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 Look my boobs, they are still here ? - Keith

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MessageSujet: Look my boobs, they are still here ? - Keith   Jeu 26 Oct 2017 - 10:34

►Look my boobs, they are still here ?◄
Keith & Leni


Lundi 29 Juin – Tôt le matin

Leni s’extirpe lentement d’un sommeil sans rêve et profond, réparateur. C’est avec un soupir de soulagement qu’elle ouvre lentement les paupières, reposée. Ca faisait une éternité qu’elle n’avait pas aussi bien dormi que cette nuit, le corps incroyablement détendue avec une sensation de bien être au creux des reins. Entre les examens, les corrections et tout le reste, les dernières semaines ont été intensives et même pour une personne comme Leni, arrivée à un certain stade, les journées deviennent compliquées. Et c’était sans compter les perturbations d’ordre personnelle.
Elle se retourne doucement, par peur de réveiller son compagnon qui est déjà bien évidemment plus là, laissant derrière lui un vide froid, signe que John s’était levé incroyablement tôt aujourd’hui… A moins que ça ne soit elle qui se soit réveillée aussi tard ? Un coup d’œil à la petite horloge du psychomage confirme ses dires. Presque dix heures.

La botaniste émet un petit grognement en se levant d’un geste sec. Elle déteste par-dessus tout se lever si tard, c’était une mauvaise façon de gâcher le début de ses journées à son sens. Pourtant, elle n’arrive pas à regretter ce petit laisser aller, comme si son corps s’était mis en pause pour s’octroyer lui-même un repos qu’elle se refusait de s’imposer.

Elle enfile un long tee-shirt de John – tout rapiécé, il allait vraiment falloir songer à remplacer toutes ses guenilles même s’ils s’avèrent parfois confortables –, passe par la salle de bain où elle prend une douche dont elle ne sent pas la température et enfile des vêtements à sa taille, optant pour un pantalon tailleur, une chemise légère et des chaussures à petits talons. Leni s’arrange rapidement dans la glace, se repassant en tête tout ce qu’elle doit régler aujourd’hui, avant les fameuses vacances qui les attendent tous. Même elle. Car entre quelques séminaires et conférence, la jeune femme est bien décidée à rendre visite à quelques-uns de ses anciens élèves au Japon afin de profiter par la même occasion de quelques jours pour se détendre au pays. Et pourquoi pas ceci en compagnie de John ? Vu que ce dernier lui a laissé entendre qu’il aimerait idéalement partager quelques jours de vacances en sa compagnie…

Leni quitte la chambre de John pour rejoindre son bureau, sans passer par la casse « grande salle », décidant qu’elle s’arrêterait rapidement en cuisine pour choper deux trois trucs à grignoter en attendant le repas du midi.
D’un pas déterminé, elle traverse les quelques couloirs non sans remarquer les regards interrogateurs, gênés ou parfois souriants des élèves. Tout cela étant dirigé sur sa propre personne sans que Leni ne comprenne vraiment ce qu’il se passe. La botaniste décide de mettre ça sur le compte de la relâche à l’approche des vacances, décidant qu’il serait bien inutile de rappeler à l’ordre ces gamins un peu trop courageux aujourd’hui d’oser la défier d’un regard parfois moqueur.
Et de toute façon, toute sa colère retombe à la seconde où elle aperçoit au loin une jeune fille qui la ramène suffisamment à la réalité pour ne pas avoir à se concentrer sur les autres.

Leni est parfaitement consciente qu’elle ne pourra pas faire comme si de rien n’était éternellement, qu’Elijah devait la détester plus que tout le monde sur cette piètre planète. Quelque part, ça n’était peut-être pas plus mal… Si ça pouvait permettre à cette enfant de ne pas souffrir inutilement…
Seulement elle sait que derrière la fierté de celle qui s’obstine à faire comme si Wistinghausen n’existait pas, il y avait probablement la blessure de s’être faite abandonnée, d’avoir été oubliée au profit d’une carrière, d’un avenir plus certain pour elle. Il lui est arrivé de songer d’aller la trouver – de gré ou de force – afin de lui fournir les informations et clés nécessaires pour qu’elle comprenne que si Leni avait finalement bêtement décidée de garder l’enfant, la gamine ne serait peut-être pas aussi heureuse qu’elle ne l’est aujourd’hui. Tout simplement parce que la Botaniste n’est pas faite pour être mère, qu’elle n’a aucune fibre maternelle et qu’elle ne lui aurait jamais porté l’amour qu’Elijah mérite.
Et elle mérite ces explications, pour au moins lui faire comprendre que ça qu’elle n’est pas une erreur… même si Leni l’avait considéré comme telle tout le long de sa grossesse.

- Euh… M’sieur Kingsley ?

Leni ne réagit pas, continuant sa marche.

- Attendez, M’sieur !

Un jeune homme la rattrape et se plante devant elle sans qu’elle ne comprenne vraiment pourquoi. Dylan O’Merson, un élève au fort accent irlandais insiste et lui tend un parchemin non sans la détailler.

- Je peux savoir ce que vous regardez O’Merson ?
- Rien rien ! Désolée Monsieur Kingsley. Je viens juste vous donner l’étude que vous m’avez demander.

.. Monsieur Kinglsey ?

- Êtes-vous entrain de me faire une mauvaise blague ?
- Pardon ?
- Dois-je vous rappeler que même si la coupe des 4 maisons est terminée, rien ne m’empêche de vous enlever 100 points pour l’année prochaine si vous continuez à me prendre pour une imbécile.

O’Merson la regarde sans comprendre avant de rougir brutalement et d’acquiescer, bafouillant des excuses que Leni entend à peine conservant malgré tout le parchemin entre ses mains. Le gamin détale sans demander son reste et la botaniste ne bouge pas, intriguée, surprise.
Inquiète, peut-être. Une mauvaise impression plane et elle ne manque pas de se souvenir que depuis la seconde où elle a quitté la chambre de John, tout le monde dans les couloirs la regarde comme un spécimen à part, de la tête aux pieds, détaillant particulièrement sa tenue.

Et en l’espace de trente minutes, trois interpellations similaires. Monsieur Kingsley par-ci, Monsieur Kingsley par-là et Leni a soudainement l’impression d’être victime d’une mauvaise blague qui vaudra au concerné sa fureur des plus froides.
D’un pas décidé elle remonte tous les étages puisque la seule personne dans ce foutue château qui sera capable de lui dire ce qu’il se passe se trouve en Hunt. Et elle a beau se croiser dans une vitre ou une glace, c’est pourtant son reflet qu’elle rencontre. Alors que diable se passe-t-il ?


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MessageSujet: Re: Look my boobs, they are still here ? - Keith   Sam 4 Nov 2017 - 16:12

~Mardi 30 juin – Tôt le matin~

Le soleil était levé depuis seulement quelques instants lorsque Keith ouvrit les yeux. Son sommeil avait été agité et alors qu’il reprenait connaissance du monde qui l’entourait, il poussa un grognement. Se redressant dans son lit, il se frotta le crâne. Douleur. Sur sa table de chevet se trouvait un verre de whisky pas encore terminé. Il s’était endormi sous les effets de l’alcool et autant dire que son corps lui faisait sentir. Le bibliothécaire s’extirpa alors de ses draps et attrapa un verre qu’il remplit d’eau d’un geste de la baguette. Il en engloutit le contenu. Il aurait bien besoin d’un remède contre la gueule de bois mais autant dire qu’il était hors de question qu’il aille le demander à Gwen. Ce qu’il s’était passé la veille restait profondément gravé dans sa mémoire. Il avait eu l’espoir en ouvrant les yeux que cela ne soit qu’un rêve mais non, il devait se rendre à l’évidence. Il avait effectivement fini par lâcher à Gwen qu’il était attiré par elle et elle lui avait effectivement rappelé qu’elle était engagée. Cela remontait à plusieurs jours déjà mais Keith ne savait toujours pas su quel pied danser. Il s’en voulait d’avoir fait preuve d’une telle faiblesse et d’avoir tout sorti à Gwen. Il s’en voulait aussi de ressentir cette étrange attirance. Il aimait toujours sa défunte femme et lui restait fidèle et pourtant, lorsque la maître des potions était dans les parages, il se sentait agité. Ça n’avait pas de sens et il aurait mieux fait de garder ça bien au chaud à l’intérieur de lui mais non. C’était sorti. Et Gwen, bien qu’ayant clairement rappelé à l’esprit de Keith son fiancé, continuait de lui sourire, de lui lancer des petites phrases… Il ne comprenait rien et sentait bien qu’il était pris dans quelque chose qui le dépassait. Il n’avait plus qu’à espérer qu’elle passe ses vacances en dehors du Château. Cela lui permettrait de reprendre ses esprits.

En attendant, Keith n’avait rien trouvé de mieux à faire que de chercher à s’éclaircir les idées avec un verre de whisky. Ou plusieurs. Cela devenait une sacrée habitude pour lui de boire le soir seul dans sa chambre. Autant dire que cela en devenait même inquiétant mais ce n’était pas comme si le bibliothécaire attachait une quelconque importance à son état de santé. Au moins, cela l’aidait à se vider la tête. Sauf que là, il s’était endormi comme une masse et n’avait pas bu suffisamment d’eau pour atténuer les effets du lendemain. Toujours grognon, il avait finalement décidé de prendre une douche bien chaude et de bouquiner un temps dans sa chambre avant d’envisager d’aller prendre un petit-déjeuner. Il n’avait pas spécialement envie de croiser âme qui vive.

Après une heure de lecture, son mal de tête toujours aussi présent, Keith se décida enfin à sortir de sa Chambre. Il se dirigea vers la Grande Salle où il s’installa pour un petit-déjeuner. Les alentours étaient encore calmes et heureusement. Il put donc manger tranquillement sans être importuné. Mais à vrai dire, il n’avait que peu d’appétit. Keith entreprit ensuite de rejoindre sa bibliothèque. Il croisa Kingsley qu’il salua brièvement. Mais alors qu’il montait les escaliers vers le premier, il croisa une seconde fois Kingsley. Habillé différemment, de manière très féminine d’ailleurs. Allant dans une autre direction. Avec une autre démarche. Fronçant les sourcils, Keith se frotta la tête, comme pour s’assurer que l’alcool n’était pas en train de lui jouer un mauvais tour. Son instinct pourtant lui dictait qu’il y avait autre chose derrière cela.

Keith avait alors entrepris de se rapprocher de ce second Kingsley. Il y avait quelque chose d’étrange dans son attitude. Tous les sens du bibliothécaire était en alerte alors qu’il le suivait à distance, montant les marches derrière lui. Il ne pouvait pas se permettre de laisser passer ça. Il était en train de se passer quelque chose. Utilisant alors la magie des escaliers, il parvint à ruser et à se retrouver un palier au-dessus de sa cible. Alors que cette dernière arrivait au pied des escaliers menant à la tour de divination, Keith, dissimulé derrière un coin de mur se crispa. Ce double allait voir Phaedre ? Hors de question qu’il laisse cette personne, qui qu’elle soit, s’approcher de sa collègue avant d’être sûr qu’il n’y avait aucun danger. L’étrange accoutrement de ce double de Kingsley poussait certes plus à sourire qu’à trembler mais le bibliothécaire ne voulait pas prendre de risque. Aussi, alors qu’il s’approchait de sa cachette, Keith sortit, baguette pointée en avant.

« Qui êtes-vous ? »

Cela ne servait à rien de prendre mille détours. La personne essaierait peut-être de se défendre ou de démentir mais clairement, cela ne servait à rien. Ce n’était pas John Kingsley il en était persuadé. Alors, comme pour couper toute tentative de discussion à son vis-à-vis et éviter de perdre du temps, il enchaîna sur un ton glacial.

« John Kingsley ne marche pas comme ça. Et n’a pas coutume de porter ce genre de vêtements non plus… »

Tout cela aurait pu prêter à rire mais ce n’était pas dans les habitudes du bibliothécaire qui comptait bien tirer cette affaire au clair et qui se trouvait toujours su la défensive. Au moins, cela avait eu le mérite de lui faire temporairement oublier son mal de tête.
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MessageSujet: Re: Look my boobs, they are still here ? - Keith   Ven 10 Nov 2017 - 17:19


Cette journée était cauchemardesque, plus Leni avançait, plus les regards croisés lui font penser qu’un réel problème persiste. Elle ne comprend pas comment tous ces gamins pouvaient la confondre avec John alors que son reflet ne cessait de refléter son image où tout était visiblement à sa place. Alors qu’elle était le foutu problème ? Phaedre pourra au moins l’aider à comprendre toute cette mascarade et de quel mauvais sortilège Leni est sous l’emprise.
Ensuite, elle trouvera le coupable et lui ferait payer l’affront de lui avoir jouer ce mauvais tour à elle et de l’avoir humiliée. Est-ce une blague de John lui-même ? Ce fourbe en serait totalement capable, rien que pour son propre humour malgré l’idée qu’il puisse s’attirer les foudres d’une femme comme Leni. Et tout le monde le sait ici, la botanise n’a pas un humour très large et est fortement rancunière.

Leni est sur le point d’arriver à destination, d’un pas rapide et décidé.

- Qui êtes-vous ?

Elle dégaine, presque aussitôt, sur le qui-vive. Baguette en main, Leni la pointe sur cet homme quel connait brièvement. Taciturne, peu bavard, jusqu’ici, il ne l’avait jamais dérangé, un collègue parmi tant d’autres. Mais voilà qu’aujourd’hui il se tenait en joue, baguette en main, prêt à dégainer n’importe quel sortilège au moindre mouvement brusque.

- John Kingsley ne marche pas comme ça. Et n’a pas coutume de porter ce genre de vêtements non plus…

Elle lâche un ricanement sec, presque moqueur et acide.

- Vous êtes un sacré observateur dites-moi.

Ironique au possible, voir sarcastique. Leni est déjà suffisamment agacée, elle n’a aucune patience et aucune envie de débattre mille ans pour savoir qui elle est. Elle se redresse, passablement agacée de la situation dans laquelle elle est. Si elle en croit Keith, c’est dans le corps de John qu’elle se trouve… alors pourquoi diable elle ne le voit pas !

- Baissez votre baguette je vous prie, je ne suis pas un de ces fous. A moins que vous ne vouliez finir avec un œil en moins.

Parce qu’il ne valait mieux pas pour lui qu’il joue les fourbes. A aucun moment Leni ne sous-estime son adversaire mais l’agacement prend le dessus et la courtoisie à foutu le camp pour aujourd’hui. Elle baisse légèrement sa baguette tout en restant sur ses gardes, sans le lâcher un seul instant de ses yeux clairs.
Tout partait à volo ces derniers temps et la botanise en vient à se demander si tout ça n’était pas un retour de flamme concernant Elijah.
Oui, la jeune fille semblait ne pas quitter ses pensées malgré tous les efforts mit en œuvre pour que ça ne lui torture pas le cerveau plus que ça. Mais difficile de faire abstraction d’une personne que vous voyez tous les jours, au moins en cours. A l’époque où elle avait dû faire adopter ce bébé qu’elle n’aurait jamais pensé revoir, à aucun moment elle ne se serait imaginer devoir refaire face à cet enfant et encore moins ressentir une once de culpabilité elle qui n’est censé rien ressentir.

La botaniste se redresse légèrement, gardant cet air assuré qui lui est propre sur le visage.

- Miss Wistinghausen. Je ne sais pas de quel sortilège je suis victime mais le responsable le paiera cher.

Elle marque une pause, fulminant froidement.

- J’ai pour espoir que Miss Hunt puisse m’aider à résoudre ce problème.
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MessageSujet: Re: Look my boobs, they are still here ? - Keith   Dim 12 Nov 2017 - 12:05

Son adversaire était vif, Keith aurait peut-être dû le désarmer avant de se montrer. À croire que l’alcool qui semblait toujours présent dans son organisme n’affutait pas ses réflexions. Toujours était-il que la personne qui se trouvait déguisée sous les traits de M. Kingsley le tenait en joug à son tour. Le bibliothécaire ne montra cependant aucun signe d’émotivité face à cela. Il n’avait pas peur et s’il n’était pas le plus grand mage de cette école, il était certain de pouvoir très bien s’en sortir dans un combat régulier. Surtout que la personne en face de lui semblait visiblement décidée à le provoquer. Ce rire que la personne lâcha et sa remarque associée firent froncer les sourcils de Keith. Il y avait un chose qu’il détestait par-dessus tout : qu’on se paye sa tête. Et clairement, c’était ce qui était en train de se passer. Ça ne lui plaisait pas du tout et il dut résister à l’envie de lancer un sort juste pour donner une leçon à cet individu. Individu qui continua en lui donnant des ordres et en le menaçant. De mieux en mieux. Certes le phrasé lui disait quelque chose mais c’était vague. Ce qu’il retenait c’était que la personne en face de lui le traitait avec un manque de respect flagrant et que ça l’agaçait profondément.

« Je n’ai pas coutume de recevoir des ordres et encore moins d’être menacé de la sorte. »

Keith ne bougea alors pas d’un centimètre. Certes il n’avait pas lancé de sort mais il était hors de question qu’il baissa sa baguette tant qu’il n’aurait pas la preuve formelle que la personne en face de lui n’était pas un danger potentiel. Cette personne baissa alors sa baguette et Keith fronça les sourcils. Ça il ne s’y attendait pas, c’était certain. Pour autant, il n’était pas décidé à baisser encore la sienne. Il restait méfiant, ce pouvait être une manœuvre pour l’amadouer et mieux l’attaquer par la suite. Non, surtout, ne pas se laisser avoir. Ne pas se faire mener en bateau. Et puis, la surprise. Quand la personne en face de lui lâcha son nom supposé Keith laissa transparaître sur son visage un trait d’émotion. Autant dire que ça, il ne s’y attendait pas. Alors qu’elle lui expliquait qu’elle songeait aller voir Phaedre pour plus d’informations, Keith se sentit tiraillé.

« Je m’excuse par avance si vous êtes effectivement Miss Wistinghausen mais comprenez bien que je ne peux me permettre de prendre le moindre risque. »

Keith respectait sa collègue qui savait toujours être intègre et qui, surtout, ne se perdait pas dans l’idée de faire ami ami avec les élèves. Une figure d’autorité cela lui faisait plaisir à voir. Pour autant, même s’il devait bien avouer que la façon de parler ainsi que les vêtements correspondaient tout à fait, il n’était pas à l’abri d’une ruse. Certes, s’il s’agissait d’un infiltré, il aurait été crétin de prendre l’apparence de KInglsey pour ensuite mettre les vêtements de Wistinghausen mais on n’était pas à l’abri de rien. Keith fit alors un pas vers la personne en face de lui.

« Je vais lancer un sort pour annuler celui qui vous atteint, si vous dites la vérité, nous serons tous gagnants. »

Keith n’aimait pas particulièrement annoncer à l’avance ce qu’il allait faire mais s’il s’agissait effectivement de Miss Wistinghausen il se devait tout de même de la traiter avec un peu de respect. Pour autant, il ne se laisserait pas marcher sur les pieds. Il avait annoncé ce qu’il allait faire et elle pouvait bien protester, il ne changerait pas sa démarche. Le bibliothécaire avait donc en tête de lancer d’abord un Finite. Si jamais cela ne fonctionnait pas, il s’agissait peut-être d’une métamorphose que le Revelio révèlerait immédiatement. S’il s’agissait effectivement de Miss Wistinghausen le premier sort fonctionnerait. Sinon, il était prêt à agir.

« Finite ! »

Keith avait formulé le sort d’une voix forte. Un éclair jaillit de sa baguette et atterri sur la personne en face de lui. Il y eut alors un fourmillement, le bibliothécaire eut soudainement l’impression de voir flou et se demanda si l’alcool ne lui jouait pas de mauvais tour. Mais en réalité, c’était la personne en face de lui qui était devenue floue. Cette situation dura quelques secondes qui lui parurent extrêmement longues et puis, finalement, Miss Wistinghausen apparut devant lui.

« Il semblerait que vous ne mentiez pas. »

Des excuses ? Keith ne sentait pas le besoin d’en formuler. Il avait agi comme il devait le faire et venait de libérer sa collègue d’une mauvaise blague en prime. Non il n’avait pas l’intention de s’excuser. Par contre, il était très curieux de savoir qui avait pu oser lancer un tel sort à une professeure. Et clairement, si sa collègue l’autorisait, il était prêt à se mêler à la traque.
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MessageSujet: Re: Look my boobs, they are still here ? - Keith   Mer 20 Déc 2017 - 23:26

- Je n’ai pas coutume de recevoir des ordres et encore moins d’être menacé de la sorte.
- Et moi je n’ai pas pour habitude de me laisser traiter de cette façon.

C’est une véritable guerre d’égo qui se déclare et Leni en est parfaitement consciente. Seulement elle est agacée, fatiguée de cette mascarade et la seule chose qu’elle souhaite en cette seconde c’est que l’on lui rende sa véritable apparence. Elle ne sait pas qui est le malheureux qui a osé lui faire une farce aussi stupide mais il en entendra parler pour les cinq prochaines années à venir.
D’ailleurs, elle en fait par à son collègue d’un ton froid et qui ne laisse place à aucun doute sur ses intentions.

- Je m’excuse par avance si vous êtes effectivement Miss Wistinghausen mais comprenez bien que je ne peux me permettre de prendre le moindre risque.

Leni pousse un énième soupire. Mais bon sang, il ne faut pas être Einstein pour comprendre qu’elle n’est pas une ennemie !

- Certes mais soyons sérieux deux minutes s’il vous plait… Vous pensez réellement que si je voulais faire du mal à qui que ce soit, j’aurai emprunté cet air ridicule ? Vous me sous-estimer, s’en est presque vexant. J’aurai été bien plus maline que ça.

Et ça, ça n’est pas à prouver. La botaniste sait parfaitement que si elle avait voulu s’en prendre à quelqu’un dans ce château, elle s’y serait prise autrement d’une façon bien plus discrète et efficace que cet accoutrement qui la rendait plus ridicule qu’autre chose, bloquée sous l’apparence de John. Les intentions de Keith sont louables et ça, Leni ne peut lui reprocher, mais sa patience est suffisamment entamée pour ne pas avoir envie de déblatérer sur le sujet pendant encore dix ans.

- Je vais lancer un sort pour annuler celui qui vous atteint, si vous dites la vérité, nous serons tous gagnants.

La botaniste se redresse, piquée au vif par la méfiance. Son poing se crispe sur sa baguette. Qu’est-ce qui lui prouvait qu’il n’en profiterait pas pour la mettre hors d’état de nuire ? Elle se sentait clairement inconfortable face à cette situation qui déjà, la dépassait, mais là ? C’était une énorme prise de risque et vu la méfiance de cet homme, elle avait toutes les raisons de douter de ses paroles, s’attendant à tout moment de prendre un sortilège dévastateur en plein visage.
Mais avait-elle une autre solution pour que tout cela cesse ? Oui. L’éliminer la première. Pourtant, elle se résout à ne rien faire… Il n’avait aucune raison de l’éliminer.

Sur ses gardes, baguette bien en main, elle n’hésite pas une seule seconde pour le menacer.

- Si vous essayez de me tuer, je vous conseille de ne pas me louper au risque d’être mort avant même de n’avoir eu le temps de respirer.

Aucune trace d’humour, juste une menace froide et implacable qu’elle n’hésitera pas une seule seconde à mettre à exécution si besoin.
Elle prend une faible inspiration et reste fixée sur son vis-à-vis, prête à agir. La voix de Keith résonne alors qu’il prononce un « Finite », Leni constatant qu’il ne lui avait pas menti. Un éclair jaillit de sa baguette pour l’atteindre sans douleur, cette dernière étant inexistante du quotidien de la botaniste. Elle ne ressent rien d’autre qu’un picotement au bout des doigts alors qu’elle fixe Keith dont l’expression se modifie un peu plus à chaque seconde.
Visiblement, le sort fonctionnait…

- Il semblerait que vous ne mentiez pas.
- Décidément, vous êtes un véritable maitre en la matière des déductions, Sherlock.

Sarcastique au possible, Leni ne s’excusera pas de ce ton employé, loin de là. La botaniste se détend les épaules, soulagée d’avoir visiblement récupérer son image et non celle de John. Elle ne le remercie pas non plus de l’avoir tiré de ce « mauvais pas » et ne compte absolument pas le faire. Ça n’est pas comme s’il lui avait sauvé la vie, n’exagérons rien.
Au moins, il lui a permit d’éviter une situation ridicule face à sa collègue, Miss Hunt. Certainement l’une des seules qu’elle apprécie sincèrement entre ces murs même si Leni ne déteste pas non plus sans raison.

- Ce château est une véritable foire.

Elle grogne, agacée au possible, presque aigrie. Elle n’est jamais contre l’idée d’une petite fête pour détendre les élèves lors d’une occasion bien précise… Mais foutre le bordel comme ils s’amusent à le faire aujourd’hui avec ce genre de blague stupide ? Très peu pour elle. Elle est d’une autorité exemplaire et n’hésite jamais lorsqu’il s’agit de punir un élève un peu audacieux et volontairement flemmard. Tout comme elle n’hésitera pas à coller l’élève qui à oser lui faire cette farce complètement stupide.
Bon sang.

- Il est temps d’y remettre un peu d’ordre. Elle tire sur les bords de sa veste pour réajuster le tout. Si vous permettez, j’ai un élève qui se prend pour le roi des futés à trouver. Croyez-moi qu’il se souviendra de sa punition pour les cinq prochaines années à venir.

Keith doit certainement s’en foutre mais Leni n’y prête pas attention, s’engage de quelques pas avant de détecter un mouvement non loin de son collègue.
Une seconde, c’est tout ce qu’il lui faut pour réagir, vive.

- Attention !

Même un attrapeur ultra entrainé de Quidditch n’aurait pu avoir l’agilité ou le réflexe suffisant pour parer le coup venu de derrière et qui s’écrase lamentablement sur Keith. Une boule de lumière venait de le percuter et de lui exploser en pleine tête pour rependre un nuage de poussière pailleté.
Leni tousse dans le creux de sa main, agitant sa baguette pour dissiper cet épais brouillard fictif et temporaire… avant de faire face à son collègue.

- Une chose est certaine… ces imbéciles ne manquent en aucuns cas d’imagination.

Keith se trouvait désormais avait les cheveux couleurs arc-en-ciel, scintillant de paillette comme une véritable boule à facette… mais surtout, clou du spectacle, une magnifique corne de licorne venait de lui pousser sur le front, venant ainsi compléter cette panoplie grotesque qui, bien évidemment, ne s’effaça sous aucun sortilège.
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MessageSujet: Re: Look my boobs, they are still here ? - Keith   Sam 23 Déc 2017 - 9:00

Il allait l’encastrer dans le mur. Oui, si ça continuait dans cette voie, Keith allait vraiment envoyer valser la personne en face de lui et l’assommer comme ça au moins, il n’aurait pas de question à se poser. S’il s’agissait réellement de sa collègue, il pouvait comprendre, malgré son côté insensible, qu’elle puisse en avoir marre mais la façon de lui parler, ce ton de voix…. Le bibliothécaire sentait que ça commençait à le chatouiller sec et qu’il était à deux doigts de perdre patience. Non il ne sous-estimait pas Miss Wistinghausen mais le nœud du problème était bien là : il n’avait aucune certitude qu’il s’agisse bien d’elle hormis les propos que la personne ressemblant à M. Kinglsey ne cessait de déblatérer. Et ça le fatiguait. Qu’on lui parle ainsi alors qu’il essayait de tirer au clair une situation étrange et d’autant plus inquiétante dans le contexte de l’école. Alors non, il n’allait pas s’excuser de son comportement, de ses propos et la personne devait déjà se considérer heureuse de ne pas s’être pris un sort immobilisant en pleine figure dès le début. Non mais franchement…

Gardant cependant encore la maîtrise de lui-même, Keith expliquant à la personne inconnue qu’il allait lancer un sort pour tirer cette histoire au clair. La réponse de l’autre ne se fit pas attendre et Keith resserra machinalement la prise qu’il avait sur sa baguette. Voilà qu’on le menaçait de mort, c’était tout ce qu’il manquait à ce magnifique tableau ! Non mais franchement ! On le bassinait à longueur de journée à cause de son comportement et quand il prenait les choses en mains, s’assurant que le reste de l’école ne courrait aucun danger, on lui parlait comme à un sous-homme et en plus on le menaçait de mort. C’en était trop et quand il lança son sort, le bibliothécaire sentit bien qu’il l’avait rendu puissant notamment grâce à toute la colère qui s’était accumulée en lui. Miss Wistinghausen apparut alors devant lui et apparemment, le fait d’avoir retrouvé son apparence originelle ne lui avait pas rendu son savoir-vivre. Plutôt que de remercier Keith de l’avoir aidée, elle le prit de nouveau de haut et cette fois, c’en était trop pour le bibliothécaire. Il se crispa sur sa baguette magique, serrant les dents et alors que sa collègue se plaignait en déclarant que le Château était une véritable foire, il laissa filtrer quelques mots entre ses lèvres pincées.

« Rappelez-moi surtout de ne plus jamais vous venir en aide. »

La colère bouillait en Keith. Il n’arrivait clairement pas à en croire ses yeux et ses oreilles. Dire qu’on lui reprochait sans cesse de ne pas être assez courtois, c’était clairement l’hôpital qui se foutait de la charité. Miss Wistinghausen ne perdait rien pour attendre et autant dire que la prochaine fois qu’elle se pointerait dans sa bibliothèque, elle serait accueillie comme il se devait. Oh oui, elle pouvait compter là-dessus. En tout cas, pour le moment, elle semblait décidée à débarrasser le plancher et ce n’était pas pour déplaire à Keith. Qu’elle s’en aille, qu’elle passe ses nerfs sur un élève plutôt que sur lui, cela lui allait parfaitement. Pour sa part, il allait reprendre le court de sa journée et il valait mieux que personne ne vienne lui chercher des noises.

Keith s’apprêtait donc à passer son chemin quand il entendit la voix de sa collègue s’élever une fois de plus dans le couloir. Le bibliothécaire n’eut pas le temps de réagir. Le temps que la voix de sa collègue parvienne à ses oreilles et qu’il capte le sens de ses propos, il ne put que légèrement tourner la tête. Il vit alors une sorte de flash lumineux se diriger droit sur lui, il sentit un léger impact et puis… Puis il se retrouva entouré de poussière et de paillettes. Agitant sa main devant lui pour retrouver un peu de visibilité. La première chose qu’il perçut ce fut à nouveau la voix de sa collègue qui pointait du doigt l’inventivité des élèves. Keith fronça alors les sourcils, n’étant pas sûr de comprendre ce qu’elle entendait par là. Il ne voyait rien autour de lui si ce n’était ce nuage de poussière qui était déjà en train de disparaître. Pourtant, aux vues des paroles et du regard de sa collègue, il était certain que cela ne s’arrêtait pas là. Il tourna alors la tête et entendit le rire d’un tableau qui se trouvait par là. Le bibliothécaire s’en approcha alors d’un pas décidé.

« Les couleurs vous vont à merveille mi-lord mais cette corne… Sans nul doute c’est elle qui fait tout votre charme.

- Je vous demande pardon ? »

Ecarquillant les yeux, Keith porta alors une main à son front. Il sentit alors une forme étrange et fut dans l’obligation d’en déduire qu’il avait effectivement une corne de licorne plantée au beau milieu de la tête. Dans un geste d’une lenteur calculée et terrifiante, il se retourna alors, se trouvant toujours face à Miss Wistinghausen bien que cette dernière soit alors plus éloignée de quelques pas. Keith ferma les yeux quelques secondes, prit une profonde inspiration.

« Est-ce que vous avez vu qui a fait ça ? »

La voix était lente et sombre. Le ton glacial. Keith était déjà en colère mais là, c’était le clou du spectacle. Il allait tuer quelqu’un, là, maintenant tout de suite et ce n’était pas la peine d’essayer de le retenir. Il envisagea quelques secondes de demander de l’aide à sa collègue mais préféra garder le silence. Lui adresser la parole était déjà un effort pénible alors qu’il sentait ses muscles soumis à une forte tension.
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Look my boobs, they are still here ? - Keith
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