thé et but une nouvelle gorgée, ce qui lui permit, l’espace de quelques secondes, de décoller son regard de celui de Charleen et de ne pas laisser trop d’émotions filtrer dans ses yeux. La jeune femme de son côté enchaîna, lui expliquant comment cela allait se dérouler pour elle et lui demandant s’il n’était pas sûr de vouloir la même chose. Ethan voulut prendre le temps de répondre, d’écouter ce qu’elle avait à dire mais la demoiselle ponctua sa phrase d’une petite taquinerie qui le fit réagir au quart de tour.

« Hé ! Te moque pas ! »

Ethan ne garda son air outré que quelques secondes puisque rapidement, il l’abandonna pour laisser filtrer un mince rire. Un rire sincère, comme toujours avec Charleen.

« C’est vrai que j’aurais pu envisager cette solution, me préparer à des études de littérature surtout que ma mère connaît bien le système scolaire moldu… »

En tant qu’institutrice moldue, elle savait exactement comme les choses se passaient et il n’aurait pas été perdu. La magie, il aurait pu continuer à l’apprendre sans souci, avec des autorisations et quelques arrangements. Mais décidément, il y avait quelque chose dans cette perspective qui ne lui correspondait pas.

« Mais je sais pas pourquoi, y’a quelque chose en moi qui me dit que c’est pas la bonne solution. J’ai besoin d’y retourner pour me prouver que je suis plus fort qu’avant, que je peux enfin me prendre en main… »

Enfin marcher dans les couloirs la tête haute.

« Peut-être que ce ne sera que pour un an… Mais faut que j’y retourne, au moins une fois. »

Sans ça, il aurait l’impression de vivre l’échec de trop. Pourtant, il concevait le besoin des autres de partir mais pour lui, c’était différent. Il n’avait jamais souffert directement dans cette école. Il avait simplement regardé la souffrance des autres sans jamais réagir. A partir de là, il n’avait pas cette angoisse terrible au creux de l’estomac. Et surtout, il était persuadé que le monde extérieur allait bientôt finir lui aussi par connaître les mêmes torpeurs. Ce n’était pas pour le rassurer mais il le voyait, dans les journaux, dans l’ambiance générale. Le monde était sur une fissure et il était temps pour lui d’apprendre à vivre avec.

« Tu vas me manquer. »

Ethan avait de nouveau posé son regard dans celui de Charleen. Derrière ces quelques mots, il y en avait d’autres qui tambourinaient dans son esprit. Mais ceux-là, il ne pouvait pas les dire à voix haute, il n’en avait plus le droit. Ils étaient pourtant vibrants et intenses. Tu vas me manquer. Je t’aime.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: I'm proud to say that I grew up [Charleen]   

Revenir en haut Aller en bas
 
I'm proud to say that I grew up [Charleen]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Ginny ¤ Ginger & Proud
» (Back in the day, when I was younger) I was so lost and proud
» RAVEN ▬ Mutant and proud.
» I grew up, I'm more strong now (flashback)
» The Mafia

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Imperium™ :: Autour du monde :: Grande Bretagne :: — Angleterre-
Sauter vers: