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 One Step Beyond ▬ Leiv

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MessageSujet: One Step Beyond ▬ Leiv   Sam 27 Mai 2017 - 11:22

Samedi 27 Juin 2015 ▬ Dans la matinée
One Step Beyond



Leiv & Ismaelle

« Vous êtes … infernaux. Je suis épuisée. »
« Hey j'ai rien fait en ce qui me concerne. »
« Pour une fois. »
« Anh ! Je suis l'innocence incarnée, c'est pas de ma faute si j'ai de mauvaises fréquentations. »
« Oui, c'est complètement un hasard que ton petit ami, un de tes meilleurs amis et au moins deux autres de tes connaissances soient dans le lot des semeurs de trouble. »
« Absolument. »

J’arbore un faux air soupçonneux, il arbore un air faussement outré. De la comédie, rien que de la comédie, un de ces moments de complicité que j’adore et je sais que c’est partagé. En plus, ça faisait longtemps qu’on ne s’était pas accordé ça. Pas par manque d’envie, surtout par manque de temps et parce que ça ne s’est pas vraiment présenté ces dernières semaines.

« C’est une bonne idée ce canapé finalement … »
« Ah ! Tu vois. »

Excès d’enthousiasme jeune homme. Je plaisante mais il est vrai que lorsque j’ai vu ce canapé posé en plein soleil dans le fond de la cour l’autre soir … Je ne pensais pas en arriver à me poser dedans au bout de deux jours. Normalement mon rôle serait de les réprimander en leur disant qu’on ne déplace pas le mobilier de l’école pour le mettre dehors mais autant être honnête, je suis particulièrement bien installée dedans – pour ne pas dire affalée – donc je ne vais pas m’en plaindre. Et puis zut, il fait beau, c’est la fin de l’année, on ne relâche pas sa vigilance mais on peut se permettre de décompresser un peu. C’est exactement ce que je fais en m’asseyant quelques minutes avec Enzo dans le fameux canapé qu’il a lui-même sorti avec Mateo il y a quelques jours.

« Alors, ces examens ? »
« Sincèrement ? J'pense que ça été. J'ai bossé comme un acharné et j'espère que ça va payer mais j'suis plutôt confiant. »

Ça se voit qu’il l’est et ça fait plaisir à voir. Je sais aussi qu’il a vraiment travaillé comme un acharné alors j’espère réellement que tous ses efforts vont payer. Je peux déjà dire sans problème que dans ma matière, c’était une promenade de santé. Comme tous les ans.

« Isma, y a un truc que je voudrai te dire. »
« Hum hum … Pourquoi tu m'as l'air si sérieux tout à coup … ? »

Est-ce que je suis inquiète ? Pas vraiment, juste … intriguée je dirais. Ok, un peu inquiète aussi, je le confesse. Disons que je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre.

« J'vais partir. »

Je l’admets, je ne comprends pas tout de suite où il veut en venir et ça doit se voir puisqu’il enchaine presque aussitôt.

« J'veux dire … J'reviendrai pas à Poudlard. »
« Oh ... »

Si je m’attendais à ça ? Je n’ai pas vraiment eu le loisir d’y penser mais à présent je me rends compte de l’impact qu’ont ses mots sur moi. Ce que je ressens n’est autre qu’un profond soulagement et je ne cherche pas à me retenir une seule seconde avant de le prendre dans mes bras. Peu importe le regard des autres, tout le monde ici sait que j’ai une relation particulière avec ce grand gaillard. Je n’y pense de toute façon pas une seule seconde.

« Si tu savais ce que je suis soulagée de t'entendre dire ça. »

Je le serre de toutes mes forces sans réellement m’en rendre compte et je crois que ça le fait sourire alors que je sens ses bras m’enrouler en douceur. La simple idée de l’imaginer loin d’ici, probablement là-bas, dans son Australie natale, commencer une nouvelle vie … C’est ce que je souhaite pour tous ces gamins, je m’en rends compte à présent. Poudlard est devenu un endroit plein de mauvais souvenirs, pleins de dangers potentiels. Ils méritent tous de connaitre enfin autre chose …
Je finis par m’écarter, lui rendre sa liberté, sans tenir compte des larmes qui me sont montées aux yeux sans que je ne le maitrise ni tente de le faire. Elles restent coincées sous mes paupières, j’attrape sa main et la serre dans la mienne.

« Tu vas te lancer dans tes projets ? »
« Oui. J’ai pris ma décision et j’suis motivé. C’est le moment. »
« C’est super. Je suis fière de toi et j’ai toute confiance, tu vas t’en sortir comme un chef. »
« Merci Isma. »

Mon autre main glisse sur sa joue, je devine mon regard plein de tendresse à son égard. Je me surprends à penser qu’il va me manquer, le monde est tellement vaste, mais ça n’est rien à côté de toutes les promesses qu’il offre, ce monde. Tout n’y est pas noir, j’ai envie d’y croire. Pour eux.

« Par contre dis donc, c’est quoi ce relâchement ? On a arrêté de se raser le matin ? »

Je récupère ma main en exagérant bien sur le côté un peu râpeux de sa joue sous ma paume, on éclate de rire tous les deux.

« Hey c’est les vacances hein ! »
« T’as raison. Et puis ça te va bien. »
« Merci c’est gentil. »

Nouvelle bouffée d’émotions quand je le revois il y a bientôt trois ans … Il a tellement changé, et pas seulement physiquement. Je me sens … comme une mère a qui son fils annonce qu’il va quitter le nid, parce qu’il est temps, parce qu’il a grandi, parce qu’il doit déployer ses ailes et prendre son envol.

« Et toi ? »
« Moi ? »
« Est-ce que tu vas rester ici ? »
« Je ... »

Si je suis prise au dépourvu ? Totalement. « Heureusement », un élément extérieur intervient et attire notre attention à tous les deux.

« Yo. »
« Tiens ! »

Monsieur Beaumont … Si vous vous posez la question, oui, je suis en train de glousser dans ma tête pendant que les deux garçons se « shakent » la main comme ils disent … Ou quelque chose dans ce genre-là. Et je pense à Margo, naturellement.

« Content d'te voir Oncle Sam. »
« Alors, tu as corrigé toutes les copies ? »
« Non mais j'fais une pause. Je sais pas comment vous faites pour faire ça toute l'année honnêtement. »

Éclat de rire général. Ce moment, il fait du bien. Vraiment.

#

Relâche. Je crois que c’est le bon terme. Je ne me suis pas arrêtée autant de temps depuis un bon moment mais je l’admets, j’ai trainé avec les garçons un peu plus longtemps que prévu. J’étais bien, à parler d’eux, de leur projet respectif, à les regarder se chamailler comme un grand frère et un petit frère le feraient, le cœur rempli d’affection pour ces sales gosses. J’ai au fond de moi cette impression qu’une page se tourne, comme si tout allait changer …
Quoi qu’il en soit, je n’ai pas repris le chemin de ma chambre ni de ma cabane, pas plus celui des enclos mais bien celui du Septième Étage pour la simple et bonne raison que je ressens l’envie de voir mon homme. Celui qui me rend heureuse depuis des mois maintenant. Ces derniers temps n’ont pas toujours été simples pour lui, pour nous par conséquent, à cause de Nora, mais je crois que le soleil redonne le sourire à tout le monde et c’est d’humeur vraiment légère que j’entre dans son bureau où il me semble – comme toujours – très concentré. Il relève la tête, me sourit et en bon gentleman qu’il est, se lève pour m’accueillir dans son antre. Ici, tout est organisé et rangé au millimètre … Naturellement ça me donne envie de déplacer ci ou ça … Pas le temps, il est déjà là, devant moi, et je passe mes bras autour de son cou tandis que les siens enroulent ma taille.

« Tout ce soleil, ça me donne des envies de vacances. »

La mer, l’ambiance et les odeurs sur le marché, la chaleur … Je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’aller faire un tour en Provence soudainement. Je n’ai jamais mis les pieds en France, je ne connais pas ce pays mais c’est ce qui me traverse l’esprit actuellement alors que je l’embrasse brièvement.

« Tu passes une bonne matinée, Monsieur l'Homme du Nord ? »

Mon Homme du Nord. Oh Leiv n’a rien d’un Viking – et heureusement – mais ce surnom est là et il y restera. Je l’observe, le dévisage, pose mes mains sur ses épaules puis sur ses joues. Pas une seconde mon sourire ne me quitte. En cet instant je crois que je ne pourrais pas être plus heureuse. Cette matinée est parfaite.

« Je t'aime. »

Un long et profond soupir d’aise m’échappe alors que je ne le lâche pas du regard, me noyant complètement dans le bleu de ses yeux. Cet homme me rend tellement heureuse, j’en suis profondément amoureuse et c’est quelque chose que je découvre même si c’est devenu mon quotidien depuis un moment. Imaginer ma vie sans lui ne me traverse pas l’esprit une seule seconde, jamais, tant ça me parait impensable et irréel.
Et puis sans prévenir je m’écarte, le contourne, lui claque gentiment une fesse au passage …

« Et j'aime aussi énormément ton sexy dernière dans ce pantalon en lin qui lui fait très largement honneur. »

… et m’assoie avec désinvolture sur un coin de son bureau, y semant la pagaille par la même occasion, grand sourire sur le visage.
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MessageSujet: Re: One Step Beyond ▬ Leiv   Jeu 29 Juin 2017 - 9:33

► One Step Beyond◄
Isma & Leiv


Samedi 27 Juin – Dans la matinée

Manches de la chemise retroussées sur les avants bras, je déambule dans les couloirs, livre à la main, plongé en pleine lecture d’une étude passionnante que John m’a confiée. Le sujet traite de la médecine bien évidemment, mais surtout du côté psychologique, de comment nous pouvons au mieux résoudre certains maux par « le morale », la parole, les gestes, les attentions. Le livre cible particulièrement les états dépressifs, les adolescents ayant déjà fait des tentatives de suicides et, aussi horrible que cela le soit, le sujet est malheureusement de mise après tout ce que les élèves ont vécus ici ces derniers jours. Les Détraqueurs ont été pour certains, la goutte de trop et je crains, à raison, pour la santé mentale de certains d’entre eux.

Sourcils froncés, je relève de temps en temps le regard pour être certain de ne buter dans qui que ce soit.

- Horerus !!

Je sursaute, lâche subitement mon livre dont la reliure vient s’écraser sur le dessus de mon pied et dégaine aussitôt ma baguette, persuadé de faire face à une attaque surprise de la part de nos oppresseurs. Je brandis ma fidèle alliée droit devant moi, ciblant déjà l’ennemi…

- OHOHOH ! Du calme, ça n’est que moi !

Dimitri lève aussitôt les mains devant lui en signe d’apaisement alors que je me sens … soudainement à la fois plus léger et plus lourd.

- Bon sang Dimitri ! J’aurai pu te tuer !

Mais ce grand nigaud ne m’écoute pas, poing devant la bouche, au bord des larmes mais surtout, au bord d’un fou rire.
Et ce n’est que maintenant que je percute pourquoi je me sens … léger. Ou presque.
Je me contemple, baisser les yeux vers moi et constate que ma chemise a disparu pour laisser place à mon torse nu, uniquement vêtue d’une veste sans manche en peau de bête non identifiable. Et ça, c’est sans compter le casque à corne dont je me retrouve affublé malgré moi. Et si Dimitri est désormais hilare, appuyé contre le mur, il n’en est pas de même pour moi qui affiche un air aussi glacial que possible, tentant d’ignorer les regards rieurs de certains de mes élèves.

Mais comme l’humour lourd de Gabrieli ne semble jamais avoir de fin… Un flash m’aveugle.
Ce sombre imbécile heureux vient de me prendre en photo avec un vieil appareil magique.

- M’regarde pas comme ça ! C’était un pari !

Je ne bronche pas un seul mot, me contente de lui jeter le casque aux pieds et d’agiter ma baguette pour retrouver ma véritable tenue et tends la main vers lui.

- Donne-moi cet appareil.
- Oh allez, je pensais qu’avec cet air de vacances tu avais un peu plus d’humour.
- Ne m’oblige pas à te le répéter.

Dans mon agacement, mon accent Norvégien ressort fortement et je ne m'en rends absolument pas compte.
Si je trouve ça drôle ? Non. Je ne suis pas réputé pour avoir le plus grand sens de l’humour de cette école et encore moins lorsqu’il s’agit de me ridiculiser devant mes élèves. Je suis capable d’être taquin, de m’amuser à enquiquiner Ismaëlle ou même John mais s’il y a bien une chose dont je ne suis pas fan, c’est de ce genre d’humour. Et je le fais sentir à Dimitri avec pour seule parole, un regard glacial.

- Euh… Je crois qu’Ismaëlle n’a pas l’air très contente…

Il arbore un air suffisamment sérieux pour que je me retourne d’un geste vif, soudainement inquiet… Pour n’y voir que du vide.
Mais je n’ai pas le temps de réprimander Dimitri sur son comportement puéril qu’il est déjà partie en courant, le voyant cavaler à l’autre bout du couloir, toujours un peu plus hilare. Je prends une grande inspiration et expire, agacé. Si je n’ai pas été capable de rire à cette blague que je trouve aussi mâture qu’un enfant de trois ans, je suis en revanche tout à fait enclin à peaufiner une vengeance qui, je le sais, viendra au moment où il s’y attendra le moins…

¥

[FLASHBACK]

"Bonjour Parrain, j'espère que tu vas bien, nous Ici ça va, Cosima est parfait"

Le ton de ma filleule est tranquille mais à en voir la teinte que prend l'enveloppe... je ne suis pas certain que cela dure éternellement.

" … MAIS COMME TU VAS LE CONSTATER JE SUIS UN TANTINET AGACÉE PAR LES DERNIÈRES NOUVELLES.

ALORS COMME ÇA TON IMBÉCILE D'EX-FEMME S'EST DÉCIDÉE À S'ENGAGER DANS UNE GUERRE ! J'espère que tu m'entends bien parce que ça va être réglé vite fait cette histoire ou je ne m'appelle pas Juliet BEATINI !"


Si au fond de moi, le malaise prend de plus en plus de place, je ne laisse rien paraître, me contentant de fixer cette enveloppe qui hurle et qui, dans mon esprit, prend peu à peu la forme de son visage.
Un fond de voix qui ne m'est pas inconnu se manifeste...

"ARRÊTE DE ME DIRE DE ME CALMER !

Bref désolée, mon entourage complètement calme me gonfle.
Ma mère m'a raconté pour le bordel de Nora, je sais pas à quoi elle joue mais qu'elle s'accroche bien parce que j'ai déjà réunis assez de témoignages pour la faire brûler en enfer. NON MAIS POUR QUI ELLE SE PREND CETTE MORUE ? TU M'EXPLIQUES À QUEL MOMENT ELLE A DÉCIDÉ DE MONTER SUR SES GRANDS CHEVAUX ? ATTENDS QUE J'AILLE LA VOIR PARRAIN, ÇA VA BARDER, je vais l'étriper et lui arracher ses cheveux de débile. "


J'aurai dû m'attendre à ça tout comme j'aurai dû m'attendre à cette colère monstrueuse qui l'habite. Il n'y a pas un seul bruit dans la grande salle, plus personne ne bouge, plus personne ne respire. Tout du moins, c'est l'impression que l'on me laisse en cette seconde où mes yeux ne quittent pas l'enveloppe qui, petit à petit, fume un peu plus.

"Ouais. Donc.
T'as pas à t'en faire, je te rappelle par le plus grand des hasards puisque t'arriveras pas à tout faire tout seul que mon frère est avocat et qu'il est déjà affilié à ton dossier ET NON C'EST PAS NÉGOCIABLE ALORS ARRÊTE DE LEVER LES YEUX AU CIEL ET FAIS CE QUE JE TE DIS. J'suis passée par chez toi j'ai été récupéré tes papiers je te joins une copie de tout ça histoire que t'y jettes un oeil, t'as intérêt à te préparer pour la bataille, de toutes façons je vais revenir t'en coller une si tu te laisses aller je te préviens. Dans le paquet suivant arriver aussi des premières esquisses de défense, Oscar gère le truc, il est passablement teubé pour toutes les tâches du quotidien mais c'est un balèze dans sa profession. Il te joindra bientôt plus calmement que moi j'imagine. Et bien sur t'as rien à sortir de ta poche vieux radin. C'EST LA FAMILLE D'ACCORD ? MERCI.

Embrasse Ismaëlle."


Je crois n’avoir jamais été aussi embarrassé de toute ma vie. J’aurai pu m’y attendre de la part de Jules, elle et son caractère volcanique ne pouvaient décemment pas se taire face à cette profonde injustice. Et même si cette personne responsable du malheur de son parrain est celle qu’elle a considéré un jour comme sa tante, elle ne rétractera pas les griffes pour autant. Bien au contraire. Ce qui m’a valu cette beuglante en pleine grande salle, en plein repas… Pour écoper de plusieurs regards choqués, moqueurs ou même intrigués. Et je me souviens parfaitement d’avoir continué mon repas comme si de rien n’était après que la lettre se soit auto-détruire sur les paroles d’Ora tentant de calmer celle avec qui elle partage désormais sa vie, tentant d’ignorer la vague de curieux et mon propre embarras dissimulé.

[FIN FLASHBACK]

Je ne l’avouerais peut-être jamais publiquement mais beuglante ou non, cette lettre me permettait de me raccrocher à quelque chose, à un espoir que tout ne partirait pas en fumée. Il m’a fallu plusieurs heures, voire plusieurs jours pour retrouver une certaine lucidité et faire face à la simple réalité : Nora n’aura jamais gain de cause. Elle pourra bien monter les dossiers qu’elle souhaite, faire preuve de comédie ou de ruse, elle n’obtiendra jamais la garde d’Adrian. Notre fils.
Et même si aujourd’hui l’affaire n’est pas totalement réglée, je suis bien plus confiant que je ne l’étais il y a quelques semaines.

Lettre du Maitre Petters en main, je la relis consciencieusement pour être certain de n’avoir omit aucun détail.
Date d’audience : 15 Juillet.
Cette date s’imprime au fer rouge dans mon esprit et je sais déjà qu’elle me suivra jusqu’à ce que nous arrivions à terme.
Comment Nora a-t-elle pu en arriver là et atteindre une haine aussi monstrueuse envers moi ? Les réponses sont d’une évidence malheureuse. Me faire payer la peine que je lui ai procurée il y a des années maintenant et le besoin presque viscéral de faire en sorte que plus jamais je ne ressente la moindre source de bonheur. Et avec Ismaëlle dans ma vie et Adrian qui a eu un véritable coup de cœur pour la femme que j’aime, il ne serait pas surprenant d’apprendre que ce fut le coup de grâce pour me faire payer au centuple l’affront que je lui fais.

Je plie la lettre et la range soigneusement dans l’un de mes tiroirs avant de m’emparer de la pile de dossiers qu’il me reste à revoir. Si certains élèves profitent déjà des vacances – et à raison – il n’en est pas de même pour moi ou pour d’autres qui sont venus se présenter à moi pour présenter quelques études, recherches, menés par eux-même afin d’avoir un avis, une correction. Chose que j’ai accepté volontiers, ravi de voir la motivation de certains.
Je quitte ma chambre pour retrouver mon bureau, y trouvant plus facilement ma concentration dans cette pièce qui respire l’enseignement avant de m’y installer et entamer la lecture du premier dossier. Je ne vois pas le temps passer, ni les heures qui s’égrènent, bien trop concentré et fasciné par certaines théories et recherches présentées. Ce n’est que lorsque l’on ouvre la porte de mon bureau que je relève la tête, me frottant les yeux du bout des doigts. Ismaëlle fait son apparition, mon sourire avec. Je ne sais pas si ce sont les vacances mais je la trouve tout simplement radieuse de jours en jours, un sourire constamment accroché sur ce visage que j’aime à sentir sous mes doigts. Je me lève pour l’accueillir et me plante devant elle, enroulant sa taille de mes bras et elle, mon cou.

Tout se fait avec un naturel non calculé, quelque chose d’instinctif, de spontané, qui m’a réapprit à prendre goût à ces choses simples, des gestes du quotidien qui me font sentir autre, plus complet également.

- Tout ce soleil, ça me donne des envies de vacances.

Nos lèvres s’embrassent brièvement alors que je lui souris un peu plus.

- Bientôt, nous partirons quelques jours.

Tout d’abord elle et moi pour ensuite inclure Adrian dans l’équation, chose qui n’a jamais dérangée Ismaëlle, bien au contraire. Entre eux, ce fut comme une évidence, une complicité est née spontanément, sans que ni l’un ni l’autre n’est à faire le moindre effort. Et c’est certainement l’une des meilleures choses qui pouvaient nous arriver, me rassurer.

- Tu passes une bonne matinée, Monsieur l’Homme du Nord ?

Homme du Nord… je crois que ce surnom a pour moi bien moins de séduction maintenant que Dimitri me l’a imagé avec sa satané blague…

- Oui. Bien mieux depuis que vous êtes là, Comtesse du Venezuela.

Ce n’est pas un mensonge, bien loin de là. Ismaëlle a été la personne qui a rendu ma vie plus simple, plus colorée, moi qui croyait être condamné à la voir défilé sous un constant orage. Ses mains glissent de mes épaules à mes joues, ses deux prunelles sombres dans le bleu des miens.

- Je t’aime.
- Je t’aime.

Un murmure grave, teinté d’un sourire qui ne pourrait pas être plus heureux qu’en cet instant. Cette femme a le don d’illuminé le plus sombre d’entre nous, de toucher le meilleur que l’on possède pour en faire quelque chose de plus beau, de plus heureux. Jamais je n’aurai cru ou même parié sur une quelconque relation dans ce château, venu ici uniquement pour prêter secours, aider à l’éducation et à la défense d’une liberté. Je ne suis pas le genre d’homme à me perdre dans les relations d’un soir ou même à chercher une femme avec qui je finirais ma vie… Pourtant, Ismaëlle a su être celle-ci, venant faire trembler mes plus profondes convictions et certitudes pour ensuite me prouver par A + B que je pouvais être de nouveau heureux, comblé.
Et je n’aurai jamais pu rêver mieux que la femme que je tiens près de moi, dans mes bras. Je n’imagine plus mon quotidien sans elle, encore moins après avoir passé tous ces mois à proximité l’un de l’autre.

Ismaëlle me contourne… pour me claquer une fesse au passage. Je sursaute, me retourne, entre la surprise et l’outrage…
Disons que je ne suis pas encore vraiment habitué à ce genre de geste même si je ne peux m’empêcher de sourire face à son air taquin et désinvolte. C’est bien ce que j’aime chez elle.

- Et j'aime aussi énormément ton sexy dernière dans ce pantalon en lin qui lui fait très largement honneur

Je me retourne brièvement, essayant de constater la véracité de ses propos pour ensuite la retrouver assise sur mon bureau… en ayant déjà bousculer certaines de mes affaires qui se trouvent désormais être en désordre.
J’ai déjà fait d’énorme efforts concernant ma manie à vouloir que tout ce qui m’entoure soit tiré à quatre épingles mais je dois admettre que de la voir ainsi dérangé mon bureau me provoque des démangeaison dans le fond de la gorge.  

- Mon pantalon en lin et mon derrière te remercie de ce compliment et tiennent à dire que cette tenue te sied plutôt bien également.

Mon sourire s’élargit. J’ai mis un moment avant de réussir à pouvoir sortir ce genre de chose le plus naturellement possible, à être plus détendu, plus léger. Revenez 9 mois en arrière et jamais vous ne m’auriez entendu dire ce genre de choses…
Je me rapproche d’Ismaëlle, dépose un bref baiser sur son front en retenant mes remarques concernant le bazar qu’elle est entrain de mettre sur mon bureau – tout est une question d’un travail sur soi selon John… - et contourne le bureau.

- Je te fais un thé ? Un café ?

J’attends sa réponse avant d’agiter brièvement ma baguette vers la théière et café pour faire réchauffer les liquides et préparer les saveurs avant de remplir deux tasses fumantes.

- En parlant de vacances, vers quel coin ensoleillé veux-tu que l’on parte ?

Je prends une première gorgée de thé après m’être assuré que le liquide n’est pas trop brûlant pour ensuite poursuivre.

- Parce qu’après avoir profité du soleil, j’aimerai emmener Adrian en Norvège, ça fait un moment que je ne l’ai pas fait. J’ai un petit chalet là-bas, coupé de tout, en pleine nature, j’aimerais que tu nous y accompagne. Je marque une pause. Tout du moins, si tu en as envie de passer des vacances en famille.

Parce que c’est ce qu’elle constitue pour moi désormais. La femme avec qui je veux partager ma vie,  n’imaginant pas cette dernière sans elle. Je sais qu’elle a aussi sa famille à voir, à gérer, qu’elle souhaite probablement passer du temps avec Katherine, ses parents, sa grand-mère tout comme essayer de voir Enzo, voir d’autres élèves ou enseignants. Je ne la force de rien, elle le sait, mais elle sait aussi la joie que cela me procurerait de savoir qu’elle nous accompagne avec Adrian.

- Je me disais qu’après quelques jours tu pourrais faire venir tes parents et ta grand-mère… Tu peux les persuader en leur disant qu’en Norvège, il peut aussi faire très chaud l’été.

Mon pays n’est pas uniquement de glace, bien au contraire. L’été nous pouvons atteindre des températures caniculaires qui contrastent parfois brutalement avec la douceur de nos crépuscules.

- Tu pourras également proposer à Enzo de venir si tu le souhaites.

Cette fois mon sourire se fait plus tendre. Je sais à quel point elle est attachée à ce gamin, que quelque chose de bien particulier les lies. J’ai pu le constater par moi-même au travers Ismaëlle mais aussi lorsqu’elle était à l’infirmerie suite à l’empoisonnement. Je n’ai jamais vu ce gosse aussi mal, aussi profondément touchée. Tout du moins si j’exclue le décès de Megan.
Et ces souvenirs remuent en moi quelque chose de lourd, de douloureux. Sentiments que j’essaie de balayer d’un revers de sourire, celui-là même que j’offre à la femme que j’aime alors que j’attends réponses et réactions de sa part.
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MessageSujet: Re: One Step Beyond ▬ Leiv   Sam 1 Juil 2017 - 13:20

Je le sais. Je sais que ça le chatouille de voir son bureau ainsi désordonné par ma présence et promis je n’en abuserai pas trop longtemps mais je l’admets, j’aime jouer un peu avec sa patience de temps en temps.

« Mon pantalon en lin et mon derrière te remercie de ce compliment et tiennent à dire que cette tenue te sied plutôt bien également. »
« Tu as vraiment des goûts particuliers … Mais je ne vais pas m’en plaindre ! »

La plus part du temps je ne ressemble à rien, j’ai les cheveux attachés n’importe comment ou bien qui partent dans tous les sens, je m’habille comme un homme, rentre couverte de poussière et de terre tous les soirs, etc … Mais quand il me regarde je me sens belle, je me sens femme, et c’est quelque chose que j’ai découvert, que j’ai appris à appréhender et même à apprécier avec le temps. Tout comme lui a appris à se détendre au fil du temps, à se dérider, à devenir plus chaleureux et spontané. Les deux psychorigides que nous étions apprennent l’un de l’autre et je trouve le résultat plutôt pas mal, non ?

Il s’approche, dépose un baiser sur mon front et je ferme les yeux de contentement. Ça aussi, j’y ai pris goûts. L’affection, la tendresse, ces petits gestes du quotidien qui transmettent bien plus que des mots et tout ça dans la simplicité.

« Je te fais un thé ? Un café ? »
« Un thé, ça serait parfait. Merci beaucoup. »

Il s’affaire, je le regarde faire sans quitter mon perchoir tout en remettant en place les quelques papiers que j’ai dérangé en m’installant ici comme si j’étais chez moi. Je respecte son antre, que tout soit tirés à quatre épingles, il respecte le bordel sans nom qui règne dans ma Cabane. On appelle ça faire des concessions, c’est beau l’amour.

« En parlant de vacances, vers quel coin ensoleillé veux-tu que l’on parte ? »

La tasse entre les mains, je souffle sur le liquide plus par réflexe qu’autre chose et commence à réfléchir, m’apprête à énoncer quelques idées qui me viennent en tête spontanément. Visiblement, ça n’est pas une option : On va partir en vacances. Quelques mois plus tôt, ça n’aurait pas été aussi évident pour moi, c’est plutôt clair. Aujourd’hui les choses sont différentes.

« Parce qu’après avoir profité du soleil, j’aimerai emmener Adrian en Norvège, ça fait un moment que je ne l’ai pas fait. J’ai un petit chalet là-bas, coupé de tout, en pleine nature, j’aimerais que tu nous y accompagne. »

Je me fige, en douceur, un sourire naissant aussitôt sur le coin de mes lèvres, provoqué par l’effet de surprise. Et pourtant … Pourtant tout ça me semble tellement naturel …

« Tout du moins, si tu en as envie de passer des vacances en famille. »

Dans ma poitrine mon cœur s’emballe, nourrit d’une chaleur qui se diffuse partout dans mon organisme et fait s’élargir mon sourire. En famille. Lui, Adrian et moi … Comme une famille. Non, en famille. Parce qu’à ses yeux c’est ce que nous sommes. Une famille. Si je regarde quelques mois en arrière je me rends compte à quel point ma vie et mes perceptions ont incroyablement changé en finalement peu de temps. J’ai traversé des choses difficiles, à commencer par le décès d’Alexander, mais aujourd’hui l’existence m’offre la chance de construire quelque chose avec cet homme qui se tient face à moi. Et avec cet homme vient un cadeau surprise : Un petit garçon terriblement attachant, que j’aime déjà énormément. Cet homme que j’aime et son fils pour qui j’ai beaucoup d’affection bien que l’ayant peu vu jusqu’ici … sont devenus ma famille sans même que je ne le réalise. C’est déroutant comme prise de conscience, ça fait tourner la tête légèrement mais surtout, surtout, ça provoque une déflagration de bonheur dans tout mon être. Je ne cherchai pas tout ça, j’étais heureuse par moi-même, mais la vie m’a offert un cadeau inattendu qui me comble de joie aujourd’hui. Un véritable bonus.

« Je me disais qu’après quelques jours tu pourrais faire venir tes parents et ta grand-mère… Tu peux les persuader en leur disant qu’en Norvège, il peut aussi faire très chaud l’été. »

Lui, Adrian, mes parents et ma grand-mère maintenant … Encore une fois la notion de famille devient évidente, au sens plus large du terme. J’ai toujours eu énormément d’affection pour mes parents mais je ne me suis jamais sentie aussi proche d’eux que depuis ces dernières vacances où j’ai réellement eu le sentiment de renouer avec eux après les avoir maintenu à l’écart de ma vie pendant des années. Aujourd’hui j’imagine sans peine aucune une grande tablée, pleine de visages familiers, ma mère complètement enchantée par la présence d’Adrian dont elle me demande des nouvelles chaque fois que je reçois une lettre de sa part bien qu’elle ne l’ait jamais rencontré pour le moment ...

« Tu pourras également proposer à Enzo de venir si tu le souhaites. »

Mon regard se perd dans celui de Leiv, trahissant sans aucun mal l’émotion qui me gagne à l’évocation de toutes ces personnes, des personnes qui ont une place spéciale dans mon cœur. Des personnes dont il tient compte, ce qui me touche énormément.

Et puis je me ressaisie, me racle la gorge et lâche un rire amusé après avoir bu une nouvelle gorgée.

« Je crois qu’il a déjà les deux pieds vissés sur sa planche de surf et la tête dans ses envies de faire le tour de son île, de faire des trucs de « d’jeuns », de profiter de ses copains et de William. »

William qui a de la chance d’avoir un regard de chat potté – oui je connais le Chat Potté ! On a regardé Shrek avec Adrian pendant les dernières vacances – sinon il serait en colle jusqu’à sa majorité à l’heure qu’il est – et oui mon coco, c’est 21 ans en Amérique et à ma connaissance tu ne les a pas encore. Sales gosses ! Ils m’ont épuisé cette semaine. Lui, Mateo, Takuma, Julian … Et même Dimitri qui s’y est mis ! Bravo l’exemple ! En réalité, je ne l’admettrai pas puisque j’ai un rôle de Directrice à tenir mais … Ils ont mis des sourires dans le château alors rien que pour ça, je les en remercie. Ma prothèse de hanche un peu moins ... (TMTC ZACHARY!) Et j'ai l'impression de parler comme une vieille mère dont l'adolescent de fils aspire à la liberté et l'émancipation. Il ne s'agit pas de ça, je le sais bien, mais l'image m'amuse et quelque part, me touche un peu aussi.

« Mais c’est très gentil à toi, vraiment. On verra comment se passe l’été mais il est en tout cas possible que j’aille rendre visite à leur Grand-Mère, à Leah et lui, pour faire enfin sa connaissance. On a échangé par courrier à plusieurs reprises ces derniers mois, elle m’a l’air d’être une femme vraiment formidable. »

Aimante, tolérante, forte et douce à la fois, matriarche de sa tribu qui se trouve être plutôt bien remplie à vrai dire. Deux enfants encore en vie, leur conjoint, sept petits enfants, un arrière petit-enfant en route, ça en fait du monde.
Enzo m’a si souvent parler d’elle que j’ai le sentiment de la connaitre et j’ai réellement très envie de la rencontrer. Quant à l’idée de proposer au jeune Gryffondor de venir passer un peu de temps avec nous en Norvège … J’ai comme l’impression, au fond de moi, que je vis mes derniers instants avec ce garçon. Il va quitter le château, nos quotidiens ne seront plus liés, lentement mais surement – parce que c’est la vie tout simplement – on s’éloignera. Ça ne me fait pas mal, ça me rend peut-être un peu nostalgique mais rien ne me fait plus plaisir que de le savoir déployer enfin ses ailes et quitter tous les mauvais souvenirs qu’il peut encore avoir entre ces murs, le danger qui y règne toujours, comme tant d'autres. Il restera quoi qu’il arrive une personne chère à mon cœur, un garçon spécial avec une place spéciale, de ça j’en suis certaine tout comme je suis certaine de la réciproque.

« Donc si ça te tente d’aller faire un petit tour au pays des Kangourous à un moment ou un autre … Je suis certaine qu’Enzo sera ravi de t’apprendre à surfer. »

Insérer ici un large sourire un peu moqueur, espiègle et plein de taquinerie.

« Tiens d’ailleurs il va passer te voir, il a quelque chose à te demander. »

Je souris, d’un sourire tranquille cette fois, mais ne compte pas lui dire de quoi il s’agit. Je le sais parce que le jeune Australien m’en a parlé, m’a demandé si mon cher et tendre était en mesure de l’aider de par ses connaissances – dans tous les sens du terme d'ailleurs – en médecine – puisqu’il est médecin de formation – mais Leiv le découvrira directement du principal intéressé.

« Je serai ravie de revoir Juliet et Ora aussi, si jamais tu projettes de les inviter ou de passer les voir. Et de faire la connaissance de Cosima. »

Je m’incruste, pardon, mais il est vrai que ça me ferait très plaisir de revoir les deux jeunes femmes. Et effectivement de voir la petite en chair et en os, si l’occasion m’en est donnée.  

Je descends finalement de mon perchoir, pose ma tasse de thé sur le bureau de Leiv – en faisant attention de ne toucher aucun papier – et me dirige vers lui. Mes bras enroulent sa taille et je le regarde, heureuse et amoureuse. Touchée, aussi. Un peu perturbée par toutes ces nouvelles notions, cette vie nouvelle qui me semble ouvrir ses portes devant moi. Devant nous. Un soupir d'aise m'échappe, mon sourire s'élargit.

« J’adorerai passer des vacances en famille. Avec Adrian et toi. Et je suis très impatiente de découvrir la Norvège. »

Si Nora nous laisse tranquille. Je l’admets, je l’ai pensé mais ne le formulerai pas. Je n'ai absolument pas envie de penser à elle ni de parler d'elle pour l'instant. Leiv en bave suffisamment à cause d'elle, je me suis jurée de ne pas m'en mêler mais de toujours le soutenir. Cet instant il est à nous, elle n'a rien à y faire. Et qu'elle ne s'inquiète pas, je n'envisage pas une seule seconde de prendre sa place dans le cœur d'Adrian. Elle est sa mère, elle le restera. Je ne promets simplement pas de toujours garder mon calme si elle continue un peu trop longtemps de malmener mon homme. Je ferai ce que je peux.

« Mais tu es certains de pouvoir supporter ma mère et ma grand-mère dans ton espace ? Parce qu’elles ne vont pas te lâcher, tu le sais. »

Cette fois mon sourire est plus taquin, il est même accompagné d'un rire réellement amusé parce que je le sais, c'est exactement ce qu'il va se passer. Papa restera fidèle à lui même, elles en feront autant. Pour autant, cette idée m'enchante au plus haut point. Sincèrement. Nous savoir tous ensemble, en famille …

« Ça serait super, je vais leur proposer et je suis sûre qu’ils accepteront. Merci beaucoup. »

Je dépose un baiser sur sa joue, me blottit légèrement contre lui quelques secondes puis me détache pour faire quelques pas sans but précis dans son espace, observant les dessins d'Adrian, quelques objets sans réellement les voir, etc ...

« J’envisageai de passer voir Vicky et Benjamin, son mari, histoire de prendre des nouvelles et l’embêter un peu sur son tour de ventre parce que mine de rien c'est pour bientôt. Puis descendre voir Rina bien sûr, sans doute avec Dimitri. Peut-être Owen si on arrive à le trainer hors de son devoir au moins l’espace d’une journée. Celui-là … »

Je lève les yeux au ciel, encore une fois amusée, me disant que si c'est pour les beaux yeux de notre Guapa on y arrivera peut-être. Dans tout ça je compte bien voir Margo aussi, naturellement, mais pour le moment nos planning respectif ne sont pas précis et … certaines décisions vont devoir être prise, je le sais. Je le sens. La question que m'a posé Enzo tout à l'heure, celle à laquelle je n'ai pas répondu, résonne encore dans ma tête. Chaque chose en son temps.

« Qu’est-ce que tu en dis si nos vacances au soleil on les passe en Espagne ? Le Sud de la France me plairait aussi énormément, peut-être qu’on pourrait faire d’une pierre deux coups ? Louer une voiture, partir de l’Espagne et rouler le long de la côte jusqu’à remonter vers la Provence ? Je laisserai Fenrir chez mes parents. »

Ça n'est pas que je ne veux pas l'emmener mais je crois qu'il sera de toute façon mieux au calme chez eux et puis … Ce sont nos vacances en amoureux, après tout. Fenrir passera tout le reste de sa vie avec nous, je peux me séparer de lui l'espace de quelques semaines – même s'il va me manquer – et réciproquement. Je le retrouverai surement avec quelques kilos en plus … Et mes virées pour voir mes amis sous-entendent que Leiv est plus que la bienvenue, à vrai dire je n'envisage pas réellement tout ça sans lui. Sa présence me paraît évidente, j'ai envie de le présenter à Victoria, il est lui aussi ami avec Rina et Dimitri, etc … Je ne pense plus un, je pense deux. Il y a toujours moi, il y a toujours lui, mais il y a également nous. C'est arrivé progressivement, en douceur, naturellement. C'est désormais ancré dans mes mœurs.

Et puis j'hésite un peu, me lance finalement :

« Est-ce que tu penses rendre visite à ton oncle ? »

Je l’admets, même s’il en parle peu, je serai très curieuse de rencontrer son oncle Sergueï qui a été et est toujours je pense un homme important pour lui. Son père ? Je n’aborderai pas le sujet. Si son évocation doit être faite, ça viendra de Leiv. Je devine le sujet un peu … sensible ?
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MessageSujet: Re: One Step Beyond ▬ Leiv   Dim 23 Juil 2017 - 21:25

L’émotion se lit dans son regard, étirant mes lèvres dans un sourire tendre. Ismaëlle semble perdre connexion à la réalité pour quelques secondes, ne me donnant que la possibilité d’imaginer ce qu’il peut se passer actuellement dans sa tête. Ce n’est que lorsqu’elle lâche un rire amusé que je comprends qu’elle revient finalement parmi nous.

- Je crois qu’il a déjà les deux pieds vissés sur sa planche de surf et la tête dans ses envies de faire le tour de son île, de faire des trucs de « d’jeuns », de profiter de ses copains et de William.

Effectivement. Monsieur Jackson semble avoir attendri le cœur du jeune Ryans et de ce que j’en vois dans les couloirs, ils semblent vivre une idylle passionnelle. Je souris à l’évocation de tout cela, me doutant bien que le jeune homme doit avoir un million de projet à mettre en œuvre dès lorsqu’il pourra quitter l’enceinte de l’école pour l’été, comme tous ces jeunes gens qui doivent désormais avoir la tête bien ailleurs qu’ici.
Moi-même j’aspire à un repos et ce, malgré mes besoins de m’acharner au travail, de ne jamais ralentir la cadence. Mais avec les derniers évènements, je ressens plus que jamais l’envie de passer du temps avec mon fils mais aussi avec la femme que j’aime, présente dans cette pièce. Plusieurs jours à me couper du monde avant de pouvoir reprendre une activité durant les vacances puisque je serais bien incapable de ne rien faire pendant deux longs mois…

- Mais c’est très gentil à toi, vraiment. On verra comment se passe l’été mais il est en tout cas possible que j’aille rendre visite à leur Grand-Mère, à Leah et lui, pour faire enfin sa connaissance. On a échangé par courrier à plusieurs reprises ces derniers mois, elle m’a l’air d’être une femme vraiment formidable. Donc si ça te tente d’aller faire un petit tour au pays des Kangourous à un moment ou un autre … Je suis certaine qu’Enzo sera ravi de t’apprendre à surfer.
- Va pour le pays des Kangourous mais il est hors de question que je monte ne serait-ce que deux minutes sur une planche de surf…

Si je suis prêt à m’ouvrir à plus d’expérience que je ne le faisais auparavant, il ne faut peut-être pas espérer non plus de miracle… Et mon sourire ne peut que s’étendre face à celui d’Ismaëlle, espiègle et taquin. Concernant sa proposition, je ne vois aucune raison de dire non. L’Australie est un pays que je n’ai pas encore eu l’occasion de visiter et il n’y a pas de raison qu’Ismaëlle soit la seule à faire un effort ici. D’autant plus que je serais ravi de rencontrer cette femme dont elle parle, Leah, qui m’a l’air d’être une personne profondément gentille.

- Tiens d’ailleurs il va passer te voir, il a quelque chose à te demander.

Ma curiosité est piquée au vif mais n’en demande pas plus, comprenant que le jeune homme se chargera lui-même de le faire. Je n’insiste donc pas, restant sur mes questions sans pour autant en faire une obsession. Enzo sait qu’il peut venir me voir quand il le veut, quelle que soit sa demande.

- Je serai ravie de revoir Juliet et Ora aussi, si jamais tu projettes de les inviter ou de passer les voir. Et de faire la connaissance de Cosima.
- Et je pense qu’elles seraient ravie de te voir. J’avais dans l’idée de passer les voir, il faut également que je rende visite à la mère de Juliet sous peine de subir les foudres italiennes qu’en plus de donner trop peu de nouvelles, je ne viens pas assez les voir.

La mère et de Juliet et moi-même nous connaissons déjà depuis de nombreuses années, ayant partagé aussi bien de très bons moments comme des mauvais. Et c’est avec une évidence que j’ai accepté sa demande d’être parrain de Jules, créant ainsi un lien profond qui parfois, dépasse celui du parrain/filleul, flirtant avec une relation presque paternelle. L’évocation de leur existence me rappelle à quel point Jules me manque, que Cosima également et il en va de même de tout le reste de la famille. Ils ont toujours été d’une générosité sans limite, n’hésitant pas à me proposer un nombre incalculable de fois de loger chez eux après le divorce de Nora et ma descente en enfer.
Je reviens à la réalité, Ismaëlle passant ses bras autour de ma taille, les miens faisant spontanément de même, cherchant un contacte légèrement plus rapprocher.

- J’adorerai passer des vacances en famille. Avec Adrian et toi. Et je suis très impatiente de découvrir la Norvège. Mais tu es certains de pouvoir supporter ma mère et ma grand-mère dans ton espace ? Parce qu’elles ne vont pas te lâcher, tu le sais.

Un rire amusé m’échappe, regard attendri.

- Je te rappelle qu’ici j’ai côtoyer Katherine et Dimitri qui m’ont par la même occasion offert un entrainement de choc pour les personnalités pleines de vives et parfois un poil trop curieux.


Et ce n’est absolument pas péjoratif, au contraire… Même si il faut l’admettre, les débuts ont été compliqué pour moi qui suis habitué au calme et à un certain espace de tranquillité que je chéris particulièrement. Mais avec deux personnalités comme Katherine et Dimitri – que j’apprécie sincèrement -, j’ai rapidement dû m’adapter et faire avec, tout simplement. Ce château ne m’a pas seulement offert la possibilité de rencontrer la femme que j’aime profondément et sincèrement, il m’a également appris à m’ouvrir, accepter que le monde continue de tourner malgré le poids d’un passé.

- Ça serait super, je vais leur proposer et je suis sûre qu’ils accepteront. Merci beaucoup.

J’accueille son baiser d’un sourire et d’une étreinte, soudainement prit d’une bouffée d’amour. Je la regarde déambuler sans un mot, l’observe en silence de cette même place et prend brutalement conscience de ce qu’elle m’offre et surtout, tout le chemin qu’elle m’a aidée à parcourir. Jamais je n’aurai parié sur une nouvelle relation, ni maintenant, ni dans dix ans, trop obsédé par mes propres erreurs, par cette part d’ombre du passé que je ne souhaite plus évoquer. Je n’étais absolument pas prêt à partager de nouveau ma vie avec qui que ce soit, me contentant largement de la présence de mon fils et de mon travail, mes deux points de repère pour ne plus sombrer de nouveau…
Ismaëlle est entrée dans ma vie pour ne plus jamais en ressortir et même si les débuts n’ont pas forcément été évident, ils n’ont pas été pour autant compliqué. Comme si sa personnalité et la mienne étaient tout simplement faite pour s’entendre, se comprendre, que ça soit dans les silences ou dans les gestes, je n’ai jamais eu besoin d’un long discours pour lui exprimer mes pensées, mes émotions. Une symbiose silencieuse, une union que je n’aurai jamais pu deviner ou voir venir. Elle est le jour, moi la nuit, deux personnalités si différentes mais pourtant, si complémentaires.
Mes sentiments ont évolué et tandis qu’elle me parle d’aller rendre visite avec Victoria, Rina, Dimitri et Owen, je prends conscience à quel point je n’imagine pas ma vie sans elle et à quel point je l’aime.

- Qu’est-ce que tu en dis si nos vacances au soleil on les passe en Espagne ? Le Sud de la France me plairait aussi énormément, peut-être qu’on pourrait faire d’une pierre deux coups ? Louer une voiture, partir de l’Espagne et rouler le long de la côte jusqu’à remonter vers la Provence ? Je laisserai Fenrir chez mes parents.

J’acquiesce, presque distraitement mais pourtant totalement concentrée sur ce qu’elle me dit. Je suis même enchanté par l’idée et ne tarde pas à le lui faire savoir.

- Ca serait parfait. Katherine doit certainement avoir de très bons coins à nous conseiller. Nous aurons qu’à remonter la côte comme tu le proposes, finir notre séjour à deux en France. Il me semble que Dimitri vit au Sud, il y a de fortes chances pour que nous puissions aussi y trouver Katherine et Phaedre.

Pour ainsi clore ce voyage à deux et finir avec la visite d’Owen et de Victoria, pouvant poursuivre chez Jules et finir par l’Angleterre où nous irons chercher Adrian pour profiter de quelques jours tous les trois en Norvège.
A imaginer, j’ai la sensation que nous n’aurons pas assez de plusieurs semaines pour effectuer tout ce périple et toutes ces visites mais étrangement, je ne m’en formalise pas pour autant, sachant parfaitement à quel point il est important pour Ismaëlle de voir tous ces proches. Je suis même séduit par l’idée de voir chacun d’entre eux tout en pouvant bénéficier d’une part de solitude avec ma famille…

- Est-ce que tu penses rendre visite à ton oncle ?

La surprise ne se lira pas sur mes traits mais tout simplement dans mon geste. Celui que je m’apprêtais à faire pour boire une gorgée de thé, se stoppant une seconde face à sa question que je n’avais absolument pas vu venir.
Je finis par finalement boire mon thé, tout d’abord silencieux avant de déposer la tasse sur son socle, sur mon bureau que je réordonne par pur réflexe que par nécessité. Parler de mon oncle ne m’angoisse pas outre mesure, au contraire. J’ai toujours entretenu des relations presque paternelles avec lui… Non, ce qui me tracasse le plus est mon propre père. Je sais que tôt ou tard, je devrais franchir cette étape même si le désir n’est pas franchement présent.

- Oui, lorsque nous serons en Norvège. Je marque une pause avant d’esquisser l’ébauche d’un sourire. De toute façon, il y a très peu de chance pour que je passe au travers du filet. Cet homme connait tellement de monde au pays qu’il serait capable d’avoir connaissance de notre présence en moins d’une heure.

Sergueï est l’un de ces hommes qui pourra toujours compter sur une épaule de soutient tant il a donné et offert durant sa longue et périlleuse vie. J’ai de nouveau pu le constater lorsque je lui ai fait la demande de garder un œil sur la famille Van Saad.
Je me retourne vers Ismaëlle, lui fait face.

- De plus, il m’en voudra pour le restant de ses jours si je ne lui présente pas la femme que je compte épouser.

Les mots tombent sans que je n’y réfléchisse réellement, comme une évidence. Ils me soulagent presque autant qu’ils m’effraient, me surprenant moi-même pas l’audace que je viens de présenter. Une main sur le bureau, l’autre glissée dans la poche de mon pantalon, je l’observe, attentif aux moindres de ses réactions.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ça n’était pas prémédité, ça n’était pas réfléchi depuis des jours, des semaines, comme j’ai l’habitude de le faire. Les mots se sont formulés seuls, spontanément, comme un cri du cœur.

- Je sais que ça peut paraitre soudain, presque trop rapide… surtout venant de ma part, moi qui aime tout contrôler. Il s’est passé tellement de choses ici et il s’en passera certainement encore, mais j’ai surtout pris conscience à quel point tout pouvait aller bien trop vite.

Je repense à Megan que j’ai vue et senti mourir sous mes yeux et mes mains, impuissant. Je repense également à Ismaëlle clouée sur ce lit à l’infirmerie, la mort l’ayant frôlé de trop près pour ne pas en faire parfois des cauchemars. Mais il y a aussi tous les autres, tout ce danger, cette mort bien trop présente entre les murs, tout ce qui peut aujourd’hui nous faire prendre conscience à quel point la vie est courte, furtive et parfois trahis par le temps.
Je m’approche de quelques pas, n’osant pas trop envahir son espace vitale, craignant au fond de moi de recevoir un refus qui serait, malgré tout, compréhensif.

- J’ai aussi pris conscience à quel point je t’aime, Ismaëlle. Que je veux passer cette vie à tes côtés, avec Adrian, que l’on forme une véritable famille. Tu m’as reconstruit, rendu de nouveau heureux, plus que tu ne pourrais l’imaginer. J’étais sincèrement loin de m’imaginer que je puisse de nouveau l’être mais tu m’as rendu tout ça tellement… simple, naturel. Je marque de nouveau une pause, prenant une inspiration silencieuse. Je comprendrais parfaitement que tu refuses, que tu penses que tout ça va trop vite pour toi… mais je te le demande : Ismaëlle Luna Stoneheaven, voulez-vous devenir ma femme ?

Sans bague, sans le genou à terre, seulement mon regard et mes mots les plus sincères qui lui sont adressés, la boule au ventre.
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MessageSujet: Re: One Step Beyond ▬ Leiv   Jeu 3 Aoû 2017 - 23:50

Il n'exprime pas sa surprise par les mots ni le regard mais je surprends son geste en suspend. Il s'immobilise une seconde puis boit une nouvelle gorgée de thé, je souris en me faisant la réflexion que je connais désormais cet homme quasiment par cœur. Il range, je le laisse faire sans essayer d'analyser sa réaction cette fois. Assise sur un coin de meuble – autre que son bureau – je déguste le liquide dont s'échappe saveurs et fumée envoutante.

Et je l'observe, patiente et attentive.

«  Oui, lorsque nous serons en Norvège. De toute façon, il y a très peu de chance pour que je passe au travers du filet. Cet homme connait tellement de monde au pays qu’il serait capable d’avoir connaissance de notre présence en moins d’une heure. »

J'acquiesce d'un signe de tête, sans chercher à masquer le sourire qui étire mes lèvres tant l'idée de rencontrer cet homme me fait plaisir et m'exciterait presque comme une puce. J'ai rencontré Adrian, j'espère secrètement ne jamais avoir à faire à sa mère mais le reste de la famille ou même ses amis … C'est une partie de sa vie que j'ai envie de connaître, de rencontrer. Leiv n'est pas un grand bavard mais le peu qu'il a pu me parler de son oncle Sergueï m'a donné incroyablement envie de faire la connaissance de cet homme. J'ai compris sans aucun mal à quel point il est important pour lui, à quel point il compte.
Leiv continue de s'activé tout en répondant à mes interrogations mais lorsqu'il se retourne et me fait face, mes sourcils se froncent instantanément. Quelque chose a changé, de manière imperceptible, dans son regard. Il me regarde droit dans les yeux et c'est comme s'il touchait directement mon âme. Cette sensation ne dure qu'une seconde mais elle est bien présente.

« De plus, il m’en voudra pour le restant de ses jours si je ne lui présente pas la femme que je compte épouser. »

Je suis à deux doigts de lâcher ma tasse mais c'est le contraire qui se produit. Le choc me fait serrer les mains autour de l'objet, allant presque jusqu'à m'en bruler les paumes. Est ce que j'ai réellement bien entendu ? Je suis en cet instant incapable de le quitter des yeux, la bouche entrouverte, totalement secouée par la déflagration de la bombe qu'il vient de lancer à nos pieds. Cette déflagration, je me la prends en pleine poitrine et mon cœur s'emballe, son rythme accélère. Lui reste stoïque, en apparence.

Jamais je ne me serai attendu à ces mots.
Je le sais, jamais il ne les aurait prononcé à la légère.

« Leiv ... »
« Je sais que ça peut paraitre soudain, presque trop rapide… surtout venant de ma part, moi qui aime tout contrôler. Il s’est passé tellement de choses ici et il s’en passera certainement encore, mais j’ai surtout pris conscience à quel point tout pouvait aller bien trop vite. »

Je ne me rends pas vraiment compte que je suis descendue de mon perchoir, allant même jusqu'à faire un pas vers lui. Les gestes sont tout aussi automatiques quand je pose finalement ma tasse sur le meuble que je viens de quitter. Ses paroles résonnent et raisonnent en moi comme un refrain que je connaitrai presque par cœur sans jamais les avoir moi-même formulées. La vie s'accélère quand on passe plusieurs fois pas loin de la perdre, quand on en voit certains tomber sans réussir à empêcher que ça arrive, quand on prend conscience que ça peut être n'importe qui. Il y a quelques mois j'étais étendue, inerte, presque sans vie, sur l'un des lits de l'infirmerie. Je suis loin d'avoir été la seule, les exemples ne manquent malheureusement pas alors oui, je comprends, ressens parfaitement ce qu'il veut exprimer.
Mais ça n'enlève strictement rien à la surprise, à cet état dans lequel je me trouve actuellement : Entre deux, je crois. Je n'ai pas envie que cette vie à cent à l'heure, parfois sur un équilibre fragile, régisse ma vie et ce qu'il s'y passe … Mais je le sais, ça ne tient pas qu'à ça. Je le sens. Et mon cœur menace d'exploser dans ma poitrine. Je n'ai quasiment plus jamais le réflexe de porter mes doigts à mon cou pour en chercher le pouls, il y a encore quelques temps j'aurai paniqué à l'idée que ce myocarde qui n'est pas le mien à l'origine, s'arrête définitive, défaille irréversiblement. Aujourd'hui s'il déraille je sais qu'il tiendra le choc.

Est ce que je vais tenir le choc ?

« J’ai aussi pris conscience à quel point je t’aime, Ismaëlle. Que je veux passer cette vie à tes côtés, avec Adrian, que l’on forme une véritable famille. Tu m’as reconstruit, rendu de nouveau heureux, plus que tu ne pourrais l’imaginer. J’étais sincèrement loin de m’imaginer que je puisse de nouveau l’être mais tu m’as rendu tout ça tellement… simple, naturel. »

Et pas une seconde, pas une seule, je ne doute de ses mots. J'aime cet homme qui se tient droit devant moi, incertain et insécure en cet instant. Je l'aime comme je n'aurai jamais imaginé aimer tout simplement parce que l'idée ne m'avait pas réellement effleuré l'esprit jusqu'à ce qu'on se rencontre et qu'on s'apprivoise. J'ai tout autant changé et évolué à son contact qu'il ne l'a fait au mien, la différence résident dans le fait qu'il a déjà vécu ces choses là par le passé, avec une autre. Ça ne m'effraie pourtant pas, je suis certaine de mes sentiments, de mes envies le concernant et si ses paroles m'atteignent en plein cœur à m'en faire presque perler une larme sur la joue, je réalise lentement mais sûrement ce qui est entrain de se passer. Il me veut dans sa vie, il me veut dans la vie de son fils … La réalité qui m'apparait me fait comprendre que je m'y sentais déjà chez moi. Et si je l'ai reconstruit, lui m'a construite tout simplement. Différemment de la manière dont je l'aurai fait seule.

« Je comprendrais parfaitement que tu refuses, que tu penses que tout ça va trop vite pour toi… mais je te le demande : Ismaëlle Luna Stoneheaven, voulez-vous devenir ma femme ? »
« Oui ! »

C'est bien une expression de surprise qui traverse mon visage lorsque ces mots sortent de ma bouche sans en avoir demandé la permission. Pourquoi faire, après tout ? Et passé un moment d'immobilité chez lui comme chez moi c'est bien un sourire qui vient étirer mes lèvres. L'instant d'après je me jette dans ses bras, en roulant ses épaules des miens, ses hanches de mes jambes, alors que je le serre contre moi. Tout dans la spontanéité. Visiblement la réponse est évidente, aucun besoin de mûrir réflexion ... Et ça ne m'étonne pas plus que ça tant notre relation me semble ... Je trouve pas vraiment de mots pour l'exprimer mais ça pourrait me faire peur parce que tout va vite. Ça n'est absolument pas le cas et je n'ai pas envie de m'interroger sur le pourquoi du comment. C'est comme ça, c'est tout. C'est simple, pourquoi se risquer à rendre ça compliqué quand ça n'a pas lieu d'être ?

« Oui je veux être ta femme Leiv-Andreas Helland. Bien sûr que je veux être ta femme. »

Un rire nerveux m'échappe, il est rempli de bonheur, un bonheur qui me donne l'impression de s'écouler dans tous mes vaisseaux sanguins. Une main sur sa joue, je l'embrasse avec cette envolée d'amour qui me saisi en cet instant. Une larme perle sur ma joue, j'effleure sa tempe avec mon visage et le calme revient alors que je lui murmure à nouveau un « oui » dans le creux de l'oreille. Le temps me semble s'être arrêté, je n'ai aucune envie de retrouver la planète terre et ce dans tous les sens du terme alors je reste dans ses bras, accrochée à lui, blottit contre ce corps solide et rassurant qui a su apprivoiser le mien quand plus personne ne pouvait l'approcher.
Et le silence s'installe, les secondes s'écoulent avant que je ne me désolidarise finalement de lui jusqu'à retrouver le sol quand mes pieds touchent à nouveau la pierre. Là, je réalise, réellement. Il vient de me demander de l'épouser et j'ai accepté. Ça m'étourdit, me fait tourner la tête, un tas d'informations fusent dans mon esprit mais mon sourire ne disparaît pas. Loin de là même. De même que la certitude quant à ma réponse même si je n'aurai pas cru avoir une telle réaction, l'idée ne m'ayant jamais traversé l'esprit ne serait-ce qu'une seule seconde. Vivre avec lui, rester avec lui, oui, mais prendre un engagement encore plus officiel ? Non, je n'ai pas été jusque là dans ma réflexion. Si tant est qu'on puisse réellement employer le terme réflexion. Je ne crois pas, à vrai dire.

Et visiblement …

« Je n'aurai jamais cru être aussi emballée par l'idée du mariage. Et ma mère va être absolument ravie, elle attend ça depuis … ma naissance je crois. »

Un nouveau rire m'échappe, il est amusé et accompagné d'un soupir d'aise alors que je me passe une main dans les cheveux tandis que l'autre reste nouée à la sienne. Puis lentement mon corps revient se glisser contre le sien. Je ferme les yeux, laisse ses lèvres effleurer mon front. Je me suffisais à moi-même, je ne manquais de rien, pas même d'affection puisque ça n'a jamais été une chose après laquelle je courrais, mais j'ai pris goût à ces contacts. A nos contacts.

« Je veux passer le restant de ma vie avec toi et je serai plus qu'heureuse de te partager avec Adrian. »

Qu'on forme une famille.
Lui, toi, moi.
Puis les autres.

« Je t'aime tellement. Merci de me rendre aussi heureuse. »

Cette fois je le regarde droit dans les yeux, un sourire sur le visage, absolument pas effrayée à l'idée d'exprimer ce que je ressens. Je ne me voile pas la face, ça n'est pas parce qu'il est le seul homme a avoir partagé ma vie que je ne comprends pas la façon dont tournent les choses, le monde et les relations en général. Un jour, peut-être que tout s'estompera. Oui, et alors ? Pourquoi penser à la fin quand il s'agit du début ? J'aime cet homme et entends bien ne pas penser à ce qui pourrait arriver mais bien à ce qu'il se produit et le vivre, en profiter. Et je crois qu'au fond, je ne réalise encore pas vraiment ce qu'il vient de se passer. Ce qu'il se passe. Je sais juste que ça me rend incroyablement heureuse, c'est tout ce qui compte finalement.

Encore quelques instants comme ça, à se regarder, se sourire et s'enlacer, s'embrasser. On se taquine, on rit comme deux adolescents, puis les effets euphorisant s'évanouissent tranquillement. Je joue avec ses mains encore un instant, observant nos gestes harmonisés, jusqu'à m'engager sur un autre terrain parce que tout ça recommence à tourner dans ma tête.

« Tu sais, tout à l'heure j'ai discuté un moment avec Enzo et avant que Cameron arrive il m'a posé une question à laquelle je n'ai pas eu le temps de répondre mais surtout pour laquelle je ne suis plus certaine d'avoir la réponse. »

Mes yeux se plantent dans les siens.

« Il m'a annoncé qu'il partait, qu'il ne revendrait pas à Poudlard à la rentrée. Il a envie de … déployer ses ailes, de faire ce qu'il aime, poursuivre ses rêves, etc ... »

Et quitter cet endroit où il a trop de mauvais souvenirs, sans parler de la possibilité permanente et latente pour que tout recommence du jour au lendemain. Lui et tant d'autre. Mais il a toujours été différent à mes yeux et je ne m'excuserais pas pour ça. Un sourire plein de tendresse étire mes lèvres puis il s'estompe quand je retrouve mon « sérieux » empli d'une sorte de gravité.

« Et ma première réaction a l'idée qu'il ne remette pas les pieds ici a été un profond soulagement. »

Je l'ai vu traverser beaucoup d'épreuve, je n'ai jamais perdu mon sang froid. Pourtant maintenant que les faits sont actés j'en serais presque plus stressée, angoissée, de le savoir encore ici. Certains ressentis qui me traversent actuellement m'échappent un peu, me déroutent.

« Ensuite il m'a demandé ce que moi je comptais faire. »

Une légère pause puis je reprends.

« Il y a encore peu de temps mes certitudes se seraient exprimées sans la moindre ombre d'un doute, sans hésitation. Je lui aurai répondu que je restai, bien sûr, hors de question d'abandonner l'école et ses habitants. Aujourd'hui je crois que je ne suis plus certaine de ce que je souhaite. »

Mon cœur s'emballe un peu alors que j'exprime à voix haute ce qui a tourné dans ma tête un petit moment après que le jeune Australien m'est posé cette question avec un naturel presque désarmant. Comme si pour lui la réponse était déjà évidente.

« Et s'il était temps pour moi aussi de tourner la page ? »

Pour nous.

Je ne peux pas nier la petite étincelle de culpabilité qui prend naissance dans le creux de mon ventre au simple fait de me poser cette question.
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MessageSujet: Re: One Step Beyond ▬ Leiv   Ven 11 Aoû 2017 - 18:36


- Oui !

Je n’ai ni le temps d’avoir le trac, ni le temps d’entrevoir la peur d’un refus. Sa réponse fuse avec une spontanéité qui balaierait tous les doutes possibles. Et je me fais d’autant plus surprendre qu’Ismaëlle se jette dans mes bras, enroulant ses jambes autour de mes hanches et j’ai tout juste le temps de la rattraper, la serrant aussitôt contre mon torse.
Et l’euphorie s’installe enfin, prenant pleine conscience de la situation, réalisant que c’est ma future femme que je serre contre moi. Je ne pourrais pas être plus heureux que je ne le suis en cette seconde, fermant les yeux de bien être, affichant un large sourire que je ne saurais réprimer.

- Oui je veux être ta femme Leiv-Andreas Helland. Bien sûr que je veux être ta femme.

Je l’embrasse avec autant d’amour qu’elle me donne dans ce geste, appréciant plus que jamais cet échange qui me semble avoir un goût nouveau, une intensité qui se décuple au fur et à mesure que nous prenons conscience du bonheur que nous ressentons et de celui qui nous attends pour les mois à venir.
Son troisième « oui » au creux de mon oreille fait battre mon cœur, élargit mon sourire.
Je n’aurai jamais imaginé avoir de nouveau cette chance d’être heureux, de me l’accorder, d’en avoir l’opportunité. Ismaëlle a su réparer les fissures, apaiser les douleurs et à me redonner goût à bien des choses que je pensais avoir oublier, devoir repousser. Je laisse les secondes s’écouler sans rien dire, la gardant tendrement et amoureusement contre moi, imaginant la suite des évènements. Le moment où je l’annoncerais à Adrian – où je suis certain qu’il accueillera la nouvelle avec joie -, l’organisation, les personnes a inviter. J’imagine également la joie de Juliet qu’elle se chargera de m’offrir avec une de ses phrases cinglantes, comme à son habitude. Je visualise aussi la réaction de Nora, qui sera bien moins agréable et bien plus destructrice mais je en veux pas penser à ça maintenant, préférant de loin la douceur qu’Ismaëlle m’offre en cet instant.
Son corps se détache du miens mais mes mains ne quittent pas ses hanches, mon regard planté dans le sien alors qu’elle semble songeuse.

- A quoi penses-tu ?
- Je n'aurai jamais cru être aussi emballée par l'idée du mariage. Et ma mère va être absolument ravie, elle attend ça depuis … ma naissance je crois.

Mon rire accompagne le sien, imaginant sans peine l’excitation de sa mère… et de sa grand-mère.

- J’espère que tu es prête à affronter son engouement.

Je la serre de nouveau dans mes bras, effleure son front de mes lèvres en douceur, restant ainsi les yeux fermés. S’apprivoiser n’a pas été facile mais je suis heureux de constater qu’aujourd’hui, nous sachons tous les deux apprendre de l’autre, s’adapter et apprécier désormais ce que nous pouvons nous offrir.

- Je veux passer le restant de ma vie avec toi et je serai plus qu'heureuse de te partager avec Adrian.

Elle ne pourrait pas me rendre plus heureux qu’en cette seconde. Adrian reste ma priorité, il est mon fils, ma chair et mon sang et quiconque tenterait ne serait-ce qu’un instant de détruire sa vie d’une quelconque manière, se trouverait dans le pire état possible dans lequel je puisse le mettre. Je ne suis pas d’une nature violente mais je ne suis pas infaillible pour autant.
Entendre Ismaëlle prononcer ces mots me confortent dans l’idée qu’elle est la personne qu’il me faut.
Qu’il nous faut. Le lien qui s’est établit entre mon fils et celle qui sera bientôt ma femme est palpable, évident. Une relation qui s’est doucement établit, chacun ayant adopté l’autre.

- Adrian t’as, de toute façon, déjà adopté.
- Je t'aime tellement. Merci de me rendre aussi heureuse.

Je ne me dérobe pas sous son regard, bien au contraire. Je le soutiens, sourire aux lèvres, une vague de chaleur s’insinuant dans mes veines de la voir et l’entendre ainsi se dévoiler sans l’ombre d’une peur ou d’une hésitation.
Je dépose un tendre baiser sur ses lèvres avant de planter de nouveau mon regard dans le sien.

- Je t’aime. Merci à toi de combler ma vie.

A mon tour de ne pas me dérober sous cet aveux que je ne formulerais que rare fois, soutenant son regard dans lequel je m’y perd sans l’ombre d’une angoisse. Cette femme est la seule à avoir réussi à m’apprivoiser depuis Nora, depuis l’épisode de Carmen où je suis devenu un homme brisé, un véritable déchet de l’humanité sans plus aucune valeur ni dignité.
Dignité. C’est ce qu’elle m’a rendu sous ses regards, ses je t’aime et ses gestes. Je lui dois bien plus qu’un amour. Je lui dois également la « vie. »

Je l’embrasse de nouveau, la serrant tendrement dans mes bras avant que le conversation revienne naturellement mais bien plus euphorique suite à cette nouvelle, à cette demande en mariage qui illumines mes idées brouillées. Nous discutons encore à ce sujet avant de dériver sur d’autres choses, se taquinant comme deux enfants, les étreintes refaisant parfois surface avant que tout s’apaise, que le calme ne nous revienne. Je l’observe jouer avec mes mains alors que je suis adossé contre mon bureau, silencieux.

- Tu sais, tout à l'heure j'ai discuté un moment avec Enzo et avant que Cameron arrive il m'a posé une question à laquelle je n'ai pas eu le temps de répondre mais surtout pour laquelle je ne suis plus certaine d'avoir la réponse. Il m'a annoncé qu'il partait, qu'il ne revendrait pas à Poudlard à la rentrée. Il a envie de … déployer ses ailes, de faire ce qu'il aime, poursuivre ses rêves, etc ...

Je l’écoute attentivement, sans l’interrompre. Je ne peux que comprendre la décision de ce garçon qui ne me surprend qu’à moitié. Avec tous les évènements passés et qui risquent de se produire inévitablement, il est plus que compréhensif qu’il veuille s’éloigner d’ici pour voir autre chose que l’ombre, la peur, l’horreur et le sang. Il y a tant de chose à découvrir que je suis presque certains qu’il n’est pas le seul à être préoccupé par ce genre d’idées, de décisions.

- Et ma première réaction a l'idée qu'il ne remette pas les pieds ici a été un profond soulagement. Ensuite il m'a demandé ce que moi je comptais faire.

Toujours attentif, cette fois je suis malgré tout un poil plus curieux de savoir qu’elle est son avis sur la question. Je me suis déjà moi-même posé la question, pensant bien évidemment à Adrian, me demandant si j’étais réellement prêt à risquer ma vie ici au risque de le laisser sans père. Mais mon devoir ici n’étant pas terminé, je me suis au moins laissé jusqu’à la fin de l’année pour réfléchir.
Le fait qu’Ismaëlle se pose désormais elle-même la question ne m’étonne pas mais me fait presque craindre la réponse sans que je ne me l’avoue.

- Il y a encore peu de temps mes certitudes se seraient exprimées sans la moindre ombre d'un doute, sans hésitation. Je lui aurai répondu que je restai, bien sûr, hors de question d'abandonner l'école et ses habitants. Aujourd'hui je crois que je ne suis plus certaine de ce que je souhaite. Et s'il était temps pour moi aussi de tourner la page ?

Je la regarde un instant, silencieux. Je peux lire dans son regard toute son hésitation, peut-être aussi un peu de culpabilité, je ne saurais réellement le dire. Je ne peux que comprendre ce qui la travaille de cette façon, elle qui a toujours été ici, le château étant sa maison. Elle y trouve ici ses marques, ses repères, ses habitudes, l’idée même de devoir y mettre un terme est en soi un choix difficile et effrayant. Mais partir et y laisser les enfants qu’elle suit depuis leur arrivée ici ? J’imagine sans peine la difficulté de sa décision. Mais je sais aussi qu’Ismaëlle arrive à un tournant de sa vie où elle ressent peut-être le besoin de voir et vivre autre chose.

Mes mains se glissent sur ses épaules pour ensuite atteindre ses hanches d’un geste réconfortant.

- Le tout est de savoir ce que toi tu veux vraiment. Mais surtout de savoir si ton envie de rester ici n’est pas maintenue par la culpabilité de ce que tu juges être un abandon pour ses enfants.

Je sais qu’il est difficile pour elle d’envisager ça même si à mes yeux, ça n’est pas un abandon. Juste la continuité logique de sa vie, de ses besoins et désirs.

- Si c’est le cas, il faut que tu te dises que tu as toi aussi le droit de voir autre chose, d’explorer d’autres horizons. Tu as déjà tant donné pour cette école qu’il est effectivement peut-être temps pour toi de faire ce dont tu as vraiment envie. J’esquisse un tendre sourire, effleurant sa joue du bout de mes doigts. Je n’ai pas à prendre de décision à ta place, je ne me le permettrais pas mais je ne te mentirais pas en te disant que tu as toi aussi le droit à autre chose.

Je ne veux pas l’influencer même si, involontairement, c’est ce qu’il se passera peut-être. Mais je ne lui mentirais pas non plus. J’ai toujours été un homme franc, de parole et ça n’est pas aujourd’hui que les choses changeront.

- Et si ça peut te convaincre, je peux t’aider à t’imaginer la tranquillité d’une maison avec Fenrir qui ronfle dans le salon pendant que tu es confortablement enveloppé dans un énorme plaid d’hiver, thé à la main et un bon bouquin pour lecture. Ou alors d’aller visiter mille et un endroit dès que l’envie t’en prends, n’importe quand. De long weekend à la mer, sous le soleil, avec Adrian. En famille.

Mon sourire s’élargit, sur un ton taquin. Je dis cela sur le ton de la plaisanterie puisqu’il est évident que je respecterais ses envies, ses choix. En revanche, je ne promets pas de ne pas débattre avec elle si nous devions prendre deux routes complètement différentes puisque si son souhait était de rester dans ce château, je ne pourrais m’y résoudre de l’abandonner.

- Pour une fois, écoute vraiment ce que tu veux et fais selon tes envies. C’est la seule chose que je peux te dire. Je dépose un doux baiser sur ses lèvres. Prends le temps de peser le pour et le contre, d’y réfléchir à ton rythme et le temps qu’il te faudra.

Je marque une pause, la regarde, prend le temps même de la contempler. Elle est d’une beauté naturelle que bien des femmes pourraient lui envier doter d’un sourire à vous envouter les cœurs les plus durs. Dont le mien.

- Peut-être que ces vacances t’aideront à y voir plus clair ?
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MessageSujet: Re: One Step Beyond ▬ Leiv   Mar 15 Aoû 2017 - 20:03

D'abord le silence, il me passe au crible et je le laisse faire, l'observe en retour sans me sentir oppressé par ses yeux qui glissent sur moi. Cette question n'a rien d'anodine, d'autant plus qu'elle a un impact sur lui par extension. Pourtant je sais qu'il se tient à l'écart de ma réflexion pour le moment, qu'il n'analyse que ma situation et non pas la sienne, ou la notre. Ses mains glissent de mes épaules à mes hanches, autant de gestes qui me sont devenus familier avec le temps, moi qui avait peur d'un simple contact tel que celui ci il n'y a encore pas si longtemps. Il a effacé tout ça, il m'a réparé. Comme je l'ai réparé moi aussi.

« Le tout est de savoir ce que toi tu veux vraiment. Mais surtout de savoir si ton envie de rester ici n’est pas maintenue par la culpabilité de ce que tu juges être un abandon pour ses enfants. »

Ce que je veux vraiment ? Si seulement c'était aussi simple, si seulement la réponse était simplement binaire. Je ne sais pas réellement ce que je veux mais là où il marque un point c'est que la culpabilité n'a pas une place insignifiante dans cette affaire. Je le sais, si je prends la décision de partir, de quitter Poudlard en laissant cet endroit tel qu'il est, je n'arriverai probablement jamais à me défaire de ce sentiment : Celui d'avoir abandonné. Abandonné le combat, abandonné les enfants – et les adultes – mais également les Créatures dont je m'occupe tous les jours. Quand Logan et moi avons repris l'école en main après le départ de ces êtres que je ne qualifierai pas d'Homme, je me suis fixé une mission, un objectif. Malgré les tentatives à répétition pour reprendre le château et faire régner la terreur ils échoué à chaque fois mais non sans laisser des marques, non sans perte de notre côté. Comment est-ce que je pourrais me regarder dans la glace chaque jour en sachant que j'ai laissé tomber, que j'ai tourné le dos à tout ça, à tous ces enfants, alors que le danger rôde encore à nos portes ?
Et puis il y a l'autre partie de moi, celle qui aspire au bonheur, à construire et voir autre chose, à tourner la page et fermer les yeux au moins partiellement sur l'horreur dont est capable le monde et surtout certains humains. Malgré ça j'aime cet endroit, il est le seul en dehors de la maison de mes parents – et certains hôpitaux – que je connaisse aussi bien, le seul où je me sens chez moi. J'y ai vécu 11 années de ma vie en tant qu'élève, puis y suis revenue quelques années plus tard pour enseigner. Aujourd'hui ça fait presque trois ans, je me réveille encore chaque matin émerveillée par ce vue imprenable sur la Forêt, le parc qui grouille de vie, le Lac qui scintille ou les éléments qui se déchainent. La pluie, le vent, la neige ou le soleil, j'ai vu cet endroit sous toutes ces coutures et auraient tellement aimé qu'il redevienne le havre de paix que j'ai connu il n'y a encore pas si longtemps de ça. Vain combat ? Malheureusement, je me rends compte que parfois j'en viens à le penser. Poudlard est une école avant toute chose mais elle a aussi été une prison, puis aujourd'hui un refuge. Un refuge qui a besoin qu'on le maintienne à flot, qu'on prenne soin de ses habitants.

« Si c’est le cas, il faut que tu te dises que tu as toi aussi le droit de voir autre chose, d’explorer d’autres horizons. Tu as déjà tant donné pour cette école qu’il est effectivement peut-être temps pour toi de faire ce dont tu as vraiment envie. »

Ses doigts effleurent ma joue, ils me ramène sur terre en douceur et j'attrape sa main pour la serrer dans la mienne, contre mon visage. Un soupir m'échappe, les émotions me bloquent la gorge et me nouent le ventre. Et quelque part je m'en veux aussi de gâcher ce moment spécial pour nous deux, parce que j'ai la sensation que c'est ce que je suis entrain de faire.

« Je n’ai pas à prendre de décision à ta place, je ne me le permettrais pas mais je ne te mentirais pas en te disant que tu as toi aussi le droit à autre chose. »

Avec le temps, les semaines puis les mois, j'ai appris ce que ça fait d'avoir quelqu'un qu'on retrouve le soir après sa journée de travail, quelqu'un avec qui partager les bons comme les mauvais moments, quelqu'un par qui on se sent soutenu, qu'on soutient, qu'on écoute, avec qui on s'amuse, qu'on taquine … J'ai appris ce que ça fait d'être deux et non plus un. Je n'étais pas certaine de réussir à m'y faire et puis finalement les choses se sont faites naturellement. Ce quelqu'un c'est l'homme que j'aime, mon … futur mari … C'est Leiv, tout simplement, avec ses forces et ses faiblesses, ses parts d'ombres, ses propres combats mais sa présence toujours rassurante et il me le prouve encore une fois en cet instant. Il m'écoute mais n'hésite pas à me dire les choses comme il les pense, les ressent, et je sais qu'il a raison. Oui, j'ai le droit à autre chose. Est ce que je vais être en mesure de le prendre, ce droit ? C'est un autre débat.

« Et si ça peut te convaincre, je peux t’aider à t’imaginer la tranquillité d’une maison avec Fenrir qui ronfle dans le salon pendant que tu es confortablement enveloppé dans un énorme plaid d’hiver, thé à la main et un bon bouquin pour lecture. Ou alors d’aller visiter mille et un endroit dès que l’envie t’en prends, n’importe quand. De long weekend à la mer, sous le soleil, avec Adrian. En famille. »

Un sourire, un rire bref puis une larme. Les images n'ont aucun mal à se frayer un chemin dans mon esprit, j'en ai mal au cœur tellement j'aspire à cette paix tout en culpabilisant au maximum. J'ai toujours voulu me rendre utile, faire quelque chose pour aider les autres, combattre d'une certaine façon la noirceur dont sont capable certains humains en protégeant et secourant ceux qui en sont victimes. Voilà pourquoi je me suis engagée chez les Casques Bleus il y a maintenant près de huit ans. Et puis je les ai quitté, parce que j'aspirai à autre chose, parce que je ne supportai plus l'horreur et que je voulais aider d'une autre manière, apporter ma petite pierre à l'édifice d'une autre façon. L'enseignement ? Pourquoi pas. Il aura fallu pourtant que tout ça me rattrape au bout de deux semaines à peine, quand l'horreur et l'oppression a débarqué ici à son tour. Deux années durant … et rien n'est terminé, le monde magique tremble, le monde Moldu n'est pas en reste … Alors oui, je pleure à l'idée de presser sur un bouton pause et me retrouver dans ce portrait apaisant de ce que pourrait être notre vie, qu'il me dépeint à l'instant. Ça n'est pas une larme mais tout un régiment qui roule à présent sur mes joues.

« Pour une fois, écoute vraiment ce que tu veux et fais selon tes envies. C’est la seule chose que je peux te dire. »

Il dépose un baiser sur mes lèvres, je ferme les yeux instinctivement comme pour l'appréhender totalement et oublier le reste l'espace de cet impact, aussi bref soit-il.

« Prends le temps de peser le pour et le contre, d’y réfléchir à ton rythme et le temps qu’il te faudra. »

Juste un hochement de tête, ma main dans la sienne, le regard baissé par pudeur et une question dans la tête : Et lui ? Son fils est dehors, Nora a déjà essayé de le lui prendre par des manœuvres que je qualifierai de sournoises et rien ne nous dit qu'elle ne recommencera pas. Je ne peux pas le garder captif ici, je ne peux pas non plus envisager une seconde mon quotidien sans lui. Surtout pas après lui avoir dit oui. Je veux devenir Madame Helland, partager ma vie avec lui, avec Adrian et avec Fenrir, peut-être même … construire autre chose … mais pour ça je le sais, je vais devoir prendre une décision. On va devoir prendre une décision. Et elle sera loin d'être simple.

« Peut-être que ces vacances t’aideront à y voir plus clair ? »

Encore une fois je hoche la tête, les yeux pleins de larmes, la main qui essuie ma joue comme elle peut et un sourire sur les lèvres en réponse au sien. L'instant d'après je me blottis dans ses bras. J'ai beau être une femme forte, une femme de caractère, une personne qui s'est toujours débrouillée seule, en cet instant j'ai besoin de ça. De mon refuge. Et j'y reste un moment dans le silence, avant de le briser sans m'écarter de lui pour autant.

« Tu as raison. J'y verrai surement plus clair les pieds dans la mer méditerranée à côté de mon futur mari. »

Un rire m'échappe, je m'écarte juste un peu mais laisse mes mains avoir un contact avec son corps d'une manière ou d'une autre. Un long et profond soupir m'échappe, je garde les yeux fermés quelques secondes puis trouve appuie contre son bureau, soudainement épuisée. Il me tend un mouchoir, je le remercie d'un silence et essuie mes yeux déjà presque secs, plus aucune larme ne s'en écoule tout du moins.

« Excuse-moi, j'ai un peu plombé l'ambiance et gâché ce moment particulier. »

Tôt ou tard on devra en reparler, c'est évident, ne serait-ce que pour qu'il exprime ses propres envies, mais pas aujourd'hui, pas maintenant. Le plus urgent va de toute façon être d'organiser le départ des élèves pour qu'ils rentrent chez eux, puis finir de corriger les copies d'examens, organiser tout un tas d'autres choses parce qu'on ne peut pas laisser ce château sans personne pour s'en occuper pendant deux mois, etc … Mais j'ai envie, besoin, d'oublier un peu tout ça aujourd'hui et pour le reste de la journée. Aujourd'hui j'ai envie de profiter des gens que j'aime, exactement comme je l'ai fait avec Enzo tout à l'heure. J'ai envie de profiter de Margo, d'Owen, de Dimitri, discuter avec un maximum d'élèves, bichonner les créatures et Fenrir bien sur, passer voir Maxence, essayer de tirer un sourire à Logan sans lui parler travail une seule seconde et puis passer tout le reste du temps avec cet homme, mon homme. Mon homme du Nord. Le futur Monsieur Stoneheaven … Et pourquoi pas après tout ?! Je le sens, l'excitation revient dans mes veines alors que je reprends conscience que tout ça n'est pas un rêve.

« Diner en amoureux ce soir pour fêter ça ? »

Et si on abusait un peu de nos privilèges, qu'on faisait ça dans un coin autre que nos chambres, bureaux ou cuisines ? Les bords du lac, après le couvre-feu …
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MessageSujet: Re: One Step Beyond ▬ Leiv   Jeu 7 Sep 2017 - 14:23

Je ne m’attendais pas à ses larmes même si, pourtant, j’aurai peut-être dû les voir venir. Nous évoquons un sujet sensible, qui lui tiens à cœur. Je sais à quel point elle tient à cette école, aux enfants qui la peuplent et qu’elle a toujours vécue ici sans vraiment se poser des questions. Tout ça la chamboule, bouscule son quotidien et ses habitudes et nous savons tous que l’Homme n’est pas très friand de ce genre de chose, tout comme il est parfois frileux à l’idée de tester d’autres horizons, univers et de prendre des risques. Quoi qu’il en soit, Ismaëlle pourra toujours compter sur mon soutient, ma future femme pourra toujours compter sur ma présence.

Elle se blottit dans mes bras où je la serre avec douceur, déposant un baiser sur le sommet de sa tête sans la lâcher un seul instant, lui donnant tout le réconfort dont elle a besoin en cet instant. Les secondes s’écoulent et je l’y laisse, patiemment, profitant moi-même de cet étreinte et de ce moment de réconfort, réalisant un peu plus à chaque seconde que la demander en mariage est certainement l’une des meilleures décisions de ma vie.

- Tu as raison. J'y verrai surement plus clair les pieds dans la mer méditerranée à côté de mon futur mari.
- Il y a des chances oui. Cocktail en main, à bronzer sous le soleil…

Nouveau baiser que je dépose sur son front, la laissant s’appuyer sur mon bureau sans que nous nous lâchions réellement. Je finis par lui tendre un mouchoir, sourire aux lèvres. Je me surprends moi-même à rêver silencieusement de ces vacances qui nous attendent, seuls, couper du reste du monde sans problème et sans obligation. Juste nous et les immenses possibilités de ne rien faire. Cet aspect des vacances est d’ailleurs un challenge pour moi…

- Excuse-moi, j'ai un peu plombé l'ambiance et gâché ce moment particulier
- Tu n’as rien plomber du tout. « Pour le meilleur et pour le pire » …. L’adage prend effet tout de suite.

C’est à mon tour de laisser échapper un rire, léger. Elle a besoin d’évacuer et de mon côté, à aucun moment l’excitation de ma demande en mariage ne s’est estompé. Je la sais et la sens inquiète pour cette histoire de rester ou non à Poudlard, je sais aussi qu’elle aura besoin de temps pour prendre sa décision, peser le pour et le contre et … je ne suis pas ignorant sur le fait que nous devrons également discuter de nous dans cette histoire. Je suis moi-même peu certain de ce que je veux et surtout, peu certain de vouloir réellement rester ici lorsque j’ai vu tant de fois ces enfants frôler la mort ou tout simplement mourir sous les coups d’une haine et d’une violence que je ne saisis pas. Si je n’avais pas été père, la réponse aurait été moins difficile à trouver, la décision moins compliqué à prendre… mais avec Adrian dans ma vie, le coup de traitre que Nora m’a fait, je ne suis plus certain que la bonne décision soit de rester ici. Mon regard se tourne vers Ismaëlle, cette femme que j’aime profondément.
Je ne suis pas certain aussi de vouloir être séparée d’elle. Je suis même sûr de ne pas le vouloir.

- Diner en amoureux ce soir pour fêter ça ?

Mon sourire s’élargit et mon regard s’attendrit alors qu’il se pose sur Ismaëlle que je ramène un peu plus contre moi.

- Serait-ce un rencard que vous me proposez Madame Helland ?

Si l’appellation est sur le moment étrange, je ne peux dissimuler l’émotion que cela me provoque, trop heureux pour me défaire de ce même sourire que je lui offre.
Je dépose un baiser sur ses lèvres que je fais durer, en douceur, tendrement, profitant de ce contact que je chérie autant que la personne que je tiens contre moi dans mes bras. Je finis par me redresser, plantant de nouveau mon regard dans le sien.

- Avec grand plaisir. Je m’occupe du repas et toi du lieu ? A moins que tu préfères faire l’inverse. Ou les deux.

Pourquoi pas ?

- Tiens, oui. Surprends-moi.

Autant que je me surprends en cet instant de te demander une chose pareille … moi qui aime tant tout contrôler. Pourtant, l’ivresse de ce moment semble me donner un nouvel oxygène, de nouvelles envies, me laissant cette fois porté par les émotions qu’Ismaëlle me provoque. Pour la première fois, j’ai envie de me laisser aller, de la laisser nous guider.

- Je termine ce que j’ai à faire et je te rejoints ? Pour 20 heures ?

L’été est là, les fins de journée sont bien plus agréables qu’elles ne pouvaient l’être trois mois plus tôt alors pourquoi ne pas profiter de cette opportunité ? S’offrir une soirée apaisée, une sorte d’avant-goût de ces vacances qui nous attendent.
La discussion se poursuit sur des choses plus légères tel que notre rendez-vous improvisé ce soir, de ce que nous prévoyons de faire pendant notre séjour, des choses à visiter, à voir, à faire ou à ne pas faire. Nous évoquons aussi le mariage, les invités sans pour autant s’étaler sur le sujet, gardant précieusement ce moment pour plus tard où nous serons réunis, juste nous deux.
Et avant qu’elle ne parte, un dernier baiser échanger suivit d’un sourire.

- Je t’aime Ismaëlle Stoneheaven.

Ses mots ne sont pas de ceux que j’exprime le plus mais ils sont de circonstances et surtout parce que je ressens le besoin de le lui dire ce soir, avec une infinie tendresse.

- A ce soir.

Je la regarde partir avant de retrouver ma place derrière mon bureau et de retrouver difficilement ma concentration pour reprendre les dossiers que j’ai laissé de côté le temps de notre conversation. Sourire aux lèvres, j’hésite de longues minutes avant de me refuser d’envoyer la nouvelle par courrier à Jules ou même à Adrian, préférant les avoir en face.
Je pensais ne plus avoir ce droit mais surtout ne plus connaitre un bonheur aussi pur que celui que m’offre Ismaëlle. Un bonheur qui comble les pièces manquantes, les brèches provoquées par mes propres erreurs.

- FIN POUR MOI -
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One Step Beyond ▬ Leiv
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