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 Même pas peur ? [PV Kezabel]

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MessageSujet: Même pas peur ? [PV Kezabel]    Mer 5 Avr 2017 - 10:49

~Dimanche 14 juin – Dans la matinée ~

Emily n'avait pas beaucoup dormi cette nuit là. Les mots de Cameron tournaient encore et toujours dans sa tête. Était-ce le moment ? Étaient-ils arrivés à ce stade fatidique où ils allaient devoir prendre une décision, choisir un monde ? Ems savait qu'elle n'était pas prête à ça, que c'était tout simplement impossible pour elle de décider. Oui elle avait toujours tout fait pour avoir le choix, pour pouvoir mener sa barque et ne pas laisser les autres décider à sa place. Mais cette fois c'était différent. Cette fois, on lui demandait de choisir entre un monde qui n'était pas le sien où elle avait fini par trouver sa place et un monde où elle se sentait profondément étrangère, inutile. Sauf qu'il y avait Cameron dans l'équation et que clairement, il changeait tout. Autant dire qu'Ems avait l'impression qu'il n'y avait pas de réponse à tout ça. Qu'elle pouvait tourner les choses encore et encore dans sa tête mais que rien ne trouverait sa place. Elle était coincée par tout ça et ça l'empêchait de dormir, de respirer normalement, d'être calme. À chaque fois qu'elle fermait les yeux, elle voyait le regard de Cameron, tout ce qui était passé dans ses yeux à ce moments là. Et ça lui faisait terriblement peur. Elle n'était pas prête à ça. Elle n'était pas prête à dire au revoir à qui que ce soit. Elle avait besoin de tout le monde pour le moment. Elle était en train de se construire, de devenir enfin la femme qu'elle pouvait rêver être. Elle était persuadée qu'elle ne survivrait pas à de nouveaux au revoir, au fait de se retrouver une fois de plus dans l'inconnu. Elle avait besoin de temps et elle se rendait compte que ce temps manquait peut être...

Face à la porte de son dortoir, guitare sur l'épaule, Emily restait immobile, la main sur la poignée. Autre épreuve du jour après cette nuit assez courte : réussir à sortir. Les Détraqueurs avaient été en grande partie repoussés après l'attaque de la veille. A priori, elle pouvait sortir de sa chambre sans risquer d'être attaquée. Enfin, il restait quelques êtres dans le Château mais elle n'allait pas non plus rester enfermée ainsi éternellement ? La jeune femme posa alors son regard sur son insigne. Elle se rappela du bon côté de sa conversation avec Cameron de la veille. Elle pouvait le faire, elle devait le faire. Avoir conscience de ses faiblesses mais croire en ses forces. Emily ouvrit cette porte et se décida enfin à s'aventurer dans les couloirs du Château, son objectif ? Le parc de l'école.

Les couloirs étaient assez calmes. Peut être que beaucoup d'élèves avaient décidés de rester dans leur coin pour mieux respirer, pour tenir le choc. Elle comprenait. Emily avait une furieuse envie de repartir en arrière et de s'enfermer dans son dortoir. Elle avait le ventre noué mais elle s'était fait une promesse. Elle devait reprendre le dessus et essayer d'agir normalement. Cette journée était pleine de bonnes résolutions, ce n'était pas le moment de flancher. La jeune femme se força donc à marcher à un rythme normal dans les couloirs. Elle sursauta à plusieurs reprises en entendant des personnes parler ou marcher vers elle. Mais elle parvint à avancer. Une fois au Rez-de-chaussée, elle passa pas loin de la salle commune des Poufsouffles et un sourire s'afficha sur son visage. Kezabel. Ce qu'il se passait entre elles ? Ça n'avait pas de mot ni de définition et c'était très bien ainsi. Les deux jeunes femmes se voyaient, passaient de bons moments ensemble sans chercher à approfondir, à définir. Elles profitaient tout simplement. Et oui, Emily se sentait bien à ses côtés. La gorge d'Ems se noua alors soudainement. Est-ce que Kezabel allait bien ? Elle n'avait même pas pris de ses nouvelles, avec tout ce qu'il s'était passé, elle n'avait été capable de rien. Caem sortit alors de la salle commune des Poufsouffles, apparemment en tenue de sport. Emily sauta sur l'occasion, mais elle n'eut même pas le temps d'ouvrir la bouche.

« Elle est en un seul morceau. Mais je ne l'ai pas vue ce matin, désolé.»

Emily adressa alors un sourire un peu gêné à Caem. Il avait tout de suite compris ce dont elle voulait lui parler et il avait parlé avec une simplicité déconcertante. La cramcolle lui adressa un signe de tête en guise de remerciement. Respire ma grande, tu dois rougir... Emily reprit ses esprits et décida de reprendre sa route vers l'extérieur. Une fois qu'elle aurait réussi à affronter sa peur du Château, du monde extérieur elle partirait à la recherche de Kezabel. Elle avait bien envie de passer un moment avec elle, si elle avait du temps.

Assise en tailleur, guitare posée sur les jambes, Emily avait osé regarder le ciel. Elle n'osait plus faire ce geste si simple à cause des Détraqueurs ces derniers temps. Mais cette fois, elle avait osé. Tout simplement parce qu'ils n'étaient plus là pour cacher le soleil. Et ça faisait du bien. Emily avait joué un peu de guitare, chanté aussi. Cette activité lui rappelait indéniablement Ricardo mais il fallait avancer. Elle ne voulait plus être prisonnière de son passé. Ems déposa alors sa guitare à côté d'elle et s'étira de tout son long. Ce soleil la mettait de bonne humeur et elle arrivait en partie à oublier que le danger n'était pas encore totalement écarté. Enfin, temporairement. Parce qu'alors qu'elle souriait au beau temps, un bruit étrange attira son attention. Elle se retourna alors vivement mais ne parvint pas à voir l'origine du son. Son cœur se mit alors à battre plus vite. Emily savait comment reconnaître la présence d'un Détraqueur sauf que là, elle paniquait tellement vite qu'elle oubliait de résonner. Un Détraqueur, ça ne marche pas, ça ne fait donc pas de bruits de pas... Et c'était ça que la jeune femme entendait, quelqu'un se déplaçant sur l'herbe. Emily avait déconnectée. Fuir. Voilà ce à quoi elle pensait. Sans même chercher à en savoir plus, elle se mit à courir. Enfin, elle n'alla pas très loin. Jetant un regard vers elle paniquée, elle oublia de regarder devant et se pris les pieds dans un plan de tomates. Oui, vraiment.... Elle s'étala alors de tout son long dans la terre et sur un autre plan de tomates qui éclatèrent sur elle. Sauf que dans la peur, c'était le dernier de ses soucis. Tout comme son genou écorché et sa cheville qui n'avaient pas aimé le choc. Elle se retourna rapidement, assise, paniquée, prête à fuir face au danger... (et couverte de tomate et de terre...).
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MessageSujet: Re: Même pas peur ? [PV Kezabel]    Lun 10 Avr 2017 - 20:11

►Même pas peur ?◄
Emily & Kezabel


Dimanche 14 Juin – Dans la matinée

Ils sont entrés par dizaines, par trentaines.
Non, par centaines. Je ne sais pas très bien. Je ne me souviens que de cette masse d’ombre comme un amas de draps salit par le temps, par l’horreur, fonçant droit sur le château et sur tout être humain ayant le malheur d’être dans le parc au même moment.
Donc, la terreur encore une fois. Une vague de désespoir, de peur et peine est venue s’engouffrer dans nos âmes et nos cœurs pour nous faire plier. Ce qui a été le cas pour beaucoup d’entre nous mais pourtant, nous sommes toujours là, debout. Et nous le serons encore demain. Pourtant, je ne nie pas avoir encore la peur au ventre, ne pas redouter la venue de l’un d’entre eux derrière notre dos même si une majorité d’entre eux ont été expulsés du château par les gardiens, les enseignants ou même par nous, élèves. Mais certains rôdent encore, nous tournent autour et je déteste cette sensation d’angoisse permanente, ce contrôle qui m’échappe à chaque seconde.

- Hastings ? Tu vas pouvoir y aller.

Je me tourne vers Mr Gabrieli dont les traits sont aussi tirés que les miens. Enfin…. Certainement moins, en réalité, vu l’endurance qu’il détient comparé à moi.

- Vous êtes sûre ? Je peux encore tenir une heure ou deux.
- Sûr. La relève ne devrait pas tarder et il faut que tu te reposes.
- D’accord.

Je ne lutte pas malgré mon envie brûlant de continuer cette ronde aux côtés des gardiens pour permettre aux plus épuisés de recharger les batteries. J’accepte la réalité : J’ai besoin de lâcher prise, de me poser, de dormir un peu aussi. La nuit a été longue pour tout le monde ou courte pour d’autre qui, comme moi, ont dû prendre un tour de garde vers 3-4 heures du matin.
Mains sur le visage, je me frotte les yeux et m’étire de tout mon long avant de prendre une brioche que j’avais gardé dans une poche de ma veste qu’ils m’ont tous offert à mon anniversaire. Deuxième exigence de Riley : Prendre du ravitaillement avec moi.
La première était que je dormes avec elle, au moins pour les quelques heures que j’avais devant moi.
Comment lui refuser quand, tout comme elle, la peur me criblait le cœur et le ventre ? Au moins, personne n’a été blessés. Du moins, pas physiquement. En tout cas, pas à ma connaissance et je n’ai plus qu’à espérer que je n’apprendrais aucune mauvaise nouvelle en rentrant au château…
Je salut Mr Gabrieli et Mlle Beaumont avant de tourner les talons pour prendre le chemin du retour. Et contrairement à hier où, quand les Détraqueurs ont débarqués comme des affamés, le ciel était gris… nous avons le droit à un énorme soleil qui me réchauffe les joues et la nuque depuis déjà quelques heures.
Un bonheur reposant et bienvenue.

- Bonjour Mlle la Préfète !
- Caem ! Je le prends brièvement dans mes bras, ravis de le voir ici. Comment va mon Russe préféré ?

J’ai l’impression que ça fait une éternité que je n’ai pas pris le temps d’avoir une réelle discussion avec lui…

- Eh bien écoute, je vais plutôt bien. Je profites du soleil maintenant qu’il est revenu. Et toi ? Pas trop dur la garde ?
- Ca va. Je hausse les épaules. Je viens de terminer, je crois que je vais aller m’agglutiner à mon lit comme une moule sur son rocher.

Il rit et ça fait du bien. Ce son, cet écho traducteur de bonheur et de bien être est un vrai bol de plaisir après ce que nous avons tous vécu hier.

- Tiens, pendant que j’y pense. Emily te cherchait tout à l’heure.
- Ah ?

Est-ce que quelqu’un peut m’effacer ce sourire d’imbécile heureuse de sur mes lèvres ?
Caem le voit et son propre sourire s’élargit.
Ça va, c’est bon, pas la peine de te foutre de moi !

- Je crois qu’elle est dehors, je l’ai vu y aller tout à l’heure. Si jamais tu la cherches à ton tour.
- Merci. Je lui dépose un bisou sur la joue avant de le pousser, lâchant un soupire. Arrête de te moquer et efface-moi ce sourire ! T’as changé Caem, t’es plus le même depuis que tu es devenue un meuble de maison !

Parce que je sais tout, absolument.
Je le quitte pour ensuite rester planté là, comme une imbécile.
Emily me cherche, certes… mais le parc est immense et même si je passe de plus en plus de temps avec elle, je suis bien incapable de savoir quel coin elle préfère pour aller s’isoler ou tout simplement prendre l’air.
Durant un instant, je me dis que je devrais laisser ma fatigue parler pour moi, la laisser me guider au creux de mes draps et chercher Emily plus tard.
Et d’un autre côté, la curiosité de savoir pourquoi elle me cherche, me pousse à l’inverse. Mais pas seulement.
L’envie de la revoir aussi. Un instant de douceur, de plénitude. De papillons dans le ventre, pourquoi pas. Bref, quelque chose qui me fera décoller d’ici, pour une poignée de minutes puisque c’est exactement le sentiment que m’offre la jeune femme. Un peu plus chaque jours.

J’entame une marche au hasard, mains dans les poches de ma veste qui commence à peser sur mes épaules. Je refais mon chignon lâché en vitesse avant de m’arrêter un instant, mon oreille captant un son qui m’est familier : Une guitare. Et je suis la musique sans réfléchir avant de comprendre que la personne jouant ET chantant n’est autre qu’Ems. J’accélère mon pas, sourire aux lèvres et m’approche non loin du potager. Plus de musique, plus de chant, juste du silence. Mais Emily est là, dos à moi. J’avance un peu plus, marche sur des branches qui craque sous mon poids…

- … Ems ! Attends !

Tout s’est passé à une vitesse qui m’a complètement larguée. J’ai à peine le temps de finir ma phrase qu’Emily détale déjà comme une dératée, comme si la mort était à ses trousses. Prise de panique, je me retourne, m’apprêtant à voir un Détraqueur avant de rationnaliser. Emily ne les vois pas et surtout, je ne sens aucune once de détresse, de peine. Juste de la surprise et maintenant de la panique à la voir courir comme ça.
Je suis déjà à sa suite…

- Attention !

… Et j’accélère ma course pour parvenir à ses côtés alors qu’elle vient de s’étaler de tout son long sur un plan de tomates qui éclate sous son poids.

- Merde !

Mais ça ne l’arrête pas, rien ne l’arrêtera dans la panique que je perçois dans son visage alors qu’elle s’apprête déjà à se relever pour fuir de nouveau. Je tends mes mains devant elle, pour lui montrer que ça n’est que moi, que je ne suis pas un danger.

- Emily calme toi ! Ce n’est que moi !

J’évite de justesse un coup, sûrement un réflexe, alors que je m’accroupis à côté de la jeune femme encore aveuglée par la panique. Je force un peu les choses et peut-être que c’est une erreur de ma part mais sa terreur me plante une lame entre les côtes : Je ne l’ai jamais vu avec un regard pareil, avec une expression aussi … terrifiée. De mes deux mains, je la saisis par les épaules pour la ramener à moi, face à moi.

- Eh, tout va bien. Regarde-moi. Mon regard croise le sien, parsemé de terre dans les sourcils, sur les joues, sur le nez… et de jus de tomate aussi. Tout va bien, ok ?

Souffle court mais bien moins affolé que le sien, j’essaie de la ramener à la réalité, au rationnel. J’ai ma petite idée de ce qui la fiche dans cet état vu ce qu’il s’est passé hier et je ne peux que comprendre cette peur qui se lit sur ses traits. Comment ne pas être paniqué face à quelque chose que l’on ne peut même pas voir venir ?

- Caem m’a dit que tu me cherchais… Je me demande s’il ne s’est pas foutu de moi vu à quelle vitesse tu m’as fui.

Et cette fois, c’est un sourire, une petite boutade pour la détendre un peu. Je ne prends pas encore le temps de la regarder de la tête aux pieds, focaliser sur son visage pour l’apaiser et l’aider à taire cette terreur qui semble avoir eu raison d’elle l’espace de quelques secondes interminables.
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MessageSujet: Re: Même pas peur ? [PV Kezabel]    Mar 11 Avr 2017 - 10:06

La peur était devenue une sorte de moteur pour Emily. Elle était presque une amie. Elle avait fait ressortir en elle ses instincts les plus bestiaux mais lui avait aussi permis de s'en tirer un bon nombre de fois. Ce n'était pas de la peur qui paralyse. Celle-ci, Ems la détestait. C'était celle qui l'avait clouée sur place la veille et qui l'avait empêchée de faire correctement son job de préfète. Non celle-ci elle ne voulait plus la laisser gagner, c'était hors de question. Mais il y avait une autre peur. Celle qui vous pousse à agir, qui vous sort des situations difficiles. Celle qui vous rappelle que vous êtes humains et que vous avez des limites. Emily avait appris que la peur n'était pas nécessairement une faiblesse quand on savait la maîtriser. Le seul souci, c'était aussi qu'à force de vivre dans un environnement anxiogène, ses capteurs étaient un peu trop sensible. En alerte permanence, il lui arrivait parfois de paniquer pour un truc qui n'aurait pas dû être. Et là clairement, Emily s'était laissée dépasser. Prendre la fuite, courir, ça avait été un réflexe, l'empêchant de réfléchir posément et d'accepter la réalité des faits. Elle n'avait même pas entendu la voix de Kezabel derrière elle. Le sang qui battait dans ses tempes faisait trop de bruit. Elle s'était coupée quelques instants de son environnement extérieur, terrible erreur en survie d'ailleurs. Elle était déboussolée et déconnectée. Jusqu'à ce qu'elle tombe, qu'elle se retrouve au sol, acculée. Elle s'était retournée avec une grande vivacité et avait balancé son pied en avant en guise de défense. Les cours de Self-defense portaient leurs fruits au final... Sauf que ce fut au moment de frapper qu'elle réalisa qu'il s'agissait de Kezabel et que sa voix lui parvint enfin. Heureusement la jeune femme évita son coup et Emily resta bloquée quelques secondes, le cœur battant encore à toute allure. Elle hocha la tête encore perdue alors que Kezabel cherchait à la ramener à la réalité, à la faire redescendre.

« Oh putain... »

C'était une exclamation lâchée dans un souffle. Emily cherchait à reprendre son calme, elle avait presque la tête qui tournait dans son cœur s'était affolé. Elle prenait peu à peu conscience de son corps, du choc qu'il avait subi lors de sa chute. Rien de bien méchant mais ça tirait un peu à certains endroits. Elle tremblait encore un peu. Elle porta alors une main à son front. Fermant les yeux, cela ne l'empêcha pas de rire en entendant Kezabel prendre la parole.

« Désolée, je crois que je suis un peu tendue. »

Emily sourit puis secoua la tête. Elle était en train de prendre ses esprits. Elle regarda alors autour d'elle. Elle venait de massacrer une partie du potagers... Pauvres tomates, elles avaient l'air bonnes en plus à la base. La jeune femme prit ensuite le temps de se regarder elle et elle ne put s'empêcher de rire. Elle était couverte de tomate et de terre, franchement c'était pas très classe. Elle avait l'air maline tiens... Elle n'avait pas envoyé une image très reluisante d'elle-même et oui quelque part, elle était un peu désolée de montrer ça à Kezabel. De ne plus être la fille forte et courageuse qui n'a peur de rien. Mais c'était fait et elle ne pouvait de toute façon pas revenir en arrière. D'ailleurs pourquoi est-ce que ça la préoccupait tant de montrer cet aspect moins reluisant de sa personnalité ?

« Je suis désolée de pas être venue te voir hier soir... J'aurais dû prendre de tes nouvelles, je suis naze... J'ai pas trop gérée ni en tant qu'amie ni en tant que préfète. »

Emily sourit. Oui elle avait été nulle hier, sur tous les points. Et elle s'en voulait réellement d'avoir oublié de prendre des nouvelles de Kezabel comme de tous les autres. Elle était tellement enfermée dans sa peur, dans ses émotions qu'elle avait fait abstraction du reste. S'il était arrivé quoi que ce soit à un de ses proches, elle s'en serait très certainement voulu. Ses excuses étaient donc importantes à ses yeux même si elles avaient été plus difficiles à prononcer que prévu. Comme d'habitude en fait. Emily avait progressé, elle savait s'excuser pardon mais c'était toujours une étape difficile. Admettre avoir failli, quand on a un caractère comme le sien, c'est toujours une étape. La jeune femme poussa alors un soupir et releva les yeux vers Kezabel.

« On recommence... Salut Keza, comment vas-tu ? »

Un sourire doux se dessina alors sur le visage d'Emily qui peu à peu commençait à se défaire des traces de peur.
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MessageSujet: Re: Même pas peur ? [PV Kezabel]    Mer 12 Avr 2017 - 1:17

- Oh putain…

C’est presque un cri du cœur alors qu’Emily prend conscience que ce n’est pas un Détraqueur ou un quelconque danger qui la suivait mais seulement moi…
Et j’essaie de la calmer du mieux que je peux. Avec des mots, des gestes, de la douceur et même… une certaine forme de tendresse. Soucieuse de savoir comment elle se sent, de réussir à la tranquillisé. Nous sommes tous à cran depuis qu’ils sont entrés hier, moi la première, je ne suis pas étonnée de sa réaction. D’autant plus quand nous n’avons pas la magie pour se défendre…

- Désolée, je crois que je suis un peu tendue.
- Ah bon ? Moi qui croyais que tu t’entrainais pour les prochains jeux olympiques… Je marque une pause, sourire aux lèvres. C’est rien, t’excuse pas.

Ne t’excuse pas d’être à cran, d’avoir la boule au ventre, d’être angoissée en non-stop. Il n’y a rien de plus humain que ce genre de réaction et quelque part, aussi horrible que cela puisse paraitre, j’aime voir que nous n’avons rien perdu de notre humanité, malgré toutes les horreurs vécus. Plus d’uns d’entre nous auraient pu totalement viré de bords, répondre au simple instinct primaire : La sécurité et la survie. Je suis étonnée que nous n’ayons pas eu vent d’un pétage de plomb en règle. Il n’y a plus qu’à croiser les doigts pour que ça continue comme ça…
Je tente de dédramatiser la situation en lançant une nouvelle blague, histoire de la faire au moins sourire. Une chose que j’aime à voir sur elle, sur ce visage que je surprends parfois trop songeur, certainement plonger dans des idées qui sont à des années lumières de ce soleil qui nous réchauffe la peau. Je ne me lasse pas de la voir… heureuse, je crois. Yeux brillants, large sourire, à me raconter des histoires loufoques, me raconter des blagues qu’elle a entendu à droite ou à gauche. Elle est un réel bol de vie et de bonheur et je me refuse de laisser cette ambiance le lui enlever ça.

- Je suis désolée de pas être venue te voir hier soir... J'aurais dû prendre de tes nouvelles, je suis naze... J'ai pas trop gérée ni en tant qu'amie ni en tant que préfète.

Toujours un genou à terre à ses côtés, cette fois je bloque sur les derniers mots qu’elle me lâche. Sortie de nulle part. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle soit si soucieuse de tout ça. Envers moi j’entends. Pas que j’attendais quelque chose de particulier en soi ! Juste que…
Bref, ça n’est pas la question.
Je suis touchée, tout simplement.

- On recommence... Salut Keza, comment vas-tu ?

Un rire amusé m’échappe suivit d’un large sourire.

- Salut Ems ! Ca va et toi ? Je n’savais pas que tu te lançais dans la culture des tomates écrasées. Jolie concept.

Mon rire résonne de nouveau alors que je la taquine et la charrie. Et cette fois, mon regard s’attarde un peu plus sur elle, de la tête aux pieds. Dans la précipitation, je n’avais pas remarqué qu’elle s’était blessée en chutant. En même temps… il faut voir comment elle a écrasé ce vol plané, pas étonnant que son genou soit écorché sous le jean déchiré et ça ne me surprendrait pas de savoir qu’elle se soit fait mal ailleurs.

- D’ailleurs, avant que tu ne retournes t’entrainer pour les JO du « vol plané sur lit de tomates »… Je sors en douceur ma baguette pour la pointer vers son genou. Permets-moi de te rafistoler.

Je cherche son accord d’un regard et effectue un sortilège informulé sur son genou. Je sais que tout le monde n’apprécie pas forcément de se faire soigner sans « consentement », en particulier chez les non-magiciens et cracmol.

- Je sais, je m’improvise infirmière des sports.

La fatigue parle plus que moi. Je n’ai que quelques heures de sommeil dans les jambes et surtout une garde de presque 10 heures qui accompagne le tout.
Bon sang… dix heures ? Déjà ?
Je regarde Emily et me dit que je ne dois pas être plus « présentable » qu’elle avec ma tenue de guerrière, mon chignon fait un peu n’importe comment et maintenant, de la terre sur mon jean. Ça n’a aucune espèce d’importance pour moi, je n’sais même pas pourquoi je pense à ça.
Je me focalise de nouveau sur Emily, plus sérieuse que je ne l’étais tout à l’heure.

- Tu t’es blessée ailleurs ? Tant que je suis là, autant en profiter. J’esquisse un énième sourire avant d’enchainer. Et ne t’excuse pas pour hier soir. On avait tous… nos préoccupations. J’aurai pu moi-même venir te voir. Je hausse légèrement les épaules, replaçant une mèche de cheveux derrière mon oreille, sourire gêné aux lèvres. L’important, c’est que tu sois là maintenant.

Ou demain. Ou même après-demain. Qu’importe le temps qu’elle aurait pris pour venir me voir, je ne lui en aurai jamais tenu rigueur. Comme je le lui ai dis… j’aurai pu moi-même venir la voir pour savoir si tout allait bien et même si j’y ai pensé, je n’en ai pas eu le temps. Pas avec notre rôle de Préfet sur le dos, le devoir que l’on avait de garder chacune des maisons dans les salles communes.
Tout ça pour dire, qu’elle n’a à s’excuser de rien.

- Et arrête de remettre en cause ton rôle, tu te débrouilles très bien. Ok ?

Je fais référence à son statut de Préfète, tout simplement. Je ne veux pas qu’elle doute d’elle. Pas quand elle se débrouille si bien avec ce badge planté sur la poitrine.
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MessageSujet: Re: Même pas peur ? [PV Kezabel]    Mar 18 Avr 2017 - 19:58

Non les jeux olympiques n'avaient jamais fait partie du plan de carrière d'Emily. Mais la réflexion de Kezabel l'amusa beaucoup. Clairement ça avait dû être assez surprenant de la voir ainsi se mettre à courir aussi vite. Et surtout, sauter ainsi sur le sol... M'enfin bon, au moins son amie prenait ça avec le sourire. Non elle n'avait pas cherché à la fuir. Mais ces derniers temps, son instinct de survie se réveillait avec force, lui intimant de se débattre avec la réalité et de faire en sorte de rester en vie. C'était ainsi et il fallait faire avec. Pour autant, il était hors de question aux yeux d'Ems que la situation se termine là-dessus. Elle était certes couverte de terre et de tomates mais toujours capable de reprendre une conversation tout à fait normale. Du moins, aussi normale que possible. Emily relança donc le tout comme si de rien n'était et rit de bon cœur face à Kezabel qui non seulement était entrée dans son jeu mais qui en plus avait de nouveau dédramatisé la situation avec une pointe d'humour. Même lorsque son rire se calma, Ems conserva un sourire sur le visage. Elle observa la jolie blonde sortir sa baguette magique et hocha la tête alors qu'elle lui demandait silencieusement l'autorisation de soigner son genou blessé. Emily n'avait aucun souci avec l'utilisation médicale de la magie. Elle connaissait bien et n'avait pas les mêmes craintes que quelqu'un comme Cameron. Elle regarda donc son genou reprendre un aspect plus correct avant de remonter son regard, en douceur, vers Kezabel.

« Tu donnerais presque envie de se blesser plus souvent... »

Emily afficha alors un sourire plus malicieux. Oui ce qu'elle disait n'était clairement pas anodin, Ems savait très bien dans quel sens Kezabel pouvait interpréter cette phrase et quelque part, cela ne la dérangeait pas. Pourquoi être sérieuse ? Pourquoi refuser de s'amuser de ce genre de choses ? Les deux filles s'étaient connues dans l'intimité et si elles ne savaient pas où cela allait les mener, en profiter, s'en amuser, c'était une bonne chose. Alors quand Kezabel enchaîna en lui demandant si elle s'était blessée autre part, Emily se mordit la lèvre, souriant toujours. Elle avait faillit faire une nouvelle réflexion mais la jolie blonde avait enchaîné et elle s'était retenue.

« Bon, on n'a qu'à dire qu'on est à égalité alors. »

Un sourire plus doux s'était cette fois affiché sur le visage d'Emily. Ce n'était pas la peine que les deux jeunes femmes passent leur temps à refaire ce qui avait déjà été fait. Autant avancer, passer à la suite. Et à ce regard qu'elle posait sur elle. Emily avait senti un léger frisson l'envahir. Le compliment de Kezabel n'était pas anodin. Il lui faisait plaisir, très sincèrement. Et puis, le fait qu'elle la regarde ainsi, avec de l'estime... Oui c'était assez particulier, assez fort. Et ça faisait du bien. Ems se sentait vivante et importante et clairement, elle n'avait pas envie de laisser cette sensation s'échapper si facilement.

« Merci. »

Ce mot était sincère. Emily ne se sentait pas assez confiante, assez sûre d'elle pour insister sur ce sujet. Mais ce compliment lui faisait du bien et il fallait que Kezabel le sache. Elle la regardait donc le sourire aux lèvres. Jusqu'à ce qu'elle se rende compte que son regard était peut être un peu étrange et elle détourna les yeux, le plus naturellement possible. Son regard se porta alors sur ses vêtements complètements tâchés. Elle avait clairement pas l'air maline comme ça. Elle remonta alors presque timidement la tête vers son amie.

« Je crois que je ne suis pas blessée ailleurs par contre il faut bien avouer que j'ai pas l'air très maline comme ça... »

Emily rit légèrement avant de se décider enfin à se relever. Elle put alors constater l'ensemble des dégâts. La jeune femme commença à s'épousseter. Elle parvint à enlever une partie de la terre qui avait décidé de s'accrocher avec force sur ses vêtements mais ça restait insuffisant. La tomate coulait, la terre était incrustée. C'était dramatique. Cela n'empêcha cependant pas Emily de passer son doigt sur un peu de tomate avant de le porter à sa bouche.

« C'est dommage, elles étaient bonnes en plus ! »

Nouveau rire du côté de la jeune femme. C'était étrange, cette sensation qu'elle ressentait avec Kezabel. Elle se sentait libre, elle pouvait dire et faire ce qu'elle voulait. Et en même temps, il y avait ce léger nœud au fond de son estomac, cette toute petite chose qui lui donnait envie d'être drôle, d'être agréable, d'être sous son meilleur jour en quelque sorte. Alors peut être que c'était ridicule, peut être qu'elle en faisait un peu trop mais c'était plus fort qu'elle. Cette petite voix au fond de son âme lui disait d'agir de la sorte.
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MessageSujet: Re: Même pas peur ? [PV Kezabel]    Lun 24 Avr 2017 - 22:32

- Tu donnerais presque envie de se blesser plus souvent...

Celle-là, je ne l’ai pas vu venir et je dois avouer qu’elle m’a touchée là où il le fallait, de la façon qu’il le fallait. Le rouge me monte légèrement aux joues alors que je lui accorde un sourire tout aussi malicieux qu’elle. Inutile de préciser que je sais parfaitement de quoi elle parle mais surtout du sous-entendu qu’elle me fait.
Sous-entendu qui, blague à part, me plait bien.
La discussion se poursuit et Emily semble se calmer au fur et à mesure, de secondes en secondes. Je lui change les idées et surtout, lui rappelle à quel point elle gère parfaitement son nouveau rôle de préfète. Je commence à mieux la cerner, la connaitre et la comprendre et derrière ses sourires, ses plaisanteries, il m’arrive parfois de voir à quel point elle manque cruellement de confiance en soi. Je connais une partie de son histoire, résultat d’une situation chaotique où nous avons tous les deux soufferts, et me dis que ça ne doit pas sortir de nulle part.
Comment pouvons-nous rejeter une personne aussi merveilleuse qu’Emily ?

- Merci.

J’hausse les épaules pour lui signifier que ça n’est rien, que tout ça est la pure vérité à mes yeux. Un silence s’installe, léger puis finalement « étrange ». Je sens le poids du regard d’Emily sur moi et relève les yeux. Je ne dis rien, me contente de la regarder en retour, la détailler. Et ressentir cette chaleur se manifester au creux du ventre de voir… CE regard sur moi. Cette façon de le faire que je ne saurai décrire mais qui me provoque un million de papillon dans le ventre.
Elle détourne les yeux, mon sourire s’élargit pour ensuite constater l’état de ses vêtements.

- Je crois que je ne suis pas blessée ailleurs par contre il faut bien avouer que j'ai pas l'air très maline comme ça...

Elle se relève et j’en fais de même en la regardant la plus attentivement possible, comme si je l’observais pour définir quelque chose, l’air faussement songeuse.

- Hm, non je trouve pas ! Ça te donnerais même des allures d’aventurières comme ça. Un genre de Lara Croft.

Autant être honnête, il y a pire comme comparaison.
Je me suis retenu d’ajouter le mot « sexy » à aventurière, mais passons.
Emily tente tant bien que mal d’enlever la terre incrustée à ses vêtements et je ne retiens pas un ricanement amusé, voir gentiment moqueur. Il suffit aussi de repenser à son vol plané qui, avec du recul, avait tout pour être comique.
La jeune femme finit par prendre du bout du doigts un peu de tomate qu’elle a éclatée un peu plus tôt sous son poids pour finir par le porter à ses lèvres.

- C'est dommage, elles étaient bonnes en plus !

Impossible de savoir exactement ce qu’il se passe chez moi alors que je la regarde faire et que je l’entends rire, moi-même affublé d’un sourire amusé. Epuisée de la garde ou non, ca ne change rien à ce feu que le rire d’Emily me provoque au creux des intestins, cette chaleur si agréable, presque téméraire.
Et comme toutes les fois où j’ai passés ces heures, voir ces jours avec la jeune femme, j’agis avec tout le naturel du monde. Je franchis le seul pas qui nous sépare et dépose mes lèvres sur les siennes, une de mes mains sur son bras alors que je goutte par la même occasion à la saveur sucré/salé du jus de tomate dégusté un peu plus tôt.
L’échange ne dure pas longtemps, quelques secondes tout au plus, mais je prends soin de le savourer, d’appuyer mon baiser légèrement avant de m’écarter en douceur, sourire malicieux aux lèvres.

- Effectivement, elles étaient bonnes.

J’ai beau affiché ce sourire, je n’en demeure pas moins tremblante. Un peu intimidée aussi, peut-être, par ce geste presque provocateur ou tout simplement naturel.
Je regarde autour de moi et agite ma baguette pour arranger tout ce qu’Emily a détruit durant sa chute et j’arrive même à redonner une nouvelle vie aux tomates les moins endommagées. Je range ma fidèle alliée dans la poche interne de ma veste en Kevlar avant de reporter mon attention sur Emily.

- Je reviens d’une longue garde… Je jette un œil sur l’état de mon pantalon et de mes rangers qui sont légèrement salit pour avoir crapahuter dans des zones un peu terreuses. Et je t’avoue que je ne serais pas contre un bain dans la salle des préfets.

Puisque nous avons le droit à des privilèges, pourquoi ne pas en profiter ? Je glisse mes mains dans les poches de ma veste tout en fixant Emily.

- Tu m’accompagnes ? J’hausse un sourcil. Prendre un bain, j’entends. Pas que tu en as besoin… mais presque.

J’écrase un rire léger, taquin. Si j’attends à ce qu’elle accepte… je mentirais si je disais non. Tout comme je mentirais si je disais que je n’affichais pas un regard et un sourire provocateur envers Emily. Je n’ai pas trop cherché à comprendre ce qu’il se tramait vraiment entre nous deux, si tous ces moments partagés avaient un véritable sens, tout comme le fait de se sentir si bien en sa présence, si apaisée, si … à l’aise. Ses sourires, rires et même parfois ses silences m’évoquent des choses positives, me reposent parfois. Emily est l’allumette qui embrase l’essence d’une vie.
Et donc ici, la mienne.

- Je me dis que quitte à avoir des privilèges en tant que préfète, autant en profiter. Après, tu n’es pas obligé d’accepter. Je comprendrais si tu avais un autre rancard prévu avec un autre plan de tomates.

Toujours ce sourire alors que j’attends patiemment, mains dans les poches de ma veste.
Un poil nerveuse, je crois.
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MessageSujet: Re: Même pas peur ? [PV Kezabel]    Mar 25 Avr 2017 - 10:28

Avoir l'air d'une aventurière ? Oh techniquement, ça ne déplaisait pas à Emily. Surtout que la référence citée par Kezabel était loin d'être repoussante, bien au contraire. Ems avait traîné avec suffisamment de moldus pour savoir que Lara Croft était connue pour ses talents d'aventurière mais aussi pour son sex appeal. Est-ce que c'était un hasard ? Elle en doutait fortement mais ne releva pas, affichant un sourire presque timide. Oh pas de méprise, cela ne la dérangeait pas que Keza dise ce genre de choses, bien au contraire ! Cela créait toujours des petits frissons chez elle et elle n'allait pas s'en plaindre. Simplement, il fallait du temps encore avant qu'elle ait l'assurance de jouer avec ça. Mais ça viendrait peut être... Enfin, elle n'était pas complètement bloquée pour autant et elle devait bien avouer que la façon qu'elle avait eu de goûter la tomate comme ça pouvait paraître aguicheuse. Ce n'était pas complètement volontaire mais bon. En tout cela, cela avait apparemment donné des idées à la jolie blonde qui s'approcha d'elle et vint l'embrasser. Emily savoura chaque instant de ce baiser et quand Kezabel s'éloigna d'elle, elle resta quelques instants les yeux encore clos, comme si elle pouvait encore sentir le contact de ses lèvres. A chaque fois, c'était la même sensation... Emily rouvrit lentement les yeux pour les poser sur le regard de Kezabel qui la fit légèrement rougir. Pourtant elle ne se détourna pas, parce au final, tout ça lui plaisait.

« La prochaine fois j'irai en cueillir au lieu de sauter dedans... »

Petit sourire du côté d'Ems. C'était fou comme par moment elle pouvait se retransformer en petite fille timide... Elle observa Kezabel remettre de l'ordre dans tout ce bazar en silence. Elle aimait observer la magie, malgré tout ce qu'il s'était passé, cet attrait n'avait pas changé. Surtout lorsqu'elle était utilisée pour faire des choses aussi simples et aussi bénéfiques. Elle laissa donc ses pensées vagabonder sur les plans de tomates qui reprenaient un aspect normal pour ne reconnecter qu'au son de la voix de Kezabel. Un bain ? Au début, ne se doutant de rien, Emily se contenta d'hocher la tête en souriant. Clairement, cela lui ferait du bien de pouvoir se détendre après une garde. La jeune femme allait d'ailleurs embrayer dans ce sens quand Keza repris la parole pour l'inviter à venir avec elle. Et là, forcément... Elle se mit à rougir. Son amie venait de faire une petite blague, ce qui lui permettait de se raccrocher un peu aux branches mais oui, l'assurance d'Emily ne cessait de jouer au yo-yo et c'était assez drôle, vu de l'extérieur bien sûr.

« Tu n'aimes pas mon nouveau style terre et jus de tomates ? »

Emily accompagna Kezabel dans son rire. Ça pour dire des conneries, elle était toujours au rendez-vous ! L'humour avait toujours été un refuge pour elle, face à de nombreuses situations. C'est un moyen d'éviter ce qui nous effraie. Pour autant, Ems n'avait pas réellement envie de prendre la fuite dans cette situation. Simplement, ce n'est jamais évident d'assumer sa maladresse, d'assumer qu'on est pas si à l'aise que ça... Mais elle avait l'impression qu'avec Kezabel elle pouvait le faire. Parce qu'elle l'invitait à le faire en douceur.

« Mmh... Je crois que les légumes vont devoir se passer de moi pour le moment ! »

Emily afficha alors un sourire plus assurée et se dirigea vers sa guitare qu'elle avait temporairement abandonnée dans l'herbe. Elle la rangea alors dans sa pochette, avec les partitions et autre et jeta le tout sur son épaule avant de retourner auprès de Kezabel.

« Je suis prête ! »

Et hop, elles étaient en route ! Emily devait bien avouer qu'au fur et à mesure que les deux demoiselles approchaient de la salle de bain des préfets, son estomac se nouait un peu. Elle était un peu stressée mais dans le bon sens. Elle n'avait pas envie de fuir en courant, elle n'avait pas envie d'éviter cette situation. Elle y allait tout droit mais elle savait qu'une partie d'elle serait craintive. Elle ferait avec. Parce qu'en compagnie de Kezabel, elle se sentait bien et les questions n'avaient plus lieu d'être. Alors sur tout le trajet, elle lui demanda de lui parler un peu de sa garde, cherchant à savoir si ça n'avait pas été trop dur pour elle après ce qu'il s'était passé. Emily n'était pas encore prête à parler vraiment de la terreur qu'elle avait ressenti la veille. Ou plutôt, elle n'avait pas envie de le faire là tout de suite. Plus tard sans doute, mais le moment était trop joyeux pour qu'elle vienne tout gâcher avec ses vieux démons. Elles avaient bien le droit de profiter un peu de la vie et de faire comme si tout allait pour le mieux, pour une fois ? Heureusement pour elle d'ailleurs, aucun Détraqueur ne se trouva sur leur chemin et elles purent arriver devant la salle de bain sans encombres. Emiy adressa alors un petit sourire à Kezabel et sans un mot, elles entrèrent dans la salle de bain. Emily laissa son regard se promener sur la pièce alors qu'une étrange sensation était en train de s’emparer d'elle. L'envie de passer ce moment avec Kezabel et cette petite appréhension. Oui cette petite appréhension à l'idée de se mettre nue face à elle. Ce n'était pas la première fois non, mais étrangement, là ce n'était pas dans le feu de l'action et elle avait l'impression de redevenir une petite gamine timide.

« Tu as une préférence pour les types de bains moussants? »

Emily venait de poser sa guitare contre le mur, mains dans les poches, son regard était tourné vers Kezabel, un sourire planté sur le visage. Elle ne cachait pas sa timidité, ça ne servait à rien mais elle voulait montrer aussi, qu'elle était contente d'être là, qu'elle était juste... Elle.
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MessageSujet: Re: Même pas peur ? [PV Kezabel]    Mar 25 Avr 2017 - 18:57

Intervention Maitre du Jeu



Elle se repose, elle est tranquille, en paix et dans le calme. Les yeux clôt elle réfléchit aux paroles qui franchiront les barrières de ses belles lèvres lorsque l'inspiration se manifestera. Puis elle chantera. Pour elle, pour celui ou celle qui franchira la porte de cette pièce enchantée. Le clapotis de l'eau la berce, elle pense à ses sœurs, à l'ivresse ... Comment est-ce qu'un vitrail pourrait appréhender cette sensation ? Ne sous-estimez jamais la Magie, jeunes gens.

Son sourire s'étire, elle ne se retourne pas, n'ouvre pas les yeux, mais elle sait déjà qu'elle n'est plus seule ici. Deux voix, deux jolies voix, l'une d'entre elle lui semble ... chantante, comme la sienne. Elle tourne un peu la tête, discrètement, puis les aperçoit. Deux jeunes femmes, belles comme le jour, dont il émane une alchimie impossible à ignorer. Elles semblent timides, un peu de rouge sur les joues de l'une d'entre elle parfois et l'assurance de l'autre, plus téméraire, plus ... affirmée. Plus femme, peut-être, mais ça n'est qu'une question de perception. Et de temps, peut-être.

Elle le sait, elle le sent, elles n'en ont pas besoin, mais elle ne peut s'en empêcher. Elle chante, la mélodie s'évade dans les airs et c'est leur histoire qu'elle raconte, ce qu'elles dégagent l'une et l'autre en cet instant. La sirène s'inspire de ce qu'elle voit, de ce qu'elle ressent ... Toutes ces émotions qui étourdissent ... Oui, cet émoi, c'est inspirant. Le rouge va t-il s'emparer à nouveau des joues de celle qui semble être la plus jeune ? Les mots qui résonnent comme une mélopée dans cet espace intime pourraient peut-être l'y pousser ... Puis tout s'arrête, cela n'aura duré que quelques instants.

« Vous êtes inspirantes mes demoiselles. »

Juste un sourire alors qu'elle tourne juste ce qu'il faut son visage vers elles. Puis elle se fige de nouveau, leur tournant toujours le dos, yeux clôt à nouveau, les laissant dans ce silence bercé par le clapotis de l'eau et les battements de leurs deux cœurs.

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MessageSujet: Re: Même pas peur ? [PV Kezabel]    Mer 3 Mai 2017 - 0:17

- Tu n'aimes pas mon nouveau style terre et jus de tomates ?

J’éclate de rire alors que je l’ausculte de la tête aux pieds, d’un air concerné, comme si elle me demandait mon avis sur sa nouvelle tenue.
Ce qui est à peu près le cas, en réalité.

- Ah si, je te l’ai dit ça te donne un air de Lara Croft…. Mais je préfère la Emily en-dessous de cette couche de terre et de tomates.

Même si avec ou sans, elle n’en reste pas moins attirante.
Oui, j’ai dit attirante. A quoi bon masquer la réalité et la réfuté lorsqu’elle se présente avec pareille évidence ? Je ne cherche pas plus loin, certes, mais ça ne m’empêche pas pour autant d’admettre certaines choses. Comme le fait que tout paraissait si simple, si facile, si agréable avec elle. Et ça faisait un moment que je n’avais pas ressenti pareille légèreté. Les moments avec Riley ne comptent pas, ils sont totalement à part. Chaque instant passé avec ma meilleure amie est un second souffle, une seconde vie. Je ne sais pas comment je vivrais mon existence au château si elle n’était pas là. Sans ses rires, sans ses conneries, sans nos soirs voir nuits à discuter, bitcher, se confier sur la peur de l’avenir, du présent. Des examens, des amours, de la vie tout court. Sans nos heures passées à refaire le monde.
Elle est mon âme sœur, une personne unique que je ne saurais trouver nulle part ailleurs.

Avec Emily, les choses sont encore différentes. Une légèreté qui me rappelle mes années adolescentes où tout semble si facile, si paisible. Les moments avec elle ont un goût d’été, de vacances, de tranquillité. Une nostalgie que vous pouvez goûter et regoûter sans craindre d’en souffrir. Elle m’évoque un tas de chose que je pourrais décrire alors que je la regarde, que je parle avec elle, que je la touche, l’embrasse. Des frissons que la brise d’un doux crépuscule soulève sur l’avant de nos bras. La douceur d’une après-midi passé aux bordures d’une clairière.
Je la regarde bouger, s’agiter, ranger sa guitare dans sa pochette alors qu’elle m’annonce qu’elle est prête.
Prête à quoi déjà ?
Ah oui, le bain. Que je lui ai moi-même proposée. J’esquisse un sourire entendu et commence le chemin vers le château, à ses côtés. Je dézipe ma veste, la chaleur commençant sérieusement à me taper sur la nuque et le creux du dos. Je lâche un soupire se soulagement en me massant brièvement le cou, me sentant tendu de haut en bas par la fatigue et les « efforts » fournis durant la garde.
Emily engage la conversation sur cette garde justement, me demandant si ça n’était pas trop dur après ce qu’il s’était passé avec les Détraqueurs. Dire non serait mentir mais nous pourrions vivre pire. C’est ce que je lui explique, en lui disant que ça me permettait aussi de me rendre utile, de ne pas tourner en rond dans ma salle commune, frustrée de ne rien pouvoir faire. J’ai besoin d’action, de bouger, d’être sur le plus de front possible.
Certainement pas la meilleure solution, d’ailleurs. Mais je n’y suis pour rien, je suis d’un caractère qui a besoin de ça. Mais je sais aussi qu’il va falloir que je freine la cadence à un certain moment, d’autant plus que je sens parfois que je tire un peu trop sur la corde.
Bref, peu importe, c’est pas la question.
Non, celle qui se pose est beaucoup plus existentielle…

- Tu as une préférence pour les types de bains moussants?

Nous sommes déjà arrivées dans la salle de bain, Emily laissant sa guitare glissée au sol alors que je me débarrasse déjà de ma veste que je laisse tomber sur le sol, près d’un pilier, me défaisant par la même occasion de mon pull léger que j’avais prévu pour la nuit et qui, maintenant, me donne bien trop chaud. Je me tourne vers Emily pour lui répondre et constate une chose qui ne m’avait pas encore sautée aux yeux. Elle ne semble pas avoir la même assurance que les autres fois, comme si quelque chose l’intimidait, la troublait.
La situation ? Peut-être que je n’aurai jamais dû lui proposer un bain comme ça… et après réflexion, j’ai peut-être été un peu conne de faire ça, comme ça. Sans préambule. Si notre nudité n’a jamais été un problème les nuits - … ou après-midi, parfois, je l’avoue – passées ensembles, il n’en est pas de même lorsque nous nous retrouvons dans un contexte… disons neutre. Mais son sourire ne m’échappe pas non plus. Un sourire que je partage, confiant.

- Hm… Non ! Je regarde les tuyaux un à un, observant les « parfums ». J’ai l’impression de me retrouver devant un glacier avec toutes ces odeurs en portée de main ! Je me penche en avant, reportant ensuite mon regard vers Emily. Je te laisse le choix entre la mûre et … odeur des bois !

Je m’approche d’elle en douceur… avant d’être coupé dans mon élan, alors que je me trouve face à Emily. Un son, une voix. Du cristal, d’une magnificence absolue. Je me tourne, scrute la pièce à la recherche de cette beauté audible, de cette chanson merveilleuse qui résonne désormais entre les murs…. Et qui me touchent.
Une sensation, là, au creux du ventre. Au creux du cœur. Une chaleur qui se diffuse du creux de la poitrine jusqu’au reste de mon corps. Les paroles s’évadent de la sirène qui chante l’histoire de deux êtres, deux femmes, l’une affirmée, l’une intimidée. L’une inspirant la maternité, l’autre le courage et l’audace. Mais en elles deux résident un sentiment commun, unique. Une alchimie mutuelle, l’une pour l’autre.
Chaque mot chanté me frappe un peu plus sans pour autant me laisser porter par cette petite voix, là au fond de mon crâne qui me dit que tout ça devrait m’interpeller. Ma conscience préfère pour l’instant profiter pleinement de ce chant absolument merveilleux et touchant, qui ne me laisse absolument pas indifférente. Comme si les paroles pénétraient mon âme, d’une quelconque façon. Un émoi est évoqué, étourdissant parait-il.
Ca ne dure que quelques instants, presque à mon plus grand regret alors que mes yeux ne cessent de fixer cette sirène aux cheveux magnifiques.

- Vous êtes inspirantes mes demoiselles.

Je me redresse légèrement, fronce les sourcils et la vérité me rattrape, me frappe. La conscience s’éveille de nouveau et me font prendre raison que ces qu’elle chantait était… notre histoire ? Nos émotions, ce que nous lui évoquions. Le silence s’installe en douceur, le vitrail retrouvant ainsi sa stature inflexible, sirène présentée de dos. Et mon cœur tambourine plus fort dans ma poitrine, plus vite que la normal alors que ses paroles résonnent encore en moi, prenant ainsi tous leurs sens.
Un sens qui n’est pourtant pas si surprenant, finalement.

- C’était magnifique…

Un murmure, un souffle encore troublé m’échappe. Les émotions sont vivaces, une boule dans la gorge me donne l’impression que je pourrais pleurer tant je suis touchée de voir que la Sirène ait prit la peine de chanter… pour nous. Je sens toujours ce frisson, cette sensation si agréable au creux du ventre malgré l’appréhension, la prise de conscience de ce qu’il se passe, dans cette pièce. Je ne dis pas que j’ai une soudaine révélation mais d’entendre ainsi ses sentiments formulés avec autant de précision est troublante…
Et ce qu’il l’est encore plus, c’est d’apprendre les émotions de l’autre.
Je me tourne cette fois vers Emily, croisant en douceur son regard alors qu’à peine deux mètres nous séparent. Si la sirène a merveilleusement bien chanté ce que je pouvais visiblement éprouvée sans me l’avouer, il en est de même avec Emily dont les joues sont rouges. Incroyablement gênée. Je ne peux m’empêcher de sourire, ni m’empêcher de formuler ces quelques mots.

- C’est vrai ?

Timbre doux, presque un murmure que je ne lui adresse qu’à elle. Comme si j’avais peur quelque part de briser cette magie qui est née à la seconde où la sirène s’est mise à chanter pour nous.

- Ce qu’elle nous a chanté, c’est la vérité ?

Peut-être pas la meilleure idée de lui poser la question mais finalement… pourquoi pas ?
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MessageSujet: Re: Même pas peur ? [PV Kezabel]    Mer 3 Mai 2017 - 22:07

Une enfant devant un glacier ? Cette image plaisait bien à Emily. C'était un souvenir doux, pour beaucoup d'enfants, cela soulignait l'idée que le moment qu'elles étaient en train de partager pouvait être quelque chose d'aussi simple que ça. Elles pouvaient vivre un petit moment à la fois doux et tendre. Ems aimait cette idée et elle se glissa très vite dans le costume de la petite fille alors qu'elle attendait que Kezabel lui donne des indices sur ses parfums préférés. Mûres ou odeur des bois ? Un choix intéressant. La cracmolle posa une doigt sur son menton, levant exagérément les yeux au ciel, signe qu'elle était en train de réfléchir. La mûre ça avait un côté gourmand, rappelant des petites friandises. L'odeur des bois c'était... Champêtre. Ça éveillait son côté sauvage, son côté fille de la nature qu'elle n'avait malheureusement pas eu beaucoup de fois l'occasion de développer. Si elle pouvait, Emily aurait bien aimé partir à l'aventure, sac sur le dos, sous une tente, aller à la rencontre des gens et des paysages. Mais bref, elle s'égarait.

« Je vote pour odeur des bois. J'ai bien envie de m'imaginer au milieu d'une jolie forêt. »

Emily voyait presque les arbres apparaître autour d'elles. Elle avait parfois du mal avec son imagination débordante qui pouvait la faire changer d'humeur à une vitesse hallucinante mais là, elle appréciait. Pouvoir avec quelques mots et une odeur à venir se projeter dans un univers plus doux. Kezabel se rapprochait d'elle et son sourire se fit plus franc. La cracmolle était presque en train d'oublier sa petite pointe de stress. Les choses se feraient en douceur, elle en était sûre. Avec Keza, tout irait pour le mieux, elle n'avait plus peur. Presque. Il suffisait que la jeune femme se rapproche encore un peu... Sauf qu'une voix interrompit son mouvement. En même temps qu'elle, Emily se tourna vers la sirène qui se trouvait dans un vitrail. Cette dernière les regardait, elle n'avait pas remarqué jusque là. La sirène se mit à chanter. La mélodie était très belle et la voix de la sirène était tout aussi sublime. Et les paroles... Emily avait mis un peu de temps à s'y attacher, habituée à se laisser emporter par la mélodie d'abord. Mais lorsqu'elle comprit... Le rouge lui monta aux joues pourtant, elle ne détourna pas son regard, toujours fixée sur cette sirène. Les mots coulaient, glissaient en elle sans qu'elle n'arrive à s'arrêter pour les analyser même si, elle sentait bien qu'elle les comprenait bien.

Quand la mélodie s'arrêta, Emily n'avait pas bougé, seules ses joues témoignaient de tout ce que cela avait provoqué en elle. Inspirantes ? Ems observa la sirène qui se tournait pour leur montrer de nouveau son dos. Kezabel avait lâché quelques mots dans un souffle. La cracmolle ne savait toujours pas si elle devait bouger ou pas. Elle le fit par réflexe, se tournant vers Keza de la même manière qu'elle. Elle se rapproche et Emily ne peut pas faire taire le feu qui lui brûle les joues. Vrai ? Ce ne fit qu'aggraver ses rougeurs. Elle avait chaud, la bouche sèche et les intestins noués. Ses paroles étaient-elles le reflet de la réalité ?

« Je sais pas... »

Emily avait sorti ces mots là par réflexe alors qu'elle se sentait complètement gauche à se tenir là, debout, les joues toutes rouges. C'était ridicule. Cette sirène avait mis le point sur ce qui émanait d'elles. Ems ne pouvait nier que dans ce qu'elle disait, elle se retrouvait. Elle était maladroite dès qu'on arrivait sur le sujet des sentiments amoureux, encore mal à l'aise avec ce grand besoin de se sentir réconfortée. Encore un peu enfant et pourtant ayant traversé des épreuves d'adultes. Kezabel, elle, elle semblait plus prête, plus sereine. Comme si elle se connaissait mieux. Et entre elles, tout était simple, tendre et un peu fougueux aussi. Qu'est-ce que ça voulait dire ? Elle n'en savait rien, mais elle ne pouvait nier, tout ça était loin d'être une invention. Un petit rire échappa à Emily.

« En fait, je crois que oui... C'est la vérité. »

Emily avait alors franchit la distance qui la séparait de Kezabel. Sa main se posa sur sa joue et, tout en douceur, elle alla l'embrasser. Par ce baiser, elle cherchait à lui montrer ce que ce chant avait provoqué en elle, toutes les images qui défilaient dans sa tête, toutes les émotions qui l'agitaient. Elle n'avait pas de mots, elle était mal à l'aise avec l'idée de se lancer dans un discours sur ce sujet là. Mais elle ne voulait pas fuir ce qu'elle ressentait, elle ne voulait pas fuir la douceur de ce moment. Alors ce baiser, il en disait bien plus que ce qu'elle aurait été capable de formuler. Il en disait plus que ce qu'elle même arrivait à conceptualiser.

Ems se recula avec douceur. Elle prit quelques secondes pour observer Kezabel. Un instant hors du temps, son regard dans le sien, un sourire aux lèvres, sa main contre sa joue. C'était comme un prolongement de la chanson de la sirène, comme le reflet de ce que cela avait provoqué sur elle. Quelques instants de magie, jusqu'à ce qu'Emily sente que le rouge allait lui revenir aux joues. Elle se recula alors lentement avant de se mettre à gambader, oui oui, gambader en direction des robinets. Elle choisit celui qui portait l'inscription « Odeur des bois » et l'ouvrit en même temps qu'un autre contenant simplement de l'eau à la parfaite température pour un bain. Elle retourna ensuite auprès de Kezabel, grand sourire, enfantin, sur le visage.

« Prête à plonger dans les bulles ? »

Emily ne fuyait pas la situation. Simplement, dans son esprit tout allait très vite. Et pouvoir afficher ce regard enfantin, cette candeur face à Kezabel, c'était une manière de donner du crédit à ce que la sirène avait chanté. Ems c'était la fille forte, endiablée, folle... Face à son amie, elle devenait aussi enfantine, naïve voire fragile. Et ça n'avait pas d'importance, elle ne voulait pas que ça en est. Elle parvint alors à retirer son haut, se retrouvant en soutien-gorge face à son amie.

« J'vais être plus rapide que toi ! »

Elle se mit à rire. Un peu de rouge aux joues... Elle enleva le reste des ses vêtements en un clin d’œil avant de courir se plonger dans le bain. L'avantage avec une école de magie, c'était que tout semblait se faire à une vitesse hallucinante et surtout, dans la plus grande simplicité.
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MessageSujet: Re: Même pas peur ? [PV Kezabel]    Lun 15 Mai 2017 - 17:21

- Je sais pas…

J’appréhendais et peut-être que j’avais raison de le faire. J’aurai peut-être dû m’abstenir de poser la question comme ça, même après le discours de la sirène qui m’a mise en confiance. Si elle nous a chantée tout ça, ça n’est pas pour rien mais peut-être qu’Emily n’est pas prête à l’avouer, pas prête à vivre quelque chose … pas prête tout court. Et je me sens un peu stupide là, d’un coup. Avec tout ce qu’il se passe ces derniers temps, j’aurai dû simplement me contenter de ce que nous nous offrons, sans chercher plus loin.
Je pince les lèvres une fraction de seconde, m’apprêtant à ouvrir la bouche pour lui dire que ça n’était pas grave, chaque chose en son temps. Parce que du temps, nous en avons suffisamment devant nous pour voir venir les choses, non ?

- En fait, je crois que oui... C'est la vérité.

J’ai clairement la sensation de mon cœur chutant à mes pieds alors qu’Emily me coupe l’herbe sous le pied avec ces quelques mots pour ensuite de nouveau me surprendre alors qu’elle franchit la maigre distance qui nous sépare toutes les deux pour m’embrasser. Sa main sur ma joue, ses lèvres contre les miennes, je retrouve pleinement toutes ces sensations qu’elle seule me transmet. Et dans cet échange, je sens quelque chose de nouveau, de plus… parlant. Il y a quelque chose dans sa façon de faire qui me parle, qui me soulage, alors que mes mains attrapent en douceur ses hanches, répondant à son échange, lentement, prenant mon temps pour m’imprégner de cette saveur qui ne cesse de me combler.
Un sourire étire mes lèvres, le cœur en fête. Clairement. Et ce baiser suffit à répondre à bien plus de questions qu’une série de mot. Je sais qu’Emily n’est pas de ce genre-là, à tenir de grand discours sentimentaliste mais je pense que les mots de la sirène couplés à ce geste me suffisent largement.

Emily s’écarte en douceur, m’observant et je lui souris tranquillement, toujours mes mains sur ses hanches. Si tout pouvait être aussi simple que ce moment, je crois que ça changerai bien plus d’une vie. Sa main contre ma joue, je m’y repose, sentant la chaleur de sa paume contre ma peau. C’est un moment que l’on partage, hors du temps. Quelque chose de particulier et qui me rend tout simplement heureuse comme je ne l’ai pas été depuis quelques semaines. Je ne dis pas que je suis folle amoureuse d’Emily mais il y a quelque chose que je ne peux pas nier, que je ne peux pas refouler. Je crois que je pourrais rester comme ça, près d’elle, encore de longues minutes.
Pourtant, elle s’écarte et je la laisse faire à contre-cœur alors que je la regarde gambader, haussant les sourcils. Je l’observe allumer les robinets sans jamais me détacher de mon sourire avant qu’elle ne me regarde, expression enfantine sur le visage.

- Prête à plonger dans les bulles ?
- Mais je n’attends que ça !

A la regarder faire, à NOUS regarder faire, j’ai l’impression de vivre l’histoire changée par la sirène, que tout ce qu’elle nous a conté se matérialise soudain sous nos yeux sans que nous le voulions forcément. Tout est naturel, tout est spontané et de voir Emily soudainement plus sereine, plus à l’aise.
Et visiblement plus spontanée puisqu’elle n’hésite pas à se débarrasser de son haut pour se retrouver en soutien-gorge devant moi.
Et après on se demande pourquoi j’ai du mal à lui résister … Cette femme est absolument sublime, de la tête aux pieds, du cœur au corps.

- J'vais être plus rapide que toi !
- C’est ce qu’on va voir Miss J’écrase-les-plants-de-tomates !

Je joue le jeu aussitôt, retirant rapidement ma veste, mon haut mais Emily se retrouve déjà avec son jean en moins… Et j’ai à peine le temps d’enlever le mien qu’elle se jette déjà dans le bain, nue comme un verre.
Oui, bon… pour la rapidité on repassera, j’ai compris.
Je me hâte malgré tout à retirer le reste de mes vêtements et à la rejoindre en prenant mon élan.

- BOMB-GIRL !

Bonjour, j’ai présentement cinq ans.
J’éclabousse certainement tout ce qui se trouve autour de moi mais n’en prête pas attention alors que mon corps plonge dans ce bain chaud aux odeurs de forêts. J’ai l’impression d’être en pleine clairière, le bruit des oiseaux en moins mais il suffit d’un peu d’imagination pour réellement se plonger dans une ambiance. Maman me le répétait souvent, que je pouvais embellir bien des choses avec ce qui se trouvait dans ma tête.
Je retrouve la surface, inspire une bouffée d’air en éclatant de rien, mon chignon tenant par miracle alors que quelques mèches de cheveux me barrent le visage. Je les ramène en arrière, refait ma coiffure rapidement pour lui donner plus d’aplomb et me rapproche d’Emily sourire aux lèvres.

- Ok, une chose est sûre c’est que j’suis pas faite pour être pompier. Je serais encore entrain d’enfiler mon uniforme que trois maisons prendraient feu.

J’éclate de rire à nouveau, le cœur léger et l’esprit complètement dopée au bonheur et bien-être. Pour ces quelques minutes d’accalmie, j’ai l’impression que les Détraqueurs ne sont jamais venu nous envahir, qu’ils ne nous ont jamais coller une trouille comme nous n’en avions pas eu depuis longtemps. Que nous sommes pleinement en sécurité, loin des risques, des malheurs et de toutes autres choses négatives qui pourraient nous entourer.
D’un geste, je lui balance un peu d’eau sur le visage avant de m’appuyer sur le bord carrelé de cette baignoire géante, non loin d’Emily.

- Bon, ça veut dire que j’ai perdu et donc, par conséquent que t’as gagné quelque chose ?

Je suis bonne joueuse et je ne suis même pas sûre que ça soit une véritable compétition mais l’esprit est tellement bon enfant que je ne me pose pas réellement la question.

- Mais la question c’est de savoir quoi !
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MessageSujet: Re: Même pas peur ? [PV Kezabel]    Jeu 18 Mai 2017 - 13:16

Emily savait qu'elle allait devoir apprendre à apprivoiser ses sentiments, à les assumer non plus seulement face à elle-même mais aussi avec les autres. Dire ce qu'elle pensait, elle y arrivait mais il fallait toujours qu'elle fasse une blague juste après ou une connerie. Comme si ce regard que Kezabel posait sur elle était trop fort pour elle. Trop intense. Elle avait l'impression d'exploser de l'intérieur, de ne pas pouvoir le soutenir jusqu'au bout et l'humour était alors sa meilleure défense. Cela n'avait rien à voir avec sa sincérité ou la force de ses sentiments. Simplement, elle était encore pudique et pas seulement concernant sa nudité. Mais elle y travaillait et elle sentait qu'avec Kezabel les choses pouvaient se faire en douceur, à son rythme, sans qu'elle ait besoin de se forcer. Cela lui convenait parfaitement. Alors après un moment plein de douceur, elle était repartie sur un terrain qu'elle connaissait mieux, se préparant à se ruer dans le bain. Alors certes elle avait effectué un magnifique plongeon dans les plans de tomates un peu plus tôt mais cette fois elle s'était contentée de rentrer plus en douceur dans l'eau. Pas comme Kezabel. Si cette dernière était à la bourre, son entrée se fit remarquer. La jeune femme effectua une magnifique bombe qui éclaboussa Emily ainsi que les rebords de la baignoire. La cracmolle ne s'en formalisait pas, bien au contraire, elle riait librement.

« Ah bah bravo, on gâche de l'eau Mme la Préfète ! »

Emily se moquait bien sûr, elle déconnait. Un peu d'eau à côté, il n'y avait pas mort d'homme. Mais c'était sa façon aussi de ne pas se laisser absorber par l'idée que Kezabel était présentement nue avec elle dans l'eau. Elle avait connu une situation similaire avec Alec quelques temps auparavant sauf que ça n'avait rien à voir. Elle n'était pas attirée par lui et n'avait ressenti que de la gêne. Alors que là, les émotions étaient multiples et il était presque difficile de faire le tri dans tout ça. D'ailleurs, elle fut comme hypnotisée par Kezabel qui était en train de refaire son chignon. C'était un peu ridicule mais elle avait complètement bugué sur cette vision. Elle ne reprit contact avec le monde réel que lorsque la jeune femme reprit la parole pour faire une blague à son tour.

« Oh dommage ! Je suis sûre que tu serai super sexy en guerrière du feu ! »

Cette fois Emily adressa un clin d’œil, plus enfantin que coquin à vrai dire, à la jeune femme. Elle s'appuya contre le rebord, pas loin d'elle, un sourire flottant toujours sur le visage. Il fallait bien avouer que ce bain était salvateur. La jeune femme sentait toutes les tensions dans son corps en train de se détendre légèrement. Pas complètement, elle aurait bien besoin d'un massage d'ailleurs. Mais avec toutes les émotions difficiles qu'elle avait ressenties ces dernières jours, cet instant de détente était parfait. Et oui, le fait de se faire arroser comme une enfant ne ternissait pas ce tableau, bien au contraire ! 

« Eh ! »

Petite protestation tout de même, pour la forme. Accompagnée bien évidemment d'une riposte tout aussi douce et d'un sourire. Kezabel de son côté était en train d'accepter sa défaite et de signifier à Emily que par conséquent, elle devait avoir gagné quelque chose. Pour le coup, la jeune femme n'avait pas du tout envisagé ça comme ça à la base, il fallait bien l'avouer, mais elle n'allait pas se plaindre. Non clairement pas. Elle posa alors un doigt sur son menton, levant les yeux vers le plafond, faisant mine de réfléchir de manière très intensive.

« Oh je sais ! »

Éclair de génie, Emily avait frappé la surface de l'eau pour signifier qu'elle avait trouvé ce qu'elle allait demander. Sauf que bien évidemment cela provoqua une jolie gerbe d'eau qui l'arrosa tout autant que sa camarade. Son rire se fit de nouveau entendre. Décidément, à ce rythme, elle allait avoir des abdos en béton. Mais au moins, elle avait oublié sa gêne par rapport à la nudité et s'il n'était pas dit qu'elle n'allait pas revenir la titiller encore un peu c'était déjà une étape. Elle se tourna alors vers Kezabel, affichant son air le plus mignon possible.

« Je veux un massage du dos. Il paraît que je suis trop tendue et que j'ai plein de nœuds ! »

Clignant de manière exagérée des yeux, Ems jouait clairement la carte du petit chaton. Concrètement, elle avait gagné et c'était Kezabel qui lui avait proposé quelque chose en échange mais ça n'aurait pas été drôle d'arriver en terrain conquis tout de suite. Elle aimait bien surjouer son côté mignon. Et puis, cela faisait aussi partie du jeu de séduction. Ems n'était pas suffisamment à l'aise avec son corps pour faire la femme fatale. Mais la petite mignonne, ça, c'était clairement dans ses compétences.

« Tu ferais une bonne action pour ma santé en plus ! »

Emily se mordit alors la lèvre pour retenir l'éclat de rire qui pointait le bout de son nez. Oui bon vendre le massage comme un acte charitable voire médical c'était un peu gros mais bon. En tout cas, la jeune femme était très fière de son idée. L'idée que ce massage pouvait ne pas être anodin d'ailleurs était petit à petit en train de se faire une place dans son esprit. Oui clairement au début elle n'avait pas pensé à ça. Un peu de rouge sur ses joues... Heureusement, elle pouvait mettre ça sur le dos du bain et de la chaleur qui se dégageait de l'eau. Pratique.
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MessageSujet: Re: Même pas peur ? [PV Kezabel]    Sam 3 Juin 2017 - 23:21

Super sexy soldat du feu ? Je ne sais pas si j’aurai eu les épaules pour ce métier mais sa réflexion me fait sourire. Pendant longtemps je me suis posée des questions sur ce que je souhaitais faire après mes études ici et je me suis même mise en tête de devenir infirmière, d’agir dans l’urgence, sur le terrain. Puis avec les derniers évènements, être Préfète, mon implication dans la protection du château aux côtés des Gardiens… tout cela à clairement changé mes perspectives d’avenir. Mes envies ont changé, tout comme mes objectifs. Désormais, je suis certaine de ce que je veux même si être Auror est un choix qui est effrayant. Je ne vise pas ce but sereinement, je suis parfaitement consciente des dangers que cela engendre mais je sais aussi ce que je veux.

Mais pour l’instant, ça n’est pas de ma carrière professionnelle dont on parle mais de la victoire d’Emily. Et qui dit victoire, dit récompense.
J’attends qu’elle se décide vu qu’elle semble plongée en profonde réflexion de ce qu’elle souhaite avant de frapper la surface de l’eau, soudainement illuminée par une idée.

- Oh je sais !

Je ferme les yeux, recevant une gerbe de goutte en plein visage avant d’éclater de rire en cœur avec Emily. Tout me parait si simple, si évident. J’ai l’impression que nous vivons un moment hors du temps, comme si nous n’étions plus dans ce château.

- Très bien, je t’écoute !

Emily se tourne vers moi, affichant un air incroyablement adorable qui m’attendri aussitôt…

- Je veux un massage du dos. Il paraît que je suis trop tendue et que j'ai plein de nœuds !
- Rien que ça ?

Je la regarde, hausse un sourcil et sourit d’un air taquin.
Un point pour elle… C’était exactement le bon moment pour profiter de ce genre de chose alors qu’elle est en droit de réclamer ce qu’elle veut. Et à regarder son air mignon, son regard qui vous séduit en quelques battements de cils… Je suis presque certaine qu’elle n’aurait même pas besoin de gagner quoi que ce soit pour que j’accepte sa demande.

- Tu ferais une bonne action pour ma santé en plus !
- Bien évidemment ! J’éclate de rire avant de m’approcher. Et sinon, ça t’arrive souvent d’embobiner les gens comme ça ? Avec tes airs adorables ?

J’esquisse un sourire, me rapproche un peu plus et effleure ses lèvres d’un baiser furtif avant de saisir ma baguette derrière elle. Je l’agite brièvement, murmure une formule et les quelques gouttes d’eau qui s’élèvent se transforme petit à petit en un crème nacré, aux odeurs fruités comme la mousse qui nous entoure. Je la prends entre mes mains que je frictionne entre elle.

- Si Mlle Anthon veut bien se donner la peine de se retourner pour que je puisse dénouer tous ces nœuds…

J’attends qu’elle se retourne, la laisse s’appuyer sur le bords de la piscine avant de m’approcher et de commencer à appliquer mes mains crémeuses sur son dos.

- Désolée d’avance mais je risque de ne pas être une grande experte en la matière. Promis, je fais de mon mieux.

Mes mains commencent à masser en douceur ses trapèzes , me servant de mon pouce pour légèrement appuyer sur les ledit nœuds, essayant un maximum de ne pas lui faire mal. Je ne suis pas une grande habituée des massages, autant dire que je n’ai pas eu de grandes occasions d’en faire à qui que ce soit alors je prends soin de ne pas aggraver plus les choses, me concentrant pour éteindre mes mains sur sa nuque que je détends au mieux, pour ensuite glisser le long de sa colonne vertébrale.
Aussi surprenant soit-il, j’apprécie ce contact différent de ce que l’on a vécu jusqu’ici. Plus intimiste. Plus … proche aussi. C’est autre chose et j’apprécie ce moment alors que le silence s’installe. Il n’a rien de gênant ou de lourd, bien au contraire. C’est un moment de partage à part que l’on vit en cette seconde. En tout cas, de mon côté.

- Ca va ? Je ne te fais pas trop mal ?

Je m’applique, l’écoute et poursuit doucement. Et pendant que mes mains s’activent sur ses muscles, mon regard glisse sur sa peau, puis ses courbes. Emily a tout pour être désirable mais au-delà d’un physique attirant, il y a quelque chose de plus chez elle. Dans ses sourires, ses rires, ses façons de se concentrer.
Et mon esprit se perd sur cette peau que je convoite brutalement. Un feu ardent au creux du ventre, au creux des veines. Je ne sais pas ce qu’il se passe ces derniers temps mais si Emily me faisait de l’effet, j’ai l’impression que certains jours chaque ressentis, chaque émotion et chaque désir se trouvent décuplé. Et c’est le cas en cette seconde où je sens un besoin presque vital de la toucher, la sentir, qu’elle m’embrasse. Un besoin urgent de tendresse.
Mes mains se font plus douces, effleurent cette fois sa peau du bout des doigts sur ses bras, remontant sur ses épaules pour terminer sur sa nuque. Inconsciemment, je me rapproche d’elle, me plaque en douceur dans son dos pour déposer un baiser sur son épaule, puis dans son cou. Mes mains continuent leurs danses, jouant toujours de ces frissons alors que mes lèvres glissent sur sa nuque. J’embrasse sa peau, la survole, la goûte alors que mes mains plongeant de nouveau dans l’eau pour rejoindre son ventre dont j’effleure la peau avant de stopper mes baisers, glissant mes lèvres à son oreille.

- Désolée mais je crois que tout ça n’est pas compris dans le lot gagnant.

Un murmure et je suspend mes gestes, faisant mine de me reculer, attendant une quelconque réaction de sa part.


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MessageSujet: Re: Même pas peur ? [PV Kezabel]    Mar 6 Juin 2017 - 11:15

Rien que ça ? Oui rien que ça ! Un grand sourire était apparu sur le visage d'Emily. Oui elle était très contente de son idée et trouvait qu'elle avait choisi pile le bon moment pour faire cette demande. Elle avait toujours adoré être massée, papouillée et tout ça. Oh oui ça ne se voyait pas comme ça, elle avait plus l'air d'être un agent destructeur qu'une adepte des câlins. Mais c'était se fier aux apparences et mal la connaître. Ems gardait en elle plein de choses qu'elle ne montrait que dans l'intimité, qu'à quelques personnes choisies. Cameron était bien placé pour le savoir, elle n'était jamais aussi sensible et fragile qu'avec lui, du moins jusque là. Enfin bref, elle était fière d'elle et sentait bien qu'elle allait obtenir ce qu'elle voulait. Même si sa petite moue suppliante n'avait pas dupée Kezabel, cette dernière semblait plutôt encline à accepter. Ems rit avec elle et afficha un sourire un peu... Niais après le baiser qu'elles échangèrent rapidement. Elle se reprit cependant aussi vite que possible et observa la jeune femme utiliser la magie pour faire apparaître de la crème pour le massage. C'était le grand luxe ! Alors quand Kezabel, en masseuse professionnelle, utilisa de belles formules pour lui demander de se préparer au massage, Ems se cala avec une rapidité hallucinante contre le rebord, les bras croisés dessus, la tête posée.

« Prête ! »

Petite voix de sale gosse, elle était prête, définitivement prête à profiter d'un bon massage. Kezabel de son côté semblait douter de ses capacités à la détendre ce qui bizarrement n'avait en aucun cas effleuré l'esprit de la métisse.

« Bizaremment, moi, je suis pas du tout inquiète. »

Nouveau sourire de la part d'Emily qui venait alors de fermer les yeux tandis que les mains de Kezabel se posaient sur ses épaules. Autant dire qu'il ne lui fallut que quelques secondes pour se laisser embarquer. Si Ems sentait bien qu'elle avait le dos un peu noué et que donc, forcément, ça chatouillait un peu quand Kezabel passait dessus, ça faisait un bien fou. C'était doux, agréable, relaxant... Elle ne pouvait rêver mieux. Les yeux clos, elle profitait de chaque contact, de chaque sensation et sentait bien qu'elle aurait pu rester comme ça éternellement.

« Non t'en fais pas, c'est parfait ! Si je m'endors, t'en fais pas, c'est normal ! »

Petit rire du côté d'Emily. Elle était vraiment bien là et elle avait l'impression que cela faisait un moment qu'elle ne s'était pas sentie aussi décontractée, aussi bien, tout simplement. Petit à petit, elle sentit un léger changement dans les gestes de Kezabel. Au début, peu certaine de ce qu'il se passait réellement, Emily ne réagit pas. Mais ses mains sur sa peau se firent plus douces, plus tendres, comme si elles cherchaient... Autre chose. La jeune femme rougit légèrement pourtant, elle ne bougea pas tout de suite alors que Kezabel s'était rapprochée d'elle, serrant son corps contre le sien. Ses mains sur son ventre... Ce fut alors une explosion d'émotions contradictoires dans le cerveau de la jeune femme. Elle aimait sentir Kezabel contre elle, elle aimait leurs échanges et pourtant, là, elle ne savait plus quoi faire, comment réagir. Elle était prise de court, elle n'avait plus le contrôle et si elle n'en avait pas conscience, c'était bien ça qui la faisait bloquer. Emily n'était pas aussi à l'aise, aussi libérée que ce qu'on pouvait bien croire. Et lorsque la situation devenait plus intime sans qu'elle n'en ait été à l'impulsion, ça la perturbait. Elle avait bien du mal à lâcher prise et en cet instant, c'était une bataille féroce entre elle entre les sensations qu'elle ressentait, le désir mais aussi l'appréhension. Les mots de Kezabel résonnèrent dans son esprit et Emily entreprit de se retourner. Son regard croisa celui de la jeune femme et un étrange nœud se forma dans son estomac. Elle ne voulait pas la repousser, elle ne voulait pas qu'elle ait l'impression qu'elle n'avait pas envie d'elle mais... Comment lui expliquer ?

« Tu proposes mêmes des bonus, dis-donc, c'est encore plus le grand luxe que ce que j'imaginais ! »

Elle n'y arrivait pas. Les mots étaient comme bloqués en elle et la seule chose qu'elle avait trouvé à faire, c'était diversion. Faire un trait d'humour, faire un peu l'andouille pour détourner les choses. Cela ne marcherait peut être pas et Kezabel risquait fort de trouver ça suspect mais Emily ne savait pas quoi faire d'autre. Elle était tiraillée, elle était mal à l'aise et elle ne voulait surtout pas le faire sentir à la jeune femme. Elle était bien avec elle, elle l'appréciait et le contact physique était loin de la déranger, bien au contraire. Mais là, c'était comme si ça allait un peu trop vite pour elle. Pour autant, elle s'approcha de Kezabel et déposa un baiser tendre sur ses lèvres avant de reculer, affichant un sourire aussi serein qu'elle le pouvait.

« Va falloir que je gagne des paris plus souvent moi ! »
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MessageSujet: Re: Même pas peur ? [PV Kezabel]    Ven 7 Juil 2017 - 13:43

Je me laisse aller à des envies, à des besoins qui enflamment mes veines, le creux de mon ventre et mes sens. Je me souviens sans peine des nombreux échanges que nous avons eu avec Emily et il y a toujours eu cette étrange symbiose, deux corps qui se répondent, qui se cherchent…
Pourtant, cette fois je sens que ce qui m’habite semble être unilatéral. Son corps ne réagit pas et l’effet est immédiat, attentive aux moindres réactions. Mes mots résonnent légèrement, dans un murmure mais plus les secondes passent, plus je me dis que j’ai fauté, que quelque chose ne va plus. Coince. Le langage du corps est parfois bien plus expressif que les mots et celui d’Emily me transmet un message qui m’interpelle sans pour autant m’affoler.
La jeune femme se retourne vers moi et je me recule légèrement, soucieuse. Je ne bouge pas, n’effectue plus le moindre geste en attendant de comprendre ce qu’il se passe. Ais-je fais un geste déplacé ? Est-ce que je suis allée trop loin ? Ou est-ce que les mots de la sirène lui reviennent et que, finalement, Emily prend conscience que tout cela ne lui convient pas.
Je passe d’une émotion à une autre, brutalement, sans comprendre. Comme depuis quelques jours déjà, sans comprendre d’où me viennent ces changements d’humeurs. La fatigue certainement, je ne vois que ça.

- Tu proposes mêmes des bonus, dis-donc, c'est encore plus le grand luxe que ce que j'imaginais !

Son trait d’humour ne fonctionne qu’à moitié. L’atmosphère s’est légèrement modifiée sans pour autant devenir étouffant mais quelque chose plane et ça n’a plus rien à voir avec tout à l’heure. Mon ventre se creuse à l’idée que j’ai pu commettre un impair mais Emily chasse cette peur d’un simple geste, un baiser tendre sur les lèvres que j’accueille avec la même douceur sans aller trop loin, comprenant que ça n’était pas ce qu’elle voulait en cet instant. Je profites de ce doux échange, tranchant avec le feu ressenti tout à l’heure, appréciant ce contact tranquille.

- Va falloir que je gagne des paris plus souvent moi !

Je lui souris tendrement.

- Il ne faudrait pas trop en abuser non plus. Tu as beau être incroyablement adorable avec tes yeux de chat potté, ça n’est pas pour autant que je me laisserai avoir à chaque fois !

Même s’il est difficile de refuser quelque chose à la jeune femme, certes. Mais ça n’est pas une raison non plus. Je la regarde un instant et dépose à mon tour un tendre baiser sur ses lèvres avant de m’écarter et de me détacher d’elle cette fois. Je ne veux pas envahir plus son espace que je ne l’ai déjà fait et me laisse aller à l’eau chaude du bain, fermant les yeux quelques secondes, appréciant cette fois plus intensément ce moment de détente, loin de la pression de rester constamment aux aguets du moindre danger, du moindre intrus qui aurait pu s’immiscer dans l’école pour nous faire encore vivre l’horreur.
Je viens m’installer contre le bord, m’adossant tout en fixant le vitrail où se trouve la sirène qui nous a chanté cette magnifique mélodie de tout à l’heure.

- Je suis désolée si je t’ai mise mal à l’aise tout à l’heure.

Les mots sortent sans vraiment que je n’y réfléchisse. Je n’ai pas honte de m’excuser, ni de parler de ça, j’ai toujours été d’une nature cash et honnête et j’ai bien sentie que cette fois-ci, j’ai commis un impair sans que ça n’en soit un drame.
Je me retourne légèrement vers elle, accoudée sur le bord, sourire tendre aux lèvres.

- Si jamais ça va trop vite, que quelque chose ne va pas, tu peux m’en parler. Je sais que les paroles de la sirène t’ont peut-être effrayée ou angoissée mais sache que je ne te force de rien. Je veux juste qu’on vive ça tranquillement. Si c’est ce que tu veux aussi, bien sûr.

Ma langue se délie naturellement, me disant qu’il serait peut-être temps de mettre quelques choses à plats, d’avouer, de confier. Je n’en sais trop rien mais je laisse aller sans trop réfléchir tout en affichant un sourire, toujours aussi tranquille. Je ne lui fais pas de promesse, ni ne lui demande concrètement quelque chose même si la situation parait évidente de jours en jours, je ne veux juste pas qu’elle pense que je veux presser les choses.
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MessageSujet: Re: Même pas peur ? [PV Kezabel]    Sam 8 Juil 2017 - 22:21

Sur le coup, Emily n’en menait pas large. Elle sentait bien qu’elle venait de mettre un stop à Kezabel et cela la peinait bien plus qu’on pouvait le croire. Elle ne voulait pas la repousser, elle ne voulait pas lui faire de peine. Bien sûr qu’elle la désirait, qu’elle aimait quand elle l’embrassait mais c’était bien plus compliqué que ça. Ems avait encore bien du chemin à faire avec elle-même. Sauf qu’en sachant qu’elle déjà n’avait pas conscience de tout, comment réussir à mettre les bons mots dessus et comment être sûre que Keza allait comprendre ? La métisse avait donc fait de son mieux pour faire comprendre qu’elle ne voulait pas fuir, qu’elle voulait toujours l’avoir auprès d’elle. Ce baiser, c’était sa façon de le faire. Kezabel lui avait alors souri ce qui la rassura partiellement. Elle laissa même échapper un léger rire quand la jeune femme évoqua son petit regard de chaton.

« Zut, il va vite falloir que je trouve des variantes alors ! »

L’humour était décidément une arme qu’Emily aimait beaucoup utiliser. Elle l’aidait à reprendre de l’aplomb. Elle n’eut cependant pas la possibilité de trop poursuivre sa blague puisque Kezabel s’approcha d’elle et l’embrassa de nouveau avec tendresse. Ems accueillit cet échange avec grand plaisir. Elle était un peu plus rassurée encore. Cela lui faisait du bien aussi de sentir que la jeune femme acceptait qu’elle puisse refuser sans s’en vexer. Oui, c’était très important pour la métisse qui lui en était très reconnaissante. Elle la regarda alors s’éloigner un peu presque surprise. Emily la laissa pourtant faire, se mettant à faire quelques mouvements de brasse dans l’eau. Cette baignoire était tellement grande qu’elle pouvait faire comme si c’était une piscine. Autant dire que ça amusait pas mal la jeune femme qui voyait dans cette petite séance de natation un moyen aussi de reprendre ses esprits. Cette salle était un vrai cadeau et en profiter ainsi avec Kezabel, c’était une vraie chance.

« Je suis désolée si je t’ai mise mal à l’aise tout à l’heure. »


Emily s’était arrêtée de nager se redressant dans l’eau tournée vers Kezabel mais le regard assez fuyant.

« Non, tu n’as rien fait de mal… »

La honte s’était de nouveau emparée d’elle. Elle ne voulait en aucun cas que Kezabel se sente coupable de quoi que ce soit. Elle n’avait vraiment rien fait de mal, c’était juste elle et ses blocages et cette absence de maîtrise sur elle-même. Elle se son cerveau tortueux. Emily releva la tête alors que la Poufsouffle venait de reprendre la parole. Ses paroles étaient réconfortantes et la jeune femme sentit son cœur se serrer. Kezabel était parfaite, elle savait trouver les mots justes. Restant à sa place, fixant la surface de l’eau, Ems prit quelques secondes pour rassembler ses idées. Elle ouvrit la bouche à plusieurs reprises sans succès avant qu’elle parvienne enfin à parler.

« Je suis bien avec toi… Et la sirène ne m’a pas fait peur. J’ai aucun problème avec ce que je ressens pour toi. »

Emily sentait bien qu’elle allait finir par s’attacher énormément à Kezabel et cela ne lui faisait pas peur. Non, cet aspect là des choses, c’était loin de la terroriser. Même si Ems était parfois dépassée par ses émotions, elle les acceptait le plus souvent. Elle voulait vivre cette histoire, tout en douceur avec la jeune femme et si quelque chose de beau en sortait, si la sirène avait vu juste, alors, c’était encore mieux.

« C’est juste que… Je suis pas aussi à l’aise avec mon corps, avec les relations physiques qu’il n’y parait… J’ai l’air comme ça sûre de moi, décomplexée mais je crois que j’ai un problème avec l’idée de lâcher prise, de perdre le contrôle… »

Les joues rougies, Emily avait enfin osé relever la tête pour regarder Kezabel. Les premiers mots étaient toujours les plus difficiles mais une fois qu’ils étaient sortis, la jeune femme ne voulait en aucun cas s’arrêter. Elle avait suffisamment confiance en Kezabel pour lui parler de ça. Parce qu’elle était à l’aise avec elle et parce que surtout, elle ne voulait pas que cela se mette entre eux.

« C’est pas que j’ai pas envie mais parfois… Je sais pas, je n’y arrive pas, il y a quelque chose en moi qui me dit que je peux pas… »

Emily se rapprocha alors de Kezabel pour venir s’adosser contre le bord à côté d’elle. Elle posa alors sa tête sur son épaule, comme un enfant qui chercherait un peu de réconfort.

« Je suis désolée, je t’avais pas prévenue que j’étais un peu névrosée. »

Un mince sourire se dessina sur ses lèvres. Elle se sentait un peu honteuse d’avoir lâché tout ça, attendant les réactions de Kezabel. Mais elle était en même temps soulagée, heureuse d’avoir su lui dire. Pour elle, c’était le signe qu’elles pourraient avancer ensemble.
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MessageSujet: Re: Même pas peur ? [PV Kezabel]    Ven 21 Juil 2017 - 0:20

Elle m’assure que je n’ai rien fait de mal et je la crois sur parole mais je sais aussi qu’involontairement, un geste ou un mot a été de trop dans cet échange qui s’est retrouvé peut-être un poil trop pressant. Impossible de deviner mais je préfère en discuter avec elle, ouvrir la parole plutôt que de rester sur des questions, des doutes inutiles. Et pour ça, je lui fais comprendre que du temps, on en a. Des heures, des jours entiers si elle le souhaite mais jamais je n’irai presser les choses. S’il y a bien une chose que tous ces événements à Poudlard m’ont appris c’est le temps qui s’écoule, la fragilité d’une vie. Et si certains préfèrent tout exécuter en un laps de temps réduit, de mon côté je préfère justement prendre les jours un par un, les vivre en entier, en profiter de fond en comble pour me nourrir de tout ce que l’on peut m’offrir.
Emily n’a pas bougée, ouvrant puis refermant la bouche avant d’articuler quelques mots qui suffiront à faire monter les battements de mon cœur.

- Je suis bien avec toi… Et la sirène ne m’a pas fait peur. J’ai aucun problème avec ce que je ressens pour toi.

Je ne peux clairement pas retenir ce sourire presque soulagé, voir attendri. Je ne peux pas nier que d’entendre ça de sa propre bouche me provoque un soulagement plus important que je ne l’aurai imaginé… pas que je n’attende quelque chose d’Emily… Enfin si, visiblement si. Tout a été tellement naturelle entre nous deux que je ne me suis jamais vraiment posée de question, que je ne me suis jamais posée pour débattre sur le sujet, préférant laisser les choses se faire, pour ne pas nous brusquer… Mais lorsque mon regard se pose sur la jeune femme, je ne peux pas ignorer les émotions qu’elle m’éveille. Même si ça n’était pas prévue, même si je m’étais pourtant dit de clore ce chapitre de ma vie pour un temps après en avoir assez baver de ce côté-là.

- C’est juste que… Je suis pas aussi à l’aise avec mon corps, avec les relations physiques qu’il n’y parait… J’ai l’air comme ça sûre de moi, décomplexée mais je crois que j’ai un problème avec l’idée de lâcher prise, de perdre le contrôle…

J’hausse les sourcils, surprise, mais ne l’interromps pas, l’écoutant attentivement sans broncher.

- C’est pas que j’ai pas envie mais parfois… Je sais pas, je n’y arrive pas, il y a quelque chose en moi qui me dit que je peux pas…

Ce sentiment, je le connais même si à aucun moment je n’en donne l’impression. Les mots d’Emily ont une résonnance familière à ma propre existence qui me ramène des mois en arrière, durant une période où je pensais ne jamais réussir à sortir la tête de l’eau. Une période où Marcus – et son prénom suffit à me provoquer un long frisson de dégoût et d’angoisse que je tais en silence – a su, malgré moi, emprisonner toute l’assurance que j’avais pour en faire un amas de peur, d’angoisse, en ayant imposé sa présence physique sur la mienne.
Nos deux histoires diffèrent certainement – je l’espère – mais je comprends au moins le malaise d’Emily, cette crainte mais aussi cette pudeur. Nous ne sommes pas dans un film ou dans un bouquin, là où tout nous parait tellement simple, comme si la sexualité était quelque chose d’évidente, d’acquis… Pourtant, tout le monde ne réussit pas forcément à se donner entièrement en un claquement doigts, sans la moindre trace de timidité, de honte ou de pudeur.
Sa présence me ramène à la réalité et plus précisément, sa tête sur mon épaule qui m’arrache un sourire attendri.

- Je suis désolée, je t’avais pas prévenue que j’étais un peu névrosée.

Je lâche un rire léger et amusé avant de poser ma tête contre la sienne.

- Personnellement, je trouve que ça ne te rend pas mal attendrissante. Le chat potté a plus d’une corde à son arc à ce que je vois.

Je la taquine, tente de détendre un peu l’atmosphère. J’ai bien vu que toute cette histoire la stressait un peu ou au moins l’intimidait. Une de mes mains vient se poser sur sa joue, là où j’effleure sa peau du bout des doigts, tendrement et tranquillement.

- Il ne faut pas te mettre autant de pression tu sais ? Ce que je veux dire par là c’est qu’on a tout notre temps pour tout ça, pour s’apprendre, pour que TU puisses t’apprendre.

Je reste dans cette position, reflet à la fois intime et tendre, un moment qui fait du bien.

- On a tous eu des cours sur les relations humaines, t’as un million de bouquin pour t’expliquer la sexualité mais jamais personne ne nous a appris à nous gérer nous avec notre propre corps. On ne né pas tous à l’aise… Je marque une pause avant de me redresser légèrement pour faire face au regard d’Emily, gardant une de mes mains sur sa joue. Prend le temps qu’il te faut pour t’apprivoiser, pour t’apprendre. Si ça doit te prendre des semaines ou des mois, tant pis. Le plus important c’est que tu sois à l’aise et surtout bien dans tes basquets.

Je dépose un léger baiser sur ses lèvres avant de revenir à elle.

- En attendant, tu as le droit à un autre massage mais ça c’est juste parce que j’suis trop sympa et parce que j’ai des doigts de fée.

J’agite mes mains pour accentuer mes mots, exagérant bien évidemment la situation – faut pas déconner non plus, j’suis pas la reine du massage… - et quelque part presque touchée qu’elle me fasse cette confidence même si ça lui a valu de rougir – Oui, j’ai tout vu – et de se sentir certainement profondément mal à l’aise.
Je ne veux pas qu’elle se mette la pression, au contraire, je sais à quel point il est important de prendre son temps, d’y aller à son rythme et je veillerais désormais à ne pas trop précipiter les choses. Et surtout à taire ces putains d’hormones en folies qui s’éclatent à me jouer la lambada tous les deux jours.

Mon sourire s’affaisse légèrement, reprenant un poil plus mon sérieux.

- Si jamais je peux t’aider, pour quoi que ce soit, dis le moi… Je suis aussi là pour ça.

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MessageSujet: Re: Même pas peur ? [PV Kezabel]    Lun 24 Juil 2017 - 11:14

Lâcher tout ça faisait du bien à Emily mais elle ne se sentirait pleinement soulagée qu’une fois que Kezabel aurait réagi, qu’une fois qu’elle lui aurait fait comprendre qu’elle acceptait cette situation. La jeune femme sentait qu’elle avait besoin d’entendre des mots réconfortants, besoin, pour une fois, d’être traitée comme une personne un peu fragile avec qui il faut prendre des pincettes. D’habitude, elle avait horreur de ça. En temps normal, Ems était trop fière d’être cette femme forte et indépendante qui n’a besoin de personne pour avancer. Mais là, c’était différent. Là, elle avait besoin d’être soutenue. Cette partie d’elle, en général, seul Cameron était amenée à la voir. Le pauvre devait d’ailleurs en faire les frais, à force de toujours être celui qui doit la relever… Enfin bref. Cette fois, c’était Kezabel qui se trouvait confrontée à cette Emily moins connue. Et lorsque cette dernière sentit la tête de la jolie blonde sur la sienne, elle sentit un verrou sauter en elle.

« Personnellement, je trouve que ça ne te rend pas mal attendrissante. Le chat potté a plus d’une corde à son arc à ce que je vois. »

Non, elle ne s’attendait pas à ce que Kezabel trouve cela attendrissant. Emily avait levé les yeux vers elle pour voir son visage, guetter encore plus ses réactions. Cette main sur sa joue… La jeune femme ferma cette fois les yeux alors qu’elle sentait les larmes monter. C’était ridicule, elle n’avait aucune raison de pleurer. Pourtant, ça lui piquait sec. Les larmes restèrent cependant bien sagement dans ses yeux, ces derniers se contentant d’être un peu humides. Elle avait le temps… Quelque part, Ems oubliait parfois que c’était vrai. Ils vivaient tellement toujours dans l’urgence, avec cette idée que tout pouvait leur être arraché du jour au lendemain que oui, forcément, elle oubliait parfois qu’ils avaient réellement le temps de vivre et qu’elle avait le droit de le prendre, ce temps. Qu’elle n’avait pas toujours besoin de courir après elle-même. Apprendre à se connaître, à apprivoiser son corps. Ems regardait Kezabel avec un mince sourire. C’était tout ce qu’elle avait besoin d’entendre et petit à petit, le nœud dans son estomac était en train de se défaire. Elle laissa ce baiser se déposer avec tendresse sur ses lèvres. Les yeux encore humides certes, mais le sourire plus large.

« En attendant, tu as le droit à un autre massage mais ça c’est juste parce que j’suis trop sympa et parce que j’ai des doigts de fée. »

Cette fois, Emily se mit à rire sans retenue. C’était drôle mais surtout, après cette soudaine pression qu’elle avait ressentie, il était d’autant plus nécessaire de lâcher les vannes.

« Ça c’est bien vrai, je suis très chanceuse je trouve ! »

Emily s’était alors approchée de Kezabel et était venue l’embrasser avec beaucoup de tendresse. Elle n’était pas dans l’état actuellement d’aller plus loin mais ça ne l’empêchait pas de vouloir la sentir près d’elle, d’aimer son corps, d’aimer le contact. Et ce baiser était là pour le montrer, pour lui faire comprendre. Et pour lui dire merci aussi. Keza l’aidait à se sentir bien. La cracmolle finit finalement par la laisser tranquille et se reculer, affichant un grand sourire. Elle se plaça ensuite sur le rebord, comme précédemment pour accueillir le massage de Kezabel. Elle se tourna cependant une nouvelle fois en l’entendant reprendre la parole. Ems lui accorda alors un sourire tendre.

« Merci... Reste avec moi, c’est tout ce dont j’ai besoin. »

Un sourire se dessina sur les lèvres d’Emily. Elle resta quelques secondes à observer le visage de Kezabel puis, sans transition, elle alla poser sa tête sur ses bras qui étaient désormais appuyés sur le rebord.

« Mon dos t’appelle ! »

Sale gosse. Elle rit légèrement, allongée sur ses bras, les yeux clos. Emily savait énoncer ses sentiments mais elle aimait aussi ne pas trop s’appesantir, encore timide. Alors elle changeait de sujet rapidement, sans prendre la fuite. Juste, pour que personne ne soit mal à l’aise. Cela n’enlevait rien à la sincérité de ses paroles. Pour l’instant, elle avait juste besoin que Kezabel reste auprès d’elle, qu’elle l’aide à avancer et qu’ensemble, elles passent de bons moments. La suite ? Elle verrait bien. Comme elle lui avait dit, elles avaient le temps. Pour une fois, elles pouvaient prendre le temps de voir les choses venir, de vivre comme n’importe qui d’autre.

- Fini -
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