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 I never knew that it could happen till it happen ▬ Charleen

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MessageSujet: I never knew that it could happen till it happen ▬ Charleen   Jeu 14 Sep 2017 - 18:35

Mercredi 24 Juin 2015 – Dans la soirée
I never knew that it could happen till it happen



Charleen & Elijah

Je suis vraiment contente d'avoir partagé cette conversation avec William, d'une parce que ça m'a permis d'apprendre à le connaître un peu mieux, de deux parce que c'est chouette de passer du temps avec lui, et de trois parce que ça m'a … Je ne sais pas si ça m'a ouvert les yeux mais ça m'a en tout cas amené à me poser des questions, à réfléchir à certaines choses et ensuite à réaliser que justement, trop réfléchir est peut-être inutile.
Le diner s'est passé dans le calme, plus ou moins, parce qu'il y a toujours des farces qui tombent à un moment ou un autre. Je n'ai pas abordé le sujet avec Caem pour la simple et bonne raison qu'on s'est mis à parler de tout autre chose et que mon esprit s'est trouvé accaparé par nos discussions et éclats de rire. Les vacances approchent, ça va faire bizarre de ne plus revoir tout ce monde là pendant deux mois. Je crois qu'ils vont me manquer mais peut-être qu'on se croisera, tout comme j'ai croisé Keane au Chemin de Traverse pendant les dernières vacances. C'était génial !

Après avoir fini de manger je traine un peu, en sortant de la grande salle je croise Mlle Winsinghausen et ça me glace le sang, me donne envie de fuir. Je l'évite depuis que j'ai appris la vérité et tout ce que j'espère c'est réussir à oublier. Peut-être que je devrai demander à quelqu'un de m'effacer la mémoire … Peu importe, j'ai pas envie que sa simple vision vienne chambouler ma bonne humeur et surtout pas mes plans. Il reste des épreuves et tout le monde va retourner réviser je pense, moi y compris ça serait bien, mais quand je me dirige vers notre Salle Commune ça n'est pas pour retrouver mes livres et parchemins : Je n'ai pas perdu de vue mon objectif, celui de trouver Charleen et de parler. De nous. C'est marrant, le fait de penser « Nous » me provoque des chatouilles dans le ventre, ça me donne envie de rire. Ce ne sont pas des papillons mais c'est amusant. Perdue dans mes pensées, je ne fais naturellement pas attention à ma trajectoire et c'est donc encore une fois naturellement que je manque de rentrer dans quelqu'un.

« Oh Charleen ! Justement, c'est toi que je voulais voir ! »

Je me rends seulement compte que je suis à l'intérieur de la Salle Commune, en partie à cause du fait qu'à peine ma phrase terminée j'éternue. Attaque de poils de chat !!! Ils ne vont pas me manquer ceux-là en tout cas.

« Pardon. »

Je n'en perds pas mon sourire pour autant, bien évidemment, ni mon enthousiasme.

« J'ai voulu te rejoindre tout à l'heure mais tu étais avec Riley, j'voulais pas vous déranger. »

D'ailleurs sans trop savoir pourquoi je viens d'imaginer Dani et Riley main dans la main… Je trouve qu'ils iraient bien ensemble, ça serait amusant, mais elle a l'air vraiment très amoureuse de Mateo. Eux aussi ils vont bien ensemble de toute façon. Mais peut-être qu'un jour la grande sœur de Charleen rencontrera mon grand frère et qu'ils s'entendront bien. Ça serait plutôt chouette.

Enfin c'est pas tellement le sujet, encore une fois je m'éparpille.

« Hum ... Viens. »

Je ne crois pas ressentir de stress ou d'appréhension, c'est autre chose, mais je me calme ça c'est certain. J'attrape la main de mon amie et l'entraine avec moi vers mon dortoir parce que je me dis qu'on y sera sans doute plus tranquille. Beaucoup de gens travaillent à la bibliothèque, les autres forment des groupes dans la Salle Commune et au final très peu restent dans les dortoirs. Bonne pioche, il est totalement vide, alors je l'invite à venir s'assoir sur mon lit où l'on se tient désormais face à face, en tailleur. Et je lui souris, toujours.

« William nous a vu quand on s'est embrassé tout à l'heure dans le couloir. »

Sans sommation, bonsoir.
C'est Elijah.

« Et j'ai discuté un peu avec lui après ça. »

Je me rends compte à ce moment qu'une certaine forme de nervosité commence à se manifester en moi, mon corps s'agite en conséquence, je ne tiens pas trop en place.

« Je lui ai posé un milliard de questions parce que, tu sais, c'est la première fois que j'embrasse une fille et jusqu'ici je ne m'étais pas vraiment interrogée sur le sujet. Et puis une question en entrainant une autre, le pauvre, je l'ai bombardé. Il a été super patient et … wow, il en connait un rayon. Je crois qu'il a beaucoup d'expérience … Mais que avec des garçons, il m'a dit que les filles c'est pas son truc. Enfin bref, c'est pas pour te parler de lui que je voulais te voir. »

Un rire cristallin m'échappe, je ne me suis même pas rendu compte que j'avais attrapé une de ses mains avec les miennes et que je joue avec ses doigts depuis … combien de temps ? Aucune idée.

« On a parlé des papillons, des personnes plus spéciales que les autres, des choses qu'on ressent parfois instinctivement et de pleins d'autres sensations. Et du coup, ben c'est vrai que je ressens beaucoup de choses quand on s'embrasse toi et moi sans réellement savoir ce que c'est ni ce que ça représente parce que j'ai pas vraiment de point de comparaison. Je sais juste que j'aime beaucoup nos baisers, que je ressens pleins de papillons et que j'ai toujours envie de recommencer. Je sais aussi que je t'aime beaucoup, je crois que je ne me suis jamais sentie aussi proche de quelqu'un d'autre que Dani et Caem mais je sais que toi c'est différent. J'veux dire, t'es pas mon frère ni comme un frère pour moi. »

Et encore un rire ! Qu'est ce que je peux raconter comme bêtises parfois … Souvent. Je sais. Mais c'est vrai ! Charleen n'est pas un frère – normal – mais elle n'est pas non plus comme une sœur. Elle est mon amie, d'un genre d'amitié que je n'ai jamais connu jusqu'ici.

« Mais voilà, je sais pas trop ce que ça représente et signifie, ni pour moi, ni pour toi, alors je crois que c'est peut-être bien qu'on en parle parce que j'aimerai bien savoir comment toi tu ressens et vis tout ça. »

Tout ça sort de ma bouche sans rétention, sans hésitation et avec naturel. Je sais que Charleen est un peu plus réservée que moi, c'est possible que ça la mette mal à l'aise et je m'en veux un peu si c'est le cas parce que ça n'est pas du tout ce que je veux évidemment mais comme bien souvent je ne réalise pas vraiment l'impact de mon manque de filtre.
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MessageSujet: Re: I never knew that it could happen till it happen ▬ Charleen   Sam 7 Oct 2017 - 23:28

Cette discussion avec Riley m’a faite du bien et pas seulement parce que nous avons parlé de ma situation avec Elijah mais aussi parce que nous avons parlé de tout et de rien, partageant un moment entre sœurs comme nous n’avions pas pu le faire depuis un moment. Je suis parfaitement consciente que pendant une certaine période, je lui en ai faite baver et faite voir de toutes les couleurs. L’empoisonnement, mon passage à l’infirmerie et surtout, tout ce qui a pu suivre après. Et si je savais déjà que je pouvais compter sur elle, sa présence durant toute cette période où ma peur irrationnelle de manger quoi que ce soit me rongeait en silence, a été comme une sorte d’élément déclencheur pour moi.
A présent, je le sais, je n’aurai jamais pu m’en sortir sans elle. Je ne sais pas si je pourrais un jour lui rendre la pareil mais je m’y évertue dès que je le peux. J’en oublie presque à quel point nous nous haïssions avant tout ça, avant que nous discutions et mettions les choses à plat.

Heure du repas, je retrouve de nouveau Riley, Kezabel et Lucie pour partager le dîner, toujours dans la joie et la bonne humeur mais avec une pointe de stress. Je n’oublie pas qu’il y a UNE personne que je dois et veux voir en particulier ce soir parce que je ne peux décemment pas attendre demain pour lui parler, éclaircir cette zone d’ombre inconfortable que j’ai presque hâte de balayer pour enfin retrouver la légèreté que nous partagions sous la forme d’une étreinte ou d’un baiser.
J’écoute les filles parler de vacances, du mariage de nos parents, des projets qu’elles ont en tête et qu’elles ont bien décidés à mettre à exécution. J’en viens à me demander ce que je vais moi-même faire … Avant de prendre conscience que je n’y ai pas tellement réfléchis. Je sais déjà que je verrais Rosalyne, que nous allons probablement nous organiser quelques journées pour se retrouver. Je pense forcément à Elijah aussi … même si je préfère discuter avec elle avant d’envisager quoi que ce soit. Puis me viens Ethan.
Mon ventre se crispe. Est-ce qu’il est passé à autre chose depuis ? Nous avions prévu des choses pendant les vacances… notamment le mariage de papa auquel je l’ai invité.
Qu’est-ce que je dois faire maintenant ? Est-ce qu’il voudra toujours venir en tant qu’ami ?

C’est à ça que je pense quand je percute quelqu’un de plein fouet sans faire attention.

- Oh Charleen ! Justement, c'est toi que je voulais voir !

Cette simple voix me provoque un million de fourmi dans le ventre et je souris déjà, bêtement.

- Je te cherchais aus…

Elijah éternue et je sursaute, me souvenant qu’effectivement, je venais de tenir Circée dans mes bras…

- Pardon.
- Non, c’est rien. Attends. Je sors ma baguette et d’un tour de poignet fait disparaitre toutes traces de poils de chat du secteur, surtout du notre. Voilà.

Un simple regard sur son sourire et j’ai l’impression que tous mes problèmes s’envolent, que la situation se simplifie d’un coup. C’est ce que j’aime chez Elijah, cet aspect d’elle si légère qui vous donne la sensation que plus aucun problème n’existe que si un se présente, la solution sera aussi simple qu’évidente.

- J'ai voulu te rejoindre tout à l'heure mais tu étais avec Riley, j'voulais pas vous déranger

Je me redresse, rougit légèrement. Pourquoi ? Aucune raison si ce n’est qu’effectivement nous discutions d’Elijah et moi. De nous.
Explosion de sensation dans les veines. Pourquoi tout ce qui la concerne devient si agréable ?

- Hum ... Viens.

Je la suis sans un mot, surtout curieuse de savoir pourquoi elle me cherchait alors que moi-même je souhaitais lui parler de mon côté. Mes doigts se nouent naturellement aux siens alors qu’elle me guide jusqu’à son dortoir que je viens de temps en temps occuper, certains après-midi ou même certains soirs.
Je viens m’asseoir sur son lit en tailleur, juste en face d’elle après avoir tiré les rideaux.

-  William nous a vu quand on s'est embrassé tout à l'heure dans le couloir.
- Qu.. William ?

La surprise me prend de court et je parierais n’importe quoi que mes joues s’empourprent aussitôt à l’idée qu’il n’ait pu nous voir… Nous embrasser pile au moment où tout me semblait bien plus intense que toutes les autres fois.
Mon cerveau effectue immédiatement un raccourcie comme : Riley et William s’entendent à merveille.
Par Merlin…

- Et j'ai discuté un peu avec lui après ça.
- Oh ? La surprise se lit clairement sur mon visage. Raconte moi.

Surprise oui. Pas parce qu’elle en a parlé à William mais parce que nous avons visiblement eu toutes les deux le même réflexe de parler de ça, à la seconde où je le comprends, une petite pointe d’angoisse éclot au creux de mon ventre. Qu’est-ce qu’ils se sont dit ? Qu’elle en a été la déduction ? Je ne peux même pas prévoir quelques réponses tant Elijah est si imprévisible.

- Je lui ai posé un milliard de questions parce que, tu sais, c'est la première fois que j'embrasse une fille et jusqu'ici je ne m'étais pas vraiment interrogée sur le sujet. Et puis une question en entrainant une autre, le pauvre, je l'ai bombardé. Il a été super patient et … wow, il en connait un rayon. Je crois qu'il a beaucoup d'expérience … Mais que avec des garçons, il m'a dit que les filles c'est pas son truc. Enfin bref, c'est pas pour te parler de lui que je voulais te voir.

Je ne peux m’empêcher de sourire face à son rire cristallin même si l’appréhension est clairement présente. Elle a l’air d’avoir apprécié cette discussion avec lui et je sais aussi qu’elle a toujours eu un petit – gros ? – crush sur lui… Et je ne sais pas pourquoi, une sensation désagréable se propage dans mon ventre. Je ne sais même pas pourquoi, ne comprend pas trop pourquoi les imaginer très proches et complices me provoquerait cette sensation d’un coup. Ca n’a absolument aucun sens.
Bref, focus sur ce que me dis Elijah qui enchaine aussitôt tout en jouant avec l’une de mes mains.

- On a parlé des papillons, des personnes plus spéciales que les autres, des choses qu'on ressent parfois instinctivement et de pleins d'autres sensations. Et du coup, ben c'est vrai que je ressens beaucoup de choses quand on s'embrasse toi et moi sans réellement savoir ce que c'est ni ce que ça représente parce que j'ai pas vraiment de point de comparaison. Je sais juste que j'aime beaucoup nos baisers, que je ressens pleins de papillons et que j'ai toujours envie de recommencer. Je sais aussi que je t'aime beaucoup, je crois que je ne me suis jamais sentie aussi proche de quelqu'un d'autre que Dani et Caem mais je sais que toi c'est différent. J'veux dire, t'es pas mon frère ni comme un frère pour moi.

Mon cœur s’emballe, bat à une vitesse vertigineuse comme jamais ça ne m’était arrivé jusqu’ici. J’écoute chacun de ses mots en apprécie le sens, prenant conscience qu’effectivement, nous sommes sur la même longueur d’onde sur le ressenti de cette situation. Mais surtout parce que ça me fait du bien de me dire que je lui provoque tout ça. C’est peut-être bête, stupide, mais ça me réchauffe de l’intérieur. Comme lorsque l’on me rassure.
Instinctivement, mes doigts serrent les siens.
Heureusement que je ne suis pas comme un frère ou comme une sœur pour elle… Tout ça serait… yurk. Trop bizarre.

-  Mais voilà, je sais pas trop ce que ça représente et signifie, ni pour moi, ni pour toi, alors je crois que c'est peut-être bien qu'on en parle parce que j'aimerai bien savoir comment toi tu ressens et vis tout ça.

Le soulagement est certainement visible sur mon visage maintenant que je comprends que oui, pour de bon, nous sommes sur la même longueur d’onde. Je ne sais pas ce que je craignais, peut-être qu’elle me dise que finalement elle préférait que tout cela s’arrête mais je suis rassuré de voir et de savoir que nous avons la possibilité d’en discuter tranquillement – même si je n’en ai jamais vraiment douté – et que nous pensons sensiblement la même chose. Je crois que ça se voit à mon sourire que je suis heureuse. Heureuse de l’avoir en face de moi, heureuse d’avoir se contacte physique qui peut paraitre si banale et heureuse de savoir ce que je lui fais ressentir.

- Tu sais quand tu nous as vu avec Riley tout à l’heure ? C’est marrant mais on avait exactement la même conversation que tu as eu avec William.

Un rire léger m’échappe, encore amusée de cette coïncidence d’avoir été vu et prise en flagrant délit par deux personnes plus ou moins proches de nous.
Je me sens presque moins intimidée désormais, reprenant un peu plus confiance en moi alors que je me redresse et lui fait face.

- On a aussi beaucoup discuté de tout ça elle et moi. C’est la première fois que j’embrasse une fille mais c’est aussi la première fois que je ressens tout ça. Tout ce que tu me décris, c’est exactement tout ce qu’il se passe chez moi lorsque je t’embrasse, que je te serre dans mes bras, que je passe du temps avec toi.

Cette fois, je rougis légèrement, n’ayant pas l’habitude et n’affectionnant pas de me mettre à nue comme ça. Mais cette fois, c’est différent avec une personne différente.

- Je n’ai pas eu beaucoup plus d’expérience que toi à ce sujet, c’est tout nouveau pour moi aussi mais j’aime ce qu’il se passe et ce que l’on vit toutes les deux, ensembles. Mes doigts ramènent ses mains vers moi que je serre tendrement. Et je n’ai pas envie que ça s’arrête. Je suis bien quand je suis avec toi, tu rends beaucoup choses plus simples.

Je m’ouvre cette fois, un peu plus que je  ne le fais d’habitude. De nature réservée, je déteste me montrer, me confier ou même exposer ma vie et mes sentiments. Pourtant ici, le déroulement me parait simple, presque évident. Je ne réfléchis plus à ce que je dois dire, je le fais, c’est tout. Spontanément et sincèrement.
Mes yeux ne lâchent pas les siens et un sourire ne cesse de flotter sur mes lèvres, presque bêtement.

- Moi aussi j’ai toujours envie de recommencer de t’embrasser, à chaque fois. J’ai l’impression qu’un feu d’artifice explose dans mon ventre, tout le temps…

Et sans prévenir, m’appuyant sur mes genoux, je me penche légèrement vers elle, une main sur sa mâchoire. Mes lèvres rencontrent les siennes, tendrement et brûlantes à la fois. De nous deux, Elijah est certainement celle qui prend le plus d’initiative puisqu’elle me prend toujours par surprise tant elle est spontanée. Rare sont les fois où j’arrive à la devancer, à faire le premier pas et cette fois, je le franchis avant que quiconque ne bouge, un besoin presque vital de l’embrasser comme je le fais là. Lentement, tendrement, prenant mon temps.
Je prends conscience que l’échange ressemble étrangement à celui de tout à l’heure, dans ce couloir où William et Riley nous ont vu. Intense, intime, presque passionné. J’ai le cœur qui bat fort contre mes côtes et mon ventre qui se crispe de bonheur sous ces fameux d’artifices qui explosent par centaine, mes doigts caressant la douceur de sa peau à la naissance de son cou.

Je mets un terme au baiser, m’écartant légèrement pour croiser son regard que je trouve incroyablement jolie en cette seconde. Pétillant et lucide. Elijah est belle, tout simplement.
Je prends seulement conscience que j’ai le souffle légèrement court et le cœur qui fait du n’importe quoi.

- … Comme maintenant. J’ai l’impression d’avoir une fête foraine dans la tête et dans le ventre.

Un rire cristallin m’échappe alors que je brise légèrement cette proximité qui, pourtant, était incroyablement confortable et agréable.

- J’ai juste envie de profiter de tout ça et de ce que l’on vit. Je suis juste bien avec toi. Mes doigts quittent sa peau chaude pour retrouver son bras que j’effleure tendrement, me mordant légèrement la lèvre. Peut-être que l’on devrait… tout simplement vivre cette expérience toutes les deux sans se poser trop de questions ? Juste voir ce que ça donne, qu’on se fasse notre propre idée, nos propres émotions ? Je marque une nouvelle pause, sans la lâcher de mes yeux bleus. Tu en penses quoi toi ?

J’ai envie de recommencer, de regoûter à cette sensation puissante et agréable qu’elle me provoque un peu plus à chaque fois que je l’embrasse. Pourtant, je n’en fais rien, restant sagement à ma place, attendant de savoir ce qu’Elijah en pense alors que mon cœur bat encore la chamade.
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MessageSujet: Re: I never knew that it could happen till it happen ▬ Charleen   Mer 11 Oct 2017 - 14:06

« Tu sais quand tu nous as vu avec Riley tout à l’heure ? C’est marrant mais on avait exactement la même conversation que tu as eu avec William. »
« C’est vrai ? »

Question qui ne demande pas réponse, bien sûr, mais la surprise et l’enthousiasme se lisent sans peine sur mon visage. Je trouve ça effectivement amusant qu’on ait eu la même discussion en même temps. Elle avec sa grande sœur, moi avec … un garçon qui me fait légèrement – ahem – craquer. Pour que les choses aient été totalement pareilles il aurait fallu que j’en parle avec Daniel mais il n’est pas là, ou bien avec Caem mais ça ne s’est pas présenté comme ça. C’est William qui nous a vu et je ne suis pas déçue d’en avoir discuté avec lui, surtout pas après tout ce qu’il a pu me dire, son expérience qu’il a bien voulu partager avec moi.

« On a aussi beaucoup discuté de tout ça elle et moi. C’est la première fois que j’embrasse une fille mais c’est aussi la première fois que je ressens tout ça. Tout ce que tu me décris, c’est exactement tout ce qu’il se passe chez moi lorsque je t’embrasse, que je te serre dans mes bras, que je passe du temps avec toi. »

Sa timidité me fait rire et quand je la vois rougir je ne retiens pas mon sourire. Ça n’est pas un sourire moqueur, loin de là, mais ceux qui me connaissent savent que mes réactions sont sans filtre. Charleen est très différente de moi et je sais que cette situation la met plus mal à l’aise que moi mais ça ne me dérange pas. Je sais qu’elle est sincère dans ce qu’elle exprime, même avec un filtre que je n’ai pas, et c’est tout ce qui compte pour moi.

« Je n’ai pas eu beaucoup plus d’expérience que toi à ce sujet, c’est tout nouveau pour moi aussi mais j’aime ce qu’il se passe et ce que l’on vit toutes les deux, ensembles. Et je n’ai pas envie que ça s’arrête. Je suis bien quand je suis avec toi, tu rends beaucoup choses plus simples. »

Je lui souris sans rien dire, vivant l’instant comme il se doit, profitant de tout ce que ça me procure de l’entendre me dire tout ça alors que nos mains jouent les unes avec les autres. Ce sont des gestes que je ne calcule pas, que je n’intellectualise pas, je les vis simplement. Comme tout ce que je ressens. Comme tous les mots qui sont prononcés.

« Moi aussi j’ai toujours envie de recommencer de t’embrasser, à chaque fois. J’ai l’impression qu’un feu d’artifice explose dans mon ventre, tout le temps… »

Sursaut. Je ne l’ai pas vu venir ce baiser et par réflexe je garde les yeux ouvert l’espace d’une seconde, peut-être deux, avant de les fermer et de me laisser aller. Il est vrai que je suis souvent celle qui initie ce genre de moment et ça ne me pose pas de  problème, encore une fois je ne me pose pas de question. Ses lèvres sont douce, chaudes, sucrées … comme toujours. J’ai envie de sourire mais quelque chose d’autre me rattrape, une source de chaleur qui s’intensifie dans le creux de mon ventre et irradie dans toute ma cage thoracique comme si on venait d’allumer un feu. Mon rythme cardiaque accélère, je me rends compte que j’ai du mal à garder mon souffle et un besoin étrange me pousse à renforcer le contact entre son corps et le mien. Ses doigts qui glissent sur la peau de mon cou me chatouillent mais ça n'est pas la seule sensation qu'ils me provoquent. Je frissonne, côtoyant une impression d'avoir effleuré ces ressentis tout à l'heure lorsque Riley et William nous ont vu. Quelque chose ... qui me pousse à vouloir plus. Oui, plus, mais quoi ?
Quand Charleen interrompt le baiser j’en reste sonnée quelques secondes, le souffle qui part dans tous les sens et les yeux qui ne veulent pas s’ouvrir tout de suite et quand ils le font c’est pour rencontrer les siens. Mon sourire revient instantanément même si j’ai l’impression étrange de ne plus du tout avoir le contrôle de mon organisme qui m’a tout l’air décidé à se la jouer carnaval de Rio. Enfin je ne peux qu’imaginer, je n’ai jamais été ni à Rio ni au carnaval. Une question : Ces sensations, est ce que c’est de ça dont William me parlait ?

« … Comme maintenant. J’ai l’impression d’avoir une fête foraine dans la tête et dans le ventre. »

Elle rit, j’ai du mal à comprendre le sens de ses mots mais ça n’a pas la moindre importance. J’ai retenu fête foraine et le premier truc qui me vient en tête est le suivant :

« Ça me donne envie de manger des chichis. »

Avec plein de sucre glace dessus ! Ceux qui vous font vous lécher les doigts pendant des heures encore après. J’exagère, pas des heures, mais longtemps ! En fait … Nos baisers sont des chichis …

« J’ai juste envie de profiter de tout ça et de ce que l’on vit. Je suis juste bien avec toi. Peut-être que l’on devrait… tout simplement vivre cette expérience toutes les deux sans se poser trop de questions ? Juste voir ce que ça donne, qu’on se fasse notre propre idée, nos propres émotions ? Tu en penses quoi toi ? »
« Je suis complètement d’accord avec toi. »

Légère, comme toujours, ça sort comme ça vient et ce sans tourner et retourner dans ma tête avant de s’en échapper. C’est à se demander si ça y fait un même ne serait-ce qu’un tour à vrai dire.

« Pour l’instant je ne sais pas trop ce que ça signifie ni ce dont j’ai réellement envie, quelle perspective ça implique. J’y connais rien, c’est la première fois que je vis ça, que je ressens ça, donc j’ai pas de points de comparaison et je ne sais pas vraiment ce qu’on est censé faire. »

Haussement d’épaules, toujours un grand sourire et un ton enjoué. Je suis contente qu’on soit sur la même longueur d’onde, contente que tout ça ne s’arrête pas et qu’on continue d’explorer ce que toutes ces choses nouvelles procurent. Il y a juste une chose qui me tient à cœur et que je ne veux pas rater, quelque chose d’important.

« Mais je sais qu’on est un peu différentes toi et moi, que je suis … dispersée, spontanée et impulsive, je ne réfléchis pas vraiment avant d’agir, je ne pense pas aux conséquences et je ne voudrais pas faire quoi que ce soit qui te mette mal à l’aise. »

J’ai la tête à mille et une place en même temps et parfois simplement nulle part mais je sais avoir conscience des choses qui ne sont pas à prendre à la légère, surtout quand ça concerne les autres, une personne importante, ce qui est le cas de Charleen à mes yeux. Pour rien au monde je ne voudrais lui faire du tort, la mettre dans l’embarras.

« T’embrasser devant tout le monde parce que j’en ai envie sur le moment par exemple. »

Je sais que j’en suis totalement capable, c’est bien pour ça que j’aborde le sujet et même si l’image me fait rire je suis très sérieuse.

« Moi je m’en fiche, peut-être parce que je suis un peu à l’ouest, naïve et que je ne me méfis pas assez j’en sais rien mais pour l’instant c’est comme ça en tout cas donc j’essaierai de me calquer sur toi si tu as besoin que ça soit différent. »

Mon sourire ne me quitte pas, ma légèreté non plus et preuve en est mon haussement d'épaules.
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MessageSujet: Re: I never knew that it could happen till it happen ▬ Charleen   Ven 20 Oct 2017 - 13:39

J’ai encore le cœur qui cogne fort contre mes côtes et ce feu d’artifice continue d’exploser au creux de mon ventre. Tout mon corps réclame celui d’Elijah, se rappelant dans chaque détail la douce sensation ressentie lorsqu’elle a accentué le contact tout à l’heure, lors de notre échange. Je veux encore sentir sa chaleur presque complètement accro à ce qu’elle éveille chez moi, entre les baisers et ses mains sur moi.
Mais pour l’instant, je me concentre sur autre chose, sur cette discussion que nous devons avoir elle et moi, qui nous concerne toutes les deux. Pour être sûre que nous sommes sur la même longueur d’onde. J’achève ma phrase, demandant son avis. Avis qui fuse dans la seconde.

- Je suis complètement d’accord avec toi.

Je la fixe, l’observe sans rien dire, sourire en coin.

- Pour l’instant je ne sais pas trop ce que ça signifie ni ce dont j’ai réellement envie, quelle perspective ça implique. J’y connais rien, c’est la première fois que je vis ça, que je ressens ça, donc j’ai pas de points de comparaison et je ne sais pas vraiment ce qu’on est censé faire.

J’acquiesce, comprend ce qu’elle ressent et ce qu’elle veut dire. Nos premiers émois, lorsqu’ils sont si intenses, sont déstabilisant. Pourtant, j’ai moi-même connu des coups de cœur, des sentiments proches d’une très forte affection mais cette fois, j’ai la sensation que c’est différent tant c’est … puissant. Profond. Et ça n’est pas que lorsqu’elle m’embrasse ou qu’elle me touche l’air de rien, il y a aussi ces moments où je l’observe sans rien dire, concentrée sur un livre ses deux mains rentrées dans les manches de son pull, ces moments où nous discutons de tout et de rien, que nous partageons des moments qui n’appartiennent qu’à nous.

- Mais je sais qu’on est un peu différentes toi et moi, que je suis … dispersée, spontanée et impulsive, je ne réfléchis pas vraiment avant d’agir, je ne pense pas aux conséquences et je ne voudrais pas faire quoi que ce soit qui te mette mal à l’aise.

Je l’observe, curieuse et étonnée, ne comprenant pas trop où elle veut en venir. C’est vrai que de nous deux, elle est certainement la personne la plus vive et la plus surprenante et c’est ce que j’apprécie tant chez elle.

- T’embrasser devant tout le monde parce que j’en ai envie sur le moment par exemple.

Je suis surprise de ce qu’elle me dit, me redressant légèrement avant de m’asseoir sur mes talons, l’observant en silence.

- Moi je m’en fiche, peut-être parce que je suis un peu à l’ouest, naïve et que je ne me méfis pas assez j’en sais rien mais pour l’instant c’est comme ça en tout cas donc j’essaierai de me calquer sur toi si tu as besoin que ça soit différent.

Et son sourire entraine le mien. Elle est peut-être naïve comme elle dit, à l’ouest, impulsive et parfois trop spontanée aux yeux des autres mais je crois n’avoir jamais connu une personne aussi sincèrement et profondément gentille. Une bienveillance qui n’est pas surjouée, ni factice, quelque chose de vraie, de pure, tout simplement.
Mes mains glissent vers les siennes et les serres un peu plus entre mes paumes, sourire reconnaissant aux lèvres mais aussi un peu d’excuses. Si je réfléchis bien, c’est vrai qu’à certains moments j’ai plus paraitre plus gênée que d’autres mais pas pour les raisons qu’elle peut imaginer.

- Je suis désolée si à certains moments je t’ai laissée croire que ça pouvait me déranger.

Je sais comment je suis : facilement déstabilisée.

- Disons que je suis vite perturbée et que j’ai toujours été … extrêmement timide. J’hausse les épaules. Bon, beaucoup moins maintenant mais parfois je vais vite être déstabilisée et perdre un peu mes moyens.

Comme toujours en fait. Je n’aime pas quand le centre d’attention est verrouillé sur moi, que ça soit les regards ou pour une discussion lambda. J’ai toujours préférée la discrétion, m’appliquant à me mêler dans la foule sans que l’on fasse attention à moi, disparaitre dans l’ombre des autres pour m’éviter tous problèmes.
Mais encore une fois, les choses évoluent. Moi, j’évolue et même si je reste toujours la même, les évènements passés m’ont fait l’effet d’un coup de fouet face au quotidien. J’hésite moins, me soucis de choses moins futiles et j’essaie surtout de profiter un maximum de ce que je peux vivre, refusant de passer à côté de quoi que ce soit après avoir vu la mort d’aussi près.

Je resserre un peu plus mon emprise sur ses mains, en douceur, caressant du pouce le dos des siennes.

- Mais je n’ai pas envie que tu te calques sur moi, ni que tu changes. Je n’ai pas envie que tu te brides parce que c’est que j’adore chez toi : Ta spontanéité, ton impulsivité. J’aime quand tu me surprends au détour d’un couloir, à la sortie d’une salle… Mon sourire s’étire en douceur. Je ne veux pas que tu t’arrêtes.

Je marque une pause avant de poursuivre.

- Bon peut-être que je n’suis pas encore prête à faire ça devant ma sœur. J’éclate d’un rire amusé, bien plus léger que je ne l’aurai cru. Mais… Ma main glisse sur sa joue tandis que mon pouce effleure sa lèvre inférieure. J’aime trop ça pour te demander d’arrêter.

Mes joues s’empourprent légèrement et à ce stade, je ne sais plus si ce sont les émotions ou la pudeur, tant j’ai la sensation de ressentir tellement de choses positives à la fois. J’ai le cœur léger, les épaules moins lourdes et l’impression que le stress s’est totalement évacué. Que tout redevient simple.

- Je suis vraiment contente qu’on en parle, qu’on soit sur la même longueur d’onde toi et moi.

Parce que si ça n’avait pas été le cas et même si je ne l’admettrais pas tout de suite, j’aurai été peinée, attristée. Comme si dire au revoir à ce que nous sommes entrain de vivre et de construire creuserait un vide béant à l’intérieur de moi.
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MessageSujet: Re: I never knew that it could happen till it happen ▬ Charleen   Jeu 26 Oct 2017 - 21:46

Ses mains glissent vers les miennes et les attrapent, je la laisse faire sans y réfléchir, simplement parce qu'un tel geste me paraît tout à fait normal. Elle me sourit, je le lui rends.

« Je suis désolée si à certains moments je t’ai laissée croire que ça pouvait me déranger. »
« Oh non, pas du tout, mais je suis souvent à côté de la plaque alors c'est au cas où je rate les signaux. »

Un rire m'échappe, je ris de moi-même parce que je me connais. Je passe parfois à côté d'évidence plus grosse que moi et je sais que ça peut être source de problème parfois. Je ne cherche jamais à mettre dans l'embarras mais ça se produit malgré moi. Je préfère simplement m'assurer qu'elle le sache, lui faire comprendre que ça n'est pas un problème pour moi et que je m'adapterai puisque ça me semble plus logique dans ce sens là. Ça ne me coûte rien, si ce n'est simplement un peu d'attention.

« Disons que je suis vite perturbée et que j’ai toujours été … extrêmement timide. Bon, beaucoup moins maintenant mais parfois je vais vite être déstabilisée et perdre un peu mes moyens. »
« Et ça n'est pas grave, chacun est comme il est. Moi je t'aime bien comme tu es. »

J'ai parfaitement conscience qu'elle et moi sommes très différentes mais jamais ça ne m'a posé de souci et ça ne va pas commencer maintenant je le sais. Je prends les gens comme ils sont, j'ai cette … chance ? Capacité ? À m'adapter et à accepter chaque différence. Ça n'a jamais été dans ma nature de juger, je crois, et je suis assez heureuse d'être comme ça. C'est dommage je trouve d'attendre de quelqu'un qu'il soit différent, comme on aimerait qu'il soit. Peut-être que ça fait un peu peace and love mon truc mais je n'aimerai pas être différente. Je suis ce que je suis, j'ai des tas de défauts, mais ça je crois que c'est sans doute ma plus grande qualité et je ne veux pas la perdre. J'accepte Charleen comme elle est au même titre qu'elle m'accepte moi comme je suis et ça fonctionne très bien comme ça. C'est sans doute aussi pour ça que je l'apprécie autant.

« Mais je n’ai pas envie que tu te calques sur moi, ni que tu changes. Je n’ai pas envie que tu te brides parce que c’est que j’adore chez toi : Ta spontanéité, ton impulsivité. J’aime quand tu me surprends au détour d’un couloir, à la sortie d’une salle… Je ne veux pas que tu t’arrêtes. »

Mon sourire s'élargit et je ne cherche pas à masquer quoi que ce soit. Pourquoi faire ? Je suis ravie qu'elle me dise ça, qu'elle ne veuille pas que j'arrête. Garder le secret m'aurait demandé des efforts en matière de concentration, c'est certain, en contrôle de mon impulsivité aussi, mais j'aurai fait ce qu'il faut sans me forcer. Je ne pense pas qu'on puisse parler de soulagement mais ça me fait quelque chose de l'entendre dire ça c'est certain.

« Bon peut-être que je n’suis pas encore prête à faire ça devant ma sœur. »

Elle éclate de rire, j'en fais autant.

« Je crois que moi non plus. »

Riley m'impressionne, je n'irai pas jusqu'à dire que j'aurai peur d'embrasser Charleen devant elle mais … Non, je crois que ne pas le faire me va très bien.

« Mais… »

Sa main glisse sur ma joue, Riley sort de mes pensées immédiatement quand elle effleure ma bouche avec son pouce puisque plus rien d'autre n'existe que ces yeux bleus plantés dans les miens. C'est un geste simple, qui ne m'aurait sans doute pas interpellé jusqu'ici mais je le trouve … Je ne sais pas, il me provoque quelque chose que je ne saurais pas décrire. Tout ce que je peux dire c'est que ça déclenche quelque chose dans mon organisme, quelque chose de différent, de même que l'attitude de Charleen. Elle a l'air plus sûre d'elle, affirmée, presque intimidante pour dire vrai. Si c'est un souci ? Si je me sens mal à l'aise ? Non, pas une seule seconde. C'est autre chose.

« J’aime trop ça pour te demander d’arrêter. »

Et de nouveau mon sourire s'élargit, je sors de ces sensations inconnues pour retoucher terre, poussée par un vent chaud, quelque chose qui chatouille.

« Je suis vraiment contente qu’on en parle, qu’on soit sur la même longueur d’onde toi et moi. »
« Moi aussi. Je n'ai jamais eu d'amie comme toi, je serai vraiment triste que quelque chose nous éloigne. »

C'est la vérité, pure et stricte, je ne suis pas du genre à travestir ce que je ressens, ce que je pense, trop impulsive et nature pour ça. Nature … je n'ai jamais vraiment compris ce qualificatif, je sais juste qu'on me l'a souvent donné. J'ai décidé de le prendre comme un compliment, après tout ça me semble être une bonne chose de ne pas mentir, de ne pas transformer ou masquer ce qu'on ressent. Je n'ai jamais eu d'amie comme Charleen, je m'y suis habituée, ça m'a parfois manqué, aujourd'hui je serai vraiment malheureuse de devoir faire sans. Sans ce qu'elle représente, oui, mais aussi sans elle je crois. J'aime beaucoup Malie par exemple, on s'entend plutôt bien et avec les garçons ont passe de très bons moments mais elle n'est pas comme Charleen. Pour plusieurs raisons, je le sais bien.

« Mais je suis contente que tu … aimes trop ça pour me demander d'arrêter. »

Je pourrais rougir de ce gloussement ridicule qui m'échappe, je ne manque pas d'auto-dérision et ai conscience de moi-même, mais ma tête et mon corps se concentrent sur autre chose. J'en ai envie, là, maintenant. J'ai envie de toucher ses lèvres comme elle a touché les miennes alors je le fais. Mes doigts se portent doucement à sa bouche et l'effleure. J'observe, souris, analyse les sensations que je ressens, explore. Ils glissent sur sa joue et je les suis du regard, ne les lâche pas quand ils descendent le long de son cou puis reviennent contre sa gorge. En douceur, sans appuyer, juste un frôlement. Je la regarde, lui offre un nouveau sourire, m'approche et dépose un baiser sur ses lèvres. Juste un impact, bref mais tranquille. Puis un second, y laissant ma bouche plus longtemps contre la sienne, jusqu'à fermer les yeux, jusqu'à laisser mes doigts continuer leur exploration alors qu'ils glissent cette fois entre ses omoplates et que notre baiser devient plus conséquent.
Je me laisse emporter, transporter, sans penser une seule seconde à m'arrêter, me rendant à peine compte que je me penche sur Charleen au point de la pousser à s'allonger sans jamais quitter ses lèvres, qui s'entrouvrent comme les miennes alors qu'un essaim de papillons explose dans mon ventre et libère, diffuse, une chaleur qui fait accélérer mon cœur. Je ne cherche pas à comprendre, à intellectualiser, tout comme je ne me pose pas de question. Je ressens, c'est tout. Je ressens et sens sa peau sous mes doigts qui désormais effleurent son ventre sous son T-shirt sans que je n'y réfléchisse une seule seconde. Sans même que je ne comprenne comment ils sont arrivés jusque là.

« T'as la peau douce. »

Je suis là, mon corps contre le sien, au dessus d'elle, un bras légèrement en appuie et le souffle court après avoir mis fin à notre baiser. Je découvre des sensations, des parties de son corps que je n'ai jusqu'ici jamais touché ou en tout cas pas de cette façon. Et j'ai envie de plus. Je m'en rends compte, tout comme je me rends compte que mon corps réagit, s'exprime, me pousse à m'exprimer. Ça me désarçonne un peu. Beaucoup, en fait. Ça n'est pas que j'ai peur, je ne sais juste pas tellement comment réagir, comment le gérer, alors je me redresse un peu et m'assoie sans m'éloigner d'elle, me rendant compte que je me suis glissée entre ses jambes ou qu'elle m'y a fait de la place. Je ne panique pas, je suis juste un peu confuse. Par ce que je ressens. Ce que ça implique. Et comme toujours la sincérité s'exprime, mes yeux posés dans les siens.

« Je ne connais pas tout ça. Je ne m'étais même jamais vraiment posé la question. »

Ça ? Ces choses, ses sensations sur lesquelles je ne mets pas de mots. Quelque chose qui envahit tout le corps, qui réchauffe sa température et fait tourner la tête avec le besoin de sentir l'autre plus proche encore. Et je crois que j'ai besoin de savoir ce que Charleen ressent, ou même si elle a déjà été confronté à ces choses que je découvre. Pas par curiosité mal placée, juste … Peut-être pour me rassurer. Je sais que ça n'est rien de grave, c'est juste complètement nouveau. L'inconnu.

« Est ce que tu as déjà … tu sais … été plus loin qu'un baiser ? »
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MessageSujet: Re: I never knew that it could happen till it happen ▬ Charleen   Jeu 2 Nov 2017 - 22:35



- Moi aussi. Je n'ai jamais eu d'amie comme toi, je serai vraiment triste que quelque chose nous éloigne.

Ses mots me touchent puisqu’avant de franchir le cap des baisers, des nuits passées ensemble à simplement s’étreindre, Elijah est avant tout l’une de mes plus proches amies. Une confidente avec qui je n’ai jamais eu vraiment de mal à discuter et inversement. C’est bizarre de se dire qu’avant nous nous cotoyons juste comme ça, rapidement, parce que nous faisons surtout partie de la même maison, jusqu’à ce que le temps nous rapproche naturellement, sans que nous n’y apposions la moindre résistance. Pourquoi faire ? J’ai toujours aimé passer du temps avec elle, c’est une personne incroyablement adorable et touchante.

- Aucune raison à ce que ça nous arrive si on continue de discuter comme on le fait.

Tant que nous sommes honnêtes l’une envers l’autre, je ne vois pas ce qui pourrait nous éloigner et rompre ce que nous avons commencé. Je sais que je peux compter sur la franchise et la spontanéité d’Elijah pour me dire si quelque chose ne va pas, ne lui convient pas, tout comme elle peut compter sur mon amitié profonde et sincère pour lui rendre la pareille. Je mettrais peut-être un peu plus de temps qu’elle pour cracher le morceau mais je le ferais parce que je tiens à elle, ni plus ni moins.

- Mais je suis contente que tu … aimes trop ça pour me demander d'arrêter.

Mon sourire se fait plus timide, plus réservé… et le temps se suspend au bout de ses doigts, lorsqu’ils se posent sur mes lèvres. Je décroche complètement de la réalité pour me concentrer uniquement sur son regard qui semble changer au fil des secondes. Se faisant plus concentrer, plus … sûr. Je l’admets, mon cœur s’emballe dans ma poitrine, cognant contre mes côtes lorsque sa main diverge vers ma joue, puis dans mon cou jusqu’à ma gorge où je ne peux réprimer un long et lent frisson de… De quoi ? De plaisir ? Je ne sais pas, les choses sont tellement différentes avec Elijah et je n’ai pas toujours essayer de les interpréter, comme en cette seconde où je profite de l’instant présent, de ce que je ressens par ce simple contact tandis que nos regards se croisent de nouveau et que nos sourires se répondent.
Ses lèvres se posent sur les miennes qui s’étirent un sourire tranquille avant de réceptionner un deuxième baiser plus appuyé que je garde contre mes lèvres, sans forcer, laissant Elijah mener la danse, me laissant moi transporter par toutes ces étincelles qui crépitent à l’intérieur de mon ventre. Ses doigts s’égarent dans mon dos tandis que ma paume se pose naturellement contre sa hanche où je m’y accroche en douceur lorsque je sens que mon corps bascule en arrière.
Nouvelle accélération du rythme cardiaque.
Parce que les choses changent. Non, elles ne changent pas, elles évoluent dans une direction qui me surprend autant qu’elle me plait. Mon corps rencontre le matelas mais je n’y prête même pas attention, trop occupé à me concentrer sur des choses plus intenses. Comme nos lèvres qui s’entrouvrent pour un contact d’une douceur que je n’imaginais pas forcément, me provocant un nouveau crépitement au creux du ventre. Yeux fermés, je ne cherche pas à comprendre, décide simplement de ressentir pleinement ce qu’il se passe. Mes sens s’affolent, cherchant à se focaliser sur plusieurs choses agréables à la fois. Comme sa main sur la peau de mon ventre qui se cambre légèrement sous ce contact incroyablement doux, me provocant un long frisson et je crois un léger gémissement qui se meurt sur ses lèvres sans que je ne fasse réellement attention. Comme mes doigts qui eux, s’égarent sur la peau de son dos, sous le tissu, remontant lentement le long de sa colonne vertébrale.

- T'as la peau douce.

Sa voix me ramène à la réalité alors que je cligne plusieurs fois des yeux, me rendant compte que j’ai le souffle court et que j’ai probablement les joues rougies par diverses émotions. Je capte qu’Elijah est au-dessus de moi, que je lui ai faite une place entre mes jambes pour la sentir au plus proche de moi et qu’en cette même seconde… je crois que je veux plus. Que mon corps à chercher le sien et qu’il est prêt à recommencer sans que je n’en ai vraiment le contrôle.

- Toi aussi.

Un murmure suivit d’un sourire alors que je viens remettre une de ses mèches de cheveux derrière son oreille, ma paume se perdant sur sa joue que j’effleure tendrement.
Je me redresse en même temps qu’Elijah s’assoit tout en restant à sa place, m’appuyant sur mes deux bras pour lui faire face. Je la sens aussi déstabilisée que moi. Je crois que ni l’une ni l’autre n’avions vraiment vu arriver ce qui est entrain de se passer sans pour autant y prendre peur ou y voir un quelconque drame. Au contraire. Même si je suis perturbée et déstabilisée, je me rends compte que je me sens juste bien.

- Je ne connais pas tout ça. Je ne m'étais même jamais vraiment posé la question.

Je la laisse parler, la laisse s’exprimer. Je comprends ce qu’elle veut dire puisque finalement, je n’ai… jamais vraiment ressenti tout ça. Pas comme ça en tout cas. Ca reste nouveau pour moi.

- Est ce que tu as déjà … tu sais … été plus loin qu'un baiser ?

Sa question me désarçonne un peu mais elle me parait naturelle, presque évidente. Si j’ai déjà été plus loin que ce que nous partageons ? Oui et ce n’est pas… vraiment le souvenir le plus agréable. Sans offense pour Enzo que j’adore particulièrement mais c’est un passage de mon existence que je n’ai pas toujours vraiment compris, saisis. Je me suis laissé porter par des émotions que je ne contrôlais pas, peut-être par des illusions aussi, en pensant qu’Enzo voulait bien plus que cet échange. C’est un mauvais souvenir dans le sens où, si ça devait se passer, j’aurais aimé que ça se fasse autrement.
Ca ne sert à rien de remuer le passé mais je choisi d’être franche avec elle parce que c’est ce que nous avons toujours fait.

- Oui, une fois.

Ma main glisse sur son bras pour rejoindre sa main que je serre entre mes doigts sans la lâcher du regard.

- Mais c’était … vraiment très différent de ce qu’il se passe maintenant. J’esquisse un léger sourire intimidé avant de reprendre, d’une voix presque sûre, qui me surprend moi-même. Tout me parait beaucoup plus intenses et surtout beaucoup plus naturels.

Comme si nous continuions de suivre la logique des choses, tout simplement, sans se poser mille questions comme on se l’est presque promis tout à l’heure. Juste vivre ce que nous ressentons pour l’autre jusqu’à voir où tout ça nous mène, sans pression, sans précipitation. Preuve ici, je n’ai même pas l’impression que nous brûlons les étapes mais que nous suivons seulement le cheminement de ce que nous voulons, de nos désirs partagés.

- Finalement, c’est presque nouveau pour moi aussi.

Ma main revient sur sa joue que je caresse tendrement, me redressant un peu plus pour retrouver ses lèvres que j’embrasse doucement avant de m’écarter légèrement de son visage, juste assez pour la regarder et lui murmurer :

- Et j’aime l’idée que l’on découvre tout ça toutes les deux, ensembles. Je marque une légère pause. J’aime aussi te … découvrir toi.

J’appuie cette dernière phrase d’un autre baiser que j’intensifie, noyant cette timidité vers des gestes que j’ose à mon tour. Mes deux mains viennent glisser dans son dos de nouveau sous le tissu, la serrant doucement contre moi. Mon cœur s’emballe encore et cette fois je laisse libre court à son expression, mon corps se laissant de nouveau tomber en arrière, Elijah au-dessus de moi. Je laisse le temps s’écouler en douceur, me laissant aller à ce que nous vivons ensemble, mes mains se perdant sur sa peau, là où je peux l’atteindre. Dans un geste simple et naturel, comme une chorégraphie que l’on aurait apprise par cœur, j’inverse les rôles d’un léger mouvement de hanche pour venir prendre place au-dessus d’elle, toujours ses lèvres contre les miennes. Elle sent bon, une odeur agréablement sucrée qui donne envie de goûter sa peau. Et c’est ce que je fais, même si je suis bien là, contre ses lèvres. Les miennes glissent sur son menton puis dans son cou que j’embrasse pour la première fois et ça me provoque un nouveau bouquet d’artifice au creux du ventre. J’ai envie que l’on prenne le temps de se découvrir comme nous sommes entrain de le faire alors que nos corps se cherchent en douceur, prenant conscience que le mien s’est naturellement logé entre ses jambes.
Je suis bien là, dans cette intensité naturelle qui fait crépiter mes sens et mon cerveau. Et derrière mes baisers contre son cou, un sourire apaisé qui migre de nouveau sur ses lèvres alors que je frissonne sous ses propres gestes, l’une de mes mains venant se perdre dans ses cheveux.
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MessageSujet: Re: I never knew that it could happen till it happen ▬ Charleen   Lun 6 Nov 2017 - 14:06

De la peur ? Pas vraiment. De l'appréhension, un peu. De la curiosité, beaucoup. Et puis l'envie, derrière tout ça. Mais avant tout le besoin de savoir si elle a déjà ressenti, vécu ces choses-là. Je ne sais pas si c'est une erreur de poser cette question, je ne sais pas ce que ça peut soulever chez elle ou non, ni même si ça la gêne, si elle n'a peut-être simplement pas envie d'en parler. Je comprendrais, je crois, mais serais déçue c'est certain. Je ne lui en voudrais pas, bien évidemment. Je respecte son jardin secret, on le sait toutes les deux qu'elle est beaucoup plus réservée que moi.
Alors assise, le cœur battant encore à tout rompre, une vague de chaleur qui circule au ralentis dans mes veines et réchauffe tout mon corps, y compris ma tête, j'attends plus ou moins impatiemment.

« Oui, une fois. »

C'est bien un sourire qui nait sur mes lèvres alors que sa main glisse sur mon bras jusqu'à attraper la mienne. Mes doigts se serrent autour des siens dans un geste auquel je ne fais pas attention tant il est entré dans mes mœurs. Oui, une fois. C'est peut-être étrange mais je crois que c'est la réponse que j'attendais. Je n'ai aucune expérience dans ce domaine et même si j'agis à l'instinct la plus part du temps cette fois je manque cruellement de repère. Et il faut croire que je ressens le besoin d'en avoir quelques uns, ou pour le moins celui de pouvoir compter sur Charleen pour me guider un peu. Ça me rassure, c'est indéniable. Qui ? Quand ? Ça ne me regarde pas, je crois que je n'ai même pas envie de le savoir, que ça ne m'intéresse pas plus que ça puisque ce qui compte pour moi c'est l'instant. Celui qu'on partage actuellement. Je ne pense qu'à nous deux.

« Mais c’était … vraiment très différent de ce qu’il se passe maintenant. »

Son sourire me semble timide, je penche la tête sur le côté, presque intriguée, le mien de sourire toujours présent.

« Tout me parait beaucoup plus intenses et surtout beaucoup plus naturels. »

J'ai presque l'impression qu'elle se justifie, chose que je ne comprends pas vraiment si c'est le cas mais peut-être que je comprends de travers. Est ce qu'elle pense que c'est un problème pour moi si elle a partagé quelque chose avec quelqu'un avant ? Parce que ça ne l'est pas. Pas du tout. Je m'en fiche de l'avant, je me répète mais c'est l'instant présent qui compte. Je préfère me taire, néanmoins, juste être là et lui faire comprendre par les sourires, les gestes et ma présence que ça ne change rien. Ou au contraire, si, un peu, mais dans le bon sens du terme.

« Finalement, c’est presque nouveau pour moi aussi. »

Presque, mais pas totalement. Je crois que cette idée me plait mais mes pensées se décrochent très vite, ne s'attardent pas sur ces considérations un peu intellectualisées. Encore une fois pas par manque d'intérêt, encore moins par manque de respect, mais simplement parce qu'à mon sens aucun mot ne peut être plus éloquent qu'un geste et que je ne cherche tout simplement pas à réfléchir. Pourquoi réfléchir quand on peut simplement se laisser aller à ressentir ? Je l'ai fait, un peu, et elle répondu à mes interrogations mais je n'en demande pas plus, je n'ai pas besoin d'autre chose. Si c'est son cas alors je l'écouterai, bien sûr, et lui répondrais évidemment, mais je ne cherche pas plus de mon côté.
Sa main sur ma joue en est la preuve et j'apprécie le contact de sa paume sur ma peau, retrouve une sorte d'état étrange qui me provoque des chatouilles partout dans le corps. Les papillons font leur grand retour, l'essaim n'a jamais été très loin. Tout comme ce baiser tout aussi sucré que les précédents. Elle me regarde, me sourit, sourire que je lui rends en posant ma main sur la sienne mais ne prononce aucun mot. Je n'en ressens ni le besoin ni l'envie. En tant normal je parle, beaucoup, trop, mais cette fois j'ai juste envie de me taire.

« Et j’aime l’idée que l’on découvre tout ça toutes les deux, ensembles. J’aime aussi te … découvrir toi. »

Mon sourire n'a qu'à peine le temps de s'élargir avant d'être éteint par ses lèvres. Éteint ? Non, transformé. Je réceptionne ce baiser avec bonheur, une nouvelle décharge de chaleur circulant plus vite dans mes veines alors qu'il s'intensifie de son côté comme du mien. J'ai appris à connaître ses lèvres, à accorder mes gestes aux siens si bien que désormais c'est comme si nos bouches se connaissaient par cœur. Un frisson me parcoure la peau quand je sens les mains de Charleen glisser sous mon haut, caresser mon dos alors que mes bras eux vont entourer son cou sans la moindre trace d'hésitation. On se serre l'une contre l'autre, c'est comme si elle comme moi cherchions à se rapprocher encore plus alors qu'on est déjà collée l'une à l'autre. J'ai envie de rire, l'euphorie me monte à la tête et la fait tourner. Elle retombe en arrière, je l'accompagne dans son geste sans jamais quitter ses lèvres. J'ai l'impression de trembler, c'est vraiment étrange comme sensation mais terriblement enivrant. Et je m'y abandonne totalement sans me demander ce qui va suivre, sans me poser de questions, me laissant simplement porter par l'instant.
Celui d'après je me sens basculer sur le côté, ses hanches contre les miennes, jusqu'à ce que mon dos retrouver le matelas et que Charleen se trouve au dessus de moi. J'ouvre les yeux une seconde et la regarde, légèrement surprise, pas bloquée pour autant. L'une de mes jambes remonte légèrement contre la sienne, je l'emprisonne sans y faire attention et un soupir m'échappe quand ses baisers dérivent sur mon menton puis dans mon cou. J'ai sur le visage un large, très large sourire, les yeux rivés sur le plafond sans le voir et mes mains qui glissent sur son corps sans trop savoir ce qu'elles font. Je me rends compte que j'adore la sensation de ses lèvres dans son cou et ressent l'envie impulsive de tester, de voir si en inversant les rôles elle ressentira la même chose que moi.
Pas le temps pour ça, elles reviennent chercher les miennes et quand sa main glisse dans mes cheveux la mienne s'enroule autour de sa nuque alors que je sens mon corps se cambrer sous le siens, éveillé par toutes ces sensations. Je perçois ce gémissement qui m'échappe, nourri à la fois par la chaleur et cette impression de vivre quelque chose d'aussi bon que de manger un énorme gâteau à la crème.

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MessageSujet: Re: I never knew that it could happen till it happen ▬ Charleen   Sam 11 Nov 2017 - 16:47

Je n’avais pas prévu tout ce qu’il se passe, ne l’avais même pas imaginé une seule seconde. Je n’avais pas non plus imaginé ressentir toutes ces choses, ces émotions qui me donne envie de sourire, sans jamais m’arrêter. De continuer de respirer sa peau, de l’embrasser, sans que jamais ça ne s’arrête. Je suis bien là, contre elle, me resserrant instinctivement contre son corps lorsque sa jambe m’emprisonne. Ce n’est même pas une prison, c’est une délivrance. Je ne me suis jamais sentie aussi légère malgré mes gestes fébriles, parfois hésitants alors que je me laisse guider par mon instinct le plus pur et le plus simple. Je décroche complètement de la réalité, préférant me laisser aller à ce qu’il se passe en cet instant, plonger dans ce que nous partageons toutes les deux sans réfléchir. Mon sourire s’agrandit lorsque je rejoins ses lèvres où il s’y perd au profit d’un échange plus brûlant encore. Je crois qu’un soupire m’échappe lorsque sa main enroule ma nuque et que son corps se cambre sous le mien, nourrissant un feu incandescent au creux de mon ventre et de mes côtes.
C’est encore mieux et plus plaisant que tout ce que j’aurai pu imaginer.

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MessageSujet: Re: I never knew that it could happen till it happen ▬ Charleen   Sam 18 Nov 2017 - 23:03

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MessageSujet: Re: I never knew that it could happen till it happen ▬ Charleen   Mar 28 Nov 2017 - 22:39

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MessageSujet: Re: I never knew that it could happen till it happen ▬ Charleen   Mar 5 Déc 2017 - 13:37

« Désolée si je t’ai mise mal à l’aise. »

Elle rougit, je souris.

« Oh non t’en fais pas, ça n’est pas toi. Tu n’as rien fait de mal Charleen, rien du tout. »

Et comme pour appuyer mes dires ma main serre un peu plus la sienne. C’est vrai, elle n’a absolument rien fait de mal. Ce ne sont pas vraiment ses gestes qui m’ont mis mal à l’aise mais simplement la situation dans sa globalité. D’ailleurs, est-ce que je suis réellement mal à l’aise ? Je n’ai pas l’impression en réalité, simplement en accord avec ce que je ressens et ce que j’ai exprimé.

« Et je crois que finalement, je ne suis pas plus à l’aise que toi. »

J’ai cassé l’instant, c’est un peu ce que je me dis mais je ne me sens pas coupable ni ne regrette. La seule chose qui me « peine » un peu c’est de l’avoir mise dans cette situation sans doute un peu inconfortable mais elle n’a pas l’air de m’en vouloir et ça me rassure. Un rire amusé m’échappe, on a l’air de deux idiotes – venant d’Elijah ce qualificatif est gentil, bien sûr – et je trouve ça presque drôle.
J’ai toujours le cœur qui me donne l’impression de battre à 100 à l’heure et une chaleur qui je ne connaissais pas qui circule dans mes veines, je continue d’appréhender toutes ces sensations, de les découvrir, de les apprécier et mon sourire reste ancré sur mon visage. Je pense que j’ai les yeux qui brillent, je me sens sur un petit nuage, détendue. J’ai presque l’impression de planer.

« Mais je suis d’accord… j’ai l’impression que je ne pourrais jamais m’arrêter de ressentir tout ça. C’est encore mieux que d’être accro au sucre. »
« Alors ça je suis totalement d’accord avec toi ! Enfin je trouve que c’est comme se rouler dans un bocal rempli de bonbon. »

Et Merlin sait à quel point j’aime les bonbons mais c’est vrai, dès le départ Charleen m’a fait penser à ce parallèle. Je trouve ses lèvres sucrées, une des raisons pour laquelle j’aime autant les embrasser, les goûter.
Elle rit, je ris aussi, sans me rendre compte que je me dandine un peu sur moi-même alors qu’elle effleure ma jambe tranquillement. Je crois que mon hyperactivité commence à revenir lentement mais sûrement.

« Je sais ce qu’on peut faire. Viens là. »

Elle attrape mes mains et je la laisse faire, suivant ses gestes du regard en souriant de plus belle. Elle me guide, je me laisse aller, me retrouve allongée sur le côté, Charleen face à moi de nouveau mais dans une autre position. Une position confortable, la tête sur l’oreiller et l’esprit serein.
Quand ses doigts commencent à glisser sur ma peau un doux frisson me parcoure et je ferme les yeux en laissant échapper un soupir d’aise, de bien-être, expression pure et simple de ce que je ressens grâce à ce contact.

« Tout à l’heure, je te disais que j’aimais l’idée que l’on se découvre toutes les deux, ensembles. En attendant d’être plus à l’aise et prêtes, on peut toujours continuer à se découvrir comme on le faisait tout à l’heure. »

Petite embardée du cœur quand elle prononce ces mots : En attendant, etc … Ce qu’ils impliquent, une suite, une autre fois, une nouvelle tentative peut-être. Je me sens projeté entre impatience et appréhension. Cette fois je ne suis pas prête, peut-être qu’au final elle ne l’est pas plus que moi, mais plus tard, alors ça viendra, et plus tard, alors on ira plus loin. Où ? Je ne sais pas vraiment, je découvre tout ça, sans trop savoir comment faire ni ce qu’il faut faire. Je découvre mon corps, je découvre celui d’une autre personne pour la première fois.
Peu importe, d’un hochement de tête j’approuve alors que ses doigts glissent plus bas et caressent désormais mon ventre après avoir effleuré ma poitrine. Je ris parfois, sursaute même parce que ça chatouille, mais c’est bien plus que ça et je ne veux pas qu’elle s’arrête.

« On a tout notre temps pour ça et j’aime bien qu’on le prenne, ce temps. »
« D’accord. »

Je devine ma voix un peu tremblante, non pas parce que j’ai peur mais parce que ce que je ressens me transporte et fait frissonner mon corps. Il ne me faut pas plus pour venir chercher ses lèvres à nouveau, ma main posée d’abord sur sa joue puis mes doigts glissent à son tour contre sa gorge, ses clavicules, son épaule et son bras sans que jamais le baiser ne cesse. Une nouvelle vague de chaleur me surprend, me bouscule, me pousse à venir coller mon corps contre le sien et tandis qu’il reprend sa danse incontrôlable je sais que non, ça n’ira pas plus loin, que nous n’enlèverons pas plus de vêtements aujourd’hui. Mais je sais aussi, je ressens, que ce corps qui est le mien a toujours envie de plus.

D’elle.

▬ FIN ▬
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I never knew that it could happen till it happen ▬ Charleen
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