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 « Wind of change. » | Rafael & Caitlyn

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MessageSujet: « Wind of change. » | Rafael & Caitlyn   Sam 4 Nov 2017 - 1:04

Samedi 27.06.2015
Dans la soirée

Poudlard, Tour Ouest, Salle vide

L’idée de la fête qui se préparait et qui promettait d’être mémorable était très loin de l’esprit de Caitlyn en cet instant. Secouée par les sanglots, ne cherchant pas à retenir ses larmes ni ses gémissements, elle laissait libre cours à sa détresse et succombait à la douleur qui la consumait de l’intérieur. Elle n’avait plus la force de prendre sur elle, de faire comme si tout allait bien. Elle avait juste besoin de lâcher prise, d’ouvrir les vannes pour évacuer ce trop plein d’émotions qui la submergeaient et qu’elle n’arrivait plus à contenir. Alors elle pleurait, assise à même le sol, les jambes repliées contre son torse, les cheveux tombant autour de son visage et collés aux larmes qui baignaient ses joues.

Que n’aurait-elle pas donné pour que ses parents soient là à ses côtés ? Ou juste quelque part, n’importe où, à l’attendre ? Que n’aurait-elle pas donné pour savoir qu’elle pourrait les retrouver à chaque fois qu’elle le voudrait, qu’ils étaient prêts à l’accueillir à tout moment ? Elle ne s’était jamais sentie aussi seule qu’en cet instant. Elle, qui avait été éduquée dans l’autonomie et l’indépendance depuis son plus jeune âge, qui apprenait de ses erreurs et se relevait après être tombée, elle qui n’avait jamais eu besoin qu’on lui tende la main ni qu’on lui ouvre le chemin… Jamais ne s’était-elle sentie si affreusement abandonnée.

Et elle étouffait, suffoquait dans ses sanglots, ses hoquets résonnant dans la pièce vide où elle s’était retranchée. Tout s’était passé si vite. À peine quelques heures plus tôt, elle s’amusait avec les autres sur le terrain de Quidditch, puis discutait gaiement avec Leah et Enzo. Désormais, la voilà par terre dans le noir à pleurer toutes les larmes de son corps et espérer qu’elle finirait, épuisée, par sombrer dans un sommeil libérateur et réaliser en se réveillant que tout ça n’avait été qu’un très mauvais rêve.

Comment avait-elle pu ne pas le voir plus tôt ? Comment avait-elle pu l’ignorer, l’oublier, aussi facilement et aussi intégralement ? Ils étaient partis et ne reviendraient plus jamais, l’avaient laissée livrée à elle-même, perdue dans ce monde qui n’était pas le sien, auquel elle n’appartenait pas et que nul ne l’aiderait à appréhender. Cela faisait plus d’un an déjà, mais ce n’était que maintenant qu’elle s’en rendait compte, qu’elle embrassait pleinement cette réalité et toutes ses implications.

Elle n’était pas prête pour ça. Elle avait toujours vécu dans l’illusion que, lorsqu’il le faudrait, ils seraient là pour l’aider. Qu’ils seraient là pour lui montrer, lui expliquer, pour l’accompagner, à leur manière certes, mais comme n’importe quel parent accompagnerait son enfant. Elle n’était pas prête pour se retrouver jetée dehors, propulsée dans la vie adulte sans aucun repère, sans aucune ressource, comme le fauve élevé en captivité que l’on rendait à sa brousse sans lui avoir appris à chasser. Elle n’avait personne vers qui se tourner, nulle part où aller. Qu’allait-elle devenir ?

Elle avait des amis, bien sûr, mais elle ne pouvait pas juste débarquer chez eux comme ça, sans préambule. Elle ne pouvait pas venir au pied de leur porte quémander un toit pour la nuit, elle ne pouvait pas les exploiter à tour de rôle. Elle l’avait bien fait l’an dernier avec Matthew puis avec Elias, mais c’était différent désormais. Ils l’accepteraient à nouveau, ça oui, sans aucun doute, mais elle ne pouvait pas vouloir ça d’eux ni de qui que ce soit d’autre. Vivre sous les ponts, alors, comme une clocharde ? Acheter un sac de couchage ou des duvets avec une partie de l’argent qu’elle avait hérité, et dormir à la belle étoile dans des parcs ou squatter dans des bâtiments désaffectés ?

Peu à peu, ses larmes se tarirent et ses hoquets s’apaisèrent, tandis que ses muscles se décrispaient. Elle se rendit compte qu’elle avait froid et qu’elle était épuisée. S’efforçant de respirer profondément et régulièrement, elle essuya ses joues maladroitement puis resserra ses bras autour de ses jambes et lentement s’allongea sur le flanc, roulée en boule, les yeux fermés. La poitrine encore un peu secouée par les derniers hoquets et par les frissons, de nouvelles larmes coulant silencieusement sur ses pommettes, elle sentit la panique s’estomper et ses pensées devenir moins chaotiques. Seule dans la pièce sombre et froide, le meilleur serait qu’on l’y oublie et qu’elle puisse y rester indéfiniment.

Elle ne bougea pas lorsque la porte s'ouvrit sur Rafael puis se referma derrière lui, ne broncha pas lorsqu'elle l'entendit l'appeler, ne résista pas lorsqu'il la prit dans ses bras et l'attira contre lui. Elle n'avait plus la force de s'isoler, elle n'en était plus capable. La douleur était trop forte, et elle avait juste envie qu'on s'occupe d'elle, qu'on la choie et qu'on la soutienne, exactement comme il était en train de le faire. Ses pleurs reprirent de plus belle, comme ravivés par la tendresse de Rafael, elle resta blottie dans le creux de ses bras, se laissant bercer doucement.

Et puis elle ouvrit les vannes. D'abord un peu puis complètement, lui expliquant la situation, lui avouant sa peine et son désarroi. Elle n'arrivait plus à le cacher, le garder en elle. Elle n'arrivait plus à faire comme si de rien n'était. Et à chaque mot qu'elle disait, elle sentait le cœur de Rafael flancher sous le poids alors que le sien s'en libérait.


* * *


Mardi 30.06.2015
Dans la matinée

Londres, Ouest

« Alors là c'est les toilettes, la cuisine, le salon, la chambre d'amis... Tu peux y mettre tes affaires ! Et là c'est la salle de bains, ma chambre, la chambre de Raf, l'armoire avec tout ce qu'on ne sait pas où mettre. »

Casey et son enthousiasme inébranlable. Et communicatif. Sans lui laisser le temps ne serait-ce que de se poser deux secondes, elle l'avait embarquée pour lui faire une visite de l'appartement, à travers le rez de chaussée puis à l'étage. Rafael appuyé contre l'encadrement de la porte de la chambre d'amis, en bas de l'escalier, arborait un sourire manifestement amusé, ne semblant pas le moins du monde vouloir l'aider à échapper à l'emprise de la blondinette. Mais ça lui allait très bien comme ça, et elle appréciait tout autant qu'eux la situation. Ou presque.

Ils mangèrent ensemble pour la première fois ce midi, tous les trois, préparant leur propre repas et s'installant à la table dans la cuisine comme s'ils avaient l'habitude de le faire. En cet instant, tout était juste parfait. L'engouement de Casey, la douceur de Rafael... Ça faisait du bien, tout simplement. Entourée des personnes qu'elle aimait, n'ayant plus besoin de penser au futur, Caitlyn se sentait enfin à sa place. Ou presque


* * *


Vendredi 10.07.2015
Dans la journée

Londres, Ouest

Mais ça ne dura pas. Bientôt, Caitlyn commença à avoir l'impression d'être de trop dans l'appartement de Rafael et Casey, à se sentir illégitime. Pourtant ils avaient tout fait pour la mettre à l'aise, l'acceptant sous leur toit comme une des leurs avec tout le naturel du monde, lui laissant toute la liberté dont elle avait besoin. Mais elle en profitait pour passer le moins de temps possible sous le même toit qu'eux, ne rentrant que pour manger avec eux le soir et dormir dans la chambre d'amis la nuit. C'était plus fort qu'elle, plus le temps avançait et plus elle ressentait le besoin de se détacher, de vivre sa vie en les laissant vivre la leur.

Ils n'étaient pas sa famille, ce n'était pas sa maison, elle le réalisait chaque jour un peu plus. Comme si elle regardait enfin en face une vérité sur laquelle elle avait fermé les yeux pendant si longtemps, et elle ne pouvait pas faire semblant de ne rien avoir vu. Ça aurait été bien trop beau, bien trop facile, que de remplacer aussi rapidement tout ce qu'elle avait perdu. Alors elle faisait en sorte de se soustraire de leur quotidien le plus possible, trouvant refuge dans des bibliothèques et dans des parcs du quartier, comme si tout ça n'était que transitoire, le temps de trouver mieux, de se trouver soi-même.

L'arrivée de Doryan n'arrangeait pas vraiment la chose non plus. Ni Rafael ni elle-même n'avaient oublié le passif qu'ils avaient avec lui chacun de leur côté, et l'atmosphère était, disons, assez spéciale depuis qu'ils l'avaient accueilli chez eux. D'autant plus que ni Casey ni lui n'étaient au courant pour Rafael et elle. Alors elle gardait ses distances, égoïstement, et Rafael en souffrait, elle voyait bien, le sentait, mais elle n'arrivait pas à faire autrement, l’indifférence et le détachement semblaient être devenus ses nouveaux mots d’ordres.


* * *


Vendredi 17.07.2015
Dans la journée

Londres, Ouest

Caitlyn était rentrée tard, la veille, attendant à l’hôpital le moment où Chiara se réveillerait pour la savoir tirée de l’affaire. Elle n’avait envoyé qu’un simple SMS à Rafael en milieu d’après-midi pour lui assurer qu’elle était hors de danger, mais elle savait qu’il continuerait à se faire un sang d’encre pour elle tant qu’il ne l’aurait pas vue saine et sauve. Elle avait eu besoin de temps mais avait fini par retourner à l’appartement et tout leur raconter.

Un tremblement de terre à Londres. Du moins, c’était la version officielle, et sans autres explications. La vérité était toute autre, et Caitlyn en avait été témoin. La terre avait tremblé, ça oui, mais la cause en était cette énorme créature blessée qu’elle avait vu planer au-dessus de sa tête puis chuter, se relever, et prendre son envol à nouveau, de nouvelles secousses se formant à chaque fois que ses puissantes pattes touchaient le sol. Caitlyn ne savait pas trop quoi en penser, et ses amis semblèrent tout aussi perplexes qu’elle lorsqu’elle leur relata ce qu’elle avait vécu.

Le tremblement de terre eut le don de les rapprocher à nouveau, et de l’inciter à passer plus de temps avec eux, plutôt que de ne rentrer que pour manger et dormir, telle une parasite qui ne faisait que profiter de l’environnement de son hôte. Elle ne voulait pas le voir s’inquiéter sans cesse pour elle. Cette situation leur faisait du mal à tous les deux. Elle s’en voulait de lui infliger à la fois sa présence et son absence. La seule solution, elle le savait, était de s’en aller, de le laisser vivre sa vie et de partir vivre la sienne.


Dernière édition par Caitlyn Louise Twain le Lun 13 Aoû 2018 - 10:31, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: « Wind of change. » | Rafael & Caitlyn   Lun 12 Mar 2018 - 8:30

27.06.2015

« Hum... Rafael, je crois que ça serait pas mal si t'essayais de retrouver Caitlyn, là... »

C'est pas vraiment son genre de se mêler des histoires des autres, et c'est bien ce qui m'inquiète. D'autant plus qu'il m'a fallu quelques temps pour la retrouver, presque prostrée dans cette salle vide pas loin de notre salle commune.

« Lynette ? »

L'inquiétude doit s'entendre dans ma voix quand bien même je m'efforce de la faire taire. On est seuls ici, et je referme la porte derrière moi, si bien que je m'autorise à approcher et à venir la prendre dans mes bras sans comprendre ce qui peut la mettre dans cet état. Un long moment de douce étreinte est nécessaire avant qu'elle ne finisse par accepter de prononcer quelques mots, et il nous faut quelques temps encore pour qu'elle accepte de se confier, mais je suis patient, je m'y efforce en tout cas, la berçant doucement contre moi quand j'ai le sentiment qu'elle en a besoin. Et ses confidences, sans doute tronquées, mais bien présentes, me vrillent le coeur. Naturellement, je lui propose de venir chez moi, chez nous avec Casey. Naturellement, elle a le réflexe de tenter de refuser, mais j'insiste gentiment pour qu'elle le prenne en considération.

« Ca fera plaisir à Casey... »

Rien qu'à elle bien évidemment - dérision quand tu nous tiens... Un sourire un peu crétin éclaire mon visage. Je suis rassuré seulement quand elle accepte d'y réfléchir, même si ça n'est pas un accord définitif.


30.06.2015

Home sweet home.
C'est fou ce que cette baraque a pris des airs de véritables foyers pour moi, depuis qu'on a investi les lieux avec la bénédiction de Dany. Lyn se joint à nous, pour le plus grand bonheur de Casey qui lui fait la visite des lieux avec beaucoup trop d'enthousiasme. Je reste plus discret, mais à vrai dire, je suis quand même ravi de l'avoir près de moi dans un lieu plus intime que le château pour quelques semaines. Même si c'est plus compliqué que je l'aurais espéré comme Kay accueille Doryan. Pas que je refuse l'hospitalité à mon ex, mais la situation devient bizarre... J'ai toujours de l'affection pour Do', c'est indéniable, et je sais pas si ça changera un jour, et à vrai dire, je suis pas sûr de vouloir ne plus en avoir du tout en réalité. Mais c'est encore autre chose que de me retrouver sous le même toit que lui avec ma copine - qui n'est pas censée l'être...

On trouvera nos marques, je suppose, mais je suis pas surpris qu'elle passe beaucoup de temps à l'extérieur et je l'en empêche pas. Moi-même, je suis bien content d'aller filer un coup de main à D. au manoir parfois, histoire de m'éclipser le temps de quelques heures...


16.07.2015

Un putain de tremblement de terre à Londres. C'est juste absolument pas croyable. Inconcevable. Et ingérable. Quand ça a commencé à bouger, j'étais chez moi avec Casey. Elle a flippé pour Doryan, moi pour Lyn. Il est revenu sain et sauf, et la petite blonde en a été plus que soulagée, vu comme elle lui a sauté au cou direct. Et à vrai dire moi aussi.

Mais pour ce qui était de Caitlyn, j'ai continué à me faire un sang d'encre un moment, jusqu'à ce qu'elle finisse par m'envoyer un sms, et c'est avec un profond soulagement que je lui ai répondu - ici un peu plus à l'ouest de la ville on s'en sortait plutôt bien. Un profond soulagement, mais pas total : Kay et Do' le voient bien, et si on s'efforce tous les trois de pas évoquer le pire, je serais réellement rassuré que quand je verrai sa silhouette passer le seuil de notre porte...


2x.07.2015

Oh ! Elle est rentrée ce jour-là, et j'en ai été profondément soulagé. Mais ça n'a été un répit que de courte durée. Elle a à nouveau fini à l'hôpital, et je n'ose guère poser de questions... mais je ne doute pas un instant que l'inquiétude se lise sur mon visage, à chaque fois que nos regards se croisent. Elle va s'en sortir, c'est la seule chose à laquelle je suis capable de me raccrocher pour l'instant. Mais pour combien de temps ? C'est quand la prochaine fois qu'ils vont s'en prendre à elle, encore ?


31.07.2015

Ca me tue de la voir encore une fois sur un lit d'hopital. Ca a finalement rien à voir avec le tremblement de terre d'il y a quinze jours, non, c'est... pire. Et le fait qu'elle n'en parle pas n'arrange rien à mes yeux, bien au contraire.

« Au fait, j’ai reçu un message de Enzo aujourd’hui. C’est par rapport à son anniversaire, ça sera le 8 août. Par contre, j’ai vraiment aucune idée de cadeau. »

Elle détourne la conversation sur l'anniversaire d'Enzo et c'est pas vraiment le sujet du cadeau qui barre mon front d'un pli soucieux, on va pas se mentir...

« Du coup tu… enfin, tu te sens d’y aller, t’es sûre ?
- Oui, bien sûr ! »

Je crois que mon scepticisme et celui de Kay se sont lus sur nos visages en une fraction de seconde - en même temps, je m'en cachais pas vraiment, mais je n'aurais sans doute pas trop râlé en présence de la blondinette si elle avait été aussi enthousiaste que Lyn. Sauf qu'elle ne l'était pas, et que ça me confortait dans l'idée que, peut-être, c'était trop risqué pour le moment.

« Non, vraiment, c’est le timing parfait. Si c’était demain, ça aurait été plus compliqué, mais là c’est vraiment le timing parfait. »

Elle en était tellement convaincue que c'en devenait presque communicatif. Et à vrai dire, ça a achevé de nous convaincre de savoir qu'on pouvait venir avec elle - même si j'ai du mal à savoir si elle l'avait prévu à l'origine ou si c'est notre insistance à ne pas la laisser seule qui a acté ce point.

« D’ailleurs, tant qu’on y est, fallait que je vous parle d’un truc. »

On va pas se mentir, ce projet m'enchante pas des masses. Egoïstement, d'une part, parce que je vais être loin d'elle, mais aussi parce que ça m'angoisse pour elle, pour son état de santé. Mais j'ai pas le droit de l'emprisonner, de la retenir. Aussi difficile cela soit-il pour moi. Alors je m'efforce de faire bonne figure, je l'accompagne dans ses préparatifs, me prépare, moi, à passer le reste des vacances scolaires avec mon ex et sa meilleure amie - vous le sentez le plan foireux ? - mais difficile de se creuser les méninges pour trouver un cadeau pour un type qu'on ne connaît pas si bien que ça quand on a l'esprit encombré de craintes en tous genres concernant une des personnes qui nous sont le plus chères.

« J'ai peut-être une idée Raf, et j'aurais bien besoin de toi. »

Tu m'as sauvé, blondinette. Et l'idée de reprendre mon appareil m'occupe les doigts autant que l'esprit pendant les jours qui suivent...


Samedi 08.08.2015, à la fin de la soirée
Résidence des Ryans, Lakes Entrance, Australie


Anniversaire d'Enzo Ryans

« Tu vas me manquer Cait'... »

Casey a presque les larmes aux yeux, l'alcool n'aide sans doute pas. Elle est loin d'être près de décuver, mais je suis quand même passablement surpris qu'elle tienne encore debout.

« Prends soin de toi, surtout...
- Promis. »

Un câlin plus tard - qui passe pour une embrassade amicale comme Casey s'y joint naturellement - et elle nous tourne le dos, nous laissant voir son sac de couchage s'éloigner avant de disparaître pour d'autres horizons.

« On va peut-être te laisser dormir un peu avant de reprendre la route, nous... »

Je m'adresse à la petite blonde blottie contre moi qui n'a quand même pas l'air très frais encore. Elle refuse pourtant, veut retrouver Doryan, et je suis le mouvement pour rentrer à Londres...


xx.08.2015

Un petit déj' comme les autres, avec ma coloc et son meilleur ami also known as mon ex. Autant dire que c'est assez... bizarre. La dernière fois qu'il a été entre ces murs, c'est dans mon lit qu'il dormait... Et je peux pas nier que je suis assez perturbé maintenant que Lyn est partie faire son tour du monde, par sa présence à mes côtés. Dès le départ, j'ai dit à ma petite-amie secrète que j'avais toujours des sentiments pour lui, et que j'en aurais peut-être toujours. Et je me retrouve passablement perdu, entre cet état de fait et les sentiments que j'éprouve, clairement, pour mon capitaine au Quidditch.

Mais ce matin, je suis plus perturbé encore par un autre sujet.

Je viens de recevoir une lettre d'Ethan, et son contenu me laisse perplexe. Mitigé, même. D'un côté, rencontrer le seul membre de ma famille biologique que je puisse jamais espérer connaître un jour m'attire, de l'autre... de l'autre j'ai peur que ça fasse plus de mal que de bien. Il faut qu'il assume, qu'il dit... Mon demi-frère a sans doute raison, mais je sais juste pas si moi je suis capable d'assumer.

« Tu vas le regretter si tu n'y vas pas, Raf... »

C'est encore toujours tellement bizarre entre nous que je suis surpris qu'il prenne la parole.

« Dodo a raison. Puis si ça ne se passe pas bien, t'auras essayé, et t'auras rien à regretter...
- ... »

Ils ont raison. Et je me suis présenté au lieu de rendez-vous donné par Ethan, un peu trop sapé sans doute, et plus nerveux que jamais. On s'est à peine dit bonjour, et le silence a régné en maître pendant un temps indéfiniment long. Je sais pas quoi leur dire, j'ai été accueilli comme n'importe quel invité l'aurait été, je suppose, et je me retrouve assis auprès d'eux, une tasse de café fumante entre les doigts que j'arrive même pas à boire tant j'ai la gorge nouée. Et si j'en crois les langages corporels de tout le monde, je suis pas le seul.

J'ai mille questions à poser pourtant, mais j'y arrive simplement pas. Tout ce qui constitue notre conversation, ce sont les banals sujets de mes études, de si tout va bien pour moi, malgré... Malgré tout, malgré mon passif, malgré les Supérieurs, malgré eux. Une part de moi lui en veut de m'avoir abandonné, de n'avoir jamais eu la chance de connaître le tableau dépeint sous mes yeux, mais je suis surtout beaucoup trop ému d'être là, en leur présence, accueilli par eux même si ce n'est peut-être que pour une visite ponctuelle. Ethan a le nez baissé depuis notre arrivée, et je vais sincèrement pas lui jeter la pierre, mon regard tombe sur ma tasse à intervalles plus que réguliers.

« Raf... »

La voix d'Ethan qui s'élève finalement pour trancher le silence me fait lever la tête.

« Je suis désolé pour mon comportement au début... et je... je veux bien essayer d'avoir un grand frère... »

Si jusque-là, mes yeux brillaient un peu trop mais je parvenais tout de même à garder un visage relativement stoïque, ces mots brisent les derniers remparts et je m'effondre littéralement en larmes. Visiblement je suis pas le seul... Et je suis incapable de dire à quel moment on s'est retrouvés à se prendre dans les bras, tous autant qu'on est, mais je crois qu'il y a une éternité que je me suis pas senti aussi à ma place, aussi aberrant cela soit-il vu la gêne palpable qui m'étreignait il y a quelques minutes encore.

« Je te promets de tout faire pour mériter ce titre... »

Et ce ne sont pas des paroles en l'air, bien loin de là, et mon regard décidé à cet instant comme je croise celui de notre père le confirme aisément.
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