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 No one would ever change this animal you have become - Aiyanna

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MessageSujet: No one would ever change this animal you have become - Aiyanna   Dim 9 Avr 2017 - 22:14

►No one would ever change this animal you have become◄
Aiyanna & James


Mercredi 17 Juin – Fin d’après midi

La haine n’est pas toujours qu’une émotion brûlante et impulsive. Elle se trouve être, parfois, le plus doux et tendre des poisons, se rependant dans les veines lentement, comme si cette dernière prenait le temps et du plaisir à parcourir chaque cellule de votre organisme. Elle y dort, paisiblement, jusqu’au jour où elle éclot telle une fleur au printemps, dans votre cœur. Le monde s’ouvre à vos yeux de différentes façons, écarquille vos paupières pour vous montrer la vérité, celle que vous n’avez jamais vraiment osé regarder, admettre, assumer.

Aiyanna est de ces personnes-là.
Pourtant, si j’en crois mes sources, oreilles présentes n’importe où dans ce château, son dégoût envers ces vermines existait déjà. Mais pas suffisamment pour passer à l’acte. Pas suffisamment pour réellement ouvrir les yeux sur ses possibilités, sur les chances qui pourraient lui être offerte.
Mais ça n’est pas grave. Je suis patient, l’est été et aujourd’hui est peut-être le grand jour pour cette jeune femme aux compétences prometteuses. J’ai flairé ce talent à des kilomètres, flairé cette petite bouille d’ange aux sourires empoisonnés, revêtant une beauté dont plusieurs hommes seront prêts à se damner pour l’acquérir. Cette jeune prodige aux mœurs louables, à l’intelligence aiguisée. Elève exemplaire aux notes exemplaires, qui ne souffre pas de la fénéantise de tous ces petits merdeux pensant que le talent leur tombera un jour au creux de la paume. De ce que j’en crois, elle aime se battre pour ces idées, pour ce qu’elle veut.

- Où vas-tu ?
- Prendre l’air. Je dois apporter quelques précisions à ton frère pour sa garde. Il occupe un autre poste d’observation ce soir.
- Très bien. Embrasse-le de ma part.

Je m’approche de Phaedre et pose mes deux mains sur son ventre encore plat.
Mais plus pour longtemps. Cette femme, je l’ai sous-estimée. Me donner un héritier aussi vite n’était pas dans mes plants et elle ne sait pas à quel point cette nouvelle me comble de bonheur. Ma joie est intense, ma fierté l’est tout autant.
Et quand James Holt est heureux, le danger rôde.

- Je n’y manquerai pas. Et toi, tâche de te reposer, d’accord ?
- Je suis enceinte James, pas malade.

Je lâche un rire amusé et fini par l’embrasser. Doucement, langoureusement.

- A tout à l’heure.

Elle me répond d’un sourire, d’un regard brillant.
Je la rends heureuse, je peux le voir au fond de ses prunelles, là où réside son âme fracassée. Ma présence lui apporte une douceur qu’elle ne connaissait pas, qu’elle pensait morte. Une chance de vivre, d’accéder enfin à tout ce qu’on lui a interdit. Une sorte de rédemption.
Je l’embrasse une dernière fois sur le front et la quitte, me dirigeant vers les couloirs du château. Laissant faire le hasard, le destin ou toute autre chose jouant en ma faveur aujourd’hui. Et c’est en cette seconde où j’ai su que oui, cette journée était le grand jour.
Les Détraqueurs sont toujours présents, en sous-nombre certes, mais ils rôdent toujours à l’ombre d’un couloir, à l’ombre d’une âme en peine. La brèche est colmatée mais la détresse peint encore ces murs de quelques pleurs et de quelques peurs.

Quatrième étage, fin d’après-midi. Couloir vide.
Quelques bruits, gémissements et plaintes me parviennent.
J’assiste à toute la scène. La présence de ce moldu, Cameron, existence médiocre mais que je salut malgré tout pour être toujours en vie malgré la mort de sa petite amie, tout aussi médiocre, soit dit en passant. Mon sang se glace mais ma joie est si intense, si puissante, que le malheur m’effleure la peau, les veines. Mais aussi parce que je me trouve à distance raisonnable de ce Détraqueur qui menace de prendre au piège Cameron. Ce dernier ne le voit pas mais le sent. Son visage se crispe, s’assombrit.
Et la lueur cruelle illumine le couloir. Aiyanna est présente mais ne fait rien. Le regarde souffrir sans qu’il ne la voie. Pourtant, elle contemple le spectacle. J’attends patiemment le moment où sa pitié prendra le dessus ou cette petite part d’elle lui soufflera que ça n’est pas dans les convenances, que même la pire des petites merdes peut bien vivre, mérite de respirer encore entre les murs de ce château.
Mais elle n’en fait rien. Ne bouge pas.
Mieux encore, elle tourne les talons, l’ignore. Le laisse face à la mort, face à son destin qui se retrouve pourtant sauvé par un autre élève qui arrive à la rescousse grâce à son énorme patronus, sous la forme d’un éléphant.

La silhouette d’Aiyanna se découpe dans cette lueur argentée dont elle s’éloigne d’un pas pressé, le visage plus déterminé que jamais.
Aujourd’hui, c’est le grand jour.
Celui où tu pourras enfin toucher la quintessence d’un pouvoir.

¥


Mercredi 17 Juin – 21 heures

Gabrieli est au fin fond du parc à s’assurer que plus aucun détraqueurs ne passera les barrières du château et pourtant, s’est sous ses traits que je patiente non loin de la salle commune des Serpentards. Tapis dans l’ombre, j’attends le retour d’Aiyanna qui ne devrait pas tarder après m’être assuré auprès de Connor de la retenir le plus possible, quitte à dépasser le couvre-feu. Je ne doute pas un seul instant que le jeune homme ait réussi sa tâche.
Pour preuve, la voilà. Je m’assure que personne ne l’accompagne et ne se trouve dans les parages.

- Mlle Hopkins ?

La voix de Gabrieli résonne en écho dans le couloir, tranchante, sévère.
Aiyanna se retourne, surprise de voir son ancien prof d’EDM présent dans le couloir. J’adopte un visage fermé, contrarié.

- Dites-moi, l’expression « couvre feu » vous dit quelque chose ou vous êtes décidément bien trop effrontée pour prendre conscience des risques que vous prenez en vous promenant aussi tard dans les couloirs ?

Prendre l’apparence de Dimitri est calculé. Je veux la jauger.

- Et ne me sortez pas une excuse toute faite, ayez au moins l’obligeance d’être honnête. Qu’est-ce que vous foutez à cette heure-là hors de votre dortoir ?
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MessageSujet: Re: No one would ever change this animal you have become - Aiyanna   Lun 10 Avr 2017 - 19:45

Les événements du jour tournaient encore dans la tête d'Aiyana. Elle avait du mal à accepter que tout cela était vraiment arrivé. Ou plutôt, elle ne s'en remettait pas. Est-ce qu'elle avait des regrets ? Des remords ? Non pas vraiment. Ce qu'elle ressentait était très différent. Une forme d'excitation intense, d'adrénaline positive. Elle se doutait que le sommeil risquait de la fuir le soir même pourtant ce n'était vraiment pas le moment de faire des nuits blanches. Malgré tout, Aiyana n'oubliait pas que les examens allaient commencer et qu'elle devait à tout prix assurer. Ne pas se déconcentrer, ne pas se laisser dévorer. Son avenir était important et il se jouait sur différents tableaux. Elle ne devait pas négliger ses études. Au pire, elle irait demander une petite potion de sommeil à l'infirmerie. Mais avait-elle vraiment envie de sombrer tout de suite ? Alors qu'elle prenait la direction de son dortoir, elle se posait réellement la question. Elle sortait d'une entrevue avec Connor. La force des choses avait fait que désormais, il était une personne qu'elle ne pouvait clairement pas éviter, bien au contraire. Elle avait eu besoin de parler avec lui. La conversation s'était éternisée et Aiyana savait qu'elle risquait d'enfreindre le couvre-feu. Bien qu'elle se sente changée, elle n'avait pas envie d'enfreindre les règles. Elle pressait donc le pas mais dans les couloirs quasiment vides, les événements du jour tournaient en boucle dans son cerveau.

Le mercredi, Aiyana n'avait que peu de cours, elle avait donc décidé de passer une bonne partie de la journée à la bibliothèque. Le beau temps dehors ? Cela la laissait de marbre. Certes elle appréciait cela d'autant qu'il n'y avait enfin plus de Détraqueurs au dessus de leur têtes. Mais elle n'avait pas le temps de rêvasser, elle verrait après les examens. Déjà que la dernière attaque avait un peu perturbé ses plans, elle n'allait pas laisser le temps filer. Bibliothèque donc et révisions intenses. Comme à chaque fois, Aiyana s'enfermait dans sa bulle, avec ses livres, ses parchemins et rien ne semblait pouvoir la déranger. Elle ne faisait pas attention à ceux qui se trouvaient autour d'elle. Elle avait travaillé avec acharnement, prenant à peine le temps de se nourrir, juste histoire de pas tomber dans les pommes. Et puis, au bout d'un moment, elle avait tout de même dû se lever pour aller au toilettes. Et c'est là que sa journée avait complètement vrillé...

Elle ressortait des toilettes, avançant dans les couloirs prête à retourner dans la bibliothèque quand un froid saisissant s'empara du couloir. Fronçant les sourcils, Aiyana avait immédiatement sorti sa baguette, la tenant fermement dans sa main. Elle savait très bien ce que ce froid annonçait. Jusque là, elle n'avait vu les Détraqueurs que de loin mais elle avait confiance en sa magie. Elle s'était donc avancée prudemment mais sûre de pouvoir gérer la situation. Elle avait donc continué sa progression jusqu'à ce qu'un visage l'arrête. Il y avait bel et bien un Détraqueur et face à lui, Cameron. Aiyana se cacha alors rapidement derrière un coin de mur, observant la scène de loin. Moldu, il était incapable de voir l'être qui était en train d'aspirer sa joie de vivre mais il le sentait c'était certain. Cela se voyait dans tout son être. La main serrée sur sa baguette, Aiyana observait, incertaine. Il était en mauvaise posture et seul, clairement, il n'avait aucune chance de s'en sortir. Pourtant, bien qu'elle sache cela parfaitement, elle se sentait incapable de bouger. Une force venue de nulle part la maintenait clouée, incapable de faire un mouvement. Cameron c'était l'ami d'Enzo. Le premier qu'elle avait attaqué. Le rappel aussi de cette amitié avortée avec le Gryffondor. Le rappel de cette souffrance. De ses amis morts. Aiyana ne bougeait toujours pas. Sa main se serrait de plus en plus autour de sa baguette alors qu'elle voyait Cameron souffrir. Le Détraqueur était de plus en plus proche. Si elle n'intervenait pas, il pouvait mourir sur place. Et pourtant, elle n'arrivait pas à sortir de sa cachette. Immobile, le regard froid mais aussi perdue. Elle n'avait retrouvé sa liberté de mouvement que lorsqu'elle avait vu un Patronus et surtout, celui qui l'avait créé. William. Aiyana avait alors fait volte face et était partie en courant, retournant dans la Bibliothèque. Pourquoi cette fuite ? Pourquoi cette impossibilité à réagir ? Même Aiyana avait encore du mal à le comprendre et le reste de sa séance de révisions fut assez difficile. Ce qui expliquait son besoin d'aller voir Connor, de poser des questions sur les sujets qui les liait depuis quelques temps déjà.

Aiyana jeta un regard à sa montre. Elle était en retard, il fallait qu'elle accélère. Elle pressa donc les pas et fut ravie d'apercevoir le couloir qui menait à sa salle commune. Elle allait arriver sans que personne ne remarque qu'elle avait un peu tardé. C'était parfait. Enfin presque. Aiyana sursauta en entendant son nom. Elle se retourna alors et se retrouva face à M. Gabrieli, anciennement professeur des Etudes des Moldus qui aidait à la sécurité du Château. Il commença alors à la sermonner et Aiyana fut plutôt scotchée. Elle, effrontée ? Elle respectait toujours toutes les règles alors pourquoi l'accuser ainsi ? Et ça ne s'arrangea pas, il continua dans sa lancée, l'accusant clairement d’enfreindre volontairement et souvent les règles. Il était même presque vulgaire. Pour quelqu'un qui passait son temps à parler des moldus... Aiyana prit cependant une grande inspiration. Elle n'avait pas envie de se mettre le personnel de l'école à dos, ce n'était clairement pas dans son intérêt.

« Excusez-moi mais c'est simplement la première fois que je dépasse le couvre-feu. J'étais en train de réviser avec l'un de mes camarades et je n'ai pas vu le temps passer. »

Aiyana était un peu énervée par l'attitude de son professeur et clairement elle n'appréciait pas d'être traitée comme une élève rebelle alors qu'elle suivait toujours toutes les règles. Mais elle n'en restait pas moins très respectueuse de l'autorité et stratège. Elle devait donc rester calme et faire en sorte que l'incident passe vite. Elle espérait juste que M. Gabrieli n'allait pas trop insister, elle sentait bien que depuis les événements de l'après-midi, quelque chose d'étrange brûlait en elle.

« Cela ne se reproduira plus bien sûr. »

Aiyana replaça alors ses cheveux derrière son oreille et baissa légèrement la tête. Non elle ne se soumettait pas à son professeur, elle voulait juste passer à autre chose. Elle n'était pas une tête brûlée, elle n'allait pas chercher des ennuis pour rien même si, honnêtement son orgueil en avait pris un petit coup.
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MessageSujet: Re: No one would ever change this animal you have become - Aiyanna   Ven 14 Avr 2017 - 19:06

C’est le moment de la tester, de lui donner sa chance. C’est stupide à quel point je peux être surexcité à l’idée d’éveiller de nouvelles âmes, de découvrir de nouveau talent.
Je la jauge, la brusque un peu. Mets en scène ce micro-scandale afin qu’elle me suive un peu plus loin, tout à l’heure. Aiyanna est une très jolie femme et je me demande à quel moment dans son arbre généalogique, nous avions pu gâcher un si magnifique potentiel en osant s’accoupler avec la sous-espèce. Je sais à quel point nous sommes TRES regardant sur l’origine du sang, de nos familles… Mais plus je passe de temps ici, plus je me dis : A quoi bon s’obstiner à passer à côté de potentiel pareil ? Aiyanna est peut-être de sang-mêlé – jamais de recrutement sans recherches… - mais elle possède en elle toutes les qualités qui feraient d’elle une excellente alliée. Après tout, ce qui compte le plus est la fidélité et surtout, d’avoir le regard bien ouvert sur la réalité : Les moldus, sang-de-bourbe et tout autre espèce régressive ne sont pas fait pour ce monde.

- Excusez-moi mais c'est simplement la première fois que je dépasse le couvre-feu. J'étais en train de réviser avec l'un de mes camarades et je n'ai pas vu le temps passer.

Entre insolence et respect, elle équilibre la balance pour souligner qu’il ne faut pas abuser, qu’elle a toujours été une élève modèle MAIS qu’elle est désolée, qu’elle n’a pas vu le temps passé.
C’est à se demander si son regard ne me glisserait pas un : Je suis vraiment désolée Monsieur Gabrieli. Pour mieux me cracher sur le dos après.
Manipulatrice ?

- Cela ne se reproduira plus bien sûr.

Bien évidemment.
Mais est-ce là tout ce dont elle est capable de donné ?
Je suis sûr que non.
Je me redresse, bras croisés sur la poitrine, imposant.

- Et vous pensez que sous prétexte d’être une élève « modèle », vous allez passer à côté d’un avertissement ?

Je laisse planer un court silence, sans la lâcher des yeux avant de poursuivre sur un ton tranchant.

- Suivez-moi.

Je ne le lui laisse pas le choix et tourne les talons pour qu’elle s’exécute dans la seconde. Aiyanna n’a pas envie de s’attirer plus d’ennuis, cela se voit dans sa façon de ce contenir, alors elle me suivra sans rechigner même si, en elle, une lourde bataille doit se mener.
Tout du moins, je l’espère. Ne me fait pas perdre mon temps pour rien, petite.
Je nous conduis dans une salle éloignée, proche des cachots et lorsque nous pénétrons à l’intérieur, je me demande même si ça n’est pas un mix de deux. Sombre et glaciale, la pièce est aussitôt plongée dans une pénombre grâce à un sortilège que j’effectue pour allumer la trentaine de bougies autour de nous. Des chaises et des tables renversés, d’un côté, des chaines soudées au mur de l’autre, j’ai l’impression de me retrouver dans cette pièce où ceux qui le souhaitait, pouvaient assister à l’exécution d’un condamné sur la chaise électrique.
Mon père ne m’a omis aucun détail de mon éducation. Moldu ou magique.

Je laisse entrer Aiyanna avant de fermer la porte derrière nous.

- Maintenant, parlons de chose sérieuse.

Je m’avance pour me placer de nouveau face à elle, la porte dans mon dos.

- Si je suis venu vous voir ça n’est pas uniquement pour le couvre-feu que vous n’avez pas respecté mais pour quelque chose de bien plus « grave ». Je secoue la tête, joue une véritable comédie d’un enseignant entre colère et profonde déception. Je vous ai vu en fin d’après-midi.

Silence, je le maintiens pour la laisser mariner et cogiter avant de reprendre, la voix chargée de colère.

- Vous étiez prête à laisser Cassidy mourir, Mlle Hopkins. Comme ça, sans rien foutre pour lui porter secours. Ne serait-ce que pour appeler quelqu’un à l’aide, non. Rien. Pas un mouvement pour ensuite faire quoi ? Fuir comme une pauvre lâche.

J’accentue chacune de mes paroles comme on enfoncerait le clou.
Le but de la manœuvre ? Observer et écouter ses réactions. Quel jeu elle décidera d’interpréter pieds au mur.
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MessageSujet: Re: No one would ever change this animal you have become - Aiyanna   Mar 18 Avr 2017 - 19:18

Aiyana avait peut être été un peu prétentieuse, un peu trop sûre d'elle sur ce coup mais elle était persuadée que la situation n'allait pas durer. Que M.Gabrieli se contenterait des petites réflexions qu'il lui avait déjà faites et qu'ensuite, elle pourrait retourner tranquillement dans son dortoir. D'ailleurs, elle était déjà en train de se demander quel livre elle allait potasser avant de se laisser aller au sommeil. M.Gabrieli était un prof assez discret et certainement pas le genre à se montrer très sévère. Du moins, c'était l'image qu'Aiyana en avait. Et puis oui, elle était convaincue par ce qu'elle disait. Il n'était pas si tard, le couvre-feu était à peine dépassé et c'était une première. Il n'y avait logiquement aucune raison pour que tout cela prenne des proportions énormes. Et pourtant... Elle avait dû mal juger quelque chose. Elle avait dû se tromper parce que son professeur n'eut pas du tout la réaction attendue. Lorsqu'il reprit la parole, encore dans l'accusation et même presque dans la condescendance, Aiyana fronça les sourcils. La façon qu'il avait de l'appeler élève modèle ne semblait clairement pas flatteuse. Bien au contraire. L'agacement de la jeune femme se fit plus fort mais lorsqu'il lui intima de le suivre, elle le fit sans rien dire. Cette situation était absurde à ses yeux et clairement, son comportement ne justifiait pas une telle réaction. Mais elle n'était pas stupide et elle savait très bien que protester maintenant ne ferait qu’aggraver son cas. Peut être que ce professeur ne l'aimait pas après tout... Aiyana lui emboîta donc le pas avec l'espoir de plier cette affaire vite. Non clairement, avoir des ennuis avant les examens, cela ne lui plaisait pas particulièrement.

La jeune étudiante n'était cependant pas au bout de ses surprises. M.Gabrieli l'entraîna en direction des cachots et clairement, ça n'avait pas de sens. La pièce dans laquelle il la fit entrer ne fit qu'accentuer son appréhension. La pièce qui s'éclairait peu à peu la lueur des bougies avait quelque chose d'inquiétant. Des meubles renversés, des chaînes... Aiyana se retourna pour voir son professeur fermer la porte. Parler de choses sérieuses ? L'estomac de la jeune femme se serra légèrement. Elle était tendue mais cherchait à masquer son appréhension du mieux qu'elle le pouvait.

Puis, son souffle se coupa, net.

« Je ne vois pas de quoi vous voulez parler. »

Le ton ferme malgré le manque d'air, Aiyana n'allait pas foncer tête baisser. Elle n'allait pas avouer ou parler de quoi que ce soit avant d'être sûre qu'ils parlaient de la même chose. Ça aurait été une erreur de débutant. Et oui, au fond d'elle, elle espérait qu'il soit simplement en train de bluffer ou de parler de quelque chose qui n'avait rien à voir. Ne pas céder à la paniquer, garder son calme et surtout, garder la tête haute. Aiyana attachait une attention toute particulière à son maintien, faisant de son mieux pour ne surtout rien laisser transparaître.

« Vous étiez prête à laisser Cassidy mourir, Mlle Hopkins. Comme ça, sans rien foutre pour lui porter secours. Ne serait-ce que pour appeler quelqu’un à l’aide, non. Rien. Pas un mouvement pour ensuite faire quoi ? Fuir comme une pauvre lâche. »

Les mots de son professeur sonnèrent comme un coup de massue. Aiyana resta immobile quelques instants face à toute cette colère. Mais aussi et surtout face à cette réalité qu'elle ne savait en aucun cas comment interprêter. Elle-même commençait à peine à apprivoiser ce qu'il s'était passé. Alors réagir maintenant était difficile, clairement. Pourtant, elle comprenait que l'attitude qu'elle allait tenir maintenant serait décisive.

« Et alors ? »

Nier l'évidence aurait été stupide. Fuir ? Non. M.Gabrieli pensait qu'elle était lâche ? Et bien il se trompait complètement. Elle l'avait montré face à Enzo. Aiyana n'était pas lâche, n'était pas faible. Elle assumait sa façon de penser et même si certains éléments lui semblaient encore flous, tout cela ne faisait que la conforter dans ses idées. Elle ne devait pas plier, elle devait avancer. Pourquoi se cacher ? Elle n'avait pas peur.

« J'avoue ne pas comprendre exactement où vous voulez en venir. Si vous avez quelque chose à me reprocher, dites le clairement au lieu de m'accuser d'être lâche et de me jauger sans jamais vous êtes demandé ce qui expliquait réellement mon attitude. »

Le cœur d'Aiyana battait à cent à l'heure. Contester l’autorité, se dresser ainsi contre un professeur cela ne faisait vraiment pas partie de ses habitudes. La jeune femme était plutôt docile, préférant s'effacer pour avoir ce qu'elle voulait. Sauf que cette fois, elle avait bien compris qu'elle ne pouvait plus se contenter de ça. Elle devait aller plus loin. Un nouveau chemin s'ouvrait à elle et elle n'avait pas le droit de faire demi-tour. La tête haut, le regard fier, elle fixait donc son professeur sans détourner le regard. Elle était prête.
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MessageSujet: Re: No one would ever change this animal you have become - Aiyanna   Lun 22 Mai 2017 - 15:51

Elle ne se démonte pas, n’affiche pas l’ombre d’une surprise, d’un doute, d’une peur. Quoi que… là, quelque chose dans son regard se manifeste mais je serais incapable de déterminer quoi. Est-ce de la peur ? Du défi ?
Je la test, cherche à palper ses émotions à l’évocation de l’acte qu’elle à commit. Puisque ça n’est pas rien de laisser un camarade de classe à la mort, ça n’est pas rien de le faire en plus de ça, volontairement.

-Et alors ?

Rien que ça ? Un affront direct, elle ne cherche même pas à se défendre, à nier l’évidence, son acte. Elle l’assume, sans l’ombre d’une hésitation ou d’un doute.

- J'avoue ne pas comprendre exactement où vous voulez en venir. Si vous avez quelque chose à me reprocher, dites le clairement au lieu de m'accuser d'être lâche et de me jauger sans jamais vous êtes demandé ce qui expliquait réellement mon attitude.

Voilà qui commence à être intéressant. Je la mets devant le fait accompli, lui fait comprendre que je sais tout et que par conséquent, elle risque gros. Si le vrai Gabrieli était devant elle, il y a de forte chance pour qu’il la traine directement dans le bureau du Directeur et que nous ne revoyons plus jamais ce jolie petit minois d’effronté. Et sincèrement, ça serait un sacré gâchis que de ne pas profiter de cette jeunesse aux motivations encore brûlante.
Et en parlant de motivation.

Je prends mon air le plus dur, laissant même transparaitre une surprise presque effrayée de voir une jeune femme s’exprimer avec aussi peu de remord quant au sort de son camarade de classe. Je croise les bras sur ma poitrine et ne la lâche pas des yeux, soutenant ce regard fier, tête haute.

- Je ne sais pas ce qui m’inquiète le plus dans cette conversation. De voir que vous n’éprouvez pas l’ombre d’un remord à l’avoir abandonné à la mort ou le fait qu’à aucun moment vous ne vous démontiez, sans me nier les faits.

De la folie ou du courage ? A croire que les deux « valeurs » ne sont pas si éloignés que ça visiblement. Je ne sais pas pourquoi mais en cet instant, l’image de la jeune femme, port de tête haute, regard droit, fier, me rappelle aussitôt Lou’. Je me souviens de nos journées entières à apprendre, nous exercer, à passer une série incroyable de test pour tester notre résistance mentale, notre capacité à mentir mais aussi notre crédibilité.
Lou est la meilleure mais aussi la pire. Elle aurait pu être une impitoyable manipulatrice si ses excès de colère ne la trahissaient pas. Elle a fait preuve plus d’une fois d’un talent incontestable à manier les émotions et les idées de son vis-à-vis, usant d’une parfaite manipulation du mensonge. Mais surtout, ce qui me frappe en cette seconde, c’est ce regard. Brûlant, intense. D’un « je ne lâcherais rien ». Une niaque évidente et annonciatrice de bonnes nouvelles.

- Alors allez-y, je vous écoute. Qu’elles étaient vos motivations pour laisser Cassidy à la mort ? Si l’envie vous prend de vous défiler, ayez au moins l’obligeance de me sortir un mensonge digne de ce nom. Mais puisque vous avez l’air d’avoir suffisamment une grande gueule pour assumer vos actes, j’espère qu’au moins vous assumerez vos paroles jusqu’au bout.

Appuyer sur la fierté, l’asseoir, l’exacerber.
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MessageSujet: Re: No one would ever change this animal you have become - Aiyanna   Lun 29 Mai 2017 - 15:07

C'était comme si, une fois de plus, le temps avait décidé de lui jouer des tours. Aiyana aurait été incapable d'expliquer clairement ce qu'elle ressentait, mais elle avait la nette impression que le temps ne s'écoulait plus comme d'habitude. Parfois, il s'accélérait sauvagement alors qu'à d'autres moments, il ralentissait de manière étrange. Il se faisait plus récalcitrant, comme s'il ne voulait pas s'écouler simplement pour qu'Aiyana ait le temps de tout percevoir, de tout ressentir. Comme s'il fallait à tout prix qu'elle ne puisse rien laisser au hasard, comme s'il fallait qu'elle puisse douter. Pourtant, elle ne voulait pas. C'était fini, elle n'avait plus le temps de remettre les choses en cause, de s'interroger jour et nuit. Elle devait choisir une direction et après ce qu'il s'était passé c'était comme si, soudainement, l'évidence s'était présentée à ses yeux. Elle avait toujours pensé les mêmes choses, seulement, elle ne s'était pas rendu compte jusque là que la réponse était juste sous ses yeux. Alors tant pis si elle devait affronter un professeur. Elle n'aimait pas ça et ne le faisait clairement pas pour prouver quoi que ce soit. Mais elle n'avait pas le choix. La tête haute, le regard fier, elle se devait d'assumer ses opinions jusqu'au bout. Elle savait que certains la soutiendraient, elle savait que son camp était bien plus fort qu'il n'y semblait à l'intérieur de ce Château. Alors oui M. Gabrieli, elle était sûre d'elle et allait vous le dire. Quand il repris la parole, Aiyana sut qu'elle allait devoir être forte. L'abandonner à la mort... Cette expression était forte et si la verte commençait à assumer son acte, il était encore pour elle difficile de conceptualiser l'idée qu'elle aurait pu le voir mourir sous ses yeux et en être en partie responsable. Pourtant, il ne fallait surtout pas que son professeur voit le doute dans son regard, surtout que lui-même semblait perturbé par son aplomb. Alors Aiyana serra ses bras contre sa poitrine, crispant légèrement ses doigts, dissimulés dans ses bras. Elle ne répondit cependant pas tout de suite. Ce n'était pas la peine de se presser surtout qu'elle sentait bien que ce ne serait pas tout. 

« Alors allez-y, je vous écoute. Qu’elles étaient vos motivations pour laisser Cassidy à la mort ? Si l’envie vous prend de vous défiler, ayez au moins l’obligeance de me sortir un mensonge digne de ce nom. Mais puisque vous avez l’air d’avoir suffisamment une grande gueule pour assumer vos actes, j’espère qu’au moins vous assumerez vos paroles jusqu’au bout. »

Et elle avait eu raison. Aiyana n'avait pas pu s'empêcher d'afficher un léger rictus lorsque son professeur avait émis l'hypothèse qu'elle se défile. Ça aurait été non seulement une grande marque de faiblesse mais en plus profondément stupide. La jeune femme n'avait pas tenu les propos précédents pour faire ensuite machine arrière aussi vite. Elle était fière et loin d'être faible. Alors non, elle n'inventerait pas un mensonge. Quant au fait qu'elle soit grande gueule, c'était bien mal la connaître. Aiyana ne l'ouvrait pas juste pour assouvir un besoin de se faire remarquer. Elle ne le faisait que lorsque c'était nécessaire. Mais elle n'allait pas débattre sur le sujet, ce n'était pas le moment et des enjeux bien plus importants qui se dessinaient. Aiyana prit une profonde inspiration, de la manière aussi discrète que possible, avant de reprendre la parole.

« Je n'ai rien à cacher. Si Cassidy n'est pas capable de survivre dans le monde magique, je n'en suis nullement responsable. »

Tout était là. Elle se rendait compte, en formulant ça à voix haute qu'en réalité, tout était là. Les moldus n'étaient pas fait pour se mêler au monde magique simplement parce qu'ils étaient incapables d'y survivre seuls. Et en se mélangeant avec les autres sorciers ils affaiblissaient le sang de ces derniers, les mettant en danger. Mettant la magie en danger. Et en laissant Cassidy face aux Détraqueurs elle n'avait fait que mettre à jour l'évidence. Tout était là et c'était comme si soudainement, une lumière était en train de se faire dans son esprit. Elle avait fait le bon choix, elle devait l'accepter et elle irait en parler avec Connor aussi vite que possible.

« Les moldus n'ont rien à faire parmi nous et ils affaiblissent le monde magique. Il suffit d'ouvrir les yeux et de se séparer de toutes cette bien-pensance qui nous aveugle. Je n'ai pas honte de le dire et si vous voulez faire un rapport au Directeur allez-y. »

Les études étaient au cœur de la vie d'Aiyana. Sa réussite, elle l'avait placé avant tout. Seulement, si elle cachait ce qu'elle pensait, elle sentait bien que ça finirait par la dévorer. S'il le fallait, elle trouverait le moyen d'étudier auprès de Sorciers au statut respectable. Elle ne devait pas avoir peur, elle ne devait pas flancher. C'était un tournant bien trop important pour qu'elle baisse les bras maintenant.
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MessageSujet: Re: No one would ever change this animal you have become - Aiyanna   Jeu 6 Juil 2017 - 13:51

J’aime à titiller sa petite fierté qui, lorsqu’elle se trouve souillée ou remise en cause, s’affiche sur son doux visage par un rictus mauvais, empreint de colère. Ce petit jeu ne durera pas plus longtemps, tout dépendra de ce qu’elle a à me dire mais en vue de ce regard sombre de braise, je ne suis pas certain que cette gamine ne se laisse faire encore cinq minutes de plus. Connor n’a pas eu tort en me soumettant son nom et en vue de la tournure de la discussion, je dirais même qu’il a plutôt bien joué son coup.

- Je n'ai rien à cacher. Si Cassidy n'est pas capable de survivre dans le monde magique, je n'en suis nullement responsable.

Quelles douces et tendres paroles qui résonnent ainsi à mes oreilles.
Ca n’est pas qu’il n’est pas capable mais plutôt que toute son espèce devrait tout simplement retrouver sa place en bas de la chaine alimentaire. Nous l’avons tant de fois prouver sur des centaines et millions d’années que la race magique et pure savait diriger ce monde et possède des épaules suffisamment large pour en assumer la responsabilité mais surtout, la survie de notre espèce. Si nous devons nous reposer sur la faible existence de ces bons à rien de moldus, nous pouvons être certains que nous ne survivrons pas longtemps. Ils sont le défaut de l’humanité, le cancer à la vie.

- Les moldus n'ont rien à faire parmi nous et ils affaiblissent le monde magique. Il suffit d'ouvrir les yeux et de se séparer de toutes cette bien-pensance qui nous aveugle. Je n'ai pas honte de le dire et si vous voulez faire un rapport au Directeur allez-y.

Et voici la cerise sur le gâteau. Je ne me précipite pas dans mes opinions, tout comme dans mon enthousiasme de voir cette jeunesse déterminée aux yeux grands ouverts sur le monde qui les entoure. Aiyanna est une belle promesse pour l’avenir, tout comme Connor et même si elle semble déterminée et absolument sûre de ce qu’elle avance, je ne me laisse pas dépasser par les émotions. Oh, je la crois, ça n’est pas le problème. Mais saura-t-elle tenir tête à toute une école, à tout un monde prêt à cracher sur ce joli minois parce que nous sommes entourés d’imbéciles ignares qui pensent que les moldus sont comme nous ? Saura-t-elle tenir tête face à tous ces soit-disant défendeurs de libertés humaines ?
C’est une chose que nous découvrirons avec le temps mais en attendant, j’avancerais étapes par étapes, la surveillant de loin comme de près.
Cette fois, mes expressions se relâchent en un large sourire alors que je décroise mes bras après avoir laissé planer un lourd silence.

- Je vais même faire mieux que ça.

Je me redresse et m’approche, ne la lâchant pas de mon regard brillant.

- Puisque tu as l’air si motivée et si sûre de tes convictions, tu voudras peut-être saisir la chance qui va t’être soumise.

Je me fais plus imposant, moins… Gabrieli. Pas de bienveillance, pas de remontrance. Mon regard change, ma posture également même si elle ne me trahit pas forcément. Le jeu se métamorphose pour nous conduire à une situation bien plus excitante et concrète : Celle de la Révolution.

- Tu l’as constaté toi-même, deux sortes de bataille se livre dans cette école. Celle des ignares, ceux qui affirment se battre pour une liberté hypocrite, souillant nos valeurs, notre sang, nos idées. Et celle des plus conscients, qui ont les yeux grands ouverts sur la réalité de notre monde. Ceux qui n’ont pas peur de voir la vérité en face et de le dire bien haut s’il le faut. Des personnes comme toi. Je marque une pause, mon regard toujours braqué dans le sien. Tu es peut-être encore jeune mais tu as du caractère, de la volonté et de la persévérance. Tu sais ce que tu veux et comment tu le veux…

Il n’est plus un secret de savoir qu’Aiyanna possède un caractère bien trempé mais surtout déterminé. Je tâte petit à petit le terrain, essayant d’apercevoir les lignes de son esprits et de son désir et malgré ses propos concernant Cameron ne sont même pas à remettre en cause, je préfère malgré tout émettre quelques réserves. Je ne suis pas à l’abri d’un revirement de situation, surtout de la part de cette jeunesse instable.

- Pourtant… Je suis assez surprit de voir un tel mépris envers la race moldu quand tu es toi-même de sang mêlé.

Je n’organise jamais de « rencontre » sans renseignements.

- On ne peut pas dire que tu sois la mieux placée pour juger Cameron lorsque tu portes toi-même les traces d’un mélange visiblement douteux.

Ce n’est que pure provocation. Certes, cette jeune fille n’a pas demandé à être née avec cette tare dans son sang mais je ne vais que titiller le serpent pour voir jusqu’où est-il prêt à sortir son venin.
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MessageSujet: Re: No one would ever change this animal you have become - Aiyanna   Jeu 6 Juil 2017 - 21:36

Pour Aiyana, c’était comme si soudainement, elle sortait d’un brouillard. Cela faisait des mois que son esprit tournait en permanence sur ses questions même si elle ne s’en rendait pas forcément compte. Après ses discussions avec Connor, elle avait eu besoin de plus d’informations, elle avait eu besoin de comprendre. La jeune femme avait senti que quelque chose était en train de changer en elle et qu’il ne fallait surtout pas qu’elle laisse ça passer. Alors maintenant que c’était enfin sorti d’elle, qu’elle avait mis des mots dessus, elle se sentait plus forte. L’adrénaline avait envahi son corps et c’était sans doute pour cela qu’elle ne ressentait pas autant qu’elle l’aurait dû l’appréhension. Tenir de tels propos devant l’ancien professeur d’étude des moldus, c’était carrément dangereux. Surtout que si Cameron avait pris sa place c’était indéniablement parce qu’il y avait de la complicité entre ces deux là, un lien quel qu’il soit. Alors oui, la jeune femme venait de faire un pari très risqué et elle aurait dû ressentir la crainte. Après son coming-out politique, elle aurait dû avoir une pointe de crainte, se préparer au combat suivant en sachant qu’elle allait devoir être plus maline que jamais. Mais non. Elle se sentait pousser des ailes, avec l’impression de pouvoir quoi qu’il arrive s’en sortir. Pourtant, au fil des minutes, ce fut comme si on lui donnait raison d’être aussi insouciante. Le sourire qui apparut sur le visage de Gabrieli la surprit au début. Faire mieux que ça ? Aiyana fronça les sourcils. Ne pas hâter ses déductions et attendre de voir la suite. Et elle ne fut pas déçue. Saisir la chance qui était soumise ? La verte ne chercha même pas à cacher sa surprise, ça n’avait pas d’intérêt. La discussion venait clairement de basculer et elle s’en rendait compte.

« Tu l’as constaté toi-même, deux sortes de bataille se livre dans cette école. Celle des ignares, ceux qui affirment se battre pour une liberté hypocrite, souillant nos valeurs, notre sang, nos idées. Et celle des plus conscients, qui ont les yeux grands ouverts sur la réalité de notre monde. Ceux qui n’ont pas peur de voir la vérité en face et de le dire bien haut s’il le faut. Des personnes comme toi. Tu es peut-être encore jeune mais tu as du caractère, de la volonté et de la persévérance. Tu sais ce que tu veux et comment tu le veux… »

Aiyana savoura chaque mot qu’elle entendait, comprenait qu’elle avait fait le bon choix en jouant l’audace. Certes, elle demeurait légèrement suspicieuse et restait sur ses gardes mais elle voulait croire qu’enfin, elle allait pouvoir trouver un allié. Quelque chose cependant ne cessait de tourner dans sa tête. Gabrieli n’était pas de ce genre. Elle avait bien sûr remarqué le changement dans son attitude mais ne savait pas à quoi l’attribuer. Jouait-il la comédie depuis le début ? S’était-il fait embaucher comme professeur puis comme gardien pour brouiller les pistes et mieux faire tomber l’édifice de l’intérieur ? Ou la magie était-elle derrière tout ça ? Un Imperium ? Aiyana voyait bien que de multiples choses étaient possibles et qu’il allait falloir qu’elle perce une partie de ce mystère pour être sûre que tout cela n’était pas un piège. Mais avant de pouvoir mener sa petite enquête, elle allait devoir faire face à une attaque, assez sournoise il fallait le dire. L’homme s’était rapproché d’elle et voilà qu’il lui rappelait son statut de sang. La jeune femme rejeta ses cheveux en arrière d’un mouvement de tête désinvolte avant de reprendre la parole, calmement, pesant chacun de ses mots.

« Je ne peux malheureusement pas effacer les erreurs de mes aïeux mais cela ne m’empêche pas de tout faire pour qu’elles ne soient pas reproduites. »

Aiyana regardait l’homme droit dans les yeux. Il y avait quelque chose dans ce regard qui la perturbait mais il était hors de question qu’elle se laisse prendre. Garder la tête haute, fière et suivre le fil.

« Cependant, je suis assez outrée qu’on me compare à un être dépourvue de magie alors que je suis sans nulle doute une des sorcières les plus talentueuses de ma génération. »

Aiyana n’avait aucun mal à dire cela, elle aurait même pu aller plus loin. D’ailleurs, que répondre à ça ? Elle avait toujours fait partie des meilleurs, que ce soit à Salem ou ici, à Poudlard. Seul William venait sans cesse perturber les choses mais lui, ça n’avait rien à voir. Il ne faisait que gâcher son talent. Elle, elle était brillante et elle le cultivait. Alors non, on ne pouvait décemment pas la comparer à un truc comme Cassidy.

« Il faut tout de même souligner que je suis assez surprise d’entendre ce genre de griefs de la part de quelqu’un qui a enseigné l’étude des non-magiciens, avec passion qui plus est. »

Pour ces derniers mots, le ton de voix d’Aiyana avait légèrement changé. En disant cela, elle n’attaquait pas frontalement, bien au contraire. Elle faisait comprendre à son interlocuteur qu’elle se doutait qu’il y avait quelque chose de suspect dans toute cette histoire. Elle ne savait pas quoi certes mais elle était bien décidée à le deviner, que ce soit toute seule ou en amenant la personne en face d’elle à lui donner des indices. Oui, c’était un peu présomptueux mais il était hors de question qu’elle se démonte et qu’elle passe pour une cruche.
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