AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 [Event 13.06.2015] Bad Ass Mother F*cker ▬ Margo

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Hiboux postés. : 7941
Date d'inscription : 05/03/2010
Crédits : Avatar Forevertry ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Enzo ▬ Cameron ▬ Jeremiah (parti) ▬ Taylor (mort) ▬ Riley ▬ Victoria



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3324-i-m-not-snow-white-ismaelle
MessageSujet: [Event 13.06.2015] Bad Ass Mother F*cker ▬ Margo   Mer 15 Mar 2017 - 14:16

Samedi 13 Juin 2015 – Fin de matinée/Courant de la journée
Bad Ass Mother F*cker



Margo & Ismaelle

« Pas de grasse matinée pour les gens comme nous mon cher. »

Surtout pas en ces temps pleins de tension mais ce matin je n’ai pas envie de penser et agir gravement. Il est encore très tôt, Leiv comme moi avons l’habitude de nous lever aux aurores et ça ne dérange aucun d’entre nous mais ce matin, je me permets de l’embêter un peu avant d’aller travailler. Et oui, même un samedi. On verra demain, dimanche, pour la grasse matinée au lit. Eventuellement. Après tout, ça fait longtemps que je n’ai pas mis de miette partout dans les draps …
Bien sûr que je garde le sourire, évidemment que je garde le sourire. Il le faut. Pour les enfants, pour nous tous, y compris pour moi. La situation est grave, je ne la minimise pas une seule seconde mais la présence des Détraqueurs partout autour de nous fait suffisamment baisser le moral des troupes comme ça, je me fais un devoir d’essayer de rendre un peu de lumière à ce lieu comme je peux. Pas parce que je suis plus ou moins officiellement le bras droit du Directeur mais simplement parce que je l’ai toujours fait et que ça ne changera pas. Le fait d’avoir cette responsabilité « administrative » en plus sur les épaules ne fait que renforcer mon sens du devoir, bien évidemment, mais chacun ici participe à son niveau. Personnel encadrant ou non. Les élèves, notamment les plus âgés, ont tout de suite pris les choses en main. Une part de moi trouve ça triste qu’on soit obligé d’en arriver à ça, surtout ici, parce que c’est une école et non une caserne militaire rôdée pour former des soldats. Certains jours, je l’admets, l’idée de fermer l’établissement et de renvoyer tout ce petit monde chez eux me traverse l’esprit.

« Bonne journée. Fais attention à toi mon bel homme du Nord. »

Ma main se pose sur sa joue, je lui souris tranquillement, un brin de malice et de taquinerie dans le regard à l'évocation de ce surnom et l’embrasse avant de quitter la chambre qui nous sert de nid depuis un moment maintenant. Je me suis habituée à laisser Fenrir dans ma chambre, lui aussi c’est habitué avec le temps même si ça me fait toujours un petit pincement au cœur de le laisser, mais c’est donc la chambre de Leiv qui est devenu notre chambre. Et si je quitte cette chambre c’est pour en rejoindre une autre, au sixième étage. Pas celle d’Owen, il est encore en faction dans le parc et nos entrainements se font moins réguliers en ces temps bien occupés. C’est à la porte de Margo que je m’apprête à frapper mais celle-ci s’ouvre avant même que je n’ai eu le temps de faire quoi que ce soit et c’est face à Cameron que je me retrouve. Cameron, qui … sort de la chambre de Margo au petit matin, donc.

« Ah … Salut Isma. »

Il bloque autant que moi mais un sourire étire ses lèvres, je le vois bien. Il part comme ça, sans demander son reste et aucun son ne parvient à sortir de ma bouche alors que je le regarde s’éloigner. En revanche, mon sang revient jusqu’à mon cerveau alors que la belle blonde se tient dans l’encadrement à son tour et là, clairement, c’est un sourire suspicieux que je lui adresse.

« Dis donc … »

Coquine !

#

L’ancienne Isma aurait été choquée, c’est une certitude. La nouvelle Isma taquine son amie et leur souhaite de passer de bons moments ensemble si c’est ce qui leur plait et constate qu’ils ont l’air de bien s’entendre, peu importe ce qui se passe entre eux. L’idée ce matin c’était de prendre un petit déjeuner entre filles, entre copines même je dirai, avant d’attaquer la journée pour elle comme pour moi puisque même si elle n’est pas de garde, elle s’est proposé pour être là en renfort et personne n’aurait pu l’empêcher de le faire. Personne n’en a eu l’idée de toute façon, pas même son Supérieur direct à mon avis. C’était un bon moment, le genre d’instant qui fait oublier la noirceur du monde l’espace de quelques dizaines de minutes, qui vous donnent le sentiment d’avoir une existence tout à fait normale.

Et puis en fin de matinée, cette existence s’est chargée de nous rappeler que non, elle n’est pas tout à fait normale. Pas tout à fait reposante, en tout cas. J’étais en train de corriger quelques copies au soleil, devant la Cabane, quand quelque chose dans l’atmosphère a changé. La tension, la lourdeur, tout ça m’est apparu bien plus fort au fil des secondes et j’ai compris.

« Rentrez. Immédiatement ! »

Mon premier réflexe a été d’armer ma baguette, le seconde d’ordonner aux quelques élèves présents dans les environs de rejoindre le château immédiatement puis j’ai pris le temps d’analyser la situation, d’essayer de trouver la faille. Là, juste au-dessus de la forêt et ils sont déjà des dizaines à s’y engouffrer.

« Margo ! »

C’est en courant que je la rejoins à la lisière du bois, sur les bords du lac. D’autres Gardiens se trouvent non loin de là, ils savent tous où se placer, obéir aux ordres de Lancaster ou de ses bras droits et moi j’arrive comme un cheveu sur la soupe mais je sais pertinemment que je ne serai pas la seule quoi qu’il arrive. Je ne suis pas là pour les gêner, loin de là, et je me fais suffisamment confiance pour ça.

« Je sais, c’est toi la boss, c’est ton travail de défendre cette école mais hors de question que je retourne à l’intérieur. Je reste là. »

Et sans formuler le moindre mot, je braque ma baguette vers le ciel et mon Patronus s’en échappe. Forme parfaite et familière, prêt à montrer les crocs.

« Et lui aussi. »

La détermination peut se lire sans aucun problème sur les traits de mon visage. Ça n’est malheureusement pas le premier combat que je livre, qu'il soit magique ou non, la peur est bien présente dans mes veines mais ça n’est pas ce qui prédomine. Nous n’avons pas la moindre idée de ce qui nous attend, s’ils sont seuls ou si les hommes vont suivre, mais je suis prête à croiser le fer et mon esprit est totalement focalisé là-dessus.

« Rejetons ces saloperies dehors. »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 241
Date d'inscription : 10/08/2016
Crédits : Me



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3717-margo-beaumont
MessageSujet: Re: [Event 13.06.2015] Bad Ass Mother F*cker ▬ Margo   Mer 29 Mar 2017 - 11:09

►[Event 13.06.2015]Bad Ass Mother F*cker◄
Ismaëlle & Margo


Ses boucles blondes lui chatouillent certainement le visage alors qu’elle se trouve au-dessus de Cameron, ses deux mains de chaque côté de sa tête. Assise sur lui, complètement nue et le souffle encore court de leur étreinte, Margo affiche un large sourire épanouie.
Elle n’aurait jamais pensé qu’elle remettrait le couvert avec lui. Enfin, peut-être pas jamais, mais ça ne lui était pas venu à l’idée. Margo ne réfléchit pas toujours au lendemain et à la suite des choses, préférant se laisser porter par le courant du hasard, de sa vie. Et ce courant justement, l’a entrainé dans le bras de Cameron. Plusieurs fois. Sans que jamais ni l’un ni l’autre n’y prête réellement attention.
Pourquoi le faire lorsque l’on se sent si bien, si à l’aise et que tout semble si naturel ? Ils ne cherchent pas forcément l’autre, parfois Margo à l’impression que se sont les hasards d’une journée qui le font pour eux.

La gardienne se penche vers le visage de son amant et l’embrasse en douceur, lentement, presque langoureusement. Elle aime prendre son temps avec lui, jouer parfois avec sa peau du bout des doigts, de ses lèvres, de le regarder réagir, dormir, parler. Elle le trouve fascinant de part son flegme naturel mais aussi pour ce côté si posé, si reposant même. Elle qui est si éléctrique, une vraie pile qui aime à bouger partout, voir un tas de choses, toucher, sentir, aimer, vivre. Ils sont deux entités si différentes mais qui semble pourtant merveilleusement bien se compléter lorsqu’ils se retrouvent pour s’étreindre ou même simplement parler, échanger, discuter et rire.
Ah, ça Cameron l’a fait beaucoup rire. Elle se souvient même avoir clôturé une de leur discussion de quelques mots…

- Femme qui rit, femme à moitié dans ton lit…

Avant de l’attirer dans une salle où, certes, il n’y avait pas de pieu mais de multiples surface pour se laisser aller à ce brasier si puissant.

Elle revient au présent et jette un œil à son horloge magique avant de lâcher un faible soupire.

- C’est pas que je n’apprécie pas de t’avoir dans mon lit mais Isma doit venir prendre le petit déjeuner… Un regard éloquent à son adresse avant d’ajouter. Et je ne me vois pas lui dire que j’ai déjà brunché depuis au moins une bonne heure.

Il sourit. Le genre de sourire qui lui fait dire pour la énième fois que Cameron est un homme beau. Tout simplement. Un quelque chose de pétillant dans ce regard bleu, un naturel dans la simple esquisse de ses lèvres qu’elle aime à embrasser. Il lui lance une boutade qu’elle lui rend toujours avec un tac-au-tac qui lui appartient, avant de suivre le même mouvement que le jeune homme. Elle chope quelques affaires, un jean et un tee-shirt où elle se sent le plus à l’aise avant de l’accompagner à la porte, recevant un baiser de Cameron sur le coin des lèvres.
Qu’il continue comme ça et c’est qu’elle serait capable de sourire comme une demeurée.

- Bonne journée.
- Toi aussi. A plus tard.

Il ouvre la porte, elle s’apprête à retourner prêt de son bureau…

- Ah … Salut Isma.

Margo s’arrête net dans son geste pour se retourner et voir qu’effectivement Cameron et Ismaëlle se font face. Le temps se suspend un millième de seconde avant que le jeune homme ne décide de partir sans demander son reste. En revanche, la gardienne prend sa place dans l’encadrement de la porte, mains dans les poches, sourire aux lèvres. Complètement décontractée.
Bon, elle l’était beaucoup moins lorsqu’elle a su qu’il était élève et non prof… Détournement de mineur, très peur pour elle ! Avant de reprendre son assurance quand Cameron lui a expliqué que certes, techniquement, il était élève ici mais que surtout, ses fonctions se résumaient à donner les cours d’EDM dans l’attente d’un remplaçant et de Self-Défense pour prêter mains fortes à un autre enseignant.
Mais que surtout, il était majeur, bien que plus jeune qu’elle. Chose qu’elle n’aurait jamais pensé en vue de sa maturité qui lui donnait des allures d’hommes de 27-28 ans.

Bref, ça n’est absolument pas le sujet.

- Dis donc…
- Quoi ? Elle hausse les épaules, d’un air faussement nonchalant. Ne m’en veux pas d’avoir entamé le petit déjeuné un peu plus tôt que toi…

Et elle éclate de rire avant de laisser son amie entrer, se retenant de lui donner quelques détails juste pour le plaisir de la voir grimacer et de la voir la menacer de ne pas en dire plus.

- Quoi que rien ne me dit que tu n’as pas prit un « frokost » avant de venir ici…

Inutile de lui préciser que ce mot veut simplement dire « petit déjeuner » en Norvégien, Margo étant persuadée que Leiv lui a déjà enseigné la base de la langue…


¥


Veste sur le dos, Margo a beaucoup trop chaud mais se résout à la garder. Elle songe toute fois à en enlever les manches à l’aide d’un sortilège tout en étant consciente que cela la privera d’une protection précieuse au niveau des bras…

- T’es pas censé être de repos ?
- Il n’y a pas de repos pour les braves. Elle jette rapidement un œil à Gabrieli avant de lui sourire. Si, mais je me suis proposé en renfort. De toute façon, j’avais rien de particulier à faire aujourd’hui.

Se proposer voulait plutôt dire « s’imposer » dans le contexte présent. Elle n’a laissé le choix ni à son Supérieur, ni à une tierce personne de se présenter ce matin avec sa veste de protection sur le dos et sa baguette en main. C’était son job, ce pourquoi elle se bat depuis qu’elle est ado, alors jamais elle ne ferait faux bond à ses collègues qui manquaient aujourd’hui d’effectif. Et c’est d’ailleurs l’argument qu’elle a lancée à son patron avant de tourner les talons sans demander son reste pour aller accompagner Gabrieli et ainsi apporter un soutien.

Ils déambulent dans le parc, surveille pour la millième fois les protections apportés au château tout en jetant des coups d’œil à droite et à gauche. Margo est focalisée sur son objectif, ses sens aux aguets, le regard absolument partout. Ses années d’expérience lui valent aujourd’hui une assurance qui lui ait chère. Elle sait où regarder, comment se déplacer, comme se comporter en cas de pépin.

- Je fais le tour, je te laisse gérer ici.
- Ok.

Ils se séparent, brièvement, ce n’est qu’une pour une poignée de minutes à peine. Le temps pour Dimitri de faire le tour d’un recoin à l’abri des regards pendant que Margo surveille son terrain… Margo qui sent que quelque chose la travaille soudainement. Un sentiment qui effleure la surface de sa conscience qui est rapidement accompagné par un frisson le long de son échine, jusqu’à sa nuque où elle sent quelques cheveux se hérisser.
Quelque chose cloche, elle le sent quelque part au fond d’elle sans vraiment réussir à poser des mots dessus. Baguette en main, elle en serre le manche un peu plus fort, son regard balayant rapidement les environs, cherchant certainement de quoi se rassurer, de quoi se persuader qu’elle se trompe tout simplement.
Jusqu’à ce qu’un reflet de lumière attire son attention, là-haut en plein ciel, alors qu’un froid profond commence à flirter avec sa peau.

La brèche s’étend devant ses yeux, la nargue, comme un meurtrier jouerait de son couteau face à sa victime. Et Margo réagit au quart de tour.

- ALERTE ! ILS SONT ENTRES !

Par dizaines, peut-être même par vingtaine. Car à la seconde où sa voix éclate en même temps qu’un autre gardien qui a sûrement dû avoir le même réflexe que le sien, une armée de Détraqueur se rue dans cette putain de faille, comme une armée de gosse entrerait à DisneyLand. Ils se bousculent, ouvrent déjà leurs gouffres sans fond, leur aspirateur d’âmes.
Margo attaque aussitôt, réagit en un millième de seconde alors qu’elle prend déjà conscience de l’ampleur de la situation.
Quelque part, au fond d’elle, une pointe d’excitation suivit par la culpabilité de ressentir de tel sentiment en une heure aussi grave. Mais elle n’y peut rien. Elle est une femme d’action, de terrain, elle a besoin que ça bouge, de se sentir utile, de dégommer la pire puanteur de cette planète.

Elle dégaine sa baguette qui laisse déjà filer son patronus prenant la forme d’une belette qui accourt vers une groupe de jeunes élèves prenant la fuite pour offrir une protection en béton face à deux détraqueurs qui reculent sous le force de l’impact.

- Rentrez au château immédiatement !

Les ordres sont lancés à la suite de plusieurs autres venant de la bouche de ses collègues qui affirment à leur tour leur Patronus. Une armée d’animaux argentés prend forme sous leurs yeux, attaquant de front les Détraqueurs en première ligne alors que d’autres se glissent déjà vers le château… Lancaster et ses bras droits leurs balancent des ordres qu’ils connaissent tous déjà par cœur et qu’ils effectuent sans broncher.

- Margo !

Elle dégomme une de ses horreurs avant de se retourner, reconnaissant la voix qui l’interpelle.

- Isma ?! Mais qu’est-ce que tu fous ici !

Ce n’est pas de la colère, loin de là, mais plutôt de l’urgence, de l’inquiétude. Son amie n’a rien à faire ici, en première ligne. Margo a signé pour venir protéger le château tout en sachant qu’elle risquait en grosse partie sa vie mais Isma ? Non, elle est là pour prendre soin des élèves, pour les foutre à l’abri, pour …

- Je sais, c’est toi la boss, c’est ton travail de défendre cette école mais hors de question que je retourne à l’intérieur. Je reste là.

Et putain, Margo sait qu’elle n’est absolument pas en droit de dire quoi que ce soit vu l’urgence de la situation… Lorsqu’elle voit le patronus d’Ismaëlle, magnifique panthère des neiges accourir vers le ciel pour repousser d’autres Détraqueurs, Margo ne peut s’empêcher d’esquisser un sourire vaincu.

- Et lui aussi.

Face à sa détermination, la gardienne ne luttera pas.
Parce que ce dont ils ont besoin ici, c’est de renforts, d’autres baguettes pour les aider à repousser ces horreurs même s’ils sont suffisamment formés pour réussir à lutter.
Parce qu’Isma en a déjà vu des horreurs, qu’elle a déjà vu pareils situations, qu’elle sait parfaitement ce vers quoi elle se dresse.
Margo ne l’empêchera jamais de défendre cette école qui est comme une seconde maison pour son amie.

- Tu es devenu plus têtue que je ne l’aurai pensé !
- Rejetons ces saloperies dehors.
- Avec grand plaisir !

Et le combat débute dans les éclats de sortilèges qui fusent vers des cibles précises.

- Un petit concours pour agrémenter tout ça ?

Elle accompagne ses mots d’un geste de baguette qui atteint sa cible avec une précision hors pairs. Ca n’est pas pour rien que Margo a été élue l’une des meilleures tireuses d’Elites de sa promotion. La jeune femme ne rate jamais sa cible, en mouvement ou non, à une distance de plusieurs centaines de mètres. Un véritable œil de Lynx couplé à la précision d’un véritable rapace.

- Celle qui en dégomme le plus prépare le repas de l’autre !

C’était sa manière à elle de gérer ses missions, ses actions. Avec une pointe d’humour parfois, même si ça n’était pas du goût de tout le monde. Mais c’était Margo et rien n’y personne n’aurait pu lui changer ça. Et surtout, ça n’enlevait en rien à sa concentration en béton armé alors qu’elle dégomme une autre cible d’un geste rapide, évitant ainsi à un de ses collègues dépasser de finir comme une coquille vide.
Dos à dos, les deux jeunes femmes luttent avec une dextérité surprenante et un acharnement presque effrayant. Deux vraies lionnes ne laissant pas le moindre répit à l’ennemi. Ismaëlle parvenait avec talent à repousser de multiples détraqueurs sans jamais faiblir, ce qui ne manqua pas d’impressionner Margo.

- Bordel Stoneheaven, je n’savais pas qu’ils vous apprenaient réellement à vous défendre comme ça à l’armée !

Elle prend une seconde pour plaisanter avant de poursuivre son propre combat, ne manquant pas de remarquer cet aura rassurante qui l’enveloppe à l’idée qu’Ismaëlle assure ses arrières. Le binôme s’enclenche parfaitement, s’entend à merveille comme si les deux jeunes femmes luttaient ensemble depuis déjà un bon nombre d’années. Un tandem de choc digne des plus gros blockbusters du cinéma moldu.

- TA DROITE !

Du coin de l’œil, Margo détecte un mouvement vicieux, une ombre lourde et porteuse de malheur qu’elle signale aussitôt à Ismaëlle s’apprêtant à réagir avec une vivacité bluffant.
Ou est-ce tout simplement le résultat de leurs nombreuses luttes ici même.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7941
Date d'inscription : 05/03/2010
Crédits : Avatar Forevertry ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Enzo ▬ Cameron ▬ Jeremiah (parti) ▬ Taylor (mort) ▬ Riley ▬ Victoria



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3324-i-m-not-snow-white-ismaelle
MessageSujet: Re: [Event 13.06.2015] Bad Ass Mother F*cker ▬ Margo   Dim 9 Avr 2017 - 18:15

Moi, têtue ? Et encore, t'as pas idée. Je ne sais pas si c'est le fait de m'être retrouvée à devoir diriger une école sans avoir rien demandé, main de fer dans un gant de velours, mais je crois que malgré mes antécédents professionnels plus personne n'est en mesure de me donner des ordres aujourd'hui. Je ne dis pas que c'est ce que fait Margo ni même ce qu'elle allait faire mais je suis là et je m'impose, c'est plutôt clair. J'en serai malade de laisser les autres gérer ce qu'il se passe sans rien faire ou simplement en restant en retrait même si chaque poste, chaque coup de main, chaque initiative, est important. Et puis j'étais dehors, de toute façon, alors ça règle le problème. Je suis là, j'y reste …

« Avec grand plaisir ! »

… Et la belle blonde dont je suis devenue de plus en plus proche au fil des semaines n'a visiblement rien contre cette idée. Haut les chœurs ! On a du pain sur la planche et pas une seconde la panique ne s'infiltre dans mes veines. La peur, oui, bien sur, mais je reste concentrée et rien n'interfère.

« Un petit concours pour agrémenter tout ça ? »

D'abord la surprise, l'attention a peine détournée par le Détraqueur qu'elle vient de renvoyer chez lui avec un coup d'une précision qui démontre de manière on ne peut plus claire les années qu'elle a passée à s'entrainer pour en arriver à un tel niveau aujourd'hui. C'est impressionnant, c'est le moins que l'on puisse dire. Je ne l'avais jusqu'ici jamais vu à l'œuvre mais pas le temps pour ça pour l'instant ! Je lui vouerai un culte dès qu'on aura enterrée le problème et colmaté à nouveau cette brèche qui laisse entrer toutes ces horreurs comme un barrage ayant cédé déverserait des milliers de litres d'eau dans une vallée. Donc, la surprise, je ne suis pas habituée à ce genre de procédé, puis l'incompréhension qui doit se lire sur mon visage bien que je reste malgré tout très concentrée.

« Celle qui en dégomme le plus prépare le repas de l’autre ! »

Une deuxième cible pour elle, le Détraqueur semble se dégonfler dans un râle aigu et insupportable. Autour de nous c'est la débâcle, je garde un œil sur les élèves qui rentrent en quatrième vitesse vers le château puis surtout vers ceux qui en sortent pour venir prêter main forte. Le deuxième va de Margo aux Détraqueurs qui continuent d'affluer et nous dépassent clairement en nombre. Je ne réponds pas tout de suite, sans y réfléchir on se retrouve dos à dos, pour protéger les arrières l'une de l'autre, et les sortilèges fusent de son côté comme du mien. Ce spectacle pourrait presque être beau et je m'en veux d'afficher l'espace d'une seconde se semblant de sourire sachant que certains ici sont peut-être déjà entrain de subir la noirceur de ces êtres mais tous ces animaux argentés, cette cohésion … Je renvoie ma Panthère encore une fois, puis une autre, mais inconsciemment je me rends compte que j'en garde le compte alors que je repousse ceux que je peux comme je peux. J'aperçois Owen un peu plus loin, son Dingo aussi silencieux et hargneux que lui, puis Dimitri qui n'en démord pas non plus. Tant d'autres. Les gestes deviennent pratiquement automatiques, en réalité.

« Bordel Stoneheaven, je n’savais pas qu’ils vous apprenaient réellement à vous défendre comme ça à l’armée ! »
« Tu crois peut-être que j'y suis allée pour faire du tricot ?! »

La réponse vient du tac au tac, avec le sourire, et elle me surprend moi-même à vrai dire. J'entre dans le jeu sans m'en rendre compte et même si l'espace d'une seconde le fait de considérer tout ça comme un jeu me met en colère contre  ma propre personne, je décide de balayer ça d'un énième sortilège pour repousser ces envoyés du désespoir. Vous n'aurez pas notre rage de vivre ! Certainement pas. Dites le bien à ceux qui vous envoient.
Tout s'enchaine à une vitesse folle, si j'en rate un Margo elle ne le loupe pas. Notre tandem fonctionne de manière absolument coordonnée et affronter tout ça avec elle a quelque chose d'extrêmement galvanisant et rassurant. Je me rends compte que James lutte au côté d'Owen et le parallèle me fait sourire, sourire qui s'efface immédiatement quand le cri de mon amie me parvient de plein fouet.

« TA DROITE ! »

Et le sort part en un éclair, à peine ai-je tourné la tête, me laissant surprise et légèrement sonnée par mon propre réflexe.

« Merci partenaire ! »

La fierté s'installe, je ne peux pas le nier, mais pas le temps pour se lancer des fleurs et arroser nos lauriers, on est loin d'être tirés d'affaire. Mon esprit reste quoi qu'il en soit très concentré et ne va pas vagabonder vers autre chose, pas même vers le sort qui attend peut-être certains élèves, certains membres du personnel de cette école qui une nouvelle fois doit faire face à quelque chose que ces gosses ne devraient jamais vivre. Pas le temps pour les états d'âmes.
Les secondes défilent, se transforment en minutes, j'ignore depuis combien de temps le combat fait rage mais le chaos me semble étrangement ordonné. Je commence à ressentir les effets de la fatigue, bien avant la Gardienne dont l'endurance est clairement supérieur à la mienne. Je le vois bien, cette magnifique panthère des neiges qu'est mon protecteur ne brille plus avec autant d'éclat mais tout comme moi il ne lâche rien. On a bougé, restant néanmoins toujours dans le parc et il m'arrive de crier des directives malgré moi lorsque je vois quelque chose qui doit être fait comme par exemple protéger un élève esseulé qui se demande ce qui se passe et qui n'a rien à faire là. A force d'avoir les yeux partout je commence à ressentir ma tête tourner un peu trop pour garder ma stabilité du départ mais je m'accroche.

« Alors les filles ? Qui est Legolas et qui est Gimli ? »

Dimitri, tout sourire mais lui aussi extrêmement concentré, et … je ne comprends pas la référence.

« Oh quand même ! Le Seigneur des Anneaux ! L'Elfe et le Nain ! Ils se battent en faisant un concours pour savoir lequel aura abattu le plus d'Orques ! »

Il a l'air atterré, nos trois Patronus s'allient pendant ce temps là pour repousser tout un groupe de silhouettes drapées de noir.

« Connais pas mais laisse moi te dire que si tu traites l'une de nous de Nain, tu vas avoir un problème Muffin. »

Et il s'éloigne en riant, pour prêter main forte à d'autres Gardiens un peu plus loin. Je ne sais pas pourquoi mais ce moment qui devrait être rempli de stress et d'obscurité me fait réaliser à quel point ma vie est à présent pleine de lumière. Et sur ces bonnes paroles, je n'en peux plus. J'ignore depuis combien de temps on se bat comme des acharnés et ça me semble se calmer, je vois de moins en moins de silhouettes flotter dans les airs mais je m'inquiète à présent de ceux qui se trouvent dans le château. Est-ce qu'ils ont réussi à les repousser ?

« Margo ? »

Elle se tourne vers moi et d'un signe de tête je lui montre le château. Elle acquiesce, on prend toutes les deux la direction de la grande porte qui donne sur le Hall, en courant.

« Au fait, trente-quatre. »

Je ne sais pas pourquoi mais j'ai le sentiment que je vais devoir préparer le repas ...
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 241
Date d'inscription : 10/08/2016
Crédits : Me



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3717-margo-beaumont
MessageSujet: Re: [Event 13.06.2015] Bad Ass Mother F*cker ▬ Margo   Dim 16 Avr 2017 - 20:17

- Tu crois peut-être que j'y suis allée pour faire du tricot ?!

Oui certes, elle marque un point.
MAIS elle reste malgré tout agréablement surprise de la vivacité de ses réflexes. Non qu’elle n’en ait jamais douté mais les faits sont là : Ismaëlle est épatante.

- Tsss. Moi qui croyais que tu allais ENFIN pouvoir me tricoter un pull pour mon anniversaire.

Et les sortilèges fusent toujours avec la même précision de son côté. C’est presque devenu une sorte de jeu pour elle, comme ces fois à l’entrainement où elle était au cœur de ce terrain improvisé pour tester leurs réflexes. Elle se souvient parfaitement de cette excitation mêlée à la peur qui lui animait le creux du bide. Quelque chose de nouveau, qui demandait la présence entière de tous ses réflexes réunit. Margo se souvient également de cette allégresse qu’elle ressentait – et ressent encore malgré tout – lorsqu’elle touche une cible en plein cœur ou pleine tête. Tout ça peut paraitre horrible, elle en a conscience, mais lorsque votre vie est en jeu, lorsque vous savez que durant ce duel, c’est lui ou vous, alors vous ne pouvez empêcher votre instinct primaire ressurgir de votre ADN pour vous procurer un sentiment de soulagement.
Et pour certains, de joie.

Margo n’a jamais pris plaisir à tuer, ni à blesser, mais ici, les circonstances étaient toutes différentes. Comment pouvait-elle ressentir une peine quelconque face à ces horreurs sans âmes si ce n’est celles des désespérer dont elles s’abreuvent ?
Elle perçoit le danger à la droite d’Ismaelle, avec un temps d’avance suffisant pour l’en informer… Et il ne lui faut qu’une demi-seconde pour réagir dans un réflexe incroyable. Que l’on ne vienne plus lui dire que l’adrénaline n’accroit pas vos facultés, bordel de merde !

- Merci partenaire !

Elle devrait se sentir honteuse de ressentir pareille fierté en vue des circonstances.
Partenaire ? S’il y a bien une des choses que nous ne pouvons pas enlever à la gardienne, c’est son esprit d’équipe. Et faire équipe avec Ismaëlle serait presque un honneur pour elle.
Margo n’a que le temps de lui offrir un large sourire avant de reprendre la bataille, faisant face à de nouveaux détraqueurs.
La gardienne guide également quelques élèves paumés entre deux sortilèges mais se concentre surtout sur cette masse noire qui ravage déjà le bonheur de ce château. Pourtant, son patronus ne faiblit pas… Et la raison est aussi claire qu’honteuse pour Margo.
Elle ressent des picotements aux bouts des doigts, une adrénaline sous sa forme la plus pure qui lui contamine le cœur et l’esprit : Enfin, elle retrouve les sensations d’un combat, du danger. Comment pouvait-on ressentir un quelconque bonheur en cet instant ? Ce n’est pas la joie de voir ce château attaqué, non. Mais plutôt celle de pouvoir être utile, de pouvoir mettre ses talents au service d’une cause juste, pour préserver la vie de ces gosses. Et ça lui suffit amplement pour se construire une muraille de joie, nourrissant sans peine ce patronus qui virevolte de son aura argenté qui ne cesse de scintiller un peu plus à chaque seconde.
La fatigue viendra, elle le sait, mais pour le moment Margo n’en ressent aucune trace. Question d’endurance et de mental.
Elle bouge aux côtés d’Isma qui maintient toujours cette superbe panthère en vie, cette dernière luttant avec force contre l’ennemi. Et alors que Margo voit un groupe d’élève rentré, un autre sort, baguette en main. Déterminé comme jamais à soutenir leurs enseignants et les gardiens.

- Alors les filles ? Qui est Legolas et qui est Gimli ?

Margo n’a que le temps de reconnaitre Gabrieli qui les rejoigne tout sourire, le visage légèrement transpirant.
Et Isma qui ne comprend pas un traitre mot de ce qu’il lui raconte…

- Oh quand même ! Le Seigneur des Anneaux ! L'Elfe et le Nain ! Ils se battent en faisant un concours pour savoir lequel aura abattu le plus d'Orques !
- Connais pas mais laisse moi te dire que si tu traites l'une de nous de Nain, tu vas avoir un problème Muffin.
- Oh t’en fais pas, sa mort est déjà toute tracée. Ne dors plus qu’un œil Gabrieli…

Il rit et Margo ne peut s’empêcher de le suivre, large sourire aux lèvres, avant de reprendre sa concentration. Elle bouge dans tous les sens et ne s’arrête jamais, ni pour souffler, ni pour quoi que ce soit d’autre si ce n’est que pour protéger ses arrières et celles de son amie. Mais elle n’en oublie pas pour autant de faire les comptes…
Plus les minutes passent, plus la masse se désépaissie, ne laissant que quelques ombres noires flotter à droite, à gauche. Maintenant que le travail de groupe a été effectué, il reste l’individuel à exécuter.

- Margo ?

Elle se retourne et lorsqu’Isma lui désigne le château d’un signe de tête, la gardienne acquiesce et suit son amie en courant droit vers le hall d’entrée.
La bataille est loin d’être terminée tout comme l’énergie de Margo est loin d’être épuisée. Si elle le pouvait, elle ne vivrait que de ça : d’adrénaline et de terrain.

- Au fait, trente-quatre.

La gardienne se tourne vers Ismaelle alors qu’elles arrivent aux portes menant au Hall. Ces dernières sont déjà ouvertes…

- Specto Patronum !

La belette surgit de nouveau, toujours avec la même intensité pour envoyer valser un Détraqueur hors de ces murs avec une rage non dissimulé. Le patronus exprime à la perfection l’état d’esprit de son maitre et de ça, Margo ne s’en cache pas.
Elle adresse un sourire à Ismaëlle, taquin.

- Cinquante-huit… Tu préfères préparer Brunch ou dîner ?

Margo n’avait pas vraiment de mérite en soi… L’entrainement qu’elle a eu et ses années d’expériences derrière elle lui valait une petite marge d’avance. Mais ça ne l’empêchait en rien d’être admirative face à la combativité d’Ismaelle qui était bien plus qu’impressionnante. Les deux femmes s’empressent de chéquer le Hall et d’ordonner aux élèves de se mettre à l’abri dans les salles communes les plus proches, le temps qu’ils puissent éjecter le maximum de Détraqueur.

- C’est là qu’on commence à jouer à la chasse aux poke-détraqueurs ?

Baguette bien en main, Margo regarde Isma… QUAND MEME !

- Il va VRAIMENT falloir que je te refasse ta culture moldu, ça n’va pas être possible !

La gardienne affiche un air faussement outré et affligée même si elle se trouve être sérieuse dans ce qu’elle vient de lui lancer. Et l’idée ne lui déplait pas, celle de prendre quelques jours de vacances avec cette amie retrouvée pour lui faire découvrir tout ce qu’elle a manquée et ce qu’elle ne connait pas…
Et oui, elle a parlé de vacances. Ne cherchez pas à comprendre le raccourcie entre ce qu’elle vient de dire et ça.

- Il va falloir qu’on fouille ce château… ça va nous prendre une éternité et, autant être lucide et honnête, vu la taille du lieu je n’suis pas certaine qu’on réussira à tous les débusquer.

Même après onze années passées ici, Margo n’avait jamais pu tout explorer de ce château qui ne cessait de leur ouvrir de multiples surprises chaque année. Ça la frustre de savoir qu’elle devra se faire à l’idée de laisser ce château non sécurisé plusieurs nuits, le temps qu’ils réussissent à trouver tous ces cauchemars vivants.
Margo serre sa baguette entre ses doigts avant de choper un élastique de la poche de sa veste et de ramasser ses cheveux courts en un petit chignon rapide, tout en jetant un regard à Ismaelle.

- Toujours avec moi, partenaire ?

Bien évidemment qu’elle l’est, d’autant plus qu’ils leur restent encore un sacré taff à effectuer. Les deux femmes sécurisent alors le périmètre à l’aide des autres Gardiens qui débarquent au fur et à mesure à l’intérieur du château. Elles croisent également les enseignants qui, soit repoussent un détraqueur, soit mettent en sécurité les élèves qu’ils trouvent sur leur chemin. C’est un joyeux bordel où se trouve au cœur la pire des horreurs. Margo ne loupe pas ces visages, ces expressions de souffrance, de peine et de peur et ça, ça lui tord un peu plus les tripes à chaque fois. Elle ne saurait vraiment expliquer pourquoi mais il imagine Eugène paumé dans cette cohue, mort de peur. Ça ne fait que renforcer cette détermination palpitante au creux de son ventre.
Elles en débusquent quelques-uns, leurs foutent une dérouiller bien senti sans l’ombre d’une hésitation mais surtout de remords.
Margo progresse avec Ismaëlle dans un couloir, sur leurs gardes. La gardienne s’apprête à lui dire que c’est bon, qu’elles peuvent redescendre même si en soit… ça n’est pas tout à fait vrai. Parce que putain, elle sait qu’il reste de ces saloperies entre les murs. Elle en est certaine, elle pourrait mettre sa main en pâture à un dragon… Mais un reniflement. Ou peut-être un sanglot, elle ne saurait vraiment le dire, lui coupe tout élan.

- Attends. Elle tend l’oreille, se concentre, même si c’est difficile avec le brouhaha ambiant qui persiste en bas. T’as entendu ? Je crois que j’ai entendu un gosse pleurer, pas loin.

Un gosse pleurer de peur… ou tout simplement de souffrance pour être entrain de se faire vider de toute énergie vitale. De toute son âme.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7941
Date d'inscription : 05/03/2010
Crédits : Avatar Forevertry ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Enzo ▬ Cameron ▬ Jeremiah (parti) ▬ Taylor (mort) ▬ Riley ▬ Victoria



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3324-i-m-not-snow-white-ismaelle
MessageSujet: Re: [Event 13.06.2015] Bad Ass Mother F*cker ▬ Margo   Jeu 27 Avr 2017 - 18:29

« Specto Patronum ! »

Sursaut. Je pense même avoir poussé un cri de surprise puisque bien trop embarquée dans ma fierté – et un peu sonnée par tout ce qui se passe également – j’ai relâché ma vigilance. J’ai été un soldat, comme elle, mais c’était dans une autre vie alors tous ces réflexes qu’elle a gagné au fil des années, clairement, je ne leur arrive pas à la cheville. Et ça n’a rien de dramatique ! Chacun son rôle. Son rôle, en l’occurrence, c’est de protéger ce château, ses habitants, et croyez-moi qu’en cet instant, je me sens en parfaite sécurité auprès d’elle.

Joli sourire Mlle Beaumont, et il est communicatif.

« Cinquante-huit… Tu préfères préparer Brunch ou dîner ? »
« Tss. On aurait dû partir du principe que tu en avais 25 de handicap. »

Je grimace mais mon sourire l’emporte. Cet écart est peut-être plus que normal mais il faut souligner les capacités et compétences de la Gardienne, d’autant que comme tout le monde elle a dû travailler dur pour en arriver à un tel résultat. Elle est impressionnante, elle me rend admirative c’est certain. Enfin, concentration, on a un Hall – et un château entier – à inspecter. Ceci dit …

« Va pour le brunch. »

… on ne va pas oublier l’enjeu pour autant.

« Enfin la journée n’est pas terminée, je peux toujours me rattraper ! »

Si j’y crois ? Bien sûr que non, évidemment, mais ça m’amuse. Ce petit jeu m’amuse même si je ne peux pas m’empêcher de culpabiliser un peu la seconde suivante. Penser de cette façon en revient à espérer qu’il y est encore plus de Détraqueurs à chasser donc plus de possibilité de terroriser les enfants – et les plus grands. Sans parler du danger réel, voir potentiellement mortel. Aucune de nous deux ne pense à mal et je le sais très bien mais sur l’instant je ne suis pas tout à fait en accord avec moi-même. Si les élèves n’étaient pas présents, ça serait totalement différent. Et nous voilà en train de leur ordonner d’aller se mettre à l’abri, autant que faire se peut. Une des premières choses à faire sera de s’assurer qu’aucune de ces créatures ne soient entrer dans les salles communes et d’en sceller magiquement l’accès – sans pour autant empêcher les élèves, Elfes, personnels et autres êtres vivants d’y entrer ou d’en sortir.

« C’est là qu’on commence à jouer à la chasse aux poke-détraqueurs ? »

Oui, tout à fait.

« Il va VRAIMENT falloir que je te refasse ta culture moldu, ça n’va pas être possible ! »
« Oh c’est pas une obligation tu sais ! J’aime bien vous entendre hurler au scandale, c’est plutôt amusant. »

Et alors leur tête … Le pire dans tout ça c’est que je suis Né-Moldue, j’ai même fuit le monde Sorcier pendant quelques années après la fin de mes études mais malgré ça énormément de choses m’échappent totalement. J’étais une gamine un peu effacée, je n’ai pas de frères et sœurs, pas de cousins ni de cousines, etc … L’idée qu’elle et/ou Dimitri se sentent investis d’une mission me fait sourire, sincèrement, et je serai très curieuse de voir ce que ça donne. Ils finiraient par craquer tous les deux, en voyant l’étendu de mon ignorance sur bien des sujets, à n’en pas douter.

« Il va falloir qu’on fouille ce château… ça va nous prendre une éternité et, autant être lucide et honnête, vu la taille du lieu je n’suis pas certaine qu’on réussira à tous les débusquer. »
« En une seule fois, ça me semble compliqué effectivement. »
« Toujours avec moi, partenaire ? »
« Pour l’instant oui, absolument. Il faudra simplement que je t’abandonne d’ici un moment pour essayer de rassembler tout le monde et faire l’appel. »

Comme à chaque fois, inlassablement. Tout ça … J'en viens parfois à me demander pourquoi on s'entête de cette façon mais ça n'est pas le moment de se perdre dans ce genre de pensées, il reste encore beaucoup à faire, beaucoup d'endroits à vérifier et d'envahisseurs à dégager. Je sais que là dehors nombre de nos collègues sont déjà entrain de reconsolider les barrières et protections magiques afin qu'il n'entre plus aucune de ces créatures. Notre rôle à Margo et moi comme à d'autre est donc de vérifier étage par étage et tout cela se fait instinctivement. Ils défilent, ces étages, à mesure que la Magie nous aide à protéger, repousser, mettre hors de danger ou barricader. Je n'ai pas autant d'endurance que mon amie Gardienne mais je ne lâche rien, booster par l'adrénaline et l'incapacité totale de penser à moi alors qu'il y a bien trop de terreur dans les visages que l'on croise.
Et puis soudain, elle s'immobilise. J'en fais autant, aux aguets, baguette bien serrée entre les doigts et prête à servir au moindre mouvement suspect.

« Attends. T’as entendu ? Je crois que j’ai entendu un gosse pleurer, pas loin. »

Calquant mes expressions sur les siennes je me concentre, tend l'oreille, écoute et ferme même les yeux pour atténuer un sens et exacerber celui dont j'ai le plus besoin : L'ouïe. Ça prends quelques secondes mais je perçois ce son et il me glace le sang.

« Tu as raison. »

Je ne réfléchis pas, je fonce, parce qu'il s'agit d'un gamin et que tout en moi hurle d'intervenir au plus vite. J'ai la rage de la panthère dans les veines mais aussi … la rage d'une mère. Cette rage se démultiplie dès l'instant où au détour du couloir j'aperçois cette silhouette sombre et encapuchonnée, penchée sur un corps frêle qui me semble s'abandonner à son sort. C'est comme un choc en pleine poitrine mais une seconde je n'hésite.

« Lâche le tout de suite espèce d'horreur ! »

Le geste s'alliant à la parole, j'envoie mon Patronus droit sur lui dans un geste vif et assuré du bras. L'Once d'argent fonce sur cette créature infâme et la percute de plein fouet. Le résultat est immédiat, le monstre vole littéralement contre le mur à quelques mètres de lui mais l'instant d'après je me précipite vers le garçon qui se trouve désormais à terre. Je crois que Margo s'occupe du Détraqueur, mon attention à moi est totalement focalisée sur ce visage blafard que je tiens entre mes doigts alors que je me laisse tomber à genoux sur le sol.

« Hey, Tommy, regarde-moi. »

4ème année. Poufsouffle. Un adolescent … Un enfant à l'heure actuel et le voir dans cet état me fait mal à un point tel que je pourrais hurler de colère. Je le serre contre moi, c'est instinctif, passant ma main dans ses cheveux. Lui s'accroche à moi, il fond en larme, se laisse complètement aller, terrorisé et à bout de force.

« Là, tout va bien. C'est fini. »

Il ne lui ressemble pas, je connais à peine ce jeune garçon, mais pourtant en cet instant quelque chose remonte à la surface et envahit tout mon être. Est-ce du à la fatigue ? Probablement. Mes émotions s'en trouvent un peu secouée, c'est possible. Une pensée : Comment peut-on préserver nos enfants, les protéger, leur offrir un monde où ils ne risquent rien quand de tels êtres existent. Quand les adultes qui sont censés prendre soin d'eux et les guider dans leur cheminement, n'aspirent qu'à leur faire du mal.
Nos enfants. Mon enfant. Que je ne tiendrai jamais dans mes bras comme je serre ce gamin contre moi en cet instant. J'en oublie la présence de Margo, c'est vrai, et Tommy n'est finalement pas beaucoup plus présent. Mon regard reste rivé droit devant moi, braqué dans le vide, rempli de tout ce que je ressens. Est ce que je devrais être soulagée d'avoir malgré moi épargné à Alexander de vivre dans un tel monde ? J'essaie, de toute mes forces, de garder en tête qu'il y a plus de beau que de laid sur cette terre mais dans des moments comme celui-ci, c'est difficile d'y croire encore.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 241
Date d'inscription : 10/08/2016
Crédits : Me



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3717-margo-beaumont
MessageSujet: Re: [Event 13.06.2015] Bad Ass Mother F*cker ▬ Margo   Dim 14 Mai 2017 - 0:20

- Tu as raison.

Ça elle le sait. Son instinct le lui dicte, le lui hurle, même si elle aurait préféré se planter, que ça ne soit qu’une fausse alerte. Et à la seconde où Ismaëlle prend conscience de ces sanglots, Margo la voit détaler comme une furie, arme au poing. Ca n’est absolument pas le moment d’analyser la situation mais la gardienne ne l’a jamais vu se précipiter aussi rapidement, avec autant de rage. Cette dernière ne tarde pas à la suivre, prenant le plus de vitesse possible. Il n’est plus question de duel, de course, de défi mais plutôt de survie, son unique but étant d’arriver à temps avant l’inévitable. L’adrénaline lui monte au cœur, aux veines et décuple ses sensations et ses émotions.
Et l’instinct de la gardienne ne lui a pas fait défaut.
L’image est là, sous leurs yeux, représentant l’horreur sous sa forme la plus pure. Un détraqueur penché sur un gosse, un simple gamin, arborant la posture de celui qui sait, qui sent la mort. Abandonnant le combat.

- Lâche le tout de suite espèce d'horreur !

Ismaelle réagit au quart de tour, lançant son patronus droit sur le détraqueur et c’est avec une rage non dissimulé que l’animal éjecte l’ennemi contre le mur, comme un pantin désarticuler. On pourra dire ce que l’on veut, que c’est parfois une question d’expérience, d’entrainement, mais la puissance magique que vient de donner Ismaëlle lui vient du fond du cœur. Margo ne saurait dire pourquoi, ni comment, de savoir d’où ça lui vient mais c’est là, devant eux, explosant à la gueule de l’horreur qui ne tarde pas à vouloir réitérer le combat.

- Tu rêves mon gros.

Parce que temps que Margo sera debout entre ses murs, aucun d’entre eux ne touchera à un cheveu de ces gamins et encore moins à ceux de son amie d’enfance. Une formule, un geste du poignet et la belette argentée galope vers le Détraqueur qu’elle terrasse en quelques secondes, le repoussant dans un premier temps, puis l’envoyant valser au travers le couloir pour le détruire définitivement.
L’usure commence à se faire sentir mais la gardienne reste droite, encore en pleine maitrise de ses capacités. Elle a vu et vécu pire, aussi bien à l’entrainement que sur le terrain, elle est forgée pour ce genre d’opération alors elle pourrait bien devoir faire ça encore plusieurs heures qu’elle resterait hargneuse, jusqu’à ce que la fatigue la terrasse pour de bon.

Margo reporte son attention vers Ismaelle qui tient fermement le gamin dans ses bras avec la même tendresse d’une mère avec son fils. Ca lui saute aux yeux, avec une évidence naturelle puisqu’elle a l’impression de revoir sa propre mère tenant Eugène dans ses bras après l’une de ses innombrables crises de panique, de paranoïa.
La gardienne ne sait pas si son frère vivra un jour tranquille, serein. Elle se souvient de toutes ces fois où il lui a brisé le cœur à pleurer de panique à l’idée que leur père soit sur la route pour deux jours, à se prostré dans un coin en attendant que la crise d’angoisse passe parce que Louise n’est toujours par rentrée de sa soirée entre copines. Mais ce qui l’a certainement le plus marqué, le plus attristé ce sont toutes ces fois où il rentrait de l’école, épaules affaissées, regard abattue et joues humides d’avoir entendu pour la énième fois des railleries incessantes de ses camarades de classe qui ne trouvaient rien de plus intéressant et amusants que de le traiter de fou, lui foutant la trouille en lui riant au nez qu’il finirait de toute façon dans un asile pour malades mentaux.
Bande de petits cons.

Et c’est en ça que Margo est frappée par le geste d’Ismaëlle qu’elle devine fort, intense. En même temps, difficile de ne pas être aussi maternelle avec ces gamins quand on sait qu’elle vit dans cette école depuis de nombreuses années maintenant. Comment ne pas s’y attacher ?
Margo l’entend le rassurer, leur laisse quelques secondes, voir quelques minutes d’intimités en attendant que le fameux Tommy se calme, reprenne contact avec la réalité. La gardienne elle, se charge de leur sécurité, en silence. Veillant à ce qu’aucun Détraqueur ne les prennent en traitre, à ce que rien ne perturbe ce moment d’accalmie. Mais Margo ne manque pas le regard résolu, fixe, et perdu de son amie.
Elle patiente encore un peu avant de revenir vers eux.

- Isma ?

Elle ne réagit pas tout de suite, la gardienne sent bien que quelque chose bloque, que quelque chose se manifeste sans savoir de quoi il s’agit. Elle finit par claquer deux fois des doigts devant son regard pour réussir à la ramener à la réalité.

- Il faut qu’on bouge d’ici avant que d’autres n’arrivent.

Voix douce, posée et calme, Margo ne manifeste aucune urgence ni aucune crainte.
Elle les laisse se relever tranquillement avant de se tourner de nouveau vers son amie.

- Je vais t’accompagner jusqu’à l’infirmerie pour le déposer là-bas, comme ça je continuerais ma ronde jusqu’aux tours histoire d’être sûre qu’il n’en reste pas dans le coin pour l’instant.

Margo attend qu’Ismaëlle donne son aval avant de prendre le chemin en direction de l’infirmerie, en silence mais surtout, sur ses gardes. La gardienne est l’affut du moindre geste ou présence suspecte, donnant quelques directives aux élèves qu’elles peuvent encore croiser, entendant également Ismaëlle reprendre pleinement son rôle de Co-Directrice et ce, jusqu’aux portes de l’infirmerie. La situation a perdue naturellement tout son jeu, cette motivation à en buter le plus possible pour essayer de ne pas tomber dans l’horreur tout de suite. Et quelque part, c’est inévitable.
Margo attend que le gamin franchisse les portes de l’infirmerie et attrape doucement Isma par le bras alors qu’elle comptait lui emboiter le pas, pour l’accompagner.

- Hey. Elle arbore un air tranquille, posé. T’avais l’air un peu secouée tout à l’heure quand on a trouvé le gosse. T’es sûre que tout va bien ?

Il lui semble naturelle de lui poser la question et même si Margo est du genre à ne pas avoir de filtre et à foutre toujours les pieds dans le plat, elle conserve malgré tout une certaine délicatesse. Pour cette fois. Elle ne saurait l’expliquer, peut-être l’instinct, encore. Mais aussi l’affection profonde qu’elle éprouve pour cette femme qui se tient face à elle. Représentation vivante d’une force naturelle et d’une pureté que rien ne pourrait entacher.
Isma n’a aucune obligation de lui répondre, ni même d’être sincère mais Margo n’aurait jamais pu avoir l’esprit tranquille si elle ne lui avait pas au moins posé la question.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7941
Date d'inscription : 05/03/2010
Crédits : Avatar Forevertry ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Enzo ▬ Cameron ▬ Jeremiah (parti) ▬ Taylor (mort) ▬ Riley ▬ Victoria



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3324-i-m-not-snow-white-ismaelle
MessageSujet: Re: [Event 13.06.2015] Bad Ass Mother F*cker ▬ Margo   Dim 21 Mai 2017 - 12:17

Plongée dans ce contact, dans mes pensées, dans cette colère sourde et cette douleur qui me transperce la poitrine, j'en oublie un peu tout le reste jusqu'à la présence de Margo qui se tient toujours là, en faction, prête à intervenir à tout moment. Je tiens ce garçon contre moi et j'ai mal, comme au premier jour. Dans ma gorge se coince une envie profonde et puissante, presque un besoin, de hurler mais je m'abstiens, me laisse emporter dans le néant que me provoque toutes ces sensations alors que mon regard reste braqué dans le vide.

« Isma ? »

Je l'entends, j'entends cette voix familière mais c'est comme si l'information refusait de monter jusqu'à mon cerveau. Sursaut. Je reviens sur terre alors qu'elle claque des doigts devant mon visage, me faisant opérer un mouvement de recul sans réellement m'en rendre compte, sans pour autant lâcher Tommy, alors que mon regard retrouve celui de mon amie. Il est … concerné.

« Il faut qu’on bouge d’ici avant que d’autres n’arrivent. »

Elle a raison, entièrement raison et je le sais mais bouger, revenir sur terre, me sortir de ces émotions qui m'ont percuté de plein fouet me demande encore quelques secondes avant de réagir réellement. Je me relève plus machinalement qu'autre chose, encore un peu sonnée, encourageant néanmoins Tommy à en faire autant sans jamais le lâcher, sans jamais lui laisser voir et sentir que je n'en mène pas beaucoup plus large que lui. Quelque part, en cet instant, Margo est comme une bouée de sauvetage.

« Je vais t’accompagner jusqu’à l’infirmerie pour le déposer là-bas, comme ça je continuerais ma ronde jusqu’aux tours histoire d’être sûre qu’il n’en reste pas dans le coin pour l’instant. »
« D'accord. Allons-y. »

Je retrouve un peu d'assurance dans le mouvement, l'activité, l'action, j'ai toujours été comme ça je crois. Margo marche en tête, remplissant son rôle de Gardienne à la perfection, aux aguets et prête à intervenir au moindre bruissement, au moindre froissement, tout en trouvant le temps de la réflexion pour affûter son jugement. Je l'admire énormément mais mon attention demeure focalisée sur nos arrières, sur ceux que je croise et à qui je donne spontanément des directives si je le juge nécessaire. Je rassure également le jeune garçon, ne le lâche pas une seconde et l'aide à marcher puisqu'il est encore bien faible. C'est déjà un grand gaillard malgré son jeune âge mais en cet instant je ne vois qu'un enfant, petit et fragile. Après ce qu'il a vécu je crois qu'il n'y a rien de plus normal et je ne serai pas surprise de l'entendre murmurer un appel pour ses parents. Ce qui là encore serait on ne peut plus normal. Continuer à les garder loin de leur famille … C'est un choix que chacun prend, j'en ai conscience, mais je ne peux pas m'empêcher de me dire que je n'aurai pas pu laisser mon propre fils entre ces murs. L'espace d'une seconde j'ai une pensée pour Enzo, c'est inévitable. Il est débrouillard, je ne m'inquiète pas outre mesure mais lui comme d'autres n'ont plus la chance d'avoir leurs parents et si lui a une famille qui l'attend là dehors, un toit, plusieurs endroits où aller si nécessaire, je sais que ça n'est pas le cas de tous. Vaste débat.

Les portes de l'infirmerie se dessinent, j'aperçois Leiv qui s'affairent à l'intérieur et pousse un profond soupir de soulagement. Je n'ai pas pris le temps d'avoir peur pour lui, d'avoir peur de le perdre, mais c'est comme si ce soulagement se manifestait entièrement maintenant que mes yeux se posent sur lui. Tommy est pris en charge, je m’apprête à entrer à mon tour quand Margo m'attrape en douceur par le bras et m'interpelle.

« Hey. »

Son regard est calme, doux, mais je sens bien qu'il est concerné.

« Hey. »

C'est un sourire qu'on échange toutes les deux.

« T’avais l’air un peu secouée tout à l’heure quand on a trouvé le gosse. T’es sûre que tout va bien ? »

Le mien s'affaisse un peu, très légèrement, mais reste présent alors que je regarde le sol une seconde avant de relever le regard pour le poser dans le sien à nouveau. Ma main se pose sur son bras dans un geste qui a plusieurs but : La rassurer et la remercier.

« Ça va, t'en fais pas. Mais c'est gentil de demander. »

Vicky est partie, Rina est partie, j'ai beau avoir mon harem – oui messieurs – parfois une présence féminine, une amie tout simplement, me manque. C'est quelque chose que j'ai retrouvé avec Margo ces derniers mois, des mois qui nous ont rapproché je crois. Il y a bien Phaedre, une femme pour qui j'ai énormément de respect et d'estime, de l'affection également je ne m'en cache pas, mais c'est différent.

« C'est juste … Je ne comprendrais jamais qu'on puisse faire subir ça à des enfants. »

Inutile d'apporter plus de précisions, elle sait très bien de quoi je parle et ce dans le détail. Elle n'était peut-être pas là pendant l'occupation ou les mois qui ont suivi mais ça n'est pas nécessaire pour comprendre l'horreur qui a élu domicile trop de fois dans ce château. De plus, chaque Gardien a eu un rapport détaillé à son arrivée, sans parler des discussions entre collègues au fil du temps.

Mais je sais bien que là n'est pas tout le fond du problème et je sais qu'elle s'en doute aussi alors sans trop savoir pourquoi, sans la quitter des yeux et d'un ton calme, je poursuis :

« J'ai eu un fils. L'année dernière. »

Le temps passe, ça fait toujours aussi mal et en parler ravive cette douleur mais j'ai avancé, j'ai … fait mon deuil, accepté le fait que je ne le verrai pas grandir, construire sa vie, je ne vivrai pas avec Alexander tout ce que Leiv a pu vivre et vit encore avec Adrian. Je ne suis ni jalouse ni envieuse, simplement heureuse pour lui, pour Phaedre qui va avoir cette chance aussi je l'espère de tout mon cœur. La vie est ainsi faite, je l'accepte.
Peut-être qu'elle le sait déjà, par les bruits de couloir ou simplement au détour d'une conversation avec les uns et les autres. Je n'ai pas caché ma grossesse, tout le monde m'a vu revenir sans enfant. Inutile de faire une déclaration officielle mais pour l'heure, c'est à une amie que je parle, que je me confis. Parce que je fais le choix de le faire et sans doute aussi, peut-être, parce que j'en ai besoin après ce que je viens de ressentir. Je ne fais pas ça pour avoir du réconfort, je n'en ai pas besoin tout comme je n'ai pas besoin ni envie qu'on me prenne en pitié. Je le fais par instinct, parce qu'elle a compris que quelque chose m'a traversé le cœur.

« Il est né prématuré, avec la même pathologie cardiaque que j'avais étant petite, avant qu'on me greffe un nouveau cœur, puis un deuxième suite à un rejet. »

Je me répète sûrement, je ne sais plus vraiment si elle est au courant pour ça. Je pense que si, la cicatrice qui court le long de mon sternum n'est pas un secret, ne l'a jamais été. J'ai pu lui en parler lorsqu'on était élèves ici toutes les deux.

« Il était trop petit, trop faible. Les médecins ont tout fait pour le sauver mais au bout d'une semaine il n'avait plus la force de luter. »

Ma voix tremble mais je n'ai pas d'hésitation. J'expose des faits, des faits que j'ai accepté aujourd'hui. J'en ressens toujours autant de peine, un sentiment d'injustice m'effleure à chaque fois mais la vérité c'est que ...

« Quand je vois toutes ces horreurs, j'en arrive à me dire que c'est mieux pour lui de ne pas avoir connu ce monde. »

Le Mal qui court librement dans le cœur de ces hommes et ces femmes capables de prendre la vie de la pire des manières, sans se soucier du fait qu'ils s'en prennent à des enfants, des êtres innocents qu'on détruit par cupidité et intolérance. L'Homme n'apprendra jamais de ces erreurs et si je suis d'un naturel optimiste, même si je vois toujours le bien quelque part, l'espace d'un instant j'ai douté. Je l'admets.

« Il s'appelait Alexander. »

Un soupir m'échappe, puis c'est un sourire que j'esquisse en tendant le poignet vers elle : Celui autour duquel je porte la gourmette de mon fils. C'est tout ce qui me reste de lui, ça et une photo prise à Sainte Mangouste le jour de sa naissance où je le tiens dans mes bras. Entre quelques autres je crois … J'ai laissé celles-ci chez mes parents.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 241
Date d'inscription : 10/08/2016
Crédits : Me



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3717-margo-beaumont
MessageSujet: Re: [Event 13.06.2015] Bad Ass Mother F*cker ▬ Margo   Dim 18 Juin 2017 - 16:48

Margo a ce qu’on appelle une sorte de sixième sens. Peut-être est-ce dû à l’expérience des dernières années ou que c’est tout simplement instinctif, mais elle sent, palpe ce genre de chose. Ceci dit, il ne faut pas être Freud pour comprendre que quelque chose à profondément touché Ismaëlle au point de la perturber pour la plonger dans une catatonie durant quelques secondes, pourtant parfaitement consciente du danger qui les entourait.
Son sourire s’est affaissé, son visage légèrement assombri, pourtant un sourire étire ses lèvres bien qu’il soit léger, sa main sur le bras de Margo.

- Ça va, t'en fais pas. Mais c'est gentil de demander.

La gardienne balaie ses mots d’un geste de la main.
Ca n’est pas gentil mais normal. Une évidence. Ismaëlle est une amie d’enfance voir plus que ça depuis qu’elle a débarquée avec ses gros sabots à Poudlard pour la deuxième fois. Les deux femmes se sont rapprochées et ça n’est pas Margo qui irait s’en plaindre.

- C'est juste … Je ne comprendrais jamais qu'on puisse faire subir ça à des enfants.
- Je sais.

Même si elle n’était pas là, elle sait. Si Margo était absente pendant l’horreur qu’ils ont vécus ici, elle était présente ailleurs, là où la cruauté frappe sans que l’on s’en soucie, sans que quiconque le devine. Elle est suffisamment consciente de ce qu’il y a de plus mauvais chez l’homme pour ne pas « savoir » à quel point ils ont dû en baver entre ses murs, diriger par la petite dictature du sang-parfait. Tous ces gosses en ont certainement plus vue qu’un homme lambda.

- J'ai eu un fils. L'année dernière.
- Quoi ?

Exclamation de surprise sans pour autant qu’elle ne le crie. Le choc est violent, brutale et avant même que l’ombre d’un sourire puisse naitre sur son visage, elle sent qu’il ne faut pourtant pas s’en réjouir autant qu’elle n’aurait pu le penser.
En temps normal Margo l’aurait aussitôt charriée, prise dans ses bras, demandé un million de photos. Les gosses, c’est pas trop son truc, honnêtement. Mais chez elle. Chez les autres, elle peut parfois se montrer gaga, partisante d’un apprentissage aux conneries avant l’heure.
Oui, en temps normal elle aurait pu… Mais pas ici. Le visage d’Ismaëlle n’est pas aussi illuminée que peut l’être une mère qui s’apprête à raconter les péripéties de son fils.

- Il est né prématuré, avec la même pathologie cardiaque que j'avais étant petite, avant qu'on me greffe un nouveau cœur, puis un deuxième suite à un rejet.

Margo n’est pas étrangère à l’évocation de cette maladie même si ça n’a certainement pas été le sujet favori des deux amies. Ismaëlle n’a jamais été du genre à geindre, à se plaindre mais plutôt à encaisser sans broncher.
Encore une fois, sa force de caractère se prouve ici puisque la gardienne n’a jamais eu connaissance de cet enfant que son amie a perdu alors qu’il était à peine né. Son regard n’évoque pas la pitié, juste une tristesse silencieuse et sincère qu’elle n’évoque pour l’instant pas. Inutile d’en rajouter une couche, d’ajouter du drame supplémentaire. La peine d’Ismaëlle doit être suffisamment immense pour que l’on vienne lui en rajouter. En revanche, ça ne change rien au fait que Margo sent son cœur se compresser dans sa poitrine et son estomac se retourner.
Elle ne s’attendait pas à ça, pas à quelque chose d’aussi tragique, d’aussi violent. Elle ne pourra jamais comprendre la peine que son amie ressent, jamais saisir l’ampleur du vide qui s’est creusé lorsque son propre enfant est partie… La seule chose qu’elle peut décemment faire, c’est tout simplement écouter, la laisser vider son sac et d’être présente.

- Il était trop petit, trop faible. Les médecins ont tout fait pour le sauver mais au bout d'une semaine il n'avait plus la force de luter.

Le monde s’efface autour d’elles, l’attention de Margo uniquement focalisée sur Ismaëlle. Plus rien n’existe, même le danger s’efface au profit d’une peine bien plus lourde que la gardienne aurait pu imaginer. La voix de son amie tremble mais pourtant, elle ne s’arrête pas, ne bute pas sur les mots. Peut-être un signe d’un très long travail sur soi pour réussir à accepter les faits, aussi difficile que cela puisse être.

- Quand je vois toutes ces horreurs, j'en arrive à me dire que c'est mieux pour lui de ne pas avoir connu ce monde.

Elle ne devrait pas dire ça parce que si cet enfant a eu « la chance » de ne pas connaitre l’horreur que cette propre humanité prolifère, il aurait pu connaitre le bonheur d’avoir une mère merveilleuse comme Ismaëlle. Parce que c’est ce qu’elle aurait été, Margo en aurait certaine. Il suffit de la voir parler de cet enfant pour comprendre à quel point elle aurait su lui donner l’amour et la protection dont il aurait eu besoin.
Mais jamais la gardienne ne formulera ces mots. Ils ne seraient qu’un couteau supplémentaire dans cette plaie béante.

- Il s'appelait Alexander.

Ismaelle lui tend le poignet que Margo saisit doucement entre ses doigts avant de caresser du bout de l’index la gravure. C’est certainement tout ce qu’il lui reste de son fils et c’est bien pour cette raison que la gardienne ose à peine y toucher, presque religieusement.

- C’est un très beau prénom.

Son sourire exprime à lui seul sa sincérité alors que sa main migre sur la joue de son amie.

- Et je suis désolée pour ton fils. Tu aurais fait une excellente mère, tu le prouves suffisamment ici tous les jours.

Elle a conscience que ces quelques mots peuvent raviver la douleur mais c’est une réalité que l’on ne devrait pas avoir honte ou peur de cacher. Sa main retombe le long de sa cuisse, sans lâcher Isma du regard. Finit les blagues, finit le concours de chasse aux Détraqueurs, Margo laisse pour quelques minutes de côté son caractère mutin pour laisser place à une part d’elle plus sérieuse, plus calme aussi.
Si elle lui vouait déjà une certaine admiration, cette dernière s’accroit considérablement avec les derniers évènements. Margo ne peut que saluer le courage de son amie, sa force de caractère, sachant désormais qu’elle vit tous les jours avec ce fardeau sur les épaules. Et pourtant, encore une fois, à aucun moment elle ne se plaint, ne baisse les bras, ne se laisse aller, même si elle aurait toutes les raisons de le faire.

- Tu sais quoi ? Malgré tout ce merdier, ce sont des personnes comme toi qui rendent justement ce monde beaucoup plus beau à vivre et à regarder.

Elle marque une pause avant de reprendre.

- Non je ne parlais pas de ton corps de Déesse Vénézuélienne mais de ce que tu es.

Il parait que le naturel revient toujours au galop… Margo se permet une légèreté, une taquinerie dite avec ce merveilleux sourire en coin qu’elle sert à tour de bras sans réellement s’en rendre compte. Elle finit par prendre Ismaelle dans ses bras pour une brève étreinte pleine d’amour avant de se redresser et de lui faire face.

- Maintenant, va rejoindre ton homme du nord et le gamin, je m’occupe de terminer de checker le reste des étages. Je te retrouve quand tout ça se sera calmé un peu et si jamais tu as du café en rab… je crois que ça ne serait pas de refus.

Parce que la soirée, la nuit va être longue. Et Margo ne s’en plaindra pas, ce sont les aléas de son job et quelque part, même si elle ne le formulera jamais à haute voix, il y a toujours cette petite pointe d’excitation au creux du ventre de pouvoir bouger, agir, être utile. Bien évidemment, elle aurait préféré que tout ça n’arrive pas, que ces gamins puissent être pour de bon tranquille… mais elle ne peut pas nier ressentir une sorte de soulagement à pouvoir servir à quelque chose.

- Et je me ferais un plaisir que tu me parles d’Alexander, si l’envie et le besoin t’en prends.

Elle n’a pas oublié l’aveu qu’elle vient de lui faire et ne le prend certainement pas à la légère. Le pavé tombé un peu plus tôt au creux de l’estomac s’estompe légèrement mais ça ne change rien aux faits, à ce que cette nouvelle lui provoque. Ismaelle ne mérite pas une telle tragédie, un tel poids sur ses épaules pourtant solide et tout ce que peut lui souhaiter Margo aujourd’hui, c’est d’avoir la chance de pouvoir porter de nouveau la vie, de pouvoir serrer son fils ou sa fille dans ses bras sans se soucier de la mort. Juste de la vie.

- Fais attention à toi IsmaBadass. A tout à l’heure.

Elle glisse un baiser furtif sur sa joue et s’éclipse, baguette en main. Margo ne part pas le cœur léger, ni la tête sereine… mais c’est une nouvelle énergie qui lui parcoure les veines. En débarquant ici, elle avait un but bien précis : Permettre à tous ces gamins de pouvoir vivre leur jeunesse comme elle-même avant eux a pu le faire. Et aujourd’hui, plus que jamais, cet objectif prend de l’ampleur. Les mots d’Ismaëlle résonne dans sa tête, s’entrechoquent entre ses idées et ses volontés.
Son amie a raison… qui n’aurait pas peur de laisser son propre enfant dans ce monde obscure ? et c’est bien pour ça que Margo est ici finalement. Pour leur donner toutes les chances de pouvoir vivre dans un environnement plus clair, plus sain, sans craindre la mort à chaque coin de rue ou de couloirs.

- FIN POUR MOI -
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Hiboux postés. : 7941
Date d'inscription : 05/03/2010
Crédits : Avatar Forevertry ▬ Gif Tumblr
Double Compte : Enzo ▬ Cameron ▬ Jeremiah (parti) ▬ Taylor (mort) ▬ Riley ▬ Victoria



Voir le profil de l'utilisateur http://impero.superforum.fr/t3324-i-m-not-snow-white-ismaelle
MessageSujet: Re: [Event 13.06.2015] Bad Ass Mother F*cker ▬ Margo   Mar 20 Juin 2017 - 13:37

« C’est un très beau prénom. »
« Merci. »

Celui de mon grand-père paternel que je n’ai jamais connu. Et son deuxième prénom est Luis, comme mon grand-père maternel. Alexander Luis Stoneheaven. Hammerschmitt ? Malgré tout ce qui s’est passé, malgré la façon dont cet enfant a été conçu, j’ai fini par considérer Jakob comme son père mais comment savoir de quelle façon auraient évoluées les choses si Alexander était toujours en vie et si Jakob n’avait pas quitté ce château sans ce retourner, sans plus jamais donné de nouvelle ? L’un est totalement sorti de ma vie, je doute le recroiser un jour, et l’autre ne sortira jamais de mon cœur. Alexander Luis Stoneheaven. L’absence de mon fils sera toujours un creux au fond de mon être mais c’est comme ça, il faut vivre avec.

La main de Margo glisse sur ma joue et me fait revenir sur terre, je croise son regard et répond à son sourire.

« Et je suis désolée pour ton fils. Tu aurais fait une excellente mère, tu le prouves suffisamment ici tous les jours. »

Je sais que ses mots transmettent un message positif et pourtant, pourtant, ils sont comme un coup de poignard en plein cœur. Mon sourire ne s’affaisse pas pour autant mais la douleur navigue dans mes veines insidieusement alors que les larmes me montent aux yeux. Je suis incapable de lui répondre quoi que ce soit, je suis incapable de ne pas penser l’espace d’un instant que ça ne m’intéresse pas de savoir que j’aurai fait une excellente mère puisque je n’en aurai jamais la preuve formelle. Pas en ce qui concerne Alexander en tout cas et pour être tout à fait honnête, je ne me projette absolument pas dans l’avenir de ce côté-là. Je ne suis pas prête pour ça. Mais je sais que mon amie pense ce qu’elle dit, que ça ne sont pas des paroles en l’air. Ces enfants ne sont pas les miens, ils ne sont pas mon sang ni ma chair, mais je serai prête à tout pour eux c’est vrai. Je ne soupçonnais pas cet instinct protecteur, maternel, chez moi jusqu’à ce que je sois confrontée à la présence de tous ces enfants. Visiblement mon Patronus ne sort vraiment pas de nulle part, la panthère n’hésite pas à sortir les griffes quand il le faut.

« Tu sais quoi ? Malgré tout ce merdier, ce sont des personnes comme toi qui rendent justement ce monde beaucoup plus beau à vivre et à regarder. »

Cette fois mon corps tremble, je ne suis pas capable de retenir mes larmes et tourne la tête par réflexe comme pour les cacher alors qu’elles quittent mes paupières pour rouler sur mes joues. Je lève les yeux au ciel, fixe le plafond comme si ça pouvait les retenir et essuie mes joues. Mais mon sourire n’a toujours pas disparu. Ses mots me touchent réellement, tout autant qu’ils me mettent mal à l’aise c’est vrai.

« Non je ne parlais pas de ton corps de Déesse Vénézuélienne mais de ce que tu es. »

Cette fois c’est clairement un rire qui m’échappe.

« T’es bête. »

Mais ça fait du bien alors … Merci.

Je sursaute légèrement, ne m’attendant pas à son contact alors qu’elle me prend dans ses bras mais ne tarde pas à m’y laisser aller. Un profond soupir m’échappe, je ferme les yeux et même si cette étreinte ne s’éternise pas, même si elle est plutôt rapide, elle transmet énormément de choses, de sentiments. Je suis vraiment heureuse qu’elle soit là, au château, d’avoir retrouvé cette copine  d’enfance qui aujourd’hui est une amie proche.

« Maintenant, va rejoindre ton homme du nord et le gamin, je m’occupe de terminer de checker le reste des étages. Je te retrouve quand tout ça se sera calmé un peu et si jamais tu as du café en rab… je crois que ça ne serait pas de refus. »
« Ça marche. Je te prépare ça. »

J’ai envie de lui dire de ne pas y aller seule mais je sais qu’elle sait ce qu’elle fait, qu’elle est plus solide qu’un roc et surtout incroyablement entrainée et compétente. Ça ne m’empêche pas de m’inquiéter pour elle bien sûr mais je crois que je n’ai pas vraiment la force d’entrer dans une potentielle discussion où elle devra me rassurer, me prouver par A+B ce que je sais déjà. Je lui fais confiance. Et j’admets ressentir le besoin de voir Leiv, de le savoir près de moi-même si c’est chacun dans un coin de la pièce. Ça ne durera pas longtemps, je vais rapidement devoir organiser un rassemblement, un état des lieux, faire l’appel, etc … Avec l’aide des autres, de Logan, bien évidemment, mais je pense que la journée va être longue. Et qu’on n’est peut-être simplement pas sorti du cauchemar mais ça, on le verra en temps et en heure.

« Et je me ferais un plaisir que tu me parles d’Alexander, si l’envie et le besoin t’en prends. »

Les dernières traces de larmes ont disparu, aussi bien sur mes joues que dans mes yeux qui demeurent néanmoins rougis. Mon sourire est toujours là, c’est un sourire triste mais un sourire quoi qu’il en soit. Je n’arrive pas à articuler un merci, ça ne sort pas, mais j’essaie de lui transmettre ma gratitude par le regard, par cette main que je pose sur son bras l’espace de quelques secondes. Au fond de moi je sais bien que ça n’arrivera sans doute jamais, que je ne parlerai pas d’Alexander ni à elle ni à qui que ce soit d’autre, mais l’attention me touche.

« Fais attention à toi IsmaBadass. A tout à l’heure. »

Un baiser sur ma joue et elle n’est déjà plus là, furtive et agile. Je prends quelques secondes pour me remettre de mes émotions et retrouver une consistance, je ne veux pas qu’on me voit comme ça, puis entre finalement dans l’infirmerie à mon tour.

▬ FIN ▬
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: [Event 13.06.2015] Bad Ass Mother F*cker ▬ Margo   

Revenir en haut Aller en bas
 
[Event 13.06.2015] Bad Ass Mother F*cker ▬ Margo
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Event d'hiver 2015 :)~ inscriptions joueurs et groupe
» Event #2 : Thanksgiving 2015
» Event #1 : Halloween 2015 - Groupe 3 : A la chasse des Pokemon contaminés.
» Event #1 : Halloween 2015.
» Event #1 : Halloween 2015 - Groupe 1 : A la traque du Smogogo.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Imperium™ :: Poudlard & ses alentours :: Hogwarts' Outside :: Le Parc de l'Ecole.-
Sauter vers: