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 I kissed a girl and I liked it ▬ William

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MessageSujet: I kissed a girl and I liked it ▬ William   Jeu 15 Juin 2017 - 13:06

Mercredi 24 Juin 2015 – Fin de journée
I kissed a girl and I liked it



William & Elijah

The taste of her cherry chap stick …

Au petit déjeuner, avant l’épreuve du matin

Pif, paf, pouf ! Je n’arrive pas à m’en empêcher. C’est comme être accro au sucre, je crois que je suis bloquée sur cette comparaison mais elle a vraiment un goût qui me plait … Même si c’est peut-être un peu étrange dit comme ça ? Bof. C’est vrai, j’y peux rien.

« Allo, la planète Elijah ? »

Hein ?

« Oh pardon Caem ! »

J’éclate de rire, un peu hystérique sur les bords je crois mais il a l’habitude avec moi.

L’instant d’après la conversation reprend, je suis bien sur terre, et même si je suis en permanence un peu dans la lune je vois bien son sourire en coin et son regard suspicieux. Mais je ne dirai rien !!! Pourquoi ? J’en sais rien, je n’ai pas de raison valable et tôt ou tard je lui en parlerai parce que je lui parle de tout. Une seconde je me dis que dans pas si longtemps on va quitter le château pour les vacances, enfin je crois, et ça me fera bizarre de ne plus le voir tous les jours. Il va me manquer.

#

Au moment du déjeuner, entre deux épreuves

« Et toi Eli, qu’est-ce que tu as mis à la troisième question ? »
« Y avait trois questions ?! »

Lukas me regarde avec cette expression de merlan fris qu’il maitrise à merveille, Enzo se plaque la main sur le visage par dépit – ta patience serait-elle enfin arrivée à bout ? – Josh a l’air perplexe et Malie … Un peu agacée ? Je ne sais pas.

« Oh non … »

Se rendre compte qu’on vient probablement de crasher une épreuve parce qu’on a la tête en l’air : Check !

« Aller, c’est pas si grave, j’suis certain que les deux premières valaient plus de points. »

Ah ben non, il n’a pas perdu sa patience. Ni son sourire. Et Malie non plus. Même Josh me sourit et Lukas … On dirait qu’il est bloqué. Comme souvent en fait mais c’est pour ça qu’on l’aime bien non ? Quand je pense que j’ai craqué pour lui à une époque … En vérité je lui trouve toujours un petit charme mais depuis qu’il m’a oublié au bal … Et puis il y a eu Elias, et Cameron, et William, et …

« On ferait mieux d’arrêter de parler de l’épreuve de ce matin, on devrait juste manger tranquillement et laisser nos cerveaux se reposer. »
« D’accord avec la dame. »

Je hoche la tête, mon sourire semble parti pour rester. Enfin, jusqu’à ce que commence l’épreuve de l’après-midi. J’en ai tellement marre des examens … Mais heureusement les petits pièges un peu partout dans le château depuis le début de la semaine nous changent bien les idées.

C’est ainsi que la Hall se transforme en patinoire géante.

#

Fin d’après-midi, après l’épreuve

Encore une de faite ! Plus que deux jours, quatre épreuves et c’est les vacances. J’ai tellement hâte et en même temps je ne sais pas trop. Et puis j’appréhende l’épreuve de Botanique parce que même si tout ça n’est plus aussi pesant sur mes épaules, simplement parce que je n’ai pas trop l’occasion d’y penser, ça me refrappe de plein fouet chaque fois que je l’aperçois.
Tout ça sort de ma tête dès que je vois Charleen en bas, dans le Hall, et que je me précipite vers elle avec un sourire jusqu’aux oreilles. Elle est en train de discuter avec Rosalyn, sans doute de l’épreuve qu’elles viennent d’avoir ou peut-être d’autre chose alors je reste en retrait, comme si j’attendais mon tour sans trop savoir pourquoi. Elles sont amies toutes les deux, très proches ou en tout cas elles l’étaient, je ne sais pas trop. Tout comme avec Ethan. Je sens quelque chose se nouer dans mon ventre en les observant, quelque chose que je ne comprends pas très bien, qui me fait froncer les sourcils. Comme … une forme d’inquiétude ? Quelque chose de désagréable en tout cas.

Quelque chose qui éclate et disparait dès l’instant où Rosalyn s’en va et Charleen m’aperçoit.

Elle me sourit, je descends les marches à toute vitesse et la rejoint. Autant le dire, plus rien ni personne n’existe maintenant qu’on est toutes les deux. Plus aucune sensation non plus si ce n’est la joie d’être avec elle, de … l’avoir pour moi toute seule, aussi, j’ai l’impression. Peu importe.
On va s’assoir sous une arcade, sur un petit muret en pierre, un peu à l’écart, l’une en face de l’autre. On parle un peu des épreuves d’aujourd’hui puis de l’énorme gâteau au chocolat – sans trace de fruits à coque – qu’on compte bien dévorer plus tard. Elle fait toujours attention à moi, à ce que je mange, au fait qu’il n’y ait pas ou peu de poils de chat autour de moi. Sans elle et sans Caem je serai probablement morte étouffée au moins quinze fois ces dernières semaines … Je plaisante, évidemment, mais quand même.
Et puis c’est plus fort que moi, sa main dans la mienne sans que je ne m’en rende compte – ça ne me choque pas, notre relation est devenue très physique avec le temps – je me penche vers elle et goûte rapidement à ses lèvres. Je n’arrive pas à m’en empêcher et j’ai toujours la même réaction après coup : Un rire idiot et l’envie de recommencer aussitôt.

Ça n’est pas tellement qu’on se cache, ou peut-être que si je n’en sais trop rien. Je ne réfléchis pas dans ces moments-là mais je crois que c’est instinctif, comme une envie de garder ça dans une bulle peut-être ? Ou simplement le sentiment sous-jacent que Charleen est plus à l’aise comme ça. Moi, je ne me pose pas vraiment de question et quand on doit se séparer, quand on se retrouve dans un bout de couloir isolé, le dernier baiser qu’on échange me semble beaucoup plus intense. Je la regarde s’éloigner, un sourire intarissable sur le visage et deux doigts posés sur les lèvres comme pour en conserver encore un peu les effets.

Ces papillons …

Je me retourne finalement, sautille d’un pied sur l’autre pour partir dans l’autre direction et tombe nez à nez avec une magnifique paire d’yeux bleus accompagnée d’un sourire en coin.

Et j’en perds tous mes moyens …

« Bonjour William. »

… mais pas mon sourire. A voir le sien, je crois qu’il a vu ce qui vient de se passer et sans trop savoir pourquoi ça me fait glousser encore un peu plus. Des chatouilles me parcourent le corps comme une fourmilière, j’ai soudainement très chaud et je sais que pour une fois, ça ne vient pas de lui. C’est l’ambiance générale je crois. Ça ne m'empêche pas de piquer un far, quoi qu'il en soit.
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MessageSujet: Re: I kissed a girl and I liked it ▬ William   Mar 11 Juil 2017 - 1:06

► I kissed a girl and I liked it ◄
Elijah & Will


Mercredi 24 Juin 2015 – Fin de matinée

- Toi, j’te demande pas si tu penses avoir réussi.
- Ce sont des choses qui, effectivement, ne se demande pas aux personnes parfaites…
- Connard.

Clope derrière l’oreille, j’éclate de rire en esquivant le coup de Dean dans lequel il ne met aucune volonté pour vraiment me frapper. Je m’étire de tout mon long, fais craquer quelques cervicales en poussant un soupir de soulagement. Les examens se poursuivent tranquillement de mon côté, j’ai bucher un peu de temps en temps sur les choses qui me paraissaient le plus compliqué, avec Macy. Mais il est vrai que nous avons la chance tous les deux de plutôt bien nous en sortir… Pas besoin de plancher sur un sujet des heures, une seule lecture nous suffit. Et encore.

- Vous ne venez pas manger avec nous ?
- Non, on a un petit truc à faire avant.

« On » = Macy et moi. Ca fait une éternité que nous n’avons pas fait un truc ensemble. Un VRAI truc, j’entends. Et depuis quelques jours, je prends un malin plaisir de semer mille et une connerie au travers le château en compagnie de Mateo et parfois même de Julian. Mais celui-ci, c’est avec ma frangine que je veux le faire et personne d’autre. Bras dessus, bras dessous, on traverse le Hall sans expression sur le visage, sans l’ombre d’une malice ou de quoi que ce soit d’autres qui pourraient nous trahir. C’est au fin fond du Hall d’entrée, là où nous pouvons avoir une vue d’ensemble sur les aller et venue de la grande salle que nous nous positionnons.
Ce qu’on attend ? Que toute la population de ce château entre pour manger le repas du midi…

- Ca devrait être bon là, non ?
- Encore cinq petites minutes, je ne voudrais pas qu’on loupe les retardataires…

La décision de faire ce genre de connerie n’est pas dans le but de semer la zizanie en plein examen pour faire chier les enseignants mais plutôt pour mettre un peu de bonheur et de rire dans ces couloirs tristes. Après ce qu’on a tous vécu avec les Détraqueurs, ça ne fera de mal à personne d’avoir à faire quelques pièges de temps en temps. Encore moins à nous, fauteur de trouble, qui avons déjà le sourire aux lèvres alors que l’on s’approche des grandes portes entrouvertes.

- Tu les as ?
- Ouais, regarde. Macy ouvre grand un sachet avec un million de petites billes de couleurs. J’ai même créé des colorations arc-en-ciel.
- La vache ! T’en as combien là-dedans ?
- Franchement ? Assez pour pouvoir changer de couleurs de cheveux tous les jours …

Nos sourires s’élargissent et c’est baguette en main que nous formulons un sortilège à l’unisson. En l’espace de cinq minutes, des cris de surprises retentissent aux quatre coins de la salle et c’est avec des éclats de rire que nous constatons que notre farce fonctionne tout simplement à merveille lorsque nous observons un flot d’élèves sortirent de la salle en catastrophe, tous aux cheveux teintés d’un million de couleurs différentes…

¥

Fin de journée, après les épreuves.

- Je vais tellement te tuer Jackson. Te démembrer pour que tes bras de larves ne fassent plus jamais une seule connerie.
- Forcément, Miss Davis est exempté d’accusations.

Je lève les yeux au ciel en balayant l’air d’un geste de la main, faussement boudeur mais surtout trouvant l’excuse parfaite pour me tirer d’ici et vite avant que Jefferson-aux-couleurs-de-l’arc-en-ciel ne me fasse la pire fête de mon existence. Dommage, je lui trouve un charme supplémentaire avec la chevelure d’un Bisounours…
J’arpente les couloirs et croise exactement la personne que je voulais croiser… et que je coince dans un renfoncement de mur, sans crier garde.

- Bonjour. Sourire malicieux au coin des lèvres. Désolé, il me semble avoir subi la loi de l’attraction et j’en suis vraiment confus.

Dit-il en plaquant son bassin contre le sien… Eveillant un Enzo soudainement chaud bouillant. J’aime le surprendre et lui sortir ma science. Parfois les deux en même temps puisque si je comprends bien, ce garçon aime bien quand je viens faire mon intello, parait que j’ai l’air sexy quand j’fais ça.

- Est-ce que vous souhaitez que je vous fasse un petit cours sur le magnétisme… mes mains se posent là où elles veulent, sachant parfaitement où aller et de quelle façon pour l’éveiller vers un feu qui le consumera rapidement. A moins qu’une démonstration physique vous suffise…

Mes lèvres capturent les siennes dans un échange passionné et passionnelle où je mets tous ce qu’il peut m’éveiller. Ce mec me rend dingue et je ne m’en cache pas mais surtout, il éveille des parties de moi que je n’avais pas côtoyer depuis un moment. J’aime pouvoir le surprendre, le toucher, l’avoir à proximité de mes envies et de mes besoins. Je prends conscience que même en étant dans le même lieu de vie, il me manque parfois lorsque nos emplois du temps sont mutuellement chargés, que nous passons du temps chacun de notre côté avec nos proches… Alors, il m’arrive de m’imposer parfois, peut-être à tort, comme je le fais présentement pour le retrouver de la plus physique des manières.
Mon souffle s’écourte alors que l’élan de désir me prend à la gorge, enserre mon thorax, comme à chaque fois qu’il répond de cette façon aux perches que je lui tends avant de m’écarter. Difficilement, je dois bien l’admettre.

- T-t-t-t-t… Hors de question que je ne te déconcentre de tes examens. Je dépose un dernier baiser sur ses lèvres, mordant légèrement l’inférieur au passage. Mais promis, tu auras un petit bonus lorsque tout sera terminé.

Je me recule sans le quitter des yeux, provocateur, lui transmettant un million de chose par le regard avant de tourner les talons et de prendre la direction opposée. J’ai des fourmis au creux du ventre, les mains légèrement fébriles parce que j’ai beau parfois contrôler la situation, ça n’empêche en rien mes sens d’être au cœur d’un joyeux bordel et que, parfois, je me retrouve piégé par ses propres atouts à lui. Disons qu’Enzo semble savoir manier la manipulation et la tentation un peu plus chaque jours… à mon plus grand bonheur. Autant être honnête.

- … Oh bah merde alors.

Les mots sortent seuls, sans effort, sous l’effet de la surprise. D’une agréable surprise, d’ailleurs.
A moins que je ne rêve ? Je m’approche de quelques pas supplémentaires, plisse les yeux… Non, je ne rêve pas. C’est bien … Elijah que je viens de voir aux bras de … Charleen, entrain de l’embrasser. A la fois avec tendresse et passion.
Bordel de merde. Et je reste là, comme un con, complètement bloqué par ce que je viens de voir. Pas que ça m’choque, faut pas déconner non plus mais plutôt parce que j’étais vraiment très loin de m’attendre à ça. Que c’est le genre de couple que je n’aurai jamais imaginé voir se former dans ce château. Encore moins en connaissant Charleen…
… Mais peut-être que finalement, ça n’est pas si surprenant que ça ? J’en sais foutrement rien mais ça me file un putain de sourire qui ne fait que s’élargir quand je fais finalement face à Elijah qui, elle aussi, semble contaminer par une joie intense qui maintient ses zygomatiques bien dressés. C’est que le petit ange à l’air particulièrement heureuse…

- Bonjour William.
- Bonjour Elijah.

Il ne faut pas sortir de Harvard pour voir qu’elle a compris que je n’ai pas loupé un seul morceau de ce qu’il vient de se passer et de la voir piquer un fard comme elle le fait, ne fait que la rendre un peu plus attendrissante qu’elle ne l’est déjà. J’ai beaucoup d’affection pour cette fille. Je sais que pour certains, elle est casse-couille, qu’elle parle trop, qu’elle bouge trop mais je trouve qu’au contraire, c’est ce qui fait tout le charme de cette magnifique personne qui me fait sincèrement penser à Macy mais en beaucoup plus naïve.
Je la fixe avant de regarder derrière elle, comme pour appuyer que rien ne m’a échappé de cette scène.

- Est-ce que c’est moi ou je viens de te voir embrasser une jolie jeune fille blonde comme les blés ?

Je m’amuse de son rouge aux joues, de ses rires presque incontrôlables. Je ne sais pas ce qu’il se trame entre elles deux et j’admets n’avoir rien vu venir mais je n’peux pas m’empêcher de trouver ça adorable, mignon.
Putain, c’est que j’deviendrais presque gâteux !

- Moi qui pensais que tu n’avais d’yeux que pour mon charme fou de brioche bouclé et pour mon regard aussi bleu qu’est le ciel…

Je porte une main à mon cœur, faussement triste mais jouant un poil la comédie… Pour la taquiner et par plaisir de voir sa réaction, de m’en amuser gentiment.
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MessageSujet: Re: I kissed a girl and I liked it ▬ William   Jeu 13 Juil 2017 - 22:53

« Bonjour Elijah. »

Par Merlin qu'est ce qu'il est beau … Si j'étais un bonhomme de neige, il serait probablement le soleil et je serai entrain de fondre jusqu'à disparaître sous forme de flaque dans les interstices des pavés. On aurait des problèmes d'humidité après, ça serait nul et surtout je suis presque certaine que je dois être allergique à ça aussi.
Oui, il est beau, mais ce qui crépite dans mon ventre n'est pas seulement du à lui. J'ai encore le goût des lèvres de Charleen sur les mienne et surtout, sachant qu'il a tout vu j'en suis sûre, je me sens comme montée sur ressort, prête à exploser à tout moment, le cœur qui bat la chamade de quelque chose que je n'ai jamais ressenti jusqu'ici je crois.

« Est-ce que c’est moi ou je viens de te voir embrasser une jolie jeune fille blonde comme les blés ? »

Rouge pivoine bonjour. Je pique un far, regarde mes pieds sans pouvoir m'arrêter de sourire et de rire nerveusement. Si le ridicule m'atteignait j'aurai probablement disparu dans un coin mais je n'ai pas ces notions là. La preuve, je viens de glousser mais je ne me cache même pas, ou presque. Je me sens … comme une enfant prise en flagrant délit d'une bêtise.

Sauf que ça n'a rien d'une bêtise mais je me comprends.

« Moi qui pensais que tu n’avais d’yeux que pour mon charme fou de brioche bouclé et pour mon regard aussi bleu qu’est le ciel… »
« Oh ... »

C'est instantané, je perds mon sourire et relève le menton, presque piquée au vif. Sans faire attention je fais un pas vers lui, ouvre la bouche puis la referme. Il a l'air tellement triste … C'est pas ce que je voulais, je déteste faire de la peine aux gens et surtout aux gens que j'aime bien. Lui, je l'aime beaucoup. Et pas seulement parce qu'il a de beaux yeux, aussi parce qu'il est gentil. Très gentil. Brioche ? Je ne relève absolument pas.

« J'voulais pas te faire de peine William, je suis désolée ... »

En tout sincérité.

« J'adore tes yeux ! Je te trouve vraiment très beau et c'est sur que tu me fais craquer, ça oui. »

Je lève les yeux au ciel pour moi même et lâche un « anh ! » d'approbation.
Toujours pour moi-même.

« Mais j'ai pas envie de faire de peine à Enzo parce qu'il a vraiment l'air de bien t'aimer tu sais. Je le vois bien en cours des fois, il a la tête en l'air et il sourit dans le vide. J'suis sûre que c'est parce qu'il pense à toi et d'ailleurs il se fait rappeler à l'ordre parfois parce qu'il est parti dans ses pensées. Ça lui arrive souvent en Histoire de la Magie ça, et puis il s'est endormi en Métamorphose y a pas très longtemps. Ça lui arrive de temps en temps, je me demande s'il n'a pas des problèmes de sommeil … »

Pensive, je réfléchis et me dis que effectivement, il a souvent l'air fatigué, comme s'il ne récupérait pas la nuit. Avec la Pleine Lune je comprends mais c'est quand même pas toutes les semaines alors peut-être qu'il a vraiment des problèmes d'insomnie ou de mauvais sommeil. Il faudrait qu'il en parle à Monsieur Helland ou à Maxence, je suis sûre qu'ils pourraient l'aider.

« Ou alors c'est de ma faute parce que j'attire l'attention sur lui et là il se fait engueuler à cause de moi. J'ai de la chance parce qu'il ne m'en veut jamais. »

Bienvenue sur Radio Elijah, le programme qui ne s'arrête jamais.

« Et puis Charleen c'est … C'est différent, je crois. »

Encore un gloussement, je souris niaisement ça je peux le deviner mais mon sérieux revient vite et j'attrape le bras de William comme pour attirer son attention à 100%.

« Il faut pas répéter ce que tu as vu, d'accord ? Parce que je crois que ça la mettrait mal à l'aise et j'ai pas envie de lui faire de peine à elle non plus. »

Ah ça non !

Et mon sourire revient quand je repense à ce qu'il vient de se passer … Je me mords la lèvres inférieure et trépigne d'un pied sur l'autre comme si j'avais envie de faire pipi. Ça n'est pas du tout le cas.

« J'adore l'embrasser. Et puis c'est vrai qu'elle est jolie et blonde comme les blés. »

Charleen est vraiment très belle, je l'ai toujours trouvé merveilleuse avec ses longs cheveux blonds et ses beaux yeux bleus. Quand on la regarde on se sent bien je trouve, elle est jolie naturellement et la regarder ça met de bonne humeur. Elle est comme un baume de douceur.

« Je l'adore tout court, elle est vraiment géniale, je crois que c'est sûrement la meilleure amie que j'ai jamais eu parce que … enfin … avant qu'on se rapproche ces dernières semaines j'avais pas vraiment d'amis en fait. Je suis fatigante, très maladroite, les gens en ont vite marre ou me trouvent bizarre mais elle n'est pas comme ça. Je ne me sens jamais mal avec elle, c'est même tout le contraire. »

Je fanfaronne un peu parce que je me trouve encore coincée au pays des arc-en-ciel mais c'est bien plus que ça. Elle est sans doute la personne ici auprès de qui je me sens le mieux, le plus apaisé. Caem et elle m'offrent un équilibre qui me semble être devenu essentiel. Et aujourd'hui, avec elle, quelque chose a changé je crois.

« Et avec vous tous. Vous êtes vraiment des gens géniaux, je suis contente de vous avoir rencontrés et d'avoir ma petite place parmi vous de temps en temps. »

C'est vrai, je me suis tout de suite sentie acceptée parmi eux et même si on ne passe tout notre temps ensemble, même si je suis bien plus souvent avec Caem, avec mes camarades de classe ou seule avec Charleen, j'ai réellement découvert des gens formidables qui m'acceptent telles que je suis. Et me supportent en souriant.

« J'ai pas vraiment de point de comparaison parce que la seule personne que j'ai embrassé c'est Elias et c'était bien mais … pas comme ça. Et j'aurai adoré t'embrasser toi aussi mais non, hein hein, on peut pas ça ne serait pas bien. »

J'arbore un air très sérieux, presque sévère voir ferme, bras croisés sur la poitrine et sourcils froncés alors que je le regarde sans ciller. C'est un non définitif. Et mes bras retombent le long de mon corps, mon sourire revient une fois de plus. Un jour, peut-être, je tiendrai en place.

« Je trouve qu'elle a un goût de bonbon. Et puis c'est doux, parfois ça donne un peu chaud et puis surtout il y a les papillons ... »

Oh oui … ces papillons … Je voudrai les ressentir encore … Si je me perds dans mes pensées quelques instants, je reviens à nouveau à lui, toute mon attention pleine de curiosité tournée dans sa direction.

« Est ce que ça te fait ça à toi aussi quand tu embrasses Enzo ? Tu ressens les papillons ? Est ce que c'est comme ça avec tout le monde, peu importe qui on embrasse ? Tu sais, ça chatouille, c'est agréable … »

Et sans transition, sans lui laisser le temps d'en placer une – une fois n'est pas coutume :

« Tu as croisé un piège ? »

Je le regarde de la tête au pied et remarque sa dégaine un peu défaite, les cheveux légèrement en pétard, les vêtements pas vraiment droits. Comme s'il avait luté contre quelque chose ou un truc comme ça. Si c'est le cas je compatis, avec ma poisse légendaire il ne se passe pas un jour sans que je ne me fasse avoir.
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MessageSujet: Re: I kissed a girl and I liked it ▬ William   Dim 6 Aoû 2017 - 22:23

Je retiens un sourire, voir un rire, trop amusé par la situation mais garde malgré tout un visage impassible, presque tristounet. Le plus drôle est certainement de voir Elijah marcher – courir – à fond dans mon jeu.
Elle perd son sourire et son visage s’affaisse, triste à son tour. J’ai presque mal au cœur de la voir peinée alors qu’à aucun moment je ne suis sérieux.

- J'voulais pas te faire de peine William, je suis désolée ... J'adore tes yeux ! Je te trouve vraiment très beau et c'est sur que tu me fais craquer, ça oui.

Nom de dieu. Elle lâche une exclamation suffisamment explicite pour comprendre qu’elle ne dit que la strict vérité et malgré le côté hilarant de la situation, elle me fait craquer un peu plus avec son air à la fois désolée et convaincue que je la fais toujours craquer alors que c’est clairement évident que c’est pour une autre paire d’yeux bleus qu’elle semble fondre…

- Mais j'ai pas envie de faire de peine à Enzo parce qu'il a vraiment l'air de bien t'aimer tu sais. Je le vois bien en cours des fois, il a la tête en l'air et il sourit dans le vide. J'suis sûre que c'est parce qu'il pense à toi et d'ailleurs il se fait rappeler à l'ordre parfois parce qu'il est parti dans ses pensées. Ça lui arrive souvent en Histoire de la Magie ça, et puis il s'est endormi en Métamorphose y a pas très longtemps. Ça lui arrive de temps en temps, je me demande s'il n'a pas des problèmes de sommeil …
- Vraiment ? Va falloir que je songe à m’assurer qu’il dorme un peu plus alors.

Comment est-ce possible d’être aussi adorable et naïve à la fois ? Regardez-là, à aucun moment l’idée que la raison de son manque d’énergie est certainement que nous nous épuisions un peu trop au pieu ne lui traverse l’esprit. Je crois que j’ai rarement vu quelqu’un avec un esprit aussi pur…

- Mais c’est vraiment adorable à toi de penser à lui…
- Ou alors c'est de ma faute parce que j'attire l'attention sur lui et là il se fait engueuler à cause de moi. J'ai de la chance parce qu'il ne m'en veut jamais.
- Tu sais qu’avec une bouille comme la tienne, c’est vraiment compliqué de t’en vouloir.

Honnêtement ? Celui qui arrive à détester cette fille est vraiment le pire des cons, mal baisé et aigri.
Et de toute façon, je crois qu’elle n’écoute absolument plus ce que je peux lui raconter puisqu’on esprit vient de quitter la planète William pour quelque chose de beaucoup plus doux…

- Et puis Charleen c'est … C'est différent, je crois.

Et nous y voilà. Ses yeux pétillent de nouveau, son sourire revient aussi vite qu’il est reparti et elle rit, heureuse. Tout simplement.
Et ça, les gars, ça vaut tous les râteaux du monde.
Elijah me chope par le bras et je me penche légèrement pour l’écouter avec la plus grande attention.

- Il faut pas répéter ce que tu as vu, d'accord ? Parce que je crois que ça la mettrait mal à l'aise et j'ai pas envie de lui faire de peine à elle non plus.

Je me redresse, la regarde droit dans les yeux en faisant une croix sur mon cœur.

- Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer.

Bonjour, j’ai dix ans. Exactement le genre de réplique que tu sors à cet âge là mais cette fois, ça me parait de circonstance, même si elle a l’air de me faire tout simplement confiance. Je ne relève pas le fait qu’elles ne veuillent pas que ça se sache, je ne serais pas étonné qu’elles veuillent tout simplement garder ça pour elles, profiter de cette petite bulle de bonheur et d’insouciance.

- J'adore l'embrasser. Et puis c'est vrai qu'elle est jolie et blonde comme les blés. Je l'adore tout court, elle est vraiment géniale, je crois que c'est sûrement la meilleure amie que j'ai jamais eu parce que … enfin … avant qu'on se rapproche ces dernières semaines j'avais pas vraiment d'amis en fait. Je suis fatigante, très maladroite, les gens en ont vite marre ou me trouvent bizarre mais elle n'est pas comme ça. Je ne me sens jamais mal avec elle, c'est même tout le contraire.

Mon cœur se ramolli comme une guimauve au-dessus d’un feu de camp. L’entendre parler de Charleen vous redonnerait foi en l’humanité, vous prouvant par A + B que l’affection profonde et l’émerveillement humain existe encore. Je ne sais pas si Elijah se rend vraiment compte de ce qu’elle dégage lorsqu’elle me parle de tout ça mais elle transmet réellement quelque chose de positif, de presque réconfortant. Vous ne pouvez que ressortir avec la banane après une discussion avec elle. Je sais bien que tout le monde ne la supporte pas mais ça n’est pas non plus un enfer. J’aime pas l’idée qu’elle puisse se juger aussi durement.

- Et avec vous tous. Vous êtes vraiment des gens géniaux, je suis contente de vous avoir rencontrés et d'avoir ma petite place parmi vous de temps en temps.

Et on repart dans l’adorable à l’état pur. C’est gratuit.

- J'ai pas vraiment de point de comparaison parce que la seule personne que j'ai embrassé c'est Elias et c'était bien mais … pas comme ça. Et j'aurai adoré t'embrasser toi aussi mais non, hein hein, on peut pas ça ne serait pas bien.

Pour revenir à la malice. Un sourire taquin s’esquisse et l’espace d’une seconde, je serais presque tenté de réaliser un de ses « fantasmes ». Mais par respect pour Charleen – même si je ne saisis pas encore totalement ce qu’il se trame – et pour mon propre mec – quoi que visiblement ça ne gêne personne de savoir qu’il n’est plus libre et de lui rouler des pelles en s’en donnant à cœur joie… - je ne le ferais pas.

- Tu as raison, ça ne serait pas bien. Hm hm.

Même air sérieux en agitant la main devant moi comme s’il était hors de question que je ne cède à cette douce tentation. Mais pas le temps de s’étaler plus sur le sujet puisqu’elle en change aussitôt, d’un claquement de doigts.
Faut vraiment que je m’assure que Macy est bien fille unique parce que plus je passe de temps avec Elijah, plus je me demande si elles ne sont pas issus de la même famille…

- Je trouve qu'elle a un goût de bonbon. Et puis c'est doux, parfois ça donne un peu chaud et puis surtout il y a les papillons ...

Ca donne un peu chaud hein… Dire que tu n’es qu’à l’aube de tes hormones jeune fille…

- Est ce que ça te fait ça à toi aussi quand tu embrasses Enzo ? Tu ressens les papillons ? Est ce que c'est comme ça avec tout le monde, peu importe qui on embrasse ? Tu sais, ça chatouille, c'est agréable … Tu as croisé un piège ?

J’éclate de rire parce qu’elle ne sait tout simplement pas rester concentré sur un seul et même sujet sans dévier à un moment donné, sans donner le temps de réponse. Parfois elle me donne l’impression d’être hyperactive même si ça n’a pas non plus l’air d’être le cas.
Je m’approche d’elle, gentiment.

- Non, je n’ai croisé aucun piège et d’après ce que j’entends, j’ai une sacrée chance de ne pas être passer à la casserole.

Je l’admets, je prends un malin plaisir de me jouer de sa naïveté. Aucun risque – ou presque ? – à ce que je ne tombe sur un piège puisque je suis l’auteur de la plupart d’entre eux, bien entouré de mes collègues de conneries. J’dois dire que l’on s’est surpassé pour la plupart d’entre eux et je suis même plutôt fier de moi.

- Par contre,
je me penche légèrement, main sur son épaule pour l’attirer légèrement vers moi, mes yeux plantés dans les siens. J’ai bien l’impression que TOI, tu en as un croisé un assez énorme causé par Cupidon lui-même.

Je ne sais absolument pas si elle saisit ce que je suis entrain de lui dire ou même de lui faire comprendre mais ça m’amuse quelque part de la voir avec cet air naïf, encore une fois, de ne pas tout saisir de ce qu’on tente de lui mettre sous le nez. Ça serait trop facile.
Je passe un bras autour de ses petites épaules et l’entraine avec moi alors que je glisse la clope que j’avais coincée derrière mon oreille entre mes lèvres. Nous nous asseyons sur le bord d’une petite fenêtre, mon zippo allumant le bout de ma cigarette.

- Quand j’embrasse Enzo, oui je ressens un tas de papillons et parfois ça va même au-delà de ça. J’inspire une bouffée que j’expire sur le côté, loin d’Elijah pour ne pas l’incommoder. Certains baisers, les plus légers, me donnent cette impression. Mais pleins d’autres me déconnectent complètement de la réalité. Certaines fois j’oublie où nous sommes, quelle heure il est et j’ai l’impression de ne faire qu’un avec. Et plus ça va, plus ça devient … Comment dire. Intense.

Je sais que ça fait hyper romancé, romantique ou même très fleur bleue mais l’avantage avec Elijah, c’est qu’à aucun moment elle ne se foutra de votre gueule de dire les choses de cette façon. D’autant plus que je ne mens pas et n’exagère rien. J’ai connu bon nombre d’aventures et de relations éphémères et certaines m’ont bien plus marquée que d’autres. Celle que je vis actuellement avec Enzo est de celles-là. Intense, sulfureux.

- Certaines fois j’ai envie que ça dure des heures, de prendre tout mon temps pour y prendre le plus de plaisir possible. C’est un peu comme toi finalement, parfois je ne m’arrêterais jamais. Je me tourne vers elle, larde sourire aux lèvres avant de poursuivre. Tu sais, parfois tu rencontres des gens avec qui ça va être sympa d’avoir ce genre d’échange, ça te fera un peu frémir, ça te donnera parfois le sourire parce que quand tu partages un moment particulier avec quelqu’un c’est toujours agréable… Et d’autres fois, tu rencontreras quelqu’un de plus spécial où là… Je claque des doigts pour marquer mes mots. Ça te fera LE truc. Ça sera intense, vibrant, tu vas frissonner, avoir le cœur qui bat à mille à l’heure, tu vas avoir des étoiles dans les yeux comme si t’avais un feu d’artifice dans le crâne. Mais en mille fois mieux.

Je pousse légèrement sa tête du bout de l’index et l’espace d’une seconde j’ai l’impression d’être le frère qui explique la vie à sa frangine. Ceci dit, ce rôle ne me déplait pas forcément, au contraire. Ça me fait passer un moment avec Elijah, chose qui n’était jamais vraiment arrivé jusqu’ici en réalité.

- Et ça, ça voudra dire que cette personne est vraiment spéciale et particulière pour toi.

Mon sourire ne me quitte pas tout comme je ne quitte pas non plus le regard d’Elijah. Je ne lui dis pas clairement les choses mais je penses qu’elle peut aisément faire la comparaison seule… Parce que sauf erreur de ma part, ce feu d’artifice que je lis encore au creux de ses prunelles ne sont causés par moi.

- Si tu veux mon avis, ça n’est plus mon regard qui te rend si pétillante comme ça mais une autre paire d’yeux bleus…

Je la taquine, avec un air tellement attendri sur la gueule que j’en aurai l’air presque con.
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MessageSujet: Re: I kissed a girl and I liked it ▬ William   Mer 9 Aoû 2017 - 18:17

Il éclate de rire, je ne comprends pas vraiment pourquoi cette réaction mais elle est communicative alors je me retrouve à rire moi aussi sans trop savoir pourquoi. Peut-être que c’est moi qui le fait rire, j’ai encore du rater un truc plus qu’évident … C’est ma grande spécialité apparemment.

« Non, je n’ai croisé aucun piège et d’après ce que j’entends, j’ai une sacrée chance de ne pas être passer à la casserole. »
« Oh, d’accord. T’as un peu l’air de t’être battu avec Dragon c’est pour ça. »

Haussement d’épaules.

« Mais tant mieux parce qu’ils sont pas tous très marrants. Hier je me suis retrouvée avec un truc gluant dans les cheveux, Kezabel, Riley et Charleen ont mis une heure avant de réussir à tout m’enlever … Si ma mère avait vu ça elle aurait hurlé. »

Et je ris à cette simple idée, comme une véritable gamine enjouée à l’idée de voir sa mère râler et s’énerver, occultant systématiquement la pensée éphémère que j’ai vers cette femme que je m’entête à fuir depuis des semaines.

« Par contre. »

Oh la. Oh la la. Oh la la la la. Envolée celle à qui je ne veux pas penser et envolée Maman, envolés les pièges et mes cheveux. Sa main se pose sur mon épaule, il me rapproche de lui et ses yeux … Ces yeux … Je crois que ça me fait sourire de la manière la plus niaise qu’il soit d’être aussi près de lui, qu’il me regarde comme ça.

« J’ai bien l’impression que TOI, tu en as un croisé un assez énorme causé par Cupidon lui-même. »
« Hein ? »

On ne dit pas « hein ? » mais « pardon ? » Elijah ! J’ai pas le temps de réagir plus que ça qu’il passe un de ses bras autour de mes épaules et je suis aux anges. Tout ça ne dure pas très longtemps mais c’est suffisant pour me mettre des étoiles dans les yeux. L’instant d’après il s’assoie sur un rebord de fenêtre et j’en fais autant alors qu’il allume sa cigarette. J’ai envie de lui dire qu’il devrait arrêter parce que ça n’est pas bon pour la santé mais me retiens. Ne te mêle pas de ce qui ne te regarde pas, jeune demoiselle.

« Quand j’embrasse Enzo, oui je ressens un tas de papillons et parfois ça va même au-delà de ça. »

Si un jour j’avais été aussi attentive en cours … En attendant ça me fait glousser, j’y peux rien. J’ai beau loucher sur William sans réussir à le cacher à Enzo, je les trouve vraiment mignons tous les deux. Ils sont beaux et vont bien ensemble.

« Certains baisers, les plus légers, me donnent cette impression. Mais pleins d’autres me déconnectent complètement de la réalité. Certaines fois j’oublie où nous sommes, quelle heure il est et j’ai l’impression de ne faire qu’un avec. Et plus ça va, plus ça devient … Comment dire. Intense. »

J’écoute, attentive, alors qu’il m’explique tout ça d’une voix posée, presque neutre, comme un Professeur donnerait un cours. Et je m’abreuve de ses paroles. L’intensité. Je crois que c’est ce que j’ai ressenti tout à l’heure avec Charleen, comme si les choses s’étaient accentuées, avaient subis une certaine escalade. J’ai oublié où j’étais, l’heure qu’il était, totalement déconnectée. Est-ce que c’est quelque chose qui gagne en intensité au fur et à mesure ? Plus on le fait, plus ça augmente ? Mais jusqu’où ?

« Certaines fois j’ai envie que ça dure des heures, de prendre tout mon temps pour y prendre le plus de plaisir possible. C’est un peu comme toi finalement, parfois je ne m’arrêterais jamais. »

Il se tourne vers moi avec un large sourire sur les lèvres et moi je pique un far, ni plus ni moins. Je crois que c’est le mot plaisir plus que ça taquinerie qui me met dans cet état que je ne saurai pas vraiment identifier, entre gêne, accélération du cœur et curiosité. Je ne suis pas idiote, il m’arrive fréquemment d’être à côté de la plaque et très naïve pour beaucoup de choses mais je sais bien, enfin je me doute, qu’ils ne font pas que s’embrasser même si là c'est peut-être simplement de ça dont il me parle. Et le mot plaisir m’amène plus loin, vers un mot que je n’arrive même pas à penser alors l’exprimer … ça ne m’avait jamais effleuré l’esprit jusqu’ici, pas vraiment, pas sérieusement. A présent je crois que ça me fait peur.

« Tu sais, parfois tu rencontres des gens avec qui ça va être sympa d’avoir ce genre d’échange, ça te fera un peu frémir, ça te donnera parfois le sourire parce que quand tu partages un moment particulier avec quelqu’un c’est toujours agréable… Et d’autres fois, tu rencontreras quelqu’un de plus spécial où là… »

Il claque des doigts, je sursaute.

«  Ça te fera LE truc. Ça sera intense, vibrant, tu vas frissonner, avoir le cœur qui bat à mille à l’heure, tu vas avoir des étoiles dans les yeux comme si t’avais un feu d’artifice dans le crâne. Mais en mille fois mieux. »

Je retrouve mon sourire, la gêne s’est envolée avec le rouge de mes joues alors que ce langage me parle de nouveau. Les étoiles dans les yeux et le feu d’artifice dans la tête, ça oui, ça me parle et ça ne me fait pas peur. Parce que je connais. Parce que c’est exactement ce que je ressens quand je suis avec Charleen. Quand on s’embrasse.

« Et ça, ça voudra dire que cette personne est vraiment spéciale et particulière pour toi. »

Les yeux dans le vague, je l’entends et percute mais me sens à la fois loin, plus vraiment là. Un léger sourire flotte sur mes lèvres. Charleen est une personne particulière à mes yeux, de ça je n’ai aucun doute parce que je le ressens depuis des semaines, mais particulière de cette façon-là ? Quand on a échangé ce premier baiser je ne me suis pas posé de question, pas plus que pour le second et tous les suivants. Je l’embrasse parce que j’en ai envie, parce que j’aime ça, et je sais bien qu’on ne fait pas vraiment ça entre amis, ou alors peut-être que si mais …

« Si tu veux mon avis, ça n’est plus mon regard qui te rend si pétillante comme ça mais une autre paire d’yeux bleus… »

Je suis à l’ouest souvent, trop souvent, pourtant cette fois je comprends immédiatement où il veut en venir.

« Tu crois que ça ne peut pas être les deux ? »

Dans ma poitrine mon cœur bat vite, très vite, et sur mon visage il n’y a plus vraiment de sourire. Un instant je regarde le sol, mes pieds, triture mes doigts les uns avec les autres puis reprends.

« Je ressens toutes ces choses-là, ce que tu as décrit, quand on s’embrasse avec Charleen mais comment est-ce que je peux savoir si ça serait différent ou pareil avec quelqu’un d’autre puisque je n’ai jamais embrassé personne d’autre à part Elias ? »

Et c’était vraiment trop rapide pour que je ne me rende réellement compte de quoi que ce soit, sans parler du fait que – même si je m’en suis rendu compte après coup et surtout le lendemain matin avec le mal de tête – j’étais légèrement alcoolisée.

« Et puis je ne sais pas si … Enfin je ne me suis jamais posée la question à vrai dire, j’ai toujours regardé les garçons mais tu sais j’ai … Je te regarde toi parce que je te trouve beau, un peu comme je regarderai un paquet de M&M’s que j’ai pas le droit de toucher parce que je suis allergique à l’arachide. »

Elijah …Main sur la bouche, mon sourire revient et je pouffe dans ma paume à cause de l’énormité que je viens encore de sortir. Je viens de le comparer à de la nourriture, sous-entendre que je suis allergique à lui … C’est flatteur. C’est pas ce que je voulais dire, évidemment.

« Désolée … »

Il n’a pas l’air de se vexer alors je retrouve un peu mon sérieux parce que mine de rien, toute cette histoire me travail. Jusqu’ici j’étais sur mon petit nuage, je ne me posai pas de questions. Maintenant c’est comme si elles arrivaient toutes en même temps et que je devais prendre une décision. Quelque part ça m’angoisse et m’oppresse.

« Cameron me plait aussi beaucoup, et puis j’ai craqué pour Lukas à une époque, un peu pour Elias. Ça n’est jamais quelque chose de durable, ou alors c’est un peu pour le plaisir de regarder tu sais, je crois que tout le monde fait ça, même si je te trouve drôle et gentil bien sûr. Et très intelligent et intéressant, même si on n'a pas souvent eu l'occasion de discuter beaucoup. »

C’est ça, répare ta bourde et passe lui un peu de cirage.

« J’ai jamais vu plus loin que ça, je ne me suis jamais vraiment dit que je voulais être avec une personne comme toi tu es avec Enzo par exemple. Parce que tu es avec lui et personne d’autre, non ? Comme Mateo et Riley. »

Ils sont un couple. Je crois que cette notion me dépasse complètement parce que non, je ne l’ai jamais envisagé, mais je ne peux pas non plus nier qu’avec Charleen c’est différent, que je ne ressens pas du tout ce que j’ai pu ressentir quand les garçons attiraient mon attention et faisaient battre mon petit cœur. C'est autre chose. Parce que c’est une fille ? Parce qu’elle est mon amie ? Parce que ça n’est pas du tout le même genre de relation ?

« Comment est-ce que je peux savoir si ce que je ressens quand je suis avec Charleen veut dire quelque chose de plus que de l’amitié et un goût pour ses baisers ? J’ai pas du tout de point de comparaison, ça me perturbe un peu. Je comprends pas vraiment tout ça. »

Je crois que c’est un air un peu perdu que j’affiche cette fois. Pas paniqué mais pas nécessairement serein pour autant.

« Comment t’as su toi, que c’était différent, que c’était plus ? Est-ce qu’il y a eu beaucoup de personnes ? Des filles et des garçons ? D’ailleurs est-ce qu’il y a une différence ? »
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MessageSujet: Re: I kissed a girl and I liked it ▬ William   Lun 4 Sep 2017 - 18:51

Avoir cette discussion avec Elijah, je ne l’aurai pas vraiment imaginé. Mais maintenant qu’elle se déroule, pourquoi pas ? J’essaie de lui répondre le plus justement possible, le plus sincèrement. C’est le genre de gamine qui se pose un million de question à la fois, alors parfois j’imagine comment ça se passe sous son crâne, à quelle allure ça va là-dedans. Ca ressemblerait presque à un train à grande vitesse.
En attendant, nous parlons de Charleen mais surtout des émotions d’Elijah, celles qui la perturbent suffisamment pour lui ôter tout sourire.

- Tu crois que ça ne peut pas être les deux ?

Elle regarde le sol, mes yeux se posant sur elle.
Précise ton idée, ma jolie.

- Je ressens toutes ces choses-là, ce que tu as décrit, quand on s’embrasse avec Charleen mais comment est-ce que je peux savoir si ça serait différent ou pareil avec quelqu’un d’autre puisque je n’ai jamais embrassé personne d’autre à part Elias ?

Elijah marque un point. Je suis le premier à pousser à la liberté mais surtout aux expériences. Si Elijah et Charleen ont été les deux seules personnes qu’elle ait embrassées, touchée, dans sa vie, difficile de pouvoir se faire une idée précise de ce qu’il se passe, de ce qu’elle ressent. Mais tout dépend des personnalités, des caractères… Il existe bien des couples qui se connaissent depuis le collège et qui vieillissent ensembles alors qu’ils se trouvent être mutuellement la première fois de l’autre.

- Et puis je ne sais pas si … Enfin je ne me suis jamais posée la question à vrai dire, j’ai toujours regardé les garçons mais tu sais j’ai … Je te regarde toi parce que je te trouve beau, un peu comme je regarderai un paquet de M&M’s que j’ai pas le droit de toucher parce que je suis allergique à l’arachide.

Un ricanement m’échappe alors qu’elle plaque sa main sur sa bouche, consciente de ce qu’elle vient de me sortir.  

-  Désolée …
- Y a pas de quoi. Entre la brioche et le M&M’s je vais finir par croire que j’suis vraiment appétissant comme type.

ET tout ça, avec le sourire. De toute façon, je crois que peu importe la saveur sucrée que j’inspire, Enzo prendra toujours autant plaisir à me bouffer sur place.
Désolé pour les esprits les plus chastes.
Le sourire d’Elijah s’efface aussi vite qu’il est arrivé alors qu’elle doit de nouveau plonger dans ses millions de questions qui la travaille. C’est pas courant de la voir si songeuse, si perturbée.

- Cameron me plait aussi beaucoup, et puis j’ai craqué pour Lukas à une époque, un peu pour Elias. Ça n’est jamais quelque chose de durable, ou alors c’est un peu pour le plaisir de regarder tu sais, je crois que tout le monde fait ça, même si je te trouve drôle et gentil bien sûr. Et très intelligent et intéressant, même si on n'a pas souvent eu l'occasion de discuter beaucoup. J’ai jamais vu plus loin que ça, je ne me suis jamais vraiment dit que je voulais être avec une personne comme toi tu es avec Enzo par exemple. Parce que tu es avec lui et personne d’autre, non ? Comme Mateo et Riley.
- Oui, effectivement.

Et si je ne lui réponds pas plus que ça, ça n’est pas par manque d’intérêt mais plutôt pour ne pas trop la couper dans son élan. Elle a l’air d’avoir pas mal de chose sur le cœur ou la conscience – ou les deux – et je la laisse faire, vider son sac finalement. J’entends tout ce qu’elle me dit, l’assimile, voir, le comprend. Et tout ce que je vois pour l’instant, c’est une ado un peu paumée avec tous ces sentiments qui la chamboulent et qu’elle ne connait pas, qu’elle n’arrive pas à identifier.

- Comment est-ce que je peux savoir si ce que je ressens quand je suis avec Charleen veut dire quelque chose de plus que de l’amitié et un goût pour ses baisers ? J’ai pas du tout de point de comparaison, ça me perturbe un peu. Je comprends pas vraiment tout ça.  Comment t’as su toi, que c’était différent, que c’était plus ? Est-ce qu’il y a eu beaucoup de personnes ? Des filles et des garçons ? D’ailleurs est-ce qu’il y a une différence ?

Je lui souris, à la fois attendrie et surpris par tout ce qui lui passe par le cerveau. Tout ça, en même temps. Mais tout ça sont des questions légitimes, qu’il est logique de se poser lorsque nous sommes dans sa situation, même si à contrario, je serais plutôt le genre de personne à ne pas réfléchir, simplement profiter de ce qu’il se passe jusqu’au moment où j’aurai ce déclic ou non.

- Tout ça dépend de beaucoup de chose, tu sais ? De mon point de vue, je te dirais qu’il y en a une puisque je n’ai toujours été attiré que par les hommes. Comme Riley a toujours été attirée uniquement par les homme par exemple. Mais tout ça n’est qu’une question de préférence puisqu’en soit, nous sommes tous humains. Je marque une pause et me tourne légèrement vers elle, pliant un genou. Il existe aussi ceux qui aiment vivre des choses avec les deux sexes. Hommes ou femmes, ils s’en fichent et trouvent leur bonheur chez les deux, selon leurs envies du moment mais aussi selon la personne qu’ils ont en face d’eux.

J’essaie de faire au plus simple et au plus précis, histoire de ne pas la perdre un peu plus dans toutes ces questions qu’elle se pose. Je ne m’en rends pas compte tout de suite mais je prends plaisir à cette discussion. Parce que c’est Elijah et que j’ai toujours sincèrement adoré cette petite boule de vie et de bonheur mais aussi parce que j’aime à l’aider à y voir plus clair.
Tout ce que je lui raconte viens seulement d’une logique naturellement et peut-être personnelle mais surtout de ce que j’ai pu voir, entendre ou même vivre.

- Parfois, tu peux être fortement attirée par quelqu’un pour ce qu’il est. Il y a une sorte d’alchimie, physique et psychique. Peu importe son sexe, ça va au-delà de ce genre de détail. J’ai déjà connu une femme qui a toujours été attirée que par les hommes par exemple. Jusqu’à ce qu’elle rencontre un jour une autre femme où il s’est passé quelque chose de très différent alors qu’elle n’avait jamais ressenti quoi que ce soit pour le même sexe qu’elle. Il y a eu une alchimie qu’elle ne sait toujours pas décrire ou expliquer aujourd’hui, elle sait juste qu’elle a sincèrement aimée cette personne, sans se poser plus de question.

Je ne sais pas si je suis très clair ou non mais j’essaie, en tout cas. Prenant soin de prendre mon temps, de choisir mes mots pour simplifier toutes ces informations.

- Donc je dirais que pour certaines personnes, ils fonctionnent au feeling, à la complicité et à la personnalité. C’est peut-être le cas pour toi avec Charleen que tu regardes pour ce qu’elle est, dans son entièreté.

Qui sait, peut-être que dans trois mois, toutes ces choses qu’elle ressent vis-à-vis de Thomson disparaitront, s’épuiseront, pour trouver bonheur ailleurs. En une autre femme ou un autre homme. Ou, au contraire, ils s’intensifieront de jours en jours jusqu’à un amour sincère. Personne ne pourra le savoir à l’avance, personne ne pourra prédire ce genre de situation, d’émotions. Le meilleur moyen de savoir et d’apprendre est d’essayer, de profiter des occasions données.

- Quant à savoir si ce que tu ressens pour elle n’est qu’une simple amitié… toi seule connais la réponse. Et la meilleure façon d’y voir plus clair est de vivre des expériences, de profiter des occasions que l’on a pour apprendre, découvrir. Je ne te dirais pas qu’il est certain que tu es doucement entrain de tomber amoureuse d’elle parce que je ne suis pas dans ta tête et que là encore, toi seule peux le savoir… mais je peux au moins te dire que si Charleen te fais te sentir bien, que tu es heureuse quand tu es avec elle, quand tu l’embrasses, quand vous passez du temps ensemble, alors profites. Tout simplement. Peut-être que les réponses te viendront naturellement, le jour où tu t’y attendras le moins.

Avec tout ça, j’en ai oublié ma clope qui a fini par s’éteindre toute seule sans que je ne la consume et consomme. Je fini par écraser le reste dans mon cendrier de poche, y laissant le mégot en rangeant l’objet dans le fond de la poche de mon jean.

- Certaines personnes ont besoin de faire de multiples expériences pour savoir ce qu’ils veulent, ce qu’ils attendent. Ça a été le cas pour moi… Enfin, surtout parce que j’adore particulièrement la diversité et que j’aime profiter de la vie. Puis il y a eu Enzo où il m’a montré une autre façon d’en profiter mais avec une seule et même personne. Et contrairement à ce que l’on croit, c’est tout aussi libérateur.

Désolé ma pauvre Elijah, je m’étale sur un sujet dont tu te fous probablement mais il a au moins le mérite de servir d’exemple et d’appuis.

- Puis il y a d’autres personnes qui n’ont pas besoin de ça pour savoir. Ils le savent naturellement, sans se poser de question. Je lève un regard vers le plafond, songeur avant de reprendre. C’est comme ceux qui savent naturellement qu’ils aiment les hommes, les femmes, telle odeur, telle couleur etc…

Pas sûr que mon exemple soit très parlant mais je fais ce que je peux.
Maintenant, je me tais enfin, concluant ma phrase d’un sourire. Impossible de savoir pour le moment si je lui ai permis d’y voir un peu plus clair ou si, au contraire, tout ce discours lui a fait naitre dix milles questions supplémentaires. Les idées d’Elijah sont comme des chatons qui fleurissent à vitesse grand V sans que l’on en prenne vraiment conscience.
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MessageSujet: Re: I kissed a girl and I liked it ▬ William   Jeu 7 Sep 2017 - 19:39

Avalanche de questions, d’interrogations, de … comment fonctionne la vie, le monde, les gens ? Comment moi je fonctionne ? C’est un peu ça finalement. Je me retrouve au beau milieu d’un ouragan de points d’interrogation sans réellement savoir sur lequel me fixer, incapable de prendre les choses une par une et surtout très attentiste quant à la présence de William. Oui, j’attends de lui qu’il m’aide à y voir plus clair. Parce qu’il est là, parce que … je me sens à l’aise avec lui visiblement, parce que je sais, je crois, qu’il a une certaine expérience de tout ça et puis ça n’était pas comme si je calculais quoi que ce soit de toute façon. Est-ce qu’il va me répondre ? Je crois que oui. Je crois qu’il est comme ça, ce genre de personnes qui peut parler de tout sans gêne, naturellement et sobrement, qui est là quand on a besoin de lui même si on se connait très peu finalement.

Alors les mains agrippées l’une à l’autre, la lèvre inférieure coincée entre mes dents, je le regarde de mes yeux de petite fille perdue et attend sagement la leçon qui va venir.

« Tout ça dépend de beaucoup de chose, tu sais ? De mon point de vue, je te dirais qu’il y en a une puisque je n’ai toujours été attiré que par les hommes. Comme Riley a toujours été attirée uniquement par les homme par exemple. Mais tout ça n’est qu’une question de préférence puisqu’en soit, nous sommes tous humains. »

Mon cœur s’emballe un peu quand son discours démarre, j’ai presque l’impression que ma vie va complètement changer après cet instant. Ma perception de certaines choses en tout cas, peut-être, alors il y a une part d’excitation qui se manifeste en moi. Une chose est sûre : Je bois ses paroles, pendue à ses lèvres. Si je n’ai d’yeux que pour lui en cet instant ça n’a plus rien à voir avec le bleu des siens. La preuve, je ne suis même pas déçue qu’il n’aime que les hommes.

« Il existe aussi ceux qui aiment vivre des choses avec les deux sexes. Hommes ou femmes, ils s’en fichent et trouvent leur bonheur chez les deux, selon leurs envies du moment mais aussi selon la personne qu’ils ont en face d’eux. »

Je hoche la tête, mon regard se perd dans le vague une seconde alors que j’analyse chacun des faits qu’il m’expose. Et si je calque ça sur moi, qu’est-ce que ça donne ? Je me suis posée des questions de manière générale, jusqu’ici je n’avais jamais eu à réellement appliquer ce genre de cas de figure sur ma propre personne. Est-ce que j’aime les garçons ? Est-ce que j’aime les filles ? Les deux ? Est-ce que ça a vraiment de l’importance ?
Enzo m’a d’ailleurs déjà expliqué que lui ne faisait pas tellement de différence, qu’il pouvait être attiré par une fille comme par un garçon, que ça dépendait effectivement de la personne. Personne n’a tort ou raison, je crois juste que finalement … il n’y a rien de plus naturel que d’aller vers la personne qui nous provoque quelque chose, non ? Peu importe son sexe.

« Parfois, tu peux être fortement attirée par quelqu’un pour ce qu’il est. Il y a une sorte d’alchimie, physique et psychique. Peu importe son sexe, ça va au-delà de ce genre de détail. J’ai déjà connu une femme qui a toujours été attirée que par les hommes par exemple. Jusqu’à ce qu’elle rencontre un jour une autre femme où il s’est passé quelque chose de très différent alors qu’elle n’avait jamais ressenti quoi que ce soit pour le même sexe qu’elle. Il y a eu une alchimie qu’elle ne sait toujours pas décrire ou expliquer aujourd’hui, elle sait juste qu’elle a sincèrement aimée cette personne, sans se poser plus de question. »

Un peu curieuse, je me demande de qui il parle. Est-ce que je la connais ? Ça n’a finalement pas tellement d’importance. Je comprends pourquoi il me parle de cette personne, c’est pour mettre une image réelle sur des faits, pour les rendre plus palpables et plus concrets. Alors je hoche la tête encore une fois, toujours aussi attentive. J’enregistre.

« Donc je dirais que pour certaines personnes, ils fonctionnent au feeling, à la complicité et à la personnalité. C’est peut-être le cas pour toi avec Charleen que tu regardes pour ce qu’elle est, dans son entièreté. »

Le fait qu’elle soit une fille n’a pas la moindre importance, c’est le message que je perçois. Ça n’est pas son genre qui compte mais sa personne, tout simplement. Le feeling, la complicité, l’alchimie … Oui, c’est là, et jusqu’ici je n’avais simplement pas regardé au-delà de ça. Il y a eu ce baiser, inattendu, surprenant, puis tous les suivants … J’aime ça. Peut-être que demain j’aurai envie d’essayer avec quelqu’un d’autre, qui peut le savoir ? Pas moi, pas lui, pas elle. Personne. Et elle, si l’envie lui prend, comment est-ce que je réagirai ? A vrai dire, je n’en sais rien. Je ne suis pas certaine que ça me plairait.

« Quant à savoir si ce que tu ressens pour elle n’est qu’une simple amitié… toi seule connais la réponse. Et la meilleure façon d’y voir plus clair est de vivre des expériences, de profiter des occasions que l’on a pour apprendre, découvrir. Je ne te dirais pas qu’il est certain que tu es doucement entrain de tomber amoureuse d’elle parce que je ne suis pas dans ta tête et que là encore, toi seule peux le savoir… mais je peux au moins te dire que si Charleen te fais te sentir bien, que tu es heureuse quand tu es avec elle, quand tu l’embrasses, quand vous passez du temps ensemble, alors profites. Tout simplement. Peut-être que les réponses te viendront naturellement, le jour où tu t’y attendras le moins. »

Moi seule connait la réponse … A vrai dire, je ne crois pas la connaitre. Jusqu’ici je ne m’étais simplement pas du tout interrogée là-dessus. Amoureuse ? C’est … Je l’admets, ça me dépasse un peu. Je ne m’attendais pas du tout à entendre ce mot, je n’y pensais même pas. Est-ce que j’en ai envie ? Je ne sais pas non plus. Est-ce que j’ai envie de ce côté un peu officiel, ce qualificatif de couple qui là encore me dépasse tant je n’y connais rien. Comment est-ce que ça fonctionne tout ça ? Est-ce qu’on se dit juste : Tu veux être avec moi ? Oui, ou non, ok d’accord. Maintenant donne-moi la main, on va se promener. J’imagine que ça se fait plus naturellement, enfin … J’espère. D'ailleurs est-ce qu'on est réellement obligé d'employer des mots ?

Ce que je sais en revanche c’est que oui, Charleen me fait me sentir bien, je me sens heureuse quand je suis avec elle et j’aime quand on s’embrasse.

« Certaines personnes ont besoin de faire de multiples expériences pour savoir ce qu’ils veulent, ce qu’ils attendent. Ça a été le cas pour moi… Enfin, surtout parce que j’adore particulièrement la diversité et que j’aime profiter de la vie. Puis il y a eu Enzo où il m’a montré une autre façon d’en profiter mais avec une seule et même personne. Et contrairement à ce que l’on croit, c’est tout aussi libérateur. »

Sourire. Cette fois je l’observe sans penser à moi, sans essayer de calquer ses mots sur ce que je vis. William est plus âgé que moi, de quelques années, il a eu le temps de faire plus d’expérience que moi et il aimé ça mais maintenant, ses expériences, c’est uniquement avec Enzo qu’il les vit. Je trouve ça vraiment mignon. Pourquoi continuer à aller de personne en personne quand une seule et même vous apporte ce dont vous avez envie ou besoin ? C’est ce qu’ils vivent je crois. Est-ce que ça me fait envie ? Est-ce que j’en ressens le besoin ? Là encore, je n’en sais rien. Je me rends simplement compte que se poser des questions peut facilement rendre les choses bien compliquées et que je ne suis pas certaine de vouloir les compliquer, ces choses. Pas pour l’instant en tout cas.

Profite. C’est ce qu’il m’a dit, ce qu’il m’a conseillé.

« Puis il y a d’autres personnes qui n’ont pas besoin de ça pour savoir. Ils le savent naturellement, sans se poser de question. C’est comme ceux qui savent naturellement qu’ils aiment les hommes, les femmes, telle odeur, telle couleur etc… »

Il me sourit, sourire que je lui rends alors que je prends conscience d’être bien plus détendue que seulement quelques minutes plus tôt. Comme souvent je monte vite dans les tours … et puis redescends tout aussi rapidement. Ses mots et son partage d’expérience m’ont fait du bien, m’ont aidé à faire le tri, à y voir plus clair. Quelque part, ça soulage. Il n’y a rien de grave, tout va bien.

Un soupir m’échappe, il est teinté d’une sorte de sérénité retrouvée. Je pense même pouvoir dire que je me sens particulièrement légère.

« En fait, je crois que je me suis posée beaucoup de questions d’un coup alors que finalement … ça n’a pas tellement lieu d’être. Parce que finalement, garçon ou fille, tant que les papillons sont là on s’en fiche. »

Haussement d’épaules, rire cristallin, un peu de rouge sur les joues quand même et si je détourne le regard quelques secondes je ne tarde pas à recentrer mon attention visuelle sur William.

« Et puis pour Charleen … Tu as raison, je crois que j’ai pas tellement envie de … d’intellectualiser ça, j’ai juste envie de profiter comme tu dis. D’elle, des moments qu’on passe ensemble, de nos discussions, de nos câlins et nos baisers. Mais je crois que c’est important que je lui en parle, peut-être, parce que finalement je ne sais pas du tout ce qu’il en est de son côté. »

C’est vrai, j’ai centré tout ça sur moi mais on est quand même deux dans cette histoire. J’ignore complètement si ce qui se passe entre nous deux depuis quelques jours lui pose question, la perturbe, j’ai simplement l’impression que ça n’a pas spécialement changé entre nous. Si ce n’est que je ne peux pas m’empêcher de glisser mes lèvres sur les siennes régulièrement et qu’elle n’a pas l’air d’y être réfractaire. Le reste, réellement, ça n’a pas changé. J’en ai pas l’impression en tout cas mais là encore j’ai le sentiment qu’il faut que je m’en assure auprès d’elle. Ça me tient à cœur.

« Merci beaucoup William, c’était très gentil de ta part de partager ça avec moi. Ça m’a vraiment aidé à y voir plus clair tout ce que tu m’as dit et expliqué. »

Sans préavis, sans hésitation, je descends de mon perchoir et viens me placer devant lui. L’instant d’après, mes bras s’enroulent autour de son corps dans une étreinte pleine de gratitude. Un sourire flotte sur mes lèvres, je me rends compte que je suis contre le garçon qui me fait craquer le plus dans cette école mais pourtant quelque chose semble avoir changé. En tout cas il est tout chaud, c’est agréable.
Je me détache finalement de lui, non sans lui claquer un bisou sur la joue avant de reculer de quelques pas en lui adressant un large sourire.

« Je vais aller la voir maintenant et puis si tu veux, je te dirai ce qu’elle m’a dit, ce qui ressort de tout ça. »

Je ne peux pas le nier, même si j'ai probablement encore l'air de planer sur la planète Elijah, même si tout semble soudainement très simple, presque comme si toutes ces questions n'avaient jamais existé, je ressens une part d'appréhension au fond de moi. Déni ou acceptation, je ne saurai trop le dire, mais ça ne m'empêchera pas d'aller droit au but je le sais.

Et un sourire espiègle, un !

« Toi, tu peux dire à Enzo qu’il n’a plus besoin de regarder les filles et que les autres garçons, c’est pas nécessaire non plus. Il en a déjà un super dans ses bras alors aucun intérêt. »

Cette fois c'est toute mes dents que je lui montre alors que je commence à reculer sans pour autant tourner les talons. Puis une fois à quelques mètres ...

« Et j’suis même pas jalouse ! »

… Je lui tire la langue et pivote à 90 degrés sur ma trajectoire pour reprendre ma route d'un pas rapide, précipité. Toujours. Quelle direction ? Celle qu'a pris Charleen en s'éloignant tout à l'heure, parce que oui mon but est de la retrouver maintenant et de lui parler. Et peut-être aussi de l'embrasser encore, je ne peux rien promettre.
Quand j'arrive dans le hall je regarde partout autour de moi mais aucune trace de cette jolie chevelure blonde que je connais désormais comme le bout de mes doigts – on dit sur le bout des doigts, je sais, mais c'est Elijah. Je suis un peu déçue mais ne me laisse pas abattre. Je me dirige donc droit vers Lukas qui se tient là, peut-être qu'il aura vu dans quelle direction elle est partie.

« Hey dis Lukas, est-ce que tu as vu Charleen ? »

Ça lui prendre environ trois secondes pour comprendre d'où vient le son qu'il entend et se trouve être ma voix. Ici ! En bas ! Voilà.

« Euh … Oui, je crois. Attends … »

Synchronisation des neurones en marche … C'est pas gentil mais il m'a planté le soir du bal alors flûte. Et puis il faut avouer que … Ben c'est Lukas, il est comme ça, donc ça n'a rien d'une moquerie de ma part au final. Il synchronise réellement ses neurones là, j'en suis certaine. Parce qu'il est aussi tête en l'air que moi.

Et puis l'illumination arrive !

« Si ! Elle vient de sortir avec Riley. »
« Merci ! »

Je ne réfléchis pas, n'attends pas plus, ne me dis pas que si elles sont entre sœur je ne vais peut-être pas débarquer comme un cheveu sur la soupe. Non, ça, ça me vient quand je franchis la porte et fais quelques pas dans la cour, jusqu'à les discerner un peu plus loin. Elles marchent, semblent vouloir s'écarter des autres alors non, je ne vais pas débarquer comme ça. Je les regarde quelques secondes et puis rentre finalement dans le hall à nouveau. C'est pas grave, ça attendra plus tard. Après tout il n'y a rien d'urgent.

Et c'est alors qu'un bras passe autour de mes épaules sans prévenir et qu'une source de chaleur se colle à moi. Je sursaute puis me tranquillise en comprenant de qui il s'agit.

« Dis donc Mlle Leroy, pourquoi est-ce que je sens l’odeur de mon mâle sur toi comme ça ? »

Ma première réaction ? Je m'écarte pour lui faire face et fronce les sourcils, intriguée. Inquiétude et culpabilité inutile ? Non. D'autant plus qu'il sourit, je le vois bien. Il n'essaie pas de me faire peur, de me menacer, juste … Enfin il est comme ça, un peu taquin. Beaucoup, en fait.

« Comment est-ce que tu … »

Comment est-ce que tu sens son odeur sur moi ? C'est la question que j'allais lui poser tout en reniflant mon gilet sur lequel bien évidemment je ne sens rien, jusqu'à ce que l'évidence me monte enfin au cerveau … et que je me claque le front avec la paume.

« Oh mais oui ! J’avais oublié ! Roh, ça doit être génial. J’aimerai trop te voir sous ton autre forme, tu dois être tellement mignon ! Et tout doux ! T’es haut comment ? Comme ça ? »

Je lève ma main à plat jusqu’à hauteur de ma taille, puis remonte un peu plus, encore un peu plus, par palier, jusqu’à l’épaule. Il ne répond pas, ou peut-être qu’il essaie de le faire même comme souvent je ne laisse pas ce loisir à mes interlocuteurs, passant du Niffleurs à l’Hippogriffe sans attendre.

« C’est pas ce que tu crois hein, d’ailleurs on a même parlé un peu de toi. »
« Ah oui ? »
« Hum hum. »
« Et qu’est-ce qu’il t’a raconté de beau ? »
« J’te dirai pas ! C’est un secret entre lui et moi ! »
« Hey ! »

J’éclate de rire et m’enfuie en courant, le laissant planté là au milieu du hall. Je l’aperçois qui secoue la tête mais je sais que ça l’amuse, il sourit, et ne cherche pas à me rattraper. Quelle direction je prends maintenant ? Je crois que je vais simplement aller m’installer dans la Grande Salle pour le diner et attendre jusqu’à ce que ça soit l’heure. J'aimerai bien que Caem soit là, peut-être que je pourrais lui parler un peu de tout ça à lui aussi. D'ailleurs, si ça se trouve, il a déjà tout deviné ...

▬ FINI POUR MOI ▬
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MessageSujet: Re: I kissed a girl and I liked it ▬ William   Ven 15 Sep 2017 - 20:34

J’ai l’impression que pour l’espace de quelques minutes, je me suis  métamorphosé en tonton ou grand frère, celui qui vous apporte les conseils, son expérience, pour ne pas répéter les mêmes erreurs ou, au contraire, foncer et profiter des bonnes choses. Et c’est exactement ce qu’il vient de se passer avec Elijah que j’ai tenté d’aiguiller au mieux pour qu’elle puisse y voir plus clair pour cette histoire avec Charleen mais surtout de sa « sexualité » en générale.
Tata, tu noteras d’ailleurs que je me suis tenue à carreaux *out*

Quoi qu’il en soit, j’ai la sensation qu’elle est moins préoccupée que tout à l’heure où nous avons débuté cette discussion.

- En fait, je crois que je me suis posée beaucoup de questions d’un coup alors que finalement … ça n’a pas tellement lieu d’être. Parce que finalement, garçon ou fille, tant que les papillons sont là on s’en fiche.
- Exactement. Surtout, tant que tu es heureuse avec cette personne, on s’en fout.

D’autant plus que j’suis pas certain qu’Elijah soit le genre de personne à se forcer à rester avec quelqu’un qui lui correspond pas ou de continuer une relation qui ne lui convient pas.
C’est qu’elle rougit en plus de ça. T’es vraiment trop mignonne.

- Et puis pour Charleen … Tu as raison, je crois que j’ai pas tellement envie de … d’intellectualiser ça, j’ai juste envie de profiter comme tu dis. D’elle, des moments qu’on passe ensemble, de nos discussions, de nos câlins et nos baisers. Mais je crois que c’est important que je lui en parle, peut-être, parce que finalement je ne sais pas du tout ce qu’il en est de son côté.

Elle me surprend parfois. Elijah c’est un peu le genre de personne que vous voyez comme une enfant, à l’aube de sa vie, curieuse et enjouée de tout. Et un jour, au détour d’une conversation, elle va te pondre un truc incroyablement mâture et qui a terriblement de sens. Un raisonnement que tant d’adultes devraient avoir plutôt que de se faire chier à se compliquer la vie pour des choses souvent bien stupides et futiles.

- Tu as parfaitement raison.

Je lui offre un large sourire entendu, agréablement surpris par sa réflexion. A mon sens, c’est ce qu’il y a de mieux à faire. Charleen et elle sont jeunes et si ensembles elles sont bien, se font du bien dans tous les sens du terme et qu’en plus de ça, elles sont heureuses… pourquoi chercher plus loin ? Les réponses à leurs questions viendront bien assez tôt et surtout, naturellement. Il ne sert à rien de forcer.

- Merci beaucoup William, c’était très gentil de ta part de partager ça avec moi. Ça m’a vraiment aidé à y voir plus clair tout ce que tu m’as dit et expliqué.
- Hop là..

Oui « hop là » parce que je me retrouve prit au dépourvu par ce câlin sorti de nulle part.
De 1) Je suis entrain de fondre comme neige au soleil.
De 2) Je suis déjà entrain de mentalement préparer les papiers d’adoption.
Bordel c’est qu’elle est vraiment trop mignonne et attachante ! Viens là que j’te fasse un câlin de nounours.
J’enroule à mon tour mes bras autour de son petit corps tout frêle – j’ai l’impression d’avoir du muscle à ce moment-là, sauf que c’est faux on l’sait tous – et lui offre une étreinte aussi tendre et affectueuse qu’elle. Tout est si … Vrai venant de sa part. De ses mots à ses gestes, elle est d’une pureté, sans arrière-pensée et plus je discute avec elle, plus je comprends pourquoi Charleen et Elijah s’attirent.

Elle finit par se détacher, presque à regret de ma part parce que des câlins mignons comme ça, on y prend vite goût et lui offre un large sourire attendri lorsqu’elle me claque un bisou sur la joue.
C’est définitif, je l’adopte. Elijah Jackson.

- Je vais aller la voir maintenant et puis si tu veux, je te dirai ce qu’elle m’a dit, ce qui ressort de tout ça
- T’as plutôt intérêt à me tenir au courant oui !

Parce qu’après m’avoir teaser tout ça, je veux savoir la suite de l’histoire. Je prends trois secondes pour les revoir s’embrasser et je gagatise de nouveau de les imaginer ensemble, comme un con. Faut avouer que toutes les deux, elles ont un potentiel de mignonnerie assez importante. Surtout cette petite boule de vie aux yeux de chaton en adoration qui est plantée devant moi.
Et plus sérieusement, j’espère qu’elles trouveront toutes les deux leur bonheur dans cette discussion qui ne tardera probablement pas, qu’elles réussiront à s’entendre, se comprendre et à profiter de ce début d’étincelle.

- Toi, tu peux dire à Enzo qu’il n’a plus besoin de regarder les filles et que les autres garçons, c’est pas nécessaire non plus. Il en a déjà un super dans ses bras alors aucun intérêt. Et j’suis même pas jalouse !
- Donc le but de cette discussion c’est que tu gagnes un maximum de point que je te garde chez moi et que j’devienne ton frère ? Parce que si c’est le cas, inutile de te donner autant de mal, tu viens habité à la maison quand tu veux hein.

Et j’ai même pas le temps de lui dire que cette fille mérite absolument TOUT le bonheur de cette planète – j’ai dit TOUT -, d’être comblée, de trouver quelqu’un qui lui fait du bien comme Charleen visiblement et qu’elle est d’une tendresse pure et simple. Elle me fout le smile jusqu’aux oreilles et c’est de cette façon que je la regarde partir d’un pas précipité, certainement pour retrouver sa petite source de lumière du moment.
Je viens de me prendre un shoot de bonheur, rien que par cette discussion et, c’est peut-être con, mais je me sentirais presque léger. Je reste là un moment, à regarder le monde autour de moi, les gens marcher, discuter, échanger et je ne bouge pas, trop heureux de vivre tout simplement. Et mon sourire s’élargit lorsque je perçois la grande carcasse de l’homme qui fait mon bonheur et qui me rejoint, air sournois sur le visage. Je lui fais signe de s’approcher, écarte légèrement les jambes pour l’y accueillir, glissant mes mains sur ses hanches. Je capture ses lèvres sans un mot avant de m’écarter légèrement.

- Il parait que tu me fais des cachotteries avec Elijah ?

Je ricane, amusé avant de lâcher le plus naturellement possible.

- Un secret est un secret. Pause. Par contre, j’ai oublié de te dire quelque chose : Je vais être papa.

Incrédule, certainement choqué, surprit, ce que vous voulez mais avant qu’il ne se fasse mille et unes mauvaises idées …

- J’ai déjà rempli les papiers d’adoption pour l’adopter. J’espère que tu me veux quand même avec une gosse comme elle.

Et j’éclate de rire, cherchant de nouveau ses lèvres, repensant à mes propres mots.
Profiter de la vie, des plaisirs, tout simplement.

- FIN DU RP -
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MessageSujet: Re: I kissed a girl and I liked it ▬ William   Mer 20 Sep 2017 - 19:08

:incruste:

« Dis donc Mlle Leroy, pourquoi est-ce que je sens l’odeur de mon mâle sur toi comme ça ? »

Dit-il en passant son bras autour des épaules de la demoiselle qui sursaute sous l’effet de la surprise. On s’est croisés, j’ai reconnu cette fragrance entre mile bien qu’elle soit accompagnée d’une autre : Celle de Charleen. Ça ne m’étonne pas parce que je l’ai déjà senti à plusieurs reprises sur Elijah ces derniers jours. Et oui, être un Lycan vous apporte tout un tas d’informations que vous n’avez pas demandé à recevoir mais c’est comme ça. Je ne me fais aucune projection, je me contente des faits. Après tout, elles ont l’air d’être très amies et de passer beaucoup de temps ensemble, comme Riley et Kezabel par exemple.

Pour l’heure, de toute façon, je suis bien trop occupé à me retenir de rire devant cet air presque offusqué qu’elle m’offre.

« Comment est-ce que tu … »

J’arque un sourcil, sourire en coin, réellement amusé par la situation. Taquiner Elijah c’est toujours d’une facilité tant elle est naïve. Attention, jamais à mauvais escient ! Et bim ! La revoilà qui se reclaque la paume sur le front. Ça fait deux fois aujourd’hui ! Arrête ça, tu vas finir par te faire mal.

« Oh mais oui ! J’avais oublié ! Roh, ça doit être génial. J’aimerai trop te voir sous ton autre forme, tu dois être tellement mignon ! Et tout doux ! T’es haut comment ? Comme ça ? »

Mignon, tout doux … Oui, oui … C’est tout à fait ça ! Tout à fait moi une nuit par mois … Les crocs pleins de sang frais, les griffes pleines de terre … Et visiblement haut comme un cheval si on en croit l’imagination de ma camarade de classe seulement impossible d’en placer une qu’elle passe déjà du Sombral au Niffleur.

« C’est pas ce que tu crois hein, d’ailleurs on a même parlé un peu de toi. »
« Ah oui ? »

Insérer ici un sourire très intéressé.

« Hum hum. »
« Et qu’est-ce qu’il t’a raconté de beau ? »
« J’te dirai pas ! C’est un secret entre lui et moi ! »
« Hey ! »

Elle s’enfuie en courant, en riant, je ne cherche pas à la poursuivre même si je l’admets, tout ça chatouille ma curiosité. Alors comme ça on parle de moi Jackson ? Mon égo apprécie … Oui parce qu’il part du principe que c’est forcément en bien. Il n’empêche que j’ai quand même bien envie de savoir, envie de l’entendre de sa bouche histoire de ronronner un peu. C’est sans doute pour ça que je ferme les yeux et me concentre, pour suivre les marques olfactives laissées par Elijah en sens inverse jusqu’à le retrouver. On vient à peine de se quitter, oui, et alors ? Il s’est contenté de me chauffer à blanc pour me laisser en plan, cette fois je ne compte pas le laisser s’échapper si j'arrive à lui mettre la main dessus.

Et on remercie les sens lupins ! Parce que c'est chose faite : Cible en vue.

Je vois bien que son sourire s’élargit quand il me voit, le mien en fait autant mais de manière sournoise. Je crois qu’on est tous les deux en mode jeu et se serait mentir de dire que ça me déplait. Il me fait signe d’approcher et je franchis les derniers pas qui nous séparent. Quand je m’apprête à lui demander ce qu’il fabrique ici tout seul il me coupe dans mon élan, ses mains déjà sur mes hanches, ma place trouvée instinctivement entre ses jambes et ses lèvres sur les miennes l’espace d’un bref instant.

« Il parait que tu me fais des cachotteries avec Elijah ? »

Pas besoin d’être omniscient pour comprendre rien que par ce ricanement qu’il ne compte pas lâcher le morceau.

« Un secret est un secret. »

Gna gna gna. Oui, j’ai vraiment pensé ce « gna gna gna » et je vous zute.

« Par contre, j’ai oublié de te dire quelque chose : Je vais être papa. »
« Pardon ? »

J’me savais performant mais là on défit toutes les lois de la reproduction quand même … Ben quoi ? Ça va, je plaisante, mais dans le fond il arrive quand même à me faire flipper cette andouille. Oui, une andouille, parfaitement ! Ne me dis pas que t’as viré de bord s’il te plait … Non parce que quand on dit qu’on est 100% gay on s’y tient sinon c’est pas du jeu !

« J’ai déjà rempli les papiers d’adoption pour l’adopter. J’espère que tu me veux quand même avec une gosse comme elle. »
« Oh merde. »

Il éclate de rire ce con, capturant mes lèvres à nouveau et si je me laisse faire sur le coup, une main contre le mur et l’autre autour de sa nuque, je ne tarde pas à le repousser, retenant avec peine mon sourire.

« Nan nan ! Essaie pas de détourner mon attention et me faire taire genre tu viens pas de me lâcher une bombe. »

Ceci dit, je suis quand même un peu rassuré. Même si ... Enfin bref.

Et je l’embrasse à nouveau, parce que je suis incapable de ne pas le faire. Pourquoi s'en priver au juste ? J’ai envie de rire, de raconter des conneries plus grosses que moi et je compte bien le faire. La tête baissée vers la sienne, les deux mains à plat contre le mur de chaque côté de lui, je le regarde droit dans les yeux et gigote entre ses jambes parce que je ne tiens pas en place.

« Elijah, t’es vraiment sûr ? J’passe mes journées avec elle, je crois que tu prends pas bien la mesure de ton engagement là. Va falloir que je réfléchisse. »

Enfin j’en conclus quand même qu’il craque pour elle comme il craquerait pour un enfant … qu’il a envie d’adopter. Dis donc, tu serais pas un peu gaga toi des fois ? Mais quand même … On parle d’Elijah là … Elle est épuisante ! Adorable, oui, mais épuisante. Alors si je dois avoir le package je sais plus trop là tu vois … Et hop, un regard mi-espiègle, mi-carnassier. Je suis un gosse, mais un gosse avec des idées de grands dans la tête.

« Je réfléchis toujours mieux après avoir fait l’amour. Et puis de toute façon autant en profiter parce qu’avec un enfant à charge t’auras plus le temps. »

Parce que je ne compte pas m’occuper d’elle, tu te débrouilles, c’est ta fille et pas la mienne. Tu ne m’as pas consulté avant de remplir les papiers d’adoption après tout. Pour la peine je vais adopter une otarie. Oui, je suis à fond et non, ça n’a pas le moindre sens. A fond dans un océan de conneries, le sourire que je ne cherche même plus à retenir maintenant. En réalité, on peut carrément dire que je me marre.

« Je vais être obligé de prendre une maitresse, tu m’laisses pas le choix là. »

Un amant ? Ça ne m’effleure même pas l’esprit même si de toute façon tout ça n’est rien de plus que des bêtises racontées pour entrer dans son jeu et plus que ça même. Et avant qu’il ramène son super argument des examens sur le tapis je le chope par-dessous les cuisses, le soulève et me mets à marcher en le portant contre moi sans complexe, sans me soucier une seconde du regard des gens qu'on pourrait croiser.

« Je m’en fous des exams ! J’ai besoin de me détendre, j’te rappelle que tu m’as fait un enfant dans le dos et c’est source de stress. T’auras le droit de me faire un massage après d’ailleurs. »

Inutile de préciser que j’ai sur la face mon expression de sale petit branleur fier de sa connerie. J’ouvre la première porte que je trouve sans jamais le lâcher et nous fais entrer tous les deux à l’intérieur avant de la refermer d’un coup de pied. Adopte Elijah si t’as envie, en attendant toi et moi on va jouer au docteur.

▬ FIN DE L'INCRUSTE ▬

HRP:
 
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