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 Connais toi toi-même [Enzo]

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MessageSujet: Connais toi toi-même [Enzo]   Lun 24 Avr 2017 - 19:59

 &  

~Lundi 22 janvier – Petit Déjeuner ~

Une semaine... Une semaine que Charleen lui avait fait comprendre qu'entre eux il n'y aurait que de l'amitié et clairement, Ethan ne ce serait pas attendu à ce que les événements s'enchaînent aussi vite. Le stop que lui avait mis Charleen l'avait clairement chamboulé. Maintenant qu'il osait regarder les choses en face, il se rendait compte qu'il l'aimait sincèrement et sans doute depuis un moment déjà. Sauf qu'il avait été trop stupide pour le voir et il s'était juré de ne plus faire la même erreur. Pour autant, il avait fait une promesse, celle de ne pas la laisser tomber. Et pour la première fois, il avait l'impression de ne pas être qu'un sale lâche. Parce qu'il arrivait à tenir sa promesse. Le premier soir, il s'était isolé, il s'était plongé dans son monde pour mieux tenir le choc. Mais le lendemain, il avait réussi à trouver le courage d'aller voir Charleen et de faire comme si de rien n'était. Oui ce n'était pas parfait, il n'avait pas la force de revenir sur ce qu'il s'était passé. Mais il faisait tout ce qui était en son pouvoir pour que leur relation reste la même. Pour qu'elle sache qu'il serait toujours son ami. De toute façon, il sentait bien aussi qu'il serait incapable de vivre sans elle. Même si elle ne voulait pas de lui en tant que petit copain, tant qu'elle l'acceptait dans son quotidien... Alors Ethan prenait sur lui. Et oui, il en était capable ! Pour elle. Parce que Charleen était définitivement un cas à part et qu'à son contact, il avait réellement l'impression de pouvoir s'améliorer un peu. Il ne s'aimait toujours pas, il avait toujours du mal avec ses faiblesses mais elle lui montrait que peut être, certaines choses en lui était encore récupérables et mine de rien, ça lui faisait du bien.  

Vu comme ça, le tableau semblait plutôt beau. Même si la douleur de s'être fait repousser était là, la situation était loin d'être aussi dramatique qu'elle aurait pu l'être. Du moins, en apparence... Parce que forcément, c'était sans compter sur la capacité d'Ethan à toujours trouver un moyen de compliquer les choses. Quand il s'améliorait dans un truc, il fallait nécessairement qu'il tombe dans un nouveau vice et cette semaine en avait été le parfait exemple. En une semaine il avait été capable de faire une connerie monumentale.  

Le lendemain de sa petite mésaventure avec Charleen donc, Ethan avait passé pas mal de temps entre la bibliothèque et sa salle commune. Toujours des parchemins et des bouquins dans les mains mais pour des raisons bien différentes. D'un côté il révisait pour les examens qui approchaient à grands pas, de l'autre il s'était mis à écrire. Le soir-même, il avait couché sur le parchemin des mots, comme pour extérioriser le flot d'émotions qui l'avait submergé. Et finalement, ça avait été comme un déclic. Ethan écrivait depuis un moment déjà mais là, il s'était rendu compte que c'était vraiment une activité qui lui faisait du bien et il s'y jetait corps et âme, comme il le faisait avec la lecture. Avait-il un problème avec la demie-mesure ? Hum. A peine... Bref, Ethan passait son temps à écrire et le mardi en fin de journée, alors qu'il revenait de la bibliothèque les mains chargées de livres et de parchemins, il avait été bousculé dans sa salle commune. Leah. Il la connaissait de vue, elle était arrivée à un moment inattendu et elle était la cousine d'Enzo, plus âgée que lui. Il ne lui avait jamais vraiment parlé, en même temps, il ne parlait pas à grand monde le garçon. Bref, ils s'étaient heurtés et une partie de ses parchemins était tombé sur le sol. Leah avait posé les yeux et commencé à lire. Ethan était devenu rouge, avait balbutié, il s'était excusé, elle aussi... Et puis elle l'avait complimenté.

Le lendemain, Ethan, porté par on ne savait quelle force était revenue vers elle. Il avait écrit la suite de la nouvelle sur laquelle elle était tombé et du coup, il lui proposait de lire. Oui, oui Ethan avait osé faire ça. Et ça c'était bien mieux passé que ce qu'il aurait pu croire. Leah avait lu avec beaucoup de curiosité son écrit. Ils en avaient parlé, et puis de livres et d'autres choses. Ethan était incapable de dire de quoi. Mais il avait parlé sans presque bégayer. Leah ne le connaissait pas depuis aussi longtemps que les autres, elle connaissait moins sa réputation d'associable et de mec incapable de parler à quelqu'un en face. Et ça plaisait à Ethan. Il avait décidé de revêtir le costume d'un garçon plus assuré, plus sûr de lui. Ça marchait et il en était très fier. Il trichait un peu sur son vrai tempérament certes mais il se convainquait que c'était une façon de se remettre de ce qu'il s'était passé avec Charleen.

Et ça dura comme ça toute la semaine. Ethan révisait, écrivait, voyait Charleen et retrouvait Leah le soir, plus ou moins par hasard, dans leur salle commune. Au fil des heures de conversation, Ethan se faisait de plus en plus assuré. Ses potes le regardaient du coin de l’œil, pouffant légèrement. Oui y'avait de quoi, Ethan qui se tenait droit et qui cherchait à plaire, oui à plaire, les cheveux coiffés, le regard presque assuré. Presque hein... Ethan ne s'était pas transformé du tout en tout en quelques jours. Mais ce qu'il s'était passé avec Charleen lui avait donné envie d'essayer autre chose dans son comportement. Et puis le contact s'était fait autour de l'écriture, c'était son domaine. Bref, Ethan était dans un état étrange ces derniers temps et c'était par cette étrange assurance que cela se traduisait.

Dimanche soir. Il devait être environ 21h. Ethan était encore dans la salle commune en compagnie de Leah. Elle riait et lui, souriait. Pas de grands éclats de rire, il ne fallait pas exagérer non plus mais il y avait quelque chose de rieur dans son regard. Ses potes lui avait dit qu'il avait un beau sourire et de beaux yeux et qu'il devait les utiliser. Il le faisait donc, maladroitement certes, mais il le faisait. Et puis, elle s'était approchée de lui, les yeux clos. Elle l'avait embrassé. Au début déstabilisé, Ethan avait répondu à ce baiser. L'image de Charleen s'était imposée quelques instants dans son esprit mais il avait fait de son mieux pour la chasser, pour ne pas qu'elle prenne le dessus. Il avait répondu au baiser, maladroitement mais Leah n'avait pas eu l'air de trouver ça désagréable. Ensuite ? Ensuite, ils s'étaient faufilés dans un recoin de la salle commune, à l'abri des regards, de toute façon il n'y avait quasiment personne. Ethan s'était laissé entraîner. Ils avaient recommencé à discuter, en toute simplicité. Elle l'avait embrassé de nouveau. Il avait répondu et puis... Il avait senti la main de la jeune femme glisser sur sa peau, sur son torse. Un geste simple, plutôt tendre, pas forcément insistant mais là, quelque chose avait sauté dans le cerveau d'Ethan. Charleen était revenu mais pas seulement. La peur. Il avait eu très peur. Alors, il avait repoussé Leah un peu trop vivement, elle l'avait regardé, surprise.

« Excuse-moi Ethan ! »

Il l'avait regardé, quelques instants, comme un con. Leah lui expliquait qu'elle avait suivi son instinct, qu'elle n'aurait pas dû, que ce n'était pas grave. Lui, renouait avec ses vieux fantômes. Il se tenait là, devant elle, rouge, le cœur battant à toute allure, tremblant presque. Après un long silence, il avait fini par balbutier quelques mots.

« Je... C'était une erreur... Pardon. »

Une erreur... C'était sans doute la pire des choses à dire mais c'était tout ce qui était sorti de sa bouche. Il avait couru dans son dortoir s'était réfugié sous ses draps. Ses camarades de dortoir étaient venus le voir, cherchant à comprendre. Il avait débriefé rapidement. Ils avaient ri. Mais à un point... Clairement, il se foutait de sa gueule et lui avait fait comprendre qu'il avait dit ce qu'il ne fallait JAMAIS dire. Autant dire qu'Ethan avait eu bien du mal à dormir ce soir là...

Et nous y voilà. Lundi matin. Ethan s'était levé très tôt et avait filé à la bibliothèque pour réviser un peu ses examens qui commençaient le jour-même. Il aurait pu réviser dans sa salle commune mais il était terrorisé à l'idée de croiser Leah. Il s'était ensuite rendu dans la Grande Salle et il était là, désormais, assis dans un coin, le nez plongé dans son chocolat chaud, priant pour ne voir ni Charleen ni Leah. Il aurait aimé éviter de venir dans cette salle mais il avait faim et faire la diète avant un examen ce n'était vraiment pas l'idée du siècle. Ethan s'était rendu à l'évidence et il était allé prendre son petit déjeuner. Mais il avait clairement un mauvais pressentiment. La scène de la veille tournait en boucle dans sa tête et il ne cessait de se demander pourquoi il avait fait ça. Pourquoi il avait voulu jouer au mec sûr de lui ? Non mais, toute cette histoire était ridicule et maintenant, il renouait avec ses bonnes vieilles envies de disparaître dans un trou de souris...
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MessageSujet: Re: Connais toi toi-même [Enzo]   Lun 24 Avr 2017 - 23:42

Lundi 22 Juin 2015 – Au petit déjeuner
Connais toi toi-même



Ethan & Enzo

Ça y est, on y est, pas moyen de faire marche arrière. Enfin si, techniquement, il est toujours possible de dire fuck off, j'y vais pas, mais sincèrement après avoir autant bossé ça serait totalement con et contre-productif. Est ce que je stress ? Un peu, j'peux pas le nier et je ne vois pas l'intérêt de le faire.
En attendant, c'est l'heure ! Douche, petit dej, et c'est le début d'une semaine de folie ! Encore une … mais le thème n'est pas tellement le même que les précédentes. Tant mieux, on ne va pas s'en plaindre. J'me sens prêt à affronter ce qui m'attend, je cartonnerai peut-être pas dans toutes les matières mais j'ai bien l'intention de ramasser un bon paquet de A et de EE. Peut-être même un O dans certaines matières. Je vise la lune ouais, comme Amel Bent. Lili … Tu sors s'il te plait.
J'ai dormi chez les Bleus cette nuit. Dean est là quand on arrive dans la Salle Commune, il attend Liam comme souvent mais ça n'est pas tellement lui qui attire mon attention en premier. Pas plus que l'odeur de Maxime qui flotte dans l'air. Non, c'est une autre silhouette familière, tassée sur elle même dans un fauteuil, son langage corporel trahissant clairement que quelque chose ne va pas. Pas besoin de plus d'explication, juste un regard à l'adresse de William, un signe de tête, et c'est vers elle que je me dirige alors qu'il rejoint Dean. J'avance dans un mélange bien calculé de discrétion et d'avertisseurs, je ne veux pas la surprendre.

« Leah ? »

Elle sursaute mais je crois que en faisant autant de bruit qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine ça n'aurait rien changé. Elle relève la tête en vitesse, essuie une larme sur sa joue tout aussi rapidement et m'adresse un sourire. J'y crois pas une seconde, si tu savais combien j'en ai sorti des comme ça ...

« Bonjour Enzo ! Alors, tu es prêt pour les examens ? »

Je m'assoie à côté d'elle, relativement prêt mais suffisamment « loin » pour respecter son espace vital si elle en a besoin.

« Qu'est ce qui se passe ? »

En douceur, autant les gestes que les mots mais ils suffisent à la faire se fissurer et elle craque complètement. Réaction instinctive, je me rapproche et la prend dans mes bras. Calmement. Inquiet.

« Hey, là, je suis là. »

Je lui laisse le temps, caresse son dos dans un geste qui se veut réconfortant, la laissant se vider de ses larmes contre moi parce qu'elle semble en avoir bien besoin mais au bout d'un moment, quelques minutes je dirai, tout ça semble se tarir un peu. Elle s'écarte, s'essuie les yeux.

« Je suis tellement stupide. »
« Dis pas une chose une pareille, c'est totalement faux. »

Le ton reste calme mais je commence à m'agacer. Pas contre elle, loin de là, mais contre ce que j'ai peur de deviner alors pour ne pas commencer à spéculer, j'insiste un peu c'est vrai.

« Explique moi ce qui ne va pas. Qu'est ce qui s'est passé ? Quelqu'un t'a fait du mal ? »
« Je ne sais pas ce qui m'a pris de faire ça. »

Elle cache son visage dans ses mains, les larmes arrivent à nouveau mais ma patience n'a pas de limite dans ce genre de circonstances. Je garde malgré moi un œil sur ma montre, rapport aux examens, mais qu'elle prenne le temps. Je ne compte pas la laisser en plan.
Ça prend encore quelques minutes mais elle fini par ouvrir les vannes et au fur et à mesure de son récit je comprends, trace les lignes … et serre les poings, les mâchoires aussi. Ethan Llewellyn. J'aurai pu m'attendre à un paquet de noms mais certainement pas le sien, je ne peux pas le nier. Pourtant, tout ce que je ressens en cet instant, je tache de le garder sous clé. A quoi ça servirait que je m'énerve devant elle ? A rien.

« Je suis nulle. Sans doute pas assez jolie ou intelligente. Il a dit que c'était une erreur. Je suis une erreur ? »
« Regarde-moi. »

J'attrape son menton entre mes doigts, avec une délicatesse dont je ne fais pas preuve avec tout le monde, mais suffisamment fermement pour qu'elle ne cherche pas à fuir mon regard. Une erreur, hum ? Llewellyn … Mais il ne s'agit pas de lui pour le moment. Il ne s'agit que d'elle.

« Enlève toi tout ça de la tête, tout de suite. D'accord ? T'es une jeune femme magnifique et ne laisse personne te laisser penser le contraire ni même que tu n'es pas intelligente. »

Elle a l'air tellement perdue, ça me fait mal de la voir comme ça. On ne peut pas dire qu'on soit très proches tous les deux mais on a le même sang. Elle est ma famille et je ne tolère pas qu'on la traite comme ça. On s'est un peu rapprochés dernièrement, par la force des choses puisqu'on vit sous le même toit, que j'essaie d'être là pour elle et tout simplement parce qu'on s'entend bien, que j'apprécie sa compagnie. Et puis ça me fait du bien de parler de la famille avec elle, d'avoir sa vision des choses, de partager nos souvenirs, etc … Mais ça n'est pas le sujet.

« T'es chez les Serdaigles ! T'es une tête par définition. En plus t'es une Ryans donc, par définition là encore, t'es canon. »

Elle sourit, mon but est atteint parce que oui, c'est ce que je tente de faire : Lui changer les idées, la faire rire et sécher ses larmes. Je ne sais pas s'il s'agit d'un chagrin d'amour, je ne pense pas, mais je comprends que ça la chamboule, qu'elle ne comprend pas. Tout comme j'ai légèrement envie d'aller dire deux mots à ce petit merdeux. C'est pas comme si j'avais la moindre leçon à donner à qui que ce soit, Charleen pourra en attester et elle n'est pas la seule, j'en ai parfaitement conscience, mais étrangement le fait que ça soit lui … Oui, ça coince d'une manière bien particulière. On passera sur l'effet miroir, merci.

« Et t'es certainement pas une erreur. » 

Là, je ne peux pas le nier, le ton est sans doute un peu plus braque et c'est probablement pour ça que je ne la regarde pas droit dans les yeux à ce moment-là.

« Ça va aller. Si ça peut te rassurer, on en passe plus ou moins tous par là. »

Elle a l'air presque étonnée, c'est là que je me rends compte - même si je le savais déjà - à quel point elle a vécu totalement enfermée dans une bulle ces dernières années et depuis sa naissance tout simplement. J'aurai pu être comme elle si je n'avais pas eu des parents comme les miens. Intérieurement je les en remercie. Je ne remercierai pas le destin ou le sort de me les avoir enlevé mais on s'entend. Je ne changerai pour rien au monde celui que j'ai réussi à devenir au fil du temps.

« Toi aussi ? »
« Non, moi je suis bien trop beau pour ça. »
« T'es bête. »

Cette fois elle rit, je ri aussi.

« Bien sur que ça m'est déjà arrivé et peut-être que ça arrivera encore. »

Haussement d'épaules.
On ne peut jamais savoir.

« Tu veux mon avis ? Il a flippé. »
« Tu crois ? »
« J'en suis quasiment certain. Faudrait être carrément idiot pour laisser filer une fille comme toi sans une bonne raison. Nous les mecs on … Niveau maturité, ça met un peu de temps. Je cherche pas à le défendre ni même à lui trouver des excuses, loin de là, y a pas de solidarité masculine qui tienne mais disons … Ce sont des raisons possibles. Moi aussi j'ai fait des trucs pas bien. J'espère juste en être arrivé à un stade où ça ne se reproduira plus mais … On reste humain. Hommes et femmes confondus. Personne n'est parfait. »

Et croyez-moi, ça m'arrache un peu la bouche de « défendre » ce merdeux mais … Je pense tout ce que je dis, sincèrement. Ça fait quelques mois maintenant que je côtoie l'animal tous les jours, j'ai eu le temps de l'observer, apprendre à le cerner. Même si on ne se connait pas vraiment, j'ai du mal à imaginer qu'il ait fait ça pour lui faire du mal. Je crois que ça me faciliterai un peu la tache si c'était le cas mais c'est pas la peine d'aller chercher une excuse pour lui tomber dessus. Et puis ... Oui, j'me retrouve un peu dans sa connerie, j'peux pas le nier. A l'exception qu'en ce qui me concerne c'était - à mon sens - plus grave. Ce que j'ai fait à Charleen ... C'est un truc que toutes les excuses du monde ne pourront pas réparer mais c'est comme ça, j'peux pas l'effacer et elle non plus alors on fait avec. Oui, des excuses, je pense que Leah en mérite amplement qu'il ait flippé ou pas.

« Bon. Tu ne diras pas que c'est moi qui te l'ai dit parce que je risque de finir étouffé dans mon sommeil mais … Un qui ne te laisserait pas filer c'est Joshua. »

Quand je vois son regard regagner en lumière, je me dis que j'ai bien fait de trahir le code d'honneur. De toute façon il me remerciera plus tard … Et je ne dis pas du tout ça parce que je préfère savoir Leah avec lui plutôt avec qu'avec Ethan. D'ailleurs je commence à comprendre pourquoi il tirait un peu la gueule ces derniers jours, c'est qu'il a du capter des signaux qui m'ont échappé. C'est mal Enzo, fais un peu plus attention aux autres.

« Vraiment ? »
« J'en suis sûr. Il est complètement mordu de toi. Tu lui fais perdre tous ces moyens et je crois qu'il n'y a que toi à ne pas t'en être rendu compte. »

Et c'est gagné, ce sourire là n'est pas prêt de s'effacer je le sens. Je ne dis pas que la vague provoqué par Ethan est passée, ou plutôt que les dégâts qu'elle a provoqué vont s'effacer comme ça mais … Je pense que c'est un début. Josh va me tuer MAIS ça en vaut la peine. Et je le répète, il me remerciera. Bonjour, Enzo Ryans, entremetteuse. C'est pas nouveau putain !

« Tu veux descendre manger ? Faut prendre des forces, la semaine va être longue. »
« Je sais pas trop, j'ai pas très faim. »

Regard insistant de ma part mais sourire. Je comprends que c'est dans la poche quand elle passe une mèche de ses cheveux derrière son oreille en regardant le sol une seconde. Langage corporel, encore et toujours.

« D'accord. »

On descend ensemble, je l'encourage quand on entre dans la Grande Salle parce qu'il y sera probablement aussi et qu'elle n'a pas spécialement envie de le voir. Ce qui se comprend. On va s'installer tous les deux avec Caem et Killian comme régulièrement, je cherche William du regard pour lui faire comprendre que ça va aller pour Leah mais c'est plus fort que moi, il n'est pas le seul Serdaigle que je cherche et quand je le trouve finalement, je ne le quitte plus des yeux. Chassez le naturel ...

« J'reviens. »

Je m'éloigne sans un mot de plus, ignorant les regards et tous le reste, jusqu'à me pointer en face de mon camarade de classe et m'assoie face à lui sans lui dire bonjour ni lui demander son avis. Calmement.

« J'pense que tu sais pourquoi j'suis là. »

Va pas falloir que ça devienne un rituel entre toi et moi. Le ton est neutre, je ne me montre pas agressif mais on a vu plus avenant, c'est certain. M'en veux pas, j'veux juste m'assurer que t'es pas un connard qui s'est joué de ma cousine. PS : Même si tu m'en veux, c'est pas comme si j'en avais quelque chose à carrer. Je pousse même le vice en attrapant une grappe de raisins pour commencer à en manger les grains un par un sans jamais le lâcher du regard. On se croirait dans un remake un peu naze du Parrain là, non ? Je m'en tape, je l'ai pas vu.

Un homme qui ne se consacre pas à sa famille ne sera jamais un homme ... Et je sors ! Again.
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MessageSujet: Re: Connais toi toi-même [Enzo]   Mer 26 Avr 2017 - 10:30

Clairement, son chocolat chaud n'avait jamais été aussi intéressant. Ethan était un expert dans l'évitement du contact visuel mais, en temps normal, il appréciait tout de même observer. C'était d'ailleurs une de ses activités favorites, observer les autres, s'imaginer leur vie, les histoires qu'ils pouvaient ou pourraient vivre. Il adorait faire ça, et d'autant plus maintenant qu'il se plongeait corps et âme dans l'écriture. Ces gens qui n'étaient autre que des camarades de classe devenaient en quelque sorte des sources d'inspiration. Ils lui permettaient de partir dans des mondes fantastiques à partir d'un simple détail, d'un simple mot prononcé. Ethan adorait faire ça et pourtant, ce matin-là, son nez ne décollait pas de son chocolat chaud. Ses camarades de dortoir avaient essayé de venir lui parler mais face à son absence totale de loquacité, ils avaient fini par lui poser simplement une main sur l'épaule pour s'installer un peu plus loin et respecter son espace vitale. Ethan de son côté n'avait relevé la tête que pour s'emparer d'une brioche au sucre qu'il mangeait, l'air complètement absent. Il devait faire peur comme ça mais l'avantage, c'était que les autres étaient tellement habitués à le voir s'isoler que personne ne se posait trop de questions. Certes il devait être un peu plus pâle que d'ordinaire en raison du manque de sommeil mais sinon. On aurait pu croire que c'était juste un mauvais jour pour Ethan Llewellyn, comme il y en avait eu bien d'autres.

« Eh Ethan ! Je crois que Ryans vient vers toi... »

Liam, qui était assis un peu plus loin n'avait pas pu s'empêcher de prévenir Ethan et de le sortir de sa rêverie. Après tout, bien qu'Ethan ne soit pas le type le plus loquace de la terre, ils avaient une bonne relation et s'étaient déjà rendu des services. Camarade de dortoir quoi. Il s'était donc contenté de transmettre ce qu'il voyait avant de retourner à sa conversation avec les autres, bien qu'on sentait qu'il avait très envie de savoir ce qui allait se passer. De son côté, Ethan avait relevé la tête et déglutit bruyamment. La silhouette, il fallait le dire, assez impressionnante s'approchait effectivement de la table où il était assis. Autant dire qu'il n'était pas confiant. La dernière fois qu'ils s'étaient parlé au petit-déjeuner ça avait été assez cataclysmique même si pour le coup ça avait été entièrement de sa faute. Cette fois là n'était-ce pas encore de la sienne ? Un frisson le parcourut et il décida de rebaisser la tête. Comme si ça allait changer quelque chose. Comme si à cause de ça Enzo n'allait pas le voir. Ahem. Le Gryffondor s'assit pile en face de lui et Ethan établit une performance en buvant une gorgée de chocolat chaud presque sans relever la tête. Une performance de contorsion, rien à redire.

« J'pense que tu sais pourquoi j'suis là. »

Ces mots sonnèrent comme une douche froide pour Ethan. Cette fois, il ne servait plus à rien d'espérer. Enzo était au courant pour Leah et le Serdaigle avait l'impression qu'il allait mourir là sur place. C'était sa cousine, elle était arrivé en cours d'année et devait donc n'avoir que peu de confident... Bref, cela ne servait à rien d'analyser mon petit pote. Pour le moment il fallait faire quelque chose. Ethan avait la désagréable impression que s'il restait là sans bouger, Enzo risquait fort de lui en coller une. Le Serdaigle entreprit alors de relever très lentement la tête. Son regard croisa rapidement celui de son aîné mais il fut clairement incapable de le soutenir. La dernière fois, Ethan avait complètement pété les plombs sur lui, s'armant d'une assurance qui n'avait jamais été la sienne. Et là, il retrouvait ce gamin fébrile qu'il avait toujours été et qui n'arrivait pas à le regarder en face. Vraiment... ? 

« J'ai rien fait de mal... »

Même si Ethan avait mis une certaine hargne dans ses propos, on sentait bien que lui-même n'était pas convaincu par ce qu'il disait. Il avait agi comme un con et c'était certain. Il avait cru que Leah lui permettrait d'oublier ses sentiments pour Charleen. Il avait cru que Leah lui permettrait de sortir enfin de sa coquille et de s'assumer un peu plus comme un jeune homme de 16 ans et non un gamin de 10. Il l'avait un peu utilisé, même si, au fond, il appréciait réellement discuter avec elle. Et puis, il avait pris peur, comme à chaque fois. Et ça le rendait fou. Son poing se serra alors sous la table tandis que l'autre main était à plat sur la surface en bois. Tous ses efforts n'avaient servi à rien. Tous ces moments où il avait cru changer n'étaient en fait que des coups d'éclat. Enzo allait le massacrer, il en était persuadé et pourtant, pouvait-il réellement le blâmer ? Ethan avait franchi la limite. Jusque là il était juste un crétin inoffensif. Mais là, il avait fait l'erreur de croire qu'il était plus fort que ça. Le Serdaigle releva finalement la tête et cette fois son regard croisa réellement celui d'Enzo. Pire, il s'attarda.

« J'ai jamais voulu lui faire du mal. »

Son poing sous la table se serrait avec plus de force mais sa voix était plus assurée. Parce que cette fois, il ne mentait pas. Il avait fait du mal à Leah mais ça n'avait jamais été son attention. Ethan savait qu'il était un crétin, qu'il pouvait être profondément égoïste, qu'il était lâche... Mais il savait aussi quand il avait l'intention ou non de nuire à quelqu'un. Et là clairement, ça n'avait pas été le cas. Il était juste handicapé dès qu'il s'agissait de s'approcher d'une fille. Jordane d'abord, puis Charleen et maintenant Leah... Il avait fait exploser les scores du ridicule ces derniers temps... Ethan détailla alors Enzo qui se trouvait face à lui. Lui ne connaissait pas ça. Lui avait une tonne d'amis, des conquêtes, des petits amis... Lui il s'assumait pleinement malgré toutes ces différences. Ethan baissa de nouveau la tête pour fixer sa main restée sur la table. Elle tremblait presque.

« J'ai juste cru... Que je pouvais être comme les autres... Mais visiblement je me suis trompé. Une fois de plus. »

La gorge d'Ethan se serra. Il était hors de question qu'il se mette à pleurer comme un gosse face à Enzo, ce serait l'affront de trop. Il n'en pouvait plus de son émotivité, il n'en pouvait plus de cette chose en lui qui faisait qu'il avait sans cesse l'impression d'être jugé par les autres, de ne pas être à la hauteur. Il n'en pouvait plus d'être le mec bizarre de sa classe. Cette main qui était toujours posée sur la table s'éleva soudainement, son poing se serra et il l'abattit avec rage sur la table. Un bruit sec se fit entendre et certains de ses camarades, dont Liam, se retournèrent, surpris. Il entendit des murmures mais rien de plus.

« Je m'approcherai plus d'elle t'inquiète pas. »
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MessageSujet: Re: Connais toi toi-même [Enzo]   Jeu 4 Mai 2017 - 13:06

« J'ai rien fait de mal... »

Si j’étais passablement agacé, voir énervé, en débarquant ici et surtout suite à ma conversation avec Leah, je crois que le comportement de mon camarade est en train de me calmer direct. Il aurait pu se braquer, m’envoyer chier, mais tout ce que je vois c’est qu’il me parait … Enfin on est loin du petit teigneux qui m’a littéralement agressé quand il a cru que j’avais de mauvaises intentions envers Charleen. D’ailleurs, je l’admets, je me demande un peu comment il en est arrivé à ça avec Leah mais ça ne me regarde pas. Je préfère ne pas trop y penser, pour être tout à fait honnête, je ne crois pas qu’il soit nécessaire d’en tirer des conclusions qui pourraient me rendre un peu moins sympa.

« J'ai jamais voulu lui faire du mal. »

Je me rends compte que je ne doute pas une seconde de ses paroles. Je le répète, je ne connais pas bien ce type même si on passe nos journée ensemble par la force des choses. J’ai tendance à ne pas vraiment faire attention aux gens, la plus part ne m’intéressent pas vraiment et ça n’est pas du mépris, c’est juste … mon caractère qui est comme ça. Mon attention a toujours été focalisée sur les gens qui font partie de ma bulle. Au départ c’était mes parents, un peu – beaucoup en réalité – mon frère, ma Grand-Mère et un peu mon Grand-Père puis Ismaelle, Kyle, Jillian … De plus en plus de monde au fil du temps mais toujours un cercle plus ou moins restreint. Je n’ignore pas les autres quand un contact s’engage, c’est pas du tout ça, mais la plus part du temps il n’existe pas vraiment pour moi. Bref, c’est pas le sujet.
Le sujet c’est plutôt la tension qui est en train de naitre chez Ethan et qui envahit petit à petit tout notre environnement. Je m’en voudrai presque d’avoir débarqué comme ça parce que je sais que c’est en partie de ma faute s’il est dans cet état. Disons que ça a dû réveiller certaines choses qu’il ne regardait peut-être pas en face jusqu’ici.

Exactement comme j’aurai pu le faire il y a quelques années.

« J'ai juste cru... Que je pouvais être comme les autres... Mais visiblement je me suis trompé. Une fois de plus. »

Je fronce les sourcils, ce qu’il dit m’interpelle réellement. Je ne peux pas le nier, avoir cette discussion avec lui et le voir dans cet état c’est un peu comme si je me prenais une claque dans la gueule. J’ai l’impression de comprendre tout ce qu’il ressent, d’une manière ou d’une autre. Je ne dirai pas que ça me déstabilise mais en cet instant je ressens énormément d’empathie pour lui, c’est aussi simple que ça. J’ai l’impression de me voir il y a de ça seulement deux ou trois ans, complètement perdu, cherchant des repères aux mauvais endroits, de la mauvaise manière, etc. Etre comme tout le monde … J’avais pas l’impression que ça me faisait rêver, c’était même tout le contraire et pourtant je le sais, maintenant que je suis « comme tout le monde » je me sens nettement mieux dans ma peau. Le regard des autres n’a plus la moindre incidence sur moi ou presque, je me souviens uniquement maintenant qu’il a pu être très lourd parfois. Toute cette pression sociale, c’est étouffant.

Son poing s’abat sur la table, je sursaute – et je ne suis pas le seul – mais ne le quitte pas des yeux, faisant totale abstraction du regard des autres à présent braqués vers nous. J’ai l’impression que le gars que j’ai en face de moi est littéralement près à exploser, qu’il garde beaucoup trop de choses en lui et sans trop savoir pourquoi, avec ce qu’il vient de m’avouer, j’ai presque le sentiment qu’il … J’irai pas jusqu’à dire qu’il a besoin de se confier et certainement pas à moi vu nos rapports mais … Justement, j’me dis que j’aurai aucun mal à le comprendre. Je crois que c’est la première fois que je le regarde comme ça, de cette manière, avec autant d’intérêt et de compassion.

« Je m'approcherai plus d'elle t'inquiète pas. »

Je cligne une fois des yeux et réalise que j’avais oublié Leah, donc la raison de ma présence ici, l’espace d’une seconde. L’instant d’après je me tourne vers ce type, Liam, qui se trouve non loin de là et m’adresse à lui. On est dans la même classe depuis des mois, j’ai la vague impression de lui adresser la parole pour la première fois seulement.

« Occupe-toi de ce qui te regarde. Merci. »

C’est un peu acerbe j’en conviens, et sans appel, mais je persiste, ça ne le regarde pas et même si je peux comprendre qu’il s’inquiète pour son pote je prends la liberté de nous entourer d’une bulle insonorisée, Ethan et moi. Il le garde en visuel, ça ne l’empêchera pas d’intervenir si jamais il pense que je vais faire du mal au Serdaigle face à moi mais au moins il n’entendra pas ce qui se passe durant cette conversation. C’est tout autant pour Leah que je fais ça.

« J’suis pas là pour ça Ethan. Cette décision c’est elle qui la prendra, ou toi, mais certainement pas moi. Et j’suis pas là non plus pour te juger ou te faire la misère. »

Même si j’ai changé, muri, ça serait un peu l’hôpital qui se fout de la charité sur certains aspects. Et puis je le pense réellement, si Leah veut continuer à le voir ou inversement, qu’ils le fassent. Je ne suis personne pour décider à leur place.
Je me sens extrêmement calme, je m’exprime donc extrêmement calmement. Et on ne peut plus sincèrement, aussi. Ceci dit, ce léger sourire en coin qui se pointe reflète bien quelque chose et je n’ai pas l’intention de m’en cacher.

« Bon ok, j’vais pas te mentir, ça ne m’a pas spécialement fait plaisir d’apprendre ce qu’il s’est passé, de la voir dans cet état surtout et l’espace d’un instant j’ai peut-être effleuré l’idée de ne pas gérer ça aussi calmement mais j’pense pas que tu sois un connard qui se soit foutu d’elle. Peut-être que j’me trompe mais j’pense vraiment pas. »

Insérer ici un vague rire ironique.
Non, amusé en réalité.

« Je sais à quoi ça ressemble un connard, crois-moi. »

Et t’en as pas tellement le profil, grand bien t’en fasse soit dit en passant. Je le sais parce que j’en ai été un, je sais aussi que des erreurs on en fait tous, que certaines ne sont pas réparables mais qu’on peut toujours, au moins, s’excuser et faire en sorte de rattraper un minimum les choses. Je parle en totale connaissance de choses et encore une fois c’est le visage de Charleen qui traverse mes pensées. Elle n’est pas la seule mais d’une certaine façon c’est elle qui m’a le plus marqué. Je ne suis pas tellement fier du reste mais … Je ne regrette pas spécialement. Les circonstances n’étaient pas les mêmes, moi-même je n’étais pas vraiment le même non plus. Comme je le dis, et je le pense, on a tous le droit à l’erreur, à ne pas être toujours irréprochable, etc …

« Je pense juste que ça serait sans doute pas mal que tu lui parles, que tu lui explique pourquoi t’as réagis comme ça parce qu’elle ne comprend pas. Elle pense que c’est de sa faute, qu’elle a fait quelque chose de mal ou qu’elle n’est pas assez bien. Sa confiance en elle en a pris un coup. »

Et la voir comme ça, l’entendre dire ces choses, sincèrement ça m’a brisé le cœur.

« J’sais pas si vous avez parlé un peu mais avant d’arriver ici elle n’a pas connu autre chose que notre famille, des précepteurs ou des instituts privés dans lesquels tu ne te mélanges pas spécialement aux autres personnes de ta tranche d’âge. J’imagine même pas le choc émotionnel qu’elle se prend actuellement en pleine figure. »
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MessageSujet: Re: Connais toi toi-même [Enzo]   Sam 6 Mai 2017 - 14:52

Ethan avait dû mal à comprendre tout ce qui était en train de se passer en lui. Il se disait qu'il aurait mieux fait de ne jamais s'approcher de Leah, de réagir avec froideur, de bégayer comme d'habitude et que cela lui aurait évité de se plonger dans un monde qui n'était pas le sien. Pourtant, quand il voyait ce que son amitié avec Charleen lui apportait, quand il se rendait compte des nouvelles joies qui s'offraient à lui, il n'arrivait pas à se résoudre complètement à l'idée de redevenir cette ermite qu'il avait longtemps été. Il ne voulait plus être pointé du doigt, regardé de travers, il ne voulait plus se sentir en danger perpétuel dans un monde qu'il n'arrivait pas à apprivoiser. Alors quoi ? Face à cet échec, il se rendait compte qu'il ne savait de nouveau plus où aller, comment faire. Ethan était perdu sauf que pour lui ce n'était pas complètement inhabituel. Il savait quoi faire en temps normal. Se complaire dans ce sentiment, regarder le reste sans rien faire, attendre simplement que la douleur se calme. Cette fois pourtant, il sentait bien que cela ne suffirait pas. Que plusieurs voix en lui s'élevaient pour lui dire de ne pas accepter. De ne pas laisser la fuite prendre le dessus. D'avoir du courage ? En était-il capable ?

Ethan tourna la tête vers Liam qui venait de se faire rembarrer par Enzo. Liam était son pote certes mais il n'avait pas la force d'intervenir là-dedans, il n'aurait pas su quoi dire. De toute façon, Liam ne se montra pas hostile, il ne répondit rien, se contentant de reporter son attention sur sa conversation de groupe, tournant cependant de temps à autre la tête vers eux, pour s'assurer sans doute qu'Ethan n'était pas en train de se faire massacrer. Enzo lui venait de créer une bulle insonorisée autour d'eux. Le Serdaigle était assez surpris par cette initiative il ne le cachait pas mais cela ne le dérangeait pas, bien au contraire. Ethan était pudique et si toute la table n'était pas témoin de leur échange c'était aussi bien. Il demeura crispé, tendu mais il sentait aussi que, peut être, ils pourraient accepter un peu plus la discussion.

Le regard posé sur son poing toujours serré sur la table, Ethan écoutait Enzo. Il fut surpris de l'entendre dire qu'il n'était pas là pour lui dire qu'elle attitude adoptée envers Leah. Le Serdaigle releva lentement le regard vers son interlocuteur.

« Bon ok, j’vais pas te mentir, ça ne m’a pas spécialement fait plaisir d’apprendre ce qu’il s’est passé, de la voir dans cet état surtout et l’espace d’un instant j’ai peut-être effleuré l’idée de ne pas gérer ça aussi calmement mais j’pense pas que tu sois un connard qui se soit foutu d’elle. Peut-être que j’me trompe mais j’pense vraiment pas.
Je sais à quoi ça ressemble un connard, crois-moi. »


Le regard d'Ethan se fit plus interrogatif. Le petit rire d'Enzo l'avait surpris en ce qu'il n'avait rien de cynique. Il n'avait donc clairement pas l'intention de le juger, de lui en mettre une et oui le Serdaigle était surpris. Sans doute parce qu'il pensait au fond de lui qu'il aurait bien mérité qu'on le remette un peu à sa place. Mais il n'y avait pas que ça qu'il l'avait surpris. C'était surtout ce qu'Enzo avait rajouté ensuite. Ethan avait coutume d'observer les gens, de chercher des signes d'émotions en eux. Il savait qu'Enzo n'avait pas toujours été très tendre avec les filles mais cela le surprenait qu'il en parle ainsi. Qu'il ait ce regard sur sa propre personne ou peut être plus sur celui qu'il avait été. En tout cas, s'il ne savait en aucun cas pourquoi il lui avait dit cela, ça avait eu le mérite d'attirer son attention. Le poing du jeune homme s'était lentement desserré et son attention était désormais toute tournée vers son interlocuteur. Alors quand Enzo commença à lui expliquer qu'il pensait qu'il ferait bien d'aller parler à Leah, il fut plus réceptif qu'il n'aurait pu l'être d’habitude. Il écouta avec attention ce qu'il avait à dire, l'histoire de la jeune femme, ce que la scène avait provoqué en elle... L'estomac du jeune homme se noua. Il se sentait encore plus coupable. Ils avaient un peu parlé avec Leah mais elle n'avait pas trop dévoilé ce qu'elle vivait avant de venir ici. Et Ethan ne s'y était pas particulièrement intéressé non plus. Il aurait dû.

« Au final, j'en sais pas plus sur les codes de vie en communauté... »

Une sorte de sourire se dessina sur le visage d'Ethan. Un petit mouvement soulevant la commissure de ses lèvres, exprimant tout son cynisme. Mais pas envers Enzo, pas contre lui comme ce qu'il avait pu lui montrer la fois où il lui avait presque sauté dessus. Non, cette fois, c'était contre lui-même. Il ne se fustigeait pas comme il avait l’habitude de le faire. Non, il était amusé. Amusé de voir à quel point il s'était mis en marge de la situation malgré des mains tendues comme celle de Liam, comme celle de Charleen ou encore celles de Riley, Mateo, Takuma, Jordane... Il s'était fait ça tout seul. Il avait refusé tout seul de faire partie de ce monde. Il n'était pas plus inadapté qu'un autre. Il avait juste pris peur, il s'était réfugié dans l'imaginaire par peur de souffrir. Et maintenant, il se rendait compte qu'il était comme un nouveau né, incapable de se comporter convenablement, cherchant désespérément à se créer des repères. Sauf qu'à son âge, c'est un peu moins bien vu...

« Je peux pas te promettre que je vais réussir à aller lui parler. Mais je vais essayer... Oui, je crois que je vais essayer. »

Charleen serait sans doute bien placée pour le pousser à aller lui parler. Sauf qu'Ethan ne se voyait pas du tout lui raconter tout cette histoire par contre... Elle allait sans doute l'apprendre très vite, peut être même était-elle déjà au courant. Mais il se sentirait con de parler de ça face à elle. Il passerait pour le mec qui passait d'une fille à l'autre en un claquement de doigts. Sauf qu'en réalité, il était toujours fou amoureux de Charleen et que ça, ça ne s'effacerait pas de si tôt.

« Elle est sympa, Leah. C'est une chouette fille. Mais... C'est Charleen que... que... Enfin bref. J'ai cru que ça allait m'aider à l'oublier. Mais non seulement ça n'a pas marché, mais en plus, j'ai fait du mal à Leah. »

L'étrange sourire qui était apparu sur le visage d'Ethan s'accentua un peu plus. Il revoyait la scène, il se revoyait prendre peur alors que la fois où il avait embrassé Charleen il avait senti tout son corps s'embraser. Il était ridicule. Il était incapable de parler, d'évoquer des sujets en lien avec le sexe. Un simple baiser, une simple caresse et il paniquait totalement. Son sourire s'élargit.

« C'était tellement laid. »

Oui. La scène était moche. Ridicule et moche. Son sourire s'élargit jusqu'à ce que le fou rire qui guettait depuis quelques instants déjà éclate. Un rire nerveux qui fit perler des larmes au coin de ses yeux. Mais qui pouvait prétendre avoir entendu récemment le rire d'Ethan ? Hormis Charleen et ses parents, personne. Et là, il riait comme un fou. Liam s'était retourné, d'abord surpris, un sourire s'était dessiné sur son visage. Peut être qu'il avait compris qu'enfin il se passait quelque chose. Qu'enfin Ethan était en train de laisser sortir une partie de tout cette pression qu'il avait en lui. De toutes ces choses qui l'avaient rendu incapable de vivre avec les autres, d'être réellement au monde. Peut être qu'enfin, ses propres barrières étaient en train de se fissurer.
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MessageSujet: Re: Connais toi toi-même [Enzo]   Mar 9 Mai 2017 - 13:17

« Au final, j'en sais pas plus sur les codes de vie en communauté... »

Il sourit. Amusé ? Oui, j’ai l’impression. De mon côté je constate qu’encore une fois en le regardant je me retrouve il y a de ça encore pas si longtemps. On a quoi … un an d’écart ? Peut-être deux en fonction de nos dates de naissances j’en sais trop rien mais je sens clairement tout le décalage qu’il peut y avoir entre lui et moi. Ça n’est pas un jugement, j’ai juste eu l’occasion d’avancer, d’évoluer, et ça lui arrivera aussi mais chacun son rythme. J’suis pas là pour juger d’autant qu’il est peut-être plus mature que moi sur certains sujets après tout. Et puis parfois c’est simplement une question de tempérament, de caractère. Tout ce que je vois c’est que je peux me mettre dans sa tête sans aucun problème. Je peux me souvenir et ressentir à nouveau ce qu’il ressent actuellement. Peut-être que je fais fausse route mais instinctivement j’en doute.

« Je peux pas te promettre que je vais réussir à aller lui parler. Mais je vais essayer... Oui, je crois que je vais essayer. »
« Ok. »

C’est déjà ça et j’ai pas l’impression qu’il baratine, je le crois sincère. S’il n’y arrive pas alors … Peut-être que ça viendra plus tard. Ça ne sert à rien de lui mettre la pression, j’en ai pas envie de toute façon et s’il le faut alors je dirai à Leah ce qu’il s’est passé pendant cette conversation. Ça aura plus d’effet si ça vient de lui, c’est sûr, mais on verra bien.

« Elle est sympa, Leah. C'est une chouette fille. Mais... C'est Charleen que... que... Enfin bref. J'ai cru que ça allait m'aider à l'oublier. Mais non seulement ça n'a pas marché, mais en plus, j'ai fait du mal à Leah. »

Pas de pitié mais un regard désolé, inutile d’être Einstein pour connaitre la fin de la phrase qu’il n’a pas terminé. Le schéma est simple : Il est amoureux de ou a un coup de cœur pour Charleen, apparemment ça ne fonctionne pas donc Leah a été une tentative de roue de secours. Oui, c’est moche exprimé comme ça mais c’est la réalité. Pas besoin de le blâmer plus qu’il ne le fait déjà lui-même. Et je ne nierai pas la honte et la culpabilité qui me traversent alors que je repense à ce que j’ai fait à Charleen mais me fustiger pendant des siècles ne changera rien aux faits. Je l’ai fait, je dois l’assumer, point.

« C'était tellement laid. »

Tu m’en diras tant. Légèrement perdu dans mes pensées, je fronce les sourcils quand je relève le regard vers le sien et le vois entrain de sourire, sourire qui au fil des secondes se transforme … en fou-rire. Au début ça me surprend, ensuite je trouve ça légèrement communicatif mais ça fini par coincer un peu malgré tout alors sans être agressif ou ferme :

« Doucement … C’est quand même de ma cousine dont on parle là. »

Je sais que ça n’est pas pour se moquer de la situation ni pour la minimiser qu’il craque comme ça, j’imagine que ce sont les nerfs qui lâchent tout simplement et vu ce qu’il a l’air de garder pour lui ça n’a rien d’étonnant, mais bon. Ceci dit, le sourire je le retrouve tout aussitôt, il ne m’a même jamais vraiment quitté et j’ai presque envie de l’encourager à lâcher prise, à tout laisser sortir. J’ai longtemps été une bombe à retardement, je connais parfaitement ce sentiment de soulagement quand on finit par exploser, quand tout retombe et qu’on se sent épuisé. L’euphorie d’abord – dans le meilleur des cas parce que ça peut aussi se manifester autrement – et ensuite, oui, l’épuisement. Alors je le laisse faire, jusqu’à ce qu’il se calme de lui-même, picorant encore quelques grains de raisin au passage.

« J’ai l’impression que tu te mets beaucoup de pression sur les épaules et qu’y a pas grand-chose qui sort de là-dedans. »

Là-dedans ? De lui, de sa tête. Encore un truc que je connais bien. c’est comme tout le reste, ça s’apprend, avec de l’aide – quand on se décide à l’accepter – et en se laissant du temps si nécessaire.

« Si ça peut te rassurer, t’as réagi comme la plus part des mecs l’aurait fait : Comme un con. »

Je ne suis pas en train de l’insulter gratuitement, qu’on se le dise.

« Tu vois, t’es pas si différent des autres. »

Et le sourire que je lui adresse est aussi calme et amusé que le ton de ma voix.

« Y a un plus d’un an, Kyle m’a largué, deux de mes premières réactions après m’être morfondu (ce verbe conjugué au passé composé est absolument moche, il faut le dire) quelques jours, ont été de picoler comme un trou et coucher avec la première fille qui passait par là, pour oublier. Dans quel ordre ? Je saurai pas trop le dire, je m’en souviens à peine. »

J’étais un beau désastre ça c’est plutôt clair et même si la forme diffère, le fond est potentiellement ressemblant. On s’est remis ensemble après ça et il avait une très bonne raison de me quitter mais ça n’efface en rien le mal que j’ai pu ressentir à ce moment-là. Ce qui n’est pas une excuse, on est d’accord. A cette époque pas si lointaine mon deuxième prénom aurait pu être « Intense » … Mais je pense avoir eu quelques circonstances atténuantes, ceci dit. Peu importe.
Pourquoi je lui raconte ça ? J’en sais trop rien, peut-être pour lui faire comprendre qu’il n’est pas le seul à avoir réagi comme un naze, que c’est juste humain comme réaction et qu’il n’est pas si différent des autres qu’il a l’air de le penser. Qu’on va pas le clouer au pilori parce qu’il a fait une erreur.

« Elle était consentante, je ne lui ai fait aucun mal physiquement mais je l’ai clairement mal traité, elle n’a été pour moi qu’un … Ouais, un moyen d’oublier, pas même vraiment une véritable personne à mes yeux. J’ai pas eu la moindre considération ni le moindre respect pour elle. Même si on se déteste cordialement et qu’elle et moi ça ne collera jamais, elle ne méritait pas ça mais sur le coup … Comment te dire que j’en avais strictement rien à foutre. Je n’ai pensé qu’à moi et à ma douleur. Tout était bon à prendre pour la faire disparaitre. »

Du sexe, de l’alcool et un peu de méchanceté gratuite parce que ça soulage de faire du mal aux autres pour oublier qu’on souffre soi-même … Certains n’ont pas besoin de ça pour être de sacrés salauds mais même quand je n’étais pas vraiment moi-même ou une version que j’espère ne jamais plus côtoyer, durant toute cette période où j’ai flirté avec mes plus mauvais côtés, ça n’a jamais été comme ça, gratuit. J’avais juste envie d’oublier, j’ai glissé sur une mauvaise pente mais c’est la seule qui me soulageait à l’époque. Facticement. Et pour un temps seulement. Bref, c’est pas tellement le sujet mais cette conversation me fait prendre conscience de certaines choses visiblement. Est-ce que ça me pousserait à aller m’excuser auprès d’Effy ? Allez savoir. Peut-être bien. Prêcher la bonne parole c’est une chose mais le « faite ce que je dis, pas ce que je fais » j’en suis de moins en moins adepte alors … Oui, c’est une éventualité que je considère réellement finalement. Tout ce que je sais c’est que j’en ai fait du chemin depuis et que je doute réagir aussi intensément aujourd’hui si jamais quelque chose de similaire devait se produire. Si je compte lui parler de Charleen ? Elle a été la première envers qui je me suis mal comporté – de cette manière en tout cas – et quelque part, ça été la pire chose que j’ai pu faire dans ma courte carrière dans le domaine. C’est sans doute égoïste et un peu lâche de ma part mais j’me vois pas lui raconter ce qu’il s’est passé entre elle et moi. Ça n’aiderait en rien de toute façon, d’autant que j’ai pas envie de la mêler à ça ni de faire de peine à qui que ce soit. J’ai pas envie d’en parler. Point final. J’ai jamais dit que j’étais parfait. D’ailleurs …

« Et puis autant être honnête, je monte au créneau parce que c’est ma cousine, je l’aurai fait pour un ou une amie proche mais j’suis pas certain que j’aurai réagi comme ça ni même que ça m’aurait interpellé s’il s’agissait d’une parfaite inconnue. »

J’ai pas peur de le dire, c’est la vérité. Non je ne suis pas un Saint ni un envoyé de la Gente Féminine en Croisade, juste un mec qui fait attention à ses proches mais pas tellement au reste. Je ne suis pas aussi proche de Leah que je peux l’être de Jillian ou Kezabel alors qu’on a le même sang mais … C’est la famille. J’ai pas réfléchi une seconde avant d’entrer dans le truc. Pour moi c’est un devoir d’être là pour elle mais en dehors de ça, je l’apprécie, vraiment, alors quand elle se retrouve dans ce genre de situation je ne peux pas et ne veux pas l’ignorer.

« Personne n’est parfait. On fait ce qu’on peut. »

Oui, ce sont des phrases toutes faites, mais elles sont appropriées et réelles. On est propulsé dans un monde qu’on ne connait pas à une vitesse affolante, on sort de l’enfance presque d’un coup et c’est violent. Je ne cherche pas d’excuse, ni pour lui, ni pour moi, ni pour personne d’autre, mais c’est pas toujours facile de gérer l’adolescence et tout ce qui va avec. Ça devient plus simple au fil du temps, avec l’expérience qu’on engrange et le recul qu’on prend sur les choses, tout simplement. J’ai peut-être seulement 18 ans mais j’ai vécu pas mal de choses alors je sais de quoi je parle.

« Tu veux une astuce pour éviter de mal tourner et devenir un véritable petit connard ? Entoure de toi de femmes plus mures que toi et crois-moi c’est pas compliqué à trouver vu notre niveau de maturité parfois. »

Je lâche ça en riant mais c’est pourtant la réalité ça aussi : Si je suis celui que je suis aujourd’hui je le dois en grande partie aux femmes qui m’entourent. Ismaelle, Jillian, Kezabel, Ora ou même Kim à sa manière, elles m’ont aidé à me construire de la bonne manière. Grâce à elle je sais aujourd’hui qu’aucune femme ne mérite d’être traitée comme j’ai pu traiter certaines d’entre elles dans le passé. Tu vois Maman, j’suis pas seul, même si t’es plus là elles sont nombreuses à prendre le relai pour m’empêcher de devenir un macho et/ou un abruti. Par contre, est ce que j’ai le droit de continuer à dire et penser que la Prof de Potion est bonne ? Et celle de Sortilège aussi … Ok, je sors.

« Je t’avoue que j’ai jamais vraiment cerné quelle image de moi tu pouvais avoir mais faut que tu le saches, et t’en fera ce que tu voudras, tu m’as toujours fait penser à moi il y a … pas si longtemps que ça. »

Tout ce discours peut paraitre incroyablement égocentrique, j’en conviens, mais c’est pas le but. Et je trouve que c’est plutôt appréciable d’avoir une réelle conversation avec lui, soit dit en passant. J’ai jamais vraiment été quelqu’un de rancunier de toute façon.

« L’évolution est pas mal, tu trouves pas ? »

Les gars, vous êtes des Pokemons en fait !

Provocateur, sourire en coin, c’est clairement moi que je désigne mais tout ça – et même si j’ai un égo surdimensionné – c’est plus pour détendre l’atmosphère qu’autre chose. Et aussi parce que même si je joue les Sages, j’en reste pas moins un p’tit branleur insupportable pour autant. Je tiens à le rester. C’est pas moi le Grand Sage après tout … :ga:
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MessageSujet: Re: Connais toi toi-même [Enzo]   Ven 12 Mai 2017 - 10:12

Ce fou rire, autant dire qu'il n'était en aucun cas calculé. Ethan n'aurait pas imaginé qu'il puisse rire de la sorte en public. Qu'il puisse ouvrir toutes les vannes et faire sortir ainsi un désir étrange de voir la vie sous un jour. De changer de perspective parce qu'en soit, c'était bien de ça dont il s'agissait. Ce rire, c'était la façon qu'avait son cerveau de lui dire qu'il était prêt à sortir de l'observation, de cette phase de sa vie où il n'était qu'un étranger et où tout semblait sujet au drame au sens premier du terme. Si son imagination ne devait jamais se taire, si ce qui faisait son identité c'était aussi cette capacité à sortir de lui-même et à vagabonder dans d'autres sphères, il ne devait pas vivre uniquement ainsi. Il ne pouvait pas. C'était pour ça qu'il avait régulièrement si mal, pour ça qu'il s'était senti si attiré par la vitalité de Charleen, pour ça qu'avec elle il avait l'impression qu'une nouvelle page de son propre roman était en train de s'écrire. Ethan avait besoin qu'on le pousse pour qu'il comprenne qu'il avait sa place dans ce monde et qu'il n'était pas seulement un jeune homme étrange. Il l'était, certes, mais pour le meilleur. Il avait toujours vu le pire là-dedans alors qu'au final, il y avait plein de côtés positifs qu'il avait juste été incapable de conceptualiser. Ce fou rire était salvateur et Enzo semblait l'avoir un peu compris puisqu'au début il ne fit aucun commentaire. De toute façon, Ethan aurait bien eu du mal à s'arrêter sur commande. Au fil du temps pourtant son souffle se fit plus régulier alors que son aîné lui faisait comprendre qu'ils parlaient toujours de sa cousine alors forcément... Ethan intégra l'information alors qu'il luttait encore pour reprendre son souffle. Une gorgée de jus de citrouille l'aida à retrouver un peu de contenance. Enzo finit par reprendre la parole, il était resté très calme, loin de l'image que le Serdaigle pouvait avoir de lui. Est-ce que le plus jeune se mettait trop de pression ? C'était indéniable. Reprenant son calme et son masque de sérieux habituel, Ethan posa son regard sur Enzo qui était en train de lui expliquer qu'au final, il était comme les autres, un mec un peu con.

« J'avais jamais vu les choses sous cet angle. »

Ça ne s'entendait pas comme ça, à son ton neutre, avec son air un peu renfrogné mais il y avait une pointe d'humour dans les propos d'Ethan. Se sentir proche des autres par la faiblesse de son humanité... C'était un truc qu'il n'avait jamais envisagé mais ce n'était pas faux, en y réfléchissant. Ethan s'enfila alors une nouvelle gorgée de jus de citrouille, il sentait que son estomac se déliait un peu et que la faim, qui s'était tue jusque là, commençait à venir. À sa grande surprise cependant, il fut détourné du buffet par la voix d'Enzo qui s'élevait de nouveau pour s'embarquer dans un récit inattendu. Aux yeux d'Ethan, Enzo n'était clairement pas le genre de mec qui intellectualisait ses relations. Comment ça c'était un gros cliché ? Oui clairement mais il l'avait toujours rangé dans cette catégorie un peu étrange des mecs que tout le monde connaît etc. Mais bref, il fut surpris de l'entendre parler de ce qu'une séparation temporaire avec Kyle avait provoqué chez lui. Il l'écouta alors attentivement, ses doigts enroulés autour de la anse de sa tasse. Il n'osait plus amener le chocolat à ses lèvres, concentré sur ce qu'il entendait. Ce récit, cette souffrance qu'il racontait... Ethan comprenait. Il n'avait pas utilisé les mêmes moyens, il ne le ferait pas, l'alcool et le sexe n'en parlons pas, ce n'était pas trop son domaine. Enfin si, l'alcool il avait essayé une fois et ça n'avait pas été glorieux mais bref. Ce n'était pas le sujet. Il comprenait ce qu'Enzo racontait. Ce besoin de se plonger éperdument dans quelque chose, de se faire croire à soi-même qu'on peut encore faire plein d'autres trucs malgré la souffrance. Tout est bon pour la faire disparaître. Ethan baissa alors les yeux quelques secondes.

« Tu t'es pardonné ? »

C'était peut être étrange comme question pourtant, c'était bien celle qui brûlait les lèvres d'Ethan. Parce que lui se rendait compte que ce n'était pas le pardon de Leah qui lui posait le plus problème. C'était le fait d'accepter son erreur et de ne pas la voir comme un signe de plus qu'il n'était qu'un bon à rien. Parce que si le Serdaigle vivait aussi loin du monde c'était aussi pour ça. Parce qu'il se haïssait viscéralement. Charleen l'avait beaucoup aidé sur ce plan et il progressait de jour en jour. Mais cette erreur pouvait aussi tout faire s'écrouler. Il devait apprendre à se pardonner, à s'accepter et ça semblait terriblement difficile. Ses doigts se crispèrent un peu sur la anse de sa tasse alors qu'Enzo le rappelait une fois de plus à la réalité. Il n'aurait pas réagi de la même façon pour une autre fille ? Pour le coup, Ethan était un peu surpris. Enfin, il comprenait la logique mais oui, ça mettait le doigt sur quelque chose de logique : on ne peut pas prendre soin de tout le monde. On fait des choix et parfois, pour se protéger, on ferme les yeux sur la misère de certains. Parce qu'on ne peut pas tout ressentir de la même façon, tout porter sur ses épaules. Faire ce qu'on pouvait... Comme si on était tous en lutte permanente avec nos sentiments, avec toutes ces choses que l'on ressent et qui ne sont pas toujours facile à apprivoiser. Comme si, ce qui nous paraissait être la base de notre être, les émotions, les sentiments, faisaient partie des choses qui demandaient au final, le plus de travail, le plus d'entraînement. On fait ce qu'on peut... Ces mots résonnaient tout particulièrement dans l'esprit d'Ethan.

Enzo lui semblait avoir passé bien plus de caps que lui et les choses semblaient bien plus simples dans sa bouche. Il arrivait même à prendre les choses avec humour et décalage. Au début, Ethan fut un peu surpris de l'entendre rire alors qu'il parlait de s'entourer de femmes plus mûres. Le jeune homme rougit même un peu. Oui oui, dès qu'on parlait de la gente féminine, il s'embrasait, dramatique mais vrai. Mais surtout, il trouvait ça fou de pouvoir dire ça avec autant de détachement, d'autant que ça résonnait en lui. La personne qui le faisait le plus grandir, c'était Charleen. Plus âgée que lui, plus mâture, toujours prête à lui ouvrir les yeux. Alors malgré le rire d'Enzo, ce conseil, il l'intégra d'une certaine manière. Mais il n'eut pas le temps de s'y plonger totalement parce qu'Enzo le cloua littéralement sur place par la suite de ses propos. Et s'il avait même lancé une blague, Ethan lui était resté bloqué, les yeux fixés sur lui. Il avait même ouvert la bouche quelque secondes avant de se ressaisir.

« Alors ça... Pour le coup je t'avoue que je ne m'y attendais pas. »

Enzo et lui, se ressemblant ? Ethan avait dû mal à y croire pourtant le Gryffondor ne devait pas dire ça au hasard. Et puis, il était le mieux placé pour se connaître tout de même. Alors malgré la surprise, Ethan ne remettait pas vraiment ses propos en doute. Non, il était juste complètement scié et pour le coup, sa curiosité était complètement piquée au vif. Instinctivement il s'avança alors un peu sur le banc, comme pour se rapprocher au maximum de la table et de son vis à vis.

« Je... Je suis plutôt du genre cérébral comme garçon et pour être honnête... J'ai toujours cru que t'étais plutôt du genre à pas trop réfléchir et que cela te tenait bien éloigné de la majorité des questions existentielles qui me bouffent la vie. »

Ethan avait un peu hésité avant de dire ça mais une fois que les premiers mots étaient sortis, il avait enchaîné presque avec facilité. Sauf qu'il se rendait compte qu'avec le ton de voix et le vocabulaire qu'il avait utilisé, ça pouvait être un peu insultant quand même.

« Sans offense hein... »

Le rouge monta une nouvelle fois aux joues d'Ethan qui baissa alors un peu la tête. S'il y avait bien un truc qu'il avait encore à apprendre clairement c'était le tact. Parce que là c'était pas brillait. Enzo était cool avec lui au final, il lui parlait avec sympathie, l'encourageant, lui donnant des conseils et lui il venait de le traiter de mec sans cervelle. Ni plus ni moins. Bravo mon gars, t'es clairement bien parti pour te faire des nouveaux amis...

« Pardon... J'avoue qu'avoir une mauvaise opinion et une vision très manichéenne des gens comme toi, pour moi, c'était un bon système de défense. C'était ce qui me permettait de me dire qu'il y avait peut être un truc ou deux chez moi qui n'étaient pas si horribles... »

Pourquoi employer le passé ?
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MessageSujet: Re: Connais toi toi-même [Enzo]   Ven 12 Mai 2017 - 22:22

Si je me suis pardonné ? Malheureusement ou pas, en dehors de Charleen, je ne me suis jamais réellement senti coupable. Sur le coup ça ne m’a pas effleuré l’esprit et quand j’ai commencé à voir les choses différemment, quand j’ai pris un peu de plomb dans la tête comme on dit, j’étais déjà passé à autre chose. Effy, Tallulah, il y en a eu d’autres avec qui je me suis comporté comme un con et je n’ai pas l’intention d’en faire une liste. Pour être honnête, je suis presque certain d’en avoir oublié, tout comme j’ai sciemment oublié beaucoup de choses que j’ai pu dire, faire ou voir à une certaine époque. Je le répète, je ne suis pas un saint, je ne prétends pas être meilleur qu’un autre mais j’ai fait des choses moches et je vis avec. Je les assume, ça ne sert à rien de les nier mais j’avance et ne compte pas me retourner sur ce passé. Aujourd’hui j’ai évolué, je sais que je ne réagirai plus de la même façon même si je me prends une grosse claque dans la gueule à nouveau. Si William me quitte, oui, évidemment que ça me fera mal mais j’ai gagné un équilibre que je ne suis pas prêt à perdre, hors de question. Et puis je me battrai, de toute façon, mais j'crois pas que ça soit à l'ordre du jour actuellement de toute façon.
J’ai traversé un océan déchainé ces dernières années, certaines vagues, certains creux de vagues, ont failli me faire couler mais d’une manière ou d’une autre j’ai réussi à ressortir la tête de l’eau à chaque fois, à remonter en selle ou plutôt sur mon surf pour continuer à glisser dessus. Et si je tombe, je me relève. Toujours. Aujourd’hui je tomberai moins facilement, j’en ai l’intime conviction.

Peut-être qu’il pense que c’est facile pour moi, je vois bien l’étonnement et tout un tas d’émotions, d’expressions, passer sur son visage. Certaines me font sourire, autant le dire, mais ça n’a rien de moqueur.

« Alors ça... Pour le coup je t'avoue que je ne m'y attendais pas. »

J’ai bien vu. Quelque part, ça m’amuse réellement. C’est vrai que de prime abord, aujourd’hui, quand on nous voit côte à côte c’est presque évident qu’on n’a absolument rien en commun et pourtant, je pense sincèrement que ça n’est pas le cas. Un truc qui me fait plaisir c’est qu’il n’a pas l’air de mettre ça en doute. Il a l’air surpris, ce que je peux comprendre, mais ne me regarde pas avec condescendance. Et j’ai clairement l’impression d’avoir éveillé son intérêt, je crois que je ne l’ai jamais vu aussi … éveillé tout court, en fait.

« Je... Je suis plutôt du genre cérébral comme garçon et pour être honnête... J'ai toujours cru que t'étais plutôt du genre à pas trop réfléchir et que cela te tenait bien éloigné de la majorité des questions existentielles qui me bouffent la vie. »

Et prends-toi ça dans la gueule ! Avec le sourire, s’il vous plait. Je m’en doutais, j’ai l’habitude quelque part mais autant être honnête, ça chatouille quand même un peu de l’entendre et pas d’une manière agréable. Le mec est clairement en train de me dire qu’il me voit comme un type sans cervelle alors non ça ne fait pas sauter au plafond. J’suis un peu le stéréotype de la grosse brute simple d’esprit qui règle ses problèmes – inexistant manifestement – en utilisant ses muscles et pas sa tête. Hum.

« Sans offense hein... »

Tu penses. Va peut-être falloir bosser sur le tact aussi, non ?

« Oh je t’en prie. C’est toujours bon de se sentir considéré comme un abruti décérébré, ça aide à faire dégonfler l’égo. »

Et Merlin sait s’il est gros, cet égo. Comme ma b... ENZO ! Mauvaise influence de Jackson, je balance. Jamais de ma faute, souvenez-vous-en.
Ça me pique un peu au vif, oui, c’est sûr, mais je ne suis pas agacé, vexé ou énervé. C’est même avec un sourire amusé que je laisse sortir ces quelques mots de manière ironique.

« Pardon... J'avoue qu'avoir une mauvaise opinion et une vision très manichéenne des gens comme toi, pour moi, c'était un bon système de défense. C'était ce qui me permettait de me dire qu'il y avait peut être un truc ou deux chez moi qui n'étaient pas si horribles... »
« On appelle ça un complexe de supériorité. »

Et puis ça veut dire quoi, au juste, les « gens comme moi » ?

« Sans offense hein … »

Rancunier ? Non, je dirai plutôt taquin. Le sourire en coin que j’affiche, un peu moqueur, en atteste parfaitement. Quoi qu’il en soit, je le pense et je l’assume. Pour moi, clairement, c’est réellement un complexe de supériorité mais je le répète, personne n’est parfait.

« J’ai jamais rien fait pour changer l’image que certains peuvent avoir de moi parce que je m’en fous, je sais qui je suis, mes proches savent qui je suis et c’est tout ce qui compte pour moi. »

Ouais … ça dépend des jours mais on peut dire merci à Caem de m’avoir aidé à me détendre sur pas mal de sujets.

« A la limite je préfère qu’on me sous-estime, ça me permet de jubiler en clouant quelques becs de temps en temps. »

Parce que moi aussi je nourris un petit complexe de supériorité c’est une certitude mais étaler une certaine science que je peux avoir devant un type ou une nana qui me prend pour un débile, profs inclus, croyez-moi, ça fait toujours son petit effet. J’aime me barrer la tête haute, j’ai pas peur de le dire.

« Mais j’suis pas un demeuré qui ne réfléchit pas. Au contraire, j’ai toujours eu tendance à trop réfléchir, tout le temps, pour tout. A toujours avoir un truc dans la tête, qui prend toute la place et devient étouffant. Des questions existentielles, comme tu dis. »

Les joies de l’adolescence et autres traumatismes. Ça ferait presque un bon titre de roman ça tiens mais certains jours je me surprends encore à me demander par quel miracle j’en suis là aujourd’hui.

« Ça fait pas si longtemps que j’ai commencé à prendre du recul, à relâcher la pression, et crois-moi, pour rien au monde je ne reviendrais en arrière. Je ne me suis jamais senti aussi bien dans ma peau. »

Et y avait du boulot, c’est peu de le dire, entre caractère de base et autre évènements imprévus un poil violents. Perdre ses parents du jour au lendemain, brutalement, quand on a à peine 15 ans et survivre à un accident légèrement traumatisant uniquement parce qu’on a été mordu par un Lycanthrope, ce qui changera votre vie et votre quotidien à jamais … Comment dire … C’est pas le truc que tu digères en un claquement de doigts et c’est pas dit que je ne sois pas bon pour des années de thérapie mais passons.

« J’ai débarqué ici il y a presque trois ans, je rasai les murs, ne parlais à personne, envoyais promener tous ceux qui s’approchaient de moi. J’étais un animal sauvage, y a pas d’autre mot, un animal sauvage extrêmement mal dans sa peau, aucune estime de soi, zéro confiance au compteur que ce soit en moi ou envers les autres, agressif par instinct de préservation et j’en passe. »

Rayon de soleil en puissance. Ça me rappelle vaguement quelqu’un ça, non ? Suivez mon regard.

« Je venais d’être mordu, déraciné, sans repères, certains traumatismes à gérer, nos conditions de vie ici à l’époque et en prime il a fallu que je gère aussi mon attirance pour un garçon alors que ça ne m’avait jamais effleuré l’esprit jusque-là. T’as pas idée du nombre de claquages au cerveau que j’ai pu me faire. J’suis épuisé rien que d’y repenser. »

Dire que ça aura duré trois ans … J’ai l’impression aujourd’hui d’avoir disparu, de m’être éteint et d’être né, de m’être éveillé à nouveau. C’est assez étrange comme sensation à vrai dire.

« Aujourd’hui j’ai des amis, un petit ami, une famille, un but, des objectifs, des passions que je peux partager ou choisir de garder pour moi. Je suis heureux, c’est aussi simple que ça. J’peux comprendre que d’un point de vue extérieur ma vie a l’air simple, que rien ne semble m’atteindre parce que … j’sais pas, je suis grand, j’ai l’air solide mais ne pense pas que ça été une promenade de santé pour en arriver là ni même que je n’affronte jamais aucun obstacle. »

Vaste blague. On juge sans même réellement s’en rendre compte parfois et je sais très bien que ça m’arrive aussi, comme tout le monde, mais chacun a son vécu, c’est pas toujours écrit sur la face des gens.
Je ne sais pas vraiment pourquoi j’ai laissé sortir tout ça mais je crois qu’au fond de moi j’ai ressenti comme le besoin de lui prouver quelque chose, le besoin de changer cette image qu’il a de moi et qui est complètement fausse. Y a surement une question d’égo malmené derrière tout mais pas seulement.

« Désolé, j’me suis un peu lâché là mais … Enfin on n’est pas tous fait pareil mais si t’arrive à t’ouvrir un peu, sincèrement, fais le. Essaie au moins. Et t’en fais pas, des erreurs et des conneries t’en fera encore des tonnes. »

Probablement tout au long de ta vie en plus de ça. Cette dernière phrase, elle, est balancé clairement avec le sourire, un sourire amusé, encore un, alors que j'étais devenu particulièrement sérieux ces dernières secondes.
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MessageSujet: Re: Connais toi toi-même [Enzo]   Lun 29 Mai 2017 - 17:35

Le problème quand on est mauvais en relations sociales, c'est qu'on les fuit et donc, on ne s'entraîne jamais. Ethan était une catastrophe quand il s'agissait de parler aux gens et forcément, il n'avait pas pu trop améliorer ce côté de lui ces derniers temps. Certes avec Charleen et avec Leah il avait réussi à établir un contact, à parler, à faire des phrases. Mais il ne se livrait que rarement et surtout, il avait choisi ses personnes. Elles étaient deux et ce n'était pas par hasard. Alors oui, face à Enzo, il avait tendance encore à s'emmêler un peu les pinceaux et à ne pas toujours mesurer l'impact de ses propos. Lâcher à quelqu'un qu'on le prend pour un corps sans cervelle, en général, on évité. Sauf quand on s'appelle Ethan et qu'on a le tact d'une moule. Il avait rougi assez vite mais la réaction de son camarade ne lui avait pas manqué. Ce dernier ne s'était d'ailleurs pas privé de répondre avec humour et dérision. Certes. Mais cela n'avait pas empêché Ethan de comprendre qu'il était peu être allé un peu trop loin et le rouge à ses joues avait pris un peu plus de force. Il avait donc baissé les yeux et articulé un mot, qui semblait, si on l'observait de loin, plus être à destination de sa tasse que du jeune homme en face de lui.

« Désolé... »

Et il s'était ensuite excusé une fois de plus avant de tenter d'expliquer pourquoi il avait dit cela. Ce n'était pas probant mais il espérant tout de même qu'Enzo arriverait à prendre suffisamment de recul face à tout ça. Vu qu'Ethan était incapable de le faire, il fallait bien qu'un des deux s'y colle sinon cette conversation allait vraiment tourner au cauchemar. Et une fois encore, le rouge garda son calme et répondit au bleu avec humour. Juste retour des choses mais sans agressivité. Toujours rougissant, Ethan avait cependant relevé la tête vers Enzo, plus apte à le regarder maintenant qu'il savait qu'il ne l'avait pas vexé outre mesure.

« Je le mérite celui-là. »

Petit rictus du côté d'Ethan qui devait à la base ressembler à un sourire. Quant à la véracité de ce qu'Enzo venait de dire ? Une partie du jeune homme devait bien avouer que cela semblait plutôt logique. Pourquoi le jeune homme était-il toujours à flot ? Comment faisait-il pour ne pas se noyer avec tout ce qu'il voyait de mauvais en lui ? Sans doute parce qu'inconsciemment il s'attachait à certaines parties de son caractère et surtout celles qu'il voyait moins facilement chez les autres. Enzo avait sans doute raison sur ce coup mais il faudrait plus de temps à l'adolescent de voir ça en face. Il ne pouvait pas non plus se remettre complètement en cause à chaque instant. Step by step, il allait y arriver, mais à son rythme. S'il n'était pas encore capable de s'analyser de manière objective et distante pour le moment, cela ne l'empêchait pas de s'intéresser à la psychologie des autres. Au fond, ce n'était pas un hasard s'il avait toujours adoré observer les gens, s'imaginer ce qu'ils pouvaient ressentir ou dire à tel moment. Alors quand Enzo décida de parler un peu de lui, peut être en valeur d'exemple, Ethan fut piqué de curiosité. Son regard se posa sur Enzo avec plus de facilité et il l'écouta attentivement. Ne pas démentir quand on sait qui on est... Après tout c'est logique, mais pour ça, il faut être sûr de soit. Quant au fait de surprendre les gens... Un petit sourire était apparu sur le visage d'Ethan sans que celui-ci ne s'en rende réellement compte. Il devait bien avouer qu'il comprenait ça. Quelque part, il avait adoré voir la surprise sur le visage des grosses brutes quand il s'était révélé pour aider Charleen. Peut être finalement qu'il allait mieux comprendre pourquoi ils se ressemblaient tous les deux

Ethan écoutait Enzo avec attention si bien qu'il ne se rendait qu'à moitié compte de la façon dont il le regardait, de ses hochements de tête à intervalles réguliers. Cette sensation d'être étouffé par un trop plein de pensées, le bleu connaissait par cœur. Mais avec les propos d'Enzo il comprenait mieux pourquoi il le voyait comme si différent de lui. Parce que lui était capable désormais de prendre du recul, pour se sentir bien.

« On va dire qu'il y a de l'espoir alors. »

Ethan avait baissé les yeux cette fois et fini d'une traite son jus d'orange avant de retourner son intention sur Enzo. Il espérait qu'il y en avait de l'espoir. Un truc s'était allumé au fond de lui, une envie d'avancer et de ne plus être coincé dans cette coquille. Peut être que ça prendrait bien plus de temps que prévu, peut être que ce serait dur. Mais il en avait envie et en un sens, les paroles d'Enzo étaient là pour l'encourager dans cette voie. Le rouge lui expliqua alors avec plus de précision celui qu'il était avant. Ethan était surpris, il fallait l'avouer. Ce qu'il disait était logique avec le recul mais le Serdaigle n'avait jamais vu ça sous cet angle. Il fut aussi surpris qu'il en parle ainsi ouvertement avec lui. Sans doute pour le pousser encore, et peut être un peu pour lui montrer aussi qu'il avait eu tord de le juger trop vite. Mais Ethan accepta ses mots, son histoire avec intérêt et n'avait aucune difficulté à s'imaginer comme il avait pu se torturer l'esprit.

« Aujourd’hui j’ai des amis, un petit ami, une famille, un but, des objectifs, des passions que je peux partager ou choisir de garder pour moi. Je suis heureux, c’est aussi simple que ça. J’peux comprendre que d’un point de vue extérieur ma vie a l’air simple, que rien ne semble m’atteindre parce que … j’sais pas, je suis grand, j’ai l’air solide mais ne pense pas que ça été une promenade de santé pour en arriver là ni même que je n’affronte jamais aucun obstacle. »

Ethan hocha la tête une fois de plus. Bien sûr qu'il s'était imaginé qu'il s'en était sorti facilement. Lui n'avait aucun vrai problème dans sa vie, jusqu'à maintenant et c'était sans doute ça aussi qui ne l'aidait pas à avancer. Parce qu'il se sentait coupable et faible. Les propos d'Enzo lui rappelèrent un peu ça, il ne fallait pas le nier. Mais il n'y avait plus qu'à espérer que ça l'aiderait au contraire à trouver la force d'avancer.

« Désolé, j’me suis un peu lâché là mais … Enfin on n’est pas tous fait pareil mais si t’arrive à t’ouvrir un peu, sincèrement, fais le. Essaie au moins. Et t’en fais pas, des erreurs et des conneries t’en fera encore des tonnes.  

- J'aimerais juste faire autre chose que des conneries parfois... »

Soupir du côté d'Ethan. Enzo avait raison de l'encourager et Ethan allait sans doute appliquer ses conseils. Malgré tout, une part de lui lui rappelait qu'à chaque fois qu'il s'était rapproché de quelqu'un, il avait fini par faire une connerie avec des conséquences plus ou moins importantes. Alors ça lui mettait un frein, indéniablement. Sauf que plus il se barricadait, pire c'était à chaque fois qu'il sortait de sa coquille. Il ne pouvait pas tourner en rond a vita eternam.

« Qui ne tente rien n'a rien en même temps... Va vraiment falloir que je me lance. Et si ça marche pas, j'irais me retirer dans une vieille bibliothèque. »

C'était de l'humour même si ça ne se voyait pas forcément sur le visage d'Ethan. Peut être qu'un jour il se rendrait compte que ce côté pince sans rire pouvait aussi avoir son petit effet. Cette facilité à faire des blagues en affichant un air si sérieux que personne n'était au fond certain de s'il riait ou pas. Trouver ses points forts au lieu de toujours éclairer ses points faibles, c'était sans doute la tâche la plus importante qui l'attendait.

« Tu diras aux autres que je suis pas un cas désespéré et que je mords pas ? »

Nouvelle touche d'humour du côté d'Ethan qui avait osé cette fois promener son regard autour de lui. Les gens les avaient oublié et c'était très bien. Le bleu distinguait quelques visages dans la masse, quelques personnes qu'il avait maintes fois observées sans jamais oser sauter le pas. Était-ce enfin le début d'une nouvelle ère ? La fin de sa monstrueuse crise d'adolescence ? …
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MessageSujet: Re: Connais toi toi-même [Enzo]   Sam 3 Juin 2017 - 12:18

« J'aimerais juste faire autre chose que des conneries parfois... »

Il soupir, j'éclate d'un rire bref mais amusé.

« Aller, j'suis sûr que tu fais tout un tas de trucs bien à côté mais que tu t'en rends pas compte. »

C'est dingue cette impression de presque … jouer le rôle du grand frère. Lui et moi n'avons pas du tout ce genre de relation et je doute que ça soit le cas un jour tout comme je doute qu'on soit tout simplement amis mais à quoi bon le prendre en grippe ? Il y a trop de molécules chez moi qui le comprennent et quand on arrive à communiquer comme ça, ça se passe bien. Je ne sens pas naitre en moi, à son égard, cet instinct protecteur qui se réveille parfois mais tout ce qui sort de ma bouche depuis tout à l'heure n'est autre que pure sincérité. J'ai atteint un autre stade de mon existence, de moi-même, alors si je peux aider d'une manière ou d'une autre ...

« Qui ne tente rien n'a rien en même temps... Va vraiment falloir que je me lance. Et si ça marche pas, j'irais me retirer dans une vieille bibliothèque. »
« Hum … ça fait un peu trop McEwen ça, tu trouves pas ? »

Je reste sérieux quelques secondes puis esquisse un sourire. McEwen … J'aurai oublié l'existence de ce type dès l'instant où je mettrai un pied en dehors de cet endroit je le sais mais en attendant, je reste méfiant. Enfin, pour l'heure il s'agit plus de charrier un peu Ethan même si dans le fond, pourquoi pas ? Ça n'a rien de dramatique de s'entourer d'un truc qu'on aime et j'ai cru comprendre que c'était le cas le concernant pour ce qui est des livres. Si je foire, peut-être que j'irai me réfugier dans une fabrique de planche de surf. Allez savoir.

« Tu diras aux autres que je suis pas un cas désespéré et que je mords pas ? »
« Ça marche. Si tu ne leur dis pas que je suis un mec sympa et intelligent, j'ai une réputation à tenir. »

Et dire que certains me rangent dans la même catégorie que Melvin Tveit … Oui, je l'admets, ça fait mal à l'égo. Peu importe, en ce qui me concerne cette conversation est terminée, je défais donc le sort qui nous entourait et adresse un large sourire à son pote avant de recentrer mon attention sur Ethan. L'instant d'après je suis debout et le salue d'un signe de tête.

« Bonne chance pour les exams. »

Parce qu'on y est, d'ici moins d'une heure tout aura commencé. Je m'éloigne tranquillement de sa table et prend la direction de celle où sont installés Leah, Killian et Caem. Et une nouvelle venue a pris place à leurs côtés.

« Salut Miss Twain. »

Un sourire tranquille, pour Caitlyn puis pour Leah. Je sais qu'elle m'a vu rejoindre Ethan et qu'elle doit se poser des questions, loin de moi l'idée de ne pas lui parler de ma conversation avec lui puisque ça la concerne mais ça attendra la fin du repas, quand on sera tous les deux. En attendant mon sourire s'intensifie et devient celui du sale gosse quand mon regard se pose cette fois sur Killian et Caem.

« Ce soir vous venez dormir dans ma piaule ? On risque d'être serrés à trois dans mon pieu mais j'suis sûr qu'on trouvera un moyen de tous y tenir. »

Aller, bon appétit et bonne journée ! Et non, je ne m'arrêterai jamais, peu importe le nombre de fois où la Lionne m'enverra son poing dans l'épaule.

En cet instant je me sens comblé, je n'ai pas peur de le dire. Je sais qu'il manquera toujours un petit quelque chose pour que tout soit « parfait » mais quand je repense a ce qu'était ma vie il y a trois ans et à ce qu'elle est maintenant, il faudrait être fou pour ne pas être heureux. D'ici quelques jours, si tout se passe bien, la liberté aura un nouveau goût alors même si mon esprit est focalisé sur cette semaine d'examens, j'ai hâte de refouler le sable de la plage qui m'a vu grandir et continuer à découvrir le monde avec les gens qui aujourd'hui font de ma vie ce qu'elle est : Un « endroit » où je me sens bien. Quasiment complet. Et j'aurai presque envie de sourire en me disant qu'une future génération est potentiellement en route mais … c'est peut-être s'enflammer un peu pour le moment.

▬ FINI POUR MOI ▬
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MessageSujet: Re: Connais toi toi-même [Enzo]   Lun 12 Juin 2017 - 13:53

Est-ce qu'il faisait des choses bien ? C'était bien un sujet sur lequel Ethan avait du mal à réfléchir de manière posée et calme. Il avait toujours ressenti cette haine viscéral envers lui-même et, à partir de là, il était difficile pour lui de regarder ses actions, ses initiatives de manière positive. Pour autant, alors qu'Enzo disait cela, il ne pouvait s'empêcher de se demander s'il n'était pas temps pour lui de voir les choses différemment. D'essayer un peu d'arrêter de se flageller à chaque moment. Il savait bien que ce ne serait pas simple et que, certainement, ses bonnes intentions seraient envolés après les examens. Il recommencerait à se trouver nul et désespérant. Il verrait bien de toute façon mais ce qui était fait, c'était déjà ça ! Puis comme il le disait si bien à Enzo, il pourrait toujours se retirer dans une bibliothèque. Et même s'il disait ça sur la déconnade, ça pourrait clairement se rapprocher d'un plan de carrière pour lui. Il avait encore du temps pour réfléchir mais clairement, jusque là, il n'avait pas d'idée ultra préciser de ce qu'il voudrait faire par la suite. Par contre, il était certain que l'idée de finir comme McEwen n'était pas réjouissante. Ethan grimaça même si une part de lui ne pouvait s'empêcher de se dire que s'il continuait sans rien changer, il finirait très certainement comme ça.

« Il paraît qu'il était à Serdaigle en plus... »

Comme quoi, il fallait vraiment qu'il se méfie. M'enfin, déjà s'il arrivait à parler avec les autres personnes de l'école, il éviterait peut être la case ermite totale. Surtout si Enzo l'aidait à passer pour autre chose que le freak de l'école. Mais bien sûr, ce n'était pas complètement gratuit. Il fallait qu'en contre-partie le Serdaigle se détache de cette image de grosse brute qu'il avait un peu collée à Enzo. Ethan afficha ce qui ressemblait à un sourire face à la demande de son camarade et hocha la tête.

« Ça doit pouvoir se faire. »

Ethan regarda ensuite Enzo se lever, après avoir défait le sort qui les entourait et partir en lui souhaitant bonne chance. Le jeune bleu lui retourna le tout avant de pousser un long soupir. Ça avait été étrange comme discussion. Tout cette semaine semblait être étrange au final, comme si quelque chose de nouveau s'annonçait. Pour le meilleur ou pour le pire, il verrait bien de toute façon. Le bleu n'aurait de toute façon plus trop l'occasion de cogiter avant ce soir puisqu'il allait bientôt devoir s'en retourner dans sa salle d'examen. Super. Il avala alors le reste de son chocolat et se tourna vers ses camarades de maison qui, après avoir vérifié qu'Ethan ne s'était pas fait torturer par le Gryffondor, reprirent la conversation comme si de rien n'était. Pour le plus grand plaisir du Serdaigle. Il n'avait pas envie de parler de tout ça maintenant. Il prenait le temps de digérer, d'assimiler. A vrai dire, il n'y avait qu'une personne avec qui il avait envie de parler de ça, c'était Charleen. Pas de la partie avec Leah, non, simplement de ce qu'il sentait de nouveau en lui. Mais ce ne serait pas pour tout de suite, il le savait bien. Il prendrait son mal en patience. En tout cas, il espérait vraiment qu'il pourrait toujours avoir des moments privilégiés avec elle. Il l'aimait mais perdre son amitié, ce serait sans doute la pire chose qui puisse lui arriver surtout maintenant qu'il croyait enfin pouvoir faire quelque chose de bien.

- Fini -
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