AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 One Step Beyond ▬ Leiv

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Hiboux postés. : 7764
Date d'inscription : 05/03/2010
Crédits : Avatar JunkieMouse ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Enzo ▬ Cameron ▬ Jeremiah (parti) ▬ Taylor (mort) ▬ Riley ▬ Victoria



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3324-i-m-not-snow-white-ismaelle
MessageSujet: One Step Beyond ▬ Leiv   Sam 27 Mai 2017 - 11:22

Samedi 27 Juin 2015 ▬ Dans la matinée
One Step Beyond



Leiv & Ismaelle

« Vous êtes … infernaux. Je suis épuisée. »
« Hey j'ai rien fait en ce qui me concerne. »
« Pour une fois. »
« Anh ! Je suis l'innocence incarnée, c'est pas de ma faute si j'ai de mauvaises fréquentations. »
« Oui, c'est complètement un hasard que ton petit ami, un de tes meilleurs amis et au moins deux autres de tes connaissances soient dans le lot des semeurs de trouble. »
« Absolument. »

J’arbore un faux air soupçonneux, il arbore un air faussement outré. De la comédie, rien que de la comédie, un de ces moments de complicité que j’adore et je sais que c’est partagé. En plus, ça faisait longtemps qu’on ne s’était pas accordé ça. Pas par manque d’envie, surtout par manque de temps et parce que ça ne s’est pas vraiment présenté ces dernières semaines.

« C’est une bonne idée ce canapé finalement … »
« Ah ! Tu vois. »

Excès d’enthousiasme jeune homme. Je plaisante mais il est vrai que lorsque j’ai vu ce canapé posé en plein soleil dans le fond de la cour l’autre soir … Je ne pensais pas en arriver à me poser dedans au bout de deux jours. Normalement mon rôle serait de les réprimander en leur disant qu’on ne déplace pas le mobilier de l’école pour le mettre dehors mais autant être honnête, je suis particulièrement bien installée dedans – pour ne pas dire affalée – donc je ne vais pas m’en plaindre. Et puis zut, il fait beau, c’est la fin de l’année, on ne relâche pas sa vigilance mais on peut se permettre de décompresser un peu. C’est exactement ce que je fais en m’asseyant quelques minutes avec Enzo dans le fameux canapé qu’il a lui-même sorti avec Mateo il y a quelques jours.

« Alors, ces examens ? »
« Sincèrement ? J'pense que ça été. J'ai bossé comme un acharné et j'espère que ça va payer mais j'suis plutôt confiant. »

Ça se voit qu’il l’est et ça fait plaisir à voir. Je sais aussi qu’il a vraiment travaillé comme un acharné alors j’espère réellement que tous ses efforts vont payer. Je peux déjà dire sans problème que dans ma matière, c’était une promenade de santé. Comme tous les ans.

« Isma, y a un truc que je voudrai te dire. »
« Hum hum … Pourquoi tu m'as l'air si sérieux tout à coup … ? »

Est-ce que je suis inquiète ? Pas vraiment, juste … intriguée je dirais. Ok, un peu inquiète aussi, je le confesse. Disons que je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre.

« J'vais partir. »

Je l’admets, je ne comprends pas tout de suite où il veut en venir et ça doit se voir puisqu’il enchaine presque aussitôt.

« J'veux dire … J'reviendrai pas à Poudlard. »
« Oh ... »

Si je m’attendais à ça ? Je n’ai pas vraiment eu le loisir d’y penser mais à présent je me rends compte de l’impact qu’ont ses mots sur moi. Ce que je ressens n’est autre qu’un profond soulagement et je ne cherche pas à me retenir une seule seconde avant de le prendre dans mes bras. Peu importe le regard des autres, tout le monde ici sait que j’ai une relation particulière avec ce grand gaillard. Je n’y pense de toute façon pas une seule seconde.

« Si tu savais ce que je suis soulagée de t'entendre dire ça. »

Je le serre de toutes mes forces sans réellement m’en rendre compte et je crois que ça le fait sourire alors que je sens ses bras m’enrouler en douceur. La simple idée de l’imaginer loin d’ici, probablement là-bas, dans son Australie natale, commencer une nouvelle vie … C’est ce que je souhaite pour tous ces gamins, je m’en rends compte à présent. Poudlard est devenu un endroit plein de mauvais souvenirs, pleins de dangers potentiels. Ils méritent tous de connaitre enfin autre chose …
Je finis par m’écarter, lui rendre sa liberté, sans tenir compte des larmes qui me sont montées aux yeux sans que je ne le maitrise ni tente de le faire. Elles restent coincées sous mes paupières, j’attrape sa main et la serre dans la mienne.

« Tu vas te lancer dans tes projets ? »
« Oui. J’ai pris ma décision et j’suis motivé. C’est le moment. »
« C’est super. Je suis fière de toi et j’ai toute confiance, tu vas t’en sortir comme un chef. »
« Merci Isma. »

Mon autre main glisse sur sa joue, je devine mon regard plein de tendresse à son égard. Je me surprends à penser qu’il va me manquer, le monde est tellement vaste, mais ça n’est rien à côté de toutes les promesses qu’il offre, ce monde. Tout n’y est pas noir, j’ai envie d’y croire. Pour eux.

« Par contre dis donc, c’est quoi ce relâchement ? On a arrêté de se raser le matin ? »

Je récupère ma main en exagérant bien sur le côté un peu râpeux de sa joue sous ma paume, on éclate de rire tous les deux.

« Hey c’est les vacances hein ! »
« T’as raison. Et puis ça te va bien. »
« Merci c’est gentil. »

Nouvelle bouffée d’émotions quand je le revois il y a bientôt trois ans … Il a tellement changé, et pas seulement physiquement. Je me sens … comme une mère a qui son fils annonce qu’il va quitter le nid, parce qu’il est temps, parce qu’il a grandi, parce qu’il doit déployer ses ailes et prendre son envol.

« Et toi ? »
« Moi ? »
« Est-ce que tu vas rester ici ? »
« Je ... »

Si je suis prise au dépourvu ? Totalement. « Heureusement », un élément extérieur intervient et attire notre attention à tous les deux.

« Yo. »
« Tiens ! »

Monsieur Beaumont … Si vous vous posez la question, oui, je suis en train de glousser dans ma tête pendant que les deux garçons se « shakent » la main comme ils disent … Ou quelque chose dans ce genre-là. Et je pense à Margo, naturellement.

« Content d'te voir Oncle Sam. »
« Alors, tu as corrigé toutes les copies ? »
« Non mais j'fais une pause. Je sais pas comment vous faites pour faire ça toute l'année honnêtement. »

Éclat de rire général. Ce moment, il fait du bien. Vraiment.

#

Relâche. Je crois que c’est le bon terme. Je ne me suis pas arrêtée autant de temps depuis un bon moment mais je l’admets, j’ai trainé avec les garçons un peu plus longtemps que prévu. J’étais bien, à parler d’eux, de leur projet respectif, à les regarder se chamailler comme un grand frère et un petit frère le feraient, le cœur rempli d’affection pour ces sales gosses. J’ai au fond de moi cette impression qu’une page se tourne, comme si tout allait changer …
Quoi qu’il en soit, je n’ai pas repris le chemin de ma chambre ni de ma cabane, pas plus celui des enclos mais bien celui du Septième Étage pour la simple et bonne raison que je ressens l’envie de voir mon homme. Celui qui me rend heureuse depuis des mois maintenant. Ces derniers temps n’ont pas toujours été simples pour lui, pour nous par conséquent, à cause de Nora, mais je crois que le soleil redonne le sourire à tout le monde et c’est d’humeur vraiment légère que j’entre dans son bureau où il me semble – comme toujours – très concentré. Il relève la tête, me sourit et en bon gentleman qu’il est, se lève pour m’accueillir dans son antre. Ici, tout est organisé et rangé au millimètre … Naturellement ça me donne envie de déplacer ci ou ça … Pas le temps, il est déjà là, devant moi, et je passe mes bras autour de son cou tandis que les siens enroulent ma taille.

« Tout ce soleil, ça me donne des envies de vacances. »

La mer, l’ambiance et les odeurs sur le marché, la chaleur … Je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’aller faire un tour en Provence soudainement. Je n’ai jamais mis les pieds en France, je ne connais pas ce pays mais c’est ce qui me traverse l’esprit actuellement alors que je l’embrasse brièvement.

« Tu passes une bonne matinée, Monsieur l'Homme du Nord ? »

Mon Homme du Nord. Oh Leiv n’a rien d’un Viking – et heureusement – mais ce surnom est là et il y restera. Je l’observe, le dévisage, pose mes mains sur ses épaules puis sur ses joues. Pas une seconde mon sourire ne me quitte. En cet instant je crois que je ne pourrais pas être plus heureuse. Cette matinée est parfaite.

« Je t'aime. »

Un long et profond soupir d’aise m’échappe alors que je ne le lâche pas du regard, me noyant complètement dans le bleu de ses yeux. Cet homme me rend tellement heureuse, j’en suis profondément amoureuse et c’est quelque chose que je découvre même si c’est devenu mon quotidien depuis un moment. Imaginer ma vie sans lui ne me traverse pas l’esprit une seule seconde, jamais, tant ça me parait impensable et irréel.
Et puis sans prévenir je m’écarte, le contourne, lui claque gentiment une fesse au passage …

« Et j'aime aussi énormément ton sexy dernière dans ce pantalon en lin qui lui fait très largement honneur. »

… et m’assoie avec désinvolture sur un coin de son bureau, y semant la pagaille par la même occasion, grand sourire sur le visage.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 838
Date d'inscription : 05/11/2014
Crédits : Me
Double Compte : Keza & Charleen & Mateo & Will & Dimitri & James & Ora



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2993-leiv-andreas-helland-crucifiez
MessageSujet: Re: One Step Beyond ▬ Leiv   Jeu 29 Juin 2017 - 9:33

► One Step Beyond◄
Isma & Leiv


Samedi 27 Juin – Dans la matinée

Manches de la chemise retroussées sur les avants bras, je déambule dans les couloirs, livre à la main, plongé en pleine lecture d’une étude passionnante que John m’a confiée. Le sujet traite de la médecine bien évidemment, mais surtout du côté psychologique, de comment nous pouvons au mieux résoudre certains maux par « le morale », la parole, les gestes, les attentions. Le livre cible particulièrement les états dépressifs, les adolescents ayant déjà fait des tentatives de suicides et, aussi horrible que cela le soit, le sujet est malheureusement de mise après tout ce que les élèves ont vécus ici ces derniers jours. Les Détraqueurs ont été pour certains, la goutte de trop et je crains, à raison, pour la santé mentale de certains d’entre eux.

Sourcils froncés, je relève de temps en temps le regard pour être certain de ne buter dans qui que ce soit.

- Horerus !!

Je sursaute, lâche subitement mon livre dont la reliure vient s’écraser sur le dessus de mon pied et dégaine aussitôt ma baguette, persuadé de faire face à une attaque surprise de la part de nos oppresseurs. Je brandis ma fidèle alliée droit devant moi, ciblant déjà l’ennemi…

- OHOHOH ! Du calme, ça n’est que moi !

Dimitri lève aussitôt les mains devant lui en signe d’apaisement alors que je me sens … soudainement à la fois plus léger et plus lourd.

- Bon sang Dimitri ! J’aurai pu te tuer !

Mais ce grand nigaud ne m’écoute pas, poing devant la bouche, au bord des larmes mais surtout, au bord d’un fou rire.
Et ce n’est que maintenant que je percute pourquoi je me sens … léger. Ou presque.
Je me contemple, baisser les yeux vers moi et constate que ma chemise a disparu pour laisser place à mon torse nu, uniquement vêtue d’une veste sans manche en peau de bête non identifiable. Et ça, c’est sans compter le casque à corne dont je me retrouve affublé malgré moi. Et si Dimitri est désormais hilare, appuyé contre le mur, il n’en est pas de même pour moi qui affiche un air aussi glacial que possible, tentant d’ignorer les regards rieurs de certains de mes élèves.

Mais comme l’humour lourd de Gabrieli ne semble jamais avoir de fin… Un flash m’aveugle.
Ce sombre imbécile heureux vient de me prendre en photo avec un vieil appareil magique.

- M’regarde pas comme ça ! C’était un pari !

Je ne bronche pas un seul mot, me contente de lui jeter le casque aux pieds et d’agiter ma baguette pour retrouver ma véritable tenue et tends la main vers lui.

- Donne-moi cet appareil.
- Oh allez, je pensais qu’avec cet air de vacances tu avais un peu plus d’humour.
- Ne m’oblige pas à te le répéter.

Dans mon agacement, mon accent Norvégien ressort fortement et je ne m'en rends absolument pas compte.
Si je trouve ça drôle ? Non. Je ne suis pas réputé pour avoir le plus grand sens de l’humour de cette école et encore moins lorsqu’il s’agit de me ridiculiser devant mes élèves. Je suis capable d’être taquin, de m’amuser à enquiquiner Ismaëlle ou même John mais s’il y a bien une chose dont je ne suis pas fan, c’est de ce genre d’humour. Et je le fais sentir à Dimitri avec pour seule parole, un regard glacial.

- Euh… Je crois qu’Ismaëlle n’a pas l’air très contente…

Il arbore un air suffisamment sérieux pour que je me retourne d’un geste vif, soudainement inquiet… Pour n’y voir que du vide.
Mais je n’ai pas le temps de réprimander Dimitri sur son comportement puéril qu’il est déjà partie en courant, le voyant cavaler à l’autre bout du couloir, toujours un peu plus hilare. Je prends une grande inspiration et expire, agacé. Si je n’ai pas été capable de rire à cette blague que je trouve aussi mâture qu’un enfant de trois ans, je suis en revanche tout à fait enclin à peaufiner une vengeance qui, je le sais, viendra au moment où il s’y attendra le moins…

¥

[FLASHBACK]

"Bonjour Parrain, j'espère que tu vas bien, nous Ici ça va, Cosima est parfait"

Le ton de ma filleule est tranquille mais à en voir la teinte que prend l'enveloppe... je ne suis pas certain que cela dure éternellement.

" … MAIS COMME TU VAS LE CONSTATER JE SUIS UN TANTINET AGACÉE PAR LES DERNIÈRES NOUVELLES.

ALORS COMME ÇA TON IMBÉCILE D'EX-FEMME S'EST DÉCIDÉE À S'ENGAGER DANS UNE GUERRE ! J'espère que tu m'entends bien parce que ça va être réglé vite fait cette histoire ou je ne m'appelle pas Juliet BEATINI !"


Si au fond de moi, le malaise prend de plus en plus de place, je ne laisse rien paraître, me contentant de fixer cette enveloppe qui hurle et qui, dans mon esprit, prend peu à peu la forme de son visage.
Un fond de voix qui ne m'est pas inconnu se manifeste...

"ARRÊTE DE ME DIRE DE ME CALMER !

Bref désolée, mon entourage complètement calme me gonfle.
Ma mère m'a raconté pour le bordel de Nora, je sais pas à quoi elle joue mais qu'elle s'accroche bien parce que j'ai déjà réunis assez de témoignages pour la faire brûler en enfer. NON MAIS POUR QUI ELLE SE PREND CETTE MORUE ? TU M'EXPLIQUES À QUEL MOMENT ELLE A DÉCIDÉ DE MONTER SUR SES GRANDS CHEVAUX ? ATTENDS QUE J'AILLE LA VOIR PARRAIN, ÇA VA BARDER, je vais l'étriper et lui arracher ses cheveux de débile. "


J'aurai dû m'attendre à ça tout comme j'aurai dû m'attendre à cette colère monstrueuse qui l'habite. Il n'y a pas un seul bruit dans la grande salle, plus personne ne bouge, plus personne ne respire. Tout du moins, c'est l'impression que l'on me laisse en cette seconde où mes yeux ne quittent pas l'enveloppe qui, petit à petit, fume un peu plus.

"Ouais. Donc.
T'as pas à t'en faire, je te rappelle par le plus grand des hasards puisque t'arriveras pas à tout faire tout seul que mon frère est avocat et qu'il est déjà affilié à ton dossier ET NON C'EST PAS NÉGOCIABLE ALORS ARRÊTE DE LEVER LES YEUX AU CIEL ET FAIS CE QUE JE TE DIS. J'suis passée par chez toi j'ai été récupéré tes papiers je te joins une copie de tout ça histoire que t'y jettes un oeil, t'as intérêt à te préparer pour la bataille, de toutes façons je vais revenir t'en coller une si tu te laisses aller je te préviens. Dans le paquet suivant arriver aussi des premières esquisses de défense, Oscar gère le truc, il est passablement teubé pour toutes les tâches du quotidien mais c'est un balèze dans sa profession. Il te joindra bientôt plus calmement que moi j'imagine. Et bien sur t'as rien à sortir de ta poche vieux radin. C'EST LA FAMILLE D'ACCORD ? MERCI.

Embrasse Ismaëlle."


Je crois n’avoir jamais été aussi embarrassé de toute ma vie. J’aurai pu m’y attendre de la part de Jules, elle et son caractère volcanique ne pouvaient décemment pas se taire face à cette profonde injustice. Et même si cette personne responsable du malheur de son parrain est celle qu’elle a considéré un jour comme sa tante, elle ne rétractera pas les griffes pour autant. Bien au contraire. Ce qui m’a valu cette beuglante en pleine grande salle, en plein repas… Pour écoper de plusieurs regards choqués, moqueurs ou même intrigués. Et je me souviens parfaitement d’avoir continué mon repas comme si de rien n’était après que la lettre se soit auto-détruire sur les paroles d’Ora tentant de calmer celle avec qui elle partage désormais sa vie, tentant d’ignorer la vague de curieux et mon propre embarras dissimulé.

[FIN FLASHBACK]

Je ne l’avouerais peut-être jamais publiquement mais beuglante ou non, cette lettre me permettait de me raccrocher à quelque chose, à un espoir que tout ne partirait pas en fumée. Il m’a fallu plusieurs heures, voire plusieurs jours pour retrouver une certaine lucidité et faire face à la simple réalité : Nora n’aura jamais gain de cause. Elle pourra bien monter les dossiers qu’elle souhaite, faire preuve de comédie ou de ruse, elle n’obtiendra jamais la garde d’Adrian. Notre fils.
Et même si aujourd’hui l’affaire n’est pas totalement réglée, je suis bien plus confiant que je ne l’étais il y a quelques semaines.

Lettre du Maitre Petters en main, je la relis consciencieusement pour être certain de n’avoir omit aucun détail.
Date d’audience : 15 Juillet.
Cette date s’imprime au fer rouge dans mon esprit et je sais déjà qu’elle me suivra jusqu’à ce que nous arrivions à terme.
Comment Nora a-t-elle pu en arriver là et atteindre une haine aussi monstrueuse envers moi ? Les réponses sont d’une évidence malheureuse. Me faire payer la peine que je lui ai procurée il y a des années maintenant et le besoin presque viscéral de faire en sorte que plus jamais je ne ressente la moindre source de bonheur. Et avec Ismaëlle dans ma vie et Adrian qui a eu un véritable coup de cœur pour la femme que j’aime, il ne serait pas surprenant d’apprendre que ce fut le coup de grâce pour me faire payer au centuple l’affront que je lui fais.

Je plie la lettre et la range soigneusement dans l’un de mes tiroirs avant de m’emparer de la pile de dossiers qu’il me reste à revoir. Si certains élèves profitent déjà des vacances – et à raison – il n’en est pas de même pour moi ou pour d’autres qui sont venus se présenter à moi pour présenter quelques études, recherches, menés par eux-même afin d’avoir un avis, une correction. Chose que j’ai accepté volontiers, ravi de voir la motivation de certains.
Je quitte ma chambre pour retrouver mon bureau, y trouvant plus facilement ma concentration dans cette pièce qui respire l’enseignement avant de m’y installer et entamer la lecture du premier dossier. Je ne vois pas le temps passer, ni les heures qui s’égrènent, bien trop concentré et fasciné par certaines théories et recherches présentées. Ce n’est que lorsque l’on ouvre la porte de mon bureau que je relève la tête, me frottant les yeux du bout des doigts. Ismaëlle fait son apparition, mon sourire avec. Je ne sais pas si ce sont les vacances mais je la trouve tout simplement radieuse de jours en jours, un sourire constamment accroché sur ce visage que j’aime à sentir sous mes doigts. Je me lève pour l’accueillir et me plante devant elle, enroulant sa taille de mes bras et elle, mon cou.

Tout se fait avec un naturel non calculé, quelque chose d’instinctif, de spontané, qui m’a réapprit à prendre goût à ces choses simples, des gestes du quotidien qui me font sentir autre, plus complet également.

- Tout ce soleil, ça me donne des envies de vacances.

Nos lèvres s’embrassent brièvement alors que je lui souris un peu plus.

- Bientôt, nous partirons quelques jours.

Tout d’abord elle et moi pour ensuite inclure Adrian dans l’équation, chose qui n’a jamais dérangée Ismaëlle, bien au contraire. Entre eux, ce fut comme une évidence, une complicité est née spontanément, sans que ni l’un ni l’autre n’est à faire le moindre effort. Et c’est certainement l’une des meilleures choses qui pouvaient nous arriver, me rassurer.

- Tu passes une bonne matinée, Monsieur l’Homme du Nord ?

Homme du Nord… je crois que ce surnom a pour moi bien moins de séduction maintenant que Dimitri me l’a imagé avec sa satané blague…

- Oui. Bien mieux depuis que vous êtes là, Comtesse du Venezuela.

Ce n’est pas un mensonge, bien loin de là. Ismaëlle a été la personne qui a rendu ma vie plus simple, plus colorée, moi qui croyait être condamné à la voir défilé sous un constant orage. Ses mains glissent de mes épaules à mes joues, ses deux prunelles sombres dans le bleu des miens.

- Je t’aime.
- Je t’aime.

Un murmure grave, teinté d’un sourire qui ne pourrait pas être plus heureux qu’en cet instant. Cette femme a le don d’illuminé le plus sombre d’entre nous, de toucher le meilleur que l’on possède pour en faire quelque chose de plus beau, de plus heureux. Jamais je n’aurai cru ou même parié sur une quelconque relation dans ce château, venu ici uniquement pour prêter secours, aider à l’éducation et à la défense d’une liberté. Je ne suis pas le genre d’homme à me perdre dans les relations d’un soir ou même à chercher une femme avec qui je finirais ma vie… Pourtant, Ismaëlle a su être celle-ci, venant faire trembler mes plus profondes convictions et certitudes pour ensuite me prouver par A + B que je pouvais être de nouveau heureux, comblé.
Et je n’aurai jamais pu rêver mieux que la femme que je tiens près de moi, dans mes bras. Je n’imagine plus mon quotidien sans elle, encore moins après avoir passé tous ces mois à proximité l’un de l’autre.

Ismaëlle me contourne… pour me claquer une fesse au passage. Je sursaute, me retourne, entre la surprise et l’outrage…
Disons que je ne suis pas encore vraiment habitué à ce genre de geste même si je ne peux m’empêcher de sourire face à son air taquin et désinvolte. C’est bien ce que j’aime chez elle.

- Et j'aime aussi énormément ton sexy dernière dans ce pantalon en lin qui lui fait très largement honneur

Je me retourne brièvement, essayant de constater la véracité de ses propos pour ensuite la retrouver assise sur mon bureau… en ayant déjà bousculer certaines de mes affaires qui se trouvent désormais être en désordre.
J’ai déjà fait d’énorme efforts concernant ma manie à vouloir que tout ce qui m’entoure soit tiré à quatre épingles mais je dois admettre que de la voir ainsi dérangé mon bureau me provoque des démangeaison dans le fond de la gorge.  

- Mon pantalon en lin et mon derrière te remercie de ce compliment et tiennent à dire que cette tenue te sied plutôt bien également.

Mon sourire s’élargit. J’ai mis un moment avant de réussir à pouvoir sortir ce genre de chose le plus naturellement possible, à être plus détendu, plus léger. Revenez 9 mois en arrière et jamais vous ne m’auriez entendu dire ce genre de choses…
Je me rapproche d’Ismaëlle, dépose un bref baiser sur son front en retenant mes remarques concernant le bazar qu’elle est entrain de mettre sur mon bureau – tout est une question d’un travail sur soi selon John… - et contourne le bureau.

- Je te fais un thé ? Un café ?

J’attends sa réponse avant d’agiter brièvement ma baguette vers la théière et café pour faire réchauffer les liquides et préparer les saveurs avant de remplir deux tasses fumantes.

- En parlant de vacances, vers quel coin ensoleillé veux-tu que l’on parte ?

Je prends une première gorgée de thé après m’être assuré que le liquide n’est pas trop brûlant pour ensuite poursuivre.

- Parce qu’après avoir profité du soleil, j’aimerai emmener Adrian en Norvège, ça fait un moment que je ne l’ai pas fait. J’ai un petit chalet là-bas, coupé de tout, en pleine nature, j’aimerais que tu nous y accompagne. Je marque une pause. Tout du moins, si tu en as envie de passer des vacances en famille.

Parce que c’est ce qu’elle constitue pour moi désormais. La femme avec qui je veux partager ma vie,  n’imaginant pas cette dernière sans elle. Je sais qu’elle a aussi sa famille à voir, à gérer, qu’elle souhaite probablement passer du temps avec Katherine, ses parents, sa grand-mère tout comme essayer de voir Enzo, voir d’autres élèves ou enseignants. Je ne la force de rien, elle le sait, mais elle sait aussi la joie que cela me procurerait de savoir qu’elle nous accompagne avec Adrian.

- Je me disais qu’après quelques jours tu pourrais faire venir tes parents et ta grand-mère… Tu peux les persuader en leur disant qu’en Norvège, il peut aussi faire très chaud l’été.

Mon pays n’est pas uniquement de glace, bien au contraire. L’été nous pouvons atteindre des températures caniculaires qui contrastent parfois brutalement avec la douceur de nos crépuscules.

- Tu pourras également proposer à Enzo de venir si tu le souhaites.

Cette fois mon sourire se fait plus tendre. Je sais à quel point elle est attachée à ce gamin, que quelque chose de bien particulier les lies. J’ai pu le constater par moi-même au travers Ismaëlle mais aussi lorsqu’elle était à l’infirmerie suite à l’empoisonnement. Je n’ai jamais vu ce gosse aussi mal, aussi profondément touchée. Tout du moins si j’exclue le décès de Megan.
Et ces souvenirs remuent en moi quelque chose de lourd, de douloureux. Sentiments que j’essaie de balayer d’un revers de sourire, celui-là même que j’offre à la femme que j’aime alors que j’attends réponses et réactions de sa part.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7764
Date d'inscription : 05/03/2010
Crédits : Avatar JunkieMouse ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Enzo ▬ Cameron ▬ Jeremiah (parti) ▬ Taylor (mort) ▬ Riley ▬ Victoria



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3324-i-m-not-snow-white-ismaelle
MessageSujet: Re: One Step Beyond ▬ Leiv   Sam 1 Juil 2017 - 13:20

Je le sais. Je sais que ça le chatouille de voir son bureau ainsi désordonné par ma présence et promis je n’en abuserai pas trop longtemps mais je l’admets, j’aime jouer un peu avec sa patience de temps en temps.

« Mon pantalon en lin et mon derrière te remercie de ce compliment et tiennent à dire que cette tenue te sied plutôt bien également. »
« Tu as vraiment des goûts particuliers … Mais je ne vais pas m’en plaindre ! »

La plus part du temps je ne ressemble à rien, j’ai les cheveux attachés n’importe comment ou bien qui partent dans tous les sens, je m’habille comme un homme, rentre couverte de poussière et de terre tous les soirs, etc … Mais quand il me regarde je me sens belle, je me sens femme, et c’est quelque chose que j’ai découvert, que j’ai appris à appréhender et même à apprécier avec le temps. Tout comme lui a appris à se détendre au fil du temps, à se dérider, à devenir plus chaleureux et spontané. Les deux psychorigides que nous étions apprennent l’un de l’autre et je trouve le résultat plutôt pas mal, non ?

Il s’approche, dépose un baiser sur mon front et je ferme les yeux de contentement. Ça aussi, j’y ai pris goûts. L’affection, la tendresse, ces petits gestes du quotidien qui transmettent bien plus que des mots et tout ça dans la simplicité.

« Je te fais un thé ? Un café ? »
« Un thé, ça serait parfait. Merci beaucoup. »

Il s’affaire, je le regarde faire sans quitter mon perchoir tout en remettant en place les quelques papiers que j’ai dérangé en m’installant ici comme si j’étais chez moi. Je respecte son antre, que tout soit tirés à quatre épingles, il respecte le bordel sans nom qui règne dans ma Cabane. On appelle ça faire des concessions, c’est beau l’amour.

« En parlant de vacances, vers quel coin ensoleillé veux-tu que l’on parte ? »

La tasse entre les mains, je souffle sur le liquide plus par réflexe qu’autre chose et commence à réfléchir, m’apprête à énoncer quelques idées qui me viennent en tête spontanément. Visiblement, ça n’est pas une option : On va partir en vacances. Quelques mois plus tôt, ça n’aurait pas été aussi évident pour moi, c’est plutôt clair. Aujourd’hui les choses sont différentes.

« Parce qu’après avoir profité du soleil, j’aimerai emmener Adrian en Norvège, ça fait un moment que je ne l’ai pas fait. J’ai un petit chalet là-bas, coupé de tout, en pleine nature, j’aimerais que tu nous y accompagne. »

Je me fige, en douceur, un sourire naissant aussitôt sur le coin de mes lèvres, provoqué par l’effet de surprise. Et pourtant … Pourtant tout ça me semble tellement naturel …

« Tout du moins, si tu en as envie de passer des vacances en famille. »

Dans ma poitrine mon cœur s’emballe, nourrit d’une chaleur qui se diffuse partout dans mon organisme et fait s’élargir mon sourire. En famille. Lui, Adrian et moi … Comme une famille. Non, en famille. Parce qu’à ses yeux c’est ce que nous sommes. Une famille. Si je regarde quelques mois en arrière je me rends compte à quel point ma vie et mes perceptions ont incroyablement changé en finalement peu de temps. J’ai traversé des choses difficiles, à commencer par le décès d’Alexander, mais aujourd’hui l’existence m’offre la chance de construire quelque chose avec cet homme qui se tient face à moi. Et avec cet homme vient un cadeau surprise : Un petit garçon terriblement attachant, que j’aime déjà énormément. Cet homme que j’aime et son fils pour qui j’ai beaucoup d’affection bien que l’ayant peu vu jusqu’ici … sont devenus ma famille sans même que je ne le réalise. C’est déroutant comme prise de conscience, ça fait tourner la tête légèrement mais surtout, surtout, ça provoque une déflagration de bonheur dans tout mon être. Je ne cherchai pas tout ça, j’étais heureuse par moi-même, mais la vie m’a offert un cadeau inattendu qui me comble de joie aujourd’hui. Un véritable bonus.

« Je me disais qu’après quelques jours tu pourrais faire venir tes parents et ta grand-mère… Tu peux les persuader en leur disant qu’en Norvège, il peut aussi faire très chaud l’été. »

Lui, Adrian, mes parents et ma grand-mère maintenant … Encore une fois la notion de famille devient évidente, au sens plus large du terme. J’ai toujours eu énormément d’affection pour mes parents mais je ne me suis jamais sentie aussi proche d’eux que depuis ces dernières vacances où j’ai réellement eu le sentiment de renouer avec eux après les avoir maintenu à l’écart de ma vie pendant des années. Aujourd’hui j’imagine sans peine aucune une grande tablée, pleine de visages familiers, ma mère complètement enchantée par la présence d’Adrian dont elle me demande des nouvelles chaque fois que je reçois une lettre de sa part bien qu’elle ne l’ait jamais rencontré pour le moment ...

« Tu pourras également proposer à Enzo de venir si tu le souhaites. »

Mon regard se perd dans celui de Leiv, trahissant sans aucun mal l’émotion qui me gagne à l’évocation de toutes ces personnes, des personnes qui ont une place spéciale dans mon cœur. Des personnes dont il tient compte, ce qui me touche énormément.

Et puis je me ressaisie, me racle la gorge et lâche un rire amusé après avoir bu une nouvelle gorgée.

« Je crois qu’il a déjà les deux pieds vissés sur sa planche de surf et la tête dans ses envies de faire le tour de son île, de faire des trucs de « d’jeuns », de profiter de ses copains et de William. »

William qui a de la chance d’avoir un regard de chat potté – oui je connais le Chat Potté ! On a regardé Shrek avec Adrian pendant les dernières vacances – sinon il serait en colle jusqu’à sa majorité à l’heure qu’il est – et oui mon coco, c’est 21 ans en Amérique et à ma connaissance tu ne les a pas encore. Sales gosses ! Ils m’ont épuisé cette semaine. Lui, Mateo, Takuma, Julian … Et même Dimitri qui s’y est mis ! Bravo l’exemple ! En réalité, je ne l’admettrai pas puisque j’ai un rôle de Directrice à tenir mais … Ils ont mis des sourires dans le château alors rien que pour ça, je les en remercie. Ma prothèse de hanche un peu moins ... (TMTC ZACHARY!) Et j'ai l'impression de parler comme une vieille mère dont l'adolescent de fils aspire à la liberté et l'émancipation. Il ne s'agit pas de ça, je le sais bien, mais l'image m'amuse et quelque part, me touche un peu aussi.

« Mais c’est très gentil à toi, vraiment. On verra comment se passe l’été mais il est en tout cas possible que j’aille rendre visite à leur Grand-Mère, à Leah et lui, pour faire enfin sa connaissance. On a échangé par courrier à plusieurs reprises ces derniers mois, elle m’a l’air d’être une femme vraiment formidable. »

Aimante, tolérante, forte et douce à la fois, matriarche de sa tribu qui se trouve être plutôt bien remplie à vrai dire. Deux enfants encore en vie, leur conjoint, sept petits enfants, un arrière petit-enfant en route, ça en fait du monde.
Enzo m’a si souvent parler d’elle que j’ai le sentiment de la connaitre et j’ai réellement très envie de la rencontrer. Quant à l’idée de proposer au jeune Gryffondor de venir passer un peu de temps avec nous en Norvège … J’ai comme l’impression, au fond de moi, que je vis mes derniers instants avec ce garçon. Il va quitter le château, nos quotidiens ne seront plus liés, lentement mais surement – parce que c’est la vie tout simplement – on s’éloignera. Ça ne me fait pas mal, ça me rend peut-être un peu nostalgique mais rien ne me fait plus plaisir que de le savoir déployer enfin ses ailes et quitter tous les mauvais souvenirs qu’il peut encore avoir entre ces murs, le danger qui y règne toujours, comme tant d'autres. Il restera quoi qu’il arrive une personne chère à mon cœur, un garçon spécial avec une place spéciale, de ça j’en suis certaine tout comme je suis certaine de la réciproque.

« Donc si ça te tente d’aller faire un petit tour au pays des Kangourous à un moment ou un autre … Je suis certaine qu’Enzo sera ravi de t’apprendre à surfer. »

Insérer ici un large sourire un peu moqueur, espiègle et plein de taquinerie.

« Tiens d’ailleurs il va passer te voir, il a quelque chose à te demander. »

Je souris, d’un sourire tranquille cette fois, mais ne compte pas lui dire de quoi il s’agit. Je le sais parce que le jeune Australien m’en a parlé, m’a demandé si mon cher et tendre était en mesure de l’aider de par ses connaissances – dans tous les sens du terme d'ailleurs – en médecine – puisqu’il est médecin de formation – mais Leiv le découvrira directement du principal intéressé.

« Je serai ravie de revoir Juliet et Ora aussi, si jamais tu projettes de les inviter ou de passer les voir. Et de faire la connaissance de Cosima. »

Je m’incruste, pardon, mais il est vrai que ça me ferait très plaisir de revoir les deux jeunes femmes. Et effectivement de voir la petite en chair et en os, si l’occasion m’en est donnée.  

Je descends finalement de mon perchoir, pose ma tasse de thé sur le bureau de Leiv – en faisant attention de ne toucher aucun papier – et me dirige vers lui. Mes bras enroulent sa taille et je le regarde, heureuse et amoureuse. Touchée, aussi. Un peu perturbée par toutes ces nouvelles notions, cette vie nouvelle qui me semble ouvrir ses portes devant moi. Devant nous. Un soupir d'aise m'échappe, mon sourire s'élargit.

« J’adorerai passer des vacances en famille. Avec Adrian et toi. Et je suis très impatiente de découvrir la Norvège. »

Si Nora nous laisse tranquille. Je l’admets, je l’ai pensé mais ne le formulerai pas. Je n'ai absolument pas envie de penser à elle ni de parler d'elle pour l'instant. Leiv en bave suffisamment à cause d'elle, je me suis jurée de ne pas m'en mêler mais de toujours le soutenir. Cet instant il est à nous, elle n'a rien à y faire. Et qu'elle ne s'inquiète pas, je n'envisage pas une seule seconde de prendre sa place dans le cœur d'Adrian. Elle est sa mère, elle le restera. Je ne promets simplement pas de toujours garder mon calme si elle continue un peu trop longtemps de malmener mon homme. Je ferai ce que je peux.

« Mais tu es certains de pouvoir supporter ma mère et ma grand-mère dans ton espace ? Parce qu’elles ne vont pas te lâcher, tu le sais. »

Cette fois mon sourire est plus taquin, il est même accompagné d'un rire réellement amusé parce que je le sais, c'est exactement ce qu'il va se passer. Papa restera fidèle à lui même, elles en feront autant. Pour autant, cette idée m'enchante au plus haut point. Sincèrement. Nous savoir tous ensemble, en famille …

« Ça serait super, je vais leur proposer et je suis sûre qu’ils accepteront. Merci beaucoup. »

Je dépose un baiser sur sa joue, me blottit légèrement contre lui quelques secondes puis me détache pour faire quelques pas sans but précis dans son espace, observant les dessins d'Adrian, quelques objets sans réellement les voir, etc ...

« J’envisageai de passer voir Vicky et Benjamin, son mari, histoire de prendre des nouvelles et l’embêter un peu sur son tour de ventre parce que mine de rien c'est pour bientôt. Puis descendre voir Rina bien sûr, sans doute avec Dimitri. Peut-être Owen si on arrive à le trainer hors de son devoir au moins l’espace d’une journée. Celui-là … »

Je lève les yeux au ciel, encore une fois amusée, me disant que si c'est pour les beaux yeux de notre Guapa on y arrivera peut-être. Dans tout ça je compte bien voir Margo aussi, naturellement, mais pour le moment nos planning respectif ne sont pas précis et … certaines décisions vont devoir être prise, je le sais. Je le sens. La question que m'a posé Enzo tout à l'heure, celle à laquelle je n'ai pas répondu, résonne encore dans ma tête. Chaque chose en son temps.

« Qu’est-ce que tu en dis si nos vacances au soleil on les passe en Espagne ? Le Sud de la France me plairait aussi énormément, peut-être qu’on pourrait faire d’une pierre deux coups ? Louer une voiture, partir de l’Espagne et rouler le long de la côte jusqu’à remonter vers la Provence ? Je laisserai Fenrir chez mes parents. »

Ça n'est pas que je ne veux pas l'emmener mais je crois qu'il sera de toute façon mieux au calme chez eux et puis … Ce sont nos vacances en amoureux, après tout. Fenrir passera tout le reste de sa vie avec nous, je peux me séparer de lui l'espace de quelques semaines – même s'il va me manquer – et réciproquement. Je le retrouverai surement avec quelques kilos en plus … Et mes virées pour voir mes amis sous-entendent que Leiv est plus que la bienvenue, à vrai dire je n'envisage pas réellement tout ça sans lui. Sa présence me paraît évidente, j'ai envie de le présenter à Victoria, il est lui aussi ami avec Rina et Dimitri, etc … Je ne pense plus un, je pense deux. Il y a toujours moi, il y a toujours lui, mais il y a également nous. C'est arrivé progressivement, en douceur, naturellement. C'est désormais ancré dans mes mœurs.

Et puis j'hésite un peu, me lance finalement :

« Est-ce que tu penses rendre visite à ton oncle ? »

Je l’admets, même s’il en parle peu, je serai très curieuse de rencontrer son oncle Sergueï qui a été et est toujours je pense un homme important pour lui. Son père ? Je n’aborderai pas le sujet. Si son évocation doit être faite, ça viendra de Leiv. Je devine le sujet un peu … sensible ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 838
Date d'inscription : 05/11/2014
Crédits : Me
Double Compte : Keza & Charleen & Mateo & Will & Dimitri & James & Ora



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t2993-leiv-andreas-helland-crucifiez
MessageSujet: Re: One Step Beyond ▬ Leiv   Dim 23 Juil 2017 - 21:25

L’émotion se lit dans son regard, étirant mes lèvres dans un sourire tendre. Ismaëlle semble perdre connexion à la réalité pour quelques secondes, ne me donnant que la possibilité d’imaginer ce qu’il peut se passer actuellement dans sa tête. Ce n’est que lorsqu’elle lâche un rire amusé que je comprends qu’elle revient finalement parmi nous.

- Je crois qu’il a déjà les deux pieds vissés sur sa planche de surf et la tête dans ses envies de faire le tour de son île, de faire des trucs de « d’jeuns », de profiter de ses copains et de William.

Effectivement. Monsieur Jackson semble avoir attendri le cœur du jeune Ryans et de ce que j’en vois dans les couloirs, ils semblent vivre une idylle passionnelle. Je souris à l’évocation de tout cela, me doutant bien que le jeune homme doit avoir un million de projet à mettre en œuvre dès lorsqu’il pourra quitter l’enceinte de l’école pour l’été, comme tous ces jeunes gens qui doivent désormais avoir la tête bien ailleurs qu’ici.
Moi-même j’aspire à un repos et ce, malgré mes besoins de m’acharner au travail, de ne jamais ralentir la cadence. Mais avec les derniers évènements, je ressens plus que jamais l’envie de passer du temps avec mon fils mais aussi avec la femme que j’aime, présente dans cette pièce. Plusieurs jours à me couper du monde avant de pouvoir reprendre une activité durant les vacances puisque je serais bien incapable de ne rien faire pendant deux longs mois…

- Mais c’est très gentil à toi, vraiment. On verra comment se passe l’été mais il est en tout cas possible que j’aille rendre visite à leur Grand-Mère, à Leah et lui, pour faire enfin sa connaissance. On a échangé par courrier à plusieurs reprises ces derniers mois, elle m’a l’air d’être une femme vraiment formidable. Donc si ça te tente d’aller faire un petit tour au pays des Kangourous à un moment ou un autre … Je suis certaine qu’Enzo sera ravi de t’apprendre à surfer.
- Va pour le pays des Kangourous mais il est hors de question que je monte ne serait-ce que deux minutes sur une planche de surf…

Si je suis prêt à m’ouvrir à plus d’expérience que je ne le faisais auparavant, il ne faut peut-être pas espérer non plus de miracle… Et mon sourire ne peut que s’étendre face à celui d’Ismaëlle, espiègle et taquin. Concernant sa proposition, je ne vois aucune raison de dire non. L’Australie est un pays que je n’ai pas encore eu l’occasion de visiter et il n’y a pas de raison qu’Ismaëlle soit la seule à faire un effort ici. D’autant plus que je serais ravi de rencontrer cette femme dont elle parle, Leah, qui m’a l’air d’être une personne profondément gentille.

- Tiens d’ailleurs il va passer te voir, il a quelque chose à te demander.

Ma curiosité est piquée au vif mais n’en demande pas plus, comprenant que le jeune homme se chargera lui-même de le faire. Je n’insiste donc pas, restant sur mes questions sans pour autant en faire une obsession. Enzo sait qu’il peut venir me voir quand il le veut, quelle que soit sa demande.

- Je serai ravie de revoir Juliet et Ora aussi, si jamais tu projettes de les inviter ou de passer les voir. Et de faire la connaissance de Cosima.
- Et je pense qu’elles seraient ravie de te voir. J’avais dans l’idée de passer les voir, il faut également que je rende visite à la mère de Juliet sous peine de subir les foudres italiennes qu’en plus de donner trop peu de nouvelles, je ne viens pas assez les voir.

La mère et de Juliet et moi-même nous connaissons déjà depuis de nombreuses années, ayant partagé aussi bien de très bons moments comme des mauvais. Et c’est avec une évidence que j’ai accepté sa demande d’être parrain de Jules, créant ainsi un lien profond qui parfois, dépasse celui du parrain/filleul, flirtant avec une relation presque paternelle. L’évocation de leur existence me rappelle à quel point Jules me manque, que Cosima également et il en va de même de tout le reste de la famille. Ils ont toujours été d’une générosité sans limite, n’hésitant pas à me proposer un nombre incalculable de fois de loger chez eux après le divorce de Nora et ma descente en enfer.
Je reviens à la réalité, Ismaëlle passant ses bras autour de ma taille, les miens faisant spontanément de même, cherchant un contacte légèrement plus rapprocher.

- J’adorerai passer des vacances en famille. Avec Adrian et toi. Et je suis très impatiente de découvrir la Norvège. Mais tu es certains de pouvoir supporter ma mère et ma grand-mère dans ton espace ? Parce qu’elles ne vont pas te lâcher, tu le sais.

Un rire amusé m’échappe, regard attendri.

- Je te rappelle qu’ici j’ai côtoyer Katherine et Dimitri qui m’ont par la même occasion offert un entrainement de choc pour les personnalités pleines de vives et parfois un poil trop curieux.


Et ce n’est absolument pas péjoratif, au contraire… Même si il faut l’admettre, les débuts ont été compliqué pour moi qui suis habitué au calme et à un certain espace de tranquillité que je chéris particulièrement. Mais avec deux personnalités comme Katherine et Dimitri – que j’apprécie sincèrement -, j’ai rapidement dû m’adapter et faire avec, tout simplement. Ce château ne m’a pas seulement offert la possibilité de rencontrer la femme que j’aime profondément et sincèrement, il m’a également appris à m’ouvrir, accepter que le monde continue de tourner malgré le poids d’un passé.

- Ça serait super, je vais leur proposer et je suis sûre qu’ils accepteront. Merci beaucoup.

J’accueille son baiser d’un sourire et d’une étreinte, soudainement prit d’une bouffée d’amour. Je la regarde déambuler sans un mot, l’observe en silence de cette même place et prend brutalement conscience de ce qu’elle m’offre et surtout, tout le chemin qu’elle m’a aidée à parcourir. Jamais je n’aurai parié sur une nouvelle relation, ni maintenant, ni dans dix ans, trop obsédé par mes propres erreurs, par cette part d’ombre du passé que je ne souhaite plus évoquer. Je n’étais absolument pas prêt à partager de nouveau ma vie avec qui que ce soit, me contentant largement de la présence de mon fils et de mon travail, mes deux points de repère pour ne plus sombrer de nouveau…
Ismaëlle est entrée dans ma vie pour ne plus jamais en ressortir et même si les débuts n’ont pas forcément été évident, ils n’ont pas été pour autant compliqué. Comme si sa personnalité et la mienne étaient tout simplement faite pour s’entendre, se comprendre, que ça soit dans les silences ou dans les gestes, je n’ai jamais eu besoin d’un long discours pour lui exprimer mes pensées, mes émotions. Une symbiose silencieuse, une union que je n’aurai jamais pu deviner ou voir venir. Elle est le jour, moi la nuit, deux personnalités si différentes mais pourtant, si complémentaires.
Mes sentiments ont évolué et tandis qu’elle me parle d’aller rendre visite avec Victoria, Rina, Dimitri et Owen, je prends conscience à quel point je n’imagine pas ma vie sans elle et à quel point je l’aime.

- Qu’est-ce que tu en dis si nos vacances au soleil on les passe en Espagne ? Le Sud de la France me plairait aussi énormément, peut-être qu’on pourrait faire d’une pierre deux coups ? Louer une voiture, partir de l’Espagne et rouler le long de la côte jusqu’à remonter vers la Provence ? Je laisserai Fenrir chez mes parents.

J’acquiesce, presque distraitement mais pourtant totalement concentrée sur ce qu’elle me dit. Je suis même enchanté par l’idée et ne tarde pas à le lui faire savoir.

- Ca serait parfait. Katherine doit certainement avoir de très bons coins à nous conseiller. Nous aurons qu’à remonter la côte comme tu le proposes, finir notre séjour à deux en France. Il me semble que Dimitri vit au Sud, il y a de fortes chances pour que nous puissions aussi y trouver Katherine et Phaedre.

Pour ainsi clore ce voyage à deux et finir avec la visite d’Owen et de Victoria, pouvant poursuivre chez Jules et finir par l’Angleterre où nous irons chercher Adrian pour profiter de quelques jours tous les trois en Norvège.
A imaginer, j’ai la sensation que nous n’aurons pas assez de plusieurs semaines pour effectuer tout ce périple et toutes ces visites mais étrangement, je ne m’en formalise pas pour autant, sachant parfaitement à quel point il est important pour Ismaëlle de voir tous ces proches. Je suis même séduit par l’idée de voir chacun d’entre eux tout en pouvant bénéficier d’une part de solitude avec ma famille…

- Est-ce que tu penses rendre visite à ton oncle ?

La surprise ne se lira pas sur mes traits mais tout simplement dans mon geste. Celui que je m’apprêtais à faire pour boire une gorgée de thé, se stoppant une seconde face à sa question que je n’avais absolument pas vu venir.
Je finis par finalement boire mon thé, tout d’abord silencieux avant de déposer la tasse sur son socle, sur mon bureau que je réordonne par pur réflexe que par nécessité. Parler de mon oncle ne m’angoisse pas outre mesure, au contraire. J’ai toujours entretenu des relations presque paternelles avec lui… Non, ce qui me tracasse le plus est mon propre père. Je sais que tôt ou tard, je devrais franchir cette étape même si le désir n’est pas franchement présent.

- Oui, lorsque nous serons en Norvège. Je marque une pause avant d’esquisser l’ébauche d’un sourire. De toute façon, il y a très peu de chance pour que je passe au travers du filet. Cet homme connait tellement de monde au pays qu’il serait capable d’avoir connaissance de notre présence en moins d’une heure.

Sergueï est l’un de ces hommes qui pourra toujours compter sur une épaule de soutient tant il a donné et offert durant sa longue et périlleuse vie. J’ai de nouveau pu le constater lorsque je lui ai fait la demande de garder un œil sur la famille Van Saad.
Je me retourne vers Ismaëlle, lui fait face.

- De plus, il m’en voudra pour le restant de ses jours si je ne lui présente pas la femme que je compte épouser.

Les mots tombent sans que je n’y réfléchisse réellement, comme une évidence. Ils me soulagent presque autant qu’ils m’effraient, me surprenant moi-même pas l’audace que je viens de présenter. Une main sur le bureau, l’autre glissée dans la poche de mon pantalon, je l’observe, attentif aux moindres de ses réactions.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ça n’était pas prémédité, ça n’était pas réfléchi depuis des jours, des semaines, comme j’ai l’habitude de le faire. Les mots se sont formulés seuls, spontanément, comme un cri du cœur.

- Je sais que ça peut paraitre soudain, presque trop rapide… surtout venant de ma part, moi qui aime tout contrôler. Il s’est passé tellement de choses ici et il s’en passera certainement encore, mais j’ai surtout pris conscience à quel point tout pouvait aller bien trop vite.

Je repense à Megan que j’ai vue et senti mourir sous mes yeux et mes mains, impuissant. Je repense également à Ismaëlle clouée sur ce lit à l’infirmerie, la mort l’ayant frôlé de trop près pour ne pas en faire parfois des cauchemars. Mais il y a aussi tous les autres, tout ce danger, cette mort bien trop présente entre les murs, tout ce qui peut aujourd’hui nous faire prendre conscience à quel point la vie est courte, furtive et parfois trahis par le temps.
Je m’approche de quelques pas, n’osant pas trop envahir son espace vitale, craignant au fond de moi de recevoir un refus qui serait, malgré tout, compréhensif.

- J’ai aussi pris conscience à quel point je t’aime, Ismaëlle. Que je veux passer cette vie à tes côtés, avec Adrian, que l’on forme une véritable famille. Tu m’as reconstruit, rendu de nouveau heureux, plus que tu ne pourrais l’imaginer. J’étais sincèrement loin de m’imaginer que je puisse de nouveau l’être mais tu m’as rendu tout ça tellement… simple, naturel. Je marque de nouveau une pause, prenant une inspiration silencieuse. Je comprendrais parfaitement que tu refuses, que tu penses que tout ça va trop vite pour toi… mais je te le demande : Ismaëlle Luna Stoneheaven, voulez-vous devenir ma femme ?

Sans bague, sans le genou à terre, seulement mon regard et mes mots les plus sincères qui lui sont adressés, la boule au ventre.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: One Step Beyond ▬ Leiv   

Revenir en haut Aller en bas
 
One Step Beyond ▬ Leiv
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» One step ahead
» Team Omega Pharma Quick-Step
» Sean ✖ Step in the car and I'll take you down for the ride.
» Etixx-Quick Step
» Etixx-Quick Step

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Imperium™ :: Hogwarts' Inside :: Septième Etage. :: ─ Salle de Médicomagie :: ─ Bureau et chambre du Professeur de Médicomagie-
Sauter vers: