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 [Event 13.06.2017] « Time to fight. » | Alec & Caitlyn

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MessageSujet: [Event 13.06.2017] « Time to fight. » | Alec & Caitlyn   Sam 15 Avr 2017 - 10:31

Samedi 13.06.2015
À l’aurore

Réveil en sursaut. Une fois n’est pas coutume, Caitlyn eut du mal à se repérer, mit du temps pour comprendre qu’elle était dans son lit et que le jour commençait à poindre, ranimant tranquillement la nature qui, bien qu’anormalement froide et sombre pour un mois de juin, continuait sa vie, imperturbable. Le cœur de la jeune femme battait la chamade, elle le sentait jusque dans son ventre, jusque dans sa gorge, et elle se recroquevilla dans son lit, enroulant ses bras autour de ses jambes et fermant les yeux quelques instants. Puis, une fois un peu calmée, elle passa une main sur son visage et les rouvrit. Elle bâilla. Plus le stress de son cauchemar se dissipait, plus une chape de fatigue se refermait sur elle, et elle se résigna à rester allongée dans son lit quelques minutes de plus, même si elle savait pertinemment qu’elle ne se rendormirait pas et que cela ne l’aiderait donc pas plus que ça tout compte fait. Finalement, elle s’extirpa de sous sa couverture, mollement, difficilement, comme rouillée, et se traina jusqu’à la douche pour laisser l’eau chaude la réveiller en douceur.

Ses rêves étaient toujours aussi terrifiants et toujours aussi inaccessibles à son esprit. Revivait-elle pendant son sommeil la torture qu’elle avait subie le soir de Noël et qui avait été effacée de sa mémoire mais dont son corps portait encore les cicatrices et son âme les séquelles ? Les mauvaises ondes dont était plein le château ravivaient-elles ces souvenirs enfouis et les incitaient-elles à remonter à la surface pendant la nuit ? Elle n’avait aucun moyen de le savoir, et elle préférait généralement ne pas s’attarder sur ces questions sans réponses, mais, ce matin-ci, le retour à la réalité avait été particulièrement difficile et elle ne pouvait pas s’empêcher de se demander à quoi c’était dû. Se distordant devant le miroir, elle inspecta comme à son habitude les marques sur la peau de son dos avant d’appliquer de la crème sur celles qu’elle trouvait indurées. Rafael l’aidait beaucoup à les accepter, mais elle avait toujours du mal à les assumer, elle n’était pas à l’aise avec. Elle déglutit, soupira, détourna le regard de la glace et s’habilla avant de descendre dans la Salle Commune.

D’habitude, elle n’attendait rien et allait manger, seule ou avec les quelques autres lève-tôt qu’elle retrouvait parfois dans la Grande Salle. Mais aujourd’hui, elle n’avait pas vraiment faim, et elle décida d’attendre que Leah se réveille en espérant que son appétit se manifeste d’ici là. Elle récupéra donc le livre de métamorphose qu’elle avait laissé sur le rebord de la fenêtre la veille au soir, s’empara de sa baguette, et commença à s’exercer à transformer la tasse vide qui était restée sur la table basse. Elle se débrouillait bien en sortilèges, mais la métamorphose lui était plus difficile, et elle était consciente du fait qu’elle allait devoir s’entraîner pour s’améliorer d’ici les examens. Concentrée, elle n’entendit pas les bruits de pas dans les escaliers ni la porte qui s’ouvrit puis se referma.

« J’aurais pu me douter que tu serais réveillée. »

Elle releva la tête, sourit.

« Rafael ! »

Il se tenait debout, immobile, à quelques mètres de la porte par laquelle il venait d’entrer et elle se leva de son fauteuil pour le rejoindre et déposer un bisou sur sa joue. Il l’attira contre lui et elle se blottit dans ses bras puis le laissa l’embrasser, répondant à son baiser. Seuls dans leur salle commune, c’était quelque chose qui n’arrivait pour ainsi dire jamais et ils ne comptaient pas se retenir d’en profiter. Puis elle lui demanda s’il comptait aller faire du sport et lui proposa de l’accompagner dehors. Elle aimait les joggings dans le parc à peu près autant que lui, et si, seuls, ils n’auraient pas eu le droit de sortir et se seraient vus contraints à rester au château et faire de la muscu en salle, à deux les Gardiens les laisseraient sans trop s’y opposer. Il acquiesça et bientôt les voilà en train de courir côte à côte à la lisière de la forêt interdite. Bizarrement, cela ne leur arrivait pas si souvent que ça, d’aller faire du sport ensemble – mis à part le Quidditch, bien sûr – mais c’était plutôt agréable. Et puis, ça leur permettait de prolonger cet instant d’intimité qu’ils avaient partagé avant de sortir, et ça aussi c’était plutôt agréable.

Samedi 13.06.2015
Dans la matinée

Pour le coup, l’appétit fut au rendez-vous lorsqu’elle descendit manger après être montée se doucher à nouveau. Un sourire flottant sur ses lèvres, elle s’assit en face de Leah et se servit un bol de céréales et une grande tasse de thé chaud qu’elle but avant de s’emparer de sa cuiller. Il ne restait presque plus rien de son réveil difficile, sauf peut-être une petite fatigue sous-jacente, qu’elle s’expliquait par la pression qui montait parmi les élèves du château et à laquelle elle n’échappait pas malgré la bonne humeur dont elle s’efforçait de faire preuve. Elle se resservit de thé, puis mangea une tranche de brioche, s’en coupa une pour le goûter, et remonta aux dortoirs avec Leah pour chercher leurs affaires avant d’aller s’installer à la bibliothèque pour réviser. Elle n’était pas vraiment fan des travaux de groupe, préférant que chacun aille à son rythme, mais ça ne voulait pas pour autant dire qu’elle avait besoin de solitude pour travailler, bien au contraire. Par contre, elle aimait prendre l’air régulièrement, et elle se leva donc de sa chaise en milieu de matinée et se tourna vers Leah.

« J’ai besoin de me dégourdir les jambes, tu veux venir ?
- Non t’inquiètes, je garde tes affaires. »

Sourire. Elle n’avait même plus besoin de demander. Emportant sa baguette et sa part de gâteau, elle s’éloigna après avoir adressé un signe de la main à son amie. Toilettes tout d’abord, puis salle sur demande, ou plutôt salle de musique puisque c’était régulièrement cette apparence que prenait la pièce magique lorsque Caitlyn s’y rendait. Elle se dirigea vers la chaine hifi, l’alluma, puis s’allongea dans le hamac accroché entre deux colonnes et resta un instant les yeux fermés à écouter la mélodie qui emplissait la salle, souriant sereinement. Décidément, elle s’accordait ce genre de plaisirs bien trop peu souvent. Ça lui rappelait son chez-soi, sa chambre, sa maison. Ils n’avaient pas de hamac, ni de chaine hifi, mais elle aimait s’étendre dans son lit avec son lecteur ou son portable et mettre la musique, à fond ou à bas bruit, pour ne rien faire d’autre que se laisser bercer pendant quelques minutes. Ça lui manquait. Son chez-soi lui manquait, sa famille lui manquait. Elle se releva, éteignit la chaine hifi, se dirigea vers le synthé. Elle en avait un quasiment pareil dans sa chambre, et s’entraînait chaque jour dessus. Elle s’assit sur le vieux tabouret, posa ses doigts sur les touches, ses pieds sur les pédales. Le silence était si reposant, et elle sentait s’accumuler en elle la pression, l’envie, la laissant monter jusqu’à atteindre son paroxysme et exploser.

Alors elle se mit à jouer. Ses doigts couraient sur le clavier, ses pieds actionnaient les pédales, son corps entier se mouvait au rythme de la musique qui émanait de l’instrument avec lequel elle ne faisait plus qu’un, qui était en quelques sortes le prolongement de ses doigts, de son âme. Elle jouait, enchaînant les morceaux qu’elle connaissait par cœur, improvisant les transitions. L’énergie qui se dégageait d’elle et de sa musique était enivrante et elle se laissait entraîner, comme portée au gré des vagues, déconnectant de toute forme de réalité, perdant toute notion du temps et de l’espace.

Lorsqu’elle ouvrit les yeux à nouveau, elle se sentit à la fois vidée et pleine. Elle resta quelques instants assise sur son tabouret, écoutant les dernières notes résonner entre les murs de la salle, puis se releva et se dirigea vers la fenêtre. Mais au lieu du soleil éblouissant qu’elle aurait aimé voir en l’ouvrant, ce furent d’énormes silhouettes grises qui apparurent devant ses yeux, entrant par dizaines à travers une brèche dans la barrière magique qui entourait le château et se dispersant partout dans le parc. Le temps sembla se suspendre alors. Et puis elle dégaina sa baguette, la pointa en direction de la brèche, prononça le sortilège et laissa son Patronus rejoindre ceux qui se battaient déjà contre les Détraqueurs. Petit, frêle, son écureuil n’était pas aussi intimidant que pouvaient être les canidés, les fauves ou les animaux exotiques, mais ce n’était pas sa taille qui faisait sa force, mais bien sa puissance et celle des souvenirs auxquels elle faisait appel, alors elle le laissa aider autant qu’il le pouvait, tantôt courant partout pour boucher les trous, tantôt faisant face aux créatures des ténèbres. Et, alors que la lumière prenait lentement mais sûrement le dessus sur l’obscurité au niveau de l’ouverture, elle réalisa avec horreur qu’elle avait laissé Leah seule dans la bibliothèque et son sang ne fit qu’un tour.

« Merde ! Merde merde merde ! »

Elle retira immédiatement son écureuil du front, laissant ses semblables finir de gérer seuls, et le propulsa devant elle à toute vitesse alors qu’elle sortait en trombe de la salle sur demande et dévalait les escaliers quatre à quatre en direction du premier étage. Plus accessible que ça tu meurs : c’était presque en première ligne ! Elle arrivait au quatrième quand elle vit une ombre à sa droite et arrêta net sa course pour se retourner. Là, au milieu du couloir, un énorme Détraqueur planait à deux mètres au-dessus du sol et avançait vers l’aile des Moldus.

« Saloperie ! »

Les couloirs commençaient paradoxalement à se remplir, la panique se propageant comme la peste et embrouillant les esprits, poussant les proies à s’exposer au danger au lieu de s’en cacher. Si les Moldus sortaient également, ils n’auraient aucune chance. Elle fit un pas, puis un deuxième, et un troisième, accélérant derrière son Patronus qui s’élançait déjà aux trousses du Détraqueur et l’attaquait de dos, le forçant à s’éloigner des portes et à avancer jusqu’au bout du couloir puis à sortir par la fenêtre grande ouverte qu’elle s’empressa de refermer et de verrouiller. Elle avait eu de la chance sur ce coup-là, pas sûr qu’elle soit capable de repousser aussi facilement tous les Détraqueurs qu’elle pourrait croiser sur son chemin. Son cœur battant la chamade mais fière de sa réussite, elle fit à nouveau apparaitre l’écureuil qui lui servait de compagnon et fit demi-tour, se remettant à courir. Elle ouvrit une à une les portes des salles de l’aile, criant chaque fois le même message.

« Les Détraqueurs sont rentrés. Planquez-vous ou restez avec des sorciers qui sauront vous protéger ! »

Puis elle arriva aux escaliers et les descendit sans se retourner, priant pour qu’ils n’aient pas la mauvaise idée de l’emmener là où ça ne l’arrangerait absolument pas. Au fur et à mesure qu’elle se rapprochait du Rez-de-Chaussée, l’atmosphère devenait plus froide, plus sombre, et elle réprima un frisson, mais son Patronus toujours légèrement devant elle et parfaitement bien dessiné, lui éclairait le chemin et la réchauffait. Concentrée, déterminée, elle n’avait pas le loisir de penser à quoi que ce soit d’autre, ne pouvait pas se permettre de s’attarder sur les conséquences possibles et imaginables que pourraient avoir sur elle ces monstres. Elle ne réfléchissait pas, en vérité. Elle était passée en mode automatique, suivait son instinct, contournait sans s’arrêter les Détraqueurs qui croisaient son chemin, apparaissant dans son champ de vision et en disparaissant aussitôt sans avoir le temps d’entreprendre quoi que ce soit contre elle. Le mouvement, là était la clef, en tout cas pour cette fois. Tant qu’elle restait en mouvement, elle était protégée. Tant qu’elle courait, sans se retourner, sans les regarder, tant qu’elle avançait, guidée par le Patronus qu’elle continuait à alimenter en ondes positives, elle était hors d’atteinte. Et lorsqu’enfin elle débarqua dans la bibliothèque et rejoignit la table où elle travaillait, ce fut pour y trouver une Leah pâle, livide, et effarée. Biche prise au piège par une meute de loups.

« Leah !
- Caitlyn ! »

Si l’Anglaise avait presque crié, la voix de l’Australienne n’avait été qu’un murmure. Elle regarda autour d’elle. Aucun signe du bibliothécaire ni de qui que ce soit d’autre. Seule son amie était restée là à l’attendre et Caitlyn n’arrivait pas à savoir si tout le monde l’avait abandonnée sans lui poser de questions ou ça avait été son choix. Elle fronça les sourcils, attentive au moindre bruit. Aucun signe de Détraqueurs non plus, et elle rompit le charme, laissant son Patronus se dissiper. D’un coup de baguette, elle ferma les quelques volets et fenêtres ouverts, les barricada toutes, puis rangea ses affaires dans son sac et le mit sur son dos.

« T’es prête ?
- Comment ?
- On y va. »

Non, elle ne lui laissait absolument pas le choix. Il fallait qu’elles y aillent, qu’elles partent d’ici et rejoignent leur Salle Commune, leur dortoir, ou juste n’importe quel autre lieu où elles ne seraient pas seules. Parce que tant qu’aucun Détraqueur ne s’approchait d’elles, ça allait, mais s’il y en avait un, ou deux, ou trois, et qu’elles se faisaient encercler, prendre au piège, alors son écureuil aurait beau avoir été puissant pendant des heures, elle ne pourrait pas les sauver. Donc oui, il fallait qu’elles partent d’ici, la bibliothèque était probablement le lieu commun le moins fréquenté de toute l’école, surtout en cas d’attaque, et ce n’était pas là qu’elles pourraient compter sur l’aide de quelqu’un. Elle fit à nouveau apparaitre son écureuil.

« Attends. »

Elle se retourna.

« Quoi ?
- Enzo… »

Froncement de sourcils

« Il se débrouillera. »

Elles ne pouvaient pas se permettre de chercher tout le monde. En réalité, ça lui coûtait énormément de dire ce genre de choses. À peine quelques mois plus tôt, elle se serait sans doute élancée dans le hall à la recherche d’âmes en détresse, pour s’assurer que tout le monde était en sécurité. Les plus jeunes, les Moldus, tous ceux qui avaient du mal avec le sortilège du Patronus, mais aussi les professeurs, les gardiens et juste n’importe qui en mauvaise posture, c’est-à-dire potentiellement tout le monde. Mais aujourd’hui, elle avait Leah, et elle lui avait promis qu’elle l’aiderait, en plus de l’avoir promis à Enzo lorsqu’il la lui avait présentée puis plus ou moins implicitement lorsqu’il avait compris qu’elles étaient devenues amies. Elle avait une mission bien précise, et elle ne comptait pas y manquer, même si ça lui brisait le cœur que d’imaginer d’autres gens vivre le pire sans rien pouvoir faire pour les secourir. Alors elle prit l’Australienne par la main et se remit à courir. Étage après étage, escalier après escalier, Détraqueur après Détraqueur, l’ascension sembla prendre des heures, tant il leur fallut prendre de détours pour éviter de se retrouver prises au piège. Finalement, elles arrivèrent dans leur Salle Commune et s’écroulèrent sur les sièges, essoufflées.

Il leur fallut plusieurs longues minutes de récupération avant de pouvoir retrouver leurs esprits. Passant une main dans ses cheveux, Caitlyn regarda autour d’elle. La majorité des plus jeunes se trouvait là, ainsi que certains anciens. Mais Rafael manquait à l’appel, et elle sentit son cœur se serrer. La pression qui était redescendue lorsqu’elle avait enfin pu s’asseoir et souffler monta à nouveau et elle se releva. Elle demanda à une fille en septième année de l’accompagner faire le tour des dortoirs et vérifier que personne n’était seul dans son lit ainsi que fermer les fenêtres, profitant que certaines soient ouvertes pour estimer l’évolution de la bataille. Y retourner ? Elle était franchement tentée. D’autant plus que son Patronus était efficace, pour l’instant, et pouvait se rendre utile voire même sauver des vies alors autant le mettre à profit plutôt que de se planquer là à attendre que ça passe. Mais il y avait Leah alors elle ne savait pas trop quoi faire. Ceci dit, elle était en sécurité, alors peut-être comprendrait-elle que Caitlyn ait besoin de partir ? Elle prit le temps de se reposer, néanmoins, mais bientôt la voilà qui descendait les escaliers en colimaçon et rejoignait le front pour aider à repousser les Détraqueurs rentrés dans le château.

Samedi 13.06.2015
Dans l’après-midi

Au bout de ce qui leur sembla être une éternité, le combat sembla enfin prendre une tournure favorable aux attaqués qui parvinrent à reprendre le dessus et finirent par chasser les assaillants. Ils en profitèrent tous pour se ravitailler et reprendre des forces, les Elfes pouvant enfin leur servir le repas de midi avec plusieurs heures de retard. Mais l’atmosphère restait lourde, chargée de craintes et de méfiance, comme si tout pouvait recommencer, et en pire, d’une minute à l’autre. La barrière magique à peine reconstituée était sans doute encore fragile et rien ni personne ne serait jamais à l’abri tant que les Détraqueurs resteraient dans les parages à l’affût d’une brèche. Et qui disait brèche, disait risque de laisser rentrer non seulement les gardiens d’Azkaban, mais aussi ceux qui auraient dû y être prisonniers, et ça, personne ne l’oubliait. Mais chacun continuait à avancer, à vivre, malgré la pression insoutenable, malgré la terreur qui les dévorait de l’intérieur. Et tout le monde était sain et sauf, bien que passablement secoué par les événements. Leah avait retrouvé Enzo, Caitlyn avait retrouvé Rafael, leurs autres camarades étaient présents à l’appel eux aussi, les plus jeunes, les Moldus, les Professeurs, les Gardiens, tout le monde était au complet. Tout est bien qui finit bien ?

Non, bien sûr que non. La journée touchait à sa fin quand la barrière magique céda de plus belle. Une nouvelle brèche, une nouvelle entrée de Détraqueurs par dizaines. Une nouvelle vague de panique, aussi. Cette fois-ci, les deux Ravenclaw se trouvaient dans leur salle commune, discutant avec Enzo et d’autres qui se trouvaient là. Quand les premiers cris se firent entendre, ce fut comme une douche froide, comme un orage dans un ciel d’été, et ils se turent, puis se regardèrent, à la fois incertains et parfaitement conscients de ce qu’ils signifiaient. Tous les sens aux aguets, les muscles tendus et le cœur battant la chamade, Caitlyn resta un moment immobile, sans détacher son regard du visage de Enzo, comme pour espérer y lire le décours de l’attaque, tout en surveillant les réactions de Leah du coin de l’œil. Puis elle se leva et s’approcha de la fenêtre. Dehors, les géantes silhouettes noires arpentaient le parc comme des ombres. Serrant son poing autour de sa baguette, elle sentit une sorte de rage l’envahir, bien plus puissante que la détermination qu’elle avait pu ressentir précédemment.

Il fallait qu’elle fasse quelque chose. Elle ne pouvait pas juste rester là à attendre que ça se passe. Elle maîtrisait le sortilège du Patronus, elle devait l’utiliser et le mettre à profit de tous, pour débarrasser le château de ces horreurs qui s’étaient trompées de prison à garder. Elle avait peur, bien sûr qu’elle avait peur, pour elle et pour ses proches, et pour tout le monde dans cette école, mais c’était une raison de plus pour aller prêter main forte et aider à chasser définitivement les tortionnaires. Alors elle se détourna de la vitre, monta dans son dortoir, prit son balai dans une main, l’autre tenant toujours fermement sa baguette, et, après avoir pris congé auprès de ses amis, sortit en hâte de la Salle Commune et dévala les escaliers en colimaçon pour se retrouver au septième étage. Elle se pencha par-dessus la rambarde, pour voir d’innombrables Détraqueurs envahir les étages inférieurs et remonter de plus en plus malgré les Patronus qui s’efforçaient de les en empêcher. L’air était devenu bien plus froid, plus lourd aussi, et elle réprima un frisson avant de réaliser qu’elle avait oublié de faire apparaître son compagnon argenté. Elle y remédia sans plus tarder, bien qu’avec plus de mal qu’auparavant, les mauvais souvenirs ayant déjà commencé à repousser les bons de son esprit. Note à soi-même : sortir son arme avant de rejoindre la bataille, la prochaine fois ! Elle laissa son écureuil faire quelques tours autour d’elle pour la réchauffer, attendit qu’il soit assez puissant, puis l’envoya sur le Détraqueur le plus proche.

À rien ne servait de descendre au Rez-de-Chaussée où se trouvaient déjà la majorité des Gardiens et des Professeurs sans que cela ne suffise pour éviter que les Détraqueurs ne montent les étages ; autant rester au septième pour les attaquer par en haut et leur bloquer l’accès aux tours tant que c’était encore possible ! Mais cette fois, la bataille ne prenait pas la même tournure que la précédente. Ils avaient avoir plus de sang-froid et être mieux organisés, c’était comme si l’expérience qu’ils avaient acquise ne parvenait pas, ne suffisait pas, à compenser l’épuisement, physique et psychologique, dont ils souffraient et qui les handicapait. Pour chaque Détraqueur qu’ils parvenaient à vaincre, trois autres revenaient à la charge. Tenant toujours son balai pour assurer ses arrières au cas où elle ait besoin de fuir, la jeune femme continuait à alimenter son Patronus en énergie et en joie alors qu’il se battait un peu plus loin contre les créatures des ténèbres. Mais quand un Détraqueur se matérialisa sur sa droite, plus proche que tous ceux qu’elle avait eu à repousser, elle sentit son sang se glacer dans ses veines et le vide se faire dans son esprit. Elle fit un pas vers l’arrière, puis un autre, sans parvenir à détacher son regard de sa face informe, et appela son Patronus à sa rescousse. Mais un deuxième ombre apparut derrière elle, et une troisième arriva par la gauche.

Sans qu’elle n’eut le temps de comprendre quoi que ce soit, elle se retrouva encerclée par trois Détraqueurs comme sortis de nulle part. Son écureuil essayait tant bien que mal de les tenir à distance, elle le sentait faiblir et se savait prise au piège. Elle luttait, essayait de s’accrocher au maximum de bons souvenirs pour les empêcher d’être aspirés par les trous noirs qu’étaient leurs bouches, s’efforçait de ne pas succomber au doute et au désespoir. Comment en était-elle arrivée là ? Était-ce la fin ? Elle se sentait partir, sombrer, et elle avait froid, terriblement froid. Ce fut alors qu’elle aperçut une brèche, et elle enfourcha son balai puis plongea, se faufila entre leurs capes flottantes dans le vide et s’éloigna en trombe, laissant son Patronus, ou du moins ce qu’il en restait, aux prises avec les Détraqueurs pour les empêcher de se lancer à ses trousses. Avisant un couloir un peu plus à l’écart de l’agitation, elle y atterrit et se laissa choir, glisser le dos contre le mur, les bras et les jambes écartés, amorphe, le manche de son balai et celui de sa baguette simplement posés dans ses paumes ouvertes de part et d'autre de son corps. Elle avait besoin de souffler, de reprendre ses esprits. Elle ferma les yeux et appuya sa tête contre la pierre froide, accueillant presque avec gratitude le courant d’air frais qui lui balaya le visage…
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MessageSujet: Re: [Event 13.06.2017] « Time to fight. » | Alec & Caitlyn   Lun 10 Juil 2017 - 20:53

Le moment affreusement attendu avait fini par arriver. La frontière avait lâché, laissant déferler sur eux les ténèbres ivres de la joie des Hommes, arrachée contre leur volonté.

Les mâchoires serrées, sur les remparts, il avait vu les ombres flottantes se braquer sur eux pour leur fondre dessus. Il n’était pas resté. Grognant entre ses dents grinçantes, il avait foncé à l’intérieur, oubliant les regards qu’on lui lançait. Pourquoi ? Bien des raisons le forçaient à agir comme ça, lui qui était pourtant le premier con à foncer au front. Mais là il ne pouvait pas faire ça. Il ne pouvait agir comme ça. C’était du suicide, simplement. Et une autre suicidée avait besoin d’être évacuée avant de continuer son geste débile. Que faisait-elle là ? Sovahnn. Sovahnn et ses décisions idiotes. L’attrapant par le bras, qu’il lui broyait à loisir, il l’avait forcée à reculer et à courir. Et ils avaient battu en retraite, comme deux cons inutiles. Et elle lui avait échappé lorsqu’il avait aperçu Mack. Et elle était réapparu il n’aurait su dire combien de temps plus tard, pour lui sauver la mise. Il avait fini par tomber nez à nez avec des détraqueurs, bien sûr, mais plusieurs fois il avait su s’échapper, jusqu’à l’instant où il s’était trouvé bloqué dans un coin. Aculé, comme un pauvre lapin ou un renard dans un terrier en flammes. Aculé. Comme un con, tout simplement. Baguette à la main, il avait cherché, fouillé, raclé ses souvenirs conscient, cherché loin, avec la force du désespoir, réclamé le bonheur, invoqué la joie. Mais rien. Pas un pauvre filet d’argent. Le détraqueur s’était approché et l’air s’était fait glace ; cendres dans ses poumons. Il étouffait, son monde basculait, sa conscience vacillait, comme aspirée loin de lui. Et puis tout s’était arrêté d’un coup. L’air s’était engouffré de nouveau dans ses poumons, son cerveau avait repris conscience de son corps dans un cri de détresse affreux. L’âme griffée de malheur, il avait redressé le regard pour voir une petite blonde sur le détraqueur.
Un instant, il l’avait fixé, interdit, mais déjà, elle se redressait et lui attrapait le bras à son tour en gueulant quelque chose qu’il ne compris pas. Mais il suivit le mouvement dans un geste plus reflex qu’autre chose, dans une volonté ancrée de survivre.

« T’es sérieuse là ?! »
« Quoi ?! Ça a marché ? Bon, bah alors ? »

Ouais, ça avait peut-être marché parce qu’il n’y avait qu’elle pour faire une telle chose. Inconscience mon amie.
En attendant, avec son manque chronique et maladif de magie, elle lui avait sauvé la vie. C’était bien qu’il pouvait faire quelque chose dans ce goût là également non ? A vrai dire, c’était cette scène qu’il se repassait en boucle, actuellement, alors qu’au fond du couloir il voyait une forme au sol et un détraqueur au dessus, s’approchant, menaçant. Sovahnn n’était plus avec lui depuis longtemps. Entre temps il avait même eu le temps de réduire la gueule du frère d’Aileen. Frère censé être potentiellement mort et surtout très loin. Mais ça, ils verraient plus tard. Il perdait la notion du temps, à force de courir et de se battre de toute façon. Il lui semblait même que la trêve qu’il y avait eu n’avait été qu’un lointain rêve.

Mais là n’était plus la question. Humain. Détraqueur. Couloir. Lui. Equation somme toute assez simple.
Alors il avait choisi la même solution que Sovahnn…. sans réellement bien la sentir.
Fonçant droit sur le détraqueur, il l’avait impacté de plein fouet, le balançant sur le mur à côté de celle qui s’était avéré être Caitlyn, qu’il avait attrapé à son tour par l’épaule, la soulevant sans lui laisser le choix.

« Craque pas ! Debout, cours ! »

Pas assez de réactions : il lui en avait décoché une. Une baffe, pas si violente que ça, mais assez pour lui faire un choc.

« Bouge j’te dis ! »

Déjà, la menace se redressait et le givre les entourait, la joie se brisait mais il l’embarquait de force, avec toute la vitesse dont il était capable.

« J’te croise toujours dans des situations pourries en fait toi. T’as pas un petit patronus à nous pondre là comme ça vite fait ? »
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MessageSujet: Re: [Event 13.06.2017] « Time to fight. » | Alec & Caitlyn   Lun 17 Juil 2017 - 14:15

Elle était juste complètement épuisée. Son cœur battait encore la chamade, sa poitrine se soulevait au rythme de sa respiration haletante, mais elle sentait ses membres fourmiller, trembloter, faibles et amorphes comme ceux d’une poupée en chiffons, en manque cruel de sucre, d’énergie. Elle avait besoin de repos, tout simplement. Elle ne voulait plus réfléchir, elle ne voulait plus courir dans tous les sens. Elle baissa sa vigilance tandis que ses muscles se détendaient et son rythme cardiaque redescendait à la normale. Ce couloir vide et à l’écart de tout était l’endroit parfait pour se poser l’espace de quelques instants, pour relâcher la tension, et elle sentit sa respiration se faire plus calme, plus profonde, comme quand elle sombrait dans un sommeil réparateur. Oui, une petite sieste, c’était exactement ce dont elle avait besoin en cet instant, et elle resta affalée par terre sur la pierre froide, les épaules et la tête appuyées contre le mur, les yeux fermés et les membres écartés, appréciant la fraîcheur de l’air sur ses vêtements humides et sa peau moite de sueur, seule.

Que n’aurait-elle pas donné pour avoir quelqu’un pour se battre à ses côtés, se soutenir et s’encourager mutuellement, s’entraider et se couvrir les arrières. Elle n’avait jamais vraiment eu besoin de qui que ce soit, s’était toujours débrouillée seule – tant qu’elle avait des amis qui rejoindre à l’école et une famille qui retrouver à la maison, cela lui suffisait amplement et elle insistait d’ailleurs pour régler seule ses soucis. Aujourd’hui, il lui arrivait de plus en plus souvent de se sentir perdue, comme si elle n’appartenait nulle part. Après tout, elle ne manquerait pas à grand monde si elle venait à disparaître. À Rafael, sans doute, mais il était fort, il s’en remettrait. À Aelie, aussi, mais elle avait sa vie maintenant de toute manière et Caitlyn n’en faisait pas partie. À Leah, peut-être, mais elles ne se connaissaient pas depuis si longtemps que ça au final. À Elias, par principe, mais il se porterait certainement mieux sans elle. Et puis à quelques autres, sans doute, mais pas beaucoup, donc tout compte fait, non, elle ne manquerait pas à grand monde… et si ce n’était pas la première fois qu’elle pensait ainsi, ce constat la frappait cette fois-ci avec une force nouvelle.

Elle n’avait plus envie de se battre. Elle sourit faiblement, et une larme coula le long de sa joue gauche, l’image de sa famille se dessinant sur ses paupières fermées. Elle avait juste envie que tout s’arrête. Elle ne comprenait pas tout à fait pourquoi elle pensait à eux en cet instant, probablement était-elle si épuisée qu’elle ne parvenait plus à contrôler les dérives de son esprit. Elle n’avait pas réalisé que le courant d’air froid si agréable était en train de lui glacer le sang, n’avait pas remarqué que le vide si reposant lui écrasait la poitrine. Respirant douloureusement, retenant des hoquets au niveau d’un nœud dans sa gorge, elle avait juste envie que quelqu’un la prenne dans ses bras et sèche les larmes qui emplissaient ses yeux, prêtes à déborder. Et au dessus d’elle, le Détraqueur aspirait peu à peu toute sa joie et toute son énergie sans même qu’elle ne s’en aperçoive.

Soudain, le bruit d’un impact juste devant elle lui tira un froncement de sourcils, aussitôt suivi d’une emprise ferme, brutale, à l’épaule qui la força à se redresser. Elle ouvrit les yeux, émergeant tant bien que mal de la sorte de transe dans laquelle elle avait commencé à plonger.

« Craque pas ! Debout, cours ! »

Elle ravala ses larmes et le regarda. Les mots claquaient comme des coups de fouet à ses oreilles, et la situation avait beau être parfaitement claire, elle ne comprenait pas.

« Alec ? Qu’est ce que… »

Derrière lui, le Détraqueur se rapprochait à nouveau, planant à un mètre du sol, énorme, et elle frissonna, les mâchoires serrées à bloc pour ne pas grelotter des dents. Il lui assena une baffe.

« Bouge j’te dis ! »

Elle sursauta, tous ses sens à nouveau en alerte, tous ses muscles à nouveau tendus, et se mit à courir sans attendre son reste, le suivant dans son élan. Mais les effets du Détraqueur envahissaient à nouveau son corps.

« J’te croise toujours dans des situations pourries en fait toi. T’as pas un petit Patronus à nous pondre là comme ça vite fait ? »

Un Patronus ? Elle regarda sa baguette autour de laquelle s’était refermée sa main lorsqu’Alec l’avait forcée à se lever. Elle l’avait complètement oubliée, tout comme elle avait complètement oublié qu’elle pouvait s’en servir. Submergée par toutes les émotions négatives qu’avait réveillées en elle le Détraqueur, elle pouvait remercier Alec d’avoir assez de perspicacité pour deux. Mais serait-elle encore capable d’effectuer l’unique sortilège qui pouvait les protéger de ces créatures des ténèbres ?

« Expecto Patronum. »

Un frémissement dans le creux de sa paume, un petit filet argenté, et puis plus rien. Son cœur manqua un battement et elle retint sa respiration.

« Merde, merde, merde, merde, merde... »

Il fallait qu’elle réessaye !

« Expecto Patronum ! Expecto Patronum ! »

Pareil. Toujours pareil.

« Putain j’y arrive plus ! »

Son cœur battait à nouveau la chamade, des gouttes de sueurs froides perlaient sur ses tempes et elle déglutit difficilement en levant vers le Slytherin des yeux à la fois paniqués et désolés. Fuyant à l’aveuglette le Détraqueur, ils venaient de heurter un mur et se trouvaient dans un cul de sac, pris au piège comme des lièvres par une meute de loups.

Vraiment, elle le croisait toujours dans des situations pourries. La dernière fois remontait à l’an dernier, les Supérieurs étaient encore là et c’était eux qu’elle fuyait. À moitié inconsciente sous l’effet de ses blessures et de l’épuisement, elle ne se souvenait que de flammes partout autour d’elle, et de Alec apparaissant comme par miracle pour l’en tirer, au nez et à la barbe des Supérieurs qui la poursuivaient. À y repenser, elle sentit un sourire étirer le coin de ses lèvres, avant de réaliser que c’était exactement ce dont elle avait besoin en cet instant et qu’elle devait absolument s’accrocher à ces souvenirs. Alors elle se concentra de toutes ses forces, se replongeant dans le contexte de sa fuite folle. Il fallait dire qu’elle avait fait fort, ce jour-là, à s’échapper des cachots dans l’état dans lequel elle était… et pire encore, à y retourner le lendemain pour aider Elias à faire pareil. Elle avait eu de sacrés coups de bol, aussi, et elle savait pertinemment que l’histoire n’aurait pas eu une fin si heureuse sans Jeroen et sans Alec, mais elle trouvait ça quand même assez drôle. Alors, malgré la proximité du Détraqueur qui n’était plus qu’à quelques dizaines de centimètres, elle sourit, ses yeux pétillant de malice, tandis qu’une boule de chaleur se formait dans son ventre et irradiait jusque dans ses doigts.

« Expecto Patronum ! »

Et, enfin, sa baguette se tendit, laissant un écureuil argenté parfaitement dessiné s’en échapper [omg, je viens de réaliser la magnifique métaphore pendant ma relecture XD] et repousser la gigantesque silhouette sombre, d’abord un peu, faiblement, timidement, puis complètement, la faisant disparaître dans un dernier râle terrifiant.

À nouveau à bout de forces, elle s’adossa au mur et soupira en se massant les tempes puis l’arrête du nez, les yeux fermés. Elle finit par passer ses doigts dans ses cheveux et rouvrit ses paupières, levant son regard à nouveau vers Alec avec un sourire gêné.

« Désolée… Ça va ? »
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[Event 13.06.2017] « Time to fight. » | Alec & Caitlyn
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