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 For it is plain as anyone can see, we're simply meant to be ▬ Mateo

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MessageSujet: For it is plain as anyone can see, we're simply meant to be ▬ Mateo   Ven 16 Juin 2017 - 12:33

Vendredi 26 Juin 2015 – Fin d’après-midi, après les épreuves de la journée.
For it is plain as anyone can see, we're simply meant to be



Mateo & Enzo

Au matin, avant le petit déjeuner

« Ouh ! Sexy. »
« Merci. T’es pas mal non plus Mlle Davis. »

Je me penche, elle passe ses bras autour de moi et j’en fais autant, ça ne dure qu’une seconde. Une simple étreinte pour se dire bonjour. A force de trainer avec un certain Serdaigle, on s’est forcément un peu rapprochés elle et moi ces dernières semaines et cette nuit c’est avec elle qu’il a dormi. Soirée entre frangins. Étrangement, je ne me visualise pas tellement faire ça avec Derek … Avec Jill si, par contre. Totalement. Sans aller jusqu'à dormir ensemble, peut-être. Sauf si on est trop bourrés. Une idée un peu saugrenue me traverse l’esprit, par rapport au fait qu’elles portent toutes les deux le même nom : Et si elles étaient de la même famille sans le savoir ? Je sais, ça n’est pas comme si Davis étaient un nom de famille rare – sans vouloir vous offenser Mesdemoiselles, évidemment – et l’une étant Anglaise, l’autre Américaine, bon … Enfin bref, encore une fois je digresse dans ma tête. Pardon !

Ils sortent de la Tour des Bleus, je sors de la Tour des Rouges, on se croise donc à mi-chemin plus ou moins par hasard.

« Bien dormis ? »
« Super ! En fait pas du tout, on a fait que de parler. Enfin surtout moi, comme d'habitude. »

J'adore cette fille, elle est ... parfois épuisante mais tellement rafraichissante. Et amusante bordel.

« Maintenant j’te le laisse, j’crois qu’il a perdu la moitié de ses neurones là de toute façon. »

Mains dans les poches, je relève la tête et lâche un rire amusé en posant mon regard sur William qui se tient là, à quelques mètres. Amusé le rire ? Oui, amusé mais satisfait. Parce que je suis en train d’obtenir exactement ce que je cherche : Lui faire perdre la moitié de ses neurones comme elle vient si bien de le dire. Il a ses armes, j'ai les miennes. Ce matin j'ai décidé de sortir le grand jeu, de frapper fort.

« Ça marche. A plus Macy. »

La petite blonde – et rose – s’échappe dans les escaliers, je la regarde une seconde s’éloigner avant de porter toute mon attention sur lui à nouveau. Dingue ce qu’une nuit loin l’un de l’autre peut faire son petit effet … Ça et la chemise blanche que je porte, dont les manches longues sont enroulées et remontées jusque sur mes coudes. Je ne me suis pas rasé depuis deux jours, mes cheveux ont la déstructuration parfaite du mec un peu négligé, qui vient de se réveiller et s’en fout de son apparence. Ma peau, elle, est déjà légèrement hâlée par le soleil et contraste très bien avec le blanc du tissu. Je porte juste un bermuda beige clair qui m’arrive jusqu’aux genoux, des converses basses ramenés de mon dernier passage à Londres – paie ta dégaine de touriste – et cette fameuse chemise qui met parfaitement en valeur le haut de mon corps, la ligne de mes muscles, suggérant sans rien montrer - si ce n’est légèrement le haut de mon torse à cause des premiers boutons défaits - ce qu'il connait déjà par cœur. Rajoutez à ça l’attitude détachée, je sais parfaitement qu’il aime ce qu’il a sous les yeux, que ça lui provoque tout un tas de sensations et que dans sa tête mile et un scenarii sont déjà en train de se jouer.

Maracas, c’est pas que j’ai envie de penser à toi en cette seconde, mais tu serais fier de moi Hermano.

Puis il est là, contre moi, ses mains me cherchent naturellement et les miennes glissent tranquillement sur ses hanches.

« Bonjour toi. »

Je le laisse faire mais dès l’instant où ses doigts tentent de s’aventurer sous le tissus je l’en empêche et m’écarte juste un peu.

« Hein, hein. Non. Pas touche. J’veux que ça te travaille toute la journée. »

Je ne m’en fais pas pour ses examens, très honnêtement. Même en pensant à moi, à nous, il s’en sortira comme un chef. Moi par contre … Ahem. Comment dire qu’en cet instant, ça me passe au-dessus de la tête. Une punition ? Non, c’est d’ailleurs tout le contraire. Un jeu, exactement comme il les aime même si une partie de lui doit me maudire en cet instant parce qu’il a très bien compris ce qui se trame. Et même si je n’en montre rien, mon corps exprime par mille et une façons les effets que tout ça me procure. Néanmoins, je garde le contrôle, une idée ferme en tête : Je veux le rendre fou, le faire languir au maximum comme il aime si bien le faire régulièrement avec moi lui aussi. Parce que je veux que ça explose quand viendra le moment et ce moment, c'est moi qui vais le choisir aujourd'hui.

Tout est lent, de ma façon de parler à mes gestes.
Mesurés.

« T’y auras le droit ce soir, pas avant. »

Je ne le quitte pas des yeux, pas un seul instant, me rapprochant à nouveau de lui en faisant glisser ma main autour de sa nuque alors que mes lèvres viennent effleurer son cou. Encore et toujours très lentement. Mon myocarde s’emballe. Je le respire et m’imprègne de son odeur. Maitre de la situation mais enivré par sa présence. Comme au premier jour mais d'une manière plus ... intime, plus complice, après tout ce temps à se familiariser l'un à l'autre.

« Loin de moi l’idée de t’épuiser alors qu’on a encore des épreuves à passer, ça s'rait pas très sérieux ... »

Je le regarde avec provocation cette fois, sourire carnassier en coin quand je me penche vers lui et ramène mon corps au plus près du sien sans pour autant réellement établir le moindre contact. Juste ce qu’il faut pour le rendre fébrile, pour sentir et entendre son cœur battre plus fort à mesure que le désir et l’envie naviguent plus vite dans ses veines. Mes lèvres se rapprochent des siennes sans jamais les toucher.

« J’vais te faire oublier comment tu t'appelles, William Caleb Jackson. »

Mes mains effleurent son corps, passent sous le tissus et frôlent la peau de ses hanches. Je joue, l'attise, l'allume allègrement, honteusement, le provoque par les mots, les gestes, sans jamais lui donner quelque chose de concret. Quelques soupirs dans le creux de son oreille, je lui murmure tout un tas de choses totalement indécentes, sur mes propres envies, les siennes, ce que je compte lui faire, ponctuées par un gémissement équivoque. Je sais ce qu'il aime, ce qui le fait planer au maximum tout comme il sait exactement où appuyer et comment s'y prendre pour me faire décoller.

Ce type me donne envie de faire des folies, de lâcher prise, d'être jeune et con sans me soucier des conséquences. De vivre à 100% sans trop me poser de questions. Il me donne envie de regarder droit devant moi. Et j'ai vraiment le sentiment qu'on s'est rapprochés ces derniers jours, après ce qu'il s'est passé la semaine dernière. Oui, je me sens plus proche de lui.

« Bon courage pour la dernière. A plus tard. »

Je dépose finalement un baiser sur sa joue en le lâchant complètement, m'écarte et range mes mains dans mes poches, sourire innocent sur le visage. L’instant d’après je disparais dans les escaliers en le laissant planté là, au milieu du palier, avec ses émotions. Je sais parfaitement dans quel état il se trouve, la vérité c’est que j’en suis extrêmement proche aussi et qu’il me faut prendre énormément sur moi pour ne pas faire demi-tour et le déshabiller, le dévorer sur place. Mais je tiendrai. En pensant à ma Grand-Mère – désolé Grand-Mère – ou à du flan. Pleinement satisfait de ce qu’il vient de se passer même si je sais pertinemment que je vais le payer tôt ou tard.

La passion, ça s’entretient. Encore un truc que j’ai découvert avec lui, un truc qu’on partage sans la moindre trace de doute.

#

Fin d'après-midi

C’est … terminé. Les examens, j’veux dire. Franchement, enchainer là-dessus après des semaines en compagnie de ces connards de Détraqueurs tout en se disant que c’est l’arbre qui cache la forêt donc en étant sur le qui-vive en permanence ou presque, il y a plus reposant. Et je ne parle pas du reste. Emotionnellement, mentalement, je suis sur les rotules mais ça ne m’empêche pas de ressentir cette petite excitation au creux du ventre, celle qui m’envoie des signaux du type : Année scolaire terminée. Examens passés. Vacances en approche – je l’espère. Enfin j’espère qu’on va enfin pouvoir se barrer d’ici, pour être plus clair mais comme tout le monde je prends mon mal en patience. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai l’impression que cet été va être … incroyable. Dans le bon sens du terme.

On débrief un peu avec Josh, Malie, Elijah et Lukas. Je demande à Ethan comment ça s’est passé pour lui, brièvement, dépose un bisou sur la joue de Kezabel en passant - avec qui je ne manquerai pas de débriefer aussi puisqu'elle m'a été d'une grande aide tout au long de l'année et je sais que ça l'intéresse de savoir comment je m'en suis sorti - alors qu'elle discute avec Lucy dans le hall …

« Et moi ? »

… Un pour Lucy aussi, donc, dans un échange de rires amusés et une tape sur mon épaule de sa part parce que j'ai levé les yeux au ciel comme si c'était un calvaire, pour la taquiner. Un dernier regard pour Kezabel, un regard qui n'a pas besoin de mot, juste un nouveau sourire.

Et c’est la direction de l’extérieur que je prends après avoir balancé mon sac sur mon épaule. Rester des heures enfermé dans une pièce remplie de monde même si c’est silencieux, concentré, immobile … Clairement j’ai besoin d’air donc oui, directement l’extérieur et je suis loin d’être le seul. J’ai pas vraiment d’objectif mais ça ne m’étonne pas de trouver Mateo affalé sur le canapé qu’on s’est permis de sortir hier, sans complexe, posé dans le fond de la cour et s’il vous plait, en plein soleil. J’esquisse un sourire et me dirige vers lui, mains dans les poches, pas tranquilles, jusqu’à ce que j’arrive à sa hauteur, laisse tomber mon sac par terre et m’affale à mon tour à côté de lui.

« Yo. Comment va Mate ? »

Ta vie, ton œuvre, ta femme, tes enfants et ton poisson rouge, les examens, le moral, etc ... Comme quoi, en trois mots, on peut dire pleins de choses. Faites pas attention, le manque de soleil provoque des carences chez moi. Je suis présentement entrain de rattraper le tir, mode solarium. Bim.
S’en suit un long et profond soupir mêlé d’aise, de soulagement et de satisfaction. J'imagine que lui aussi est épuisé après toutes les conneries qu'ils ont fait ces derniers jours. Certains en gardent encore les traces, personnellement j'ai rêvé cette nuit de ces petites bestioles insupportables qu'on a du se farcir avec Caem hier. C'était plutôt fun en réalité, j'ai juste eu l'impression d'être défoncé … Ouais, c’était fun. Vivement demain soir qu’on se la colle. Ce soir ? J’ai d’autres plans. Un p’tit trip en Californie qui va me prendre du temps. Beaucoup de temps.

« Putain de semaine. »



« Non. Putain de mois en fait. J’peux ? »

Il bloque. Moi ? Je ne réfléchi juste pas et je n’ai aucune intention de le faire. Ce que je lui demande c’est si j’peux tirer sur le pétard qu’il est en train de fumer pénard – aux yeux de tous, osef – et je ne sais pas lequel des deux est le plus surpris à vrai dire. Il me regarde intrigué, sourire en coin et sourcil arqué. Le mien, de sourire, s’élargit. Amusé.

« Ouais, je sais pas. M’demande pas. »

C’est jour de fête, soyons fou. Y a pas de raison particulière, j’ai juste envie, comme ça, sur le moment. Il me tend son joint et je tire une taffe, ma réaction est immédiate : Une magnifique grimace ! Et j’éclate de rire en manquant de m’étouffer tout en lui rendant son bien. Je tousse encore un peu, à moitié plié en deux, il me tape dans le dos en se foutant de ma gueule et je n’en attendais pas moins de sa part. Quand on aime on ne compte pas. Je sais à quel point tu m’aimes Maracas.

« C’est toujours pas mon truc visiblement. »

Difficile de retrouver une respiration calme et correcte quand on se marre en même temps qu’on s’étouffe. J’aime pas la fumée, j’aime pas la clope, j’suis pas particulièrement fan de l’odeur même si je m’en accommode quand elle est sur les autres – rassure toi Jackson, j'aime ton odeur – mais je ne serais jamais fumeur. Je pense qu’on est tous d’accord là-dessus. Chacun son truc.
Une fois la « crise » passée, je m’affale à nouveau dans le canapé. Mateo continue d’aimer passionnément son précieux bien, le silence s’installe et je ferme les yeux, laissant le soleil me caresser de ses rayons avec le plus grand des bonheurs. Encore un soupir d’aise pour la route. C’est pas l’Australie mais pour le moment ça fera l’affaire.

« Mec, le premier truc que j’fais en arrivant chez moi c’est fusionner avec mon hamac. »



« Nan. Session surf d’abord. Ça me manque trop. Et après je fusionne avec mon hamac. »

Je trouverai le temps de dire bonjour à mon frangin avant tout ça, éventuellement … ça va, je plaisante. Il aura la priorité s’il est là quand je rentre, promis, mais bordel, je donnerai cher pour pouvoir remonter sur mon surf. Ça fait clairement trop longtemps, j'ai pas pu y retourner depuis des semaines à cause de tout ce qu'il s'est passé. Mon Empire pour une vague, rien qu'une ça serait déjà le pied.

Je ne sais pas si c’est l’instinct ou mes sens qui m’ont fait ouvrir les yeux mais ça été presque instantané, dès qu’il a mis un pied dehors, là, par la porte du Hall. Mon homme. Je compte bien tenir ma promesse, celle non formulée mais très explicitement exprimée ce matin, mais pour l'instant je ne bouge pas. Je l’observe en silence, les observe plutôt, tranquille et amusé par ce que je vois. Il a l’air de chahuter avec Riley qui vient de sortir elle aussi et lui a sauté sur le dos pour y rester accrochée. Elle lui raconte je ne sais trop quoi qui les fait rire aux éclats. Je souris, c’est communicatif. Je crois qu'on a tous besoin de faire un peu les cons, de se laisser porter, pour redescendre sur terre en douceur après avoir mobilisé notre cerveau pendant 5 jours en non-stop et plus encore en incluant les révisions. Encore une fois, sans parler du reste.

« J’suis sûr qu’elle est folle de lui. Elles le sont toutes. »

Sourire amuse sur le visage, je ne pense naturellement pas un mot de ce que je viens de dire et mon absence de sérieux se transmet sans aucun mal. Enfin … En ce qui concerne Riley en tout cas parce que pour certaines autres c’est autre chose mais ça n’est pas le sujet en réalité. Exception faite d’Elijah qui a un passe-droit même s’il semblerait que son attention soit attirée par une autre personne ces derniers temps ... Là encore ça n’est pas le sujet. C’est juste qu’à les voir se marrer comme ça tous les deux, ça me provoque un p’tit truc agréable dans le bide. Je réalise encore une fois à quel point ma vie a changé, à quel point je suis … comblé par tout ça, ces personnes qui font partie de mon existence aujourd’hui. Ce gaillard au sang chaud assis à côté de moi inclus, bien évidemment. Je sais que pour lui aussi beaucoup de choses ont changé ces derniers mois et ce changement il se voit. Je crois qu’il est heureux lui aussi, apaisé de quelque chose, et quand je le vois regarder Riley comme ça, j’ai aucun mal à comprendre qu’elle joue un rôle majeur là-dedans. Je continuerai à l’emmerder avec ça, n’allez pas croire, et il en fera autant, mais je suis vraiment content pour lui. Pour eux.

Regarde-nous, regarde-les ... J’crois que c’est ça le bonheur. Ça en fait partie en tout cas.

« T'es mignon quand t'es amoureux, ça te va bien au teint. Continue de la regarder comme ça et t'auras plus besoin de manger de carottes pour avoir ce éclat sur le visage. »

Hey ! Je prends mon rôle du p'tit dernier de la bande très à cœur ! Celui du P'tit Con qui ne va pas tarder à se prendre un retour de flamme c'est évident. En attendant, je me marre comme une baleine. Et je n'ai jamais compris cette expression, soit dit en passant.
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MessageSujet: Re: For it is plain as anyone can see, we're simply meant to be ▬ Mateo   Lun 17 Juil 2017 - 23:40

►For it is plain as anyone can see, we're simply meant to be◄
Enzo & Mateo



Yo, associé. Bien dormi ? »
« Laisse tomber, j’viens de croiser Ryans et son air satisfait, t’obtiendra rien de Jackson ce matin il a perdu ses neurones. »
« La ferme le Latin Lover.

Je ricane, le bouscule alors qu’il est à moitié débraillé comme d’habitude et qu’il semble particulièrement frustré.
Bah alors Jackson, c’est le feu au calbut et on n’peut rien y faire ? Peut-être qu’on aurait dû l’avertir que Ryans possède plus d’une corde à son arc…. Ou en l’occurrence, plus d’une flèche qui varie les plaisirs et les désirs mais laissant sa proie sur sa faim.

- T’en fais pas, sois un peu patient et bientôt ça sera le feu d’artifice dans ta culotte.

Le regard de glace que me balance William ne fait qu’accroitre mon éclat de rire alors qu’il me pointe du doigts.

- Joue pas trop la grande gueule le burritos… A ta place je n’dormirais que d’un œil.

Je lève mon majeur vers William, jetant un œil à Cameron qui est en retrait mais qui se charge bien de sourire, voir de rire, face à la situation. Toujours discret, toujours – presque – silencieux, il doit être épuisé de côtoyer des types comme nous.

- J’ai un truc pour toi Frangin Sudiste. Un nouveau test, cultivé avec amour et amélioré par les soins de notre petit chimiste de compet ici présent, à l’époque où il avait encore ses neurones.

Mais quand il parle, il fait mouche.  
Je ricane, William grogne sûrement une jolie pelle d’injure dans sa barbe avant de détourner son regard. C’est rare de le voir grognon comme ça mais le peu que ça arrive, ça vaut le détour de le charrier un peu. Surtout qu’avec un type comme lui, ça ne dure jamais vraiment longtemps.

- Tu nous en diras des nouvelles.  

Je me focalise de nouveau vers Cameron a qui j’adresse un large sourire tout en prenant le Saint Graal entre les mains. Je ne sais pas ce que foute ces deux branleurs, ni où, mais je m’en tape comme de l’an de guerre des Trolls puisqu’ils me ramènent toujours un petit cadeau qui vaut le détour… Et lorsqu’il me présente ça de cette façon, je sais d’avance que ce que je tiens dans la main, va m’emmener tout droit au pays de la détente.

- Merci, vous êtes mes deux héros de la journée. Il remplacera le champagne pour fêter la fin des examens
- Et ton redoublement.
- Ta gueule, Jimmy Neutron.

Je m’attarde encore un peu à discuter tranquillement avec les potes, les remerciant une nouvelle fois pour le cadeau donné que je conserve précieusement dans une boite cacher dans une double poche de mon pantalon et m’attarde ensuite aux toilettes.
Un regard vers les robinets…. Et mon sourire s’élargit.
Fin des examens, il faut bien fêter ça. D’un geste de la baguette, je trafique l’arrivée d’eau une première fois, avant d’y apporter ma petite touche améliorer.
Les Etats-Unis me manquent et toutes personnes ayant la chance de venir se laver les mains ici le comprendra très vite…

¥

Et tout est comme je l’aurai souhaité.
Fin des examens, spot tranquille à l’extérieur et au soleil, gentiment avachi sur le canapé que l’on a sorti à l’extérieur avec Enzo et surtout, une petite merveille au bout des doigts dont je tire une troisième latte, en douceur. Cette même douceur qui transporte mon esprit loin d’ici, dans un cocon de bien être, de tranquillité, serein comme je l’ai rarement été.
Ces mecs sont des purs génies et viennent de créer une véritablement merveille à fumer.

Je cligne des yeux lorsqu’une silhouette approche avant de reconnaitre Enzo et de lui adresser un large sourire pour finir par s’affaler à mes côtés.

- Yo. Comment va Mate ?
- Comme tu peux le voir c’est la grosse dépression…

Ironique jusqu’au bout des ongles, je lui adresse un clin d’œil, tirant de nouveau sur mon joint.

- Putain de semaine. Non. Putain de mois en fait. J’peux ?

J’arque un sourcil, me tournant vers Enzo. Pas le temps de rebondir sur ce qu’il me dit, trop choqué par sa demande. L’espace d’une seconde, je m’attends à ce qu’il éclate de rire pour me dire qu’il se fout juste de ma gueule mais visiblement non.
On dirait que le petit Ryan se lâche. Sourire en coin, j’appuie mon regard, comme une demande silencieuse du style « est-ce que tu es sûr de ça ? »

- Ouais, je sais pas. M’demande pas.
- Je n’savais pas que Jackson pouvait avoir une si mauvaise influence sur toi…

Dit-il en lui passant le saint Graal.
Chance pour lui, il tombe pile où je tiens entre mes doigts une véritable petite merveille et donc, ne risque pas de faire un badtrip derrière si jamais il venait en apprécier la douceur du…
… Du rien du tout, vu la gueule qu’il tire. J’éclate de rien à le voir tousser et se plier en deux, son corps essayant tant bien que mal de rejeter ce qu’il n’apprécie pas tellement.

- Moi qui croyais qu’un grand gaillard comme toi pouvais encaisser bien plus qu’une petite fumette…

Je le taquine gentiment, le bouscule et lui laisse le temps de reprendre ses esprits alors que je lui donne quelques tapes dans le dos, histoire qu’il retrouve un souffle. Dommage que je n’ai rien sous la main pour filmer ses yeux brillants et sa gueule toute rouge… Epique.

- C’est toujours pas mon truc visiblement.

On rit de plus belle alors qu’il cherche encore un souffle pour finalement retrouver notre position de gros flemmard au fin fond du canapé, mon joint toujours entre mes doigts. C’est pas un drame s’il n’aime pas ça, c’est même bien mieux pour lui, même si j’estime que parfois, de temps en temps, ce précieux peut avoir des effets bénéfiques sur la santé. A petite dose, certes.
Le silence fini par s’installer et je laisse ma tête aller sur le dossier du canapé, yeux fermés. Je profite de ce calme, de ce soleil qui réchauffe lentement ma peau. Ca me ramène à ces journées d’été chez moi ou chez mes grands-parents où je passais des heures à me laisser dorer la pilule sans broncher. Disons que j’suis pas tellement un mec d’action.
Enfin, ça dépend pour quoi.

- Mec, le premier truc que j’fais en arrivant chez moi c’est fusionner avec mon hamac. Nan. Session surf d’abord. Ça me manque trop. Et après je fusionne avec mon hamac.

Je visualise parfaitement le cadre puisque ce petit enfoiré possède un véritable territoire paradisiaque. Maison avec plage à proximité, sans – presque – personne pour t’emmerder… J’me demande ce que ça doit être d’avoir un coin comme ça pour des vacances. Juste soi et la solitude. Et l’espace d’une seconde, j’imagine cette possibilité mais en présence de Riley. L’image devient rapidement affreusement tentante, presque viscérale que de se tirer d’ici avec elle, loin de tout.

- Moi je fusionne avec la Pampa et la solitude. Silence. Et le hamac aussi, c’est vrai. C’est bien ça, le hamac.

Perdu au milieu de nulle part, un coin d’ombre, une bière, mes clopes…
Putain, qu’est-ce qu’on fout là déjà ?
Je sens Enzo se redresser légèrement et par instinct, j’en fais de même, ouvrant difficilement les yeux. C’est que j’aurai pu m’endormir ici pour une bonne sieste méritée après ces putains d’examens…
Mon regard se porte instinctivement sur la jeune femme qui déboule comme une tornade sur le dos de Jackson, envahissant son espace vitale sans se demander un seul instant si ça l’emmerde ou non. Du Jenkins tout craché…

- J’suis sûr qu’elle est folle de lui. Elles le sont toutes.
- Ou c’est lui qui est amoureux d’elle… m’étonnerais pas qu’elle réussisse à détourner les plus gays qu’elle croise.

Je ne m’en rends pas tout de suite compte mais j’esquisse un sourire presque attendri devant cette image mais surtout, devant la vie de cette femme. Quand j’ai débarqué dans ce château, je n’avais ni but, ni envie, si ce n’est que celle de me jeter à corps perdu dans l’oubli. Et quand je parle d’oubli, je parle d’excès. Sexe, alcool, joint… Faisant preuve d’un irrespect des plus totales, me foutant royalement des répercutions que je pouvais avoir sur certaines personnes.
Je voulais oublier une douleur que je ne pensais jamais surmonter. C’était comme vivre en permanence avec une main agrippant le cœur pour le serrer d’une poigne de fer. Entre l’agonie et la vie, me maintenant entre chacune d’elles pour ne jamais trouver l’ombre d’un repos. Le manque de Camélia était tout simplement aussi mortelle qu’a pu l’être sa putain de maladie.
Riley a été la suture sur la plaie béante. Et même si ma sœur me manque toujours aussi furieusement, la présence de cette femme m’a tout simplement appris à composer avec le manque, comblant les vides douloureux par son existence, ses sourires, son toucher, son amour. Elle m’a appris à accepter des choses qui me semblait insurmontables.  
Jamais je ne le formulerais mais en vu du chemin que j’avais emprunté, Riley m’a tout simplement sauvé la vie.
J’aurai aimé qu’elles se connaissent.

- T'es mignon quand t'es amoureux, ça te va bien au teint. Continue de la regarder comme ça et t'auras plus besoin de manger de carottes pour avoir ce éclat sur le visage.
- Hm ?

Je cligne plusieurs fois des yeux avant de revenir totalement à lui… J’avoue, j’étais clairement partie dans ma contemplation jusqu’à oublier qu’un monde continuait de tourner autour de moi, mais une fois que je capte…

- Ca va, ta gueule !

Je secoue la tête sourire en coin alors qu’il se marre comme un con. Branleur !
Joint entre les lèvres, j’en consume une nouvelle inspiration avant de lâcher la fumée sous forme de rond qui s’évapore dans la nature.

- Faut croire que même avec l’Ecosse nous pouvons retrouver notre éclat de jeunesse. Je marque une pause, lâche un rire. Putain, on dirait une pub touristique.

Avec Jenkins, retrouvez votre peau de bébé !
Désolé, le joint, vous savez…
Je m’étire et reviens à celui que je considère aujourd’hui comme un véritable ami. On s’est rendu compte au fur et à mesure des mois qu’un tas de choses nous rapprochaient finalement, bien plus que je ne pouvais l’imaginer. Nous ne sommes pas de nature à prendre tout au sérieux, à dramatiser les évènements mais le peu de fois où nous avons discuté, où l’on s’est confié, j’en garde un bon souvenir. J’ai appris à accepter que j’étais en droit d’avoir besoin des autres et Enzo fait partie de ce cercle restreint de personnes que je serais capable d’aller voir si je ressens l’envie de vider mon sac.

- En parlant de teint, je trouve que le soleil Californien te sied plutôt bien. Je me positionne de trois quarts vers lui, sourire de branleur aux lèvres. Ce sont les vacances de l’amour sous les palmiers ?

Interprétez la phrase comme vous le souhaitez et imagez le palmier si ça vous enchante…
Je n’suis pas aveugle et surtout, j’étais là en première ligne quand les choses se sont arrêtés entre Enzo et Kyle et que l’Australien a manifesté cette attraction viscérale avec William. A aucun moment je ne l’ai jugé, j’suis pas là pour ça. Comme le dirait mon père, on sera tout seul devant Dieu lors du jugement dernier, lui seul sera en droit de nous juger. Aujourd’hui, j’me dis que tout ça était un mal pour un bien… J’ai rarement vu Enzo aussi heureux. Il l’était avec Kyle mais encore une fois, c’était différent. Ici, je le sens plus apaisé, plus complet. Je n’sais pas si Will y est pour quelque chose mais Enzo a aussi beaucoup grandi, beaucoup évolué.
J’suis fier de toi gamin !
Ca va j’déconne…

- D’ailleurs, ce matin j’ai retrouvé un Jackson particulièrement grognon et à moitié débraillé… Qu’est-ce que tu as fait à notre pauvre William pour qu’il ait l’air d’avoir perdu la moitié de ses neurones ? Je jette un œil vers le Hall où ils se trouvent toujours là, tous les deux. Parce que j’espère que t’as de l’énergie à revendre, j’suis pas certain qu’il te laisse dormir tranquille cette nuit…
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